| Mercredi 03 juin |
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"Mercredi 03 juin"
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CM55
08:45 - 10:15
Conférence - Retex JTI Brest 2025
Se préparer et faire face à l'exceptionnel
NRBC, Organisation , Situations Sanitaires Exceptionnelles, Toxicologie, Tri
Modérateurs :
Anne-Dominique CURUNET-RAOUL (Medecin) (Médecin, Brest), Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest)
Coordonnateur :
Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Venez voir le meilleur des JTI 2025 de Brest ! une édition exceptionnelle autour des SSE qui a rassemblé d'excellents experts !
08:45 - 09:07
Évaluation, préparation et anticipation des risques.
Stéphane TRAVERS (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:07 - 09:29
Soigner des blessés de guerre ici et ailleurs.
Gabriel MORAND (Médecin) (Conférencier, Médecin , Paris)
09:29 - 09:51
L'hôpital face au terrorisme.
Mathieu RAUX (Responsable d'unité) (Conférencier, Médecin , Paris)
09:51 - 10:13
Risques industriels.
Catherine BERTRAND THIFFAULT (Présidente de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Conférencier, Médecin, Paris)
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Amphi Havane |
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CMS20
08:45 - 10:15
Conférence
Le SAMU-SAS
Accès aux soins, Recommandations, Régulation
Modérateurs :
Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur :
Delphine PIERRE (Coordonnateur, Superviseur , Orléans)
Les SAMU-SAS répondent à une volonté gouvernementale. Venez partager les retours d'expérience suite à la généralisation de cette nouvelle organisation et évoquer les perspectives d'avenir.
08:45 - 09:07
Retour d'expérience du N1 N2.
Freddy FOUILLET (Superviseur) (Conférencier, Superviseur , Nantes)
09:07 - 09:29
Opérateurs de Soins Non Programmés, qui sont elles / ils ?
Fadwa BOUACHRA (Conférencier, Coordonnatrice GCS SAS 44, Nantes)
09:29 - 09:51
Les filières de soins en régulation.
Louis SOULAT (RPPS non communique) (Conférencier, Médecin, Rennes)
09:51 - 10:13
Organisation dans les CRRA liée aux différentes arrivées.
Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
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Salle 241 |
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CLM01
08:45 - 10:15
Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque et réanimation initiale 1
Modérateurs :
Papa GUEYE (Directeur Médical) (Médecin, Fort de France, Martinique), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
08:45 - 08:55
#50381 - CP001 Description épidémiologique d’un nouveau système d’alerte des premiers intervenants en cas d’arrêt cardio-respiratoire.
CP001 Description épidémiologique d’un nouveau système d’alerte des premiers intervenants en cas d’arrêt cardio-respiratoire.
Introduction: En France, les 46000 arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) annuels ont une survie de 4,9% à 30jours. La défibrillation précoce et la réalisation de compressions thoraciques sont fortement associées à la survie. Les géocoeurs sont des boitiers servant de dispositif d’alerte : ils sont installés à côté de défibrillateurs (DSA) publics. Lorsque les secours détectent un ACEH et qu’ils activent une application de citoyen sauveteur, les géocoeurs à proximité de l’ACEH sont également alertés. Sur le boitier physique, des gyrophares s’allument et un message sonore préenregistré informe les passants de la présence de l’ACEH. Les passants sont invités à scanner le QR code présent sur le geocoeur pour obtenir l’adresse de l’intervention, y apporter le DSA et initier un massage cardiaque. Nous décrivons l’épidémiologie de ce système innovant pour savoir dans quelle mesure il permet de brancher des patients à des DSA avant l’arrivée des secours.
Méthodologie: étude observationnelle prospective multicentrique du 07/07/2023 au 20/10/2025. Nous avons inclus les « ACEH atteignables », c. a. d . ceux où il existe des chances d’avoir un passant à proximité (survenu entre 08-21h ou dans un lieu public). Statistique descriptive (nombre, % DSA posé avant secours sur « ACEH atteignable, médiane [espace interquartile]). Nous avons rappelé les passants ayant flashcodé un géocoeur après activation. Comité éthique non nécessaire au vue de la méthodologie.
Résultats: 495 géocoeurs sont installés dans 17 départements: il y a eu 333 activations. 187 (100%) étaient atteignables dont 140 (75 %) en lieu privé. 121 (65%) ont provoqué le flascodage d’un passant, en 150 secondes médiane [29-383]. Pour 58 (31%) interventions, les passants-géocoeur sont arrivés avant les secours, en médiane 215 secondes [30-160] avant les secours. 11 (6%) DSA ont été utilisés et 0 choc délivré. Pour les situations où le passant-géocoeur arrivait avant les secours sans brancher le DSA plusieurs raisons étaient trouvées : raideur cadavérique, patient non en ACEH, autre DSA public déjà posé, pas eu le temps avant arrivée des secours... Lors de leur rappel, aucun passant géocoeur ne disposait d’application de citoyen sauveteur, aucun ne manifestait de symptômes de stress inadapté.
Conclusion : La preuve de concept géocoeur est réalisée. C’est une nouvelle modalité de déploiement de DSA public, indépendante des citoyens sauveteurs disposant d’une appli dédiée.
aucun
Clémence COSNARD (Paris), Frédéric LEYBOLD, Clément DERKENNE, Paul DARDEL, Daniel JOST, Mathilde ROGER, Clotilde DUPRÉ LA TOUR, Stéphane TRAVERS
08:55 - 09:05
#50394 - CP002 Epidémiologie des arrêts cardiaques survenant en détention : Etude nationale rétrospective.
CP002 Epidémiologie des arrêts cardiaques survenant en détention : Etude nationale rétrospective.
Introduction. La survie après un arrêt cardiaque (AC) est essentiellement liée à la précocité de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) et de la défibrillation. Peu de données concernent les AC en milieu carcéral où les contraintes environnementales peuvent en retarder la prise en charge. En France, une personne détenue décède tous les deux à trois jours, bien que cette population présente des facteurs de bon pronostic (âge jeune, faibles comorbidités, présence d’un témoin). Cette étude vise à comparer l’épidémiologie et la prise en charge des AC en détention à ceux de la population générale (PG).
Matériels et méthodes. Il s’agit d’une étude observationnelle multicentrique réalisée à partir des données collectées prospectivement du registre national des arrêts cardiaques (RéAC). Ont été inclus tous les adultes (≥18 ans) ayant eu une réanimation initiée ou poursuivie par le SMUR entre juillet 2011 et juin 2025. Le critère principal était la survie à 30 jours (J30). Les critères de jugement secondaires incluaient le retour à une circulation spontanée (RACS), les durées de no-flow et de low-flow, le devenir neurologique à J30, ainsi que les délais et modalités d’intervention. Une analyse multivariée a permis d’ajuster les facteurs de confusion.
Résultats. Parmi 112 077 patients inclus, 240 étaient détenus. Ceux-ci étaient plus jeunes (38 [31-48] vs 66 [54-77] ans, p < 0,001) et majoritairement de sexe masculin (219 (90.0%) vs 77 115 (69.2%), p < 0.001). À J30, 8 (3.3 %) détenus étaient vivants contre 6 546 (5.9 %) dans la PG (OR = 0.33, IC95% : 0.16-0.67 ; p = 0.002). 6 (2.5 %) détenus vs 4 927 (4.4 %) présentaient un score CPC 1-2 (OR = 0.36, IC95% : 0.16-0.82 ; p = 0.015). Le taux de RACS était inférieur en détention (OR 0.69, IC95% : 0.51-0.94 ; p = 0.019) et l’arrêt de la RCP plus précoce (p = 0.003). Les causes asphyxiques, notamment par pendaison, étaient bien plus fréquentes (OR = 13.09, IC95% : 9.82-17.45 ; p < 0,001) et la présence d’un rythme initial choquable était plus rare parmi les détenus (OR = 0.32, IC95% : 0.16-0.64 ; p < 0.001).
Conclusion. Les détenus présentent une survie et un pronostic neurologique significativement plus défavorables après un AC. Les contraintes propres au milieu carcéral et la fréquence des causes non cardiaques semblent y contribuer. Des stratégies de prévention ciblées et des protocoles d’urgence adaptés sont nécessaires pour améliorer leur survie.
Aucun
Nathalie GARDÈS (Grenoble), Nicolas SEGOND, Hizia BENKERROU, Valentine BAERT, Hervé HUBERT, Karim TAZAROURTE, Guillaume DEBATY
09:05 - 09:15
#50627 - CP003 Une inconnue à intégrer dans l’équation sur l’adrénaline : l’intervalle entre les injections. Analyse de son impact sur l’évolution de l’arrêt cardiaque. Étude ADRE-TIME-LINE.
CP003 Une inconnue à intégrer dans l’équation sur l’adrénaline : l’intervalle entre les injections. Analyse de son impact sur l’évolution de l’arrêt cardiaque. Étude ADRE-TIME-LINE.
Introduction
De nombreuses incertitudes entourent l’utilisation de l’adrénaline dans la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC). Ainsi, le délai entre deux injections (3 à 5 minutes) est (étonnamment) large et n’a jamais été spécifiquement étudié. Nous avons souhaité en évaluer l’impact sur le pronostic.
Méthodes
Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC, 2013-2025.
Inclusion : tous les AC extrahospitaliers avec une réanimation médicale (SMUR) avec adrénaline
Paramètres : âge, sexe, dose totale d’adrénaline, durée de réanimation SMUR, reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS), survie à J0, J30 / avec bon pronostic neurologique (CPC 1-2).
Analyse : (1) de la corrélation entre dose totale d’adrénaline et durée de réanimation et (2) relation avec le pronostic pour des délais d’injection < 3 min, de 3 à 5 min et > 5 min.
Résultats
5.096 (45%) patients (sur 11.303 du registre) inclus : 3.571 (70%) hommes et 1.521 (30%) femmes d’âge moyen 61±17 ans.
Durée de réanimation : 30±17 minutes, dose totale d’adrénaline : 6,8±4,4 mg. Corrélation modeste (R²=0,5) entre les deux variables.
Délai d’injection d’adrénaline dans 55% (N=2.790) des cas hors du délai de 3 à 5 min. Ce délai d’injection avait un impact significatif sur le taux de RACS, la survie à J0, J30 / avec bon pronostic neurologiques (Figure). L’intervalle plus court était associé au meilleur pronostic.
Conclusion
Le délai d’injection de l’adrénaline, en plus de la dose totale, semble influencer le pronostic de l’arrêt cardiaque.
Aucun
Hayatte AKODAD (Bobigny), Maël BLANDIN, Alexis MAROUK, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Pierre NADIRAS, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:15 - 09:25
#50667 - CP004 Implantation des défibrillateurs accessibles au public en France : stratégie cohérente ou anarchie totale ? Etude DEF-ANAR.
CP004 Implantation des défibrillateurs accessibles au public en France : stratégie cohérente ou anarchie totale ? Etude DEF-ANAR.
Introduction
Nous avons observé que le nombre de défibrillateurs automatisés externes (DEA) enregistrés dans le registre national Géo’DAE variait, selon le département de 2 à 3.137 pour 100.000 habitants.
Objectif
Identifier les déterminants de l’implantation départementale des DAE en France.
Méthodes
Inclusion : 160.029 DAE enregistrés dans la base Géo’DAE, département par département, en novembre 2025.
Analyse : recherche d’une corrélation entre le nombre départemental de DAE et 21 indicateurs sanitaires, économiques et sociaux : densité de population, nombre d’habitants, de médecins, de dentistes, de pharmacies, d’axillaires médicaux, de piscines privées, de piscines municipales, de demandeurs d’emploi, d’équipements sportifs, d’établissements recevant du public, de véhicules particuliers, de restaurants McDonald, de festivals, taux d’insuffisants cardiaques, de > 60 ans, de > 75 ans, de pauvreté, de chômage, les revenu médian et le PIB par habitant.
Résultats
Aucun des indicateurs étudiés n’était significativement corrélé au nombre départemental de DAE.
Le coefficient de corrélation R2 variait de -0,04 à +0,27 (pour le nombre de festivals) (Figure).
Conclusion
Aucun des 21 indicateurs, sanitaires, économiques ou sociaux étudiés n’expliquait l’implantation départementale des DAE. Cette dernière semble largement aléatoire, sans organisation cohérente fondée sur les besoins de la population.
Aucun
Priscilia HSING (Bobigny), Bruno THOMAS-LAMOTTE, Maël BLANDIN, Nordine BENAMEUR, Alexis MAROUK, Louis SOULAT, Sébastien STORCK, Marcel MAZÉAS
09:25 - 09:35
#50817 - CP005 Phénotypage par méthode de machine-learning et analyse des trajectoires de soins des arrêts cardiaques « sans facteur de risque apparent ».
CP005 Phénotypage par méthode de machine-learning et analyse des trajectoires de soins des arrêts cardiaques « sans facteur de risque apparent ».
Contexte : Près de la moitié des arrêts cardiaques soudains (ACS) surviennent sans cardiopathie diagnostiquée ni facteurs de risque traditionnels. Par apprentissage non supervisé sur les données de l’assurance maladie, nous avons identifié un phénotype « No Apparent Risk Factor » (NARF) représentant 22 % des ACS adultes. L’objectif est de décrire ce profil clinique et sa trajectoire de soins avant l’ACS.
Matériels et méthodes : Les ACS adultes collectés au Centre d’Expertise de la Mort Subite (2011–2020) ont été appariés au SNDS. Par méthode de machine-learning nous avons identifiés huit phénotypes de l’ACS. Le phénotype NARF (n=4 615 ; 64 % hommes ; 58±17 ans) a été comparé à des témoins appariés âge/sexes (n=13 845) et aux autres ACS (n=17 279). Diagnostics hospitaliers et délivrances de médicaments en ville sur 5 ans ont été étudiés, ainsi que les tendances temporelles pré-ACS.
Résultats : Comparés aux témoins, les NARF présentaient davantage de tabagisme (10,2 % vs 2,5 %), obésité (5,5 % vs 1,8 %), dyslipidémie (3,9 % vs 2,6 %) et HTA (14,5 % vs 8,6 %). Cardiomyopathies, insuffisance cardiaque, AVC, cancer actif et maladie rénale chronique étaient 2 à 6 fois plus fréquents (tous p<0,001). Les NARF consomment plus d’IEC (26,1 % vs 19,5 %), bêta-bloquants (18,2 % vs 10,7 %) et anxiolytiques (43,7 % vs 25,7 %). Comparés autres ACS, les NARF recevaient plus de RCP par un témoin, présentaient plus fréquemment un rythme choquable (27,9 % vs 13,4 %) et une survie à l’admission hospitalière supérieure (33,9 % vs 17,7 % ; tous p<0,001). Sur l’année précédant l’ACS, l’activité diagnostique hospitalière augmentait (syncope de 0,1 % à 0,18 %, douleur thoracique de 0,1 % à 0,25 %, dyspnée de 0,1 % à 0,9 %), tandis que les délivrances de médicaments en ville diminuaient.
Conclusions : Malgré une apparente faible exposition au risque d’ACS, les sujets NARF portent des signaux cardiovasculaires, oncologiques et neuropsychiatriques qui augmentent avant l’ACS. L’analyse de trajectoires guidée par l’IA pourrait détecter précocement ce risque « occulte » et ouvrir une opportunité de prévention personnalisée.
Aucun
Pierre CEZARD (Paris), Richard CHOCRON, Thomas LAURENCEAU, Ugo MELI, Xavier JOUVEN
09:35 - 09:45
#50818 - CP006 Impact de la sédation préhospitalière sur le pronostic des patients victimes d’arrêt cardiaque admis vivants en réanimation.
CP006 Impact de la sédation préhospitalière sur le pronostic des patients victimes d’arrêt cardiaque admis vivants en réanimation.
L’arrêt cardiaque (AC) est une urgence médicale dont la survie est <10 %. Certaines stratégies de la prise en charge spécialisée après une reprise d'activité cardiaque spontanée (RACS) reposent sur des recommandations fondées sur un haut niveau de preuves. La gestion de la sédation reste floue et bien que les recommandations actuelles n’imposent pas de protocole standardisé, l'initiation d’une sédation dès l’extrahospitalier reste la référence chez les patients comateux (Glasgow ≤ 8), avec ses bénéfices mais aussi ses limites. L’objectif de cette étude était de comparer l’évolution des patients comateux ayant reçu une sédation en extrahospitalier à celles des patients n’en ayant pas bénéficié post RACS.
Il s’agissait d’une étude rétrospective multicentrique portant sur l'analyse des données issues de AfterROSC1 et AfterROSC2. Etaient inclus des patients adultes admis en réanimation après un RACS sur AC extrahospitalier, avec score de Glasgow ≤ 8 à leur admission. Nous avons exclu les patients non-comateux, les AC traumatiques ou intrahospitaliers et les majeurs protégés.
La population était répartie en deux groupes selon la présence ou non d’une sédation à l’admission en réanimation. Le critère de jugement principal était l’évaluation du score de Rankin modifié à J90 compris entre 0 et 3 soit l’évaluation d’une survie à J90 avec bon pronostic neurologique, lequel a été ajusté sur la gravité selon le score mCAHP et sur le centre.
Au total, 1596 patients ont été inclus, 1324 étaient sédatés à leur arrivée en réanimation et 272 non. La majorité des patients étaient des hommes : 953 étaient sédatés (73,5%) et 173 (63,6%) non-sédatés.
Les AC survenaient plus fréquemment au domicile pour les deux groupes. Les patients non-sédatés présentaient un score de mCAHP plus élevé (89,81 vs 104,86 p < 0,001). Le taux de survie à J90 et le taux de survie à J90 avec évolution neurologique favorable étaient plus importants pour le groupe sédaté : 35,6% contre 12,5% et 32,4% contre 11,8%. Après ajustement, le taux de survie à J90 avec bon pronostic neurologique était supérieur dans le groupe sédaté, odds ratio ajusté : 2,19 [1,31 ;3,65].
En conclusion, les patients sédatés en extrahospitalier après RACS présentaient un taux de survie à J90 avec pronostic neurologique favorable supérieur aux patients non-sédatés. Une étude randomisée sur l’impact de la sédation précoce et son retentissement sur la stratégie thérapeutique en réanimation parait nécessaire.
Aucun
Juliette PREAUBERT (Nantes)
09:45 - 09:55
#50899 - CP007 Incidence et facteurs associés à la réalisation d’une double défibrillation par les équipes médicale préhospitalières.
CP007 Incidence et facteurs associés à la réalisation d’une double défibrillation par les équipes médicale préhospitalières.
Introduction : En novembre 2022, l’étude DOSE-VF apporte une première preuve de l’efficacité de la double défibrillation séquentielle (DDS) après 3 chocs standards pour la prise en charge des arrêts cardiaques (AC). Dans notre SMUR (6 équipes H24, 10 000 primaires / an), nous avons formé systématiquement nos équipes à cette technique en juin 2025. Les recommandations européennes sur l’AC sont parues en novembre 2025 et ne recommandent pas la DDS hors contexte recherche. En intervention, les médecins sont libres de réaliser ou non la DDS. Nous nous sommes posés la question de l’influence 1) de l’étude DOSE VF 2) de notre formation interne 3) des recommandations ERC sur l’incidence de réalisation de la DDS.
Matériel et méthode : Étude observationnelle rétrospective monocentrique décrivant l’incidence de la DDS pour les ACR réanimés avec rythme chocable entre le 01/01/2022 et le 30/04/2026. Analyse descriptive (n ; %) puis multivariée avec variable à expliquer réalisation de DDS et variables explicatives les variables d’Utstein et des données de défibrillation (nombre de choc, nombre d’analyse, nombre de choc avant DDS). Recueil exhaustif par exploitation des données d’horodatage précises de l’intégralité des chocs délivrés et automatiquement extraits des défibrillateurs des pompiers et de nos équipes.
Résultats : En 2022 et 2023, 0 DDS ont été réalisé sur les 91 et 107 AC chocables. En 2024, 2 (2%) et en 2025 14 (13%) des AC chocables ont bénéficié d’une DDS, dont 12 après les formations de juin. Aucune DDS n’a été réalisée avant le 5ème choc. Chaque DDS occasionnait en médiane 3 doubles chocs. Un âge jeune, un nombre de choc > 5 et un AC étaient associés à la réalisation d’une DDS. Le délai trop court entre la publication des recommandations ERC et la date de dépose abstract SFMU limite notre travail qui sera présenté de manière exhaustive si accepté (inclusions finies en avril 2026).
Conclusion : la DDS est l’occasion d’observer l’influence d’une étude puis d’une formation puis de recommandations sur les pratiques en vie réelle pour un acte potentiellement déterminant sur des patients critiques.
Aucun
Benoit FRATTINI (Paris), Clément DERKENNE, Daniel JOST, Bruno TASSART, Alexandre PETERMANN, Stéphane TRAVERS
09:55 - 10:05
#50514 - CP146 Efficacité des manœuvres de Valsalva modifiées pour la réduction des tachycardies supraventriculaires paroxystiques : étude observationnelle rétrospective au sein des équipes de premiers secours de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.
CP146 Efficacité des manœuvres de Valsalva modifiées pour la réduction des tachycardies supraventriculaires paroxystiques : étude observationnelle rétrospective au sein des équipes de premiers secours de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.
Introduction : La manœuvre de Valsalva modifiée (MVM) est le traitement de première intention recommandé pour la réduction des tachycardies paroxystiques supraventriculaires régulières à QRS fins (TSV) chez le patient stable. Son efficacité en milieu hospitalier a été établie (1) mais les données en contexte préhospitalier restent limitées. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité des MVM réalisées par les équipes de premiers secours préhospitalières dans la prise en charge des TSV.
Matériel et méthode : Etude observationnelle rétrospective menée au sein de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP). Etaient éligibles les patients pris en charge par les équipes de premiers secours de la BSPP présentant une TSV documentée par un ECG 12 dérivations prescrit et préalablement interprété par le médecin régulateur. La MVM était ensuite réalisée sur prescription et guidage du médecin régulateur. Les données recueillies concernaient les caractéristiques du patient, les paramètres monitorés, les modalités de réalisation de la MVM, ainsi que les décisions thérapeutiques et le devenir immédiat. L’analyse a été réalisée avec Excel®, Python 3.12.9 et Stata 19.5. Protocole validé par un comité d’éthique.
Résultats : Du 1er novembre 2024 au 30 juillet 2025, 100 patients ont été inclus (âge moyen 52 ± 18 ans ; 38 % d’hommes). La MVM a entraîné un retour immédiat en rythme sinusal dans 51 cas, un retour retardé dans 6 cas, et a échoué dans 43 cas. Le délai moyen entre début des symptômes et appel était de 85 ± 20 min en cas de succès versus 294 ± 35 min en cas d’échec. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté. Le taux d’admission aux urgences était de 82,4 % après succès, et un renfort médical a été envoyé dans 69,8 % des cas d’échec.
Conclusion : La MVM par des secouristes formés s’est avérée faisable, sans événement indésirable majeur, avec un taux de succès conforme à la littérature (1). Un délai plus court entre les symptômes et la prise en charge semblait corrélé à un meilleur taux de succès. Ces résultats justifient la conduite d’études prospectives visant à optimiser la mise en œuvre de la manœuvre de Valsalva modifiée en contexte préhospitalier.
Référence
1. Appelboam A, Reuben A, Mann C, Gagg J, Ewings P, Barton A, et al. Postural modification to the standard Valsalva manoeuvre for emergency treatment of supraventricular tachycardias (REVERT): a randomised controlled trial. The Lancet. 2015 Oct 31;386(10005):1747–53.
Aucun
Pauline KOCH (Paris), Benoît FRATTINI, Daniel JOST, Erwin SALAGNAC, Stéphane TRAVERS
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Salle 242A |
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CMS22
08:45 - 10:15
Table ronde
La place des patients
Organisation , Réseaux de santé, Systèmes d'information
Modérateurs :
Adrien LE ROY (AS) (AS, Bordeaux), Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny)
Coordonnateur :
Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Et les patients ? Comment les replacer comme partie prenante de leur prise en charge, comment prendre en compte leur expérience et leurs conseils pour améliorer nos pratiques soignantes.
08:45 - 09:00
L'expérience patient et qualité des soins.
Nadia TIBERTI (Infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Aix-en-Provence)
09:00 - 09:15
Le patient traceur et retour sur e-satis.
Christelle HILAIRE (Chef de projet Scientifique) (Conférencier, HAS, Saint-Denis)
09:15 - 09:30
Place des patients experts dans la formation des soignants.
Marie-Laure LUMEDILUNA (Conférencier, Membre du comité pédagogique DU patient expert , Aix-en-Provence)
09:30 - 09:45
L'aide-soignant médiateur.
Céline RUFFAST (AS médiatrice) (Conférencier, AS médiatrice, Bordeaux), Marion GROMY (Aide soignante) (Conférencier, AS médiatrice, Bordeaux)
09:45 - 10:15
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle 243 |
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CMS17
08:45 - 10:15
Conférence
La ludopédagogie en formation
Pédagogie - Enseignement - Formation, Soignant, Transversal - Indifférent
Modérateurs :
Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes), Aurélie RUIZ (Infirmière) (Montpellier)
Coordonnateur :
Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, IDE, Paris)
Explorer les apports de la ludopédagogie dans la formation en médecine d’urgence, à travers des exemples concrets allant des jeux NRBC au triage des blessés de guerre et aux pratiques d’hygiène, afin de renforcer l’apprentissage, la mémorisation et l’engagement des apprenants.
08:45 - 09:07
Ludopédagogie les grands principes.
Alexandre NIGGEL (Infirmier) (Conférencier, IDE, Sollies-pont)
09:07 - 09:29
NRBC Games.
Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
09:29 - 09:51
Prise en charge et triage des blessés de guerre (SimTriage).
Éric D'ANDIGNÉ (Enseignant-chercheur en médecine opérationnelle) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:51 - 10:13
Hygiène.
Laurence GUIONIE (MIDIPERF SANTE) (Conférencier, IDE, Limoges)
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Salle 251 |
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CLM05
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Communications Libres Médecins
Urgences pédiatriques / Thérapeutiques
Modérateurs :
Simon ESCODA (Praticien hospitalier-Chef de Pôle) (Médecin, Saint-Denis), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Médecin, Bordeaux)
08:45 - 08:55
#50043 - CP008 Facteurs prédictifs avant la laryngoscopie de la réussite à la première tentative d’intubation extrahospitalière chez l’enfant : une étude de cohorte rétrospective.
CP008 Facteurs prédictifs avant la laryngoscopie de la réussite à la première tentative d’intubation extrahospitalière chez l’enfant : une étude de cohorte rétrospective.
Introduction : L’intubation trachéale pédiatrique est associée à des taux de succès inférieurs à ceux observés chez l’adulte et présente des difficultés cliniques spécifiques. Les tentatives multiples d'intubation augmentent le risque d’événements indésirables. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs disponibles avant la laryngoscopie associés à la réussite de l’intubation dès la première tentative chez l’enfant pris en charge en extrahospitalier, ainsi que d’évaluer la performance d’une échelle subjective de difficulté d’intubation.
Matériel et méthode : Les données provenaient d’une étude de cohorte rétrospective, observationnelle et multicentrique, menée dans trois structures mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR). L’étude incluait les patients âgés de 0 à 17 ans nécessitant une prise en charge des voies aériennes. Le critère de jugement principal était la réussite de l’intubation dès la première tentative. Un modèle de régression logistique multivariée a été construit en intégrant les variables cliniquement pertinentes disponibles avant l’introduction du laryngoscope. L’échelle subjective consistait, pour le médecin du SMUR, à coter de 0 (très facile) à 10 (très difficile) la difficulté d’intubation anticipée avant la laryngoscopie.
Résultats : Au total, 206 patients pédiatriques ont été inclus, d’âge médian de 6 ans (intervalle interquartile : 1–16). Le taux global de réussite à la première tentative était de 59,7 % (intervalle de confiance [IC] 95 % : 52,7–66,4). Dans l’analyse multivariée, l’âge du patient (odds ratio ajusté [aOR] : 2–9 ans = 2,33 ; IC 95 % : 1,00–5,39 ; 10–17 ans = 3,86 ; IC 95 % : 1,55–9,60 ; référence : 0–1 an) et la présence de liquides visibles dans les voies aériennes avant la laryngoscopie (aOR = 0,38 ; IC 95 % : 0,20–0,71) étaient des prédicteurs indépendants de la réussite à la première tentative. L’échelle subjective d’évaluation de la difficulté d’intubation présentait une aire sous la courbe ROC de 0,63 (IC 95 % : 0,56–0,71) et une faible corrélation avec le grade de Cormack-Lehane (tau-b de Kendall = 0,36 ; p < 0,001).
Conclusion : Dans cette cohorte d’intubations trachéales pédiatriques extrahospitalières, la présence de liquides visibles dans les voies aériennes et le jeune âge étaient associés à une diminution du taux de réussite dès la première tentative. L’évaluation subjective de la difficulté d’intubation présentait une faible capacité discriminante.
Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Mathilde PAPIN, Louis-Marie BODET, Joël JENVRIN, Philippe PES, Quentin LE BASTARD
08:55 - 09:05
#50337 - CP009 Evaluation d'un SMS conseils pour la fièvre de l'enfant envoyé lors de l'appel au Centre 15: étude quali-quanti.
CP009 Evaluation d'un SMS conseils pour la fièvre de l'enfant envoyé lors de l'appel au Centre 15: étude quali-quanti.
Introduction:
La fièvre de l’enfant est responsable de consultations parfois inutiles aux urgences et est un motif majeur d’appels au SAMU. Un SMS de conseils post-régulation semblait limiter ces consultations dans une étude monocentrique menée en 2023. Avant réalisation d'un essai clinique à grande échelle une évaluation approfondie de la perception et du contenu d'un tel SMS était nécessaire.
Méthodes:
Étude mixte quali-quanti : 30 entretiens individuels ont permis d’explorer les déterminants et motifs d’appel et de tester quatre versions d’un SMS conseils. Un questionnaire auprès de 512 parents ayant appelé le 15 a évalué utilité, compréhension et apport de connaissances.
Résultats:
Qualitatif: les parents appelaient principalement pour réassurance, difficultés d’évaluation des symptômes et manque d’accès au médecin. Le SMS était jugé très utile. La rubrique « Surveillance » a été clarifiée pour éviter une interprétation anxiogène. Dans le quantitatif, l’utilité médiane était de 8/10 et la compréhension de 9/10. 61 % découvraient au moins un conseil (bains froids à éviter, posologie du paracétamol, délai de 72 h avant reconsultation).
Discussion:
Ce SMS apparait comme un outil simple, lisible et adapté au stress aigu, renforçant l’autonomie parentale et la cohérence des messages délivrés par le SAMU. Sa forte acceptabilité et son impact éducatif suggèrent un potentiel pour réduire certaines reconsultations aux urgences, justifiant son évaluation dans une étude interventionnelle.
Aucun
Hugo SCHMIT (Annecy), Clara GODET, Marion BEUCHER, Margot GAYET, Tristan DELORY, Thierry ROUPIOZ
09:05 - 09:15
#50631 - CP013 Application Déchoc pédiatrique visant à améliorer la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques : étude pilote de faisabilité, prospective, randomisée, contrôlée, croisée et monocentrique.
CP013 Application Déchoc pédiatrique visant à améliorer la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques : étude pilote de faisabilité, prospective, randomisée, contrôlée, croisée et monocentrique.
Introduction : Il n’existe pas à ce jour d’application mobile ou de logiciel médical pour accompagner la prise en charge globale d’un déchocage chez l’enfant.
Méthodes : Etude pilote de faisabilité évaluant l’utilisation de l’application «Déchoc», conçue localement pour accompagner la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques (Fig.).
Dix équipes entrainées (médecin sénior, interne, deux infirmiers) ont réalisé deux scénarios standardisés de simulation de choc septique du nourrisson, successivement et aléatoirement, avec et sans l’application.
Critère de jugement principal : taux d’erreur de médication. Critères de jugements secondaires : délais de médication (prescription, préparation, administration), traçabilité et niveau de stress des soignants.
Résultats : Les erreurs de médication étaient moins fréquentes avec l’application, sans significativité statistique : deuxième remplissage vasculaire -20% (IC95% -5-45%), antibiothérapie -10% (-9-29%), et amines vasoactives -20% (-14-54%). Les erreurs du premier remplissage vasculaire, les délais de médication et le niveau de stress des soignants n’étaient pas différents entre les groupes. La traçabilité médicale était de 100% avec l’application vs. 30% sans, p = 0.003.
Conclusion : L’application « Déchoc » améliore la traçabilité et pourrait réduire les erreurs de médication sans allonger les délais de prise en charge du déchocage chez l’enfant. Une étude multicentrique est nécessaire pour valider ces résultats.
Aucun
Maxime ENAULT (Paris), Ricardo CARBAJAL, Nathalie DE SUREMAIN, Saal SAMUEL
09:15 - 09:25
#50767 - CP014 Appels au SAMU concernant des enfants : étude épidémiologique sur 1 an.
CP014 Appels au SAMU concernant des enfants : étude épidémiologique sur 1 an.
Introduction : Le but était de caractériser les appels primaires au SAMU concernant des enfants et d’identifier les facteurs associés à une orientation hospitalière.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive, monocentrique des appels pédiatriques dans un SAMU départemental sur toute l’année 2022. Tous les appels primaires concernant des enfants (0-15 ans) étaient recensés. Deux groupes étaient constitués : « orientés vers l’hôpital » avec ou sans envoi d’un vecteur ; « non orienté vers l’hôpital » : conseil de consultation en soins non programmés ou médecin traitant, conseil téléphonique médical. La population globale était décrite puis les populations étaient comparées selon l’orientation du patient, à la recherche de facteurs associés à l’orientation hospitalière.
Résultats : 111 081 dossiers de régulation étaient inclus. 33% des patients étaient orientés vers l’hôpital (18% d’envoi de vecteur et 15% de conseils d’aller aux urgences) et 67 % ne l’étaient pas (27% de consultations non programmées, 8% de consultation médecin traitant, 32% de conseil téléphonique). Les appels pour des enfants étaient quasi deux fois plus fréquents en jours de week-end (WE) qu’en jour de semaine mais près de deux fois moins orientés vers l’hôpital le WE. Dans les tranches d’âge <3 mois et ≥10 ans, environ un enfant sur deux était orienté vers l’hôpital contre 30% ou moins pour les enfants des tranches d’âges intermédiaires. 28% des dossiers en horaires de garde étaient orientés à l’hôpital contre 49% en dehors. 76% des appels étaient régulés par la permanence libérale avec une orientation vers l’hôpital dans 18% des cas contre 81% quand les patients étaient régulés par un médecin du SAMU. Seuls 25% des motifs étaient enregistrés. Les trois principaux (67% du total) étaient traumatologique, général et digestif. Les motifs les plus orientés vers l’hôpital étaient : arrêt cardio-respiratoire (100%, n=7), psychiatrique (80% de 655), traumatologique (75% de 4195) et neurologique (75% de 1025).
Conclusion : Un tiers des enfants ayant recours à une régulation du SAMU étaient orientés vers l’hôpital. Les âges extrêmes pédiatriques étaient des facteurs d’orientation hospitalière alors que les patients régulés le WE/jours fériés ou pendant les horaires de garde semblaient moins orientés vers l’hôpital. Ces résultats mettent en avant l’importance de la régulation libérale et la nécessité d’une permanence libérale de proximité les soirs et WE.
