Jeudi 04 juin
08:45

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CMS06
08:45 - 10:15

Conférence
Addictions et Urgences
Addiction, Toxicologie

Modérateurs : Merlin DESCOURS (Infirmier) (Toulon), Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny)
Coordonnateur : Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment prendre en charge les nouvelles conduites addictives de nos patients. Entre chemsex qui transforme parfois la nuit en escape game médical, jeunes dont les urgences deviennent le service après-fête, et cocktails pharmaco-iatrogènes dignes d’un barman trop créatif, l’addictologie en urgence, c’est un peu le backstage où il faut garder sang-froid, sérieux et professionnalisme.
08:45 - 09:15 Chem sex. Garry LAUDREN (IADE coordonateur de recherche) (Conférencier, IADE, Paris)
09:15 - 09:45 Jeunes, addictions et Urgences. Laurence GRANERO (Infirmière puéricultrice) (Conférencier, IPDE, Bordeaux), Joelle CRISTIANI (praticienne hospitalière retraitée,médecin addictologue libéral,Thérapeute familiale) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
09:45 - 10:15 Pharmaco et iatrogénie. Mathieu CHAPPUY (Pharmacien) (Conférencier, Pharmacien, Lyon)
Salle 242A

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CLM07
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
DES d'Or

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Présidente SFMU, Toulouse), Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Médecin, Nancy)
08:45 - 09:00 #50135 - CP046 IMPACT DE L'ELEVATION DE LA TETE ET DU THORAX SUR LA MECANIQUE VENTILATOIRE PENDANT LA REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE : UNE ETUDE MULTI-MODELE.
CP046 IMPACT DE L'ELEVATION DE LA TETE ET DU THORAX SUR LA MECANIQUE VENTILATOIRE PENDANT LA REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE : UNE ETUDE MULTI-MODELE.

Introduction : La ventilation durant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) est une étape importante de la prise en charge et pourrait avoir un impact majeur sur le devenir des patients après un arrêt cardiaque. De nouvelles approches, comme l’élévation de la tête et du thorax (HTE) ainsi que l’utilisation d’une valve d’impédance (ITD), pourraient améliorer l’hémodynamique durant la RCP, mais leurs effets sur la physiologie ventilatoire restent peu connus. L’objectif de cette étude était d’étudier l’impact sur la physiologie ventilatoire durant la RCP de la position horizontale (FLAT) comparativement à la position HTE, avec ou sans ITD, en utilisant différents modèles expérimentaux d’arrêt cardiaque. Méthodes : Il s’agissait d’une étude expérimentale multicentrique en cross-over sur trois modèles d’arrêt cardiaque : porcin, cadavres Thiel et cadavres frais décongelés réalisé dans 3 laboratoires. Les positions FLAT et HTE, avec ou sans ITD étaient randomisées. La RCP était standardisée par un dispositif de compressions mécaniques associé à une ventilation mécanique en mode volume contrôlé. Le critère de jugement principal était la perte absolue de volume pulmonaire (Vloss) sous la capacité résiduelle fonctionnelle. La pression d’ouverture des voies aériennes (AOP) et la compliance du système respiratoire (Crs) ont également été mesurées avant la RCP sur les modèles cadavériques. Des modèles linéaires mixtes ont été utilisés pour l’analyse des résultats. Résultats : Huit porcs et huit cadavres (4 Thiel, 4 frais décongelés) ont été inclus. Dans tous les modèles, la Vloss tendait à être réduite avec l’HTE par rapport à la position FLAT. Sans ITD, la Vloss était de 110 ± 136 mL en position FLAT et de 62 ± 86 mL en position HTE (p = 0,05). Avec ITD, la Vloss était de 149 ± 165 mL en position FLAT et de 127 ± 137 mL en position HTE (p = 0,28). Pour le modèle cadavérique, l’AOP tendait à être plus basse en HTE qu’en FLAT : 5,85 (2,85–10,25) vs 8,05 (6,38–11,50) cmH₂O (p = 0,03). La Crs n’était pas significativement différente : 30,91 (21,25–34,44) mL/cmH₂O en HTE vs 26,24 (24,04–30,32) mL/cmH₂O en FLAT (p = 0,09). Conclusions : Dans ces modèles expérimentaux, l’HTE limite de façon significative la perte de volume pulmonaire sous la capacité résiduelle fonctionnelle, réduit significativement la pression d’ouverture des voies aériennes, et tend à améliorer la compliance du système respiratoire.

Aucun
Lilian BARLET (Grenoble) , Nicolas SEGOND , Arnaud LESIMPLE , Laura POLARD , Keith LURIE , Renaud TISSIER , Richard JEAN-CHRISTOPHE , Guillaume DEBATY
09:00 - 09:15 #50129 - CP047 Faisabilité et sécurité des compressions thoraciques mécaniques lors d’un treuillage héliporté.
CP047 Faisabilité et sécurité des compressions thoraciques mécaniques lors d’un treuillage héliporté.

Contexte : L’arrêt cardiaque extrahospitalier (OHCA) en milieu montagnard pose des défis logistiques majeurs, notamment pour maintenir des compressions thoraciques efficaces lors des évacuations héliportées. Les interruptions prolongées de massage cardiaque peuvent compromettre la survie avec un bon devenir neurologique. Si plusieurs études ont mis en évidence les bénéfices de l’utilisation d’un dispositif de compressions thoraciques mécaniques (MCC) dans les environnements difficiles ou en hélicoptère, aucune n’a exploré son utilisation durant la phase de treuillage. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité, la faisabilité et la sécurité d’un dispositif MCC comparé aux compressions manuelles (MAN) lors d’un scénario simulé de treuillage héliporté. Matériel et Méthode : Étude contrôlée en simulation, menée avec des équipes complètes de secours héliporté. Deux scénarios successifs ont été réalisés : l’un avec le dispositif MCC (groupe interventionnel), l’autre avec des compressions MAN (groupe contrôle). Le critère de jugement principal était la fraction de compression thoracique (FCC). Les critères secondaires incluaient le temps de no-flow, la profondeur et la fréquence des compressions, ainsi que la sécurité opérationnelle. Les données, issues d’un mannequin connecté, sont présentées sous la forme de moyennes ± écart-types et comparées à l’aide d’un test de Student. Résultats : La FCC était significativement plus élevée dans le groupe MCC que dans le groupe MAN (MCC : 96,6 % ± 0,3 vs MAN : 73,9 % ± 6,6 ; p = 0,029). Le temps de no-flow était réduit de 2 minutes dans le groupe MCC (MCC : 0,30 ± 0,05 min vs MAN : 2,32 ± 0,45 min ; p = 0,029). La fréquence des compressions était mieux contrôlée avec le MCC (MCC : 103,0 ± 1,41 cpm vs MAN : 136,5 ± 8,66 cpm ; p < 0,001). Aucun événement indésirable majeur concernant la sécurité n’a été observé. Conclusion : Comparée aux compressions manuelles, l’utilisation d’un dispositif MCC augmente de façon significative la FCC de 23 % et réduit de façon significative le temps de no-flow de 2 minutes. Son utilisation lors du treuillage héliporté est faisable, sûre et permet une amélioration significative de la qualité de la RCP.

Aucun
Alexandre CARRON (Grenoble) , Nicolas SEGOND , Vivien BRENCKMANN , Guillaume DEBATY , Alexandre BEHOUCHE , Katell BERTHELOT , Pierre BOUZAT , Marc BLANCHER
09:15 - 09:30 #50270 - CP048 Évaluation de l’efficacité d’un enseignement ludique par Escape Game en situations sanitaires exceptionnelles, dans le risque chimique.
CP048 Évaluation de l’efficacité d’un enseignement ludique par Escape Game en situations sanitaires exceptionnelles, dans le risque chimique.

Introduction : Les Situations Sanitaires Exceptionnelles (SSE), notamment les risques chimiques, représentent une menace majeure pour la santé publique. La formation des professionnels de santé face à ces situations, encadrée par des dispositifs spécifiques, constitue un enjeu essentiel. Les serious games sont proposés comme une méthode pédagogique innovante pour renforcer les connaissances et les compétences en santé. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer l'efficacité d'un escape game en complément d’une formation théorique dans le risque chimique pour améliorer la rémanence des connaissances des médecins. Matériel et méthode : Etude monocentrique interventionnelle et prospective. Les médecins inclus sur la base du volontariat recevaient une formation théorique d’une heure sur le risque chimique en SSE. Ils étaient ensuite randomisés en deux groupes parallèles : formation théorique seule ou formation théorique et escape game. L'enseignement ludique, inventé et testé par notre équipe, était d'une durée d'une heure dans les locaux du CESU34 et se déroulait dans plusieurs salles. Sa construction suivait les recommandations de la SFMU, et il était suivi d'une séance de débriefing. Le critère de jugement principal était la note obtenue sur 20 points au questionnaire de connaissances à 3 mois de l’enseignement initial. Les critères secondaires incluaient la certitude auto-évaluée des réponses et l’analyse qualitative du dispositif. Résultats : Quarante médecins ont été inclus et randomisés. À trois mois, la moyenne des scores était plus élevée dans le groupe escape game : 16,02 (±2,6) vs 13,22 (±1,9), Δ = 2,8 points (IC95% [1,38 ; 4,22], p < 0,001). L’analyse multivariée retrouvait un effet indépendant de la participation à l’escape game (+1,88 points, IC95% [0,63 ; 3,14], p < 0,01). La certitude des réponses était également supérieure à trois mois dans le groupe ayant participé au jeu (7,0 vs 4,85). La satisfaction moyenne était de 9,75/10, avec une adhésion unanime à l’intérêt pédagogique du dispositif. Conclusion : L’ajout d’un escape game à un enseignement théorique sur le risque chimique améliore la rémanence des connaissances à trois mois et augmente la certitude des médecins quant à leurs réponses. Cette méthode est très bien acceptée, perçue comme pertinente et transposable à d’autres thématiques. Sa mise en œuvre restant exigeante en ressources et en organisation, des études à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer son impact.

Aucun
Timothée MARCH (Montpellier) , Blaise DEBIEN , Damien PERIER , Lionel MOULIS , Xavier BOBBIA
09:30 - 09:45 #50168 - CP049 Déterminants de l'acceptabilité des coopérations inter-hospitalières en médecine d'urgence : étude qualitative comparée d'un échec et d'un succès au sein d'un GHT.
CP049 Déterminants de l'acceptabilité des coopérations inter-hospitalières en médecine d'urgence : étude qualitative comparée d'un échec et d'un succès au sein d'un GHT.

Introduction : La mise en place des Équipes Médicales de Territoire (EMT) au sein des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) constitue une réponse organisationnelle aux tensions démographiques. L'objectif de cette étude est d'identifier les déterminants de l'acceptabilité de ces coopérations en analysant les trajectoires divergentes de deux modèles juridiques proposés simultanément sur un même territoire : un Pôle Inter-Établissements (PIE), rejeté, et une Fédération Médicale Inter-Hospitalière (FMIH), adoptée. Matériel et Méthode : Une étude de cas qualitative a été menée au sein d'un GHT. La méthodologie reposait sur une triangulation des données : observation participante de sept mois au sein du pôle urgences de l'établissement support, analyse documentaire et sept entretiens semi-dirigés avec les décideurs institutionnels et managériaux. L'analyse thématique a été structurée par le cadre conceptuel du Consolidated Framework for Implementation Research (CFIR). Résultats : L'analyse met en évidence une divergence de perception majeure entre la vision stratégique institutionnelle et la réalité opérationnelle. Le rejet du PIE s'explique par sa perception comme un modèle d'intégration rigide ("fusion"), générant des craintes de perte d'autonomie et d'identité professionnelle pour les équipes périphériques. L'absence de mécanismes de sortie était perçue comme un risque juridique disproportionné. À l'inverse, la FMIH a favorisé l'adhésion grâce à sa flexibilité contractuelle, perçue comme un partenariat respectueux de l'autonomie des services. La réussite de l'implémentation apparaît conditionnée par un leadership médical fondé sur la légitimité de compétence et une posture d'humilité, permettant de neutraliser les asymétries de pouvoir entre établissements. Conclusion : L'acceptabilité d'une EMT dépend moins de l'architecture juridique choisie que des dynamiques relationnelles et managériales. L'étude valide une hiérarchie des déterminants où la confiance préexistante et la méthode de co-construction priment sur le modèle institutionnel. Pour être pérenne, la coopération doit être pilotée comme un processus de changement culturel plutôt que comme un dispositif administratif.

Aucun
Thomas MESNIER , Audrey KERFRIDEN (Bordeaux)
09:45 - 10:00 #50915 - CP050 Analgésie multimodale – Quelle efficacité sur la douleur post-traumatique ?
CP050 Analgésie multimodale – Quelle efficacité sur la douleur post-traumatique ?

La prise en charge des douleurs post-traumatiques aux urgences est un défi majeur nécessitant une stratégie antalgique efficace et bien tolérée. L’analgésie multimodale, qui combine plusieurs classes d’antalgiques, vise à optimiser le soulagement de la douleur tout en réduisant les effets secondaires des opioïdes. Cette étude évalue l’efficacité de cette approche en comparant son impact sur l’intensité de la douleur, la consommation de morphiniques et la satisfaction des patients. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective, randomisée, contrôlée, en simple aveugle et multicentrique,durant une période de 6 mois et incluant 1500 patients. Nous avons inclus les patients ≥ 18 ans victimes de traumatismes nécessitant un traitement analgésique à la sortie. Nous avons exclu tous patients refusant de participer, ayant des difficultés de consentement et/ou de communication, automutilation, traumatisme aigu grave qui peut nécessiter une hospitalisation, fracture ouverte ou compliquée nécessitant une prise en charge chirurgicale, prise régulière d’un traitement antalgique, toute allergie connue, asthme et l’insuffisance respiratoire aiguë/chronique, insuffisance rénale sévère, femmes enceintes/allaitantes et cirrhose hépatique. Trois groupes ont été notés Résultats : La moyenne d’âge était de 43 ans et le sex-ratio H/F était de 3.1. Chez plus de la moitié des cas, la circonstance de survenue était des AVP, suivi des chutes dans 15.3% des cas. La baisse de l’EN à J7 était plus marquée avec le groupe Parac-Cod (-76.6%) et le groupe Parac-Caf (-75%) qu’avec le groupe Parac (-64.7%). La différence est statistiquement significative (p<0.001). A J3, le taux de succès le plus bas (35.8%) est observé dans le groupe P, versus 65.6% dans le groupe PCod (p<0.001) et 58.6% dans le groupe Parac-Caf. La différence était statistiquement significative entre les groupes P-Cod et Parac-Caf. Le recours à d’autres antalgiques a été significativement plus marqué dans le groupe Parac (47.6%) que dans les groupes Parac-Cod (7.4%) et Parac-Caf (7.5%). Pas de différence significative entre Parac-Cod et Parac-Caf. La plupart des effets indésirables ont été observés dans le groupe Parac-Cod (95,7%, n=91). les patients traités par le paracétamol seul ont été les moins satisfaits. Conclusion : Les résultats suggèrent que l’analgésie multimodale permet une réduction significative de la douleur et du recours aux opioïdes, améliorant le confort des patients.

Aucun
Rahma JABALLAH , Amina NAWEL (Sousse, Tunisie) , Houda BEN SALAH , Hajer YAACOUBI , Oumayma HWICHI , Arij BAKIR , Lotfi BOUKADIDA , Riadh BOUKEF
10:00 - 10:15 #50413 - CP051 Outil d’évaluation de la corrélation entre le grade des recommandations en médecine d’urgence et le niveau de preuve des études utilisées : proposition de concept.
CP051 Outil d’évaluation de la corrélation entre le grade des recommandations en médecine d’urgence et le niveau de preuve des études utilisées : proposition de concept.

Introduction Les recommandations de pratique clinique doivent reposer sur les meilleures données disponibles. Plusieurs travaux suggèrent un décalage entre la force des recommandations et la qualité méthodologique des études sous-jacentes. L’objectif était d’évaluer cette concordance au sein de conférences de consensus internationales (ACEP et EUSEM) via une matrice de corrélation. Méthodes Douze conférences de consensus ont été incluses, totalisant 167 recommandations. Pour chacune, le grade (A/B/C) et le niveau de preuve (NP I/II/III) ont été extraits en retenant l’étude au NP le plus élevé. Une matrice Grade × Preuve a été construite et la concordance évaluée par un kappa pondéré quadratique. Résultats Les recommandations comprenaient 10,2 % de grade A, 40,7 % de grade B et 49,1 % de grade C. Les niveaux de preuve étaient de 26,3 % pour le NP I, 30,5 % pour le NP II et 43,1 % pour le NP III. La concordance globale entre grade et niveau de preuve était modérée : κ = 0,49 (IC 95 % : 0,37–0,61). Des discordances marquées étaient observées (Figure 1) : 17,6 % des recommandations fortes reposaient sur un NP III ; 8,5 % des recommandations faibles sur un NP I ; 55,9 % des grades B présentaient une discordance intermédiaire. Conclusion La corrélation entre grade et niveau de preuve apparaît réelle mais limitée. La publication systématique d’une matrice Grade × Preuve semblerait utile à la transparence et à l’appropriation des recommandations.

Aucun
William LOCKHART (Rouen) , Mélanie ROUSSEL , Martin ESTOCQ , Alix DELAMARE FAUVEL , Marie OZANNE , Mathier BEN HADDOUR , Luc-Marie JOLY
Salle 252A

"Jeudi 04 juin"

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ATW01bis
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Expérience requise
Echographie, Médecin

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
La vésicule, mais aussi les voie biliaires, l'intestin (grèle et colon) et l'appendice... Vous êtes aguerri en échographie abdominale aux Urgences, mais vous en voulez encore plus ? Ne manquez pas cet atelier passionnant et interactif pour perfectionner vos compétences en matière de diagnostic et de traitement des douleurs abdominales. En plus des classiques comme la vésicule biliaire et les reins, découvrez comment utiliser l'échographie pour détecter les occlusions et les inflammations là où ça fait mal. Avec notre équipe de passionnés, apprenez des applications complètement disruptives qui vous permettront d'éliminer certains gestes inutiles, tels que la recherche d'un fécalome ou le contrôle de la SNG grâce à l'échographie. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des astuces pour maîtriser chaque coupe et leurs critères de qualité. Ne ratez pas cette opportunité pour devenir un pro de l'échographie clinique dans les douleurs abdominales ! Réservez votre place dès maintenant pour atteindre de nouveaux sommets dans votre pratique clinique !
08:45 - 10:15 Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes), Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen), Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Ramon NOGUÉ BOU (MEDECIN) (Conférencier, Barcelone, Espagne), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Conférencier, Bobigny)
Salle 252B

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ATW02bis
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Expérience requise
Echographie, Médecin

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Doppler, mesures, débit, volémie, etc. Appréhender l'hemodynamique d'un patient critique grâce à l'échographie en 2h, c'est possible ? Venez le constater de vous-même lors de l' atelier encadré par nos experts. ITV sous-Aortique, profil mitral, Doppler tissulaire et surtout...la VEINE CAVE n auront plus de secret pour vous...
08:45 - 10:15 Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Médecin, Nîmes), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Bidart), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bayonne), Brice LEFEVRE (Médecin) (Conférencier, saint palais), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 253

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CM52
08:45 - 10:15

Conférence - Session Board QVT
QVT en Médecine d'Urgence, comment s'adapter au mieux à nos contraintes
Exercice professionnel, Qualité de vie au travail, Règlementaire, Services d'Urgences

Modérateurs : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Médecin, Paris), Manon KACED (IPA MU) (IPA Urgences, Lyon)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
La médecine d'urgence est une discipline riche, passionnante mais contraignante. Existe-t-il des astuces et des réglementations pour être performant et tenir sur la distance ? Les experts du board QVT répondront à vos questions.
08:45 - 09:07 Gérer son sommeil, avant, pendant et après sa garde. Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Conférencier, Ambulancier/ AS, Roubaix)
09:07 - 09:29 Alimentation et Urgences, comment optimiser et ne pas subir. Jean-Baptiste BOUILLON (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
09:29 - 09:51 Temps de travail des personnels non médicaux. Limites et recommandations. Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Cadre administratif , Angers)
09:51 - 10:13 Temps de travail des personnels médicaux. Limites et recommandations. Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Salle 342A

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AMS02 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base
Arrêt cardiaque, Pédiatrie, Services d'Urgences, SMUR

Coordonnateur : Danièle VAN DER ROOST (Coordonnateur, La Louvière, Belgique)
Conférenciers : Andreas MOHLER (Medecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Elise THIELEMANS (Pédiatre) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Frédéric TITS (soignant) (Conférencier, IDE, Bruxelles, Belgique), Joachim WITTEMANS (infirmier / Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Bruxelles, Belgique)
•Exposer les spécificités de la réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base suivant les guidelines ERC
•Expliciter et démontrer les procédures pratiques et les précautions à respecter lors de la ventilation (bouche à bouche et bouche à bouche/nez) et du massage cardiaque chez le nourrisson et l’enfant
•Mettre en œuvre les gestes sur mannequins
!! Il s’agit bien d’un atelier de réanimation pédiatrique de base !!
Salle 342B

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AMS-ARM10
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
TIPS & TRICKS en régulation psychiatrique
ARM, Santé mentale - Psychiatrie

Coordonnateur : Fabien VANIET (Coordonnateur, Médecin, Saint-Denis, Réunion)
Conférenciers : Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Médecin, Angers), Fabien VANIET (Chef du Pôle Urgences) (Conférencier, Médecin, Saint-Denis, Réunion)
• Conduire un entretien téléphonique structuré face à une souffrance psychique/crise suicidaire
(ARM & MR).
• Repérer les critères de gravité (suicide, agitation dangereuse, intoxication, troubles du
comportement) et prioriser la réponse adaptée.
• Décider et documenter l’orientation : conseil/3114/SAS-Psy, consultation non programmée,
équipe mobile/SMUR, CUMP, forces de l’ordre ; connaître le cadre L3212/L3213.
• Sécuriser la traçabilité médico-légale de l’acte de régulation et la coordination avec les
effecteurs.
• Utiliser des outils validés (grilles d’évaluation du risque suicidaire, scripts de communication,
fiches de décision) et remettre des conseils sécurisés.
Salle 343

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CM28
08:45 - 10:15

Conférence
Secrets de rhumatologie 
Adulte, Douleur - Analgésie, Maladies systémiques, Services d'Urgences

Modérateurs : Bénédicte DOUAY (Médecin) (Médecin, Paris), Roger KADJI KALABANG (praticien hospitalier) (Melun)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Maîtrisez les poussées inflammatoires ! Dites adieu aux douleurs aiguës et aux prescriptions d’antibiotiques injustifiées.
08:45 - 09:07 Arthrite aiguë : ça s'infecte ou ça s'inflamme? Guillaume GASPERINI (Médecin Adjoint) (Conférencier, Médecin, Toulon)
09:07 - 09:29 Rachialgies sévères : quand s'inquiéter? Héloïse BANNELIER (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:29 - 09:51 Maladies inflammatoires systémiques: les complications des immunothérapies. Guillaume FONT (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Évreux)
09:51 - 10:13 L'hyperalgie inflammatoire, un bon traitement? Raiko BLONDONNET (Anesthesiste Réanimateur) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
Salle 351

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AM13 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Prise en charge d’un vertige en SU et en Régulation Médicale
Neurologie

Coordonnateur : Patrick MIROUX (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers : Sophie BOUCHER (Mcu-ph) (Conférencier, Médecin, Angers), Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Margaux RYCKEBOER (PHC) (Conférencier, Médecin, Angers)
Réduire la zone grise d’incertitude.
Evaluation et décision diagnostique et thérapeutique face à un vertige grâce à un algorithme : nouvelle nosologie (DVUA, DEADLY D’S ou les 6D). Reconnaissance et classification d’un nystagmus, usage approprié du HINTS, manœuvres diagnostique face à un vppb et manœuvres thérapeutiques. Valeur de l’imagerie.
Nouveautés : discussion des scores cliniques
Salle 352A

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AMS16
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Approche de la pédiatrie par la simulation
Pédiatrie

Coordonnateur : Marianne SCHOEN (Coordonnateur, IDE, Paris)
Conférenciers : Marianne SCHOEN (IDE) (Conférencier, IDE, Paris), Brendan TRAVERT (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
Objectifs généraux :
Améliorer la qualité des soins d’urgence pédiatrique.
Favoriser la coordination et la communication interprofessionnelle.
Objectifs spécifiques :
-Objectifs cognitifs (savoirs)
Identifier rapidement les signes de gravité chez un enfant.
Connaître les étapes de prise en charge d’une urgence vitale pédiatrique (ABCDE, algorithmes PALS/EPALS).
Adapter les thérapeutiques aux spécificités pédiatriques (poids, âge, dosage).
- Objectifs psychomoteurs (savoir-faire)
Réaliser une évaluation primaire ABCDE.
Pratiquer un massage cardiaque externe pédiatrique et ventilation efficace.
Administrer les traitements d'urgence (O2, accès IV/IO, médicaments).
- Objectifs communicationnels (savoir-être)
Renforcer la communication dans une équipe en situation d’urgence (CRM).
Gérer le stress et les émotions dans une situation critique.
Maintenir une posture empathique envers l’enfant et les accompagnants (selon scénario).
Salle 353

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CM44
08:45 - 10:15

Conférence - Session CARUM
Civils et militaires : parfois (un peu) isolés!
Les fondamentaux, Milieu isolé, Milieu périlleux, Militaires

Modérateurs : Matthieu COUDREUSE (Médecin, Bayonne), Benoît VIVIEN (Adjoint du Chef de Service du SAMU de Paris, Responsable du SAMU Pédiatrique Régional IDF) (Paris)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
Civils comme militaires, nous partageons des prises en charge prolongées, avec des patients critiques pour lesquels des compétences spécifiques sont nécessaires. Venez baisser votre niveau de stress en montant votre niveau de connaissance aux contact d'experts hyper dynamiques!
08:45 - 09:07 SCA : j’ai thrombolysé, mais l’USIC est encore à 1h30 de route. Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:07 - 09:29 Plaie de membre : j’ai garroté, mais la SAUV est encore à 2h de route. Clément GUILLEMIN (Medecin major groupe plongeur démineur de la manche) (Conférencier, Médecin , Cherbourg)
09:29 - 09:51 Grand brulé : j’ai perfusé, mais le CTB est encore à 4h de route. Adrien MANTOUT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin , Lyon)
09:51 - 10:13 Intubé : je le transfert en réa demain....on parle nursing? Jauffrey HUS (infirmier) (Conférencier, IDE, Toulon)
Salle Maillot

"Jeudi 04 juin"

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CLS04
08:45 - 10:15

Communications Libres Soignants
Recherche fondamentale, Soignant

Modérateurs : Emeline DELON (infirmière) (IDE, Nîmes), Jérémy GUY (IADE) (IADE, Bobigny)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, IDE, Brest)
08:45 - 09:00 #50604 - CP139 Représentation des revues scientifiques infirmières dans les recommandations de l'European Resuscitation Council de 2010 à 2025.
CP139 Représentation des revues scientifiques infirmières dans les recommandations de l'European Resuscitation Council de 2010 à 2025.

Introduction Les recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC) reposent sur une revue exhaustive de la littérature et sont actualisées tous les 5 ans. Nous avons souhaité étudier la proportion et la qualité des revues scientifiques infirmières citées dans les recommandations ERC entre les années 2010, 2015, 2021 et 2025. Matériel et méthode Nous avons analysé l’ensemble des références bibliographiques des recommandations ERC sur la période 2010 à 2025 puis analysé les publications issues des revues scientifiques infirmières. Nous avons comparé la répartition des revues (total/infirmières) par test de Fisher et les facteurs d’impact des revues infirmières par tests de rang. Résultats Le nombre absolu de références a augmenté entre 2010 et 2025 (+61%). La proportion d’articles issus des revues infirmières était de 1,38% en 2010 à 1,04% en 2015, à 0,99% en 2021 et 1,14% en 2025 (p=0,47). Le chapitre «Ethics in Resuscitation» référence 59% des publications tandis qu’aucune référence n’était retrouvée dans «Epidemiology in Resuscitation» L’analyse faisait apparaitre une évolution de la qualité scientifique des revues infirmières citées avec un facteur d’impact médian de 0,42 [0-0,79] en 2010, 0,78 [0-1,24] en 2015, 2,3 [0,91-2,78] en 2021 et 3 [2,3-3,6] en 2025 (p<0.0001). Conclusion La proportion des revues infirmières demeure faible mais stable entre 2010 et 2025 tandis qu’on observe une amélioration constante de la qualité scientifique des revues infirmières référencées
Steven LAGADEC (Corbeil-Essonnes) , Perrine BOURSIN , Bruno GARRIGUE , Emmanuel DINOT , Jean-Pierre VERNET , Margot RAYER , Victor VIGER , Jean-Philippe DESCLEFS
09:00 - 09:15 #50741 - CP140 Evaluation de la continuité des soins entre les équipes préhospitalières et les équipes des urgences lors des transferts.
CP140 Evaluation de la continuité des soins entre les équipes préhospitalières et les équipes des urgences lors des transferts.

Introduction : La continuité des soins lors des transferts entre le SMUR et les services d’urgences hospitaliers est un enjeu majeur de sécurité des soins. Ces transferts, souvent réalisés dans des contextes d’urgence vitale, nécessitent une bonne coordination sans faille entre les équipes médicales afin d’assurer une prise en charge optimale du patient. Cette étude vise à évaluer la qualité de la continuité des soins lors des transferts entre les équipes des urgences et du SMUR. Méthode : Une évaluation quantitative a été menée auprès des équipages du SMUR d’Octobre à Décembre 2025, basée sur un questionnaire auprès des soignants (Médecins, infirmiers, ambulanciers) du SMUR prenant en charge les patients. Résultats : Nous avons obtenu 21 réponses, provenant des infirmiers (52%), médecins (43%) et d’ambulanciers (5%) de SMUR. 81% des transferts concernaient l’arrivée de patient aux urgences. L’équipe des urgences avait été informée de l’arrivée du SMUR par appel téléphonique dans 82% des cas. L’entrée administrative du patient était faite à 47% par l’équipage pompier. Pour 52%, le premier interlocuteur lors de l’arrivée du SMUR aux urgences était un infirmier. Concernant l’installation du patient, dans 76% (=16) elle a été réalisée conjointement par les 2 équipes ; et pour 67% (n=14) patients l’équipe SMUR a accompagné le patient en box et procédé au changement de scope avec l’équipe des urgences. La relève entre les deux équipes s’est faite à 62% (n=13) en présence des équipes médicales et paramédicales. Les répondants ont jugé à 76% qu’il n’y avait pas de problème d’attente avant le transfert du patient par rapport à l’état du patient. La satisfaction moyenne était d’une manière générale de 4.3/5 ; et plus spécifiquement de 4.5/5 concernant la transmission des informations, 4.5/5 pour la continuité des soins, 4.4/5 pour la communication entre les équipes, 4.4/5 pour l’accueil réservé à l’équipe. Conclusion : Notre étude a permis de montrer que la continuité des soins lors des transferts de patient était jugée satisfaisante par les équipes du SMUR. Cependant, certaines pratiques sont hétérogènes comme la relève conjointe médicale et paramédicale ou le premier contact et nécessite des axes d’amélioration. L’impact sur le patient pourra également être évaluer dans d’autres travaux.
Cindy HERNANDEZ (Lyon) , Clément BONHOMME , Sophie VESCO , Sebastien BEROUD , Serieys LAETITIA , Eugénie RAMAUT , Sylvain GOEFFROY , Marion DOUPLAT
09:15 - 09:30 #50628 - CP141 "Traumatisme cranio-cérébral léger : filières oubliées des SSR" : un dispositif francilien innovant pour favoriser la récupération des patients après un traumatisme crânien léger.
CP141 "Traumatisme cranio-cérébral léger : filières oubliées des SSR" : un dispositif francilien innovant pour favoriser la récupération des patients après un traumatisme crânien léger.

Introduction : Le traumatisme crânio-cérébral léger (TCCL) représente un enjeu de santé publique du fait du nombre de patients concernés et de la persistance de difficultés à distance dans 15-20% des cas, impactant la reprise des activités. Autorisée dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018, l’expérimentation « Traumatisme crânio-cérébral léger: filières oubliées des SSR » a débuté le 01.03.2023. L’objectif est de repérer précocement les patients dès leur passage aux urgences pour un TCCL, de leur proposer un suivi et une prise en charge adaptés, afin de favoriser la récupération et un retour optimal à la vie sociale, familiale, et professionnelle/scolaire, en évitant chronicisation des symptômes, errance médicale, perte de chance et désinsertion sociale. Matériel et Méthode : 4 antennes (3 adultes, 1 pédiatrique) déployées en Ile-de-France, composées d’une infirmière coordinatrice, un service d’urgences et un service de Médecine Physique et Réadaptation. Un réseau de professionnel libéraux renforce le lien ville-hôpital. Les coordinatrices screenent les dossiers des urgences et contactent les patients à J15 du TCCL, pour une évaluation téléphonique et des conseils/réassurance/psychoéducation. Les patients symptomatiques à J15 sont recontactés à J30. S’ils rapportent toujours des difficultés, ils sont orientés vers une consultation pluridisciplinaire, qui peut déboucher sur un parcours de 11 heures de psychoéducation par des professionnels experts du TCCL. Résultats : Entre mars 2023 et octobre 2025, 4429 patients ont été inclus ; 3 461 (78%) ont été appelés à J15 et 737 (17%) à J30. 168 patients ont été adressés en consultation pluridisciplinaire, dont 136 (3%) ont intégré le parcours de psychoéducation. Le nombre de parcours de psychoéducation, bien inférieur à ce qui était prévu en fonction des données de la littérature (485 ; 8%), suggère qu’un accompagnement et une réassurance précoces peuvent réduire la persistance et l’impact des symptômes post commotionnels. Conclusion : Cette expérimentation a confirmé le nombre important de TCCL et les besoins d’évaluation et de réassurance à la phase très précoce. Elle permet une intervention rapide, spécifique et graduée. Les résultats suggèrent que cette prise en charge réduit l’anxiété, la persistance des symptômes et l’errance médicale. Une évaluation de ce dispositif aura lieu en 2026, en vue de son déploiement éventuel sur le territoire national.
Félicité BEGUIN (Montreuil) , Mathilde CHEVIGNARD , Isabelle ONISKOFF , Enrique CASALINO , Hélène CHAPPUY , Mehdi KHELLAF , Matthieu GAY , Audrey ABRIAL
09:30 - 09:45 #49996 - CP142 Comment les infirmières de triage raisonnent-elles lors de la première rencontre avec le patient ? Une étude qualitative multicentrique.
CP142 Comment les infirmières de triage raisonnent-elles lors de la première rencontre avec le patient ? Une étude qualitative multicentrique.

Introduction : Identifier rapidement une situation urgente est crucial pour les infirmières organisatrices de l’accueil (IOA), et repose sur un raisonnement clinique efficace. Ce raisonnement est fortement influencé par le contexte et l’environnement professionnel. Cette étude visait à explorer comment les IOA raisonnent dans le contexte spécifique du triage. Méthodes : Nous avons mené une étude ethnographique dans trois hôpitaux suisses. Les IOA ont été équipées d’une caméra GoPro© frontale enregistrant leur activité à la première personne. Immédiatement après le triage, des entretiens semi‑structurés ont été réalisés en s’appuyant sur ces vidéos comme support de discussion. Les données ont été analysées via un codage déductif et inductif dans le cadre d’une analyse thématique. Résultats : Dix IOA ont participé. Dès la rencontre avec le patient, elles ont formulé des hypothèses à l’aide d’un modèle de « reconnaissance de formes », parfois dès l’enregistrement du patient au secrétariat, avant même l’entretien direct. Ces hypothèses étaient basées sur la plainte principale, le faciès du patient et le délai d’apparition des symptômes, et guidaient l’évaluation clinique ultérieure. Conclusion : Dans un environnement complexe et souvent chaotique, les IOA mobilisent des processus cognitifs leur permettant d’identifier rapidement les informations pertinentes en s’appuyant sur des indices facilement accessibles et leur expérience antérieure. Ces résultats offrent des perspectives nouvelles pour la pratique et la formation, en soulignant l’importance de développer le raisonnement intuitif chez les IOA.
Yoann NOIRÉ (Fribourg, Suisse) , Youcef GUECHI , Eliott MAZAR , Thierry PELACCIA , Vincent RIBORDY
09:45 - 10:00 #50810 - CP143 Analyse de l’impact de la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde sur la qualité de prise d’appel des ARM au sein d’un SAMU.
CP143 Analyse de l’impact de la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde sur la qualité de prise d’appel des ARM au sein d’un SAMU.

Introduction : Notre SAMU a mis en place fin 2022 pour les ARM un temps de repos en raison de la pénibilité du travail nocturne en 12 heures. Cette organisation construite avec l’équipe et validée par l’encadrement et la direction était attendue par les agents pour améliorer les conditions de travail. Elle permet aux agents de prendre, chacun à leur tour, un temps de repos de 2H sur la période 00h-06h. Nous avons voulu étudier son impact sur la qualité du décroché et de la réponse aux appels en nuit profonde. Matériel et Méthode : Analyse rétrospective monocentrique des appels et DRM en période nocturne (00H – 07H) sur une année glissante (01/07/23 - 30/06/24) après la mise en place du protocole. Afin de se comparer aux recommandations HAS, nous avons analysé le QS60 et la durée de communication pour tous les appels entrants (dont bilans secouristes). Nous avons souhaité estimer les délais d’engagement des moyens pour les P0 et P1 en comparant les périodes avant/après ainsi que les horaires à 2 agents (00H-06H) et à 3 agents (06H-07H). Résultats : Le QS60 nocturne annuel est de 94,98% (minimum mensuel 91,80%, maximum 96,84%) vs 88,9% sur les données H24. Le temps de communication nocturne annuel est de 1 min 54 (minimum mensuel 1 min 53, maximum 2 min 09) vs 1 min 30 sur les données H24. Les délais d’engagement des moyens calculés étaient de 3 min 35 en 2023-2024 vs 2 min 50 en 2021-2022. L’analyse des périodes 00H-06H vs 06H-07H ne montrait pas de différence (3 min 36 vs 3 min 31) Conclusion : Le QS60 nocturne est supérieur à celui de la journée, même si l’analyse ne permettait pas de trier les appels «15 » des autres appels entrants. Si la durée moyenne de communication nocturne est plus longue qu’en journée elle reste dans la cible (80-120 sec) et la différence peut s’expliquer par l’absence d’organisation « N1-N2 » la nuit. Il existe un allongement du temps d’engagement par rapport à la période précédente, cependant il n’y a pas de différence entre les périodes à 2 ou 3 agents. Cette évolution reste complexe à imputer en raison de l’évolution de l’activité, des pratiques et l’évolution de l’ancienneté des ARM. Au total la mise en place d’un temps de repos nocturne ne semble pas impacter la qualité du décroché et de la réponse de notre SAMU. Des indicateurs plus ciblés auront un intérêt à être déployés pour suivre voire adapter ce protocole sur le long terme.
Emilie FOLLIAT (Bourg en Bresse) , Solenn CARRAGE , Sandra PRABEL , Aude-Marie GANGNERON , Sylvain PROST , Patrice SERRE
10:00 - 10:15 #50811 - CP144 Ressenti des ARM suite à la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde.
CP144 Ressenti des ARM suite à la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde.

Introduction : Notre SAMU a mis en place fin 2022 pour les ARM un temps de repos en raison de la pénibilité du travail nocturne en 12 heures. Cette organisation construite avec l’équipe et validée par l’encadrement et la direction était attendue par les agents pour améliorer les conditions de travail. Elle permet aux agents de prendre, chacun à leur tour, un temps de repos de 2H sur la période 00h-06h. Nous avons voulu étudier le ressenti des ARM sur la qualité de vie et les conditions de travail (QVT-CT). Matériel et Méthode : Questionnaire en ligne adressé à l’ensemble des ARM de notre SAMU, ciblant les agents travaillant la nuit. Des données sur l’âge, l’ancienneté et le nombre mensuel de nuits étaient colligées, puis le questionnaire abordait des questions autour de la qualité de vie au travail, le niveau de stress, le ressenti sur la qualité du travail ainsi que des éléments sur le risque routier et des pistes d’améliorations de la procédure. Résultats : 22 des 25 ARM travaillant la nuit ont répondu. La moitié a moins de 5 ans d’expérience et 13 travaillent entre 5 et 10 nuits par mois. 16 déclarent pouvoir prendre un temps de repos chaque nuit. Tous déclarent aborder plus sereinement les nuits et ressentir moins de fatigue. Seuls 2 ARM rapportent une augmentation du stress pendant ce temps de coupure (1 présent depuis moins de 5 ans, 1 depuis plus de 15 ans), et un seul déclare avoir ressenti un épisode de stress excessif sur cette période à 2 agents éveillés. Tous les ARM déclarent une amélioration de la QVT (dont 16 une « nette amélioration »). Tous déclarent une diminution du ressenti de risque routier lors du retour à domicile. Les 22 répondants déclarent une amélioration de la vigilance et de la prise de décision grâce au temps de repos. Aucun ne ressent une augmentation des délais de décroché et tous déclarent une amélioration de la qualité du décroché. Conclusion : La mise en place d’un temps de repos nocturne a un impact positif net sur la QVT-CT des agents. L’ensemble des répondants se dit satisfait de l’organisation qui leur semble améliorer également la qualité du travail en nuit profonde. Ce questionnaire va nous permettre de réfléchir à des pistes d’amélioration de ce temps de repos (organisation, durée et lieu de repos)
Solenn CARRAGE (Bourg en Bresse) , Emilie FOLLIAT , Sandra PRABEL , Aude-Marie GANGNERON , Sylvain PROST , Patrice SERRE
Salles 221-222-223
09:00

"Jeudi 04 juin"

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FC12
09:00 - 10:00

Flash communications
Régulation

Modérateur : Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Président CAMU, Président du Collège Aquitain de Médecine d'Urgence)
09:00 - 09:06 #50332 - FC12-01 Impact de la mise en place d’une application mobile de citoyen sauveteur sur la réanimation cardiopulmonaire initiée par un témoin lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers.
FC12-01 Impact de la mise en place d’une application mobile de citoyen sauveteur sur la réanimation cardiopulmonaire initiée par un témoin lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers.

Objectif : La survie de l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) dépend de l’initiation précoce d’une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) par massage cardiaque externe. Les technologies mobiles offrent la possibilité d’améliorer la chaîne de survie en recrutant des citoyens sauveteurs. L’objectif de cette étude était d’évaluer si l’implantation d’une application mobile de citoyen sauveteur (AMCS) dans un SAMU était associée à une hausse du taux de RCP pratiquée par un témoin avant l’arrivée des secours. Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective comparant deux périodes d’un an : avant et après la mise en place d’une AMCS. Les ACEH non traumatiques de patients adultes étaient inclus. Les objectifs secondaires étaient de comparer les critères habituels de prise en charge secouristes et le nombre de réponse. Résultats : Durant les 2 périodes, 529 ACEH ont été analysés. Le nombre de RCP par un témoin est passé de 107 (62,6%) avant à 161 (72,5%) après (différence de + 9,9% [IC 95% : 0,62% ; 19,28%] ; p = 0,02). Dans la phase après, l’application a été activée 124 fois (40% des ACEH analysés). Parmi ces alertes, 79 (64%) ont obtenu une réponse positive et 19 (15%) ont abouti à l’arrivée d’au moins un citoyen avant les secours. Les autres objectifs secondaires sont dans le tableau. Conclusion : L’implémentation d’une AMCS dans un SAMU a amélioré le taux de réalisation d’une RCP par un témoin lors des ACEH. Le taux de DAE posé par un témoin n’a pas été amélioré.

Aucun
Margot RIF (Montpellier) , Justine BEAUFILS , Dino TIKVESA , Blaise DEBIEN , Laurent BEBIEN , Celine GARNIER , Xavier BOBBIA
09:06 - 09:12 #50391 - FC12-02 Evaluation du SCAS (Senior Care Access System) permettant aux médecins régulateurs du SAMU 31 de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés.
FC12-02 Evaluation du SCAS (Senior Care Access System) permettant aux médecins régulateurs du SAMU 31 de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés.

Contexte L’objectif de cette étude était d’évaluer un système permettant aux médecins régulateurs du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) d’avoir un accès téléphonique direct à un gériatre, afin de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés. Méthodes Cette étude prospective monocentrique a été menée au SAMU du CHU de Toulouse sur une période de 18 mois. Les médecins régulateurs pouvaient contacter le SCAS (Senior Care Access System) pour les patients âgés de 75 ans ou plus, jugés à haut risque de passage aux urgences à court terme mais ne nécessitant pas une orientation immédiate vers ce service. Tous les appels transférés au SCAS entre le 1er septembre 2023 et le 28 février 2025 ont été inclus. Le critère de jugement principal était l’alternative à l’orientation aux urgences proposée par le SCAS, incluant des conseils téléphoniques, une consultation gériatrique, une hospitalisation de jour en gériatrie, une admission en soins post-aigus et réadaptation, ou une admission directe en unité de gériatrie aiguë. Le critère de jugement secondaire était la survenue précoce de visites hospitalières non planifiées (passage aux urgences ou hospitalisation non programmée dans les 7 jours suivant l’appel au SCAS). Résultats Un total de 364 patients a été inclus. L’âge moyen des patients était de 87,5 ans (±8,3), et 40,1 % étaient des hommes. Les appelants les plus fréquents au SAMU étaient les médecins généralistes (44,5 %), suivis des proches des patients (32,5 %). La raison principale de l’appel était une altération de l’état général (30,8 %), suivie des chutes (17,9 %). Une alternative à l’orientation aux urgences a été proposée pour 287 des 364 patients (78,8 %, IC 95 % : 74–83). Parmi les 117 patients pour lesquels le SCAS a décidé de ne pas orienter vers les urgences ou une unité de gériatrie aiguë, 32 (27,4 %) ont présenté une visite hospitalière non planifiée dans un délai médian de 3 jours. Conclusion La collaboration entre le SAMU et les gériatres est réalisable. Le soutien téléphonique d’un gériatre aux médecins régulateurs du SAMU pourrait offrir une alternative sûre à l’orientation aux urgences pour les patients à haut risque de passage aux urgences à court terme.

aucun
Orhiane DABASSE (TOULOUSE) , Xavier DUBUCS , Léa COLOMAR CAUSSAT , Yves ROLLAND , Sandrine CHARPENTIER , Sophie ELMALEM , Sara VIENNE-NOYES , Zara STEINMEYER
09:12 - 09:18 #50407 - FC12-03 Régulation nocturne de l’accès aux structures d’urgence de Loire-Atlantique : étude du devenir des patients.
FC12-03 Régulation nocturne de l’accès aux structures d’urgence de Loire-Atlantique : étude du devenir des patients.

