Vendredi 05 juin
08:30

"Vendredi 05 juin"

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SONO1
08:30 - 12:30

Sono's Cup : concours d'échographie
3e édition !

Modérateur : Maxime GAUTIER (Physician) (Médecin, Eaubonne)
Coordonnateur : Maxime GAUTIER (Coordonnateur, Médecin, Eaubonne)
Conférenciers : Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Rabat, Maroc), Hiba BOUSSAHA (Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Eaubonne), Gauthier CHANTREL (RPPS : 10101039971) (Conférencier, Médecin, Bordeaux), Quentin DAFFOS (Médecin) (Conférencier, Paris), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Médecin, Lille), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Langon), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Rabat, Maroc), Fabien LEVAN (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin, Paris), Vincent LEVREL (Praticien Hospitalier - Maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Rennes), Aristide MOLA (IPA mention Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Eaubonne), Clément MONTABORD (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Natacha NUSSAUME (CCA) (Conférencier, Médecin, Eaubonne), Tatiana RANDRIAMANDIMBY (PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny), Camille SILAR HANANIA (Conférencier, Médecin, Eaubonne), Ahmed SOUAYAH (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Melun), Christelle TRUCHOT FONTAINE (PH) (Conférencier, Médecin, Eaubonne)
Vous êtes fan d’échographie ? Vous rêvez échographie ? L’examen clinique se fait pour vous une sonde à la main ? Vous avez envie de vous challenger sur vos connaissances théoriques et techniques autour du monde merveilleuxde l’échographie clinique ? Rejoignez nous le 5 juin pour la 3e édition de la Sono’s Cup, organisée durant le congrès Urgences en collaboration avec WINFOCUS France.
Une équipe de passionnés vous prépare un paquet d’épreuves qui challengeront vos limites ultrasonores !

10 ateliers en "side by side" :
Hyperventile : obtenir le meilleur index de pulsatilité en doppler transcrânien
Trésor Abdo : retrouver un maximum de stuctures abdominales en un temps donné (maximum de points sur temps imparti)
Trésor Cardio : idem en échocardiographie (maximum de points sur temps imparti)
ÉchoLanta : faire une FAST écho comme dans une épreuve de Koh Lanta (rapidité)
EchoBalboa : faire une FAST écho avec des gants de boxe (rapidité)
EchoGarros : challenges écho associés à un jeu d'adresse comme si vous étiez à Roland Garros (maximum de points sur temps imparti)
MOTUS : piocher balle de ping pong avec structure (maximum de points sur temps imparti)
FANTOMAS : poser des voies veineuses périphériques, surprise sur place ! (rapidité)
La marche impériale : faire une FAST écho en marchant (rapidité)
Station SIM : les mannequins de simulation en action !
La finale : LES WATTS ! (faire le meilleur delta ITV en faisant du sport)
Espace Animations
08:45

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CMS24
08:45 - 10:15

Conférence
Cross over inter spécialités
Etat de choc, SMUR, Soins critiques, Ventilation

Modérateurs : Jérémy GUY (IADE) (IADE, Bobigny), Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (IDE, Bobigny)
Coordonnateur : Jérémy GUY (Coordonnateur, IADE, Bobigny)
Venez partager l'expertise de différents experts sur des thématiques croisées réanimation/SSPI/bloc opératoire et médecine d'urgence.
08:45 - 09:07 Les modes ventilatoires VNI/VI. Valentin CHABANEL (Infirmier de coordination) (Conférencier, IDE, Paris)
09:07 - 09:29 Choc hémorragique. Nathalie DEMAURE (IADE) (Conférencier, IADE, Rennes)
09:29 - 09:51 Polytraumatisé grave. Jean-Baptiste BINANT (Iade) (Conférencier, IADE, Créteil)
09:51 - 10:13 ECMO et perfusionnistes. Séverine PINSON (IDE) (Conférencier, IDE , Lyon)
Salle 241

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CM32
08:45 - 10:15

Conférence
La boîte à outils des réponses en pratique clinique
Communication, Exercice professionnel, Innovation , Organisation , Transversal - Indifférent

Modérateurs : Valérie DEBIERRE (Praticien Hospitalier) (Médecin, La Roche sur Yon), Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Entre applis, moteurs de recherche et IA, la pratique clinique change vite…Venez explorer les outils qui font gagner du temps, ceux à manier avec prudence et découvrir si ChatGPT a vraiment la réponse !
08:45 - 09:07 Des applis incontournables ? Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Médecin, Niort)
09:07 - 09:29 Des moteurs de recherche fiables ou des algorithmes magiciens ? Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers)
09:29 - 09:51 Chat-GPT a-t-il la réponse ? Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens)
09:51 - 10:13 Trouver les recommandations. Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
Salle 242A

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CLM10
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque et réanimation initiale 2

Modérateurs : Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Médecin, Nancy), Matthieu HEIDET (Médecin) (Médecin, Créteil)
08:45 - 08:55 #50411 - CP067 Consensus sur la prise en charge d'une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d'exercice.
CP067 Consensus sur la prise en charge d'une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d'exercice.

Parmi les complications du coup de chaleur d’exercice, l’atteinte cardiaque est encore peu décrite. Plusieurs cas d’élévation de troponinémie ont été rapportés traduisant une lésion myocardique dont la signification pronostique est mal connue et dont le spectre diagnostic est large. Cette étude a pour objectif de définir un consensus sur la conduite à tenir dans le cas d’une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d’exercice par une méthode DELPHI. Matériel et méthode 17 experts de différentes spécialités ont été consultés au cours de 3 rounds de questionnaires avec des questions de plus en plus précises. Un consensus fort est attribué lorsque >70% des experts sont en accord. Un consensus faible est défini par un accord d’au moins 50% des experts. Résultats Les consensus trouvés sont : un ECG doit être réalisé systématiquement afin de rechercher des signes de troubles ioniques et des troubles de la repolarisation (consensus fort) ; la troponinémie ne doit être dosée qu’en cas de signes de gravité clinique (consensus fort), d’anomalie ECG (consensus fort), douleur thoracique (consensus fort) ; dyspnée persistante (consensus faible). l’absence de nécessité de doser la troponinémie en l’absence d’anomalie ECG ou de signe de gravité clinique (consensus fort) ; l’une des pathologies à éliminer est l’infarctus du myocarde (consensus fort) ; il faut réaliser une ETT en urgence et une coronarographie en urgence (consensus faible) il est possible de réaliser une prise en charge ambulatoire avec consultation et ETT <48h en cas de troponinémie élevée sans douleur thoracique, ni anomalie ECG dans un coup de chaleur d'exercice résolutif à J0 (consensus fort) il n’y a pas d’indication systématique à la réalisation d’une imagerie de résonance magnétique (IRM) au décours d’un coup de chaleur avec élévation de la troponinémie (consensus fort). Discussion Ce travail permet d’établir une première ligne de conduite de la prise en charge cardiologique d’un coup de chaleur d’exercice. Cependant, il comporte des questions encore non consensuelles et ne bénéficie pas d’une exhaustivité permettant une prise en charge cardiologique complète. Il existe un manque de connaissance sur la physiopathologie de l’élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d’exercice. Des études sont encore nécessaires pour mieux caractériser les atteintes cardiaques les plus fréquentes.

Aucun
Phuong-Anh NGUYEN (Paris) , Oscar THABOUILLOT
08:55 - 09:05 #50456 - CP068 Évaluation des performances de l’application mobile PM Cardio© pour le diagnostic ECG d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire.
CP068 Évaluation des performances de l’application mobile PM Cardio© pour le diagnostic ECG d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire.

Introduction : Les critères électrocardiographiques (ECG) de syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCAST+) utilisés ont une sensibilité modérée pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire (IMO). Objectif : Évaluer la performance d’une application mobile s’appuyant sur un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour le diagnostic ECG d’IMO. Méthode : Étude diagnostique monocentrique. Inclusion aléatoire de patients ayant consulté aux urgences pour douleur thoracique avec ECG. Les ECG ont été analysés et les tracés numérisés et interprétés par l’application mobile. Pour chaque dossier, le diagnostic d’IMO a été retenu en cas de score TIMI-flow allant de 0 à 2, ou score TIMI de 3 associé à un pic de troponine Ths supérieur à 1000 pg/mL. Calcul des qualités métrologiques (sensibilité (Se), spécificité (Sp), valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN)) et comparaison de l’application aux critères ECG de SCAST+. Résultats : 245 dossiers analysés dont 23 avec diagnostic d’IMO. La Se de l’application était de 74% contre 65% avec les critères ECG classiques (p=0,13). La Sp de l’application était de 97% contre 99% avec les critères ECG classiques (NS). La VVP était de 74% pour l’application et de 88% pour les critères classiques (NS) et les VPN de 97% pour les deux groupes. Conclusion : L’utilisation de cette application pour le diagnostic d’IMO montrait une tendance à un gain de sensibilité comparativement aux critères ECG de SCAST+.

Nicolas Peschanski est béta testeur non rémunéré
Yann Robin MARRY , Lydie URO (Rennes) , François SAGET , Louis SOULAT , Paul-Georges REUTER , Nicolas PESCHANSKI
09:05 - 09:15 #50723 - CP069 Syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST aux urgences : valeur pronostique du Shock Index ajusté à l’âge dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière aux urgences.
CP069 Syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST aux urgences : valeur pronostique du Shock Index ajusté à l’âge dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière aux urgences.

Introduction: Le syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du ST (SCA) est une urgence diagnostique et thérapeutique, particulièrement chez les patients âgés. Une stratification précoce du risque est essentielle pour optimiser leur prise en charge. Le Shock Index (SI) ajusté à l’âge pourrait améliorer l’identification de ces patients permettant ainsi une intervention plus ciblée. L’objectif de notre travail était d’évaluer la valeur prédictive du Shock Index ajusté à l’âge pour prédire la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour SCA sans sus-décalage persistant du segment ST. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective, observationnelle, pronostique et monocentrique menée sur 12 mois (Janvier 2023- Décembre 2023). Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour SCA sans sus-décalage persistant du segment ST. Le SI ajusté à l’âge a été calculé chez les patients à leurs admissions selon la formule suivante : SI ajusté= SI*âge. Le pronostic a été évalué sur la mortalité intrahospitalière. Une détermination de l’aire sous la courbe (AUC) a été menée pour évaluer la performance pronostique du Shock Index ajusté. Résultats : Nous avons inclus 150 patients. L’âge moyen était 65±13 ans. Le sexe-ratio était de 3,5. Les comorbidités principales étaient (%) : hypertension artérielle (51), diabète (45), coronaropathie (38), dyslipidémie (21), accident vasculaire cérébral (8) et trouble de rythme (5). Le délai médian de consultation était de 12 heures [6-48]. Les principaux motifs de consultation étaient (%) : douleur thoracique (67), épigastralgie (13) et dyspnée (11). Les anomalies électrocardiographiques observées étaient principalement la présence d’un sous-décalage du segment ST dans 46% des cas suivie par des ondes T négatives dans 41% des cas. La mortalité intrahospitalière était de 4%. Le SI ajustée moyen chez les patients décédés était 61± 15 vs. 44 ± 25 chez les survivants. Le SI ajusté à l’âge était associé mortalité élevée à partir d’un seuil de 55 avec une AUC=0,795, IC95% [0,609-0,908], p=0,014, une sensibilité à 84% et une spécificité à 85%. Conclusion : Le SI ajusté à l’âge Index peut être utilisé comme un facteur associé à la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour un SCA sans-sus décalage persistant du segment ST. Son utilisation pourrait affiner la stratification précoce et guider une prise en charge plus adaptée surtout chez les personnes âgées.

Aucun
Siwar JERBI , Syrine BACHROUCH , Abdelkader BELHADJ (Nabeul, Tunisie) , Wifek BEN HMIDA , Mohamed Ali CHIBOUB , Emna RBIAA , Amal HASSAD , Sami MAHFOUDHI
09:15 - 09:25 #50744 - CP070 SYNDROME CORONARIEN AIGU AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST AUX URGENCES : ETUDE COMPARATIVE DE TROIS THROMBOLYTIQUES.
CP070 SYNDROME CORONARIEN AIGU AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST AUX URGENCES : ETUDE COMPARATIVE DE TROIS THROMBOLYTIQUES.

BT, Chabaane, Boukhris,baya, keskes, Ghazali,souissi Introduction : Le pronostic des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) dépend de la rapidité de la reperfusion coronaire. La fibrinolyse y joue un rôle essentiel vu l’accès souvent limité à l’angioplastie primaire. L’objectif de l’étude était de comparer l’efficacité et la tolérance des thrombolytiques utilisés dans notre contexte. Méthodes : Une analyse d’un registre prospectif monocentrique de SCA ST+ entre Janvier 2009 et Avril 2024 a été menée dans un hopital ne disposant pas d'un centre angioplastie. Ont été inclus les patients pris en charge par thrombolyse pour un SCA ST+. Ils ont été répartis en trois groupes selon le fibrinolytique administré: Streptokinase (STK), Altéplase (ALT) et Ténectéplase (TNK). Les données épidémio-cliniques, biologiques, angiographiques et évolutives ont été comparées entre ces groupes. Résultats : Durant 15 ans, nous avons inclus 1149 patients avec un âge moyen de 60 ± 11 ans et un sex-ratio de 5. Les groupes STK, ALT et TNK comptaient respectivement n (%) : 646 (56,2), 154 (13,4) et 349 (30,4) patients, avec des profils démographiques similaires. Le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle étaient les principaux facteurs de risque cardiovasculaire dans les 3 bras. Les taux de succès de lyse, les résultats coronarographiques et les hémorragies mineures étaient comparables. Les hémorragies majeures étaient exceptionnelles, et l’anaphylaxie survenait exclusivement mais rarement dans STK (0,9%). Après exclusion des formes d’emblée compliquées, les différences entre les trois groupes concernant les complications hémodynamiques et les taux de mortalité devenaient non significatives, sauf pour l’insuffisance cardiaque aiguë, plus fréquente dans ALT (6,1% versus 0,7% et 1,5% dans STK et TNK, p=0,003), et la mortalité intra-urgences, plus faible dans STK (0,4% versus 2,3% et 2,2% dans ALT et TNK, p=0,025). L’analyse multivariée a révélé l’absence d’influence significative du type de thrombolytique sur les paramètres pronostiques. Conclusion : Streptokinase, Altéplase et Ténectéplase présentaient une efficacité et une tolérance comparables, confirmant que le pronostic dépend surtout de la rapidité de la prise en charge. Ainsi, en l’absence d’angioplastie primaire, la fibrinolyse demeure pertinente indépendamment du thrombolytique utilisé.

Aucun
Héla BEN TURKIA , Firas CHABAANE , Daad BOUKHRIS , Salma BAYA , Syrine KESKES (Tunis, Tunisie) , Hanene GHAZELI , Sami SOUISSI
09:25 - 09:35 #50766 - CP071 Impact de l’utilisation d’une amine après le retour à une circulation spontanée selon le sexe. Etude AMISEX.
CP071 Impact de l’utilisation d’une amine après le retour à une circulation spontanée selon le sexe. Etude AMISEX.

Introduction L’impact sur le pronostic de la perfusion d’une amine à la seringue électrique (amine-SE) après un retour à une circulation spontanée (RACS) en fonction du sexe n’a, à notre connaissance, jamais été étudié. Objectif Etudier le devenir des patients en fonction de l’utilisation d’une amine-SE et du sexe. Méthodes Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC de 2013 à 2025. Inclusion : tous les RACS. Exclusion : moins de 16 ans, fin de vie. Paramètres : sexe biologique, âge, antécédents cardiovasculaire, respiratoire et diabète, effondrement devant témoin, réanimation par témoin, no-flow, low-flow, rythme initial à l’arrivée du SMUR, dose totale d’adrénaline, amine-SE et devenir. Critères de jugement : survie à J0, J30 et avec bon pronostic neurologique (CPC1-2). Résultats 2.123 patients inclus (sur 11.303 dans le registre, 18%), 1.452 (68%) hommes et 671 (32%) femmes, d’âge moyen 60±17 ans dont 387 (20%) avec amine-SE. Les OR pour la survie à J0 était pour amine-SE : OR 3,5 (IC 1,7-7,3 ; p<0,001) et pour l’interaction amine-SE avec le sexe : OR 0,3 (IC 0,14-0,73 ; p=0,008). Détail dans la figure. Pas de différence de survie et de bon pronostic neurologique à J30. Conclusion Dans cette étude novatrice, l’utilisation d’amine-SE après RACS, était associée à une meilleure survie précoce sans impact à J30. Le bénéfice semble moindre chez les hommes. Ces résultats inédits justifient la nécessité d’approfondir les investigations.

Aucun
Maël BLANDIN (Brest) , Alexis MAROUK , Jean-Marc AGOSTINUCCI , Priscilia HSING , Judith GORLICKI , Ghislain DHISSI , Anne-Laure FERAL-PIERSSENS , Frédéric LAPOSTOLLE
09:35 - 09:45 #50823 - CP072 Probabilité de Syndrome Coronaire Aigu ST+ en fonction de l’âge – Etude PYRAM-IDF.
CP072 Probabilité de Syndrome Coronaire Aigu ST+ en fonction de l’âge – Etude PYRAM-IDF.

Introduction Aucun score solide n’aide à réguler les douleurs thoraciques. Antécédents, facteurs de risque et caractéristiques de la douleur thoracique ont une valeur prédictive médiocre. Considérer l’âge comme facteur de risque n’a de sens qu’en comparaison à l’âge de la population correspondante. Pour aider à la décision nous avons misé sur l’analyse de la prévalence de Syndrome Coronaire Aigu (SCA ST+) en fonction de l’âge dans la population de notre région. Méthodes Inclusion. Patients d’un registre régional (8 SAMU, 39 SMUR) sur les SCA ST+ < 24h. Exclusion. Aucun Période : 2003-2024. Paramètres : Sexe et âge. Analyse : pyramide des âges des SCA ST+ vs pyramide des âges de la population générale de la région. Critère de jugement : prévalence SCA ST+ > au % de la classe d’âge correspondant. Résultats 37.317 (99,9%) SCA ST+ sur 37.354 du registre analysés. 29.000 (78%) hommes et 8.317 (22%) femmes, d’âge moyen 60 (51-72) ans. La comparaison des pyramides des âges montre une prévalence accrue du SCA ST+ à partir de 45 ans chez l’homme et 50 ans chez la femme. La prévalence excédait le % de classe d’âge de trois fois chez l’homme de 60-64 ans et fois quatre chez la femme de 75-79 ans. A l’inverse, avant 25 ans chez l’homme et 30 ans chez la femme, la prévalence était de plus de 5 fois inférieure au % de la classe d’âge. Conclusion Le SCA ST+ est rare chez l’homme et la femme < 40 ans. Après 45 ans chez l’homme et 50 ans chez la femme, la prévalence est élevée pour la classe d’âge.

Aucun
Aurelie LOYEAU (Paris) , Fadhila IRBOUH , Gaëlle LE BAIL , Nada NAJI-HANNA , Sirine JAOUANI , Géraud MATHIEU , Yves LAMBERT , Frédéric LAPOSTOLLE
09:45 - 09:55 #50831 - CP073 Epidémiologie des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique, données de l'étude Chest pAIn.
CP073 Epidémiologie des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique, données de l'étude Chest pAIn.

Introduction : La douleur thoracique constitue un motif fréquent de consultation en service d’urgences (SU). Les études antérieures s’appuient généralement sur les diagnostics établis à la sortie des SU et négligent souvent la confirmation diagnostique différée. Ainsi, jusqu’à 60 % des cas demeurent indifférenciés. L’objectif de cette étude était d’identifier les étiologies confirmées à 30 jours chez les patients consultant en SU pour douleur thoracique. Méthodes : Nous avons réalisé une étude multicentrique rétrospective d’un an, incluant les consultations pour douleur thoracique non traumatique dans sept SU français en 2022. Le diagnostic final était établi à J30 sur la base d’une relecture structurée du dossier médical et de critères objectifs définis par les recommandations correspondantes pour sept pathologies : syndrome coronarien aigu (SCA) avec (STEMI) ou sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI), embolie pulmonaire (EP), péricardite, myocardite, syndrome aortique aigu (SAA) et pneumothorax. Les autres diagnostics étaient appréciés de manière subjective par les médecins relecteurs. Les caractéristiques cliniques et les issues évolutives ont été analysées. Résultats : Au total, 12 844 consultations correspondant à 11 985 patients ont été incluses. L’âge médian était de 53 ± 20 ans et 5 876 (45 %) étaient des femmes. Le diagnostic retenu à J30 était : aspécifique, anxieux ou inconnu pour 6 636 visites (51 %), NSTEMI pour 775 (6,0 %), pneumonie pour 607 (4,7 %), péricardite pour 436 (3,4 %), STEMI pour 263 (2,0 %), angor pour 247 (1,9 %), EP pour 240 (1,9 %), pneumothorax pour 161 (1,2 %), douleur neuropathique pour 149 (1,2 %), myocardite pour 75 (0,6 %), et SAA pour 50 (0,4 %). Le taux d’hospitalisation était de 20 % (2 626 visites). Le taux de mortalité était de 0,2 % (31 patients) à 24 heures et de 0,8 % (100 patients) à 30 jours. Parmi les patients non hospitalisés, 15 (0,15 %) étaient décédés à 24 heures et 24 (0,23 %) à 30 jours. Conclusion : Cette étude montre que la moitié des douleurs thoraciques ne disposent toujours pas d’une étiologie spécifique identifiable à 30 jours, proportion néanmoins inférieure à celle observée dans les études reposant sur les diagnostics de sortie des SU. Les SCA ne concernent qu’une minorité de patients. Ces résultats soulignent l’incertitude diagnostique qui persiste au-delà du passage en SU et mettent en évidence l’importance de systèmes de suivi structurés pour identifier précocement les affections graves.

Aucun
Julie BENTROVATO (Nîmes) , Fabien COISY , Dino TIKVESA , Julien CUCHET , Xavier BOBBIA , Romain GENRE GRANDPIERRE
09:55 - 10:05 #50859 - CP074 Patients avec œdème aigu pulmonaire cardiogénique aux urgences : Apport du score Emergency Heart Failure Mortality Risk Grade.
CP074 Patients avec œdème aigu pulmonaire cardiogénique aux urgences : Apport du score Emergency Heart Failure Mortality Risk Grade.

Introduction : L’œdème aigu pulmonaire (OAP) cardiogénique représente un motif fréquent d’admission des patients aux urgences. Le score emergency heart failure mortality risk grade (EHMRG) est un score clinico-biologique qui permet prédire la mortalité des patients avec insuffisance cardiaque aigue. L’objectif de notre étude était d’étudier la valeur pronostique du score EHMRG, en termes de mortalité précoce des patients avec OAP cardiogénique aux urgences. Méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective, descriptive et analytique, menée au service des urgences, sur une période de 18 mois, ayant inclus tous les patients âgés de 18 ans et plus qui ont été hospitalisés pour prise en charge d’un OAP cardiogénique. Le score EHMRG a été calculé à l’admission. Le critère de jugement était la mortalité précoce (survenue dans les sept jours qui suivent l’admission). Nous avons étudié l’aire sous la courbe ROC du score afin évalué sa valeur pronostique en termes de mortalité précoce. Résultats : Nous avons inclus 224 patients. L’âge moyen était de 71 ± 11 ans. Le genre ratio (H/F) était de 1,07. Les principales comorbidités étaient : l’hypertension artérielle (73,3%), le diabète (48,7%), la coronaropathie (34,8%) et l’insuffisance cardiaque (29,9%). Vingt pourcents des patients avaient présenté au moins un épisode d’OAP auparavant. L’épisode d’OAP était en rapport avec une poussée hypertensive (CS1) ou une cause ischémique (CS4) dans respectivement 32,4 % et 35,2% des cas. La médiane du score EHMRG était de 44 [-125 - 351]. Selon le score EHMRG, les patients ont été classés à « très haut risque » et à « haut risque » dans respectivement 44,1% et 22,8% des cas. La mortalité précoce était de 17%. Nous avons objectivé une bonne valeur pronostique du score EHMRG à J07 (AUC=0,84 ; p<0,001, IC95%= [0,77–0,91]). Un cut-off de 50,2 a été retenu (Se=87%, Sp=71%, VPP=38 % et VPN=96%). En analyse multivariée, un score EHRMG ≥ 50,2 apparait comme facteur indépendant prédictif de mortalité à sept jours des patients avec OAP cardiogénique (p=0,001, OR ajusté= 7,6 ,IC95%=[3,06 – 18,67]). Conclusion : Le score EHRMG est un score facilement calculable aux urgences, qui permet de prédire la mortalité à court terme des patients avec OAP cardiogénique permettant ainsi d’optimiser la prise en charge de ces patients dans le but d’améliorer leur pronostic.

aucun
Youssef ZOUAGHI , Wiem DEMNI , Khouloud OUERHANI (Tunis, Tunisie) , Ines ALOUI , Yesmine WALHA , Dhekra HAMDI , Ahmed SOYED , Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

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AMS27 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives
Pneumologie

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Médecin, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Frederic ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse)
Connaitre les principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière.
Connaitre les techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et les alternatives de drainage moins invasives, les matériels et techniques d’exsufflation/ponction.
Savoir réaliser ces gestes sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

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AM03 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation
Ventilation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH retraité) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif. Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

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AMS09
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Initiation NRBC
NRBC

Coordonnateur : Hubert GUERIOT (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Hubert GUERIOT (Médecin adjoint d'antenne) (Conférencier, Médecin, Paris), Thibaut LECORFEC (Infirmier) (Conférencier, Infirmier, Paris)
Apport de connaissances :
Prise en charge d’une victime intoxiquée par un toxique de guerre (Neurotoxiques organophosphorés, vésicants, agents cyanés, suffocants, …) :
o Premières mesures sur intervention
o Comment identifier le toxique ?
o Principes de prise en charge initiale des victimes
Partie pratique :
Savoir revêtir une tenue de protection NRBC
S’entrainer à la réalisation de gestes techniques simples en tenue de protection
Appréhender la mise en œuvre d’une intervention NRBC
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

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AMS-ARM11
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
Prise en charge des victimes de violence conjugale
Urgences sociales

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny), Marie-Inès LAKHLIFI (Phc) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
- Rappeler brièvement les éléments de la prise en charge en urgence des victimes de violence conjugale
(médicale, psychologique, sociale, judiciaire)
- Identifier les difficultés et les écueils liés au contexte de l’urgence (intra et pré hospitaliers)
- Se familiariser avec les outils et les ressources pouvant aider à la prise en charge
- Travailler en groupe à partir d’études de cas et débriefing
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

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AM01
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Ventilation non invasive en préhospitalier : mise en pratique
Pneumologie

Coordonnateur : David EIDENBENZ (Coordonnateur, Lausanne, Suisse)
Conférenciers : Christophe BIANCHI (Chef de Clinique) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse), Lalensia MAAS-WEBER (médecin cheffe de clinique) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse)
Connaître les indications à la VNI en préhospitalier, les réglages d’une VNI (pression expiratoire positive, aide inspiratoire, fraction inspirée en oxygène, cyclage, pente).
Reconnaître les contre-indications relatives à l’utilisation de la VNI en préhospitalier.
Expérimenter soi-même une ventilation non invasive afin de comprendre le ressenti du patient selon les réglages des paramètres.
Savoir poser les questions adéquates au patient pour permettre d’ajuster les paramètres.
Pouvoir déterminer une « tactique d’intervention » lorsque l’indication à une VNI est retenue : est que l’on démarre la VNI sur site, dans le vecteur de transport (ambulance, hélicoptère), ou à l’hôpital ?
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

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AMS01
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Traumatologie non vitale pédiatrique les pièges
Pédiatrie, Services d'Urgences, Traumatologie non vitale

Coordonnateur : Thomas WEISS (Coordonnateur, Médecin, Sélestat)
Conférencier : Thomas WEISS (Medecin) (Conférencier, Médecin, Sélestat)
Connaitre la physiologie propre de l’enfant en traumatologie (cartilage, périoste, consolidation …)
Sensibiliser aux fractures spécifiques de l’enfant
Savoir interpréter une radiologie, mise en situation, évoquer les pièges en traumatologie pédiatrique
Connaitre les différentes stratégies thérapeutiques concernant une fracture pérphérique de l’enfant
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

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CM59
08:45 - 10:15

Table ronde - Session commune SFMU / DGOS

Modérateur : Olivier MIMOZ (PU-PH) (Médecin, Poitiers)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
08:45 - 09:05 Présentation et signature par la SFMU de la charte de l’accompagnant aux Urgences. Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Conférencier, Médecin, Toulouse), Anne CORCELLE (chargée de mission urgences) (Conférencier, DGOS - Chargée de mission Urgences , Paris), Edith RIOU (Conférencier, DGOS - Cheffe du bureau qualité, parcours, usagers , Paris)
09:05 - 09:35 Bilan et perspectives sur la réorientation à l’entrée des Urgences. Claire WINTENBERGER (experte parcours à l’Anap et médecin) (Conférencier, Experte parcours patient à l’ANAP, Paris), Anne CORCELLE (chargée de mission urgences) (Conférencier, DGOS - Chargée de mission Urgences , Paris), Anne BONITEAU (Conférencier, Directrice du SAS libéral 42, Saint-Etienne)
09:35 - 10:15 Mieux anticiper et organiser la régulation de l’accès aux Urgences. Mickaël BENZAQUI (sous-directeur de l’accès aux soins) (Conférencier, DGOS - Sous-directeur Accès aux soins et Premier recours , Paris), Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nantes), Abdesslam REDJALINE (Medecin) (Conférencier, Vice-président FEDORU, Firminy)
Salle 352B

"Vendredi 05 juin"

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AMS06
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Examen clinique en traumatologie du membre supérieur
Traumatologie non vitale

Coordonnateur : Philippe KAUFFMANN (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
Conférencier : Philippe KAUFFMANN (praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Partager une expérience professionnelle, proposer des trucs et astuces ainsi que des pièges à éviter.
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

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CM27
08:45 - 10:15

Conférence
L'urgence abdominale
Adulte, Hépato-gastro-entérologie, Services d'Urgences, Soins infirmiers

Modérateurs : Dominique PATERON (Urgentiste) (Médecin, Paris), Pierre-Marie ROY (PUPH) (Médecin, Angers)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Urgences abdominales, consultations répétées, hépatotoxicité, gastrostomies… Des cas concrets, des scores utiles, et surtout : des réponses pratiques pour vos gardes !
08:45 - 09:07 Quels scores ? Frederic BALEN (Médecin) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
09:07 - 09:29 Consultations récurrentes aux Urgences, et si on cherchait plus loin? Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:29 - 09:51 Hépato-toxiques. Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
09:51 - 10:13 Les sondes et les gastrostomies, tu gères. Santa BERNERE (Infirmière Ressource en Nutrition artificielle) (Conférencier, Stomathérapeute, Bruxelles, Belgique)
Salle Maillot

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AMS08 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Les 30 1ères minutes d’un afflux massif de victimes
Traumatologie vitale, Tri

Coordonnateur : Anne GODEFROY (Coordonnateur, ISP BSPP, Paris)
Conférenciers : Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris), Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Valentin VIAL (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Paris), François VIGNEAU (Conférencier, Médecin, Versailles)
Rappeler brièvement les priorités de la prise en charge en cas d’afflux de victimes et les difficultés rencontrées par les premières équipes de secours puis jouer 2 scénarios pour tester les principes de triage et de prise en charge initiale, d’organisation et de coordination des secours.
Salles 221-222-223
09:00

"Vendredi 05 juin"

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FC23
09:00 - 10:00

Flash communications
Thérapeutique et anaphylaxie

Modérateur : Frédéric PARIS (PHc) (Médecin, Paris)
09:00 - 09:06 #50085 - FC23-01 Évaluation des pratiques sur la sédation-analgésie-procédurale en médecine d’urgence hospitalière et préhospitalière.
FC23-01 Évaluation des pratiques sur la sédation-analgésie-procédurale en médecine d’urgence hospitalière et préhospitalière.

Introduction : La sédation analgésie procédurale repose sur l’administration d’agents pharmacologiques permettant la réalisation d’actes courts et très douloureux, en structure d’urgence intrahospitalière ou extrahospitalière. Elle bénéficie de recommandations datant de 2010. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive multicentrique nationale basée sur un questionnaire en ligne adressé à un panel de médecins urgentistes en France entre février et juin 2022. Objectif : Déterminer si la pratique de la sédation analgésie procédurale (SAP) par les médecins urgentistes en France est conforme aux recommandations. Résultats : 423 médecins urgentistes ont répondu. Les pratiques décrites étaient conformes aux recommandations. Les principaux points de divergences sont les posologies d’agent sédatif administrées par les praticiens : 56,3% des participants utilisent la Kétamine à une posologie de 0,3 à 0,5 mg/kg, inférieure à celle recommandées, 24,6% utilisent le Propofol à une posologie de 0,5 mg/kg, moitié moins élevée que celle recommandée. Conclusion : Les pratiques de la SAP, bien que restant hétérogènes, sont globalement conformes aux recommandations, tant sur le plan des choix pharmacologiques que sur le plan des pratiques péri-procédurales. Des axes d’amélioration existent, avec l’édition de protocole de service, et la mise à jour des recommandations.

aucun
Eloi FAUCHILLE (Saint-Manvieu-Norrey)
09:06 - 09:12 #50296 - FC23-02 Etat des lieux de la pratique de la sédation analgésie procédurale dans les services d'urgences en France.
FC23-02 Etat des lieux de la pratique de la sédation analgésie procédurale dans les services d'urgences en France.

Objectif : La réalisation de gestes sous sédation analgésie procédurale est de plus en plus fréquente au sein des services d’urgences (SU) mais les pratiques semblent varier d’un service à un autre. Nous avons souhaité faire un état des lieux des pratiques dans les SU français accueillants des adultes. Méthode : Un e-questionnaire a été diffusé pour obtenir une réponse par SU intrahospitalier. L’objectif était de faire un état des lieux des pratiques et de les confronter aux recommandations formalisées d’experts de la Société Française d’Anesthésie et Réanimation de 2010. Résultats : 375 SU ont répondu. 46% des services pratiquant la sédation analgésie procédurale (SAP) possèdent un protocole. Le monitorage des paramètres vitaux cardio respiratoires est une règle commune mais pas celui de la capnographie qui est utilisée dans 24% des cas. Les délais de surveillance post sédations sont très hétérogènes tout comme les molécules pouvant être utilisées avec des associations de drogues parfois discutables. Conclusion : La SAP est omniprésente dans les SU en France, toutefois cette étude montre une grande hétérogénéité sur sa pratique pouvant être à l’origine d’effets indésirables graves. La formation à la SAP est variée et semble insuffisante. Cet état des lieux souligne la nécessité d’une harmonisation des pratiques par rapport aux recommandations, voire la réactualisation de celles-ci.

Aucun
Clément FARINEAU (Lyon) , Sébastien BEROUD
09:12 - 09:18 #50416 - FC23-03 Une unité ou plus ? Survie à un an après une transfusion de globules rouges chez des patients stables admis aux urgences : une étude rétrospective en faveur de la gestion du sang du patient.
FC23-03 Une unité ou plus ? Survie à un an après une transfusion de globules rouges chez des patients stables admis aux urgences : une étude rétrospective en faveur de la gestion du sang du patient.

Introduction : L’un des traitements de l’anémie mal tolérée est la transfusion de Concentrés de Globules Rouges (CGR) de pratique courante dans les services d’urgences. C’est un facteur indépendant de mortalité chez les patients en soins intensifs et le bénéfice de la prescription de plusieurs CGR chez les patients hémodynamiquement stables n’a pas été établi. L’objectif de cette étude était de déterminer s’il existait une différence de mortalité à un an entre les patients ayant reçu une transfusion d’un CGR et ceux ayant reçu plus d’un CGR aux urgences, chez les patients ne présentant pas de choc hémorragique. Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique. L’étude incluait tous les patients majeurs ayant reçu au moins un CGR commandé « sans urgence » et transfusé dans le service des urgences entre 2020 à 2022. Le critère de jugement principal était la mortalité à un an de la transfusion aux urgences. Un modèle multivarié de risques proportionnels de Cox a été utilisé pour estimer le rapport de risque ajusté (aHR) pour la mortalité à 1 an associée à la transfusion de plus d'une unité de pRBC, en tenant compte de l'âge, du sexe, de l'indice de Charlson, du taux d'hémoglobine à l'admission et de l'hospitalisation. Résultats : Au total 338 patients ont été analysés : 93 dans le groupe un CGR et 245 dans le groupe plus d’un CGR. Le taux de décès à un an dans le groupe un CGR était de 38% et de 32% dans le groupe plus d’un CGR (OR = 0,94 ; IC à 95% : 0,83 - 1,08). Dans le modèle de Cox ajusté la transfusion de plus d’un CGR n’était pas associée à un risque accru de décès (aHR = 0,99 ; IC à 95% : 0,63 - 1,56). Conclusion : Chez les patients anémiques hémodynamiquement stables traités aux urgences, la transfusion de plus d’un CGR n’a pas modifié la mortalité à un an par rapport à la transfusion d’un seul CGR. D’autres études pour la mise en œuvre d’une stratégie transfusionnelle restrictive aux urgences sont a mener à l’avenir.

Aucun
Kévin SOURIGUES (Nimes) , Fabien COISY , Xavier BOBBIA , Céline OCCELLI , Alberto DI CASTRI , Romain GENRE GRANDPIERRE , Florian AJAVON
09:18 - 09:24 #50498 - FC23-04 La transfusion de produits sanguins labiles aux urgences des Hospices Civils de Lyon en 2023 : Données d’hémovigilance, impact hémodynamique.
FC23-04 La transfusion de produits sanguins labiles aux urgences des Hospices Civils de Lyon en 2023 : Données d’hémovigilance, impact hémodynamique.

Introduction : La transfusion de produits sanguins labiles (PSL) constitue un acte fréquent aux urgences, des données suggèrent un surrisque d’œdème aigu pulmonaire post-transfusionnel (TACO) de façon spécifique (profil patients ; contexte organisationnel). Les variations hémodynamiques post-transfusionnelles pourraient représenter un signal précoce de ce risque, l’observation de la dynamique tensionnelle après transfusion a pourtant été peu étudiée. Méthodes : Étude observationnelle rétrospective multicentrique incluant tous les adultes transfusés dans les 3 services d’urgences des Hospices Civils de Lyon de janvier à juin 2023. L’objectif principal était la détection de tableaux compatibles avec un TACO qu’ils soient déclarés ou non (TACOc) ; Les objectifs secondaires la description de l’évolution tensionnelle post-transfusionnelle, du recours au furosémide et l’identification de facteurs associés. Résultats : Parmi les 485 patients inclus, 4 présentaient un TACOc (0,8 %). Trois patients sur les 4 recensés présentaient une élévation de pression systolique > 30 mmHg, et 2 sur 4 avait une IRC stade 4 ou 5. Sur l’ensemble des patients inclus, 83,7 % des patients normotendus le restaient après un CGR, contre 66 % après deux CGR (p = 0,041). En analyse multivariée, l’insuffisance rénale chronique (IRC) était le seul facteur indépendamment associé à une variation tensionnelle après un CGR (OR 4,9 ; IC95 % 1,2–19,0). Cette association n’était pas retrouvée pour deux CGR. L’utilisation du furosémide était associée de façon significative à la présence d’une cardiopathie et à l’élévation des biomarqueurs cardiaques. Conclusion : La transfusion aux urgences est globalement bien tolérée, mais la dynamique tensionnelle semble constituer un marqueur clinique précoce de TACO et l’IRC émerge comme un déterminant majeur des variations hémodynamiques plutôt que les antécédents cardiovasculaires. Ces données renforcent l’intérêt d’un contrôle des débits de transfusion, d’une surveillance renforcée tensionnelle avec une attention particulière chez les patients insuffisants rénaux, d’études complémentaires pour évaluer l’indication du furosémide dans ce contexte.

Aucun
Lucille DA SILVA (LYON) , Virginie LVOVSCHI , Karim TAZAROURTE , Youri YORDANOV , Arnaud HOT , Fitsum GUEBRE-EGZIABHER
09:24 - 09:30 #50807 - FC23-05 Prise en charge antalgique des patients consultant aux urgences pédiatriques pour appendicite aiguë.
FC23-05 Prise en charge antalgique des patients consultant aux urgences pédiatriques pour appendicite aiguë.

Introduction : L’évaluation et la prise en charge de la douleur chez l’enfant restent un enjeu central en médecine d’urgence pédiatrique. Pour ce qui est de l’appendicite aiguë, les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) préconisent une analgésie adaptée incluant le recours aux opioïdes en cas de douleur sévère. Plusieurs études suggèrent néanmoins un recours insuffisant à cette classe pharmaceutique aux urgences en pratique courante. L’objectif était d’évaluer la conformité de la prise en charge antalgique des patients pédiatriques admis aux urgences pour appendicite aiguë avec les recommandations de la HAS, notamment concernant l'utilisation des antalgiques de palier 2 et 3. Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, monocentrique, rétrospective menée au sein des urgences pédiatriques de l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris) entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Ont été inclus les enfants de moins de 16 ans avec un diagnostic confirmé d’appendicite aiguë nécessitant une prise en charge chirurgicale. Les données recueillies comprenaient l'évaluation de la douleur, les antalgiques administrés et leurs délais d’administration. Résultats : 355 enfants ont été inclus. 42,8 % présentaient une douleur intense à l’admission. Dans 71% des cas le paracétamol (palier 1) a été administré dès le triage infirmier à l’accueil. Pour 68.1% d'entre eux, le paracétamol était coadministré avec un autre antalgique pour une douleur faible à modérée. Aux urgences, en cas de douleur intense, les patients recevaient significativement plus d’antalgiques de palier 2 Tramadol (p = 0.01) et 3 Nalbuphine et Morphine (p < 0,001 et p = 0.04 respectivement). Le choix de l’antalgique de palier 3 en cas de douleur intense se faisait majoritairement pour la Nalbuphine (22.4%) que la Morphine (3.5%). Les délais d’administration médian étaient de 17 minutes pour le Paracétamol, 1 heure et 17 minutes pour le Tramadol, et 2 heures et 37 minutes pour la Nalbuphine et la Morphine. Conclusion : La prise en charge antalgique des appendicites aiguës chez l’enfant est globalement conforme aux recommandations pour les douleurs faibles à modérées, mais demeure insuffisante pour les douleurs sévères, notamment en ce qui concerne le recours aux antalgiques de palier 3. Ces résultats invitent à renforcer les protocoles internes et à sensibiliser les professionnels de santé à une analgésie adaptée, en particulier dans les contextes chirurgicaux pédiatriques.

Aucun
Julien LEFEUVRE , Anne-Claire GAUDIN (Paris) , Véronique ROUSSEAU , Simon ESCODA , Hélène CHAPPUY
09:30 - 09:36 #50835 - FC23-06 Traitement de l'hypertension artérielle chez les patients consultant aux urgences : facteurs sociodémographiques associés à la mauvaise observance.
FC23-06 Traitement de l'hypertension artérielle chez les patients consultant aux urgences : facteurs sociodémographiques associés à la mauvaise observance.

Introduction : L'hypertension artérielle (HTA) constitue une des principales causes de la morbi-mortalité à l'échelle mondiale. La prévention de survenue de ses complications peut être envisagée par un contrôle strict de la pression artérielle, qui repose en grande partie sur une bonne observance thérapeutique. L’objectif de notre étude était d’étudier les facteurs socio-économiques et démographiques associés à la mauvaise observance thérapeutique (MOT) du traitement antihypertenseur chez les patients hypertendus sous traitement et consultant aux urgences. Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive observationnelle transversale réalisée au service des urgences de l’hôpital Habib Thameur de Tunis, incluant les patients hypertendus et sous traitement médical sur une période de sept mois. L’évaluation de l'observance a été faite par le score de Girerd, classant les patients en mauvais observants si le score était ≥3. Résultats : Nous avons inclus 520 patients. L’âge moyen des patients était de 65±13 ans, avec un sexe ratio à 1,25. Seuls 12,9 % des patients avaient un niveau universitaire alors que la majorité (65,6 %) étaient illettrés ou ayant un niveau primaire. La plupart des patients (55,6%) avaient une assurance maladie. La majorité des patients inclus dans notre étude présentaient diverses comorbidités. La mauvaise observance était de 65,6 %. L'analyse multivariée avait identifié cinq facteurs associés à la MOT: l’absence de remboursement (OR ajusté =1,70 ; IC 95% [1,02-2,98] ;p<0,001), le chômage (OR ajusté = 3,97; IC 95% [1,98-7,95] ; p<0,001), le suivi irrégulier (OR ajusté = 5,91 ;IC 95% [3,04-11,5] ;p<0,001), un nombre de médicaments supérieur à trois par jour (OR ajusté =2,30 ; IC 95% [1,41-3,91] ; p<0,001) et une HTA supérieur à cinq ans (OR ajusté =3,50 ; IC 95% [1,97-6,49] ; p<0,001) Conclusions : La MOT était fréquente chez les consultants des urgences. Elle était influencée par des facteurs socioéconomiques défavorables, la durée prolongée du traitement, le non suivi ainsi que la complexité du schéma thérapeutique.

aucun conflit d'interet
Ines BELGACEM , Sarra BEN MASSOUD , Ahlem RADAOUI , Anissa CHEMSI , Wael ZOUARA , Meriem REBHI (Tunisie, Tunisie) , Badra BAHRI , Nebiha BORSALI FALFOUL
09:36 - 09:42 #50863 - FC23-07 Identification de facteurs prédictifs de la nature de l’angio-oedème aux urgences afin d’en améliorer le diagnostic.
FC23-07 Identification de facteurs prédictifs de la nature de l’angio-oedème aux urgences afin d’en améliorer le diagnostic.

Introduction : La prise en charge adaptée d’un angio-œdème aux urgences repose sur l’identification de la nature histaminique ou bradykinique, véritable défi pour l’urgentiste. Méthode : Réalisation d’une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique aux urgences d’un hôpital universitaire, incluant des patients admis pour angio-œdème (diagnostic CIM-10, questionnaire médical) entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024. 95 paramètres ont été recueillis permettant la construction d’un arbre décisionnel à partir de 3 variables cliniques uniquement (prurit-éruption ; traitement ; pathologies inflammatoires). Sa performance a été évaluée en calculant l’exactitude ajustée sur l’optimisme avec son IC95%, ainsi que sa sensibilité, spécificité, VPP et VPN. Résultats : 1073 dossiers ont été inclus (380 054 passages) dont 308 avec consultation chez un spécialiste (allergologue et/ou interniste). L’exactitude de l’arbre décisionnel de 73,10% (IC95% [67,80%; 77,90%]) était supérieure à celle de l’urgentiste (68,83% (IC95% [63,33%; 73,96%]) avec une différence non significative. En appliquant cet arbre (figure), une cause bradykinique de l’angio-œdème pouvait être exclue en présence d’un prurit associé à une éruption cutanée (spécificité 92,61%; VPN 98,13%) Conclusion : Cet arbre décisionnel constitue un outil potentiel d’amélioration du diagnostic de la nature de l’angio-œdème, en permettant l’exclusion d’une cause bradykinique. Des études de validation seront nécessaires.

Aucun
Claire HAUSSER (STRASBOURG) , Pascal BILBAULT , Anays PIOTIN , Marie-Caroline TAQUET , François SEVERAC , Sabrina GARNIER-KEPKA
09:42 - 09:48 #50933 - FC23-08 Particularités et facteurs prédictifs d’hypersensibilité médicamenteuse en cas d’anaphylaxie.
FC23-08 Particularités et facteurs prédictifs d’hypersensibilité médicamenteuse en cas d’anaphylaxie.

Introduction : Les médicaments sont la première cause de décès par anaphylaxie dans le monde. Ils peuvent être responsables d’un état de choc anaphylactique ou d’un arrêt cardiocirculatoire pouvant mettre en jeu immédiatement le pronostic vital. Objectif Rechercher les facteurs prédictifs d’anaphylaxie d’origine médicamenteuse. Méthodes Étude rétrospective descriptive et comparative sur une durée de 9 mois portant sur des patients admis aux urgences pour anaphylaxie puis subdivisés en 2 groupes : G1 (n =87) : origine médicamenteuse confirmée et G2 (n =44 ) : pas d’origine médicamenteuse. Résultats Au total, 131 cas d’anaphylaxie (82 femmes et 49 hommes, âge moyen : 35±16 ans) étaient colligés dont 87 étaient d’origine médicamenteuse. Les médicaments incriminés étaient :61 des antibiotiques dont on note les bêtalactamines (n = 38), des AINS (n =13 ), des produits de contraste iodés (n = 4) et des antalgiques (n = 9). Les 2 groupes étaient comparables pour l’âge, le sexe, l’atopie personnelle ou familiale, l’allergie alimentaire associée et pour les antécédents familiaux d’allergie médicamenteuse confirmée. La prise antérieure du médicament sans incident était comparable dans les 2 groupes (G1 : 66,7 % vs 33,3 % ; p < 0,05). Les bêtalactamines étaient la classe thérapeutique la plus identifiée dans le G1 (69,2 %) avec une différence statistiquement significative. La voie injectable était significativement plus notée dans le G1 (76,9 %) que dans le G2 (30,8 %). Les patients de G1 avaient présenté plus de bronchospasme (73 % vs 27 % dans G2) et de signes cutanés (76 % vs 24 %) associés que le G2 (p = 0,005). De plus, le délai < 30 min d’installation des signes cliniques par rapport à la prise médicamenteuse était significativement plus noté dans le G1 (67 % vs 39 %). Conclusions La voie injectable, le délai < 30 min d’installation de la réaction allergique et l’atteinte multisystémique étaient prédictifs d’une origine médicamenteuse chez les patients ayant présentés une anaphylaxie. Ainsi, l’identification de ces facteurs permet de personnaliser la démarche diagnostique aux urgences.

aucun conflit
Manel KALLEL (Tunis, Tunisie) , Fedia EL AYECH , Alimi WIEM , Emna REZGUI , Emna KALLEL , Khedija ZAOUCHE
Flash communications Zone 1

"Vendredi 05 juin"

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FC24
09:00 - 10:00

Flash communications
Traumatologie vitale 1

Modérateur : Laurent GABILLY (médecin) (Médecin, Lyon)
09:06 - 09:12 #50198 - FC24-02 Bodyscanner en traumatologie grave : analyse des paramètres prédictifs de lésions radiologiques significatives.
FC24-02 Bodyscanner en traumatologie grave : analyse des paramètres prédictifs de lésions radiologiques significatives.

Le traumatisme grave constitue en Guyane française la première cause de mortalité chez les jeunes. Depuis les années 2000, le recours systématique au body-scanner chez les patients polytraumatisés s’est largement répandu, même en l’absence de signes cliniques évocateurs. Toutefois, l’utilité de cette stratégie reste discutée, notamment en termes de rendement diagnostique et d’exposition injustifiée aux rayonnements. L’objectif principal de cette étude était d’identifier les critères cliniques et biologiques associés à la découverte, au body-scanner, de lésions significatives non suspectées initialement. Les objectifs secondaires consistaient à comparer ces résultats à ceux obtenus dans une étude marseillaise, qui retrouvait comme facteurs indépendants une alcoolémie positive et une hyperleucocytose, et à proposer un algorithme d’aide à la décision pour rationaliser la prescription du body-scanner aux urgences. Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée au CH de Cayenne entre janvier 2022 et décembre 2023. Tous les patients adultes ayant bénéficié d’un body-scanner aux urgences ont été inclus, à l’exception des mineurs de moins de 16 ans et des dossiers incomplets. Les données cliniques, biologiques, cinétiques et radiologiques ont été analysées, et les patients classés selon la présence ou non de lésions non suspectées nécessitant hospitalisation. Sur 409 patients, 75 (18,3 %) présentaient au scanner au moins une lésion significative non anticipée. Plusieurs critères se révélaient associés à ces découvertes : un score de Glasgow diminué, une instabilité hémodynamique (pression artérielle moyenne basse, shock index élevé, remplissage vasculaire ou catécholamines), une détresse respiratoire nécessitant oxygénothérapie ou ventilation mécanique, ainsi qu’une élévation des polynucléaires neutrophiles. Une chute supérieure à six mètres était également corrélée à la présence de lésions. En revanche, les critères de cinétique (type de véhicule, déformation, haute cinétique) n’étaient pas discriminants. Cette étude montre que des paramètres simples et immédiatement accessibles à l’admission sont des indicateurs pertinents de lésions traumatiques significatives, contrairement aux critères cinétiques traditionnellement utilisés. Une approche plus ciblée du recours au body-scanner pourrait ainsi optimiser les prises en charge, limiter l’irradiation inutile et mieux allouer les ressources en situation d’urgence.

Aucun
Kévin COTHENET , Magaly ZAPPA , Florian NEGRELLO , Rémi MUTRICY , Alexis FREMERY (Cayenne, Guyane française)
09:12 - 09:18 #50288 - FC24-03 Ceinture pelvienne et traumatisme du bassin : analyse de la pertinence des pratiques préhospitalières selon la stabilité de l’anneau pelvien.
FC24-03 Ceinture pelvienne et traumatisme du bassin : analyse de la pertinence des pratiques préhospitalières selon la stabilité de l’anneau pelvien.