FD : Expert dans des boards scientifiques "Beyfortus" auprès de Sanofi et "vaccins" auprès de MSD
Autres auteurs : pas de conflit d'intérêt
Emilie ROUAIX (Lille), Solene MAILHÉ, Nassima RAMDANE, Nicolas PAUCHET, Melany LIBER, Francois DUBOS
09:25 - 09:35
#50770 - CP015 IRM cérébrale et rachidienne chez les jeunes enfants aux urgences : quand est-ce vraiment urgent ?
CP015 IRM cérébrale et rachidienne chez les jeunes enfants aux urgences : quand est-ce vraiment urgent ?
Introduction : L'imagerie par résonance magnétique (IRM) aux urgences est un examen difficile à réaliser chez les patients jeunes ou non coopératifs. Son degré d’urgence est parfois relatif. L’objectif était d’évaluer l'urgence des IRM cérébrales et rachidiennes chez les enfants aux urgences.
Méthodes : étude rétrospective, monocentrique et transversale. Tous les enfants ayant eu une IRM cérébrale et/ou rachidienne au service des urgences du CHU en 2018. Un formulaire récapitulatif standardisé utilisant les données recueillies à partir du dossier médical informatisé de chaque patient inclus a été soumis à un panel externe d'experts en neuropédiatrie. Le critère de jugement principal était le classement de l'IRM comme urgente par les experts. Les critères de jugement secondaires étaient les suivants : les indications pour lesquelles l'IRM a été jugée urgente par les experts, la concordance inter-observateurs et le fait que l'IRM ait entraîné ou non un changement immédiat dans la prise en charge du patient. Les taux et les intervalles de confiance (IC) à 95 % des IRM urgentes ont été calculés. Les concordances entre les experts ont été déterminées à l'aide du kappa de Cohen ou de Fleiss, selon le cas.
Résultats : 159 patients ont été inclus dans l'étude (âge moyen : 7,8 ans ± 5,1 ; ratio garçons/filles : 1,1). 130 ont subi une IRM cérébrale (82%), 17 une IRM cérébrale et rachidienne (11%) et 12 une IRM rachidienne seule (7%). 46 IRM ont été considérées comme urgentes par les experts (29% ; IC 95% : 22-36), 62 n'étaient pas urgentes (39% ; IC 95% : 32-47) et 51 n'ont pas fait l'objet d'un consensus parmi les experts (32% ; IC 95% : 25-40). La présence de troubles sphinctériens et de vertiges associés à un examen neurologique anormal était associée à une IRM urgente justifiée. Une suspicion d'hypertension intracrânienne était significativement associée à une IRM urgente non justifiée (p = 0,01). Une concordance modérée à faible entre les experts a été identifiée. La prise en charge au service des urgences pédiatriques a été modifiée à la suite de l'IRM pour 29 patients.
Conclusion : L'IRM cérébrale et/ou rachidienne n'a semblé urgente que pour 29 % des enfants et la prise en charge des patients a été modifiée après l'imagerie chez 18 % (IC 95% : 13-25) des patients.
FD: membre de boards d'experts "Beyfortus" auprès de Sanofi et "vaccins" auprès de MSD
Autres auteurs : aucun
Melany LIBER (LILLE), Mathilde LAFFARGUE, Stéphane BONTEMPS, Stéphane AUVIN, Manoelle KOSSOROTOFF, Mathieu MILH, Laure LACAN, Francois DUBOS
09:35 - 09:45
#50401 - CP010 Impact de l’estimation du poids sur les doses administrées pour l’induction en séquence rapide en SMUR : Étude rétrospective multicentrique.
CP010 Impact de l’estimation du poids sur les doses administrées pour l’induction en séquence rapide en SMUR : Étude rétrospective multicentrique.
Introduction
L’induction en séquence rapide (ISR) impose une posologie précise des hypnotiques et curares, fondée sur le poids réel du patient. En contexte préhospitalier, cette donnée est généralement inconnue et doit être estimée, exposant à des variations posologiques potentiellement délétères. L’objectif principal était de comparer l’écart entre la dose-poids réellement administrée (calculée à partir du poids estimé) et la dose-poids théorique (calculée à partir du poids mesuré).
Méthodes
Étude observationnelle, rétrospective et multicentrique menée sur la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2024. Ont été inclus les patients ≥ 18 ans intubés en préhospitalier dans les secteurs SMUR du 76A (Rouen, Elbeuf, Dieppe) et d’Évreux. Étaient exclus : patients mineurs, femmes enceintes, arrêts cardiaques récupérés ou non. SMUR. Le critère de jugement principal était l’écart entre dose réelle reçue et dose théorique. Les critères secondaires incluaient les événements indésirables associés à l’intubation. Les analyses de corrélation ont été menées entre le poids mesuré et les doses en mg/kg d’étomidate, kétamine et succinylcholine. Une analyse de correlation entre dose-poids et IMC a été effectuée (Corrélation de Spearman).
Résultats
Au total, 287 patients ont été inclus, l’âge moyen était de 52 (+/- 17) ans, le poids moyen estimé était de 84,6 (+/- 17,2) kg pour les hommes et 72,4 (+/- 17) kg pour les femmes. Les doses moyennes administrées étaient : étomidate 0,4 (+/- 0,1) mg/kg, kétamine 3,2 (+/- 0,6) mg/kg, succinylcholine 1,0 (+/- 0,1) mg/kg. Parmi les patients ayant reçu une dose de succinylcholine < 1 mg/kg (40%), 72,4 % présentaient un IMC ≥ 25 kg/m² (p < 0,001). La corrélation entre dose-poids administrée et IMC était significative pour l’étomidate et la succinylcholine (R² = 0,09 et 0,17 ; p < 0,001). Le coefficient de corrélation négatif retrouvait une corrélation inverse de la dose-poids fonction de l’IMC (r = –0,3 et –0,4).
Conclusion
Cette étude met en évidence une corrélation inverse entre IMC et dose-poids administrée en préhospitalier, indiquant une mésestimation plus fréquente du poids chez les patients en surpoids ou obèses. Un IMC ≥ 25 kg/m² apparaît comme un facteur de risque majeur de sous-dosage, notamment en succinylcholine.
aucun
Clémentine BRUS (Le Havre), Marie OZANNE, Alix DELAMARE-FAUVEL, Caroline LINE-PINCET, Pierre PAROUX, Mikael DUSENNE, Julien GROSJEAN, Mélanie ROUSSEL
09:45 - 09:55
#50417 - CP011 Evaluation de l’impact d’une intervention éducative sur le taux de cathéters veineux périphériques non utilisées aux urgences.
CP011 Evaluation de l’impact d’une intervention éducative sur le taux de cathéters veineux périphériques non utilisées aux urgences.
Introduction : Une part importante des cathéters veineux périphériques (CVP) posés aux urgences est inutilisée. Pourtant, ce geste expose à plusieurs risques : inconfort et complications pour les patients, hémolyse, impact sur le temps paramédical, coût économique et impact écologique. Les facteurs prédictifs de non-utilisation sont la prévision de non-utilisation par le médecin prescripteur et le motif de prescription. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d'une intervention éducative auprès du personnel des urgences sur le taux de CVP posés et non-utilisés.
Méthodes : Une étude quasi-expérimentale avant/après, prospective, monocentrique, a été réalisée dans un service d’urgences entre novembre 2024 et janvier 2025. Chaque phase d’inclusion (avant et après l’intervention) a duré deux semaines. L’intervention éducative a consisté en des réunions, courriels et affiches sensibilisant à la proportion observée de CVP non utilisés, aux facteurs prédictifs identifiés et aux risques associés, et a duré 2 semaines. Elle a été suivie d’une période de latence de 2 semaines avant le début de la phase après. Ont été inclus les patients adultes se présentant aux urgences sur les périodes de l’étude et nécessitant la pose d’un CVP et/ou la réalisation d’un prélèvement sanguin sans pose de CVP durant leur séjour aux urgences. Le critère de jugement principal était l’utilisation du CVP, définie par l’administration d’une thérapeutique intraveineuse (médicament, produit de contraste) ou la réalisation d’un prélèvement sanguin à distance de la pose. L’un des critères de jugement secondaires était le taux d’hémolyse selon la technique de prélèvement (pose de CVP ou ponction directe).
Résultats : Au total, 519 patients ont été inclus, dont 439 ayant bénéficié d’une pose de CVP lors de la prise en charge initiale : 231 en phase avant et 208 en phase après. L'âge médian était de 62 ans [42-81] et 47 % des patients étaient des hommes. Le nombre de patients avec CVP non utilisé était de 57 (25 %) avant l’intervention et 27 (13 %) après l’intervention (p<0,01), soit une réduction du risque absolu de 12 % et une réduction du risque relatif de 47%. Sur 669 prélèvements réalisés, 180 (27 %) étaient hémolysés : 167/590 (28 %) réalisés lors de la pose du CVP et 13/79 (16 %) lors des ponctions directes (p=0,03).
Conclusion : Une intervention éducative ciblée auprès du personnel des urgences a permis une diminution significative du taux de CVP posés et non utilisés.
Aucun
Gaëlle COLLIN (Paris), Agathe BEAUVAIS, Marie CALVEZ, Yaëlle CAMPBELL, Hyacinthe ESQUINA, Manon FAINELLI, Pierre-Clément THIEBAUD, Florent NOEL
09:55 - 10:05
#50483 - CP012 Impacts du relais IV/PO du paracétamol aux urgences.
CP012 Impacts du relais IV/PO du paracétamol aux urgences.
Introduction: Dans un service d’urgences disposant d’un pharmacien clinicien, les ordonnances de l’UHCD sont analysées quotidiennement du lundi au vendredi et des interventions pharmaceutiques (IP) y sont proposées selon les problèmes identifiés. Depuis 2025, l’une d’elles consiste à recommander un relais de la voie intraveineuse (IV) vers la voie orale (PO) lorsque cela est cliniquement possible, soutenue par un projet commun des pharmaciens de l’hôpital. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution du pourcentage de relais IV/PO depuis la mise en place de cette IP et les objectifs secondaires portaient sur l'évaluation des impacts écologiques, économiques et organisationnels, en prenant le paracétamol comme modèle entre 2024 et 2025.
Matériels et méthodes: Etude rétrospective qui comparent les données de consommation de paracétamol 1g entre 2024 et 2025, selon la forme galénique (IV,PO), extraites du logiciel de stock. Le taux de IV sur le paracétamol total a été calculé sur 2024 et 2025 ainsi que le pourcentage d’IV et de PO en fonction du nombre de passages. Le coût, le temps de préparation (1g IV-3min contre 1g PO/1min selon les données de bibliographies) et l’empreinte carbone (EC) ont également été estimés.
Résultats: Le taux IV sur le paracétamol total a diminué significativement de 39,1% en 2024 à 33% en 2025 (RR=0,80 (IC 95% [0,78-0,82]; p<0,001). En prenant en compte le nombre de passage, la consommation d'IV a baissé significativement pour 100 passages de 19,9 à 15,8 (p<0,001) et pour la PO a augmenté significativement de 30,7 à 31,9 (p<0,001) soit 29% de relais et 71% de diminution de prescription. De 2024 à 2025, l’EC a baissé d’environ 1000kg de CO₂, l’impact économique représente une économie de 2800euros et le gain organisationnel est estimé à 66heures de temps infirmier.
Conclusion: Cette étude centrée sur le paracétamol montre que l’IP a permis un changement de pratique en augmentant le recours au PO et également en réévaluant la prescription de paracétamol. Un objectif de 50% de relais apparaît atteignable, avec un bénéfice attendu sur la démarche écologique. L’impact clinique n’a pas pu être évalué dans cette étude, mais le recours accru à la PO diminue théoriquement le risque de thrombose et d’infection liés aux cathéters. Bien que l’analyse porte sur une seule molécule, le relais IV/PO est déjà pratiqué pour d’autres médicaments (néfopam, pantoprazole, antibiotiques…), suggérant une large transférabilité des bénéfices.
Aucun
Loriane VIAULT (Créteil), Valérie CORBRION-ARCHER, Mehdi KHELLAF
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ATW01
08:45 - 10:15
Atelier Médecins - Echographie
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Expérience requise
Echographie, Médecin
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
La vésicule, mais aussi les voie biliaires, l'intestin (grèle et colon) et l'appendice... Vous êtes aguerri en échographie abdominale aux Urgences, mais vous en voulez encore plus ? Ne manquez pas cet atelier passionnant et interactif pour perfectionner vos compétences en matière de diagnostic et de traitement des douleurs abdominales. En plus des classiques comme la vésicule biliaire et les reins, découvrez comment utiliser l'échographie pour détecter les occlusions et les inflammations là où ça fait mal. Avec notre équipe de passionnés, apprenez des applications complètement disruptives qui vous permettront d'éliminer certains gestes inutiles, tels que la recherche d'un fécalome ou le contrôle de la SNG grâce à l'échographie. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des astuces pour maîtriser chaque coupe et leurs critères de qualité. Ne ratez pas cette opportunité pour devenir un pro de l'échographie clinique dans les douleurs abdominales ! Réservez votre place dès maintenant pour atteindre de nouveaux sommets dans votre pratique clinique !
08:45 - 10:15
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice).
Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes), Florence DUPRIEZ (Médecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen), Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Ramon NOGUÉ BOU (MEDECIN) (Conférencier, Barcelone, Espagne)
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ATW02
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Atelier Médecins - Echographie
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Expérience requise
Echographie, Médecin
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Doppler, mesures, débit, volémie, etc. Appréhender l'hemodynamique d'un
patient critique grâce à l'échographie en 2h, c'est possible ? Venez le constater de vous-même lors de l' atelier encadré par nos experts. ITV sous-Aortique, profil mitral, Doppler tissulaire et surtout...la VEINE CAVE n auront plus de secret pour vous...
08:45 - 10:15
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.).
Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Médecin, Nîmes), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Bidart), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bayonne), Brice LEFEVRE (Médecin) (Conférencier, saint palais), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc)
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CMS23
08:45 - 10:15
Conférence
Démarche qualité dans les structures d'urgence : outils et retours
Qualité - sécurité des soins, Soignant, Transversal - Indifférent
Modérateurs :
Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Médecin, Paris), Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort)
Coordonnateur :
Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, IDE, Paris)
Partager des retours d’expérience et des outils concrets de démarche qualité à toutes les étapes de la chaîne des urgences - de la régulation au terrain préhospitalier, jusqu’aux services d’accueil et leurs partenaires - afin de promouvoir une culture commune de la sécurité et de l’amélioration continue des pratiques.
08:45 - 09:07
Démarche qualité en régulation.
Christophe BIZIÈRE (Infirmier régulateur 144) (Conférencier, IDE, Lausanne, Suisse)
09:07 - 09:29
Démarche qualité en pré hospitalier.
Frederique LAVILLE (Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Garches)
09:29 - 09:51
Démarche qualité aux Urgences.
Déborah FABRE (cadre de santé SAMU 47) (Conférencier, Cadre de santé, AGEN)
09:51 - 10:13
Démarche qualité des partenaires (Ambulances/pompiers).
Nicolas DESVILLES (Chef de groupe) (Conférencier, Sapeur pompier, Paris)
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AMS12 A
08:45 - 10:15
Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication
Organisation
Coordonnateur :
Florent GACHET (Coordonnateur, IDE, Rouen)
Conférenciers :
Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de développer les connaissances et les compétences concernant les principes de communication et d’organisation dans de telles situations.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de Simucata – F Gachet – A Lefevre-Scelles – SOFRASIMS 2023 la Sécurité Civile) pour faire face à l’afflux massif de victimes et doivent organiser l’évacuation des victimes vers les hôpitaux.
Après un briefing, les participants obtiennent un rôle dans la simulation. Ils sont ensuite injectés dans la simulation en fonction de leurs missions au chantier, au PMA (Poste Médical Avancé) ou au poste de commandement. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones pour faire face à cette situation de crise évolutive et aux évènements inattendus. Divers outils sont mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
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Salle 342B |
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AMS-ARM02
08:45 - 10:15
Atelier Médico-Soignants ARM
Evaluation du risque suicidaire aux Urgences
Santé mentale - Psychiatrie
Coordonnateur :
Marine AKKAOUI (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers :
Marine AKKAOUI (Psychiatre) (Conférencier, Médecin, Paris), Gisèle SIMEON (infirmière et Psychologue) (Conférencier, IDE, Psychologue, Paris)
À l’issue de l’atelier, les participants seront capables de :
Identifier les principaux facteurs de risque et de protection du passage à l’acte suicidaire en contexte d’urgence.
Conduire un entretien bref et adapté pour explorer l’intensité de la crise suicidaire.
Utiliser des outils d’évaluation simples et validés (ex. questions clés, échelles courtes adaptées aux urgences).
Définir les mesures de sécurité immédiates et savoir orienter le patient dans le circuit de soins.
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AMS-ARM06
08:45 - 10:15
Atelier Médico-Soignants ARM
Guidance des gestes en régulation
ARM, Régulation
Coordonnateur :
Catherine CAPLETTE (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers :
Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Médecin, Angers), Lucia MESUIL (arm) (Conférencier, ARM, Angers)
Objectif principal :
Guider un témoin afin de lui faire mettre en œuvre les gestes d’urgence nécessaires au regard de la situation identifiée
Objectif secondaire :
Maitriser les gestes d’urgence utilisés en guidance téléphonique
Connaitre leur justification scientifique
Maitriser la communication
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Salle 352A |
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Atelier Médico-Soignants
Atelier Quiz - Piège traumatologie des membres
Traumatologie non vitale
Coordonnateur :
Jean-Jacques BANIHACHEMI (Coordonnateur, Médecin, Grenoble)
Conférenciers :
Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble), Robin CHARLES BODEUX (IDE) (Conférencier, IDE, Grenoble)
Identifier les pièges radiologiques de chaque articulation de membres.
Connaitre les incidences radiologiques nécessaire pour éviter ces pièges
Approfondir la lecture radiologique chez l’adulte et l’enfant
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Salle 353 |
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"Mercredi 03 juin"
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AM05
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Atelier Médecins
Tachycardie à complexes larges : les reconnaître et les prendre en charge
Cardiologie
Coordonnateur :
Frédéric ADNET (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier :
Frédéric ADNET (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
Savoir distinguer une TV d’une TSV avec Bloc de branche.
Reconnaitre une super-Wolf.
Reconnaître une torsade de pointes.
Savoir pendre en charge :
Une TV
Un super-Wolf
Une torsade de pontes
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"Mercredi 03 juin"
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FC02
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Flash communications
Cardiologie 1
Modérateur :
Roger KADJI KALABANG (praticien hospitalier) (Melun)
09:00 - 09:06
#50113 - FC02-01 Corrélation entre la troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu.
FC02-01 Corrélation entre la troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu.
Introduction :
La douleur thoracique représente un motif fréquent d’intervention SMUR en milieu extra hospitalier afin d’éliminer une étiologie coronarienne. Si dans certains cas, comme le SCA ST+, le diagnostic d’infarctus est rapidement posé grâce à l’ECG, il reste nécessaire de doser la troponine chez la majorité des patients.
Toujours dans l’optique de diminuer le délai diagnostic, la troponine ultrasensible préhospitalière a vu le jour.
L’objectif principal de ce travail de thèse était d’étudier la corrélation entre la valeur de troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu.
Méthode :
Ce travail a eu lieu de Mars 2023 à Octobre 2024, au CHU.
La troponine I Ultrasensible a été dosée chez les patients souffrants de douleur thoracique non traumatique en préhospitalier.
Le dosage a été permis par l’utilisation d’un lecteur délocalisé, l’ATELLICA.
Cette valeur a pu être comparée avec le diagnostic principal chez 40 patients.
Résultats :
Les résultats nous ont permis d’objectiver une sensibilité à 0.47 (95% IC, 0.29-0.67), une spécificité à 1.00 (95% IC,0.80-1.00), une valeur prédictive positive à 1.00 (95% IC, 0.72-1.00) et une valeur prédictive négative à 0.58 (95% IC, 0.41-0.75). Un odds ratio ∞ (95% IC, 14.4-∞) a été obtenu et un test exact de Fisher a permis d’obtenir une p-value à 0,000784.
Discussion :
L’étude suggère que la présence d'une troponine positive en préhospitalier est fortement associée à un diagnostic final de SCA. En revanche, une troponine négative ne semble pas être suffisante pour éliminer son diagnostic. Une association statistiquement significative est observée entre le résultat de la troponine préhospitalière et le diagnostic final de SCA (p < 0,001). Le nombre limité de patients recrutés et l’inclusion des SCA ST+ sont les principales limites de cette étude. La baisse de sensibilité et de valeur prédictive négative semblent être en partie imputable au delta de temps entre le début des douleurs et le prélèvement qui ne permet pas toujours à la troponine d’être détectable.
L’étude de la troponine ultrasensible mérite d’être poursuivie notamment au travers d’algorithmes de cyclage débutés en pré hospitalier et en combinaison avec des scores d’évaluation de risque afin d’optimiser les prises en charge.
Aucun
Guillaume BAGARD (Bordeaux)
09:06 - 09:12
#50353 - FC02-02 Prise en charge de la maladie thromboembolique veineuse associée au cancer dans les services d’urgences : une enquête de pratique nationale.
FC02-02 Prise en charge de la maladie thromboembolique veineuse associée au cancer dans les services d’urgences : une enquête de pratique nationale.
Introduction : La maladie thromboembolique veineuse (MTEV) est une complication fréquente du cancer, souvent diagnostiquée aux urgences. L’émergence des anticoagulants oraux directs (AOD) a modifié les stratégies thérapeutiques, mais leur utilisation dans ce contexte est peu évaluée. Parallèlement, les recommandations de prise en charge ambulatoire des embolies pulmonaires (EP) à bas risque incluent désormais les patients atteints de cancer, sélectionnés selon les critères HESTIA. L’objectif de cette étude était de décrire la prise en charge de la MTEV associée cancer solide et plus particulièrement de l’EP à bas risque découverte aux urgences, à la fois en termes de choix thérapeutique et d’orientation des patients.
Méthodes : Une enquête nationale a été menée entre août et décembre 2024 à travers un questionnaire diffusé auprès des médecins séniors et internes exerçant aux urgences. Le questionnaire, validé par un comité d’éthique, comportait un volet sociodémographique, deux vignettes cliniques étudiant les choix thérapeutiques et d’orientation, ainsi que des questions sur les facteurs guidant les choix thérapeutiques et l’existence de filières de soins.
Résultats : Sur les 446 questionnaires remplis, 352 ont été analysés. L’âge moyen des répondants était de 33 ans, incluant 52 % de séniors. Trente-deux pourcents des répondants considérait les AOD comme contre-indiqués dans la MTEV associée au cancer. Le traitement anticoagulant initial était conforme aux recommandations dans 87,5 % à 95,3 % des situations proposées. La localisation tumorale n’était prise en compte que par 33 % des répondants. Les scores pronostiques étaient utilisés par 69 % des urgentistes, majoritairement le sPESI. Les critères HESTIA étaient employés par 18 % des répondants pour décider d’une prise en charge ambulatoire. Seuls 22 % des répondants déclaraient disposer d’un protocole dédié à la prise en charge ambulatoire de l’EP à bas risque.
Conclusion : Cette enquête nationale met en évidence une hétérogénéité des pratiques et une prudence vis-à-vis des AOD dans le traitement de la MTEV associée au cancer. Les HBPM demeurent le traitement le plus prescrit. Le recours à une prise en charge ambulatoire reste rare, et peu de filières de soins dédiées existent.
aucun
Onur OZTURK (Mulhouse), Clément PALPACUER, Laure STIEL
09:12 - 09:18
#50373 - FC02-03 INFLUENCE DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES SUR LA SURVENUE DES DISSECTIONS AORTIQUES AIGUES.
FC02-03 INFLUENCE DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES SUR LA SURVENUE DES DISSECTIONS AORTIQUES AIGUES.
Introduction :
La dissection aortique aiguë (DAA) est une urgence vitale dont les facteurs de risque individuels sont bien établis. Cependant, l’impact des paramètres météorologiques sur son incidence reste insuffisamment documenté, alors que plusieurs études suggèrent un rôle potentiel des variations climatiques sur les événements cardiovasculaires graves.
Objectif :
Évaluer l’influence des conditions météorologiques sur l’incidence de la DAA dans la région de Sousse en Tunisie
Méthodes :
Étude rétrospective descriptive sur 10 ans (2010–2020), incluant tous les cas de DAA ,les données quotidiennes de température, humidité relative, pression atmosphérique et précipitations ont été obtenues auprès de l’Institut National de Météorologie. L’analyse a porté sur les jours J0, J–1 et J–2. Les associations ont été évaluées par modèles linéaires généralisés de type Poisson et par régression logistique binaire.
Résultats :
Au total, 97 cas de DAA ont été recensés (âge moyen 52,4 ± 12,8 ans ; sex-ratio = 2,09). L’incidence la plus élevée a été observée en 2020 (46,6 % ; p < 10⁻³). La survenue des DAA était significativement associée à l’hiver (p = 0,038) et aux mois de janvier–décembre (p = 0,015). Les jours de DAA présentaient des températures plus basses (p = 0,002) ; une baisse de 1 °C augmentait le risque de DAA de 12,2 % (p = 0,022). Une hausse de l’humidité relative à J–1 (+1 %) majorait le risque de 2,6 % (p = 0,02). Les précipitations à J–1 et J–2 étaient également associées à la survenue de DAA (p = 0,007 ; p < 10⁻³). Les clusters étaient prédits par la pluviométrie à J–2 (OR = 4,2 ; p < 10⁻³), la baisse de température à J0 (OR = 0,71 ; p < 10⁻³) et l’augmentation de la pression à J–1 (p = 0,016). Aucun lien significatif n’a été observé avec la mortalité.
Conclusion :
Les variations météorologiques, notamment la baisse de température et l’augmentation de l’humidité ou de la pression, semblent influencer l’incidence de la DAA. Ces résultats pourraient contribuer à une meilleure anticipation des pics d’activité en médecine d’urgence
Aucun
Afraa JLIDI (TATAOUINE, Tunisie)
09:18 - 09:24
#50569 - FC02-04 D-dimères dans l’exclusion des suspicions d'Embolie Pulmonaire chez les insuffisants rénaux pris en charge aux urgences.
FC02-04 D-dimères dans l’exclusion des suspicions d'Embolie Pulmonaire chez les insuffisants rénaux pris en charge aux urgences.
Introduction
L’embolie pulmonaire (EP) est une urgence médicale fréquente et potentiellement mortelle. L’utilisation du seuil usuel de D-dimères chez les insuffisants rénaux entraine de nombreux faux positifs conduisant à une augmentation du nombre du recours à l’angioscanner thoracique chez ces patients.
L’objectif est d’évaluer la valeur des D-dimères dans la suspicion d’EP chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences, et d’explorer la possibilité de trouver un seuil diagnostique spécifique.
Matériel et méthode
Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, monocentrique, réalisée au sein du service des urgences d’un CHU, sur une période allant du 01 juin 2023 au 01 juin 2024. Les patients inclus dans l’étude devaient avoir une insuffisance rénale (DFG < 60mL/min/1.73m2), un dosage de D-dimères et une imagerie thoracique par angioscanner ou scintigraphie de ventilation reperfusion.
Résultats
Au total, 215 patients ont été inclus. L’âge médian des patients inclus était de 80.91 ans avec 54.4 % de femmes. Une insuffisance rénale chronique a été retrouvée chez 27.4% des patients et 81% des patients souffraient d’une insuffisance rénale aiguë. Une EP a été retrouvée chez 15.3% des patients inclus, elle était bilatérale dans 72.7% des cas, proximale dans 64.6% des cas.
La médiane des D-dimères sur la cohorte était de 2156.5ng/mL. La valeur médiane des D-dimères selon la fonction rénale était de 1920ng/mL chez le groupe avec un DFG > 45mL/min/1.73m2, de 2338.50ng/mL pour les patients avec DFG entre 30 et 45mL/min/1.73m2, de 2929.5ng/mL dans le groupe DFG 15-30 mL/min/1.73m2 et de 980.5ng/mL dans le groupe dialysé avec un DFG < 15mL/min/1.73m2, avec un p < 0 .006. La valeur médiane de D-dimères chez les insuffisants rénaux tout grade confondu était de 4305ng/mL lorsqu’une EP était retrouvée et de 1918ng/mL lorsque le diagnostic d’EP était réfuté. Les seuils d’exclusion de l’EP avec une valeur prédictive négative de 95% étaient de 2041 ng/mL dans la cohorte entière.
Conclusion
Nos résultats confirment que les D-dimères conservent une valeur prédictive négative élevée chez les insuffisants rénaux, mais que leur spécificité est fortement réduite. Nous avons identifié un seuil d’exclusion optimal proche de 2000ng/mL avec une variabilité importante selon le degré et l’ancienneté de l’insuffisance rénale, l’âge et la présence ou non de néoplasie. Ces résultats devront être validés par des études prospectives et multicentriques sont indispensables.
aucun
Amandine BRUNET (Clermont-Ferrand), Coline CHIROL, Guillaume MULLER, Lea PERARD, Antoine LETZELTER, Jeannot SCHMIDT, Dorian TEISSANDIER, Farès MOUSTAFA
09:24 - 09:30
#50603 - FC02-05 Profil épidémiologique des urgences cardiovasculaires au centre hospitalier ouest guyanais.
FC02-05 Profil épidémiologique des urgences cardiovasculaires au centre hospitalier ouest guyanais.
RESUME
Introduction: La nature des urgences cardio-vasculaires et leur importance dans les départements d’Outre-Mer restent encore mal connues, en raison de l’organisation trop récente des unités de soins d’urgence en général et cardiologique en particulier, sur ce territoire.
Objectif général: Cette étude a eu pour but de décrire le profil épidémiologique des urgences cardio-vasculaires dans un département français d’Amérique du Sud.
Patients et méthodes: Il s’agit d’une étude monocentrique, prospective et descriptive. Elle a inclus les patients de plus de 18 ans, reçus de façon consécutive au service des urgences du Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais, sur la période du 1er janvier au 30 juin 2018, pour une urgence cardio-vasculaire avérée.
Résultats: 112 patients ont répondu à nos critères d’inclusion, avec une prédominance masculine (sex-ratio=1,24) et un âge moyen de 60,48 ±15,72 ans [33-99]. La tranche d’âge des moins de 55 ans était la plus représentée (39,3%). Les patients provenaient majoritairement du lieu d’étude (70,5%). Les facteurs de risque cardio-vasculaire étaient dominés par l’HTA (74,1%) et l’excès pondéral (58%). La population diabétique (22,3%) avait essentiellement un diabète de type II. Les principales urgences cardiovasculaires étaient le syndrome d’insuffisance cardiaque aigue (38,4%) ; les urgences hypertensives (26,8%) ; l’HTA sévère (25,5%) et les troubles du rythme mal tolérés (22,3%). Parmi les motifs de consultation, le signe fonctionnel cardio-vasculaire le plus fréquent était la dyspnée (43,7%). A l’examen initial, 13,4% des patients avaient une instabilité hémodynamique. L’ECG à l’admission était anormal chez la majorité des patients (88,4%), de même que l’échocardiographie transthoracique (73,2%). Plus de la moitié des patients admis pour syndrome d’insuffisance cardiaque aigue avaient une dysfonction systolique ventriculaire gauche (55,8%) et une cardiopathie sous-jacente connue (51,16%).
Conclusion : Cette étude nous interpelle sur la santé cardio-vasculaire en région d’Outre-Mer en général. Elle souligne l’importance de la coordination des nombreux plans de prévention, et l’intérêt de l’implication des collectivités locales pour la lutte contre les maladies cardio-vasculaires, dans cette population déjà décrite dans la littérature comme vulnérable.
Mots clés : épidémiologie, urgences cardiovasculaires, Centre Hospitalier, Guyane
Aucun
Amgar BEKOUTOU (Saint-Laurent du Maroni), Mireille MALEFOU-BOLONGO, Crepin KEZZA, Boubacar DIARRA
09:30 - 09:36
#50684 - FC02-06 Impact du genre sur la présentation clinique et le pronostic de la fibrillation atriale vue aux urgences.
FC02-06 Impact du genre sur la présentation clinique et le pronostic de la fibrillation atriale vue aux urgences.
Introduction : La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus fréquemment rencontrée aux urgences. L’impact du genre sur le pronostic des patients admis pour une FA aux urgences est peu étudié.
Objectif : Etudier s’il existe des différences entre les deux genres dans la présentation clinique et le pronostic de la FA vue aux urgences.
Méthode : Etude observationnelle prospective menée sur une période de de 9 ans (janvier 2011 à décembre 2020). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans avec signes cliniques en faveur d’une FA. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, calcul du risque ischémique (CHA2DS2VA) et du risque hémorragique (HASBLED). Le pronostic est jugé sur la mortalité à J90. Nous avons subdivisé la population en deux groupes selon le genre : groupe Homme (H) et Femme (F), et nous avons étudié les profils épidémiologique et clinique des deux groupes.
Résultat : Inclusion de 485 patients avec un Sex-ratio=0,63 et un âge moyen 64+/- 14 ans.
Concernant les caractéristiques cliniques, et le pronostic en termes de mortalité à J90, les données étaient comparables pour les deux genres. L’étude comparative des deux groupes est illustrée dans le tableau ci-dessous.
Conclusion : La plupart des patients admis pour une FA sont de genre féminin, avec comme facteurs de risque cardio-vasculaire le plus fréquent l’HTA. Le contrôle de la fréquence est la stratégie thérapeutique la plus adoptée.
Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Hanene GHAZALI, Mokhtar MAHJOUBI, Raja FADHEL, Rihab DAOUED, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI
09:36 - 09:42
#50851 - FC02-07 Arythmies et troubles de conduction chez les sujets âgés aux urgences : Implications pronostiques.
FC02-07 Arythmies et troubles de conduction chez les sujets âgés aux urgences : Implications pronostiques.
Introduction : :
Les troubles du rythme et de la conduction constituent des urgences potentiellement fatales, particulièrement chez les sujets âgés. Leur prise en charge rapide repose sur une évaluation initiale rigoureuse incluant l’identification de facteurs de risque de mortalité. Notre objectif était de déterminer les facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière chez les patients âgés de 65 ans et plus, admis aux urgences pour arythmies et/ou troubles de la conduction.
Méthodes :
Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de deux ans. Ont été inclus tous les patients âgés de 65 ans et plus, pris en charge aux urgences pour un trouble du rythme ou de conduction. Les données cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies. Une analyse univariée puis multivariée ont été effectuées pour identifier les facteurs associés à la mortalité intrahospitalière.