Introduction : Pour faire face à la surcharge des structures d’urgence (SU), une régulation médicale préalable à l’admission a été mise en place entre 20 h et 8 h dans les cinq SU de Loire-Atlantique. Cette étude visait à décrire le parcours de soins des patients se présentant spontanément aux urgences et faisant l’objet d’une régulation médicale par le SAMU-SAS. Méthodes : Cette étude observationnelle rétrospective a été menée du 13 janvier au 21 février 2025. Étaient inclus les patients se présentant spontanément entre 20 h et 8 h dans les SU du département ayant été régulés par le SAMU-SAS, à l’exclusion des situations d’urgence vitale ou de vulnérabilité. Un suivi téléphonique à 7 jours a permis d’évaluer le devenir des patients non admis initialement dans un SU. Résultats : Parmi les 893 patients inclus, 316 (35 %) ont été orientés vers une alternative à l’admission aux urgences. Les motifs ORL, dentaires, et infectieux respiratoires étaient significativement associés à une non-admission. L’alternative la plus fréquente (31 %) était une consultation en maison médicale de garde (MMG). Parmi les patients non admis aux urgences après régulation, 115 ont pu être contactés à 7 jours et 92 % (n = 94) d’entre eux n’avaient pas nécessité de recours secondaire aux urgences. Leur satisfaction était élevée, en particulier pour ceux orientés vers une MMG. Il n'y a pas eu d'évènement indésirable grave détecté. Le taux de non-admission était significativement plus élevé pour les SU disposant d’une MMG à proximité. Conclusion : La régulation médicale préalable à l'accès aux urgences permet une orientation alternative dans plus d’un tiers des cas, limitant le recours aux SU et assurant une satisfaction élevée des patients. Le développement des MMG à proximité des SU semble être un facteur clé pour faciliter ce dispositif.

Aucun
Cassandra FOURÉ (Nantes) , François JAVAUDIN , Yann PENVERNE , Joel JENVRIN , Philippe PÈS , Antoine PELLERIN , Eric BATARD
09:18 - 09:24 #50435 - FC12-04 Apport de la vidéotransmission en régulation médicale pour les appels concernant la dyspnée de l’enfant de moins de 10 ans.
FC12-04 Apport de la vidéotransmission en régulation médicale pour les appels concernant la dyspnée de l’enfant de moins de 10 ans.

Introduction : La vidéotransmission (visio) aide les médecins régulateurs dans leur prise de décision. Ce dispositif semble approprié pour les appels concernant la dyspnée non traumatique de l’enfant. La sémiologie est riche visuellement et les tableaux cliniques varient de la simple gêne respiratoire à des situations de détresse vitale. Objectif : Comparer la pertinence de la décision médicale selon l’utilisation de la visio. Méthode : étude de cohorte, rétrospective, comparative, monocentrique, du 01/11/22 au 31/08/23. Inclusion des appels pour dyspnée non traumatique chez des enfants de moins de 10 ans habitant le bassin rennais. Les variables recueillis étaient la décision médicale en régulation, le recours aux urgences pédiatriques de Rennes, la réalisation d’examens complémentaires, la thérapeutique aux urgences et le recours à l’hospitalisation dans les 48 heures. Chaque décision médicale de régulation a été évaluée comme pertinente, non pertinente sur-triage ou non pertinente sous-triage. Le critère de jugement principal était le taux de décisions pertinentes. Le critère de jugement secondaire était le type de décisions non pertinentes. Résultats : 672 dossiers de régulation ont été inclus dont 161 (24%) avec l’aide de la visio. La population était plus jeune dans le groupe visio (p<0,001). La visio était utilisée par les urgentistes dans 151 (94%) cas. La décision médicale était l’envoi d’un véhicule sanitaire, l’adressage aux urgences, la consultation médicale en ambulatoire, le conseil médical et l’envoi d’un SMUR dans respectivement 212 (32%), 183 (27%), 155 (23%), 87 (13%) et 35 (5%) des cas. Le taux de décisions pertinentes était 77% dans le groupe visio versus 73% dans le groupe contrôle (p=0,29). Au sein des décisions non pertinentes, le sous triage représentait 8 (22%) enfants dans le groupe visio et 34 (24%) enfants dans le groupe contrôle (p=0,72). Conclusion : L’utilisation de la vidéotransmission ne modifiait pas la pertinence des décisions médicales.

Aucun
Léa LEROUGE (Rennes) , Louis SOULAT , Nicolas PESCHANSKI , Paul-Georges REUTER , Adeline BOEFFARD
09:24 - 09:30 #50600 - FC12-05 Régulation médicale des chutes chez les patients de plus de 75 ans : comparaison du taux d’hospitalisation à sept jours selon l’orientation initiale.
FC12-05 Régulation médicale des chutes chez les patients de plus de 75 ans : comparaison du taux d’hospitalisation à sept jours selon l’orientation initiale.

Introduction : Chaque année, plus de deux millions de personnes âgées chutent en France, entraînant perte d’autonomie, hospitalisation, institutionnalisation et mortalité accrue. La régulation médicale, assurée par le SAMU, consiste à décider d’un transport aux urgences ou d’un maintien à domicile sur la base d’informations parfois incomplètes. Les conséquences de cette décision sont peu documentées chez les patients âgés. L’objectif principal était de comparer le taux d’hospitalisation à sept jours entre les patients laissés sur place et ceux transportés aux urgences. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs associés à l’hospitalisation différée chez les patients laissés sur place. Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, réalisée au CHU d’Angers à partir des données du SAMU 49 et du PMSI. Ont été inclus les patients âgés de 75 ans ou plus ayant sollicité le centre 15 pour chute. Étaient exclus les patients vivant en EHPAD, présentant une chute d’une hauteur supérieure à leur taille ou hors secteur d’Angers. Les patients transportés inclus étaient uniquement ceux admis aux urgences du CHU d’Angers. L’exposition était le transport aux urgences. L’issueprincipale était l’hospitalisation à sept jours. Les analyses ont été pondérées sur le score de propension (IPTW). Les facteurs prédictifs d’hospitalisation à J30 chez les laissés sur place ont été étudiés par régression logistique univariée. Résultats : Sur 783 patients inclus entre janvier et septembre 2024, 400 (51 %) ont été transportés et 383 (49 %) laissés sur place. Après pondération, le risque d’hospitalisation à J7 était de 65 % chez les transportés contre 9,7 % chez les laissés sur place (OR pondéré poolé : 14,83 ; IC 95 % : 6,42–34,28). À J30, les résultats étaient similaires. Chez les laissés sur place, un nouvel appel (OR = 3,40 ; IC 95 % : 1,83–6,33) et l’impotence initiale (OR = 2,68 ; IC 95 % : 1,32–5,47) étaient significativement associés à l’hospitalisation différée. Conclusion : Le transport aux urgences après une chute est fortement associé à un risque accru d’hospitalisation dans la semaine suivante. L’identification de facteurs prédictifs chez les laissés sur place pourrait contribuer à affiner les critères de régulation. Des études complémentaires sont nécessaires pour développer des outils d’aide à la décision et sécuriser la régulation médicale des chuteurs âgés.

Aucun
Axelle PREVOST (ANGERS) , Jean-Michel LE MOIGNO , Pierre FAURE
09:30 - 09:36 #50614 - FC12-06 Facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce dans les appels pour coma.
FC12-06 Facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce dans les appels pour coma.

Introduction : La régulation des patients appelant pour coma est peu étudiée et non protocolisée au niveau national. Le coma est une cause fréquente d’intervention SMUR et d’hospitalisation dont la régulation téléphonique est souvent complexe. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs prédictifs de coma grave, définis comme nécessitant une thérapeutique urgente, dès l’appel au centre 15. Matériel et Méthode : Nous avons constitué une étude rétrospective monocentrique menée au SAMU 31 sur l’année 2023, incluant les patients >15 ans dont le motif d’appel était codé « coma » dans appliSAMU. Le critère principal était le recours à une thérapeutique urgente en pré-hospitalier ou dans les 3 heures suivant l’admission. Résultats : 400 patients ont été inclus dont 21% ont bénéficié d’une thérapeutique urgente. Les facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce étaient : un âge supérieur à 40 ans, une intoxication médicamenteuse, une hypoglycémie < 0,7 g/L, une respiration bruyante ou des ronflements et des sueurs. Nous avons ensuite observé la probabilité de recours à une thérapeutique urgente en fonction du nombre de facteur prédictifs présents à l’appel (Tableau 1). Conclusion : 5 facteurs de risque ont pu être identifiés. Leur recherche systématique à l’interrogatoire et la confirmation par une étude prospective pourraient permettre la validation d’un score prédictif utilisable en régulation et permettant de guider l’envoi d’un moyen médicalisé.

Aucun
Ivan MULAS (TOULOUSE ( 31100 )) , Pauline MARCHETTO , Frederic BALEN
09:36 - 09:42 #50632 - FC12-07 Triage par IA des patients nécessitant une orientation vers les urgences hospitalières parmi ceux qui sollicitent des soins d'urgence ou non programmés par téléphone auprès de SOS Médecins Grand Paris : une étude rétrospective.
FC12-07 Triage par IA des patients nécessitant une orientation vers les urgences hospitalières parmi ceux qui sollicitent des soins d'urgence ou non programmés par téléphone auprès de SOS Médecins Grand Paris : une étude rétrospective.

Introduction Les services d'urgence des hôpitaux sont surchargés de patients nécessitant des soins disponibles en ville. Afin de préserver les services d'urgence, ces patients pourraient être identifiés en amont par téléphone et redirigés. L’objectif de ce travail était de développer et d’évaluer un modèle basé sur l'intelligence artificielle (IA) permettant d'identifier les patients nécessitant une orientation vers les services d'urgence des hôpitaux parmi les patients ambulatoires sollicitant des soins d'urgence ou non programmés via les centres d'appel médicaux. Matériel et méthodes Nous avons utilisé les appels téléphoniques (de 2017 à 2023) et les dossiers médicaux de SOS Médecins Grand Paris (France), qui propose des visites à domicile aux personnes souffrant de pathologies qui ne peuvent attendre qu'un médecin généraliste soit disponible (et qui se rendraient aux urgences sans autre solution). À la fin de chaque visite, le médecin consigne le devenir (retour à domicile ou orientation vers les urgences hospitalières ; représente 3 % des visites) et le diagnostic dans le dossier médical du patient. Les appels ont d'abord été transcrits à l'aide d'un modèle de reconnaissance vocale automatique, puis classés comme patients nécessitant ou non une orientation vers les services d'urgence hospitaliers à l'aide d'un modèle textuel. Résultats Près de 167 000 appels ont été utilisés pour la formation et 120 pour la validation et les tests respectivement. Avec un seuil de classification fixé pour maximiser le score F0,5, la précision globale était de 95,3 % (IC 95 % 95,2-95,4). L’aire sous la courbe ROC (receiver operating characteristic) était de 0,83 (intervalle de confiance à 95 % IC 95 % 0,82-0,4). Les aires étaient significativement meilleures pour les hommes (que pour les femmes), les patients dans la quarantaine et ceux vivant dans les quartiers les plus défavorisés. Les mots associés à l'orientation vers les services d'urgences hospitalières évoquaient des pathologies potentiellement graves, tandis que ceux qui n'y étaient pas associés correspondaient généralement à des infections ORL (oreille, nez et gorge). Conclusion Évalué positivement, notre système devrait permettre d'aider les opérateurs téléphoniques lors du triage médical. Idéalement, cela permettrait une meilleure identification des patients qui doivent être orientés vers les services d'urgence des hôpitaux, ce qui serait bénéfique tant pour la santé des patients que pour l'allocation des ressources.

L'auteur de cet abstract est l'un des cofondateurs d'e-sensia, une start-up ayant pour but d'améliorer la régulation médicale grâce au développement de modèles d'IA.
Laurent RIGAL (Paris)
09:42 - 09:48 #50739 - FC12-08 Bénéfices de l'accès régulé par les SAMU sur les structures d'urgence de Bretagne : étude rétrospective multicentrique.
FC12-08 Bénéfices de l'accès régulé par les SAMU sur les structures d'urgence de Bretagne : étude rétrospective multicentrique.

ntroduction : L’accès régulé aux structures d’urgence (SU) par le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) est proposé pour optimiser l’orientation des patients. L’objectif principal était d’évaluer l’impact de cette mise en place sur l’activité des centres hospitaliers (CH) bretons. Méthode : Cette étude, multicentrique, rétrospective et observationnelle portait sur les SAMU et SU de Bretagne, du 1er juillet au 31 août 2024. Le critère d’inclusion pour un CH était une période de régulation supérieur à 24h consécutive d’accès régulé sur la période de l’étude. Les critères d’évaluation étaient le nombre de passages par jour et le nombre de Dossiers de Régulation Médicale (DRM) en accès régulé versus en accès non régulé, des tests non paramétriques. Résultats : 7 CH ont été inclus, cumulant 40 661 passages aux SU. Sur les 62 jours d'analyse, il y a eu entre 11 et 15 jours d’accès régulé selon les CH. Les résultats sont présentés dans le tableau. L’impact sur le nombre de passages aux SU et le nombre de DRM étaient significatif, respectivement p=0,002 et p<0,001. Discussion : Cette étude, première de ce type à l’échelle régionale, montre que l’accès régulé diminuait l’activité des SU au prix d’une augmentation de celle des SAMU.

aucun
François SAGET (Rennes) , Lydie URO , Etienne PAULHET , Nicolas PESCHANSKI , Louis SOULAT , Paul-Georges REUTER
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FC13
09:00 - 10:00

Flash communications
Recours aux soins

Modérateur : Dino TIKVESA (Chef de clinique des universités - Assistant des hôpitaux) (Médecin, Montpellier)
09:00 - 09:06 #50042 - FC13-01 État des lieux des modalités de déclenchement et auto-déclenchement des Médecins Correspondants du Samu (MCS) au sein des centres de régulation en région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) en 2024.
FC13-01 État des lieux des modalités de déclenchement et auto-déclenchement des Médecins Correspondants du Samu (MCS) au sein des centres de régulation en région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) en 2024.

Introduction : Les Médecins Correspondants du SAMU (MCS) sont des médecins généralistes formés à l’urgence, installés dans un territoire où le délai d’accès à des soins urgents est supérieur à trente minutes d’un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) terrestre. En 2024, la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) dénombre 354 MCS, répartis dans 10 centres 15 (C15). Ce travail analyse les modalités de déclenchement des MCS selon le C15 référent. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive et multicentrique, où ont été interrogés, via un formulaire en ligne, les médecins régulateurs urgentistes (MRU) et assistants de régulation médicale (ARM) des 10 C15 de la région AURA, entre le 1er octobre 2024 et le 1er décembre 2024. Résultats : 81% des ARM et MRU interrogés confirment l’existence d’une cartographie des zones MCS, accessible via le logiciel de régulation pour 60% d’entre eux. Lorsqu’une intervention se trouve en zone MCS, 70% des professionnels de régulation indiquent ne pas en être informés via le logiciel, et s’appuient uniquement sur leur connaissance personnelle du réseau. L’ARM déclenche le MCS dans 65% des cas. Il est rare que le MCS ne réponde pas à l’appel du C15. Si aucun MCS n’est inscrit sur le planning, l’ARM perd du temps à contacter un autre MCS. Il n’existe pas de liste des motifs de déclenchement MCS. Un échange entre MRU et MCS avant l’intervention n’est que rarement réalisé, mais une discussion après l’intervention a lieu pour 71% des MRU. La connaissance du dispositif MCS (rôle, compétences, équipement) semble insuffisante. Il n’existe pas de formation officielle au dispositif MCS pour les professionnels de régulation. L’apprentissage se fait principalement sur le terrain. Conclusion : Il existe de fortes disparités entre les C15 concernant les déclenchements MCS. La plupart des évènements indésirables liés aux missions MCS sont dus à un problème de déclenchement, voire de non déclenchement.

Aucun
Clara BOURRIER (Viuz en Sallaz) , Laura HAINQUE , Jean François FAGE
09:06 - 09:12 #50412 - FC13-02 Facteurs prédictifs de reconsultation sévère pour douleur abdominale aiguë aux urgences.
FC13-02 Facteurs prédictifs de reconsultation sévère pour douleur abdominale aiguë aux urgences.

Introduction : Les douleurs abdominales constituent un motif fréquent de recours aux urgences, avec une proportion élevée de patients autorisés à rentrer à domicile après leur passage initial. Le délai associé à la reconsultation avec hospitalisation au décours (reconsultation sévère) est un phénomène rare mais source de retard diagnostique. L’objectif était d’identifier des facteurs prédictifs de reconsultation ayant pour issue une hospitalisation. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique menée au CHU de Rouen. Les patients inclus étaient ceux de plus de 18 ans, consultant aux urgences pour douleur abdominale aiguë et non hospitalisés après le passage index. Le critère de jugement principal était la survenue d’une reconsultation sévère, définie par une reconsultation dans un délai de 10 jours suivant le passage index aux urgences pour douleur abdominale, ayant pour issue une hospitalisation. Les variables relevées issues du passage initial ont été analysées par régression logistique. Résultats : Entre le 1er janvier 2021 et le 15 février 2025, 23 850 patients ont consulté aux urgences sans hospitalisation au décours pour douleur abdominale. Après échantillonnage des patients sans reconsultation ou avec une reconsultation non sévère et application des critères d’exclusion, 724 patients ont été inclus : 240 n’ont pas eu de reconsultation après la consultation index, 232 ont une une reconsultation non sévère et 252 une consultation sévère. Le taux de reconsultation sévère sur l’ensemble de la cohorte était de 1,39 %. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de reconsultation sévère étaient : l’existence d’un antécédent digestif chirurgical ou médical (OR à 2,68 IC95% 1,19 – 6,07 et OR à 4,03 IC95% 1,39 – 11,70), un âge ≥ 80 ans (OR à 4,83 IC95% 1,04 – 22,31) et une EVA ≥supérieure ou égale à 7 (OR à 2,67 IC95% 1,10 – 6,50). Parmi les 252 patients du groupe reconsultation sévère, 124 (49,2%) ont bénéficié d’une procédure chirurgicale ou interventionnelle, principalement pour la prise en charge de l’occlusion digestive, de la cholécystite et de l’appendicite. Neuf patients (3,6%) sont décédés au cours de l’hospitalisation. Conclusion : Les facteurs associés à la reconsultation sévère dans le cadre de la douleur abdominale incitent à porter une vigilance particulière à ces patients à risque néanmoins autorisés à rentrer à domicile après évaluation aux urgences.

Aucun
Pablo MAGNÉ (Rouen) , Mélanie ROUSSEL , Luc-Marie JOLY , Édouard ROUSSEL , Mégane CHAPIN , André GILLIBERT , Mikael DUSENNE
09:12 - 09:18 #50460 - FC13-03 Moyens de dépistage des coronaropathies : comparaison entre un service d'urgences conventionnel et une unité douleur thoracique.
FC13-03 Moyens de dépistage des coronaropathies : comparaison entre un service d'urgences conventionnel et une unité douleur thoracique.

Contexte : La douleur thoracique est l’un des motifs les plus fréquents de consultation aux urgences (2,5 % des passages). Identifier les étiologies graves tout en évitant les examens inutiles est un enjeu majeur. Les Unités Douleur Thoracique (UDT) ont été développées pour optimiser la prise en charge diagnostique de ces patients, notamment grâce à une meilleure accessibilité aux examens cardiovasculaires. Objectif : Comparer la prise en charge diagnostique et le devenir des patients consultant pour douleur thoracique dans un service d’urgences classique à celle d’une UDT, notamment en termes de reconsultation à six mois. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective, observationnelle, multicentrique, sur 200 patients ayant consulté en janvier 2023 pour douleur thoracique : 100 à l’UCASAR et 100 aux urgences de Lariboisière. Le critère de jugement principal était le taux de reconsultation à six mois pour les patients ayant eu la prescription d’une exploration fonctionnelle cardiovasculaire à la sortie. Nous avons secondairement regardé l’impact des examens réalisés sur place et les diagnostics de sortie. Résultats : Il n’y a pas de différence significative sur le taux de reconsultation à 6 mois pour les patients ayant bénéficié de la prescription d’une exploration fonctionnelle cardiovasculaire à la sortie (p = 0,39). Parmi les examens de biologie et de radiologie prescrits au cours de la consultation, aucun n’est associé à une modification du taux de reconsultation. Les diagnostics de sortie semblent plus précis au sein de l’UDT. Conclusion : Si la prescription d’un examen fonctionnel cardiovasculaire à la sortie ne réduit pas les reconsultations à six mois, l’UDT permet d’établir des diagnostics plus précis et un recours plus large aux examens cardiovasculaires, notamment l’échographie, sous réserve d’une probable différence de protocole et d’études ultérieures.

Aucun
Romain LEPLEUX (Paris)
09:18 - 09:24 #50548 - FC13-04 Hospitalisations des étrangers en situation irrégulière : une analyse comparative des régimes français de protection sociale.
FC13-04 Hospitalisations des étrangers en situation irrégulière : une analyse comparative des régimes français de protection sociale.

Introduction: Des inégalités d'accès aux soins pour les étrangers en situation irrégulière persistent dans les pays européens. En France, l'accès aux soins de santé pour cette population est réparti entre deux dispositifs : l'Aide médicale d'État (AME), qui offre une large couverture médicale, et le programme Soins Urgents et vitaux (SUV), qui se limite aux situations mettant en danger la vie des personnes non éligibles à l'AME. Cette étude vise à analyser les caractéristiques des admissions à l'hôpital et les coûts liés à ces programmes. Méthode: Cohorte rétrospective sur la base nationale des hospitalisations de 2013 à 2021. Tous les séjours hospitaliers concernant les patients bénéficiant de l’AME ou du dispositif SUV ont été inclus. Le critère d'évaluation principal était le coût moyen par séjour. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la durée moyenne du séjour et le recours aux soins intensifs. Des modèles linéaires mixtes généralisés multivariables ont été utilisés. Résultats: Inclusions des séjours concernant 197 327 patients AME et 40 322 patients SUV. Les hospitalisations via les urgences représentaient 47 % des hospitalisations AME vs 68 % SUV. Parmi tous les séjours, 36 % étaient liés à l'obstétrique pour l’AME vs 31 % pour le SUV. Parmi eux, les pathologies de l’antepartum représentaient 14 % pour l’AME et 19 % pour le SUV, et les avortements 2,7 % et 4,1 %, respectivement. La durée moyenne de séjour était de 6,3 (6,3-6,3) jours pour l’AME vs 8,6 (8,5-8,7) pour le SUV. La proportion de séjours comprenant au moins un jour en soins intensifs/continus était de 6,5 % pour l’AME et 9,0 % pour le SUV. Le coût moyen par séjour était : 3 758 € [3 637-3 883] pour un patient AME, soit 13 % de moins que les séjours d'un patient SUV (différence absolue moyenne: 504 €). Les patients SUV avaient une probabilité 16 % plus élevée d'être admis en soins intensifs et une durée totale de séjour 19 % plus longue que les patients AME. Conclusion: Les étrangers en situation irrégulière qui ne bénéficient pas de l'AME ont des frais hospitaliers plus élevés, des séjours plus longs et des taux d'admission en soins intensifs plus élevés que ceux qui sont pris en charge par l'AME.

Aucun
Kevin ZARCA , Bekkar ZAKARIA , Thomas RAPP , Isabelle DURAND-ZALESKI , Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Bobigny)
09:24 - 09:30 #50590 - FC13-05 Disparité entre les sexes dans la prescription de tomodensitométrie pour douleurs abdominales intenses (EN ≥ 7/10) en structure d’urgence : étude observationnelle, rétrospective au CHU de Nîmes.
FC13-05 Disparité entre les sexes dans la prescription de tomodensitométrie pour douleurs abdominales intenses (EN ≥ 7/10) en structure d’urgence : étude observationnelle, rétrospective au CHU de Nîmes.

Contexte : Les douleurs abdominales (DA) représentent 10 % des consultations et 60 % des hospitalisations chez les patients de plus de 60 ans admis en structure d’urgences (SU). La tomodensitométrie (TDM) modifie la prise en charge dans plus de 50 % des cas. Bien que des inégalités de genre soient documentées en médecine d’urgence, leur impact dans les DA reste peu étudié. L’objectif de notre étude était de comparer la prescription de TDM abdominales entre les hommes et les femmes consultant pour une DA intense (EN≥ 7/10) en SU. Méthodes : Étude observationnelle rétrospective monocentrique du 01/01/2024 au 21/11/2024, incluant des patients ≥ 60 ans présentant une DA intense. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une TDM abdominale. Résultats : Sur 310 patients, 162 (52 %) étaient des femmes. Une TDM a été prescrite chez 100 (68 %) hommes vs 97 (60 %) femmes (Odds Ratio = 0,70, intervalle de confiance à 95% : 0,44 à 1,12). Le temps d'attente médian entre le 1ier contact médical et la prescription de TDM était de 35 minutes pour les femmes [7–157] et de 59 minutes pour les hommes [10–141] (p = 0,67). Cinquante-trois (33 %) femmes ont reçu un diagnostic de DA non spécifique contre 27 (18 %) hommes (p=0,004). Conclusion : Dans le contexte des douleurs abdominales intenses chez les patients âgés de 60 ans et plus, il ne semble pas exister de différence dans la prescription de TDM abdominale selon le sexe en SU. Des études de plus grande échelle sont nécessaires pour déterminer si le sexe influence la prescription d’examens complémentaires en SU.

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Léane BERTRAND (Nimes) , Fabien COISY , Sylvain BENENATI , Xavier BOBBIA , Romain GENRE GRAND PIERRE
09:30 - 09:36 #50682 - FC13-06 QUELS SONT LES FACTEURS FAVORISANT LA RECIDIVE DES EPISTAXIS ?
FC13-06 QUELS SONT LES FACTEURS FAVORISANT LA RECIDIVE DES EPISTAXIS ?

Introduction : Les taux de récidive d’épistaxis varient selon les études, allant de 16 % à 52 %. L’objectif de l’étude est d’identifier les facteurs favorisants les récidives d’épistaxis. Méthodologie Une étude monocentrique, rétrospective, observationnelle et analytique a été menée incluant tous les patients ayant consulté aux urgences de notre Centre Hospitalier sur la période du 01/01/2021 au 31/12/2023 pour un épisode d’épistaxis. . Résultats Sur une période de 3 ans, 166 patients ont été inclus (moyenne 70,4 ± 2,9 ; sex-ratio H/F de 1,4), XY prenaient des antithrombotiques quotidiennement et étaient traités pour une HTA. Quatre-vingt-un patients (51%) ont présenté une récidive d’épistaxis, dont 20 (12%) au moins 3 récidives. Les patients avec récidive ont plus bénéficié d’un traitement antihypertenseur (61 % vs 26 %, p < 0,0001), et plus souvent d’un méchage antérieur (95% vs 53%, p < 0,0001) et plus de transfusion (10 % vs 1 %, p = 0,018). Ils ont plus fréquemment nécessité une hospitalisation (28 % vs 8 %, p =0,006). En analyse multivariée, la bilatéralité de l’épistaxis apparaît comme le seul facteur indépendamment associé à la récidive. (OR = 10,9 ; IC 95 % [3,9 – 49,9] ; p = 0,0004). Conclusion La bilatéralité doit alerter les cliniciens sur la probabilité de récidives. Ces résultats justifient une prise en charge adaptées pour réduire les épisodes récurrents, les consultations répétées et améliorer la qualité de vie des patients.

Aucun
Karim BELMOKHTAR (dijon) , Riadh TFIFHA , Patrick RAY
09:36 - 09:42 #50751 - FC13-07 Comparaison du devenir des patients admis au SAU en fonction de l'adressage par un médecin généraliste ou non.
FC13-07 Comparaison du devenir des patients admis au SAU en fonction de l'adressage par un médecin généraliste ou non.

Le système de santé en France est confronté à une pression croissante en raison du vieillissement de la population, de la pénurie de professionnels de santé et de la demande croissante au niveau médical. Les établissements de soins d'urgence sont particulièrement touchés par cette demande croissante de soin entraînant de longs délais d'attente pour les patients nécessitant des soins médicaux. Cette étude s’attachera à comparer le taux d’hospitalisation des patients adressés aux urgences adultes du CHRU de Besançon par un médecin généraliste par rapport à ceux qui se présentent eux-mêmes. Il s’agit d’une étude quantitative prospective mono centrique réalisée en mars 2024 aux urgences adultes du centre hospitalier régional universitaire de Besançon comparant le taux d’hospitalisation des patients adressés par un médecin généraliste par rapport aux autres. Nous avons pu mettre en évidence une augmentation significative (p<0.001) des hospitalisations pour les patients adressés par un médecin généraliste aux urgences, 53.1% contre 19.1% pour les autres patients. Il y a également une augmentation significative (p<0.001) de la réalisation d’examens d’imageries chez ces patients, 62.2% contre 32.9% chez les autres patients. Notre étude appuie le fait de porter une attention particulière aux patients adressé par un médecin généraliste aux urgences. L’enjeu de ses prochaines années va être de gérer la saturation croissante des hôpitaux et tout particulièrement des services d’urgences.

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Rodwan TROUTIER (Besançon) , Paul Antoine ATECHIAN , Abdo KHOURY
09:42 - 09:48 #50780 - FC13-08 Patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales : profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique.
FC13-08 Patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales : profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique.

Introduction : La prise en charge des urgences vitales représente un enjeu majeur de santé public. L’étude du profil épidémio-clinique et thérapeutique des patients admis en SAUV (Salle d’accueil des urgences vitales) permet une meilleure compréhension des pathologies rencontrées contribuant ainsi à l’amélioration de l’organisation et de la qualité des soins. Objectif : Etudier le profil épidémio-clinique, thérapeutique et évolutif des patients admis en SAUV. Méthode : Etude prospective observationnelle sur quatre ans. Inclusion des patients admis à la SAUV pour une détresse vitale. Recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques. Evaluation de la Mortalité à J0, J7 et à J30. Résultats :Inclusion de 416 patients. Age moyen de 60 ± 20 ans avec un sex-ratio de 1,3. Les comorbidités étaient: hypertension (40%), diabète (33%), bronchopneumopathie obstructive (18%) et coronaropathie (13%). La symptomatologie respiratoire était en chef de file des plaintes fonctionnelles (54,3%) suivi de la symptomatologie neurologique (41,2%).La PAM était inférieure à 60 mmHg chez 83 patients (20%). Une polypnée était notée chez 340 patients (81%) avec une SpO2< 90% chez 177 patients (42,5%). Un GCS inférieur à 13 était noté chez 126 patients (30,3%). Des signes d’insuffisance cardiaque gauche et droite étaient notés chez 66(15,9%) et 57(13,7%) patients respectivement.Une hyperleucocytose était notée chez 174 patients (41,8%). Une insuffisance rénale a été notée chez 159 patients (38,2%). Une acidose a été notée chez 253 patients (60,8%). La moyenne du taux de lactate à l’admission a été de 4,7±3,5 mmol/l avec des extrêmes de 0,2 à 16,3 mmol/l.Les étiologies respiratoires et cardiologiques représentaient plus que la moitié des affections rencontrées. L’œdème aigu du poumon cardiogénique était la première cause d’admission (13,2%) suivi par les états de choc d’origine septique (9,9%).Une oxygénothérapie était nécessaire chez 72,1% des patients. Le recours à l’intubation orotrachéale était nécessaire dans 29,3% des cas et 33,3% ont été mis sous ventilation non invasive. Une expansion volémique a été indiquée chez 37% des patients et le recours aux amines vasoactives était indiqué chez 98 patients (23,6%).La mortalité à J0, J07 et J30 étaient de 26,7; 5,3 et 5,5% respectivement. Conclusion : La prédominance des atteintes respiratoires et cardiaques, avec une mortalité élevée, impose une organisation structurée et protocolisée de la prise en charge.

Aucun
Youssef BEN BRAHIM (Ben Arous, Tunisie) , Hanen GHAZALI , Oumayma BESBES , Hela BEN TURKIA , Yousra MEJDOUB , Rihab DAOUD , Sami SOUISSI , Rym HAMED
Zone posters 2
09:15

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BN01
09:15 - 10:15

Breaking News
Le drone en santé : ça vole enfin en France !
Innovation , Organisation , Régulation, Services d'Urgences, SMUR

Modérateurs : François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Médecin, Nantes), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Médecin, Niort)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
Les drones en santé urgente, vous les attendiez ? Ils volent enfin en France en pratique courante ! Dans cette session Breaking News, deux experts détailleront le rationnel scientifique de ces dispositifs pas si futuristes, leurs enjeux, les cas d'usage d'aujourd'hui et ceux à venir, tout en élaborant un retour d'expérience concret autour de leur implémentation en vie réelle, de la campagne à la métropole (cadre réglementaire, acceptabilité, intégration aux pratiques). Les drones, c'est maintenant !
09:15 - 10:15 Le drone en santé : ça vole enfin en France ! Matthieu HEIDET (Médecin) (Conférencier, Médecin, Créteil), Cédric DAMM (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

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CM03
09:15 - 10:15

Conférence
Traumatismes pénétrants
Adulte, Les fondamentaux, Services d'Urgences, SMUR, Traumatologie vitale

Modérateurs : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Médecin, Lille), Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Médecin , Lyon)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Le traumatisme pénétrant est trompeur. Nos experts vous dévoilent tout pour ne pas tomber dans les pièges et prendre en charge ces patients de façon optimale.
09:15 - 09:35 Quelles spécificités pour l’urgentiste face à ce type de patient. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Conférencier, Médecin, Marseille)
09:35 - 09:55 Actions et prise en charge des 30 premières minutes en SMUR ou en SAUV. Tristan TISON (PH) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
09:55 - 10:15 Admission directe au bloc ? Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Amphi Havane

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CM20
09:15 - 10:15

Conférence
Quand explorer la douleur : les red flags de la douleur de l'enfant
Douleur - Analgésie, Pédiatrie, Services d'Urgences

Modérateurs : Agathe BEAUVAIS (PHC) (Médecin, Paris), Fabien LEMOEL (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nice)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
Revoyons ensemble le parcours diagnostique face a plusieurs symptomatologies communes de l'enfant.
09:15 - 09:30 Douleur de hanche. Guillaume LOPIN (PH) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
09:30 - 09:45 Douleur abdominale. Romain GUEDJ (Pediatrician) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:45 - 10:00 Cephalées. Emmanuel CHEURET (PH) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
10:00 - 10:15 Douleur thoracique. Alexis LOUVEL (médecin) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Salle 241

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SIS30
09:15 - 10:15

Session Interactive
Quiz : urgences neurologiques
Neurologie, Soignant

Modérateur : Perrine BOURSIN (IPA Urg neurovasc, Coordinatrice Centre de recherche et formation) (IPA Urgences , Paris)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Venez revoir les fondamentaux de la neurologie.
09:15 - 10:15 Quiz : urgences neurologiques. Flavie DETAILLE (IPA urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Paris)
Salle 242B

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CMS11
09:15 - 10:15

Table ronde
Violences faites aux personnes vulnérables : repérage en situation d’urgence
Assistante sociale, Règlementaire, Santé publique - Prévention, Urgences sociales

Modérateurs : Aurélie RUIZ (Infirmière) (Montpellier), Caroline VAREILLE (assistante sociale) (Paris)
Coordonnateur : Flavien SMET (Coordonnateur, Chaumont)
Entre signes cliniques à repérer dans l’urgence, responsabilités légales à assumer et coordination pluridisciplinaire pour orienter au mieux, le repérage des violences faites aux personnes vulnérables exige un regard affûté, un cadre clair et une action collective.
09:15 - 09:30 Signes cliniques, indicateurs d’alerte, repérage en contexte d’urgence. Charlotte GORGIARD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:30 - 09:45 Cadre légal et responsabilités. Marie BAILLAT (assistante socio éducative) (Conférencier, AS, Paris)
09:45 - 10:00 Collaboration pluridisciplinaire et orientation. Matthieu PICCOLI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
10:00 - 10:15 Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

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CMS14
09:15 - 10:15

Table ronde
Mise en place des nouveaux actes ambulanciers
Ambulancier, Exercice professionnel, Gestes

Modérateurs : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (IDE, Brest), Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, IDE, Brest)
L'évolution récente de la légilsation a élargie le champ de compétence des ambulanciers, en leurs permettant la réalisation de nouveaux actes professionnels. Acteurs indispensables de l'aide médicale urgente, ils représentent dorénavent une nouvelle ressource pour la régulation du SAMU et le bien du patient. L'ANCESU vous expliquera en quoi consiste la formation à ces nouveaux actes, vous aurez ensuite le regard du médecin régulateur du SAMU, les nouvelles possibilités que cela représente et comment les utiliser à bon escient. Enfin, les ambulanciers vous partagerons leur retour d'expérience depuis la mise en place sur le terrain. Alors n'hésitez plus, venez découvrir et échanger sur l'intérêt de ces nouvelles pratiques.
09:15 - 09:30 La formation. Isabelle BORRACCIA (IADE enseignante responsable CESU 67) (Conférencier, IDE, Strasbourg)
09:30 - 09:45 Du point de vue du SAMU, une nouvelle ressource en régulation. Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Médecin, Angers)
09:45 - 10:00 Concrètement sur le terrain, retour d'expérience d'une mise en place réussie. Louis BERNIER (Responsable opérationnel - Ambulancier diplômé d'État) (Conférencier, Ambulancier, Nantes)
10:00 - 10:15 Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

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SI06
09:15 - 10:15

Session Interactive
Les céphalées : distinguer le bénin du critique
Adulte, Les fondamentaux, Neurologie, Transversal - Indifférent

Modérateur : Rémy DIESNIS (Emergency physician) (Médecin, Roubaix)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
La céphalée, motif de consultation fréquent, est un défi quotidien tant sur son etiologie que sa potentielle gravité. Ne passons plus à côté de l'urgence.
09:15 - 10:15 Les céphalées: distinguer le bénin du critique. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
Salle 352B
10:00

"Jeudi 04 juin"

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FC14
10:00 - 11:00

Flash communications
Gériatrie

Modérateur : Laure JAINSKY (Praticien Hospitalier) (Issoire)
10:00 - 10:06 #50165 - FC14-01 Intubation préhospitalière chez les patients âgés : impact sur la mortalité.
FC14-01 Intubation préhospitalière chez les patients âgés : impact sur la mortalité.

Introduction : L’altération de l’état de conscience (AEC) chez le sujet âgé est fréquente et souvent associée à un risque élevé de mortalité. L’intubation préhospitalière (IOT) pourrait améliorer le pronostic, mais les données restent limitées. Objectif : Évaluer l’impact de l’intubation préhospitalière sur la mortalité chez les patients ≥ 65 ans présentant une AEC non traumatique. Méthodes : Étude rétrospective de 97 patients âgés pris en charge pour AEC non traumatique. Les patients ont été classés selon la réalisation de l’IOT et le décès préhospitalier. Associations évaluées par test exact de Fisher, OR et IC95%. Résultats : 11 patients (11,3 %) ont été intubés. La mortalité préhospitalière était de 27 % chez les intubés (3/11) et de 33,7 % chez les non-intubés (29/86). OR pour le décès chez les intubés : 0,74 (IC95 % 0,18–2,96, p = 0,61), sans association significative. L’IOT concernait surtout les patients avec détresse respiratoire et/ou neurologique, reflétant la gravité initiale. Conclusion : Dans cette cohorte, l’intubation préhospitalière chez le sujet âgé n’est pas associée à une réduction significative de la mortalité en cas d’AEC non traumatique. La sélection des patients selon la gravité clinique et la rapidité de la prise en charge restent déterminantes. Ces résultats suggèrent que l’IOT, bien que parfois nécessaire, ne compense pas les facteurs pronostiques défavorables tels que l’âge, l’état neurologique ou le rythme cardiaque initial.

"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie) , Roua ELMAHJOUB , Ali BEN MAHMOUD , Houssem AFFES , Mariem MALLEK , Marwa BEN ABDALLAH , Adel CHAARI
10:06 - 10:12 #50309 - FC14-02 Performance diagnostique de l’échographie clinique en médecine d’urgence pour l’impaction fécale: une étude prospective.
FC14-02 Performance diagnostique de l’échographie clinique en médecine d’urgence pour l’impaction fécale: une étude prospective.

Introduction : L’échographie clinique en médecine d’urgence (ECMU) est de plus en plus utilisée dans de nombreuses spécialités médicales. L’impaction fécale (IF) est fréquente chez les personnes âgées institutionnalisées et constitue une source majeure de morbidité, avec une étiologie multifactorielle. Améliorer son diagnostic est donc essentiel. Combiner l’examen clinique et l’ECMU pourrait renforcer l’approche diagnostique de l’IF. Matériel et méthode : cette étude prospective, interventionnelle et multicentrique, évalue la performance de l’ECMU pour le diagnostic de l’IF chez le patient de 75 ans et plus, en la comparant à la radiographie abdominale aux urgences, ou au CT scanner si cet examen est disponible. Les objectifs secondaires consistent à évaluer l’impact de l’indice de masse corporelle (IMC), du diagnostic final, du remplissage vésical, de la difficulté à réaliser l’ECMU et de la consistance de l’IF sur la performance diagnostique de l’ECMU pour l’IF. Résultats : Au total, 172 patients ont été initialement inclus dans l’étude et les données de 163 patients ont pu être analysées. La spécificité et la sensibilité de l’ECMU pour diagnostiquer l’IF sont respectivement de 0,94 (IC 95% [0.90, 0.99]) et 0,84 (IC 95% [0.75, 0.94]) . Les rapports de vraisemblance positif et négatif sont respectivement excellent (14,8 ; (IC 95% [6.7, 32.5])) et bon (0,16 ; (IC 95% [0.09, 0.30])). La sensibilité et la spécificité de l’ECMU ne diffèrent pas significativement selon l’IMC, le diagnostic final, le remplissage vésical ou la difficulté de réalisation de l’ECMU. L’influence de la consistance de l’IF sur la sensibilité et la spécificité n’a pas été évaluée, les données correspondantes n’étant disponibles que pour 22 patients. Conclusion : Dans cette étude, la spécificité de l’ECMU est suffisante pour diagnostiquer une IF sans examens complémentaires, évitant ainsi des procédures invasives telles que le toucher rectal. Bien que la sensibilité soit acceptable, elle n’est pas suffisante pour se passer d’un autre examen de diagnostic, principalement lorsque la suspicion clinique est forte.

Aucun
Guillaume GAGGINI (Bruxelles, Belgique) , Florence DUPRIEZ
10:12 - 10:18 #50356 - FC14-03 Étude comparative de la mortalité de la population gériatrique avec mention «MADD» dans le service des urgences.
FC14-03 Étude comparative de la mortalité de la population gériatrique avec mention «MADD» dans le service des urgences.

Introduction : Parmi les dossiers médicaux des patients de plus de 75 ans aux urgences, la mention MADD (Maintien Au Domicile Difficile) est régulièrement inscrite. Celle-ci n’a pas de définition médicale standardisée et les données issues de la littérature sont limitées mais certains profils semblent liés : femme seule, en perte d’autonomie, présentant une pathologie chronique et certains syndromes gériatriques. Ces éléments sont déjà connus pour être associés à une surmortalité. Nous avons émis l’hypothèse que la mention MADD pourrait constituer un marqueur de gravité, associé à une évolution défavorable. Méthode : Étude rétrospective, dans les CHU de Tours et d’Orléans, sur la période automnale 2022. Inclusion des patients de plus de 75 ans avec mention « MADD ». Groupe témoin « non MADD » constitué selon un appariement sur le jour du passage au ratio 1 :1. Le critère de jugement principal était la mortalité intrahospitalière. Les critères de jugement secondaires étaient l’institutionnalisation post-hospitalisation, le nombre de réhospitalisations et la mortalité à 3 mois. Nous avons effectué une analyse descriptive entre les deux groupes puis une régression logistique après appariement par score de propension. Résultats : 420 patients inclus. Le groupe MADD était significativement plus âgé, avec une perte d’indépendance fonctionnelle plus importante et plus de troubles neurocognitifs. La mortalité intrahospitalière dans le groupe MADD était plus élevée (10% vs 1%, p = 0,006), il n’y avait pas de différence significative concernant les critères de jugement secondaires hormis le nombre d’institutionnalisations plus important dans le groupe MADD (16% vs 2%, p < 0,001). Après ajustement sur les facteurs de confusion, la présence de la mention MADD dans le dossier médical était significativement associée à un risque accru de décès intrahospitalier, avec un odds ratio (OR) à 3.98 (IC95% [1,2-17,99] ; p= 0.04). Conclusion : La population gériatrique identifiée comme MADD aux urgences semblait constituer un sous-groupe spécifique dont la mortalité intra hospitalière est plus élevée. Ce surrisque reposait sur des facteurs de gravité encore mal identifiés, très certainement multifactoriels et qui devraient être mieux caractérisés pour être pris en compte dans un parcours de soins ambulatoires ou hospitaliers adapté à leur vulnérabilité.