Introduction : Les traumatismes pelviens concernent 25 % des traumatisés sévères et sont associés à une mortalité de 10 à 20 %, principalement hémorragique. La pose d’une ceinture pelvienne (CP) est recommandée en préhospitalier (PH) chez tout traumatisé sévère avec douleur du bassin, inconscient ou en état de choc. Celle-ci n’est réalisée que pour 10% des patients avec fracture du bassin et 18% si état de choc associé. La pertinence de sa pose systématique nécessite d’être étudiée en l’absence d’instabilité de l’anneau pelvien (AP). L’objectif principal (OP) était de discuter la pertinence de la pose de CP en PH selon l’atteinte de l’AP au scanner et la prévalence de sa pose dans trois groupes selon la stabilité de l’AP. Méthode : Étude rétrospective en Trauma Center de niveau 1A incluant tous les patients traumatisés sévères admis pendant 5 ans avec fracture du bassin. Les patients < 18 ans ont été exclus. Les patients ont été classés en trois groupes selon l’AP : fermé, à risque d’ouverture et ouvert. La population d’étude a été décrite selon âge, sexe, ISS et stratégie chirurgicale. Les scanners ont été relus par un radiologue. Concernant l’OP, la prévalence de la pose de CP en PH a été analysée dans chaque groupe. Les objectifs secondaires étudiaient la prévalence d’un TQ ratio > 1,2, d’un MTC score > 10 et d’une transfusion massive (TM) (> 10 CGR/24h) dans chaque groupe. Résultats : Au total, 238 patients ont été inclus : 85 (36%) dans le groupe AP fermé, 86 (36%) à risque d’ouverture et 67 (28%) ouvert. Respectivement, l’âge médian était de 54 [36–72], 53 [36–66] et 45 ans [31–55] (p = 0,04) ; le nombre d’hommes était de 46 (54 %), 59 (69%) et 51 (76%) (p = 0,01) ; l’ISS médian était de 22 [17–29], 28 [17–36] et 32 [22–41] (p < 0,01) et la prévalence de chirurgie était de 2 (2%), 18 (21%) et 40 (60%) (p < 0,01). La CP en PH était posée chez 17 (20%), 27 (31%) et 27 (40%) patients respectivement (p = 0,02). Dans le groupe AP ouvert, le nombre de MTC score > 10 était de 3 (4%) vs aucun dans les autres groupes (p = 0,02) ; et celui de TM de 9 (13%) vs 4 (5%) si AP à risque d’ouverture et 2 si AP fermé (p = 0,01). Aucune différence n’a été observée pour le TQ ratio > 1,2. Conclusion : La pose d’une CP en PH semble justifiée dans 40% des cas par la présence d’une ouverture de l’AP. Les recommandations entraînent des indications de pose systématique injustifiée, nous devons identifier des critères préhospitaliers d’éligibilité plus précis.

Aucun
Juliette BARBIER (Montpellier) , Thomas SANCHEZ , Jonathan CHARBIT , Maxime PASTOR , Xavier BOBBIA
09:18 - 09:24 #50522 - FC24-04 ESCAPE-TRAUM-FH Évaluation des performances d’apprentissage techniques et non techniques d’un escape game de traumatologie intégrant les facteurs humains.
FC24-04 ESCAPE-TRAUM-FH Évaluation des performances d’apprentissage techniques et non techniques d’un escape game de traumatologie intégrant les facteurs humains.

Introduction : L'apprentissage de la prise en charge du traumatisé sévère (TS) requiert la maîtrise d'algorithmes cliniques et l'intégration efficace des Facteurs Humains et Organisationnels (FOH). L’Escape game (EG) est un outil ludo-pédagogique dont l’impact en traumatologie et en FOH n’a pas encore été évalué. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'impact pédagogique d'un EG médical basé sur la gestion d'un TS selon le protocole MARCHE. Le critère de jugement principal était le sentiment d’efficacité perçue en traumatologie sévère et FOH. Matériel et Méthode : Le jeu est structuré autour de l'algorithme MARCHE. Chaque lettre est soumise à une pression temporelle (compte à rebours) et associe des gestes techniques prioritaires (compétences techniques) et des énigmes de compétences non techniques (travail d'équipe, communication sécurisée, contrôle-croisé, utilisation d'aides cognitives). Un débriefing structuré était réalisé après chaque étape. Les compétences ont été mesurées avant et après l'intervention par une échelle de sentiment d’efficacité perçue de 1 à 9 points, créée spécifiquement selon les critères de Bandura. L’analyse statistique a été réalisée par un test t apparié (bilatéral, seuil α=0.05). Résultats : soixante-quatre (N=64) apprenants ont participé à cet EG : médecins, infirmiers ou étudiants. Le sentiment d’efficacité perçue était augmenté de manière significative dans les sept capacités évaluées. L'item communication était augmenté de à 5,98 en moyenne avant à 6,89 après (p < 0,001). La capacité à coordonner les rôles et maintenir une bonne coopération passait de 5,48 avant à 6,59 après (p < 0,001). La capacité à gérer le stress et rester opérationnel montrait une différence moyenne de +1 après (p < 0,001). L’identification rapide des signes de gravité (+0,79), la réalisation correcte des gestes techniques prioritaires (+0,52), la priorisation des actions techniques (+0,95) et la capacité à prendre en charge un choc hémorragique (+0,73) ont également montré une différence significative après l’intervention (p < 0,001). Conclusion : L'Escape Game centré sur la traumatologie sévère et les FOH semble être un outil pédagogique efficace sur le niveau 2 de l’échelle de Kirkpatrick. Il a permis de renforcer le sentiment d’efficacité perçue des apprenants urgentistes concernant leurs compétences techniques et non techniques. La rétention n'a pas été évaluée.

aucun
Estelle PILARCZYK (MARSEILLE) , Julien GALANT , Pierre- Olivier VIDAL , Nicolas CAZES , Alexis HERNANDEZ , Emilien MOINTAIGU , Pierre Alexis BALAZ , Aurelien RENARD
09:24 - 09:30 #50536 - FC24-05 Validation externe du score REDFLAG, score prédictif de choc hémorragique chez les traumatisés sévères.
FC24-05 Validation externe du score REDFLAG, score prédictif de choc hémorragique chez les traumatisés sévères.

Introduction : Le traumatisme sévère est la première cause de décès chez les 15-45ans. L’hémorragie massive est la seconde cause de décès précoce et la première cause de décès évitable. L’enjeu est de les déceler précocement, aidé par différents scores. Le score REDFLAG est un score prédictif du choc hémorragique chez les traumatisés sévères. Validé en intrahospitalier. Des études de validité externe et extrahospitalières manquent. Notre étude cherchait à montrer la validité externe de ce score en extrahospitalier. Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et monocentrique. Pour chaque patient inclus les scores REDFLAG et BATT ont été calculés à partir des données de régulation. La présence d’un critère de jugement principal (transfusion à l’arrivée, au moins 4 culots globulaires dans les 6 heures, des lactates supérieurs ou égales à 5 ou la réalisation d’un geste d’hémostase) à 24h était recueillie dans les dossiers d’hospitalisation. L’aire sous la courbe ROC (AUC) et une analyse de sensibilité et spécificité du REDFLAG a été réalisé. Le coefficient de corrélation de Pearson entre les scores REDFLAG et BATT a été analysé ainsi que l’AUC du score BATT. Les AUC du REDFLAG ont été réalisées en prenant en compte les données manquantes de façon optimiste et pessimiste. Résultats : 46 patients ont été analysés. L’AUC du REDFLAG était de 0,67 [IC95% 0,51 ; 0,83]. On retrouvait une bonne corrélation entre les scores REDFLAG et BATT avec un coefficient de Pearson à 0,76. La comparaison de l’AUC des deux scores montrait une AUC inférieure pour le score BATT avec 0,64. Les deux scores avaient des sensibilités et des VPN équivalentes, respectivement 67% et 83% pour le REDFLAG et 65% 82% pour le score BATT. Conclusion : Notre étude a montré que le REDFLAG est un score avec une sensibilité et une valeur prédictive modeste pour prédire l’hémorragie massive chez les traumatisés. Il tend à être supérieur au score BATT. Une étude multicentrique et prospective devra donc être menée afin de procéder à la validité externe du score REDFLAG.

Aucun
Alice BRISSON (Tours) , Said LARIBI , Geoffroy ROUSSEAU
09:30 - 09:36 #50552 - FC24-06 Caractéristiques cliniques et prise en charge des traumatismes en milieu maritime en Martinique de 2022 à 2024.
FC24-06 Caractéristiques cliniques et prise en charge des traumatismes en milieu maritime en Martinique de 2022 à 2024.

Introduction. La Martinique, département français situé dans la Caraïbe, est un territoire où les activités nautiques jouent un rôle prépondérant. Cependant, il n’existe pas de données publiées au sujet de l’épidémiologie et de la gravité des traumatismes liés à ces activités. Cette étude a pour objectif de décrire l’épidémiologie, les mécanismes lésionnels, la gravité et la prise en charge des victimes de traumatismes en milieu maritime en Martinique sur la période 2022-2024. Méthodes. Nous avons conduit une étude observationnelle, descriptive et rétrospective, incluant les patients victimes de traumatismes liés aux activités nautiques récréatives nécessitant une prise en charge en pré-hospitalier ou aux urgences et dont la gravité était évaluée par le score ISS : un score ISS de 0 à 15 définissait les traumatismes légers à modérés, un score > 16 définissant les traumatismes graves, en Martinique, entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux hospitaliers et des bases de données du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage des Antilles-Guyane. Les variables analysées incluaient les caractéristiques démographiques, les circonstances de l’accident, les mécanismes traumatiques, la gravité (classification ABC, ISS), ainsi que la prise en charge et l’évolution clinique. Résultats. Soixante et un patients ont été inclus dans l’étude, avec un âge moyen de 37,2 ± 16,4 ans, dont 34 (56 %) hommes. Les principaux mécanismes identifiés étaient les chocs bateau/vague (45 %), les collisions entre embarcations (21 %) et les naufrages (9 %). La majorité des patients présentaient des traumatismes légers à modérés (ISS médian : 5 [2–9]), avec 60,7 % classés grade C. 17 (27,9 %) Patients ont nécessité une hospitalisation, tandis que 4 (6,4 %) décès ont été enregistrés, dont 3 en pré-hospitalier. Les accidents étaient plus fréquents durant les périodes estivales, notamment en août. Conclusion. Les accidents maritimes en Martinique touchent principalement des adultes jeunes et surviendraient majoritairement lors de rassemblements festifs à forte densité nautique. Bien que souvent de gravité modérée, une proportion significative de ces accidents entraîne des décès précoces. Il est essentiel de renforcer les mesures de prévention, de contrôler les comportements à risque et d’améliorer la prise en charge pré-hospitalière afin de réduire la morbi-mortalité associée aux traumatismes maritimes.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France) , Amandine NABETH , Rishika BANYDEEN , Papa GUEYE , Florian NEGRELLO , Patrick PORTECOP , Hatem KALLEL , Dabor RESIERE
09:36 - 09:42 #50568 - FC24-07 SERIOUS TRAUMA : Évaluation d’une aide cognitive par un « serious game » dans la prise en charge extrahospitalière du traumatisé sévère.
FC24-07 SERIOUS TRAUMA : Évaluation d’une aide cognitive par un « serious game » dans la prise en charge extrahospitalière du traumatisé sévère.

Introduction : La prise en charge extrahospitalière des patients traumatisés sévères est marquée par une forte pression temporelle, logistique et émotionnelle. Une aide cognitive pourrait aider à réduire les erreurs et oublis. L’objectif était d’évaluer son impact sur la décision médicale au travers d’un serious game. Matériel et méthode : Étude pédagogique, prospective et randomisée sur l’attribution d’une aide cognitive créée au format A4 recto verso à partir des recommandations SFMU et SFAR, et menée auprès de médecins urgentistes (internes et thésés) Haut-Normands. Le serious game était élaboré́ en s’appuyant sur un support numérique, couplé à la création de liens hypertextes, permettant une navigation interactive, dynamique et flexible au sein du scénario autour du choc hémorragique, du traumatisme crânien grave et du traumatisme de membre. Le critère de jugement principal était la note obtenue selon une grille d’évaluation notée sur 92 comportant 46 items répartis en 7 thématiques. Résultats : Aucune différence n’a été observée entre les notes des groupes avec aide cognitive et ceux du groupe sans aide (67 vs 65, p =0,63). La durée moyenne des sessions ne différait pas entre les deux groupes (15 minutes vs 15 minutes, p = 0,48). Conclusion : Cette étude n’a pas montré de différence sur la prise en charge du traumatisé sévère avec l’utilisation d’une aide cognitive lors d’un serious game.

Aucun
Rémi BOULANGER (ROUEN) , Clément LECLERC , Mélanie ROUSSEL , Alix DELAMARE FAUVEL , Mathieu BENHADDOUR , Antonin CAZELLES , Mehdi TAALBA
09:42 - 09:48 #50661 - FC24-08 Épidémiologie des traumatismes pénétrants à Marseille entre 2018 et 2023.
FC24-08 Épidémiologie des traumatismes pénétrants à Marseille entre 2018 et 2023.

Introduction : En France, les traumatismes pénétrants (TP) sont à l’origine de 9 423 décès, soit 24% de la mortalité de tous les traumatisés sévères en 2021. A Marseille, leur croissance significative au cours des dix dernières années souligne l’importance d’optimiser leur prise en charge médicale. Il n’existe à notre connaissance pas de recueil de données concernant les TP depuis leur prise en charge préhospitalière jusqu’à la prise en charge hospitalière à Marseille. Notre étude a pour objectif d’évaluer les déterminants de la mortalité préhospitalière et intra hospitalière des TP balistique et par armes blanches à Marseille entre 2018 et 2023. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective incluant tous les patients pris en charge pour un TP balistique ou par arme blanche dans la ville de Marseille entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2023, ayant nécessité l’intervention d’un SMUR. Une analyse multivariée a été réalisée pour déterminer les facteurs associés à la mortalité. Résultats : Au total, 1605 patients ont été inclus, en majorité des sujets jeunes et de sexe masculin. Entre 2018 et 2023, on compte une augmentation de 44% des TP à Marseille, avec un pic pour les années 2021 et 2023. La majorité des TP ont eu lieu dans les 1ers, 3èmes, 14 et 15èmes arrondissements. Les plaies par arme à feu représentaient 30% des TP. Les zones touchées étaient principalement les membres, le bassin et le thorax. La mortalité extra hospitalière était de 33% pour les armes à feu (n = 159) et 2% pour les armes blanches (n = 26). L’analyse descriptive de la cohorte retrouve chez les patients décédés plus de lésions de la région cervico-céphalique et de l’aire cardiaque ainsi qu'une augmentation des traumatismes balistiques, de la nécessité d’une intubation orotrachéale, du recours à une thoracostomie et à l’administration de catécholamines. L’analyse multivariée des patients admis en réanimation à l’APHM montre une augmentation significative du risque de décès associé au caractère balistique, à l’arrêt cardiaque préhospitalier, à la diminution des valeurs d’hémocue® et du score MGAP. L’admission dans le trauma center historique, et donc dans une filière de soins dédiée, était associée à une diminution significative du risque de décès. Conclusion : A Marseille, le nombre de TP par arme à feu a presque doublé entre 2018 et 2023. Notre étude a mis en évidence différents éléments associés à la mortalité pré et intra-hospitalière.

Aucun
Estelle PILARCZYK (MARSEILLE) , Margaux DE CENIVAL , Alexis COQUISART , Nicolas CAZES , Julien GALANT , Fouzia HEIRECHE , Marc LEONE , Gary DUCLOS
Flash communications Zone 2
09:15

"Vendredi 05 juin"

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CE03
09:15 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
La Nation à la guerre : impacts sur le système de santé d'un engament militaire à l'Est
Milieu hostile, Militaires, Organisation , Situations Sanitaires Exceptionnelles, Soins critiques, Traumatologie vitale

Modérateurs : Pierre CARLI (Pr Emérite) (Médecin, Paris), Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Médecin, Marseille)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Si, dans quelques mois, les armées françaises et européennes s'engagent à l'Est, les impacts sur le système de soins nationaux seront multiples et massifs. Venez écouter et poser vos questions au Directeur Central du Service de Santé des Armées, orateur absolument exceptionnel. S'informer, c'est déjà se préparer.
09:15 - 10:15 La Nation à la guerre : impacts sur le système de santé d'un engament militaire à l'Est. Jacques MARGERY (Directeur central du service de santé des armées) (Conférencier, DCSSA, Paris)
Amphi Bleu

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CM18
09:15 - 10:15

Conférence
Arrêt cardiaque : il n'y a pas que la RCP qui compte
Arrêt cardiaque, Services d'Urgences, SMUR

Modérateurs : Steven LAGADEC (Infirmier) (IDE, Corbeil-Essonnes), Lionel LAMHAUT (Responsable d'unité) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
De la qualité de la régulation à la stratégie de défibrillation, du bon usage des drogues à la prise en charge post RACS, chaque maillon compte ! Cette session mettra en lumière les éléments clefs de la prise en charge de l'arrêt cardiaque.
09:15 - 09:30 La régulation. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
09:30 - 09:45 La défibrillation. Clément DERKENNE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:45 - 10:00 Les drogues. François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nantes)
10:00 - 10:15 Le post RACS immédiat. Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin, Marseille)
Amphi Havane

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SI20
09:15 - 10:15

Session Interactive
Je réanime ou pas ? Le patient âgé, noyé, traumatisé sévère…
Adulte, Ethique, Gestes, Services d'Urgences, SMUR, Soins critiques, Traumatologie vitale

Modérateur : Florence DUMAS (PUPH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
Entre réflexe de sauver, recommandations officielles, pronostic réel et respect du patient, réanimer n’est pas toujours synonyme de bien faire. Cette présentation vous aidera à mieux décider, parce qu’en urgence, réfléchir et ne pas faire reste aussi un geste vital !
09:15 - 10:15 Je réanime ou pas? Le patient agé, noyé, traumatisé sévère…. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 242B

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CM06
09:15 - 10:15

Conférence
Infections
Infectiologie , Innovation , Médecin, Services d'Urgences

Modérateurs : Joel JENVRIN (Chef de Service) (Médecin, Nantes), Jérémy MONTEIRO (Praticien Hospitalier) (Médecin, Marseille)
Coordonnateur : Quentin LE BASTARD (Coordonnateur, Médecin, Nantes)
Faites le point avec les experts pour savoir ce que l'avenir nous réserve pour le diagnostic des pathologies infectieuses aux Urgences.
09:15 - 09:30 Prescription personnalisée : place des outils de diagnostics rapide. Julie CONTENTI (Medecin) (Conférencier, Médecin, Nice)
09:30 - 09:45 PCR multiplex dans la prise en charge des infections respiratoires basses. Donia BOUZID (MD-PHD) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:45 - 10:00 Intelligence artificielle et big data : ce que ça va (peut) changer ? Laurent PEYSKENS (Chef de service adjoint des urgences) (Conférencier, Médecin, Gilly, Belgique)
10:00 - 10:15 Les antibiogrammes rapides et technologies émergentes (microfluidique, spectrométrie de masse). Etienne CARBONNELLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Salle 243

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CM15
09:15 - 10:15

Conférence
Urgences hypertensives
Adulte, Les fondamentaux, Neurologie, Obstétrique / Gynécologie, Thérapeutique, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Cécile BOSSAERT (CCU-AH) (Médecin , Lille), Edwin ROUFF (PH) (Médecin, Agen)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Attention trop de pression, quand la pression artérielle déraille mieux vaut avoir les idées claires. Nous referons le point sur ces 4 pathologies qui peuvent parfois nous mettre en difficultés dans leur présentation clinique et dans leurs spécificités de prise en charge.
09:15 - 09:30 La poussée hypertensive simple. Thomas BARRAQUÉ (Médecin) (Conférencier, Médecin, Gap)
09:30 - 09:45 L'HTA maligne. Dorian TEISSANDIER (PH) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
09:45 - 10:00 L'éclampsie. Alexis BRIKA (Praticien contractuel) (Conférencier, Médecin, Lyon)
10:00 - 10:15 Le PRESS syndrome. Raphael CLERE-JEHL (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 251

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CM35
09:15 - 10:15

Conférence - Session Winfocus
Apports de l'échographie dans la traumatologie non vitale
Adulte, Echographie, Neurologie, Pédiatrie, Services d'Urgences, Traumatologie non vitale

Modérateurs : Tomislav PETROVIC (PHTP) (Médecin, Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Traumatisme crânien léger, cheville douloureuse, membre tuméfié chez l’enfant… L’échographie s’invite partout : rapide, précise, non invasive, venez explorer ses apports concrets en traumatologie non vitale.
09:15 - 09:35 Prise en charge des traumas crâniens légers, apport du doppler trans crânien. Pierre BOUZAT (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
09:35 - 09:55 Prise en charge des traumatismes de la cheville, apport de l'échographie. Vincent LEVREL (Praticien Hospitalier - Maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Rennes)
09:55 - 10:15 Prise en charge des traumatismes de membres chez l'enfant, apport de l'échographie. Simon ESCODA (Praticien hospitalier-Chef de Pôle) (Conférencier, Médecin, Saint-Denis)
Salle 342A
10:00

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FC25
10:00 - 11:00

Flash communications
Traumatologie vitale 2

Modérateur : Abdo KHOURY (COORDONNATEUR DESMU) (Médecin, Besançon)
10:00 - 10:06 #50144 - FC25-01 Formation des équipes pharmaceutiques à la gestion des moyens logistiques lors du déclenchement du plan blanc au seins d’un CHU: mise en place d’un jeu de simulation .
FC25-01 Formation des équipes pharmaceutiques à la gestion des moyens logistiques lors du déclenchement du plan blanc au seins d’un CHU: mise en place d’un jeu de simulation .

Introduction : Les Situations Sanitaires Exceptionnelles (SSE) exigent une organisation hospitalière réactive et coordonnée, notamment lors de l’activation du plan blanc. Dans ce dispositif, les pharmaciens hospitaliers assurent un rôle déterminant dans la gestion logistique, rendant indispensable la formation des internes amenés à y participer. Cette étude vise à analyser l’effet d’un jeu de simulation sur l’acquisition et la rétention des connaissances relatives au plan blanc. Matériels et méthodes – Une étude prospective, monocentrique et randomisée en deux groupes parallèles a été réalisée au sein de notre CHU sur 14 mois. Les internes en pharmacie éligibles aux gardes ont été inclus et ont tous reçu un enseignement théorique standardisé. Les internes du groupe intervention ont en complément participé à un jeu de simulation conçu pour reproduire les étapes clés de la mobilisation logistique, intégrant la gestion des flux, la communication et la priorisation des ressources. Les connaissances ont été évaluées par un questionnaire standardisé administré avant la formation puis un mois plus tard, afin de mesurer la rémanence des acquis. L’analyse a porté sur deux populations : l’ensemble des internes et le sous-groupe naïf de toute formation antérieure sur le plan blanc. Résultats – Trente-trois internes ont été inclus dans l’analyse finale (groupe contrôle : n=13 ; groupe simulation : n=20). À un mois, une tendance favorable au groupe simulation a été observée (score moyen de 16,0 ± 1,38 versus 14,0 ± 3,24 ; p = 0,12). L’effet était nettement plus marqué chez les internes novices, pour lesquels la simulation a entraîné un gain significatif de connaissances (15,78 ± 1,72 contre 12,25 ± 2,96 ; p = 0,013). Cette différence suggère un bénéfice particulièrement notable lorsque les apprenants ne disposent pas d’un socle préalable. Conclusion – Associé à un enseignement théorique, le jeu de simulation apparaît comme un outil pertinent pour renforcer les connaissances des internes novices sur le plan blanc et la gestion des SSE. Malgré une mise en œuvre organisationnellement exigeante, ces résultats encouragent son intégration dans le cursus de formation initiale en pharmacie hospitalière, afin d’optimiser la préparation des équipes aux situations d’afflux massif de victimes.

aucun
Marion LAUREAU (MONTPELLIER) , Alexia TARDY , Damien PERIER , Clemence FAUS , Aude PHILIPPE , Xavier BOBBIA
10:06 - 10:12 #50700 - FC25-02 La prise en charge du patient polytraumatisé dans le Service d’Accueil des Urgences de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon : critères d’orientation et analyse de pratiques. Étude URG TRAUM.
FC25-02 La prise en charge du patient polytraumatisé dans le Service d’Accueil des Urgences de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon : critères d’orientation et analyse de pratiques. Étude URG TRAUM.

Introduction : La traumatologie sévère constitue une cause majeure de mortalité et de handicap chez l’adulte jeune et requiert une prise en charge rapide. En région Auvergne-Rhône-Alpes, les patients polytraumatisés sont orientés selon leur gravité : les grades A et B au déchocage, les grades C au service d’accueil des urgences (SAU). À l’hôpital Édouard Herriot (HEH), trauma center de niveau 1, un nouvel agencement du SAU est en place depuis octobre 2023. Les patients polytraumatisés de grade C, considérés comme stables mais potentiellement graves, y sont pris en charge. Leur évaluation repose notamment sur la réalisation d’un scanner corps entier (SCE), recommandé dans les 60 à 90 minutes suivant l’admission afin de détecter des lésions parfois cliniquement silencieuses. L’objectif principal de cette étude était d’analyser les délais de réalisation du SCE chez les patients polytraumatisés pris en charge au SAU d’HEH et d’évaluer leur conformité aux recommandations. Les objectifs secondaires comprenaient l’étude de leur priorisation, la mortalité, les facteurs influençant les délais de prise en charge et l’identification de critères pré-hospitaliers associés à un scanner pathologique. Matériel et méthodes Étude rétrospective, observationnelle et monocentrique menée sur six mois, incluant 765 patients répartis en deux périodes, dont 255 polytraumatisés ayant bénéficié d’un SCE. Résultats Le délai médian entre l’arrivée aux urgences et la réalisation du SCE était de 127 minutes, supérieur aux recommandations, mais significativement plus court que pour les patients témoins. Un seul décès a été observé. La priorisation des polytraumatisés était confirmée, avec un impact significatif du tri infirmier (IAO) et de la saison d’admission, la prise en charge étant plus rapide en période estivale. Parmi les données pré-hospitalières, seul l’âge était faiblement corrélé à la découverte de lésions au SCE. Aucun facteur multivarié robuste n’a permis de prédire la gravité potentielle. Conclusion Bien que les patients polytraumatisés de grade C bénéficient d’une priorisation réelle au SAU d’HEH, les délais d’imagerie restent supérieurs aux standards internationaux. Ces résultats suggèrent la nécessité de définir de nouveaux critères de priorisation afin d’optimiser leur parcours de soins et de limiter le risque de perte de chance.

Aucun
Benjamin LAURENT (Lyon) , Julia MORERE
10:12 - 10:18 #50701 - FC25-03 Évaluation de la place et de l’intérêt du lactate comme outil préhospitalier d’aide à la décision médicale et comme marqueur pronostic et de gravité chez les patients traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59.
FC25-03 Évaluation de la place et de l’intérêt du lactate comme outil préhospitalier d’aide à la décision médicale et comme marqueur pronostic et de gravité chez les patients traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59.

Introduction. L’identification précoce de la gravité du traumatisé grave reste un enjeu majeur en phase préhospitalière. Le lactate, bien au-delà de l’hypoperfusion, reflète également la réponse métabolique au stress aigu et peut révéler un état de choc encore compensé. Malgré son potentiel comme aide objective à la décision initiale, son utilisation en France demeure limitée, en particulier dans le contexte du triage préhospitalier. L’objectif de cette étude est d’évaluer la valeur du lactate mesuré à l’admission hospitalière, considéré comme reflet de l’état physiologique préhospitalier, pour prédire la gravité initiale et le pronostic évolutif des traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59. Méthodes. Étude observationnelle rétrospective menée en 2024 incluant 100 adultes traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59 et admis en SAUV. Les données préhospitalières, biologiques et évolutives ont été analysées. Les associations entre lactate, scores de gravité (Shock Index, MGAP, Glasgow), interventions thérapeutiques (intubation, vasopresseurs, remplissage, transfusion) et devenir hospitalier ont été étudiées par analyses uni-/multivariées. La performance pronostique du lactate a été évaluée par courbes ROC. Accord DPO. Résultats. L’âge moyen était de 44 ans, 75 % d’hommes. Le lactate moyen à l’admission était de 3,25 mmol/L. Un lactate élevé était significativement associé à un SI augmenté, un MGAP plus bas, une altération du Glasgow, la réalisation d’une IOT, la nécessité de vasopresseurs et le recours à la transfusion. La mortalité hospitalière était nettement plus élevée chez les patients présentant un lactate initial élevé. Le lactate montrait une bonne capacité discriminante pour la prédiction du décès précoce et demeurait associé de manière indépendante à la mortalité en analyse multivariée. Conclusion. Chez les traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59, le lactate mesuré à l’arrivée constitue un marqueur pertinent de gravité préhospitalière et de pronostic évolutif. Son intégration en amont via des dispositifs point-of-care pourrait améliorer le triage initial, permettre une orientation plus précoce vers les centres adaptés et optimiser la mise en œuvre des traitements dès la phase préhospitalière.

Aucun
Amine BOUHAMADI (Lille) , Jérôme CUNY , Cécile BOSSAERT , Eric PR WIEL
10:18 - 10:24 #50721 - FC25-04 Facteurs associés à la mortalité à court terme chez les traumatisés crâniens graves aux urgences.
FC25-04 Facteurs associés à la mortalité à court terme chez les traumatisés crâniens graves aux urgences.

Introduction: Les traumatismes crâniens (TC) constituent un problème de santé publique avec un impact socioéconomique important lié à une morbi-mortalité élevée et à des invalidités touchant souvent les jeunes. Malgré les avancées en neuro-réanimation et en prise en charge initiale, la mortalité à court terme reste élevée, justifiant une meilleure identification des facteurs pronostiques dès l’admission. L’objectif de notre travail était d’étudier les facteurs associés à la mortalité à court terme chez les patients admis aux urgences pour un TC grave. Méthodes : Etude prospective, observationnelle et pronostique sur une période de 18 mois (Juillet 2023-Décembre 2024). Inclsion des patients admis aux urgences pour un TC grave (défini par un score de Glasgow à l’admission ≤ 8). Nous avons évalué la mortalité à J7. Une analyse multivariée a été menée pour déterminer les facteurs associées à la mortalité chez ces patients. Résultats : Inclusion de 60 patients. Age moyen était de 43 ± 20 ans. Sex-ratio était à 4,5. La médiane d’heure de consultation était 02 heures [1-4]. Le score de Glasgow moyen à l’admission était de 6±2. Des anomalies pupillaires étaient notées chez 28 patients. Les lésions tomodensitométriques retrouvées étaient (%) : hémorragie méningée (59), hématome sous-durale (57), contusion cérébrale (57), œdème cérébrale (38), hématome extradurale (28), déviation de la ligne médiane (38) et Hémorragie intraventriculaire (19). La prise en charge initiale aux urgences a consisté en (%) : intubation orotrachéale (100), osmothérapie (48) et recours à la noradrénaline (33). La durée médiane de séjour était de 03 jours [1-5]. La mortalité à J7 était de 35%. En analyse univariée, quatre facteurs associées à la mortalité à J7 ont été identifié : • Age≥ 60 ans (OR=12,8 ; IC95% [3 – 55], p<0,001) • Antécédents d’hypertension artérielle (OR=2,5 ; IC95% [1,37 – 16], p=0,035) • Antécédents de diabète (OR=3,1 ; IC95% [2,1 – 15,1], p=0,041) • Le recours à la noradrénaline (OR=4,8 ; IC 95% [1,5 – 15,5], p=0,007) En analyse multivariée, seul l’âge ≥ 60 ans était associé à une élévation du taux de la mortalité à court terme avec OR= 2,9 ; IC95% [1,43- 6,36], p=0,007. Conclusion : Les résultats de notre étude mettent en évidence la nécessité d’une prise en charge spécifique et optimisée des patients âgés, dès leur admission aux urgences. Une évaluation précoce, associée à des protocoles adaptés, pourrait permettre d’optimiser la gestion thérapeutique et améliorer le pronostic.

Aucun
Siwar JERBI , Abdelkader BELHADJ (Nabeul, Tunisie) , Mohamed Ali CHIBOUB , Wifek BEN HMIDA , Syrine BACHROUCH , Amal HASSAD , Noomen ZOUARI , Sami MAHFOUDHI
10:24 - 10:30 #50830 - FC25-05 Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal.
FC25-05 Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal.

Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal Gharsalli Chaima, Othmani Safia, Gassa Chayma,Karray Yessmine,Hajji Roua , Jouini Sarra. Service des urgences, hôpital Charles Nicolle. Introduction Le scanner corps entier (SCE) est un outil central dans l’évaluation des traumatisés sévères. Toutefois, son indication chez les patients présentant un examen clinique initial normal reste débattu, notamment en raison du risque d’irradiation, de néphrotoxicité et du sur-triage. Objectif Évaluer la pertinence du scanner corps entier chez les traumatisés sévères ayant un examen clinique initial normal et analyser la valeur du critère de Vittel lié à la cinétique du traumatisme. Méthodologie Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective monocentrique menée aux urgences de janvier 2022 et août 2023. Les patients âgés de 14 ans ou plus, répondant aux critères de Vittel et ayant bénéficié d’un scanner corps entier, ont été inclus. Deux groupes ont été comparés : patients avec examen clinique initial normal et patients avec anomalies cliniques. Les données cliniques, scanographiques, thérapeutiques et évolutives ont été analysées, avec un seuil de significativité fixé à p<0,05. Résultats Deux-cent-quatre-vingt-trois patients ont été inclus, âge moyen 42,2±18,1 ans ; 79,5% d’hommes. Les critères de cinétique représentaient 55% des indications du SCE. Chez les patients avec examen clinique normal (n=136), le scanner était normal dans 55,9% des cas et révélait des lésions traumatiques cliniquement muettes dans 29,4% des cas (p<0,0001). Les lésions occultes concernaient principalement le thorax (10,3%), l’abdomen (8,8%), le rachis (6,6%) et le bassin (2,9 %). Un shock index élevé (OR ajusté=5,54) et la consommation d’alcool (OR ajusté=2,55) étaient indépendamment associés aux lésions scanographiques sévères, tandis qu’une SpO₂ normale était protectrice (OR ajusté=0,68). Conclusion Chez les traumatisés sévères, un examen clinique initial normal n’exclut pas la présence de lésions traumatiques significatives surtout chez ceux avec signes d’imprégnation alcoolique ou avec un shock index élevé. Le scanner corps entier demeure un outil essentiel de détection des lésions occultes, en particulier lorsque les critères de cinétique sont présents.

aucun
Chayma GHARSALLI (Tunis, Tunisie) , Safia OTHMANI , Chayma GASSA , Yessmine KARRAY , Roua HAJJI , Sarra JOUINI
10:30 - 10:36 #50839 - FC25-06 Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences.
FC25-06 Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences.

Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences Othmani Safia, Gharsalli Chayma,Hajji Roua, Gassa Chayma, Karray Yessmine, Jouini Sarra Service des urgences, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie Introduction L’évolution à court terme des plaies par arme blanche est variable et dépend de l’évaluation physiologique initiale ainsi que de la gravité des lésions. L’identification précoce des facteurs associés à une évolution favorable pourrait améliorer la prise en charge aux urgences. Objectif Déterminer les facteurs associés à une évolution favorable à court terme chez les patients consultant aux urgences pour des plaies par arme blanche secondaires à une agression. Méthodes Étude prospective monocentrique incluant les patients pris en charge aux urgences entre mars et décembre 2022. Une évolution favorable à court terme était définie par l’absence de recours à des thérapeutiques vitales immédiates (oxygénothérapie, remplissage vasculaire, vasopresseurs, transfusion, drainage thoracique, intubation ou chirurgie urgente). Les variables cliniques, biologiques et les scores de gravité traumatique ont été analysés en analyse univariée, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05. Résultats Cent trente patients ont été inclus. Une évolution favorable à court terme était significativement associée à une stabilité hémodynamique (pression artérielle systolique > 90 mmHg et pression artérielle moyenne ≥ 65 mmHg ; p < 0,01), une fréquence respiratoire < 22 cycles/min (p < 0,01), un taux de lactates normal (p < 0,001), un index de choc < 1 (p < 0,01) et un score MGAP ≥ 23, correspondant à un faible risque de mortalité. L’absence d’atteinte du tronc et les plaies non pénétrantes étaient également fortement associées à une évolution favorable (p < 0,001). À l’inverse, les plaies pénétrantes et les indices traumatiques anormaux étaient significativement associés à une évolution défavorable. Conclusion La stabilité physiologique initiale, des scores traumatiques bas et le caractère non pénétrant des plaies constituent des facteurs prédictifs majeurs d’une évolution favorable à court terme. Ces résultats plaident pour l’intégration d’outils cliniques simples et de scores de gravité dès l’évaluation initiale aux urgences

aucun
Safia OTHMANI (TUNIS, Tunisie) , Chayma GHARSALLI , Roua HAJJI , Chayma GASSA , Yessmine KARRAY , Sarra JOUINI
10:36 - 10:42 #50875 - FC25-07 Distribution du score lésionnel Injury Severity Score (ISS) par grade de triage A/B/C dans un trauma systeme mature - Etude rétrospective.
FC25-07 Distribution du score lésionnel Injury Severity Score (ISS) par grade de triage A/B/C dans un trauma systeme mature - Etude rétrospective.

Introduction : Le triage préhospitalier des traumatisés en France repose sur une gradation en A/B/C. Cette étude vise à étudier la distribution de l’ISS au sein des grades A/B/C dans un réseau de traumatologie régional. Matériel et Méthode : Étude rétrospective issue du registre des patients traumatisés sévères pris en charge en centre de niveau I (6) dans notre région. Analyse de la distribution des scores ISS (4 groupes, voir figure) par grade. Résultats : Cohorte de 1322 patients recrutés entre septembre 2023 et septembre 2025 composée de 80% d’hommes, d’âge médian de 39 ans et d’ISS médian 12 [5;21]. Prédominance des accidents automobiles (20%), suivi des accidents de montagne (17%) et chutes (17%). La distribution des grades et ISS parmi les 1 093 patients renseignés pour ces deux variables est représentée en figure 1. 73% des grades A avec ISS ≥16, 48% avec ISS ≥25. 56% des grades B avec ISS 9-24. Enfin, 51% des grades C avec ISS <9 ; 19% avec ISS ≥16, 19 cas critiques (ISS ≥25). Conclusion : Cette étude exploratrice illustre que la gradation A/B/C permet d’identifier la grande majorité des patients avec un ISS ≥16 permettant une orientation préhospitalière adaptée. A noter que 19% des patients catégorisés comme grade C présentent un ISS≥16, dont 4% ont un ISS ≥25. Ces résultats préliminaires doivent être confirmés sur un échantillon plus représentatif et les critères discriminants des patients grade C identifiés pour minimiser le risque de sous-triage.

Aucun
Laure JAINSKY (Issoire) , Clément CLAUSTRE , Samuel GAY , Benjamin RIEU , Baptiste SIVARD , Stanislas ABRARD , Banco PERLUIGI , Traum'ara FILIÈRE
10:42 - 10:48 #50902 - FC25-08 Renversement et reprise de l’anticoagulant en présence de TCL avec hémorragie intracrânienne. Expérience Franco-Québecoise.
FC25-08 Renversement et reprise de l’anticoagulant en présence de TCL avec hémorragie intracrânienne. Expérience Franco-Québecoise.

En présence d'une hémorragie intracrânienne traumatique (HIcT) suite à un TCL chez un patient sous anticoagulation (AC), l'administration d'un agent de réversion est variable selon les guides internationaux. Ce renversement devrait être basé sur le moment de la dernière prise d’AC, les possibilités de détérioration ou de neurochirurgie. De façon similaire, la reprise de l’anticoagulothérapie est sujet de variabilité entre les guides de pratique. Objectif : Décrire les variations de pratiques de renversement et reprise de l’anticoagulothérapie en présence de HIcT entre deux centre universitaire internationaux. Méthode : Deux cohortes de patients adultes avec un TCL complexe évalués anticoagulés aux urgences du CHU de Québec (CHUQ-HEJ) (2024-2025) et de Toulouse (2019-24) ont été analysés. Les données clinico-administratives standardisées et les pratiques médicales furent extraits. Des analyses univariées descriptives furent réalisées. Résultats : Au CHUQ-HEJ, 65 patients ont été inclus, âge moyen de 81 ans, 53% ont été admis et 47% libérés de l’urgence. 7,4% des patients avaient un GCS de 13 initialement et 30,2% un GCS 14. Les deux HIcT les plus fréquentes étaient la HSA et l’HSD. Neuf patients (13%) ont eu une neurochirurgie. 81,9% des patients avaient un anticoagulant direct (AOD) et un agent de renversement a été administré à 23 patients (35%), 7 sur 10 ont reçu du concentré de complexe prothrombique. 86% ont eu un arrêt de l’anticoagulant et une reprise, en moyenne, 12 jours post événement- maximum 30 jours. Au CHU de Toulouse, 58 patients ont été inclus, âge moyen de 84 ans, parmi lesquels 44 (74.9%) avaient un AOD, et 12 (20,1%) patients avaient un GCS à 14 et 1 un GCS 13. 84% ont été hospitalisés, et 2 (3.4%) ont eu une neurochirurgie. Un agent de renversement a été administré à 28 (48%) patients, dont 26 du concentré de complexe prothrombique. En moyenne, la reprise de l’anticoagulothérapie était de 15 jours post événement. Conclusion : Le renversement des anticoagulants n’est pas systématique aux urgences, l’orientation d’admission des patients est variable. L’arrêt et la reprise de l’anticoagulation sont différents selon le lieu de prise en charge des patients. Une standardisation des pratiques avec un protocole international pourrait être bénéfique.

Aucun
Marcel EMOND , Valérie BOUCHER , Manon JUILLAGUET , Xavier DUBUCS (Toulouse)
Flash communications Zone 2

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URGMEET41
10:00 - 10:15

UrgencesMeet
SUdF - RRF dans les SAMU : du concept au terrain !
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
10:00 - 10:15 RRF dans les SAMU : du concept au terrain ! François-Xavier MONTAGNON (Medecin) (Conférencier, Médecin, Roanne), Nicolas DESSEIGNE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Saint Etienne)
Studio TV
10:15 PAUSE ET VISITE DES STANDS

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URGMEET42
10:15 - 10:30

UrgencesMeet
SFMU - Board Innovation
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
10:15 - 10:30 Fablab et impression 3D aux Urgences : concevoir, former et innover. Sami ELLOUZE (PHC) (Conférencier, Médecin, Paris)
Studio TV
10:20

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URGMEET06
10:20 - 10:40

UrgencesMeet
CNP MU : présentation du Conseil National Professionnel de Médecine d'Urgence
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Philippe DESCLEFS (Coordonnateur, Médecin, Corbeil-Essonnes)
Présentation des décrets de décembre 2025 qui rendent la certification des médecins obligatoire. Présentation des nouvelle obligation de certifications des médecins et modalités de certifications de chacun en fonction de leur spécialité (urgentiste, médecin généraliste) et de leur diplôme.
10:20 - 10:40 Présentation du CNP MU. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Bordeaux), Dominique PATERON (Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Paris)
Espace Networking
10:30

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URGMEET43
10:30 - 10:45

UrgencesMeet
SUdF - Formule adhérent : pourquoi adhérer à un syndicat et comment ?
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
10:30 - 10:45 Formule adhérent : pourquoi adhérer à un syndicat et comment ? Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nantes), Nicolas DESSEIGNE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Saint Etienne)
Studio TV
10:45

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URGMEET44
10:45 - 11:00

UrgencesMeet
SUdF - Médecine de catastrophe
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
10:45 - 11:00 Médecine de catastrophe. Catherine BERTRAND THIFFAULT (Présidente de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Conférencier, Médecin, Paris)
Studio TV
11:00

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CM34
11:00 - 12:30

Conférence - Session commune SFMU / SFR
De la clinique à l'imagerie dans les Urgences Neurologiques
Adulte, Imagerie , Médecin, Neurologie

Modérateurs : Florence DUPRIEZ (Médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique), Patrick GOLDSTEIN (conseiller Médical) (Médecin, Lille)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
Dans cette session commune, urgentistes et radiologues discutent des indications, pièges et stratégies thérapeutiques des urgences neurologiques. Une session d'expertise pour améliorer notre prise en charge infectieuse, traumatologique et neurovasculaire !
11:00 - 11:10 Méningite, abcès, encéphalite - Quand demander l'imagerie ? Eric BATARD (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nantes)
11:10 - 11:20 Méningite, abcès, encéphalite - Quels pièges à l'imagerie ? Blanche BAPST (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
11:20 - 11:30 Discussion.
11:30 - 11:40 Traumatisme rachidien : urgence diagnostique ? - L'avis de l'urgentiste. Richard CHOCRON (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:40 - 11:50 Traumatisme rachidien : urgence diagnostique ? - L'avis du radiologue. Marie TALABARD (CCA) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:50 - 12:00 Discussion.
12:00 - 12:10 Accident vasculaire en phase aiguë - IRM ou scanner de perfusion ? Joseph BENZAKOUN (Radiologue) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:10 - 12:20 Accident vasculaire en phase aiguë - Nouvelles approches thérapeutiques. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
12:20 - 12:30 Discussion.
Amphi Bleu

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CM29
11:00 - 12:30

Conférence
Mieux communiquer dans l'urgence
Communication, Expert, Médecin, Soignant, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Hélène PIZZUT (PH) (Médecin, Montauban), Muriel VERGNE (muriel.vergne66@orange.fr) (Médecin, Toulon)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
La communication est la clé de notre métier. Nous communiquons tout le temps et avec plein d'interlocuteurs. Comment faire mieux pour notre exercice professionel ? nos patients ? et nos équipes ?
11:00 - 11:22 Le langage en régulation : comment ? Nicolas ROLLET (Maître de conférences) (Conférencier, Linguiste, Paris)
11:22 - 11:44 Gestion d'équipe : team leader, time keeper ? Thomas SANCHEZ (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin , Montpellier)
11:44 - 12:06 Vérifications et transmissions croisées : better safe than sorry ! Anne-Laure PHILIPPON (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:06 - 12:28 Les facteurs humains : parler mais pas que ! Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Amphi Havane

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FC26
11:00 - 12:00

Flash communications
Triage

Modérateur : Benoit VIAULT (PH) (Médecin, Toulouse)
11:00 - 11:06 #50260 - FC26-01 Chest pAIn : Développement d’un modèle d’apprentissage profond multi-paramétrique de prédictions multiples à partir des données d’accueil des patients présentant une douleur thoracique aux urgences.
FC26-01 Chest pAIn : Développement d’un modèle d’apprentissage profond multi-paramétrique de prédictions multiples à partir des données d’accueil des patients présentant une douleur thoracique aux urgences.

Introduction : La douleur thoracique (DT) est fréquente en service d’urgence (SU) et recouvre plusieurs étiologies menaçant le pronostic vital. Un triage précoce et efficace des patients se présentant en SU pour DT réduit le délai de prise en charge ainsi que la morbi-mortalité, en particulier dans le syndrome coronarien aigu (SCA) et le syndrome aortique aigu (SAA). Toutefois, l’évaluation initiale de la gravité est complexe lorsque seuls l’électrocardiogramme (ECG) et les données cliniques de base sont disponibles. Nous avons évalué un modèle d’intelligence artificielle multi-paramétrique (MP) d’apprentissage profond combinant ECG et données objectives cliniques (DOC) pour le diagnostic précoce du SCA avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) et SCA sans sus-décalage du segment ST (SCA ST-) chez les patients se présentant en SU pour DT. Matériels et méthode : Nous avons conduit une étude multicentrique rétrospective incluant 13 155 adultes pris en charge pour DT en 2022 ; les mineurs et les patients avec Glasgow < 14 ont été exclus. Nous avons développé un modèle étiologique (ME) MP distinguant sept étiologies : SCA ST+, SCA ST-, embolie pulmonaire, SAA, péricardite, myocardite et pneumothorax. Les ECG ont été analysés par un modèle ConvNeXt utilisant l’apprentissage par transfert, tandis que les données objectives cliniques (DOC) étaient traitées via un perceptron multicouche. Après fusion, nous avons obtenu un modèle MP de prédiction. De plus, un modèle de dépistage (MD) MP a été créé pour la prédiction de la présence d’au moins un des 7 diagnostics chez l’ensemble des patients en SU pour DT. Résultats : Le ME MP a présenté une AUROC de 0,66 (IC 95 % [0,58-0,72]) pour le SCA ST+ et de 0,64 (IC 95 % [0,57-0,70]) pour le SCA ST-. Les F1-score étaient de 0,33 (IC 95 % [0,25-0,42]) et de 0,59 (IC 95 % [0,54-0,65]) respectivement. Le MD MP a atteint une AUROC de 0,81 (IC 95 % [0,78-0,83]) et une valeur prédictive négative de 0,92 (IC 95 % [0,90-0,93]). Conclusion : Nous avons montré la faisabilité d’un ME MP à partir de l’ECG et de DOC disponibles dès les premières minutes en SU, sans recours à la biologie ni à l’imagerie. L’intégration des DOC améliorait les performances par rapport à l’utilisation de l’ECG seul. Sans remplacer le jugement clinique, cet outil pourrait aider à prioriser les filières de prise spécifiques et ainsi réduire le délai susceptible d’accroître la morbi-mortalité chez les patients à risque consultant pour DT.

Aucun
Julien CUCHET (Montpellier) , Dino TIKVESA , Maxime CARRIERE , Julie BENTROVATO , Prisca RAMBELONANDRIANINA , Coline LEUTERITZ , Thomas HUMEZ , Xavier BOBBIA
11:06 - 11:12 #50295 - FC26-02 Valeur pronostique de la variation de la lactatémie chez les patients à la salle d’accueil des urgences vitales.
FC26-02 Valeur pronostique de la variation de la lactatémie chez les patients à la salle d’accueil des urgences vitales.

Introduction: L’hyperlactatémie est un indicateur majeur de gravité en état critique. Son évolution précoce pourrait mieux refléter le pronostic que sa valeur initiale. Cette étude évalue l’intérêt du suivi dynamique de la lactatémie des l’accès à la sortie des urgences. Matériel et Méthodes: Cette étude descriptive et analytique, réalisée sur deux mois (01/01–28/02/2025) à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales (SAUV), a inclus 91 patients admis pour un état critique, avec des critères d’instabilité hémodynamique, respiratoire ou neurologique, et une lactatémie mesurée à l’admission et après 4 heures. Les données collectées comprenaient des informations épidémiologiques, cliniques et biologiques. Les patients ont été divisés en deux groupes : ceux avec une réduction significative de la lactatémie (répondeurs) et ceux avec une persistance ou augmentation de l’hyperlactatémie (non-répondeurs). L’évolution a été évaluée selon la mortalité intra-hospitalière et les complications, avec des corrélations analysées par des tests statistiques (p<0,05). Résultats: L’étude a inclus 91 patients avec un âge moyen de 62±14 ans, une prédominance masculine (57,1%) et une admission via le SMUR dans 41,8% des cas. Une détresse respiratoire était présente chez 46,2%, une détresse hémodynamique chez 39,6% et une détresse neurologique chez 21,9%, tandis qu’un sepsis était diagnostiqué chez 34,1%. Biologiquement, 43,9% présentaient une acidose métabolique isolée et 27,4% une acidose mixte. Une diminution de la lactatémie entre H0 et H6 a été observée chez 64,8% des patients, tandis que 35,2% présentaient une hyperlactatémie persistante. La mortalité était significativement plus élevée chez les non-répondeurs (37,5% vs 10,3%, p=0,004). Une acidose métabolique persistante (61,9% vs 22,5%, p<0,001) ou mixte (52,4% vs 18,3%, p=0,007) augmentait nettement le risque de décès. Le sepsis sévère était plus fréquent chez les non-répondeurs (51,6% vs 28,4%, p=0,02), et l’admission par SMUR était plus fréquente en cas de détresse respiratoire ou hémodynamique (67,5% vs 30,2%, p=0,01). Conclusion: La diminution précoce du lactate est un signe favorable, alors qu’une hyperlactatémie persistante, surtout en contexte de sepsis ou d’acidose, est associée à une mortalité accrue. Le suivi du lactate doit être intégré systématiquement à l’évaluation initiale des patients critiques, afin d’améliorer la détection précoce des évolutions défavorables et d’adapter rapidement les stratégies thérapeutiques.

Aucun
Mohamed Ali NBAYA (Gabès, Tunisie) , Chayma LASSOUED , Wafa GUIZA , Nada AYACHI , Khaireddine BEN AMOR , Omar ABASSI , Afraa JLIDI , Imene REJEB
11:12 - 11:18 #50315 - FC26-03 Impact de la régulation préalable par le SAMU 63 sur le secteur ambulatoire des urgences : étude avant/après dans un CHU.
FC26-03 Impact de la régulation préalable par le SAMU 63 sur le secteur ambulatoire des urgences : étude avant/après dans un CHU.