Résultats :
Nous avons inclus 102 patients d’âge moyen de 76 ±7 ans et de sex-ratio de 0,75. Les principales comorbidités étaient : hypertension artérielle (78,4%), troubles du rythme (48%), coronaropathies (37,3%), insuffisance cardiaque (16,7%) et valvulopathies (15,7%). Les motifs de consultation les plus fréquents étaient : dyspnée (37,2%), asthénie (24,4%), douleur thoracique (16,5%), palpitations (15,2%), et troubles de la conscience (7,3%). La fibrillation auriculaire a été objectivée dans 67%% des cas. Les troubles conductifs les plus fréquemment objectivés étaient les blocs auriculoventriculaires (12,7%) et les blocs sinoauriculaires (6%). Une insuffisance cardiaque congestive a été notée chez 21% des patients. La mortalité intrahospitalière était de 10%. En analyse univariée, les facteurs associés à la mortalité étaient : l’âge ≥ 85 ans (OR=4,09; p< 0,02), un antécédent d’AVC ischémique (OR=2,73; p<0,001), un score de Glasgow<15 (OR=5,1; p<0,01), et la présence d’un bloc auriculo-ventriculaire de 3ème degré (OR=2,2; p<0,006). En analyse multivariée, deux facteurs indépendants ont été associés à la mortalité : l’âge ≥85 ans (OR ajusté=7,1 ; p=0,008) et l’antécédent d’AVC ischémique (ORajusté=2,5 ;p=0,001).
Conclusion :
Les troubles du rythme et de la conduction chez les sujets âgés représentent un véritable défi diagnostique et thérapeutique. L’identification précoce des patients à haut risque de décès, notamment ceux très âgés ou avec antécédents neurologiques, permettrait d’optimiser le triage et la prise en charge initiale aux urgences.
aucun
Waad SAIDI (Tunis, Tunisie), Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI, Yesmine WALHA, Ines ALOUI, Ghada BEN AHMED, Imene BENNOUR, Nour Elhouda NOUIRA
09:42 - 09:48
#50921 - FC02-08 Amélioration rapide de la fonction respiratoire après optimisation intensive du traitement oral chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque.
FC02-08 Amélioration rapide de la fonction respiratoire après optimisation intensive du traitement oral chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque.
Introduction : Les patients souffrant d'insuffisance cardiaque (IC) qui s'aggravent sont admis dans des conditions d'urgence avec pour principale plainte une aggravation soudaine de la dyspnée associée à des signes de détresse respiratoire, notamment une faible saturation en oxygène et une fréquence respiratoire élevée. Nous avons conçu l'étude pour évaluer le taux de détresse respiratoire persistante dans les 3 mois suivant la sortie d'un épisode d'HF aggravée chez les patients atteints d'HFpEF et voir si l'inhibition neuro-endocrine cardiovasculaire associée à des visites multiples, peut influencer la détresse respiratoire persistante.
Patients et méthodes : La présente étude est une étude prospective, observationnelle et multicentrique portant sur des patients souffrant d'insuffisance cardiaque aiguë (HFpEF) en phase d'aggravation, admis pour une dyspnée aiguë et suivis six mois après leur sortie de l'hôpital. L'étude a été approuvée par les comités d'éthique locaux. Des informations écrites ont été données et le consentement a été obtenu avant l'inclusion. Le critère d'évaluation principal était l'incidence de la détresse respiratoire persistante après la sortie de l'hôpital pour aggravation de l'insuffisance cardiaque et les facteurs associés à la normalisation des paramètres respiratoires au jour 90. Le critère d'évaluation secondaire était la ré-hospitalisation et/ou le décès 3 et 6 mois après la sortie de l'hôpital.
Resultats :
Entre février 2019 et décembre 2021, 231 patients ont été inclus dans l'étude. Le tableau 1 résume les caractéristiques cliniques de la cohorte SIDI. Brièvement, la cohorte était composée à parts égales de femmes (53%), avec un âge médian de 70 [64-77] ans. L'analyse univariée a montré que les patients ayant rétabli les paramètres respiratoires au 90e jour avaient une fréquence cardiaque plus basse p<0. 001) mais un NT-proBNP (p:0.8) et un poids corporel ( p=0,8) similaires à ceux qui présentaient une détresse respiratoire prolongée, le tout au jour 90. Le taux de mortalité était cependant systématiquement plus faible dans le groupe FU intensif que dans le groupe FU habituel, tant à 90 jours (p = 0,043) qu'à 180 jours ( p = 0,038).
Conclusion
nous avons observé qu'une détresse respiratoire persistante était fréquente plusieurs mois après la sortie de l'hôpital et qu'une optimisation rapide du GDMT pour l'insuffisance cardiaque et un suivi étroit étaient associés à une amélioration rapide et durable des paramètres respiratoires.
Aucun
Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie), Khawla HLIMI, Arij BAKIR, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
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"Mercredi 03 juin"
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09:00 - 10:00
Flash communications
Arrêt cardiaque
Modérateur :
François VAN HEEMS (medecin) (Lille)
09:00 - 09:06
#50164 - FC01-01 Arrêt cardiorespiratoire préhospitalier : impact des durées de no-flow et low-flow sur la survie.
FC01-01 Arrêt cardiorespiratoire préhospitalier : impact des durées de no-flow et low-flow sur la survie.
Introduction : L’arrêt cardio-respiratoire (ACR) en préhospitalier reste associé à une mortalité extrêmement élevée. La réussite de la réanimation dépend de la rapidité de la chaîne de survie, incluant la reconnaissance précoce, le massage cardiaque immédiat et la prise en charge avancée.
Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, les durées de no-flow et low-flow, et les facteurs associés à la survie post-ACR en préhospitalier.
Méthodes : Étude rétrospective de 61 patients présentant un ACR pris en charge par le SAMU 04 entre janvier et juin 2025. Les données recueillies incluaient âge, sexe, GCS, TAS, SpO₂, rythme initial, durée de no-flow/low-flow, intubation, adrénaline, et étiologie. Analyses bivariées pour identifier les variables associées au décès.
Résultats : L’âge moyen était de 61,9 ± 17,3 ans, 63,9 % étaient des hommes. La survie post-ACR était de 8 % (5/61). La durée médiane de no-flow était de 30 min [10–120], low-flow de 15 min [0–25]. Trois patients seulement ont bénéficié d’un massage cardiaque avant l’arrivée du SMUR. L’asystolie était le rythme initial chez la majorité des décès (49/61). Les facteurs cliniques associés au décès incluaient tabagisme, diabète, néoplasie, convulsions, somnolence et mydriase bilatérale (p < 0,05). Les durées prolongées de no-flow et low-flow étaient fortement corrélées à la mortalité (p < 0,001). L’intubation et l’administration d’adrénaline reflétaient la gravité mais n’étaient pas associées à une meilleure survie.
Conclusion : La survie post-ACR en préhospitalier est extrêmement faible lorsque le no-flow est prolongé. Ces résultats soulignent l’importance d’une reconnaissance rapide, d’un massage cardiaque immédiat et d’une réanimation précoce pour améliorer l’efficacité de la chaîne de survie.
"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Roua ELMAHJOUB, Ali BEN MAHMOUD, Mariem MALLEK, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Adel CHAARI
09:06 - 09:12
#50503 - FC01-02 Arrêt cardiorespiratoire traumatique : déterminants des délais préhospitaliers et de la survie à J30 à partir d’une cohorte nationale.
FC01-02 Arrêt cardiorespiratoire traumatique : déterminants des délais préhospitaliers et de la survie à J30 à partir d’une cohorte nationale.
Introduction
L’arrêt cardiorespiratoire (ACR) traumatique est associé à une mortalité très élevée. Les déterminants des délais préhospitaliers et de la survie restent imparfaitement caractérisés, notamment concernant les facteurs socio-territoriaux. L’objectif était d’identifier les déterminants des délais d’arrivée du SMUR et de la survie à J30 après ACR traumatique.
Méthodes
Étude observationnelle rétrospective à partir d’une base nationale incluant 24 369 ACR traumatiques pris en charge en préhospitalier. Les déterminants du délai d’arrivée du SMUR ont été étudiés par régression linéaire multivariée après transformation logarithmique du délai. Des modèles avec interaction géographie × précarité puis des modèles mixtes intégrant des effets aléatoires territoriaux ont été évalués. Les déterminants de la survie à J30 ont été analysés par régression logistique multivariée avec sélection par LASSO, puis par modèles post-LASSO classique et pénalisé de Firth.
Résultats
Au total, 24 369 ACR traumatiques ont été inclus, concernant majoritairement des hommes (71 %), d’âge médian 57 ans [40–75]. Le délai médian d’arrivée du SMUR était de 15 minutes [10–22] et la survie à J30 était de 2,1 %. Dans la régression linéaire multivariée sans interaction, le quintile de précarité le plus défavorisé était associé à un allongement du délai d’arrivée du SMUR (β = 0,14 ; p = 0,021). L’augmentation du délai d’intervention des sapeurs-pompiers (β = 0,01 ; p = 0,036) et du low-flow (β = 0,01 ; p = 0,002) était également associée à un allongement du délai SMUR. La délivrance d’un choc par un témoin était associée à un délai plus court (β = −0,22 ; p = 0,009) d’arrivée SMUR. L’interaction géographie × précarité n’était pas significative, tandis que les modèles mixtes mettaient en évidence une hétérogénéité territoriale persistante. Concernant la survie à J30, les déterminants indépendants étaient l’âge, la durée du low-flow et le rythme initial. Une activité spontanée (OR≈44) et un rythme FV/TV sans pouls (OR≈18) étaient fortement associés à la survie, tandis que l’augmentation du low-flow diminuait la probabilité de survie (OR≈0,94/min).
Conclusion
La survie après ACR traumatique demeure exceptionnelle et dépend principalement de facteurs physiopathologiques précoces. Les modèles mixtes soulignent des disparités territoriales persistantes dans les délais d’arrivée du SMUR, suggérant un enjeu organisationnel majeur.
Aucun.
Caroline MINKA (Argenteuil), Sami SOUIHI, Sally Oceane MINKA, Xavier EYER, Kadija Fortuna MINKA, Anthony CHAUVIN, Matthieu HEIDET, Fadi Hillary MINKA
09:12 - 09:18
#50549 - FC01-03 Géographie, précarité et accès aux DAE après arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique de l’adulte.
FC01-03 Géographie, précarité et accès aux DAE après arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique de l’adulte.
Introduction
Les délais de prise en charge et l’accès aux défibrillateurs automatisés externes (DAE) conditionnent le pronostic des arrêts cardiaques extrahospitaliers (ACEH), avec d’importantes disparités territoriales. Nous avons évalué l’effet combiné de la géographie et de la précarité sociale sur les délais d’arrivée du SMUR et la survie à J30, et exploré l’impact potentiel de stratégies innovantes d’implantation des DAE par drones.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude observationnelle nationale incluant 120 604 ACEH non traumatiques de l’adulte. Les déterminants des délais d’arrivée du SMUR ont été analysés à l’aide d’un modèle linéaire mixte sur le logarithme du délai, avec les IRIS imbriqués dans le département et une interaction géographie (rural/urbain) × précarité sociale (EDI). Les résultats sont exprimés en ratios de délai, interprétables en pourcentages de variation du temps d’arrivée. La survie à J30 a été étudiée par un modèle de survie paramétrique log-logistique exprimé en Time Ratios (TR). Une cartographie nationale a combiné l’incidence des ACEH et les délais SMUR. L’accessibilité aux DAE a été évaluée à l’échelle des IRIS et comparée à un scénario de couverture par drones.
Résultats
L’âge médian était de 71 ans [59–82] et 65 % des patients étaient des hommes. Après ajustement, les délais d’arrivée du SMUR étaient plus courts en zone urbaine (–21 %, ratio = 0,79 [0,77–0,81]) qu’en zone rurale. En milieu rural, la précarité était associée à une augmentation progressive des délais, atteignant +22 % dans les zones les plus défavorisées (ratio = 1,22 [1,18–1,26]). En zone urbaine, cet effet était atténué, avec des délais 21 à 26 % plus courts selon le niveau de précarité (interaction significative). Des délais SMUR plus longs étaient associés à une diminution significative de la survie à J30 (TR > 1). Plus de 30 % des IRIS étaient situés à plus de 1 km d’un DAE. L’implantation de DAE par drones (rayon 5 km) permettrait une couverture nationale équivalente avec environ trois fois moins de dispositifs qu’un maillage fixe tous les 500 m.
Conclusion
Les délais d’arrivée du SMUR et la survie après ACEH présentent de fortes inégalités socio-territoriales, particulièrement en milieu rural défavorisé. Le ciblage de territoires prioritaires et le recours à des stratégies innovantes, telles que la défibrillation par drones, pourraient améliorer l’équité d’accès aux soins et le pronostic des patients.
Aucun
Fadi Hillary MINKA (PARIS), Sami SOUIHI, Sally Oceane MINKA, Valentine CANON, Hugues PECOUT, Herve HUBERT, Yacine AMIRAT, Matthieu HEIDET
09:18 - 09:24
#50566 - FC01-04 Reprise d’une activité cardiaque spontanée (RACS) après massage cardiaque externe seul. Etude MACSOLO.
FC01-04 Reprise d’une activité cardiaque spontanée (RACS) après massage cardiaque externe seul. Etude MACSOLO.
Introduction
Le retour à une circulation spontanée (RACS) après massage cardiaque externe (MCE) seul est exceptionnel et peu étudié.
Objectif
Comparer cette population d'arrêts cardiaques (AC) population aux autres.
Méthode
Données locales (4 SMUR) du registre national RéAC.
Inclusion : tout AC extrahospitalier avec MCE, du 01/03/2012 au 07/12/2025.
Paramètres : sexe, âge, cause d’AC (critères RéAC), classement selon RACS (ou non) après MCE, choc électrique externe (CEE), réanimation médicale (SMUR) et survie à J30 / avec bon pronostic neurologique (CPC 1-2).
Analyse : ANOVA ou Kruskal–Wallis et Chi2.
Résultats
9.738 patients inclus, dont : 113 (1%) RACS après MCE seul ; 113 (1%) RACS après choc électrique externe (CEE) ; 1.934 (19%) RACS après réanimation SMUR et 7.578 (78%) sans RACS.
Le groupe RACS après MCE seul comptait significativement plus de femmes (45%) et plus d’AC de cause anoxique (19 (17%) asphyxies, 7 (6%) intoxications, 5 (4%) noyades). La survie à J30 et J30 CPC 1-2 était significativement différente, respectivement 42% et 34%. Détails dans la figure.
Conclusion
Les RACS après MCE seul étaient aussi fréquents que ceux après CEE. Ils se caractérisaient par une surreprésentation féminine et des étiologies hypoxiques. Ils étaient le second groupe avec le meilleur pronostic (après les CEE). Une comparaison entre MCE seul et prise en charge conventionnelle dans les AC d’origine hypoxique doit être spécifiquement envisagée.
Aucun
Jean-Marc AGOSTINUCCI (Bobigny), Maël BLANDIN, Alexis MAROUK, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Pierre NADIRAS, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:24 - 09:30
#50594 - FC01-05 Recours au CAthécolamines après une Reprise de l’Activité CArdiaque Spontanée. Etude CARACAS.
FC01-05 Recours au CAthécolamines après une Reprise de l’Activité CArdiaque Spontanée. Etude CARACAS.
Introduction
La prise en charge du choc post reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS) a été peu étudiée.
Objectif
Nous avons voulu tester l’hypothèse d’une corrélation entre la dose d’adrénaline administrée (pré-RACS) et le recours à une amine intraveineuse (post-RACS).
Méthodes
Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC de 2013 à 2025.
Inclusion : tous les arrêts cardiaques ayant reçu de l’adrénaline en pré-RACS.
Exclusion : absence de RACS.
Paramètres : âge, sexe, dose d’adrénaline (pré-RACS), recours à une amine intraveineuse (post-RACS) en préhospitalier.
Résultats
1.678 patients inclus (sur 11.303 dans le registre, 14%), 1.124 (67%) hommes et 553 (33%) femmes, d’âge moyen 61±17 ans dont 366 (22%) ont reçu une amine post-RACS : 240 (66%) de l’adrénaline, 56 (15%) de la noradrénaline et 23 (6%) les deux.
Il n’y avait pas de corrélation statistiquement significative entre la dose d’adrénaline pré-RACS reçue et l’administration d’une amine en post-RACS (Figure).
Conclusion
L’administration post-RACS d’une amine n’était pas liée à la dose d’adrénaline reçue en pré-RACS.
Aucun
Charlotte ORSINI (Bobigny), Maël BLANDIN, Priscilia HSING, Alexis MAROUK, François-Pierre AUFFREDOU, Judith GORLICKI, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:30 - 09:36
#50622 - FC01-06 Évaluation de la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitaliers par ECPR au CHU de Besançon depuis la révision de l’algorithme décisionnel en 2021.
FC01-06 Évaluation de la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitaliers par ECPR au CHU de Besançon depuis la révision de l’algorithme décisionnel en 2021.
Introduction : L’arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACR-EH) reste de pronostic sombre malgré l’amélioration de la chaîne de survie. L’Extracorporeal Cardiopulmonary Resuscitation (ECPR) peut être envisagée chez des patients sélectionnés lorsque la réanimation conventionnelle échoue. Au CHU de Besançon, un algorithme décisionnel dédié à l’ECPR a été révisé en 2021. L’objectif principal de cette étude est d’analyser les causes de non-réalisation de l’ECPR chez les patients considérés comme éligibles à l’appel. Les objectifs secondaires sont d’évaluer le pronostic des patients ayant bénéficié d’une ECPR.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique menée entre février 2021 et février 2025. Ont été inclus les patients victimes d’un ACR-EH non traumatique, âgés de 65 ans ou moins, régulés par le CRRA15. Les données ont été recueillies à partir des logiciels CENTAURE, du registre RÉAC et du dossier hospitalier. Le critère de jugement principal était l’identification des causes de non-indication de l’ECPR après discussion préhospitalière. Le critère secondaire était la survie avec un score CPC 1–2.
Résultats : Parmi les 749 patients inclus, 367 ne présentaient pas de reprise d’une activité cardio-circulatoire spontanée soutenue (RACS). Une discussion ECPR en préhospitalier a été retrouvée chez 103 patients (28 %). Au total, 22 patients (6 %) ont bénéficié d’une ECPR, soit 5,5 procédures par an. Les principales causes de non-réalisation de l’ECPR étaient un low-flow prévisible hors protocole (43,8 %), un no-flow supérieur à 5 minutes (38,4 %), des comorbidités contre-indiquant la procédure (10,9 %). Huit patients initialement acceptés ont finalement été recusés au bloc. Parmi les patients ayant bénéficié d’une ECPR, 4 (18 %) étaient vivants à la sortie de réanimation, dont 2 (9 %) avec un pronostic neurologique favorable (CPC 1–2). Tous les patients ayant bénéficié d’une ECPR hors protocole sont décédés.
Conclusion : L’application du protocole ECPR révisé en 2021 conduit à une sélection stricte avec un recours limité à cette technique. La contrainte temporelle, en particulier le low-flow, constitue la principale cause de non-indication. La survie avec bon pronostic neurologique reste faible mais comparable aux données des registres nationaux. L’optimisation de la filière préhospitalière et la clarification de certains critères pourraient permettre une meilleure sélection des patients et éviter des procédures futiles.
aucun
Pirouelle THIBAULT (BESANCON), Thibault VIEILLE, Abdo KHOURY
09:36 - 09:42
#50793 - FC01-07 Epidémiologie des traumatismes thoraciques secondaires au massage cardiaque externe : une étude de cohorte retrospective multicentrique.
FC01-07 Epidémiologie des traumatismes thoraciques secondaires au massage cardiaque externe : une étude de cohorte retrospective multicentrique.
Introduction : L’ACR présente actuellement une survie de 6-8%, indépendamment du pronostic neurologique des patients. Les traumatismes thoraciques sont des lésions de survenue fréquente au cours du MCE. Aucune recommandation spécifique concernant la prise en charge de ces lésions n’a été éditée notamment sur le plan de l’analgésie. Le pronostic des patients lésés thoraciques n’a pas été évalué dans la littérature actuelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer le pronostic des patients présentant des lésions thoraciques associées au MCE dans le cadre d’un ACR et de faire un état des lieux de leur prise en charge antalgique.
Méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, multicentrique, rétrospective chez les patients inclus dans l’étude princeps AfterROSC, ayant eu une TDM thoracique au cours de leur prise en charge. Nous avons recueilli les résultats des TDM, ainsi que les prescriptions d’antalgiques. Nous avons ensuite comparé le pronostic, ainsi que les prises en charge analgésique entre les patients présentant au moins une fracture costale et les patients sans fracture.
Résultats : 233 patients ont été inclus dans l’étude, leurs caractéristiques initiales étaient similaires à la population d’AfterROSC, hormis concernant l’âge (59 vs 61 ans respectivement). Nous recensions 116 patients avec au moins une fracture de côte, 54 avec une fracture sternale. Nous ne retrouvions pas de différence significative entre les deux groupes concernant le pronostic à 90 jours. La prise en charge antalgique entre les deux groupes ne différait pas, hormis concernant le NEFOPAM, qui était plus utilisé dans le groupe avec fracture costale.
Discussion : La formation à la RCP du grand public en cours actuellement en France permet une amélioration de la qualité du MCE, avec une survenue moindre de lésions thoraciques. La survenue de ces lésions ne semble pas altérer le pronostic à long terme des patients. Cependant, la prise en charge antalgique de ces lésions ne bénéficie pas de recommandations claires, alors qu’il s’agit d’une population présentant de nombreuses contraintes entravant la mise en place des antalgiques usuels.
Aucun
Ivan HEMERY (Saint Nazaire)
09:42 - 09:48
#50794 - FC01-08 Dispositif d'assistance à la ventilation manuelle lors de la réanimation des arrêts cardiaques extrahospitaliers par les sapeurs-pompiers : étude en vie réelle.
FC01-08 Dispositif d'assistance à la ventilation manuelle lors de la réanimation des arrêts cardiaques extrahospitaliers par les sapeurs-pompiers : étude en vie réelle.
Introduction : Dans la prise en charge de l'arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), une ventilation efficace est cruciale mais difficile. Les dispositifs d’aide à la ventilation (VFD) améliorent la ventilation sur mannequin, toutefois les données cliniques manquent. Notre objectif était de décrire l’utilisation en vie réelle du VFD EOlife® par les sapeurs-pompiers du Doubs et de comparer les taux de survie et le statut neurologique des ACEH traités en 2024 selon l’utilisation ou non du VFD.
Méthode : étude rétrospective en vie réelle sur les ACEH réanimés conjointement par les pompiers du Doubs et le SMUR de Besançon en 2022 (période contrôle sans VFD) et 2024 (avec VFD). Depuis 2023, tous les véhicules étaient équipés du VFD, dont l’utilisation était prévue par protocole pour tous les ACEH. Les interventions suivaient les pratiques courantes.
Résultats : en 2022, 190 ACEH et en 2024, 166 ACEH ont été inclus, dont 48 (28,9%) ventilés avec VFD. Les caractéristiques des patients et de la prise en charge étaient comparables entre 2022 et 2024, ainsi qu’en 2024 entre les groupes avec et sans VFD.
La survie à 30 jours avec bon statut neurologique (CPC=1) était significativement plus élevée avec VFD (5 (10,4%) vs 4 (3,4%), p=0,046). Une tendance favorable non significative concernait la circulation spontanée.
Conclusion : l’utilisation du VFD était associée à une survie avec CPC=1 triplée. Les limites incluent la nature observationnelle et non randomisée de l’étude, compromis nécessaire pour avoir des données en vie réelle, la faible puissance et d’éventuels biais liés à la pratique des pompiers. La qualité de la ventilation était inconnue, les paramètres ventilatoires n’ayant pu être enregistrés.
Ces résultats concordent avec la physiologie, les données sur mannequins et la littérature récente sur les bénéfices d’une ventilation efficace. Certains VFD enregistrent les paramètres ventilatoires, ouvrant des perspectives d’optimisation. Ces résultats encouragent la diffusion des VFD.
le Pr Abdo Khoury est conseiller médical pour Archeon Medical et titulaire d’un brevet pour un dispositif de rétroaction ventilatoire commercialisé par Archeon Medical (Eolife).
Marie DA CUNHA (BESANCON), Jean-Baptiste PRETALLI, Laure-Estelle PILLER, Justin OUTREY, Christophe LAMBERT, Tania MARX, Abdo KHOURY
09:48 - 09:54
#50906 - FC01-09 Création d'une formation complémentaire à la régulation de l'arrêt cardiaque et d'un questionnaire d'évaluation à destination des assistants de régulation médicale.
FC01-09 Création d'une formation complémentaire à la régulation de l'arrêt cardiaque et d'un questionnaire d'évaluation à destination des assistants de régulation médicale.
INTRODUCTION :
L’arrêt cardiaque (AC) extrahospitalier demeure un enjeu majeur de santé publique. La reconnaissance précoce par les assistants de régulation médicale (ARM) est déterminante pour faire initier rapidement une réanimation cardiopulmonaire par le témoin. Les recommandations internationales préconisent une reconnaissance en moins de 60 secondes. En France, la formation des ARM, récente et hétérogène, apparaît perfectible, notamment concernant la régulation de l’AC.
MATÉRIEL ET MÉTHODES :
Nous avons développé une formation complémentaire spécifiquement dédiée à la régulation de l’AC, fondée sur une revue de littérature, l’analyse des recommandations internationales et l’étude de bandes de régulation authentiques. Elle associe enseignements théoriques et mises en situation centrées sur la reconnaissance des situations complexes, l’application des protocoles et les compétences communicationnelles spécifiques à cette régulation.
Parallèlement, un questionnaire standardisé évaluant connaissances, pratiques et ressentis des ARM a été élaboré permettant de dresser un état des lieux initial et de constituer un outil de comparaison pré- et post-formation dans le cadre de l’étude multicentrique randomisée Com-ARM.
RÉSULTATS :
La formation associe un volet distanciel et un volet présentiel, chacun structuré en trois modules répondant à des objectifs pédagogiques ciblés. Elle s’appuie sur une banque de 21 bandes de régulation pédagogiques recréées avec des acteurs, issues de l’écoute et de la sélection de 186 bandes authentiques provenant de cinq centres SAMU distincts.
Le questionnaire comporte 95 questions et deux scénarios interactifs. Diffusé entre juin et octobre 2025 auprès d’étudiants ARM, il a recueilli 50 réponses. Lors des scénarios, les durées moyennes de reconnaissance de l’AC étaient de 99 et 98 secondes, moins de la moitié des répondants respectaient les délais recommandés par l’AHA, suggérant des difficultés persistantes dans la mise en application des recommandations.
CONCLUSION :
Ce travail propose des outils pédagogiques originaux spécifiquement conçus pour les ARM. Il constitue une étape préliminaire à l’étude Com-ARM, visant à évaluer l’impact d’une formation complémentaire sur les pratiques de régulation et, à terme, sur le pronostic des arrêts cardiaques extrahospitaliers.
Aucun
Lena MILLET (Chambéry), Marylou FABRY
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| 09:15 |
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CE01
09:15 - 10:15
Conférence Exceptionnelle
Insérer l'imprévu dans le programmé
Exercice professionnel, Management, Organisation , Qualité - sécurité des soins
Modérateurs :
Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Médecin, Angers), Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Médecin, Paris)
Coordonnateur :
Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
Comment faire en sorte qu'un battement d'aile de papillon ne provoque pas une tornade ? Dans cette conférence exceptionnelle, le directeur des aéroports de Paris nous expliqueras les stratégies d'organisation pour faire face aux imprévus dans le transport aérien. A la clé, des messages pragmatiques pour aider nos hôpitaux et nos structures d'urgences à mieux plannifier l'imprévu, et faire en sorte que tout le monde arrive à bon port dans les délais.
09:15 - 10:15
Insérer l'imprévu dans le programmé.
Régis LACOTE (Conférencier, PDG Aéroport De Paris, Paris)
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Amphi Bleu |
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SI08
09:15 - 10:15
Session Interactive
Soulagez moi !
Douleur - Analgésie, Services d'Urgences, Thérapeutique
Modérateur :
Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur :
Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Un expert de la douleur vous challengera sur la prise en charge de la douleur à travers plusieurs courts cas cliniques (allant du traumatisé en choc hémorragique au patient cancéreux en passant par le lombalgique chronique, la douleur neuropathique, le migraineux et bien d’autres) et reprendra pour chaque cas les bases physiopathologiques et les preuves scientifiques existantes pour appuyer son propos.
09:15 - 10:15
Soulagez moi !
Marc BLANCHER (Medecin Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
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Salle 242B |
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CM07
09:15 - 10:15
Conférence
Comment améliorer l’efficacité de mon service d’urgence
Aide soignant, ARM, Communication, Management, Médecin, Organisation , Régulation, Services d'Urgences, SMUR, Soignant
Modérateurs :
Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Présidente SFMU, Toulouse), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Médecin, Paris)
Coordonnateur :
Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Vous voulez booster votre service d'urgence avec les tips de ceux qui ont réussi ? Venez écouter nos experts et repartez avce plein d'idées pour améliorer votre service !
09:15 - 09:35
Points de situation pluri-quotidiens: quel est l’intérêt pour les équipes et les patients ?
Thomas SCHMUTZ (médecin chef) (Conférencier, Médecin, Morges (suisse), Suisse)
09:35 - 09:55
Relations entre soignants de la même équipe.
Caroline OBERLIN (Consultante) (Conférencier, Formatrice, Strasbourg)
09:55 - 10:15
Recruter et fidéliser.
Thomas MESNIER (Chef de Pôle) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
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Salle 351 |
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SI11
09:15 - 10:15
Session Interactive
Le polytraumatisme : les 10 Premières Minutes Qui Changent Tout
Adulte, Etat de choc, SMUR, Thérapeutique, Traumatologie vitale
Modérateur :
Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur :
Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Les premieres minutes d'un polytraumatisé sont un temps critique, il ne s'agit pas de tout faire mais de faire juste, vite et dans le bon ordre. Cette session vise à structurer votre action face aux menaces vitales.
09:15 - 10:15
Le polytraumatisme: les 10 Premières Minutes Qui Changent Tout.
Simon-Pierre CORCOSTEGUI (Médecin militaire) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
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Salle 352B |
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CM22
09:15 - 10:15
Conférence
Acido-révisons-les-basiques
Adulte, Endocrinologie - Métabolisme, Les fondamentaux, Services d'Urgences
Modérateurs :
Julie DUMOUCHEL (MD) (Médecin, Tours), Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Médecin, Nice)
Coordonnateur :
Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
De la physiologie, à la clinique, les indications et la réalisation de gazométrie artérielle et veineuses vous sembleront ENFIN simples après cette heure passée auprès d'experts... ayant à coeur de vous transmettre ces messages simples et applicables en pratique.
09:15 - 09:30
Acidocétose diabétique.
Marie LENOIR (Conférencier, Médecin, Narbonne)
09:30 - 09:45
Conduite à tenir devant une acidose inexpliquée.
Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
09:45 - 10:00
Ce patient a-t-il besoin d'une gazométrie artérielle?
Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
10:00 - 10:15
Gazométrie délocalisée: comment bien faire?
Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris)
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Salle Maillot |
| 10:00 |
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FC03
10:00 - 11:00
Flash communications
Cardiologie 2
Modérateur :
Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand)
10:00 - 10:06
#50184 - FC03-01 Délais de prise en charge, profil et pronostic des patients admis aux urgences avec un STEMI : étude de cohorte aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand de 2016 à 2023 à partir du registre France-PCI.
FC03-01 Délais de prise en charge, profil et pronostic des patients admis aux urgences avec un STEMI : étude de cohorte aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand de 2016 à 2023 à partir du registre France-PCI.
CONTEXTE
Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France. En 2023, l’European Society of Cardiology (ESC) a actualisé ses recommandations pour la prise en charge des STEMI (ST elevation myocardial infarction). Dans les centres disposant d’un plateau de cardiologie interventionnelle, le délai recommandé pour la revascularisation est de 60 minutes à partir du diagnostic.
OBJECTIF
L’objectif principal de cette étude était d’estimer la proportion de patients présentant un STEMI diagnostiqué aux urgences et bénéficiant d’une revascularisation coronarienne dans le délai recommandé (≤ 60 minutes). Les objectifs secondaires étaient d’identifier les caractéristiques associées à un délai supérieur à 60 minutes et d’évaluer l’impact d’une revascularisation au-delà de 60 minutes sur le pronostic à un an.
MÉTHODE
Nous avons réalisé une étude de cohorte monocentrique à partir du registre France-PCI. Tous les patients ayant bénéficié d’une angioplastie coronarienne percutanée pour un STEMI diagnostiqué aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand entre 2016 et 2023 ont été inclus. Les patients pris en charge en préhospitalier par un SMUR n’ont pas été inclus. Un suivi prospectif sur un an était réalisé. Le délai de revascularisation était défini comme le temps écoulé entre l’ECG qualifiant et le passage du guide en salle de coronarographie.
RÉSULTATS
Parmi les 175 patients inclus, 61,7 % ont été revascularisés dans les 60 minutes, et 83,9 % en moins de 90 minutes. Aucune différence significative n’a été observée entre les patients revascularisés dans les 60 minutes et ceux traités au-delà concernant leurs caractéristiques cliniques et démographiques. La survenue d’événements cardiovasculaires majeurs (MACE) à un an ne différait pas entre les groupes (7,4 % groupe ≤ 60 min vs 3,0 % groupe > 60 min, p = 0,219), et la mortalité à un an était comparable (5,6 % vs 7,5 %, p = 0,613).
CONCLUSION
Près de deux tiers des STEMI diagnostiqués aux urgences ont été revascularisés dans le délai recommandé par l’ESC, et plus de 80 % en moins de 90 minutes. Le dépassement du délai de 60 minutes n’avait pas d’impact sur le pronostic à un an. Malgré ces résultats témoignant d’une prise en charge globalement satisfaisante, l’optimisation des délais de prise en charge demeure un objectif. L’absence de différence observée sur le pronostic ne doit en aucun cas conduire à relâcher les efforts organisationnels visant à réduire les délais de revascularisation.
Aucun
Clément DHYEVRE (Clermont-Ferrand), Pascal MOTREFF, Jeannot SCHMIDT, Farès MOUSTAFA, Romain DURIF
10:06 - 10:12
#50362 - FC03-02 Identification de patients à faible risque d'évènements cardiovasculaires majeurs lors d’une intervention SMUR pour douleur thoracique.
FC03-02 Identification de patients à faible risque d'évènements cardiovasculaires majeurs lors d’une intervention SMUR pour douleur thoracique.
Introduction : La douleur thoracique représente l'un des principaux motifs d'intervention du SMUR, nécessitant la recherche de plusieurs diagnostics graves, parmi lesquels le syndrome coronarien aigu est le plus fréquent. Alors que l'identification d'un syndrome coronarien avec sus-décalage du segment ST (STEMI) est rapide grâce à l'ECG, le diagnostic du syndrome coronarien sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) repose sur un dosage de la troponine. Ce dosage est réalisé en intra-hospitalier, raison pour laquelle tous les patients sont conduits à l’hôpital. Nous émettrons l’hypothèse d’un NSTEMI qui pourrait être exclus à la phase préhospitalière pour certains patients à faible risque.
Méthode : Etude de cohorte observationnelle rétrospective et bi-centrique, ayant inclus toutes les interventions de SMUR primaires pour douleur thoracique non traumatique sans ECG qualifiant de STEMI. Les patients ont rétrospectivement été classifiés à faible risque s’ils avaient (i) un score de risque HEAR faible, (ii) un premier dosage de troponine indétectable et une douleur de plus d’une heure, (iii) un score HEART faible ou (iv) un premier dosage de troponine inferieur à la norme et une douleur de plus de 6h. Le premier dosage de troponine réalisé a été considéré pour l’analyse. Le critère de jugement principal est la survenue d’un évènement cardiologique majeur (ECM) durant l’hospitalisation.