Aucun
Maria RUCAREANU (TOURS) , Adrien MIGEON , Lola VINCENT , Cathie FAUSSAT , Vincent GARROUSTE , Bertrand FOUGERE , Matthieu COULONGEAT , Léa LEMOINE
10:18 - 10:24 #50626 - FC14-04 LE GÉRIATRE AUX URGENCES AU SEIN DU CENTRE HOSPITALIER DE BEAUVAIS : ÉTUDE SUR LA RÉADMISSION AUX URGENCES À UN MOIS.
FC14-04 LE GÉRIATRE AUX URGENCES AU SEIN DU CENTRE HOSPITALIER DE BEAUVAIS : ÉTUDE SUR LA RÉADMISSION AUX URGENCES À UN MOIS.

Le gériatre aux urgences au sein du Centre Hospitalier de Beauvais (CHB) : étude sur la Réadmission à un mois Introduction — Le vieillissement de la population française entraîne une augmentation du recours des personnes âgées aux urgences. Ces patients, souvent fragiles et polypathologiques, nécessitent une prise en charge globale et spécialisée. Depuis 2018, le Centre Hospitalier de Beauvais a intégré un gériatre au sein du SAU afin d’améliorer la qualité des soins et de réduire les réadmissions précoces. Objectif — Évaluer l’impact de la présence d’un gériatre aux urgences sur le taux de réadmission à un mois, la durée de séjour et la qualité de la prise en charge. Méthodes — Étude observationnelle, prospective et monocentrique, comparant deux groupes de patients âgés de 75 ans et plus, pris en charge respectivement par un gériatre ou un urgentiste. Le critère principal était la réadmission à un mois. Résultats — Parmi 176 patients inclus, le taux de réadmission était significativement plus faible dans le groupe gériatre (25 % vs 52,1 %; p = 0,0003). La durée moyenne de passage était réduite (5 h 48 vs 8 h 12 ; p < 0,000001) avec un délai de premier contact médical plus court (1 h 27 vs 3 h 03). Les gériatres prescrivaient moins de scanners (5 % vs 18,8 %; p = 0,006) et révisaient plus souvent les traitements de fond (13,8 % vs 1 %; p = 0,0013). Conclusion — La présence d’un gériatre aux urgences améliore l’efficience et la qualité des soins des personnes âgées. Son expertise et sa connaissance du réseau gériatrique favorisent une approche adaptée, une coordination renforcée et une réduction des réadmissions à court terme. Mots-clés : Urgences – Gériatrie – Réadmission – Personne âgée – Iatrogénie

Aucun
Yann TREBOUTA (Amiens) , Aiham GHAZALI , Christine AMMIRATI , Flore TABAKA , Yoann LE FRESNE
10:24 - 10:30 #50774 - FC14-05 SOFA score aux urgences : garde-t-il sa valeur pronostique en gériatrie ?
FC14-05 SOFA score aux urgences : garde-t-il sa valeur pronostique en gériatrie ?

Introduction : Le sepsis demeure un problème de santé publique à l’échelle mondiale. La population gériatrique, présente un risque accru de mortalité et de complications sévères comparativement aux sujets jeunes. L’objectif : déterminer la valeur pronostique du score SOFA chez la population gériatrique en sepsis. Méthode : Etude prospective, descriptive et comparative réalisée aux urgences, de juillet 2021 au janvier 2024. Patients âgés plus de 14 ans, admis pour une infection confirmée ou présumée, avec un score SOFA≥2 ont été inclus et répartis en G1 (sujets >65 ans) et G2 (sujets <65 ans). Résultats : Parmi 310 patients inclus, 163 du G1 (52,6%), tandis que 147 patients (47,4%) étaient du G2. L'âge moyen des patients : 75,2±7,19 ans G1, G2 : 49,9±12,2 ans, et un sexe-ratio respectif de 1,14 et de 2,06. Le score SOFA moyen était similaire chez les deux groupes, 4,72±2,31 chez le G1 et 4,52±2,58 chez le G2. Avec une meilleure performance chez les jeunes (AUC = 0,737, p < 0,001), que chez les sujets âgés (AUC = 0,575, p = 0,022). Un score SOFA ≥2 n’était pas associé significativement à la mortalité chez les sujets âgés. Tableau III ( ci-joint) Conclusion : Bien que le score SOFA soit comparable chez les jeunes et les âgés en sepsis, sa capacité prédictive de mortalité paraît limitée en gériatrie.
Chaima GASSA (tunisie, Tunisie) , Safia OTHMANI , Roua HAJJI , Chaima GHARSALLI , Mariem TLEMSANI , Sarra JOUINI
10:30 - 10:36 #50862 - FC14-06 UNITE MEDICALE MOBILE.
FC14-06 UNITE MEDICALE MOBILE.

Les patients âgés et/ou handicapés continue à affluer aux urgences pour des motifs comme la traumatologie ( 25% des recours au SAU pour les patients de plus de 75 ans ) car c’est le seul service ou se retrouve compétence espace et plateau technique pour les accueillir.Ces mêmes patients souffrent délai de transport, du transport en lui-même des d’un temps de passage prolongé aux urgences. De l’’inconfort à la douleur, la désorientation, et les escarres, le bénéfice/risque de la réalisation d’examen radiographiques font même renoncer certaines équipes d’institution à adresser les patients aux urgences. Pour proposer une alternative plus confortable pour les patients avec une qualité de soins équivalente tout en diminuant les coûts de prise en charge, le premier service mobile engagé dans les soins de traumatologie pour patient fragile a été créé le 1er janvier 2022. La possibilité de telle projet était rendue possible par un moyen innovant la radiographie mobile déplacée au domicile du patient. L'objectif de l'étude est de confronter la pratique de l'unité aux objectifs initiaux fixés: arrêt des transferts aux urgences, amélioration qualité de prise en charge. Prise en charge initialement des patients vivants indifféremment au domicile et en institution (EHPAD,FAM) dans un rayon de 30km autour de son siège Méthodologie : Étude prospective réalisée sur un 48 demi-journées. Sont inclus tous les patients pris en charge qui ont actionné l'unité par appel téléphonique pour une prise en charge d'un traumatisme. Résultats : 145 patients pris en charge dont 86% étaient dépendants avec un âge > 75 ans. Dans 95% des situations un transport en ambulance aux urgences a été évité. 50% des motifs d 'appel ont concerné une chute. Pour 50 patients une fracture a été traitée. Le temps moyen de prise en charge a été défini à 35 min le déplacement d'un urgentiste auprès des patients au domicile ou en EHPAD permet de désengorger les urgences de ses prise en charge de traumatologie sans pronostic vital engagé. Le délai de prise en charge est significativement réduit, les conséquences de passage aux urgences évitées au patient. La création d'une plateforme de prise en charge des traumatismes au domicile de patients avec une réelle équipe d 'urgentistes serait un nouveau parcours à proposer aux personnes âgées.

aucun
Thomas BRISSON (Aix-en-Provence)
10:36 - 10:42 #50872 - FC14-07 Sepsis chez le sujet âgé aux urgences : caractéristiques cliniques, prise en charge et évolution – étude rétrospective.
FC14-07 Sepsis chez le sujet âgé aux urgences : caractéristiques cliniques, prise en charge et évolution – étude rétrospective.

Introduction Le sepsis chez le sujet âgé constitue une problématique fréquente aux urgences, associée à des présentations cliniques parfois atypiques et à un risque élevé de complications et de mortalité. Objectif Décrire les caractéristiques cliniques, les foyers infectieux, la prise en charge thérapeutique et l’évolution des sujets âgés admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Étude descriptive rétrospective monocentrique incluant les sujets âgés admis aux urgences pour sepsis. Critéres d’inclusion : age>18 ans, diagnostic sepsis retenu selon le SOFA score Critéres de non inclusion : patients admis en ACR, explorations non achevés Patient agé définit par un age>65 ans Résultats Un total de 160 patients âgés a été inclus, avec une légère prédominance masculine (53,1 %). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (51,9 %), le diabète de type 2 (48,8 %), les pathologies cardiovasculaires (29,4 %) et l’insuffisance rénale chronique (20,6 %). Les principaux foyers infectieux identifiés étaient pulmonaires (39,4 %) et urinaires (37,5 %), suivis des foyers cutanés (11,3 %) et digestifs (5 %). Sur le plan clinique, la fièvre (70 %) et l’asthénie (69,4 %) étaient les signes les plus fréquents. Une dyspnée était retrouvée chez 40 % des patients et une confusion chez 9,4 %. Un état de choc septique était présent chez 25 % des patients à l’admission. Une antibiothérapie probabiliste était initiée aux urgences, reposant principalement sur les céphalosporines de troisième génération (57,5 %) et l’amoxicilline–acide clavulanique (28,1 %), avec recours fréquent à une bithérapie. L’évolution était marquée par une amélioration clinique chez 66,3 % des patients, tandis qu’une aggravation était observée chez 33,1 %. Les principales complications étaient l’insuffisance rénale aiguë (41,3 %), les défaillances hémodynamiques (17,5 %) et le SDRA (6,9 %). Une ventilation mécanique était nécessaire chez 10 % des patients. La mortalité intra-hospitalière s’élevait à 30 %. Conclusion Le sepsis chez le sujet âgé aux urgences est dominé par des foyers pulmonaires et urinaires et s’accompagne d’un taux élevé de complications et de mortalité. Ces résultats soulignent l’importance d’un dépistage précoce, d’une antibiothérapie probabiliste adaptée et d’une prise en charge rapide et multidisciplinaire aux urgences.

aucun
Ines KCHAOU (tunis, Tunisie) , Dhikra HOSNI , Khouloud KHAMMESSI , Mariem TLEMCENI , Assawer BEN DHAOU , Sarra JOUINI
10:42 - 10:48 #50934 - FC14-08 Quelle est la perception des soignants de médecine d’urgences à l’égard des personnes âgées ? Une enquête à propos de l’âgisme.
FC14-08 Quelle est la perception des soignants de médecine d’urgences à l’égard des personnes âgées ? Une enquête à propos de l’âgisme.

L’âgisme, défini comme un ensemble de stéréotypes, préjugés et comportements discriminatoires liés à l’âge, reste peu étudié dans le contexte de la médecine d’urgence. Cette étude observationnelle a été menée au sein du service des urgences des Cliniques universitaires Saint-Luc auprès de 75 soignants (médecins et infirmiers). À l’aide d’un questionnaire structuré, elle a évalué leur perception des personnes âgées à travers des associations libres de mots, des estimations institutionnelles et nationales, et de la version française validée de l’Ambivalent Ageism Scale. Les résultats révèlent une perception ambivalente des aînés, associant à la fois expérience et fragilité (figure 1), et une importante surestimation de leur présence au sein du service des urgences. Par rapport aux statistiques nationales, les soignants surestiment la plupart des indicateurs liés au vieillissement, sous-estiment les comorbidités, et évaluent correctement les troubles auditifs. Un âgisme paternaliste est également mis en évidence, notamment à travers l’usage fréquent d’attitudes relevant d’une communication de type « elderspeak ». Enfin, le manque de formation spécifique en gériatrie, reconnu par la majorité des répondants, apparaît comme un facteur de vulnérabilité systémique. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la formation gériatrique en médecine d’urgence et d’encourager une réflexion critique sur les pratiques cliniques et communicationnelles à l’égard des personnes âgées.

Aucun
Françoise STEENEBRUGGEN (Bruxelles, Belgique) , Jonathan VANDELOISE , Thomas VANAUDENHOVE
Zone posters 2
10:15

"Jeudi 04 juin"

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CDIBI1
10:15 - 10:45

Conférence de l'industrie Biomerieux
Retour d'expérience des urgences sur le dosage de la troponine hypersensible en biologie délocalisée : déploiement de la plateforme SPINCHIP® (automate microfluidique)

10:15 - 10:45 Retour d'expérience des urgences sur le dosage de la troponine hypersensible en biologie délocalisée : déploiement de la plateforme SPINCHIP® (automate microfluidique). Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 252A
10:20

"Jeudi 04 juin"

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URGMEET04
10:20 - 11:00

UrgencesMeet
Board Innovation de la SFMU : IA en Médecine d'Urgence : la comprendre, la dompter
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Philippe DESCLEFS (Coordonnateur, Médecin, Corbeil-Essonnes)
Conférencier : Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Viens échanger avec les experts dans le domaine pour choisir, maîtriser, échanger sur ce nouveau outil aussi bien précieux qu'utile mais attention aux écueils !
Espace Networking
10:30

"Jeudi 04 juin"

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URGMEET17
10:30 - 11:00

UrgencesMeet
Commission RISSQ de la SFMU : quiz sur les facteurs humains en santé
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Philippe DESCLEFS (Coordonnateur, Médecin, Corbeil-Essonnes)
Conférencier : Thomas BIZOUARD (Médecin) (Conférencier, Médecin , Angers)
Quiz de quelques questions sur les facteurs humains, gestion des risques, interruptions de taches dans nos Services d'Urgences.
Espace animation
11:00

"Jeudi 04 juin"

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CM48
11:00 - 12:30

Conférence - Session Board Arrêt Cardiaque
Arrêt cardiaque : la physiopathologie au service du patient
Adulte, Arrêt cardiaque, Expert, Non-humain, Physiologie

Modérateurs : Charlotte CHOLLET-XEMARD (directrice médicale adjointe) (Médecin, Créteil), Marc NOIZET (PH Chef de service) (Président de SAMU Urgences de France)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
Des recos toute fraiches sur l'arrêt cardiaque en 2025... mais cette fois-ci, nous vous les présenteront sur un modèle expliqué par la physiologie! Plus largement, bien comprendre ce qui se passe peut aider à mieux prendre en charge nos patients en arrêt !
11:00 - 11:22 Du cochon au patient : tout est-il extrapolable en recherche sur l'arrêt cardiaque ? Renaud TISSIER (Professeur) (Conférencier, Vétérinaire , Maisons-Alfort)
11:22 - 11:44 La physiologie guide la défibrillation ! Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
11:44 - 12:06 De la qualité en RCP : de quoi parle-t-on ? Steven LAGADEC (Infirmier) (Conférencier, IDE, Corbeil-Essonnes)
12:06 - 12:28 Optimiser la réanimation avancée en fonction des paramètres physiologiques. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

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CM31
11:00 - 12:30

Conférence
Alcool aux Urgences
Addiction, Adulte, Hépato-gastro-entérologie, Les fondamentaux, Services d'Urgences

Modérateurs : Guillaume ROTTNER (Praticien Hospitalier) (Mulhouse), Geoffroy ROUSSEAU (Praticien Hospitalier) (Tours)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Les patients alcoolisés, les patients alcooliques font parti des consultations quotidiennes de nos services d'urgences. Cette session vous permettra d'avoir les idées claires sur les complications qui peuvent survenir chez ses patients. Et puis question subsidiaire avons nous un problème avec l'alcool ?
11:00 - 11:22 L'hépatite aiguë alcoolique. Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
11:22 - 11:44 Gestion de l'ivresse aiguë. Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
11:44 - 12:06 Soignants, avons nous un problème avec l'alcool ? Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:06 - 12:28 Prise en charge du Délirium Tremens. Eric THIBAUD (PH) (Conférencier, Médecin, Colmar)
Amphi Havane

"Jeudi 04 juin"

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CMS03
11:00 - 12:30

Conférence
Aïe aïe aïe, j'ai mal !
Adulte, Douleur - Analgésie, Pédiatrie

Modérateurs : Merlin DESCOURS (Infirmier) (Toulon), Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
La prise en charge de la douleur, rôle propre du soignant. Dans la pratique, qui fait quoi ? Regards croisés des différentes professions paramédicales, du rôle de chacun en pré-hospitalier et en intra-hospitalier.
11:00 - 11:30 Prise en charge de la douleur en extra-hospitalier, qui fait quoi ? Franck GRANGER (ADE) (Conférencier, ADE, Lyon)
11:30 - 12:00 Évaluation et gestion de la douleur par l'IOA. Marc Antoine BARON (IDE) (Conférencier, IDE, Avranches)
12:00 - 12:30 La place de l'hypnose. Caroline MATERA (Infirmière) (Conférencier, IPA U pédiatrie, Bron)
Salle 241

"Jeudi 04 juin"

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CM60
11:00 - 12:30

Conférence
RRF & SAMU : mode d’emploi d’un déploiement réussi !

Modérateurs : Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nantes), Nicolas DESSEIGNE (Médecin) (Médecin, Saint Etienne)
Coordonnateur : Valérie DEBIERRE (Coordonnateur, Médecin, La Roche sur Yon)
Session organisée par SUdF, dont l’objectif est de faire un état des lieu du déploiement du RRF dans tous les SAMU. Cette présentation propose un tour d’horizon complet, de la technologie à la stratégie de mise en œuvre. Elle s’appuie sur des retours d’expérience terrain, tant techniques que métiers, pour identifier les facteurs clés de succès et les points de vigilance. Un temps d’échange avec la salle permettra de partager questions et bonnes pratiques.
11:00 - 11:15 ACMOS : présentation globale du RRF (technologie et doctrine interservices). David ROBERT (Directeur adjoint) (Conférencier, Directeur adjoint ACMOSS, Paris)
11:15 - 11:30 DNS : stratégie de déploiement côté santé. Elodie CHAUDRON (Directrice de projet) (Conférencier, Directrice de projet, DNS, Paris)
11:30 - 11:45 Retour terrain SI : RETEX et points de vigilance. Nicolas MADAR (Ingénieur SI) (Conférencier, Ingénieur SI, Saint-Etienne)
11:45 - 12:00 Retour terrain métier : déploiement et utilisation. François-Xavier MONTAGNON (Medecin) (Conférencier, Médecin, Roanne)
12:00 - 12:30 Échanges avec la salle.
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

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SIS29
11:00 - 12:00

Session Interactive
Quiz : les pièges de la pharmaco
Soignant, Thérapeutique

Modérateur : Emeline DELON (infirmière) (IDE, Nîmes)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Venez revoir les fondamentaux de la pharmaco pour l'infirmier.
11:00 - 12:00 Quiz : les pièges de la pharmaco. Lionel DEGOMME (IADE) (Conférencier, IADE, Paris)
Salle 242B

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CM50
11:00 - 12:30

Conférence - Session Board Régulation
Régulation pédiatrique
Communication, Innovation , Pédiatrie, Pneumologie, Qualité - sécurité des soins, Régulation, Thérapeutique

Modérateurs : Valérie DEBIERRE (Praticien Hospitalier) (Médecin, La Roche sur Yon), Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
Dans cette session, nous ferons le point avec des experts de la régulation et de la pédiatrie. Comment améliorer notre prise en charge de l'enfant dès la régulation ? comment évaluer et prendre la bonne décision ?
11:00 - 11:22 Fièvre de l'enfant : j'ose les prescriptions téléphoniques. Paul-Georges REUTER (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rennes)
11:22 - 11:44 J'allume la caméra : vive la visiophonie. Christelle EL HAGE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:44 - 12:06 Les critères de gravité de la dyspnée de l'enfant. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
12:06 - 12:28 Crise convulsive : j'envoie ou pas ? Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

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CMS13
11:00 - 12:30

Conférence
Les transports spécifiques, comment faire ?
Ambulancier, Pédiatrie, SMUR, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes), Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, IDE, Brest)
Certains patients nécessitent un transport spécifique, demandant une certaine expertise. Afin de respecter les règles de sécurité, tant pour le patient que les soignants, du matériel particulier doit être mis à disposition et utilisé. Cette conférence vous donnera les clés pour mieux apréhender ces situations particulières.
11:00 - 11:22 Urgence et détention. Michaël SEGONDY (Chef de Service-Chef de pôle) (Conférencier, Médecin, NANCY)
11:22 - 11:44 Le transport sous ECMO. Christian CARIOU (IDE) (Conférencier, IDE, Brest)
11:44 - 12:06 Comment relever, brancarder et transporter un patient bariatrique. Louis BERNIER (Responsable opérationnel - Ambulancier diplômé d'État) (Conférencier, Ambulancier, Nantes)
12:06 - 12:28 Le transport des enfants et nouveaux-nés. Sabine LEMOINE (médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Jean-Louis CHABERNAUD (Attache) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 251

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CLS03
11:00 - 12:30

Communications Libres Soignants
U d'Or Soignants
Recherche fondamentale, Soignant

Modérateurs : Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Manon KACED (IPA MU) (IPA Urgences, Lyon)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, IDE, Brest)
11:00 - 11:15 #50696 - CP121 Exploration des facteurs de développement de compétence des Assistants de Régulation Médicale (ARM) des SAMU au décroché des appels 15, particulièrement la formation en Centre de Formation des ARM (CFARM).
CP121 Exploration des facteurs de développement de compétence des Assistants de Régulation Médicale (ARM) des SAMU au décroché des appels 15, particulièrement la formation en Centre de Formation des ARM (CFARM).

Introduction : Les Services d’Aide Médicale Urgente (SAMU) français répondent à plus de 30 millions d’appels par an pour des soins urgents ou non programmés avec un binôme Assistant de Régulation Médicale (ARM) et Médecin, équilibrant la charge sur le système hospitalier et adressant les patients dans les filières de soins adaptées. Leur pratique est à haut niveau d’incertitude et porteuse de nombreux risques. Après des affaires médiatisées une formation nationale existe depuis 2019, il semble important d’en évaluer l’apport. À notre connaissance il n’existe pas d’étude sur la qualité des appels ARM. Nous avons souhaité évaluer l’influence de la formation en CFARM sur les scores d’appel. Matériel et Méthode : Cette enquête a été exploratoire, multicentrique, transversale, observationnelle et quantitative ; menée dans 4 SAMU en janvier 2025 sur 2 jours. 70 ARM ont accepté de participer dans le cadre du RGPD. 14 sont diplômés CFARM. Critères d’inclusion : présence aux créneaux arbitrairement choisis et consentement. Critère de non-inclusion : refus de participation. Critère de jugement principal : variation des scores selon la formation CFARM ; secondaire : variation selon d’autres variables. Un questionnaire standardisé a été renseigné ; l’évaluateur des appels était aveugle des réponses. Chaque appel a été évalué a posteriori, avec une grille standardisée de 55 critères par appel, dans 10 thèmes, reprenant ceux des sociétés savantes et de la HAS. L’ensemble a été analysé statistiquement (régression logistique ou linéaire, analyse univariée puis multivariée). Résultats : Un total de 157 appels, 7h16, ont été évalués. Les questionnaires présentent 98,85% de complétude. 93.24 % (n=138/148) appels font l’objet d’une régulation médicale, 89,81 % (n=141/157) sont conformes aux recommandations. Nous avons observé une variation statistiquement significative dans la sécurisation des appels (non CFARM 0.50 [0.50;0.75] vs CFARM 0.75 [0.50;1.00], p<0.001) ; avec une majoration importante de la vérification des adresses et numéros de téléphone. L’épuisement des ARM varie également (non CFARM 4.00 [3.00;6.00] vs CFARM 3.00 [3.00;4.00] p=.012). Conclusion : Les ARM réalisent globalement des appels de qualité. Cette enquête démontre la plus-value de la formation en CFARM, améliorant la sécurisation des appels, réduisant la fréquence des non conformités et donc la criticité ; elle semble être un facteur protecteur d'épuisement pour cette profession à risques psychosociaux.
Jérémie BRAZ (Paris) , Jean-Michel PEREIRA , Matthieu HEIDET
11:15 - 11:30 #50474 - CP122 Les reconsultations précoces aux urgences : enjeux, facteurs et pistes d'amélioration, l'étude RECUEIL.
CP122 Les reconsultations précoces aux urgences : enjeux, facteurs et pistes d'amélioration, l'étude RECUEIL.

Introduction : La hausse continue de la fréquentation des services d’urgence accentue les tensions organisationnelles et rend plus complexe la prise en charge des patients. Dans ce contexte, la reconsultation précoce constitue un indicateur pertinent pour évaluer la qualité des soins délivrés lors de la première consultation. La recherche d’éléments caractéristiques des patients et des parcours de soins influençant le risque de reconsultation précoce aux urgences était donc importante pour l’identification de points perfectibles du parcours patient et pour mieux sécuriser le retour à domicile. Méthode : Une étude rétrospective observationnelle monocentrique a été menée, incluant 241 patients ayant reconsulté dans les quatorze jours pour douleurs abdominales, douleurs thoraciques ou symptômes neurologiques. Les caractéristiques démographiques, les délais, les motifs et les modalités de prise en charge ont été analysés et comparés à l’aide des tests statistiques du Chi² et de Mann-Whitney. Résultats : Le taux de reconsultation était de 5,9 %, avec un délai moyen de 3,5 jours, majoritairement dans les 8 jours. Une prédominance des patients de moins de 31 ans était observée parmi les reconsultants. Les douleurs abdominales constituaient le motif le plus fréquent de retour aux urgences. Au total, 84,1 % revenaient pour persistance des douleurs, dont 18,4 % ont été hospitalisés. Parmi les 15,9% de patients reconsultant pour apparition de nouveaux symptômes, le taux d'hospitalisation était de 45,9%. Par ailleurs, 68,7 % des patients reconsultant n’ont bénéficié ni de nouveaux examens ni de modification thérapeutique lors de la seconde consultation. Conclusion / Discussion : Le taux de reconsultation demeure relativement faible dans ce centre, nos résultats soulignent la complexité des reconsultations, qui reflètent à la fois l'évolution naturelle des pathologies et les limites du système de soins. Les analyses mettent en lumière plusieurs pistes d’amélioration, en termes de parcours et de coordination des soins. Parmi celles-ci, l’optimisation des consignes de sorties du patient et des traitements antalgiques constitue un axe déterminant dans la limitation des reconsultations. L’intégration d’infirmiers en pratique avancée apparaît comme un levier pertinent pour soutenir ces évolutions et améliorer la continuité des soins.
Lucie WALTER (Lyon) , Siriphone TANOVAN , Karim TAZAROURTE , Blandine ROYER , Julia MORERE
11:30 - 11:45 #50479 - CP123 La parole aux patients dans les structures d’urgence françaises : adaptation transculturelle et validité de contenu du premier outil de mesure de l’expérience patient, l’étude French ED PREM.
CP123 La parole aux patients dans les structures d’urgence françaises : adaptation transculturelle et validité de contenu du premier outil de mesure de l’expérience patient, l’étude French ED PREM.

Introduction : Les structures d’urgence (SU) jouent un rôle pivot dans l’accès au soin, leur engorgement affecte négativement la sécurité des soins (Jones et al., 2022; Roussel et al., 2023). Les Patient-Reported Experience Measures (PREMs) centrent les initiatives d’amélioration de la qualité sur le vécu des patients (Bull, Teede, et al., 2022; Cong-Tri, 2021). Leur corrélation avec les résultats de santé est démontrée (Doyle et al., 2013). ED PREM, dont les propriétés psychométriques ont été validées, est spécifique aux SU (Bull, Crilly, et al., 2022; Bull et al., 2023). Devant l’absence de PREM francophone valide pour les SU, l’objectif est d’effectuer son adaptation transculturelle et d’analyser la validité de contenu de sa version française. Méthode : La conception de cette étude prospective monocentrique a suivi les lignes directrices du Consensus-based Standards for the selection of health Measurement Instruments (Mokkink et al., 2019). L’adaptation transculturelle d’ED PREM, renommé French ED PREM, a été réalisée selon Beaton et al (Beaton et al., 2000). Un consensus a été recherché au sein d’un comité d’experts, incluant l’équipe australienne conceptrice et des patients experts. Les critères méthodologiques de consensus par méthode Delphi ont été respectés (Diamond et al., 2014). La validité de contenu a été évaluée auprès de 50 patients et sept professionnels de santé lors du premier tour, puis auprès de 10 patients lors du second tour, en mesurant la pertinence, l’intelligibilité et l’exhaustivité de French ED PREM. Le critère de jugement principal était un indice de validité de contenu par item (I-CVI) > 0,78 et un score global (S-CVI) > 0,90 sans suggestion de révision (Polit et al., 2007). Cette recherche impliquant la personne humaine de catégorie 3 a reçu l’accord du comité de protection des personnes ouest 2. Résultats : French ED PREM a obtenu une validité de contenu robuste (I-CVI > 0,78 ; S-CVI > 0,90) et un excellent accord entre évaluateurs au-delà du hasard (k > 0,74). Conclusion : Une seconde phase prospective multicentrique est prévue pour évaluer la fiabilité, la validité convergente, discriminante et l’acceptabilité de French ED PREM. Face aux défis communs des SU à l’échelle mondiale, ce projet, en étroite collaboration avec l’équipe conceptrice, encourage une recherche fondée sur les données probantes, évite la création redondante d’outils et favorise l’harmonisation internationale des pratiques.
Nadia TIBERTI (Aix-en-Provence) , Claudia BULL , Sébastien COLSON
11:45 - 12:00 #50473 - CP124 Description de la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral par l’IOA dans deux services d’urgences.
CP124 Description de la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral par l’IOA dans deux services d’urgences.

Introduction: Le plan AVC (ESO-SAFE) pour l’Europe 2018-2030 impose des objectifs de prise en charge des personnes éligibles à une recanalisation suite à un accident vasculaire cérébral. L’IOA apparaît comme un acteur déterminant dans la reconnaissance des symptômes et la rapidité d’orientation du patient. Cette étude décrit la prise en charge des patients victime d’AVC/AIT lors de leur évaluation par les Infirmier.e.s Organisateur de l’Accueil de deux services d'urgence. Matériel et Méthodes: Étude observationnelle, rétrospective, descriptive, multicentrique. Ont été inclus les patients majeurs ayant comme diagnostic de sortie des urgences: - Un AVC Ischémique - Un AVC hémorragique - Un AIT Pris en charge dans deux SAU, l'un bénéficiant d'un plateau technique avec USINV et IRM dédiée, l'autre non. Durant une période de deux semaines consécutives deux fois par an pendant 2 ans, ont été analysés dans les dossiers médicaux la présence ou non d'une alerte en filière thrombolyse pré-hospitalière, d'une filière thrombolyse hospitalière, les délais depuis les premiers symptômes, les constantes vitales mentionnées, le tri FRENCH, les motifs et la position du patient. 78 patients ont été inclus dans l’étude. Résultats : 30% des patients ont été inclus dans la filière thrombolyse dont un quart par l’IOA, le reste en préhospitalier. La moitié des patients ont été triés dans des motifs FRENCH autres que déficit sensitif ou moteur. Le FAST, la tension aux deux bras et le niveau de conscience apparaissaient dans 72% des dossiers. La glycémie, l’heure de début des symptômes et les facteurs de risques apparaissaient dans près de 90% des cas. Dans aucun des dossiers la position d’attente n’était renseignée Conclusion : Dans cette étude une proportion importante des inclusions en filière thrombolyse était décidée par l'IOA. Son rôle apparaît décisif dans l'évaluation initiale du patient victime d'AVC ou AIT. Or il semble exister une grande disparité de prise en charge dans la mention des scores cliniques et des constantes notamment. Notre étude souligne la nécessité de formation et d'uniformisation des pratiques infirmiers d'accueil pour la prise en charge des AVC/AIT.
Simon VIAL (Annecy) , Arnaud FRONT , Isaure FROMONT , Hugo SCHMIT , Cécile VALLOT , Catherine THIVOLLE-CAZAT , Ludivine QUAY , Sabine FLATTRES
12:00 - 12:15 #50787 - CP125 Exploration de la place de l’evidence-based-nursing dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d’urgences d’un réseau régional.
CP125 Exploration de la place de l’evidence-based-nursing dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d’urgences d’un réseau régional.

Introduction : L’Evidence-Based Nursing (EBN) est reconnue internationalement comme un levier d’amélioration de la qualité des soins. En France, il n’en est qu’à ses prémices et a rarement été étudié et exploré notamment dans les services d’urgence où la pression contextuelle influence fortement les pratiques. Sa place dans la pratique infirmière demeure donc à explorer. La question de recherche est : « Quelle est la place de l’EBN dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d'urgences d'un réseau régional ? ». Méthode :Étude qualitative exploratoire multicentrique menée à partir de dix entretiens semi-dirigés avec des infirmiers exerçant dans plusieurs services d’urgences d’une même région. Les infirmiers diplômés en exercice étaient inclus ; les cadres, IDEC et étudiants exclus. Les données ont été analysées par une approche thématique inductive par codage. Résultats : Le terme EBN est méconnu pour neuf participants sur dix. Leurs pratiques révèlent cependant plusieurs composantes implicites : recours à l’expérience clinique, utilisation régulière des référentiels, prise en compte des valeurs du patient et ouverture aux évolutions des pratiques. Une dynamique sous-jacente émerge au fil des entretiens : la légitimité ressentie, perçue comme conditionnée par l’ancienneté, l’expérience ou la reconnaissance des pairs et des médecins, influence la posture réflexive des infirmiers ainsi que leur capacité à proposer, décider et s’approprier les savoirs. La recherche documentaire autonome et l’analyse critique de la littérature restent marginales, freinées par le manque de temps, de méthode et cette légitimité perçue comme insuffisante. L’ensemble traduit une intégration partielle, tacite et non conscientisée de l’EBN. Conclusion : Les infirmiers mobilisent déjà certains principes de l’EBN sans les identifier comme tels. Renforcer la légitimité professionnelle, développer la formation à la recherche documentaire et à la lecture critique, et s’appuyer sur les pratiques existantes apparaît essentiel pour favoriser une mise en œuvre explicite et durable de l’EBN aux urgences.
Armony MEYNET-CORDONNIER (Bellevaux)
12:15 - 12:30 #50812 - CP126 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "Door In > Door Out" avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.
CP126 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "Door In > Door Out" avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.

INTRODUCTION A la phase aiguë d’un AVC, chaque 30 minutes perdues augmente de 20% le handicap et la mortalité à 3 mois. Au décours de leur passage aux urgences, 60% des AVC les plus graves doivent être transférés dans un second hôpital pour la thrombectomie mécanique (TM). Le délai passé dans le premier hôpital, appelé « Door in-Door out » (DIDO), devrait être inférieur à 90 minutes (recommandations HAS 2025), sinon à 120 minutes (recommandations US). Il est sous-étudié en France. L’objectif de cette étude est d’étudier le DIDO d’un hôpital français et les facteurs associés à un DIDO prolongé. MATERIEL & METHODE Etude observationnelle rétrospective monocentrique. Les patients inclus ont été pris en charge par les urgences et l’unité neurovasculaire (UNV) de l’hôpital 1, puis transférés avec la coordination du SAMU vers la neuroradiologie interventionnelle et l’UNV de l’hôpital 2, entre janvier 2021 et décembre 2024. Les données ont été extraites à partir des dossiers médicaux informatisés et analysées selon les standards épidémiologiques descriptifs. Les facteurs associés à un DIDO prolongé (≥ 120min) ont été étudiés en analyse univariée. RESULTATS Sur les 184 patients identifiés, seuls 99 ont été inclus du fait de données manquantes (heure de départ hôpital 1). Le DIDO médian était de 120 minutes [96–156], réparti ainsi : délai médian « arrivée hôpital 1 - imagerie » : 30 minutes ; délai médian « imagerie - départ vers hôpital 2 » : 90 minutes. Le seul facteur significativement associé à un DIDO < 120 minutes était l’heure d’arrivée aux urgences (8h–20h, p = 0,03). Aucune association significative n’était retrouvée avec les antécédents médicaux, le NIHSS ou une thrombolyse intraveineuse. 19% des patients ont bénéficié d’un DIDO recommandé en France (< 90min). CONCLUSION Cette première description d’un DIDO loin des recommandations permet d’envisager des perspectives d’amélioration. Le défaut de traçabilité des horaires clés constitue une limite majeure du pilotage de cette étude mais ces résultats rejoignent les données de la littérature (l’admission en soirée et l’étape « imagerie – départ vers hôpital 2 » sont les plus chronophages). Une étude descriptive multicentrique des DIDO pourra confirmer ces résultats. La structuration de protocoles post-imagerie, la mobilisation renforcée des ressources hors heures ouvrables ou l’intégration d’infirmiers en pratique avancée dans la coordination des DIDO et transferts inter-hospitaliers sont des pistes à étudier.
Rémi BONNERAVE (bordeaux) , Stéphane SAINTONGE , Alain AMERI , Mikael MAZIGHI , Youri YORDANOV , Matthieu HEIDET , Pierre SENERS , Perrine BOURSIN
Salle 252A

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ATW03bis
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Tous niveaux
Echographie, Médecin

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Comprendre, observer et aborder sous écho les principaux blocs nerveux en médecine d'urgence
Venez découvrir l'anesthésie locorégionale échoguidée lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision et la sécurité de vos injections anesthésiques. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des conseils clés pour vous aider à maîtriser cette technique innovante, qui a largement démontrée dans son utilité aux urgences et en Smur. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences et de rejoindre une communauté de professionnels passionnés de cette technique avancée. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
11:00 - 12:30 Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bayonne), Ramon NOGUÉ BOU (MEDECIN) (Conférencier, Barcelone, Espagne), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 252B

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ATW06bis
11:00 - 12:30

Atelier Soignants - Echographie
Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux
Echographie, Soignant

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
CluECHO
Le commandant Bladerscan a été assassiné.
Retrouvez le Professeur Globe, principal suspect, et confondez-le en prouvant que Miss Song Dû s'est trompée (ou comment résoudre le problème des fausses routes). Dans cet atelier, vous serez encadré.e.s par des infirmiers, vous apprendrez comment améliorer la sensibilité de votre triage, de vos diagnostics infirmier et même de vos gestes au quotidien grâce à un outil ultra simple et rapide à utiliser...
Vous avez dit Echoooo ??!!!
11:00 - 12:30 Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA. Rodolphe ROUET (Infirmier) (Conférencier, Nantes), Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Langon), Carmela GRACI (Médecin) (Conférencier, Milan, Italie), Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen), Gilmar PUGNET (Chef clinique) (Conférencier, Tarragone, Espagne)
Salle 253

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AMS02 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base
Arrêt cardiaque, Pédiatrie, Services d'Urgences, SMUR

Coordonnateur : Danièle VAN DER ROOST (Coordonnateur, La Louvière, Belgique)
Conférenciers : Andreas MOHLER (Medecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Elise THIELEMANS (Pédiatre) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Frédéric TITS (soignant) (Conférencier, IDE, Bruxelles, Belgique), Joachim WITTEMANS (infirmier / Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Bruxelles, Belgique)
•Exposer les spécificités de la réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base suivant les guidelines ERC
•Expliciter et démontrer les procédures pratiques et les précautions à respecter lors de la ventilation (bouche à bouche et bouche à bouche/nez) et du massage cardiaque chez le nourrisson et l’enfant
•Mettre en œuvre les gestes sur mannequins
!! Il s’agit bien d’un atelier de réanimation pédiatrique de base !!
Salle 342B

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AMS-ARM05
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Améliorer la communication et le leadership en Médecine d'Urgence
Management

Coordonnateur : François LECOMTE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : François JAULIN (Président) (Conférencier, Médecin, Paris), François LECOMTE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Connaitre la différence entre facteur humain, Compétences Non
Techniques et Crisis Ressource Management.
Définir les principales compétences non techniques en les argumentant.
Connaitre le principe de l’enseignement et de l’évaluation des compétences non techniques (leadership, communication, travail d’équipe, conscience de situation, etc...)
Salle 343

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AM13 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Prise en charge d’un vertige en SU et en Régulation Médicale
Neurologie

Coordonnateur : Patrick MIROUX (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers : Sophie BOUCHER (Mcu-ph) (Conférencier, Médecin, Angers), Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Margaux RYCKEBOER (PHC) (Conférencier, Médecin, Angers)
Réduire la zone grise d’incertitude.
Evaluation et décision diagnostique et thérapeutique face à un vertige grâce à un algorithme : nouvelle nosologie (DVUA, DEADLY D’S ou les 6D). Reconnaissance et classification d’un nystagmus, usage approprié du HINTS, manœuvres diagnostique face à un vppb et manœuvres thérapeutiques. Valeur de l’imagerie.
Nouveautés : discussion des scores cliniques
Salle 352A

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SI13
11:00 - 12:00

Session Interactive
Choqué, pas choqué ? Quelle cause, quelle prise en charge ?
Adulte, Etat de choc, Jeune, Les fondamentaux, Transversal - Indifférent

Modérateur : Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
La physiopathologie appliquée il n'y a que ça de vrai ! ce patient est-il en état de choc et surtout lequel ? venez faire le point lors de cette session intéractive.
11:00 - 12:00 Choqué, pas choqué ? Quelle cause, quelle prise en charge ? Florian AJAVON (Chef de clinique-Assistant) (Conférencier, Médecin, Nimes)
Salle 352B

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AMS22
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Soins techniques de l’urgence : KTIO / VNI
Soignant

Coordonnateur : Jérémy GUY (Coordonnateur, IADE, Bobigny)
Conférenciers : Flavie DETAILLE (IPA urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Paris), Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
Être en capacité de poser un KTIO sur le site adapté en fonction de l’âge
Manipuler et régler une VNI Dans l’urgence
Communiquer de manière optimale avec le patient
Définir les recommandations en vigueur
Techniques pédagogiques
Salle 353

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CM02
11:00 - 12:30

Conférence
Up to date en cardiologie
Adulte, Cardiologie , Les fondamentaux, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Anthony CHAUVIN (PU-PH) (Médecin, Paris), Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Médecin, Aurillac)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
Les recommandations évoluent, les dispositifs se multiplient, les traitements se renouvellent : ça bouge en cardiologie d'urgence ! Cette conférence fait le point sur les dernières mises à jour essentielles, pour affiner votre pratique aux urgences.
11:00 - 11:22 Quoi de nouveau dans la FA depuis les recommandations ESC 2024 ? Charlotte DUPUY (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
11:22 - 11:44 C'est quoi ce machin? Les nouveaux dispositifs. Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:44 - 12:06 Quoi de nouveau dans le syndrome coronarien aigu depuis les recommandations ESC 2023 ? Antonin THIBIEROZ (Phc) (Conférencier, Médecin, Lyon)
12:06 - 12:28 Quels nouveaux traitements pour l'insuffisance cardiaque aiguë ? Alix DELAMARE FAUVEL (PH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Salle Maillot

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FC15
11:00 - 12:00

Flash communications
Neurologie

Modérateur : Yannick AUFFRET (Médecin) (Médecin, Brest)
11:00 - 11:06 #50458 - FC15-01 Quand l'age pese sur le pronostic: etude des accidents vasculaires cérébraux ischémiques en contexte d'urgence.
FC15-01 Quand l'age pese sur le pronostic: etude des accidents vasculaires cérébraux ischémiques en contexte d'urgence.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa forte morbi-mortalité et de son impact socio-économique considérable. Cependant, son expression clinique, son évolution et son pronostic peuvent varier significativement selon l’âge des patients L’objectif de ce travail était d’analyser les profils épidémiologique, clinique et évolutif des patients pris en charge pour AVC ischémique, en comparant les formes observées chez les sujets jeunes et âgés. Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive, menée sur une période de huit mois aux urgences. Ont été inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans admis pour un AVC ischémique confirmé. Les données démographiques, cliniques,radiologiques et évolutives ont été collectées puis comparées entre deux groupes : Groupe 1 : sujets âgés (≥ 65 ans) et Groupe 2 : sujets jeunes (<65 ans). Au total, 83 patients ont été inclus. La moyenne d’âge était de 55 ± 7 ans [30–64] dans le groupe 2, avec une prédominance masculine (58,8 %), et 75 ± 7 ans [65–93] dans le groupe 1, avec un sex-ratio de 1,13. Les antécédents d’insuffisance coronaire et de fibrillation auriculaire étaient significativement plus fréquents chez les sujets âgés (p = 0,012 et p = 0,015). Les symptômes initiaux étaient la dysarthrie (30 %), la lourdeur de l’hémicorps (26,4 %), l’altération de l’état de conscience (15 %), les vertiges (9,9 %), la confusion (4 %) et les troubles de la marche (4,2 %).Aucune différence significative n’a été observée concernant la présentation clinique initiale entre les deux groupes. Toutefois, les patients âgés présentaient plus souvent une polypnée (p = 0,001), une tachycardie (p = 0,03) et une altération de la conscience (p = 0,001). Une alerte thrombolyse a été déclenchée dans 23 % des cas (n = 19), sans différence significative entre les groupes. La pneumopathie d’inhalation était la complication la plus fréquente, observée plus souvent chez les sujets âgés (p = 0,007). La mortalité intrahospitalière s’élevait à 12,7 %, plus élevée dans le groupe 1 (p = 0,05). Chez les sujets âgés, l’AVC ischémique s’accompagne plus fréquemment de comorbidités cardiovasculaires, d’une présentation clinique plus sévère, de complications infectieuses accrues et d’une mortalité plus élevée. Ces résultats soulignent la nécessité d’une prise en charge précoce, multidisciplinaire et adaptée à la fragilité du patient âgé, pour améliorer le pronostic fonctionnel et réduire la mortalité.

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Khedija ZAOUCHE (Tunis, Tunisie) , Manel KALLEL , Fedya ELAYECH , Emna REZGUI , Emna KALLEL
11:06 - 11:12 #50582 - FC15-02 Vertiges centraux / périphériques, évaluation du score TriAGe+ aux urgences : étude observationnelle rétrospective sur un an.
FC15-02 Vertiges centraux / périphériques, évaluation du score TriAGe+ aux urgences : étude observationnelle rétrospective sur un an.