Introduction : Les passages aux urgences augmentent et le secteur ambulatoire se retrouve saturé par des motifs peu urgents. Depuis juillet 2023, dans un service d’urgences adultes d’un centre hospitalier universitaire, les patients se présentant par leurs propres moyens doivent appeler le SAMU 15 avant d’être éventuellement admis. Nous avons voulu savoir si ce dispositif changeait réellement l’activité du secteur ambulatoire. Matériel et Méthode : Étude rétrospective monocentrique comparant deux périodes de trois mois : avant régulation (01/11/2022–31/01/2023) et après régulation (01/11/2023–31/01/2024). Tous les patients de 16 ans et plus vus aux urgences adultes ont été inclus. Le critère principal était la proportion de patients orientés vers le secteur ambulatoire. Les critères secondaires, chez ces patients ambulatoires, étaient : âge, sexe, CCMU, diagnostics principaux, examens d’imagerie, délai avant accueil par l’IOA et hospitalisation. Les analyses utilisaient tests de proportion, tests t ou Mann–Whitney avec IC95 %. Résultats : 23 524 passages ont été analysés (11 875 avant vs 11 649 après régulation). La proportion de patients ambulatoires est restée similaire : 34,9 % (4 142/11 875) avant vs 35,4 % (4 118/11 649) après (p = 0,46). Après régulation, les patients ambulatoires étaient un peu plus âgés (37,0 vs 39,3 ans ; p < 0,001) et plus souvent classés CCMU 3, avec une diminution des CCMU 1–2. On observait moins de consultations pour simples conseils ou renouvellements d’ordonnance, et un léger excès de motifs plus « lourds » (douleurs abdominales, traumatismes du membre supérieur), ainsi qu’une augmentation modérée du recours à l’imagerie et des hospitalisations. Conclusion : L’obligation d’un appel préalable au SAMU 15 n’a pas diminué la part des patients orientés vers le secteur ambulatoire, mais elle a modifié leur profil : consultants un peu plus âgés, plus graves et plus souvent explorés ou hospitalisés. Le dispositif semble filtrer une partie des motifs bénins sans suffire à réduire le flux global, ce qui renforce la nécessité d’alternatives de soins non programmés en amont et d’une régulation mieux articulée avec l’offre de ville.

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Daniel ROUX-BONIFACE (Clermont-Ferrand) , Maxime COURTHALIAC , Coline CHIROL , Camille FAURE , Thibaut MARCADET , Marie DUPUY , Claire DURAND
11:18 - 11:24 #50359 - FC26-04 Evaluation de l’efficacité d’un algorithme de réorientation des patients à l’accueil des urgences.
FC26-04 Evaluation de l’efficacité d’un algorithme de réorientation des patients à l’accueil des urgences.

Introduction : Les services d’urgence doivent faire face à de plus en plus de consultations quotidiennes et notamment des consultations ne nécessitant pas le plateau technique des urgences. Le gouvernement a émis un arrêté qui donne pour objectif de réorienter 5 à 10% des patients, en s’aidant d’un protocole dans chaque service d’urgence. Cette étude visait à évaluer si la mise en place d’un algorithme rempli par l’infirmier d’accueil et d’orientation (IAO) à l’entrée des urgences pour aider à la décision d’une réorientation permettait de réorienter au moins 5% des patients se présentant aux urgences. L’objectif secondaire était d’évaluer la sécurité de cet algorithme. Matériel et Méthode : Etude prospective, observationnelle, monocentrique menée dans un centre hospitalier communautaire. L’algorithme était rempli par l’IAO à chaque fois qu’un patient se présentait aux urgences pour l’un des motifs de recours suivant : fièvre, signes urinaires, diarrhées, vomissements, douleur ORL ou dentaire, douleur lombaire, problème dermatologique, toux. Pour chaque motif, des critères cliniques et des constantes vitales étaient prises en compte. L’algorithme donnait deux réponses possibles : « réorientation possible » ou « admission aux urgences ». La sécurité de l’algorithme était évaluée par le recours au plateau technique des urgences, c’est-à-dire de la nécessité d’une ponction, d’une imagerie autre qu’une radiographie, un dosage de troponines ou de D-dimères ou si le patient avait eu besoin d’une hospitalisation. Résultats : Durant la période de l’étude, 2631 patients ont été inclus et 217 étaient éligibles à une réorientation selon l’algorithme soit 8.25% IC95% (7.22-9.37%) des patients se présentant dans le service d’urgence. Concernant la sécurité, un seul patient jugé ré orientable par l’algorithme a eu besoin du plateau technique des urgences. Conclusion : Cette étude a montré un fort taux de patients ré orientables à leur arrivée aux urgences, tout en étant sécuritaire. Néanmoins il serait intéressant d’étudier la faisabilité de la réorientation vers la médecine de ville dans des conditions réelles, de l'élargir à différents centres hospitaliers et en pédiatrie.

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Anneline SEGUI (Tours) , Guillem BOUILLEAU
11:24 - 11:30 #50398 - FC26-05 Stratification du risque de mortalité ou ventilation mécanique via le ratio SpO2/FiO2 chez les patients admis pour une dyspnée aux urgences.
FC26-05 Stratification du risque de mortalité ou ventilation mécanique via le ratio SpO2/FiO2 chez les patients admis pour une dyspnée aux urgences.

Introduction : La dyspnée est un motif fréquent aux Urgences, nécessitant une évaluation rapide pour identifier les patients à risque de dégradation rapide. L’objectif de notre travail a été d’évaluer le ratio SpO2/FiO2 mesuré à l’admission pour évaluer la sévérité des détresses respiratoires aigües admises aux urgences. Méthodologie : Étude rétrospective réalisée entre octobre 2022 et octobre 2023. Nous avons inclus les patients admis pour dyspnée et présentant une détresse respiratoire aiguë définie par une fréquence respiratoire supérieur à 25. Les patients avec données manquantes sur la SpO2, la FiO2 ou le pronostic ont été non-inclus. Le critère de jugement principal était le pronostic intrahospitalier défavorable (ventilation mécanique, arrêt cardiorespiratoire, décès). La performance du ratio SpO2/FiO2 a été évalué par le calcul d’une aire sous la courbe (AUC) et de son intervalle de confiance à 95% (IC95%), et a été comparé au NEWS-2 et à l’EWS.O2. Résultats : Au total, 657 patients ont été inclus et 138 (21%) ont présenté une évolution défavorable. Le ratio SpO2/FiO2 était de 429 [320 – 457] et 310 [247 – 385] en cas d’évolution favorable et défavorable. L’AUC était 0,744 ; (IC à 95% : [0.699 – 0.789]). L’AUC était supérieure à d’autres scores comme NEWS-2 (0,657) et EWS.O2 (0,721). Un seuil de SpO2/FiO2 à 440 semble optimal pour une sensibilité élevée (89%) et une VPN (93,8%) pour l’identification des patients à risque. Conclusion : Le ratio SpO2/FiO2 à une sensibilité élevée et une bonne valeur prédictive négative à des seuils adaptés pour le dépistage des patients en détresse respiratoire à l’admission et à risque d’évolution défavorable en intrahospitalier en urgences. Un travail multicentrique est nécessaire pour pouvoir extrapoler nos résultats.

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Thomas GOURDON (Angoulême) , Tristan LOPEZ , Jérémy GUÉNÉZAN , Olivier MIMOZ , Nicolas MARJANOVIC
11:30 - 11:36 #50443 - FC26-06 Facteurs non cliniques associés aux écarts entre triage observé et triage théorique : implications pour l’équité.
FC26-06 Facteurs non cliniques associés aux écarts entre triage observé et triage théorique : implications pour l’équité.

Introduction : Le triage aux urgences vise à prioriser les patients selon la gravité de leur état, mais repose en France sur des échelles standardisées telles que FRENCH, construites par consensus d’experts et dépourvues de véritable gold standard. Des travaux récents suggèrent l’existence de biais décisionnels liés à des facteurs non cliniques (sexe, âge, statut socio-économique), pouvant conduire à des écarts de tri et affecter la qualité des soins. L’objectif de cette étude est d’explorer les déterminants associés aux divergences entre un triage réalisé par les infirmiers d’orientation et d’accueil (IOA) et un triage théorique fondé sur des règles standardisées. Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle à partir d’une base de données exhaustive des consultations adultes dans un service d’urgences, entre 2016 et 2021.Un indicateur d’écart entre le triage observé et un triage théorique a été construit. Des régressions logistiques multinomiales ont été utilisées pour identifier les facteurs associés à une priorisation ou à une sous-priorisation, en ajustant sur les variables cliniques (signes vitaux, niveau de conscience, motif) et non cliniques (sexe, âge, statut socio-économique, taux d’occupation, sexe et expérience de l’IOA). Résultats : Des associations significatives ont été observées entre plusieurs facteurs non cliniques et l’écart de tri. Chez les femmes, le triage théorique était plus fréquemment plus grave que le triage observé, même lorsque les paramètres cliniques étaient pris en compte. Les patients âgés étaient plus souvent priorisés que les jeunes adultes, un phénomène amplifié lorsque le taux d’occupation des urgences augmentait. Conclusion : L’étude suggère que des facteurs non cliniques influencent le triage, bien que l’outil d’estimation de l’écart entre triage observé et théorique est imparfait. Ces résultats invitent à poursuivre les travaux dans plusieurs directions : identifier des indicateurs alternatifs permettant d’approcher la qualité du triage en l’absence de gold standard, à partir de données cliniques et administratives ; étudier leurs associations avec des caractéristiques potentiellement sensibles telles que le sexe, l’âge ou le statut socio-économique. Certains indicateurs mesurables (durée de séjour, consommation de ressources, diagnostic) pourraient refléter partiellement la pertinence du triage, tandis que des différences systématiques entre groupes pourraient révéler des inégalités structurelles.

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Nadia ELORGA-CASTAGNET (Bordeaux) , Ariel GUERRA-ADAMES , Emmanuel LAGARDE , Marta AVALOS-FERNANDEZ , Cédric GIL-JARDINE
11:36 - 11:42 #50609 - FC26-07 Kin-E-Scoot : Evaluation de l'incidence des lésions en trottinette électrique diagnostiquées par examen complémentaire chez les patients non polytraumatisés grade A ou B sur le bassin Grenoblois.
FC26-07 Kin-E-Scoot : Evaluation de l'incidence des lésions en trottinette électrique diagnostiquées par examen complémentaire chez les patients non polytraumatisés grade A ou B sur le bassin Grenoblois.

Introduction : Depuis l’introduction des trottinettes électriques, les études ont montré leur potentielle gravité. Notamment les accidents avec collisions nocturnes qui ont un taux plus important d’hospitalisations en soins critique. Alors qu’il existe des critères cinétiques pour les traumatisés en voiture/moto; il n’y a pas encore de critère précis pour les trottinettes électriques permettant de repérer les patients à risque de lésions. L'objectif principal est de décrire les lésions des traumatisés ne présentant pas de signes initiaux de gravité et d’évaluer l’influence de critères anamnestiques sur ces lésions. Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique incluant 300 patients ≥14 ans ayant eu un accident de trottinette électrique à Grenoble en 2024. Les patients ayant des critères initiaux de gravité étaient exclus (Glasgow ≤13, SpO2≤90%, PAS <90 mmHg, traumatisme pénétrant, amputation, volet costal...). Des sous-groupes ont permis d’évaluer l’influence de facteurs sur l’incidence des lésions et la consommation de soins des accidentés en trottinette électrique. Résultats: Parmi les 300 patients, 87 (29%) ont présenté ≥1 lésion découverte par examen complémentaire, 28 (9.3%) présentaient des lésions à considérer de haute énergie. Les adultes avaient plus de lésions sévères que les enfants (p=0.01). Les accidents à plus de 25 km/h sont plus à risque de lésions(p=0.01) avec un OR a 2.22 [1.05-4.70], p=0.05) comparé aux accidents <25 km/h. Nous n’avons pas observé de différence entre les types d’accidents (p=0.1) mais le groupe « collision avec autre usager » se différenciait des autres (p=0.05). Par ailleurs, 9.7% des patients ont été hospitalisés dont 1 en soins continus et 2 en réanimation ; 24.3% ont reconsulté dans le mois ; 10 % des patients ont nécessité une chirurgie et 1 (0.3%) une embolisation. En conclusion, les accidentés en trottinettes électriques sont peu protégés et à risque de lésions sévères. Malgré un examen clinique sans défaillance initiale, 29% patients vont présenter ≥1 lésion diagnostiquée par examen complémentaire et 9.3% une lésion de haute énergie. Il s’agit de la population à repérer aux urgences pour éviter de les sous-trier. Une vitesse ≥25 km/h et une collision avec un autre usager sont tous deux des facteurs de risque de lésions à considérer dans le tri de ces accidentés. La population pédiatrique semble moins sujette aux lésions mais des études prospectives sont nécessaire afin de confirmer ce résultat.

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Clarence VILLA-SALVIGNOL (Grenoble)
11:42 - 11:48 #50711 - FC26-08 LE TRAUMATISE SEVERE AUX URGENCES : LA NEW BERLIN DEFINITION VERSUS L’INJURY SEVERETY SCORE.
FC26-08 LE TRAUMATISE SEVERE AUX URGENCES : LA NEW BERLIN DEFINITION VERSUS L’INJURY SEVERETY SCORE.

Introduction : L’évaluation précoce du traumatisé sévère est la pierre angulaire de toute prise en charge et conditionne son pronostic. Dans ce cadre plusieurs scores ont été utilisés comme outils d’évaluation pour faciliter les processus décisionnels en stratifiant la sévérité du bilan lésionnel. L’objectif de ce travail était de comparer les performances pronostiques de deux scores : la New Berlin Définition (NBD) et l’Injury Severity Score (ISS) en termes de mortalité chez les traumatisés graves admis aux urgences. Méthodes : Nous avons mené une analyse post Hoc rétrospective sur un registre prospectif, pronostique et mono centrique menée au service des urgences. Nous avons inclus des traumatisés sévères âgés de 18 ans ou plus sélectionnés sur les critères de haute vélocité. Une analyse multivariée a été réalisée afin d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité en SAUV et au 7ème jour post-traumatique. Une comparaison des performances pronostiques de l’ISS et de la NBD a été menée. Résultats : Inclusion de 479 patients. L’âge médian=37 (18-90) et sex-ratio=4,2. Les accidents de la voie publique ont été majoritaires n(%): 358(75%). Caractéristiques cliniques : n(%) : GCS<9 : 110(23) ; PAS<90 mmHg : 46(9) et SpO2<90% : 68(14). L’ISS moyen =19. La mortalité en SAUV, à J7 et à J30 a été respectivement de 2,2%, 27,3% et 30,1%. En analyse multivariée, les 2 scores sont ressortis comme facteurs indépendants prédictifs de mortalité à J7 ; pour l’ISS ≥ 16 = (OR ajusté à 1,61 ; IC 95% [1,04 – 2,5] ; p=0,033) et la NBD avec (OR ajusté =1,54; IC95% [1,09– 2,18] ; p=0,014). L’étude des performances diagnostiques de la NBD a conclu en SAUV : Se= 100% ; Sp= 47% ; VPP= 4,24% ; VPN= 100% et à J7 : Se= 76,3% ; Sp= 54,3% ; VPP= 38,6% ; VPN= 85,9% ; Indice de Youden à 0,47. L’étude des rapports de vraisemblance en SAUV pour la NBD: RVP = 1,89, IC [95%] = [1, 56-2,09]; RVN = 0, IC [95%] = [0,01-1,34] et pour l’ISS : RVP =1,48 [1,24 – 1,62] ; RVN =0 ; IC [95%] = [0,01-1,94]. Conclusion : Dans notre étude, le score anatomique et le score combiné ont été corrélés au pronostic. Les deux scores ont été des tests d’exclusion avec sensibilité et VPN maximales. Toutefois, la NBD a été plus spécifique et a montré un Youden plus robuste. Les rapports de vraisemblance ont été modérés mais meilleurs en faveur de la NBD.
Hamed RYM (Chartres) , Hanene GHAZALI
11:48 - 11:54 #50363 - FC26-09 Améliorer la gestion des proches aux urgences : un projet pour l’humanisation des soins se déroulant au CHU Henri-Mondor.
FC26-09 Améliorer la gestion des proches aux urgences : un projet pour l’humanisation des soins se déroulant au CHU Henri-Mondor.

Dans le cadre du projet d’engagement collectif, le service des Urgences du CHU Mondor a lancé une initiative pour améliorer l’accueil et la prise en charge des proches. Le projet vise à apaiser les tensions et favoriser la communication en mettant en place un système d’étiquettes pour identifier les accompagnants. L’objectif est d’améliorer l’accueil, l’information et le confort des proches, en renforçant la qualité et la sécurité des soins grâce à une meilleure traçabilité des dossiers. Un groupe de travail pluridisciplinaire a élaboré des étiquettes de couleur, permettant d’identifier les accompagnants en fonction du temps (H24 ou limité à 15 minutes). Ces étiquettes contiennent un QR code permettant l’accès à la charte des règles des accompagants. Un effort particulier a été mis sur l’inclusivité visuelle. Un rôle clé a été attribué à 2 aides-soignants pour assurer la communication entre les proches et l’équipe médicale. Les résultats ont montré une augmentation de la satisfaction des soignants, une diminution des conflits avec les familles et un meilleur accès aux informations dans les dossiers médicaux. Le taux de satisfaction global du personnel a augmenté de 20 %, et une amélioration notable de la gestion du temps et des tensions a été observée. En conclusion, ce projet a non seulement optimisé la prise en charge des proches, mais a aussi renforcé la qualité de vie au travail des soignants, améliorant ainsi la fidélisation des équipes et la qualité des soins aux urgences.

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Christian KASSASSEYA (Créteil) , Caryn RECTO
Flash communications Zone 1

"Vendredi 05 juin"

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FC27
11:00 - 12:00

Flash communications
Toxicologie et intoxications et pathologies circonstancielles

Modérateur : Sami ELLOUZE (PHC) (Médecin, Paris)
11:00 - 11:06 #50111 - FC27-01 prévalence et sévérité du mal aigu des montganes sur concordia.
FC27-01 prévalence et sévérité du mal aigu des montganes sur concordia.

Introduction: Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) et les autres Pathologies Sévères de la Haute Altitude (PSHA) telles que l’œdème pulmonaire ou cérébral surviennent à des altitudes supérieures à 2500m. Sans prise en charge rapide l’évolution de ces pathologies peut aboutir au décès. La prévention et la connaissance de ces maladies est essentielle, a fortiori en milieu isolé. Notre objectif était d'évaluer la prévalence et la sévérité du MAM sur la base scientifique franco-italienne Concordia située à 3233m d'altitude au cœur du continent Antarctique. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la cinétique d’apparition et les facteurs de risque reconnus ou suspectés de MAM. Méthode: Dans cette étude observationnelle transversale réalisée lors de l’été austral 2023-2024, le MAM a été diagnostiqué et classé selon sa sévérité chez 97 participants selon le score de Lake Louise version 2018 (LLQS2018). Le suivi consistait en une visite médicale quotidienne du jour d’arrivée jusqu’à un maximum de 5 jours. La pression barométrique, le sexe, l’automédication ont été relevés afin d’étudier leur effet sur la prévalence et la sévérité du MAM. Conclusion: La prévalence du MAM est de 16,5% [10.4%; 25.1%] dans notre étude. Un œdème pulmonaire de haute altitude a également été diagnostiqué. Malgré une sévérité décrite comme légère dans la majorité des cas ces données nous rappellent que le MAM peut évoluer vers les autres PSHA sans présenter de signes avant-coureurs détectables par le LLQS2018.

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Jules ESPINAS (Saint-Denis, Réunion) , Paul LAFORET , François LECOQ-JAMMES , Nicolas BOUSCAREN , Floran BEGUE
11:06 - 11:12 #50176 - FC27-02 Tentatives de suicide pris en charge en pré hospitalier : étude épidemio-clinique et facteurs prédictifs de gravité.
FC27-02 Tentatives de suicide pris en charge en pré hospitalier : étude épidemio-clinique et facteurs prédictifs de gravité.

Introduction:La prise en charge préhospitalière des TS représente un défi et nécessite des décisions rapides. Les objectifs de notre étude étaient: Décrire les caractéristiques épidémio clinique et le traitement des TS en préhospitalier et identifier les facteurs prédictif de mortalité préhospitalière. Matériels et méthodes: étude rétrospective descriptive et analytique menée au SAMU 04, incluant tous les appels pour TS durant 21 mois(avril 2023-décembre 2024). Nous avons décrit les données collectées à partir des dossiers de régulation médicale et d’intervention. Résultats :On a inclus 116 patients. L'âge moyen était de 29,6 ans ± 13,5. Le sex ratio a été de 0.68. Les appels ont été reçus des zones rurales(63,8%). Une comorbidité psychiatrique a été retrouvée chez 19.8% des personnes. Le facteur déclenchant le plus rapporté a été le conflit familial (74.1%). L'intoxication volontaire était la méthode la plus fréquente (88,8%), la pendaison (6,9%),l'immolation et l'automutilation (1,7%chacune). Un cas d’électrisation volontaire a été rapporté (0,9%). Une mission primaire a été déclenchée dans 78,4%des cas. Huit patients ont été retrouvés en ACR. seuls un cas de pendaison et un autre d’automutilation ont récupéré après réanimation. Une détresse respiratoire a été retrouvée dans 16.9% des cas. L'oxygénothérapie a été utilisée dans 39,8% des cas. Une instabilité hémodynamique a été retrouvée chez 7.2% des patients. Une détresse neurologique a été retrouvée chez 36.1% des patients. Le lavage gastrique était la méthode de décontamination utilisée exclusivement par l'équipe préhospitalière (24,1%).Un antidote a été utilisé dan 11% des cas. 83.5% des patients ont été transférés en unités de soins intensifs. Le taux de mortalité était de 6,9%. Les facteurs de risque associés à la mortalité étaient la pendaison (p=0,014), la réponse à l'appel dans la première heure (p=0,014), les appels de la protection civile (p=0,023). Les facteurs protecteurs contre la mortalité étaient l'origine rurale (p=0,012 ; OR=0,08), les appels provenant d’un personnel médical (p<0,001 ; OR=0,78) et la présence d'une prise en charge préliminaire (p=0,04 ; OR=0,16). Conclusion:Notre étude a souligné la nécessité de renforcer le rôle des SAMU par une meilleure formation, une disponibilité accrue des antidotes et des stratégies d’intervention précoce.

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Marwa BEN ABDALLAH , Nadia BEJAOUI (Tunis, Tunisie) , Mariam MALLAK , Houssem AFFES , Aymen FARROUKH , Faten MZOUGHI , Wassel MOKNI , Adel CHAARI
11:12 - 11:18 #50450 - FC27-03 L’alcool aux urgences de La Réunion : épidémiologie, consultations multiples et flux de patients.
FC27-03 L’alcool aux urgences de La Réunion : épidémiologie, consultations multiples et flux de patients.

Introduction : L’alcool représente la deuxième cause de consultation aux urgences. À La Réunion, la consommation d’alcool est moindre, mais le taux de passage aux urgences pour un motif en lien avec l’alcool est trois fois supérieur au taux national. Les patients consultant aux urgences réunionnaises pour un motif en lien avec l’alcool ont été peu étudiés. Méthodes : Cette étude est observationnelle, multicentrique et rétrospective. L'ensemble des séjours aux urgences réunionnaises, du 01/01/2022 au 31/12/2023, dont l’un des diagnostics était en lien avec l’alcool ont été inclus. Le critère de jugement principal était la description des patients. Les critères secondaires étaient : (i) la caractérisation d’une population de patients consultant à plusieurs reprises (pluri-consultant), (ii) sa comparaison aux patients mono-consultants, (iii) la recherche d’une saisonnalité du recours aux urgences. Résultats : Nous avons identifiés 12 849 séjours réalisés par 6 598 patients. Le nombre de consultation moyen par patient sur la période d'étude était de 2, avec un minimum à 1 et un maximum à 150. Les 10% des patients ayant le plus consulté étaient à l'origine de 60% des séjours aux urgences pour un motif en lien avec l'alcool. Le sexe masculin était sur-représenté (81 %) et l’âge moyen était de 46 ans. L’intoxications éthylique aiguë représentait 77 % des séjours. Les patients pluri-consultants représentaient 25 % de la population. Ils étaient plus fréquemment des hommes (87,9 % vs 78,8 %, p<0,001) et étaient plus âgés (48,3 vs 45,2, p<0,001). Les pluri-consultants étaient également plus souvent suivis en psychiatrie, en addictologie et par les services sociaux. Cependant, seulement 30 % des pluri-consultants avaient un suivi actif en addictologie. Des pics de consultations ont été identifiés autour du 7ème jour du mois, jour de versement des aides sociales. Conclusion : De nombreuses consultations aux urgences réunionnaises sont en lien avec l’alcool et une part importante des patients consultent à plusieurs reprises. Les patients pluri-consultants sont à l'origine de nombreuses consultations et leurs caractéristiques sont significativement différentes des autres patients, révélant un intrication avec des problématiques sociales ou psychiatriques notamment.

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Antoine ALVAREZ , Olivier GACIA (Saint-Pierre, Réunion) , Camille PUDDU
11:18 - 11:24 #50611 - FC27-04 Fiabilité du thermomètre tympanique en conditions hivernales préhospitalières : étude pilote chez des sujets sains.
FC27-04 Fiabilité du thermomètre tympanique en conditions hivernales préhospitalières : étude pilote chez des sujets sains.

Introduction :  La mesure précise de la température corporelle constitue un élément clé de la prise en charge des patients exposés au froid, en particulier en préhospitalier où l’hypothermie représente un facteur pronostique majeur. Le thermomètre tympanique est largement utilisé pour sa rapidité et son caractère non invasif, bien que sa fiabilité en environnement froid reste discutée. Cette étude vise à évaluer son usage réel en contexte préhospitalier en milieu périlleux et sa fiabilité en conditions hivernales simulées. Matériel et méthode :  Un sondage a été diffusé auprès des bases de secours en montagne françaises afin de recenser les différentes pratiques de mesure de la température. Une étude expérimentale a ensuite été menée chez 14 sujets sains. Quatre mesures tympaniques standardisées étaient réalisées chez chaque participants : deux en intérieur (≈24 °C) et deux en extérieur (≈15 °C). Les analyses reposaient sur des statistiques descriptives, un test de Wilcoxon apparié et un modèle linéaire mixte. Résultats :  Le sondage (61 réponses) montre une utilisation prédominante du thermomètre tympanique, qui est majoritairement perçu comme peu fiable par les praticiens. Expérimentalement, la température tympanique moyenne était de 35,79 °C en intérieur contre 35,29 °C en extérieur, avec une différence intra-sujet moyenne de 0,50 °C. Cette sous-estimation était significative (p=0,003) et associée à une forte variabilité interindividuelle (ICC=0,62). Conclusion :  Chez des sujets sains, l’exposition au froid est associée à une sous-estimation et une variabilité accrue des mesures tympaniques. Ces résultats suggèrent une fiabilité limitée du thermomètre tympanique en contexte préhospitalier hivernal. Ils soulignent l’intérêt d’une interprétation prudente de cette mesure. Cette étude invite à mener d’autres travaux de recherche plus approfondis et en conditions réelles.

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Vaea AUBERTY , Tristan DROGOU , Hugo SCHMIT , Loic LAMBOLEY , Amaury DELCROIX (Annecy)
11:24 - 11:30 #50675 - FC27-05 Intoxications volontaires aigues vues aux urgences: Valeur pronostique de l'échelle Suicidal Intent Scale simplifiée.
FC27-05 Intoxications volontaires aigues vues aux urgences: Valeur pronostique de l'échelle Suicidal Intent Scale simplifiée.

Introduction: L’intoxication volontaire est un motif fréquent de consultation aux urgences. Il est important pour l’urgentiste de cerner les formes à risque d’aggravation dès la phase initiale de prise en charge. Le Suicidal Intent Scale (SIS) a été décrit depuis 3 décennies pour prédire le risque de récidive du suicide et évaluer le pronostic, mais ses principales limites sont le fait qu’il ne permet pas d’évaluer les patients avec altération de l’état neurologique et que c’est un questionnaire long composé de 15 items. On propose une nouvelle version simplifiée du SIS composé des 5 items (1, 4, 9, 12,13) auxquels peut répondre l’entourage de la victime. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique de l’échelle SIS simplifié chez les suicidants par intoxication. Méthodes: Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective menée sur une période de 6 ans (Janvier 2016-décembre 2021). Inclusion de tous les patients consultant les urgences suite à une intoxication volontaire, avec recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques des patients. Les malades dont l’état neurologique ne permettait pas de répondre au questionnaire ont été exclus. Calcul du SIS simplifié. Une mauvaise issue est jugée sur la mortalité et le taux d’admission en réanimation. Résultats: Inclusion de 475 patients. L’âge moyen était de 27± 11 ans avec un Sex-ratio=0,24. Le délai médian de consultation était de quatre heures. Cent sept patients avaient des antécédents psychiatriques (22,7%) dont 92 avaient une tentative de suicide antérieure. Trois-cent quarante-deux des tentatives (72%) survenaient dans les suites d’un conflit. l’intoxication médicamenteuse était trouvée chez 87,6% des cas, par les pesticides chez 9,2% et par les caustiques chez 3,2% des cas. Les signes cliniques étaient dominés par les troubles digestifs (29,5%), cardiaques (26,3%), respiratoires (13,2%) et les troubles neurologiques (11%). Soixante-trois patients (13,3%) étaient admis en réanimation et aucun décès n’a été enregistré. La valeur pronostique du SIS simplifié était satisfaisante pour prédire l’admission en réanimation avec (AUC : 0,90 ; IC95% [0,86-0,94] ; p<0,001), et un cut-off à 4 pour le SIS simplifié. Conclusion: Notre étude a montré que cette nouvelle échelle SIS simplifiée, qui est une version plus courte du SIS composé de 5 items, est un outil facile à utiliser pour la détection précoce des intoxications graves aux urgences.

Aucun
Amira BAKIR , Syrine KESKES (Tunis, Tunisie) , Raja FADHEL , Yosra MEJDOUB , Hanene GHAZALI , Sami SOUISSI
11:30 - 11:36 #50678 - FC27-06 Anaphylaxie vue aux urgences: facteurs prédictifs d’admission en réanimation.
FC27-06 Anaphylaxie vue aux urgences: facteurs prédictifs d’admission en réanimation.

Introduction: L’anaphylaxie est une réaction d’hypersensibilité systémique, généralisée, sévère, pouvant engager le pronostic vital. C’est une des causes d’admission des sujets jeunes aux urgences et en réanimation. L’analyse des facteurs pronostiques permet de décider une admission précoce en réanimation et la mise en place d’une thérapeutique adaptée. But : Identifier les facteurs prédictifs d’admission en réanimation en cas d’anaphylaxie. Méthodes : Etude observationnelle prospective, sur 15 ans (Juin 2010 à Décembre 2025). Inclusion des patients (âge > 14 ans), avec signes cliniques en faveur d’une anaphylaxie telle qu’elle a été définie par le National Institute of Allergy and Infectious Disease and The Food Allergy and Anaphylaxis Network. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Identification des facteurs prédictifs d’admission en réanimation par une analyse en régression logistique. Résultats : Inclusion de 945 patients. Age moyen=40+/- 15 ans. Sex-ratio=0,77. Des antécédents d'anaphylaxie ont été signalés dans 37,5% des cas. Les signes cliniques étaient n (%): signes cutanés 898 (95), signes cardiovasculaires 186 (19,7), signes respiratoires 261 (27,6), signes digestifs 165 (17,5) et signes neurologiques 29 (3,1). Les allergènes les plus courants étaient (%): médicaments (50,5), aliments (24,6), fruits de mer (9,5) et les insectes (6,5). L'adrénaline titrée en intraveineuse directe a été utilisée chez 14,2% des patients. Des corticostéroïdes et un antagoniste de l'histamine H1 ont été prescrits dans 95,9 et 69,4% respectivement. Des réactions bi phasiques ont été rapportées chez 29 patients (3,1%). Aucun cas de décès n'a été enregistré. L’admission en réanimation était indiquée chez 3,8% des patients. L’étude comparative multivariée a permis d’identifier les facteurs indépendants d'admission en réanimation: antécédent de diabète (OR 1,59 ; IC 95% [1,28 – 2,47]), l'administration parentérale du médicament allergène (OR 1,61 ; IC 95% [1,39 – 3,34]). Conclusions : L’antécédent de diabète et l'administration parentérale du médicament allergène constituent des facteurs indépendants d’admission en réanimation en cas d’anaphylaxie.

Aucun
Amira BAKIR , Imene BEN ABDALLAH , Hanene GHAZALI , Jihene JELLALI , Yosra MEJDOUB , Amira TAGOUGUI , Sami SOUISSI , Syrine KESKES (Tunis, Tunisie)
11:36 - 11:42 #50837 - FC27-07 coup de chaleur aux urgences :Épidémiologie aux urgences et facteurs prédictifs de mauvaise évolution neurologique.
FC27-07 coup de chaleur aux urgences :Épidémiologie aux urgences et facteurs prédictifs de mauvaise évolution neurologique.

Problématique : Le coup de chaleur représente une urgence vitale dont l’incidence ne cesse d’augmenter vu le réchauffement climatique et dont la prise en charge aux urgences reste complexe. But du travail : Analyser le profil épidémiologique de la population victime du coup de chaleur, et étudier les facteurs prédictifs d’une évolution neurologique défavorable en utilisant le score de performance cérébral Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective portant sur les patients adultes pris en charge à l’unité de soins intensifs du service des urgences et SAMU 04 du CHU Habib Bourguiba à Sfax et dont le diagnostic d’un coup de chaleur a été retenu durant la période caniculaire entre Juin et Octobre des années 2020 à 2023. La delta osmolarité 48 = Osmolarité a 48h-osmolarite a H1 Résultats : Notre étude a porté sur 100 patients, avec une moyenne d'âge de 72 ans et une prédominance gériatrique (71%;n=71). La population étudiée était caractérisée par un sex-ratio de 1,1. La majorité des patients étaient d'origine rurale (59%;n=59), vivaient en famille (76%;n=76) et ne disposaient pas de moyens de refroidissement (74%;n=74). Les patients étaient autonomes dans 30% des cas.(n=30) Le tableau clinique à l'admission était dominé par une fièvre constante (100%;n=100) accompagnée de manifestations neurologiques, notamment une confusion (46%;n=46), un coma (44%;n=44) et des convulsions (14%;n=14). L'asthénie (64%;n=64) et la soif (42%;n=42) constituaient les principaux signes prodromiques. Une mauvaise performance cérébrale a été constatée chez 36% des patients. En analyse multivariée, l'autonomie (p=0,002 ; OR :17,5 IC 95% [2,7-110]), une saturation partielle en oxygène <=87% (p=0,042 ; OR :7,9 IC 95% [1-58]) ,une fréquence cardiaque >=115 ( p=0,013; OR :9,6 IC 95% [9,6-57,1]),une osmolarité plasmatique >302 (p=0,002 ; OR :26,2 IC 95% [3,3-208 ]) et delta osmolarité 48<=-17,7 (p=0,014 ; OR :11,3 IC 95% [1,6-79]) étaient des facteurs indépendants de mauvaise évolution neurologique. Conclusion : Notre étude souligne l'importance des facteurs pronostiques dans le coup de chaleur, pour l'évolution neurologique. Ces résultats permettront d'optimiser la prise en charge initiale.

pas de conflits
Emna GHARBI , Ali BEN MAHMOUD , Mohamed ZOUARI , Marwa BELAKHAL , Hana KESSENTINI , Mouna JERBI , Noureddine REKIK , Behzed Walieddine FITOUHI (Tunis, Tunisie)
11:42 - 11:48 #50909 - FC27-08 Profil épidémiologique des intoxications volontaires chez les adolescents: étude descriptive.
FC27-08 Profil épidémiologique des intoxications volontaires chez les adolescents: étude descriptive.

Introduction: Les intoxications volontaires chez les adolescents sont fréquentes en Tunisie. Les enfants de 10 à 19 ans admis aux urgences pour ingestion volontaire peuvent être classés en trois catégories: abus volontaire, mésusage intentionnel et tentative de suicide. But: Evaluer l’ampleur des intoxications volontaires chez les adolescents ayant consulté dans notre service et décrire leurs caractéristiques épidémiologiques. Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive, observationnelle portant sur tous les cas d’intoxications survenus chez les adolescents de 10 à 19 ans ayant consulté durant la période allant du 1er Janvier au 31 Octobre 2025. L’analyse descriptive a porté sur les particularités sociodémographiques des victimes , les caractéristiques du toxique et l’évolution. Résultats : 27 cas d’intoxications ont été inclus dont 33,3% ont été ramené aux urgences par SMUR. Il y’avait une nette prédominance féminine 74% (20). L’âge moyen était de 13± 2.05 ans. Les patients étaient d’origine urbaine dans 63% des cas et d’origine rurale dans 37% des cas. Le contexte était un conflit familial dans 93% des cas et un échec scolaire dans 5,6% des cas. La distribution des intoxications dans le nycthémère a fait apparaître deux pics: entre 7 et 11 heures et entre 23 et 7 heures . Elles ont survenu à domicile dans 83,7% des cas. La circonstance suicidaire était l’apanage de tous les patients inclus dans cette étude. La voie de prise de toxique la plus retrouvée était la voie orale dans 89,2% des cas. Les produits utilisés étaient les organophosphorés dans 53,2%, suivis par les raticides dans 23,3%, les médicaments dans 12,5% des cas, les caustiques dans 9% des cas, les phosphures d’aluminium dans un cas et l’éthanol dans 1 cas. Les classes pharmaceutique des médicaments pris était comme suit: antidiabétiques oraux dans 34,9% des cas, antiépileptiques dans 21,6% des cas, antihypertenseurs dans 12% des cas, paracétamol dans 9,3% des cas et une association de deux classes pharmaceutiques ou plus dans le reste des cas. 16 cas ont nécessité un transfert à un service de réanimation, 9 cas ont nécessité une surveillance médicale. L’issue était fatale dans 2 cas. Conclusion: Au terme de notre étude, il s’avère que l’intoxication volontaire chez l’adolescent est un événement fréquent. Cependant, l’évolution reste favorable dans la majorité des cas. Ceci ne doit pas masquer la gravité potentielle ni faire perdre de vue les mesures prophylactiques indispensables.

Aucun
May ZNATI (Tunis, Tunisie) , Basma MNAJJA , Amina JEBALI
Flash communications Zone 2

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SI-SAMU
11:00 - 12:30

Session SI-SAMU
20ème conférence des SAMU du programme SI-SAMU

Coordonnateur : Valérie DEBIERRE (Coordonnateur, Médecin, La Roche sur Yon)
Cette conférence vous permettra de vous mettre à jour sur l'actualité des programmes nationaux portés par l'Agence du Numérique en Santé (Téléphonie et portail SI-SAMU, Hub Santé, Plateforme SAS, ...), les réalisations 2025-2026 et les perspectives de développement et déploiement terrain.
11:00 - 12:30 20ème conférence des SAMU du programme SI-SAMU. Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nantes), Pierre-Emmanuel MONNET (Conférencier, ANS - Directeur du Domaine des Urgences, Paris), Nicolas BILLAUDÉ (Pôle appui aux acteurs et Relation avec les clients, Prog SI SAMU, resp du centre de déploiement) (Conférencier, ANS - Responsable déploiement, Paris), Jade BENJAMIN (Conférencier, ANS - Chef de projets Hub Santé, Paris), Joel JENVRIN (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Nantes), Louis SOULAT (RPPS non communique) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 242A

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SI05
11:00 - 12:00

Session Interactive
Infarctus, Myocardite ou Troponite ? Sortez-moi de là !
Adulte, Cardiologie , Les fondamentaux, Services d'Urgences

Modérateur : Pascal BILBAULT (responsable de service / chef de pôle) (Médecin, Strasbourg)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
Troponines ne rime pas avec cardiologie. Explorons ensemble les différentes causes cardiologiques et extra cardiologiques pouvant élever les troponines et établissons ensemble le cheminement diagnostic le plus approprié !
11:00 - 12:00 Infarctus, Myocardite ou Troponite ? Sortez-moi de là! Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Médecin, Tours)
Salle 242B

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CMS10
11:00 - 12:30

Conférence
Les médicaments en SSE - NRBC
NRBC, Situations Sanitaires Exceptionnelles, Soignant, Thérapeutique

Modérateurs : Magali DESCHOUVERT (Cadre de Santé) (Cadre de santé, Rouen), Olivier GUILLARD (Pediatre) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, IDE, Paris)
Présenter les principes pratiques de gestion des médicaments en situation sanitaire exceptionnelle (SSE) ou NRBC, depuis leur identification et leur préparation jusqu’à l’organisation du comptoir pharmaceutique et les spécificités pédiatriques, afin d’optimiser la réponse opérationnelle et la sécurité des prises en charge.
11:00 - 11:22 Où les trouver ? (Lots PSM, Lot PRV). Lionel LACHENAUD (Conseiller NRBC et santé du directeur de la protection et de la sécurité de l'Etat) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:22 - 11:44 Comment les préparer ? Melinda SOUCAT (Infirmiere référente SSE) (Conférencier, IDE, Nancy)
11:44 - 12:06 Sécurisation du circuit des produits de santé en ORSEC NOVI. Aurélie LE BAGOUSSE (PHARMACIEN - REFERENT SSE ZONE SUD EST) (Conférencier, Pharmacien, Lyon)
12:06 - 12:28 Préparation pédiatrique. Thibaut LECORFEC (Infirmier) (Conférencier, Infirmier, Paris)
Salle 243

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CM30
11:00 - 12:30

Conférence
Trucs et astuces pour jeune sénior
Communication, Exercice professionnel, Organisation

Modérateurs : Nicolas PEROLAT (Médecin - Chef de Service) (Médecin, Troyes), Valérie WILMÉ (CCU-AH) (Médecin, Strasbourg)
Coordonnateur : Valérie WILMÉ (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
Pas toujours simple de devenir senior ! Entre nouvelles responsabilités, affirmation de son rôle et gestion des dynamiques d'équipe, cette conférence invite à réfléchir à la posture du jeune sénior et à partager les clés d'une transition réussie. Un moment pour prendre du recul, échanger et s'inspirer de l'expérience de ceux qui sont déjà passés par là.
11:00 - 11:22 Les clés du leadership. Romain GENRE GRANDPIERRE (Chef de Service de Médecine d'Urgence) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
11:22 - 11:44 La gestion du flux. Charles Henri HOUZE-CERFON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
11:44 - 12:06 La communication au sein de son équipe. Said LARIBI (PU-PH, chef de pôle) (Conférencier, Médecin, Tours)
12:06 - 12:28 La communication avec les autres médecins. Julie CONTENTI (Medecin) (Conférencier, Médecin, Nice)
Salle 251

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CLM11
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Sepsis et infections graves 2

Modérateurs : Donia BOUZID (MD-PHD) (Médecin, Paris), Thomas LAFON (MCU-PH) (Médecin, Limoges)
11:00 - 11:10 #50047 - CP075 Suivi post-urgences des infections urinaires : ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien des urgences.
CP075 Suivi post-urgences des infections urinaires : ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien des urgences.

Contexte : La prescription appropriée des antibiotiques est cruciale pour la prise en charge des patients et la lutte contre les résistances bactériennes. Aux urgences, de nombreux antibiotiques sont prescrits en probabiliste pour des infections urinaires (IU), sans hospitalisation. Le circuit optimal prévoit une réévaluation de l’antibiothérapie par le médecin généraliste après récupération de l’ECBU. Face à la complexité de ce circuit, les pharmaciens cliniciens des urgences pourraient intervenir pour suivre et ajuster l’antibiothérapie. Cette étude vise à évaluer le suivi et l’ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien dans le suivi post-urgences des IU. Matériel et méthode : Une étude monocentrique rétrospective a été menée du 11/05/2024 au 19/06/2025. Chaque dossier de patients ayant réalisé un ECBU aux urgences a été analysé par la pharmacie. Les patients éligibles au suivi post-urgences étaient ceux diagnostiqués d’une IU, non hospitalisé, avec une prescription d’antibiotique à la sortie. Après contact téléphonique, certaines prescriptions ont été ajustées par le pharmacien ; les dossiers complexes ont été orientés vers des cliniciens. Cet ajustement est possible depuis la mise en place en janvier 2024 du protocole de « renouvellement et adaptation des prescriptions par un pharmacien en pharmacie à usage intérieur » (arrêté du 21 février 2023). Résultats : Sur 3 328 dossiers analysés, 1 192 répondaient aux critères. Un total de 102 patients devait être contacté pour un ajustement mais 23 (22%) étaient injoignables. Parmi les 79 contactés, 53 (67%) étaient des femmes d’âge moyen de 56 ans [19-98]. Ainsi, 52 (66%) prescriptions ont directement été ajustées par le pharmacien : 37 (73%) ont reçu une antibiothérapie per os adaptée, 6 (12%) de l’ertapénem à domicile, 1 (2%) de la témocilline via un prestataire et 7 prescriptions (14%) ont été renouvelées pour atteindre la durée recommandée. Les 27 autres dossiers ont été orientés vers des cliniciens (infectiologue, CMT, cliniques, EHPAD). Aucun patient suivi dans ce circuit n’a été consulter à nouveau aux urgences pour IU dans les 30 jours. Conclusion : Ce circuit mis en place par les pharmaciens a renforcé le suivi post-urgences des infections urinaires, assurant le contact des patients porteurs de bactéries résistantes dans les 48h suivant leur sortie. Ce suivi pluridisciplinaire améliore le lien ville-hôpital et contribue à réduire les passages évitables aux urgences.

Aucun
Laily SADOZAI (Paris) , Arezki OUFELLA , Alexandre TABET GABISON , Bernadette CORET HOUBART
11:10 - 11:20 #50302 - CP076 Valeur pronostique du score qSOFA dans le sepsis du sujet âgé aux urgences : étude comparative.
CP076 Valeur pronostique du score qSOFA dans le sepsis du sujet âgé aux urgences : étude comparative.

Introduction. Le score qSOFA (Quick Sequential Organ Failure Assessment) a été développé pour dépister rapidement les patients atteints de sepsis à risque élevé de dégradation. Sa pertinence en population gériatrique reste discutée en raison de présentations atypiques et de comorbidités fréquentes. L’objectif est d’évaluer l’association entre un score qSOFA élevé à l’admission et la gravité clinique, la mortalité et la prise en charge chez les sujets âgés admis aux urgences. Méthodes. Étude rétrospective incluant 78 patients ≥ 65 ans admis aux urgences entre 2024 et 2025 pour sepsis confirmé. Les patients ont été répartis selon leur score qSOFA : < 2 (n = 37) et ≥ 2 (n = 41). Variables analysées : paramètres cliniques, biologiques, défaillances d’organes, type de sepsis, prise en charge et mortalité hospitalière. Seuil de significativité : p < 0,05. Résultats. Les patients qSOFA ≥ 2 avaient un score de Glasgow moyen plus bas (11,5 ± 3 vs 13,8 ± 2, p = 0,001), une altération de l’état général plus fréquente (73,5 % vs 35,1 %, p = 0,005 ; OR = 0,25 ; IC 95 % [0,098–0,645]) et une défaillance cardiaque plus fréquente (56,1 % vs 18,9 %, p = 0,001 ; OR = 0,183 ; IC 95 % [0,065–0,5]). L’association de plusieurs défaillances d’organes concernait 87,9 % vs 38,7 % (p = 0,001 ; OR = 0,102 ; IC 95 % [0,031–0,328]). Le choc septique était plus fréquent (57,5 % vs 19 %, p = 0,004). La mortalité hospitalière était plus élevée (65,6 % vs 28,1 %, p = 0,003). La mise sous noradrénaline (60,6 % vs 27,3 %, p = 0,003 ; OR = 0,207 ; IC 95 % [0,07–0,58]), le recours à d’autres drogues vasoactives (58,8 % vs 21,9 %, p = 0,002 ; OR = 0,197 ; IC 95 % [0,07–0,555]) et le remplissage vasculaire (67,6 % vs 30,3 %, p = 0,006) étaient plus fréquents. Paramètres biologiques : lactates plus élevés (3,59 vs 3,15 mmol/L, p = 0,042), bicarbonates plus bas (16,4 ± 10 vs 20,6 ± 9 mmol/L, p = 0,044), score SOFA corrigé moyen plus élevé (7 ± 2 vs 5 ± 2). Conclusion. Chez les sujets âgés admis aux urgences pour sepsis, un score qSOFA ≥ 2 est associé à une présentation clinique plus sévère, à des défaillances d’organes multiples, à une prise en charge plus intensive et à une mortalité plus élevée. Ces résultats confirment l’intérêt du qSOFA pour repérer précocement la gravité du sepsis en population gériatrique.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA , Wifak BEN HMIDA (Nabeul, Tunisie) , Sami MAHFOUDHI , Mohamed Ali CHIBOUB , Siwar JERBI , Rafiaa BAWANDI
11:20 - 11:30 #50305 - CP077 Patients septiques avec versus sans hyperlactatémie : différences cliniques, thérapeutiques et pronostiques.
CP077 Patients septiques avec versus sans hyperlactatémie : différences cliniques, thérapeutiques et pronostiques.

Introduction Le sepsis demeure une cause majeure de mortalité hospitalière. L’hyperlactatémie constitue un marqueur pronostique essentiel, reflet d’hypoperfusion tissulaire. Son dosage précoce permet d’identifier les patients à risque et de guider la réanimation initiale. Objectifs Comparer les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et pronostiques des patients septiques selon la présence ou non d’hyperlactatémie à l’admission. Méthodes Étude prospective descriptive et comparative menée aux urgences entre janvier 2024 et août 2025. Quatre-vingt-six patients hospitalisés pour sepsis ont été inclus et répartis en deux groupes selon le lactate à l’admission : hyperlactatémie (> 2 mmol/L, n = 46) et lactates normaux (≤ 2 mmol/L, n = 40). Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, cliniques, hémodynamiques, la sévérité, les traitements et l’évolution. L’analyse statistique a utilisé les tests de Chi-deux, Fisher et Student, seuil de significativité p < 0,05. Résultats Parmi les 86 patients, 53 % présentaient une hyperlactatémie. Les groupes étaient comparables en âge et sexe. La toux était moins fréquente chez les patients hyperlactatés (15,6 % vs 46,2 %, p = 0,007). Une PAM < 65 mmHg était plus fréquente (46,9 % vs 10 %, p = 0,038) et le nombre de défaillances d’organe ≥ 2 plus élevé (69,6 % vs 53,8 %, p = 0,049). Le recours au remplissage initial était plus fréquent (56,5 % vs 32,4 %, p = 0,049). Les autres paramètres cliniques ne différaient pas significativement. La mortalité était plus élevée dans le groupe hyperlactatémie (45,1 % vs 12,8 %, p = 0,02), confirmant le rôle pronostique du lactate. Conclusion L’hyperlactatémie à l’admission est un marqueur de gravité du sepsis, associée à une instabilité hémodynamique et une mortalité accrue. Son dosage précoce et le suivi du lactate sont essentiels pour optimiser la réanimation et le pronostic.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA , Wifak BEN HMIDA (Nabeul, Tunisie) , Siwar JERBI , Mohamed Ali CHIBOUB , Maissa BACHROUCH , Amina BEN HSSINE , Sami MAHFOUDHI
11:30 - 11:40 #50430 - CP078 Opportunités manquées de dépistage VIH aux urgences.
CP078 Opportunités manquées de dépistage VIH aux urgences.

Introduction : Les services d’urgences, en tant que points d’accès fréquents au système de santé, jouent un rôle clé dans le dépistage du VIH et la rétention dans les soins. Malgré l’amélioration de l’accès à un traitement efficace contre le VIH, près d’un tiers des diagnostics sont encore réalisés à un stade avancé. Plusieurs études rapportent qu’une proportion significative de patient-e-s avec un nouveau diagnostic VIH avait consulté les urgences avant leur diagnostic sans qu’un test VIH ne soit proposé. Dans la littérature, un diagnostic VIH tardif est souvent associé à des opportunités de dépistage manquées en soins aigus. L’objectif de cette étude est de quantifier les opportunités manquées de dépistage du VIH au sein des urgences des Hôpitaux Universitaires de Genève. Matériel et Méthode : Tous les nouveaux diagnostics VIH réalisés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024 ont été inclus. Une opportunité manquée de diagnostic était définie comme au moins une consultation aux urgences dans les 12 mois précédant le diagnostic. Les données démographiques, cliniques et biologiques ont été collectées afin d’identifier les facteurs potentiellement associés. Résultats : Sur la période d’étude, 220 patient-e-s avec un nouveau diagnostic VIH (64% hommes, âge moyen 42 ans) ont été identifiés ; 70 (32%) (60% hommes, âge moyen 42 ans) présentaient une opportunité manquée de dépistage VIH. Les résultats préliminaires montrent que le délai moyen entre le dernier passage aux urgences et le diagnostic VIH était de 93.3 jours; 46/70 (66%) avaient consulté dans les 90 jours précédents le diagnostic. Des analyses complémentaires sont en cours pour identifier les facteurs associés aux opportunités manquées de diagnostic. Conclusion : Environ un tiers des patient-e-s avec un nouveaux diagnostic VIH avaient consulté les urgences dans l’année précédente leur diagnostic, soulignant le rôle stratégique des urgences dans le dépistage précoce et par conséquent dans la prévention des complications et de la transmission. Cette étude pilote constitue une base pour un futur projet multicentrique visant à renforcer les stratégies de dépistage systématique du VIH aux urgences en Suisse. L’identification des obstacles au diagnostic précoce - stigmatisation, faible perception du risque, contraintes organisationnelles - permettra de développer des outils d’aide à la décision, des algorithmes ciblés et des programmes de formation dédiés, afin de réduire les opportunités manquées.