Résultats : Au total, 435 patients ont été analysés et 56 ont présenté un ECM. Des 435 patients, 216 ont été classés à faible risque d’ECM (49.7% [45,0-54,3]) et 9 ont présenté un ECM (4,2% [2,2-7,7]). La sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive négative et la valeur prédictive positive sont respectivement de 83,9% [72,2–91,3], 54,6% [49,6–59,6], 95,8% [92,3–97,8] et 21,5% [16,5–37,7].
Conclusion : 50% des patients pris en charge en SMUR pour douleur thoracique sans STEMI à l’ECG initial sont potentiellement à faible risque sur la base d’un score clinique et/ou l’utilisation d’une première troponine. Cependant, la performance de la stratégie est suboptimale, et demande confirmation dans une étude prospective pour éliminer certains biais dans l’application du score de façon rétrospective.
Aucun
Alba MERINO SOTO (Tours), Mario HINDIE, Thomas MOUMNEH
10:12 - 10:18
#50491 - FC03-03 « Je garde un lit pour un ST+ » : ce patient hautement improbable ! Etude SCA-NON.
FC03-03 « Je garde un lit pour un ST+ » : ce patient hautement improbable ! Etude SCA-NON.
Introduction
L’urgentiste s’entend souvent dire par le cardiologue de garde : « je garde un lit pour un ST+ »… Mais quelle la probabilité que ce patient arrive ?
Objectif
Déterminer heure par heure la probabilité d’arrivée à l’hôpital d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+).
Méthodes
Données issues d’un registre régional préhospitalier de 8 SAMU, 39 SMUR de 2003 à 2024.
Inclusion : patient avec un SCA ST+ de moins de 24 heures adressé pour angioplastie, primaires et secondaires.
Exclusion : aucun.
Critères de jugement : arrivée à l’hôpital la nuit (00:00 et 08:00), nuit profonde (04:00 et 08:00) ou période de garde (samedi après 13:00 et dimanche H24).
Analyse : calcul heure par heure sur le nycthémère de la probabilité d’arrivée d’un SCA ST+.
Résultats
Sur 46.708 patients inclus, 45.187 (97%) avec heure d’arrivée à l’hôpital connue : 35.017 (77%) hommes et 10.026 (22%) femmes, d’âge médian 60 (51-72) ans.
10.082 (22%) sont arrivés à l’hôpital la nuit dont 4.616 (10%) entre 04:00 et 08:00 (Figure).
2.318 (5%) sont arrivés un samedi en période de garde.
4.372 (10%) sont arrivés un dimanche ou jour férié.
Conclusion
Un lit gardé pour un SCA ST+ en nuit profonde ou le dimanche à une probabilité de 90% de n’être pas occupé…
Aucun
Gaëlle LE BAIL (Garches), François CHASSAING, Julian MORO, Fadhila IRBOUH, Alice BRUN D'ARRE, Aurelie LOYEAU, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:18 - 10:24
#50493 - FC03-04 Impact des antécédents et des facteurs de risque sur l’âge de survenue d’un infarctus aigu du myocarde. Etude SCA-RISK.
FC03-04 Impact des antécédents et des facteurs de risque sur l’âge de survenue d’un infarctus aigu du myocarde. Etude SCA-RISK.
Introduction
Le poids à accorder aux antécédents et facteurs de risque dans l’évaluation de la probabilité de syndrome coronaire aigu ST+ (SCA ST+) est pour le moins incertaine. Une approche originale est d’évaluer leur impact sur l’âge de survenue du SCA ST+.
Méthodes
Inclusion : patients d’un registre régional (8 SAMU, 39 SMUR) : SCA ST+ de moins de 24 heures pris en charge en préhospitalier.
Exclusion : interrogatoire impossible.
Période : 2006-2024.
Paramètres : âge, sexe, antécédents et facteurs de risque.
Critère de jugement : âge de survenue du SCA ST+.
Résultats
39.786 patients analysés, 30.794 (78%) hommes et 8.849 (22%) femmes, d’âge médian respectif 59 (51-68) et 71 (58-82) ans.
36.145 (91%) avec au moins un antécédent ou facteur de risque et 3.641 (9%) sans ; âges respectifs de 60 (52-72) et 64 (53-76) ans (p<0.001).
Antécédents et facteur de risque les plus fréquents : tabagisme (21.157=53%), HTA (16.328=41%) et hypercholestérolémie (12.682=32%).
Un antécédent ou facteur de risque était toujours associé à une réduction significative de l’âge de survenue du SCA ST+. La présence de certains antécédents ou facteurs de risque (comme le tabac) réduisait de 12 ans l’âge de survenue du SCA ST+ chez l’homme et 18 ans chez la femme.
Conclusion
Cette analyse originale met en exergue l’impact majeurs de certains facteurs en particulier le tabagisme.
Aucun
Marina LAFAY (Corbeil-Essonnes), François CHASSAING, Daniel JOST, Bérangère ARNOUX, Mathias HUITOREL, Gaëlle LE BAIL, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:24 - 10:30
#50494 - FC03-05 Un antécédent d’infarctus d’infarctus aigu du myocarde réduit le délai l’alerte en cas d’infarctus aigu du myocarde ! Etude SCA-RECIDIVE.
FC03-05 Un antécédent d’infarctus d’infarctus aigu du myocarde réduit le délai l’alerte en cas d’infarctus aigu du myocarde ! Etude SCA-RECIDIVE.
Introduction
Le délai d’entrée dans la filière de soins est un facteur pronostique majeur du SCA ST+. Cette alerte devrait être plus précoce chez les patients aux antécédents personnels de SCA. C’est ce que nous avons voulu vérifier.
Objectif : comparer le délai d’appel au SAMU des patients avec et sans antécédent de SCA ST+.
Méthodes
Inclusion : patients d’un registre incluant les SCA ST+ < 24 heures pris en charge en préhospitalier et antécédent d'infarctus aigu du myocarde (IDM) identifié dans le Système National des Données De Santé (SNDS) en présence d’une affection longue durée IDM (ALD 13) au moment du SCA ST+.
Exclusion : transferts secondaires, délai d’appel inconnu, absence de matching registre & SNDS.
Période : registre 2014-2018, SNDS 2009-2022.
Paramètres : âge, sexe, antécédent d’IDM et délai douleur-appel au SAMU.
Critère de jugement : délai d’appel au SAMU.
Analyse : univariée descriptive et test de chi2.
Résultats
7.595 patients analysés, 5.964 (79%) hommes et 1.631 (21%) femmes, d’âge moyen 62 (±13) ans dont 391 (5%) avec antécédent d’IDM.
Délai médian délai d’appel au SAMU : 44 (19.5-122) min en cas d’antécédent d’IDM vs 59 (24-156) min en l’absence d’antécédent. En cas d'antécédent d’IDM, l’appel au SAMU survenait en moins de 30 min dans 138 (35%) en cas vs 2123 (29%) en l’absence d’antécédent (p=0,03) (Figure).
Conclusion
Les patients avec un antécédent d’IDM rentraient plus tôt dans la filière. L’éducation de ces patients doit encore être renforcée.
Aucun
Cécilia RIVERA-MARTINEZ (Paris), Lucas ANZELIN, Nada NAJI-HANNA, Lionel LAMHAUT, Daniel JOST, Sophie BATAILLE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:30 - 10:36
#50496 - FC03-06 Évaluation de l'intérêt du dosage de la troponine ultrasensible par biologie délocalisée en préhospitalier chez le patient suspect de SCA NSTEMI.
FC03-06 Évaluation de l'intérêt du dosage de la troponine ultrasensible par biologie délocalisée en préhospitalier chez le patient suspect de SCA NSTEMI.
Introduction
Le diagnostic préhospitalier du syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) reste incertain en l’absence de biologie, alors que les troponines ultrasensibles sont centrales dans les algorithmes intrahospitaliers. L’accès en préhospitalier à un dosage rapide couplé à une lecture d’ECG par intelligence artificielle pourrait optimiser le triage et réduire les délais de reperfusion.
Méthode
Étude rétrospective, multicentrique, observationnelle incluant 38 adultes pris en charge par les SMUR de Béthune et Cambrai pour douleur thoracique entre août 2023 et novembre 2024. Les STEMI étaient exclus sur l’ECG initial. Tous les patients bénéficiaient d’un dosage préhospitalier de troponine ultrasensible par biologie délocalisée et d’un ECG interprété secondairement par l’IA via l’application PM Cardio. Le diagnostic final de NSTEMI était retenu sur le bilan hospitalier et l’avis cardiologique. Accord DPO.
Résultats
Parmi les 38 patients, 8 NSTEMI ont été confirmés. Pour le NSTEMI, la troponine préhospitalière seule présente une sensibilité de 50%, une spécificité de 70%, une VPP de 31% et une VPN de 84% (RVP 1,67 ; RVN 0,71). L’association « troponine US + critères OMI » issus de la lecture IA de l’ECG montre une sensibilité de 37,5%, mais une spécificité de 96,7%, une VPP de 75% et une VPN de 85% (RVP 11,36 ; RVN 0,65), identifiant un sous-groupe à forte probabilité de NSTEMI pouvant bénéficier d’une orientation directe vers un plateau technique.
Discussion
Un dosage unique de troponine ultrasensible, bien que contributif, ne suffit pas à exclure un NSTEMI en préhospitalier. En revanche, son couplage à une interprétation experte de l’ECG par IA orientée vers le paradigme OMI renforce la capacité de confirmation diagnostique et peut soutenir la décision d’acheminer précocement les patients vers une structure interventionnelle.
Conclusion
La troponine ultrasensible préhospitalière apparaît comme un outil pertinent surtout lorsqu’elle est combinée à la détection d’OMI par IA. Cette stratégie intégrée pourrait améliorer le triage des douleurs thoraciques, limiter les transports secondaires et optimiser l’utilisation des ressources spécialisées. Des études prospectives plus larges sont nécessaires pour valider des seuils opérationnels et formaliser un algorithme décisionnel dédié au préhospitalier.
Aucun
Alexandre LARIVIERE (Lille), Tristan CARRIE, Eric WIEL
10:36 - 10:42
#50497 - FC03-07 Etat des lieux des pratiques des urgentistes du Nord Pas-De-Calais concernant le choc cardiogénique chez l’adulte en 2024.
FC03-07 Etat des lieux des pratiques des urgentistes du Nord Pas-De-Calais concernant le choc cardiogénique chez l’adulte en 2024.
Introduction
Le choc cardiogénique (CC) représente une urgence vitale rare avec un taux de mortalité élevé. Malgré des avancées en termes de compréhension physiopathologique et l’existence de recommandations actualisées, son diagnostic reste difficile et sa prise en charge demeure hétérogène, notamment dans les structures d’urgence.
Méthodes
Il s’agit d’une étude déclarative sur la base d’un questionnaire anonyme multicentrique. Elle a été menée auprès des médecins urgentistes seniors exerçant dans les services d’urgences adultes du Nord–Pas-de-Calais. Le questionnaire est composé de 15 items portant sur les critères de reconnaissance, les examens complémentaires, la mise en place des thérapeutiques, et les connaissances relatives à l’ECMO et à la classification SCAI. La période de recueil s’étend de novembre 2024 à avril 2025. Numéro DPO : 846.
Résultats
Nous avons envoyé le questionnaire à 200 urgentistes, nous avons eu 43 questionnaires retournés. Parmi les 43 participants, 33 questionnaires complets ont été analysés. Plus de la moitié des répondants déclarent reconnaître « plutôt bien » le CC. Les critères cliniques les plus fréquemment identifiés incluent l’hypotension (81,8 %), les extrémités froides (78,8 %) et les marbrures (75,8 %). L’échographie transthoracique est l’examen le plus cité (100 %), devant l’ECG (97 %) et le gaz du sang artériel (90 %). Sur le plan thérapeutique, la dobutamine (96,9 %) et la noradrénaline (72,7 %) sont les médicaments les plus utilisés, seuls ou en combinaison. L’ECMO est majoritairement envisagée en cas de CC réfractaire. Néanmoins, seuls 9 % des répondants connaissent la classification SCAI. Enfin, 97 % des participants expriment le souhait de suivre une formation complémentaire sur le sujet.
Conclusion
Cette étude montre une plutôt bonne connaissance du CC à travers les signes cliniques et les examens de première intention. Néanmoins il y’a plusieurs problématiques : une variabilité importante dans le choix et l’ordre d’introduction des thérapeutiques adaptées, une méconnaissance de la classification SCAI pourtant validée comme outil pronostique, et une formation insuffisante en échographie cardiaque qui est l’examen clé du diagnostic.
"Aucun"
Davy SACAULT (LILLE), Cécile BOSSAERT, Eric WIEL
10:42 - 10:48
#50516 - FC03-08 Syndrome coronarien aigue avec Sus-Décalage persistant du Segment ST (STEMI) chez les patients âgés aux urgences : Profils épidémiologiques.
FC03-08 Syndrome coronarien aigue avec Sus-Décalage persistant du Segment ST (STEMI) chez les patients âgés aux urgences : Profils épidémiologiques.
Introduction : L'Infarctus du Myocarde avec Sus-Décalage du Segment ST est une urgence critique en termes de délai, associée à une mortalité élevée, particulièrement chez les patients âgés. L'identification précoce des facteurs pronostiques est essentielle pour optimiser la prise en charge. Objectif : Étudier les caractéristiques cliniques des patients âgés atteints de STEMI admis au service des urgences .
Méthodes :Une étude descriptive prospective incluant tous les patients diagnostiqués avec un STEMI et admis aux urgences entre janvier 2022 et octobre 2024.
Nous avons identifié deux groupes basés sur l'âge :Groupe A : âgés de 65 ans ou plus et Groupe B : âgés de 64 ans ou moins.
Résultats :Nous avons inclus 215 patients. L'âge moyen était de 60 ans ± 11 ans, avec une prédominance masculine (sexe ratio de 5,96). 79 patients (36,7 %) du Groupe A et 136 patients (63,3 %) du Groupe B. L'âge moyen des patients âgés était de70 ans ±6 ans, tandis que celui des patients plus jeunes était de 54 ans ± 8 ans. Une prédominance masculine a été observée dans les deux groupes, avec des ratios de 5,07 dans le Groupe A et de 6,55 dans le Groupe B (p = 0,324). Les patients plus jeunes étaient significativement plus susceptibles d'être fumeurs (67,6 % vs. 54,4 %). Aucune différence significative n'a été observée concernant la prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire. Le délai médian entre le début de la douleur thoracique et l'arrivée au service des urgences pour l'ensemble de la population était de 180 minutes [IQR 25-75:90-420 minutes]. Les patients du Groupe A présentaient des douleurs thoraciques atypiques(43%vs.21,3 %;p=0,001). L'oxygénothérapie était plus fréquemment administrée aux patients du Groupe A (16%vs.6%;p=0,0022) avec un taux plus élevé d'intubation orotrachéale. L'Angioplastie Coronaire Primaire a été réalisée chez 39,2 % des patients du Groupe A et 33,1 % des patients du Groupe B (p = 0,363). La thrombolyse a été administrée à 59,5 % des patients du Groupe A et 66,2 % des patients du Groupe B (p = 0,326).Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes (p = 0,829) en termes de succès de la thrombolyse. Aucune différence significative de mortalité intra-hospitalière n'a été trouvée entre les deux groupes (p = 0,428).
Conclusion : Bien qu'il y ait eu des différences dans les stratégies de prise en charge, aucune différence significative n'a été trouvée dans les taux de mortalité .
Aucun
Chaima TLIJANI (tunis, Tunisie), Aymen ZOUBLI, Chedhe BEN HMIDA, Roua HAJJI
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"Mercredi 03 juin"
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FC04
11:00 - 12:00
Flash communications
Douleur
Modérateur :
Anne-Dominique CURUNET-RAOUL (Medecin) (Médecin, Brest)
11:00 - 11:06
#50073 - FC04-01 Une étude transversale multicentrique rétrospective : État des lieux de la prise en charge de la douleur aiguë dans les services d’accueil des urgences adultes.
FC04-01 Une étude transversale multicentrique rétrospective : État des lieux de la prise en charge de la douleur aiguë dans les services d’accueil des urgences adultes.
Introduction: La douleur aiguë est le premier motif de consultation aux urgences adultes. La prise en charge est imparfaite. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prise en charge de la douleur aux urgences adultes avec une sous-étude sur une population âgée. Matériels et Méthodes: Le recueil total de 1502 patients a été réalisé (229 patients ≥ 75 ans), pour une analyse transversale multicentrique et rétrospective, en Juin 2024 sur 6 centres. L’évaluation de la douleur a été réalisée par diverses échelles. Les paramètres comprenant: le taux d’antalgiques administrés ainsi que la réévaluation de la douleur étaient évalués. Résultats: Dans l’échantillon globale l’âge moyen était de 49 ans, et de 82 ans dans la sous population. Le motif principal de consultation était de cause traumatologique. A l’admission l’antalgique le plus utilisé était le Paracétamol suivi des morphiniques, avec l’utilisation de la voie orale privilégiée. Dans la population générale 62,2% des patients ont reçu un antalgique dans un délai moyen 72,5 minutes. Chez les ≥75 ans, 95% ont reçu un antalgique, le délai moyen était allongé. A la sortie, la douleur moyenne était diminuée mais 25% des patients restaient modérément douloureux. Seul 25% des patients étaient réévalués. Conclusion : La douleur est l’un des motifs les plus fréquents de consultation aux urgences. Sa prise en charge reste perfectible, en particulier chez les patients vulnérables.
Aucun
Chloë CASTAGNA (Reims), Charles DUBOIS, Stéphane SANCHEZ, Guillaume GASPERINI
11:06 - 11:12
#50325 - FC04-02 Des troubles neurocognitifs impactent-ils la prise en charge antalgique des patients de plus de 75 ans admis pour fracture ?
FC04-02 Des troubles neurocognitifs impactent-ils la prise en charge antalgique des patients de plus de 75 ans admis pour fracture ?
Introduction :
La douleur est l’un des principaux motifs de consultation en structure d’urgences (SU), mais est souvent insuffisamment prise en charge, en particulier chez les personnes âgées. Les troubles neurocognitifs (TNC), fréquents après 75 ans, compliquent encore davantage l’évaluation de la douleur en limitant l’utilisation des échelles d’autoévaluation. L’objectif de cette étude était de déterminer si les patients âgés présentant une fracture et des TNC étaient plus susceptibles d’être admis en unité périopératoire de gériatrie (UPOG) avec une douleur sévère, comparativement aux patients sans TNC.
Méthodes :
Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique observationnelle menée dans un hôpital tertiaire de juin 2023 à juin 2024. Les patients âgés de 75 ans ou plus, admis en SU avec une fracture confirmée radiologiquement puis hospitalisés en UPOG, ont été inclus. Les TNC étaient définis par un score au Mini-Mental State Examination (MMSE) inférieur à 20 ou, en l’absence de score MMSE, par une autonomie altérée sur la base des scores des Activités de la Vie Quotidienne (ADL) et des Activités Instrumentales de la Vie Quotidienne (IADL). Le critère de jugement principal était la prévalence de la douleur sévère à l’admission en UPOG, définie par un score EVA ≥ 6 ou un score Algoplus ≥ 2.
Résultats :
Parmi les 4 415 admissions traumatologiques de patients âgés de 75 ans ou plus, 976 (22 %) présentaient une fracture et 270 (28 %) ont été admis en UPOG. L’âge médian était de 89 [84 ; 93] ans, et 210 (78 %) étaient des femmes. À l’admission en UPOG, une douleur sévère était observée chez 35 (23 %) des patients avec TNC et 29 (24 %) de ceux sans TNC (OR = 0,99 ; IC95 % : 0,89 à 1,09 ; p = 0,93).
Conclusion :
Chez les patients âgés hospitalisés pour fracture, la proportion de patients admis en unité d’hospitalisation avec une douleur sévère ne différait pas entre ceux présentant des TNC et ceux n’en présentant pas. Cependant, des résultats secondaires suggèrent une tendance potentielle à une sous-prescription des opioïdes chez les patients avec TNC. Des études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour préciser et confirmer ces observations.
Laboratoire Aguettant : invitation au congrès, consultant
Fabien COISY (Nîmes), Emma ANGOT, Celine OCCELLI, Florian AJAVON, Xavier BOBBIA, Romain GENRE-GRANDPIERRE
11:12 - 11:18
#50382 - FC04-03 Crise vaso-occlusive des patients drépanocytaires. Vers une prise en charge personnalisée aux urgences - Etude DrepCardPain.
FC04-03 Crise vaso-occlusive des patients drépanocytaires. Vers une prise en charge personnalisée aux urgences - Etude DrepCardPain.
Introduction : La drépanocytose est la maladie génétique transmissible la plus fréquente en France. C’est une maladie grave, caractérisée par une atteinte multisystémique. Les crises vaso-occlusives (CVO) sont le premier motif de recours aux soins. La grande variabilité interindividuelle, la récurrence des admissions aux urgences et l’intensité des douleurs justifient la mise en oeuvre de protocoles pour une prise en charge rapide et individualisée.
Objectif : L’objectif de ce travail était de caractériser les modalités de prise en charge et leur efficacité chez chacun des patients admis pour CVO aux urgences, en fonction de leurs caractéristiques individuelles.
Méthode : Il s’agissait d’une étude monocentrique rétrospective, concernant les patients admis aux urgences adultes du CHU de Bordeaux pour motif de CVO du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024. Le critère de jugement principal était le taux de soulagement de la douleur au cours de la prise en charge, définie par une valeur d’EN ≤ 3/10.
Résultats principaux : Nous avons décompté 138 patients pour 681 passages aux urgences. Le critère de jugement principal a été observé lors de 313 passages. Le délai médian entre l’arrivée aux urgences et l’administration du premier traitement antalgique était de 60 minutes. Un peu moins d’un patient sur deux (46%) était soulagé à la sortie des urgences pour une durée médiane d’hospitalisation de 15 heures et seulement 19,3% l’étaient à trois heures du début de la prise en charge. L’administration de morphine était associée à une absence de soulagement. La récurrence d’admission aux urgences était en association avec certains antécédents dont le syndrome thoracique aigu et avec l’administration de morphine, MEOPA, AINS et kétamine lors de la prise en charge.
Conclusion : La douleur, souvent insuffisamment soulagée aux urgences chez les patients admis pour crises vaso-occlusives, ainsi que la fréquence élevée des réadmissions, soulignent la nécessité d’une prise en charge individualisée. La mise en place d’un protocole adapté à chaque patient serait un moyen de s’affranchir des aléas de prise en charge.
Célia LOPEZ (Bordeaux), Eléonore STOCKWELL
11:18 - 11:24
#50621 - FC04-04 Effets antalgique et anxiolytique de l’hypnose conversationnelle durant une procédure invasive dans un service d’urgence : résultats d’une étude observationnelle prospective monocentrique.
FC04-04 Effets antalgique et anxiolytique de l’hypnose conversationnelle durant une procédure invasive dans un service d’urgence : résultats d’une étude observationnelle prospective monocentrique.
Introduction: La douleur et l’anxiété sont prévalentes chez les patients admis aux urgences et peuvent être exacerbées par les gestes invasifs diagnostiques ou thérapeutiques. Le but de cette étude était d’investiguer si l’hypnose conversationnelle (HC) permettait de réduire l’intensité de la douleur et de l’anxiété durant une procédure invasive et d’améliorer l’interaction avec le personnel soignant.
Méthode : Étude observationnelle prospective monocentrique menée du 3 octobre 2024 au 28 novembre 2025, comparant la douleur et l’anxiété des patients accompagnés durant la procédure par des médecins ou infirmiers formés ou non à l’HC. Les patients étaient inclus durant les heures de présence des investigatrices et attribués au groupe HC selon la disponibilité de soignants formés. Comparaison des groupes faites par test exact de Fisher ou Wilcoxon rank-sum test.
Résultats: 126 patients inclus ; 30% avec antalgie dans les 2 h avant intervention. L’HC prodiguée par 5 infirmiers·ères et 8 médecins ;soins par 2 infirmiers·ères et 38 médecins hors HC. Tableau des Resultats:
Il n’y avait pas non plus de différence dans l’appréciation par les patients des soignants en fonction des groupes.
Conclusion: Un accompagnement par un soignant formé à l’HC durant une procédure invasive aux urgences ne permet ni de réduire la douleur ni l’anxiété.
Aucun
Marion KLINGER (Lausanne, Suisse), Camille TAVERNIER, Anaïs GIRARD, Noémie PASCHE, David CAILLET-BOIS, Sophie WALTHER-LAGGER, Chantal BERNA, Olivier HUGLI
11:24 - 11:30
#50644 - FC04-05 Analgésie-sédation procédurale aux urgences : étude comparative de trois associations médicamenteuses.
FC04-05 Analgésie-sédation procédurale aux urgences : étude comparative de trois associations médicamenteuses.
Introduction
L'analgésie-sédation procédurale (ASP) est une pratique courante aux urgences, mais le choix du protocole optimal reste débattu. Cette étude randomisée visait à comparer l'efficacité analgésique, la sécurité et les paramètres de récupération de trois associations médicamenteuses : fentanyl-propofol (FP), fentanyl-midazolam (FM) et fentanyl-kétamine (FK) chez l'adulte nécessitant une ASP aux urgences.
Méthodes
Essai clinique prospectif, randomisé, en double aveugle, mené dans un service d'urgences. Les patients adultes (ASA I-II) nécessitant une ASP pour un geste diagnostique ou thérapeutique mineur (réduction de luxation, suture complexe, drainage) ont été randomisés en trois groupes. Les doses administrées étaient : fentanyl 1-2 µg/kg IV associé à propofol 0,5-1 mg/kg IV titré (groupe FP), midazolam 1-2 mg IV titré (groupe FM), ou kétamine 0,5-1 mg/kg IV (groupe FK). Le critère principal était l'efficacité analgésique mesurée par l'échelle numérique (EN) à T10 minutes. Les critères secondaires incluaient le délai d'installation de l'analgésie, la qualité de la sédation, le délai de récupération, la satisfaction patient-praticien et l'incidence des effets indésirables cardio-respiratoires.
Résultats
Cent vingt patients ont été inclus (40 par groupe), d'âge moyen 45 ± 9 ans, sex-ratio 1,2, sans différence significative des caractéristiques basales. Les trois protocoles ont obtenu une analgésie efficace (EN < 3 à T10), sans différence significative entre les groupes (p > 0,05). Le délai d'installation de l'analgésie était significativement plus court dans le groupe FP (3,2 ± 1,1 min) comparé au groupe FK (4,5 ± 1,3 min) et FM (5,8 ± 1,6 min) (p < 0,01). Le groupe FK présentait une meilleure stabilité hémodynamique et respiratoire. Le délai de récupération était plus court avec le FP (15,3 ± 4,2 min vs 22,1 ± 5,8 min pour FM et 18,6 ± 4,9 min pour FK, p < 0,05). Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté.
Conclusion
L'association fentanyl-propofol offre un délai d'action plus rapide et une récupération plus courte, la rendant particulièrement adaptée aux gestes courts aux urgences. L'association fentanyl-kétamine présente un profil de
aucun
Olfa DJEBBI AMIRA (Tunis, Tunisie), Bahzed Walyeddine FITOUHI, Cyrine BOUNTIROU, Jihene JALLALI, Mehdi BELLASOUED
11:30 - 11:36
#50799 - FC04-06 Évaluation de l’analgésie–sédation procédurale aux urgences : étude prospective.
FC04-06 Évaluation de l’analgésie–sédation procédurale aux urgences : étude prospective.
Introduction
L’analgésie-sédation procédurale font partie intégrante de la prise en charge des patients aux urgences, en particulier lors de gestes douloureux. Malgré des recommandations bien établies, les pratiques restent hétérogènes et exposent à des risques d’inefficacité ou d’effets indésirables. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques d’analgésie–sédation aux urgences et leur conformité aux recommandations.
Méthodes
Nous avons mené une étude prospective observationnelle incluant les patients adultes ayant bénéficié d’une analgésie–sédation aux urgences sur une période de 6 mois. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, l’indication du geste, l’évaluation initiale de la douleur et du niveau de vigilance, les molécules utilisées, , la réévaluation post-procédurale et la survenue d’événements indésirables.
Quarante-huit patients ont été inclus, avec un âge moyen de 52± 24 ans et un sex-ratio de 2,5. Une évaluation initiale de la douleur était documentée chez 65 % des patients. Les molécules les plus utilisées étaient la morphine (84 %), le midazolam (52 %), l’hypnomidate (31 %), le propofol (24%) et la fentanyl (24%), seules ou en association. Une efficacité satisfaisante de l’analgésie–sédation, définie par une réduction significative de la douleur ou un confort procédural adéquat, était obtenue chez 95 % des patients. Les situations nécessitant la sédation-analgésie étaient une réductions de fracture ou de luxation (52%), une ponction lombaire(21%) un choc électrique externe (10)%, un drainage thoracique (10%) une exploration radiologique(9%). Des événements indésirables mineurs survenaient chez 5,7 % des patients, principalement des désaturations transitoires, sans événement grave ni décès.
Conclusion
Cette étude montre que l’analgésie–sédation aux urgences est globalement efficace et sûre, mais met en évidence des marges d’amélioration concernant l’évaluation initiale, la traçabilité et la surveillance. Le renforcement des protocoles et de la formation des équipes apparaît nécessaire pour optimiser la qualité et la sécurité des soins.
aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Khaoula GHATASSI, Ichrak BACHA, Siwar SMIRANI, Ichrak RDHAOUNIA
11:36 - 11:42
#50813 - FC04-07 Apport de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive dans la prise en charge de la douleur aux urgences : expérience du service des urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat.
FC04-07 Apport de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive dans la prise en charge de la douleur aux urgences : expérience du service des urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat.
Contexte :
La prise en charge de la douleur dans les services d’urgences demeure un défi clinique majeur en raison du flux élevé de patients, des contraintes temporelles et des limites des traitements pharmacologiques, notamment leurs effets indésirables et contre-indications. Les approches non pharmacologiques, telles que l’hypnose et la communication thérapeutique positive, constituent des alternatives prometteuses, mais restent peu intégrées en pratique courante.
Objectif :
Évaluer l’efficacité de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive sur la réduction de l’intensité douloureuse, de l’anxiété et l’amélioration du bien-être des patients en contexte d’urgence.
Méthodes :
Une étude observationnelle quantitative a été conduite selon une approche multimodale, combinant un questionnaire national auprès des professionnels de santé, un questionnaire destiné aux patients et une observation participante des interactions soignant–soigné. L’intensité de la douleur a été mesurée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA) avant et après l’intervention. La composante clinique incluait 121 patients présentant une douleur aiguë, pris en charge aux urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat, sur une période de janvier à juillet 2025.
Résultats :
Une diminution statistiquement significative de l’intensité douloureuse a été observée après l’intervention, avec une baisse du score moyen d’EVA de 7,50 ± 1,4 à 1,85 ± 1,1 (p < 0,0001). Un soulagement de la douleur était rapporté par 85 % des patients, tandis que 90 % déclaraient une amélioration de leur bien-être global. Le niveau de satisfaction était élevé, 70 % des patients se déclarant très satisfaits et 100 % recommandant ces techniques. Les principaux freins à l’implémentation identifiés par les professionnels étaient le manque de formation spécifique (84,2 %) et les contraintes temporelles liées à l’activité des urgences (57,9 %).
Conclusion :
L’hypnose et la communication thérapeutique positive apparaissent comme des adjuvants non pharmacologiques efficaces et faisables pour la prise en charge de la douleur aux urgences. Elles contribuent à améliorer le confort et l’expérience des patients sans alourdir la charge médicamenteuse. Des études contrôlées de plus grande ampleur et le développement de programmes de formation structurés et de protocoles standardisés sont nécessaires pour soutenir leur intégration durable en pratique clinique.
Aucun conflit d'intérêt
Mohamed MOUHAJIR (Rabat, Maroc), Alaoui Sara MHAMEDI, Said JIDANE
11:42 - 11:48
#50920 - FC04-08 Evolution de la douleur post-geste lors d’une sédation procédurale et variables associées en médecine d’urgence extra-hospitalière.
FC04-08 Evolution de la douleur post-geste lors d’une sédation procédurale et variables associées en médecine d’urgence extra-hospitalière.
Introduction : La sédation procédurale est une modalité devenue fréquente en médecine d’urgences extrahospitalier. Cependant il y a peu de données évaluant sont efficacité dans ce contexte.
Objectif : L’objectif de ce travail était de mesurer le niveau de douleur post-geste et d’analyser des variables associées à la douelur sévère.
Méthode : Etude observationnelle prospective multicentrique réalisées en extrahospitalier.
Critère d’inclusion : Réalisation d’une sédation procédurale
Critère de jugement principal : Intensité de la douleur post-geste.
Résultats: 400 patients ont été analysés, dont 68 % d’homme, l’âge moyen était de 46 ans (21) et les motifs d’intervention étaient essentiellement de la traumatologie. Le taux de douleur sévère était de 90% avant le geste et de 18% après (figure). En analyse multivariée, seule l’administration de morphine avant ou pendant le geste était associé à une douleur sévère post geste : OR=3,1 [IC95% 1,6 ; 5,8]. Les autres variables analysées dans le modèle étaient : l’âge (OR=1[0,9 ;1,0]), le sexe (OR=1,0 [0,5 ; 1,9]), le niveau de sédation pendant le geste (OR = 0,3 ;1,2]), Kétamine pour la sédation (OR=0,7 [0,3 ; 1,4])
Conclusion : L’administration de morphine pré ou per geste est paradoxalement associée à la douleur sévère post geste. Ces résultats sont à relativiser au regard de la méthode de cette étude observationnelle.
Aucun
Justine BURG (Bayonne), Procedol GROUPE D'ÉTUDE
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"Mercredi 03 juin"
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FC05
11:00 - 12:00
Flash communications
Echographie
Modérateur :
Maxime GAUTIER (Physician) (Médecin, Eaubonne)
11:00 - 11:06
#50137 - FC05-01 Etude multicentrique prospective pilote d'évaluation de l'incidence de survenue d'un Notch proto ou méso-systolique dans l'embolie pulmonaire. Corrélation à la localisation du thrombus.
FC05-01 Etude multicentrique prospective pilote d'évaluation de l'incidence de survenue d'un Notch proto ou méso-systolique dans l'embolie pulmonaire. Corrélation à la localisation du thrombus.
Introduction : La stratégie thérapeutique de l’embolie pulmonaire (EP) repose sur l’évaluation du risque de décès grâce une stratification selon les recommandations de l’ESC. Une défaillance cardiaque droite peut être recherchée en échographie grâce à plusieurs critères de sensibilité et spécificité variables. La présence d’un notch mésosystolique est décrit comme un signe d’hypertension pulmonaire et semble être un marqueur émergent dans l’EP. Son caractère précoce dans la systole est plus récemment décrit.
Matériel et méthode : une étude observationnelle multicentrique prospective a été menée pendant un an. Les paramètres échographiques d’insuffisance ventriculaire droite, la présence d’un Notch et le rapport temps d’apparition du notch / durée systole (N/S) étaient mesurés chez les patients présentant une EP et confrontés à la localisation du thrombus après relecture des scanners pulmonaires. L’analyse statistique a été conduite à l’aide du logiciel R Studio.