Introduction : Les vertiges sont un motif de consultation fréquent au service d’accueil des urgences. C’est également un réel défi pour l’urgentiste de différencier l’étiologie périphérique (tels les vertiges paroxystiques bénins, les névrites vestibulaires), de l’étiologie centrale (tels que les AVC). Ces deux étiologies ont des prises en charge totalement différentes, et un retentissement différent sur le pronostic fonctionnel de nos patients. Le score TriAge +, créé par kuroda et al. a été développer pour distinguer les origines des vertiges. Notre objectif est de valider le score Triage+ chez les patients se presentant aux urgences pour vertiges, instabilité et/ou étourdissement. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la capacité du score TriAGe+ à diagnostiquer les AVC. Méthode : Nous avions réalisé une étude observationnelle rétrospective et monocentrique, sur les patients qui ont consulté pour les motifs de triages suivants : vertiges ; AVC ; rotatoires ; trouble de la marche ; trouble de l’équilibre durant l’année 2023. Résultat : Au total, notre population d’étude comprenait 254 patients. L’origine centrale a été retrouvée dans 12% des cas, dont 5% était des AVC de la fosse postérieur. Le diagnostic d’étiologie périphérique majoritairement observé était le vertige paroxystique bénin (31%). L’aire sous la courbe, de la courbe ROC est de 0,94. Il a été estimé pour un seuil > 2, une sensibilité à 90% (0,71 - 0,97), une spécificité à 82% (0,80 - 0,85), une VPP 9% (0,06-0,14), une VPN 99% (0,992 - 0,999), un RV + à 5,14 (2,94-8,96) et un RV- à 0,116 (0,106-0,126). Il a été estimé pour un seuil > 5, une sensibilité à 67% (0,45-0,83), une spécificité à 93% (0,92 - 0,95), une VPP 17% (0,10-0,26), une VPN 99% (0,99 - 1,00), un RV + à 10,14 (2,95-34,84) et un RV- à 0,36 (0,31-0,41). Il a été estimé pour un seuil > 10, une sensibilité à 14% (0,05-0,35), une spécificité à 99% (0,99-1,00), une VPP 33% (0,12-0,65), une VPN 98% (0,97 - 0,99), un RV + à 25,0 (0,00-26,143) et un RV- à 0,86 (0,41-1,81). Conclusion : Notre étude admet que le score TriAGe+ apparaît comme un outil prometteur pour améliorer la prise en charge des AVC chez les patients présentant un vertige, au sein des urgences. Avec l’utilisation de ce score avec un seuil à 5, nous pourrions ne pas recourir à une imagerie cérébrale en toute sécurité. Cependant il est nécessaire de réaliser une étude multicentrique est prospectif pour évaluer son impact sur la prise en charge.

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Gaëlle ALEXIS (Tours) , Frédéric PARIS
11:12 - 11:18 #50610 - FC15-03 Validation de la règle de décision QueBIC dans la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués aux urgences.
FC15-03 Validation de la règle de décision QueBIC dans la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués aux urgences.

Introduction : Les traumatismes crâniens constituent le motif de consultation traumatologique le plus fréquent aux urgences. Plus de 90% sont des traumatismes crâniens légers. Parmi eux, environ 10% présenteront une anomalie au scanner initial et seront re-qualifiés en traumatisme crânien léger compliqué (TCLC). Il n’existe pas de recommandation claire pour ces patients qui bénéficient d’un avis neurochirurgical de façon quasi systématique et d’examens complémentaires. Pourtant, la prise en charge chirurgicale est rare. Les critères mBIG, dérivés des critères BIG ont été validés pour la prise en charge des TCLC. Néanmoins, ils se basent sur des facteurs de risque de dégradation controversés et la spécificité du score est faible. Face à ces limites, un groupe de travail Québécois propose en 2024 la règle de décision QueBIC, spécifiquement définie pour la prise en charge des TCLC. L’objectif de cette étude était de permettre une première validation de la règle de décision QueBIC et de comparer les performances des scores QueBIC et mBIG. Matériel et méthode : Étude rétrospective entre 2019 et 2024 à partir des dossiers de patients ayant consulté sur un CHU français pour traumatisme crânien léger avec anomalie au scanner. Résultats : 348 dossiers ont été analysés. 14 patients sont décédés, 11 ont été pris en charge neurochirurgicalement. Pour le critère composite associant décès et intervention neurochirurgicale, la règle QueBIC présente, dans le groupe 3 (haut risque), une sensibilité de 73,9 % et une spécificité de 83,4 %. Lorsque les groupes à risque intermédiaire et à haut risque sont réunis, la sensibilité atteint 100 %, avec une spécificité de 38,2 % pour ce même critère. Aucun patient appartenant au groupe QueBIC 1 (faible risque) n’a présenté de décès imputable ou nécessité une chirurgie. Conclusion : Ce travail constitue la première validation de la règle de décision QueBIC. Elle pourrait permettre une prise en charge adaptée et sure pour les traumatismes crâniens légers compliqués avec une spécificité supérieure à celle du score mBIG. Une validation prospective est requise pour confirmer ces conclusions. La règle QueBIC pourrait alors simplifier et optimiser la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués.

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Manon JUILLAGUET (Toulouse) , Xavier DUBUCS
11:18 - 11:24 #50877 - FC15-04 Activité neurovasculaire des SU d’une région à partir d’un panorama .
FC15-04 Activité neurovasculaire des SU d’une région à partir d’un panorama .

Introduction : Notre réseau régional de médecine d’urgence mène une étude annuelle sur l’activité de la prise en charge des urgences neurovasculaires auprès des unités neuro-vasculaires (UNV). Pour l’année 2024, la totalité des 16 UNV régionales (dont 5 disposent de neuroradiologie interventionnelle (NRI)) ont répondu au questionnaire. Un établissement privé mutualiste proposant également des soins neuro‐vasculaires (NV) et a été inclus dans l’étude.   Matériel et Méthode : Les données collectées dans le questionnaire visaient à évaluer le volume de thrombolyses intra veineuse (TIV) et de thrombectomies mécaniques (TM) réalisées en région. Des données (sexe, âge, diagnostic, gravité, mode de transport, durée de passage, code postal) issues du Résumé du Passage aux Urgences (RPU) ont également été utilisées afin de qualifier les patients neuro‐vasculaires (codes CIM10 G45, G46, I61, I63, I64) pris en charge dans l'ensemble des structures d’urgence (SU).  Résultats : En 2024, un total de 16249 patients pris en charge dans les SU de notre région ont été identifiés avec un diagnostic de pathologie neuro‐vasculaires. Le nombre de TIV réalisées était de 1541. La part de téléthrombolyses variait entre 0% et 26.3% selon les centres. De plus, 795 patients ont été thrombectomisés dans un centre de NRI régional dont 307 patients initialement pris en charge dans des hôpitaux périphériques, et 26 ont été transférés vers un plateau de NRI extra-régional. Ainsi, 821 patients initialement pris en charge en région ont été thrombectomisés. Un rapport personnalisé incluant des résultats sous forme de graphiques et cartographies à l'échelle régionale et locale a été transmis aux UNV et SU adossés aux UNV. Ces rapports incluent notamment les flux de patients, le bassin d'influence sanitaire et le profil des patients.   Conclusion : D’après les données du PMSI, 10801 patients ont eu un diagnostic d’AVC ischémique confirmé en 2024 dans notre région. Ainsi, le taux de TIV est de 14.3%, légèrement en‐deçà de l’objectif de 15% et le taux de TM est de 7,6 %, soit supérieur à l’objectif des 5%, objectifs fixés dans le plan d’action européen 2018‐2030. Fort de ces résultats, le travail de coordination réalisé par notre réseau entre les urgences et les UNV doit se poursuivre afin de maintenir et d’améliorer l’offre d’accès aux soins NV d’urgences : sensibilisation et formations des acteurs des urgences, accessibilité facilitée aux outils de télémédecine. 

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Pascale CAVALLI (ROANNE) , Tiphaine LEFEBVRE , Mathys WOHL , Bruno FERROUD-PLATTET , Cécile VALLOT , Abdesslam REDJALINE , Bureau Avc URG'ARA
11:24 - 11:30 #50935 - FC15-05 Analyse de pratiques concernant la prise en charge de patients ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique sous anti-agrégation plaquettaire au CHU de Saint-Étienne en 2024.
FC15-05 Analyse de pratiques concernant la prise en charge de patients ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique sous anti-agrégation plaquettaire au CHU de Saint-Étienne en 2024.

Introduction : L’Accident vasculaire cérébral (AVC) est la 2ᵉ cause de mortalité mondiale et entraîne souvent des séquelles invalidantes. La prévention secondaire, notamment par antiagrégation plaquettaire (AAP), est essentielle pour réduire le risque de récidive. Les études montrent l’intérêt d’une double AAP à court terme après un Accident ischémique transitoire (AIT) ou un AVC mineur, mais les risques hémorragiques persistent. Il n’existe toutefois pas de consensus clair sur la stratégie à adopter chez les patients déjà sous AAP. Matériel/Méthode : Cette étude observationnelle, rétrospective et monocentrique a inclus les patients majeurs ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique en 2024 au CHU de Saint-Étienne sous traitement antiagrégant plaquettaire. Les données ont été extraites des dossiers médicaux et analysées selon les caractéristiques cliniques, étiologies (classification TOAST) et stratégies thérapeutiques. Résultats : Parmi les 1123 patients admis pour un AIT ou un AVC ischémique en 2024, 298 patients (26,5 %) sous traitement antiagrégant plaquettaire (AAP) ont été inclus. On comptait 112 AIT (37,6 %) et 186 AVC ischémiques (62,4 %), avec un âge moyen de 75 ans. Les facteurs de risque les plus fréquents étaient l’hypertension artérielle (>60 %), la dyslipidémie et les antécédents d’AIC (40 %). Les étiologies étaient dominées par les causes athéromateuses et cardio-emboliques. Les stratégies thérapeutiques des causes athéromateuses variaient : double AAP suivie d’un switch, changement d’AAP ou majoration de dose de l’AAP déjà en place. Trois récidives d’AIC (1 %) ont été observées à 6 mois, toutes dans le groupe AVC. Dix décès (3,4 %) ont été notés à 1 mois, principalement chez des patients ayant un AVC sévère (NIHSS >15) ou une étiologie cardioembolique. Aucune récidive ou décès n’a été observé dans le groupe AIT. Discussions/Conclusion : Cette étude met en évidence une grande variabilité des pratiques chez les patients ayant un AIT ou un AVC ischémique sous AAP en l’absence de recommandations spécifiques. La stratégie thérapeutique est généralement adaptée à l’étiologie, avec une double AAP courte suivie d’un switch en cas de cause non cardio-embolique pour les AIT et AVC mineur. Le switch de molécule est majoritairement réalisé. L’augmentation de dose reste rare. Ces résultats soulignent la nécessité d’études interventionnelles afin d’obtenir des recommandations permettant d’homogénéiser les pratiques.

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Thomas VINCENT (Saint-Étienne) , Antoine LOMBARD , Corentin RIOCREUX , Alain VIALLON
11:30 - 11:36 #50820 - FC15-06 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "e;Door In > Door Out"e; avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.
FC15-06 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "e;Door In > Door Out"e; avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.

INTRODUCTION A la phase aiguë d’un AVC, chaque 30 minutes perdues augmente de 20% le handicap et la mortalité à 3 mois. Au décours de leur passage aux urgences, 60% des AVC les plus graves doivent être transférés dans un second hôpital pour la thrombectomie mécanique (TM). Le délai passé dans le premier hôpital, appelé « Door in-Door out » (DIDO), devrait être inférieur à 90 minutes (recommandations HAS 2025), sinon à 120 minutes (recommandations US). Il est sous-étudié en France. L’objectif de cette étude est d’étudier le DIDO d’un hôpital français et les facteurs associés à un DIDO prolongé. MATERIEL & METHODE Etude observationnelle rétrospective monocentrique. Les patients inclus ont été pris en charge par les urgences et l’unité neurovasculaire (UNV) de l’hôpital 1, puis transférés avec la coordination du SAMU vers la neuroradiologie interventionnelle et l’UNV de l’hôpital 2, entre janvier 2021 et décembre 2024. Les données ont été extraites à partir des dossiers médicaux informatisés et analysées selon les standards épidémiologiques descriptifs. Les facteurs associés à un DIDO prolongé (≥ 120min) ont été étudiés en analyse univariée. RESULTATS Sur les 184 patients identifiés, seuls 99 ont été inclus du fait de données manquantes (heure de départ hôpital 1). Le DIDO médian était de 120 minutes [96–156], réparti ainsi : délai médian « arrivée hôpital 1 - imagerie » : 30 minutes ; délai médian « imagerie - départ vers hôpital 2 » : 90 minutes. Le seul facteur significativement associé à un DIDO < 120 minutes était l’heure d’arrivée aux urgences (8h–20h, p = 0,03). Aucune association significative n’était retrouvée avec les antécédents médicaux, le NIHSS ou une thrombolyse intraveineuse. 19% des patients ont bénéficié d’un DIDO recommandé en France (< 90min). CONCLUSION Cette première description d’un DIDO loin des recommandations permet d’envisager des perspectives d’amélioration. Le défaut de traçabilité des horaires clés constitue une limite majeure du pilotage de cette étude mais ces résultats rejoignent les données de la littérature (l’admission en soirée et l’étape « imagerie – départ vers hôpital 2 » sont les plus chronophages). Une étude descriptive multicentrique des DIDO pourra confirmer ces résultats. La structuration de protocoles post-imagerie, la mobilisation renforcée des ressources hors heures ouvrables ou l’intégration d’infirmiers en pratique avancée dans la coordination des DIDO et transferts inter-hospitaliers sont des pistes à étudier.

Aucun
Perrine BOURSIN (Paris) , Rémi BONNERAVE , Stéphane SAINTONGE , Alain AMERI , Youri YORDANOV , Mikael MAZIGHI , Matthieu HEIDET , Pierre SENERS
11:36 - 11:42 #50907 - FC15-07 Les accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé aux urgences : particularités cliniques et pronostiques.
FC15-07 Les accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé aux urgences : particularités cliniques et pronostiques.

Introduction : L’accident vasculaire cérébral(AVC) chez le sujet âgé est caractérisé par une forte morbi-mortalité et un retentissement fonctionnel important. Aux urgences, le terrain fragile, les comorbidités multiples rendent le diagnostic plus complexe chez cette population. L'objectif de notre étude était d’identifier les particularités propres au sujet âgé pour adapter la prise en charge initiale. Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de sept ans, de janvier 2018 à juin 2024. Ont été inclus les patients âgés de 65 ans et plus ayant consulté les urgences pour suspicion d’AVC. N’ont pas été inclus les patients présentant des symptômes en rapport avec d’autres diagnostics différentiels, ceux perdus de vue ou en l’absence de données d’imagerie cérébrale. Les caractéristiques sociodémographiques, cliniques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Résultats : Deux cents soixante patients ont été inclus. L’âge moyen était de 77 ± 7 ans dont 57,3 % étaient âgés de plus de 75 ans. Le genre –ratio était de 1,16. Deux cent seize patients (83,1%) étaient arrivés aux urgences par leurs propres moyens. Les comorbidités les plus fréquentes étaient (%) : HTA (67,7 %), Diabète (41,5% ) , AVC (27%), Dyslipidémie (26,5 %), Fibrillation auriculaire(17,3 %) et 14% étaient sous antivitamines k. Les symptômes initiaux comprenaient un déficit des membres (66 %), des troubles du langage (64%) et une atteinte faciale (33 %). Parmi les signes d’accompagnement, les céphalées et les vomissements étaient présents dans 18.1% et 11.2% respectivement. Le score de Glasgow était à 15 dans 59.6% des cas. Le Le score NIHSS(National Institutes of Health Stroke Scale) médian était de 8 [4–13]. Une hypertension sévère (PAS ≥ 180 mmHg) a été retrouvée dans 28,07 % des cas . Une SpO2≤90% a été notée dans 9,23 %. Soixante-seize patients (43,67%) ont bénéficié d’une TDM dans un délai ≤ 1 heure .Les résultats scannographiques : AVC ischémique (41,5%), AVC hémorragique (24,6%) et TDM cérébrale Normale (33,8%). Dans 44,6 % des cas, les patients n'ont pas été transférés vers une structure spécialisée. La mortalité toute cause confondue était de 33,8 %. Parmi les 172 patients survivants, 39,5 % avaient une déficience sévère (mRs=4 ou5) à 90 jours. Conclusion: Ces résultats soulignent la nécessité d’optimiser le triage, l’accès rapide à l’imagerie et l’orientation vers des structures spécialisées afin d’améliorer le pronostic de cette population fragile.

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Syrine KESKES (Tunis, Tunisie) , Chaima ABDELMOULAH , Hanene GHAZALI , Skander HACHANA , Youssef EBN EBRAHIM , Amira TAGOUGUI , Sami SOUISSI , Hela BEN TURKIA
Zone posters 1

"Jeudi 04 juin"

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FC16
11:00 - 12:00

Flash communications
Organisation Services d'Urgences

Modérateur : Pierre-Yves GUEUGNIAUD (Chef de Pôle) (Médecin, Lyon)
11:00 - 11:06 #50050 - FC16-01 Impact de la substitution du test PCR par un test antigénique COVID/Grippe/VRS sur le temps de passage aux urgences pédiatriques.
FC16-01 Impact de la substitution du test PCR par un test antigénique COVID/Grippe/VRS sur le temps de passage aux urgences pédiatriques.

Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la substitution du test PCR par le test antigénique COVID-VIRO ALL IN TRIPLEX® sur le temps de passage aux urgences pédiatriques. Les infections respiratoires aiguës chez l’enfant sont une cause fréquente de recours aux urgences, surtout en hiver avec la co-circulation du SARS-CoV-2, de la grippe A/B et du VRS. Jusqu’en 2023, le diagnostic reposait sur la RT-PCR multiplex, fiable mais coûteuse et lente. Le test antigénique COVID-VIRO ALL IN TRIPLEX®, plus rapide (15 minutes), offre une alternative adaptée aux mineurs. Matériel et méthode : Étude rétrospective monocentrique comparant deux saisons épidémiques : 2022–2023 (PCR) et 2024–2025 (antigénique). Le critère principal était le temps de passage aux urgences, analysé selon la destination (sortie, hospitalisation, transfert). Les coûts unitaires ont été comparés. Résultats : 1367 tests PCR en 2022–2023 et 1048 tests antigéniques en 2024–2025, sans surconsommation. Le temps médian de passage a diminué de 164 à 107 minutes avec le test antigénique (gain de 57 minutes, p<0,001). Le coût par test est passé de 50€ à 8,5€. Conclusion : Le test antigénique a réduit significativement le temps d’attente aux urgences pédiatriques, les coûts et la charge de travail. Il optimise le flux patient et limite le risque de transmission, suggérant son extension possible aux adultes en période épidémique. De futures études permettraient une évaluation de son impact sur la prescription d'antibiotiques.

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Maxime PERRIER , Mathilde FERAUD (Fréjus)
11:06 - 11:12 #50076 - FC16-02 Continuité des soins en sortie des urgences : étude APRES (Adressage des Patients des uRgences En consultation Spécialisée).
FC16-02 Continuité des soins en sortie des urgences : étude APRES (Adressage des Patients des uRgences En consultation Spécialisée).

Introduction : Le vieillissement de la population et l’augmentation des besoins de soins exercent une pression croissante sur l’offre médicale, en particulier en secteur libéral. Les services d’urgences accueillent ainsi de plus en plus de patients nécessitant un suivi spécialisé, dont la concrétisation demeure incertaine une fois la sortie effectuée. Cette étude visait à évaluer la capacité réelle des patients à accéder à une consultation de spécialité après un passage aux urgences et à identifier les facteurs influençant leur insertion dans le parcours de soins. Matériel et Méthode : Une étude prospective, observationnelle et monocentrique a été menée aux urgences de l’hôpital Tenon (Paris) entre juillet et octobre 2024. Ont été inclus les patients majeurs pour lesquels une consultation spécialisée hors médecine générale était recommandée. Étaient exclus les mineurs, les patients sous tutelle, décédés, injoignables ou disposant déjà d’un rendez-vous programmé. Le critère principal était la réalisation d’une consultation dans les 30 jours suivant la sortie. Les critères secondaires portaient sur l’obtention tardive d’un rendez-vous, les difficultés rencontrées et les reconsultations à trois mois. Les facteurs associés à l’obtention d’un rendez-vous ont été analysés par régression logistique. Résultats : Sur les 351 patients inclus, 47,6 % ont consulté dans le mois et 64,7 % avaient obtenu un rendez-vous, quel qu’en soit le délai. Trois facteurs étaient significativement associés à la prise de rendez-vous : une spécialité chirurgicale (OR = 2,54), une consultation hospitalière (OR = 2,19) et une organisation du rendez-vous par le service des urgences (OR = 2,59). L’existence d’un suivi spécialisé antérieur n’améliorait pas le taux d’adhésion. Les principaux obstacles rapportés étaient des contraintes personnelles, des limitations fonctionnelles ou une remise en question de l’indication par un autre praticien. Conclusion : Près de la moitié des patients parviennent à consulter dans le mois suivant leur passage aux urgences, mais ce taux demeure insuffisant au regard des enjeux de continuité des soins. L’implication du service des urgences dans l’organisation du suivi apparaît comme un déterminant essentiel de l’accès à la consultation spécialisée. Le renforcement des dispositifs de coordination pourrait améliorer l’orientation ambulatoire, en particulier pour les patients les plus vulnérables.

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Pauline SENECLAUZE (Paris) , Rudy BOMPARD
11:12 - 11:18 #50652 - FC16-03 Développement et validation d’un score de saturation des structures des urgences automatisable au niveau national (SOTU).
FC16-03 Développement et validation d’un score de saturation des structures des urgences automatisable au niveau national (SOTU).

Introduction : En France, il n’existe pas de score de saturation des structures des urgences (SU). Cette étude vise à développer un score de saturation déductible des Résumés de Passages aux Urgences (RPU) - réplicable au niveau national - et à estimer son impact sur la mortalité des patients hospitalisés depuis les SU. Méthodologie : 19 indicateurs de saturation des SU déductibles des RPU ont été identifiés autour de 4 composantes (nombre de patients présents, débits entrants, durées moyennes de présence des patients et nombre de patient en attente d’hospitalisation) déclinées en indicateurs selon la typologie des patients et standardisés pour les rendre comparables entre SU. Pour construire le score SOTU, un modèle de Random Forest (RF) a été entrainé sur la perception de la saturation par les soignants recueillie lors d’une étude prospective dans 8 SU avec une saturation perçue moyenne disponible pour 11597 heures. Des seuils ont été définis pour détecter les heures de saturation et de saturation critique. Afin d’apporter des éléments de validation au SOTU, le modèle RF a été répliqué sur la base de données nationale des RPU 2023, puis, au niveau journalier, inclus dans une régression négative binomiale pour expliquer un indicateur de surmortalité à J2 des patients hospitalisés depuis les SU. Cet indicateur de surmortalité correspond au ratio du nombre de décès observés sur nombre de décès attendu. Le nombre de décès attendu est issu d’un modèle de régression logistique entraîné sur les données du PMSI 2022, incluant au niveau patient : le genre, l’âge, l’indice de Charlson et la catégorie du diagnostic (R2 = 0,82 [0,82-0,82]). Résultats : Sur l’échantillon de développement (8 SU), le SOTU avait une aire sous la courbe 0,90 [0,89-0,91] pour prédire une heure en saturation d’après les soignants. En 2023, appliqué à 450 SU, d’après le SOTU, 36% des 3.942.000 heures étaient qualifiées en saturation dont 11% en saturation critique. Après ajustement, durant les jours en saturation et en saturation critique d’après le SOTU, la surmortalité des patients hospitalisés depuis les SU augmentait respectivement de 6% et 15%. Conclusion : Le score SOTU, réplicable au niveau national, permet de qualifier à J+1 la saturation des SU de manière automatisée. Au niveau national, après ajustement, le niveau du SOTU est associé à une augmentation de la mortalité des patients hospitalisés depuis le SU ce qui apporte un élément de validation externe.

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Guilhem NOEL (Marseille) , Laurent MAILLARD , Louis CLAVEL , Laura IRIARTE , Dimitri SCRONIAS
11:18 - 11:24 #50745 - FC16-04 Comparaison de la qualité du recueil de données chez les patients pris en charge par le SMUR de Montpellier pour une douleur thoracique: logiciel SMUR-t@b versus texte libre.
FC16-04 Comparaison de la qualité du recueil de données chez les patients pris en charge par le SMUR de Montpellier pour une douleur thoracique: logiciel SMUR-t@b versus texte libre.

Introduction: La douleur thoracique est l’un des principaux motifs d’appel au centre 15 et sa prise en charge préhospitalière permet de prendre plus tôt les décisions thérapeutiques chez ces patients. La qualité du recueil de données médicales en préhospitalier joue un rôle primordial dans l'optimisation du parcours de soins. Les outils numériques ont émergés, présentés comme des solutions potentielles pour améliorer la collecte des informations médicales. L’objectif principal de cette étude était de comparer l'exhaustivité du recueil numérique SMURt@b et de l’ancien format papier pour les données médicales lors de la prise en charge pré-hospitalière d'un patient présentant une douleur thoracique. Matériel et méthode: Il s’agissait d’une étude rétrospective et monocentrique au CHU. Nous avons étudié 780 patients au total : 390 dans le groupe recueil de données par SMURt@b et 390 dans le groupe recueil de données sur papier libre. Les patients étudiés étaient majeurs, pris en charge en pré-hospitalier pour une douleur thoracique par le SMUR. Le mode de recueil numérique et le mode de recueil papier ont été comparés à travers 16 critères définis dans la littérature comme essentiels à recueillir lors d'une intervention sur un patient présentant une douleur thoracique en pré hospitalier. Résultats : Le nombre moyen de critères présents sur les dossiers numériques était de 10.17 (± 2.53), contre 9.13 (± 2.09) sur les dossiers papiers (p< 0.01). On observait une amélioration du recueil des données par le logiciel SMURt@b pour les critères suivants : la persistance de la douleur (score d’exhaustivité à 68%), la localisation de la douleur (67%), le type de douleur (71%), le diagnostic évoqué (59%), les traitements habituels (77%), l’évolution de la douleur au cours de la prise en charge (38%), ainsi que l’examen clinique (71%). Conclusion : Dans cette étude le format numérique du recueil de données pré-hospitalières semblait améliorer l’exhaustivité des informations d’interrogatoire et de prise en charge des patients présentant une douleur thoracique. La généralisation de l’outil numérique pour améliorer le recueil de données pré-hospitalières et optimiser la prise en charge des patients justifierait la poursuite d’évaluations complémentaires.

Aucun
Juliette MEISSIREL (Montpellier) , Romain JAMMES , Xavier BOBBIA
11:24 - 11:30 #50856 - FC16-05 Meure des Lits Brancards Estimés pour évaluer la fluidité de l'aval, évaluation de sa fiabilité.
FC16-05 Meure des Lits Brancards Estimés pour évaluer la fluidité de l'aval, évaluation de sa fiabilité.

La mesure du nombre de patients ayant séjourné la nuit aux urgences en attente d'hospitalisation, appelé Lits Brancards Estimés (LBE) est une mesure simple qui permet de mesurer la fluidité de l'aval des urgences, principal déterminant de la saturation. Cette mesure peut être automatisée en utilisant les résumés de passage urgences (RPU) via les observatoires régionaux des urgences (ORU). Nous avons cherché à évaluer la fiabilité du LBE mesuré à partir des données de RPU. L'étude était prospective et multicentrique comparant le nombre de LBE mesurés par les RPU (LBE-M) aux données du terrain observées par un investigateur local (RPU-O). Les données étaient comparées le lendemain. Onze structures d'urgences (SU) ont participé pendant une semaine, le coefficient kappa de Cohen global était de 0,81 ((95%IC 0,78-0,84). Pour 8 SU, la corrélation était bonne à excellente mais la corrélation était faible à modéré pour 3 SU (0,12; 0,51 et 0,55) ce qui illustre une variabilité importante de la fiabilité du calcul du LBE à partir des RPU. Les causes sont multiples : fiabilité du recueil des durées de séjour, délai d'affection informatique du patient lors d'une hospitalisation, affectation du patient en unité d'hospitalisation de courte durée d'un patient encore physiquement présent en SU. En conclusion, l'évaluation du LBE pour mesurer la fluidité de l'aval nécessite une validation rigoureuse de la qualité des données transmises par les RPU. Les ORU doivent s'impliquer dans cette démarche

aucun
Mathieu OBERLIN (Mulhouse) , Arnaud ETIENNE , Marc NOIZET , Romain HELLMANN , Tahar CHOUIHED
11:30 - 11:36 #50886 - FC16-06 Evolution des effectifs des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.
FC16-06 Evolution des effectifs des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.

Introduction: Depuis 2022 notre observatoire régional des urgences (ORU) réalise une enquête annuelle, en novembre, visant à évaluer les effectifs des structures d’urgences (SU) de l’ensemble de la région. L’objectif est d’analyser l’évolution de ces effectifs au regard des enjeux actuels de la médecine d’urgence Matériel et Méthode: Enquête annuelle adressée aux directions et encadrements des SU de la région depuis 2022 (2025 en cours de recueil, sera traitée pour le congrès). L’analyse a porté sur les effectifs médecins/internes/IDE/AS postés aux urgences sur 54 établissements ayant répondu chaque année Résultats: L’évolution horaire des effectifs est présentée dans le graphique. On note une augmentation nette des présences IDE en 2023, se poursuivant sur les nuits en 2024. Les effectifs médicaux progressent régulièrement en 2023-2024 avec une augmentation marquée sur la nuit profonde en 2024. La présence des AS se réduit en 2024 après une augmentation en 2023, sauf la nuit. La présence des internes est complexe en raison des évolutions de postes. L’analyse des RPU montre une baisse en 2023 avant une reprise en 2024 Conclusion: L’évolution des effectifs en présence semble suivre, avec un décalage temporel, les variations d’activité, avec une adaptation plus marquée sur la nuit profonde. Ces résultats, confrontés aux données d’activité, constituent un outil de retour aux établissements afin de les accompagner dans l’adaptation de leurs organisations par une approche comparative

Aucun
Abdesslam REDJALINE (Firminy) , Naël BENCHALAL , Clément CLAUSTRE , Marie LASSAIGNE , Emilie LAUNET , Patrice SERRE
11:36 - 11:42 #50891 - FC16-07 Evolution des organisations des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.
FC16-07 Evolution des organisations des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.

Introduction: Depuis 2023 l’enquête annuelle menée par notre observatoire régional des urgences (ORU) auprès des structures d’urgences (SU) de la région collige des données sur leurs organisations. L’objectif est d’analyser l’évolution de ces organisations face aux enjeux actuels de la médecine d’urgence Matériel et Méthode: Enquête annuelle adressée aux directions et encadrements des SU de la région depuis 2023 (2025 sera traitée pour juin 26). L’analyse a porté sur l’organisation de l’accueil aux urgences (nb agents présents, régulation/réorientation) et le cas échéant sur la mutualisation des équipes SMUR et le déploiement des UMH-P. L’analyse a porté sur 69 établissements ayant répondus sur l’ensemble des 3 années Résultats: 67% des SU pratiquaient la réorientation en 2023 versus 68% en 2024. En 2023, 45% des SU déclaraient une organisation dégradée contre 42% en 2024. Si les déclaration de fermeture sont en baisse on note plus de SU demandant une régulation (12 vs 16). Pour les SU porteurs de SMUR, plus de 80% déclarent une mutualisation sans changement notables sur les 3 années. Les agents administratifs, IOA, MOA et UMH-P sont présentés dans le tableau Conclusion: Ces enquêtes annuelles apportent à l’ORU une vision objectivée des SU de la région et de l’évolution de l’offre de soins d’urgence. Elles contribuent à améliorer la connaissance des organisations et constituent un outil d’aide au pilotage et à l’accompagnement des établissements dans la gestion de leur activité

Aucun
Patrice SERRE (Bourg-en-Bresse) , Naël BENCHALAL , Clément CLAUSTRE , Marie LASSAIGNE , Emilie LAUNET , Abdesslam REDJALINE
Zone posters 2
11:30

"Jeudi 04 juin"

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CM08
11:30 - 12:30

Conférence
Quand le plongeur prend l’eau
Les fondamentaux, Milieu aquatique, Pathologies circonstancielles, Services d'Urgences, SMUR

Modérateurs : Romain ADAM (Attending Physician) (Médecin, Besançon), Thomas BIZOUARD (Médecin) (Médecin , Angers)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Venez apprendre ou ré-apprendre les complications de l'immersion, la gestion du patient noyé et les indications du caisson hyperbarre juste avant l'été !
11:30 - 11:50 Œdème pulmonaire d’immersion : une entité encore méconnue. Nordine NEKHILI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Gonesse)
11:50 - 12:10 Noyades : diagnostic et prise en charge des différents types de noyades. Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille)
12:10 - 12:30 Caisson hyperbare : indications et modalités. Anthony MAZAUD (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 351
12:00

"Jeudi 04 juin"

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SI17
12:00 - 13:00

Session Interactive
Quiz radio
Imagerie , Les fondamentaux, Services d'Urgences, Traumatologie non vitale

Modérateur : Richard CHOCRON (MCUPH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
Vous pensez être un as de la radio du patient avec traumatisme de membre, c'est ce que l'on va voir ? Venez affronter l'expert.
12:00 - 13:00 Quiz radio. Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

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FC17
12:00 - 13:00

Flash communications
Pédiatrie

Modérateur : Rémy DIESNIS (Emergency physician) (Médecin, Roubaix)
12:00 - 12:06 #50008 - FC17-01 Evaluation des pratiques de prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences pédiatriques : une étude monocentrique.
FC17-01 Evaluation des pratiques de prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences pédiatriques : une étude monocentrique.

Introduction : La fièvre est un motif fréquent de consultation aux urgences. Chez les nourrissons de moins de 3 mois, elle peut être le seul signe d’une infection bactérienne sévère (IBS), justifiant une évaluation rigoureuse. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective et monocentrique de juin 2022 à novembre 2023. Elle visait à décrire les caractéristiques et la prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences, à comparer cette prise en charge aux recommandations et scores issus de la littérature, et à identifier les facteurs associés aux IBS. Les analyses statistiques incluaient des tests non paramétriques (Wilcoxon), du Chi² et exacts de Fisher. Le seuil de significativité était de 0,05. Résultats : 191 nourrissons ont été inclus et 17 (8,9%) présentaient une IBS, avec une majorité d’infections urinaires. La prise en charge variait selon l’âge et n’était pas toujours conforme aux recommandations mais allait globalement dans leur sens. Parmi les facteurs associés aux IBS figuraient une température élevée aux urgences, une CRP et une PCT positives, une hyperleucocytose, une polynucléose neutrophile et l’absence de signes cliniques ORL. Parmi les scores étudiés, l'algorithme Step-by-Step était le plus performant pour détecter les enfants à plus haut risque d'IBS. Conclusion : Les pratiques face à la fièvre du nourrisson de moins de 3 mois restent hétérogènes. Une standardisation par des arbres décisionnels incluant scores et biomarqueurs est souhaitable. Le développement de recommandations françaises adaptées pourrait permettre d’optimiser le diagnostic, d’éviter les traitements inutiles et d’améliorer la sécurité des prises en charge.

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Charlotte GALLAIS (Caen)
12:06 - 12:12 #50070 - FC17-02 Prise en charge de l’état de mal épileptique chez l’enfant (nouveau-nés exclus) : analyse comparative des protocoles des urgences pédiatriques dans les CHU français.
FC17-02 Prise en charge de l’état de mal épileptique chez l’enfant (nouveau-nés exclus) : analyse comparative des protocoles des urgences pédiatriques dans les CHU français.

Objectif : Comparer les protocoles de prise en charge de l’état de mal épileptique (EME) pédiatrique dans les CHU français avec les recommandations nationales et internationales. Méthodes : 33 CHU disposant d’un service d’urgences pédiatriques ont été sollicités par email avec 2 relances. 29 CHU ont répondu, 28 d’entre-eux disposaient d’un protocole EME. Les protocoles ont été analysés selon les médicaments de première ligne (administrés à M5 et M10), les anticonvulsivants de seconde ligne, les modalités d’administration (posologie, voie, durée) et le recours aux spécialistes. Résultats : Le midazolam est utilisé à M5 dans 96 % des CHU (en forme préremplie, 54%), par voie intra-buccale (88 %), en cohérence avec les recommandations internationales qui valorisent sa rapidité d’action et sa polyvalence d’administration. La voie intranasale reste sous-utilisée (40 %). Le diazépam intrarectal reste fréquemment cité (92 %) en contraste avec les recommandations internationales plus récentes qui tendent à le reléguer au second plan du fait d’une administration peu aisée en urgence. Son usage intraveineux (IV) rapporté dans 4 CHU s’accompagne dans 75 % des cas de doses excédant les limites fixées par l’European resuscitation council. Le clonazépam intraveineux est préconisé par 75 % des centres, souvent à des doses supérieures (0,02 à 0,10mg/kg) aux recommandations de la SFMU (67% des cas). À M10, le clonazépam reste majoritairement cité (93 %), le midazolam est moins présent en adéquation avec les recommandations si utilisé à M5 (21 %). En seconde ligne, le levetiracétam IV est désormais privilégié dans 64% des protocoles, en accord avec les recommandations internationales récentes, devant la phénytoïne (61%), le phénobarbital (39 %). La durée d'administration du levetiracetam est souvent plus longue que celle préconisée par les recommandations internationales — 10 à 15 minutes contre les 5 minutes recommandées D’importantes disparités concernent les posologies, les durées d’administration et les stratégies d’escalade thérapeutique. L’appel au neuropédiatre ou au réanimateur est quasi systématique (92 %), mais son timing varie selon les établissements (M10, après seconde ligne ou si échec). Conclusion : Les pratiques françaises convergent partiellement avec les standards internationaux, mais demeurent hétérogènes. Une réactualisation des recommandations SFMU et l’élaboration d’un algorithme pédiatrique national apparaissent nécessaires.

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Cecilia DUPENLOUP (Toulouse) , Camille BRÉHIN , Isabelle CLAUDET
12:12 - 12:18 #50072 - FC17-03 Admissions pour intoxications chez les enfants âgés de moins de deux ans en France : analyse du PMSI national 2014 à 2022.
FC17-03 Admissions pour intoxications chez les enfants âgés de moins de deux ans en France : analyse du PMSI national 2014 à 2022.

Introduction : Les intoxications pédiatriques représentent une cause fréquente de recours aux urgences pédiatriques et peuvent nécessiter une admission en réanimation. Les nourrissons sont particulièrement vulnérables (développement, exposition environnementale). Objectif : Analyser l’évolution épidémiologique des intoxications suivies d’hospitalisation entre 2014 et 2022 chez les enfants de moins de deux ans. Méthodes : Étude rétrospective à partir des données du PMSI national. Les intoxications ont été classées par tranche d’âge (< 1 an et < 2 ans) et par type de substance. Résultats : Sur la période, 13053 intoxications pédiatriques ont été admises et hospitalisées dont 462 (3,5%) en réanimation. Cette proportion est passée de 2,4% à 4,1% entre 2014 et 2022. Les nourrissons de moins d’un an représentaient 29% des admissions totales (27% en 2014 vs 31% en 2022) et 41% de celles en réanimation. Les principaux xénobiotiques étaient : médicaments (26%, 21% avant 1 an), drogues illicites (22%, dont cannabis 84%), produits ménagers (13%). Selon le groupe d’âge, la proportion des intoxications médicamenteuses était stable avant un an et a diminué entre 1 et 2 ans (44% vs 39%) sur la période. La part des drogues illicites a été multiplié par 2 (15% en 2014 vs 31% en 2022), en particulier avant l’âge de 1 an (+105%). Les cinq principaux médicaments précisés étaient : benzodiazépines (n=730,15%), paracétamol (n=368,7%), bêtabloquants (n=250,5%), psycholeptiques-neuroleptiques (n=196,4%), antihypertenseurs (n=179,4%) sans différence de proportion selon l’âge en dehors des benzodiazépines (8% avant 1 an). Leur représentation variait avec une part récente plus importante des bêtabloquants (7%) et des psycholeptiques-neuroleptiques (6%). La proportion du cannabis est stable entre 2014 et 2022 mais le nombre d’hospitalisation a augmenté de 71% (en particulier avant 1 an). Les admissions globales en réanimation augmentaient sur la période en lien avec trois xénobiotiques : cannabis (x8), monoxyde de carbone (x3) et opioïdes. Conclusion : Les médicaments restent la première cause d’intoxication chez les moins de 2 ans, le cannabis est la première cause d’admissions en réanimation. La surveillance des admissions en réanimation pédiatrique doit être poursuivie, des actions multimodales de prévention et de sécurisation domestiques sont indispensables.

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Agathe SONCOURT (Toulouse) , Dominique PETIOT , Isabelle CLAUDET
12:18 - 12:24 #50080 - FC17-04 Coma non traumatique chez l’enfant : épidémiologie des admissions entre 2007 et 2024.
FC17-04 Coma non traumatique chez l’enfant : épidémiologie des admissions entre 2007 et 2024.

Le coma non traumatique est rare chez l’enfant, la mortalité reliée varie entre 1,5 et 3,5% avec une épidémiologie récente peu fournie, reposant sur un nombre limité de cohorte. Objectif : Analyser les admissions pour coma non traumatique dans une unité d’urgence pédiatrique entre 2007 et 2024 en comparant les périodes 2007-2017 (période 1) et 2018-2024 (période 2). Méthodes : Tous les dossiers de patients admis dans l’unité sur le motif ou le diagnostic de coma ont été extraits via le logiciel patient Orbis® ; les dossiers dont le diagnostic n’était pas une cause traumatique ont été inclus dans l’étude. Résultats : 182 dossiers ont été sélectionnés, 7 dossiers ont été exclus (erreur de codage (n=4), coma traumatique (n=3), 175 cas ont été inclus (garçons 58%). Le nombre annuel de cas variait entre 6 et 15. La moyenne d’âge était de 7,6+/-5,4 ans (médiane 7,2 ans), la distribution était bimodale, 41% avaient plus de 10 ans et 31% moins de 3 ans. Le mode de transport était familial dans 44% des cas, SAMU-SMUR (31%) et l’admission au déchocage dans 77% des cas. Le score de Glasgow médian était de 9 (3 à 12), 51% avaient un score égal ou inférieur à 8 (48% période 1, 55% période 2), 22% étaient en hypothermie, 7% étaient hypotendus, 8% hypertendus. Les causes principales étaient : toxiques (41%, 33% période 1 vs 51% période 2), neuro ou neuroinfectieuses (26%, 41% période 1 vs 29% période 2), métaboliques (16%, 17% période 1 et 14% période 2). Les trois principaux toxiques étaient : alcool (47% période 1 vs 16% période 2), cannabis (24% vs 41%) et benzodiazépines (9% vs 11%). Le sexe ratio variait selon les causes (2,2/ neuro-neuroinfectieuses ; 1,4/intoxications ; 0,65/ métaboliques). Selon le devenir, 35% des patients étaient hospitalisés en réanimation, 41% placés sous assistance ventilatoire, 6% sont décédés (n=10) (60% de causes neuro ou neuroinfectieuses). La comparaison entre 2018-2024 versus 20107-2017 différait par un plus grand nombre de causes toxiques (OR 2,1[1,2-4,0], p=0,02) notamment chez les filles (OR 2.6, p=0.047) et le nourrisson (OR 3,6, p=0,03) et alors dominés par le cannabis (43%). Conclusion : L’épidémiologie des comas a évolué entre les deux périodes motivant la nécessité d’études de cohorte plus large à l’échelle nationale afin de confirmer ces résultats.

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Isabelle CLAUDET (Toulouse) , Cecile LEMOINE , Pascale MICHEAU , Lucas RICCO , Christine AUDOUIN-PAJOT , Aurélie TAILLEFER , William CURTIS , Camille BRÉHIN
12:24 - 12:30 #50092 - FC17-05 Noyades de l’enfant : taux d’adhésion au protocole d’un SU pédiatrique.
FC17-05 Noyades de l’enfant : taux d’adhésion au protocole d’un SU pédiatrique.

Objectif – L’objectif principal était d’évaluer le taux adhésion au protocole noyade en cours mis à jour en 2020 et d’analyser les écarts au protocole. Méthodes – Etude rétrospective descriptive analysant les dossiers médicaux informatisés de patients admis sur le motif de noyade ou dont le diagnostic était une noyade (code) entre janv. 2020 et août 2024. Résultats – 130 dossiers ont été sélectionnés, dix cas ont été exclus par défaut de données. L’incidence annuelle moyenne était de 24 cas. Le sexe ratio était de 1,4 (garçons, 53%). La moyenne d’âge était de 3 ans 6 mois, 50% des enfants étaient âgés de moins de 3 ans, 8% des admissions avaient été médicalisées en préhospitalier. La majorité des noyades avaient eu lieu dans une piscine privée (77%), 11% d’entre elles dans une baignoire. Les noyades avaient été classées comme aquastress (71%), petit hypoxique (20%) ou grand hypoxique (9%). Toutes les noyades anoxiques ont été orientés d’emblée en réanimation. Le taux d’hospitalisation était de 18%. L’analyse des dossiers mettait en évidence une disparité d’application du protocole notamment sur la réalisation de la radiographie thoracique et du bilan biologique dans les groupes aquastress et petit hypoxique. Dans le premier groupe, 41% des patients n’ont pas eu de bilan biologique, 33% de radiographie et 41% sont rentrés à domicile avant la réévaluation à H12 préconisée. Dans le groupe petit hypoxique ; 26% des patients n’ont pas été hospitalisés ni surveillés sur une durée préconisée de 24h. Aucun écart au protocole n’était relevé pour le groupe grand hypoxique. Conclusion – Les préconisations de surveillance publiées et rappelées dans le protocole étaient manifestement peu applicables notamment dans les cas de noyades les plus simples. Au regard des écarts d’application en particulier concernant les situations d’aquastress et la publication récente (Shenoi RP J Pediatr 2025;279:114459) concernant les facteurs de risque d’atteinte pulmonaire, un raccourcissements de la durée de surveillance et rendant la radiographie thoracique conditionnée à l’apparition de signes respiratoires secondaires a permis l’évolution du protocole.

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Lucas GAUTHIER (Toulouse) , Isabelle CLAUDET
12:30 - 12:36 #50350 - FC17-06 Évaluation des caractéristiques des patients pédiatriques présentant un traumatisme abdominal fermé.
FC17-06 Évaluation des caractéristiques des patients pédiatriques présentant un traumatisme abdominal fermé.