Aucun
Martina FANNA (Geneve, Suisse) , Lorenzo CIULLINI , Sabine YERLY , Mathias POUILLON , Thibaut DESMETTRE , Christophe A. FEHLMANN , Alexandra CALMY
11:40 - 11:50 #50782 - CP079 Et si la drépanocytose était un facteur protecteur du SARS-COV 2 ?
CP079 Et si la drépanocytose était un facteur protecteur du SARS-COV 2 ?

Introduction. La drépanocytose pourrait prédisposer à la survenue de formes graves de la COVID-19. L’objectif de notre étude était d’évaluer la gravité de la COVID-19 chez les drépanocytaires qui ont consulté au SAU, en la comparant à celle de la population non drépanocytaire, infectée par le SARS-CoV-2. Méthodes. Dans le SAU de l’hôpital Henri Mondor, nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective monocentrique. Tous les patients consultant pour une infection confirmée à SARS-CoV-2 entre mars 2020 et juillet 2022 ont été inclus. Les drépanocytaires ont été comparés à une population non drépanocytaire, après appariement sur l’âge, le sexe et le statut tabagique. Les données cliniques, biologiques et les critères de gravité ont été analysés. Résultats. Parmi les 1458 patients inclus, infectés par le SARS-CoV-2, 52 d’entre eux, étaient drépanocytaires. Le critère de jugement principal (admission en unité de soins critiques ou décès à 28 jours) survenait significativement moins fréquemment chez les drépanocytaires. Discussion. Nos résultats montrent que les drépanocytaires ne développent pas systématiquement de formes graves de la maladie. Cette tendance pourrait s’expliquer en raison d’un suivi médical régulier, une consultation plus précoce au SAU et un profil immunologique particulier. Conclusion. Cette étude suggère que la drépanocytose ne constitue pas, à elle seule, un facteur de risque de survenue de forme grave de COVID-19 chez les patients consultant au SAU.

Aucun
Simon CAHEN (Paris) , Mehdi KHELLAF , Matthieu HEIDET , Slim FOURATI , Emad LOTFALIZADEH , Christian KASSASSEYA
11:50 - 12:00 #50829 - CP080 Evolution des infections invasives à Streptococcus pyogenes avant et pendant l’épidémie de 2022-2023 : étude rétrospective au CHU de Nîmes.
CP080 Evolution des infections invasives à Streptococcus pyogenes avant et pendant l’épidémie de 2022-2023 : étude rétrospective au CHU de Nîmes.

Objectifs: Evaluer l’évolution de l’incidence des infections invasives à Streptococcus pyogenes (iiSGA) au CHU de Nîmes et identifier d’éventuelles modifications de présentation et de prise en charge, notamment aux urgences, associées à l’épisode épidémique de fin 2022. Explorer les facteurs liés à un pronostic défavorable. Méthode: Etude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge entre 01/2018 et 01/2024 pour une iiSGA au CHU de Nimes. L’évolution de l’incidence a été analysée par un modèle de séries temporelles interrompues. Une comparaison entre les périodes pré-épidémique et épidémique a été réalisée. Les facteurs associés à une évolution défavorable ont été identifiés par régression logistique multivariée. Résultats: 239 patients ont été inclus. Une augmentation de l’incidence a été observée à partir de 10/2022 (figure 1). Aucune différence n’a été observée concernant la présentation clinique. Chez les patients admis en réanimation, le délai d’instauration de l’antibiothérapie était de 4,25 h aux urgences et de 2,0 h hors urgences (p=0,032). Le score SOFA était associé à une évolution défavorable (OR 3,05 [1,46–6,34]). Conclusion: Depuis 10/2022, une hausse des iiSGA a été observée, sans modification des présentations cliniques, restées peu spécifiques. Les urgences jouent un rôle central dans la prise en charge initiale, mais un retard d’antibiothérapie persiste. Le score SOFA à l'admission pourrait être associé au pronostic.

Aucun
Sarah DUBOS (Nimes) , Romaric LARCHER , Xavier BOBBIA , Romain GENRE GRANDPIERRE
12:00 - 12:10 #50857 - CP081 Les patients en sepsis aux urgences : Intérêt pronostique du rapport des plaquettes sur les lymphocytes.
CP081 Les patients en sepsis aux urgences : Intérêt pronostique du rapport des plaquettes sur les lymphocytes.

Introduction : Le sepsis représente une cause fréquente d’admission aux services des urgences. Il est responsable d’une morbi-mortalité importante. Parmi les biomarqueurs disponibles, le rapport plaquettes/lymphocytes (RPL) a été présenté comme un outil pronostique prometteur, qui mérite d’être exploré. L’objectif de notre étude était d’étudier la valeur pronostique du RPL chez les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un sepsis. Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive et analytique, prospective, réalisée dans un service des urgences, sur une durée de deux ans. Nous avons inclus tous les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un sepsis. Nous avons recueilli les données anamnestiques, clinicobiologiques et évolutives de tous les patients inclus. Le RPL a été calculé à l’admission. Notre critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. La valeur pronostique du RPL a été étudiée en analysant l’aire sous la courbe ROC. Résultats : Nous avons inclus 213 patients. L’âge médian des patients était à 67 ± 16 ans. Le genre ration (H/F) était de 0,86. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (46%), le diabète (45,1%), l’insuffisance rénale chronique (17,1%) et l’insuffisance cardiaque (15%). Les principaux motifs d’admission des patients étaient : une dyspnée (32,4%), une altération de l’état de conscience (19,7%), des signes digestifs (22%) et des signes urinaires (15,7%). Les principales portes d’entrée infectieuses étaient : respiratoire (41,3%), urinaire (32,4%), abdominale (15%) et cutanée (14,6%). La médiane du RPL était de 203 [104 -347]. Tous les patients étaient en sepsis (SOFA ≥ 2) et 105 patients (49,3%) étaient en état de choc septique. La mortalité intrahospitalière était de 35,7%. Un RPL ≥ 200 apparait comme un facteur indépendant prédictif de mortalité intra hospitalière (p<0,001, OR ajusté =13,1 ; IC95%=[5,5-31,4]). L’analyse de l’aire sous la courbe ROC du RPL selon la mortalité intrahospitalière était de 0,81 (p<0,001, IC95%= [0,75-0,87], Se=83,6%, Sp=65,7%) Conclusion : Une évaluation rapide du pronostic des patients en sepsis est essentielle aux urgences. Le RPL permettrait d’identifier précocement les patients à risque de détérioration et d’adapter ainsi la prise en charge. Toutefois, des études complémentaires seraient nécessaires pour appuyer nos observations et mieux étudier l’intérêt pronostique du RPL à court, moyen et long terme.

aucun
Wiem DEMNI , Khouloud OUERHANI (Tunis, Tunisie) , Soundes SLIM , Yesmine WALHA , Ines ALOUI , Dhekra HAMDI , Safinez BACCARI , Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

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AMS27 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives
Pneumologie

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Médecin, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Frederic ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse)
Connaitre les principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière.
Connaitre les techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et les alternatives de drainage moins invasives, les matériels et techniques d’exsufflation/ponction.
Savoir réaliser ces gestes sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

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AM03 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation
Ventilation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH retraité) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif. Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

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CM14
11:00 - 12:00

Conférence
Erreur en médecine : drame ou opportunité ?
Aide soignant, ARM, Communication, Etudiant, Management, Médecin, Pédagogie - Enseignement - Formation, Qualité - sécurité des soins, Régulation, Services d'Urgences, SMUR, Soignant

Modérateurs : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Médecin, Paris), Pierre-Marie ROY (PUPH) (Médecin, Angers)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
L'erreur médicale est un sujet tabou. C'est un sujet difficile à appréhender. Nous ne parlerons pas uniquement de résilience ou d'erreur positive. Nous parlerons concrètement des causes, de nos réactions légitimes et de ce que nous pouvons faire pour sortir des clichés.
11:00 - 11:20 Connaitre les facteurs cognitifs associés à l’erreur en médecine. Morgan JAFFRELOT (Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Saint-Brieuc)
11:20 - 11:40 Tu te souviens de ce patient ? Les mots pour dire. Jean-Baptiste BOUILLON (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
11:40 - 12:00 Sécurité cognitive, c’est quoi ça ? Marion DOUPLAT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 342A

"Vendredi 05 juin"

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AMS23
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Outils d'évaluation pédiatrique
Pédiatrie

Coordonnateur : Aude MIRGAINE (Coordonnateur, Mulhouse)
Conférenciers : Luisa PEREIRA DA COSTA DIAS (Infirmière) (Conférencier, IDE, Mulhouse), Coralie PEROZ (PH) (Conférencier, Médecin, Mulhouse)
Expliciter les différents outils inhérents à l'évaluation d'un enfant, dans un contexte d'appel au centre 15, en pré hospitalier, à l'accueil des urgences et en salle d'accueil des urgences vitales.
Expliciter les critères de gravité de l'enfant malade.
Salle 342B

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AMS-ARM01
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Les IA génératives dans un Service d’Urgence : utiliser, créer, critiquer, garantir.
Innovation

Coordonnateur : Emilien ARNAUD (Coordonnateur, Médecin, Amiens)
Conférenciers : Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens), Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Cet atelier me permettra d’améliorer mes compétences suivantes :
J’utilise une IA générative pour m’orienter sur une situation clinique
J’utilise une IA générative pour résumer un document médical
Je crée une IA générative pour diffuser les procédures de mon service
Compétence transversale : je garantie un regard critique et un contrôle sur ces IA
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

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AMS25
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Noyades et accidents de plongée
Pathologies circonstancielles

Coordonnateur : Thibaut MARKARIAN (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Conférenciers : Justine AUDOUARD (Médecin) (Conférencier, Médecin, Marseille), Julie MARTIN (Praticien hospitalier) (Conférencier, CCA, Marseille)
Comprendre la physiopathologie de la noyade et des différents accidents de plongée.
Maitriser la prise en charge de la première heure : de la régulation à l’intra-hospitalier.
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

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AMS03
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Prise en charge initiale du brûlé
Brûlures, Régulation, Services d'Urgences, SMUR

Coordonnateur : Damien BARRAUD (Coordonnateur, Médecin, Metz)
Conférenciers : Damien BARRAUD (médecin) (Conférencier, Médecin, Metz), Laetitia GESNOT (IDE) (Conférencier, IDE, Metz), Christelle PINCK (IDE) (Conférencier, IDE, Metz)
•Prise en charge diagnostique (évaluation de la surface et de la profondeur de la brûlure) et des défaillances vitales
•Triage et orientation
•Prise en charge des défaillances en particulier hémodynamique et ventilatoire
•Principes de l’analgésie – sédation
•Soins locaux :
Conditionnement avant transfert secondaire
Réalisation de pansements
Salle 352A

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SI16
11:00 - 12:00

Session Interactive
Toxidrome n'est pas un gros mot !
Adulte, Les fondamentaux, Toxicologie, Transversal - Indifférent

Modérateur : Maxime JONCHIER (Médecin urgentiste) (Médecin, La Rochelle)
Coordonnateur : Valérie WILMÉ (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
Parce que reconnaître un toxidrome, c’est souvent sauver du temps… et des vies ! Cette session interactive vous plongera au cœur des situations d’intoxication aiguë où chaque signe compte.
Entre cas cliniques, mises en situation et échanges directs avec un expert en la matière, venez tester vos réflexes, affûter votre raisonnement clinique et (re)découvrir la puissance du diagnostic syndromique en médecine d’urgence.
11:00 - 12:00 Toxidrome n'est pas un gros mot ! Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Salle 352B

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AMS10
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Abord veineux en pédiatrie
Pédiatrie

Coordonnateur : Franck KERROUÉ (Coordonnateur, IDE, Paris)
Conférenciers : Christelle EL HAGE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Anne-Sophie GOUELLO (IDE) (Conférencier, IDE, Paris), Franck KERROUÉ (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)
A la fin de la cession, les participants devront être capables d’aborder un enfant en confiance, d’utiliser la technique adéquate d’abord veineux pour la prise en charge
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

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SI26
11:00 - 12:00

Session Interactive
Grand quiz de la Médecine d'Urgence
Jeune, Médecin, Soignant, Transversal - Indifférent

Modérateur : Dino TIKVESA (Chef de clinique des universités - Assistant des hôpitaux) (Médecin, Montpellier)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Une seule définition : " the Bobbia show" !!!
Avez-vous retenu les éléments importants présentés aux congrès ? Êtes-vous prêt à vous challenger ? Soyez le meilleur et gagnez une invitation à Urgences 2027 !

Cliquez ici pour participer
11:00 - 12:00 Grand quizz de la Médecine d'Urgence. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Salle Maillot

"Vendredi 05 juin"

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AMS08 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Les 30 1ères minutes d’un afflux massif de victimes
Traumatologie vitale, Tri

Coordonnateur : Anne GODEFROY (Coordonnateur, ISP BSPP, Paris)
Conférenciers : Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris), Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Valentin VIAL (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Paris), François VIGNEAU (Conférencier, Médecin, Versailles)
Rappeler brièvement les priorités de la prise en charge en cas d’afflux de victimes et les difficultés rencontrées par les premières équipes de secours puis jouer 2 scénarios pour tester les principes de triage et de prise en charge initiale, d’organisation et de coordination des secours.
Salles 221-222-223

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET60
11:00 - 11:15

UrgencesMeet
SFMU - Board Ethique
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
11:00 - 11:15 Rencontre avec le board Ethique. Aurore ARMAND (médecin) (Conférencier, Médecin, Angers)
Studio TV
11:30

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET45
11:30 - 11:45

UrgencesMeet
SUdF - Perspective d'avenir pour les médecins urgentistes
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
11:30 - 11:45 Perspective d'avenir pour les médecins urgentistes. Jérémy MONTEIRO (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille)
Studio TV
12:00

"Vendredi 05 juin"

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FC28
12:00 - 13:00

Flash communications
Evaluations services d'urgences 2

Modérateur : Alexis BRIKA (Praticien contractuel) (Médecin, Lyon)
12:00 - 12:06 #50109 - FC28-01 Acceptabilité par les soignants du dépistage systématique des violences intrafamiliales à l’accueil des urgences : étude multicentrique à La Réunion.
FC28-01 Acceptabilité par les soignants du dépistage systématique des violences intrafamiliales à l’accueil des urgences : étude multicentrique à La Réunion.

Introduction : Les services d’urgences représentent un lieu stratégique mais encore sous-utilisé pour le dépistage des violences intrafamiliales (VIF). Ce travail visait à évaluer l’acceptabilité, par les soignants des urgences de La Réunion, d’un dépistage systématique des VIF par question orale dès l’accueil. Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle, prospective et multicentrique a été menée entre août et décembre 2024 dans les quatre principaux centres hospitaliers de l’île. Un questionnaire anonyme a été adressé aux médecins, infirmiers et aides-soignants exerçant à l’accueil des urgences. Au total, 151 réponses ont été analysées. L’acceptabilité d’un dépistage systématique a été évaluée à l’aide de deux questions principales sur une échelle de Likert de 0 à 10. Résultats : Parmi les répondants, 62 % se déclaraient favorables à la formulation orale systématique de la question de dépistage, mais seuls 37 % jugeaient cette pratique réalisable dès l’accueil. L’adhésion variait selon le sexe, la profession et l’expérience professionnelle. Les principaux freins identifiés étaient l’absence de formation, de protocole et le manque de confidentialité à l’accueil. Conclusion : Malgré un taux de réponse modeste, cette étude met en évidence une acceptabilité partielle du dépistage systématique des VIF à l’accueil des urgences. Elle souligne la nécessité de développer des outils et des formations adaptés pour favoriser l’intégration de ce repérage dès l’arrivée des patients.

Aucun
Andréa Arlette Suzanne LEDUEZ , Rémi GIRERD (Saint-Pierre, Réunion) , Matthieu KOZLIK
12:06 - 12:12 #50170 - FC28-02 Analyse descriptive de la population reconsultant dans les 72 heures et pour le même motif aux urgences adultes médico-chirurgicales du CHU de Besançon.
FC28-02 Analyse descriptive de la population reconsultant dans les 72 heures et pour le même motif aux urgences adultes médico-chirurgicales du CHU de Besançon.

Introduction : Les reconsultations précoces aux urgences (≤ 72 h) sont utilisées dans certains pays comme indicateur de qualité des soins, mais ne font pas l’objet d’un suivi systématique en France. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients ayant reconsulté dans les 72 h pour un même motif au SAU du CHU de Besançon. Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective, descriptive, monocentrique, menée au SAU du CHU de Besançon entre le 1er juin et le 31 décembre 2023. Ont été inclus les patients adultes ayant consulté deux fois (ou plus) dans les 72 h pour un motif similaire. Les critères de jugement étaient : caractéristiques démographiques et cliniques, motifs et diagnostics, triage, temporalité et devenir du patient. Résultats : Sur 19 798 passages enregistrés, 287 reconsultations précoces ont été retenues (1,4 %). L’âge moyen était de 54 ans, avec une répartition équilibrée hommes- femmes. Les motifs les plus fréquents étaient : douleurs abdominales (15,6 %), douleurs lombaires (9,4 %), altération de l’état général (7,6 %). Les diagnostics les plus retrouvés étaient les douleurs abdominales indifférenciées (9,4 %) et les coliques néphrétiques (7,6 %). La majorité des patients étaient classés Tri 3B (51,2 %) et Tri 2 (25,4 %). À l’issue de la reconsultation, 53,3 % retournaient à domicile et 38,4 % étaient hospitalisés. Les patients âgés ≥ 75 ans étaient surreprésentés parmi les hospitalisations. Conclusion : Le taux de reconsultation précoce au SAU du CHU de Besançon (1,4 %) est comparable à celui décrit dans la littérature. Ces reconsultations concernent surtout des pathologies abdominales ou urologiques, dont l’évolution et la gravité sont parfois difficiles à définir lors du premier passage. L’hospitalisation fréquente de patients âgés souligne leur vulnérabilité. L’amélioration du suivi post-urgences, le développement de filières spécialisées et une meilleure coordination ville-hôpital pourraient réduire le nombre de reconsultations évitables.

Aucun
Marine PIERONNE (Besançon)
12:12 - 12:18 #50351 - FC28-03 Réadmissions précoces aux urgences : Etude rétrospective au CHICAS (2024).
FC28-03 Réadmissions précoces aux urgences : Etude rétrospective au CHICAS (2024).

Introduction : Les services d’accueil des urgences subissent une pression croissante, reflet des difficultés structurelles du système de santé. Les réadmissions précoces constituent un indicateur sensible de la qualité des soins hospitaliers. Aucune étude n’a, à ce jour, analysé spécifiquement ces réadmissions dans les Hautes-Alpes. L’objectif de notre étude est d’étudier les motifs amenant les patients à une réadmission précoce. Matériel et méthodes : Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective au Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud entre le 1er janvier 2024 et le 24 décembre 2024.. Les patients inclus étaient majeurs, était rentrés à domicile après une première consultations aux urgences puis ont été réadmis dans les 7 jours. Les dossiers incomplets, les patients « surconsultants » et les patients hospitalisés après le séjour index (SI) ont été exclus. Les données sociodémographiques, cliniques et organisationnelles ont été extraites et analysées sous R. Résultats : Sur 33 784 passages aux urgences, 1 313 étaient des réadmissions précoces, soit un taux de 3,9 %. Après exclusions des dossiers ne présentant pas de lien entre le séjour index et la reconsultation, 998 dossiers ont été analysés. L’âge médian était de 46 ans ; 51,3 % étaient des hommes. Les motifs principaux de réadmission précoce étaient liés à l’évolution de la maladie (44 %), la prise en charge initiale (18 %), le système de santé (16 %) et des facteurs liés au patient (13 %). La traumatologie représentait le premier cadre étiologique (16,2 %), suivie par l’infectiologie (11,7 %) et l’hépato-gastro-entérologie (8,2 %). L’âge >65 ans, un score de Charlson ≥3, la polymédication et les antécédents psychiatriques augmentaient significativement le risque de réadmission précoce et la probabilité d’hospitalisation lors de la réadmission. Conclusion : Cette étude met en évidence le poids des réadmissions précoces aux urgences. Le taux local de réadmissions précoces de 3.9% est comparable aux données françaises et est dominé par des réadmission lié à l’évolution de la maladie Des profils à risque sont identifiés et ils sont accessibles à des actions de prévention. Ainsi le renforcement du suivi post-urgences, l’amélioration de la coordination ville-hôpital, la sensibilisation des professionnels aux facteurs de risque et la mise en place de filières dédiées pourraient réduire ces réadmissions et améliorer la qualité et la sécurité des soins.

Aucun
Alexis GENIN (GAP)
12:18 - 12:24 #50636 - FC28-04 Évaluation du dispositif de pré-plainte dans les violences faites aux femmes au sein du couple aux urgences du CHU de Toulouse.
FC28-04 Évaluation du dispositif de pré-plainte dans les violences faites aux femmes au sein du couple aux urgences du CHU de Toulouse.

Introduction : Les violences conjugales représentent un motif fréquent de consultation aux urgences et posent des enjeux médicaux, sociaux et judiciaires majeurs. Les services d’urgence constituent souvent le premier contact des victimes avec le système de soins après un épisode de violence. Afin de faciliter l’accès au dépôt de plainte, une procédure de pré-plainte a été mise en place en 2020 au CHU de Toulouse. L’objectif de cette étude était d’évaluer l'apport de la pré-plainte dans le parcours de plainte des femmes victimes de violence conjugale ayant consulté aux urgences du CHU de Toulouse. Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant les femmes victimes de violences conjugales ayant consulté aux urgences du CHU de Toulouse (sites Purpan et Rangueil) entre février 2020 et février 2024. Les données ont été recueillies à partir des logiciels Orbis® et MO IML®. Le critère de jugement principal était la consultation sur réquisition en unité médico-judiciaire (UMJ) à la suite d’une pré-plainte réalisée aux urgences. Les critères secondaires étaient la réception effective de la pré-plainte par l’UMJ et les forces de l’ordre, ainsi que le délai d’accès à la consultation médico-légale. Résultats : Au total, 1 020 consultations pour violences conjugales ont été analysées. L’âge médian des patientes était de 30 ans [24–39], et 62 % des consultations avaient lieu en horaires de garde. Une pré-plainte a été réalisée dans 25 % des cas (n = 249). Parmi ces patientes, 49 % ont consulté l’UMJ sur réquisition, avec un délai médian de 2 [0–4] jours. La pré-plainte a été réceptionnée par l’UMJ dans 64 % des cas et par les forces de l’ordre dans 40 %. Globalement, 22 % des victimes ont engagé une démarche de plainte. Conclusion : La pré-plainte réalisée aux urgences apparaît comme un outil facilitateur du parcours judiciaire des femmes victimes de violences conjugales, permettant un accès rapide à la médecine légale. Toutefois, des défauts de traçabilité et de transmission limitent son efficacité. L’optimisation des protocoles et la formation des équipes pourraient améliorer l’impact de ce dispositif.

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Sophie PLOIX (toulouse)
12:24 - 12:30 #50663 - FC28-05 Les Unités Mobiles de Télémédecine au service des personnes âgées : une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Retour d’expérience en Seine-et-Marne et possibilité d’extension.
FC28-05 Les Unités Mobiles de Télémédecine au service des personnes âgées : une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Retour d’expérience en Seine-et-Marne et possibilité d’extension.

Introduction : Le but de cette étude est de montrer la pertinence des unités mobiles de télémédecine pour les personnes âgées dans un désert médical, tel que la Seine-et-Marne, comme une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Les UMT 77 reposent sur une organisation internalisée du Département de Médecine d'Urgences de l'hôpital tant sur le plan humain, matériel et logistique. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, rétrospective, analytique et monocentrique, portant sur toutes les interventions des UMT déclenchées entre le 1er janvier 2024 et le 28 février 2025, auprès des patients de plus de 75 ans en Seine-et-Marne. L’objectif principal est d’analyser le bénéfice des UMT pour la population gériatrique de Seine-et-Marne. Un objectif secondaire réalisé avec le RES@M, réseau e-santé du 77 qui assure le suivi des patients, consiste à évaluer le taux de reconsultation, d’hospitalisation et de prescription complémentaire. Résultats : Sur ces 14 mois : il y a eu 409 UMT. 321 patients (78,4 %) ont pu rester au domicile. 88 patients (21,6 %) ont nécessité un transfert aux urgences. L’âge médian était de 86 ans. Les principaux motifs de recours étaient : pathologies orthopédiques (18,1 %), altération de l’état général (12,7 %) et syndromes grippaux (11,2%). 95 patients (29,5 %) ont accepté le suivi via le RES@M. Durée moyenne du suivi de 6,4 jours. 16 patients (4,9%) ont reconsulté sans attendre le 1er appel du RESA@M. 17 patients (17,8 %) ont été réhospitalisés à la suite du suivi RES@M. Au final, une fois le suivi RESA@M effectué, ce sont 70,5% des patients gériatriques qui ont pu rester au domicile. Conclusion : Le taux de maintien à domicile pour les personnes âgées après intervention d’une UMT s’élève à 78,4 %, ce qui se rapproche des résultats observés dans la population générale de Seine-et-Marne (85,1 % et 83 % dans 2 études distinctes). Les UMT représentent une alternative efficace et complémentaire aux filières classiques de soins non programmés, réduisant ainsi les conséquences délétères pour les patients et la surcharge des services hospitaliers dont les urgences. Le RES@M apparaît comme un atout supplémentaire : il assure une continuité des soins et sécurise le maintien à domicile. Ces résultats encouragent l’extension de ce dispositif à d’autres départements, dans une perspective d'enjeux du vieillissement et de la démographie médicale.

Aucun
Nicolas BANDALY (Melun) , Chloé GODOFFE , Alain-Gil MPELA , Nicolas BRIOLE , François DOLVECK
12:36 - 12:42 #50690 - FC28-07 Association entre l’âge et outcomes de prise en charge chez les patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë : une étude de cohorte rétrospective.
FC28-07 Association entre l’âge et outcomes de prise en charge chez les patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë : une étude de cohorte rétrospective.

Introduction : Les douleurs abdominales constituent un motif fréquent de consultation aux urgences, dont la complexité diagnostique augmente avec l’âge en raison de présentations atypiques, comorbidités, polymédication et difficultés de communication. Ce projet s’intéressait à l’association entre l’âge et les outcomes de prise en charge chez des patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë. Matériel et Méthodes : Étude de cohorte rétrospective incluant tous les adultes ayant consulté aux urgences en 2023 pour douleurs abdominales, basée sur des données collectées de routine et extraites électroniquement. L’âge était la variable indépendante, dichotomisée en deux groupes (≥65 ans et <65 ans). Le critère de jugement principal était la réalisation d’une chirurgie abdominale urgente dans les 72 h. Les critères de jugement secondaires comprenaient des examens complémentaires, la durée de séjour et l’orientation. L’analyse statistique incluait des comparaisons directes (Chi2, T-test) et une régression logistique multivariable pour le critère de jugement principal, ajustant pour le sexe, le moment de l’admission, l’état civil et le degré de tri. Une analyse de sensibilité a modélisé l’âge en continu. Résultats : Au total, 8019 patients ont été inclus (âge moyen 45.7 ans ; 55.3 % femmes), dont 17.1 % avaient ≥65 ans. Ces derniers présentaient un triage plus sévère et des signes vitaux plus souvent perturbés. Une chirurgie abdominale urgente a été réalisée chez 10 % des patients, plus fréquemment chez les ≥65 ans (14 % vs 10 %, aOR 1.3 ; IC95 % 1.1–1.6 ; p=0.003), association confirmée par l’analyse de sensibilité. Les patients de ≥ 65 ans ont eu davantage de bilans sanguins (88% vs 79%, p<0.001), d’analyses urinaires (40% vs 36%, p=0.011) et de scanners abdominaux (42% vs 32%, p<0.001) et ont été plus souvent hospitalisés (46% vs 21%, p<0.001). Leur durée de séjour était cependant plus courte (différence 49 min, IC95% 37-60, p<0.001). Conclusion : Chez les patients consultant aux urgences pour douleurs abdominales, l’âge ≥65 ans est associé à une probabilité accrue de chirurgie urgente, un recours plus fréquent aux examens complémentaires et une hospitalisation plus fréquente, soulignant la nécessité d’une vigilance diagnostique renforcée dans cette population.

Aucun
Tania DE OLIVEIRA MARTINS (Genève, Suisse) , Yoann MAGNIEN , Romeo RESTELLINI , Thibaut DESMETTRE , Christophe FEHLMANN
12:42 - 12:48 #50889 - FC28-08 Reconsultations précoces aux urgences dans les sept jours : étude épidémio-clinique.
FC28-08 Reconsultations précoces aux urgences dans les sept jours : étude épidémio-clinique.

Introduction: Les reconsultations précoces aux services des urgences, représentent un enjeu majeur de santé publique et un indicateur de la qualité des soins. L’identification du profil épidémio-clinique de ces patients permet de mieux comprendre les déterminants de ces retours et d’optimiser la prise en charge initiale. L’objectif de notre étude était de décrire le profil épidémio-clinique des reconsultations précoces aux urgences survenant dans les sept jours suivant une première consultation. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de trois mois (Janvier 2024-Mars 2024). Pour chaque patient, d’âge supérieur à 15 ans, consultant les urgences dans les sept jours d’une première consultation, nous avons recueillis les paramètres épidémiologiques, cliniques et évolutives. Résultats: Nous avons colligé 484 patients parmi 9861 consultants aux urgences, soit 5%. La médiane d’âge était de 45 ans avec Q25-Q75[34-60]. Une prédominance féminine a été observée (sex-ratio H/F = 0.7). L’hypertension artérielle (24 %), le diabète (19 %) et la dyslipidémie (8%) constituaient les comorbidités les plus fréquemment retrouvées. Les motifs lors de la 1ère consultation, par ordre de fréquence étaient : douleur abdominale 21%, céphalée 14%, douleur ostéoarticulaire 14%, une fièvre 12% et une symptomalogie de l’appareil urinaire 12%. Le taux d’hospitalisation était à 3% (N=13). Lors de la deuxième consultation, les causes de reconsultations étaient : une récidive ou persistance de la même symptomatologie 50% une maladie chronique mal-équilibré 8%, un diagnostic erroné 7%, une mauvaise observation 4%, la survenue d’une complication dans 3% et un sous- traitement 2%. Le reste de la population ont consulté pour une symptomatologie différente. Le taux d’hospitalisation, lors de la deuxième consultation, était à 4% (N=19) et un patient est décédé. Conclusion : Les reconsultations précoces aux urgences concernaient 5 % des patients et étaient principalement liées à la persistance des symptômes initiaux et à des maladies chroniques mal équilibrées. Une meilleure identification des patients à risque et l’optimisation de la prise en charge initiale pourraient réduire ces retours et améliorer la qualité des soins.

Aucun
Achref EL KADHI (Ariana, Tunisie) , Ghada KHEDIRI , Emna REZGUI , Emna KALLEL , Khadija ZAOUCHE
Flash communications Zone 2

"Vendredi 05 juin"

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SI23
12:00 - 13:00

Session Interactive
Best-of des articles pédiatriques
Pédiatrie, Transversal - Indifférent

Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Médecin, Narbonne)
Une session qui mettra en avant les meilleurs articles de la Médecine d'Urgence pédiatrique
12:00 - 13:00 Best-of des articles pédiatriques. Matthieu BENDAVID (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 242B

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SI07
12:00 - 13:00

Session Interactive
Gestes techniques en médecine d'urgence : je fais, je fais pas
Gestes, Les fondamentaux, Thérapeutique, Transversal - Indifférent

Modérateur : Alexandra MOUROT (Médecin, Narbonne)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
Cette session interactive propose une réflexion sur la place, les indications et les limites des gestes techniques, entre théorie, formation et réalité de terrain.
12:00 - 13:00 Gestes techniques en médecine d'urgence : je fais, je fais pas. Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Salle 352B

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URGMEET46
12:00 - 12:15

UrgencesMeet
SFMU - Commission Risque Incident Sécurité Sûreté Qualité (RIS²Q)
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
Venez participer au quiz interactif de la Commission RISSQ et découvrez les différents travaux de cette dernière
12:00 - 12:15 Le quiz de l'agence tout RISSQ. Frédéric PARIS (PHc) (Conférencier, Médecin, Paris)
Studio TV
12:15

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET47
12:15 - 12:30

UrgencesMeet
SFMU - Commission Risque Incident Sécurité Sûreté Qualité (RIS²Q)
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
Venez participer au quiz interactif de la Commission RISSQ et découvrez les différents travaux de cette dernière
12:15 - 12:30 Le quiz de l'agence tout RISSQ. Frédéric PARIS (PHc) (Conférencier, Médecin, Paris)
Studio TV
12:30 PAUSE ET VISITE DES STANDS

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET48
12:30 - 12:45

UrgencesMeet
SFMU - Commission Risque Incident Sécurité Sûreté Qualité (RIS²Q)
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
Venez participer au quiz interactif de la Commission RISSQ et découvrez les différents travaux de cette dernière
12:30 - 12:45 Le quiz de l'agence tout RISSQ. Frédéric PARIS (PHc) (Conférencier, Médecin, Paris)
Studio TV
12:35

"Vendredi 05 juin"

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CDIBI
12:35 - 13:20

Conférence de l'industrie Boerhinger Ingelheim
Actualités dans la reperfusion cœur / cerveau

Modérateur : Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Médecin, Bobigny)
12:35 - 13:20 La thrombolyse coronaire…. toujours au cœur du game ? Franck PAGANELLI (médecin cardiologue) (Conférencier, Médecin, Marseille)
12:35 - 13:20 Télé AVC : accélérer la prise en charge, transformer le parcours patient. Jean BOUCHART (neurologue) (Conférencier, Médecin, Caen)
Salle 241
13:00

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FC29
13:00 - 14:00

Flash communications
Organisation et management

Modérateur : Benoît VIVIEN (Adjoint du Chef de Service du SAMU de Paris, Responsable du SAMU Pédiatrique Régional IDF) (Médecin, Paris)
13:00 - 13:06 #50203 - FC29-01 Étude descriptive du déploiement des Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P) au sein d'un SAMU : Bilan des six premiers mois d’activité.
FC29-01 Étude descriptive du déploiement des Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P) au sein d'un SAMU : Bilan des six premiers mois d’activité.

Introduction : Destinées à répondre à l’augmentation des recours ne nécessitant pas une intervention médicalisée, les SAMU déploient un nouveau niveau de réponse préhospitalier : les Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P). Nous avons souhaité en analyser qualitativement et quantitativement les interventions au cours des premiers mois de leur mise en œuvre au sein d'un CHU métropolitain. Matériel et méthode : Une étude épidémiologique observationnelle, monocentrique, descriptive et rétrospective sur l’ensemble des dossiers impliquant l’intervention d’une UMH-P entre le 22 octobre 2024 et le 22 avril 2025, à partir des données des dossiers de régulation médicale et des fiches de recueil internes d'un SAMU. Résultats : 75 patients ont bénéficié d’une prise en charge UMH-P, selon quatre protocoles : douleurs traumatiques : 32 (43 %), hypoglycémies : 23 (31 %), douleurs non traumatiques : 15 (20 %) et allergies : 5 (7 %). Ces interventions ont permis la prise en charge des patients de 6 à 96 ans, de 1,4 à 56 km de la base. 49 (65 %) des transports étaient paramédicalisés. 6 (8 %) des admissions ont été réalisées en service spécialisé (hors Service d’Accueil des Urgences (SAU) ; 61 (81 %) au SAU ; 7 (9 %) en LSP et 1 (2 %) refus de transport). 66 (88 %) des interventions correspondaient aux indications d’engagement protocolisées. Nous avons retrouvé 6 demandes de renfort médicalisé, 14 évènements indésirables et aucun évènement indésirable grave. Le niveau de stress médian était de 10/100 pour les infirmiers et 10/100 pour les ambulanciers. Conclusion : Les UMH-P représentent une réponse concrète, fiable, efficiente et facile à intégrer aux procédures existantes pour accompagner l’évolution du système de santé. Permettant de recentrer les interventions médicalisées sur les prises en charge nécessitant des soins complexes et de sécuriser des prises en soins laissées habituellement aux secouristes seuls, cette étude engage à poursuivre le déploiement de ces protocoles.

Aucun
Théo MOËS (Tours)
13:06 - 13:12 #50323 - FC29-02 Impact de l’implémentation d’une plateforme de PCR multiplex délocalisée pour la détection des pathogènes respiratoires dans un service d’urgences à haut flux de patients.
FC29-02 Impact de l’implémentation d’une plateforme de PCR multiplex délocalisée pour la détection des pathogènes respiratoires dans un service d’urgences à haut flux de patients.

Intro Les infections respiratoires basses impactent fortement l’activité des urgences, notamment en période épidémique. L’identification du pathogène favorise la prise en charge médicale mais repose soit sur des tests moléculaires de laboratoire avec des délais incompatibles avec le flux des urgences, soit sur des tests rapides limités à un panel restreint. M&M Durant l’hiver 2023-2024, des infirmiers formés aux urgences ont réalisé et analysé sur le Spotifre®, permettant le dosage de 10 virus et 4 bactéries atypiques, les prélèvements nasopharyngés d’adultes symptomatiques ayant des critères d’hospitalisation initial. La faisabilité de l’implantation de ce dispositif ainsi que son impact clinique selon la positivité du test ont été évalué. Résultats Du 15 décembre 2023 au 15 mars 2024, 1 320 échantillons ont été analysés. Le délai médian de rendu était de 37 minutes, avec 0,8 % d’échecs. Les virus les plus fréquents étaient la grippe A, le rhinovirus/entérovirus et le SARS-CoV-2. Un agent hors panel restreint (SARS-CoV-2, grippe A/B, VRS) a été identifié dans 43 % des cas. Les tests positifs étaient associés à une décision médicale plus rapide, moins d’hospitalisations et un séjour hospitalier plus court (Tableau 1). Ccl L’implantation du Spotfire® aux urgences est faisable, fiable et compatible avec les contraintes organisationnelles des urgences. Il pourrait permettre d’améliorer l’isolement et la fluidité du parcours patient via une identification large du pathogène responsable.

J.G. déclare avoir reçu des subventions, contrats et honoraires de bioMérieux, Abbott, Siemens et Viatris. N.L. et B.B. déclarent avoir reçu des honoraires et/ou un soutien pour des déplacements de la part de bioMérieux. L.D. déclare avoir perçu des honoraires personnels de Abbott et bioMérieux. O.M., B.D., M.P. et N.M. déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts lié au travail soumis.
Benjamin BIGAUD (Poitiers) , Nicolas MARJANOVIC , Luc DEROCHE , Bertrand DRUGEON , Marvin PIOT , Nicolas LEVEQUE , Olivier MIMOZ , Jérémy GUENEZAN
13:12 - 13:18 #50584 - FC29-03 Caractéristiques et morbi-mortalité des patients pédiatriques nécessitant une évacuation sanitaire depuis un centre d'outre-mer de 2014 a 2023.
FC29-03 Caractéristiques et morbi-mortalité des patients pédiatriques nécessitant une évacuation sanitaire depuis un centre d'outre-mer de 2014 a 2023.

Introduction : Les évacuations sanitaires (EVASAN) sont nécessaires en cas de prise en charge médicales non disponible sur un territoire. Les départements français d’outre-mer sont souvent impactés par une offre de soins incomplète menant à un nombre important d’EVASAN en urgence vers la France hexagonale. Les risques liés à ces transferts et en particulier pédiatriques et/ou néonataux en urgence sur près de 7000 kilomètres, sur des avions de ligne, sont peu connus. L’objectif est de mettre en lumière cette activité très spécifique et de connaitre la morbi-mortalité de ces transferts. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive mono-centrique des EVASAN pédiatriques transatlantiques vers la France hexagonale entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2023, incluant tous les patients âgés de moins de 18 ans ayant eu une évacuation sanitaire pendant la période d’inclusion. Résultats : Au total, 211 enfants âgés de moins de 18 ans ont été inclus. La majorité des transferts concernait des enfants de moins de deux ans, souvent admis dans les services de soins critiques. Les principales indications étaient cardiologiques (31,8 %), cancérologiques (19,4 %) neurologiques (11,9 %) et ORL (10.0 %), avec des variations marquées selon l’âge. Près de la moitié des patients avaient un support ventilatoire, et un sur quatre une ventilation mécanique. Les complications survenues en vol ont concerné 10,4 % des patients. Ces complications, majoritairement de faible gravité, concernaient principalement des atteintes respiratoires (5,7%). Conclusion : Les résultats de cette étude soulignent la fréquence de ces transferts pour des pathologies complexes ou rares nécessitant un plateau technique non disponible dans notre territoire. Malgré les contraintes logistiques, les complications graves restent rares lors de ces EVASAN. Une organisation rigoureuse et une expertise pédiatrique et néonatale des équipes réalisant ces EVASAN pourrait expliquer le faible morbi-mortalité lors de ces longs transferts en milieu aérien. Cette étude met en évidence les défis cliniques et structurels associés aux EVASAN pédiatriques ultramarines, et suggère la nécessité de protocoles dédiés, de formations spécifiques et d’un renforcement des capacités locales ou interrégionales pour optimiser ces parcours de soins.

Aucun
Florian NEGRELLO (Fort de France, Martinique) , Thomas LORY , Alexis FREMERY , Patrick PORTECOP , Vianney AQUILINA , Papa GUEYE
13:18 - 13:24 #50592 - FC29-04 Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure.
FC29-04 Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure.

Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure Claire Berthelot, Dr Jean-François Vigneau, Dr Céline Occelli, Pr Vincent Costalat, Pr Xavier Bobbia Introduction : Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont fréquents et responsables d’une morbi-mortalité importante. Leur prise en charge repose sur la thrombolyse intraveineuse (TIV) et la thrombectomie mécanique (TM) devenue un traitement de référence pour les occlusions proximales. L’efficacité de ces thérapeutiques est dépendante du délai de mise en œuvre. Le temps reste donc la préoccupation primaire dans le traitement des AVC. L’objectif principal de notre étude était d’identifier, dès le début de la prise en charge des patients, les facteurs prédictifs d’une revascularisation. Matériel et méthode : Notre étude était rétrospective, observationnelle et monocentrique au sein de notre CHU. Au total, 314 patients admis pour un AVC ischémique de la circulation antérieure entre septembre 2024 et janvier 2025 ont été inclus. Les patients devaient être majeur et avoir eu une imagerie cérébrale diagnostiquant un AVC antérieur. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une TM. Les objectifs secondaires étaient l’analyse des délais préhospitaliers, l’étude des stratégies « MotherShip » (MS) et « Drip-and-Ship », et la comparaison des scores NIHSS et mRS, avant et après AVC, entre les groupes TM et non TM. Résultats : Parmi les 314 patients inclus, 106 (33,8 %) ont bénéficié d’une TM. En analyse multivariée, la pathologie cardio-embolique (OR 2,26) et l’hémiparésie/hémiplégie (OR 3,49) étaient associées à une probabilité accrue de TM, tandis que la prise en charge par une stratégie MS (OR 0,30) réduisait cette probabilité. En analyses secondaires, nous avons observé une aggravation du mRS après l’AVC (p < 0.001), une diminution du délai découverte–admission chez les patients thrombectomisés (2,47 h vs 3,69 h ; p = 0,005), et une amélioration du NIHSS entre J0 et J1 dans les groupes TM (p = 0.11) et non TM (p = 0.004). Conclusion : Notre étude suggère que les pathologies cardio-emboliques et l’hémiparésie/hémiplégie sont prédictives d’une TM. Ces résultats soulignent l’importance des données préhospitalières pour identifier précocement les patients pouvant bénéficier de la TM. Ces travaux pourraient amener à la modification des critères d’inclusion dans notre protocole d’accès direct au scanner afin d’en améliorer les performances.

aucun
Claire BERTHELOT (Montpellier) , Jean-François VIGNEAU , Céline OCCELLI , Vincent COSTALAT , Xavier BOBBIA
13:24 - 13:30 #50624 - FC29-05 Evaluation de la prévalence du trouble de stress post-traumatique au sein d'une population de travailleurs dans le secteur des urgences d'un chu français.
FC29-05 Evaluation de la prévalence du trouble de stress post-traumatique au sein d'une population de travailleurs dans le secteur des urgences d'un chu français.

Introduction : Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est croissant dans les professions exposées à des événements traumatisants. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la prévalence du TSPT au sein d’un service d’urgences de CHU. Les objectifs secondaires visaient à identifier les facteurs associés au TSPT et ses répercussions sur le travail. Matériel et méthode : Une étude observationnelle descriptive transversale a été conduite entre le 15/05 et le 15/08/2025, sur la base du volontariat. Les participants ont rempli un auto-questionnaire standardisé, incluant un outil de dépistage validé du TSPT, le PCL-5 (PTSD Checklist for DSM-5). Un score ≥ 44 était considéré comme indicatif d’un TSPT. Les données ont été analysées de façon descriptive et comparative afin d’identifier les facteurs associés à un score pathologique. Résultats : Sur 133 répondants, 105 ont été inclus et analysés. 61,9 % présentaient un score PCL-5 ≥ 44, soit une prévalence élevée de TSPT. 73.9% des agents TSPT+ signalaient des répercussions sur leur travail (impact sur la capacité à travailler et la productivité) sans retentissement administratif significatif. 44 % des agents déclaraient connaître “mal” ou “très mal” le TSPT. Conclusion : Cette étude souligne la forte prévalence du TSPT au sein des urgences et ses conséquences. Elle met en lumière la nécessité d’une prévention institutionnelle renforcée (soutien psychologique, formation ciblée, stratégie de santé au travail coordonnée).

Aucun
July BEGHIN (Montpellier) , Camille RADMAN , Cédric JULIEN , François-Xavier LESAGE , Xavier BOBBIA
13:30 - 13:36 #50855 - FC29-06 Comparaison des performances pronostiques du Rapid Emergency Medicine Score et du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.
FC29-06 Comparaison des performances pronostiques du Rapid Emergency Medicine Score et du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.

Introduction : Plusieurs scores physiologiques, dont le Rapid Emergency Medicine Score (REMS) et le Worthing Physiological Scoring System (WPSS), ont été développés pour stratifier le risque de mortalité dès l’admission aux urgences. Cependant, les performances pronostiques comparatives de ces deux scores demeurent insuffisamment évaluées. L’objectif de cette étude était de comparer les performances pronostiques du REMS et du WPSS chez les patients admis en salle d’accueil des urgences vitales (SAUV). Méthodes : Etude descriptive et analytique, prospective, réalisée sur une période d’un an. Nous avons inclus tous les patients admis en SAUV pour prise en charge d’une pathologie médicale. Avec recueil des données anamnestiques, clinico-biologiques et évolutives des patients. Les scores REMS et WPSS ont été calculés à l’admission chez tous le spatients. Le critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. Pour déterminer les valeurs pronostiques de ces scores physiologiques, nous avons établi et comparé les courbes ROC. Résultats : Nous avons inclus 402 patients, d’âge moyen de 56 ± 19 ans et de sexe ratio de 1,8. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (37,1%), le diabète (36,6%), les cardiopathies (28,9%) et l’insuffisance rénale chronique (9,7%). Les principaux motifs d’admission en SAUV étaient : une détresse respiratoire (23,6%), une détresse neurologique (21,1%), une douleur thoracique (23,4%) et une douleur abdominale (10,2%). Les médianes du WPSS et du REMS étaient respectivement 2 [0-11] et de 5 [0-20]. La mortalité intrahospitalière était de 20,4%. En analyse multivariée, un score de REMS ≥ 6 et un WPSS ≥ 3 apparaissent comme des facteurs indépendants prédictifs de mortalité intrahospitalière (p respectivement de 0,04 et 0,008). L’analyse de l’aire sous les courbes ROC du REMS et du WPSS selon la mortalité intrahospitalière était respectivement de 0,73 (p<0,001, IC95%= [0,66-0,79]) et de 0,76 (p<0,001, IC95%= [0,70-0,81]). Conclusion : Les systèmes d’évaluation physiologique précoce constituent des outils essentiels pour identifier les patients présentant une détresse vitale potentielle aux urgences. Le REMS et le WPSS ont montré un intérêt pronostique chez les patients admis en SAUV avec une valeur prédictive comparable de mortalité intrahospitalière.

aucun
Wiem DEMNI , Ines ALOUI , Yesmine WALHA , Khouloud OUERHANI (Tunis, Tunisie) , Farah MANSOUR , Fadwa LACHTER , Eya SNOUSSI , Nour Elhouda NOUIRA
13:36 - 13:42 #50864 - FC29-07 Performance pronostique du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.
FC29-07 Performance pronostique du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.

Introduction : La prise en charge des patients en salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) constitue un défi quotidien pour les médecins urgentistes. Le worthing physiological scoring system (WPSS) a été présenté comme un outil de triage pour identifier, à partir de six items cliniques simples, les patients admis aux urgences et qui sont à haut risque de décès. L’objectif de notre travail était de déterminer la valeur pronostique du WPSS chez les patients admis en SAUV. Méthodes : Etude descriptive et analytique, prospective, réalisée sur une durée de 12 mois. Nous avons inclus tous les patients admis en SAUV pour prise en charge d’une pathologie médicale. Avec recueil des données anamnestiques, clinico-biologiques et évolutives de tous les patients inclus. Le WPSS a été calculé à l’admission. Notre critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. La valeur pronostique du WPSS a été étudiée à l’aide d’une étude univariée et l’analyse de l’aire sous la courbe ROC. Résultats : Nous avons inclus 402 patients. L’âge moyen était de 56 ± 19 ans. Le sexe ratio était de 1,8. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (37,1%), le diabète (36,6%), les cardiopathies (28,9%) et l’insuffisance rénale chronique (9,7%). Les principaux motifs d’admission en SAUV étaient : détresse respiratoire (23,6%), détresse neurologique (21,1%), douleur thoracique (23,4%) et douleur abdominale (10,2%). La médiane du WPSS était de 2 [0-11]. Les principaux diagnostics retenus étaient : les syndromes coronariens aigus avec sus décalage de ST(14,4%) et sans sus décalage de ST(7,5%), un état de choc (11,2%), un œdème aigu des poumons (5,7%) et les acidocétoses diabétiques sévères (4,7%). Le taux de mortalité intrahospitalière était de 20,4%. En analyse univariée, un WPSS ≥ 8 apparait comme un facteur prédictif de mortalité intra hospitalière (p<0,001, OR=3,7, IC95%= [2,7-5,3]). L’analyse de l’aire sous la courbe ROC du WPSS selon la mortalité intrahospitalière était de 0,76 (p<0,001, IC95%= [0,70-0,81]). Conclusion : Les systèmes d’évaluation médicale initiale sont considérés comme des outils précieux pour identifier les patients avec détresse vitale existante ou potentielle et dont le pronostic vital peut être mis en jeu à très court terme. Le WPSS permet de prédire la mortalité intrahospitalière des patients admis en SAUV. D’autres études multicentriques sont nécessaires pour appuyer cette hypothèse à plus grandes échelles.

aucun
Wiem DEMNI , Ines ALOUI , Khaled MAHMOUDI , Yesmine WALHA , Faten SBEI , Khouloud OUERHANI (Tunis, Tunisie) , Wided BAHRIA , Nour Elhouda NOUIRA
13:42 - 13:48 #50885 - FC29-08 Syndrome d’épuisement professionnel chez les internes en médecine d’urgence : évolution au cours de la formation et rôle des facteurs organisationnels.
FC29-08 Syndrome d’épuisement professionnel chez les internes en médecine d’urgence : évolution au cours de la formation et rôle des facteurs organisationnels.

Le Syndrome d’Epuisement Professionnel (SEP) est plus fréquent chez les médecins urgentistes mais ses modalités d’apparition chez les internes en médecine d’urgence restent peu décrites. L’objectif principal était d’analyser l’association entre l’avancement dans l’internat et l’intensité des signes de SEP., et l’objectif secondaire d’identifier les facteurs individuels et organisationnels associés. Il s’agissait d’une étude observationnelle longitudino-transversale, de décembre 2024 à juin 2025, auprès des internes et DJ, en DESMU de la subdivision Montpellier-Nîmes. Les données ont été recueillies avec questionnaire en ligne lors de trois temps successifs sur deux semestres consécutifs. Les mesures incluaient : les caractéristiques individuelles, le Copenhagen Burnout Inventory pour mesurer le SEP et le Copenhagen Psychosocial Questionnaire (COPSOQ) pour évaluer les facteurs organisationnels. Les 104 réponses analysées représentaient 73 (83 %) internes, le SEP était retrouvé modéré pour 7 (10 %) des internes et élevé pour 6 (8 %), avec un pic en troisième année, Figure 1. Le domaine du COPSOQ le plus favorable était les relations entre collègues 76 % (ET = 16) et le plus défavorable était les contraintes quantitatives 33 % (ET = 26) et les exigences cognitives 15 % (ET = 17). Des signes précoces de SEP apparaissent dès l’internat. Des stratégies ciblées sur la gestion de la charge cognitive et du rythme de travail semblent nécessaires pour prévenir le SEP durant la formation.