Résultats : 46 patients ont été inclus. N/S était d’autant plus bas que l’EP était proximale, de manière significative, test de Wilcoxon (ordinarisé) entre les groupes, (p=9,7 × 10⁻¹²) (figure 1). Cette association était aussi significative lorsqu’on différenciait en EP segmentaire vs proximale (lobaires et tronculaires) (p= 0,019).
Conclusion : Le rapport N/S est corrélé au caractère proximal de l’EP. Son évaluation dans les EP de risque intermédiaire pourrait permettre de mieux stratifier la gravité dans ce groupe.
aucun
Adam SAUNIER (Nantes), Quentin LE BASTARD, Philippe PES, Christophe BERRANGER, Philippe LE CONTE
11:06 - 11:12
#50138 - FC05-02 Profil échocardiographique des patients pris en charge pour intoxication médicamenteuse grave: étude rétrospective.
FC05-02 Profil échocardiographique des patients pris en charge pour intoxication médicamenteuse grave: étude rétrospective.
Introduction :
L’évaluation précoce du retentissement cardiaque chez les patients intoxiqués est cruciale. L’échocardiographie transthoracique ciblée (ETT ciblée) consiste à réaliser une ETT d’emblée chez les patients exposés à des doses toxiques susceptibles de provoquer un effet stabilisant de la membrane. Elle permet permet de détecter rapidement les dysfonctions myocardiques et de guider la prise en charge.
Méthodes :
Nous avons mené une étude rétrospective incluant 80 patients admis pour intoxication médicamenteuse aiguë entre décembre 2024 et novembre 2025. Tous les patients ont reçu un traitement standardisé incluant charbon actif et lavage gastrique lorsque indiqué. Une ETT ciblée a été réalisée chez 46 patients, répétée en cas de détresse hémodynamique ou de modifications ECG. Les patients graves étaient définis par la nécessité d’intubation (n=11). Nous avons évalué la FEVG, la cinétique segmentaire, la fonction ventriculaire droite, les anomalies ECG et l’évolution clinique.
Résultats :
La population était majoritairement féminine (65 %), âge moyen 26,7 ±17,3 ans. Parmi les patients avec ETT, 17,4 % présentaient une FEVG 30–40 %, 6,5 % <30 %, et 76 % une FEVG conservée. Tous les patients avec FEVG altérée ont nécessité une intubation ; deux sont décédés. Neuf patients ont récupéré une FEVG normale à la sortie. Un patient a présenté une dysfonction ventriculaire de type Takotsubo. Le QT long a été retrouvé uniquement dans le sous-groupe grave (41,7 %, p<0,000001). Les intoxications polymédicamenteuses prédominaient (61,3 %) sans corrélation avec la gravité. Les patients graves présentaient plus souvent hypoxémie, hypotension, tachycardie, altération neurologique, agitation, convulsions et anomalies biologiques (Na, K, Cl, CRP, CPK, troponine). Les patients avec ETT normale ont été sortis en sécurité dans un délai médian <48h.
Conclusion :
L’ETT ciblée permet d’identifier précocement les dysfonctions myocardiques et de stratifier les patients à haut risque, guidant la prise en charge (intubation, surveillance intensive). Elle rassure également pour la sortie sécurisée des patients sans anomalies. Associée à un traitement standardisé (charbon et lavage gastrique), l’ETT optimise le tri, la sécurité et la rapidité décisionnelle aux urgences, indépendamment du type de toxique.
"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Roua ELMAHJOUB, Rim KARRAY, Noureddine RKIK
11:12 - 11:18
#50293 - FC05-03 Apport de l'échographie clinique dans la démarche diagnostique devant des signes urinaires aux urgences.
FC05-03 Apport de l'échographie clinique dans la démarche diagnostique devant des signes urinaires aux urgences.
Introduction: Les signes urinaires représentent un défi diagnostic pour le médecin urgentiste du fait de leur spécificité et leur sensibilité limitées. Le bénéfice de l’échographie clinique dans cette indication est largement étudié dans la littérature et différents protocoles ont été utilisés. Cependant, leur corrélation avec les moyens de l’imagerie conventionnelle sont très peu étudiés. Le but de ce travail est d'évaluer l’apport d’un protocole d’échographie clinique multimodale réalisé chez les patients consultant aux urgences pour des signes urinaires.
Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude prospective descriptive et analytique menée sur une période de 04 mois (1er Mars – 30 Juin 2024) portant sur des patients consultant au service des urgences et chez qui une échographie clinique urinaire (rénale et vésico-prostatique) suivie d’une exploration réalisée par un radiologue étaient réalisées.
Résultats : Notre étude incluait 150 patients d’un âge moyen 56.10 ± 18.63 ans. Le sexe ratio H/F était de 1,4. Le diagnostic présumé initial a été modifié dans 88 cas (58,7%) après la réalisation du protocole d’échographie. L’approche clinico-échographique a permis d’avoir un taux de diagnostics corrects de 74,5%, comparé à 32,8% par l’approche clinique seule. La sensibilité globale dans la détermination du diagnostic étiologique des signes urinaires était significativement plus élevée (32,8% contre 74,5%, p=0,005), tout comme la spécificité (93,3% contre 97,9%, p<0,0001). La concordance Kappa entre le diagnostic présumé et le diagnostic final était meilleure après l’échographie (0,79 contre 0,29). Nos résultats rejoignent ceux de la littérature de point de vue sensibilité et spécificité de la détection de l’insuffisance rénale, de la lithiase rénale, de la PNA non obstuctive et obstructive, des tumeurs de l’appareil urinaire et des kystes rénaux. La sensibilité était meilleure pour la colique néphrétique, la lithiase du bas appareil urinaire et de la rétention aigue d’urine.
Conclusion : Nous avons montré que l’échographie clinique constitue un bon apport diagnostique dans la prise en charge des signes urinaires. On recommande, ainsi, d’intégrer la formation de l’échographie dans le cursus des urgentistes et de standardiser son utilisation dans les services des urgences.
Aucun
Mohamed Ali NBAYA (Gabès, Tunisie), Nada AYACHI, Khaireddine BEN AMOR, Omar ABASSI, Ghada MARZOUGUI, Chayma LASSOUED, Amal SAMET, Imene REJEB
11:18 - 11:24
#50343 - FC05-04 Etude pilote sur la corrélation entre le taux de BNP et l'échographie pleurale chez les patients dyspnéiques en structure d'urgence.
FC05-04 Etude pilote sur la corrélation entre le taux de BNP et l'échographie pleurale chez les patients dyspnéiques en structure d'urgence.
Introduction
La dyspnée aiguë est un motif fréquent de consultation aux urgences, nécessitant une
évaluation rapide afin d’en déterminer la cause. L’échographie pulmonaire, notamment à
travers le BLUE protocole, permet d’explorer de manière non invasive les causes respiratoires ou cardiaques de dyspnée. En parallèle, le BNP est un biomarqueur reconnu comme le gold standard pour le diagnostic différentiel entre dyspnée d’origine cardiaque et respiratoire.
L’objectif principal de cette étude pilote était d’évaluer la corrélation entre le nombre de lignes B observées à l’échographie pulmonaire et le taux plasmatique de BNP chez des patients dyspnéiques pris en charge au des des services d’urgences du CHU.
Matériel et Méthodes
Etude prospective monocentrique au sein du CHU. Sont inclus tous patients de plus de dix-huit ans se présentant pour dyspnée aigue, dont la prise en charge a nécessité un dosage de BNP.
Un protocole échographique est établi permettant la mise en évidence de 3 variables en fonction du nombre de lignes B retrouvées : les profils S, T et U.
Résultats
Seize patients (âge moyen : 79,9 ± 13,3 ans) ont été inclus. La majorité présentait des
comorbidités cardiovasculaires (HTA 62,5 %, FA 62,5 %, ICC 37,5 %). Le profil
échographique T (présence d’au moins une ligne B dans chaque cadran) était prédominant
(81,2 %), tandis que le syndrome B bilatéral (profil U) concernait 31,2 % des patients. Les
valeurs de BNP variaient de 70 à 4181 pg/mL, avec une médiane de 641,5 pg/mL.
Aucune corrélation significative n’a été retrouvée entre le nombre total de lignes B et le taux
de BNP (ρ = –0,20 ; p = 0,45). Les analyses ROC ont montré une faible performance
diagnostique du score échographique pour prédire un BNP élevé (AUC = 0,45 pour BNP >400 pg/mL ; AUC = 0,31 pour BNP >800 pg/mL). Les sous-analyses selon les comorbidités (IRC, ICC, FA, HTA, etc.) n’ont pas mis en évidence de corrélations significatives, bien qu’une tendance soit observée chez les patients insuffisants cardiaques.
Conclusion
En conclusion, cette étude confirme la faisabilité d’une approche combinée échographie–BNP dans les services d’urgence, mais n’objective pas de corrélation linéaire entre ces deux outils dans cette cohorte. L’échographie pulmonaire et le BNP apparaissent comme complémentaires pour l’évaluation de la congestion cardio-respiratoire. Résultats divergents de la littérature récente qui appelle à une étude à plus grande échelle.
Aucun
Ayrton MOTUTA LIWEYA (Amiens), Pierre GOSSET, Clément BRAULT, Daniel Aiham GHAZALI
11:24 - 11:30
#50355 - FC05-05 Étude de concordance de la mesure du rapport E/E’ en Doppler double-porte avec la mesure en Doppler standard chez l’adulte sain.
FC05-05 Étude de concordance de la mesure du rapport E/E’ en Doppler double-porte avec la mesure en Doppler standard chez l’adulte sain.
Introduction : Le rapport E/E’ est un marqueur des pressions de remplissage ventriculaire gauche, utilisé comme aide au diagnostic de la dyspnée et au monitorage hémodynamique. Le Doppler double-porte est un outil échographique permettant de réaliser simultanément 2 mesures. Nous avons fait l’hypothèse qu’il existait une concordance satisfaisante entre la mesure simultanée du rapport E/E’ en Doppler double-porte et sa mesure séparée.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, en cross-over, incluant 60 volontaires sains. Chaque sujet recevait 2 échographies trans-thoraciques (standard et Doppler double-porte), dans un ordre randomisé. L'objectif principal était la concordance du rapport E/E’ entre les 2 techniques. Les objectifs secondaires étaient l’étude de la concordance de l’onde E, de l’onde E’ et de l’onde S entre ces 2 méthodes.
Résultats : La concordance du rapport E/E’ était mauvaise entre le Doppler double-porte et la méthode standard (Lin = 0,45 [IC95 % : 0,24 ; 0,61]), comme illustré sur la Figure 1. Elle était faible pour l’onde E (Lin = 0,55 [IC 95% : 0,39 ; 0,68]), passable pour l’onde E’ (Lin = 0,70 [IC 95% : 0,54 ; 0,80]), et mauvaise pour l’onde S (Lin = 0,32 [IC 95% : 0,09 ; 0,52]).
Conclusion : La mesure du rapport E/E’ est imparfaitement concordante avec le Doppler double-porte chez l’adulte sain. Des études complémentaires en conditions pathologiques sont nécessaires afin d’évaluer la concordance du rapport E/E’ et son impact clinique.
Aucun
Juliette VERGER (Nîmes), Laura GRAU-MERCIER, Fabien COISY, Romain GENRE GRANDPIERRE, Xavier BOBBIA
11:30 - 11:36
#50541 - FC05-06 Faisabilité et performances diagnostiques de l'échographie abdominale aux urgences: étude prospective monocentrique.
FC05-06 Faisabilité et performances diagnostiques de l'échographie abdominale aux urgences: étude prospective monocentrique.
Introduction : Les douleurs abdominales représentent un motif fréquent de consultation au Service d’Urgence (SU) et posent des problématiques diagnostiques en raison des étiologies variées. L’échographie abdominale, examen rapide et non irradiant, est de plus en plus utilisée afin de rechercher précocement les principales causes et de mieux orienter les patients. Actuellement, peu d’étude ont réellement mesurer l’impact de l’échographie abdominale dès l’admission au SU.
Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique sur une période de dix mois. L’objectif principal était d’évaluer la faisabilité de l’échographie abdominale réalisée par un interne nouvellement formé chez les patients avec une douleur abdominale aiguë. La faisabilité était définie par l’obtention des neuf coupes échographiques standardisées. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les performances diagnostiques et l’impact sur la filière du patient. Les performances diagnostiques étaient évaluées par comparaison aux résultats de la tomodensitométrie, considérée comme examen de référence.
Résultats : L’échographie a été réalisée chez 113 patients (Homme= 52%, Âge= 51±22 ans). L’échographie abdominale était faisable dans 86 % des cas. Des anomalies échographiques étaient retrouvées chez 52 patients (46%) : principalement des dilatations pyélocalicielles (n=19), des lithiases vésiculaires (n=7) et des épanchements intra-abdominaux (n=7). Les sensibilités diagnostiques étaient élevées pour les pathologies urologiques (87 %), biliaires (86 %) et aortiques (100 %), avec une concordance bonne à excellente avec la tomodensitométrie (coefficient Kappa). En revanche, les sensibilités pour les pathologies digestives, gynécologiques et pancréatiques étaient faibles. A posteriori, l’impact de l’échographie précoce aurait pu permettre une orientation plus rapide dans 49 % des cas, accélérer la prise en charge thérapeutique dans 42 % et éviter 20% des examens tomodensitométriques.
Conclusion : L’échographie abdominale réalisée par les internes DESMU nouvellement formés apparaît faisable et présente de bonnes performances diagnostiques dès l’admission au SU. L’impact de son intégration précoce dans la prise en charge des douleurs abdominales aux urgences reste à valider.
aucun
Swann BONNAUD (limoges), Henri Hani KARAM, Thomas LAFON, Anaelle NARDOT SUCHAUD, Romain STEF, Thomas BRIANCHON CAMPAGNE
11:36 - 11:42
#50659 - FC05-07 Evaluation de la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie lors d’une détresse respiratoire aigüe au sein d’un service d’urgence : Etude prospective multicentrique.
FC05-07 Evaluation de la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie lors d’une détresse respiratoire aigüe au sein d’un service d’urgence : Etude prospective multicentrique.
Introduction : Les détresses respiratoires aiguës sont un motif fréquent d’admission aux urgences, particulièrement chez le sujet âgé, où le diagnostic étiologique est souvent difficile et source d’erreurs augmentant la morbi-mortalité. La pneumopathie bactérienne est l’une des étiologies principales. Les outils diagnostiques actuels présentent des limites. L’objectif de notre étude était d’évaluer la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie chez les patients en détresse respiratoire aigu au sein d’un service d’urgence.
Méthode : Il s’agissait d’une étude prospective multicentrique incluant des patients adultes admis pour détresse respiratoire aigu dans 2 centres hospitalo-universitaire français à partir d’octobre 2024. Chaque patient bénéficiait d’une ED avec enregistrement de six cycles respiratoires. Le critère principal était la somme des temps de plateau inspiratoire et expiratoire (STP) pour le diagnostic de PNP, comparée au gold standard établi par des experts indépendants
Résultats : Quarante-quatre patients ont été inclus. L’âge médian était de 75 ans, et 59 % étaient des hommes. Trente-trois patients (75 %) avaient un diagnostic de PNP, seize (36 %) un oedème aigu pulmonaire (OAP), et treize (30 %) une BPCO. Le seuil optimal de STP pour le diagnostic de PNP déterminé par l’indice de Youden était de 0,51 seconde. L’AUC était de 0,59 IC95% [0,40 – 0,78] avec une sensibilité de 58 % IC95% [0,39 – 0,74], une spécificité de 64 % IC95% [0,31 – 0,89], une VVP de 82 % IC95% [0,61-0,95] et une VPN de 33 % IC95% [0,14 – 0,57]. Son rapport de vraisemblance positive (RVP) était de 1,5 et son rapport de vraisemblance négative (RVN) de 0,67.
Conclusion : La mesure de la STP par échographie diaphragmatique ne permet pas un diagnostic fiable de PNP, bien qu’une VPP élevée suggère un intérêt comme test de confirmation en cas de forte suspicion clinique. Des études complémentaires sur de plus larges effectifs sont nécessaires pour préciser sa place dans la prise en charge des DRA aux urgences.
Aucun
Katia DEMAY (MONTPELLIER), Dino TIKSEVA, Xavier BOBBIA
11:42 - 11:48
#50803 - FC05-08 Utilisation de l’échographie par l’urgentiste : indications, pathologies et impact sur la prise en charge aux urgences.
FC05-08 Utilisation de l’échographie par l’urgentiste : indications, pathologies et impact sur la prise en charge aux urgences.
Introduction
L’échographie clinique réalisée par l’urgentiste s’est imposée comme un outil incontournable en médecine d’urgence, permettant une évaluation rapide, non invasive et orientée des patients. Son utilisation croissante soulève la question de ses indications, des pathologies concernées et de son réel impact sur la prise en charge. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pratique de l’échographie aux urgences, en analysant ses indications, les pathologies diagnostiquées et son apport clinique.
Méthodes
Nous avons mené une étude rétrospective, descriptive et monocentrique sur une période de quatre mois, du 1er janvier au 30 avril 2025, incluant l’ensemble des patients admis aux urgences de [nom de l’établissement]. Les dossiers des patients ayant bénéficié d’une échographie réalisée par l’urgentiste ont été analysés. Les données recueillies portaient sur les indications de l’échographie, les pathologies identifiées et les modifications de la prise en charge thérapeutique induites.
Résultats
Parmi les 548 patients admis aux urgences durant la période d’étude, 188 échographies ont été réalisées, correspondant à un taux d’utilisation de 34,3%. L’exploration hémodynamique était la plus fréquente (82%), reposant essentiellement sur l’échographie cardiaque. L’échographie pleuro-pulmonaire représentait 40% des examens, suivie de la E-FAST dans 12% des cas chez les traumatisé sévères. L’échographie clinique a été utilisée dans 1,3% des cas pour la recherche de thrombose veineuse profonde, la pose d’accès vasculaires guidés et la réalisation de ponctions pleurales. Dans 15% des situations, l’échographie a entraîné une modification de la prise en charge thérapeutique. Les principales pathologies concernées étaient l’insuffisance cardiaque aiguë (56%), l’exacerbation aiguë de BPCO (32%) , les états de choc (30%) et la traumatologie( 12%) .
Conclusion
L’échographie réalisée par l’urgentiste occupe une place centrale dans la prise en charge aux urgences, en améliorant la rapidité du diagnostic et en influençant directement les décisions thérapeutiques. Le renforcement de la formation des urgentistes et l’intégration systématique de l’échographie dans les protocoles de soins pourraient optimiser davantage son impact clinique.
aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Wajih DHOKKAR, Khaoula GHATASSI, Amine SADKI
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CE07
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Conférence Exceptionnelle
La place de l'humour dans la Médecine d'Urgence
Communication, Qualité de vie au travail
Modérateurs :
Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur :
Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
Vos proches ne rigolent pas à vos blagues alors que tous vos collègues oui, et même certains surenchérissent ? Au fond, est-ce un comportement adapté ou un moyen de supporter l'insupportable ? Dans le milieu médical, on dit qu’on ne peut pas rire de tout… pourtant, c’est souvent le meilleur remède quand même l’ordonnance ne suffit plus !
11:00 - 11:22
L'humour noir, un atout de gestion du stress et de l'anxieté ?
Louis SIMON (Médecin psychiatre) (Conférencier, Psychiatre, Lyon)
11:22 - 11:44
Les limites de l'éthique : frontière entre humour acceptable et humour offensant.
Jean-Philippe PIERRON (Professeur des universités en philosophie de la vie, de la médecine et du soin) (Conférencier, Professeur des universités en philosophie de la vie, de la médecine et du soin, Dijon)
11:44 - 12:06
Humour et formation.
Agathe SANTELLI (consultante formatrice) (Conférencier, Formatrice, Paris)
12:06 - 12:28
Peut-on rire de tout ?
Arnaud DEMANCHE (intervenant) (Conférencier, Humoriste, auteur, chroniqueur, Bois-Colombes)
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Amphi Bleu |
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CMS04
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Conférence
Sepsis
Etat de choc, Soignant, Soins primaires, Tri
Modérateurs :
Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest), Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur :
Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Véritable problème de santé publique, les experts vous détaillerons ce qu'est réellement le sepsis et les enjeux qu'il représente. Son repérage et une prise en soins précoce sont des éléments essentiels, notament dans un contexte de choc septique. Vous découvrirez également le rôle et l'intérêt d'une "sepsis team" dans un établissement.
11:00 - 11:22
Définition et enjeux du sepsis.
Maël BLANDIN (Interne) (Conférencier, Interne, Brest)
11:22 - 11:44
Repérage et prise en soins aux Urgences.
Clément ROUXEL (Ide) (Conférencier, IDE, Dijon)
11:44 - 12:06
Le choc septique.
Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
12:06 - 12:28
Intérêt des sepsis Team.
Adrien BASSET (RPPS 10100283000) (Conférencier, Médecin, Brest)
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Amphi Havane |
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CM21
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Conférence
Drogues
Accès aux soins, Addiction, Adulte, Douleur - Analgésie, Régulation, Santé mentale - Psychiatrie, Santé publique - Prévention, Sédation, Services d'Urgences, Soins primaires, Toxicologie, Urgences sociales
Modérateurs :
Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Médecin, Aurillac), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
Coordonnateur :
Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
Les drogues ne restent plus dans l’ombre. Aux urgences, elles exigent rigueur et humanité. Derrière chaque tableau se cachent une décision à ne pas rater et une douleur à soulager. Nos experts présenteront les clés pour mieux comprendre et mieux prendre en charge ces situations de plus en plus fréquentes.
11:00 - 11:22
Consommation de cocaïne en hausse, quelles conséquences aux Urgences ?
Pauline GILLERON (PH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
11:22 - 11:44
Piqure malveillante et soumission chimique.
Laurène DUFAYET (Médecin légiste) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:44 - 12:06
Syndrome cannabinoïde.
Aurélien RENARD (MEDECIN) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
12:06 - 12:28
Analgésie du toxicomane.
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Catastrophes et gestion de crise
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11:00 - 11:10
#50145 - CP016 Conception d’un outil d’aide à la composition des kits médicaux lors du déploiement d’un lot PSM1.
CP016 Conception d’un outil d’aide à la composition des kits médicaux lors du déploiement d’un lot PSM1.
Introduction : Le PSM1, dispositif projetable en Situation Sanitaire Exceptionnelle (SSE), permet la prise en charge de 25 victimes graves. Son contenu est standardisé, composé de médicaments, dispositifs médicaux et matériel divers. Pour réaliser certains gestes, le matériel étant réparti dans plusieurs malles, la préparation est longue. Pour faciliter la constitution de kits sur le terrain, nous avons développé des fiches illustrées. L’objectif était d’en évaluer l’impact en simulation.
Matériels et méthodes : Etude comparative monocentrique menée sur 5 mois auprès de 24 participants (12 pharmaciens, 12 internes) formés au déploiement du PSM1. Chaque participant a constitué 2 kits avec l’outil standard (listing Santé Publique France), puis 2 kits avec les fiches illustrées. Chaque session était limitée à 20 min. Le critère principal était le temps de constitution ; la conformité constituait le critère secondaire.
Résultats : 96 kits ont été évalués. Le temps moyen de préparation a diminué de 14,89 ± 2,87 min à 5,81 ± 1,46 min avec les fiches (p < 0,001). La conformité est passée de 16,7 % à 87,5 % (p < 0,001). Tous les kits ont été complétés dans le délai impartit avec le nouvel outil. La difficulté perçue a diminué et la satisfaction dépassait 95 %.
Conclusion : Les fiches illustrées améliorent de façon significative la rapidité et la conformité de constitution des kits PSM en simulation, renforçant la réactivité en SSE. Leur mise à jour devra suivre les révisions des lots.
aucun
Marion LAUREAU (MONTPELLIER), Nesrine GREFI, Damien PERIER, Clemence FAUS, Aude PHILIPPE, Xavier BOBBIA
11:10 - 11:20
#50291 - CP017 Priorisation des évacuations de victimes en situations sanitaires exceptionnelles : étude randomisée comparant deux modèles de triage médical.
CP017 Priorisation des évacuations de victimes en situations sanitaires exceptionnelles : étude randomisée comparant deux modèles de triage médical.
Introduction : Lors d’une situation sanitaire exceptionnelle avec un grand nombre de victimes, un dépassement des moyens sanitaires sera systématique, créant une disproportion entre les besoins et les moyens disponibles. Une catégorisation des patients, selon la gravité et le délai de prise en charge sont donc indispensables, c’est ce qu’on appelle le triage. Plusieurs études traitent du sujet mais sans pouvoir prouver la supériorité d’une méthode. Le modèle français de triage médical est basé sur une échelle ancienne de 40 ans d’origine militaire. L’Espagne qui a un système de santé proche de celui de la France a développé plus récemment une méthode de tri nommé META. Cette étude a pour objectif de montrer la supériorité de la méthode META sur le modèle français sur la priorisation des évacuations des victimes de SSE.
Matériel et Méthodes : Cette étude a été réalisée sous forme d’une simulation sur table. 5 experts ont réalisé un classement de 20 vignettes cliniques représentant les victimes d’une explosion, qui a servi de référence. Les urgentistes de différents centres hospitaliers ont ensuite réalisé le même exercice en suivant la méthode française ou la méthode espagnole selon leur groupe de randomisation après avoir reçu une courte formation.
Résultats : La moyenne de taux de concordance dans le groupe ayant utilisé la méthode espagnole était de 51%, celle du groupe ayant utilisé la méthode française était de 57%, sans différence significative (p-value = 0,05)
Conclusion : Cette étude ne permet pas de montrer la supériorité de la méthode espagnole sur la méthode française pour la priorisation d’évacuation des victimes. Néanmoins, l’analyse des différents paramètres du modèle espagnol pourrait contribuer à développer et enrichir notre système français.
Aucun
Yseult MOULIA (Angers), Delphine DOUILLET, François MORIN
11:20 - 11:30
#50452 - CP018 Impact d’une trousse de soins et de la vidéorégulation sur le transport vers les urgences des résidents d’EHPAD d’un territoire de santé.
CP018 Impact d’une trousse de soins et de la vidéorégulation sur le transport vers les urgences des résidents d’EHPAD d’un territoire de santé.
Introduction : Les résidents des EHPADs sont des sujets fragiles. Leur admission aux urgences peut s’avérer délétère. Il existe une surmortalité après une nuit aux urgences. L’un des objectif de la filière gériatrique est de réduire ces transferts en s’appuyant sur la mise en place d’une trousse de soins et le recours à la vidéorégulation par le SAMU.
Matériel et méthode : étude rétrospective observationnelle menée au SAMU 56 après mise en place d’un dispositif associant trousse de soins dans les EHPADs et vidéorégulation. Population des résidents d’EHPAD pour lesquels un appel au 15 a été effectué en période de permanence de soins (PDS). Deux périodes ont été comparées, en 2023 et 2025, avant et après mise en place. Le critère de jugement principal était le taux de transfert vers les urgences après appel au 15. Les critères de jugement secondaires étaient le taux d’utilisation, le taux de transfert selon le motif d’appel, selon le type de régulateur (MRU ou MRG) et selon la structure. S’y ajoute l’analyse descriptive du recours à la trousse de soins et à la vidéorégulation.
Résultats : 1171 dossiers ont été inclus dans l’étude, 570 en 2023 et 601 en 2025. Concernant le dispositif, la trousse a été utilisée dans 7 cas et la vidéorégulation dans 9 cas. Le taux de transfert n’a pas été modifié entre les deux périodes (36,7% vs. 31,4% ; p=0,059) et n’a pas été influencé la typologie du régulateur (MRU p=0,06 ; MRG p=0,36). Pour les motifs de recours, seule la traumatologie montre une baisse significative de l’adressage aux urgences (57,1% vs. 23,8% ; p=0,045) mais l’effectif est limité. Le faible nombre de patients inclus dans chaque structure individuelle n’a pas permis d’analyse comparative.
Conclusion : Le dispositif a été très peu utilisé. Sa mise en place n’a pas permis de montrer de différence significative sur le taux de transferts vers les urgences mais il affiche une tendance à la baisse qu’il faudra réévaluer afin d’envisager son déploiement à l’avenir.
aucun
Amandine MENIER (Rennes), Claire BROCHE, Aurélie BEGAUDEAU CHAUVET, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Bertrand BOULANGER
11:30 - 11:40
#50508 - CP019 TRIAPERF-RV : TRIAge et PERFormance en Réalité Virtuelle.
CP019 TRIAPERF-RV : TRIAge et PERFormance en Réalité Virtuelle.
Introduction :
Les situations NOmbreuses VIctimes (NOVI) constituent un enjeu majeur tant en opération extérieure que sur le territoire national. Le triage rapide et la priorisation des gestes de sauvetage immédiats conditionnent la survie des victimes, mais les formations répétées ou à grande échelle présentent des contraintes logistiques fortes. La réalité virtuelle immersive apparaît comme une alternative pertinente pour entraîner un grand nombre de primo-intervenants dans un environnement standardisé et sécurisé. SimTriage est un serious game multivictimes en realité virtuelle développé pour les primo-intervenants, dont l’intérêt pédagogique n’avait pas encore été évalué.
Objectif :
Évaluer l’impact de SimTriage sur la performance d’apprentissage (niveau 2 de Kirkpatrick) chez des primo-intervenants militaires.
Méthodes :
Étude monocentrique incluant internes en médecine militaire, infirmiers et personnels non soignants participant à un exercice majeur en juin 2025. L’intervention comportait briefing, simulation immersive et débriefing. Le critère principal était la variation du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) avant/après simulation. Les critères secondaires incluaient, la charge mentale (NASA-TLX), l’absorption cognitive (EDUFLOW) et performance de triage.
Résultats :
160 participants (75 hommes et 85 femmes de médiane d’âge de 26 ans) ont pris en charge 1 440 victimes. La distribution des différences de SEP était non normale (Shapiro-Wilk : W = 0,915 ; p < 0,001). La médiane du SEP augmentait significativement de 71 à 78 (gain de 7 points) sur une échelle de 108, confirmé par un test non paramétrique de Wilcoxon (W = 1412, p < 0,001). La charge mentale présentait une médiane de 64 indiquant un niveau élevé cohérent avec les exigences décisionnelles. L’absorption cognitive atteignait une médiane de 48 sur une échelle de 77. Le taux de variation du SEP est corrélé positivement avec le niveau d’absorption cognitive perçue au cours de la simulation (r de Pearson = 0,216 ; p = 0,007).
Conclusion :
Ces résultats soutiennent l’intérêt de la réalité virtuelle immersive pour la formation des primo-intervenants en contexte NOVI, permettant un entraînement reproductible, engageant et objectivable. La généralisabilité et la rétention à distance restent à confirmer.
aucun
Emilie PHILIPPE (marseille), Julien GALANT, Pierre- Olivier VIDAL, Cédric BASQUIN, Nicolas VERMECH, Marc MAGNIEZ, Marie Helene FERRER, Aurelien RENARD
11:40 - 11:50
#50544 - CP020 EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ORIENTATION DES PATIENTS TRAUMATISES GRAVES DANS LE VAL D’OISE.
CP020 EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ORIENTATION DES PATIENTS TRAUMATISES GRAVES DANS LE VAL D’OISE.
Introduction : Les traumatismes graves constituent un enjeu majeur de santé publique avec un impact du sous-triage sur la morbi-mortalité et une utilisation inappropriée des ressources en cas de sur-triage.
L’objectif principal de notre étude est d’évaluer la qualité de l’orientation des patients traumatisés graves dans le Val-d’Oise après bilan médical préhospitalier. Les objectifs secondaires sont d’évaluer si les différents outils utilisables en préhospitalier (TRENAU, MGAP, Shock Index) sont prédictifs d’une bonne qualité d’orientation, et d’évaluer les facteurs de risque de sous-triage.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective et multicentrique réalisée au sein du SAMU et des 5 SMUR du 95, de 9 services receveurs (TraumaCentre niveau 3 TC3) et 3 TraumaCenter niveau I (TC1). Cette étude a concerné tous les patients traumatisés graves majeurs pris en charge par un SMUR du 95 au cours de l’année 2023. L’analyse statistique a été réalisée par les tests de Kruskal-Wallis, Anova, test de Wilconson et test de Chi2 de Person selon les variables à analyser.
Résultats : 299 patients ont été inclus (âge moyen 37±17 ans, 72% d’hommes). Le taux de sous-triage est de 6,5% (supérieur aux recommandations <5%). Le taux global de sur-triage est de 15% (objectif recommandé entre 25 et 50%), avec un taux de sur-triage dans la population admise en TC1 de 54% (Normo-triage à 35% en TC1 vs 95% en TC3, p<0,001).
Le grade TRENAU est un bon outil prédictif d’une orientation adaptée (normo-triage à 75%, 53% et 86% pour les grades A, B et C respectivement, p<0,001), le score MGAP est un outil adapté pour une bonne orientation dans les trauma-centers de niveau 3 (p=0,019) et le Shock Index, utilisé seul, ne semble pas être prédictif d’une bonne qualité d’orientation. Ni l’intoxication alcoolique supposée ni les plages horaires d’intervention n’ont eu d’impact sur la qualité de l’orientation.
Conclusion : La qualité de l’orientation des patients traumatisés graves dans le Val d’Oise peut être améliorée. Un cahier des charges de l’ARS IDF publié en 2025 fixe les objectifs pour labéliser des hôpitaux en traumacenter de niveau 2, ainsi qu’un algorithme d’orientation en régulation SAMU qui devrait diminuer le sous-triage et le sur-triage.
Aucun
Pierre CHENEVIER (Paris), Fabrice LOUVET, Ricard-Hibon AGNÈS
11:50 - 12:00
#50798 - CP021 Estimation par les médecins et via un algorithme déductible des Résumés de Passages aux Urgences des passages relevant potentiellement de la ville.
CP021 Estimation par les médecins et via un algorithme déductible des Résumés de Passages aux Urgences des passages relevant potentiellement de la ville.
Introduction. La pertinence des passages dans les services d’urgences (SU) et la transférabilité vers la médecine de ville constituent un enjeu pour l’organisation des soins. L’outil national TRU-SNP d’appui à l'organisation territorialisée des soins non programmés (SNP) permet d’estimer, par territoire, des taux de recours aux urgences pour des motifs relevant de la ville. Il s’appuie sur l’algorithme PRPV (Passages Relevant Potentiellement de la Ville), déductible des Résumés de Passage aux Urgences (RPU), qui mobilise le nouveau Score Composite de Complexité Diagnostic (SCCD). Ce score, déductible des RPU, associe à chaque diagnostic un niveau de complexité. L’objectif de l’étude NAPU est d’estimer la proportion de “passages perçus comme évitables” (PPE) à partir de la perception des médecins urgentistes et apporter des éléments de validation à l’indicateur PRPV et au score SCCD.
Méthodes. L’étude a été conduite dans 5 SU de la région PACA entre mai et novembre de 2024. À la fin de la pris en charge, les médecins indiquaient, dans un onglet ad hoc intégré au logiciel métier, le lieu de soins plus appropriée pour le patient. Un passage était identifié comme PPE lorsque le médecin estimait qu’une prise en charge en ville aurait été possible. Ces évaluations médicales ont été associées aux RPU afin de comparer la proportion de “passages évitables” selon les médecins et selon l’algorithme PRPV.