INTRODUCTION : La prise en charge des traumatismes abdominaux fermés ne bénéficie, en l’absence de défaillance immédiate, que de peu de recommandations au niveau national. Aux urgences pédiatriques, chaque médecin prodigue des soins en fonction de son art. Devant la diversification des profils et l’évolution des outils diagnostics disponibles, cette approche centrée sur le patient est-elle toujours pertinente et sûre ? OBJECTIF : L’objectif de cette étude est la recherche de retard diagnostic lors de la consultation des traumatisés abdominaux fermés aux urgences pédiatriques du CHU de Clermont-Ferrand. METHODE : Nous avons réalisé une revue des dossiers de lésions intra-abdominales, identifiés par le codage CIM-10, du 01/01/2014 au 01/01/2024 dans le pôle de pédiatrie du CHU de Clermont-Ferrand. Nous avons inclus, puis détaillé le parcours de tous les patients entre 2 et 16 ans, sans plaie ni défaillance hémodynamique ou respiratoire à l’arrivée, ayant présenté une LIA dont le diagnostic n’a pas été réalisé lors du premier passage aux urgences pédiatriques du CHU. RESULTATS : Nous avons inclus douze patients qui n’ont pas obtenu de diagnostic à l’issu de leur premier passage aux urgences pédiatriques, soit 3 % des dossiers. Neuf ont été hospitalisés et trois renvoyés au domicile. Seul deux patients, gardés en hospitalisation, ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale. Aucun événement indésirable grave n’a été recensé parmi les patients renvoyés au domicile. CONCLUSION : Cette étude souligne la sécurité d’une prise en charge centrée sur le patient pour les traumatismes abdominaux fermés en pédiatrie. L’analyse rétrospective des dossiers de LIA sur dix ans au CHU de Clermont-Ferrand révèle un faible taux de retard diagnostic (3 %) après un premier passage aux urgences pédiatriques, tout en rappelant l’importance d’une vigilance renforcée face à des signes cliniques atypiques.

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Adrien BLANCHARD (Clermont-Ferrand) , Maguelonne PONS , Jeannot SCHMIDT , Céline DURAND , Tara INGRAO , Jean-Baptiste BOUILLON-MINOIS
12:36 - 12:42 #50501 - FC17-07 Apport de l’échographie diagnostique associée au score TWIST devant une douleur testiculaire aux urgences pédiatriques.
FC17-07 Apport de l’échographie diagnostique associée au score TWIST devant une douleur testiculaire aux urgences pédiatriques.

Introduction. La torsion testiculaire (TT) est une urgence diagnostique et thérapeutique. Le score clinique TWIST (Testicular Workup for Ischemia and Suspected Torsion) permet d’estimer le risque de TT et le recours à l’échographie scrotale (E.S) avec Doppler pulsé comme examen de référence. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’apport de l’E.S associée au score TWIST dans la prise en soins de la DTA aux urgences pédiatriques. Matériel et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique menée dans notre service entre le 01/01/23 et le 31/12/24 a colligé les données cliniques des enfants pour le score TWIST, les données de l’E.S et les diagnostics post-opératoires. La performance du score TWIST pour le diagnostic de TT et le recours à l’E.S ont été évalués (probabilité haute : TWIST  5, pas d’E.S, chirurgie d’emblée, probabilité basse : TWIST ≤ 2, pas d’E.S indiquée) à l’aide du test du χ² de Pearson (p<0,05). Résultats : Sur la période étudiée, 403 garçons (âge médian 11,4 ans) ont été admis au SAU pour douleur testiculaire (DT) aigue. Parmi eux, 117 (29%) enfants ont bénéficié d’une E.S dont 78,6% avec doppler pulsé selon les recommandations et 87 (29,9%) ont subi une chirurgie. Celle-ci était plus fréquente chez les patients avec E.S que sans E.S préalable (29,9% vs. 18,2%, p=0,009). La TT était confirmée au bloc chez 13,2% des sujets, moins fréquemment chez ceux ayant eu une E.S préalable (43% vs. 73%, p=0,005). Le score TWIST présentait une bonne performance diagnostique pour prédire la TT (AUC de 0,82 [IC95% : 0,73–0,87], p<0,001), sa spécificité atteignant 98,6% pour un score  5. A posteriori, la réalisation du score TWIST aurait pu éviter le recours à 91,4% d’E.S (pour 94 E.S avec score ≤ 2 et 13 E.S avec score  5). L’E.S conservait son intérêt diagnostique pour les scores intermédiaires de 3 et 4. La DT brutale restait le symptôme le plus discriminant (p<0,001) pour le diagnostic de TT. Discussion. Le score TWIST ne mentionne pas le critère de DT spontanée brutale mais permettrait de stratifier le risque de TT et d’éviter le recours à l’E.T, pas toujours accessible dans les services d’urgences pédiatriques. Conclusion : Le diagnostic de TT repose sur une évaluation clinique rigoureuse. Intégrer le score TWIST comme outil de triage permettrait de réserver l’E.S aux probabilités intermédiaires.

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Ibrahim HAJ ALNACHIF (DIJON) , Adélaïde REGA , Frédéric HUET , Patrick RAY , Cindy TISSIER , Nathanaël SABABADY
12:42 - 12:48 #50540 - FC17-08 Association entre paludisme asymptomatique et anémie chez les nourrissons de moins de 5 ans vivant au Bénin : étude longitudinale multicentrique.
FC17-08 Association entre paludisme asymptomatique et anémie chez les nourrissons de moins de 5 ans vivant au Bénin : étude longitudinale multicentrique.

Introduction : L’anémie demeure une cause majeure de morbidité chez l’enfant en zones d’endémie palustre. Si l’association entre paludisme symptomatique et anémie est bien établie, l’impact du paludisme asymptomatique, fréquent mais souvent non diagnostiqué, reste insuffisamment documenté chez les jeunes enfants. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre infection palustre asymptomatique et anémie chez des nourrissons béninois suivis longitudinalement. Matériel & Méthode : Étude observationnelle longitudinale menée chez des enfants de moins de 5 ans vivant au Bénin, avec des visites systématiques programmées (12, 18 et 24 mois) et consultations d’urgence. L’exposition d’intérêt était l’infection palustre lors de la visite semestrielle, classée en quatre catégories : absence d’infection, infection submicroscopique, infection microscopique asymptomatique et infection microscopique symptomatique. Le critère de jugement principal était l’anémie, définie selon les seuils de l’OMS. L’association entre infection palustre et anémie a été évaluée à l’aide de modèles de régression logistique mixte à effets aléatoires, tenant compte des mesures répétées par enfant et ajustés sur les principaux facteurs démographiques, environnementaux et infectieux. Résultats : Parmi les 345 nourrissons inclus, l’anémie était fréquente (50 %). En analyse multivariée, l’infection palustre microscopique asymptomatique était fortement associée à l’anémie (aOR 18,74 ; IC95 % [7,79–45,10]), de même que l’infection microscopique symptomatique (aOR 11,94 ; IC95 % [4,18–34,14]) et l’infection submicroscopique (aOR 3,60 ; IC95 % [1,98–6,53]). L’âge ≥ 18 mois était significativement protecteur vis-à-vis de l’anémie (aOR 0,51 ; IC95 % [0,34–0,77]). Une infection palustre lors d’une consultation d’urgence antérieure était également associée à un risque réduit d’anémie (aOR 0,64 ; IC95 % [0,41–0,98]). Conclusion : Dans cette cohorte béninoise de jeunes enfants, les infections palustres microscopiques asymptomatiques et submicroscopiques sont fortement associées à l’anémie, suggérant que ces formes sous-cliniques contribuent de manière significative au fardeau anémique. Ces résultats soulignent l’intérêt d’un dépistage systématique du paludisme chez l’enfant anémique, y compris en l’absence de fièvre, afin d’optimiser la prise en charge en contexte endémique.

Aucun.
Sally Oceane MINKA (Paris) , Andre GARCIA , Gilles COTTRELL
Zone posters 2
12:35

"Jeudi 04 juin"

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CDIFP
12:35 - 13:20

Conférence de l'industrie Fisher & Paykel
Nouvelles perspectives du Haut Débit Nasal aux Urgences

Modérateurs : Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Médecin, Corbeil-Essonnes), Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Médecin, Angers)
12:35 - 13:20 Recommandations SFMU/SRLF. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin , Poitiers)
12:35 - 13:20 Présentation OPTIOAP aux Urgences avec le HDH. Mustapha SEBBANE (Chef de Service des Urgences) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
12:35 - 13:20 Retour d’expérience – Parcours de soins - Topo gériatrie. Arthur FOURMY (praticien) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
Salle 241

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CDIVI
12:35 - 13:20

Conférence de l'industrie Viatris
Sédation procédurale en médecine d’urgence : optimiser et individualiser la stratégie pour sécuriser la pratique

Modérateur : Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Lyon)
12:35 - 13:20 Sédation procédurale aux urgences : où en sommes-nous en 2026 ? Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
12:35 - 13:20 Approche individualisée de la sédation procédurale : quelle stratégie pour quel patient ? Fabien LEMOEL (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nice)
Salle 251

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CDIBI2
12:35 - 13:20

Conférence de l'industrie Biomerieux
PCR Multiplex aux Urgences : Du Diagnostic Rapide à l'Impact Clinique

Modérateur : Christophe CHOQUET (Responsable d'Unité Fonctionelle - Professeur Associé Praticien Hospitalier) (Médecin, Paris)
12:35 - 13:20 Prise en charge des méningites & méningo-encéphalites. Pierre HAUSFATER (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
12:35 - 13:20 Prise en charge des infections respiratoires. Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
Salle 252A
13:00

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SI24
13:00 - 14:00

Session Interactive
Speed dating
Exercice professionnel, Management, Organisation , Qualité de vie au travail, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Fabien COISY (Chef de clinique) (Médecin, Nîmes), Valérie WILME (CCU-AH) (Médecin, Strasbourg)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
La Médecine d'Urgence, c'est vaste... Venez rencontrer des médecins et des soignants à l'exercice ou au parcours atypique, posez leurs toutes vos questions lors de ce speed dating !
13:00 - 14:00 Je suis médecin urgentiste et chercheur à l'étranger . Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
13:00 - 14:00 Je forme aux soins d'urgence. Gaël GHENO (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Annecy)
13:00 - 14:00 Je fais de la médecine d’expédition (TAAF). Jonathan MOISSON (Médecin adjoint des Terres Australes et Antarctiques Françaises/ Samu 75) (Conférencier, Médecin, Paris)
13:00 - 14:00 Je fais de la vulgarisation médicale. Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
13:00 - 14:00 Je fais de la médicalisation d'évènements. Jérémy MONTEIRO (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
13:00 - 14:00 Je fais du rapatriement sanitaire. Aurélien GUENIN (Docteur) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
13:00 - 14:00 Je fais du secours en mer. Delphine SALIOU-MARTIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, BREST)
13:00 - 14:00 Je fais du secours en montagne. Damien VIGLINO (Professeur des Universités - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
13:00 - 14:00 Je souhaite prendre des responsabilités dans mon service. Maxime GAUTIER (Physician) (Conférencier, Médecin, Eaubonne)
13:00 - 14:00 Je suis médecin militaire. Xavier DEMAISON (Médecin Adjoint) (Conférencier, Saint-Mandé)
13:00 - 14:00 Je fais de la médecine humanitaire. Sylvie CHABRIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Strasbourg)
13:00 - 14:00 Je suis jeune hospitalo universitaire. Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
13:00 - 14:00 Je travaille dans une institution en lien avec la santé. Aurélie AVONDO-RAY (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Boulogne-Billancourt)
13:00 - 14:00 Je travaille en USC/réanimation. Mathias RÉTORET (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Tours)
13:00 - 14:00 Je fais de la médecine tactique. Arnaud PHILIPPE (medecin) (Conférencier, Médecin, Bourges)
13:00 - 14:00 J'ai lancé mon entreprise ou ma start-up. Ricardo OLIVEIRA DA CUNHA (Médecin Urgentiste / Co-Fondateur FollowMe) (Conférencier, Médecin, Caen)
13:00 - 14:00 Je fais de la recherche fondamentale. Florian AJAVON (Chef de clinique-Assistant) (Conférencier, Médecin, Nimes)
13:00 - 14:00 je suis IPA en Médecine d'Urgence. Nadia TIBERTI (Infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Aix-en-Provence)
13:00 - 14:00 Je suis infirmier de recherche clinique. Jessica BORTZMEYER (IDE) (Conférencier, IDE, Rouen)
13:00 - 14:00 Je suis infirmier formateur CESU. Marie UHLRICH (Infirmière enseignante Cesu) (Conférencier, IDE, Strasbourg)
13:00 - 14:00 Je suis infirmier dans des urgences générales. Emeline DELON (infirmière) (Conférencier, IDE, Nîmes)
13:00 - 14:00 Je suis infirmier et j'ai travaillé dans une institution en lien avec la santé. Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Conférencier, IDE, Grenoble)
13:00 - 14:00 Je suis ambulancier SMUR, et engagé dans mon domaine. Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Conférencier, IDE, Brest)
Espace Networking
13:30

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URGMEET11
13:30 - 14:00

UrgencesMeet
Board Innovation de la SFMU : devenez vous aussi un ambassadeur de la Tech' en médecine !
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Philippe DESCLEFS (Coordonnateur, Médecin, Corbeil-Essonnes)
Conférencier : Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Médecin, Niort)
C'est maintenant que le board innovation lance sa campagne de recrutements des ambassadeurs de la Tech'. L'objectif est de développer le maillage francophone de l'innovation en médecine d'Urgence ainsi déployer les dispositifs au plus près du terrain tout en agrandissant le réseau et les partenariats mais surtout faciliter la mise en relation et les projets tech'
Village de l'Urgence
14:00

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CE06
14:00 - 15:00

Conférence Exceptionnelle
Optimal bundle of airway management in 2026
Adulte, Gestes, Services d'Urgences, SMUR, Soins critiques, Thérapeutique, Ventilation

Modérateurs : Yonathan FREUND (PUPH) (Médecin, Paris), Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Médecin, Bruxelles, Belgique)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Tous les derniers New England sur la pré-oxygénation et l'intubation, c'est lui et son équipe ! Soyez up to date en ce qui concerne l'intubation en rencontrant une star internationale de la recherche et de la publication.
14:00 - 15:00 Optimal bundle of airway management in 2026. John CASEY (Associate Professor Pulmonary and Critical Care) (Conférencier, Médecin, Nashville, Etats-Unis)
Amphi Bleu

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CM54
14:00 - 15:30

Conférence - Session Board Traumatologie Vitale
Traumatisé grave : comment réduire la mortalité préhospitalière
Expert, Gestes, Innovation , Organisation , Services d'Urgences, Soins critiques, Thérapeutique, Transversal - Indifférent, Traumatologie vitale, Tri

Modérateurs : Thomas DELOMAS (PH) (Médecin, SAINT-LO), Edwin ROUFF (PH) (Agen)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
Chez le traumatisé grave, la survie se joue dès la phase préhospitalière. Cette session explore les stratégies actuelles et futures du triage aux décisions critiques, des techniques d’exception à l’organisation des filières, afin de réduire les délais et la mortalité.
14:00 - 14:22 Le triage du futur. Tobias GAUSS (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
14:22 - 14:44 Les techniques d'exception (Thoraco, REBOA, Transfusion). Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
14:44 - 15:06 Intuber les comas traumatiques ou y sursoir ? Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
15:06 - 15:28 La régulation de la filière trama grave : comment réduire les délais ? Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Conférencier, Médecin , Lyon)
Amphi Havane

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AMS26 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier de secours au combat, méthode SAFE MARCHE RYAN
Traumatologie vitale

Coordonnateur : Luc Marie JOLY (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Anne DINELLI (Médecin en Chef(r)) (Conférencier, Médecin, Fontaine le Bourg), Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Faire appliquer par les participants la méthode SAFE MARCHE RYAN qui constitue la doctrine actuelle de l’armée française pour le secours au combat par le personnel non-médical (en pratique, les autres soldats).
L’atelier dure 1h30 avec un briefing et un débriefing. Chaque équipe passe « sur le terrain » pour environ 30 minutes et doit prendre en charge un mannequin blessé, franchir différents obstacles, sortir de la « zone de feu » pour l’amener « vivant » (ayant donc reçu les soins adéquats en fonction de ses blessures) à la zone d’évacuation en hélicoptère.
Espace animation

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CMS05
14:00 - 15:30

Conférence
La place de l’échographie pour les non médicaux
Imagerie , Services d'Urgences, Soignant

Modérateurs : Frederic BALEN (Médecin) (Médecin, Toulouse), Manon KACED (IPA MU) (IPA Urgences, Lyon)
Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, IDE, Paris)
Faire le point sur la place croissante de l’échographie dans la pratique des professionnels non médicaux, de la phase préhospitalière aux urgences, en illustrant ses applications concrètes, son impact sur la prise en charge des patients et les conditions nécessaires à une formation sécurisée et reconnue.
14:00 - 14:22 États des Lieux. Aline CHENOU (IDE-EIPA) (Conférencier, IPA Urgences, Strasbourg)
14:22 - 14:44 Exemple d’utilisation par les IDE en pré hospitalier. Renaud SEITZ (infirmier) (Conférencier, IDE, Eaubonne)
14:44 - 15:06 Exemple d’utilisation aux Urgences. Cathy GASPAR (Ide) (Conférencier, IDE, Paris)
15:06 - 15:28 Mise en place d’une formation. Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
Salle 241

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CM17
14:00 - 15:00

Conférence
La face cachée de l'urgence : prise en charge des patients vulnérables
Adulte, Ethique, Gériatrie, Inégalités, Les fondamentaux, Médico-légal, Pédiatrie, Services d'Urgences, Transversal - Indifférent, Urgences sociales

Modérateurs : Catherine CAPLETTE (PH) (Médecin, Angers), Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
La face cachée de l’urgence concerne des patients vulnérables pour lesquels le soin ne peut se limiter au médical. Cette session aborde la prise en charge des situations de précarité, d’isolement et de violence, à l’interface du social, du médical et de la protection.
14:00 - 14:15 Précarité et urgence : adapter la prise en charge aux sans-abris. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:15 - 14:30 Urgences des personnes âgées isolées : quand le social et le médical se croisent. Catherine LEGALL (chef de service) (Conférencier, Médecin, Argenteuil)
14:30 - 14:45 Reconnaître les signes de maltraitance chez l’enfant. Hélène CHAPPUY (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:45 - 15:00 Violences intra-familiales. Justine XELOT-MOUTON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verdun)
Salle 242A

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SI01
14:00 - 15:00

Session Interactive
Silence ça tourne ! Tour d’horizon des différents vertiges périphériques et centraux : tests diagnostiques réalisables aux urgences, drapeaux rouges. Vous n’aurez plus jamais le tourni face à un patient vertigineux .
Adulte, Les fondamentaux, Neurologie, Services d'Urgences

Modérateur : Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Médecin, Marseille)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Les vertiges, un vrai casse tête ? Venez éclaircir vos esprits sur la question.
14:00 - 15:00 Silence ça tourne ! Tour d’horizon des différents vertiges périphériques et centraux : tests diagnostiques réalisables aux urgences, drapeaux rouges. Vous n’aurez plus jamais le tourni face à un patient vertigineux . Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 242B

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CM41
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commission SSE
Coordonner la réponse sanitaire
Expert, Innovation , Médecin, Organisation , Pédagogie - Enseignement - Formation, Services d'Urgences, Situations Sanitaires Exceptionnelles, Soignant, Systèmes d'information, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Emmanuelle DEUTSCH (Cadre superieur de santé Cellule SSE -NRBCE ESRR 67) (Cadre de santé, Strasbourg), Laurent GABILLY (médecin) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
Coordonner la réponse sanitaire est un enjeu central en situation de crise. Cette session aborde les perspectives de formation, les outils de coordination et les stratégies humaines permettant d’optimiser l’efficacité collective et la résilience des équipes en situation sanitaire exceptionnelle.
14:00 - 14:22 Former les DSM en inter-services: quelles perspectives ? Sébastien BEAUME (Médecin-chef / Référent zonal ORSEC NRBC) (Conférencier, Médecin, Aix-en-Provence)
14:22 - 14:44 Un DMC dans une équipe de crise. Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
14:44 - 15:06 Un outil pour tout coordonner : SI-ORSAN. Antoine AUBRION (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Caen)
15:06 - 15:28 Techniques d’Optimisation du Potentiel : se régénérer en SSE. Yann MIKAELOFF (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 243

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CM16
14:00 - 15:00

Conférence
En traumatologie pédiatrique : ne pas faire, c’est parfois mieux
Douleur - Analgésie, Imagerie , Jeune, Les fondamentaux, Pédiatrie, Qualité - sécurité des soins, Transversal - Indifférent, Traumatologie non vitale

Modérateurs : Karine ALAME (interne) (Interne en médecine, Paris), Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
En traumatologie pédiatrique, ne pas faire est parfois la meilleure décision : limiter les examens, les immobilisations et les restrictions inutiles pour réduire l’iatrogénie et mieux prendre soin de l’enfant.
14:00 - 14:15 Je ne fais pas de radio ! Anne-Sophie COLAS (Pédiatre) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:15 - 14:30 Je n’immobilise pas ! Melusine KIENER (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:30 - 14:45 Je ne fait pas de dispense de sport ! Nathalie DE SUREMAIN (PH pédiatre) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:45 - 15:00 Je ne fais pas de mal ! Gabriel BRANDLE (Médecin-chef) (Conférencier, Médecin, Nyon, Suisse)
Salle 251

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CM24
14:00 - 15:30

Conférence
Y penser pour ne pas pas les louper !
Adulte, Cardiologie , Endocrinologie - Métabolisme, Gériatrie, Services d'Urgences, Transversal - Indifférent, UHCD

Modérateurs : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Médecin, Fort de France, Martinique), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
De la physiologie à la clinique, ces syndromes rares et trompeurs imposent une vigilance constante. Derrière des tableaux atypiques se cache un diagnostic vital. Nos experts présenteront les clés pour les reconnaître et les traiter à temps.
14:00 - 14:18 Le syndrome de Schneider. Marie OZANNE (Chef de Clinique) (Conférencier, Médecin, Rouen)
14:18 - 14:36 Le syndrome de Boherhaave. Léa PERARD (PRATICIEN HOSPITALIER CONTRACTUEL) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
14:36 - 14:54 Le syndrome de Kounis. Jean-Baptiste DE LAMBERTERIE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Chamonix)
14:54 - 15:12 Le syndrome de Brugada. Mathilde PAPIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Médecin, Paris)
15:12 - 15:30 L'insuffisance surrénale aiguë. Sarah FLECKSTEINER (Docteur Junior) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 252A

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ATW05bis
14:00 - 15:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo musculo-squelettique. Tous niveaux
Echographie, Médecin

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Les bases du MSK !
Reconnaitre un tendon, un os, un muscle... Et pourquoi pas explorer une grosse articulation ?
Vous êtes passionné de traumatologie ? Vous adorez les tendons et les muscles et vous voulez améliorer vos compétences en échographie clinique ? Ne manquez pas cet atelier musculo-squelettique interactif et passionnant ! Nous y discuterons de l'intérêt de l échographie clinique dans la prise en charge de la traumatologie non vitale. Nous vous apprendrons comment utiliser l'échographie pour détecter avec précision les épanchements intra-articulaires, diagnostiquer les fractures des os longs et plats, et explorer les parties molles douloureuses en profondeur. N'attendez plus et inscrivez vous pour devenir un pro de l'échographie MSK !
14:00 - 15:30 Echo musculo-squelettique. Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Gauthier CHANTREL (RPPS : 10101039971) (Conférencier, Bordeaux), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 252B

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ATW07bis
14:00 - 15:30

Atelier Medico-Soignants - Echographie
Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux
Echographie, Médecin, Soignant

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Les DIVA, ça suffit !
Pour ceux qui se sentent concernés par la pose de voies veineuses périphériques, un atelier par des IDE pour les IDE, les puericultrices, les sages-femmes et les médecins. Apprenez de manière scientifiquement prouvée comment gérer les patients de tout âge et de toute morphologie qui présentent un abord vasculaire difficile.
14:00 - 15:30 Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA. Rodolphe ROUET (Infirmier) (Conférencier, Nantes), Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes), Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Paul-Georges REUTER (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 253

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CM43
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commission RISQQ
Interruption de tâches
Médecin, Organisation , Qualité de vie au travail, Services d'Urgences, SMUR, Soignant

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Médecin, Clichy), Déborah FABRE (cadre de santé SAMU 47) (Cadre de santé, AGEN)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Débordés par les multiples interruptions de tâches dans votre travail ? Cette session proposera des repères simples pour comprendre d’où elles viennent, comment mieux les gérer au quotidien afin d’améliorer la prise en charge de vos patients et votre bien-être, et comment identifier celles qui peuvent sauver des vies ou vous faire gagner du temps.
14:00 - 14:22 Facteurs associés. Christelle HERMAND (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin , Paris)
14:22 - 14:44 Conséquences pour le personnel soignant et le patient. Thomas BIZOUARD (Médecin) (Conférencier, Médecin , Angers)
14:44 - 15:06 Solutions et outils efficaces pour les éviter. Cécile BOSSAERT (CCU-AH) (Conférencier, Médecin , Lille)
15:06 - 15:28 Interruptions de tâches bénéfiques ? Devenir multi-tâches. Thomas SCHMUTZ (médecin chef) (Conférencier, Médecin, Morges (suisse), Suisse)
Salle 342A

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AMS28 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
L’intubation pédiatrique : pas de panique !
Pédiatrie

Coordonnateur : Léo CHARRIN (Coordonnateur, Médecin, Bron)
Conférenciers : Léo CHARRIN (Praticien hospitalier contractuel) (Conférencier, Médecin, Bron), Sarah FATON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Bron)
Reconnaitre les spécificités de l’intubation chez le nourrisson et l’enfant.
Appliquer un algorithme de préparation et de réalisation d’une intubation chez l’enfant.
Réaliser la ventilation et l’intubation sur mannequin pédiatrique.
Reconnaitre l’intérêt du vidéo-laryngoscope.
Salle 342B

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AM07
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Les 30 premières minutes du polytraumatisé aux Urgences
Traumatologie vitale

Coordonnateur : Axel BENHAMED (Coordonnateur, Médecin, Quebec, Canada)
Conférenciers : Axel BENHAMED (Médecin) (Conférencier, Médecin, Quebec, Canada), Eric MERCIER (Professeur agrégé) (Conférencier, Médecin, Québec, Canada)
En théorie : Appliquer de façon structurée l’approche ABCDE chez un patient polytraumatisé.
Identifier rapidement les lésions traumatiques engageant le pronostic vital.
Initier sans délai les gestes d’urgence intégrant le contrôle des sources d’hémorragie, le airway et l’accès vasculaire.
Intégrer le bilan d’imagerie (FAST, indication de la radiographie, bilan d’imagerie scanographique).
Coordonner l’équipe dans les 30 premières minutes, en intégrant communication, leadership et anticipation des besoins.
Organiser la trajectoire du patient après la prise en charge initiale en salle de réanimation.
En pratique :
• Gestion des voies aériennes
• Pose de voie intra-osseuse
• Prise en charge d’un pneumothorax/hémothorax (drain thoracique et thoracostomie)
• Hémostase par compression, garrot et pansement hémostatique
• Stabilisation pelvienne (ceinture pelvienne)
• Immobilisation de rachis cervical et mise en place d’un plan dur
• Utilisation de la FAST
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

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CMS18
14:00 - 15:30

Table ronde - Session DGOS
Actualités et perspectives soignantes en Médecine d'Urgence
Exercice professionnel, Recommandations, Règlementaire, Soins infirmiers

Modérateurs : Merlin DESCOURS (Infirmier) (Toulon), Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (IDE, Grenoble)
Coordonnateur : Magali GUERIN (Coordonnateur, Cadre de santé, Niort)
Pour rester informé du cadre réglementaire, des nouveautés législatives et des perspectives à venir, ne manquez pas cette session !
14:00 - 14:15 Actualité réglementaire : nouvelle loi IDE. Brigitte FEUILLEBOIS (CONSEILLERE) (Conférencier, DGOS, Paris)
14:15 - 14:30 Carrefour de l'actualité : protocoles de coopération et pratiques avancées. . TBC
14:30 - 14:45 Quelles formations pour les aides-soignants aux Urgences. Adrien LE ROY (AS) (Conférencier, AS, Bordeaux)
14:45 - 15:30 Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
Salle 351

"Jeudi 04 juin"

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AM06
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
SIMTRIAGE : triage en réalité virtuelle
Tri

Coordonnateur : Julien GALANT (Coordonnateur, Médecin BMPM, Marseille)
Conférenciers : Julien GALANT (adjoint) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille), Pierre-Olivier VIDAL (MEDECIN URGENTISTE) (Conférencier, Médecin, Marseille)
15 premières minutes sur les lieux d’un attentat, en réalité virtuelle.
Compétences techniques :
Dénombrement
Catégorisation
Réalisation des gestes de sauvetages immédiats
Priorisation des évacuations
Bilan d’ambiance
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

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SI03
14:00 - 15:00

Session Interactive
C'est quoi ces ondes ? Les pièges ECG
Adulte, Cardiologie , Les fondamentaux, Services d'Urgences, SMUR

Modérateur : Matthieu HEIDET (Médecin) (Médecin, Créteil)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
Les équivalents ST+, ça vous parle ? Si ce n'est pas le cas, venez apprendre à les repérer !
14:00 - 15:00 C'est quoi ces ondes ? Les pièges ECG. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 352B

"Jeudi 04 juin"

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AMS20
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Vis ma Vie de personne âgée admise aux Urgences
Gériatrie

Coordonnateur : Christine LENOUVEL (Coordonnateur, IPA Urgences, Saint-Brieuc)
Conférenciers : Marion FLOC'H-LIZIARD (IPA) (Conférencier, IPA Urgences, Saint-Brieuc), Christine LENOUVEL (infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Saint-Brieuc)
L’objectif de cet atelier est d’améliorer la prise en soins des patients âgés admis en service d’urgence à partir d’une simulation de leur vécu en situation de soins aigus aux urgences. Vivre la ressenti d’une personne âgée présentant un état de fragilité-dépendance et/ou de déficit sensoriel en service d’urgence constituera la pierre angulaire de cet atelier en utilisant des dispositifs de simulation de désafférentations sensorielles et des costumes de séno-simulation. A partir du vécu des participants, un échange interactif entre les participants et les intervenants permettront d’identifier des axes d’améliorations de prise en charge de ces patients. L’objectif de cet atelier est de rapporter dans nos pratiques de tous les jours aux urgences, des postures, des attitudes et des actes de soins adaptés pour améliorer la prise en charge de nos aînés.
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

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CLM08
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
U d'Or Médecins

Modérateurs : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Médecin, Montpellier), Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Médecin, Grenoble)
14:00 - 14:10 #50294 - CP052 Procalcitonine et antibiothérapie guidée par échographie pulmonaire chez les patients atteints d'une infection des voies respiratoires inférieures dans les services d'urgence suisses : un essai pragmatique randomisé par grappes en escalier - L'étude.
CP052 Procalcitonine et antibiothérapie guidée par échographie pulmonaire chez les patients atteints d'une infection des voies respiratoires inférieures dans les services d'urgence suisses : un essai pragmatique randomisé par grappes en escalier - L'étude.

Contexte Les infections des voies respiratoires inférieures (IVRI) acquises dans la communauté sont l'une des principales causes de consultation aux urgences, et l'incertitude diagnostique contribue à la surutilisation des antibiotiques. Nous avons évalué si un algorithme diagnostique multimodal pouvait réduire en toute sécurité la prescription inutile d'antibiotiques. Méthodes Cet essai clinique stepped-wedge cluster randomized, a été mené entre décembre 2022 et février 2025 dans 9 services d'urgence d'hôpitaux tertiaires et régionaux suisses. L'intervention comprenait un algorithme de prise en charge clinique combinant un score de prédiction clinique, une échographie pulmonaire et la procalcitonine pour guider la prescription d'antibiotiques, par rapport aux soins habituels. Les outcomes co-primaires étaient la proportion de patients auxquels des antibiotiques ont été prescrits (efficacité) et l'échec clinique (sécurité) dans les 28 jours. Les analyses ont suivi le principe de l'"intention-to-treat" et ont utilisé des modèles logistiques linéaires généralisés à effets mixtes. Nous avons émis l'hypothèse que l'intervention réduirait les prescriptions d'antibiotiques sans augmenter l'échec clinique. Résultats Au total, 1556 patients ont été inclus : 867 (55,7 %) dans le groupe témoin et 689 (44,3 %) dans le groupe d'intervention. La probabilité de prescription d'antibiotiques au jour 28 était de 62 % dans le groupe d'intervention contre 75 % dans le groupe témoin (différence de -13 % ; IC à 95 % : -21 % à -5 %), ce qui correspond à un odd ratio ajusté (OR) de 0,55 (IC à 95 % : 0,38 à 0,79). La probabilité d'échec clinique au jour 28 était de 10,6 % dans le groupe d'intervention contre 8,0 % dans le groupe témoin (différence, 2,5 % ; IC à 95 % : -1,3 à 7,3), ce qui correspond à un OR ajusté de 1,35 (IC à 95 % : 0 à 1,98), dépassant la marge de non-infériorité de 1,7 et ne répondant donc pas au critère de non-infériorité, bien que la différence ne soit pas statistiquement significative (valeur p = 0,195). Conclusion Chez les patients admis aux urgences pour une IVRI, l'algorithme PLUS a réduit la prescription d'antibiotiques de 13 % à 28 jours par rapport aux soins habituels, avec une légère augmentation non statistiquement significative des échecs cliniques. Ces résultats suggèrent que les recommandations diagnostiques multimodales peuvent réduire les prescriptions d'antibiotiques, bien qu'une légère augmentation des effets indésirables ne puisse être exclue.

Aucun
Cécile BESSAT , Elena GARCIA (Lausanne, Suisse) , Roland BINGISSER , Markus SCHWENDINGER , Tim BULATY , Yvan FOURNIER , Vincent DELLA SANTA , Magali PFEIL
14:10 - 14:20 #50404 - CP055 Dérivation et validation de la règle de décision clinique PIWI pour guider l’indication du scanner cérébrale chez les patients âgés victimes d’un traumatisme crânien suite à une chute.
CP055 Dérivation et validation de la règle de décision clinique PIWI pour guider l’indication du scanner cérébrale chez les patients âgés victimes d’un traumatisme crânien suite à une chute.

Introduction La chute est devenue la première cause de traumatisme crânien (TC) chez les patients âgés. En l’absence de règle de décision clinique dédiée à cette population, la majorité des patients âgés se présentant en service d’urgence pour ce motif ont un scanner cérébral en urgence. L’objectif de cette étude était de dériver une règle de décision clinique, intégrant la localisation de l’impact cutanée visible à la tête, pour mieux cibler l’indication du scanner cérébral dans cette situation. Matériel et Méthode Une cohorte prospective, multicentrique européenne dans 5 service d’urgence a été menée de juillet 2023 à juin 2025. Les patients consécutifs de 65 ans et plus admis pour TC suite à une chute et bénéficiant d’un scanner cérébral ont été inclus. Le critère de jugement principal était la mise en évidence d’une lésion aigüe intracrânienne traumatique significative (LIC) définie par un score du Neuroimaging Radiological Interpretation System (NIRIS) > 1 Les prédicteurs ont été sélectionné grâce à une régression logistique et un partitionnement récursif. La validation interne de la règle a été réalisée par une technique de rééchantillonnage (bootstrap). Résultats Au total, 1620 patients d’un âge moyen de 84,6 ans (SD=8,5) ont été inclus et 72 (4,4% ; IC95% 3,5-5,6) présentaient une LIC. Tous les patients avec une LIC avaient un ou plus des 8 prédicteurs suivants : altération de la vigilance, déficit neurologique focal, perte de connaissance, suspicion de fracture de la base du crâne, impact cutanée du scalp, vomissement(s), confusion, céphalée. Cette règle présentait une sensibilité de 100 % (IC95% 95-100%) et une spécificité de 43,6 (IC95% 41,1-46,1). La validation interne montrait un c-statistique à 0,84 (IC 95% 0,79-0,87). L’application de cette règle aurait permis de réduire le taux de scanners cérébraux de 41,7 %. Conclusion Des critères cliniques simples peuvent guider d’indication du scanner cérébral en urgence chez les patients âgés victime d’un TC suite à une chute.

Aucun
Xavier DUBUCS (Toulouse) , Cassandre EVEN , Jeremy GUENEZAN , Barbara VILLOING , Marián SEDLÁK , Yann-Érick CLAESSENS , Sandrine CHARPENTIER , Marcel EMOND
14:20 - 14:30 #50598 - CP056 Impact de l’évaluation hémodynamique par échocardiographie sur l’évolution de la dysfonction d’organes des patients admis aux urgences pour sepsis ou choc septique : essai randomisé GENESIS.
CP056 Impact de l’évaluation hémodynamique par échocardiographie sur l’évolution de la dysfonction d’organes des patients admis aux urgences pour sepsis ou choc septique : essai randomisé GENESIS.

Introduction: L'insuffisance circulatoire aiguë joue un rôle majeur dans le développement des dysfonctions d’organe liées au sepsis. Néanmoins, la standardisation du remplissage vasculaire n’est pas associée à une amélioration pronostique et peut même s’avérer délétère en entraînant une surcharge hydro-sodée tissulaire. La Surviving Sepsis Campaign recommande désormais une approche individualisée reposant sur une évaluation hémodynamique précoce afin d’adapter la stratégie de réanimation initiale, mais l'impact de cette évaluation par échocardiographie sur la stratégie thérapeutique et le pronostic des patients est incertain. Méthodes: Essai multicentrique randomisé (13 centres en France, PHRC-IR 2019) comparant l'évaluation hémodynamique précoce par échocardiographie pour guider la stratégie thérapeutique aux standard de soins. Les patients ayant une infection et un score qSOFA qualifiant (critère requis: PA systolique ≤100mmHg) étaient randomisés après un remplissage vasculaire de 500cc. Dans le groupe intervention, l'échocardiographie permettait d'identifier le profil hémodynamique induit par le sepsis (hypovolémie, dysfonction ventriculaire gauche ou droite, ou vasoplégie) et de guider les interventions thérapeutiques selon un algorithme prédéfini (remplissage vasculaire, vasopresseurs, inotropes) ainsi que de surveiller l’efficacité et la tolérance du traitement. Le groupe témoin était pris en charge selon les recommandations SSC. Le critère principal était l'évolution de la dysfonction d’organe évaluée par le score SOFA modifié à l'inclusion et à H24. Les critères secondaires comprenaient la nature des interventions thérapeutiques, la prévalence des profils hémodynamiques, l'évolution de la lactatémie, la tolérance des thérapeutiques, la survenue d’un choc septique, l'orientation à la sortie des urgences et la mortalité à J7 et hospitalière. Résultats: 312 patients ont été randomisés (155 bras intervention et 157 bras contrôle). Les caractéristiques initiales sont comparables: âge moyen 67 ans, score de Charlson 5 [3–7], lactates initiaux= 2,2 mmol/L, SOFA 3,9±2,5. Les résultats sont en cours d’analyse et seront disponibles pour le congrès. Discussion: Premier essai contrôlé randomisé évaluant l’impact d’une stratégie thérapeutique guidée par échocardiographie sur la dysfonction d’organe précoce au cours du sepsis. Les résultats complets permettront de préciser l’impact potentiel de cette approche sur les stratégies thérapeutiques et le pronostic.

Aucun
Thomas LAFON (Limoges) , Amélie LE GOUGE , Samia BRIT , Bruno GIRAUDEAU , Philippe VIGNON
14:30 - 14:40 #50421 - CP057 Insuline-glucose versus salbutamol nébulisé versus association salbutamol nébulisé et insuline-glucose dans l’hyperkaliémie aiguë aux urgences : l'essai randomisé, contrôlé, multicentrique INSAKA.
CP057 Insuline-glucose versus salbutamol nébulisé versus association salbutamol nébulisé et insuline-glucose dans l’hyperkaliémie aiguë aux urgences : l'essai randomisé, contrôlé, multicentrique INSAKA.

Introduction : L’hyperkaliémie est un trouble électrolytique fréquent aux urgences pouvant engager le pronostic vital. Aux urgences, les traitements visent à faire entrer le potassium dans les cellules, avec soit l’insuline en intraveineux ou les β2-agonistes nébulisés. Cependant, les stratégies de traitement de l’hyperkaliémie aux urgences n’ont à ce jour jamais été comparées dans un essai randomisé. L’objectif principal de notre essai contrôlé randomisé est de comparer trois stratégies de première ligne : perfusion IV insuline/glucose, salbutamol nébulisé, ou association des deux, pour réduire la kaliémie à 60 minutes chez des patients admis aux urgences avec une kaliémie ≥ 5,5 mmol/L. Matériel et Méthode : INSAKA est un essai clinique prospectif, multicentrique, contrôlé, ouvert, en groupes parallèles, randomisé selon un ratio 1:1:1. Les patients sont éligibles à la randomisation si une kaliémie ≥ 5,5 mmol/L est mesurée aux urgences sans hémolyse. Les patients inclus recevaient soit : (1) 10 mg de salbutamol nébulisé, ou (2) 10 unités d’insuline d’action rapide en bolus IV avec 500 mL de glucose à 10 %, ou (3) la combinaison des deux traitements (10 unités d’insuline d’action rapide en bolus IV avec 500 mL de glucose à 10 % + 10 mg de salbutamol nébulisé). L’essai a été approuvé par le comité d’éthique CPP SUD MEDITERRANEE III, 7 Octobre 2019, numéro: 19.07.16.36428). Résultats : Le critère de jugement principal est la variation moyenne absolue de la kaliémie entre la kaliémie à l’admission aux urgences et 60 minutes, exprimée en mmol/L. Il est prévu d’inclure 525 patients (différence minimale cliniquement pertinente de 0,25 mmol/L, avec un écart-type à 0,66, une puissance de 90% et un risque alpha de 0,025). L’étude sera terminée le 20 décembre 2025. Les résultats seront disponibles pour le congrès Urgences de juin 2026. Conclusion : L’essai INSAKA vise à apporter des données comparatives robustes sur trois stratégies de première ligne utilisées aux urgences chez des patients présentant une hyperkaliémie.

Aucun
Emmanuel MONTASSIER (Nantes) , Jean Benoit HARDOUIN , Patrick ROSSIGNOL , Legrand MATTHIEU
14:40 - 14:50 #50873 - CP058 Algorithme EMERALD-US pour la dyspnée aiguë aux urgences : Performances et diagnostiques.
CP058 Algorithme EMERALD-US pour la dyspnée aiguë aux urgences : Performances et diagnostiques.

Introduction La dyspnée aiguë est un motif majeur de consultation aux urgences. Distinguer rapidement une insuffisance cardiaque aiguë d’une pneumopathie ou d’une exacerbation de BPCO conditionne la prise en charge précoce. Le POCUS pourrait améliorer l’orientation diagnostique initiale. L’objectif est d’évaluer la faisabilité et les performances de l’algorithme échographique EMERALD-US aux urgences. (NCT03691857). Méthodes Étude prospective multicentrique menée dans six services d’urgences. 225 patients ≥ 50 ans, admis pour dyspnée aiguë non traumatique, seront inclus. Un protocole POCUS standardisé sera réalisé, associant échographie pulmonaire, échocardiographie simplifiée 4 cavités et échographie veineuse. L’algorithme EMERALD-US sera appliqué par un médecin urgentiste formé, aveugle aux données cliniques, biologiques et radiologiques. Les performances diagnostiques seront évaluées par analyse de courbe ROC. Les critères secondaires incluent la faisabilité en situation d’urgence, la concordance avec le diagnostic final, l’identification d’autres étiologies (embolie pulmonaire, épanchement pleural) et la mortalité à 30 jours. Résultats En cours de publication. Conclusion L’algorithme EMERALD-US pourrait constituer un outil rapide, reproductible et compatible avec la pratique de médecine d’urgence pour l’orientation étiologique de la dyspnée aiguë, avec un potentiel impact sur la pertinence et la rapidité des décisions thérapeutiques aux urgences.

aucun
Tahar CHOUIHED (Nancy) , Déborah JAEGER , Charlène DUCHANOIS , Kévin DUARTE , Jérôme BOKOBSA , Maxime GAUTHIER , Anthony CHAUVIN , Nicolas GIRERD
14:50 - 15:00 #50736 - CP059 Impact d’une hospitalisation dans un service inadapté depuis les urgences sur la mortalité à 30 jours : étude prospective multicentrique.
CP059 Impact d’une hospitalisation dans un service inadapté depuis les urgences sur la mortalité à 30 jours : étude prospective multicentrique.

Introduction : La fréquentation des structures d’urgence augmente depuis plus de 20 ans, tandis que le nombre de lits d’hospitalisation a tendance à diminuer au profit de la médecine ambulatoire, entrainant une surcharge des urgences et un allongement des temps d’attente. Cette saturation est associée à une augmentation de la morbi-mortalité, en particulier chez les patients âgés et ceux restant plusieurs heures sur un brancard en attente d’un lit d’aval. Malgré l’optimisation de la prise en charge initiale, l’organisation de l’hospitalisation d’aval demeure un point critique et peut conduire à hospitaliser des patients dans un service différent de celui qui parait adapté à la prise en charge de leur pathologie. À ce jour, aucune étude prospective n’a évalué l’impact clinique de cette inadéquation entre le service jugé approprié et le service effectivement attribué. Méthodes : L’étude Right Bed, est une étude prospective multicentrique menée dans 11 structures d’urgence françaises, incluant des patients adultes hospitalisés à partir des urgences entre le 1er mai 2025 et le 1er janvier 2026. L’étude a été évaluée par un comité d’éthique. L’objectif principal est d’évaluer l’impact d’une hospitalisation jugée inadaptée sur la mortalité. Une hospitalisation adaptée est définie comme une admission dans un service correspondant à la demande initiale du clinicien, standardisée par un thésaurus reliant pathologies et services de référence. Les critères secondaires incluent la durée de séjour hospitalière, la durée de passage aux urgences, les évènements indésirables intrahospitaliers et le taux de reconsultation aux urgences à 30 jours. Afin d’assurer la comparabilité des groupes, les analyses seront réalisées à l’aide une pondération par score de propension (IPTW), ainsi que dans des sous-groupes d’intérêt, notamment pour les patients admis via l’UHCD ou hospitalisés en chirurgie par défaut de place en médecine. Résultats : à venir Conclusion : L’étude Right Bed est la première étude prospective multicentrique évaluant l’impact d’une hospitalisation considérée comme inadaptée sur la morbi-mortalité. Elle apportera des données probantes à grande échelle sur les parcours hospitaliers depuis les urgences et leurs conséquences cliniques.