Aucun
Laura CRESSIOT (Nîmes) , Sylvain BENENATI , Fabien COISY , Romain GENRE GRANDPIERRE , Xavier BOBBIA
Flash communications Zone 2

"Vendredi 05 juin"

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SI25
13:00 - 14:00

Session Interactive
"Tu te mets combien", en Médecine d'Urgence
Jeune, Transversal - Indifférent

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
"Tu te mets combien" by la Commission Jeunes de la SFMU revient pour une nouvelle édition encore plus fun au congrès Urgences 2026 !
Prépares-toi à tester tes connaissances, ton esprit d'équipe et ton sens de l'humour autour de la Médecine d'Urgence. Forme ton équipe, défends ta ville ou ton service, et vient relever les défis dans une ambiance survoltée ! On vous attend nombreux pour se challenger ensemble !"
13:00 - 14:00 "Tu te mets combien, en Médecine d'Urgence". Agathe BEAUVAIS (PHC) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle Maillot
13:45

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET49
13:45 - 14:00

UrgencesMeet
SUdF - Sollicitation médias : répondre oui ?
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
13:45 - 14:00 Sollicitation médias : répondre oui ? Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Conférencier, Médecin, Pontoise)
Studio TV
14:00

"Vendredi 05 juin"

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CE05
14:00 - 15:00

Conférence Exceptionnelle
Surviving sepsis campaign : quelle place de l'urgentiste ?
Adulte, Etat de choc, Infectiologie , Services d'Urgences

Modérateurs : Julie CONTENTI (Medecin) (Médecin, Nice), Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Un expert français parmi tous les experts de la surviving sepsis campaign, et il est urgentiste ! Quels enseignements retenir de la SSC 2026 ? Cette conférence exceptionnelle répondra à la question.
14:00 - 15:00 Surviving sepsis campaign : quelle place de l'urgentiste ? Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

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CM33
14:00 - 15:30

Conférence - Session commune SFMU / SFC
Chocs cardiogéniques spécifiques ou atypiques
Adulte, Cardiologie , Etat de choc, Thérapeutique, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Eric BONNEFOY (Médecin, Lyon), Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Médecin, Rennes)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
Session commune avec la société française de cardiologie. Choc et FEVG altérée ? Ce panel d'experts mixte cardiologues/urgentistes développera ces causes de choc cardiogénique et leur prise en charge.
14:22 - 14:44 Myocardite aiguë. Matthieu SCHMIDT (Conférencier, Paris)
14:00 - 14:22 Cardiotoxicité des drogues illicites. Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:44 - 15:06 Coeur et oncologie. Hamid MERDJI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
15:06 - 15:28 Insuffisance cardiaque terminale en choc cardiogénique. Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
Amphi Havane

"Vendredi 05 juin"

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FC30
14:00 - 15:00

Flash communications
Ethique et réseau de santé

Modérateur : Sami ELLOUZE (PHC) (Médecin, Paris)
14:00 - 14:06 #50341 - FC30-01 Instauration de la sédation profonde et continue chez les patients en fin de vie aux Urgences d’un CHU.
FC30-01 Instauration de la sédation profonde et continue chez les patients en fin de vie aux Urgences d’un CHU.

Introduction La sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCJD), prévue par la loi Claeys-Leonetti et les recommandations de la HAS, constitue une option essentielle pour prévenir toute souffrance réfractaire en fin de vie. Si son application en unités spécialisées est bien décrite, les données restent limitées dans les services d’urgences, où la décision et la mise en œuvre doivent être rapides et rigoureuses. Cette étude vise à évaluer la conformité des pratiques aux recommandations nationales en utilisant un score spécifique développé pour ce travail : le score SPHEREU. Méthodes Étude rétrospective observationnelle menée sur deux années consécutives. Ont été inclus les patients majeurs pour lesquels une décision de limitation ou d’arrêt des traitements actifs (LATA) a conduit à l’instauration d’une sédation visant un état profond et continu jusqu’au décès. Le score SPHEREU évalue la conformité en intégrant quatre dimensions : décision collégiale et traçabilité, proportionnalité thérapeutique, évaluation de la sédation, information et accompagnement des proches. Résultats Au total, 154 patients ont été inclus. Parmi eux, 140 ont bénéficié d’une SPCJD considérée comme conforme selon le score SPHEREU, représentant 90,9 % des prises en charge (IC95 % [84,9–94,7]). L’analyse statistique du critère principal par test du χ² de Pearson montre un résultat significatif (p < 0,01), confirmant une conformité supérieure au seuil attendu. Les axes de non-conformité identifiés concernent principalement la traçabilité des décisions, l’absence d’outils standardisés pour l’évaluation de la profondeur de la sédation et la variabilité de l’accompagnement apporté aux familles. Conclusion La SPCJD initiée aux urgences apparaît globalement conforme aux recommandations nationales, malgré un environnement de soins marqué par l’urgence et la complexité décisionnelle. Le renforcement de la formation des équipes, l’amélioration de la traçabilité et la diffusion d’outils d’évaluation dédiés pourraient favoriser une harmonisation des pratiques. La validation multicentrique du score SPHEREU constitue une perspective pertinente pour optimiser la qualité des prises en charge en fin de vie.

AUCUN
Yohan WALLET (Amiens) , Melanie LEROUX , Emilien ARNAUD , Ludovic DOUAY , Camille GRIMAUX , Clement BRAULT , Paulo HENRIQUES , Daniel Aiham GHAZALI
14:06 - 14:12 #50344 - FC30-02 EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCES INTRAFAMILIALES AU SEIN D'UN SERVICE D'URGENCES DE CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE.
FC30-02 EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCES INTRAFAMILIALES AU SEIN D'UN SERVICE D'URGENCES DE CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE.

Introduction : Les violences intrafamiliales (VIF) constituent un enjeu majeur de santé publique. Les urgences sont un lieu stratégique de repérage, mais les connaissances et les pratiques restent hétérogènes. L’objectif est d’évaluer, au CHU, les connaissances, pratiques déclarées et freins rencontrés par les soignants dans la prise en charge des victimes de VIF. Méthode : Il s’agit d’une étude transversale réalisé par la diffusion d’un questionnaire auprès du personnel soignant des urgences adultes. Analyses descriptives et comparatives selon la fonction, le genre et l’expérience des participants. Résultats : Parmi 110 (61,1%) répondants sur 180, seuls 5 (4,5%) avaient reçu une formation spécifique, 28 (25,5%) participants interrogeaient systématiquement les patients devant des signes évocateurs et 8 (7,3%) connaissaient la possibilité de signalement sans consentement. Le manque de formation et l’absence de protocole clair constituaient les principaux freins de prise en charge. Conclusions : Cette étude met en évidence un décalage marqué entre sensibilisation et pratiques effectives. Si les brancardiers et aides-soignants repèrent souvent davantage de situations de VIF que les médecins, l’absence d’outils partagés limite la prise en charge. Ils rejoignent la littérature montrant que la formalisation des procédures et l’intégration d’outils de dépistage améliorent le repérage des VIF. L’amélioration repose sur trois leviers qui pourraient améliorer la coordination et la rapidité d’intervention : renforcer la formation régulière et interactive, instaurer un protocole clair et commun à toute l’équipe, et améliorer la coordination avec les partenaires médico-sociaux. Mots clés :Violences intrafamiliales ; urgences ; dépistage ; formation ; protocole.

Aucun
Asmahane LASKRI (amiens) , Sophia LASKRI , Laure DOMISSE , Lucie BARDET , Maxime GIGNON , Cecile MANAOUIL , Christine AMMIRATI , Daniel Aiham GHAZALI
14:12 - 14:18 #50396 - FC30-03 Décès aux urgences adultes du CHU de Rouen : étude rétrospective monocentrique.
FC30-03 Décès aux urgences adultes du CHU de Rouen : étude rétrospective monocentrique.

Introduction Les décès survenant aux urgences sont une réalité fréquente et particulièrement complexe à gérer dans cet environnement. Les données françaises restent limitées concernant le profil de ces patients et les circonstances de leur décès. L’objectif de cette étude était de décrire la population décédée aux urgences d’un centre hospitalo-universitaire et d’analyser les déterminants organisationnels et cliniques associés. Méthode Étude rétrospective monocentrique incluant l’ensemble des patients décédés aux urgences et à l’UHCD du CHU de Rouen entre janvier 2023 et décembre 2024. Les dossiers issus de l’entrepôt de données de santé ont permis d’extraire les caractéristiques démographiques, comorbidités (index de comorbidités de Charlson (CCI), le niveau de dépendance (groupe iso-ressource GIR), temporalité du passage, interventions diagnostiques et thérapeutiques, causes de décès, décisions de limitation ou d’arrêt des traitements (LAT), recours à la sédation profonde et continue, ainsi que le caractère attendu ou inattendu du décès. Des analyses descriptives et une comparaison entre décès « attendus » et « inattendus » ont été réalisées. Résultats Parmi 205 385 passages, 653 décès ont été identifiés (0,32 %). L’âge médian était de 84 [74-91] ans, avec un CCI médian de 7 [5-8], 55 % avaient un score GIR ≤ 3, 63% provenaient du domicile, 24 % d’un EHPAD. Le motif de recours le plus fréquent était la dyspnée (42%). La durée médiane de séjour aux urgences était de 10,7 [4.7- 20.3] heures, 20% des patients ont eu une durée de passage de plus de 24h, 35% ont passé une nuit complète, 31% des décès sont survenus entre minuit et 8h00. La décompensation aiguë d’une pathologie chronique constituait la première cause de décès (37,4 %). Une décision de LAT était documentée dans 79,6 % des cas, dont 65,3 % associée à une sédation profonde et continue. Les décès inattendus (20,4 %) présentaient une durée de séjour plus courte (8 h vs 11 h 30) et un recours plus fréquent à des procédures invasives. Conclusion Les décès aux urgences concernent surtout des patients âgés et polypathologiques, souvent en limitation thérapeutique. Les urgences se situent ainsi à l’intersection d’enjeux médicaux, sociaux et éthiques dans un contexte organisationnel contraint.

Aucun
Pierre THOUMAS (Rouen) , Mikael DUSENNE , Luc-Marie JOLY , Johnny MICHEL , Alix DELAMARE-FAUVEL , Denis THOUMAS , Hugo SALLEZ , Mélanie ROUSSEL
14:18 - 14:24 #50442 - FC30-04 Les CSNP en Occitanie: des structures spécifiques en plein essor!
FC30-04 Les CSNP en Occitanie: des structures spécifiques en plein essor!

Les CSNP en Occitanie : des structures spécifiques en plein essor ! Introduction : Structures de Soins intermédiaires entre un cabinet de médecine générale et un service d’urgences, l’ORU Occitanie s’est intéressé à l’activité de 21 CSNP recensés dans son territoire. L’objectif est de faire « une photographie » des CSNP sur leur structure, leur organisation, leur volumétrie et la typologie des actes pratiqués. Matériel et méthode : Un questionnaire leur a été adressé en ligne, ouvert pendant 1 mois (septembre/octobre 2025). Résultats : 71% de taux de réponses (15/21). En croissance exponentielle depuis 2020, concentrés autour des métropoles, ces CSNP sont tous dotés d’une imagerie radiologique conventionnelle et près des 2/3 ont d’un accès direct à la biologie. Les médecins y exercent volontiers à temps partiel et presque un quart d’entre eux n’ont pas de formation spécifique en médecine d’urgence. Dans ¾ des cas, ils sont associés à un.e infirmière.e. Bien que tous les CSNP assurent réaliser des sutures et la pose d’attelles, un passage sur deux en moyenne est une simple consultation médicale. Enfin avec une activité moyenne de 34 passages /médecin, sur une amplitude horaire de 10h, 73% de ces CSNP participent à la PDSA, surtout le week-end. Conclusion : ces CSNP sont une nouvelle offre de soins complémentaire et singulière qui semble répondre d’une part aux besoins de soins de la population et d’autre part à la volonté d’une nouvelle façon d’exercer la médecine.

aucun
Emmanuelle BONNET (MONTPELLIER) , Pascal CAPELLE , Laure POURCEL , Hervé MOUROU
14:24 - 14:30 #50451 - FC30-05 Don d'organes, une question qui peut se poser dès les urgences dans le cadre d'une démarche anticipée.
FC30-05 Don d'organes, une question qui peut se poser dès les urgences dans le cadre d'une démarche anticipée.

Introduction : Le don d’organes, parlons-en ! Dès les urgences, la possibilité d’une démarche anticipée (DA) auprès des familles, peut permettre le début d’une procédure de don. Les patients ayant un GCS < 8, dont la situation clinique peut évoluer vers la mort encéphalique (ME) et pour lesquels une prise en charge en réanimation n’a pas été envisagée du fait de l’absence de perspective thérapeutique, peuvent s’inscrire dans cette DA. Il s’agit pour la coordination hospitalière des prélèvements (CHP), en lien avec l’équipe des urgences et de réanimation, d’étudier le dossier du patient, d’éliminer les contre-indications (CI) d’emblée, de prendre contact avec les proches et, le cas échéant, d’organiser la prise en charge en réanimation dans l’attente de la qualification des organes et du potentiel prélèvement. L’objectif de cette étude est de montrer la faisabilité d’une DA aux urgences, et de le mettre en lien avec la multiplication d’interventions de la CHP (staff, communication, formation) sur le nombre des appels. Matériel et méthode : Etude des appels pour des patients admis aux urgences (service cible) sur le CHU et le réseau opérationnel de proximité, avec appel à la CHP, de janvier 2021 à septembre 2025. Analyse du nombre d’appels, admissions en réanimation, réalisation ou non aboutissement du prélèvement, comparaison en fonction des actions de communication mises en place depuis 2021. Résultats : 107 appels dont 84 (78,5%) des urgences. 53 (63,09%) du CHU dont 30.18% en 2025. 59 DA réalisées (70,23%), 29 patients admis en réanimation (49,15%), 13 prélevés (44,82%) dont la moitié en 2025. Les procédures non abouties sont liées à une opposition (23; 19.76%), une CI (25; 27.38%), une non évolution vers la ME (13; 15.47%) ou à d’autres problèmes organisationnels (9 ; 10.71%). Depuis 2021, augmentation de 37.50% du nombre d’appels. 2025 a vu une augmentation de 70% des appels en provenance du CHU, année où la CHP a développé des actions de communication plus visibles. Conclusion : Le prélèvement et la greffe d’organes sont des priorités nationales. La DA permet l’admission en réanimation de donneurs potentiels sans perspectives thérapeutiques pour eux-mêmes, avec forte possibilité d’évolution vers la ME. La DA est possible avec une collaboration étroite entre les urgences et la CHP, qui participe aux formations, communique, participe à des staffs, anime des COPIL et organise des visites pluriannuelles dans les CH périphériques.

Aucun
N. Sybille GODDET (Dijon) , Céline DUPASQUIER , Céline GARNIER , Marie-Hélène BONIN , Ingmar KOHL , Sophie MARION , Stéphanie PASQUET , Sébastien PRIN
14:30 - 14:36 #50629 - FC30-06 Directives anticipées et fin de vie aux urgences.
FC30-06 Directives anticipées et fin de vie aux urgences.

Directives anticipées et fin de vie aux urgences Les directives anticipées (DA) constituent un outil central pour le respect de l’autonomie du patient et l’aide à la décision médicale en situation de fin de vie, en particulier dans le contexte de l’urgence. La prévalence de la présence des directives anticipées et leur impact sur la prise en charge des patients décédant aux urgences sont insuffisamment documentés. Étude rétrospective monocentrique menée au sein d’un service d’urgences, incluant les patients adultes décédés entre janvier 2018 et mai 2024. Le critère de jugement principal était la prévalence des directives anticipées tracées dans le dossier médical. Les critères secondaires incluaient l’autonomie (GIR), les comorbidités (indice de Charlson), les modalités de prise en charge de la fin de vie et les facteurs associés à la présence de directives anticipées. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée. Parmi les 360 patients inclus, 46 (13 %) disposaient de directives anticipées. Les patients avec directives anticipées étaient significativement plus jeunes (84 vs 87 ans, p=0,03), plus comorbides (indice de Charlson médian 4,5 vs 3, p<0,0001) et plus fréquemment dépendants (GIR 1 : 28 % vs 15 %, p=0,024). La présence d ‘un cancer métastatique était associée aux directives anticipées (43 % vs 6 %, p<0,0001). En analyse multivariée, la présence de directives anticipées était indépendamment associée au GIR 1 (OR=4,5), aux cancers métastatiques (OR=4,3) et non métastatiques (OR=14). Les patients avec directives anticipées avaient plus souvent une recherche de leur volonté (96 % vs 86 %, p=0,001), une prescription de morphine plus fréquente (85 % vs 65 %, p=0,007) et étaient moins exposés aux gestes invasifs tels que les gaz du sang artériels (37 % vs 58 %, p=0,008). La discussion collégiale était réalisée dans des proportions similaires dans les deux groupes. Les directives anticipées restent peu présentes chez les patients décédant aux urgences. Leur existence est associée à une prise en charge davantage orientée vers le confort, avec une meilleure prise en compte de la volonté du patient et une réduction des gestes invasifs.

Aucun
Rodolphe BONNET DE PAILLERETS (Paris) , Cyril COSSE , Khaled AL MEKHLAFI , Salem ANANOU , Amine SIRINE , Cecile XAVIER , Chloe CHOMARAT , Nicolas JAVAUD
14:36 - 14:42 #50841 - FC30-07 Réorientation de patients après triage d’un service d’urgences vers la médecine la médecine générale : étude Bascule.
FC30-07 Réorientation de patients après triage d’un service d’urgences vers la médecine la médecine générale : étude Bascule.

Introduction : Les urgences sont engorgées, augmentant la morbi-mortalité. L’origine est plurifactorielle, dont une demande de soins immédiats qui relève de la médecine de ville. Mais la médecine générale (MG) est-elle en capacité d’absorber ce surnombre d’activité ? Méthode : Analyse conjointe des activités de la MG et des Urgences dans les zones de proximité des trois CHU de la région Grand Est sur l’année 2023. L’activité de MG était issue du Système National des Données de Santé. Les données étaient journalières et par médecin en activité, sur 179 jours ouvrables (excluant congés scolaires et ponts). Les données des Urgences étaient issues de l’Agence Technique de l’Information Hospitalière incluant les CCMU 1 ou 2 avec un retour à domicile. Les paramètres classiques de position et dispersion ont été mesurés, avec en cas de valeurs manquantes, une imputation par la méthode des plus proches voisins. Résultats : Par 1000 habitants, le nombre moyen d’actes de soins est comparable entre les trois territoires (entre 4429 et 4864), pour un nombre de passage aux Urgences variant de 168 à 292. Le nombre médian de passages aux urgences pouvant « basculer » vers la MG est inférieur à deux patients / MG / semaine (Figure). Conclusion : Dans cette étude, la réorientation de patients vers la MG est possible avec une surcharge de travail acceptable (moins de 2 patients/semaine/praticien), et une réduction possible de 20 à 30% des passages aux Urgences en journée.

aucun
Romain HELLMANN (Paris) , Claude BRONNER , Arnaud ETIENNE , Jérémie GOUDOUR , Bruno MAIRE , Stéphane GENNAI , Tahar CHOUIHED , Pascal BILBAULT
14:42 - 14:48 #50912 - FC30-08 Défis et freins à l’utilisation des scores cliniques en médecine d'urgence chez les médecins de première ligne.
FC30-08 Défis et freins à l’utilisation des scores cliniques en médecine d'urgence chez les médecins de première ligne.

Introduction : En médecine d’urgence, les scores cliniques sont des outils cruciaux pour le triage, la stratification du risque et la rapidité décisionnelle. Cependant, leur application en soins de première ligne reste hétérogène. Cette étude visait à identifier les difficultés et les freins limitant l'utilisation systématique de ces scores par les médecins dans un contexte de soins primaires et d'urgence. Méthodes : Étude descriptive, transversale et prospective menée durant six mois auprès de médecins de première ligne. Les données ont été recueillies par questionnaire anonyme, analysant la fréquence d'usage, la diversité des scores utilisés en médecine d’urgence et les obstacles rencontrés lors de la prise en charge des patients. Résultats : Sur 291 médecins inclus (80,1 % de femmes, 51,6 % < 30 ans), 89,0 % déclarent utiliser des scores cliniques, mais seuls 28,7 % les intègrent quotidiennement à leur pratique. Les scores cités concernent majoritairement l'urgence et le risque vital : score de Glasgow (n=97), score de Wells (n=73), CHA₂DS₂-VASc (n=54) et SOFA (n=38). L'analyse des obstacles révèle des freins majeurs à l'optimisation des soins : 1. Facteurs cognitifs et formatifs : 53,3 % des praticiens pointent un manque de formation spécifique et 43,6 % soulignent la complexité de certains scores, rendant leur mémorisation difficile en situation de stress. 2. Contraintes opérationnelles : Le manque de temps, facteur critique en urgence, est cité par 50,9 % des répondants. 3. Accès et technologie : 77 % dépendent d'applications mobiles personnelles, révélant un manque d'intégration des scores dans les outils de travail institutionnels. Pour 79,4 % des médecins, l'intégration numérique dans le dossier médical est le levier prioritaire pour surmonter ces freins. Conclusion : Bien que les scores cliniques soient reconnus comme des piliers de la médecine d'urgence, leur utilisation en première ligne est entravée par des barrières formatives et structurelles. Pour sécuriser la prise en charge des urgences, il est impératif de simplifier ces outils, de renforcer la formation continue et de favoriser leur intégration numérique automatique.

Aucun
Fatma HEBAIEB , Maha LAMOUCHI , Nadine BOUDAYA (Tunis, Tunisie) , Meriem SKOURI , Imen NAGGARA
Flash communications Zone 1

"Vendredi 05 juin"

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FC31
14:00 - 15:00

Flash communications
Endocrinologie et métabolisme

Modérateur : Frédéric ADNET (Chef de service) (Médecin, Paris)
14:00 - 14:06 #50345 - FC31-01 Prise en charge des hyponatrémies sévère aux urgences : étude monocentrique rétrospective sur deux ans.
FC31-01 Prise en charge des hyponatrémies sévère aux urgences : étude monocentrique rétrospective sur deux ans.

Introduction : L’hyponatrémie sévère (Na <120 mmol/L) représente une urgence médicale fréquente, susceptible d’entraîner des complications neurologiques et une mortalité significative. Le diagnostic étiologique et la prise en charge thérapeutique sont souvent complexes en contexte d’urgence, du fait du manque d’éléments cliniques initiaux et de la variabilité des pratiques. L’objectif de cette étude rétrospective monocentrique était d’évaluer la qualité du raisonnement diagnostique, la pertinence des examens réalisés et la conformité des traitements instaurés pour les hyponatrémies sévères prises en charge aux urgences adultes d’un centre hospitalo-universitaire entre janvier 2023 et décembre 2024. Matériel et Méthode : Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, le contexte de découverte, les antécédents, les résultats biologiques (ionogrammes sanguins et urinaires, osmolarité, état volémique), les traitements administrés, l’orientation (services MCO, soins intensifs, retour à domicile) et la mortalité hospitalière à J1 et à J30. Les hyponatrémies chroniques, non confirmées ou découvertes hors structure d’urgence étaient exclues. L’analyse descriptive a porté sur l’ensemble des 59 dossiers complets. Résultats : Parmi les 59 patients inclus, seuls 16 % présentaient un ionogramme urinaire et 10 % un calcul d’osmolarité efficace, traduisant un bilan diagnostique incomplet. L’hyponatrémie était hypotonique dans 94 % des cas. Les étiologies étaient majoritairement multifactorielle, dominées par les causes endocriniennes (17 %), iatrogènes (10 %) et les insuffisances cardiaque ou rénale (5 %). La prise en charge thérapeutique, lorsqu’elle était initiée, respectait les recommandations dans 85 % des situations, bien que des écarts aient été relevés, principalement liés à l’évaluation de la volémie et à la vitesse de correction. Aucun patient n’a présenté de complication neurologique sévère, notamment de myélinolyse centro-pontine. La mortalité hospitalière atteignait 12 % et celle à J30, 16 %. Conclusion : L’hyponatrémie sévère demeure une situation complexe en médecine d’urgence, avec un bilan étiologique fréquemment incomplet et une prise en charge encore hétérogène malgré un taux global de conformité satisfaisant. L’élaboration de protocoles dédiés, la systématisation des bilans diagnostiques et la formation continue des équipes pourraient améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge aux urgences.

aucun
Youssef AYACH KHALIFI (Amiens) , Eric GUIHENEUF , Judith DESOUTTER , Dominique ELADARI , Osama ABOU ARAB , Herve DUPONT , Antoine GALMICHE , Daniel Aïham GHAZALI
14:06 - 14:12 #50710 - FC31-02 Etat des lieux de la prise en charge de l’acidose métabolique sévère et intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium dans un service d’urgence.
FC31-02 Etat des lieux de la prise en charge de l’acidose métabolique sévère et intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium dans un service d’urgence.

Introduction : L’acidose métabolique sévère (AMS) est rare en médecine d’urgence mais associée à une forte morbi-mortalité. Si le traitement étiologique est primordial, l’intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium (BS) reste controversé et peu étudié dès la phase initiale aux urgences. L’objectif de cette étude était de décrire les pratiques de prise en charge de l’AMS dans notre service d’urgence (SU), en particulier l’utilisation du bicarbonate de sodium, et d’évaluer son impact sur le devenir des patients. Matériel et méthode : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique dans un SU entre 2019 et 2024. Les patients admis au SU présentant une AMS étaient inclus. Ont été exclus les patients hémodialysés chroniques, ceux ayant une indication immédiate d’épuration extra-rénale et ceux bénéficiant d’une limitation des thérapeutiques. Résultats : Sur la période étudiée, 388 patients présentaient une AMS (0,07 % des admissions), dont 282 ont été analysés. Un traitement par BS a été administré chez 36 % des patients, principalement en cas d’AMS à trou anionique augmenté non lactique, non cétosique, associée à une insuffisance rénale aiguë (IRA) modérée à sévère. En dehors des cas d’acidocétose, les patients recevant du BS présentaient un score IGS2 plus élevé (42 [39–45] vs 39 [35–45], p = 0,03), une bicarbonatémie plus basse (7,5 mmol/L [4,7–10,1] vs 9,0 mmol/L [6,7–11,9], p = 0,025) et plus fréquemment une IRA KDIGO 2 ou 3 (89 % vs 64 %, p = 0,0002). L’administration précoce de BS n’était pas associée à une diminution du recours à l’épuration extra-rénale, mais était liée à une mortalité intra-hospitalière plus faible (18 % vs 51 %, p < 0,0001). Cette association demeurait significative en analyse multivariée (OR 4,40 ; IC95% [1,03–18,76] ; p = 0,045) pour les patients n’ayant pas reçu de BS dès leur prise en charge au service d’urgence. Un antécédent de maladie rénale chronique, la valeur de pH initiale, la lactatémie initiale, la ventilation mécanique en hospitalisation étaient également associés à une différence de mortalité ente les deux groupes. Conclusion : L’administration précoce de bicarbonate de sodium aux urgences pourrait être associée à une réduction de la mortalité chez les patients présentant une AMS en dehors des cas d’acidocétose. Des études prospectives sont nécessaires pour préciser sa place dans la prise en charge précoce.

Aucun
Guillaume LAMARD (Nice) , Fanny HAMARD , Julie CONTENTI , Jacques LEVRAUT
14:12 - 14:18 #50795 - FC31-03 Indications de la dialyse en urgence : étude observationnelle aux urgences.
FC31-03 Indications de la dialyse en urgence : étude observationnelle aux urgences.

Introduction La dialyse en urgence représente une thérapeutique vitale dans plusieurs situations critiques rencontrées aux services d’urgences, notamment l’insuffisance rénale aiguë compliquée, les troubles hydro-électrolytiques sévères et certaines intoxications. Objectif Décrire les indications de la dialyse en urgence, les caractéristiques des patients concernés et les délais de mise en œuvre aux urgences. Méthodes Étude observationnelle descriptive rétrospective incluant tous les patients adultes ayant bénéficié d’une dialyse en urgence après leur admission aux urgences sur une période de 24 mois. Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, les comorbidités, les indications de la dialyse, les paramètres biologiques initiaux et les délais entre l’admission et l’initiation de la dialyse. Résultats Cent quarante-quatre patients ont été inclus, avec un âge moyen de 63± 22 ans et un sex-ratio de 1,55. Les comorbidités étaient l’hypertension artérielle, le diabète et la cardiopathie dans 54%, 35% et 21% de cas respectivement. L’insuffisance rénale chronique (IRC) était notée dans 73 % des cas. Les principales indications étaient la surcharge hydrosodée compliquée d’œdème aigu pulmonaire (30%), l’acidose métabolique sévère (25 %), l’hyperkaliémie sévère réfractaire (14 %), l’hyperurémie compliquée (5 %) et les intoxications par substances dialysables (0.5%). Les malades étaient intubés et ventilés dans 5 % des cas. La voie d’abord était un désilet fémoral dans 81% des cas, une fistule artério-veineuse dans 15 % des cas et un cathéter jugulaire interne dans 4 % des cas. Le délai médian entre l’admission aux urgences et l’initiation de la dialyse était de 23 heures. Les complications per-dialytiques étaient noté dans 6,5% des cas. Un décès en per-dialyse était noté dans 1,3% des cas avec une mortalité intrahospitalière de 5,6%. Conclusion La dialyse en urgence concerne des patients graves pris en charge aux urgences pour des complications métaboliques sévères. L’identification précoce des indications et la réduction des délais de mise en œuvre constituent des enjeux majeurs pour améliorer le pronostic.

aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie) , Ichrak BACHA , Khaoula GHATASSI , Amine SADKI
14:18 - 14:24 #50854 - FC31-04 Néphropathie post-produit de contraste iodé aux urgences : comparaison entre insuffisants rénaux chroniques et altérations rénales à l’admission.
FC31-04 Néphropathie post-produit de contraste iodé aux urgences : comparaison entre insuffisants rénaux chroniques et altérations rénales à l’admission.

Introduction La néphropathie induite par les produits de contraste iodés (PDCI) est une cause non négligeable d’insuffisance rénale aiguë iatrogène. Aux urgences, une proportion significative de patients présente une altération de la fonction rénale, connue ou découverte à l’admission, ce qui peut influencer le risque de néphrotoxicité post-PDC. Objectif Comparer l’incidence de la néphropathie post-injection de PDCI chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique connue versus un profil d’altération aigue de la fonction rénale découverte à l’admission. Méthodes Étude prospective, descriptive et monocentrique sur six mois menée au service des urgences. Ont été inclus les patients âgés de plus de 14 ans ayant reçu une injection de PDC iodés. Les patients avec insuffisance rénale sévère (clairance ≤ 29 ml/min) ont été exclus. La néphropathie post-PDC iodés était définie par une élévation de la créatininémie ≥ 25% (ou 26,5 µmol/l) dans les 48 à 72 heures suivant l’injection. Résultats Parmi 135 patients inclus, âge moyen 46 ± 18 ans, sex-ratio = 3,2, 32 présentaient une altération rénale à l’admission : 7 insuffisants rénaux chroniques (5,2 %) et 25 avec découverte d’altération aigue (18,5 %). L’incidence globale de néphropathie post-PDC iodés était de 15,6 %. L’insuffisance rénale chronique et la créatininémie initiale élevée étaient significativement associées au risque de néphropathie, respectivement p= 0,007 et p = 0,009. L’analyse de la courbe ROC de la créatininémie initiale montrait une AUC = 0,691, seuil discriminant 90,5 µmol/L. Conclusion Les patients présentant une insuffisance rénale chronique connue ou une altération rénale découverte à l’admission présentent un risque accru de néphropathie post-PDC iodés. Le dépistage systématique de l’altération rénale à l’admission est crucial pour identifier les patients à risque et optimiser les mesures préventives aux urgences.
Oumaima NACEUR (Tunis, Tunisie) , Safia OTHMANI , Manel KHADHRANI , Khouloud KHAMMESSI , Tlemceni MARIEM , Sarra JOUINI
14:24 - 14:30 #50923 - FC31-05 Particularités des patients diabétiques de type 2 admis pour acidocétose diabétique aux urgences.
FC31-05 Particularités des patients diabétiques de type 2 admis pour acidocétose diabétique aux urgences.

Introduction : Le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique. L’acidocétose diabétique (ACD) est une complication aiguë grave, classiquement associée au diabète de type 1, mais de plus en plus observée chez les patients diabétiques de type 2. Les caractéristiques cliniques, biologiques et évolutives spécifiques de cette population aux urgences restent encore insuffisamment décrites. L’objectif de ce travail était de décrire les particularités des patients diabétiques de type 2 admis aux urgences pour ACD, en comparaison aux diabétiques de type 1. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge aux urgences pour ACD modérée à sévère. La prise en charge thérapeutique était standardisée selon les protocoles en vigueur, reposant sur la réhydratation par sérum salé isotonique, l’insulinothérapie intraveineuse continue et la correction des troubles hydro-électrolytiques. Les données démographiques, les antécédents, les paramètres biologiques initiaux et les critères évolutifs ont été analysés. Résultats : Cinquante-trois patients ont été inclus, avec un âge moyen de 37 ± 15 ans et un sex-ratio de 0,6. Les diabétiques de type 2 représentaient environ un tiers de l’effectif. Comparativement aux diabétiques de type 1, ils étaient significativement plus âgés et présentaient plus fréquemment des comorbidités cardiovasculaires, notamment hypertension artérielle, dyslipidémie et coronaropathie. La sévérité initiale de l’acidose métabolique était comparable entre les deux groupes. En revanche, les diabétiques de type 2 présentaient plus souvent une insuffisance rénale fonctionnelle à l’admission. L’évolution était marquée par des besoins plus élevés en insuline intraveineuse, un délai plus prolongé pour l’obtention du contrôle glycémique et une tendance à une durée d’hospitalisation plus longue. Conclusion : Aux urgences, les patients diabétiques de type 2 admis pour ACD présentent des particularités cliniques et évolutives, caractérisées par une atteinte rénale plus fréquente et des besoins en insuline accrus. Leur identification précoce pourrait permettre une adaptation de la prise en charge et une optimisation du parcours de soins en médecine d’urgence.

Aucun
Fatma HEBAIEB , Nadine BOUDAYA (Tunis, Tunisie) , Meriem SKOURI , Imen NAGGARA , Maha LAMOUCHI
14:30 - 14:36 #50928 - FC31-06 Acidose hyperchlorémique au décours du traitement de l’acidocétose diabétique aux urgences.
FC31-06 Acidose hyperchlorémique au décours du traitement de l’acidocétose diabétique aux urgences.

Introduction : Au cours de la prise en charge de l’acidocétose diabétique (ACD), la survenue d’une acidose hyperchlorémique (AH) est fréquente et peut compliquer l’évolution. Cette complication est multifactorielle, associant des mécanismes rénaux adaptatifs et une iatrogénie liée à l’administration de grandes quantités de sérum salé isotonique (NaCl 0,9 %). L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs cliniques et biologiques associés à la survenue d’une AH après réhydratation en ACD, afin de mieux cibler la prévention et la prise en charge. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant 70 patients admis aux urgences pour ACD modérée à sévère. La réhydratation initiale se faisait par NaCl 0,9 %, associée à l’insulinothérapie intraveineuse continue et à la supplémentation potassique selon protocole. L’AH était définie par pH < 7,38, bicarbonatémie < 18 mmol/L, trou anionique normalisé, chlorémie > 105 mmol/L et absence de cétonurie. Les patients ayant développé une AH ont été comparés aux autres sur les données cliniques, biologiques et évolutives. Résultats : Dix-huit patients (25,7 %) ont développé une AH après un délai moyen de 12 ± 4,5 heures. Le groupe AH présentait un pH initial plus acide et une chlorémie plus élevée. Le volume total de NaCl administré n’était pas significativement différent, suggérant que la survenue d’AH dépend moins de la quantité totale perfusée que de la sensibilité individuelle à la charge chlorée. L’AH s’accompagnait d’une insulinothérapie intraveineuse prolongée, d’une hypokaliémie plus fréquente et d’une durée d’hospitalisation significativement plus longue. Conclusion : L’acidose hyperchlorémique au cours du traitement de l’ACD constitue une complication iatrogène fréquente et cliniquement significative. Sa survenue souligne la nécessité d’une réhydratation raisonnée aux urgences et plaide pour l’utilisation éventuelle de solutés balancés afin de limiter l’iatrogénie métabolique et d’optimiser la prise en charge des patients.

Aucun
Fatma HEBAIEB , Meriem SKOURI , Nadine BOUDAYA (Tunis, Tunisie) , Imen NAGGARA , Maha LAMOUCHI
14:36 - 14:42 #50937 - FC31-07 Insuffisance rénale aigue au cours de l'acidocétose diabétique.
FC31-07 Insuffisance rénale aigue au cours de l'acidocétose diabétique.

La survenue de l’insuffisance rénale au cours de l’acidocétose diabétique est fréquente. Les études ont montré que l’incidence de l’insuffisance rénale chez les patients présentant une acidocétose peut atteindre 50% en réanimation. Peu d’études se sont intéressées à l’indication de dialyse chez les patients en acidocétose diabétique. L’objectif de notre étude est d’identifier les indications de dialyse au cours de l’acidocétose diabétique et les facteurs de risque de mortalité associés. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique étalée sur une période de 2 ans incluant tous les patients admis en réanimation pour une acidocétose diabétique, qui ont présenté une insuffisance rénale sévère nécessitant le recours à la dialyse. Sont exclus de notre étude, les patients en acidocétose diabétique ayant présenté une insuffisance rénale aigue stade 1 et ne nécessitant pas de recours à l’hémodialyse. Au cours de notre étude, 53 patients en acidocétose diabétique avaient présenté une insuffisance rénale sévère et qui ont nécessité le recours à la dialyse. L’âge moyen était de 47 ans. Le sexe ratio était de 1,3. Le motif d’admission en réanimation était un trouble de conscience dans 82% des cas, et la détresse respiratoire dans 18%; associés à l’acidocétose. La moyenne du nombre de séance d’hémodialyse était de 2,83 séances par patient avec des extrêmes de 1 à 10 séances. L’insuffisance rénale chez les patients admis en réanimation pour acidocétose diabétique survient le plus souvent dans un contexte de sepsis et de défaillance multiviscérale, ce qui fait la gravité des tableaux cliniques. Les indictions d’hémodialyse restent les classiques ayant peu d’impact sur l’évolution. La mortalité est surtout liée à la défaillance multiviscérale dans le contexte de choc septique que présentent souvent ces patients. Les facteurs associés à une résolution prolongée comprenaient l’âge avancé, les épisodes récurrents d’acidocétose diabétique, une acidose plus sévère et un retard dans la normalisation des troubles hydroélectrolytiques. L’insuffisance rénale aigue est fréquente au cours de l’acidocétose diabétique et peut nécessiter le recours à la dialyse dont les indications restent les mêmes que chez les sujets ne présentant pas d’acidocétose diabétique. Le plus souvent, le décès est lié aux facteurs déclenchants de l’acidocétose diabétique.

Aucun
Zineb CHANNANI (Casablanca, Maroc)
Flash communications Zone 2

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CM10
14:00 - 15:00

Conférence
Comment je régule
ARM, Communication, Les fondamentaux, Médecin, Neurologie, Obstétrique / Gynécologie, Régulation

Modérateurs : Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Médecin, Bordeaux), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Médecin, Pontoise)
Coordonnateur : Richard MACREZ (Coordonnateur, Médecin, Caen)
Session illustrant la pratique de la régulation à travers quatre situations fréquentes.
14:00 - 14:15 Un geste. Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen)
14:15 - 14:30 La suspicion d'AVC. Cécile PLUMEREAU (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
14:30 - 14:45 La céphalée. Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
14:45 - 15:00 La parturiente qui contracte. Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Conférencier, Médecin, Pontoise)
Salle 241

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CM39
14:00 - 15:00

Conférence - Session CNUMU
Tous des médecins enseignants-chercheurs ?
Etudiant, Pédagogie - Enseignement - Formation, Recherche fondamentale, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Yann DANIEL (Médecin) (Médecin, Paris), Florence DUMAS (PUPH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Cette session est la session des hospitalo-universitaires du congrès. Elle pose la question des profils de médecins urgentistes que nous souhaitons dans l'avenir. Quelque soit notre mode d'exercie, faut-il que nous ayons tous un bagage de pédagogie et de recherche, venez-voir les experts débattre !
14:00 - 14:12 Faut-il former tous les médecins à la pédagogie : Oui. Christine AMMIRATI (Chef de pôle adjoint) (Conférencier, Médecin, Amiens)
14:12 - 14:24 Faut-il former tous les médecins à la pédagogie : Non. Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:24 - 14:30 Discussion.
14:30 - 14:42 Faut-il former tous les médecins à la recherche : Oui. Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
14:42 - 14:54 Faut-il former tous les médecins à la recherche : Non. François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nantes)
14:54 - 15:00 Discussion.
Salle 242A

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SI10
14:00 - 15:00

Session Interactive
Complètement biaisé : quels sont vos préjugés ?
Communication, Exercice professionnel, Management, Soignant, Transversal - Indifférent

Modérateur : Laurence ARROUY (PH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
Les biais, on en a tous... Dans cette session intéractive nous tâcherons de comprendre lesquels vous affectent le plus et comment les déjouer.
14:00 - 15:00 Complètement biaisé : quels sont vos préjugés ? Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Salle 242B

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CMS21
14:00 - 15:30

Table ronde
Expertises locales d'équipes spécialisées
Accès aux soins, Gériatrie, Santé mentale - Psychiatrie, Soins infirmiers, Tri

Modérateurs : Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort), Aurélie RUIZ (Infirmière) (IDE, Montpellier)
Coordonnateur : Aurélie RUIZ (Coordonnateur, IDE, Montpellier)
Vous cherchez une pratique atypique et inspirante ? Venez échanger autour de ressources locales innovantes, découvrir des initiatives originales et partager des expériences concrètes avec des acteurs du territoire.
14:00 - 14:15 IOA Psy : retour d'expérience de Saint-Etienne. Catherine MASSOUBRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Saint-Etienne)
14:15 - 14:30 IPA Psychiatrie Santé Mentale. Priscilla EVO (IPA Psychiatrie et Santé Mentale) (Conférencier, IPA Psy, Lyon)
14:30 - 14:45 Psychologue et chien médiateur, nouveau binôme atypique de la CUMP. Clémence LARRIEU (Psychologue / référente CUMP 29) (Conférencier, Psychologue, Brest)
14:45 - 15:00 IDE Gériatrie, comment éviter un passage aux Urgences. Gaëtan GROLLEAU AUGEREAU (IDE) (Conférencier, IDE, La Roche-sur-Yon)
15:00 - 15:30 Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
Salle 243

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CM01
14:00 - 15:30

Conférence
S'adapter à l'owercrowding ?
Accès aux soins, Adulte, Inégalités, Organisation , Services d'Urgences

Modérateurs : Enrique CASALINO (Chef de Département) (Médecin, Paris), Frédéric PARIS (PHc) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Les services d'urgences surchargés est -ce une fatalité ? peut-on l'anticiper ? Quels risques est ce que je prends à refuser des patients et dans cette surcharge chronique comment je fais attention à la dignité du patient, au secret médical et comment j'intègre les proches. Tous les orateurs répondront à ces questions du quotidien.
14:00 - 14:22 Peut-on prédire pour s'adapter ? Guilhem NOËL (Médecin) (Conférencier, Médecin, Marseille)
14:22 - 14:44 Est-ce que je peux refuser ce patient ? Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:44 - 15:06 La présence/gestion des familles/accompagnants à l'heure de la surcharge. Marion DOUPLAT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
15:06 - 15:28 La dignité du patient et le secret médical. Aurore ARMAND (médecin) (Conférencier, Médecin, Angers)
Salle 251

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CLM12
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Traumatologie grave et hémorragie

Modérateurs : Clément DERKENNE (Médecin) (Médecin, Paris), Papa GUEYE (Directeur Médical) (Médecin, Fort de France, Martinique)
14:00 - 14:10 #50105 - CP082 Prédicteurs cliniques d’une hémorragie intracrânienne significative selon la classification Quebec Brain Injury Categories : étude multicentrique portant sur 2 253 patients.
CP082 Prédicteurs cliniques d’une hémorragie intracrânienne significative selon la classification Quebec Brain Injury Categories : étude multicentrique portant sur 2 253 patients.

CONTEXTE ET OBJECTIFS: Seule une minorité de patients présentant un traumatisme crânien léger (TCL) développent une hémorragie intracrânienne (HIC) cliniquement significative conduisant à une intervention neurochirurgicale ou au décès. La classification Quebec Brain Injury Categories (QueBIC) stratifie le risque en fonction des caractéristiques morphologiques au scanner en trois catégories : faible, modéré ou élevé. Cette étude visait à identifier les facteurs cliniques pré-scanner associés à un risque modéré ou élevé selon QueBIC chez les adultes présentant un TCL compliqué, et à comparer la concordance entre QueBIC et la Canadian CT Head Rule (CCHR). MÉTHODES Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été réalisée à partir de la base de données de téléradiologie IMADIS, incluant des adultes ≥18 ans présentant un TCL compliqué (GCS 13–15 avec HIC et/ou fracture du crâne) provenant de 103 services d’urgence français (2020–2022). Les catégories QueBIC ont été attribuées rétrospectivement à partir des comptes rendus de scanner par des radiologues et des urgentistes. Une régression logistique multivariée a identifié les prédicteurs cliniques pré-scanner associés à un risque QueBIC modéré/élevé. RÉSULTATS Parmi les 2 253 patients inclus (âge médian 66,3 ans ; 65,6 % d’hommes), 42,6 % ont été classés à risque modéré/élevé selon QueBIC. Les prédicteurs indépendants de ce risque étaient : la prise d’un traitement antithrombotique (antiagrégant plaquettaire : OR 1,41, IC95 % 1,06–1,88 ; anticoagulant : OR 2,25, 1,40–3,60 ; double thérapie : OR 2,49, 1,11–5,55), l’âge avancé (65–74 ans : OR 1,52, 1,11–2,08 ; ≥75 ans : OR 1,66, 1,24–2,22), la confusion (OR 18,67, 13,06–27,33) et la suspicion de fracture de la voûte crânienne (OR 2,09, 1,61–2,72). Le mécanisme du traumatisme n’était pas associé de manière indépendante.
La concordance entre CCHR et QueBIC était modérée : parmi les patients à haut risque selon la CCHR, 48,5 % étaient QueBIC-faible, ; à l’inverse, 79,6 % des patients CCHR-faible étaient QueBIC-faible. CONCLUSIONS Chez les patients présentant un TCL compliqué, la prise d’antithrombotiques, l’âge avancé, la confusion et la suspicion de fracture du crâne prédisent indépendamment un risque QueBIC plus élevé, contrairement au mécanisme lésionnel. La concordance limitée entre QueBIC et CCHR souligne leur complémentarité : la CCHR pour la décision d’imagerie, et QueBIC pour la stratification pronostique une fois l’HIC diagnostiquée.

aucun
Matichard REMY (Lyon) , Amandine CROMBE , Mylene SEUX , Romain L’HUILLIER , Domitille MILON , Karim TAZAROURTE , Guillaume GORINCOUR , Axel BENHAMED
14:10 - 14:20 #50124 - CP083 Sécurité et efficacité d’un bolus unique à forte dose d’acide tranexamique chez l’adulte traumatisé: revue systématique.
CP083 Sécurité et efficacité d’un bolus unique à forte dose d’acide tranexamique chez l’adulte traumatisé: revue systématique.

INTRODUCTION: L’acide tranexamique (ATX) réduit la mortalité à 28 jours chez les patients traumatisés présentant une hémorragie significative. Le schéma standard associe un bolus IV de 1 g suivi d’une perfusion de 1 g. Certains cliniciens préconisent un bolus unique à forte dose afin de simplifier l’administration et de limiter les erreurs, stratégie répandue en chirurgie cardiaque mais peu étudiée en traumatologie. Cette revue systématique (RS) visait à évaluer l’efficacité et la sécurité d’un bolus unique à forte dose comparativement au schéma standard chez l’adulte traumatisé. MÉTHODES: Une RS a été menée selon un protocole conforme aux standards Cochrane. Les bases MEDLINE, Embase et CINAHL ont été interrogées jusqu’en novembre 2024 pour identifier des essais randomisés, études observationnelles et séries de cas comparant un ATX à forte dose (> 1 g ou > 10 mg/kg) au schéma standard (≤ 1 g ou ≤ 10 mg/kg) chez des patients traumatisés âgés de ≥ 16 ans. Le critère de jugement principal était la mortalité. Les critères secondaires portaient sur la sécurité. L’extraction des données et l’évaluation du risque de biais ont été réalisées en double. RÉSULTATS: 5 études ont été incluses (trois essais randomisés, 1 cohorte observationnelle, 1 série de cas), totalisant 1 681 patients. L’âge moyen variait de 26 à 40 ans et 56–90% des sujets étaient des hommes. La méta-analyse combinant essais randomisés et études observationnelles n’a montré aucune réduction significative de la mortalité avec le bolus unique à forte dose (RR 0,86 [IC95% 0,58–1,27]) et aucune augmentation significative des événements thromboemboliques (RR 1,42 [IC95% 0,77–2,61]). L’hétérogénéité était importante pour les critères de sécurité et la qualité méthodologique variait d’un risque de biais faible à élevé. La certitude globale de la preuve était jugée faible. CONCLUSIONS: Chez l’adulte traumatisé, un bolus unique d’ATX à forte dose (> 1 g ou > 10 mg/kg) ne démontre aucun bénéfice sur la mortalité comparativement au schéma standard en deux doses. Les associations potentielles avec les complications thromboemboliques et les convulsions demeurent incertaines, les données disponibles étant hétérogènes et sous-dimensionnées. Bien qu’une stratégie simplifiée puisse améliorer l’adhésion et la faisabilité en situation d’urgence, des essais multicentriques robustes sont nécessaires afin d’évaluer rigoureusement son rapport bénéfice-risque avant toute implantation large dans les protocoles traumatiques.

Aucun
Miazga LOUIS , Desmeules FRANCIS , Pierre-Gilles BLANCHARD , Marcel EMOND , Eric MERCIER , Axel BENHAMED (Quebec, Canada)
14:20 - 14:30 #50409 - CP084 Prévalence des traumatismes pénétrants par agression (Arme à feu et Arme blanche) et mortalité dans un territoire français d’outre-mer : TRAUMARME.
CP084 Prévalence des traumatismes pénétrants par agression (Arme à feu et Arme blanche) et mortalité dans un territoire français d’outre-mer : TRAUMARME.

INTRODUCTION : Les départements français d’Amérique connaissent une hausse des violences armées, faisant des traumatismes pénétrants (TP) par arme à feu (AF) ou arme blanche (AB), un problème de santé publique majeur. La Guadeloupe compte parmi les territoires au plus fort taux d’homicide en France, juste derrière la Guyane. Notre objectif principal était de déterminer la prévalence de la mortalité des patients pris en charge pour TP par agression et notre objectif secondaire d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité ou de complication grave. MATERIEL & MÉTHODE : Étude observationnelle rétrospective incluant les patients victimes de TP pris en charge par le SMUR et/ou aux urgences du CHU de Guadeloupe, entre janvier 2019 et décembre 2023. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, clinico-biologiques, thérapeutiques et l’issue de la prise en charge. Une régression logistique multivariée a identifié les facteurs associés à la mortalité. RÉSULTATS & DISCUSSION : Sur 3032 dossiers identifiés, 1413 patients ont été inclus (401 par AF, 1012 par AB). La population était majoritairement masculine (89,1 %) avec un âge médian de 30 ans. La mortalité à J30 était de 4,2 %, (12,5 % dans le groupe AF versus 1 % dans le groupe AB, p<0,05). Les décès survenaient principalement en préhospitalier (76,7 %). Les plaies thoraciques (ORa = 4,96 [1,79–13,82]) et vasculaires (ORa = 4,07 [1,02– 16,26]) étaient indépendamment associées à la mortalité. Un Shock Index >0,9 (ORa = 2,80 [1,36–5,74]) prédisait l’admission en réanimation, tout comme les plaies thoraciques (ORa = 3,40 [1,76–6,57]) et vasculaires (ORa = 2,82 [1,01–7,82]). Les patients décédés recevaient plus souvent des traitements d’urgence avancés (intubation 31,7 %, vasopresseurs 33,3 %, thoracostomie bilatérale 11,7 %, p<0,05). Les lactates >2 mmol/L étaient associés à la gravité, mais les données incomplètes ont limité leur valeur prédictive de mortalité. CONCLUSION : Les plaies par arme à feu présentent une mortalité nettement plus élevée, en particulier en cas d’atteinte thoracique ou vasculaire. Dans un territoire très exposé comme la Guadeloupe et dépourvu de Trauma-center de niveau 1, le renforcement de la filière de traumatologie, une standardisation des protocoles de transfusion massive, et l’intégration à un registre régional de traumatologie, apparaissent essentiels pour réduire la mortalité évitable.