Résultats. L’étude NAPU a inclus 83.574 passages dont 36,7 % ont été classés comme PPE, parmi lesquels 29,9 % auraient pu être pris en charge par un médecin généraliste (9,6% sans examen complémentaires et 20,3 % avec exploration réalisables en ville) ; 5,7 % nécessitaient un plateau technique pour la petite traumatologie et 1,1 % relevaient d’une problématique exclusivement sociale. Cette proportion était proche de celle estimé par l’algorithme PRPV sur les données de l’étude (35,4%). Parmi les variables déductibles du RPU, le SCCD était celle la plus prédictive du caractère PPE. Par diagnostic, la corrélation entre le SCCD et la proposition de PPE était de 0,77.
Conclusion. Sur les données de cette étude multicentrique, la proportion de passages relevant potentiellement de la ville était estimée à 36.7% par les médecins, une proportion très proche de celle estimée par l’algorithme PRPV déductible des RPU. L’étude NAPU permet par ailleurs d’identifier un panel de diagnostics traceurs des passages de très faible complexité.
Aucun
Laura IRIARTE (Marseille), Gilles GAMBINI, Azais PATRICK, Aurélia BORDAIS, Ludovic SAUVAGE, Benoit CANAC, Dimitri SCRONIAS, Guilhem NOEL
12:00 - 12:10
#50858 - CP022 Un index pronostique simple pour le triage des patients âgés admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë.
CP022 Un index pronostique simple pour le triage des patients âgés admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë.
Introduction : Le triage est un outil important pour les médecins afin de déterminer quels patients présentent un risque élevé d’aggravation de leur état aux urgences. Plusieurs indices et scores ont été proposés pour prédire l’issue chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque aiguë (ICA) ; la plupart d’entre eux sont complexes et peu adaptés à une utilisation simple au lit du patient. Notre objectif était d 'utiliser un nouvel index pronostique proposé récemment dans la littérature chez tous les patients afin de prédire la mortalité hospitalière en cas d’insuffisance cardiaque aiguë.
Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique sur une période de 3 ans du premier Janvier 2023 à Décembre 2025. L’index a été calculé à l’aide de la formule suivante : [ 220 - âge - fréquence cardiaque + pression artérielle systolique - (créatinine × 10)] chez les patients dès le triage. L’index a été testé chez des patients âgés de ≥ 65 ans et admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë. Une courbe ROC a été utilisée pour déterminer le pronostic de l’index sur la mortalité aux urgences et au 7ᵉ jour après la sortie pour ces patients.
Résultats : Nous avons inclus 239 patients de sujet âgés. L’âge moyen était de 75 ± 7 ans [65-98]. Le sex-ratio était de 1,21 ; les principaux antécédents médicaux étaient respectivement le diabète, l’hypertension, le syndrome coronarien et l’ insuffisance cardiaque avec 110 (46 %), 169 (71 %), 42 (17 %) et 64 (27 %) respectivement . Les patients admis aux urgences pour douleur thoracique et dyspnée étaient au nombre de 32 et 201. Des diurétiques ont été administrés à 230 patients (98 %) et 15 patients (8 %) ont été intubés aux urgences. La mortalité aux urgences a été observée chez 26 patients (11 %) et la mortalité à 7 jours après la sortie a été constatée chez 37 patients (16 %). L'index pronostique était un prédicteur indépendant du risque de mortalité aux urgences et à 7 jours avec respectivement (p=0,004 ; AUC =0,688 ; IC95% [0,581-0,784] et [P<0,0001 ; AUC=0,746 ; IC95% [0,660-0,831]).
Conclusions : Un index pronostique simple basé sur des variables facilement évaluables à l’admission aux urgences peut être utile pour prédire la mortalité chez les personnes âgées présentant une insuffisance cardiaque aiguë.
Aucun
Wided BAHRIA LASGHAR (tunisie, Tunisie), Khouloud OUERHANI, Ines ALOUI, Yasmine WALHA, Faten SEBAI, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
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Salle 242A |
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"Mercredi 03 juin"
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SI09
11:00 - 12:00
Session Interactive
Gestion de conflits : les clés pour comprendre
Aide soignant, ARM, Communication, Management, Médecin, Régulation, Services d'Urgences, SMUR, Soignant
Modérateur :
Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur :
Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
Le conflit est une chance dans une équipe ? Très bien mais comment fait on pour que ce ne soit pas toujours la chance... Les bases de la gestion de conflit !
11:00 - 12:00
Gestion de conflits : les clés pour comprendre.
Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Mulhouse)
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Salle 242B |
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"Mercredi 03 juin"
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CMS16
11:00 - 12:30
Table ronde
ARM : quelles formations, perspectives et particularités d'outre-mer ?
ARM, Pédagogie - Enseignement - Formation, Qualité - sécurité des soins, Régulation
Modérateurs :
Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort), . TBC
Coordonnateur :
Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
Définir une feuille de route opérationnelle pour professionnaliser et renforcer le rôle des ARM dans la régulation SAMU, en précisant : les compétences-clés, l’apport du Centre de Formation des Assistants de Régulation Médicale (CFARM) pour la qualité de la gestion d’appel, la complémentarité formation initiale / formation continue, les perspectives de carrière du métier en régulation, et des mesures ciblées pour répondre aux difficultés spécifiques rencontrées en Polynésie.
11:00 - 11:15
Développement des compétences ARM et apports de la formation en CFARM pour la gestion qualitative d'un appel au SAMU.
Jérémie BRAZ (FF Cadre de santé formateur) (Conférencier, IDE, Paris)
11:15 - 11:30
Formation initiale vs formation continue.
Caroline GERVASONI (ARM) (Conférencier, Présidente de l'ANCFARM, Grenoble)
11:30 - 11:45
Perspectives du rôle de l'ARM en régulation.
Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Cadre administratif , Angers)
11:45 - 12:00
Les difficultés liées à la formation et au statut des ARM polynésiens, quelles perspectives ?
Bertrand REMAUDIERE (MEDECIN PH (chef de service)) (Conférencier, Médecin, TAHITI, Polynésie française)
12:00 - 12:30
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle 243 |
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CLM06
11:00 - 12:30
Communications Libres Médecins
Sonde d'Or
Modérateur :
. TBC
11:00 - 11:10
#50322 - CP024 Place de l’échographie dans la prise en charge préhospitalière de l’arrêt cardiaque : enquête de pratique à la BSPP.
CP024 Place de l’échographie dans la prise en charge préhospitalière de l’arrêt cardiaque : enquête de pratique à la BSPP.
Introduction : Lors d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), l’échographie au point d’intervention (EPI) peut contribuer à identifier une activité mécanique ou une cause réversible, et ainsi guider la réanimation. Pourtant, son utilisation par les équipes SMUR reste hétérogène et peu documentée. Dans notre service d’urgence préhospitalières étudié ci-après, l’EPI ne fait pas encore partie intégrante du protocole de prise en charge des ACEH.
Objectif : Évaluer la fréquence du recours à l’EPI lors des ACEH pris en charge par un service d’urgences préhospitalières et identifier les facteurs associés à sa réalisation, en lien avec les caractéristiques des patients et des praticiens.
Méthode : Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant tous les ACEH adultes pris en charge en par nos SMURs du 1er janvier au 31 décembre 2024, à partir des dossiers patients numérisés. Un questionnaire électronique complémentaire a été adressé aux médecins SMUR pour recueillir des données sur leur formation, leurs pratiques et leur perception de l’EPI. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs associés à la réalisation de l’EPI. Une analyse en composantes principales (ACP) a exploré les profils de praticiens selon leur formation et leurs pratiques.
Résultats : Sur 701 patients éligibles, 123 (17,5 %) ont bénéficié d’une EPI. En analyse univariée, ces patients étaient plus jeunes (61 vs 65 ans, p = 0,03) et plus souvent victimes d’un ACEH devant témoin (76,8 % vs 60,4 %, p < 0,01). Ces deux facteurs restaient indépendamment associés à la réalisation de l’EPI en analyse multivariée.
Parmi les 123 praticiens sollicités, 54 (43,9 %) ont répondu au questionnaire : l’EPI était principalement réalisée après intubation trachéale (88,9 %), avec pour objectifs la recherche d’une cause curable (37 %, notamment tamponnade dans 24 %) ou d’une activité myocardique (22 %). Les principaux freins évoqués à la réalisation de l’EPI étaient la faisabilité (33 %) et le manque d’expérience (15 %). L’ACP distinguait deux profils de praticiens : (1) des praticiens plus jeunes, récemment formés et utilisateurs réguliers de l’EPI ; (2) des praticiens plus expérimentés, moins formés et utilisateurs occasionnels.
Conclusion : Le recours à l’EPI reste limité dans la prise en charge préhospitalière des ACEH. La formation ciblée des praticiens et l’élaboration de procédures standardisées pourraient constituer des leviers pour encourager son utilisation.
Aucun
Erwin SALAGNAC (PARIS), Daniel JOST, Sabine LEMOINE, Pauline KOCH, Alexandre ALLONNEAU, Stephane TRAVERS
11:10 - 11:20
#50366 - CP025 Intérêt pédagogique de la possession d’un échographe ultraportable dans la première année du DES de médecine d'urgence : étude prospective randomisée.
CP025 Intérêt pédagogique de la possession d’un échographe ultraportable dans la première année du DES de médecine d'urgence : étude prospective randomisée.
Introduction : Les échographes ultraportables (EU) possèdent des performances d’imagerie intéressantes et sont utilisées en médecine d’urgence (MU). Des travaux pédagogiques réalisés aux USA ont démontré l’intérêt d’équiper des étudiants en médecine avec un EU pour améliorer leurs performances diagnostiques. Une telle évaluation n’a pas été réalisée en France chez des internes de MU. Ce travail vise donc à évaluer l’intérêt du prêt d’un EU sur les performances diagnostiques évaluées à un an à travers un design randomisé, EU versus non.
Matériel et méthodes
Après quatre journées d’enseignement en échographie clinique, des internes de première année de MU ont été randomisés, prêt d’un EU versus non (C), pour une période de 12 mois. Les critères d’exclusion étaient le refus de participation et une formation préalable en échographie autre que les quatre journées. L’objectif principal était la comparaison de la performance échographique entre les deux groupes, évaluée en aveugle selon un score sur 280 points (coupes cardiaques (170), abdominales (90) et pulmonaires (20)). Les critères secondaires étaient un questionnaire sur l’utilisation des EU. L’analyse statistique a utilisé un test t de Student et de Chi2, p< 0,05 étant significatif. Un accord du comité d’éthique a été obtenu.
Résultats
19 internes ont été inclus, 10 dans le groupe EU et 9 dans le groupe contrôle. Les scores étaient (moyenne ± écart-type) : global (EU 248 ± 22, C 246 ± 38, p 0,89), cardiaque (EU 149 ± 15, C 145 ± 27, p 0,71), abdominale (EU 83 ± 10, C 81 ± 10, p 0,67). Il n’y avait pas de différence sur la fréquence d’utilisation des sondes entre les deux groupes. Les raisons les plus fréquentes de l’absence d’utilisation des EU, étaient la présence d’un échographe dans le service et la crainte du vol.
Conclusion
Le prêt d’un EU pendant un an n’a pas amélioré la performance échographique dans une population d’internes de MU. Des travaux futurs pourraient investiguer le prêt d’un échographe associé à un support pédagogique.
aucun
Justine GUÉRY (NANTES), Quentin LE BASTARD, Mathilde PAPIN, Philippe LE CONTE
11:20 - 11:30
#50425 - CP026 Sain-DESMU : Courbe d’apprentissage de la mise en évidence du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur à l’échographie clinique par les internes en formation chez les volontaires sains.
CP026 Sain-DESMU : Courbe d’apprentissage de la mise en évidence du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur à l’échographie clinique par les internes en formation chez les volontaires sains.
Introduction :
Le ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur (LTFAI) joue un rôle essentiel dans la stabilité de la syndesmose de la cheville. Son atteinte, souvent liée à un traumatisme en flexion dorsale et rotation externe, nécessite une immobilisation rigide. Une absence de diagnostic entraîne une prise en charge inadaptée et des séquelles fonctionnelles. L’échographie, imagerie non irradiante et accessible, s’impose en médecine d’urgence, avec un apprentissage précoce durant la formation des internes. De par sa localisation superficielle, le LTFAI peut être visualisé mais sa courbe d’apprentissage n’a pas été étudiée en médecine d’urgence.
Matériel et Méthode :
Une étude descriptive, prospective et monocentrique a été menée au CHU de Rennes entre janvier et mars 2025. Les internes en DES de médecine d’urgence ont reçu une formation théorique, puis réalisé dix tentatives successives visant à visualiser le LTFAI chez des volontaires sains. Les coupes échographiques obtenues étaient validées ou non par un médecin expert. Le critère principal était le temps d’acquisition. Les critères secondaires incluaient la comparaison des performances entre promotions (DESMU 1 vs DESMU 3), la réévaluation à deux mois (T0 vs M2) ainsi que le ressenti via un questionnaire portant sur la confiance, la facilité et l’impact clinique perçu.
Résultats :
Trente-trois internes ont participé, dont quinze revus à M2. Le temps d’acquisition diminuait significativement dès la cinquième tentative malgré une variabilité interindividuelle importante (p < 0,0001). Aucun progrès notable n’était observé entre T0 et M2. Les internes de DESMU 3 réalisaient les coupes plus rapidement que ceux de DESMU 1 (p = 0,0388). Le questionnaire reflétait une confiance modérée (6,6/10) et un impact clinique perçu intermédiaire (5,8/10). Le taux d’échec diminuait progressivement, surtout chez les internes les moins expérimentés.
Conclusion :
La visualisation échographique du LTFAI apparaît comme une compétence rapidement assimilable, avec une amélioration nette après cinq répétitions. Le niveau de formation influence les performances, tandis que la stabilité des résultats à deux mois suggère une bonne rétention de la technique. L’intérêt diagnostique d’une atteinte du LTFAI associé à ces résultats soutiennent l’intégration de cet apprentissage dans le DES de médecine d’urgence. Des études complémentaires, en contexte clinique réel, sont nécessaires pour confirmer sa valeur diagnostique et son impact pratique.
LEVREL - REUTER : impliqué dans la formation des DES médecine d'urgence de RENNES
Hugo MAIRE, Anne COUSTANS, François SAGET, Paul-Georges REUTER, Vincent LEVREL (Rennes)
11:30 - 11:40
#50557 - CP027 Impact d’une installation optimale de l’opérateur sur l’acquisition du Doppler transcrânien : un essai randomisé contrôlé. Etude ERGO-US.
CP027 Impact d’une installation optimale de l’opérateur sur l’acquisition du Doppler transcrânien : un essai randomisé contrôlé. Etude ERGO-US.
Introduction
Bien que validé dans de nombreuses indications en médecine d’urgence, le Doppler transcrânien (DTC) demeure sous-utilisé, en grande partie par sa réputation d’examen complexe et fortement chronophage.
Objectif
Évaluer si une installation optimale standardisée permet d’accélérer l’acquisition d’images interprétables et d’en améliorer la qualité.
Méthodes
Étude randomisée incluant des internes novices en DTC de août à décembre 2024.
Groupe contrôle (installation libre) et groupe intervention (installation standardisée : assis à la tête du modèle allongé, échographe à gauche) (Figure). Chaque participant réalisait deux acquisitions d’un flux Doppler pulsé dans l’artère cérébrale moyenne, une de chaque côté du modèle.
Critères de jugement principal : délais d’acquisition chronométrés et secondaire : qualité des images évaluée en aveugle par cinq experts (note cumulée sur 25)
Objectif : 72 examens.
Résultats
44 sujets inclus (soit 46 et 42 respectivement, groupe intervention et contrôle).
Délai moyen d’acquisition significativement réduit dans le groupe intervention : 99±47 s vs 122±53 s (p=0,04), soit un gain de 22 secondes [1-43].
Pas de différence significative de qualité d’image : 17±5 vs 18±5 (p=0,2).
Conclusion
Une installation optimale standardisée améliorait la vitesse d’acquisition sans compromettre la qualité des images. Optimiser l’ergonomie devrait faciliter l’apprentissage et la réalisation du DTC en pratique clinique.
Aucun
Théophile VIEUX (Paris), Tatiana RANDRIAMANDIMBY, Roger KADJI KALABANG, Jerome BOKOBSA, Remi GIRERD, Petrovic TOMISLAV, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:40 - 11:50
#50669 - CP028 Valeur pronostique du VExUS en contexte d'insuffisance rénale aigue en service de médecine.
CP028 Valeur pronostique du VExUS en contexte d'insuffisance rénale aigue en service de médecine.
Introduction
Le syndrome cardiorénal aigu (SCRa) est une situation de mauvais pronostic et de diagnostic difficile. Les effets délétères des solutés IV ont été bien étudiés en service de réanimation mais peu en service de médecine. Le VExUS est un score échographique permettant de quantifier la congestion veineuse (0 : normal, 1 :zone grise, 2 ou 3 : congestion veineuse).
Méthode
Nous avons réalisé une étude prospective en service de médecine chez des patients en insuffisance rénale aigue (IRA) avec au moins un critère parmi : âge > 70 ans, cardiopathie ou signe d'insuffisance cardiaque droite.
Nous avons défini 2 situations :
- stratégie thérapeutique cohérente avec le VExUS (stCV) : déplétion en cas de VExUS élevé, hydratation IV ou arrêt des diurétique en cas de VExUS normal,
- stratégie thérapeutique non cohérente avec le VExUS (stNCV) : hydratation IV ou arrêt des diurétique en cas de VExUS élevé, déplétion en cas de VExUS normal.
Résultats
89 patients ont été analysés, 60 étaient dans le groupe stCV, 29 dans le groupes stCNV. La créatinine a diminué de 23% et de 11% resp. dans les groupes stCV et stCNV (p = 0.01), le nombre médian de jours sans hospitalisation à J30 était de 22.5 et 16 resp. dans les groupes stCV et stNCV (p = 0.03). Il n'y avait pas de différence significative sur la mortalité à J30 ou la résolution de l'IRA.
Conclusion
Notre étude suggère que le VExUS pourrait être un outil pour pour diagnostiquer le SCRa et guider la prise en charge des patients avec IRA.
Aucun
Ulysse JUGE (Nantes), Philippe LE CONTE
11:50 - 12:00
#50717 - CP029 Détermination des sensibilités et spécificités de mesures échocardiographiques pour la détection du syndrome coronarien aigu de type NSTEMI aux urgences.
CP029 Détermination des sensibilités et spécificités de mesures échocardiographiques pour la détection du syndrome coronarien aigu de type NSTEMI aux urgences.
Titre:Détermination des sensibilités et spécificités de mesures échocardiographiques pour la détection du syndrome coronarien aigu de type NSTEMI aux urgences.Introduction:La douleur thoracique est un motif de consultation fréquent aux urgences et peut cacher un syndrome coronarien aigu. Les recommandations actuelles préconisent l’utilisation de l’échographie cardiaque dans la prise en charge de la douleur thoracique aux urgences pour aider au diagnostic différentiel. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la performance diagnostique des mesures échographiques dont l’onde systolique S’, le MAPSE et l’analyse visuelle de la cinétique segmentaire pour la détection du NSTEMI chez le patient avec douleur thoracique suspecte aux urgences. Matériel et Méthode :Cette étude prospective,interventionnelle et monocentrique a été menée aux cliniques Saint-Luc à Bruxelles entre le octobre 2024 et septembre 2025. Soixante-six patients suspects de SCA ont été inclus. Les patients aux antécédents cardiaques ont été exclus. Tous ont eu une échographie aux urgences par un médecin investigateur avec mesure d'onde S’, du MAPSE, et une analyse visuelle de la cinétique segmentaire. Le diagnostic final de sortie des urgences a été établi après adjudication à trois mois de suivi des patients. Résultats : La sensibilité était de 36 % (IC95 % : 25–48) pour l’onde S’, de 20 % (IC95 % : 10–30) pour le MAPSE et de 36 % (IC95 % : 23–47) pour la cinétique segmentaire. La spécificité était de 86 % (IC95 % : 77–95) pour l’onde S’, de 92 % (IC95 % : 85–99) pour le MAPSE et de 93 % (IC95 % : 87–99) pour la cinétique segmentaire. La VPP était de 42 % pour l’onde S’, de 33 % pour le MAPSE et de 63 % pour la cinétique segmentaire. La VPN était respectivement de 82 %, 85 % et 83 %. Conclusion : L’échocardiographie mesurant l’onde S’, MAPSE et la cinétique segmentaire ne permet pas d’exclure de manière fiable un SCA. En revanche, des paramètres anormaux sont associée à une augmentation de la probabilité diagnostique de SCA. Bien que l’échocardiographie reste un outil recommandé dans l’évaluation des douleurs thoraciques aux urgences, l’identification d’un NSTEMI sur la base exclusive de l’onde S’, du MAPSE et de la cinétique segmentaire doit être interprétée avec prudence. Des valeurs pathologiques de ces marqueurs doivent alerter le clinicien et s’intégrer dans une démarche diagnostique multimodale, tandis qu’un examen échocardiographique normal ne permet pas d’exclure le diagnostic.
Aucun conflit d'intérêt
Esmeralda HOXHAJ (Bruxelles, Belgique), Malik OCAKDAN, Bastian RODRIGUES DE CASTRO, Florence DUPRIEZ
12:00 - 12:10
#50731 - CP030 Impact de la technique de repérage (échographie versus palpation) sur la réussite d’une ponction lombaire aux urgences adultes.
CP030 Impact de la technique de repérage (échographie versus palpation) sur la réussite d’une ponction lombaire aux urgences adultes.
Introduction : La ponction lombaire (PL) est un geste fréquemment réalisé aux urgences. Sa réussite dépend de la qualité du repérage préalable. Dans la littérature, le taux d’échec de la PL par palpation peut atteindre 28%. L’échorepérage permet d’améliorer le taux de succès global de la PL. Cette technique demeure peu utilisée dans nos services d’urgences. Le but de notre étude était de comparer la réussite à la première tentative de la PL entre l’échorepérage et la palpation après avoir reçu une formation préalable.
Matériel et méthode : Cette étude observationnelle bi-centrique a été réalisée sur 5 mois. Une formation à l’échorepérage (chez les internes et les séniors) a été réalisée avant l’inclusion des patients. Les patients étaient inclus lorsque l’indication d’une PL était posée. Deux groupes (palpation et échographie) ont été réalisés suivant la technique de repérage. Les données étaient recueillies par un questionnaire complété par l’opérateur.
Résultats : La formation à l’échorepérage a été réalisée chez 75 personnes. Le taux de succès à la première tentative était de 60%. Il n’existait pas de différence significative entre les deux groupes. On n’observe aucune différence entre la réussite de la PL à la première tentative et l’IMC, la position, le nombre de PL réalisé avant l’étude et le rythme d’utilisation de l’échographie clinique. Il n’existait aucune complication du geste dans 73% des cas. Le taux de réussite toute tentatives confondues était de 93%.
Conclusion : La ponction lombaire reste un geste essentiel aux urgences, avec un succès global élevé, quel que soit le repérage. Cette étude n’a pas permis de mettre en évidence une différence significative sur l’utilisation de l’échorepérage. En revanche, elle a permis d’introduire localement cet outil prometteur nécessitant une formation et des évaluations complémentaires pour s’intégrer aux pratiques courantes.
aucun
Anthony BORT (Poitiers), Pierre Alexis BOURRY, Nicolas MARJANOVIC, Jérémy GUÉNÉZAN, Olivier MIMOZ
12:10 - 12:20
#50927 - CP031 Importance pour la stratification du risque : Mesure du TAPSE dans l'insuffisance cardiaque aiguë décompensée.
CP031 Importance pour la stratification du risque : Mesure du TAPSE dans l'insuffisance cardiaque aiguë décompensée.
Introduction
Bien que la valeur pronostique de la dysfonction ventriculaire droite dans l'insuffisance cardiaque chronique (IC) ait été largement étudiée, elle reste encore mal définie dans le contexte de l'insuffisance cardiaque aiguë décompensée (ICAD). L'objectif de cette étude était d'évaluer la valeur pronostique du TAPSE chez les patients hospitalisés pour insuffisance cardiaque aiguë (ICA).
Patients et Méthodes
Il s'agit d'une étude prospective incluant 200 patients hospitalisés pour insuffisance cardiaque. Une échographie a été réalisée pour mesurer la valeur du TAPSE dans les 24 premières heures d'hospitalisation. Le critère principal d'évaluation était l'apparition d'événements cardiovasculaires indésirables majeurs (MACE) pendant l'hospitalisation, définis comme un décès toutes causes confondues, un arrêt cardiaque réanimé ou un choc cardiogénique.
Résultats
Cent quatre patients atteints d'ADHF ont été inclus, d’age moyen de 71 ± 10.9 ans avec une prédominance masculine (70.2% hommes). Au cours de suivi, 19 patients (18,3 %) sont décédés, 48 patients ont re-consulté les urgences pour une nouvelle décompensation d’IC. Lors de l'analyse univariée, le TAPSE été plus élevé chez les patients ayant un on pronostic. Le taux du peptide natriurétique de type N-terminal pro-B (NT-proBNP) (P < 0,0001), le taux de FEVG (P < 0,001) et le diamètre du VCI (P = 0,019) à l'admission ont été associés de manière indépendante à la mortalité à un an.
Conclusion
TAPSE < 16 mm évalué par une échocardiographie précoce au cours d'un épisode d'ICA est indépendamment associé aux MACE, suggérant une surveillance étroite améliorée et des soins spécifiques à l'IC renforcés chez ces patients.
Aucun
Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie), Houda BEN SALAH, Hajer YAACOUBI, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
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Salle 252A |
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ATW03
11:00 - 12:30
Atelier Médecins - Echographie
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Tous niveaux
Echographie, Médecin
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Comprendre, observer et aborder sous écho les principaux blocs nerveux en médecine d'urgence. Venez découvrir l'anesthésie locorégionale échoguidée lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision et la sécurité de vos injections anesthésiques. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des conseils clés pour vous aider à maîtriser cette technique innovante, qui a largement démontrée dans son utilité aux urgences et en Smur. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences et de rejoindre une communauté de professionnels passionnés de cette technique avancée. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
11:00 - 12:30
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence.
Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bayonne), Ramon NOGUÉ BOU (MEDECIN) (Conférencier, Barcelone, Espagne), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
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Salle 252B |
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ATW06
11:00 - 12:30
Atelier Soignants - Echographie
Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux
Soignant, Echographie
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
CluECHO
Le commandant Bladerscan a été assassiné. Retrouvez le Professeur Globe, principal suspect, et confondez-le en prouvant que Miss Song Dû s'est trompée (ou comment résoudre le problème des fausses routes). Dans cet atelier, vous serez encadré.e.s par des infirmiers, vous apprendrez comment améliorer la sensibilité de votre triage, de vos diagnostics infirmier et même de vos gestes au quotidien grâce à un outil ultra simple et rapide à utiliser... Vous avez dit Echoooo ??!!!
11:00 - 12:30
Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA.
Rodolphe ROUET (Infirmier) (Conférencier, Nantes), Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Langon), Carmela GRACI (Médecin) (Conférencier, Milan, Italie), Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen), Gilmar PUGNET (Conférencier, Tarragone, Espagne)
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Salle 253 |
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CMS07
11:00 - 12:30
Conférence
Gérer l'urgence vitale pédiatrique dans une structure d'urgence non spécialisée
Arrêt cardiaque, Pédiatrie, Ventilation
Modérateurs :
Merlin DESCOURS (Infirmier) (Toulon), Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny)
Coordonnateur :
Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment dédramatiser la prise en charge pédiatrique, les experts vous donneront les clés pour mieux apréhender ces situations.
11:00 - 11:30
Repérage et triage de l'urgence vitale en pédiatrie.
Coralie CÉCÉ (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
11:30 - 12:00
ACR pédiatrique : les grandes lignes.
Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
12:00 - 12:30
Détresse respiratoire aiguë : les grandes lignes.
Amandine GAUDIN (Infirmière en pratique Avancée) (Conférencier, IPAU Pédiatrie, Lyon)
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Salle 342A |
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AMS12 B
11:00 - 12:30
Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication
Organisation
Coordonnateur :
Florent GACHET (Coordonnateur, IDE, Rouen)
Conférenciers :
Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de développer les connaissances et les compétences concernant les principes de communication et d’organisation dans de telles situations.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de Simucata – F Gachet – A Lefevre-Scelles – SOFRASIMS 2023 la Sécurité Civile) pour faire face à l’afflux massif de victimes et doivent organiser l’évacuation des victimes vers les hôpitaux.
Après un briefing, les participants obtiennent un rôle dans la simulation. Ils sont ensuite injectés dans la simulation en fonction de leurs missions au chantier, au PMA (Poste Médical Avancé) ou au poste de commandement. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones pour faire face à cette situation de crise évolutive et aux évènements inattendus. Divers outils sont mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
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Salle 342B |
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AMS-ARM03
11:00 - 12:30
Atelier Médico-Soignants ARM
Antalgie d’urgence Niveau 2 : Le tournoi des experts
Douleur - Analgésie
Coordonnateur :
Anna BOUCHARA (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers :
Anna BOUCHARA (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Niveau 2= Expert= S’adapter à ce qui évolue suite aux nouvelles recommandations douleur 2024, collaborer avec d’autres professionnels ou homologues, être exhaustif dans les prises en charge, ne pas être déstabilisé par le terrain du patient ou la situation individuelle rencontrée.
Savoir prendre en charge la douleur en médecine d’urgence intra ou extrahospitalière en équipe médico-soignante, de façon conforme aux recommandations 2024. Certains raisonnements et pratiques sont confirmés, d’autres sont novateurs et obligent à changer de point de vue. S’entrainer ensemble à ce nouveau paradigme de façon ludique, avec les experts du board douleur. Niveau 2 pour se challenger !
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Salle 343 |
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CM47
11:00 - 12:30
Conférence - Session Board Innovation
L'innovation en Médecine d'Urgence
Innovation , Médecin, Monitorage, Soignant
Modérateurs :
Thomas DUMONTIER (Praticien Hospitalier) (Médecin, Rouen), Benoit FRATTINI (Médecin) (Médecin, Paris)
Coordonnateur :
Elena-Laura LEMAITRE (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
L'inovation en urgence reste malgré tout une méconnue dans le métier. On vous propose de parler ce qui est déjà fait en médecine d'urgence, de l'éthique et la règlémentation en vigueur. Pour aller plus loin, on va parler du parcours digital du patient aux urgences et de la facon dont les montres connectés chagent la vie du patient et celle du médecin, notamment lors des appels au centre 15.
11:00 - 11:22
Comment l'IA impacte déjà la Médecine d'Urgence ?
Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
11:22 - 11:44
IA : éthique et réglementation.
Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens)
11:44 - 12:06
Le parcours digital du patient aux Urgences.
Laurence ARROUY (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:06 - 12:28
Les solutions IA clef en main pour les Urgences.
Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
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Salle 351 |
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AMS-ARM07
11:00 - 12:30
Atelier Médico-Soignants ARM
ESCAPE GAME - Intervention auprès d’un patient en situation de crise
Communication, Santé mentale - Psychiatrie
Coordonnateur :
Laure ROUGEGREZ (Coordonnateur, Médecin, Arras)
Conférenciers :
Carole BARRE (Psychiatre) (Conférencier, Médecin, Lille), Laure ROUGEGREZ (Psychiatre) (Conférencier, Médecin, Arras)
Identifier les spécificités de la communication avec un patient en situation de crise (suicidaire, agressif, en détresse émotionnelle).
Savoir adopter une posture professionnelle favorisant l’alliance thérapeutique en situation tendue.
Mobiliser des outils de communication validés : validation émotionnelle, écoute active, régulation émotionnelle, reformulation.
Réfléchir collectivement aux impacts des réponses soignantes sur l’escalade ou la désescalade des comportements du patient.
Favoriser la collaboration interprofessionnelle autour d'une problématique partagée entre ARM, infirmiers et médecins.
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Salle 352A |
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SI12
11:00 - 12:00
Session Interactive
Testez la valeur des tests diagnostics dans la douleur thoracique, abdominale et la dyspnée !
Adulte, Cardiologie , Services d'Urgences
Modérateur :
Patricia JABRE (PH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur :
Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Et si vos tests ne disaient pas ce que vous pensez ? Que faut-il vraiment exclure, et quand devant quel type de douleur thoracique? Venez le découvrir dans cette session interactive pleine de surprises !
11:00 - 12:00
Testez la valeur des tests diagnostics dans la douleur thoracique, abdominale et la dyspnée!
Olivier HUGLI (Médecin chef) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse, Suisse)
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Salle 352B |
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AM04 A
11:00 - 12:30
Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier
Obstétrique / Gynécologie
Coordonnateur :
Elodie SEVESTRE (Coordonnateur, Médecin, Orléans)
Conférenciers :
Emilie COLIN (sage femme) (Conférencier, Sage Femme, Orléans), Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
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Salle 353 |
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CM45
11:00 - 12:30
Conférence - Session Commission CREF
Les recommandations 2026
Aide soignant, ARM, Biologie, Communication, Douleur - Analgésie, Echographie, Management, Médecin, Recommandations, Régulation, Services d'Urgences, SMUR, Soignant
Modérateurs :
Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Médecin, Poitiers), Pierrick LE BORGNE (MCU-PH) (Strasbourg)
Coordonnateur :
Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
Notre société savante édite chaque année des recommandations profesionnelles. Dans cette session, vous découvrirez les meilleures recos de l'année, en avant première !
11:00 - 11:22
Place de la biologie délocalisée en structure de Médecine d'Urgence.
Maxime JONCHIER (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, La Rochelle)
11:22 - 11:44
Sédation procédurale en structure de Médecine d'Urgences.
Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
11:44 - 12:06
Echographie clinique en Médecine d'Urgence.
Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille), Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
12:06 - 12:28
Facteurs humains en santé.
Richard CHOCRON (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
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Salle Maillot |
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AM08
11:00 - 12:30
Atelier Médecins
Dysnatrémies
Thérapeutique
Coordonnateur :
Marc ANDRONIKOF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier :
Marc ANDRONIKOF (Praticien en HAD) (Conférencier, Médecin, Paris)
Mettre les participants en situation.
Leur présenter des outils conceptuels simples d’analyse.
Les faire résoudre les cas présentés typiques de situation de dysnatrémies rencontrées aux Urgences.
Leur faire comprendre l’intérêt et la façon d’utiliser les outils d’analyse présentés afin qu’ils s’en servent dans leur pratique.
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Salles 221-222-223 |
| 11:30 |
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CM36
11:30 - 12:30
Conférence - Session Cochrane
Session Cochrane pédiatrique
Pédiatrie, Pneumologie, Recherche - Statistiques - Méthodologie, Services d'Urgences, Urgences sociales
Modérateurs :
Tania MARX (Médecin) (Besançon), Nordine NEKHILI (Médecin) (Médecin, Gonesse)
Coordonnateur :
Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Comment être up to date en pédiatrie, en suivant la session Cochrane de cette année, qui fait le point sur 4 pathologies de l'enfant, tout ça basée sur la litterature scientifique bien sur !
11:30 - 11:45
Bronchiolite.
Aurélie MORAND (Pediatrician and Infectious Diseases Specialist) (Conférencier, Médecin, Marseille)
11:45 - 12:00
Ingestion de pile bouton.
Florence CAMPEOTTO (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:00 - 12:15
Asthme aigu chez l'enfant.