Aucun
François SAGET (Rennes) , Marie DUPUY , Pierre FAURE , Marie GRANDIERE , Nicolas MARJANOVIC , Geoffroy ROUSSEAU , Delphine DOUILLET , Study Group RIGHT BED
Salle Maillot

"Jeudi 04 juin"

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AMS30 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
ACR de l'adulte. Principes de prise en charge et mise en pratique des algorithmes
Arrêt cardiaque

Coordonnateur : Patrick PLAISANCE (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Ghanima AL DANDACHI (URGENTISTE) (Conférencier, Quimper), Manon LEBLONDEL (infirmière) (Conférencier, Paris), Patrick PLAISANCE (Ancien chef de service) (Conférencier, Paris)
Permettre aux participants d’intégrer les différentes facettes des recommandations internationales 2020 sur l’arrêt circulatoire par l’intermédiaire de cas cliniques interactifs sur stimulateur humain.
Salles 221-222-223

"Jeudi 04 juin"

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FC18
14:00 - 15:00

Flash communications
Sepsis 1

Modérateur : Thomas SANCHEZ (Chef de Clinique Assistant) (Médecin , Montpellier)
14:00 - 14:06 #50326 - FC18-01 Analyse des délais d'initiation d'antibiothérapie et de dérivation des urines dans les pyélonéphrites obstructives au Centre Hospitalier Alexandra Lepève de Dunkerque.
FC18-01 Analyse des délais d'initiation d'antibiothérapie et de dérivation des urines dans les pyélonéphrites obstructives au Centre Hospitalier Alexandra Lepève de Dunkerque.

Introduction : La pyélonéphrite obstructive constitue une urgence médico-chirurgicale nécessitant une antibiothérapie probabiliste rapide et un drainage des urines afin de prévenir les complications graves, notamment le sepsis. Cependant, les recommandations ne précisent pas les délais optimaux de prise en charge. L’objectif de cette étude est d’évaluer les délais d’initiation de l’antibiothérapie et de dérivation urinaire dans un service d’urgences hospitalier. Méthode : Une étude observationnelle rétrospective a été menée au sein des urgences de l’hôpital Alexandra Lepève de Dunkerque entre janvier 2022 et octobre 2024. Les dossiers ont été sélectionnés via extraction informatique selon les codes CIM-10 liés aux uropathies obstructives. Après exclusions (absence d’obstacle, absence d’infection, diagnostics erronés, transferts, décès, grossesse), les patients hospitalisés pour pyélonéphrite obstructive ont été analysés. Les délais entre l’entrée aux urgences, l’antibiothérapie et la dérivation urinaire ont été recueillis. Accord DPO. Résultats : Sur 1387 dossiers, 136 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 63,5 ans, avec une légère prédominance féminine (56 %). L’antibiothérapie majoritaire était le céfotaxime (86 %). Le délai moyen d’initiation de l’antibiothérapie était de 418 min (≈7 h), avec un écart-type de 292 min. Le délai moyen avant dérivation urinaire était de 1020 min (≈17 h), avec un écart-type de 1041 min, révélant une forte variabilité de prise en charge. Discussion : Cette étude met en évidence des délais de prise en charge significatifs dans la pyélonéphrite obstructive, pathologie où chaque heure compte. L’amélioration des pratiques passe par une protocolisation renforcée, une meilleure traçabilité des soins et une coordination accrue entre les équipes médicales et chirurgicales. Une optimisation organisationnelle apparaît essentielle pour réduire les retards et améliorer le pronostic des patients.

Aucun
Morgan SAUDEMONT (Lille) , Maryam KHELIF , Eric WIEL
14:06 - 14:12 #50480 - FC18-02 Étude du temps de recoloration cutanée chez les patients septiques admis aux urgences adultes, dans le pronostic d’évolution vers le choc septique : une étude observationnelle longitudinale rétrospective.
FC18-02 Étude du temps de recoloration cutanée chez les patients septiques admis aux urgences adultes, dans le pronostic d’évolution vers le choc septique : une étude observationnelle longitudinale rétrospective.

Introduction : l’incidence du sepsis et du choc septique augmente. Malgré une diminution, la mortalité du choc septique demeure élevée. La détection précoce des altérations microcirculatoires est déterminante et le temps de recoloration cutanée (TRC) constitue un indicateur simple et accessible. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les performances pronostiques d’un TRC allongé (≥ 3 secondes) dans la prédiction du choc septique chez les patients admis en structure d’urgences (SU) adultes avec des signes de sepsis. Matériel et Méthode : il s’agissait d’une étude observationnelle, longitudinale, rétrospective et multicentrique réalisée dans trois SU régionales. La population étudiée correspondait aux patients admis aux urgences adultes entre décembre 2023 et janvier 2025 pour une infection, une hyperthermie ou une hypothermie, présentant un score qSOFA ≥ 2, définissant une cohorte de patients septiques. La valeur du TRC à l’arrivée aux urgences était renseignée pour chaque patient éligible. Le critère de jugement principal était le diagnostic de choc septique. Les valeurs pronostiques du TRC ≥ 3 secondes dans la prédiction du choc septique ont été calculées. Les critères de jugement secondaires étaient la durée de séjour, la durée d’utilisation de noradrénaline, la dysfonction d’organe à 72h, la description des résultats des hémocultures et de la quantité de remplissage vasculaire. Résultats : parmi les 124 patients éligibles, 107 ont été inclus dont 50 (46,7%) femmes. L’âge médian était de 73 ans. La sensibilité du TRC ≥ 3 secondes dans l’évolution vers le choc septique était de 64,9%, IC 95% [47,5% ; 79,8%] et la spécificité de 55,7%, IC 95% [43,3% ; 67,6%]. La valeur prédictive positive était de 43,6%, IC 95% [30,3% ; 57,7%] et la valeur prédictive négative de 75%, IC 95% [61,1% ; 86%]. Il n’y avait pas de différence en fonction de la valeur normale ou allongée du TRC sur les critères de jugement secondaires. Conclusion : sans l’application d’une méthode standardisée, un TRC ≥ 3 secondes, isolé, ne semble pas avoir une performance pronostique suffisante pour être considéré comme un outil fiable de stratification du risque d’évolution vers le choc septique. L’amélioration de la mesure du TRC par des technologies d’analyse plus objectives pourrait permettre d’affiner son utilité en pratique clinique. Il serait intéressant d’étudier l’intégration de ces technologies au sein des SU.

aucun
Emma MICHAMBLÉ (Montpellier) , Yann INSERRA , Fabien COISY , Xavier BOBBIA
14:12 - 14:18 #50481 - FC18-03 Etude SEPSIC : intérêt de l’intuition clinique pour la prédiction de l’évolution chez les patients suspects d’infection aux urgences.
FC18-03 Etude SEPSIC : intérêt de l’intuition clinique pour la prédiction de l’évolution chez les patients suspects d’infection aux urgences.

Introduction : Le sepsis constitue une urgence médicale majeure ainsi qu’une cause de mortalité importante. Il est donc considéré comme un enjeu sanitaire primordial, pas seulement au niveau national mais également au niveau mondial. Sa détection précoce revêt un caractère vital. Actuellement, aucun outil ne permet une reconnaissance rapide et fiable du sepsis dès l’admission aux urgences. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer l’association entre le Score d’Intuition Clinique et une évolution défavorable chez les patients suspects d’infection. Méthodes : Cette étude observationnelle, prospective, multicentrique a été réalisée au sein des Services d’Accueil des Urgences du Centre Hospitalier du Mans, Saumur et Cholet sur une période de 4 mois. L’objectif principal est de démontrer le lien entre un Score d’Intuition Clinique élevé et l’évolution défavorable (décès et/ou introduction d’amines et/ou intubation oro-trachéale) d’un patient suspect d’infection dans les 72 premières heures. Résultats : Entre le 10 mars et le 10 juillet 2025, 125 patients ont été inclus. Au terme des 72 heures, 7 patients ont eu une évolution défavorable, soit 5,6 % de notre population. Le Score d’Intuition Clinique évalué par l’Infirmier/ière d’Accueil et d’Orientation (IAO) et par le Médecin (MAO) était plus élevé dans le groupe des patients ayant présentés une aggravation versus ceux ne s’étant pas aggravés, de manière significative. Le score côté par l’interne, montrait une tendance à l’élévation également mais sans atteindre la significativité statistique. Conclusion : SEPSIC met en évidence une élévation du Score d’Intuition Clinique lors de l’aggravation de l’état clinique du patient, de manière significative chez les IAO et MAO, soulignant ainsi l’intérêt de cet outil pour contribuer à une prise en charge précoce du sepsis.

Aucun
Sarah DELHOMME (Angers) , Laure LAVAUD
14:18 - 14:24 #50551 - FC18-04 Facteurs prédictifs et prise en charge précoce de la dengue sévère dans les services d'urgence et de soins intensifs en Martinique pendant l'épidémie de 2023-2024.
FC18-04 Facteurs prédictifs et prise en charge précoce de la dengue sévère dans les services d'urgence et de soins intensifs en Martinique pendant l'épidémie de 2023-2024.

Introduction. La Martinique, département français des Caraïbes, a connu des épidémies récurrentes de dengue au cours des vingt dernières années. La plus récente, survenue entre juillet 2023 et août 2024, a entraîné plus de 50 000 cas et 20 décès en Martinique et en Guadeloupe. Notre objectif était d’identifier les facteurs prédictifs de développement d’une dengue sévère chez les patients admis aux urgences et en soins intensifs en Martinique durant l’épidémie 2023–2024. Méthodes. Nous avons mené une étude rétrospective, monocentrique et observationnelle, incluant tous les patients admis aux urgences et en soins intensifs en Martinique entre juillet 2023 et septembre 2024, avec un diagnostic de dengue confirmée biologiquement. Les caractéristiques cliniques, biologiques, ainsi que la prise en charge, ont été recueillies et leur association avec la survenue d’une dengue sévère (fuite plasmatique avec défaillance hémodynamique, syndrome hémorragique grave, défaillances d’organes) ont été analysées à l’aide d’analyses bivariées. Les performances prédictives des variables quantitatives ont été évaluées par des aires sou la courbes ROC (AUC). La mortalité a été analysée par les courbes de Kaplan–Meier et le test du log-rank. Résultats. Au total, 611 patients ont été inclus (269 hommes, 342 femmes ; âge médian 43 ans [IQR 28–66]). Parmi eux, 108 patients (17,7 %) ont développé une dengue sévère et 14 (2,2 %) sont décédés. Le sérotype 2 était le seul sérotype circulant. En plus des facteurs de risque connus, les antécédents d’hémopathies étaient significativement associés à la dengue sévère (p < 0,001). Une fuite plasmatique a été observée chez 11 patients (1,8 %) et était fortement associée à la mortalité (log-rank p < 0,001). L’analyse des courbes ROC a montré que le score qSOFA (AUC = 0,57), le choc index (AUC = 0,53) et le taux d’hématocrite initial (AUC = 0,61) avaient de faibles performances prédictives pour l’évolution vers la dengue sévère. L’hyperlactatémie (AUC = 0,72) et l’hypoalbuminémie (AUC = 0,71) montraient une valeur prédictive modérée. La thrombopénie présentait un bon pouvoir discriminant (AUC = 0,91). Conclusion. Cette étude confirme la sévérité potentielle de la dengue, en particulier en présence d’une fuite plasmatique. Les hémopathies pourraient prédisposer aux formes sévères. Malgré la prise en charge spécialisée, la mortalité de la dengue sévère restait élevée, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’interventions rapides.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France) , Rishika BANYDEEN , Florian NEGRELLO , Thibault MARTIN , Papa GUEYE , Patrick PORTECOP , Hatem KALLEL , Dabor RESIERE
14:24 - 14:30 #50599 - FC18-05 Trajectoires des patients présentant une infection aiguë au Service d’Urgences (SU) : analyse basée sur un système d’alerte automatisé.
FC18-05 Trajectoires des patients présentant une infection aiguë au Service d’Urgences (SU) : analyse basée sur un système d’alerte automatisé.

Introduction: L’identification précoce des patients infectés aux urgences constitue un enjeu majeur de santé publique, en raison de l’hétérogénéité clinique, des incertitudes diagnostiques et des limites du codage. Contrairement aux filières structurées telles que l’AVC ou le SCA, l’épidémiologie des infections, et du sepsis en particulier, reste mal définie. L’intégration d’un outil d’alerte automatisé («Sepsis Alert») dans notre logiciel métier (Urqual) visait à améliorer l’identification précoce de ces patients. L’objectif était de décrire l’épidémiologie, les caractéristiques cliniques et le devenir des patients identifiés pour une infection aiguë. Méthodes: Étude observationnelle incluant l’ensemble des patients identifiés par la «Sepsis Alert» entre janvier 2023 et octobre 2025. Les données démographiques, cliniques, biologiques et d’orientation ont été extraites automatiquement des dossiers informatisés. Une analyse descriptive des caractéristiques initiales, des filières pré-hospitalières et du parcours intra-hospitalier a été réalisée. Résultats: 10 635 patients ont été identifiés (Age = 60±23 ans; Hommes 53%; T à l’admission >38.3°C= 39%). En pré-hospitalier, 39% des patients étaient régulés par le centre 15, 21% adressés par le médecin traitant et 35% relevaient de consultations spontanées. A l’accueil, 85 % étaient classés en niveau 3 de la grille French (3A: 38%, 3B: 47%) et 94% étaient orientés vers le circuit couché, dont 8% au SAUV. Le score qSOFA n’était positif que dans 9% des cas. Les sites infectieux étaient pulmonaires (35%, dont 11% d’infections virales), urinaires (19%) et digestifs (9%). Dans 31% des cas, aucun site infectieux n’était identifié aux urgences. A la sortie du SU, 51% des patients étaient hospitalisés, 47% retournaient à domicile et 2% décédaient aux urgences. Les principales orientations étaient la gériatrie (15%), la médecine infectieuse (13%), et la médecine polyvalente (12%) ; 2% étaient admis en réanimation. Seuls 760 sepsis ou chocs septiques ont été identifiés via le codage CIM-10 à la sortie des urgences. Conclusion: Les infections représentent environ 10% de l’activité du SU (≈ 20% de l’activité du circuit couché). La mise en place d’une «Sepsis Alert» participe à une identification plus précoce et une meilleure qualité des données épidémiologiques. La forte discordance entre les cas estimés de sepsis et les cas codés souligne la nécessité d’une sensibilisation accrue des équipes au diagnostic.

Aucun
Thomas LAFON (Limoges) , Anaëlle NARDOT , Imen BENAI , Aloïse BLANCHET , Manon DUMOLARD , Emma COLLET , Thomas DAIX , Henri Hani KARAM
14:30 - 14:36 #50639 - FC18-06 Evaluation des pratiques professionnelles sur l'antibioprophylaxie des fractures ouvertes et impact sur le risque infectieux secondaire.
FC18-06 Evaluation des pratiques professionnelles sur l'antibioprophylaxie des fractures ouvertes et impact sur le risque infectieux secondaire.

La prise en charge des fractures ouvertes constitue un enjeu majeur en raison du risque élevé de complications infectieuses. La stratégie de prévention repose principalement sur l’instauration d’une antibioprophylaxie précoce, dès le premier contact médical. Cette approche a été renforcée dans les dernières recommandations françaises de la Société Française de Médecine d’Urgence publiées en 2020. Néanmoins, au cours des dernières années, plusieurs études ont investigué l’impact du délai d’administration des antibiotiques sur l’incidence des infections secondaires, rapportant des résultats divergents et laissant persister des incertitudes quant au seuil temporel optimal. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’adéquation des pratiques préhospitalières sur l’antibioprophylaxie chez les patients présentant une fracture ouverte pris en charge par le SMUR du CHU d’Angers ainsi que d’analyser son impact sur l’incidence des infections secondaires. L’étude rétrospective monocentrique a permis de récolter sur une période de quatre ans toutes les interventions primaires prenant en charge les fractures ouvertes de membres et les décisions médicales associées. Les patients ont été suivi depuis la phase préhospitalière jusqu’à 72 heures post-traumatisme afin de dépister d’éventuelles infections secondaires. Sur 99 patients inclus, seulement 30 patients ont reçu une antibioprophylaxie adaptée aux recommandations soit un taux d’adéquation aux recommandations de 30,3% (IC95% : 21,4-40,3). Ce taux augmente à 31,6% (IC95% : 12,6-56,6) pour les patients secondairement accueillis au SAU et à 66,7% (IC95% : 51,0-80,0) au déchocage. Aucune corrélation significative n’a été mise en évidence entre un retard d’administration des antibiotiques et la survenue d’infections précoces (p > 0,05) en prenant en compte le taux de décès (p=0,15) et le défaut de cicatrisation à 72 heures (p=0,22). Cette étude met en évidence une application insuffisante des recommandations relatives à l’antibioprophylaxie des fractures ouvertes lors de la prise en charge préhospitalière par le SMUR d’Angers sans impact pour le devenir du patient. L’adéquation apparait nettement améliorée après d’admission hospitalière, soulignant les contraintes spécifiques au contexte préhospitalier. Des recherches complémentaires, incluant une cohorte plus importante, sont nécessaires pour mieux caractériser l’impact sur le taux infections secondaires dans les 72 premières heures post-traumatisme.

Aucun
Oceane LEAUTE (Angers)
14:36 - 14:42 #50670 - FC18-07 Etude des pratiques : la prise en charge de la neutropénie fébrile aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg.
FC18-07 Etude des pratiques : la prise en charge de la neutropénie fébrile aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg.

Introduction: La neutropénie fébrile est une complication fréquente chez les patients avec un cancer actif et sous chimiothérapie dont la mortalité est non négligeable (jusqu’à 10% de mortalité intrahospitalière). Des recommandations de bonnes pratiques existent, mais l’adhésion à ces dernières est peu évaluée de même que la présence d’un protocole de prise en charge dans les services d’urgences. Méthode: Cette étude rétrospective monocentrique est réalisée aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg sur une période de 5 ans. La population étudiée est constituée d’adultes se présentant dans un des deux services d’urgence du CHU avec une neutropénie fébrile en contexte de cancer actif. Le risque de survenue de complications est déterminé selon le score de MASCC. Le critère de jugement principal est le respect des recommandations de bonne pratique établies par la Société européenne d’Oncologie médicale et la Société américaine d’Oncologie Clinique. La prise en charge doit comporter un lieu d’hospitalisation adapté ainsi qu’une voie d’administration et molécule d’antibiothérapie adaptées pour être considérée conforme aux recommandations. Résultats: 117 patients sont inclus, atteint principalement d’un cancer solide (60%) et dans les suites d’une chimiothérapie (78%). 66% des patients ont une prise en charge entièrement conforme aux recommandations. 12% ont une prise en charge non conforme. Le reste présente une prise en charge partiellement conforme. On observe une meilleure observance des recommandations pour les patients à « haut risque » selon le score de MASCC (76,7%) que pour les patients à « bas risque » (55,7%). Conclusion: Les patients se présentant aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg pour la prise en charge d’une neutropénie fébrile en contexte de cancer actif présentent une prise en charge entièrement conforme aux recommandations dans deux tiers des cas. On constate une meilleure observance des recommandations lors de la prise en charge des patients à « haut risque » selon le score de MASCC que pour ceux à « bas risque ». Des études restent à mener pour déterminer l’impact de la non-conformité aux recommandations en termes de mortalité et de durée d’hospitalisation.

aucun
Emily SELLIER (Strasbourg) , Sarah UGE-GINSBERG , Raphaël CLERE-JEHL
14:42 - 14:48 #50707 - FC18-08 Relation entre le taux de suPAR et la mortalité chez les patients admis pour un sepsis aux Urgences.
FC18-08 Relation entre le taux de suPAR et la mortalité chez les patients admis pour un sepsis aux Urgences.

INTRODUCTION : Le sepsis est une cause majeure de mortalité. Mais la reconnaissance précoce et la prise en soins rapide des patients en sepsis peut influencer le pronostic. Le suPAR est un biomarqueur clivé puis largué dans la circulation dans les états infectieux. Son dosage précoce pourrait aider à la prédiction du pronostic des patients. Nous avons réalisé une revue de la littérature axée sur la relation entre le taux de suPAR à l’admission aux urgences et la mortalité chez les patients en sepsis. METHODE : Nous avons effectué une recherche exhaustive de la littérature en rapport avec sepsis aux urgences, suPAR et décès à l’aide des plateformes en ligne PUBMED et SCOPUS sur toutes les publications jusqu’au 5 Mars 2022. Tous les articles rapportant une relation entre le taux de suPAR et le pronostic des patients ont été analysés. Les articles ont été sélectionnés en aveugle grâce au logiciel de revue en ligne COVIDENCE. Les données sur le design de l’étude, les caractéristiques de la population, le taux moyen de suPAR chez les survivants et les non survivants ont été extraites. RESULTATS : Sur un total de 88 études retrouvées, 11 ont pu être incluses pour notre analyse. Il y avait une différence significative entre le taux moyen du suPAR réalisé dans les 24h chez les patients survivants par rapport aux non-survivants pour 10 études sur les 11 incluses. Le taux moyen chez les survivants variait entre 4.6 ng/ml et 12 ng/ml, tandis qu’il était entre 8,6 ng/ml et 16.80 ng/ml chez les non-survivants ; p < 0,05. CONCLUSION : Notre revue de la littérature montre une différence significative du taux initial de suPAR entre les survivants et les décédés. Un taux élevé de suPAR à l’admission chez les patients en sepsis est associé à une augmentation de la mortalité. Le dosage précoce du suPAR comme facteur prédictif de gravité et de risque de décès pourrait être évalué dans une large étude prospective aux Urgences.

Aucun
Noutoa GUINDO (Fort De France, Martinique) , Florian NEGRELLO , Sylvie PORTHAULT , Vianey AQUILINA , Yannick BROUSTE , Papa GUEYE
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"Jeudi 04 juin"

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Sepsis 2

Modérateur : Cyrielle HOUALARD (Praticien Hospitalier) (Le Mans)
14:00 - 14:06 #50713 - FC19-01 Proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae lors de l’épidémie 2023–2024 : étude descriptive monocentrique.
FC19-01 Proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae lors de l’épidémie 2023–2024 : étude descriptive monocentrique.

Introduction : L’infection à Mycoplasma pneumoniae est une cause fréquente de pneumopathie communautaire, habituellement considérée comme bénigne. Lors des périodes épidémiques, des formes sévères nécessitant une prise en charge hospitalière, voire en soins critiques, peuvent toutefois survenir. Les données décrivant la proportion et le spectre de gravité de ces infections en conditions réelles restent limitées. Objectif : Estimer la proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae durant la période épidémique 2023–2024 et décrire les caractéristiques des patients pris en charge en milieu hospitalier. Méthodes : Étude observationnelle descriptive monocentrique incluant tous les patients consécutifs présentant une infection à Mycoplasma pneumoniae confirmée par PCR, pris en charge dans notre établissement durant la période épidémique 2023–2024, admis via les urgences, le service de maladies infectieuses ou la réanimation. Les données recueillies incluaient les caractéristiques démographiques, les comorbidités, la présentation clinique initiale, les paramètres de gravité à l’admission, les données biologiques et radiologiques, la prise en charge thérapeutique et l’évolution. Le critère de jugement principal était la survenue d’une pneumopathie grave définie a priori par la présence d’au moins un critère majeur : admission en soins critiques, utilisation d’une ventilation non invasive ou invasive ou oxygénothérapie haut débit, vasopresseurs, hypoxémie sévère, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) ou décès. L’analyse était strictement descriptive. Résultats : Quinze patients ont été inclus, d’âge médian 34 ans [24–60], dont 66,7 % d’hommes ; 60 % ont nécessité une hospitalisation. Trois patients (20 %) ont présenté une pneumopathie grave, incluant deux admissions en réanimation et un décès. Les formes graves étaient associées à un délai plus long entre le début des symptômes et la prise en charge, une hypoxémie initiale systématique, une atteinte pulmonaire bilatérale ou multilobaire et des marqueurs inflammatoires plus élevés. Conclusion : Lors de l’épidémie 2023–2024, cette étude met en évidence une proportion non négligeable de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae, avec trois formes sévères dont un décès. Ces résultats rappellent que Mycoplasma pneumoniae peut être responsable de formes sévères engageant le pronostic vital et justifient une vigilance accrue lors de la prise en charge hospitalière, y compris dès l’admission.

Aucun.
Sally Oceane MINKA (Paris) , Fadi Hillary MINKA , Mathilde LIBERGE , Laurence ARMAND LEFEVRE , Christophe CHOQUET
14:06 - 14:12 #50718 - FC19-02 Mortalité intra-hospitalière et facteurs pronostiques chez les patients admis aux urgences pour sepsis : étude prospective sur 145 cas.
FC19-02 Mortalité intra-hospitalière et facteurs pronostiques chez les patients admis aux urgences pour sepsis : étude prospective sur 145 cas.

Introduction Le sepsis constitue une cause majeure de morbi-mortalité en médecine d’urgence. L’identification précoce des facteurs associés à la mortalité contribue à améliorer la prise en charge initiale. L’objectif de cette étude est d’identifier les paramètres cliniques, biologiques et/ou thérapeutiques associés à la mortalité hospitalière chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique obsevationnelle menée sur 18 mois entre 2024 et 2025 dans le service des urgences. Tous les patients âgés de 18 ans ou plus admis pour sepsis documenté ou suspecté selon les critères Sepsis-3 ont été inclus. Les données recueillies comprenaient les variables démographiques, cliniques et biologiques, la présence de défaillances d’organes ainsi que les modalités thérapeutiques initiales. L’analyse statistique a été réalisée par régression logistique univariée puis multivariée. Le seuil de significativité était fixé à p < 0,05. Résultats Un total de 145 patients a été inclus avec un âge moyen de 66 ± 15 ans et un sex-ratio de 1,16. Les comorbidités principales étaient l’hypertension artérielle dans 46,2 % des cas et le diabète dans 45,5 % des cas. L’origine de l’infection la plus fréquente était urinaire dans 34,3 % des cas. Trente-deux pour cent des patients étaient en état de choc à l’admission et la mortalité hospitalière était de 34,5 %. En analyse univariée, les paramètres significativement associés à la mortalité étaient : un âge ≥ 75 ans : p = 0,02 et OR = 2,49 (IC 95 % : 1,16–5,33),un score de Glasgow ≤ 13 : p=0,001 et OR=3,88 (IC 95 %:1,73–8,51),une pression artérielle systolique imprenable : p=0,01 et OR=11,7 (IC 95 % : 2,73–50,18),un score SOFA ≥ 6 : p<0,001 et OR = 2,22 (IC 95 %:1,49–3,30),un nombre de défaillances d’organes ≥ 2 : p<0,01 et OR =1,78 (IC 95 %:1,35–2,36), un état de choc ; défini selon les critères Sepsis-3 ; avec p < 0,001 et OR=14,38 (IC95 % : 6,07–34,01) Et un choc index < 1 : p=0,04 et OR=1,5(IC 95 %:1,05–2,21). En analyse multivariée, seul l’état de choc, était indépendamment associé à la mortalité intra-hospitalière avec p = 0,02 et OR = 3,65 (IC 95 % : 1,22–10,88). Conclusion L’état de choc septique parait dans cette étude indépendamment associé à la mortalité. La détection précoce et la conduite thérapeutique optimale des patients septiques instables constituent la pierre angulaire de la prise en charge initiale aux urgences et pourraient contribuer à améliorer le taux de mortalité lourd chez ces patients.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA , Wifak BEN HMIDA (Nabeul, Tunisie) , Siwar JERBI , Feriel TRABELSI , Sami MAHFOUDHI , Farouk LABIEDH , Rafiaa BAWANDI
14:12 - 14:18 #50732 - FC19-03 Les facteurs prédictifs de la récidive d’une infection urinaire aux urgences.
FC19-03 Les facteurs prédictifs de la récidive d’une infection urinaire aux urgences.

Introduction: L’infection urinaire (IU) constitue l’une des pathologies infectieuses les plus fréquentes en pratique médicale, avec un impact significatif sur le système de santé mondial. La récidive précoce de cette infection est associée à une morbidité accrue avec augmentation de la consommation des antibiotiques. L’objectif de notre étude était de décrire les facteurs associés à la récidive d’une IU chez les consultants aux urgences Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de 17 mois (Avril 2023-Septembre 2024). Pour chaque patient consultant les urgences pour une symptomatologie évocatrice d’une IU avec un examen cytobactériologique des urines positif, nous avons recueillis les paramètres épidemio-cliniques et microbiologiques. Un appel téléphonique à trois mois, a été fait, à la recherche des complications à type de sepsis, hospitalisation, d’une récidive ou de décès. Résultats: Nous avons inclus 186 patients, avec un âge moyen de 53 ans. Une nette prédominance féminine a été observée (sex-ratio H/F = 0,3). Soixante-trois patients (29 %) étaient âgés de 65 ans ou plus. L’hypertension artérielle (26 %) et le diabète (23 %) constituaient les comorbidités les plus fréquemment retrouvées. Parmi cette cohorte, 15 patients (8%) ont eu une récidive d’une autre IU dont 12 patients au cours du 1er mois et trois au cours du 3eme mois. Parmi les patients ayants une récidive à un mois, huit patients (67%) avaient une infection à la même espèce bactérienne. Dans 42% des cas (N=5), les bactéries en cause du 2ème épisode d’infection urinaire étaient plus résistantes et les autres avaient le même profil de résistance. Une IU grave a été notée chez quatre patients (33%) dont une patiente est décédée. Les facteurs prédictifs d’une récidive d’IU étaient : Le diabète (p=0.003 ; OR=4.6 ; IC95% [1.58 - 13.56]), une IU antérieure de localisation haute (p=0.048 ; OR=3.1 ; IC95% [0.95 – 10.13]), grave (p=0.06 ; OR=6.4 ; IC95% [1.91 – 21.18]), et à germe résistant aux fluoroquinolones (p=0.03 ; OR=3.9 ; IC95% [1.21 – 12.97]). Conclusion : La récidive des infections urinaires impliquait, dans la majorité des cas, le même germe, parfois avec une résistance accrue. Le diabète, les antécédents d’infection urinaire haute ou grave et la résistance aux fluoroquinolones étaient les principaux facteurs prédictifs de récidive.

Aucun
Ghada KHEDIRI (Beja, Tunisie) , Emna REZGUI , Manel KALLEL , Fedia AYECH , Khadija ZAOUCHE
14:18 - 14:24 #50762 - FC19-04 Facteurs prédictifs de choc septique chez les patients admis aux urgences : étude prospective monocentrique.
FC19-04 Facteurs prédictifs de choc septique chez les patients admis aux urgences : étude prospective monocentrique.

Introduction : Le sepsis est un problème majeur de santé publique. Il entraîne une morbi-mortalité élevée. Identifier précocement les patients à risque de choc septique est essentiel. Cela permet d’optimiser la prise en charge aux urgences et d’améliorer le pronostic. Cette étude vise à déterminer les facteurs associés à la gravité du sepsis chez les adultes admis aux urgences. Méthodes : Étude prospective monocentrique réalisée entre janvier 2023 et juillet 2025 aux urgences . Les critères d inclusion sont : tous les patients adultes admis pour sepsis aux urgences. Données recueillies : démographiques, cliniques, biologiques, thérapeutiques, évolutives. Analyse univariée pour identifier les facteurs associés au choc septique. Régression logistique multivariée pour déterminer les facteurs indépendants, variables limitées aux plus pertinentes cliniquement. Résultats : 145 patients inclus. Âge moyen 60 ± 15 ans. Sex-ratio H/F = 1,17. L’hypertension artérielle était présente chez 46 % des patients et le diabète chez 45,5 %. La majorité provenait du domicile (68 %) et le transport était personnel dans 76,9 % des cas. Les principaux motifs de consultation étaient la fièvre (52,8 %), l’altération de l’état général (50 %), la dyspnée (41 %), la toux (24,5 %), les douleurs abdominales (18,6 %) et les vomissements (15,2 %). Facteurs associés au choc septique en univariée : admission par médecin privé (p=0,043). SMUR (p=0,003). Protection civile (p=0,029). Altération de l’état général (p=0,009). GCS à l’admission (p=0,006). PAM (p=0,001). TP (p=0,001). pH (p=0,048). Lactate (p=0,013). HCO3- (p=0,006). Défaillance d’organe associée (p=0,001). Acidose (p=0,001). Facteurs indépendants en multivariée : PAM à l’admission (p=0,01, OR=0,839 [0,73–0,96]). Acidose (p=0,032, OR=0,173 [0,035–0,857]). Conclusion : La PAM à l’admission et l’acidose sont des marqueurs indépendants de choc septique. Une évaluation hémodynamique précoce est essentielle. La prise en charge urgente peut améliorer le pronostic.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA , Wifak BEN HMIDA (Nabeul, Tunisie) , Siwar JERBI , Sami MAHFOUDHI , Farouk LABIEDH , Mohamed Ali CHIBOUB , Emna RBIAA , Sirine NEJI
14:24 - 14:30 #50848 - FC19-05 la rage : Du diagnostic au traitement.
FC19-05 la rage : Du diagnostic au traitement.

Introduction : La rage est une zoonose mortelle qui constitue un problème majeur de santé publique. Son diagnostic et sa prise en charge nécessitent une bonne connaissance des recommandations en vigueur afin de limiter la transmission du virus et d’assurer une prophylaxie efficace. L’objectif de notre étude est d’évaluer les connaissances des médecins de première ligne sur le diagnostic et la prise en charge de la rage. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude descriptive transversale basée sur un questionnaire évaluant les connaissances des médecins travaillant aux urgences concernant la rage. Le questionnaire basé sur les données de circulaire 88/96 comportait des questions à choix simples (QCS) et à choix multiples (QCM), portant sur les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la rage. Une note globale sur 20 évaluant les connaissances théoriques a été choisie comme critère principal d'évaluation. Résultats : 20 médecins ont répondu au questionnaire, dont 9 médecins généralistes, 6 médecins spécialistes en médecine d’urgence et 5 médecins de famille. L’âge moyen était de 36,7 +/-7 ans. La sex-ratio était de 0.05 avec une nette prédominance féminine Les médecins ont une moyenne d’ancienneté de travail était de 6,3 +/-2 ans. La moyenne des notes était de 12.5+/-3. 95%(n=19) des participants savaient que la rage est toujours mortelle après l’apparition des symptômes. Concernant la transmission, 72 % (n=14) savaient que le vecteur principal est le chien, mais 40 % (n=8) avaient des idées erronées sur d’autres modes de transmission. 40 % des médecins (n=8) ne connaissaient pas les détails des protocoles de la prophylaxie. La vaccination préventive était mal connue par 60 % des médecins (n=12). Les principales défaillances des répondeurs étaient les caractéristiques de la sérothérapie (voie d’administration et le dosage) et la conduite à tenir en cas d’interruption de la vaccination antirabique ou en cas de nouvelle agression chez un patient vacciné 40% des médecins avaient eu une formation concernant la vaccination antirabique, et l’assistance à la formation était un facteur influençant les connaissances avec un p très significative égale à 0.018. Conclusion :.Cette étude montre le manque d’information des médecins ainsi que l’existence d’un lien fort entre formation et niveau de connaissances théoriques. Malgré un petit échatillon , elle met en évidence la nécessité d’étendre cette formation à l’ensemble des médecins surtout de 1ér ligne.

Aucun
Haifa SNOUSSI , Salma BEN SASSI , Nedia BEJAOUI (Tunis, Tunisie) , Mariam JMAL , Mohamed ZOUARI , Amal SAMET
14:30 - 14:36 #50880 - FC19-06 Sepsis chez le sujet jeune aux urgences : une morbidité organique accrue sans surmortalité.
FC19-06 Sepsis chez le sujet jeune aux urgences : une morbidité organique accrue sans surmortalité.

Introduction Le sepsis est classiquement associé au sujet âgé et polypathologique. Chez le sujet jeune, l’absence de comorbidités peut conduire à une sous-estimation de la gravité initiale. Les données concernant les spécificités cliniques, étiologiques et évolutives du sepsis chez cette population restent limitées. L’objectif de cette étude était de comparer la présentation, la prise en charge et l’évolution du sepsis chez les patients jeunes et non jeunes admis aux urgences. Méthodes Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences pour sepsis selon les critères Sepsis-3. Les patients jeunes étaient définis par un âge ≤ 40 ans. Les données cliniques, microbiologiques, étiologiques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Les groupes « jeunes » et « non jeunes » ont été comparés concernant les foyers infectieux, la réalisation et la positivité des examens microbiologiques, les critères de gravité (choc, défaillances d’organes), les thérapeutiques de suppléance et la mortalité. Les comparaisons étaient réalisées par test du χ² ou test exact de Fisher. Résultats Deux cent onze patients ont été inclus, dont 113 (53,6 %) patients jeunes. La répartition des foyers infectieux (pulmonaire, urinaire, digestif, cutané, endovasculaire, neuro-méningé, ORL), la proportion de sepsis à foyer indéterminé ainsi que la réalisation et la positivité des examens microbiologiques (hémocultures, ECBU, ponction lombaire) étaient comparables entre les deux groupes (tous p > 0,05). Les patients jeunes présentaient plus fréquemment une défaillance d’organe au cours de l’évolution (18,6 % vs 7,1 %, p = 0,015) ainsi qu’un recours accru à la ventilation mécanique (19,5 % vs 4,1 %, p < 0,001). En revanche, aucune différence significative n’était observée concernant la survenue d’un choc septique, d’une insuffisance rénale aiguë, d’un SDRA, le recours à l’hémodialyse, la survenue d’événements emboliques ou la mortalité hospitalière. Les anomalies radiologiques thoraciques initiales étaient similaires entre les groupes. Conclusion Malgré un profil étiologique, microbiologique et une mortalité comparables, le sepsis chez le sujet jeune est associé à une morbidité organique plus marquée, notamment respiratoire. Ces résultats soulignent la nécessité d’une vigilance diagnostique et d’une reconnaissance précoce du sepsis chez le sujet jeune aux urgences, afin d’éviter un retard de prise en charge.

aucun
Ines KCHAOU (tunis, Tunisie) , Dhikra HOSNI , Mariem TLEMCENI , Abdalhamid RHOUMA , Roua HAJJI , Sarra JOUINI
14:36 - 14:42 #50881 - FC19-07 Antibiotiques aux urgences : prescrit-on toujours à bon escient ?
FC19-07 Antibiotiques aux urgences : prescrit-on toujours à bon escient ?

Introduction La prescription d’antibiotiques aux urgences constitue un moment clé de la prise en charge des patients infectés, mais également un déterminant majeur de l’antibiorésistance. Dans un contexte de forte pression décisionnelle, l’adéquation des prescriptions aux recommandations reste un enjeu essentiel. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques de prescription antibiotique aux urgences, en analysant les indications, les molécules prescrites et leurs classes pharmacologiques. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective, descriptive, monocentrique, réalisée au service des urgences, sur une période de trois mois. Tous les patients ayant reçu une antibiothérapie aux urgences ont été inclus. Les données recueillies concernaient les indications cliniques, les antibiotiques prescrits, leurs familles, ainsi que la conformité des prescriptions aux recommandations nationales en vigueur. Résultats Cent vingt-quatre prescriptions ont été recensées. L’âge moyen des patients était de 52 ± 26 ans et un sex-ratio de 1,2. Les diagnostics d’admission étaient dominés par les infections bronchopulmonaires (59,7%) et urinaire (32%). L’antibiothérapie était appropriée dans 62,5% des cas. Les bêtalactamines représentaient 60 % des prescriptions, suivies des fluoroquinolones (32,5 %). La prescription était jugée conforme aux recommandations dans 52% des cas. Une antibiothérapie inappropriée a été identifiée dans 48% des situations, principalement liée à une absence d’indication ou à un choix non optimal de la molécule. Conclusion Cette étude met en évidence une hétérogénéité des pratiques de prescription antibiotique aux urgences, avec une proportion non négligeable de prescriptions non conformes. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les stratégies d’antibiothérapie raisonnée, notamment par la diffusion de protocoles locaux et la formation continue des médecins urgentistes.

AUCUN
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie) , Ichrak BACHA , Ghada M'HAMDI , Narjes KARMOUS
14:42 - 14:48 #50932 - FC19-08 Évaluation de la prescription initiale d’antibiotiques au service d’accueil des urgences.
FC19-08 Évaluation de la prescription initiale d’antibiotiques au service d’accueil des urgences.

Introduction: L’objectif de notre étude était d’identifier les caracteristiques des patients receveurs d’ une antibiothérapie empirique aux urgences, d’évaluer la conformité des prescriptions initiales d’antibiotiques dans un service d'urgences et d’evaluer la pertinence des antibiotiques pour des sous-groupes de patients prédéfinis Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte prospective menée durant 2 semaines consécutives dans le service universitaire des urgences. Tous les patients chez lesquels une infection a été présumée et nécessitant un traitement antibiotique empirique ont été inclus dans l'étude. les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, leurs comorbidités, la prise d'antibiotiques dans le mois précédant l’admission aux urgences, l'indication de la prescription d'antibiotiques, le NEWS et le score qSOFA , les antibiotiques prescrits, hospitalisation dans le mois précèdent, l’expérience du prescripteur et le devenir du patient. La pertinence des antibiotiques a été évaluée par le tableau de l'Enquête nationale sur la prescription d'antibiotiques (NAPS) Une Analyse de Classes Latentes a été employée pour identifier des sous-groupes de patients. Résultats : L’étude a inclus 100 patients dont l’âge moyen est de 59.5 ans avec 40% de femmes. Le foyer infectieux principal etait respiratoire dans 49% des cas, 90 % des prescriptions etaient realisé par des medecins juniors. 59 % des prescriptions d’antibiotiques empiriques sont considerées appropriées alors que 41 % etaient inappropriées Une Analyse de Classes Latentes a identifié 2 claster : Cluster 1 : Phénotype "Chirurgical Abdominal Jeune et Moins Sévère" : c'est un groupe de patients plus jeunes, avec des infections principalement abdominales, souvent ayant nécessité une chirurgie, peu ou pas d'hospitalisation récente, et un faible NEWS. Le traitement est jugé très majoritairement inapproprié dans ce groupe. Cluster 2 : Phénotype "Médical Respiratoire Âgé et Sévère": c'est un groupe de patients plus âgés, avec des antécédents, des infections principalement respiratoires, non chirurgicales, un NEWS élevé. Le traitement est jugé majoritairement approprié dans ce groupe, mais il présente le taux de mortalité le plus élevé. Conclusion : la lutte contre la résistance aux antimicrobiens passe par une meilleure sensibilisation des praticiens sur les effets de la surprescription d’antibiotiques et sur l’importance de la creation d’un référentiel national.

aucun
Maha LOURIZ (RABAT, Maroc) , Mina AGROU , Rhita BENNIS NECHBA , Jihane BELAYACHI , Naoufal MADANI , Redouane ABOUQAL
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Flash communications
Toxicologie

Modérateur : Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Médecin , Poitiers)
15:00 - 15:06 #50317 - FC20-01 Pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité lors d’une ingestion de produits ménagers et caustiques chez l’adulte : une étude rétrospective monocentrique.
FC20-01 Pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité lors d’une ingestion de produits ménagers et caustiques chez l’adulte : une étude rétrospective monocentrique.

Introduction : L’ingestion de produits caustiques et ménagers chez l’adulte est associée à une mortalité de 8 à 16%. Les facteurs pronostiques, qui permettent d’évaluer la gravité d’un patient, sont peu établis. Le SOFA et l’IGS II sont des scores prédictifs de mortalité utilisés en routine en soins intensifs et en réanimation. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique au CHU de Besançon, évaluant la pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité à 28 jours et à 6 mois, lors du passage aux urgences adultes pour l’ingestion de produits ménagers et caustiques, sur une période de janvier 2007 à octobre 2023. Résultats : Sur 1412 séjours étudiés, 119 patients ont été inclus, avec une mortalité à 28 jours de 3,4% et à 6 mois de 5,0%. Il s’agissait principalement d’hommes (62,2%), d’âge moyen 45,7 ans, dans un contexte intentionnel (56,3%) avec une monointoxication (82,4%) par un produit caustique (85,7%). A 28 jours, le score IGS II moyen était significativement plus élevé parmi les patients décédés (29 ± 11,3) par rapport aux patients vivants (13,8 ± 8,5) soit une différence moyenne de 15,2 (IC95%, [6,5-23,8], p = 0,001). Ainsi, une valeur de l’IGS II supérieure ou égale à 16 octroie une sensibilité de 100% et une spécificité de 73% dans la prédiction de la mortalité à 28 jours. A 6 mois, le score IGS II moyen était significativement plus élevé parmi les patients décédés (32,7 ± 10,9) par rapport aux patients vivants (13,3 ± 7,8) soit une différence moyenne de 19,3 (IC95%, [12,7-25,9], p < 0,001). Une valeur de l’IGS II supérieure ou égale à 16 octroie une sensibilité de 100% et une spécificité de 74,7% dans la prédiction de la mortalité à 6 mois. Il n’existait pas de différence significative concernant le score SOFA moyen entre les patients vivants et décédés, que ce soit à 28 jours ou à 6 mois. Conclusion : Le score IGS II, pourrait être prédictif de la mortalité à 28 jours et à 6 mois post ingestion de produits caustiques et ménagers chez l’adulte, contrairement au score SOFA.