Aucun
Marie PASQUETTE (Fort de France) , Guillaume MALLET , Amélie ROLLE
14:30 - 14:40 #50414 - CP085 Complications dans le transport interhospitalier des hémorragies méningées : Étude observationnelle multicentrique.
CP085 Complications dans le transport interhospitalier des hémorragies méningées : Étude observationnelle multicentrique.

Introduction : Les hémorragies sous arachnoïdienne (HSA) sont associées à une morbi-mortalité élevée. Lorsqu’elles sont diagnostiquées dans un hôpital ne bénéficiant pas d’un service de neurochirurgie, le rapprochement par transfert interhospitalier vers un centre doté du plateau technique est nécessaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence des complications nécessitant une intervention médicale au cours du transfert interhospitalier de patients atteints d’HSA. Matériel et méthodes : Étude rétrospective, multicentrique ayant inclus les patients majeurs, avec un diagnostic d’HSA d’origine anévrismale ou malformative, qui nécessitaient un transport interhospitalier entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2024 dans la région Haute-Normandie. Le critère de jugement principal était la survenue d’une complication majeure, définie par la nécessité d’une intervention médicale (intubation orotrachéale, initiation de drogues vasoactives, interprétation et décision thérapeutique sur un changement neurologique brutal, modification significative d’un traitement nécessitant un diagnostic médical) durant le transport. Une analyse descriptive, une régression logistique puis en analyse en sous-groupe stratifiée selon la ventilation (spontanée ou mécanique) en début de transport ont été réalisées. Résultats : Parmi les 197 patients inclus, 149 (75,6%) étaient en ventilation spontanée et 48 (24,4%) sous ventilation mécanique au début du transport. La durée moyenne de transport était de 46 29 minutes, principalement médicalisé par voie terrestre (n=134, 68 %). Au total, 14 complications majeures (7,1 %) ont été observées dans la cohorte et 11 (7,4 %) dans le sous-groupe ventilation spontanée au début du transport. Il s’agissait de la nécessité d’introduction d’un traitement anti-hypertenseur (n=8, 4,0%), de noradrénaline (n=2, 1,0%) et d’intubation orotrachéale (n=4, 2,0%). L’analyse univariée a mis en évidence un surrisque de complications chez les patients présentant une hypotension initiale (OR 4,48 IC 95% [1,25–16,02]) dans la cohorte. Aucune différence n’a été mise en évidence entre les sous-groupes. Conclusion : Le transport interhospitalier des patients atteints HSA reste une situation à risque de complications justifiant le maintien d’une surveillance rapprochée. L’hypotension initiale apparaît comme un facteur de risque de complications.

Aucun
Pierre-Adrien GIRARD (Rouen) , Arthur RIET , Marie OZANNE , Mikael DUSENNE , Alix DELAMARE , Mélanie ROUSSEL , Rémi BOULANGER , Antoine LEFEVRE-SCELLES
14:40 - 14:50 #50660 - CP086 Corrélation entre temps de recoloration cutanée et lactatémie à l’admission chez le traumatisé sévère : étude prospective monocentrique.
CP086 Corrélation entre temps de recoloration cutanée et lactatémie à l’admission chez le traumatisé sévère : étude prospective monocentrique.

Introduction : Le temps de recoloration cutanée (TRC) est un marqueur simple d’hypoperfusion périphérique, utilisé dans le choc septique mais peu étudié chez le traumatisé sévère. L’objectif principal était d’étudier l’association entre le TRC et la lactatémie à l’admission. Les objectifs secondaires étaient d’analyser l’association du TRC avec des marqueurs de sévérité (lactatémie, Shock Index, ISS, SOFA, redflags, mortalité), des critères préhospitaliers (intubation, noradrénaline) et intrahospitaliers (transfusion, durée de séjour sans ventilation, sans insuffisance rénale, et sans noradrénaline). Matériel et Méthodes : Étude prospective monocentrique incluant les patients traumatisés sévères admis au Trauma Center sur 10 mois. Les transferts secondaires et les pathologies altérant la microcirculation ont été exclus. Le TRC était mesuré à l’admission selon une procédure standardisée. Le critère de jugement principal était évalué par corrélation de Pearson. Les analyses secondaires comparaient les patients selon un TRC < 3 s ou ≥ 3 s. Résultats : Au total, 196 patients ont été analysés. Le TRC était modérément corrélé à la lactatémie à l’admission (r = 0,329 ; R² = 0,108 ; p < 0,01). Les patients avec un TRC ≥ 3 s présentaient une lactatémie plus élevée à H+2 (2,2 [1,4 - 3,0] vs 3,8 [1,7 - 7,6] ; p = 0,02) et une lactatémie à l’admission tendanciellement plus élevée (1,90 [1,35 - 3,15] vs 2,60 [1,35 - 4,55] ; p = 0,07). Ils présentaient également un ISS plus important (29 [20,75 - 36] vs 34 [20,75 - 45,75] ; p = 0,05), un nombre plus élevé de red flags (2 [0 - 2] vs 2 [1 - 3] ; p = 0,02) et un score SOFA plus élevé (2,5 [1 - 6] vs 5 [2 - 7] ; p < 0,01). Un TRC ≥ 3 s était associé à un recours transfusionnel plus fréquent (H1 : 0 [0 - 0] vs 0 [0 - 1,25] ; p = 0,01 et H24 : 0 [0 - 2] vs 0 [0 - 3] ; p = 0,01) et une durée d’exposition à la noradrénaline plus prolongée (8 [4 - 10] vs 6 [3,75 - 8,25] ; p = 0,04). Aucune association significative n’était retrouvée avec le Shock Index, la mortalité, l’intubation préhospitalière, ni les jours sans ventilation ou sans insuffisance rénale. Conclusion : Le TRC est associé à la lactatémie à l’admission et à plusieurs marqueurs de gravité chez les traumatisés sévères. Il pourrait constituer un outil simple et rapidement disponible pour l’évaluation initiale et le triage.

Aucun
Edwin BODET (MARSEILLE)
14:50 - 15:00 #50749 - CP087 Association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière chez les patients traumatisés sévères dans le département de l’Hérault.
CP087 Association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière chez les patients traumatisés sévères dans le département de l’Hérault.

Introduction : Les données concernant le lien entre durée de prise en charge préhospitalière et mortalité chez les traumatisés sévères sont contradictoires. Cette étude a évalué l’association entre le délai préhospitalier et la mortalité intrahospitalière dans un centre de traumatologie de niveau 1 chez les patients traumatisés sévères. Matériel et méthode : Etude rétrospective observationnelle incluant les traumatisés sévères adultes pris en charge entre janvier 2021 et décembre 2024 dans l’Hérault. Comparaisons uni et bivariées après des tests paramétriques ou non paramétriques selon la distribution. L’association entre délai préhospitalier et mortalité était modélisée par un modèle additif généralisé (GAM) ajusté sur les principaux facteurs de confusion, sans hypothèse de linéarité. Résultats : Parmi 700 patients, la mortalité intrahospitalière était de n = 6.4% et la durée médiane de prise en charge préhospitalière de 62.5 [47 ; 87] minutes. Le délai préhospitalier ne différait pas entre les patients décédés et les survivants (p = 0,08). Le GAM ajusté décrivait une relation non linéaire avec des variations du risque de décès selon la durée préhospitalière (Figure 1). Conclusion : Il n’a pas été mis en évidence d’association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière. La gravité initiale semblait déterminante. Ces résultats soutiennent une prise en charge adaptée au profil du patient plutôt que fondée sur un objectif temporel uniforme.

aucun
Paul MAKOSSO (Montpellier) , Mohammed MAHMOUDI , Fabien COISY , Romain GENRE GRANDPIERRE , Xavier BOBBIA
15:00 - 15:10 #50832 - CP088 Pertinence des éléments de cinétiques dans la prédiction des lésions scanographiques sévères chez les traumatisés sévères.
CP088 Pertinence des éléments de cinétiques dans la prédiction des lésions scanographiques sévères chez les traumatisés sévères.

Introduction : Les critères de Vittel, étant la base de définition d’un traumatisé sévère et l’indication d’un scanner corps entier (SCE) pour établir le bilan lésionnel, n’ont pas tous la même pertinence dans la prédiction de lésion scanographiques sévères. Objectif : Évaluer la valeur prédictive des éléments de cinétique des critères de Vittel dans la détection des lésions sévères au SCE chez les traumatisés sévères admis aux urgences. Méthodes: Étude prospective monocentrique transversale menée aux urgences entre février et mai 2022. Ont été inclus les patients âgés de plus de 14 ans, classés traumatisés sévères selon les critères de Vittel et ayant bénéficié d’un SCE initial. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Les lésions étaient considérées sévères lorsqu’elles engageaient le pronostic vital ou fonctionnel ou nécessitaient un geste chirurgical urgent ou une admission en soins intensifs. Une analyse univariée puis multivariée a été réalisée afin d’identifier les critères de Vittel associés aux lésions sévères. Résultats : : Deux-cent-trente-patients ont été inclus, avec un âge moyen de 41,7±17,5 ans et une prédominance masculine (78,3%). Le SCE était pathologique chez 59,1% des patients et révélait des lésions sévères dans 30,4% des cas. Les variables physiologiques (PAS<90 mmHg, GCS<13, SpO₂<90%), les lésions anatomiques et la réanimation initiale étaient significativement associées à la présence de lésions sévères (p < 0,05). Les éléments de cinétique, bien que représentant l’indication la plus fréquente du SCE (77,8%), n’étaient pas des prédicteurs indépendants de lésions sévères en analyse multivariée. Conclusion : : Les éléments de cinétique des critères de Vittel présentent une faible valeur prédictive des lésions sévères au SCE lorsqu’ils sont isolés. Une indication plus ciblée du SCE, reposant principalement sur les paramètres physiologiques et cliniques, pourrait réduire le sur-triage et l’exposition inutile aux risques de l’imagerie.
Safia OTHMANI (TUNIS, Tunisie) , Chaima GASSA , Khouloud KHAMESSI , Roua HAJJI , Manel KHADHRANI , Sarra JOUINI
15:10 - 15:20 #50860 - CP089 Patients traumatisés sévères avec traumatisme crânien associé : Influence de la présence des lésions extra crâniennes.
CP089 Patients traumatisés sévères avec traumatisme crânien associé : Influence de la présence des lésions extra crâniennes.

Introduction : Le traumatisme crânien (TC) représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa gravité potentielle et ses séquelles fonctionnelles possibles. Lorsqu’il survient dans un contexte de polytraumatisme, les lésions extra-crâniennes (LEC) pourraient aggraver le pronostic. Notre objectif était d’étudier l’impact des lésions extra-crâniennes sur le pronostic vital et fonctionnel neurologique des traumatisés sévères ayant une lésion cérébrale. Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle, prospective, réalisée au service des urgences sur une période de deux ans. Nous avons inclus les patients âgés de 15 ans et plus, traumatisés sévères, présentant un TC avec des lésions tomodensitométriques cérébrales, en présence ou non de LEC. Les critères de jugement étaient la mortalité intrahospitalière et la présence d’un handicap moteur à la sortie de l’hôpital, évalué par le Glasgow outcome scale (GOS). Pour étudier l’impact des lésions extracrâniennes sur le pronostic vital et fonctionnel neurologique des patients nous avons divisé les patients en deux groupes : « TC isolé » et « TC avec LEC ». Résultats : Nous avons inclus 202 patients, d’un âge moyen de 41 ± 18 ans et de sexe ratio de 4,05. Tous les patients présentaient des lésions tomodensitométriques cérébrales, qui étaient principalement représentées par : une hémorragie méningée (40,6%), un œdème cérébral (39,6%) et un hématome extradural et/ou sous dural (23,3%). Les lésions extra-crâniennes étaient présentes dans 63,9% des cas. La mortalité intrahospitalière était de 26,7 % et 30,7 % des patients avaient une évolution défavorable (GOS≤3). Les LEC n’étaient pas significativement associées à la mortalité intrahospitalière ni à l’évolution défavorable. La médiane de survie des patients était de 28 jours [13–43]. Elle était plus courte chez le groupe des patients avec TC associés à des LEC (40 jours versus 28 jours) sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (p=0,7). Conclusion : Les lésions extra-crâniennes ne constituent pas un facteur prédictif de mortalité intra hospitalière ni de handicap fonctionnel chez les traumatisés sévères présentant un TC. Ceci suggère que le pronostic de ces patients est principalement conditionné par la gravité de l’atteinte neurologique plutôt que par les lésions associées. Toutefois, des études complémentaires seraient nécessaires pour confirmer ces observations et mieux préciser leur impact potentiel sur le devenir à long terme.

aucun
Kais CHEOUR , Wiem DEMNI , Ines ALOUI , Yesmine WALHA , Khouloud OUERHANI (Tunis, Tunisie) , Ghada BEN AHMED , Nesrine BEN SALHA , Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

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AM14
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Troubles acide-base : de la compréhension physiopathologique au diagnostic
Physiologie

Coordonnateur : Jacques LEVRAUT (Coordonnateur, Médecin, Nice)
Conférenciers : Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen), Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Conférencier, Médecin, Nice)
Comprendre et connaître les déterminants de l’équilibre acide-base plasmatique (EAB).
Connaître les différentes méthodes d’interprétation de l’EAB.
Etre capable de faire un diagnostic précis face à un déséquilibre acide-base.
Salle 252B

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AM03 C
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation
Ventilation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH retraité) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous
laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les
critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif.
Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

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BN02
14:00 - 15:00

Breaking News
Afflux massifs de grands brûlés : anticiper et s'adapter
Pathologies circonstancielles, Réseaux de santé, Situations Sanitaires Exceptionnelles, Traumatologie vitale, Tri

Modérateurs : Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Médecin, Lyon), Stéphane TRAVERS (Médecin) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Un trio d'experts d'exception : ils avaient préparé les systèmes européens à l'afflux massif de brûlés ; ils ont éprouvé leurs plans lors de la catastrophe de Crans-Montana ; ils ont aidé nos confrères suisses.... De la planification à la réalisation, tout ceci est exceptionnel.
14:00 - 15:00 Afflux massifs de grands brulés : anticiper et s'adapter. Romain DUMONT (PH) (Conférencier, Médecin, Nantes), Nicolas DONAT (Anesthésiste Réanimateur) (Conférencier, Médecin, Clamart), Aurélie AVONDO-RAY (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Boulogne-Billancourt)
Salle 342A

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AMS29
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Le Bon, la Brute et le Truand – Plaies et urgence. Suis-je au point ?
Traumatologie non vitale

Coordonnateur : Hugues LEFORT (Coordonnateur, Médecin, Toulon)
Conférencier : Hugues LEFORT (Référent médical, instructeur en médecine de guerre) (Conférencier, Médecin, Toulon)
Une méthodologie robuste et didactique
4 vigilances et 2 questions pour s’en sortir (quasiment) toujours
Découvrir que ça MARCHE aussi !
Les antiseptiques sont-ils morts ?
Trucs et astuces
Faire beaucoup avec rien en haute intensité (multiples victimes)
Salle 342B

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AMS14
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Devenez les pros des méta-analyses
Recherche - Statistiques - Méthodologie

Coordonnateur : Patricia JABRE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Patricia JABRE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)


Cet atelier consiste à :
Comprendre les différents types de ‘forest plot’
Se familiariser avec les subtilités de l’hétérogénéité et du biais de publication
Bien interpréter les résultats en fonction de leurs niveaux de preuve
Salle 343

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AM09
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Examen clinique en traumatologie du membre inférieur
Traumatologie non vitale

Coordonnateur : Maurice RAPHAËL (Coordonnateur, Médecin, Lausanne, Suisse)
Conférenciers : Maurice RAPHAËL (médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse), Nicolas TEBOUL (medecin) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse)
Donner à l’urgentiste une méthode d’examen précise et adaptée à chaque articulation.
Connaitre les points de palpation osseux au niveau du membre inférieur.
Savoir examiner les articulations et exécuter les tests fonctionnels réellement utiles et réalisables aux Urgences.
Connaitre les valeurs de sensibilité et de spécificité des tests employés et leur apport dans les probabilités diagnostiques.
Salle 351

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AMS04
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Principes de la réanimation néonatale
Pédiatrie, SMUR

Coordonnateur : Corentin NICOLAU-GUILLAUMET (Coordonnateur, CCA, Marseille)
Conférenciers : Corentin NICOLAU-GUILLAUMET (CCA) (Conférencier, CCA, Marseille), Marie PITTACO (Conférencier, Médecin, Marseille)
Apprentissage de l’algorithme de la réanimation du nouveau-né
Appréhender les différences avec l’adulte et l’enfant
Que faire avec le nouveau-né qui va bien ?
Salle 352A

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SI04
14:00 - 15:00

Session Interactive
Echographie clinique dans la douleur thoraco-abdominale, intégrez l'image !
Adulte, Echographie, Imagerie , Transversal - Indifférent

Modérateur : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Médecin, Montpellier)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
L'échographie dans la dyspnée on connait, mais dans la douleur abdominale ? Cette session vous convaincra de ne plus vous passer de l'échographie pour vos patients qui consultent pour douleur abdominale.
14:00 - 15:00 Echographie clinique dans la douleur thoraco-abdominale, intégrez l'image ! Florence DUPRIEZ (Médecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Salle 352B

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AM11
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Onco-Hemato QUIZZZZZ
Thérapeutique

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
Apprendre à diagnostiquer et prendre en charge des complications de pathologies onco-hématologiques (syndrome de lyse, MAT, SAM, CIVD…) et de leurs traitements (thérapies ciblées, inhibiteurs des checkpoints, CAR T cells, bispécifiques…) aux Urgences.
Salle 353

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CM58
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commune SFMU / SUdF
Le guide SFMU-SUdF de l'organisation des SAMU-SMUR
Exercice professionnel, Organisation , Qualité de vie au travail, Régulation

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Médecin, Toulouse), Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
Découvrez en avant première les recommandations SFMU-SUDF de l'organisation des SAMU-SMUR. Les experts vous présenteront les grandes recommandations du guide, les organisation optimales, les moyens des SAMU-SaS et les indicateurs qui permettront d'évaluer nos pratiques et ces organisations.
14:00 - 14:22 Le guide du préhospitalier. Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
14:22 - 14:44 Organisation des SAMU et des SMUR. Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Médecin, Angers)
14:44 - 15:06 Les filières spécifiques et les indicateurs qualité. Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
15:06 - 15:28 Les Moyens des SAMU-SaS. Valérie DEBIERRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, La Roche sur Yon)
Salle Maillot

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URGMEET50
14:00 - 14:15

UrgencesMeet
SFMU - Commission des Soignants
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
14:00 - 14:15 U d'or Soignants. Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Conférencier, Ambulancier SMUR, Brest)
Studio TV
14:15

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URGMEET51
14:15 - 14:30

UrgencesMeet
SFMU - Commission des Soignants
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
14:15 - 14:30 U d'or Soignants. Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Conférencier, Ambulancier SMUR, Brest)
Studio TV
15:00

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FC32
15:00 - 16:00

Flash communications
Cardiologie et état de choc

Modérateur : Pascal BILBAULT (responsable de service / chef de pôle) (Médecin, Strasbourg)
15:00 - 15:06 #50078 - FC32-01 Etude des réponses vasculaires au sepsis sur un modèle murin : Impact du sexe sur la vasomotricité.
FC32-01 Etude des réponses vasculaires au sepsis sur un modèle murin : Impact du sexe sur la vasomotricité.

Introduction : Le sepsis est reconnu comme priorité mondiale par l’Organisation Mondiale de la Santé. Cependant, l’influence du sexe sur la physiopathologie du choc septique est peu explorée et mal comprise. Dans ce contexte, notre projet visait à étudier la vasomotricité de l’aorte thoracique, en fonction du sexe, sur un modèle murin de sepsis (Ligature et Ponction du Caecum). Matériel et méthodes : Cette étude, validée par le comité éthique, a été réalisée sur 60 rats Wistar âgés de 6 à 7 semaines. Trente mâles et trente femelles ont été répartis en cinq groupes (n = 6) : sepsis 0 h, 1 h, et 3 h ; sham 1 h et 3 h. La vasomotricité a été analysée en réponse à l’acétylcholine (10-10 à 10-4 M), la phényléphrine (10-9 à 10-4 M) et au nitroprussiate de sodium (10-10 à 10-4 M). Résultats : Aux concentrations 10-4 M (p = 0,049) et 10-6 M (p = 0,021), une diminution significative de la vasorelaxation induite par l’ acétylcholine a été observée chez les mâles sepsis 3 h comparés aux femelles. Aucune différence significative n’a été retrouvée pour la phényléphrine, le nitroprussiate de sodium , ni sur les contractions maximales ou les concentrations efficaces 50 après exposition à la phényléphrine. Conclusion : Les différences observées au cours de notre étude indiquent une dysfonction endothéliale plus prononcée chez le mâle en cas de sepsis. Ces résultats suggèrent un rôle du sexe dans la vasoplégie septique, à explorer pour mieux personnaliser la prise en charge hémodynamique.

Aucun
Maël BLANDIN (Brest) , Maikel ASSAF , Sylvain GOURIER , Thomas CASTEL , Michael THÉRON , Karelle LÉON , Karine PICHAVANT-RAFINI
15:06 - 15:12 #50311 - FC32-02 Etude de la performance diagnostique de l’ITV sous-aortique pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire lors de la prise en charge initiale d’un patient en état de choc admis aux urgences.
FC32-02 Etude de la performance diagnostique de l’ITV sous-aortique pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire lors de la prise en charge initiale d’un patient en état de choc admis aux urgences.

Résumé : Introduction : L’évaluation échographique de la volémie est primordiale chez le patient en état de choc. L’intégrale temps-vitesse sous aortique (ITVssAo), est devenue le gold standard pour la réalisation d’épreuves de remplissage. La valeur prédictive de la variation d’ITVssAo est bien documentée cependant la valeur initiale d’ITVssAo comme outil précoce de prédiction n’est que peu explorée. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la performance diagnostique de l’ITVssAo pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire chez des patients en état de choc admis en SU. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, ouverte, multicentrique. La population d’étude était constituée de patients admis en état de choc, en ventilation spontanée, nécessitant un remplissage vasculaire par soluté cristalloïde. Une échographie réalisée avant et 5 minutes après remplissage permettait de classer les patients en répondeurs (R) ou non répondeurs (NR) en fonction de la variation de leur taux d’ITVssAo. Le critère de jugement principal était la comparaison des moyennes d’ITVssAo pré-remplissage à T0min entre les groupes R et NR pour prédire la réponse au remplissage vasculaire. Résultats : Quatre-vingt-un patients ont été inclus. Trente-deux (39.5%) patients étaient classés R et quarante-neuf (60.5%) étaient NR. Les patients répondeurs présentaient une ITVssAo pré-remplissage moyenne de 14,9 ± 3,6 cm contre 18,2 ± 4,6 cm pour le groupe non répondeur, p = 0,001. L’AUC de l’ITVssAo pré-remplissage était de 0,69 (IC95 % : 0,57–0,80). L’analyse de la zone grise a défini des seuils compris entre 12.3 cm et 19 cm et englobait 45 (55.6 %) des patients de la cohorte. Conclusion : Dans cette étude, une ITVssAo initiale plus basse est associée à une probabilité plus élevée de réponse au remplissage vasculaire chez le patient admis en état de choc en structure d’urgence. La performance diagnostique de l’ITVssAo initiale seule semble toutefois modérée pour prédire la réponse au remplissage chez le patient admis en état de choc en structure d’urgence. Mots clés : Échocardiographie ; Choc ; Hémodynamique ; ITV ; Remplissage Spécialité : Médecine d’urgence

Aucun
Robin DAUCHY (Montpellier) , Laura GRAU-MERCIER , Xavier BOBBIA , Florian AJAVON
15:12 - 15:18 #50410 - FC32-03 Utilisation de la variation de l'ITV sous-pulmonaire en échographie trans-thoracique pour l'évaluation de la précharge dépendance des patients en instabilité hémodynamique, étude préliminaire.
FC32-03 Utilisation de la variation de l'ITV sous-pulmonaire en échographie trans-thoracique pour l'évaluation de la précharge dépendance des patients en instabilité hémodynamique, étude préliminaire.

L'état de choc induit 30 à 50% de mortalité. Le traitement initial repose sur le remplissage vasculaire, en excès il peut être délétère. Il est recommandé d’évaluer la précharge-dépendance avant remplissage. L’échographie cardiaque associée à une épreuve de lever de jambe passif (ELJP) est la technique la plus utilisée. Toutefois, les coupes échographiques nécessaires sont parfois inaccessibles. L’objectif de notre étude est de décrire la faisabilité de la mesure de l’ITV sous-pulmonaire par rapport à la mesure de l’ITV sous-Aortique et de comparer les résultats obtenus. Cette étude rétrospective monocentrique, réalisée en réanimation de l'hôpital Nord entre mars et juillet 2024, évalue la précharge dépendance des patients via des échocardiographies réalisées en routine. Les critères d'inclusion comprenaient la disponibilité des données échocardiographiques et un état de choc. L'acquisition des images se faisait en coupes PSPA et SC pour mesurer l’ITVssPulm et en apical pour l’ITVssAo. Les mesures étaient effectuées au repos, après ELJP et après expansion volémique. L'objectif principal était de comparer la qualité des mesures des ITVssPulm avec ITVssAo, et les objectifs secondaires incluaient la prédiction de la précharge dépendance et la réponse au remplissage avec la mesure de l’ITVssPulm. La qualité des tirs échocardiographiques était gradée sur une échelle de 0 à 3. Sur cette période, 135 patients étaient analysables. Parmi eux 37,5% des patients étaient classés comme précharge dépendants, et 55% d'entre eux ont répondu à l'expansion volémique. La qualité des mesures de l'ITVssPulm en PSPA était meilleure que l’ITVssAo chez 30% des patients, comparable et moins bonne dans un tiers des cas chacunes. La qualité des coupes SC était meilleure dans 19% des cas, comparable dans 25% des cas et moins bonne dans 55%. Les courbes ROC pour la prédiction de la précharge dépendance retrouvaient une AUC de 0,5 pour la coupe PSPA et de 0,62 pour la coupe SC toutes qualités confondues. L’analyse en sous-groupes pour une qualité ≥ 2 retrouvait une AUC de 0,67 pour la PSPA et de 0,66 pour la SC. Les courbes ROC pour la réponse au remplissage retrouvaient une AUC de 0,73 pour la PSPA et de 0,67 pour la SC, concernant les coupes de qualité ≥ 2. L'étude montre que la mesure du débit cardiaque droit est équivalente ou meilleure au gauche pour de nombreux patients. Cependant, l'utilité de cette mesure pour évaluer la précharge dépendance reste à démontrer.

aucun
Carla VIALLARD (Marseille)
15:18 - 15:24 #50502 - FC32-04 Étude des caractéristiques des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique avec un premier dosage de troponine non élevé, chez qui le diagnostic de syndrome coronarien aigu sans élévation du segment ST est finalement retenu via le dosage de c.
FC32-04 Étude des caractéristiques des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique avec un premier dosage de troponine non élevé, chez qui le diagnostic de syndrome coronarien aigu sans élévation du segment ST est finalement retenu via le dosage de c.

Introduction : La douleur thoracique est un motif fréquent de consultation dans les services d’accueil des urgences. Parmi les pathologies cardiaques, la prévalence du NSTEMI est en hausse et de diagnostic difficile. Objectif : Cette étude vise à rechercher, chez les patients ayant consulté aux urgences pour douleur thoracique, chez qui la troponine T1 est négative ou en zone grise, les facteurs associés à une troponine 2 positive. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique, observationnelle, cas-témoins réalisée à partir d’une base de données. Les cas et témoins ont été comparés pour rechercher des facteurs prédictifs d’un contrôle de troponine positif. Résultats : Quatre cent trente-huit patients ont été inclus (110 cas, 328 témoins). La PAM est revenue comme le seul paramètre indépendamment lié à une troponine 2 positive, avec un OR de 7,89 IC95% [1,57 ; 40,1] et une aire sous la courbe (AUC) de 0,685 IC95 % [0,585 – 0,781]. Conclusion : Il pourrait être pertinent de s’intéresser à la PAM pour prédire un second dosage de troponine positif, chez les patients chez qui l’on suspecte un NSTEMI avec un premier dosage de troponine négatif ou en zone grise, qui consultent aux urgences pour douleur thoracique.

Aucun
Bastien AGNIEL (Montpellier) , Guilhem SERANE , Xavier BOBBIA , Alicia ESTORNEL , Justine AUDOUARD
15:24 - 15:30 #50715 - FC32-05 « Étude multicentrique sur le transport secondaire inter-hospitalier médicalisé et non médicalisé des syndromes coronariens aigus non ST+ non compliqués ».
FC32-05 « Étude multicentrique sur le transport secondaire inter-hospitalier médicalisé et non médicalisé des syndromes coronariens aigus non ST+ non compliqués ».

Introduction : Les conditions de transfert interhospitalier (TIH) vers un centre de cardiologie interventionnelle du syndrome coronarien aigu (SCA) non ST+ ne sont actuellement régulées par aucune directive précise. Cette étude évalue l'impact de la médicalisation des TIH qui est actuellement débattu en comparant la survenue d'événements indésirables (EI) majeurs entre transports médicalisés (TM) et non médicalisés (TNM). Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective, multicentrique, portant sur les TIH pour suspicion de SCA non ST+ non compliqué régulés par deux SAMU entre mars 2021 et mars 2023. La période observée était comprise entre l’appel au centre 15 jusqu’à la prise en charge dans le service receveur. Les EI ont été recensés et gradés à l’aide des scores MedDRA et NCI CTCAE v5.0. Résultats : A l’inverse de la littérature actuelle, il est relevé 12,7% d’EI majeurs. Sur les 526 patients inclus 135 ont présenté un EI quel que soit son grade, dont 67 ont présenté un EI majeur (dont 43,6% étaient assuré par un TNM). 84% des EI étaient d’origine cardiopulmonaire et 56,3% des EI se sont produits lors du temps d’attente entre l’appel au 15 et l’arrivé du vecteur. Les scores étudiés de HEART, TIMI, GRACE et CRUSADE ont une faible capacité discriminatoire en tant que scores prédictifs d’EI. Conclusion : Il reste crucial de médicaliser certains TIH, 12,7% des patients dans notre étude se sont compliqués d’un EI majeur dont 8 cas engageant le pronostic vital du patient. Il est donc nécessaire d'établir un outil pour cibler les TIH les plus à risque. L’utilisation de score préexistant éprouvé pour une autre facette de la prise en charge des SCA non ST+ n’est pas adapté. De plus cette étude est l’une des premières à recueillir une répartition sensiblement égale de TNM et de TM mais aussi à évaluer l’impact des carences logistiques sur la survenu d’EI.

"Aucun"
Jeremy HENRIET (Tours)
15:30 - 15:36 #50916 - FC32-06 Facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière après un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI).
FC32-06 Facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière après un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI).

Introduction :Malgré les progrès de la cardiologie interventionnelle, la mortalité intra hospitalière liée au STEMI demeure une préoccupation majeure en Tunisie . L’identification précoce des patients à haut risque est cruciale pour optimiser la stratégie thérapeutique. l'objectif de cette étude était d'identifier les facteurs associés à la mortalité intra hospitalière aux cours de l'infarctus de myocarde . Méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective observationnelle menée aux service des urgences de l'hôpital Habib Thameur auprès des patients admis pour un infarctus de myocarde durant la période entre Janvier 2024 et Décembre 2025. Résultats :Nous avons inclus 273 patients dont l’âge médian était 63 ans [56 ;70] avec une prédominance masculine avec un sexe ratio égale à 4,8 .Les patients inclus étaient :173 (63,4%) Tabagiques , 50 (18%) obéses,90 (33% )hypertendus , 102 (37,4%) diabétiques et 70 (26% ) dyslipidémiques. Cent patients (36,6%) avaient consulté dans les trois premières heures de début de la douleur, à l’admission :28 (10%) patients étaient en insuffisance ventriculaire gauche (IVG) , 10 (4%) en bloc auriculaire complet (BAV) ,6 (2,2%) en troubles de rythme aigu et 4 (1,5%) en état de choc cardiogénique .La stratégie de reperfusion était une angioplastie primaire (ATC ) dans 14% des cas .la mortalité intra hospitalière était dans 11% des cas. En étude comparative ,les facteurs associées à la mortalité intra hospitalière au cours du STEMI étaient: le tabagisme (p= 0,004) ;l’obésité (p < 0,001);l’hypertension artérielle (p= 0,004) ;l’IVG (p< 0,001). Conclusion: Notre étude avait montré que la mortalité intra hospitalière au cours de l'évolution d'un STEMI n'est pas aléatoire mais étroitement liée aux comorbidités métaboliques et comportementales et à la sévérité clinique initial .

aucun
Ines BELGACEM , Meriem REBHI (Tunisie, Tunisie) , Dorsaf HRAIMI , Hager TOUJ , Anissa CHEMSI , Wael ZOUARA , Youssef Zied EL HECHEMI
15:36 - 15:42 #50929 - FC32-07 Profil clinique et résultats pronostiques des syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI).
FC32-07 Profil clinique et résultats pronostiques des syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI).

Introduction : Les syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI) représentent une urgence cardiaque majeure, nécessitant une prise en charge rapide pour minimiser les complications et améliorer le pronostic. Cette étude vise à analyser les caractéristiques cliniques, les facteurs de risque et les résultats à court et moyen terme des patients hospitalisés pour STEMI. Objectif : L'objectif principal de cette étude était d'évaluer les facteurs de risque associés aux STEMI et d'analyser les résultats cliniques des patients, en mettant l'accent sur la prise en charge, les complications et les issues à court terme. Méthodes : Cette étude prospective a inclus 1250 patients diagnostiqués avec un STEMI dans plusieurs centres hospitaliers au cours d'une période de 5 ans. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs de risque cardiovasculaires, les résultats de l'ECG, les biomarqueurs cardiaques, les modalités de traitement (interventionnel et médicamenteux), ainsi que les complications pendant l'hospitalisation et lors du suivi à 12 mois. Résultats : La moyenne d'âge des patients était de 58 ± 11 ans, avec une prédominance masculine (70%). Les principaux facteurs de risque identifiés étaient l'hypertension artérielle (75%), le tabagisme (60%) et le diabète (38%). Parmi les patients, 36.9% ont bénéficié d'une angioplastie coronaire percutanée primaire (PCI), et 12% ont reçu un traitement thrombolytique. La mortalité hospitalière était de 6%, tandis que les complications majeures comprenaient des arrêts cardiaques, des AVC et des défaillances rénales. Lors du suivi à 12 mois, 12% des patients ont été réadmis, principalement pour des événements cardiovasculaires récurrents. Conclusion : Les résultats de ce registre montrent que les facteurs de risque traditionnels continuent de prédominer dans le développement des STEMI. La prise en charge rapide et appropriée, notamment par angioplastie primaire, reste cruciale pour améliorer les résultats cliniques. Ce registre permet de mieux comprendre les profils des patients STEMI et les défis associés à leur gestion, tout en soulignant l'importance de stratégies de prévention et de suivi à long terme pour réduire la morbidité et la mortalité associées.

Aucun
Rahma JABALLAH , Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie) , Arij BAKIR , Houda BEN SALAH , Khawla HLIMI , Asma ZORGATI , Lotfi BOUKADIDA , Riadh BOUKEF
15:42 - 15:48 #50930 - FC32-08 Registre des syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) : Profil clinique, facteurs de risque et pronostic.
FC32-08 Registre des syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) : Profil clinique, facteurs de risque et pronostic.

Introduction : Les syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) représentent une forme fréquente de pathologie cardiaque, souvent sous-estimée par rapport aux STEMI. Bien que la prise en charge de ces patients ait évolué, une meilleure compréhension des facteurs de risque et des résultats cliniques reste nécessaire. L'objectif de cette étude était d'analyser les caractéristiques cliniques, les facteurs de risque et les résultats pronostiques des patients hospitalisés pour NSTEMI. Objectif : L’objectif principal de cette étude était d'évaluer les facteurs cliniques et biologiques associés aux NSTEMI et d'analyser leur impact sur la prise en charge, la survenue de complications et les issues à court et moyen terme. Méthodes : Cette étude prospective a inclus 1 000 patients diagnostiqués avec un NSTEMI dans plusieurs centres hospitaliers sur une période de 18 mois. Les données collectées comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs de risque cardiovasculaires, les résultats de l'ECG, les biomarqueurs cardiaques, les stratégies thérapeutiques utilisées (médicamenteuses, interventionnelles), ainsi que les complications survenues pendant l'hospitalisation et lors du suivi à 6 mois. Résultats : La moyenne d’âge des patients était de 65 ± 13 ans, avec une répartition presque équivalente entre hommes (52%) et femmes (48%). Les facteurs de risque les plus fréquemment observés étaient l'hypertension (68%), le diabète (42%) et l'hyperlipidémie (55%). Environ 30% des patients ont été traités par angioplastie coronaire percutanée (PCI), tandis que 55% ont reçu un traitement médical seul. La mortalité hospitalière était de 4%, tandis que 12% des patients ont présenté des complications graves, telles que des arrêts cardiaques, des AVC ou des insuffisances rénales. Le suivi à 6 mois a révélé que 15% des patients ont été réadmis en raison de récidives cardiovasculaires. Conclusion : Les syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) sont fréquents et associés à un risque important de complications, même avec un traitement optimisé. Les facteurs de risque identifiés dans cette étude permettent de mieux comprendre les profils des patients et de guider les stratégies de traitement et de prévention. Ce registre souligne l'importance d'une prise en charge rapide et individualisée pour améliorer les résultats cliniques à court et moyen terme des patients souffrant de NSTEMI.

Aucun
Lotfi BOUKADIDA , Rahma JABALLAH , Amina NAWEL (Sousse, Tunisie) , Achraf KOOLI , Khawla HLIMI , Arij BAKIR , Houda BEN SALAH , Riadh BOUKEF
Flash communications Zone 2
15:30

"Vendredi 05 juin"

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P9
15:30 - 16:00

PAUSE ET VISITE DES STANDS

"Vendredi 05 juin"

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URGMEET52
15:30 - 15:45

UrgencesMeet
SUdF - Risque médico légal : peut-on l'éviter en régulation médicale ?
UrgencesMeet

Coordonnateur : Carole GONZALEZ (Coordonnateur, Médecin, Perigueux)
15:30 - 15:45 Risque médico légal : peut-on l'éviter en régulation médicale ? Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Conférencier, Médecin, Pontoise)
Studio TV
16:00

"Vendredi 05 juin"

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CM19
16:00 - 17:30

Conférence
Les questions en cours en Médecine d'Urgence : quick presentations
Aide soignant, Cardiologie , Etat de choc, Médecin, Pneumologie, Recommandations, Régulation, Services d'Urgences, SMUR, Soignant, Thérapeutique, Toxicologie

Modérateurs : Delphine DOUILLET (PU-PH) (Médecin, Angers), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Médecin, Rouen)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
La médecine d'urgence, ça bouge! Nouveau format de session consacré aux aux questions d'actualité. Vous verrez que tout n'est pas toujours simple et que la nuance est de mise. Alors venez écouter nos experts pour comprendre ce qui agite aujourd'hui la médecine d'urgence et les questions non résolues ou en cours de l'être.
16:00 - 16:12 Drainage ou exsufflation des pneumothorax spontanés? Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
16:12 - 16:24 Injection de produit de contraste ? Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
16:24 - 16:36 Quel protocole N-acétyl-cystéine ? Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Conférencier, Médecin , Boulogne-Billancourt)
16:36 - 16:48 Double antiaggrégant dans le STEMI ? Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
16:48 - 17:00 Faut-il scoper les NSTEMI ? Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
17:00 - 17:12 Remplissage 30 ml/kg pour tous dans le sepsis ? Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
17:12 - 17:24 Soluté balancé ou isotonique dans le remplissage ? Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

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CM51
16:00 - 17:30

Conférence - Session Board Sepsis
Le sepsis est dynamique
Adulte, Etat de choc, Infectiologie , Innovation , Organisation , Physiologie, Services d'Urgences, Thérapeutique

Modérateurs : Abdo KHOURY (COORDONNATEUR DESMU) (Médecin, Besançon), Benoît VIVIEN (Adjoint du Chef de Service du SAMU de Paris, Responsable du SAMU Pédiatrique Régional IDF) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
Mieux reconnaître, mieux orienter, mieux traiter. Une session pratique et structurante sur le sepsis pour renforcer nos pratiques.
16:00 - 16:22 Les profils hémodynamiques. Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
16:22 - 16:44 Une filière dédiée. Thomas LAFON (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Limoges)
16:44 - 17:06 Maladies infectieuses émergentes aux Urgences. Donia BOUZID (MD-PHD) (Conférencier, Médecin, Paris)
17:06 - 17:28 Nouvelles perspectives en antibiothérapie. Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Amphi Havane

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FC33
16:00 - 17:00

Flash communications
Innovation

Modérateur : Christelle HERMAND (Emergency Physician) (Médecin , Paris)
16:00 - 16:06 #50102 - FC33-01 Déploiement opérationnel d’une IA multimodale en régulation médicale : entre interaction homme-machine et sécurité by design.
FC33-01 Déploiement opérationnel d’une IA multimodale en régulation médicale : entre interaction homme-machine et sécurité by design.

Introduction : La régulation médicale est un point névralgique du système d’urgence. L’intégration d’une intelligence artificielle (IA) en temps réel dans ce contexte soulève des enjeux cliniques, éthiques et organisationnels majeurs. e-sensia, première IA vocale déployée en production chez SOS Médecins et au SAMU, propose une assistance autonome à la régulation, capable de détecter les urgences vitales, prédire la gravité et assister l’opérateur. Matériel et Méthode : L’IA repose sur une architecture multimodale (texte, son, contexte, vidéo) et des modèles entraînés sur plus de 35 millions d’appels réels. Elle détecte AVC, infarctus, détresse respiratoire, hospitalisation probable, et anomalies administratives. L’étude porte sur les modalités d’interaction homme-machine, les réactions des soignants face au silence de l’IA, et les protocoles de formation et d’acceptabilité. Etude Rétrospective matériel et methode : Données rétrospectives issues de SOS Médecins Grand Paris (2017–2023) : 2 706 579 appels ayant conduit à une visite à domicile avec issue documentée ; 807 361 appariés aux dossiers médicaux (≈30 %). Pour l’entraînement d’un classifieur « besoin d’orientation vers urgences hospitalières », 166 997 transcriptions (prévalence artificiellement fixée à 10 % pour l’apprentissage) ; jeux de validation et de test reflétant la réalité (≈3 % d’orientations) avec 119 302 transcriptions chacun. Résultats : L’IA améliore la détection précoce des urgences vitales (+18 % de sensibilité sur les AVC), réduit les erreurs de tri, et fluidifie les parcours. Performances globales. ROC‑AUC = 83,1 % ; PR‑AUC = 14,2 % ; exactitude = 95,3 % (IC95 % 95,2–95,4). Au seuil maximisant la F0.5, F0.5 et F1 autour de 20 %, TPR ≈19–21 %, PPV ≈20–21 %, FPR ≈2,3 % et FOR ≈2,5 % sur le jeu de test réel (prévalence ≈3 %). Conclusion : L’IA ne remplace pas le jugement clinique, elle l’augmente. Son intégration dans les services critiques nécessite une pédagogie fine, une gouvernance robuste, et une conscience partagée de ses limites. L’interaction homme-machine devient alors un levier de sécurité, non un facteur de confusion. Ce retour d’expérience propose un cadre méthodologique pour un déploiement éthique, sécurisé et utile.
Jean-Baptiste PERNEY (Paris)
16:06 - 16:12 #50349 - FC33-02 Impacts d’un modèle prédictif détectant les lésions squelettiques des membres sur la prise en charge des patients aux urgences adultes du chu.
FC33-02 Impacts d’un modèle prédictif détectant les lésions squelettiques des membres sur la prise en charge des patients aux urgences adultes du chu.

La radiographie, examen d’imagerie de première intention aux urgences, occupe une place centrale dans la prise en charge des traumatismes ostéo-articulaires. Son interprétation, le plus souvent réalisée par les médecins urgentistes, peut toutefois différer de celle des radiologues, exposant à un risque de discordance diagnostique. L’Intelligence Artificielle (IA), en plein essor en imagerie médicale, offre une aide prometteuse à la détection automatisée des fractures. Cependant, son impact clinique réel demeure encore peu documenté, notamment en contexte d’urgence. Cette étude rétrospective monocentrique a été menée au service des urgences adultes du CHU. Ont été inclus les patients consultant pour un traumatisme entre le 1er septembre 2022 et le 18 septembre 2023, ayant bénéficié d’au moins une radiographie de membre. Le critère principal était le taux de discordance entre les interprétations des urgentistes et celles des radiologues avant et après l’intégration d’un dispositif d’IA. Les critères secondaires incluaient la durée de prise en charge et le nombre de patients rappelés. Au total, 796 patients ont été analysés. Après déploiement de l’IA, le taux de discordance urgentiste–radiologue a diminué de 44%, passant de 9,5% à 5,3% (p=0,03). Le coefficient κ de Cohen, mesurant l’accord interlecteurs, s’est amélioré de 0,78 à 0,88 (Z-score=3,42). Parallèlement, le nombre de patients rappelés après relecture radiologique a significativement diminué (60,5% avant vs. 33,3% après, p=0,04). Ces résultats suggèrent une amélioration concomitante de la précision diagnostique et de l’efficience organisationnelle. À notre connaissance, il s’agit de la première étude évaluant en conditions réelles l’apport de l’IA pour la lecture des radiographies de traumatismes aux urgences en France. L’intégration de cet outil a permis de réduire significativement les discordances et les rappels, optimisant la qualité et la sécurité de la prise en charge. L’IA apparaît ainsi comme un soutien pertinent pour les cliniciens, sans toutefois se substituer à leur jugement. Une validation multicentrique à plus large échelle est désormais nécessaire pour confirmer ces résultats et évaluer l’impact global sur la pratique clinique des urgences.

Aucun
Pierre-Julien DELANDRE (Amiens) , Hugo MIRA , Laure DOMISSE , Daniel Aiham GHAZALI , Emilien ARNAUD
16:12 - 16:18 #50375 - FC33-03 Optimisation de la prise en charge préhospitalière des personnes âgées par l'évaluation gériatrique.
FC33-03 Optimisation de la prise en charge préhospitalière des personnes âgées par l'évaluation gériatrique.

En Tunisie, la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans ne cesse de croître, avec une augmentation des maladies chroniques, de la polymédication et de la fragilité. La prise en charge préhospitalière de cette population est particulièrement complexe et expose à un risque de sous-évaluation de la gravité. Bien que plusieurs scores aient été développés pour dépister la fragilité, leur utilisation en contexte préhospitalier reste limitée. À notre connaissance, aucune étude n’a évalué de manière approfondie l’impact combiné du score ISAR et de la grille A du SEGA dans ce cadre. BUT DU TRAVAIL : Évaluer l’apport de l’évaluation gériatrique standardisée, basée sur les scores ISAR et SEGA (Grille A), sur les décisions de régulation médicale concernant les patients âgés pris en charge par le SMUR, et apprécier son influence sur le triage et l’orientation. MATÉRIELS ET MÉTHODES : Il s’agit d’une étude observationnelle, prospective et analytique menée entre novembre 2024 et janvier 2025 auprès de patients ≥ 65 ans pris en charge par les SMUR du SAMU 03 (Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan). Ont été inclus les patients initialement laissés sur place (LSP) selon la régulation médicale. Les données cliniques, sociodémographiques et les scores ISAR et SEGA A ont été recueillis à l’aide d’une fiche standardisée. L’analyse statistique a porté sur l’influence des scores sur la décision finale d’orientation et l’évolution à 1 et à 2 mois. RÉSULTATS : Sur 2246 appels, 511 concernaient des patients âgés, dont 110 ont été inclus. L’âge moyen était de 75,2 ans avec prédominance féminine (62,7 %). La fragilité selon ISAR était présente chez 98,1 % des patients et selon SEGA A chez 49,1 %. L’utilisation des scores a conduit à modifier la décision initiale de la régulation chez 41,8 % des patients, entraînant leur orientation vers une structure de soins. Les scores ISAR (AUC = 0,866) et SEGA (AUC = 0,876) ont montré une excellente capacité prédictive pour le transport médicalisé. L’évolution à 2 mois était favorable (amélioration ou stabilité) chez 83,6 % des patients, tandis que 13,5 % ont présenté une aggravation et 8,2 % sont décédés. CONCLUSION : L’intégration de l’évaluation gériatrique standardisée en préhospitalier, notamment via l’ISAR et la grille A du SEGA, est faisable et pertinente. Elle améliore la détection des patients fragiles, optimise les décisions de régulation médicale et contribue à une meilleure orientation et prise en charge des sujets âgés.

pas de conflits
Haifa BRADAI (sousse, Tunisie) , Khaled BEN HAMMOUDA , Rabeb MBAREK , Dorra LOGHMARI , Naoufel CHEBILI , Mariem KHROUF , Fatma LIHIOU , Zied MEZGAR
16:18 - 16:24 #50664 - FC33-04 Intégration de tradipraticiens dans un service d'urgence, un projet polynésien de médecine intégrative.
FC33-04 Intégration de tradipraticiens dans un service d'urgence, un projet polynésien de médecine intégrative.

Introduction : Le but de cette étude est d’analyser l’intégration de tradipraticiens (TP) dans un service d’urgence. Matériel et méthode : Au total 42 personnels soignants (PS) et 120 patients ont été inclus. Le critère de jugement principal (CJP) portait sur l’évolution des réponses des PS (questionnaires et entretiens) et des TP (entretiens) entre avant/après l’arrivée des TP. Les critères de jugement secondaires (CJS) portaient sur l’évolution de la douleur, dyspnée et anxiété (0–5), du bien-être (−10 à +10) auto-rapportés par les patients avant/après le soin des TP ; la satisfaction des patients à l’égard des soins traditionnels et des soins conventionnels (0–10), et l’évaluation du bien-être selon l’évaluateur (patient, médecin, IDE, TP). Des données quantitatives et qualitatives ont été recueillies simultanément et de manière indépendante, puis analysées à statut égal selon une approche de méthodes mixtes. Les analyses statistiques reposaient sur des tests non paramétriques de Friedman pour les comparaisons « avant/après » et Wilcoxon pour les comparaisons selon le type d’évaluateur. Le seuil de significativité retenu était p ≤ 0,05. Résultats : Les scores des PS pour « Travailler ensemble » (7,17 à 6,22 ; p = 0,024), et « Sécurisation des pratiques » (7,97 à 5,97 ; p = 0,041), ont diminué tandis que d’autres items comme « Accidents de soins » (4,37 à 1,59 ; p = 0,001) et « Risque de perte de contrôle et de dérive » (5,09 à 3,56 ; p = 0,003) ont également diminués. Les entretiens des PS rapportent toutefois une sécurité des soins traditionnels et un réel bénéfice pour les patients. Les entretiens qualitatifs auprès des TP rapportent une volonté d’intégration aux urgences et une satisfaction au travail, malgré les difficultés évoquées. La douleur diminue de 3,64 à 1,44/5 (n = 79, p = 1.59E-16), la dyspnée de 2,94 à 0,79/5 (n = 24, p = 7,7E-6), l’anxiété de 3,31 à 1,17/5 (n = 52, p = 3,56E-10) avant / après les soins traditionnels. Le bien-être des patients évolue de -4,11 à 4,04 (n = 85, p = 1,03E-18) selon les patients, de -6,27 à 7,11 selon les TP (n = 85, p = 6,21E-19), de -3,66 à 3,32 selon les médecins (n = 53, p= 4,26E-12), et de -4 à 5,37 selon les IDE (n=35, p = 2,58E-8). La satisfaction moyenne est de 8,06/10. Conclusion : Cette première étude d’intégration formalisée de TP aux urgences révèle des tensions chez les soignants, alors même que les patients décrivent une amélioration significative de leurs symptômes et de leur bien-être.

Aucun
Noémie CHOUTEAU (CAYENNE) , Eric PARRAT , Tony TEKUATAOA , Raihei ANSQUER
16:24 - 16:30 #50769 - FC33-05 Perceptions et connaissances du personnel du système médical d’urgence concernant l’utilisation des drones en médecine préhospitalière.
FC33-05 Perceptions et connaissances du personnel du système médical d’urgence concernant l’utilisation des drones en médecine préhospitalière.