Anne-Claire GAUDIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
12:15 - 12:30
Maltraitance chez l'enfant.
Marion LEROUGE BAILHACHE (PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
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Salle 251 |
| 12:00 |
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FC06
12:00 - 13:00
Flash communications
Evaluation SAMU SMUR et Organisation 1
Modérateur :
Charlotte CHOLLET-XEMARD (directrice médicale adjointe) (Médecin, Créteil)
12:00 - 12:06
#50082 - FC06-01 Impact de la réalisation systématique de l’électrocardiogramme préhospitalier par les sapeurs-pompiers devant toute douleur thoracique aiguë sur la régulation médicale et l’orientation des patients dans les Yvelines.
FC06-01 Impact de la réalisation systématique de l’électrocardiogramme préhospitalier par les sapeurs-pompiers devant toute douleur thoracique aiguë sur la régulation médicale et l’orientation des patients dans les Yvelines.
Introduction : Depuis le 6 novembre 2023, les sapeurs-pompiers du département des Yvelines réalisent systématiquement un électrocardiogramme (ECG) en préhospitalier devant toute douleur thoracique aiguë. Cet ECG vise à améliorer le triage initial des patients et à orienter plus efficacement les décisions de régulation médicale. Cette étude a pour objectif d’évaluer l’impact de cette pratique sur l’engagement et l’utilisation des moyens médicaux, ainsi que sur l’orientation des patients dans la chaîne de soins d’urgence.
Méthodes : Une analyse de séries chronologiques interrompues a été menée sur deux ans. Trois indicateurs hebdomadaires ont été étudiés : la proportion de SMUR engagés, de transports médicalisés et d’orientations vers une unité de soins intensifs (USI). Les tendances ont été analysées par régressions linéaires segmentées.
Résultats : Une hausse de 10,9 % des engagements de SMUR, suivie d’une baisse hebdomadaire de 0,2 % a été observée. Les transports médicalisés ont chuté de 14,1 %, avant d’augmenter de 0,48 % par semaine. L’orientation en USI a d’abord diminué de 8,7 %, puis augmenté de 0,37 % par semaine. Sur les huit dernières semaines, une baisse des engagements SMUR et une hausse des transports médicalisés et des orientations en USI ont été observées. Les résultats sont tous statistiquement significatifs.
Conclusion : L’ECG préhospitalier systématique contribue ainsi à un triage plus pertinent et à une mobilisation plus efficiente des ressources médicales.
Aucun
Romain DINNICHERT (MONTIGNY LE BRETONNEUX), Aurélie BRANA POIREE
12:06 - 12:12
#50178 - FC06-02 Analyse des accouchements inopinés extrahospitaliers (AIE) en France : caractéristiques épidémiologiques à partir d’une cohorte prospective, multicentrique, de 13 ans, issue de l’Observatoire des AIE.
FC06-02 Analyse des accouchements inopinés extrahospitaliers (AIE) en France : caractéristiques épidémiologiques à partir d’une cohorte prospective, multicentrique, de 13 ans, issue de l’Observatoire des AIE.
Introduction:
Bien que peu étudiés, les Accouchements Inopinés Extrahospitaliers (AIE) sont considérés comme présentant un risque élevé de complications maternelles et néonatales, le principal facteur de risque suspecté étant le temps nécessaire pour arriver à la maternité.
Objectifs : Décrire les caractéristiques épidémiologiques des AIE et identifier leurs facteurs de risque de complications maternelles et néonatales.
Matériel et Méthodes :
Les données ont été recueillies à partir de l'Observatoire des AIE. L'analyse a porté sur 3 473 parturientes entre octobre 2011 et juin 2024.
Résultats :
L'âge maternel était de 32,0 ± 5,4 ans (15-49), avec une parité moyenne de 2,6 ± 1,3 (1-10). L'âge gestationnel était de 39,1 ± 2,3 semaines. La plupart des grossesses étaient à faible risque (84 %). Le temps moyen de trajet entre le domicile et la maternité était de 20,7 ± 13,6 minutes (0-200), avec une distance de plus de 45 minutes pour seulement 3 % des femmes (110/3221) et de plus d'une heure pour 1 % (23/3221) d'entre elles. Les complications maternelles représentaient 8,4 % (290/3472) des cas; 4,5 % (156/3471) étaient des hémorragies de la délivrance et il y avait 0,1 % (2/3471) de décès maternels. Les complications maternelles étaient plus fréquentes en cas d'expulsion incomplète du placenta (OR 7,58, IC à 95 % 3,75-15,32 ; p < 0,0001) et d'atonie utérine (OR 3,63, IC à 95 % 2,28-5,79 ; p < 0,0001). Les complications périnatales représentaient 4,4 % (149/3393) de tous les accouchements, avec 1,1 % (38/3456) de décès néonatals. Les facteurs de risque identifiés étaient une prématurité modérée (OR 2,86, IC à 95 % 1,69-4,83 ; p < 0,0001) et une prématurité sévère (OR 25,21, IC à 95 % 12,13-52,40 ; p < 0,0001), ainsi que la présence d'une hypothermie à l'admission à l'hôpital (OR 1,74, IC à 95 % 1,10-2,76 ; p = 0,019). L'hypothermie a touché 63 % des nouveau-nés (1 256/2 002). Les AIE sans SMUR étaient significativement associés à plus d'hypothermie à domicile (OR 2,02, IC à 95 % 1,57-2,6 ; p < 0,0001) et à l'admission à la maternité (OR 1,56, IC à 95 % 1,21-2,00 ; p = 0,0005).
Conclusion :
Contrairement aux idées reçues, les AIE concernent principalement des femmes sans vulnérabilité socio-économique. Les taux de complications maternelles et néonatales étaient faibles et associés à la prématurité et à l'hypothermie, mais pas à la distance "domicile-maternité".
"Aucun"
Charlène DUCHANOIS (NANCY), François JAVAUDIN, Philippe PES, Agnès RICARD-HIBON, Thomas BIZOUARD, Nicolas BOUNAUD, Olivier MOREL, Tahar CHOUIHED
12:12 - 12:18
#50402 - FC06-03 Analyse de pratique sur la prise en charge des troubles du rythme supraventriculaire en SMUR.
FC06-03 Analyse de pratique sur la prise en charge des troubles du rythme supraventriculaire en SMUR.
Introduction :
Les troubles du rythme supraventriculaires (TRSV) représentent un motif fréquent de prise en charge en préhospitalier par les SMUR. Les recommandations disponibles, principalement issues de l’ESC et de la SFMU, sont orientées vers la prise en charge hospitalière et leur transposition au contexte préhospitalier reste incertaine. L’objectif de cette étude était d’évaluer la conformité des pratiques du SMUR face aux recommandations de bonnes pratiques.
Matériel et méthodes :
Étude observationnelle, rétrospective et multicentrique incluant les patients majeurs pris en charge par les SMUR de Strasbourg et Colmar entre le 01/01/2024 et le 15/04/2025 pour TRSV. Les critères d’exclusion comprenaient : femmes enceintes, porteurs de DAI, tachycardies ventriculaires, troubles du rythme post-arrêt cardiorespiratoire, syndromes brady-tachycardie, troubles de conduction, patients en soins palliatifs, dossiers incomplets ou inaccessibles. Le critère de jugement principal était la présence d’une déviance aux recommandations, évaluée selon cinq dimensions : stratégie thérapeutique, manœuvres vagales, choix du traitement, posologie et modalité de transport.
Résultats :
Sur 469 dossiers potentiels, 312 ont été inclus. Une déviance aux recommandations était retrouvée dans 44,6 % des prises en charge. Les diagnostics finaux étaient : 43,3 % tachycardies jonctionnelles, 30,4 % fibrillations atriales, 6,7 % flutters, 1,3 % tachycardies atriales, et 17,3 % sans trouble du rythme confirmé. Le taux d’erreur diagnostique était de 11,2 %. Les stratégies thérapeutiques montraient une quasi-absence de contrôle de la fréquence cardiaque (2 cas), malgré des indications recommandées. Dix patients présentaient un risque emboligène après cardioversion sans couverture anticoagulante. Les manœuvres vagales étaient omises dans près d’un cas sur deux. Enfin, 26,3 % des patients étaient laissés sur place et 73,7 % transportés, dont une proportion importante de transports médicalisés sans indication identifiée.
Conclusion :
Près d’un dossier sur deux présentait une déviance aux recommandations, majoritairement à impact clinique faible, mais certaines potentiellement délétères (risque emboligène, erreurs diagnostiques). L’étude souligne la nécessité d’actualiser et d’adapter les protocoles au contexte préhospitalier, de renforcer la formation diagnostique et thérapeutique des praticiens du SMUR, et d’harmoniser les pratiques via des outils standardisés spécifiques au préhospitalier.
Aucun
Nicolas JUNG (Strasbourg), Paul SIMON, Eric THIBAUD, Yannick GOTTWALLES, Pascal BILBAULT
12:18 - 12:24
#50415 - FC06-04 Accès intra-osseux : un trou dans l’os… et dans le budget. Etude IVOCA.
FC06-04 Accès intra-osseux : un trou dans l’os… et dans le budget. Etude IVOCA.
Introduction : L’accès intra-osseux (IO) est de plus en plus utilisé lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers (ACEH) malgré un coût très supérieur et l’absence de bénéfice clinique démontré (Belohlavek & Suverein, NEJM 2022 & 2023) comparé à la voie intraveineuse périphérique (IV). Nous avons évalué son impact économique.
Matériel et Méthode : Etude rétrospective (2013-2024) basée sur les données du registre RéAC en Seine-Saint-Denis, en France. Inclusion des ACEH ayant reçu de l’adrénaline par voie IV ou IO. Coûts considérés : cathéter IV = 0,60€, et aiguille IO = 109€, en excluant tout autre matériel. Le critère principal était le coût direct des dispositifs d’accès vasculaire. Aucune comparaison d’efficacité n’a été réalisée.
Résultats : Parmi 10 737 ACEH, 5 350 (50%) patients ont été inclus : 4 128 (77%) IV, 1 092 (20%) IO et 130 (2%) IV+IO. Retour à une activité circulatoire spontanée (RACS) obtenu dans 31% des cas, avec une survie à J30 de 2,8%, déclinant sur la période. Les coûts cumulés de l’IO étaient de 133 198€, et IV 2 555€. Les coûts par critère étaient de 349€ par RACS et 3 974€ par survivant si IO, versus 2€, et 22€ si IV. Les scénarios annuels estimaient un coût de 47 688€ pour l’IO en première intention, 16 861€ si IO après un échec IV, 9 747€ après deux échecs, 5 005€ après trois échecs et 727€ après quatre échecs (Figure).
Conclusion : Le poids économique de l’IO, sans bénéfice clinique apparent, doit interroger sur sa stratégie de recours lors des ACEH.
Aucun
Alexis MAROUK (Bobigny), Jean-Marc AGOSTINUCCI, François-Pierre AUFFREDOU, Tomislav PETROVIC, Jacques METZGER, Priscilia HSING, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
12:24 - 12:30
#50475 - FC06-05 Actes de soins d'urgence par les sapeurs-pompiers, résultats et perspectives après un an de mise en pratique à Marseille.
FC06-05 Actes de soins d'urgence par les sapeurs-pompiers, résultats et perspectives après un an de mise en pratique à Marseille.
Introduction: La loi Matras a marqué une évolution de la médecine préhospitalière française en autorisant les sapeurs-pompiers, après formation, à réaliser certains actes de soins d’urgence (ASU). Si ces mesures visent à améliorer l’accessibilité et la rapidité des soins, leur déploiement reste récent et peu évalué sur le territoire national. Appliqués depuis 2023 à Marseille, les règles de prescription et de délivrance des ASU y sont-ils respectés ?
Méthode: Analyse rétrospective monocentrique, sur la base des dossiers de régulation médicale, des ASU thérapeutiques effectués par les secouristes du BMPM sur la période s'étendant du 8 novembre 2023 au 28 février 2025. Les critères secondaires étaient notamment la traçabilité de la prescription médicale, l’envoi d’un SMUR associé à l’acte, la déclaration d’effets secondaire par les secouristes, l’effet thérapeutique observé.
Résultats: Parmi les 667 ASU effectués sur la période d’intérêt, seuls 7,3 % (N = 49) ne correspondaient pas formellement aux indications recommandées. Aucun effet indésirable n’est par ailleurs rapporté. On notera que le taux d’envoi de SMUR semble adapté en fonction du type d’ASU mis en place.
Conclusion: Les ASU thérapeutiques sont déjà largement utilisés à Marseille de manière conforme et sûre, encourageant à promouvoir leur développement en France. Par ailleurs, ils permettent d’améliorer l’antalgie préhospitalière et d’obtenir un gain de temps pour l’administration de certaines thérapeutiques vitales.
Aucun
Olivier GOUPIL (Mamoudzou, Mayotte), Julien GALANT, Rachid KANTAR, Emilien MONTAIGU, Aurélien RENARD
12:30 - 12:36
#50586 - FC06-06 État des lieux des compétences sur le toucher vaginal de la parturiente par les médecins urgentistes du Grand-Est.
FC06-06 État des lieux des compétences sur le toucher vaginal de la parturiente par les médecins urgentistes du Grand-Est.
Introduction:
Aucune étude n'a évalué objectivement les compétences techniques des urgentistes pour réaliser un Toucher Vaginal (TV). Selon les recommandations en vigueur, l'évaluation du travail d'une parturiente doit reposer sur le TV. Cette recommandation émise par la SFMU repose principalement sur l'avis d'experts, offrant un faible niveau de preuve scientifique.
Objectifs: déterminer le taux de précision des médecins urgentistes dans l'évaluation de la dilatation cervicale, identifier le niveau de formation et les besoins des urgentistes en gynécologie-obstétrique et analyser les facteurs associés aux performances des urgentistes sur les TV.
Méthodes :
Cette étude a utilisé le simulateur de TV Life/form® LF01068U (Nasco Healthcare).
Résultats :
Entre mai 2024 et juillet 2025, 152 médecins urgentistes ont été inclus. Les participants étaient principalement jeunes (20-39 ans : 80 % [122/152]), de sexe féminin (59 %, 89/152) et avaient une expérience limitée (médiane de 6 ans, IQR 1-35). Le taux global de bonnes réponses aux 5 boitiers de TV était de 3 %. Les dilatations cervicales retrouvées étaient pour un col fermé à 92 % (140/152), 2 cm à 55 % (83/152), 5 cm à 30 % (45/152), 7 cm à 17 % (26/152) et 9 cm à 18 % (28/152). Le score médian de performance était de 2 (IQR 1-2). La plupart des médecins ne connaissaient pas les recommandations actuelles (70 %, 106/152). Le TV n'était réalisé que dans 52 % des situations (79/152). La majorité des urgentistes manquaient de confiance vis-à-vis de leurs compétences techniques (51 %, 77/152) et estimaient ne pas avoir reçu de formation suffisante (99 %, 150/152). Les facteurs associés aux performances étaient significativement plus élevés chez les médecins connaissant les recommandations (score médian 2 [1-2] ; p = 0,002), chez les urgentistes ayant reçu une formation théorique (2 [0-5] ou chez ceux ayant déjà utilisé ce type de simulateur de TV (2 [0-4] ; p = 0,011).
Conclusions :
Les urgentistes ont tendance à sous-estimer la dilatation cervicale pendant le travail. L'évaluation de la dilatation cervicale reste une lacune technique importante dans leur formation, ce qui limite leur capacité à se conformer aux recommandations pour la prise en charge des urgences obstétricales.
"Aucun"
Charlène DUCHANOIS (NANCY), Cédric LAURENT, Maia SIMON, Pauline MULLER, Thierry PELACCIA, Déborah JAEGER, Olivier MOREL, Tahar CHOUIHED
12:36 - 12:42
#50642 - FC06-07 RESSENTI DU PRATICIEN DE SMUR POLYVALENT FACE AUX INTERVENTIONS PÉDIATRIQUES : DÉTERMINANTS ET PERSPECTIVES.
FC06-07 RESSENTI DU PRATICIEN DE SMUR POLYVALENT FACE AUX INTERVENTIONS PÉDIATRIQUES : DÉTERMINANTS ET PERSPECTIVES.
Introduction : Les interventions pédiatriques représentent environ 10 % de l’activité des SMUR polyvalents mais constituent un défi particulier en raison de la spécificité physiologique de l’enfant, de sa vulnérabilité et de la charge émotionnelle qui en découle. Peu de données françaises existent sur le ressenti des praticiens dans ce contexte. Nous avons souhaité explorer ce ressenti face aux urgences pédiatriques préhospitalières et en identifier ses déterminants.
Matériel et méthode : Enquête déclarative menée en 2025 à partir d’un questionnaire en ligne anonyme diffusé auprès de médecins séniors et docteurs juniors exerçant en SMUR polyvalent. Les réponses ont été analysées de façon descriptive, et comparées entre médecins « stressés » et « non stressés » au départ d’une intervention pédiatrique. Les facteurs associés à ce stress ont été analysés par régression logistique.
Résultats : 155 médecins ont répondu, dont 36% titulaires du DESMU. 63,9% ont reçu une formation post-universitaire de pédiatrie. 46% des médecins se sentent insuffisamment préparés face à une situation d’urgence pédiatrique préhospitalière. 48% des répondants se déclarent stressés ou très stressés au départ d’une intervention pédiatrique. Ces derniers jugent leur niveau de formation insuffisante par rapport aux non stressés (p < 0,001), sont plus en difficulté avec la mise en condition de l’enfant et les posologies pédiatriques (p<0,01). 25% des répondants déclarent n’avoir jamais intubé un enfant. En analyse multivariée, le seul facteur retrouvé significativement associé à ce stress est le faible nombre de sorties pédiatriques (p<0,01). La réanimation néonatale, l’arrêt cardiorespiratoire et la détresse respiratoire figurent parmi les situations les plus anxiogènes. Les titulaires du DESMU bénéficient d’une formation initiale plus importante en pédiatrie d’urgence et présentent un stress comparable aux autres malgré leur jeune âge et leur moindre expérience.
Conclusion : Cette enquête met en lumière un stress important et un sentiment de préparation inadéquate chez les médecins de SMUR polyvalent lors des interventions de pédiatrie. Ce ressenti est avant tout lié à la rareté des situations, mais aussi aux lacunes en formation initiale et continue, à l’expérience limitée et parfois au matériel inadapté. Le développement de formations régulières, notamment en simulation, apparaît essentiel pour garantir une prise en charge optimale de l’enfant et améliorer le ressenti du praticien.
"Aucun"
Joséphine LANGIS (Paris), Margot RAYER, Victor VIGER, Romain FUTIN, Jean-Vincent LAQUA, Lakhdar-Anthony ALOUACHE, Jean-Philippe DESCLEFS, François-Xavier LABORNE
12:42 - 12:48
#50705 - FC06-08 Analyse rétrospective de l’administration préhospitalière d’une antibioprophylaxie chez les patients présentant un traumatisme ouvert.
FC06-08 Analyse rétrospective de l’administration préhospitalière d’une antibioprophylaxie chez les patients présentant un traumatisme ouvert.
Introduction : De nombreux travaux ont montré l’intérêt d’administrer précocement une antibiothérapie chez les patients victimes d’un traumatisme ouvert sans qu’il n’y ait toutefois de recommandations clairement formulées sur la nécessité d’une antibioprophylaxie préhospitalière (ATBPH). En médecine d’urgence préhospitalière, la prise en charge des traumatisés graves nécessite une haute intensité de soins en un temps minimal pour aller le plus rapidement possible au bloc opératoire. La problématique infectieuse est souvent oubliée ou volontairement reléguée à la phase intra-hospitalière. L’objectif de ce travail était de décrire l’administration d’une ATBPH chez les patients présentant un traumatisme ouvert pris en charge par une structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) en France.
Méthode : étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant tout patient présentant une fracture ouverte, un traumatisme pénétrant ou une plaie nécessitant un parage chirurgical pris en charge par un SMUR entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2023. Les facteurs associés à l’administration d’une ATBPH ont été recherchés via un modèle de régression logistique. La survenue d’évènements anaphylactiques et le taux de ré-injection d’une antibioprophylaxie intra-hospitalière ont été recueillis.
Résultats : 656 patients ont été inclus. 424 patients (64,6%) ont bénéficié d’une ATBPH et 20 ont reçu une seconde dose à l’hôpital (4,7%). Aucune réaction anaphylactique n’a été retrouvée. Le mécanisme lésionnel le plus fréquent était les accidents de la voie publique (36,6%), et la lésion la plus fréquente était la fracture ouverte (43,3%). La présence d’un traumatisme pénétrant par arme à feu était statistiquement associée à une moindre prescription d’une ATBPH en univarié (OR 0,38 ; IC95% 0.26-0.56, p<0.001). En analyse multivariée les accidents de la voie publique (OR 1,98 ; IC95% 1,29-3,07, p=0,002), la médicalisation de l’évacuation (OR 6,33 ; IC95% 3,67-11,38, p<0,001) et la présence d’une fracture ouverte (OR 1,75 ; IC95% 1,17-2,64, p=0,007) étaient associées à l’administration d’une ATBPH.
Conclusion : Cette étude objective un taux d’administration d’ATBPH de 64,6% chez les patients traumatisés, variable selon le mécanisme lésionnel. Les recommandations internationales évoluent vers une généralisation de cette pratique qui semble diminuer le taux d’infections post-traumatiques en restant sûre pour le patient.
Aucun
Sacha DEGRYSE (Saint Mandé), Camille MARTINET, Bakridine M'MADI MRENDA, Florian ROSATI, Cédric BOUTILLIER DU RETAIL, Aurélien RENARD, Gaëtan TEIXIER, Nicolas CAZES
12:48 - 12:54
#50506 - FC06-09 Etat des lieux des équipements de damage control par les primo-intervenants pompiers en 2025.
FC06-09 Etat des lieux des équipements de damage control par les primo-intervenants pompiers en 2025.
Introduction : Les pompiers sont souvent les premiers professionnels au contact des traumatisés sévères. L’hémorragie est la première cause de décès évitable en traumatologie et l’hypothermie est un facteur associé à la mortalité. Leur prise en charge exige un matériel spécifique pour rapidement les contrer. Dix ans après les attentats de Paris et un an après les Jeux Olympiques, nous avons décrit les équipements des véhicules de pompiers en France (Secours et Assistance à Victimes [VSAV], Léger Infirmier [VLI], Léger Médical [VLM]) pour évaluer s’ils pouvaient précocement mettre en œuvre les actions de damage control.
Matériel et méthode : Enquête de pratiques professionnelles rétrospective multicentrique nationale via un questionnaire autoadministré et l’envoi de l’inventaire du matériel. Sont inclus les 99 unités pompiers françaises (97 Services Départementaux d’Incendie et de Secours, Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille). Une méthodologie descriptive (médiane [Q1 – Q3], %) est utilisée sur la qualité et la quantité des dispositifs de lutte contre l’hémorragie et de prévention de l’hypothermie.
Résultats : 82 unités ont répondu (83%). Les VSAV (n=81, 99%) disposaient de 3 [2-5] garrots, les VLI (n=58, 71%) de 3 [1-6] garrots et les VLM (n=28, 34%) de 2 [1-4] garrots. 29% des véhicules étaient équipés d’au plus un garrot (VSAV : 20% ; VLI : 34% ; VLM : 46%). Les garrots des VSAV étaient tous de type tourniquet ou à cliquet. 4% des VLI/VLM avaient un garrot pneumatique. 78% des unités étaient dépourvues de garrots pédiatriques. 98% des VSAV étaient dotés de pansements compressifs (VLI : 83% ; VLM : 86%) et 49% de pansements hémostatiques (VLI : 74% ; VLM : 64%). Une ceinture pelvienne était disponible dans 26% des VSAV, 36% des VLI et 32% des VLM. Une couverture passive était présente dans 32% des VSAV, 7% des VLI et 11% des VLM ; une couverture active dans aucun VSAV, 9% des VLI et 18% des VLM.
Conclusion : Il existe une forte disparité nationale d’équipements alors qu’il s’agit de moyens simples, presque toujours non périmables et pourtant indispensables pour lutter précocement contre la triade létale. Les gestes salvateurs doivent être effectués par le primo-intervenant secouriste pour diminuer la mortalité. Plus d’un quart des véhicules pompiers ne sont pas en mesure de garroter plus d’un membre : un effort d’équipement doit être réalisé.
Aucun
Audrey FRAYSSINET (Paris), Simon-Pierre CORCOSTEGUI, Clément DERKENNE, Stéphane TRAVERS
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SI15
12:00 - 13:00
Session Interactive
Défi EDN : feriez-vous mieux que vos étudiants ?
Etudiant, Les fondamentaux, Soignant, Transversal - Indifférent
Modérateur :
Mathieu MEUNIER (Interne DESMU) (Lyon)
Coordonnateur :
Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Les bancs de la fac vous manquent ? vous pensez faire mieux que vos étudiants lors des derniers exams ? Allez venez faire le test !
12:00 - 13:00
Défi EDN : feriez-vous mieux que vos étudiants ?
Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
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Salle 242B |
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CDIGE
12:45 - 13:15
Conférence de l’Industrie GE Healthcare
Après la Masterclass Echographie en Médecine d’Urgence, le live sur les dernières recos !
12:45 - 13:15
Après la Masterclass Echographie en Médecine d’Urgence, le live sur les dernières recos !
Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille)
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Salle 243 |
| 14:00 |
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FC07
14:00 - 15:00
Flash communications
Evaluation SAMU SMUR et Organisation 2
Modérateur :
Raquel TENA SEMPERE (PHC) (Paris)
14:00 - 14:06
#50709 - FC07-01 Rationnel de mise en place d’Unités de Neuro-Vasculaire mobiles en zone rurale : exemple de la Bourgogne-Franche-Comté associant données géographiques, démographiques et médicales.
FC07-01 Rationnel de mise en place d’Unités de Neuro-Vasculaire mobiles en zone rurale : exemple de la Bourgogne-Franche-Comté associant données géographiques, démographiques et médicales.
Contexte :
L’efficacité des Unités Neuro-Vasculaires mobiles (UNVm) est bien établie en milieu urbain, mais reste peu documentée en zone rurale. Cette étude évalue l’intérêt théorique du déploiement d’une UNVm en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif principal était de proposer une méthode permettant d’estimer le nombre de patients susceptibles de bénéficier d’une revascularisation et les délais potentiels associés à une UNVm.
Méthode :
Une étude organisationnelle, épidémiologique et cartographique a été conduite à partir de données publiques (INSEE, Santé publique France, PMSI, Cartosanté®). Un programme Python™ a permis de calculer les distances routières réelles entre chaque commune et un site d’implantation théorique d’UNVm, identifiant les communes situées à moins de 45 minutes. La population couverte a été estimée à partir du nombre d’habitants, pondéré par l’incidence départementale des AVC et par les taux régionaux de thrombolyse et de thrombectomie observés entre 2022 et 2024 (respectivement 4,77 % et 5,24 %). Deux sites potentiels ont été étudiés : Auxerre et Lons-le-Saunier.
Les délais réels de prise en charge ont été recueillis dans quatre centres hospitaliers périphériques de Franche-Comté (Vesoul, Dole, Lons-le-Saunier, Trevenans) et au CHU de Besançon. Les indicateurs analysés étaient les délais admission–thrombolyse et imagerie–ponction artérielle (thrombectomie). Un gain de 20 minutes pour la thrombolyse a été retenu selon la littérature ; le gain pour la thrombectomie a été estimé à partir des temps de transport et des délais organisationnels observés.
Résultats :
À Auxerre, la population couverte était estimée à 181.101 habitants (341 AVC/an, 16 thrombolyses, 18 thrombectomies). À Lons-le-Saunier, elle était de 158.904 habitants (300 AVC/an, 14 thrombolyses, 16 thrombectomies). Les délais moyens mesurés étaient de 118 minutes pour la thrombolyse et de 223 minutes pour la thrombectomie. Après ajustement sur les distances, une UNVm permettrait de réduire le délai admission–thrombolyse à 98 minutes et d’obtenir un gain moyen estimé de 60 minutes pour la thrombectomie.
Conclusion :
Cette étude propose une méthode d’évaluation de l’impact populationnel des UNVm en zone rurale. Les gains de temps estimés suggèrent un potentiel d’amélioration de la rapidité d’accès aux traitements de revascularisation.
Aucun
Arnaud BORIE (DIJON)
14:06 - 14:12
#50738 - FC07-02 Évaluation des pratiques professionnelles de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères au sein de la filière bourguignonne.
FC07-02 Évaluation des pratiques professionnelles de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères au sein de la filière bourguignonne.
Introduction : la prise en charge des traumatisés sévères repose en partie sur le triage. En
Bourgogne, une filière d’orientation a été mise en place à l’initiative du Réseau Bourguignon de Traumatologie Sévère (ReBouTS). Cette dernière est basée sur une classification en trois grades (A, B, C) et trois niveaux de centres (1, 2, 3). Notre travail visait à évaluer la conformité de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères selon le protocole bourguignon.
Méthode : nous avons mené une étude observationnelle rétrospective et multicentrique incluant les patients pris en charge en SMUR pour des traumatismes sévères par les SAMU 21, 71 et 58, du 2 Septembre 2023 au 18 mars 2024. La conformité de l’orientation était définie par l’adéquation entre le grade du patient et le niveau du centre de destination. Les critères secondaires incluaient les taux de sous-triage, de sur-triage, et l’identification de facteurs associés à une orientation non conforme.
Résultats : nous avons inclus 147 patients (d’âge moyen de 45 ans +/- 4,1 ans avec une
prédominance masculine de 74,8%). Les lésions principales étaient orthopédiques (25,9%), suivies à égalité par les atteintes rachidiennes, pelviennes, thoraciques et crâniennes (17,7% chacune), puis abdominales (11,6%). Une orientation était jugée comme conforme dans 69% des cas. Le sous-triage représentait 29% des cas. Le sur-triage, quant à lui représentait 2% des cas. En analyse multivariée, trois facteurs étaient indépendamment associés à une orientation non conforme : la présence d’un traumatisme du rachis (OR = 9,1 ; IC 95% (2,8 ; 33,9) ; p = 0,0005), l’absence de traumatisme orthopédique (OR = 5,1 ; IC 95% (1,7 ; 18,4) ; p = 0,007) et l’absence d’alerte au trauma leader (OR = 8,8 ; IC 95% (3,4 ; 26,8) ; p <0,0001.
Conclusions : un tiers des patients n’ont pas été orientés conformément au protocole ReBouTS, avec une prédominance marquée pour le sous-triage. Ces résultats soulignent l’importance d’un renforcement de la formation des équipes impliquées dans la chaine de soin et l’harmonisation des pratiques sur le territoire régional.
Aucun
Laure SEIBERT (Dijon), Riadh TFIFHA
14:12 - 14:18
#50755 - FC07-03 Altération de l’état de conscience en préhospitalier : facteurs pronostiques chez 614 patients.
FC07-03 Altération de l’état de conscience en préhospitalier : facteurs pronostiques chez 614 patients.
Introduction
L’altération de l’état de conscience (AEC) est un motif fréquent en médecine d’urgence préhospitalière. Son étiologie variée complique l’évaluation initiale et rend cruciale l’identification précoce des patients à risque de dégradation ou de décès. Les données pronostiques préhospitalières restent limitées.
Matériel et méthodes
Étude prospective, descriptive et analytique menée au SMUR sur sept mois (1er juin – 31 décembre 2024). Ont été inclus les patients pris en charge en mission primaire pour suspicion d’AEC non traumatique. L’évaluation reposait sur l’approche ABCDE et le score de Glasgow. Les patients ont été classés selon la présence d’AEC objectivée (GCS ≤ 14). Les facteurs associés à la mortalité précoce (24 h) et tardive (3 mois) ont été analysés par régression logistique multivariée.
Résultats
Parmi 614 patients (243 hommes, 371 femmes, âge médian 62 ans [1–98]), 164 (26,7 %) étaient réveillés à l’arrivée du SMUR et 447 (72,8 %) présentaient une AEC objectivée (GCS 9,2 ± 3,6, amélioré à 12,1 ± 4 pendant le transport). Chez les patients réveillés, les étiologies les plus fréquentes étaient fonctionnelle/hystérique (30,6 %), épileptique (12,5 %), infectieuse (11,9 %) et cardiovasculaire (8,8 %). La discordance entre AEC rapportée et objectivée était liée à la syncope (RR 4,0 ; p < 0,001) et à l’hystérie (RR 0,01 ; p < 0,001), tandis que la douleur thoracique était protectrice (RR 0,4 ; p = 0,033). Les facteurs associés à une AEC à l’arrivée comprenaient la respiration bruyante (RR 2,0 ; p = 0,008), le diabète de type 1 (RR 2,0 ; p = 0,014), l’insuffisance rénale chronique (RR 2,2 ; p = 0,041) et les antécédents cardiovasculaires (RR 4,0 ; p < 0,001).
Chez les patients avec AEC objectivée, la mortalité précoce était liée au coma profond (GCS ≤ 8 ; RR 1,24), hypotension sévère, hypoxie (RR 24), état de choc (RR 17), bradycardie (RR 73), mydriase (RR 128) et interventions de réanimation (intubation RR 2,69, catécholamines RR 5). Les mêmes facteurs prédisaient la mortalité tardive, avec ajout d’antécédents ou diagnostic de néoplasie (RR 3,6–4,7). Les facteurs protecteurs incluaient convulsions, installation progressive, respiration bruyante et traitements précoces ciblés (resucrage, anticonvulsivants).
Conclusion
Une évaluation structurée permet d’identifier précocement les patients graves et d’optimiser leur orientation. Ces résultats soulignent le rôle central du SMUR et plaident pour l’amélioration des stratégies de régulation et de triage.
"Aucun"
Hana RGAIEG (sfax, Tunisie), Mariem MALLEK, Ghada MARZOUGUI, Marwa BEN ABDALLAH, Wassel MOKNI, Feten MZOUGHI, Aymen FARROUKH, Adel CHAARI
14:18 - 14:24
#50778 - FC07-04 Facteurs prédictifs de mortalité précoce à la régulation d'un appel pour polytraumatisme.
FC07-04 Facteurs prédictifs de mortalité précoce à la régulation d'un appel pour polytraumatisme.
Introduction : Le polytraumatisme justifie l'engagement des missions primaires, mais l'identification de facteurs prédictifs de mortalité précoces( au cours de la mission) permet au médecin régulateur de prendre des précautions : préparer l’équipe, organiser les agents hémostatiques, raccourcir les délais de départ, alerter le centre de traumatologie et envoyer un renfort. L’objectif est d'améliorer le pronostic du polytraumatisé en préhospitalier. Objectives : Cette étude examine les facteurs associés à la mortalité préhospitalière selon les informations fournies par l’appelant. Méthode : Etude rétrospective réalisée entre le 1er juin et le 31 décembre 2023. Les données proviennent des dossiers de régulation des missions primaires concluant à un polytraumatisme. Résultats :Nous avons colligé 71 polytraumatisés. En analyse univariée, les facteurs associés à une mortalité préhospitalière significative étaient : un délai de prise en charge raccourci (p 0,01), un nombre élevé de décès sur place (p 0,001), saignement à l’appel (p 0,005 OR 7,4 IC 95%[1,5-35,5]), gravité signalée par l’appelant (p 0,0 OR 18 IC 95% [3,8-88,6]). La rencontre avec une ambulance type B est associée à la non-mortalité (p 0,001 OR 0,6 IC 95% [0,008-0,5]). En analyse multivariée, un délai de prise en charge raccourci (p 0,03), un nombre élevé de décès sur place (p 0,01), gravité signalée par l’appelant (p 0,002 OR IC 95% [2,8-102]). Conclusion : Cette étude identifie des facteurs prédictifs de mortalité préhospitalière chez les polytraumatisés, tels que la rapidité de prise en charge et la gravité signalée par l'appelant. Ces éléments permettent au médecin régulateur d’adapter la réponse et d'améliorer le pronostic. Les résultats soulignent l’importance d’une régulation rapide pour optimiser la prise en charge
Aucun
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Mariam MALLEK, Mohamed Salah SIALA, Firas KESSENTINI, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Ayman FARROUKH, Adel CHAARI
14:24 - 14:30
#50784 - FC07-05 Etude de la douleur thoracique non traumatique en pré hospitalier et facteurs prédictifs de mortalité.