AUCUN
Justine GAILLARD , Paul CALAME , Caroline FAIVRE-PIERRET , Abdo KHOURY , Julie SAMAIN (Vesoul) , Zaher LAKKIS , Gaël PITON , Hadrien WINISZEWSKI
15:06 - 15:12 #50367 - FC20-02 État des lieux du suivi des patients inclus dans la filière PROTAZOTE depuis 2020 dans un contexte de mésusage du protoxyde d’azote.
FC20-02 État des lieux du suivi des patients inclus dans la filière PROTAZOTE depuis 2020 dans un contexte de mésusage du protoxyde d’azote.

Introduction : Les intoxications suite au mésusage du protoxyde d’azote (N 2 O) constituent un problème majeur de santé publique. Les patients subissant les conséquences de cette consommation abusive du gaz consultent de plus en plus aux urgences. Face à cette problématique, le CHU de Lille a mis en place une filière de suivi de ces patients, permettant une prise en charge pluridisciplinaire spécifique. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’efficacité de cette prise en charge sur l’arrêt de la consommation. Matériel et Méthodes : Cette étude rétrospective, descriptive et transversale a inclus les patients de mars 2020 à janvier 2025. Les données sont extraites de la cohorte BALON et regroupent les caractéristiques de la population, les données cliniques et biologiques, à l’inclusion et à chaque consultation de suivi. Ces données ont été comparées entre elles et selon les variations de consommation des patients. Accord DPO. Résultats : 853 patients ont été inclus. La plupart avait entre 18 et 24 ans et 78,2% d’entre eux étaient de sexe masculin. La consommation moyenne à l'inclusion était de 1851 capsules par semaine. 44,8% des patients se sont présentés à leur consultation de suivi. A la dernière consultation de suivi, la moyenne de consommation avait atteint 3411 capsules hebdomadaires, mais cette valeur n’était disponible que pour 17 patients. Il n’y avait pas de différence significative sur la diminution de consommation entre le groupe suivi trois fois ou moins, et celui ayant été reçu plus de trois fois (p- value 0,40). Discussion : Cette cohorte est la seule de cette envergure en France, autant sur le plan des effectifs que sur le plan de la durée de suivi. Ce protocole de prise en charge reste la référence au niveau national à ce jour. Cependant, la quantité non-négligeable de données manquantes et de patients perdus de vue ne permet pas de conclure à une efficacité de ce protocole. La prise en charge de ces patients est rendue d’autant plus complexe par le caractère addictif du N₂O, ce qui limite l’adhésion des patients à la prise en charge proposée par le CHU de Lille. Conclusion : Ce travail souligne l’importance de la prévention précoce chez les populations à risque, d’une information complète chez les professionnels de santé, d’une prise en charge spécifique multidisciplinaire dont addictologique dès les premiers signes de complications cliniques ou biologiques, et d’une insistance sur la nécessité d’un arrêt total de la consommation.

Aucun
Lily Lou NOONAN (Lille) , Cécile BOSSAERT , Guillaue GRZYCH , Eric WIEL
15:12 - 15:18 #50553 - FC20-03 Utilisation ciblée de l'imagerie pour l'évaluation de la gravité et des complications des envenimations par morsure de Bothrops lanceolatus en Martinique.
FC20-03 Utilisation ciblée de l'imagerie pour l'évaluation de la gravité et des complications des envenimations par morsure de Bothrops lanceolatus en Martinique.

Introduction. Les envenimations par morsure de serpent constituent une maladie tropicale négligée. Le rôle de l’imagerie dans l’évaluation initiale de la gravité et le diagnostic des complications précoces nécessite un éclaircissement. En Martinique, Bothrops lanceolatus est responsable d'environ 40 envenimations par an, avec un risque élevé d’événements thrombotiques sévères. L'objectif principal de cette étude était de décrire la contribution de l’imagerie médicale dans la prise en charge des envenimations par B. lanceolatus. Méthodes. Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective monocentrique en Martinique, couvrant la période de janvier 2011 à août 2025. Tous les patients présentant une envenimation documentée par B. lanceolatus ont été inclus. Les données cliniques, biologiques et d’imagerie (IRM, scanner, échographie Doppler) ont été recueillies et analysées. Les associations entre le recours à l’imagerie, la gravité clinique et les complications ont été évaluées à l’aide d’analyses statistiques appropriées. Résultats. Un total de 389 patients a été inclus (âge médian : 48(IQR 35–59) ans, 128(33 %)femmes), parmi lesquels 78 (20 %) ont bénéficié d’au moins un examen d’imagerie (117 examens au total). L’imagerie a été significativement utilisée dans les cas sévères (grades 3–4, p < 0,01) et en présence de complications (syndrome des loges, choc, coma, infections, nécessité d'une intervention chirurgicale). Parmi les complications, 11 événements thrombotiques ont été observés chez 6 patients : 3 infarctus cérébraux confirmés par l’IRM cérébrale ; 3 myocardites ; 2 embolies pulmonaires ; et 3 thromboses veineuses profondes. L'IRM a permis de documenter pour la première fois des myocardites liées à l’envenimation. L’angioscanner thoracique et l’échographie Doppler des membres ont permis de diagnostiquer respectivement les embolies pulmonaires et les thromboses veineuses périphériques. Conclusion. L’imagerie joue un rôle clé dans la détection et la confirmation des complications thrombotiques associées à B. lanceolatus. L’échographie clinique précoce pourrait etre un atout dans l’évaluation initiale de la gravité clinique des patients. Nos résultats soulignent l'importance d'élaborer des recommandations spécifiques intégrant un usage raisonné de l’imagerie lors des envenimations.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France) , Rishika BANYDEEN , Marie-Daniela DUBOIS , Florian NEGRELLO , Papa GUEYE , Rémi NEVIERE , Hatem KALLEL , Dabor RESIERE
15:18 - 15:24 #50574 - FC20-04 Dissimilation intracorporelle de stupéfiants : le geste est devenu sûr, mais pas la prédiction d’une complication. Etude Body-Pack.
FC20-04 Dissimilation intracorporelle de stupéfiants : le geste est devenu sûr, mais pas la prédiction d’une complication. Etude Body-Pack.

Introduction La prise en charge des passagers interceptés pour dissimulation intracorporelle de stupéfiants (DICS) peut s’avérer chaotique… Nous nous sommes demandé comment identifier précocement ceux qui sont à risque de complication. Méthodes Etude rétrospective, multicentrique suivant le parcours des patients avec DICS. Inclusion : passagers interceptés dans le plus grand aéroport de France avec DICS confirmée par TDM en 2022 et 23. Paramètres : âge, sexe, origine du vol, paramètres vitaux à aéroport, ECG, signe d’imprégnation ou d’intoxication à la cocaïne (hypertension, tachycardie, hyperthermie, convulsion, troubles de conscience, du comportement, mydriase, douleur thoracique), TDM, signes ECG et suivi : service, chirurgie, durée de séjour et évolution. Critère de jugement : gravité : décision de surveillance en USC / réanimation, nécessité de chirurgie ou décès. Résultats 590 passagers interceptés : 253 (43%) avec un ASP positif dont 217 (91%) TDM positifs. 151 (70%) hommes et 66 (30%) femmes, d’âge médian 25 (22-32) ans. Origine : Brésil : 122 (56%) cas et Guyane Française : 78 (36%) cas. TDM : médiane de 70 (45-90) boulettes, sigmoïdiennes (204 cas, 94%) et rectales (142 cas, 65%). Devenir : 28 (13%) admissions en USC / réanimation (dont 13 pour boulettes intra-gastriques), aucune chirurgie, aucun décès. Seule la consommation préalable de cocaïne était associée à la gravite (OR=4 (1-12)) (Figure). Conclusion La DICS est devenue sure ! Prévoir une complication semble complexe.

Aucun
Solène TRENTIN (Paris) , Patrick THOMAS , Marc LIAUTARD , Bruno MÉGARBANE , Laurène DUFAYET , Charlotte GORGIARD , Anne-Laure FERAL-PIERSSENS , Frédéric LAPOSTOLLE
15:24 - 15:30 #50589 - FC20-05 Spectre des atteintes neurologiques associées à la consommation de protoxyde d’azote aux urgences : analyse descriptive.
FC20-05 Spectre des atteintes neurologiques associées à la consommation de protoxyde d’azote aux urgences : analyse descriptive.

Introduction : La consommation récréative de protoxyde d’azote (N₂O) est en forte augmentation en France. Elle est associée à des complications neurologiques variées, encore insuffisamment reconnues aux urgences, en particulier lorsque le taux sérique de vitamine B12 est normal. L’objectif de cette étude était de décrire le spectre clinique, biologique et radiologique des atteintes neurologiques associées au N₂O observées en pratique aux urgences. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse descriptive observationnelle rétrospective monocentrique de patients consécutifs pris en charge aux urgences pour des manifestations neurologiques associées à une exposition au protoxyde d’azote, sur la période 2022–2025. Les paramètres recueillis comprenaient les données sociodémographiques, les modalités d’exposition au N₂O, les signes cliniques neurologiques, les données biologiques (vitamine B12, homocystéinémie), les résultats d’imagerie (IRM médullaire), ainsi que les modalités de prise en charge aux urgences. Le critère de jugement principal était la présence d’une atteinte neurologique associée au N₂O, classée selon le type d’atteinte (forme médullaire, périphérique ou débutante). Résultats : Douze patients ont été inclus (âge médian 22 ans ; 58 % de femmes). Dix présentaient une atteinte neurologique typique liée au N₂O, un était exposé asymptomatique et un présentait une complication psychiatrique aiguë. Les manifestations neurologiques comprenaient des paresthésies (83 %), des troubles de la marche (50 %), un déficit moteur (42 %) et une aréflexie (42 %). Trois patients présentaient une forme médullaire typique avec atteinte des cordons postérieurs à l’IRM, tandis que sept présentaient une atteinte périphérique ou débutante. Une carence biologique en vitamine B12 était retrouvée chez 33 % des patients, tandis qu’une hyperhomocystéinémie était présente chez 33 %, y compris en cas de B12 sérique normale. Une supplémentation en vitamine B12 a été initiée aux urgences chez 75 % des patients. Conclusion : Les atteintes neurologiques liées au protoxyde d’azote s’inscrivent dans un continuum de sévérité, allant de formes débutantes à des atteintes médullaires typiques, souvent indépendamment du taux sérique de vitamine B12. Cette analyse descriptive souligne l’importance d’un dépistage systématique de la consommation de N₂O aux urgences devant tout tableau neurologique inexpliqué, afin de permettre une prise en charge précoce.

Aucun.
Sally Oceane MINKA , Fadi Hillary MINKA (PARIS) , Bruno MEGARBANE
15:30 - 15:36 #50606 - FC20-06 Impact du terme gestationnel sur le pronostic materno-fœtal après intoxication aiguë au paraquat : une analyse systématique de 85 cas.
FC20-06 Impact du terme gestationnel sur le pronostic materno-fœtal après intoxication aiguë au paraquat : une analyse systématique de 85 cas.

RÉSUMÉ Introduction : L'intoxication aiguë au paraquat chez la femme enceinte constitue une urgence toxique et obstétricale rare d'une extrême gravité. Les données sur le pronostic différentiel selon l'âge gestationnel restent parcellaires. Cette analyse systématique vise à évaluer l'impact du terme de la grossesse sur la survie maternelle et fœtale. Méthodes : Une revue systématique et une analyse poolée des cas individuels ont été réalisées. Une recherche exhaustive dans PubMed, Google Scholar et d'autres bases de données (jusqu'en novembre 2025) a permis d'inclure 85 cas publiés d'intoxication aiguë au paraquat durant la grossesse. Les données démographiques, toxicologiques, thérapeutiques et pronostiques ont été extraites. Les analyses statistiques (survie de Kaplan-Meier, régressions logistique et de Cox) ont été effectuées avec le logiciel R (version 4.5.2). Résultats : La survie maternelle globale était de 73,1% (62/85). Une différence significative a été observée selon le trimestre, avec une survie plus faible au premier trimestre comparé aux deuxième et troisième trimestres combinés (p=0,0385). La dose ingérée (≥ 1000 mg) était le principal facteur de risque indépendant de mortalité maternelle (OR=4,82 ; IC95% [1,63–14,25]) et fœtale (OR=5,12 ; IC95% [1,72–15,24]). Le traitement précoce (<4 heures) était associé à une meilleure survie maternelle (OR=2,91 ; IC95% [1,08–7,84]). La survie fœtale était de 70,1% (61/85), meilleure au troisième trimestre (80,0%). L'analyse de survie a révélé une dynamique distincte : une période critique maternelle dans les 4 premiers jours, tandis que la survie fœtale, après une attrition précoce, se stabilisait dès le premier jour. Conclusion : Le pronostic de l'intoxication aiguë au paraquat pendant la grossesse est étroitement lié au terme gestationnel, avec un risque maternel plus élevé au premier trimestre et un risque fœtal qui augmente avec l'avancée de la grossesse. Ces résultats suggèrent l'existence de mécanismes protecteurs maternels potentiellement hormonaux aux stades avancés, et soulignent la vulnérabilité fœtale croissante à mesure que les poumons se développent. Cela plaide pour une prise en charge adaptée au terme et ouvre des perspectives de recherche sur des adjuvants thérapeutiques modulant l'environnement hormonal. Mots-clés : Paraquat, grossesse, intoxication, survie maternelle, pronostic fœtal, trimestre, hormones, analyse poolée.

Acun
Boubacar DIARRA (Cayenne) , Crepin KEZZA , Idir LICAJ
15:36 - 15:42 #50613 - FC20-07 Suspicion de soumission chimique aux urgences : analyse descriptive monocentrique.
FC20-07 Suspicion de soumission chimique aux urgences : analyse descriptive monocentrique.

Introduction La soumission chimique est un enjeu de santé publique, en particulier en contexte festif. Son diagnostic aux urgences est difficile en raison de symptômes peu spécifiques et des limites des analyses toxicologiques. Cette étude décrit les caractéristiques cliniques et la prise en charge des suspicions de soumission chimique aux urgences. Méthode Étude descriptive rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge pour suspicion de soumission chimique entre 2022 et 2023. Les situations ont été catégorisées selon des définitions préétablies : spiking (symptomatologie évocatrice avec résultats toxicologiques négatifs ou non réalisés), vulnérabilité chimique (consommation volontaire d’alcool et/ou de substances psychoactives) et soumission chimique (présence d’une preuve toxicologique). Les données cliniques, médico-légales et toxicologiques ont été analysées de manière descriptive. Résultats Trente-quatre patients ont été inclus, avec un sex-ratio équilibré. L’âge médian était de 25,5 ans (IQR 21–34). Les patients étaient principalement amenés aux urgences par les pompiers (44 %) et les faits survenaient majoritairement en contexte festif (56 %). Les troubles mnésiques constituaient la symptomatologie principale (44 %). Une violence sexuelle associée était rapportée dans 12 % des cas. Des prélèvements toxicologiques ont été réalisés chez 44 % des patients, dont 53 % dans les 12 premières heures. Les résultats étaient négatifs dans 53 % des cas et positifs dans 47 %. Parmi les résultats positifs, les substances les plus fréquemment identifiées étaient les benzodiazépines (57 %), les amphétamines et la MDMA/ecstasy (43 % chacune), et le cannabis/THC (29 %). La vulnérabilité chimique représentait 53 % des situations et le spiking 29 %. Des cas de piqûre malveillante (6 %) et de chemsex (3 %) étaient identifiés. Neuf pour cent des dossiers n’ont pas pu être catégorisés faute de données suffisantes. Aucun cas de soumission chimique suspecté n’a été confirmé biologiquement. Conclusion Les suspicions de soumission chimique concernent principalement de jeunes adultes en contexte festif. La vulnérabilité chimique prédomine et la confirmation biologique de soumission chimique reste rare, en lien avec des prélèvements peu fréquents et parfois tardifs. Ces résultats soulignent la nécessité d’une protocolisation de la prise en charge aux urgences, incluant des prélèvements précoces standardisés et un meilleur accompagnement médico-légal.

Aucun
Orianne NOUBISSIE (Paris) , Sally Oceane MINKA , Xavier EYER , Caroline MINKA , Laurene DUFAYET , Anthony CHAUVIN , Bruno MEGARBANE , Fadi Hillary MINKA
Zone posters 2
15:40

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URGMEET05
15:40 - 16:00

UrgencesMeet
Commission SSE de la SFMU : tout ce que vous voulez savoir sur les SSE sans jamais avoir osé le demander
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Philippe DESCLEFS (Coordonnateur, Médecin, Corbeil-Essonnes)
Conférencier : Laurent GABILLY (médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Susciter des questions réponses sur des thèmes variés comme HEM Hypothèse Engagement Majeur, la formation initiale et continue des soignants, les risques NRBC, les points clés d'organisation au CRRA ou aux Urgences / AMAVI...
Espace Networking
16:00

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CM38
16:00 - 17:30

Conférence - Session commune SFMU / SFAR
Regards croisés
Adulte, Douleur - Analgésie, Régulation, Sédation, Services d'Urgences, Situations Sanitaires Exceptionnelles, SMUR

Modérateurs : Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Médecin, Rouen), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Médecin, Rouen)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Cette session commune avec la SFAR vous permettra de faire le point sur 2 grandes thématiques communes avec les équipes d'anesthésie réanimation et d'avoir un regard croisé et nous pourrons débattre des différents points de vue.
16:00 - 16:22 Triage en SSE : par l'urgentiste. Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
16:22 - 16:44 Triage en SSE : par le réanimateur. Marie BOREL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:44 - 17:06 ALR aux Urgences: jusqu'où aller ? Avis de l'urgentiste. Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Médecin, Niort)
17:06 - 17:28 ALR aux Urgences: jusqu'où aller ? Avis de l'anesthésiste. Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Amphi Bleu

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CM12
16:00 - 17:30

Conférence
L'art de la gestion des polytraumatismes
Etat de choc, Services d'Urgences, SMUR, Traumatologie non vitale, Traumatologie vitale

Modérateurs : Xavier DUBUCS (Médecin) (Médecin , Toulouse), Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Le polytraumatisé, coeur de notre métier, nécessite une coordination,une hierarchisation et une rapidité d'action dans sa prise en charge. Cette session vous permettra d'aborder ces trois pierres angulaires de la réponse médicale et organisationnelle face au polytraumatisme.
16:00 - 16:22 Gestion des fractures complexes et polytraumatismes orthopédiques. Mehdi TAALBA (PH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
16:22 - 16:44 Traumatismes thoraciques : quand chaque respiration compte. Justine PUNTURO (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:44 - 17:06 Traumatismes abdominaux : identifier l'invisible. Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
17:06 - 17:28 Hémorragies massives : stratégies pour gagner la course contre la montre. Yann DANIEL (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Havane

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AMS26 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier de secours au combat, méthode SAFE MARCHE RYAN
Traumatologie vitale

Coordonnateur : Luc Marie JOLY (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Anne DINELLI (Médecin en Chef(r)) (Conférencier, Médecin, Fontaine le Bourg), Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Faire appliquer par les participants la méthode SAFE MARCHE RYAN qui constitue la doctrine actuelle de l’armée française pour le secours au combat par le personnel non-médical (en pratique, les autres soldats).
L’atelier dure 1h30 avec un briefing et un débriefing. Chaque équipe passe « sur le terrain » pour environ 30 minutes et doit prendre en charge un mannequin blessé, franchir différents obstacles, sortir de la « zone de feu » pour l’amener « vivant » (ayant donc reçu les soins adéquats en fonction de ses blessures) à la zone d’évacuation en hélicoptère.
Espace animation

"Jeudi 04 juin"

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CM25
16:00 - 17:30

Conférence
L'échographie clinique ça a l'air chouette mais est-ce que c'est vraiment utile ?
Echographie, Les fondamentaux, Services d'Urgences, SMUR, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Félix AMIOT (Médecin Urgentiste) (Médecin, Saint-Lô), Omide TAHERI (Médecin) (Médecin, Reims)
Coordonnateur : Maxime GAUTIER (Coordonnateur, Médecin, Eaubonne)
L'échographie clinique en médecine d'urgence (ECMU) se développe rapidement, intégrée depuis 2017 dans le DESMU, mais finalement, quelles sont les preuves de son impact ? Comment les intégrer dans notre quotidien ? Nos experts feront de l'ECMU une évidence !
16:00 - 16:22 Le doppler transcranien. Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
16:22 - 16:44 L’état de choc indéterminé. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
16:44 - 17:06 Le syndrome coronarien aigu. Maxime GAUTIER (Physician) (Conférencier, Médecin, Eaubonne)
17:06 - 17:28 La pose de voie veineuse périphérique par l’IDE (VVP, midline). Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes)
Salle 241

"Jeudi 04 juin"

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CM26
16:00 - 17:30

Conférence
Vers une Médecine d'Urgence durable
Adulte, Développement durable, Etudiant, Jeune, Les fondamentaux, Services d'Urgences

Modérateurs : Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Médecin, Paris), Tania MARX (Médecin) (Besançon)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
Sauver les patients, c'est gratifiant. Sauver la planète, ce n'est pas un fantasme écologique, c'est un engagement citoyen individuel, collectif dans nos service et à l'échelle de notre société savante. Nous sommes tout à fait fiers de vous présenter des actions concrètes pour changer le monde.
16:00 - 16:18 Le Comité développement durable de la SFMU passe à l'action ! Patrick RAY (Pr) (Conférencier, Médecin, Dijon)
16:18 - 16:36 Défi n°1: moins gaspiller. Justine DUCASSOU (CCA) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:36 - 16:54 Défi n°2: prescrire juste. Armand MÉKONTSO-DESSAP (PUPH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
16:54 - 17:12 Défi n°3: recycler. Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verneuil sur Avre)
17:12 - 17:30 Défi n°4: rouler propre. Antonin SABETTA (Médecin adjoint) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

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SI02
16:00 - 17:00

Session Interactive
Appareils biomédicaux du quotidien (dextro, scope, respi, rad 57)… quelle précision ? Quelles limites ?
Exercice professionnel, Gestes, Innovation , Monitorage, Qualité - sécurité des soins, Services d'Urgences, SMUR

Modérateur : Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Médecin BMPM, Marseille)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
Les appareils biomédicaux sont omniprésents dans nos pratiques, mais que valent vraiment leurs mesures ? À travers des cas interactifs, cette session questionne la précision, les biais et les pièges à éviter dans l’interprétation des résultats fournis par les dispositifs usuels.
16:00 - 17:00 Appareils biomédicaux du quotidien (dextro, scope, respi, rad 57)… quelle précision ? Quelles limites ? Clément DERKENNE (Médecin) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

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CM05
16:00 - 17:30

Conférence
Patient âgé critique
Gériatrie, Infectiologie , Services d'Urgences, Soins critiques, Soins palliatifs

Modérateurs : Carole GONZALEZ (Médecin urgentiste) (Médecin, Perigueux), Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Le patient âgé est le quotidien du médecin urgentiste, mais à quels sont les enjeux du patient gériatrique, est ce qu el'on en fait trop ou pas assez ? faut-il les trier différent et les prendre en charge différement ? Les conférenciers répondront à ces questions.
16:00 - 16:22 Enjeux du triage. Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
16:22 - 16:44 Infections graves. Erwan LE DAULT (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:44 - 17:06 Traumatisé sévère. Axel BENHAMED (Médecin) (Conférencier, Médecin, Quebec, Canada)
17:06 - 17:28 Limitations de soins: trop ou pas assez. Héloïse BANNELIER (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

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CM09
16:00 - 17:00

Conférence
Détresse cardiologique : réagir face aux pathologies aiguës
Cardiologie , Etat de choc, Les fondamentaux, Services d'Urgences, SMUR

Modérateurs : Frédéric ADNET (Chef de service) (Médecin, Paris), Léa PERARD (PRATICIEN HOSPITALIER CONTRACTUEL) (Médecin, Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Du pré hospitalier à l'accueil aux Urgences, cette session vous aidera à reconnaitre, stabiliser et orienter les grandes urgences cardiologiques.
16:00 - 16:20 Tachycardie à QRS larges : identifier et agir. Benoit FRATTINI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:20 - 16:40 Choc cardiogénique et insuffisance cardiaque aiguë . Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
16:40 - 17:00 Dissections aortiques et pathologies aortiques aiguës. Sami SOUISSI (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Ben Arous, Tunisie)
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

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CLM09
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Sepsis et infections graves 1

Modérateurs : Laure JAINSKY (Praticien Hospitalier) (Issoire), Prabakar VAITTINADA AYAR (MCU-PH) (Orléans)
16:00 - 16:10 #50334 - CP060 Score prédictif d’arthrite septique aux urgences : un cohorte rétrospective.
CP060 Score prédictif d’arthrite septique aux urgences : un cohorte rétrospective.

Introduction : L’arthrite septique est de diagnostic initial souvent difficile et aucun outil clinique prédictif n’est disponible avant la ponction articulaire. Méthode : Étude observationnelle rétrospective incluant 542 patients admis pour arthrite aiguë au CHU de Toulouse entre 2019 et 2024. Les patients ont été répartis aléatoirement en cohorte de dérivation (n = 361) et de validation (n = 181). Les facteurs cliniques indépendants associés à l’arthrite septique ont été identifiés par régression logistique et intégrés dans un score clinique prédictif [Septic Arthritis PredICtion (SAPIC)]. Résultats : La prévalence de l’arthrite septique était de 18% (n = 65) dans la cohorte de dérivation et de 15% (n = 27) dans celle de validation. Sept facteurs de risque ont été retenus : le diabète (+1 point), la toxicomanie IV (+2), avoir du matériel intra-articulaire (+2), une infection cutanée aiguë récente (+1), une localisation autre que le genou (+1), les frissons (+1) et l’érythème (+1). Un antécédent de goutte ou de chondrocalcinose était protecteur (-2). Dans la cohorte de validation, le score SAPIC présentait une sensibilité de 93 % et une valeur prédictive négative de 96 % au seuil < 1, et une spécificité de 88 % au seuil > 3 (AUC = 0,763). Conclusion : Le SAPIC est le premier score clinique validé permettant d’estimer précocement le risque d’arthrite septique avant toute ponction articulaire.

Aucuns
Margaux LARRIEU (Toulouse) , Frédéric BALEN , Marion GRACIET
16:10 - 16:20 #50440 - CP061 Pertinence du scanner cérébral aux urgences dans la suspicion de méningite bactérienne.
CP061 Pertinence du scanner cérébral aux urgences dans la suspicion de méningite bactérienne.

Introduction. En cas de suspicion de méningite bactérienne (MB) aux urgences (SAU), la ponction lombaire (PL) et l’initiation d’une antibiothérapie (ATB) ne devraient pas être retardées par la réalisation d’une tomodensitométrie (TDM) cérébrale, si celle-ci n’est pas recommandée. L’objectif de notre travail était double : i) évaluer la proportion de TDM non recommandées réalisées au SAU (TDM non pertinentes, TDM-NP) selon le degré de suspicion de la MB et ii) si les TDM-NP étaient associées à un retard de réalisation de la PL ou d’administration d’ATB pour les fortes suspicions de MB. Matériel et méthodes. Nous avons réalisé une analyse rétrospective des patients avec diagnostic de MB (données PMSI) pris en charge dans notre SAU sur 10 ans (2015-2024). La suspicion de MB était définie selon la SPILF (2017) en probabilité haute (groupe H) ou basse (groupe B). La TDM était considérée comme pertinente (TDM-P) si elle était réalisée au SAU avant la PL comme recommandée (en cas de signes focaux, convulsion ou engagement cérébral). Les données épidémiologiques, clinico-biologiques et les délais entre l’admission et la PL ou à l’ATB ont été comparés à l’aide de test du Chi2 ou test exact de Fisher (p<0,05) entre les groupes H et B. Pour les fortes suspicions uniquement, ces mêmes délais ont été comparés dans les groupes TDM-P et TDM-NP. Résultats. 72 patients ont été inclus, l’âge médian était de 65 ans et le sex ratio de 1,25. Le groupe H était plus jeune que le groupe B (52 ± 23 vs. 63 ± 13 ans, p=0,044), présentait un syndrome méningé plus fréquent (55,6% vs. 9,4%, p<0,001), avait une PL plus fréquente (85,2% vs. 53,1%, p=0,009) et une ATB plus fréquente (88,9% vs. 61,3%, p=0,017). Le taux de TDM-NP ne différait pas entre les groupes H et B (18% vs. 0%, p=0,07), ni le délai admission-PL (272 ± 167 vs. 388 ± 342 min, p=0,164), ni le délai admission-ATB (344 ± 209 vs. 319 ± 201 min, p=0,704). Pour les hautes suspicions de MB, le délai moyen admission-PL des groupes TDM-P et TDM-NP n’était pas différent (270 ± 166 vs. 375 ± 174 min, p=0,277), ni le délai moyen admission-ATB (372 ± 229 vs. 378 ± 211 min, p=0,962). Discussion. Conclusion. Dans notre travail et probablement par manque de puissance, la réalisation d’une TDM-NP avant la PL n’est pas associée à un retard à la PL ou à l’ATB. Néanmoins, un rappel des recommandations pour la prescription d’une TDM avant la PL semble nécessaire afin de ne pas retarder la PL diagnostique ni l’initiation de l’ATB.

Aucun
Pauline RAMORINO (Dijon) , Riadh TFIFAH , Patrick RAY , Pascal INCAGNOLI , Michele VOURC'H , Cindy TISSIER
16:20 - 16:30 #50448 - CP062 Évaluation du relais d’antibiothérapie des infections urinaires avec signes systémiques traitées en ambulatoire à la suite d’un diagnostic clinique dans les urgences de Seine-Maritime.
CP062 Évaluation du relais d’antibiothérapie des infections urinaires avec signes systémiques traitées en ambulatoire à la suite d’un diagnostic clinique dans les urgences de Seine-Maritime.

Introduction : Le traitement de infections urinaires parenchymateuses de l’adulte nécessite une réévaluation précoce après son diagnostic afin d’adapter l’antibiothérapie aux données de l’ECBU et limiter l’antibiorésistance. Toutefois, la réévaluation chez les patients avec une prise en charge ambulatoire à la sortie des urgences est incertaine. L’objectif de cette étude est d’évaluer le taux de réévaluation médicale après une infection urinaire parenchymateuse prise en charge initialement aux urgences. Matériel et Méthode : Étude prospective, observationnelle menée du 29 juillet 2024 au 15 juillet 2025 dans 4 services d’urgences adultes de Seine-Maritime. Les patients inclus avaient plus de 18 ans, étaient diagnostiqués d’une infection urinaire fébrile et/ou avec douleur lombaire et ont reçu un traitement antibiotique ambulatoire probabiliste. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une réévaluation médicale de l’antibiothérapie. Les critères secondaires incluaient les motifs d’absence de relais et le taux d’adaptation thérapeutique. Résultats : Parmi les 101 patients inclus, 86 ont été analysés et 50 (58 %) ont reconsulté après la prise en charge initiale dont 29 (58%) auprès de leur médecin traitant, et 44 (51%) ont bénéficié d’une réévaluation de l’antibiothérapie. Parmi les patients ayant bénéficié́ d’une réévaluation, 23 (52,3 %) ont eu un relais thérapeutique (soit poursuite adaptée de l’antibiothérapie initiale, soit son arrêt en l’absence de germe, soit modification en fonction des résultats de l’antibiogramme). Parmi les patients n’ayant pas bénéficié d’un relais, 40 % avaient pourtant consulté leur médecin traitant, 15 % ont poursuivi leur traitement initial après justification médicale et 25 % ont continué sans justification. Les autres motifs rapportés incluaient un défaut d’information (25 %), un refus de reconsulter (12 %), et l’absence de rendez-vous dans les délais (12 %). Au total, 26,7 % des patients ont bénéficié́ d’une réévaluation jugée adaptée. Le délai moyen avant la réévaluation était de 4,4 (min 0 - max 10) jours post passage aux urgences. Conclusion : Cette étude met en évidence une carence de réévaluation post-urgence des infections urinaires parenchymateuses, malgré son importance dans une stratégie d’antibiothérapie raisonnée. Elle souligne la nécessité d’une coordination entre les urgences et la médecine de ville afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients.

aucun
Victoria DAGICOUR (Rouen) , Xavier LAKERMANCE , Antoine GUEDON , Andre GILLIBERT , Jessica BORTZMEYER , Johnny MICHEL
16:30 - 16:40 #50461 - CP063 État des lieux des patients pris en charge au service des urgences adultes de l'hôpital de la Timone en état de choc septique, évaluation des pratiques professionnelles et propositions d'amélioration.
CP063 État des lieux des patients pris en charge au service des urgences adultes de l'hôpital de la Timone en état de choc septique, évaluation des pratiques professionnelles et propositions d'amélioration.

Introduction : Le choc septique est une urgence vitale dont la prise en charge initiale conditionne largement le pronostic. Celle-ci doit être rapide et coordonnée conformément aux recommandations de la Surviving Sepsis Campaign. Ce sujet de thèse analyse dans quelle mesure la gestion des patients en état de choc septique dans le service des urgences de la Timone respecte les sept recommandations fortes de la SSC de 2021. Matériel et Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients côtés « choc septique » en sortie des urgences de la Timone entre janvier 2023 et septembre 2024. Les données cliniques et épidémiologiques ont été recueillies systématiquement. Résultats : Les interventions clés montraient une conformité satisfaisante avec un dosage précoce de la lactatémie et un remplissage vasculaire réalisé dans les délais recommandés. En revanche, des retards récurrents étaient observés pour le prélèvement des hémocultures et l’initiation de l’antibiothérapie. Le recours à l’échocardiographie restait limité et les délais de transfert en soins critiques étaient hétérogènes. Conclusion : Cette étude souligne une prise en charge initiale du choc septique globalement satisfaisante dans nos urgences mais une organisation encore perfectible. L’utilisation d’outils d’alerte précoce du sepsis et la mise en place d’une filière dédiée pourraient améliorer la détection et la fluidité du parcours en favorisant un meilleur alignement avec les recommandations de la SSC.

Aucun
Sirine BEKKAOUI (Marseille)
16:40 - 16:50 #50754 - CP064 Sepsis et insuffisance rénale aiguë aux urgences : identification des facteurs de risque.
CP064 Sepsis et insuffisance rénale aiguë aux urgences : identification des facteurs de risque.

Introduction Le sepsis est une pathologie fréquente et sévère aux urgences, souvent associée à des complications multiviscérales, notamment l’insuffisance rénale aiguë (IRA), responsable d’une augmentation de la morbi-mortalité. L’identification des facteurs de risque d’IRA est essentielle pour améliorer la prise en charge précoce. L’objectif était d’identifier les facteurs associés à la survenue d’une IRA non obstructive chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique observationnelle incluant 145 patients adultes admis aux urgences entre janvier 2024 et août 2025 pour sepsis confirmé ou suspecté selon les critères sepsis-3. Les patients ayant une insuffisance rénale chronique ou obstructive étaient exclus. Les données cliniques, biologiques, les comorbidités, les foyers infectieux, les scores de gravité et les traitements ont été recueillis. L’IRA était définie par une élévation de la créatinine ≥ 0,3 mg/dL et/ou une diurèse < 0,5 mL/kg/h pendant plus de six heures. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée. Résultats L’âge moyen était de 66 ± 15 ans avec un sex-ratio de 1,16. Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension (46 %) et le diabète (45,5 %). Les foyers infectieux étaient principalement pulmonaires (35,7 %) et urinaires (34,3 %). Une IRA non obstructive est survenue chez 57,2 % des patients. En analyse univariée, l’IRA était associée à l’hypertension (p = 0,04 ; OR = 2,05 ; IC 95 % [1,01–5,2]), à la dyslipidémie (p < 0,001 ; OR = 17,1 ; IC 95 % [2,2–132]), à l’utilisation de noradrénaline (p = 0,019 ; OR = 3 ; IC 95 % [1,6–5,9]), à l’âge ≥ 75 ans (p = 0,018 ; OR = 3,8 ; IC 95 % [1,8–7,8]), à une PAS < 90 mmHg (p = 0,042 ; OR = 2,4 ; IC 95 % [1,01–5,7]), à une PAM ≤ 65 mmHg (p = 0,035 ; OR = 2,7 ; IC 95 % [1,05–6,9]) et à un score qSOFA ≥ 2 (p = 0,001 ; OR = 3,8 ; IC 95 % [1,8–7,8]). En analyse multivariée, deux facteurs étaient indépendamment associés à l’IRA : la dyslipidémie (p = 0,02 ; OR = 3,7 ; IC 95 % [1,2–11,4]) et un score qSOFA ≥ 2 (p = 0,021 ; OR = 1,96 ; IC 95 % [1,1–3,4]). Conclusion La dyslipidémie et un score qSOFA ≥ 2 sont des facteurs de risque indépendants d’insuffisance rénale aiguë chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Leur identification précoce pourrait permettre une surveillance renforcée et une optimisation de la prise en charge.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA , Wifak BEN HMIDA (Nabeul, Tunisie) , Maissa BACHROUCH , Amina BEN HSSINE , Sami MAHFOUDHI , Cyrine BACHROUCH , Siwar JERBI
16:50 - 17:00 #50758 - CP065 Association prise en charge préhospitalière SMUR et mortalité des chocs septiques.
CP065 Association prise en charge préhospitalière SMUR et mortalité des chocs septiques.

Contexte : Le choc septique peut nécessiter une prise en charge par un SMUR lorsqu’il survient en dehors de l’hôpital. Pour réduire la mortalité, il est recommandé au cours de la première heure de prise en charge d’administrer des antibiotiques et d’optimiser l’hémodynamique, thérapeutiques accessibles en SMUR. Cette étude vise à explorer l’association entre antibiothérapie et optimisation hémodynamique préhospitalière par un SMUR et la mortalité à 30 jours de chocs septiques. Méthodes : Les chocs septiques pris en charge par un SMUR de mai 2016 à mars 2021 ont été rétrospectivement analysés. L’analyse statistique a consisté en une régression logistique avec score de propension avec méthode IPTW (Inverse Probability Treatment Weighting) avec ajustement sur les covariables suivantes : âge, BPCO, HTA, diabète, insuffisance rénale chronique, insuffisance cardiaque, coronaropathie, cancer, IMC, centre et volume d’expansion volémique préhospitalier a été réalisée. Résultats : 530 patients dont 341 hommes (64%) ont été analysés. L’âge moyen était de 70  15 ans et la durée de prise en charge préhospitalière de 71  34 minutes. L’origine du choc septique était : pulmonaire (43%), digestive (25%) et urinaire (17%). En préhospitalier, 132 patients (25%) ont reçu des antibiotiques et 155 (29%) de la noradrénaline avec une dose médiane de 1,0 [0,5-2,0] mg.h-1. La mortalité à 30 jours était de 31%. La régression logistique avec score de propension IPTW retrouvait une association entre administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline avec la mortalité à 30 jours : RRa=0,81 [0,67-0,98], p=0,038. D’autre part, il a été observé une association entre la mortalité à 30 jours et la non-administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline : RRa=1,78 [1,53-2,11], p=10-3. Conclusion : Nous rapportons une association entre l’administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline par le SMUR au et la mortalité à 30 jours des chocs septiques. L’administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline est associée à une diminution de la mortalité.

Aucun
Vincent GARROUSTE (Orléans) , Stéphane TRAVERS , Emmanuel BLOCH-LAINE , Patrick ECOLLAN , Vincent BOUNES , Benoit VIVIEN , Papa GUEYE , Romain JOUFFROY
17:00 - 17:10 #50806 - CP066 Score de marbrures versus lactatémie pour la prédiction précoce de la mortalité au cours des états septiques graves.
CP066 Score de marbrures versus lactatémie pour la prédiction précoce de la mortalité au cours des états septiques graves.

Introduction : L'hyperlactatémie est un biomarqueur de référence pour le diagnostic et le pronostic des états septiques graves [1]. Cependant, son dosage peut être retardé et sa spécificité est débattue. Le score de mottling, un signe clinique d'hypoperfusion tissulaire, a émergé comme un prédicteur pronostique prometteur [2]. L'objectif de cette étude était de comparer la valeur prédictive du score de mottling et du taux de lactate en termes de mortalité précoce chez les patients admis aux urgences pour un état septique grave. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective observationnelle. Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour états septiques graves. À l'admission (H0), nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives. Le score de mottling et le taux de lactate ont été mesurés simultanément. Les critères de jugement étaient la mortalité à 24 et 48 heures. La force de l'association de chaque prédicteur avec la mortalité a été évaluée à l'aide du coefficient de corrélation de Spearman (rho). Résultats : Nous avons recueilli 70 patients. L’âge moyen était de 70+/-12 ans. Le genre-ratio était de 1,41. L’hypertension artérielle (38,6%) et le diabète (35,7%) étaient les comorbidités les plus fréquentes. Le score de mottling à H0 a montré une corrélation significativement plus forte avec la mortalité que le lactate à H0 pour la mortalité à 24h, le coefficient de corrélation pour le score de mottling était de rho=0,686 [IC95% : 0,538-0,793] (p<0,001) versus rho=0,259 [IC95% : 0,018-0,472] (p=0,035) pour le lactate. Cette supériorité s'est maintenue pour la mortalité à 48h (rho mottling=0,597 vs rho lactate=0,480). Un score de mottling ≥1 était prédictif de la mortalité à 24h avec un OR de 49,29 [IC95% : 9,22-263,40] (p < 0,001). En comparaison, le seuil de lactate≥4 mmol/L n'était pas significativement associé à la mortalité à 24h, mais seulement à la mortalité à 48h, avec un OR=4,33 [IC95%:1,42-13,20](p=0,010). L'OR du score de mottling pour la mortalité précoce était ainsi plus de 11 fois supérieur à celui du lactate. Conclusions : Le score de mottling était dans notre étude un facteur prédictif de mortalité précoce plus performant que le taux de lactate. Son intégration systématique dans l'évaluation initiale des patients septiques est recommandée pour une stratification du risque plus rapide et plus précise.