Introduction : L’utilisation des drones en médecine préhospitalière suscite un intérêt croissant en raison de leur potentiel à améliorer la rapidité et l’efficacité des interventions d’urgence. Cependant, leur intégration dans les systèmes existants soulève des défis liés à la collaboration, à la réglementation et à la formation du personnel. Matériels et méthodes: Une étude transversale descriptive a été réalisée en avril 2024 auprès de 40 membres du personnel des services médicaux d’urgence (SMU). Un questionnaire structuré a permis de recueillir des données sur l’efficacité des drones, leurs bénéfices, les défis réglementaires et les besoins en formation. Résultats: L’âge moyen des participants était de 42 ans, avec 57,5 % de femmes. La majorité exerçait dans le domaine des interventions (62,5 %), avec une expérience professionnelle comprise entre 8 mois et 38 ans (médiane : 13,5 ans). Près de 70 % des participants n’avaient aucune connaissance préalable des drones en contexte médical, mais 40 % pensaient que les drones pouvaient accélérer significativement les interventions d’urgence. Les principaux bénéfices cités étaient : évaluation plus rapide des accidents (82,5 %), optimisation de l’acheminement des véhicules d’urgence (67,5 %) et meilleure anticipation des incidents (62,5 %). Les principales préoccupations concernaient les lacunes réglementaires (67,5 %), les limitations budgétaires (65 %) et la sécurité des drones (62,5 %). Par ailleurs, 85 % des participants ont souligné l’importance de la formation technique des pilotes de drones et de la collaboration entre le personnel des SMU et les opérateurs de drones. Conclusion: Les drones présentent un potentiel prometteur pour optimiser les interventions d’urgence. La prise en compte des enjeux de sécurité, de réglementation et de budget, ainsi qu’une formation ciblée et une collaboration étroite, sont essentielles pour leur intégration réussie.

Aucun
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie) , Mariam MALLEK , Amine HAMDAOUI , Houssem AFFES , Ayman FARROUKH , Semia HAFI , Anis JRADI , Adel CHAARI
16:30 - 16:36 #50779 - FC33-06 Impact d’un logiciel d’aide à l’interprétation des radiographies par intelligence artificielle sur la réduction des erreurs en traumatologie aux urgences.
FC33-06 Impact d’un logiciel d’aide à l’interprétation des radiographies par intelligence artificielle sur la réduction des erreurs en traumatologie aux urgences.

Introduction : L'interprétation rapide et fiable des radiographies est cruciale en traumatologie aux urgences. L'intelligence artificielle (IA) pourrait améliorer la sécurité du diagnostic en l'absence d’interprétation immédiate par un radiologue expert. Cette étude vise à évaluer si l’intégration d’un logiciel d’aide à la lecture des radiographies permettrait de diminuer le taux d’erreurs diagnostiques lors de la prise en charge des patients consultant pour traumatisme du squelette appendiculaire aux urgences. Matériel et méthode : Etude rétrospective monocentrique portant sur les patients adultes ayant consulté aux urgences d’un hôpital hospitalo-universitaire pour un traumatisme du squelette appendiculaire et ayant bénéficié d’une radiographie standard, durant trois périodes d'un mois en 2023. Les radiographies ont été interprétées indépendamment par un urgentiste, un radiologue et le logiciel d'IA Milvue® appliqué rétrospectivement. Le gold standard était le consensus entre urgentiste, radiologue et IA sur la présence ou non d’une fracture. Les cas discordants ont fait l’objet d’une relecture par un comité d’adjudication composé de deux radiologues et d’un urgentiste. Le critère de jugement principal était le taux d’erreurs évitables, soit la proportion de fractures non identifiées par l’urgentiste alors que l’IA l’avait identifiée. Les critères de jugement secondaires comportaient les taux d’erreurs diagnostiques de l’urgentiste, du radiologue et de l’IA, l’analyse des facteurs de risque d’erreur et la concordance inter-évaluateurs. Résultats : 806 patients ont été inclus. L'étude révèle une proportion de 5.0 % d’erreur, et de 4.6 % (IC95 % 3.3-6.3) d’erreurs évitables, soit une potentielle réduction relative du risque d’erreur de 92.5 % (IC95 % 75.9-97.7) grâce à l’IA. Les taux d’erreurs diagnostiques étaient de 5.0 % (IC95 % 3.6-6.7) pour les urgentistes, 4.5 % (IC95 % 3.1-6.1) pour les radiologues et 1.1 % (IC95 % 0.5-2.1) pour l’IA. Aucune association significative n'a été identifiée entre les erreurs diagnostiques et les facteurs de risque étudiés (sexe, âge, horaire de passage). L'analyse de concordance a montré un accord fort entre les évaluateurs (coefficients kappa de Cohen : urgentiste-IA = 0.75 ; radiologue-IA = 0.78 ; radiologue-urgentiste = 0.77). Conclusion : L’IA pourrait permettre d’optimiser la prise en charge des patients traumatisés aux urgences en réduisant les erreurs diagnostiques.

Aucun
Samantha DURIEZ-KOHEN (Paris) , Arthur BOURG , Sophie AGUT , Hugo TREBERN , Leila MIZOUNI-BRIDEL , Hélène GOULET
16:36 - 16:42 #50786 - FC33-07 Modèles linguistiques à grande échelle ancrés sur des sources pour la prédiction diagnostique en conditions réelles aux urgences.
FC33-07 Modèles linguistiques à grande échelle ancrés sur des sources pour la prédiction diagnostique en conditions réelles aux urgences.

Introduction : Aux urgences, le raisonnement diagnostique initial repose sur des informations cliniques limitées, obtenues avant les examens complémentaires. Les modèles d’intelligence artificielle (IA) pourraient soutenir ce raisonnement précoce, mais leur performance réelle et la fiabilité de leurs réponses à partir des seules données cliniques initiales restent insuffisamment évaluées. Un modèle d’IA correspond à une version spécifique d’IA, entraînée selon des paramètres propres. Plusieurs modèles différents ont été testés, l’objectif est d’évaluer leur capacité à prédire le diagnostic final en situation réelle et d’identifier les facteurs influençant leur performance. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective dans un service d’urgence tertiaire, incluant tous les patients admis durant la période de 24 heures d’activité maximale de l’année. À partir des données cliniques initiales (anam­nèse, antécédents, paramètres et examen physique), des modèles d’IA ont généré une liste des 5 diagnostics les plus probables (Top-5). Pour chaque diagnostic proposé, des sources sont exigées. Le diagnostic de référence a été établi par adjudication indépendante de 3 médecins urgentistes sur base de l’ensemble des données. La performance diagnostique est définie par la présence du diagnostic de référence dans le Top-5. La fiabilité des réponses est évaluée par la présence de sources vérifiables. Les diagnostics sont classés comme spécifiques (entité nosologique précise) ou non spécifiques (symptomatique/syndromique). Résultats : 79 patients ont été inclus. Les modèles d’IA ont inclus le diagnostic final dans leur Top-5 dans 62 à 72% des cas. La performance est significativement plus élevée pour les diagnostics spécifiques (85% vs 31%, p < 0,001), ainsi que pour le type de pathologies (chirurgicales vs médicales, 79% vs 56%, p < 0,001). Aucune différence significative de performance n’est observée entre les modèles, à contrario de la capacité à fournir des sources. Les analyses multivariées confirment que la performance dépend principalement des caractéristiques intrinsèques du cas. Conclusion : À partir des données cliniques initiales, les modèles d’IA peuvent prédire le diagnostic final avec une précision cliniquement pertinente. La performance dépend majoritairement de la nature du cas, tandis que la sourcabilité repose sur le type de modèle d’IA. Ces résultats soutiennent l’intérêt d’une IA comme aide au raisonnement diagnostique

Aucun
Martin LALMAND (Leuze, Belgique) , Florence DUPRIEZ , Alexandre NISET
16:42 - 16:48 #50936 - FC33-08 Évaluation des performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis.
FC33-08 Évaluation des performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis.

Introduction : Le sepsis est une urgence médicale majeure nécessitant une identification précoce pour améliorer les résultats cliniques. La largeur de distribution des monocytes (MDW) est un biomarqueur prometteur pour la détection du sepsis, offrant une méthode rapide et non invasive. La reconnaissance et le diagnostic précoces du sepsis constituent un élément essentiel du traitement du sepsis. Il existe un besoin clinique important non satisfait en matière de test permettant la détection précoce des patients atteints ou développant un sepsis, en particulier chez les patients présentant des comorbidités. Objectif de l’étude : Cette étude visait à évaluer les performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective monocentrique. Nous avons recruté des patients des urgences de juin 2023 à Fevrier 2025 incluant tous les patients admis pour sepsis aux urgences et ayant un âge ≥20 ans. Aucune intervention n'a été accordée aux patients ou aux soignants dans cette étude. La décision concernant l'analyse sanguine, le traitement antibiotique et le traitement du patient était entièrement prise par le médecin sur la base d'un examen clinique. Les patients n'ont pas été inscrits sans analyses de sang. Les médecins responsables ne connaissaient pas le résultat du MDW. Résultats : 232 patients ont été inclus durant la periode d’étude, d’age moyen de 65.8±16.9 ans avec une prédominance féminine. 54.3% de la totalité de la population d’etude sont hypertendus, 47.2% sont dibetiques, 24.6% ont une insuffisance respiratoire comme antécédent. Une correlation des valeurs de MDW a été réalisée avec les autres parametres indicateurs du Sepsis. On note une correlation significative avec les taux de CRP et de procalcitonine. Conclusion : La MDW, tel que la CRP et le procalcitonine, est u biomarqueur prédicteur de Sepsis chez les patients admis aux urgences.

Aucun
Rahma JABALLAH , Lotfi BOUKADIDA , Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie) , Oumayma HWICHI , Rym YOUSSEF , Houda BEN SALAH , Asma ZORGATI , Riadh BOUKEF
Flash communications Zone 1

"Vendredi 05 juin"

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FC34
16:00 - 17:00

Flash communications
COVID 19 et organisation

Modérateur : Axel BENHAMED (Médecin) (Médecin, Quebec, Canada)
16:00 - 16:06 #50108 - FC34-01 Impact de la pandémie de COVID-19 sur la prévalence du recours aux évacuations sanitaires de la Réunion vers la France hexagonale, leur typologie et la morbi-mortalité associée à ces transferts.
FC34-01 Impact de la pandémie de COVID-19 sur la prévalence du recours aux évacuations sanitaires de la Réunion vers la France hexagonale, leur typologie et la morbi-mortalité associée à ces transferts.

Introduction : La pandémie de COVID-19 a profondément bouleversé les systèmes de santé. En France métropolitaine, les évacuations sanitaires massives ont permis de désengorger les hôpitaux. Dans les territoires ultramarins, les EVASAN sont essentielles pour garantir l’accès à des soins spécialisés. Cette étude vise à évaluer l’impact de la pandémie sur la fréquence des EVASAN entre La Réunion et la métropole, ainsi qu’à analyser la typologie, la sévérité clinique et la morbi-mortalité des patients concernés. Méthode : Étude rétrospective menée sur trois ans (2020-2023), comparant la fréquence des EVASAN entre périodes épidémique et non épidémique. Résultats : La prévalence et l’incidence des EVASAN ont diminué durant la pandémie (16,78/an contre 30,50/an). Les patients concernés sont jeunes et en état sévère. Les princi- pales indications sont les transplantations (41,6 %), chirurgies cardiaques (24,7 %), chirurgies spécialisées (13,5 %), explorations de pathologies rares (7,9 %) et grands brûlés (9 %). L’analyse multivariée identifie la présence d’un sepsis, d’au moins quatre défaillances d’organes et une EVASAN durant la pandémie comme facteurs prédictifs de non-retour à La Réunion. Conclusion : La pandémie a entraîné une baisse inattendue des EVASAN entre La Réunion et la métropole. Les patients évacués présentent une gravité importante et nécessitent des soins hautement spécialisés.

Aucun
Elise ROUSSEL (Saint-denis) , Matthieu DANIEL
16:06 - 16:12 #50312 - FC34-02 IMPACT D’UN MEDECIN D’ACCUEIL ET D’ORIENTATION SUR LE DELAI DE PRISE EN CHARGE DES PATIENTS AU SAU DU CENTRE HOSPITALIER DE BOULOGNE SUR MER.
FC34-02 IMPACT D’UN MEDECIN D’ACCUEIL ET D’ORIENTATION SUR LE DELAI DE PRISE EN CHARGE DES PATIENTS AU SAU DU CENTRE HOSPITALIER DE BOULOGNE SUR MER.

Introduction : Face à l´engorgement des services d´accueil des urgences, la durée moyenne de passage des patients s´allonge en lien avec une augmentation du nombre de passage notamment. Elle s´inscrit dans une problématique de santé publique avec le risque d´une majoration de la morbidité et de la mortalité. Nous avons donc cherché à évaluer l´impact d´un Médecin d´Accueil et d´Orientation (MAO) sur le délai de prise en charge des patients dans le Centre Hospitalier de Boulogne sur mer (CHB). Matériel et Méthode : Étude observationnelle comparative, monocentrique, rétrospective au sein du CHB comparant une période sans MAO (du 10 octobre au 4 novembre 2022) à une période avec MAO (du 7 novembre au 2 décembre 2022). Le critère de jugement principal était la durée moyenne de passage des patients correspondant au temps entre l´entrée administrative et la décision médicale. Accord DPO. Résultats : Nous avons inclus 1650 patients sur la période sans MAO et 1710 patients sur la période avec MAO. La présence d´un MAO a permis la réduction significative de la durée moyenne de passage de 355 minutes à 310 minutes (p=0,0007). Nous avons également montré une diminution significative du délai entre le premier contact paramédical et premier contact médical ainsi qu´entre l´entrée administrative et le premier contact médical. La présence du MAO a permis une réduction de la durée moyenne de passage des patients âgés de plus de 18 ans et pour les patients pris en charge le lundi et le jeudi. Conclusion : La présence d´un MAO a amélioré significativement la durée moyenne de passage des patients aux urgences par des possibilités d´intervention définies pour l´étude.

Aucun
Chloé DEPLECHIN (Lille) , Aurore COMMONT , Eric WIEL , Philippe BOUREL , Jerome SICOT
16:12 - 16:18 #50572 - FC34-04 Evaluation de l’usage de la Ventilation-Non-Invasive au cours de l’insuffisance respiratoire aiguë aux Urgences, étude observationnelle prospective multicentrique.
FC34-04 Evaluation de l’usage de la Ventilation-Non-Invasive au cours de l’insuffisance respiratoire aiguë aux Urgences, étude observationnelle prospective multicentrique.

INTRODUCTION : L’insuffisance respiratoire aiguë (IRA) est un motif fréquent de passage aux urgences. La VNI est une alternative à l’oxygénothérapie, permettant de réduire le temps de séjour en réanimation et ses complications. Le taux d’échec de la VNI reste élevé aux urgences. Le but fut d’évaluer l’usage de la VNI aux urgences et identifier les facteurs prédictifs d’échec. METHODE : C’est une étude prospective observationnelle multicentrique. Les patients inclus étaient ceux admis aux urgences pour IRA avec signes de lutte, polypnée et hypoxémie. Le diagnostic initial/final et les paramètres ventilatoires étaient notamment étudiés. La réussite biologique est définie par une diminution ≥ 10% de la pCO₂. L’échec est défini par l’intubation orotrachéale, dégradation des gaz du sang, ou décès. L’analyse statistique incluait un test exact de Fisher et un test U de Mann-Whitney. RESULTATS : Notre étude retrouve 82,9% (n=37) de réussite de VNI. Il n’y avait pas de différence significative selon le diagnostic, les traitements associés, ni la titration des paramètres de VNI influençant la réussite ou l’échec. CONCLUSION : La VNI reste un outil efficace dans l’IRA aux urgences, mais son succès dépend de l’adaptation des réglages et la surveillance biologique, sans facteur prédictif significatif d’échec (comorbidités ou facteurs démographiques). Des études complémentaires s’envisagent (tendance observée sur la titration de l’AI…).

Aucun
Laura POINET (ORLEANS) , Geoffroy ROUSSEAU , Vincent GARROUSTE , Lucas REBOUL
16:18 - 16:24 #50593 - FC34-05 Prognostic Value of the Systemic Immune-Inflammation Index in COVID-19: A Multicenter Cohort Study.
FC34-05 Prognostic Value of the Systemic Immune-Inflammation Index in COVID-19: A Multicenter Cohort Study.

Introduction : Les formes graves de COVID-19 se caractérisent par une réponse inflammatoire disproportionnée. Dans ce contexte, de nombreux biomarqueurs ont été étudiés pour prédire la gravité. Le « systemic inflammation index » (SII) (défini comme : (neutrophiles×plaquettes) / lymphocytes) combine trois composantes majeures de cette réponse immuno-inflammatoire. Cette étude a évalué le potentiel pronostique du SII chez les patients admis aux urgences afin d’optimiser leur triage et orientation. Méthodes : Nous avons inclus rétrospectivement tous les patients adultes hospitalisés pour une infection confirmée modérée à sévère par le SARS-CoV-2, entre le 1er mars et le 30 avril 2020 (1ère vague), dans six hôpitaux de la région Grand Est en France. Résultats : Au total, 1035 patients ont été inclus pour analyse. Dans l'analyse univariée, des valeurs élevées de SII (>1723) étaient significativement associées à la mortalité (OR=1,54 [1,03-2,30], p=0,04). Dans l'analyse multivariée, seuls les antécédents respiratoires et l'âge étaient associés à la mortalité (OR=1,79 [1,09-2,95], p=0,02 et OR=1,06 [1,04-1,08], p<0,001, respectivement) tandis qu’une augmentation du SII n'était pas associée à la mortalité (OR=1,13 [0,71-1,81], p=0,60). L’analyse par régression logistique a relevé qu'une augmentation de 1000 unités du SII augmentait significativement le risque de décès (OR=1,08 [1,01-1,75], p<0,05). La valeurs seuil optimale de 1723 a été identifiée, l’OR était de 1,77 [1,21-2,57] avec une sensibilité de 0,41, une spécificité de 0,72, une VPP de 0,18 et une VPN de 0,89. La VPN s’est distinguée comme le paramètre le plus robuste, atteignant 0,89 [0,86-0,91], témoignant d’un faible taux de faux négatifs. L’aire sous la courbe « receiver operating characteristic » (ROC), construite afin de définir la performance pronostique du SII concernant la mortalité de la COVID-19 à l’admission, était de 56,6% ([51,2-62], p=0,02). Conclusion : Le SII n’était pas un prédicteur indépendant de la mortalité de la COVID-19, toutefois sa valeur prédictive négative robuste suggère un rôle potentiel comme outil de triage aux urgences.

Aucun
Hugo ROCHE (Strasbourg) , Pierrick LE BORGNE , Pascal BILBAULT , François LEFEVBRE , Cyrielle BROSSARD , Florence KLEIN , Charles-Eric LAVOIGNET , Laure ABENSUR-VUILLAUME
16:24 - 16:30 #50638 - FC34-06 APPARITION DE L’EPIDEMIE DE COVID-19 EN FRANCE : IMPACT SUR L’ACTIVITE DU SAMU ET COMPARAISON AVEC L’IMPACT SUR L’ACTIVITE HOSPITALIERE.
FC34-06 APPARITION DE L’EPIDEMIE DE COVID-19 EN FRANCE : IMPACT SUR L’ACTIVITE DU SAMU ET COMPARAISON AVEC L’IMPACT SUR L’ACTIVITE HOSPITALIERE.

Introduction : L’activité du SAMU-centre 15 est conditionnée par le jour et la nuit, les jours ouvrés ou non, le calendrier scolaire, les saisons, réalisant une courbe d’activité stéréotypée. À cette activité routinière vient s’ajouter un surcroît d’appels lors de situations épidémiques ou météorologiques saisonnières imprévisibles ou moins prévisibles. Parmi elles, l’épidémie à SARS-Cov2 a généré une situation exceptionnelle par son ampleur en termes de volume d’activité pour le système de soin, dont l’offre a été clairement dépassée. Nous avons souhaité analyser l’activité du SAMU au démarrage de l’épidémie comparativement à l’activité hospitalière liée au COVID-19. Matériel et méthode : Observation du nombre quotidien de dossiers-patients d’un SAMU au début de l’épidémie à SARS-Cov2 comparativement aux consultations aux urgences et hospitalisations pour COVID dans le département (données du réseau OSCOUR®). Datation du début de la suractivité du SAMU à l’aide d’un algorithme prévisionnel. Résultats : La suractivité du SAMU liée à l’épidémie de COVID-19 a précédé de 15 jours celle des hôpitaux. Conclusion : Cette étude met en lumière le rôle central du SAMU dans la gestion des crises sanitaires. Elle suggère que l’activité du SAMU pourrait constituer un indicateur précoce de survenue d’une situation sanitaire exceptionnelle, et elle invite à considérer l’analyse en temps réel de l’activité des SAMU comme outil de veille sanitaire et d’anticipation lors de crises épidémiques.

"Aucun"
Ignasi JUBERT CAMPOS , Victor VIGER , Romain BARDELAY , Margot RAYER , Florent NOEL , Lakhdar-Anthony ALOUACHE , Jean-Philippe DESCLEFS , François-Xavier LABORNE (Arpajon)
16:30 - 16:36 #50708 - FC34-07 Retour à domicile post-urgences avec prestataire.
FC34-07 Retour à domicile post-urgences avec prestataire.

Introduction : L’insuffisance respiratoire aiguë non sévère représente une cause très fréquente d’admission au Service des Urgences (SU). Les infections respiratoires basses, première étiologie, représentent un million d’admissions hospitalières par an en Europe, dont 75% sont admis via les SU. Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude rétrospective observationnelle monocentrique dans les SU des hôpitaux universitaires de Strasbourg. L’étude a inclus des patients admis au service d’accueil des urgences pour atteinte respiratoire aiguë non sévère nécessitant la poursuite d’au moins un des soins suivants : oxygénothérapie à un débit inférieur ou égal à deux litres par minute, aérosols par β2-mimétiques, atropiniques ou corticostéroïdes. Résultats : Les caractéristiques à l’inclusion sont décrites dans le tableau 1. Le taux de reconsultation toutes causes au SU dans les 28 jours suivant l’inclusion est de 19%, n=77 et pour motif respiratoire aigu dans 7% des cas, n=77. Pour ces patients, le délai médian entre le retour à domicile et la reconsultation était de 1 jour (IQR 1-13). Il n’y a pas eu de décès inattendu ni d’admission directe en soins critiques. Un décès est survenu en contexte de limitation thérapeutique. Conclusion : L'oxygénothérapie à court terme à domicile peut être proposée pour la prise en charge des insuffisances respiratoires aiguës non sévères. La sécurité de ce dispositif semble acceptable.

Aucun
Audrey DIVINE (STRASBOURG)
16:36 - 16:42 #50882 - FC34-08 Simulation et apprentissage actif en urgences oncologiques : évaluation d’un programme pédagogique innovant en pratiques avancées.
FC34-08 Simulation et apprentissage actif en urgences oncologiques : évaluation d’un programme pédagogique innovant en pratiques avancées.

Contexte La formation aux urgences oncologiques des étudiants en pratiques avancées nécessite des approches pédagogiques favorisant le raisonnement clinique, la prise de décision et le travail en équipe. La simulation et l’apprentissage actif constituent des leviers prometteurs, mais leur impact en oncologie et pratiques avancées reste peu documenté. Objectif Évaluer la qualité perçue, l’impact pédagogique et l’acceptabilité d’un programme d’enseignement innovant fondé sur la simulation et l’apprentissage actif, à l’aide du modèle d’évaluation de Kirkpatrick. Méthodes Une étude évaluative transversale a été menée auprès de 40 étudiants du Master de Pratiques Avancées en Oncologie et Soins Palliatifs après validation du le module Urgences oncologiques ensiegné sur 3 mois du mars au juin 2025 .Le curriculum reposait sur une approche hybride combinant classe inversée, simulation haute fidélité et procédurale, simulations numériques (serious games), méthodes ludiques interactives, Pecha Kucha, storytelling clinique, quiz interactifs et apprentissage par l’erreur (chambre des erreurs). L’évaluation portait principalement sur les niveaux 1 (réaction) et 2 (apprentissages) de Kirkpatrick. Les données issues d’échelles de Likert à 5 niveaux ont été analysées par statistiques descriptives et analyses inférentielles exploratoires . Résultats La satisfaction globale (niveau 1) était très élevée (4,79 ± 0,51), tout comme la satisfaction concernant le contenu du cours (4,75 ± 0,44). Les étudiants rapportaient une amélioration significative des connaissances et compétences perçues en urgences oncologiques (niveau 2 ; 4,04 ± 0,75). Une corrélation significative a été observée entre la satisfaction globale et le sentiment d’acquisition de compétences (Spearman, p < 0,05), ainsi qu’entre le réalisme des simulations, la qualité du débriefing et les apprentissages perçus ( p < 0,05). En revanche, 75 % des étudiants ne souhaitaient pas remplacer l’examen final par une évaluation exclusivement basée sur la simulation. Conclusion Ce programme pédagogique innovant fondé sur la simulation et l’apprentissage actif est fortement apprécié et présente un impact pédagogique positif aux niveaux 1 et 2 de Kirkpatrick. Ces résultats soutiennent son intégration durable dans les formations aux urgences oncologiques . Des études futures devront explorer le transfert en pratique et l’impact clinique.( niveau 3 et 4 de Kirkpatrick )

Aucun conflit d'intérêt
Mohamed MOUHAJIR (Rabat, Maroc) , Naoufel ZEGGWAGH , Bouchra ARMEL
16:42 - 16:48 #50347 - FC34-03 Impact environnemental de l’utilisation de l’équipement de protection individuelle dans les services d’urgence.
FC34-03 Impact environnemental de l’utilisation de l’équipement de protection individuelle dans les services d’urgence.

Contexte : Depuis la COVID-19, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) s’est imposée pour les contacts avec les patients présentant une infection respiratoire aiguë. Objectif : Cette étude visait à mesurer l’empreinte environnementale de l’utilisation de l’ÉPI à l’urgence. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse du cycle de vie « du berceau à la tombe » selon les normes ISO-14040/14044. Les empreintes d’un ensemble d’ÉPI jetable standard (lunettes de protection, blouse, gants en nitrile, masque chirurgical) et d’un ensemble d’ÉPI jetable renforcé (visière, blouse, gants longs en nitrile, respirateur N95) ont été estimées pour « une utilisation à l’urgence » comme unité fonctionnelle. À l’aide de la base de données d’inventaire du cycle de vie ecoinvent, nous avons quantifié les ressources extraites et les polluants émis tout au long du cycle de vie de chaque composante de l’ÉPI. Les données d’inventaire ont été converties en émissions d’équivalents CO₂ (éqCO₂) à l’aide de la méthode IPCC2021/GWP100. La méthode d’évaluation des impacts IMPACT World+ a été utilisée pour les autres indicateurs. Les résultats ont été extrapolés pour représenter une année d’utilisation d’ÉPI jetable dans les 5 urgences du CHU de Québec–Université Laval au cours de l’année financière 2021-2022, incluant un scénario dans lequel des blouses et des lunettes réutilisables remplacent les versions jetables. Résultats : L’utilisation d’un ensemble d’ÉPI standard et d’un ensemble renforcé entraîne respectivement des émissions de 1,05 kg et 1,19 kg d’éqCO₂. Au total, 578 373 ensembles d’ÉPI ont été utilisés aux urgences du CHU de Québec–Université Laval au cours de l’année financière 2021–2022. Cela correspond à 619 140 kg d’éqCO₂ émis, 2,5 années de vie ajustées sur l’incapacité (DALY) perdues, 961 651 MJ d’énergie fossile et nucléaire consommée, et 625 615 fraction potentiellement disparue (PDF) d’espèces·m²·année en impact sur la qualité des écosystèmes. De plus, l’utilisation de blouses et de lunettes réutilisables aurait réduit de quatre fois les émissions d’éqCO₂, les impacts sur la santé humaine et les impacts sur la qualité des écosystèmes, et réduit de trois fois la consommation d’énergie primaire. Conclusion : En période post-pandémique, les recommandations sur l’utilisation de l’ÉPI pour les soins de santé devraient intégrer ces résultats afin de promouvoir des stratégies plus éco-efficientes.

Aucun
Simon BERTHELOT (Québec, Canada) , Jean-François MÉNARD , Sergey MIKHAYLIN , Danielle MARTIN , Lynda BÉLANGER , Yves LONGTIN , Tania MARX , Ariane BLUTEAU
Flash communications Zone 2

"Vendredi 05 juin"

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CMS15
16:00 - 17:30

Table ronde
Utilisation des drones dans la Médecine d'Urgence
Innovation , Organisation

Modérateurs : Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Ambulancier, Chaumont), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Médecin, Niort)
Coordonnateur : Flavien SMET (Coordonnateur, Ambulancier, Chaumont)
Entre cadre législatif, acheminement de défibrillateurs ou de prélèvements sanguins et innovations à venir, l’usage des drones en médecine d’urgence redessine déjà les frontières de la rapidité, de la logistique… et de l’avenir des secours.
16:00 - 16:15 Gestion des drônes et aspects législatifs. Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verneuil sur Avre)
16:15 - 16:30 Acheminement de défibrilateurs sur site. Cédric DAMM (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Rouen)
16:30 - 16:45 Acheminement des prélèvement sanguins inter hospitalier. Antoine PRIGENT (directeur général - Pilote du projet Drone) (Conférencier, Biologiste médical, Caen)
16:45 - 17:00 Perspectives d'avenir. Matthieu HEIDET (Médecin) (Conférencier, Médecin, Créteil)
17:00 - 17:30 Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
Salle 241

"Vendredi 05 juin"

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CLM15
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Décision médicale, score et IA

Modérateurs : Pierre-Marie ROY (PUPH) (Médecin, Angers), Prabakar VAITTINADA AYAR (MCU-PH) (Médecin, Orléans)
16:00 - 16:10 #50308 - CP090 Un score d’Alvarado bas permet-il d’éliminer une appendicite aiguë aux urgences ?
CP090 Un score d’Alvarado bas permet-il d’éliminer une appendicite aiguë aux urgences ?

Introduction : L’appendicite est un motif fréquent de consultation aux urgences et nécessite toujours le recours à l’imagerie pour établir son diagnostic. Nous avons voulu étudier l’utilité du score d’Alvarado pour éliminer de façon fiable le diagnostic d’appendicite en cas de score inférieur ou égal à 4 sans avoir recours à l’imagerie. Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective comparant le scanner abdomino-pelvien avec injection au score d’Alvarado avec un seuil de positivité fixé à 4, chez les patients consultant aux urgences pour une douleurs abdominale faisant suspecter une appendicite aigue entre le 1er février et le 30 avril 2024. Résultats : 766 patients présentaient le motif « douleurs abdominales » à l’arrivée à l’IAO sur la période étudiée. Après exclusion, 75 dossiers ont été analysés. 35 patients (46,7%) avaient un diagnostic d’appendicite et 40 patients (53,3%) n’avaient pas d’appendicite au scanner. 35 patients (46,7%) avaient un score d’Alvarado inférieur ou égal à 4. La sensibilité du test est de 0,71, la spécificité est de 0,63, la valeur prédictive positive est de 0,63 et la valeur prédictive négative est de 0,71. Discussion : Un score d’Alvarado inférieur ou égal à 4 ne permet pas d’exclure le diagnostic d’appendicite de façon fiable sans réaliser un scanner abdomino-pelvien. Nos résultats sont similaires à ceux retrouvés dans la littérature malgré plusieurs limites. L’étude est monocentrique rétrospectif avec une faible puissance et une perte de données importante. Une combinaison avec d’autres score en comparaison avec le scanner abdomino-pelvien serait une piste de réflexion intéressante. Conclusion : Le score d’Alvarado peut être utile devant une suspicion d’appendicite afin de déterminer la probabilité diagnostique, mais il n’est pas suffisant pour exclure le diagnostic sans faire d’imagerie.

Aucun
Pauline EGEE (Paris) , Justine FERREIRA , Sébastien BEAUNE
16:10 - 16:20 #50348 - CP091 Dérivation d’un score de tri aux urgences pour prédire le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes.
CP091 Dérivation d’un score de tri aux urgences pour prédire le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes.

Contexte : Les infections respiratoires aiguës, comme l’influenza, sont le plus souvent bénignes et ne nécessitent pas de soins aux urgences. Objectif : Dériver un score destiné aux infirmières du tri aux urgences pour évaluer le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes et adapter les soins en conséquence.. Méthodes : De février 2022 à mars 2023, nous avons recruté prospectivement des adultes présentant une infection respiratoire aiguë et une cote de 3 (urgent) à 5 (non urgent) à l’Échelle canadienne de triage et de gravité, dans 4 services d'urgences du Québec (Canada). Le critère de jugement principal était un critère composite d’hospitalisation ou de retour à l’urgence ou en soins primaires dans les 7 jours suivant la visite initiale. Une régression logistique multivariée par élimination rétrograde a été utilisée pour identifier les prédicteurs. Résultats : Parmi les 1 143 participants, 61,2 % étaient des femmes, avec un âge moyen de 40,4 ans; 79,9 % n’avaient aucune comorbidité, et 24,7 % ont présenté le critère composite à 7 jours. Quinze prédicteurs ont été retenus dans le modèle : absence de douleur musculaire (rapport de cotes [IC 95 %] : 1,69 [1,24-2,30]) ou de congestion nasale (1,31 [0,95-1,79]), fréquence cardiaque <60 ou >100 (1,44 [1,02-2,03]), fièvre ≥38 °C (1,54 [0,97-2,44]), arrivée en ambulance (1,78 [1,02-3,09]), utilisation d’antibiotiques dans les 3 derniers mois (1,87 [1,28-2,74]), bronchopneumopathie chronique obstructive (2,41 [1,29-4,49]), diabète de type 1 ou 2 compliqué (7,63 [1,71-34,03]), cirrhose (2,98 [0,90-9,92]), non-vaccination contre la COVID-19 (1,79 [0,99-3,24]), être accompagné d’un aidant (1,75 [1,27-2,40]), vivre seul (1,41 [1,02-1,95]) ou en région rurale (1,49 [0,96-2,31]), race blanche (1,41 [0,83-2,42]), test PCR rapide négatif pour 18 virus respiratoires (1,41 [1,02-1,96]). Le modèle présentait une bonne discrimination (statistique C [IC 95 %] : 0,71 [0,69-0,73]). Une fois converti en un score de 33 points, des scores entre 0-3, 4-6, 7-9 et ≥10 sont associés à un risque du critère composite de 11,2 %, 19,4 %, 37,6 % et 55,2 %, respectivement. Conclusion : Nous avons identifié des caractéristiques cliniques pouvant aider les infirmières du tri à repérer les adultes présentant une infection respiratoire aiguë nécessitant une prise en charge médicale. À partir de celles-ci, nous avons élaboré un score de tri qui devra maintenant être affiné et validé dans une nouvelle étude.

Aucun
Simon BERTHELOT (Québec, Canada) , Narcisse SINGBO , Maurice BOISSINOT , Marie-Louise VACHON , Sylvie TROTTIER , Cécile TREMBLAY , Yves LONGTIN
16:20 - 16:30 #50419 - CP092 Analyse comparative de la performance des médecins régulateurs urgentistes vs l'intelligence artificielle dans le diagnostic du SCA ST+ dans les appels au SAMU 21.
CP092 Analyse comparative de la performance des médecins régulateurs urgentistes vs l'intelligence artificielle dans le diagnostic du SCA ST+ dans les appels au SAMU 21.

RESUME : La prise en charge de l’infarctus du myocarde repose sur une filière visant une reperfusion précoce, qui débute dès l’appel en régulation médicale. L'objectif de cette étude a été d'évaluer la performance de deux modèles d'Intelligence Artificielle (IA) déjà existants, par rapport aux Médecins Régulateurs Urgentistes (MRU) en vue d'une utilisation comme outil d’aide au diagnostic. METHODE : Étude rétrospective monocentrique associant des données issues de notre CRAA 15 et de l’observatoire des infarctus du myocarde départemental, menée de janvier 2022 à décembre 2023. Les étudiants de l'École Supérieure d'Électronique de l'Ouest (ESEO) ont analysé les bandes d'appel retranscrites et anonymisées, permettant une analyse comparative de l’IA, avec 2 modèles testés : TF-IDF® (une méthode statistique simple et rapide) et CamemBERT® (un modèle neuronal plus avancé comprenant les subtilités de langage) vs MRU. Les paramètres intrinsèques ont été comparés via un test de McNemar. Les courbes ROC (AUC) via un test de DeLong. Résultats : 362 patients ont été inclus (âge moyen 66 ±13,5 ans, sex ratio H/F 2,3) dont 181 (50 %) SCA ST+. Aucune supériorité n'a été retrouvée pour le modèle TF-IDF® vs MRU au test de McNemar (p=0,258). Leurs performances globales n'étaient pas différentes (AUC : 0,696 vs 0,657 ; p=0,205) (Se: 59,1% vs 71,8% ; Sp : 80,1 % vs 58,1 % respectivement). Le modèle CamemBERT® semblait moins performant que les MRU au test de McNemar (p=0,01) et l’AUC de la courbe ROC était inférieur par rapport à celle des MRU (AUC: 0,569 vs 0,657 ; p=0,006) (Se: 80,1% vs 71,8%; Sp: 33,7% vs 58,1% respectivement). CONCLUSION : Aucune différence n'a été démontrée pour la méthode TF-IDF. Le modèle CamemBERT a été moins performant que les MRU. D'après notre travail, l'IA n'est donc pas plus performante que les MRU dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde au téléphone en régulation. Ces résultats encourageants soutiennent la pertinence d’une étude prospective multicentrique recourant à la méthode TF-IDF, ou à une approche hybride, en tant qu’outil d’aide au diagnostic en régulation.

Aucun
Elea PETROCCHI (Dijon)
16:30 - 16:40 #50565 - CP093 Variations nycthémérales des décisions de régulation médicale. Etude DECINYC.
CP093 Variations nycthémérales des décisions de régulation médicale. Etude DECINYC.

Introduction Les décisions humaines sont soumises à des variations temporelles majeures (Danziger, PNAC, 2011). Hypothèse : les décisions de régulation sont soumises à des variations nycthémérales comme début vs fin de garde. Méthodes Inclusion : tous les dossiers de régulation médicale, SAMU et PDS, 2022-23. Paramètres : sélection des décisions médicales associées à sept motifs d’appel : arrêt cardiaque (AC), chute de grande hauteur (CGH), parturiente, fièvre, douleur thoracique, intoxications et convulsions. Motifs AC et CGH, supposés non sujets aux variations de décision retenus comme références. Analyse : régression logistique ordinale appliquée aux décisions de régulation classées selon leur niveau d’engagement (1=SMUR à 4=conseil médical). Nycthémère modélisé par un cercle de 24 tranches horaires de 15°. Résultats 499.353 DRM analysés, 331.902 (66%) PDS et 167.451 (34%) SAMU. Les décisions, à l’exception des motifs AC et CGH, présentaient des variations nycthémérales significatives, plus marquées en PDS (Figure). Les décisions PDS présentaient un effet circadien propre (OR=1,67 [1,53-1,81]), qui n’était pas retrouvé pour les décisions SAMU. Il n’y avait pas de variation significative début vs fin de garde. Conclusion Les décisions de régulation sont soumises à des variation nycthémérales significatives qui ne sont pas essentiellement liées aux périodes de garde.

Aucun
Melkir SAIB (Bobigny) , Mathieu DE SA , François-Pierre AUFFREDOU , Judith GORLICKI , Fanny TASTET , Angèle MARTIN , Anne-Laure FERAL-PIERSSENS , Frédéric LAPOSTOLLE
16:40 - 16:50 #50619 - CP094 Optimisation de l'accès aux soins intensifs grâce à la règle COBRA chez les patients admis aux urgences pour intoxication médicamenteuse volontaire : SCREENER 2.
CP094 Optimisation de l'accès aux soins intensifs grâce à la règle COBRA chez les patients admis aux urgences pour intoxication médicamenteuse volontaire : SCREENER 2.

Introduction : Les intoxications médicamenteuses volontaires (IMV) représentent une charge croissante pour les services d’urgences. Le score COBRA est un outil clinique en cinq items visant à détecter précocement une défaillance respiratoire, circulatoire, neurologique ou des modifications ECG menaçantes. L’objectif était d’évaluer la valeur prédictive négative (VPN) d’un score COBRA nul à 3 heures pour écarter le besoin d’admission en réanimation chez des patients admis pour IMV. Matériel et méthode : il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant des patients majeurs admis pour IMV entre 2023 et 2024. Les intoxications par galéniques retard faisaient partie des critères de non-inclusion. Le critère principal était la VPN d’un score nul à 3 heures. Les critères secondaires comprenaient les complications à 30 jours. Résultats : Parmi 165 patients, 21 (13 %) ont nécessité une admission en réanimation. La VPN d’un score COBRA nul était de 100 % à 3 heures (Figure 1). Les performances étaient supérieures à celles des basées sur les doses toxiques des médicaments ingérés. Les complications à 30 jours étaient rares et similaires entre groupes. Conclusion : Le score COBRA appliqué 3 heures après l’admission semble un outil fiable pour exclure la nécessité de réanimation chez les patients intoxiqués, optimisant ainsi l’orientation et l’utilisation des ressources en soins critiques. Des études multicentriques prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

aucun
Fabienne BOURBON (Poitiers) , Raphaël COUVREUR , Jérémy GUÉNÉZAN , Nicolas MARJANOVIC , Bertrand DRUGEON , Olivier MIMOZ
16:50 - 17:00 #50773 - CP095 Impact de l’intelligence artificielle dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique au cours de la colique néphrétique.
CP095 Impact de l’intelligence artificielle dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique au cours de la colique néphrétique.

Introduction :La colique néphrétique (CN) provoque une douleur lombo-abdominale intense. La réponse aux traitements antalgiques varie selon les patients, rendant leur prise en charge parfois difficile. Prédire cette réponse permettrait d’optimiser l’efficacité et de réduire les effets indésirables.  Objectif : Évaluer l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique chez les patients présentant une CN aux urgences. Méthodes:Étude prospective monocentrique menée sur 18 mois, incluant les patients âgés≥14 ans présentant une CN. La douleur a été évaluée par l’échelle numérique (EN) à différents intervalles après traitement :t0, t15min, t30min, t45min, t60min, t90min. Les algorithmes de machine learning ont été testés pour prédire une réduction ≥50 % de l’EN. Les performances ont été évaluées par accuracy, precision, recall et l’aire sous la courbe ROC (AUC). Résultats : Inclusion de 500 patients. Age moyen=49±15 ans. Sex-ratio=1,09. Antécédents urologiques n(%) :lithiase rénale 126(25), lithotritie extracorporelle 17(3),rein unique 8(2),pathologie prostatique 6(1),sonde J-J 5(1), néphrectomie 5(1).ENt0=7±2, ENt15min=6±3, t30min=4±3, t45min=3±2, t60min=2±1min, t90min=1±1. Traitement antalgique n(%) : paracétamol 444(89), anti-inflammatoires non stéroïdiens 323(65), titration chlorhydrate de morphine 128(26). Conclusion : L’IA pourrait constituer un outil prometteur pour améliorer la prise en charge de la CN aux urgences
Raja FADHEL , Hanene GHAZALI , Hela BEN TURKIA , Syrine KESKES (Tunis, Tunisie) , Amira BAKIR , Youssef EBN EBRAHIM , Sami SOUISSI , Ines CHERMITI
17:00 - 17:10 #50797 - CP096 Score d’Etxebarria et décision de régulation : adéquation entre théorie et pratique.
CP096 Score d’Etxebarria et décision de régulation : adéquation entre théorie et pratique.

Introduction La régulation médicale du transport extra-hospitalier vise à orienter les patients vers le mode de transport le plus adapté à leur état clinique tout en optimisant l’utilisation des ressources. Le score d’Etxebarria a été proposé comme un outil d’aide à la décision permettant d’identifier les patients nécessitant un transport médicalisé. Cependant, son application en pratique courante et son impact sur la sécurité des patients restent peu évalués. Méthodes Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective incluant les patients pris en charge en extra-hospitalier et régulés pour un transport sanitaire sur une période de six mois. Le score d’Etxebarria a été calculé à partir des données recueillies lors de la régulation et comparé au mode de transport réellement engagé. L’objectif principal était d’évaluer l’adéquation entre le score et la décision de régulation. Les objectifs secondaires incluaient la survenue d’événements indésirables pendant le transport. Résultats Au total, 144 patients ont été inclus. Le score d’Etxebarria recommandait un transport médicalisé chez 49 % des patients, tandis que 32% ont effectivement bénéficié d’une médicalisation initiale. Une discordance entre le score et la décision de régulation était observée dans 23% des cas. Parmi les discordances, 54 % correspondaient à une sous-médicalisation et 46 % à une sur-médicalisation. Les événements indésirables survenaient significativement plus souvent en cas de sous-médicalisation (12 % vs 7,5 %, p = 0.04), principalement des dégradations respiratoires et hémodynamiques. Conclusion Cette étude suggère que l’application systématique du score d’Etxebarria pourrait améliorer la pertinence de la régulation, renforcer la sécurité des patients et contribuer à une meilleure allocation des ressources en préhospitalier.

aucun
Ichrak BACHA (tunisia, Tunisie) , Elhem MCHIRGUI , Abir HAJ AMOR , Khaoula GHATASSI , Amine SADKI
17:10 - 17:20 #50834 - CP097 Performance du score Look Evaluate Obstruction Neck Mobility (LEON) pour la prédiction de l’intubation difficile aux urgencesintubation trachéale, intubation difficile, gestion des voies aériennes, urgences, score.
CP097 Performance du score Look Evaluate Obstruction Neck Mobility (LEON) pour la prédiction de l’intubation difficile aux urgencesintubation trachéale, intubation difficile, gestion des voies aériennes, urgences, score.

Introduction : L’intubation trachéale est une procédure urgente qui peut être difficile entraînant des complications sévères, notamment en contexte d’urgence. La prédiction précoce d’une intubation difficile (ID) permet de réduire le risque de complications. Le score LEON, adaptation simplifiée du score LEMON pour l’urgence, pourrait offrir un outil rapide d’évaluation. Objectif : Evaluer la performance du score LEON pour prédire l’intubation difficile dans un service des urgences. Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective sur une année incluant tous les patients ≥ 18 ans intubés aux urgences sauf ceux en arrêt cardiorespiratoire. L’intubation était définie difficile lorsqu’elle nécessite plus de deux laryngoscopies et/ou la mise en œuvre d’une technique alternative. Répartition des patients en deux groupes : groupe ID+ présentant une intubation difficile et groupe ID- ne présentant pas de difficulté à l’intubation. La performance du score LEON a été analysée par sensibilité, spécificité, valeurs prédictives,courbe ROC. Résultats : Cent huit intubations ont été réalisées, dont 27 % étaient difficiles. Le score LEON ≥ 2 était fortement lié à l’ID (OR 3,19 ; IC95 % [1,95–5,21];p =0,001). La courbe ROC montrait une AUC de 0,706 (IC95 % [0,59–0,81] ; p = 0,001). La value seuil était de 2. La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et valeur prédictive négative étaient de 66, 73, 48 et 88% respectivement. Rapport de vraisemblance positif=2,4et négatif= 0,46. Conclusion :Le score LEON montre une performance diagnostique satisfaisante pour prédire l’intubation difficile en milieu d’urgence. Sa simplicité d’utilisation et sa bonne valeur prédictive négative en font un outil pertinent pour l’évaluation rapide des voies aériennes. Son intégration en pratique courante pourrait améliorer l’anticipation des difficultés et réduire les complications liées à l’intubation

Aucun
Syrine KESKES (Tunis, Tunisie) , Hanene GHAZALI , Raja FADHEL , Khaled OUERTANI , Skander HACHANA , Amira BEKIR , Sami SOUISSI , Hela BEN TURKIA
Salle 242A

"Vendredi 05 juin"

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SI14
16:00 - 17:00

Session Interactive
Suivez le guide : du signe clinique à la lésion cérébrale
Adulte, Les fondamentaux, Neurologie, Transversal - Indifférent

Modérateur : Stéphane GENNAI (PU-PH) (Médecin, Reims)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
La neuro-anatomie vous fait peur ? Alors suivez le guide pour maitriser les fondamentaux de la neurologie.
16:00 - 17:00 Suivez le guide : du signe clinique à la lésion cérébrale. Jean-François VIGNEAU (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Salle 242B

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CLM14
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Gestion et organisation des Urgences 1

Modérateurs : Valérie DEBIERRE (Praticien Hospitalier) (Médecin, La Roche sur Yon), Maxime GAUTIER (Physician) (Médecin, Eaubonne)
16:00 - 16:10 #50084 - CP098 Délais de prise en charge des patients thrombectomisés au CHU de Tours pour un AVC ischémique de 2022 à 2023 : une étude rétrospective observationnelle.
CP098 Délais de prise en charge des patients thrombectomisés au CHU de Tours pour un AVC ischémique de 2022 à 2023 : une étude rétrospective observationnelle.

Généralités : L’AVC ischémique représente une urgence neurologique majeure dont le pronostic dépend directement de la rapidité de la prise en charge. Face aux enjeux posés par les stratégies de routage des patients (Mother Ship et Drip and Ship), l’objectif de cette étude est d’analyser et de comparer les délais diagnostique et thérapeutique des patients thrombectomisés dans la région Centre-Val de Loire. Méthodes : Notre étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, incluait l’ensemble des patients pris en charge par thrombectomie mécanique pour un AVC ischémique aigu au CHU de Tours entre juin 2022 et juin 2023. Les patients pris en charge pour un autre geste endovasculaire, sans recours initial au SAMU, avec données temporelles incomplètes ou issus de territoires extérieurs à la région Centre-Val de Loire ont été exclus. Le critère de jugement principal s’intéresse au délai global de prise en charge diagnostique et thérapeutique, comparé entre les filières MS et DS. Les critères secondaires incluent l’analyse des délais intermédiaires, leur association aux caractéristiques cliniques et organisationnelles, la récupération fonctionnelle (différentiel du NIHSS score, RANKIN modifié à 3 mois) et la mortalité. Résultats : Parmi les 179 patients inclus (MS = 85 ; DS = 94), le délai total moyen est plus court dans le modèle MS (308 minutes) que dans le modèle DS (497 minutes. La stratégie DS réduit le temps entre l’arrivée des secours et l’admission en centre hospitalier (-10 minutes), mais allonge le délai entre l’admission et l’imagerie (+26 minutes). Le délai diagnostique est majoré dans le modèle DS (+19 minutes). Le délai thérapeutique est plus court dans le modèle MS comparativement au modèle DS, 105 minutes versus 255 minutes. Aucune différence significative n’est observée en termes de récupération fonctionnelle (différentiel du NIHSS score et RANKIN modifié à 3 mois) ou de mortalité. Conclusion : La stratégie Mother Ship réduit les délais diagnostiques et thérapeutiques comparée au modèle Drip and Ship, sans bénéfice clinique majeur démontré. L’optimisation de la filière par l’élargissement de l’accès à la thrombolyse et l’amélioration des transferts inter-hospitaliers, reste essentielle pour améliorer le pronostic fonctionnel et vital des patients.

Aucun conflit d'intérêt
Domitille HANSER (Tours)
16:10 - 16:20 #50365 - CP099 Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence.
CP099 Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence.

Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence Introduction : L’analyse objective de l’organisation du travail en médecine d’urgence est un défi majeur. Les systèmes de localisation en intérieur (IPS) utilisant la technologie UWB (ultrawideband) apparaissent comme un outil innovant pour quantifier précisément les activités des professionnels de santé. Nous avons conduit une étude afin de mesurer l’allocation du temps, les flux de déplacement et leur relation avec l’occupation du service d’urgences. Matériel et Méthode : Une étude observationnelle a été réalisée sur 46 jours au sein d’une structure d’urgence réalisant 40000 passages par an. Les professionnels (aides-soignants, infirmiers, médecins, cadres) portaient un capteur UWB qui enregistrait leur position en quasi-temps réel. Nous avons analysé ces données pour estimer la répartition du temps entre les activités de soin et celles non liées au soin, mesurer les distances parcourues selon les heures et le taux d’occupation du service et enfin développer et valider un algorithme de classification (random forest) capable d’identifier automatiquement la catégorie professionnelle du porteur du capteur. Résultats : Les médecins consacrent entre 26 % et 39 % de leur temps aux activités de soin, les infirmiers d’accueil/triage (“IAO”) et ceux des soins intensifs utilisent environ 50 % de leur temps pour des soins. Les activités non-soignantes (administration, déplacements) constituent une part importante de la charge de travail. Chez les médecins, la part du temps non lié au soins est corrélée au niveau d’occupation du service. La distance horaire parcourue par les infirmiers (sauf IAO) augmente avec l’occupation, tandis que celle des médecins reste stable, quel que soit le niveau d’affluence. Le classifieur random forest identifie la catégorie professionnelle avec une précision de 96 %. Conclusion : Les systèmes UWB de localisation en intérieur apportent un éclairage inédit sur le fonctionnement réel d’un service d’urgences. Cette technologie permet de quantifier objectivement la répartition du temps et les déplacements des soignants. Les résultats offrent des pistes d’amélioration organisationnelle pour optimiser le flux de travail et la prise en charge.

Aucun
Abdesslam REDJALINE (Firminy)
16:20 - 16:30 #50418 - CP100 Diminution des délais de prise en charge aux urgences grâce à la mise en place d'un projet « abeille » avec IDE préleveur dédié dès l’accueil des patients.
CP100 Diminution des délais de prise en charge aux urgences grâce à la mise en place d'un projet « abeille » avec IDE préleveur dédié dès l’accueil des patients.

Introduction : Les délais de prise en charge dans les services d’urgence sont un enjeu majeur, notamment dans un contexte de saturation des services. En France, les délais moyens ont tendance à s’allonger. Ces délais dépendent de plusieurs facteurs, dont la prescription et le prélèvement de la biologie, qui, s'ils sont effectués dès l’admission, pourraient accélérer le parcours du patient. L'objectif de cette étude était d’évaluer si la mise en place d’un protocole « abeille », consistant à réaliser les prélèvements biologiques dès l’accueil par un IDE dédié, permet de réduire les délais de prise en charge aux urgences. Méthode : L’étude a été réalisée dans un service d’urgence régional comptabilisant près de 80 000 passages par an. Nous avons effectué 3 journées test les 11, 13 et 16 novembre 2025. Durant ces trois jours, de 8h à 20h, tous les patients admis aux urgences étaient triés et orienté par un MAO. Pour les patients qui le nécessitaient, la biologie était prescrite dès l’admission par le MAO et prélevé par l’IDE « abeille ». Durant ces 3 jours, différents délais ont été analysés. Le délai de prise en charge médicale constituait notre critère de jugement principal. Les données des 3 jours ont été comparées avec les données sur les mêmes dates en 2024 (11, 13 et 16/11/2024). Résultats : Au total 90 dossiers ont été analysés et comparés à l'année précedente. Le temps moyen de prise en charge médical était de 4h48min en 2025 contre 7h 51 min en 2024, soit une réduction du temps de prise en charge de 3h03 (-39 %, p<0,001). Le délai moyen de prescription de la biologie était de 15 minutes en 2025 contre 207 min en 2024 (- 93% ; p<0,001). La durée de passage totale était diminuée de 2h42 (p<0.001). Le délai de premier contact médical était diminué de 69 minutes (p<0,001) alors que le délai de prescription était diminué de 207 minutes (p<0.001). Discussion : : Bien que ces résultats soient prometteurs, ils doivent être confirmés par une étude de plus grande envergure. Une analyse sur une période d'un mois est en cours en décembre 2025. Conclusion : La mise en place d’un protocole « abeille » ou IDE préleveur dès l’acceuil du patient permet d’accélérer les délais de prise en charge aux urgences de façon significative. Cette organisation nécessiterait la création d’un poste IDE supplémentaire afin d’être pérennisée.
Sylvère HUGONNOT (BELFORT MONTBELIARD) , Julien MENETRIER , Franck TRIPONEL , Aurélie RIHN , Maryline ROUGERIE , Charles-Eric LAVOIGNET
16:40 - 16:50 #50447 - CP102 Impact de la prescription anticipée du bilan radiologique par l’infirmier organisateur de l’accueil sur la durée de passage des patients présentant un traumatisme isolé de membre.
CP102 Impact de la prescription anticipée du bilan radiologique par l’infirmier organisateur de l’accueil sur la durée de passage des patients présentant un traumatisme isolé de membre.

Introduction : Le protocole de coopération national PARI - Prescription Anticipée des Radiographies par l’Infirmier organisateur de l’accueil (IOA) a été déployé dans le but d’améliorer la rapidité et la fluidité de prise en charge des patients présentant un traumatisme simple de membre. Il permet aux IOA de prescrire des radiographies avant la consultation médicale. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de ce protocole sur la durée de passage aux urgences des patients consultant pour un traumatisme simple de membre. Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, prospective et monocentrique, menée sur six semaines (mars-avril 2025) aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine (Paris). Les patients adultes présentant un traumatisme isolé de membre ont été inclus et répartis de manière aléatoire en deux groupes : PARI (bénéficiant du protocole) et non-PARI (ne bénéficiant pas du protocole). Le planning paramédical a été organisé pour qu’il y ait chaque jour un IOA formé au protocole et l’autre non. Le critère de jugement principal était la durée totale de passage aux urgences. Les critères de jugement secondaires étaient le délai avant le premier contact médical, le délai jusqu’à l’initiation du traitement orthopédique ou chirurgical, et la proportion de séjours inférieurs à 4 heures. Les comparaisons ont été réalisées par le test du Chi² pour les variables qualitatives, par le test de Wilcoxon pour les variables quantitatives. Les tests étaient bilatéraux avec un seuil de significativité à p < 0,05. Résultats : Au total, 307 patients inclus, dont 139 dans le groupe PARI et 168 dans le groupe non-PARI. Les caractéristiques des patients étaient similaires dans les deux groupes. La durée médiane de passage était de 135 [95–211] minutes (PARI) vs 170 [102–217] minutes (non-PARI) (p=0,142), le délai avant le premier contact médical de 84 [54–138] minutes (PARI) vs 102 [39–142] minutes (non-PARI) (p=0,518), le délai jusqu’à l’initiation d’un traitement de 103 [75–168] minutes (PARI) vs 176 [110–239] minutes (non-PARI) (p<0,001). La proportion de séjours inférieurs à 4 heures était de 82,0 % (PARI) vs 80,9 % (non-PARI) (p=0,812). Conclusion : Chez les patients présentant un traumatisme simple de membre, le protocole PARI ne semble pas modifier la durée de séjour globale aux urgences. En revanche, il semble réduire le délai d’accès au traitement orthopédique ou chirurgical.

Aucun
Thanh Binh DUONG NGUYEN (Paris) , Sarah HARZO , Manon FAINELLI , Ulysse HATABIAN , Philippine HA , Yaëlle CAMPBELL , Pierre-Clément THIEBAUD , Fanny CHEVALIER
16:50 - 17:00 #50676 - CP103 Évaluation des algorithmes PERC et YEARS ajustés aux D-dimères dans les suspicions d’embolie pulmonaire aux urgences.
CP103 Évaluation des algorithmes PERC et YEARS ajustés aux D-dimères dans les suspicions d’embolie pulmonaire aux urgences.

L’embolie pulmonaire est la 3eme maladie cardiovasculaire la plus fréquente au monde. Sa prévalence est en constante augmentation depuis plus de 20 ans. Son diagnostic est difficile et repose sur une stratégie associant un faisceau d’arguments clinico-biologiques ainsi que la réalisation d’un angioscanner thoracique qui reste son examen de référence. Le score de PERC, composé de 8 critères, a prouvé son utilité chez les patients à probabilité faible d’avoir une EP. Le score de YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge est un score utilisé dans les populations à probabilités faible et intermédiaire. Ces 2 scores permettent individuellement de limiter l’indication d’un angioscanner dans les EP mais leur utilisation reste insuffisante dans les services d’urgences en France et ils n'ont jamais été évalué ensemble. Notre étude vise à évaluer l’impact conjointe d’une juste application de ces algorithmes avec D-dimères ajustés à l’âge sur la réduction du nombre d’angioscanners thoraciques chez les patients suspects d’EP aux urgences. Nous avons réalisé une étude bi-centrique rétrospective entre janvier 2021 et décembre 2023 dans les CHU de Marseille. Tous les patients pour lesquels une EP était suspectée et un angioscanner demandé, ont été inclus dans l’étude. Les algorithmes avec D-dimères ajustés à l’âge ont ensuite été appliqués de manière rétrospective pour déterminer si une imagerie aurait été indiquée lors de la démarche diagnostique initiale. Le critère de jugement principal était l’amélioration du rendement scanographique. Les critères de jugement secondaires portaient sur la sécurité d’utilisation de ces scores, les performances diagnostiques et les couts financiers économisés. Les données de 2 834 patients ont été recueillies initialement, parmi lesquels 368 ont été exclus. Sur les 2 466 patients analysés, 571 angioscanners =23 % auraient pu être évités après application des algorithmes PERC et YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge. Parmi ces 571 patients, 14 cas d’EP ont été confirmés. Les performances diagnostiques ont retrouvé une sensibilité de 95,5 % (IC 95 % : [92,6 ; 97,3]), ainsi qu’une valeur prédictive négative de 97,5 % (IC 95 % : [95,9 ; 98,6]). Le bénéfice financier aurait été de 55 925,16 euros sur 3 ans. Cette étude montre qu’une juste application des algorithmes PERC et YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge aurait permis de réduire de quasiment un tiers (23%) le nombre d’angioscanners thoraciques, soit un rendement scanographique amélioré à 3 %.

aucun
Ludivine ANDRAUD (Marseille)
17:00 - 17:10 #50805 - CP104 Identification des causes des réadmissions aux urgences dans les jours suivant un 1er passage.
CP104 Identification des causes des réadmissions aux urgences dans les jours suivant un 1er passage.

Introduction : L’objectif de ce travail a été de déterminer les causes de réadmissions non programmées aux urgences dans les sept jours suivant un précédent passage. Patient et méthodes : Entre janvier 2019 et décembre 2019, les patients réadmis aux urgences ont été sélectionnés à partir de la base administrative de l’établissement. N’ont pas été retenus les patients dont l’enregistrement était d’ordre purement administratif sous l’unité fonctionnelle des urgences. Une analyse descriptive, après examen de chacun des dossiers, a été réalisée. Les motifs de réadmission ont été décrits par spécialités et selon la cause. Les causes de réadmission ont été classées comme évitables ou inévitables. Le devenir des patients a été décrit. Résultats : Parmi 1803 dossiers, 1585 (88 %) ont été retenus. L’âge moyen des patients était de 46 ans, le taux de réadmission aux urgences était le plus élevé pour la classe des 20-39 ans. Pour 701 (44,3 %) patients, la réadmission était en lien avec le motif de la première admission aux urgences. La spécialité la plus fréquemment concernée a été la psychiatrie pour 34,5 %. Pour cette spécialité, les pathologies chroniques étaient le plus souvent représentées (de l’ordre de 26 %) suivies par les tentatives de suicide tous moyens confondus (de l’ordre de 5 %). La pathologie médicale la plus concernée par les réadmissions était les états septiques chez 136 (8,6 %) patients. Pour 197 (12,4 %) autres patients, les deux venues n’avaient aucun lien entre elles. Pour 389 (24,5%) des patients, la réadmission a été considérée comme évitable. La spécialité la plus concernée a été la traumatologie. Le motif le plus fréquent était un traumatisme non fracturaire avec un taux de réadmission de 3,1 % (N=49) dans le cadre d’une douleur insuffisamment contrôlée. A l’issue de cette deuxième venue, 503 (31,8 %) ont été hospitalisés dont 1 (0,1 %) en réanimation. Conclusions : Une part non négligeable des réadmissions peut être évitée par des actions de prévention secondaires mises en œuvre aux urgences ou par des prises en charge dans des filières spécifiques, notamment pour la psychiatrie dans cette série. L’identification et l’analyse des causes de réadmissions est un axe d’amélioration pour les structures d’urgence. Le taux de réadmission devrait être considéré comme un indice de performance. Depuis novembre 2025, les réadmissions au sein de tout l’établissement sont analysées jusqu’au 30ème jour suivant le 1er passage aux urgences.

Aucun
Thomas VINCENT (Saint-Étienne) , Marilie MEYRIEUX , Corentin RIOCREUX , Antoine LOMBARD , Marion LÉGER , Alain VIALLON
17:10 - 17:20 #50153 - CP105 Recueil régional Occitanie des transferts inter hospitaliers para médicalisés des AVC vers les centres de thrombectomie.
CP105 Recueil régional Occitanie des transferts inter hospitaliers para médicalisés des AVC vers les centres de thrombectomie.

Introduction En décembre 2022, avant les recommandations nationales, l’ARS et l’observatoire régional des urgences (ORU) d’Occitanie ont proposé un protocole d’indications de transferts paramédicalisés des patients victimes d’un AVC thrombolysés ou non vers un centre de thrombectomie. A posteriori ce protocole est comparable à celui des recommandations SFMU SFNV 2024. L’objectif principal de ce travail était de connaitre le taux de défaillance vitale survenue pendant ces transferts paramédicalisés. Méthode Etude multicentrique régionale rétrospective recueillant les données de patients transférés vers un centre de thrombectomie de la région en 2023 et 2024 à partir d’un logiciel métier SMUR. Le critère de jugement principal était la survenue d’une défaillance vitale durant le transport définie par une altération de l’état de conscience jusqu’à un score de Glasgow < 8, une détresse respiratoire demandant la mise en place d’une technique de ventilation, une hypotension artérielle avec une PAS < 90 mmHg ou un trouble du rythme cardiaque. Les objectifs secondaires étaient de décrire le taux de renfort médical et le taux d’intervention thérapeutique paramédicale pendant le transfert. Résultats Durant la période, nous avons inclus 260 patients transférés vers un centre de thrombectomie dont au moins 53 (20%) ont été thrombolysés. Le taux de paramédicalisation était de 59,4%. La moyenne d’âge était de 71,3 ans (+/-13,3), 125 (48,1%) étaient des femmes. La durée moyenne de transfert était de 50 min (+/- 20). Deux (0,77%) défaillances vitales sont survenues : une hypotension résolutive après 500 ml de remplissage vasculaire et un score de Glasgow < 8. Aucun renfort médical n’a été constaté. Chez 15 (5,8%) patients une intervention thérapeutique paramédicale selon protocolisation ou avis médical téléphonique a été notée. Conclusion Dans notre cohorte de transferts paramédicalisés de patients ayant eu un AVC vers un centre de thrombectomie, deux (0,77%) défaillances vitales réversibles sans renfort médical ont été constatées. La mise en place d’un protocole régional encadrant les transferts paramédicalisés des patients vers les centres de thrombectomie, notamment après ou pendant une thrombolyse, comparable aux dernières recommandations de la SFMU, peut être jugé acceptable.

aucun
Nicolas BOUNAUD (Toulouse)
Salle 243

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CLM13
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Traumatologie aux Urgences

Modérateurs : Richard CHOCRON (MCUPH) (Médecin, Paris), Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Médecin, Paris)
16:20 - 16:30 #50439 - CP108 Évolution et pertinence du recours à l’imagerie dans les traumatismes cervicaux aux urgences entre 2016 et 2024.
CP108 Évolution et pertinence du recours à l’imagerie dans les traumatismes cervicaux aux urgences entre 2016 et 2024.

CONTEXTE: Les traumatismes cervicaux non pénétrants constituent un motif fréquent de consultation aux urgences. Si la prévalence des lésions cervicales significatives est faible, le recours à l’imagerie reste élevé, et expose les patients à une irradiation évitable. En 2020, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations préconisant l’utilisation de règles décisionnelles (NEXUS et Canadian C-Spine) visant à limiter le recours à l’imagerie. Le scanner du rachis cervical est désormais l’examen de première intention lorsqu’une imagerie est indiquée. L’impact de ces recommandations sur les pratiques est peu documenté. OBJECTIF: L’objectif principal était d’étudier l’évolution du recours à l’imagerie cervicale chez les patients admis aux urgences pour cervicalgies post-traumatiques. Les objectifs secondaires étaient d’analyser l’évolution du recours à la radiographie et au scanner, d’estimer la proportion d’imagerie évitable selon la règle NEXUS, et de confirmer la sécurité de cette règle. MÉTHODE: Nous avons mené une étude de cohorte observationnelle rétrospective aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand entre 2016 et 2024. Les patients admis pour cervicalgies traumatiques entre le 1er et le 7e jour de chaque mois ont été inclus. RÉSULTATS: Parmi les 574 patients inclus, 97,2% ont bénéficié d’une imagerie. La proportion d’imagerie a significativement diminué de 98,8% en 2016 à 91,3% en 2024 (RR=0,92 [IC95 :0,87-0,98], p=0,007), alors que le taux de lésions cervicales significatives est resté stable (4,7%). La radiographie est restée l’examen le plus utilisé (72%), sans augmentation significative du scanner (12,9%). Selon la règle NEXUS, 72,6% des examens étaient potentiellement évitables. Chez les patients avec une règle NEXUS négative (n=419), 2,4% avaient une lésion cervicale significative à 3 mois. Aucune n’était observée chez ceux dont la règle était négative et calculée sans donnée manquante (n=255). CONCLUSION: Bien que le recours à l’imagerie cervicale ait diminué, il reste trop élevé au regard du nombre d'examens évitables selon la règle NEXUS, alors même que cette règle est soutenue par la HAS et apparait sécuritaire dans notre étude. La prédominance de la radiographie contraste avec les recommandations HAS. Un écart persiste entre les pratiques et les recommandations. Nos résultats soulignent la nécessité de renforcer l’appropriation de ces dernières et des règles décisionnelles afin d’optimiser la pertinence de l’imagerie.

Aucun
Alexis GIRODON (Clermont-Ferrand) , Farès MOUSTAFA , Coline CHIROL , Christelle CAMMINADA , Jeannot SCHMIDT , Romain DURIF
16:30 - 16:40 #50466 - CP109 Réduction du délai de prise en charge d’une luxation d’épaule : technique Benaoumar versus technique conventionnelle.
CP109 Réduction du délai de prise en charge d’une luxation d’épaule : technique Benaoumar versus technique conventionnelle.

Introduction : De nombreuses techniques sont décrites pour la réduction d’une luxation antérieure d’épaule. Dans notre centre, une manœuvre spécifique en décubitus ventral (technique Benaoumar, B) a été développée. L’objectif principal de l’étude EPOLUX était de comparer le délai de prise en charge entre cette technique et une réduction conventionnelle en décubitus dorsal sous sédation procédurale (A). Méthode : Nous avons conduit une étude prospective monocentrique randomisée dans un service d’urgences accueillant environ 80 000 passages annuels. Les patients consultant pour une luxation antérieure d’épaule non compliquée étaient éligibles. Après tirage au sort, les patients bénéficiaient soit d’une réduction en décubitus ventral sans médication supplémentaire (B), soit d’une réduction conventionnelle sous sédation procédurale (A). Le critère principal était le délai entre l’inclusion (ouverture de l’enveloppe) et la réduction clinique. Les critères secondaires incluaient la perception antalgique de la position, la durée totale de passage et le taux d’échec. Résultats : Entre juillet 2021 et février 2024, 107 patients ont été inclus (51 B ; 56 A). Le délai moyen de réduction était significativement plus court avec la technique B (13,9 min) qu’avec la technique A (20,9 min ; p=0,0154). Le taux d’échec était plus important pour la technique B (29,4 % vs 7,1 % ; p=0,0026). La position était perçue comme antalgique par 89,4 % des patients du groupe B, contre 52,9 % dans le groupe A (p<0,001). La durée totale de passage était réduite dans le groupe B (62 min vs 97 min ; p=0,0067). Conclusion : Lorsque la technique est correctement maîtrisée, la manœuvre de Benaoumar permet une réduction plus rapide, une meilleure antalgie perçue et un passage globalement plus court aux urgences que la réduction conventionnelle. Un apprentissage structuré apparaît essentiel pour limiter le taux d’échec.

aucun
Abdellah BENAOUMAR (BELFORT) , Yannick JACQUIER , Mathilde BOISTON , Farah RIAHI , Oriane GUILLOT , Charles-Eric LAVOIGNET
16:40 - 16:50 #50526 - CP110 Évaluation de l’impact de la règle fresno-quebec sur la prescription de radiographies dans la gestion des luxations gléno-humérales antérieures aux urgences du chu de rouen.
CP110 Évaluation de l’impact de la règle fresno-quebec sur la prescription de radiographies dans la gestion des luxations gléno-humérales antérieures aux urgences du chu de rouen.

Introduction : La luxation gléno-humérale antérieure (LGHA) est un motif fréquent de consultation aux urgences. Une radiographie est habituellement réalisée avant réduction, sans recommandation claire sur sa nécessité. La « Fresno-Quebec Rule » (FQR) propose de limiter cet examen en s’appuyant sur des critères intrinsèques et anamnestiques pour prédire le risque de fracture associé à la LGHA. L’objectif était d’évaluer la FQR afin de quantifier le nombre de radiographies évitables et valider sa sécurité d’utilisation. Matériel et Méthode : Étude monocentrique, rétrospective, aux urgences du CHU de Rouen entre le 1er janvier 2022 et le 31 mai 2025, incluant les patients âgés de plus de 18 ans, avec diagnostic de LGHA aigue et ayant bénéficié d’une radiographie d’épaule. Le critère de jugement principal était le pourcentage de radiographies pré-réduction évitables après application de la FQR, calculée rétrospectivement à partir des données disponibles dans le dossier médical (1er épisode de luxation, âge du patient> 35 ans, mécanisme à risque de fracture à savoir accident de la voie publique, agression, contexte sportif ou chute>3m, l’un de ces critères présent faisant réaliser une radiographie pour rechercher une fracture). Une analyse diagnostique des performances de la FQR a ensuite été réalisée. Résultats : Parmi les 616 patients screenés au cours de la période, 498 présentaient les critères d’inclusion et ont été analysés. L’application de la FQR aurait permis d’éviter 143 radiographies, soit une diminution de 28,7% des radiographies pré-réduction. La sensibilité de la FQR était de 97,9% (IC 95% 93,1-99,7), la spécificité de 35,2% (IC 95% 30,6-39,9), la valeur prédictive positive de 26,8% (IC 95% 22,3-31,5) et la valeur prédictive négative de 98,6% (IC 95% 95,0-99,7). Le taux de faux négatif était de 0,4%. Le rapport de vraisemblance positif était de 1,51 (IC 95% 1,33-1,66) et le rapport de vraisemblance négatif de 0,06 (IC 95% 0,01-0,25). Conclusion : Cette étude semble montrer la fiabilité et la sécurité de la FQR dans la prise en charge des LGHA. Son application permettrait d’éviter près d’un tiers de radiographies pré- réduction avec une excellente sensibilité. L’intégration de la FQR en médecine d’urgence permettrait d’accélérer la prise en charge des LGHA tout en diminuant l’exposition aux rayons X.

Aucun
Paul SAMSON (Rouen) , Shauna BERSON , Fanny CROCQ , Alix DELAMARE , Mikael DUSENNE , Mélanie ROUSSEL , Virginie SAMSON , Nicolas LEMAIRE
16:50 - 17:00 #50561 - CP111 Impact d'une intervention pédagogique sur l'utilisation du score TRiP(cast) et sur la prescription d'anticoagulants dans un service d’urgences (SU) adulte.
CP111 Impact d'une intervention pédagogique sur l'utilisation du score TRiP(cast) et sur la prescription d'anticoagulants dans un service d’urgences (SU) adulte.

Introduction : Le score TRiP(cast) estime le risque thromboembolique veineux (MTEV) chez les patients présentant un traumatisme du membre inférieur nécessitant une immobilisation. Cette étude évalue l’impact d’une intervention pédagogique sur l’usage du score TRiP(cast) et ses conséquences sur les prescriptions d’anticoagulants dans un service d’urgences adulte. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique de type avant-après, conduite dans un SU adulte durant 20 semaines. Ont été inclus tous les patients majeurs pris en charge pour un traumatisme du membre inférieur nécessitant une immobilisation. Ont été exclus les patients déjà anticoagulés, hospitalisés ou réorientés. L’intervention pédagogique associait une formation orale, un affichage, et un outil papier pour réaliser le score TRiP(cast). Le critère de jugement principal était la proportion de patients recevant une anticoagulation préventive avant et après intervention. Les critères secondaires incluaient l’utilisation effective du score et la perception de sa pertinence par les médecins. Une analyse multivariée (ajustement sur le score TRiP(cast) et la présence d’une fracture) a été réalisée. Résultats : Au total, 532 patients ont été inclus (n=292 avant ; n=240 après). Le taux de prescription d’anticoagulants a diminué de 13,4 % à 4,6 % entre les deux périodes (différence absolue : − 8,8 % ; IC95 : [−13,5% ; −4,1%] ; p < 0,001). Chez les patients à faible risque (score TRiP(cast) < 7), la diminution était particulièrement marquée (11,0 % vs 0,5 % , -10,5 % ; IC95[-14,4% ; -6,7%] ; p < 0,001). Aucune différence significative n’a été observée chez les patients à haut risque (score TRiP(cast) ≥ 7). Après ajustement, l’intervention restait associée à une réduction significative de la prescription d’anticoagulants (OR ajusté : 0,15 ; IC95 [0,05–0,37] ; p < 0,001). En phase post-intervention, le score a été utilisé dans 61,3 % des cas. Le questionnaire de perception (24/26 praticiens répondants) a montré que 75 % l’utilisaient régulièrement et que 91,7% des séniors souhaitaient poursuivre son utilisation. Conclusion : Une intervention pédagogique simple, centrée sur l’usage du score TRiP(cast), permet de réduire significativement les prescriptions d’anticoagulants lors de l’immobilisation du membre inférieur, sans impacter la prise en charge des patients à haut risque. Ce score apparaît comme un outil efficace et bien accepté pour accompagner les changements de pratique en médecine d’urgence.

Aucun
Arthur HOLZ (PARIS) , Sophie AGUT , Evelyne DUBREUCQ , Hélène GOULET
Salle 252A

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Atelier Médico-Soignants
Les médicaments de l’urgence : mieux les connaitre pour mieux les utiliser !
Thérapeutique

Coordonnateur : Frédéric LAPOSTOLLE (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers : Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny), Angèle MARTIN (Docteur junior) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Relever collectivement le défi de s’amuser en parlant sérieusement d’un sujet a priori pas très sexy, la pharmacologie. Passer ainsi en revue l’essentiel des médicaments que nous utilisons tous les jours !
Salle 252B

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Atelier Médico-Soignants
Prise en charge pratique du traumatisé psychique
Santé mentale - Psychiatrie

Coordonnateur : Catherine MASSOUBRE (Coordonnateur, Médecin, Saint-Etienne)
Conférenciers : Pauline BEAUVEIL (IDE) (Conférencier, IDE, Saint-Etienne), Catherine MASSOUBRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Saint-Etienne)
Comprendre et identifier les différents symptômes de psycho traumatisme en situation d’urgence
Accueillir et sécuriser le patient
Savoir me protéger moi-même, connaître le traumatisme vicariant
Salle 253

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Atelier Médico-Soignants
Pathologies d’incendie, prise en charge pré-hospitalière : intoxications aux fumées d’incendie, brûlé grave, coup de chaleur
Toxicologie

Coordonnateur : Stéphane TRAVERS (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : François POURCI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Elsa VIEITES (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Connaître la prise en charge du brûlé grave adulte (traitement local aigu des brûlures, gestion des voies aériennes, particularités du remplissage, prévention de l’hypothermie, voies d’abord).
Connaître la présentation clinique et la prise en charge de l’intoxication au monoxyde de carbone (présentation des différents appareils de mesure et interprétation des valeurs, indication du caisson hyperbare).
Connaître la présentation clinique et la prise en charge de l’intoxication au cyanure (indication du Cyanokit, pratique de la reconstitution du kit).
Connaître les particularités d’un arrêt cardiorespiratoire sur incendie et faire le lien avec les différentes pathologies citées ci-dessus.
Connaître la présentation clinique et la prise en charge spécifique du coup de chaleur (montrer les différentes techniques de refroidissement).
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

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AMS05
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Gestion des flux aux Urgences
Organisation , Services d'Urgences

Coordonnateur : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris), Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
À ce jour, la communauté scientifique médicale commence tout juste à explorer la façon dont les médecins prennent en charge plusieurs patients simultanément. Avec l’augmentation du volume, de la complexité et de l’acuité des soins cliniques dans les environnements
multipatients, la probabilité que les professionnels débutants se voient confier la gestion du flux au sein des services d’urgence augmente. D'après une étude récente, les novices ont tendance
à se focaliser sur des patients individuels dans un système multi-patients, les professionnels expérimentés ne leur confiant la gestion de plusieurs patients que lorsque les novices ont
prouvé leur aptitude à gérer des cas individuels spécifiques. Toutefois, si les novicesne possèdent pas d'expérience dans la gestion de plusieurs patients, ils ne pourront acquérir la compétence essentielle des soins multipatients que plus tard dans leur formation. Il est donc nécessaire de trouver des vecteurs de transmission, comme le jeu, à ces fins.
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

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AMS07
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Communication dans les situations critiques
Communication

Coordonnateur : Laure WATELET (Coordonnateur, Médecin, Nivelles, Belgique)
Conférenciers : Jonathan PETIT (Urgences smur SMUH) (Conférencier, Médecin, Charleroi, Belgique), Laure WATELET (urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nivelles, Belgique)
Transmettre les outils de communication thérapeutique utilisables lors des prises en charge de patient·e·s conscient.e.s en situation critiques.
Transmettre des outils de communication entre soignant·e·s dans le cadre d’un dé-chocage qui se déroule dans le calme et l’efficacité.
Expérimenter diverses situations critiques Techniques pédagogiques.
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

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CLM16
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Urgences digestives et respiratoires

Modérateurs : Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nantes), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Médecin, Angers)
16:00 - 16:10 #50429 - CP113 Etude prospective observationnelle comparant le devenir des patients admis pour détresse respiratoire en salle d’accueil des urgences vitales, ayants bénéficié d’oxygénothérapie haut débit ou de masque à haute concentration : l’étude VentiSauv.
CP113 Etude prospective observationnelle comparant le devenir des patients admis pour détresse respiratoire en salle d’accueil des urgences vitales, ayants bénéficié d’oxygénothérapie haut débit ou de masque à haute concentration : l’étude VentiSauv.

Introduction : L’oxygénothérapie à haut débit nasal (OHDN) est une alternative prometteuse au masque à haute concentration (MHC) pour la prise en charge de l’insuffisance respiratoire aiguë (IRA). Cette étude prospective observationnelle monocentrique visait à comparer les résultats hospitaliers de patients présentant une insuffisance respiratoire aiguë (IRA) et sortant de la salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) sous OHDN versus MHC. Matériel et méthode : Entre décembre 2022 et décembre 2023, les patients adultes admis en SAUV pour une IRA nécessitant ≥ 9 L•min⁻¹ d’oxygène ont été inclus. Les patients sortant avec un mode de ventilation autre que l’OHDN ou MHC, ou décédés en SAUV, ont été exclus. Le critère de jugement principal était l’échec ventilatoire, défini comme une intubation hospitalière ou un décès. Un modèle de régression de Cox ajusté sur les facteurs de confusion a été utilisé, et les hazard ratios (HR) sont présentés avec leurs intervalles de confiance à 95 % (IC95 %). Les objectifs secondaires incluaient la description des caractéristiques et du parcours de soins, l’évolution de la dyspnée à H0 et H1 et la description des paramètres vitaux depuis la phase préhospitalière jusqu’à la sortie de SAUV. Résultats : Au total, 85 patients ont été inclus (âge médian : 73 [60–83] ans ; 42 femmes, 49,4 %). La cohorte comprenait 45 patients (53 %) dans le groupe HFNC et 40 (47 %) dans le groupe NRB. Un échec ventilatoire est survenu chez 26 patients (31 %) : 20 (77 %) dans le groupe NRB contre 6 (23 %) dans le groupe HFNC (p < 0,001). Le HR non ajusté pour HFNC concernant l’échec ventilatoire était de 0,22 (IC95 % : 0,09–0,55) et le HR ajusté était de 0,23 (IC95 % : 0,09–0,58 ; p = 0,002). La variation de l’échelle numérique de dyspnée était de -4 pour l’OHDN et de -2 pour le MHC (p < 0 ,05). Conclusion : Les patients sortis de SAUV sous OHDN présentaient une réduction de l’échec ventilatoire et à un meilleur soulagement de la dyspnée par rapport à que ceux sortis sous MHC, y compris après ajustement sur l’âge, les comorbidités, le secteur d’hospitalisation, le diagnostique de pneumopathie ou d’insuffisance cardiaque.

Aucun
Juliette DANCKAERT (Nimes)
16:10 - 16:20 #50445 - CP114 Impact d’un traitement antithrombotique sur la prise en charge et le pronostic des patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute.
CP114 Impact d’un traitement antithrombotique sur la prise en charge et le pronostic des patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute.

Introduction : Environ 40% des patients se présentant aux urgences pour une hémorragie digestive haute ont sous traitement antithrombotique (anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire). S’ils constituent des facteurs de risque connus de survenue d’une HDH, leur impact sur la prise en charge et le pronostic des patients est incertain. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact des traitements antithrombotiques sur la prise en charge et le pronostic des patients présentant une hémorragie digestive haute. Méthodes : Cette étude ancillaire repose sur une étude de cohorte rétrospective multicentrique (n=15) réalisée à partir de l’entrepôt de données de santé de l’APHP et incluant des patients adultes présentant une hémorragie digestive haute et hospitalisés après leur passage aux urgences, entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020. Les patients ont été répartis en quatre groupes : traitement antiplaquettaire, anticoagulant, combinaison des deux, ou aucun traitement antithrombotique. Le critère de jugement principal était la mortalité à 30 jours. Les critères secondaires étaient la réalisation d’une endoscopie, d’un geste d’hémostase endoscopique, d’une transfusion sanguine et une admission en soins intensifs. Des modèles de régression logistique multivariée ont été réalisés. Résultats : Parmi les 928 patients inclus, 617 (66,5 %) étaient des hommes, d’âge médian 73 ans [62–82]. Concernant les traitements antithrombotiques, 226 patients (24,3 %) recevaient un trai-tement antiplaquettaire seul, 154 (16,6 %) un anticoagulant seul, 61 (6,6 %) une combinaison des deux, et 487 (52,5 %) aucun traitement. La mortalité à 30 jours était de 6,9 %. Le traite-ment anticoagulant était indépendamment associé à une mortalité réduite dans le modèle multivarié (OR 0,28 [IC 95 % : 0,09-0,78]), le traitement antiplaquettaire ne montrait pas de différence (OR 0,48 [IC 95% : 0,19-1,14]). Aucun traitement antithrombotique n’était associé au recours à l’endoscopie, à l’hémostase endoscopique, à une transfusion ou à une admis-sion en soins intensifs. Conclusion : Chez les patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute, un traitement anticoagulant était associé à une réduction de la mortalité à 30 jours. Ces résultats suggèrent que la présence d’un traitement anticoagulant ne constitue pas un facteur de mauvais pronostic.

Aucun
Manon FAINELLI (Paris) , Mathilde DE CALUWE , Clément PREBIN , Agathe BEAUVAIS , Sarah HARZO , Judith LEBLANC , Youri YORDANOV , Pierre-Clément THIEBAUD
16:20 - 16:30 #50446 - CP115 Identification des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une hémorragie digestive haute.
CP115 Identification des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une hémorragie digestive haute.

Introduction : Les deux étiologies les plus fréquentes de l’hémorragie digestive haute (HDH) sont la maladie ulcéreuse et l’hypertension portale (HP). Les recommandations de prise en charge diffèrent selon l’étiologie, non connue formellement lors de la prise en charge initiale aux urgences. L’objectif de cette étude est d’identifier des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une HDH. Méthodes : Une étude rétrospective multicentrique (n=15) a été réalisée à partir de l’entrepôt de données de santé de l’APHP. Ont été inclus les patients adultes hospitalisés après un passage aux urgences pour HDH en 2019-2020. Les paramètres démographiques, cliniques et biologiques à l'admission étaient collectés. Le critère de jugement principal était l’étiologie de l’HDH, liée ou non à l’HP. Des analyses univariée puis multivariée par régression logistique ont été réalisées. Une sélection de variables descendante a été réalisée en retirant progressivement les variables non significatives, en minimisant le critère d'information d'Akaike, afin de simplifier le modèle tout en limitant le sur-ajustement. Résultats : Parmi les 637 patients inclus, 121 (19%) avaient un diagnostic d’HDH liée à l’HP. En compa-raison avec les patients ayant un autre diagnostic étiologique, ils étaient significativement plus jeunes (60 vs 70 ans, p < 0,001), avaient plus souvent une hépatopathie (77 vs 14 %, p < 0,001), moins souvent une cardiopathie ischémique (5 vs 19 %, p < 0,001) ou une insuffisance rénale (4 vs 14 %, p = 0,004), présentaient plus souvent une hématémèse (52 vs 34 %, p < 0,001) et moins souvent de méléna (60 vs 70 %, p = 0,04) et de syncope (11 vs 21 %, p = 0,015). Sur le plan biologique, ils avaient des plaquettes plus basses (143 vs 250 G/L, p < 0,001), un TP plus bas (62 vs 79 %, p < 0,001), des ALAT plus élevées (33 vs 19 UI/L, p < 0,001) et une bilirubinémie plus élevée (24 vs 7 mg/L, p < 0,001). Le modèle multivarié final a identifié les facteurs de risque suivants : antécédent d’hépatopathie (OR [IC95] = 11,6 [6,5- 21,5]), présence d’une hématémèse (OR [IC95] = 2,5 [1,4-4,7]), hémoglobine (OR [IC95] = 0,9 [0,8-1]/g/dL), créatinine (OR [IC95] = 0,93 [0,86-0,98] /10 µmol/L), plaquettes (OR [IC95] = 0,96 [0,93-0,99]/ 10000 / mm3), bilirubine (OR [IC95] = 1,11 [1,02-1,21] / 10 mmol/L). Conclusion : Cette étude montre que l’hépatopathie, l’hématémèse et les marqueurs biologiques de dysfonction hépatique sont des facteurs significativement associés à l’étiologie HP d’une HDH.

Aucun
Clément PREBIN (Paris) , Mathilde DE CALUWE , Amélie VAUDELIN , Philippe HUBO , Clément FERTIN , Judith LEBLANC , Youri YORDANOV , Pierre-Clément THIEBAUD
16:30 - 16:40 #50507 - CP116 Prise en charge du paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum par les dérivés de l’artémisinine : facteurs associés à l’hospitalisation et évolution clinique, biologique, parasitologique.
CP116 Prise en charge du paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum par les dérivés de l’artémisinine : facteurs associés à l’hospitalisation et évolution clinique, biologique, parasitologique.

Introduction : Le paludisme d’importation à Plasmodium falciparum reste une cause fréquente de consultation aux urgences en France. Depuis 2017, les recommandations françaises privilégient les dérivés de l’artémisinine (ACT) par voie orale pour les formes non compliquées sans vomissements. Cependant, les données françaises évaluant leur impact sur les pratiques d’hospitalisation et leur tolérance en conditions réelles restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs associés à l’hospitalisation et l’évolution clinique, biologique et parasitologique des patients traités par ACT. Matériel et Méthodes : Etude de cohorte prospective, nationale incluant tous les cas de paludisme non compliqué sans vomissements à Plasmodium falciparum, traités par ACT, déclarés au Centre National de Référence du paludisme entre 2021 et 2024. Les paramètres recueillis : l’hospitalisation à l’admission, l’âge, le sexe, l’année de déclaration, l’antécédent d’infection palustre, la fièvre, la chimioprophylaxie, l’immunodépression, la résidence, le taux d’hémoglobine, de plaquettes, de parasitémie. Le critère de jugement principal : l’hospitalisation à l’admission. Les facteurs associés à l’hospitalisation ont été étudiés par la régression logistique univariée et multivariée. Le suivi clinique, biologique et parasitologique a été analysé, et les délais de clairance parasitaire et de la fièvre ont été estimés par des courbes de Kaplan-Meier. Résultats : Au total, 3248 patients ont été inclus, dont 1098 (34 %) disposaient d’un suivi documenté. À l’admission, 39 % des patients ont été hospitalisés. En analyse multivariée, la fièvre (OR 1,39 ; IC95 % [1,17–1,65]), l’immunodépression (OR 1,72 ; IC95 % [1,20–2,47]), une thrombopénie < 84 G/L (OR 2,28 ; IC95 % [1,90–2,75]), une parasitémie ≥ 0,16 % (OR 1,31 ; IC95 % [1,09–1,57]) et une hémoglobine < 12,4 g/dL (OR 1,27 ; IC95 % [1,04–1,55]) étaient associées à un risque accru d’hospitalisation. L’année 2024 était associée à un risque réduit d’hospitalisation. Lors du suivi, les ACT étaient bien tolérés, avec moins de 2 % d’événements indésirables. La clairance parasitaire et la défervescence de la fièvre étaient rapides. Conclusion : Dans cette large cohorte nationale, le traitement par ACT des cas de paludisme non compliqué sans vomissements à Plasmodium falciparum est sûr et efficace. Ces résultats illustrent une évolution des pratiques vers une prise en charge ambulatoire de ces patients, en conditions réelles.

Aucun.
Seryne EL HETTAK , Frederic LAPOSTOLLE , Fadi Hillary MINKA , Sandrine HOUZE , Sally Oceane MINKA (Paris)
16:40 - 16:50 #50571 - CP117 Application des recommandations formalisée d’experts de la SFMU de 2024 sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence.
CP117 Application des recommandations formalisée d’experts de la SFMU de 2024 sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence.

Introduction : Les RFE de 2024 de la SFMU sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence ont proposé un grand nombre d’évolutions par rapport à celles de 2010. Un des points clé a été l’abandon des antalgiques de palier 2 et une place plus large pour les non-opioïdes. Ce travail a évalué l’impact clinique de la mise en place de certaines de ces recommandations au niveau de l’accueil d’un service d’urgences. Méthode : Etude avant/après, avec recueil prospectif, comparant l’ancien protocole de prescription anticipée d’antalgiques appliqué par l’IOA (Période 2024) avec un nouveau protocole reposant sur les rfe de 2024 (période 2025), supprimant notamment les paliers 2 et renforçant les non-opioïdes. Critères d’inclusion: patients adultes communiquant ayant une EN d’entrée ≥ 4/10, tri FRENCH >2. Critère de jugement principal : EN 60 minutes (T60) après l’administration du traitement par l’IOA. Critères de jugement secondaires : Taux d’administration des antalgiques, taux d’administration d’opioïdes et de non opioïdes. Résultats 277 patients ont été successivement inclus et analysés en 2024 et 276 en 2025. Les caractéristiques des patients n’étaient pas différentes en terme d’âge, de genre, de pathologie (médical/ traumatologie), d’orientation (Soins d’urgences/circuit court). En 2024, 152 patients (54,8%) avaient reçu une analgésie par l’IOA contre 203 (73,6%) en 2025. Parmi ces patients, pour les 2 périodes l’EN médian initial (T0) était de 7 [interquartiles 5 ; 8]. La variation de l’EN entre T0 et T60 n’était pas significativement différente entre les 2 périodes, soit -1 de médiane [IQR -3 ;0] pour 2024 et -2 [-3 ;0] pour 2025. Nature des traitements : Les AINS représentaient 5,9% en 2024 et 6,4% en 2025, le paracétamol, 81% et 74% respectivement, le nefopam 7% et 40% respectivement. Les opioïdes, ont été administrés dans 42% des cas en 2024 (dont 61% de paliers 2) et 26% en 2025 (dont aucun palier 2). Conclusion : Les 2 protocoles n’étaient pas différents en terme d’efficacité. Les opioïdes ont été moins administrés (-38%) en 2025 et les AINS ont probablement été insuffisamment administrés au regard des indications.

Aucun
Albane CHAINE (Bordeaux) , Guillaume GNYP , Cedric GIL-JARDINE , Michel GALINSKI
16:50 - 17:00 #50722 - CP118 Valeur pronostique de l’indice de distribution des globules rouges dans la prédiction de la mortalité à court terme des hémorragies digestives aux urgences.
CP118 Valeur pronostique de l’indice de distribution des globules rouges dans la prédiction de la mortalité à court terme des hémorragies digestives aux urgences.

Introduction: L’hémorragie digestive (HD) représente une urgence médicale fréquente et potentiellement grave. Une identification précoce des patients à risque de complication est nécessaire pour réduire la morbi-mortalité. Dans ce contexte, l’indice de distribution des globules rouges (IDR) qui est étroitement associé à des résultats cliniques défavorables dans de nombreuses maladies selon plusieurs étude, peut contribuer à la stratification des risques des patients. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur prédictive de l’indice de distribution des globules rouges pour prédire la mortalité précoce chez les patients admis aux urgences pour une hémorragie digestive. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective, observationnelle, pronostique et monocentrique menée sur 26 mois (Janvier 2023- Février 2025). Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour HD. Le pronostic a été évalué sur la mortalité à 7 jours. Une détermination de l’aire sous la courbe (AUC) a été menée pour évaluer la performance pronostique de l’IDR. Résultats : Inclusion de 150 patients. L’âge moyen était 70±15 ans. Le sex-ratio était de 1,42. Les principales comorbidités (%) : HTA (47), fibrillation auriculaire (36), valvulopathie (15), néoplasie (12), ulcère gastroduodénal (9) et cirrhose (7). Les traitements au long cours à risque hémorragique étaient (%) : antivitamine K (44), aspégic (15) et anticoagulants oraux directs (11). Les motifs de consultation étaient (%) : méléna (51), hématémèse (45), altération de l’état général (30), asthénie (28), rectorragie (19), et douleurs abdominales (19). Sur le plan hémodynamique, une PAS<90 mmHg a été notée chez 21% des patients (n=32), une PAD <50 mmHg chez 20% (n=29) et une tachycardie chez 36% (n=54). Sur le plan biologique, un taux d’hémoglobine <7 g/dl à l’admission était retrouvé chez 53% des patients. La durée médiane de séjour était de un jour [1-3]. Le taux de mortalité à J07 était de 24%. L’IDR moyen chez les patients décédés était 54 ± 13 fL vs. 51± 10 fL chez les survivants. L’analyse de courbe ROC. L’analyse de la courbe ROC a montré que l’IDR était associée à une mortalité précoce plus élevé à partir d’un seuil de 50 fL avec une AUC=0,655, IC95% [0,535-0,775], p=0,020, une sensibilité à 60% et une spécificité à 80%. Conclusion : L’indice de distribution des globules rouges peut être utilisé comme un facteur associé à la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour une hémorragie digestive.

Aucun
Siwar JERBI , Syrine BACHROUCH , Abdelkader BELHADJ (Nabeul, Tunisie) , Wifek BEN HMIDA , Maissa BACHROUCH , Chadha CHAOUCH , Amal HASSAD , Sami MAHFOUDHI
17:00 - 17:10 #50866 - CP119 Pronostic des patients hospitalisés pour dyspnée en urgence selon l’étiologie et service d’hospitalisation : Données de la Cohorte PARADISE.
CP119 Pronostic des patients hospitalisés pour dyspnée en urgence selon l’étiologie et service d’hospitalisation : Données de la Cohorte PARADISE.

Contexte : La dyspnée représente environ 5 % des passages aux urgences. Cette étude visait à décrire le pronostic hospitalier à court et à long terme des patients admis pour dyspnée aux urgences selon leur étiologie, et à déterminer si le type d’unité d’hospitalisation influence le devenir des patients. Méthodes : Nous avons analysé 18 903 patients consécutifs (48 % d’hommes, âge moyen 73 ans) hospitalisés après un passage aux urgences pour dyspnée entre 2010 et 2019, issus de la cohorte PARADISE (NCT02800122). Les étiologies retenues étaient : insuffisance cardiaque aiguë (ICA), infection respiratoire (IR), bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), embolie pulmonaire (EP) et asthme. Les éléments étudiés étaient la mortalité hospitalière et la mortalité toutes causes à 5 ans chez les patients sortis vivants. L’impact de l’hospitalisation en unités spécialisées (cardiologie, pneumologie, médecine interne, soins intensifs) a été également évalué. Résultats : Les diagnostics les plus fréquents étaient l’IR (30 %) avec l’ICA (28 %) et la BPCO (13 %). La mortalité hospitalière globale était de 12 %, allant de 1,1 % (asthme) à 15 % (ICA et IR). Parmi les patients sortis vivants, la mortalité à 5 ans atteignait 75 % (ICA), 66 % (IR), 62 % (BPCO), 37 % (EP) et 26 % (asthme). L’hospitalisation en unités spécialisées était associée à une baisse significative de la mortalité hospitalière quelles que soient les étiologies, et à une réduction de la mortalité à long terme pour l’IR et l’ICA (HR ajusté 0,90 ; IC 95 % 0,82–0,99). Conclusion : La dyspnée constitue un motif d’admission à très fort risque de mortalité à court et long terme. Les bénéfices observés des unités spécialisées soulignent la nécessité de structurer des parcours de soins dédiés et personnalisés pour les patients dyspnéiques, dès l’hospitalisation et jusqu’au suivi après la sortie.

aucun
Tahar CHOUIHED (Nancy) , Guillaume BAUDRY , Emmanuel BRESSO , Kévin DUARTE , Déborah JAEGER , Gaetan GIACOMIN , Charlène DUCHANOIS , Nicolas GIRERD
17:10 - 17:20 #50901 - CP120 Nébulisation de la kétamine dans l’exacerbation aiguë de la BPCO : étude prospective randomisée à propos de 83 patients.
CP120 Nébulisation de la kétamine dans l’exacerbation aiguë de la BPCO : étude prospective randomisée à propos de 83 patients.

Introduction : La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est un enjeu majeur de santé publique et la troisième cause de mortalité mondiale. Les exacerbations aiguës, responsables d’une morbidité élevée, sont traitées par bronchodilatateurs inhalés. La kétamine possède des propriétés bronchodilatatrices, surtout dans l’asthme aigu sévère, mais son intérêt par nébulisation dans l’exacerbation de la BPCO reste peu étudié. Cette étude visait à évaluer son effet sur l’évolution clinique des patients. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, menée sur 15 mois au service des urgences du CHU Habib Bourguiba de Sfax. Les patients consultant pour exacerbation aiguë de BPCO et éligibles à un protocole standardisé de nébulisation ont été inclus. Ils ont été répartis en deux groupes : placebo (-) recevant terbutaline (0,5 mg) suivie de sérum salé (5 ml) et kétamine (+) recevant terbutaline suivie de kétamine 50 mg diluée dans 4 ml de sérum salé. Les paramètres cliniques, respiratoires et évolutifs ont été comparés entre les groupes. Résultats : Quatre-vingt-trois patients ont été inclus (47 kétamine, 36 placebo), 10 exclus secondairement. L’âge médian était de 65 ans, avec 92,8 % d’hommes. Les exacerbations étaient légères 18,1 %, modérées 45,8 %, sévères 36,1 %. Les caractéristiques démographiques et comorbidités étaient comparables. L’état clinique initial différait sur certains paramètres respiratoires (p = 0,005). Après traitement, le score de dyspnée (MBS), la fréquence respiratoire et leurs variations étaient significativement plus faibles dans le groupe kétamine (p < 0,05), avec moins de signes de lutte respiratoire (p = 0,018). Aucune différence n’a été observée sur les données biologiques, radiologiques, l’étiologie, le débit d’oxygène ou le recours à la ventilation mécanique. L’absence de plainte à J10 était plus fréquente dans le groupe kétamine. En analyse multivariée, la nébulisation de kétamine était associée à une amélioration clinique et à l’absence de plainte à J10 (p = 0,003 ; p = 0,042). Conclusion : La nébulisation de kétamine améliore les paramètres respiratoires et le confort post-hospitalisation des patients avec exacerbation aiguë de BPCO, sans impact sur la ventilation mécanique ni la mortalité. Des études multicentriques sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Aucun
Emna GHARBI , Ali BEN MAHMOUD , Mohamed ZOUARI , Roua EL MAHJOUB , Mouna JERBI , Noureddine REKIK , Behzed Walieddine FITOUHI (Tunis, Tunisie)
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

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SI21
16:00 - 17:00

Session Interactive
L'échographie clinique dans le choc : fastoche !
Echographie, Etudiant, Pédagogie - Enseignement - Formation, Services d'Urgences, Soignant

Modérateur : Florence DUPRIEZ (Médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Les chanceux qui viendront interagiront avec un expert ayant des qualités pédagogiques magistrales... l'échographie des chocs va devenir limpide
16:00 - 17:00 L'échographie clinique dans le choc : fastoche! Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Salle 352B

"Vendredi 05 juin"

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AM12
16:00 - 17:30

Atelier Médecins
ECG QUIZZZZ ULTIME : l’urgentiste contre la machine, venez défier l’IA !
Cardiologie

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris), Pierre TABOULET (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Comprendre et apprendre de l’IA pour améliorer sa lecture personnelle de l’ECG en situation compatible avec une ischémie coronaire aiguë.
Apprentissage des patterns ECG « équivalents ST+ » compatibles avec une occlusion coronaire aiguë ou reperfusée.
Discussion autour de l’utilisation pratique de l’application PmCardio®.
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

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CM11
16:00 - 17:00

Conférence
Sédation analgésie
Douleur - Analgésie, Médecin, Services d'Urgences, SMUR

Modérateurs : Charles GRÉGOIRE (médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Médecin, Pontoise)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Comment concilier confort du patient et faisabilité des gestes dans des situations parfois complexes ? Cette session proposera une approche pratique de la sédation et de l’analgésie en situation aiguë à travers des situations cliniques fréquentes permettant d’aborder l’anticipation de la douleur et le choix des agents de sédation.
16:00 - 16:15 Sédation procédurale en pré hospitalier. Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
16:15 - 16:30 Analgésie anticipée, jusqu'où peut on aller? Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
16:30 - 16:45 Sédation procédurale : kétamine, propofol ou bien les deux? Xavier COMBES (PUPH SAMU) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
16:45 - 17:00 Ces patients difficiles à soulager. Shelsea THIBURCE (CCA) (Conférencier, Médecin, Nice)
Salle Maillot