Aucun
Ines CHERMITII (Ben Arous, Tunisie) , Alaa NEJI , Raja FADHEL , Amira BAKIR , Hanène GHAZALI , Sami SOUISSI
Salle 252A

"Jeudi 04 juin"

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ATW04bis
16:00 - 17:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo vasculaire. Tous niveaux
Echographie, Médecin

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
L'exploration des vaissaux comme si vous y étiez... Et pas de chichi entre veines et artères !
Qui le vendredi soir après 17h00 n'a pas vu arriver un patient pour suspicion de TVP ? Venez donc découvrir la compression 4 points lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision de vos diagnostics.
Cette technique est rapide, fiable et d'apprentissage facile. De plus, sur l'incontournable carotide vous pourrez vous initier aux techniques Doppler couleur et pulsé et en comprendrer les principes. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
16:00 - 17:30 Echo vasculaire. Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Tatiana RANDRIAMANDIMBY (PH) (Conférencier, Paris), Gilmar PUGNET (Chef clinique) (Conférencier, Tarragone, Espagne), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Conférencier, Bobigny), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Langon)
Salle 252B

"Jeudi 04 juin"

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ATW08bis
16:00 - 17:30

Atelier Médecins - Echographie
Echographie Pédiatrie. Tous niveaux
Echographie, Médecin, Pédiatrie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Frustré par une clinique imparfaite ? Venez découvrir le POCUS pédiatrique pour évaluer votre patient au déchoc : cœur-poumon-abdo.
Vous en avez marre d'irradier les enfants pour rien ? Avec l'échographie le rhume de hanches n'aura plus de secret pour vous !
Au programme : les indications clés du patient instable aux urgences pédiatriques : évaluation hémodynamique, urgences abdominales. Comment chercher l'épanchement de la synovite aiguë transitoire.
16:00 - 17:30 Echographie Pédiatrie. Stéphanie BRUNET (Pédiatre) (Conférencier, Paris), Philippe PÈS (médecin) (Conférencier, Nantes), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Guy MAZAIRAC (Urgentiste) (Conférencier, Eupen, Belgique), Catherine MERCIER (PH) (Conférencier, Corbeil-Essonnes), Emmanuel DELMAS (Interne) (Conférencier, Paris)
Salle 253

"Jeudi 04 juin"

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CM23
16:00 - 17:30

Conférence
Sauver le cerveau
Arrêt cardiaque, Infectiologie , Neurologie, Services d'Urgences, SMUR, Soins critiques, Traumatologie vitale

Modérateurs : Yannick AUFFRET (Médecin) (Médecin, Brest), Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nîmes)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Sauver le cerveau c’est agir avant que les dégâts ne soient irréversibles, c’est savoir reconnaître l’urgence neurologique parmi toutes les autres alors formons nous aux urgences neurologiques vitales où chaque minute compte, et où la médecine d’urgence joue un rôle central dans le diagnostic précoce, la stabilisation initiale.
16:00 - 16:22 Trauma grave. Julien GALANT (adjoint) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
16:22 - 16:44 Méningites et encéphalites. Camille MARTINET (medecin adjoint) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:44 - 17:06 Arrêt cardiaque. Florence DUMAS (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
17:06 - 17:28 Accident vasculaire cérébral. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
Salle 342A

"Jeudi 04 juin"

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AMS28 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
L’intubation pédiatrique : pas de panique !
Pédiatrie

Coordonnateur : Léo CHARRIN (Coordonnateur, Médecin, Bron)
Conférenciers : Léo CHARRIN (Praticien hospitalier contractuel) (Conférencier, Médecin, Bron), Sarah FATON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Bron)
Reconnaitre les spécificités de l’intubation chez le nourrisson et l’enfant.
Appliquer un algorithme de préparation et de réalisation d’une intubation chez l’enfant.
Réaliser la ventilation et l’intubation sur mannequin pédiatrique.
Reconnaitre l’intérêt du vidéo-laryngoscope.
Salle 342B

"Jeudi 04 juin"

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AM02
16:00 - 17:30

Atelier Médecins
Antalgie d’urgence Niveau 1 : des bases solides et actualisées
Douleur - Analgésie

Coordonnateur : Virginie LVOVSCHI (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
Conférenciers : Anna BOUCHARA (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Charles GRÉGOIRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Niveau 1= Vérifier sa maitrise individuelle des bases de la prise en charge antalgique en urgence, bases qui sont confirmées par les recommandations 2024.
Savoir prendre en charge la douleur en Médecine d’Urgence intra ou extrahospitalière de façon conforme aux recommandations 2024. Certains raisonnements et pratiques sont confirmés, d’autres sont novateurs et obligent à changer de point de vue.
Niveau 1 pour avoir des bases solides sur l’essentiel :
l’usage de la morphine en titration, les AINS, les protocoles anticipés d’antalgiques, les douleurs induites (MEOPA etc..), les relais antalgiques majeurs…. Les terrains avec contrindications, etc…
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

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CM42
16:00 - 17:00

Conférence - Session Commission Recherche
Les actualités de la recherche by SFMU
Médecin, Recherche - Statistiques - Méthodologie, Transversal - Indifférent

Modérateurs : Cyrielle HOUALARD (Praticien Hospitalier) (Le Mans), Nicolas SCHINKEL (IDE) (PARIS)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
C'est la session de la commission recherche de la SFMU, venez prendre connaissance en avant première des résultats de SAUV-IRU, des résultats définitifs de Cath IRU, et vous verrez ce que la SFMU nous réserve en 2027 pour ses initiatives recherche et sur la création de son comité d'éthique.
16:00 - 16:12 Recherche sur nos patients et nos pratiques : les IRU - résultats préliminaires SAUV IRU. Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:12 - 16:24 Les cathéthers aux Urgences - résultats définitifs - CathIRU. Bertrand DRUGEON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
16:24 - 16:36 Percept'urg. Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
16:36 - 16:48 Présentation IRU 2027. Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Conférencier, Médecin, Poitiers), Frederic BALEN (Médecin) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
16:48 - 17:00 Intérêt d'un comité d'éthique de la SFMU. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin , Poitiers)
Salle 351

"Jeudi 04 juin"

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AMS11
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
La supervision des étudiants aux Urgences : comment faire ?
Pédagogie - Enseignement - Formation

Coordonnateur : Rémi GIRERD (Coordonnateur, Médecin, Saint-Pierre, Réunion)
Conférenciers : Marie-Claude AUDÉTAT (Professeure) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Rémi GIRERD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Saint-Pierre, Réunion)
Connaitre les différentes étapes du raisonnement clinique en médecine d’urgence.
Connaitre et appliquer différentes techniques simples de supervision (telles que le priming, le one minute percepteur, l’observation directe etc…) en lien avec le raisonnement clinique
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

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SI22
16:00 - 17:30

Session Interactive
Best-of des articles
Recherche - Statistiques - Méthodologie

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Où vous seront présentés les meilleurs articles de l'année en Médecine d'Urgence.
16:00 - 17:30 Best-of des articles. Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon), Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris), François-Xavier DUCHATEAU (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 352B

"Jeudi 04 juin"

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AMS21
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Prendre en charge une intoxication aux cardiotropes – Cas pratique en simulation
Toxicologie

Coordonnateur : July BEGHIN (Coordonnateur, Médecin, Montpellier)
Conférenciers : July BEGHIN (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Alexis JOUBAULT (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Savoir reconnaître une intoxication aux cardiotropes et ses signes de gravité.
Prendre en charge d’un patient en état de choc.
Connaître la prise en charge spécifique et les antidotes des intoxications aux cardiotropes.
Anticiper le parcours du patient intoxiqué en relation avec le Centre 15.
Savoir gérer une équipe / leadership.
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

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CM56
16:00 - 17:30

Conférence - Session CA SFMU
La Médecine d'Urgence aujourd’hui et demain

Modérateurs : Arnaud BOURDÉ (Secrétaire général de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Médecin, Saint-palais), Joel JENVRIN (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 16:22 Comment la SFMU a commencé. Patrick GOLDSTEIN (conseiller Médical) (Conférencier, Médecin, Lille)
16:22 - 16:44 Les grandes changements de la Médecine d'Urgence aujourd’hui. Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Conférencier, Présidente SFMU, Toulouse)
16:44 - 17:06 Les dix questions aux candidats aux élections présidentielles. Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Médecin, Angers)
17:06 - 17:28 La Médecine d'Urgence en 2040 : quelles pistes de réflexion. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Bordeaux), David GRUSON (Directeur Programme Santé) (Conférencier, Directeur Ethik-IA, Paris)
Salle Maillot

"Jeudi 04 juin"

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AMS30 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
ACR de l'adulte. Principes de prise en charge et mise en pratique des algorithmes

Coordonnateur : Patrick PLAISANCE (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Ghanima AL DANDACHI (URGENTISTE) (Conférencier, Quimper), Manon LEBLONDEL (infirmière) (Conférencier, Paris), Patrick PLAISANCE (Ancien chef de service) (Conférencier, Paris)
Permettre aux participants d’intégrer les différentes facettes des recommandations internationales 2020 sur l’arrêt circulatoire par l’intermédiaire de cas cliniques interactifs sur stimulateur humain.
Salles 221-222-223

"Jeudi 04 juin"

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FC21
16:00 - 17:00

Flash communications
Traumatologie non vitale

Modérateur : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Médecin, Fort de France, Martinique)
16:00 - 16:06 #50079 - FC21-01 Impact du scanner corps entier dans la prise en charge des patients traumatisés sévères de grade C comparativement au scanner ciblé guidé par l’examen clinique.
FC21-01 Impact du scanner corps entier dans la prise en charge des patients traumatisés sévères de grade C comparativement au scanner ciblé guidé par l’examen clinique.

INTRODUCTION : L’utilisation du scanner corps entier (SCE) dans le bilan lésionnel des patients traumatisés sévères (TS) de grade C reste controversée, notamment quant à son rendement diagnostique, son impact sur la prise en charge et ses implications organisationnelles, face au scanner ciblé (SC) guidé par l’examen clinique. L’objectif principal de cette étude était de comparer le nombre de localisations lésionnelles détectées selon la stratégie d’imagerie. MATERIEL ET MÉTHODE : Nous avons conduit une étude rétrospective bicentrique, de 2021 à 2023, incluant les patients majeurs TS de grade C admis dans les services d’urgence de deux trauma center de niveau 1. Selon le choix initial d’imagerie tomodensitométrique (TDM) par le clinicien, les patients ont été répartis en deux groupes : SCE ou SC. Le critère principal de jugement était le nombre de localisations lésionnelles mises en évidence par l’examen TDM. Ce projet a reçu un avis favorable du comité d’éthique de notre université de rattachement. RÉSULTATS : Parmi les 1 320 patients analysés (groupe SCE n = 1 011 ; groupe SC n = 309), le nombre de localisations lésionnelles était significativement plus élevé dans le groupe SCE (médiane : 1 [0-2] vs 0 [0-1] ; p<0,001). Les patients explorés par SCE présentaient un score ISS plus élevé (médiane : 4 [1-9] vs 2 [0-5] ; p<0,0001) et nécessitaient plus souvent une hospitalisation ou une chirurgie urgente. Une discordance radio-clinique était observée pour 20,8% des patients du groupe SCE, dont 10% concernaient des lésions graves (AIS ≥ 3). Malgré une dose d’irradiation supérieure, le recours au SCE n’augmentait pas la durée de séjour aux urgences et permettait un accès plus rapide à l’imagerie (médiane : 68 min [36-117] vs 117 min [56,5-212] ; p<0,001). En analyse multivariée, l’âge, un shock index supérieur à 1 et la suspicion de fracture proximale de membre étaient associés à la découverte de lésions silencieuses. CONCLUSION : Le SCE révèle davantage de localisations lésionnelles et permet d’identifier des lésions occultes et parfois graves, tout en préservant une efficacité organisationnelle comparable. Toutefois, la balance bénéfice-risque liée à l’irradiation et la gestion du flux dans les services d’imagerie d’urgence impose un recours raisonné à cet examen. Evaluer la pertinence d’une approche individualisée, intégrant les mécanismes du traumatisme et les données de l’examen clinique semble essentiel pour optimiser le choix de la stratégie d’imagerie initiale.

Aucun
Marie RUBIO (nice) , Fanny HAMARD , Guillaume GASPERINI , Patrick BENNER , Julie CONTENTI
16:06 - 16:12 #50104 - FC21-02 Les hématomes sous-duraux aigus sur chroniques augmentent la sévérité neurologique et le risque neurochirurgical dans le traumatisme crânien léger : étude multicentrique de 935 patients.
FC21-02 Les hématomes sous-duraux aigus sur chroniques augmentent la sévérité neurologique et le risque neurochirurgical dans le traumatisme crânien léger : étude multicentrique de 935 patients.

CONTEXTE ET OBJECTIFS: L’impact clinique des hématomes sous-duraux aigus sur chroniques (acSDH) dans le traumatisme crânien léger (TCL) est mal défini. Cette étude visait à déterminer si les acSDH sont associés à une sévérité clinique et radiologique supérieure à celle des hématomes sous-duraux aigus isolés (aSDH). MÉTHODES: Une étude rétrospective multicentrique a été menée à partir de la base de données de téléradiologie IMADIS dédiée aux traumatismes crâniens, regroupant 139 607 adultes provenant de 103 services d’urgence en France (2020–2022). Les patients présentant un TCL compliqué avec aSDH ou acSDH ont été inclus. Les variables démographiques, cliniques et scanographiques (GCS, épaisseur de l’hématome, engagement cérébral, score QueBIC) ont été analysées par régressions logistiques uni- et multivariées pour évaluer l’association entre acSDH et les marqueurs de sévérité clinique et radiologique. RÉSULTATS: Parmi 935 patients, 107 (11,4 %) présentaient un acSDH. Comparés aux aSDH, les patients avec acSDH étaient plus âgés (≥75 ans : 57 % vs 39,7 %, p < 0,0001), avaient un GCS initial plus bas (GCS < 15 : 37,4 % vs 21,7 %, p = 0,0010) et une confusion plus fréquente (41 % vs 25,8 %, p = 0,0016). Au scanner, les acSDH étaient associés à des hématomes plus épais (≥7 mm : 54,2 % vs 20,4 % ; OR = 4,50, IC95 % 2,90–7,01) et à un engagement cérébral plus fréquent (27,1 % vs 10,7 % ; OR = 3,61, IC95 % 2,20–5,85). En analyse multivariée, l’acSDH était associé à des scores QueBIC intermédiaires/élevés prédictifs d’intervention neurochirurgicale ou de mortalité (OR = 3,38, IC95 % 1,95–6,27). Les patients avec acSDH présentaient moins de lésions hémorragiques associées mais un effet de masse significativement plus important, suggérant un phénotype distinct et plus sévère. CONCLUSIONS: Chez les patients avec TCL compliqué, l’hématome sous-dural aigu sur chronique est associé à une altération neurologique plus marquée, une épaisseur d’hématome plus importante, un engagement cérébral plus fréquent et des scores QueBIC plus élevés que l’hématome aigu isolé. Les collections sous-durales chroniques ne doivent pas être considérées comme des découvertes fortuites, car elles prédisposent à un effet de masse accru. Une évaluation neurochirurgicale précoce et une surveillance rapprochée sont recommandées, en particulier chez les patients âgés présentant un hématome chronique préexistant.

Aucun
Axel BENHAMED (Quebec, Canada) , Amandine CROMBE , Mylene SEUX , Leslie FRASSIN , L'huillier ROMAIN , Matichard REMY , Domitille MILON , Guillaume GORINCOUR
16:12 - 16:18 #50339 - FC21-03 Prise en charge de la douleur traumatologique en pré-hospitalier au sein d’un CHU.
FC21-03 Prise en charge de la douleur traumatologique en pré-hospitalier au sein d’un CHU.

Introduction La douleur traumatique est fréquente en médecine pré-hospitalière et nécessite une analgésie rapide, adaptée et régulièrement réévaluée. L’objectif de cette étude était de décrire les pratiques antalgiques du SMUR d’un CHU et d’évaluer leur efficacité sur le soulagement obtenu à l’arrivée aux urgences. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique menée du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2024. Les patients inclus étaient pris en charge en primaire par le SMUR pour un traumatisme, avec recueil de la douleur en pré-hospitalier et dans les 15 minutes suivant l’arrivée à l’hôpital. Les traitements administrés, leurs posologies et les types de traumatismes ont aussi été recueillis. Les analyses statistiques incluaient Wilcoxon, Khi², Kruskal-Wallis et coefficient Kappa. Le critère principal était le soulagement défini par une échelle numérique ≤ 3 à l’arrivée. Résultats Au total, 177 patients ont été analysés dont 83 % présentaient une douleur modérée à sévère. La morphine était l’antalgique le plus utilisé, suivie de l’association morphine–kétamine, du MEOPA, de la kétamine seule et plus rarement du sufentanil. La douleur diminuait significativement entre la prise en charge et l’arrivée à l’hôpital, avec une baisse médiane de 3 points (p < 0,001). Les antalgiques de palier III et leurs associations étaient les plus efficaces. Toutefois, seuls 43,5 % des patients étaient soulagés à l’arrivée, et 35,4 % parmi ceux ayant une douleur initiale modérée à sévère. L’adéquation entre pratiques et recommandations était modérée (κ = 0,57), et aucune corrélation n’était retrouvée entre traitement adapté et soulagement (κ = –0,015). Conclusion Malgré une amélioration globale de la douleur, le taux de soulagement reste insuffisant, en particulier pour les douleurs modérées à sévères. Ces résultats soulignent la nécessité d’optimiser la titration, la réévaluation systématique et l’harmonisation des pratiques antalgiques en pré-hospitalier.

Aucune
Alexis PAVEC (Amiens) , Christophe BOYER , Christine AMMIRATI , Ludovic DOUAY , Aiham GHAZALI
16:18 - 16:24 #50482 - FC21-04 Suivi des Observations sur l’Utilisation du Bloc Ilio-Fascial en cas de Fracture de l’Extrémité Supérieure du Fémur.
FC21-04 Suivi des Observations sur l’Utilisation du Bloc Ilio-Fascial en cas de Fracture de l’Extrémité Supérieure du Fémur.

Introduction : La fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF) est une urgence fréquente, source de douleurs intenses et de complications chez le sujet âgé. Le bloc iliofascial (BIF) constitue une technique d’anesthésie loco-régionale recommandée mais encore peu diffusée en pratique courante. Objectif : Évaluer les pratiques liées à la réalisation du BIF au SAU du CHU d’Angers et identifier les facteurs associés à sa mise en œuvre. Méthode : Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2022 et décembre 2024, incluant 842 patients admis pour FESF. Le critère principal était le taux de réalisation du BIF. Les critères secondaires exploraient les facteurs influençant sa réalisation ainsi que l’impact du BIF sur le parcours de soins. Résultats : Parmi les 842 patients, 169 (20,1 %) présentaient une contre-indication au BIF. Le geste a été réalisé chez 15,7 % de la population totale, soit 19,6 % après exclusion des contre-indications. Le taux de réalisation a diminué au cours du temps (19 % en 2022 contre 13,6 % en 2024). La formation initiale du praticien apparaissait comme le facteur le plus déterminant, les urgentistes réalisant davantage de BIF que les médecins issus d’autres filières (p <0,005). La charge du service pourrait également influencer sa mise en œuvre (18,2 % vs 13,1 % selon l’affluence). En revanche, ni l’horaire (jour/garde), ni la mise en place d’un protocole écrit n’ont modifié significativement le recours au BIF. Sur le plan organisationnel, le BIF était associé à une réduction significative du temps de passage aux urgences (6 h vs 7 h ; p = 0,0128) et de la durée d’hospitalisation (5 j vs 6 j ; p < 0,001). Aucun effet significatif n’a été observé sur la mortalité intra-hospitalière. Conclusion : Le recours au BIF au SAU reste limité malgré des bénéfices démontrés sur la prise en charge et la durée de séjour. La formation des praticiens est le principal levier pour améliorer son adoption. Le développement de programmes pédagogiques réguliers et une meilleure traçabilité des données cliniques apparaissent nécessaires pour optimiser la prise en charge antalgique des patients âgés avec FESF.

Aucun
Louis MARTIN (Angers)
16:24 - 16:30 #50499 - FC21-05 Analyse d’une cohorte de patients traumatisés crâniens alcoolisés pris en charge aux urgences.
FC21-05 Analyse d’une cohorte de patients traumatisés crâniens alcoolisés pris en charge aux urgences.

Introduction : Les traumatismes crâniens légers (TCL) en contexte d’alcoolisation compliquent l’évaluation clinique et la décision de réaliser une imagerie cérébrale aux urgences. Les données concernant le risque d’hémorragie intracrânienne diagnostiquée secondairement chez ces patients restent limitées. L’objectif de cette étude était d’estimer la fréquence des hémorragies intracrâniennes diagnostiquées secondairement chez des patients présentant un TCL alcoolisés, et d’identifier les déterminants du recours à la tomodensitométrie (TDM) cérébrale lors de la consultation initiale. Méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective monocentrique aux urgences, incluant des patients adultes (≥18 ans) présentant un TCL en contexte d’alcoolisation, entre le 02 novembre 2022 et le 31 décembre 2023. Le critère de jugement principal était la proportion d’hémorragies intracrâniennes diagnostiquées secondairement dans les 30 jours suivant la consultation initiale chez les patients n’ayant pas bénéficié d’une TDM cérébrale initiale. Une analyse descriptive a été réalisée, suivie de régressions logistiques univariée et multivariée afin d’identifier les déterminants du recours à la TDM cérébrale. Résultats : Parmi 1 130 patients éligibles, 744 ont été inclus, dont 408 sans TDM initiale et 336 avec TDM initiale. L’âge médian était de 37 ans et 88 % étaient des hommes. Les reconsultations concernaient 11 % des patients sans TDM initiale contre 0,6 % dans le groupe avec TDM. Parmi les patients reconsultants, 18 ont bénéficié d’une TDM secondaire, mettant en évidence 4 hémorragies intracrâniennes, soit une proportion de 9 %. Aucune n’a nécessité d’intervention neurochirurgicale. En analyse multivariée, l’éthylisme chronique, l’accident de la voie publique, les coups ou agressions, la perte de connaissance, l’amnésie post-traumatique, la douleur et un score de Glasgow <15 étaient indépendamment associés à la réalisation d’une TDM initiale. Conclusion : La stratégie reposant sur la réévaluation clinique a permis d’éviter environ 390 TDM cérébrales initiales, au prix de reconsultations plus fréquentes, sans événement neurochirurgical secondaire. Une approche intégrant règles décisionnelles, contexte alcoolique et biomarqueurs pourrait optimiser la prescription d’imagerie chez les TCL alcoolisés.

Aucun
Vincent PAUTONNIER (Paris) , Sally Oceane MINKA , Xavier EYER , Caroline MINKA , Jean-Paul FONTAINE , Mehdi KHELLAF , Anthony CHAUVIN , Fadi Hillary MINKA
16:30 - 16:36 #50587 - FC21-06 Analyse épidémiologiques des traumatismes liés à l'équitation dans la région de la Manche : incidence, facteurs de risques et recommandations de prévention.
FC21-06 Analyse épidémiologiques des traumatismes liés à l'équitation dans la région de la Manche : incidence, facteurs de risques et recommandations de prévention.

Les traumatismes liés à l’équitation représentent une cause fréquente d’accidents à haute cinétique, exposant à des lésions potentiellement graves, notamment crâniennes et rachidiennes. En France, les données épidémiologiques régionales restent limitées, en particulier concernant l’incidence réelle des chutes de cheval prises en charge aux urgences. L’objectif principal de cette étude était d’estimer l’incidence des traumatismes consécutifs aux chutes de cheval dans la Manche. Les objectifs secondaires étaient de décrire les caractéristiques lésionnelles, la gravité des atteintes, le recours à l’imagerie et le devenir immédiat des patients. Il s’agissait d’une étude rétrospective multicentrique menée dans six centres hospitaliers de la Manche. Tous les patients, sans limite d’âge, pris en charge aux urgences pour un traumatisme directement lié à une chute de cheval entre le 1er mai 2021 et le 31 octobre 2024 ont été inclus. Les traumatismes équestres sans chute (coup de sabot, morsure, piétinement) ont été exclus. La gravité était évaluée avec le score de glasgow, l'ISS et la classification du réseau des traumatisés sévères. Au total, 669 patients ont été inclus. La population était majoritairement féminine (87 %), avec un âge médian de 18 ans (IQR : 13–29). La majorité des patients se présentait spontanément aux urgences (66 %) et 99 % avaient un score de Glasgow à 15 à l’admission. L’ISS médian était de 3 (IQR : 1–4). L’incidence cumulée des chutes de cheval dans la Manche était estimée à 327,6 cas pour 100 000 habitants sur la période étudiée, soit une incidence annuelle moyenne de 93,6 cas pour 100 000 habitants/an. Les lésions les plus fréquentes concernaient le rachis (43 %), le crâne (38 %) et les membres supérieurs (33 %). Les traumatismes crâniens sévères étaient rares. 90 % des patients ont bénéficié d’au moins un examen d’imagerie, normal dans 58 % des cas. Le devenir immédiat était favorable dans la majorité des cas, avec un retour à domicile pour 79,7 % des patients. Les chutes de cheval représentent une cause fréquente de recours aux urgences dans la Manche, avec une incidence élevée dans les zones à forte activité équestre. La gravité globale des traumatismes est modérée, avec peu de lésions vitales, possiblement en lien avec un port fréquent du casque. Ces résultats soulignent l’importance des actions de prévention ciblées et la nécessité de données prospectives pour optimiser la prise en charge et la sécurité des cavaliers.

aucun
Juliette LEMERCIER (Caen)
16:36 - 16:42 #50658 - FC21-07 Prescription d’examens radiographiques initiée par les infirmières pour les traumatismes des membres aux urgences : une étude monocentrique prospective avant-après.
FC21-07 Prescription d’examens radiographiques initiée par les infirmières pour les traumatismes des membres aux urgences : une étude monocentrique prospective avant-après.

Contexte : L’encombrement des services d’urgence (SU) et les temps de séjour prolongés constituent des enjeux majeurs en santé. La demande d’examens radiographiques initiée par les infirmières (DERI) pour les traumatismes isolés des membres pourrait optimiser la prise en charge des patients. Objectif : Évaluer l’impact des DERI sur la durée des soins et le temps global de prise en charge aux urgences. Méthodes : Cette étude monocentrique, prospective, de type avant-après, a inclus 400 patients au Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans, en France, entre janvier et juin 2023. Pendant la première période, les radiographies étaient prescrites par les médecins. Lors de la deuxième période, les infirmières de triage, formées via un programme spécifique, étaient autorisées à prescrire ces examens. Le critère de jugement principal était la durée de la prise en charge médicale, mesurée du premier contact avec le médecin jusqu’à la fin des soins. Les critères secondaires incluaient le temps global de prise en charge aux urgences et le nombre de radiographies supplémentaires demandées après l’évaluation initiale. Résultats : Chaque période a inclus 200 patients. La durée de la prise en charge médicale était significativement plus courte lors de la deuxième période (médiane de 21 min [IIQ 9–56]) par rapport à la première (médiane de 47 min [IIQ 25–106]), avec une différence médiane de -26 min (IC 95 % : -43 ; -16 ; p < 0,001). La durée globale de prise en charge aux urgences n’a pas différé significativement entre les deux périodes. Des analyses exploratoires suggèrent qu’un pourcentage plus élevé de patients inclus un jour donné était corrélé à une réduction de la durée des soins pour l’ensemble des patients présents. Conclusion : La mise en place des DERI a été associée à une réduction significative d’environ une demi-heure de la durée de prise en charge des patients présentant un traumatisme isolé des membres, sans impact sur la durée totale de séjour aux urgences. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité plus large des DERI dans la réduction des temps de prise en charge aux urgences.

Aucun
Vincent GARROUSTE (Orléans) , Laury MALCUIT
16:42 - 16:48 #50788 - FC21-08 Pronostic des traumatismes crâniens légers pris en charge aux urgences.
FC21-08 Pronostic des traumatismes crâniens légers pris en charge aux urgences.

Introduction:Le traumatisme crânien léger(TCL) est associé à une évolution généralement favorable.Cependant,certains patients peuvent présenter des complications neurologiques précoces ou retardées,justifiant une évaluation initiale rigoureuse et un suivi. Objectif:Évaluer le pronostic immédiat et à moyen terme des patients pris en charge pour TCL aux urgences Méthodes:Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle et monocentrique menée sur une période de2 ans et demi [Juillet2023-Décembre2025].Nous avons inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans des deux genres, consultant les urgences pour un TCL défini par un Glasgow Coma Scale(GCS)entre 13 et 15.Nous n’avons pas inclus les patients non consentants.Les données démographiques,cliniques,radiologiques et l’évolution à court et à moyen terme ont été recueillies.Le suivi a été fait à un mois du traumatisme à la recherche du syndrome post-commotionnel(SPC).Il est défini par l’apparition des symptômes persistants incluant au moins trois des symptômes physiques,cognitifs et affectifs. Résultats:Inclusion de 235 patients.Age moyen=51±21 ans.Genre ratio=1,5.Comorbidités n(%):diabète 59(25),hypertension artérielle 58(25),trouble du rythme 20(9),épilepsie 15(6).Mécanisme du TCL n(%) : syncope 55(23), lipothymie 54(23), accident domestique 51(22), agression 39(17), convulsion 17(7), accident de la voie publique 10(4). Délai de consultation médian=2±1 heures. GCS à l’admission=15 chez 221 patients (94%), GCS=14 chez 7 patients et 7 patients avaient un GCS=13. Une tomodensitométrie cérébrale a été réalisée chez 160 patients (69%). Les indications étaient (%):perte de connaissance initiale (31),≥2 épisodes de vomissements (10), anticoagulants (10), anti-agrégant plaquettaire (6), déficit neurologique (4), suspicion de fracture de la base du crâne (4). Les lésions intracrâniennes ont été notées chez 26 patients (11%) (n) : fracture (14), hémorragie méningée (9), hématome sous dural (7), hématome intracérébral (5), hématome extra-dural (2),signe d’engagement (1). L’indication neurochirurgicale a été posée chez deux patients. Une aggravation avec recours à l’intubation orotrachéale a été notée chez 3 patients. Durée du séjour aux urgences=10±2 heures. Le SPC a été noté chez 9 patients. Conclusion : L’indication neurochirurgicale était rare dans notre étude. Les complications tardives étaient fréquentes, justifiant un suivi après le traumatisme.

Aucun conflit d'intérêt
Raja FADHEL (Ain Zaghouan, Tunisie) , Oumaima HAMDI , Hela BEN TURKIA , Ines CHERMITI , Dorra BEN FARHAT , Rafika OMRI , Hanene GHAZALI , Sami SOUISSI
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"Jeudi 04 juin"

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16:00 - 17:00

Flash communications
Pédagogie enseignement

Modérateur : Hélène PIZZUT (PH) (Montauban)
16:00 - 16:06 #50199 - FC22-01 Évaluation des connaissances et des pratiques des médecins urgentistes lors de la prise en charge de personnes transgenres dans les services d’urgences du Nord et du Pas-de-Calais.
FC22-01 Évaluation des connaissances et des pratiques des médecins urgentistes lors de la prise en charge de personnes transgenres dans les services d’urgences du Nord et du Pas-de-Calais.

Introduction : Il est prouvé que les personnes transgenres sont plus exposées à la pauvreté avec des difficultés d’accès aux soins. Elles appréhendent les services d’urgences par peur de discrimination, du manque de formation du personnel médical ou des expériences négatives passées. Ceci entraine un retard de prise en charge. Nous avons donc cherché à évaluer les connaissances et pratiques des urgentistes du Nord-Pas-De-Calais (NPDC) pour la prise en charge des patient·e·s trans. Méthode : Étude rétrospective multicentrique sous forme de questionnaire diffusé dans l’ensemble des services d’urgences du NPDC et des internes du DES de Médecine d’Urgence entre le 5 octobre 2024 et le 27 janvier 2025. Accord du DPO. Résultats : 107 urgentistes ont répondu au questionnaire, décrivant une formation très insuffisante, passant principalement par de l’autoformation, et très peu de formation officielle. La formation montre une tendance à améliorer l’aisance à la prise en charge mais non significative. 89,6% des urgentistes ayant déjà pris en charge des patient·e·s trans décrivent des difficultés, principalement en lien avec les connaissances médicales et surtout la communication et le relationnel. Lors de la consultation, 55,2% des urgentistes demandent les pronoms et prénom souhaités par la personne trans, et la quasi-totalité n’interroge ou n’examine la transidentité que si elle est en lien avec le motif de consultation. La transmission des informations de transidentité est surtout orale au sein des équipes, et est associée à une meilleure transmission écrite quand elle est faite à l’oral. Conclusion : La bonne prise en charge des personne transgenres passe par une meilleure formation des soignants, une bonne communication au sein des équipes et dans le dossier médical, et une adaptation du système hospitalier. Dans le NPCD, les urgentistes appliquent déjà de nombreuses recommandations émises à partir du vécu des patients.

Aucun
Guillaume BAUX (Lille) , Camille DUBOIS , Solène RANC , Sophie LORNE , Kathleen CORNEC , Eric WIEL
16:06 - 16:12 #50297 - FC22-02 La formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers chez les médecins urgentistes de Bourgogne Franche-Comté : étude descriptive.
FC22-02 La formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers chez les médecins urgentistes de Bourgogne Franche-Comté : étude descriptive.

Introduction : Avec la fermeture progressive des maternités depuis les années 1970, le nombre d’accouchements inopinés extrahospitaliers (AIEH) est amené à augmenter. L’urgentiste est alors amené à devoir prendre en charge non plus un patient mais deux avec les spécificités de prise en charge de chacun. Cependant, la formation des médecins urgentistes ne comporte qu’une formation théorique mais pas de formation pratique obligatoire. Peu d’études ont été réalisées afin de recueillir le ressenti des urgentistes sur la formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers. Méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive multicentrique transversale par diffusion d’un questionnaire aux médecins urgentistes de Bourgogne-Franche-Comté. Le critère de jugement principal était de savoir si la formation aux AIEH était ou non adaptée à la pratique quotidienne. Les critères de jugement secondaires étaient la description de la formation aux AIEH reçue, l’évaluation du stress chez les médecins urgentistes lors de la prise en charge d’un AIEH, l’évaluation du ressenti concernant leurs capacités à prendre en charge un AIEH, la description de la pratique quodienne concernant les AIEH ainsi que le recueil des souhaits de formation aux AIEH. Une analyse bivariée ainsi que les tests Exact de Fisher et de Kruskall Wallis ont été utilisés. Résultats : Le taux de réponse à l’étude était de 16.2% (66/407) avec une équité de réponse femmes-hommes. 60.6% avaient réalisé leur internat en Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les médecins interrogés, 21.2% n’avaient pas eu l’opportunité d’aller en salle de naissance ou n'avaient réalisé aucun accouchement durant leur formation. Les médecins interrogés ont considéré dans 55% des cas que la formation aux AIEH était adaptée à la pratique. L’analyse des besoins de formation retrouvait que 80.3% des médecins souhaitaient participer à des journées en salle de naissance et 43.9% souhaitaient une formation une fois par an. Conclusion : Une part non négligeable des médecins interrogés trouvaient que la formation n’était pas adaptée à la pratique quotidienne et ont donc exprimé le besoin d’une formation complémentaire à la prise en charge des AIEH afin de réduire le stress et acquérir des automatismes de prise en charge. Ce besoin passe par une formation théorique mais aussi pratique. Il semble donc pertinent de proposer une formation uniforme pour tous les internes de DES de médecine d’urgence mais également un renouvellement régulier.

Aucun
Léa HÖLL (Besançon)
16:12 - 16:18 #50437 - FC22-03 Apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur par les urgentistes.
FC22-03 Apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur par les urgentistes.

Introduction: Evaluer l’apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur (EPF) par des urgentistes. Matériel et méthodes: Étude prospective sur volontaires; formation courte, puis examens répétés selon un protocole standardisé; analyse des temps par LC-CUSUM. Résultats: 15 opérateurs, 520 échographies; courbe d’apprentissage rapide, examens bilatéraux <60 s après ~25 actes. Conclusion: L’échographie EPF est rapidement maîtrisée et compatible avec l’usage en urgence.

aucun
Remi BARATEAU (Paris) , Ralitsa STOEVA , Fabien LE VAN , Thibaut GOETSCH , Isabelle RIOM , Jérôme BOKOBZA
16:18 - 16:24 #50438 - FC22-04 Évaluation d’un atelier de formation à l’échographie clinique auprès d’une large cohorte d’étudiants en médecine.
FC22-04 Évaluation d’un atelier de formation à l’échographie clinique auprès d’une large cohorte d’étudiants en médecine.

Introduction : Évaluer un atelier POCUS court destiné à 180 étudiants de DFASM3. Méthodes : Formation théorique en ligne (écho anatomie abdominale et cardiaque, échographie contextuelle) , formation pratique sur 3 demi-journées, auto-évaluation pré/post et test chronométré final (15 cibles). Résultats : Confiance 4→8, P<0,0001. 75 % atteignent les 15 cibles en 252 s [210–285]. Satisfaction 10/10. Conclusion : Un atelier court permet d’acquérir rapidement des compétences POCUS essentielles.

aucun
Ralitsa STOEVA (PARIS) , Olivier PEYRONY , Guillaume GOUDOT , Maxime BARAT , Idris BOUDHABBAY , Maxime GAUTIER , Jérôme BOKOBZA
16:24 - 16:30 #50500 - FC22-05 Évaluation de la formation en échographie clinique en médecine d'urgences (ECMU) des étudiants de 3e cycle en DES MU en Île-de-France.
FC22-05 Évaluation de la formation en échographie clinique en médecine d'urgences (ECMU) des étudiants de 3e cycle en DES MU en Île-de-France.

Introduction – Objectifs La formation pratique en échographie clinique des étudiants en DESMU en Île-de-France s’appuie notamment sur un site qui accueille chaque année près d’un tiers de chaque promotion de phase socle (PS), et d'approfondissements (PA1&2), soit 90 internes. La formation comprend 2 journées de pratique présentielle par promotion, qui complètent le e-learning et la pratique en stage. Notre étude avait pour objectif d’évaluer la progression des étudiants au cours d'une journée de formation présentielle sur site et d’analyser l’impact de leur niveau d’expérience préalable. Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive monocentrique menée entre avril et mai 2025. Un questionnaire anonyme a été soumis en début et en fin de la deuxième journée de formation. Les étudiants réalisaient une auto-évaluation de leur aisance à effectuer une échographie clinique en général, cotée de 1 à 10. Le critère principal était la variation du score entre les deux évaluations. Le critère secondaire analysait cette variation en fonction de l'expérience. Les analyses statistiques utilisaient moyennes, écart-types, variations relatives et test de Wilcoxon. Résultats 59 étudiants ont répondu (65,5 %) : 24 PS, 22 PA1 et 13 PA2. L’aisance globale progressait significativement de 4,73 ± 1,55 à 6,69 ± 1,36 (+1,97 points, IC95 [1,55 ; 2,38], p<10⁻⁹). Les PS présentaient le gain le plus important (+2,21 points, +53,5 %, IC95 [1,36 ; 3,05], p<10⁻⁴), suivis des PA1 (+2,00 points, +46,3 %, IC95 [1,42 ; 2,58], p<10⁻⁴). Les PA2 montraient une progression plus modérée (+1,46 point, +22,4 %, IC95 [0,83 ; 2,10], p=0,001). Les internes déclarant une faible pratique (<1 échographie/mois) présentaient également une amélioration marquée (+2,25 points, +69,2 %, IC95 [1,86 ; 2,64], p=0,0078). Discussion – Conclusion La formation pratique proposée sur ce site avait permis une amélioration significative de l’aisance des internes en échographie clinique, particulièrement chez les internes les moins expérimentés et en début de cursus, chez qui une plus grande attention devrait être apportée. La participation plus faible et la progression limitée des étudiants plus avancés suggèrent toutefois que la formation doit être mieux adaptée à des niveaux hétérogènes d’expérience, et mieux optimiser. Des études complémentaires, idéalement multicentriques et intégrant hétéro-évaluation et acquis théoriques, permettraient d’améliorer encore la qualité de l’enseignement.

Aucun
Roger KADJI KALABANG (Melun) , Gregory DAVID , David SAPIR , Julien ZAHRA , Damien HERVE DU PENHOAT , Ahmed SOUAYAH , Hery ANDRIANJAFY , Fatma MEJRI
16:30 - 16:36 #50643 - FC22-06 Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien.
FC22-06 Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien.

Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien Contexte : Le Doppler transcrânien (DTC) permet une détection précoce des anomalies du flux sanguin cérébral, permettant ainsi une prise en charge rapide des patients pour limiter les lésions secondaires et améliorer leur pronostic. Toutefois, son utilisation par les urgentistes reste limitée en raison de sa complexité perçue et de la nécessité d’une formation spécifique. Notre étude a pour objectif de définir la courbe d’apprentissage du DTC chez des internes novices, afin de pouvoir mieux l’intégrer dans notre pratique quotidienne et la prise en charge du traumatisé crânien. Matériel et Méthodes : 13 internes novices ont été inclus dans cette étude, dont 10 internes de médecine d’urgence et 3 internes de médecine générale. Après une courte formation théorique, ils ont réalisé à 10 reprises sur volontaire sain une coupe d’échographie de doppler transcrânien, et ont mesuré l’index de pulsatilité. Les images ont été relues en aveugle par un expert qui les a notées comme des réussites ou des échecs. Une courbe d’apprentissage a ensuite été modélisée pour chaque interne par la méthode LC CUSUM. Les participants ont répondu à un questionnaire de satisfaction à la fin de notre étude. Accord DPO. Résultats : La courbe d’apprentissage des internes réalisée par la méthode LC-CUSUM, avec une limite h fixée à 0,20, montre que 3 participants ont acquis la compétence globale au bout des 10 sessions. Conclusion : Notre étude a mis en évidence une progression relativement rapide et linéaire chez la majorité des participants, avec trois d’entre eux ayant acquis la compétence technique après 10 sessions. D’autres études impliquant un suivi prolongé et un nombre accru de participants seraient nécessaires pour valider nos résultats.

Aucun
Hella BEN AMMAR (Lille) , Alain Eric DUBART , Eric WIEL
16:36 - 16:42 #50716 - FC22-07 Évaluation de l’acquisition des compétences des internes desmu au cours des gardes en sauv.
FC22-07 Évaluation de l’acquisition des compétences des internes desmu au cours des gardes en sauv.

Introduction : La formation des DESMU repose sur un enseignement théorique et pratique, et les futurs urgentistes doivent acquérir des compétences techniques, thérapeutiques, organisationnelles, relationnelles et décisionnelles. La participation aux gardes en SAUV leur permet de prendre en charge des malades d’une gravité supérieure aux malades des autres secteurs des urgences et favorise l’acquisition des compétences nécessaires à la prise en charge des urgences vitales. Objectifs : L’objectif principal a évalué le bénéfice de la participation aux gardes en SAUV par les DESMU, en vue de l’acquisition des compétences requises. Le critère de jugement principal mesurait la proportion de situations gérées en autonomie parmi l’ensemble des mises en situation vécues par les DESMU au cours des gardes en SAUV. L’évaluation a porté sur toutes les gardes réunies et sur les gardes prises individuellement par interne. Méthode : Étude observationnelle, prospective, monocentrique réalisée dans notre CHU de décembre 2024 à avril 2025. L’étude a été soumise au comité d’éthique. Au cours des gardes en SAUV, les internes remplissaient un questionnaire pour chaque malade visant à évaluer 60 compétences. Ils cochaient chaque compétence vue, faite avec aide ou faite seul en supervision directe. Les internes s’auto-évaluaient (note de 0 à 10) sur leur capacité à refaire le geste en autonomie et sur leur capacité à prendre en charge seul les pathologies rencontrées. Résultats : Au cours de l’étude portant sur 118 gardes, les internes ont été exposés à 2537 situations relevant d’une compétence, dont 28% d’actes qualifiés de majeurs. Les actes réalisés en autonomie représentaient 51% et 70% ont été exécutées par des internes en phase approfondissement. En moyenne, chaque interne a été exposé à 120 compétences au cours de l’étude, ce qui représente en moyenne 21,5 compétences par garde. Seules 3 des 60 compétences attendues n’ont pas été rencontrées au cours de l’étude. Conclusion : Les gardes en SAUV confrontent les internes DESMU à des situations graves, leur permettent d’acquérir les compétences requises et de progresser dans leur autonomisation. Ces gardes sont indispensables à leur formation, autant pour l’acquisition de compétences spécifiques que pour augmenter la récurrence d’exposition aux urgences vitales afin d’assurer la maitrise des gestes en fin de l’internat.

Aucun
Caroline DUREL (Clermont-Ferrand) , Fares MOUSTAFA , Romain DURIF , Daniel ROUX-BONIFACE , Jeannot SCHMIDT
16:42 - 16:48 #50896 - FC22-08 L’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS) numérique : une approche innovante d’apprentissage immersif et personnalisé en urgentologie.
FC22-08 L’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS) numérique : une approche innovante d’apprentissage immersif et personnalisé en urgentologie.

La formation en urgentologie constitue un enjeu majeur pour la qualité et la sécurité des soins, mais l’acquisition des compétences chez les étudiants infirmiers spécialisés en urgence et soins intensifs (ISUSI) reste limitée par l’hétérogénéité des terrains de stage et la rareté des situations critiques. Les plateformes numériques intégrant simulation immersive et intelligence artificielle (IA) offrent une opportunité pour individualiser les apprentissages et renforcer l’autonomie. Cette étude vise à créer et évaluer l’impact pédagogique d’une plateforme de simulation 100 % numérique, l’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS), intégrant des fonctionnalités d’IA pour un apprentissage personnalisé en urgentologie. Une étude expérimentale de type pré/post-test a été menée auprès de 40 étudiants ISUSI. La plateforme ECUS proposait des scénarios de simulation numérique immersive, des cas cliniques interactifs, des serious games, des quiz adaptatifs, des scores médicaux éponymes et des modules d’auto-évaluation avec guidage pédagogique assisté par IA. L’évaluation reposait sur un test de connaissances (QCM) avant et après l’intervention et un questionnaire de satisfaction. Les analyses incluaient des statistiques descriptives et inférentielles (test t apparié, χ² et corrélation de Spearman). L’utilisation d’ECUS était associée à une amélioration significative des performances cognitives, avec une augmentation du score moyen de 12,85 ± 3,82 à 18,9 ± 1,21 (test t apparié, p < 0,001). Une progression significative des items initialement les moins maîtrisés était observée, avec plus de 80 % de réponses correctes au post-test (χ², p < 0,05). Une corrélation positive significative existait entre l’adaptabilité perçue de la plateforme (apprentissage individualisé assisté par IA) et l’amélioration perçue des compétences (Spearman, p < 0,05). La satisfaction globale était élevée, notamment concernant l’ergonomie, la clarté des contenus et l’autonomie d’apprentissage. ECUS apparaît comme une solution pédagogique numérique innovante, efficace et scalable pour la formation en urgentologie, favorisant un apprentissage personnalisé, autonome et sécurisé , ouvrant des perspectives prometteuses pour la formation initiale et continue en soins d’urgence.
Mohamed MOUHAJIR (Rabat, Maroc) , Nada DAMGHI , Said JIDANE
16:48 - 16:54 #50747 - FC22-09 Rétention des compétences techniques à un an de l’apprentissage par simulation dans la réanimation cardiaque de base chez le personnel paramédical.
FC22-09 Rétention des compétences techniques à un an de l’apprentissage par simulation dans la réanimation cardiaque de base chez le personnel paramédical.

L’efficacité de la simulation dans l’acquisition des compétences en science de la santé a été prouvée notamment chez le personnel paramédical. Toutefois, très peu d’études se sont intéressées au maintien des compétences. L’objectif était d’étudier la rétention des compétences techniques acquises en simulation à 12 mois chez les paramédicaux dans la réanimation cardiaque de base (RCP). Méthodes : Etude prospective monocentrique durant 12 mois. Inclusion du personnel paramédical travaillant aux urgences. Evaluation des connaissances théoriques par un pré-test, suivi d’une évaluation initiale des compétences en matière de massage cardiaque externe et de ventilation au ballon puis d’une séance de simulation procédurale. Evaluation des connaissances et des compétences à la fin de la séance de simulation (T1) puis à 12 mois (T2) en utilisant une grille critériée notée sur 15. Résultats : Inclusion de 36 participants, 17 avaient achevé toutes les étapes de la formation. La moyenne globale sur 20 du prétest et du post test étaient respectivement de 7,24±2,15 et de 11,75±5,55 (p=0,013). La moyenne à un an était de 12.28±3.77 La moyenne globale sur 15 de l’évaluation de la technique de réanimation cardiopulmonaire de base avant la formation était de 4,17±1,34 avec une amélioration significative immédiatement après la formation (T1) avec un score moyen de 12,52±1,34 (p<0 ;001). La moyenne globale à un an était de 11,14±1,95. Conclusions : Notre étude confirme le bénéfice pédagogique à 12 mois de la formation par simulation sur l’acquisition des connaissances et compétences techniques pour le personnel paramédical dans la RCP. Cependant, une légère diminution des performances à 12 mois souligne la nécessité de sessions de recyclage

aucun
Héla BEN TURKIA (Ben Arous, Tunisie) , Hanene GHAZELI , Youssef EBN IBRAHIM , Amira BÉKIR , Rihab DAOUD , Faouzia KHLIFA , Sami SOUISSI
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