FC07-05 Etude de la douleur thoracique non traumatique en pré hospitalier et facteurs prédictifs de mortalité.
Introduction : La douleur thoracique non traumatique est un motif de recours fréquent en médecine d’urgence pré hospitalière.
But : L’objectif de notre étude était d’étudier les caractéristiques épidémio-cliniques des appels pour douleur thoracique et de déterminer les facteurs prédictifs de mortalité pré hospitalière.
Méthodes : Nous rapportons dans ce travail rétrospectif (mené au SAMU04 du sud Est, entre le 1er Décembre 2023 et le 11 Février 2024) Les paramètres recueillis étaient d’ordres démographiques et cliniques. Une étude multivariée a été réalisée à la recherche de facteurs prédictifs de mortalité pré hospitalière. Résultats : Notre expérience à travers 209 patients examinés pour douleurs thoraciques.L’âge moyen était de 61 ± 15 ans, le sex ratio était de 2,8 . Le diabète et le tabagisme étaient les facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) les plus fréquents (30%, 29% ). Le tiers des appels ont été effectués par les médecins de l’unité de soins intensifs des urgences de SFAX alors que le reste des malades était en extra hospitalier. L’appel était pour douleur thoracique seule dans 83% des cas et pour dyspnée et altération de l’état de conscience dans respectivement 7,1% et 7,6% . La douleur était typique constrictive dans 38% des cas et à type de brulure dans 25,7% des cas dans 47%. Les nausées et/ou vomissements ont été associés dans 13% des cas. Sur 146 missions primaires pour douleur thoracique, un sus décalage du segment ST a été identifié chez 57 patients (38,8%) et ils ont été tous admis directement en salle de cathétérisme. A l’arrivée de l’équipe du service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) un arrêt cardiorespiratoire a été constaté chez 5 patients et il était en rapport avec un syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment (SCA ST+).L’altération de l’état de conscience à l’appel (p = 0), Une EVA entre 5 et 7(p 0.03) et la détresse hémodynamique et la bradycardie à l’examen initial (p 0) étaient significativement associés à la survenue de décès en pré hospitalier. Conclusion : L’altération de l’état de conscience, l’intensité de la douleur dès l’interrogatoire téléphonique étaient prédictives de mortalité pré hospitalière des douleurs thoraciques. Il faut poursuivre la recherche de critères prédictifs, afin de conserver une bonne sensibilité d’envoi de SMUR et d’améliorer la spécificité
Aucun
Nadia BEJOUI (Tunis, Tunisie), Mariam MALLEK, Hanen DRIRA, Fedi BEN ALI, Faten MZOUGHI, Wassel MOKNI, Marwa BEN ABDALLAH, Adel CHAARI
14:30 - 14:36
#50816 - FC07-06 Accidents de la voie publique à victimes multiples : analyse préhospitalière et déterminants de la mortalité précoce.
FC07-06 Accidents de la voie publique à victimes multiples : analyse préhospitalière et déterminants de la mortalité précoce.
Introduction: Les accidents de la voie publique à victimes multiples représentent un défi majeur en médecine préhospitalière, en raison de la gravité potentielle des lésions et de la mobilisation rapide de ressources importantes. Les déterminants de la mortalité préhospitalière dans ce contexte restent peu décrits.
Objectifs: Décrire les caractéristiques des accidents de la voie publique à plus de trois victimes et identifier les facteurs associés à la mortalité précoce en phase préhospitalière.
Matériels et méthodes:
Étude rétrospective menée sur huit mois (01/01/2024–31/08/2024), incluant tous les accidents de la voie publique comportant plus de trois victimes. Les données ont été recueillies à partir des fiches de régulation médicale. La mortalité précoce correspondait aux décès survenus durant la prise en charge préhospitalière. Une analyse descriptive et analytique a été réalisée.
Résultats
Au total, 256 traumatisés issus de 34 accidents ont été inclus, avec une médiane de 6 victimes par accident [5–21]. Les femmes représentaient 42 % des patients.
Le délai médian d’appel était de 2 minutes (max. 30). Le nombre médian de véhicules engagés par accident était de 2 [1–9], incluant en médiane une ambulance médicalisée, une ambulance paramédicalisée et une ambulance des services de secours.
Cliniquement, la médiane de victimes présentant des lésions multiples était de 1 [0–8], et deux traumatisés par accident présentaient une lésion unique. Quarante-trois pour cent des victimes (n = 111) présentaient des lésions à haut potentiel de gravité selon les critères de Vittel. Les traumatismes crâniens et des extrémités étaient les plus fréquents.
Trente décès ont été observés, soit une mortalité précoce de 11 %, avec une médiane d’un décès par accident [0–5]. Les facteurs significativement associés à la mortalité précoce étaient le nombre de victimes âgées de plus de 65 ans (p = 0,024), le nombre de traumatisés présentant des lésions graves (p = 0,003) et le nombre d’ambulances de type A engagées (p = 0,014).
Conclusion
Les accidents de la voie publique à victimes multiples sont associés à une mortalité préhospitalière notable. L’âge avancé, la gravité clinique initiale et l’ampleur des moyens engagés constituent des marqueurs de sévérité, soulignant l’importance d’une régulation médicale précoce et adaptée
Aucun
Nadia BEJOUI (Tunis, Tunisie), Mariam MALLEK, Rim BOUAZIZ, Ayman FARROUKH, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Wassel MOKNI, Adel CHAARI
14:36 - 14:42
#50868 - FC07-07 Le syndrome d’épuisement professionnel en préhospitalier : Caractéristiques des intervenants.
FC07-07 Le syndrome d’épuisement professionnel en préhospitalier : Caractéristiques des intervenants.
Introduction :
Le syndrome d’épuisement professionnel ou le burnout (BO) est un état de fatigue physique, émotionnelle et mentale intense causé par un stress excessif et prolongé lié au travail. Le cadre médical et paramédical en préhospitalier est il confronté à ce syndrome selon l’échelle de Maslach burnout inventory (MBI) ?
Méthodes :
Il s’agissait d’une étude multicentrique, transversale ou une enquête a été menée dans trois structures publiques du SMUR de la Tunisie (SAMU01/ de l’hôpital régional de Ben Arous/ de l’hôpital Militaire de Tunis et de l’hôpital de Bizerte) sur une période de 1 mois. Nous avons inclus les intervenants SMUR (Médecins, résidents en médecine d’urgence, résidents en anesthésie réanimation, infirmiers, techniciens d’anesthésie et techniciens d’urgence) travaillant dans les différentes structures SMUR sus cités. L’épuisement professionnel des intervenants a été mesuré à l’aide de l’échelle de Maslach burnout inventory (MBI) qui comporte 22 questions permettent d'explorer trois dimensions : l'épuisement, la déshumanisation (ou détachement) et son degré d'accomplissement personnel au travail.
Résultats :
Nous avons inclus 73 intervenants SMUR pendant la période de l’étude. L’âge moyen a été de 37 ± 8,22 [26-59] ans. Le sexe ratio a été de 1. Les antécédents des intervenants ont été principalement L’hypertension, la dyslipidémie et la coronaropathie dans successivement. Un antécédent psychiatrique a été noté chez 7 (10%) intervenants. Le tabagisme et l’alcoolisme a été retrouvée chez 23 (32%) et 14 (19%) intervenants. Le manque de moyens, de personnels et la sensation d’insécurité ont été noté chez 35 (48%), 57 (78%) et 52 (71%). Les intervenants ont été classé, pour l’épuisement professionnel en burn out bas, modéré et élévé chez 30 (41%), 23 (32%) et 20 (28%), pour la dépersonnalisation, en burn out bas, modéré et élevé chez 13 (18 %), 32 (44%) et (38%) et pour l’accomplissement professionnel en burnout faible modéré et élevé chez 37 (51%), 7 (10%) et 29 (40%) respectivement avec un score total moyen MBI de 19,11 ± 0,1.
Conclusion :
L’épuisement professionnel a été faible à modéré dans le groupe des intervenants. Le score MBI permet une prise de conscience sur son rapport au travail et les actions correctives à mettre en oeuvre. Cependant il reste subjectif.
Aucun
Chaima TLIJANI, Wided LASGHAR (tunisie, Tunisie), Ines ALOUI, Wiem DEMNI, Waad SAIDI, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
14:42 - 14:48
#50898 - FC07-08 Facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier.
FC07-08 Facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier.
Introduction : Les hypoglycémies constituent un motif d’intervention des équipes du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR). La prise en charge préhospitalière présente une spécificité, la décision de transporter ou non le patient. Le risque de récidive constitue un enjeu chez les patients diabétiques.
L’objectif était d’analyser les facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier.
Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle prospective sur un an. L’étude s’est déroulée au SMUR de. Nous avons inclus tous les patients dont l’appel était une hypoglycémie avérée et les patients avec une hypoglycémie découverte lors de l’intervention. Nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives. La prise en charge était basée sur les recommandations nationales. Nous avons suivi les patients sur une semaine et détecté la survenue d’un nouvel épisode d’hypoglycémie. Nous avons comparé deux groupes : Récidive+ versus Récidive-. Nous avons mené une analyse univariée puis multivariée afin d’identifier les facteurs prédictifs de récidive.
Résultats : Nous avons inclus 111 patients, dont 89 était atteinte de diabète de type II (80,2 %) dont 79% sous insulinothérapie. L’âge moyen était de 62,6+/-16 ans avec une prédominance des plus de 65 ans (53,2%) et un ratio hommes/femmes de 1,26. Quarante-huit patients avaient été resucrés avant l’arrivée du SMUR et 51 interventions ont eu lieu la nuit. La glycémie capillaire initiale moyenne était de 0,38 ± 0,20 g/L. La majorité des patients (n=79) ont été resucrés par voie intraveineuse et sept par voie orale. Après la prise en charge préhospitalière, 19 patients ont été évacués vers un centre hospitalier. Les patients les plus graves et qui récidivaient le plus fréquemment (risque multiplié par 2) étaient ceux qui avaient été ressucré avant l’arrivée du SMUR (p=0,003) et ceux qui ont été transportés aux urgences (p=0,026). L’analyse multivariée a identifié quatre facteurs indépendants associés à la récidive: le genre féminin (p=0,001 ; OR=2,3 ; IC95% [1,426-3,642] et une fréquence cardiaque≥100 bpm (p=0,042 ; OR=2 ; IC95% [1,025-3,549].
Conclusions : La récidive d’une hypoglycémie était fréquente au cours de la première semaine suivant l’intervention du SMUR. Les femmes, les patients tachycardes, ceux qui ont déjà fait une hypoglycémie avant l’arrivée du SMUR sont plus à risque et doivent être surveillés plus longuement.
Aucun
Ines CHERMITII (Ben Arous, Tunisie), Sana BELFEKIH, Héla BEN TURKIA, Amira BAKIR, Yosra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
14:48 - 14:54
#50759 - FC07-09 Enquête de pratique auprès des services de secours de Sarthe et Maine-et-Loire sur l’administration d’oxygène, lors d’insuffisance respiratoire aigüe en préhospitalier.
FC07-09 Enquête de pratique auprès des services de secours de Sarthe et Maine-et-Loire sur l’administration d’oxygène, lors d’insuffisance respiratoire aigüe en préhospitalier.
Introduction : L’insuffisance respiratoire aigüe correspond à l’incapacité soudaine du système respiratoire à assurer une hématose efficace. Le traitement de premier recours est l’administration d’oxygène, souvent débuté par les services de premiers secours en préhospitalier. La SpO2 en est l’élément de surveillance principal. L’objectif de cette étude était d’évaluer le taux global d’adéquation des pratiques relatives à la mise en place et au suivi de l’oxygénothérapie par les premiers secours en préhospitalier, selon la nouvelle conférence de consensus SFMU-SRLF établie en 2024.
Méthodes : Etude multicentrique, avec enquête déclarative anonyme constituée de mises en situations (portants sur les indications d'oxygène, la SpO2 cible, et son suivi), adressée aux services de premiers secours de Sarthe et Maine-et-Loire. Données recueillis du 10 avril au 31 juillet 2025. Le critère de jugement principal était le taux global d'adéquation aux recommandations (significatif si supérieur à 80 % de réponses justes). Les critères secondaires étaient l'analyse en sous-groupe et en facteur de non adéquation de la profession, l'ancienneté, la connaissance de recommandations, et l'existence de protocole de service.
Résultats : Le taux global d’adéquation aux recommandations était de 6,5 % (IC 95 % [1,8 % – 20,7 %]). Les taux de bonnes réponses sur les indications d’introduction d’oxygène, la cible de SpO2 et le suivi étaient respectivement de 100 %, 55 % et 32 % pour la vignette ur la pneumopathie, 97 %, 45 % et 84 % pour celle sur la BPCO, 100 %, 32 % et 27 % pour la dernière sur l’asthme. L’absence de protocole écrit était fortement associée à un risque accru d’inadéquation (RPa = 6,61 ; IC 95 % 3,28–13,3 ; p < 0,001). Ni la profession ou l’ancienneté n’étaient significativement associées au risque d’inadéquation.
Conclusions : Cette étude tend à montrer une bonne connaissance des indications d’introduction d’oxygène, avec toutefois un manque de connaissance des SpO2 cibles et de son suivi. L’adéquation globale aux recommandations était faible, et centrée sur un petit nombre de répondants. Aucun des facteurs de risque d’inadéquation n’émerge clairement, hormis des tendances à avoir un meilleur taux de réponse juste chez les participants déclarant ne pas connaitre les recommandations et ceux ayant un protocole de service.
Aucun
Siméon LHERITIER-BALZON (Angers), Cyrielle HOUALARD
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"Mercredi 03 juin"
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FC08
14:00 - 15:00
Flash communications
Evaluation services d'urgences 1
Modérateur :
Guillaume ROTTNER (Praticien Hospitalier) (Mulhouse)
14:00 - 14:06
#50378 - FC08-01 Optimisation de la filière de prise en soin des patients atteints d’Embolie Pulmonaire aux urgences de Brest.
FC08-01 Optimisation de la filière de prise en soin des patients atteints d’Embolie Pulmonaire aux urgences de Brest.
Introduction : une évaluation de la prise en charge des embolies pulmonaires (EP) dans les services d’urgences d’un département breton montrait 36,7 % de non-conformité globale (ESC 2014) et seulement 35,1 % de prise en charge ambulatoires parmi les patients éligibles. Un protocole de prise en soin (ESC 2019) et une filière ambulatoire ont donc été mis en place. L’objectif est de déterminer la conformité de prise en charge des patients diagnostiqués d’EP aux urgences après optimisation de la filière de prise en soin.
Matériel et méthode : cohorte prospective, monocentrique, observationnelle en soins courants dans un CHU, sous régime de non-opposition avec suivi de 6 mois. Après évaluation de la cinétique d’inclusions, diffusion d’un sondage en ligne auprès des médecins intervenants aux urgences pour identifier les freins et proposer des mesures correctrices.
Résultats : sur une période de 8 mois, 65 EP ont été prises en charge aux urgences, 38 patients ont été inclus (dont 3 exclus) dans l’étude ESCULAPE, 11 présentaient d’emblée des critères de non-inclusion et 16 inclusions ont été manquées. La conformité globale de prise en charge était de 74,3 % avec comme composantes de conformité : l’orientation (80,0 %), la posologie (94,3 %), le choix de la molécule anticoagulante (97,1 %) et le schéma thérapeutique (97,1 %). La proportion de patients éligibles effectivement pris en charge en ambulatoire était de 87,5 %. L’enquête réalisée auprès des praticiens (n=40) a montré une détention des Bonnes Pratiques Cliniques de 35 %, une bonne adhérence aux modifications des pratiques et une compréhension des enjeux scientifiques de l’étude. Pour 60,7% d’entre eux le temps d’inclusion était de 5-10 minutes et 10% signalaient des difficultés pour le recueil de la non-opposition. Les freins prioritaires identifiés sont : la charge de travail (75 %), le manque de personnel dédié (20 %), les horaires de garde (5 %). Les mesures correctrices proposées sont : une aide au repérage automatisée, présence de personnel qualifié en recherche hors heures ouvrables, promotion d’une culture de la recherche, recueil différé de la non-opposition.
Conclusion : ce travail présente un protocole de prise en charge des EP déployé aux urgences, l’étude ESCULAPE en cours de recrutement, un état des lieux des inclusions ainsi que les freins et des pistes pour améliorer le recrutement. Les résultats préliminaires suggèrent une amélioration de la conformité globale et de l’adressage en ambulatoire.
Aucun
Pauline TRIPET (Brest), Raphaël LE MAO
14:06 - 14:12
#50647 - FC08-02 Durée de passage aux urgences et influence sur le taux d’hospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires présentant une crise vaso-occlusive : une étude rétrospective.
FC08-02 Durée de passage aux urgences et influence sur le taux d’hospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires présentant une crise vaso-occlusive : une étude rétrospective.
Introduction : La crise vaso-occlusive est une complication majeure de la drépanocytose, nécessitant fréquemment une prise en charge antalgique aux urgences. Dans un contexte de saturation des services, la durée de séjour aux urgences est un enjeu de gestion des flux et de sécurité des patients. L'objectif de cette étude est d'identifier une association éventuelle entre une durée de passage aux urgences prolongée (supérieure à 24h ou 36h) et le taux de réhospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires après un retour à domicile.
Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 11 948 passages aux urgences pour crise vaso-occlusive, enregistrés entre 2008 et 2023. L'analyse a porté sur les patients autorisés à retourner à domicile à l'issue de leur passage. Une analyse univariée incluant l'âge, le sexe et la durée de passage a été réalisée, suivie d'un modèle de régression logistique multivarié pour évaluer l'impact de ces facteurs sur le taux de réhospitalisation à 7 jours.
Résultats : Aucune association significative n'a été mise en évidence entre la durée de passage aux urgences et le taux d'hospitalisation à sept jours. En revanche, l'analyse multivariée a révélé un effet significatif de l'âge (OR = 0,9368, p = 0,014). Ce résultat indique qu'une année d'âge supplémentaire est associée à une diminution de 6,32 % du risque de réhospitalisation à court terme.
Conclusion : Cette étude ne permet pas d'établir de lien entre la durée de passage aux urgences et le risque de réhospitalisation précoce chez le patient drépanocytaire, l'âge apparaissant comme le seul facteur prédictif significatif dans ce modèle. Des recherches complémentaires, multicentriques pour s'affranchir d'un effet centre, sont nécessaires pour mieux caractériser le profil des patients reconsultants.
Aucun
Samuel VALERO (Paris), Rudy BOMPARD, Hélène GOULET
14:12 - 14:18
#50702 - FC08-03 Evaluation de la morbi-mortalité des hospitalisations couloirs dans un service des urgences d’un centre hospitalier universitaire.
FC08-03 Evaluation de la morbi-mortalité des hospitalisations couloirs dans un service des urgences d’un centre hospitalier universitaire.
Introduction : Une enquête récente de Samu-Urgences de France révèle un nombre important de patients hospitalisés sur des brancards dans les couloirs des services d’urgences (SU). Nous voulons évaluer les caractéristiques et la morbi-mortalité de ces hospitalisations couloirs (HC) dans notre SU.
Méthode : Etude, rétrospective, descriptive, monocentrique, incluant toutes les HC ≥ 24 heures du 1er octobre 2024 au 2 octobre 2025. Les variables recueillies comprenaient l’âge, le sexe, la date et l’heure d’admission et de sortie, la durée de séjour aux urgences, le diagnostic, le statut vital, la re-consultation et la ré-hospitalisation à 1 mois. Les variables qualitatives étaient présentées par l’effectif et le pourcentage ; les variables quantitatives par la médiane et les quartiles 25 et 75.
Résultats : 43 062 patients ont été admis durant la période, parmi lesquels 2 941 ont eu une HC (7%). L’âge médian était de 73 ans [60-83], 53% étaient des hommes, la durée médiane de séjour aux Urgences était de 1 jour [1-2] avec un maximum de 14 jours. Les diagnostics les plus fréquents sont les infections (11%), la traumatologie du membre inférieur (8%), les affections cardio-vasculaire (7%), les affections neurologiques (6%), les pathologies digestives médicales et chirurgicales (6%) et l’ischémie critique de pied (2%). Dans les 30 j, 287 patients (9,8%) sont décédés, 83 (2,8%) ont re-consulté aux urgences, 70 (2,4%) ont été ré-hospitalisés.
Conclusions : Les HC concernent dans notre SU des patients âgés, aussi bien les hommes que les femmes, aussi bien la médecine que la chirurgie et la traumatologie non vitale. Un patient sur dix en HC décède dans le mois. Une étude prospective est nécessaire afin de déterminer les facteurs influençant cette morbi-mortalité des patients en HC des urgences.
Aucun
Yannick GAZEUSE (Fort De France, Martinique), Serge DESERT, Florian NEGRELLO, Martin THIBAULT, Yannick BROUSTE, Papa GUEYE
14:18 - 14:24
#50743 - FC08-04 Profil des décès à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales du CHU Ibn Sina de Rabat.
FC08-04 Profil des décès à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales du CHU Ibn Sina de Rabat.
Introduction
La mortalité observée en Salle d’Accueil des Urgences Vitales (SAUV) constitue un indicateur majeur de la sévérité des patients admis et de la performance des stratégies de prise en charge en situation critique. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques des patients décédés à la SAUV du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina de Rabat, ainsi que d’identifier les principales causes directes de décès.
Méthodes
Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective menée sur une période de 12 mois (septembre 2022–septembre 2023). Ont été inclus tous les patients âgés de plus de 16 ans, hospitalisés plus de 24 heures et décédés à la SAUV. Les données collectées à partir des dossiers médicaux comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents, les motifs d’admission, les paramètres cliniques et biologiques, les interventions thérapeutiques ainsi que les causes de décès. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS.
Résultats
Un total de 445 patients a été analysé. L’âge moyen était de 56 ans, avec une prédominance masculine (59,7 %). Les comorbidités les plus fréquemment retrouvées étaient l’hypertension artérielle (35,3 %) et les cardiopathies (33,3 %). Les principaux motifs d’admission étaient l’instabilité hémodynamique (30,8 %), l’altération de l’état de conscience (29,9 %) et la détresse respiratoire (24,5 %). Les causes de décès étaient dominées par les états de choc, principalement le choc septique (60 %) et le choc cardiogénique (30 %), ainsi que par les pathologies respiratoires, notamment les pneumonies (31,2 %) et les exacerbations de la bronchopneumopathie chronique obstructive (22,9 %).
Conclusion
La mortalité en SAUV au CHU Ibn Sina reste élevée et est majoritairement liée aux pathologies infectieuses, respiratoires et cardiovasculaires. Ces résultats soulignent l’importance d’une reconnaissance précoce des situations critiques, d’une prise en charge protocolisée et du renforcement des ressources humaines et matérielles afin d’améliorer le pronostic des patients les plus graves.
Aucun
Bouchra ARMEL (Rabat, Maroc), Nada BENABDELOUAHAB, Ichrak BENABDALLAH, Hamza ELHAMZAOUI, Mustapha ALILOU
14:24 - 14:30
#50822 - FC08-05 Les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.
FC08-05 Les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.
Introduction: L’ accident vasculaire cérébral(AVC )hémorragique est grevée d'une morbi-mortalité importante . Les données issues des services d’urgences restent limitées, soulignant l’importance de mieux connaître ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques dès la phase initiale de prise en charge . Cette étude vise à analyser le profil des patients consultant aux urgences pour AVC hémorragique et d' identifier les facteurs prédictifs de mortalité à 90 jours
Matériel et méthodes : Étude prospective menée sur cinq ans, incluant les patients âgés de18 ans et plus, présentant des signes neurologiques d’installation brutale évocateurs d’un AVC. Les données cliniques, épidémiologiques et scanographiques ont été recueillies. La gravité de l’AVC hémorragique a été évaluée par le score NIHSS. Le pronostic a été étudié à J90, en termes de mortalité avec une comparaison entre deux groupes : patients décédés (Mortalité+) et survivants (Mortalité−).
Résultats : Au total, 174 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 65,1 ± 14,7 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio = 1,94). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (64,4 %), le diabète (27 %), les antécédents d’AVC (26,4 %),le tabagisme (42 %), la dyslipidémie (28,2 %) et la fibrillation auriculaire (14,9 %). Les principaux symptômes initiaux comprenaient un déficit des membres (62 %), des troubles du langage (57 %) et une atteinte faciale (33,3 %). Le score NIHSS médian était de 13 [8–20] .Une hémorragie intra- parenchymateuse était présente dans 79 % des cas, une hémorragie méningée isolée était retrouvée dans 5,7 % des cas. La mortalité à 90 jours s’élevait à 50 %. En analyse multi-variée, les facteurs associés de manière indépendante à la mortalité étaient : un score de Glasgow < 11 (ORajusté= 3,99 ; IC95% [1,44–11,07] ; p = 0,008), un NIHSS > 15 (ORajusté = 2,76 ; IC95 % [1,18–6,45] ; p =0,019), une fréquence cardiaque > 98 bpm (ORajusté = 2,27 ; IC95 % [1,02–5,05] ; p = 0,044) et une SpO2 < 91 % à l’admission (ORajusté = 5,07 ; IC95 % [1,32–19,44] ; p = 0,018)
Conclusion : La gravité neurologique initiale et les paramètres vitaux à l’admission constituent des facteurs prédictifs indépendants de mortalité, soulignant l’importance d’une évaluation précoce et d’une prise en charge optimisée dès le service des urgences.
aucun
Kamel JLALI, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Hanene GHAZALI, Emna BADER, Ines BOUGHANMI, Amel BEN GARFA, Rahma DHOKAR, Sami SOUISSI
14:30 - 14:36
#50879 - FC08-06 Évaluation de la qualité du débriefing lors d’une simulation haute-fidélité : étude menée auprès des étudiants en médecine d’urgence.
FC08-06 Évaluation de la qualité du débriefing lors d’une simulation haute-fidélité : étude menée auprès des étudiants en médecine d’urgence.
Introduction:
Le débriefing constitue l’un des éléments les plus efficaces de l’enseignement par la simulation et représente la pierre angulaire de l’expérience d’apprentissage en simulation médicale. Le Debriefing Assessment for Simulation in Healthcare (DASH) est un outil validé permettant d’évaluer et d’améliorer les compétences de débriefing des formateurs.
Objectif:
Évaluer la qualité du débriefing lors d'une simulations haute-fidélité en médecine d’urgence portant sur la prise en charge de la douleur abdominale aiguë, à l’aide de l’outil DASH, version étudiante (Student Version – SV).
Méthodes:
Il s’agit d’une étude multicentrique, prospective et transversale, réalisée au centre de simulation de la Faculté de Médecine de Tunis. L’étude a inclus huit groupes d’étudiants de troisième année du deuxième cycle des études médicales, effectuant leur stage dans les services d’urgences de différents hôpitaux de Tunis (Forces de Sécurité Intérieure, Mongi Slim, Habib Thameur, Yasminette Ben Arous, Charles Nicolle, CAMU, Matri Ariana), durant le premier semestre de l’année universitaire 2025–2026. Les étudiants ont participé à une simulation haute-fidélité portant sur la prise en charge de la douleur abdominale aiguë.
Résultats :
Cinquante-neuf étudiants ont répondu au questionnaire DASH-SV immédiatement après le débriefing. Selon les étudiants, les formateurs ont su créer les conditions d’une expérience d’apprentissage engageante (6,12 ± 0,83) et maintenir un climat favorable à l’apprentissage (6,54 ± 0,70). Le débriefing a été conduit de manière structurée et organisée (6,27 ± 0,83). Les formateurs ont favorisé des discussions réflexives permettant aux apprenants d’évaluer de manière critique leur performance (6,14 ± 0,82). Ils ont identifié efficacement les points forts et les axes d’amélioration des apprenants, ainsi que leurs causes sous-jacentes (6,34 ± 0,89), et ont aidé les étudiants à envisager des stratégies pour améliorer ou maintenir une bonne performance (6,42 ± 0,75). Le score moyen DASH évaluant les formateurs était de 6,27 ± 0,63.
Conclusion:
L’outil DASH permet aux formateurs d’identifier les forces et les axes d’amélioration du débriefing, composante essentielle de la simulation médicale. Son utilisation contribue à renforcer le raisonnement clinique des apprenants et à améliorer la qualité des soins.
aucun conflit d'intérêt
Imen NAGGARA, Fatma HEBAIEB, Nadine BOUDAYA (Tunis, Tunisie), Meriem SKOURI, Fatma TRIFA, Raja FADHEL, Hamida MAGHRAOUI
14:36 - 14:42
#50895 - FC08-07 La reconsultation précoce après un passage aux urgences : un indicateur pertinent de la qualité de la prise en charge.
FC08-07 La reconsultation précoce après un passage aux urgences : un indicateur pertinent de la qualité de la prise en charge.
Introduction
La reconsultation non programmée après un passage aux urgences est de plus en plus utilisée comme indicateur indirect de la qualité des soins, de la pertinence de l’orientation et de la sécurité de la prise en charge. Toutefois, ses déterminants et sa valeur réelle restent discutés. L’objectif de cette étude était d’évaluer la fréquence des reconsultations dans les 7 jours suivant une consultation aux urgences et d’analyser leurs caractéristiques comme indicateur d’évaluation des pratiques.
Méthodes
Nous avons conduit une étude rétrospective, descriptive et monocentrique au service des urgences , sur une période de 06 mois . Ont été inclus tous les patients adultes ayant consulté aux urgences et réadmis dans un délai de 7 jours après leur première consultation. Les données recueillies concernaient les caractéristiques démographiques, le motif initial de consultation, le diagnostic, la décision d’orientation, le délai de reconsultation et le caractère évitable ou non de la reconsultation.
Résultats
Parmi les 52364 patients ayant consulté aux urgences durant la période d’étude, 954 (0,018%) ont reconsulté dans un délai de 7 jours. L’a moyenne d’age était de 54±14ans avec un sex-ratio de 0.9. Les reconsultations survenaient majoritairement dans les 72 premières heures (78%). Les principaux motifs de reconsultation étaient la persistance ou l’aggravation des symptômes (56%), une complication évolutive 35% et une reconsultation pour un autre motif (9%). Dans 68% des cas, la reconsultation a conduit à une modification de la prise en charge, incluant une hospitalisation dans 23% des situations. Une proportion de 46% des reconsultations a été jugée potentiellement évitable. Les motifs de reconsultation étaient médicaux, chirurgicaux et traumatiques dans 64%, 20% et 16% des cas respectivement.
Conclusion
La reconsultation précoce après un passage aux urgences constitue un indicateur intéressant d’évaluation des pratiques, reflétant à la fois la complexité des situations cliniques et les limites de la prise en charge initiale. L’analyse systématique des reconsultations pourrait permettre d’identifier des axes d’amélioration ciblés, notamment en matière de décision d’orientation, d’information du patient et de suivi post-urgence.
aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Ahlem NABLI, Siwar SMIRANI
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"Mercredi 03 juin"
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CE02
14:00 - 15:00
Conférence Exceptionnelle
Stéréotypes de genre à l'hôpital ou en management
Exercice professionnel, Inégalités, Qualité de vie au travail
Modérateurs :
François BRAUN (Chef de Service et de pôle) (Metz), Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Présidente SFMU, Toulouse)
Coordonnateur :
Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
Les stéréotypes ont la vie dure dans nos milieux professionnels et les inégalités sont encore quotidiennes, Clotilde Coron enseignante chercheuse nous délivrera une conférence exeptionnelle sur le sujet. La compréhension des mécanismes est le premier pas vers le changement.
14:00 - 15:00
Stéréotypes de genre à l'hôpital ou en management.
Clotilde CORON (Professeure des universités) (Conférencier, Enseignant chercheur, Paris)
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Amphi Bleu |
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CM04
14:00 - 15:30
Conférence
L'urgence hémorragique
Adulte, Hépato-gastro-entérologie, Parturiente, Services d'Urgences, SMUR, Soins critiques, Soins infirmiers, Thrombose - Hémostase, Traumatologie vitale
Modérateurs :
Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand), Dorian TEISSANDIER (PH) (Médecin, Clermont-Ferrand)
Coordonnateur :
Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
L’hémorragie n’attend pas ! Traumatique, post-partum ou digestive, chaque minute compte. Reconnaître vite, agir juste et transfuser dans les règles de l’art : c’est là que tout se joue.
14:00 - 14:22
Hémorragie traumatique.
Aurélien RENARD (MEDECIN) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
14:22 - 14:44
Hémorragie du post-partum.
. TBC
14:44 - 15:06
Hémorragie digestive.
Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
15:06 - 15:28
Transfuser dans les règles de l'art.
Florian LE BORGNE (Infirmier) (Conférencier, IDE, Brest)
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Amphi Havane |
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CM46
14:00 - 15:30
Conférence - Session Commune SFMU / SFGG
Analgésie du sujet âgé aux Urgences
Douleur - Analgésie, Gériatrie, Services d'Urgences, Traumatologie non vitale
Modérateurs :
Nicolas DESSEIGNE (Médecin) (Médecin, Saint Etienne), Diane NAOURI (Conseillère médicale- directrice projet donnees de santé) (Paris)
Coordonnateur :
Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Chez le sujet âgé soulager la douleur est un défi, entre sous-traitement, surmédication et iatrogénie l'objectif est de trouver le bon équilibre. Parce qu’à tout âge, la douleur mérite d’être entendue.
14:00 - 14:22
Evaluation de la douleur.
Sabine DREVET (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
14:22 - 14:44
Analgésie multimodale.
Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
14:44 - 15:06
Sédation procédurale : quelle molécule ? quelle posologie ?
Xavier DUBUCS (Médecin) (Conférencier, Médecin , Toulouse)
15:06 - 15:28
Retour à domicile : quelle analgésie per os proposer ?
Françoise CAPRIZ (Gériatre Algologue / Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nice)
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Salle 241 |
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CLM03
14:00 - 15:30
Communications Libres Médecins
Recherche, épidémiologie et innovation
Modérateurs :
Julie DUMOUCHEL (MD) (Médecin, Tours), Emilie LESIEUR (Médecin) (Montdidier)
14:00 - 14:10
#49999 - CP032 Développement et évaluation comparative de trois modèles d'Intelligence Artificielle (NLP, LLM, JEPA) pour la prédiction du triage aux urgences: une étude de concept rétrospective de 7 mois.
CP032 Développement et évaluation comparative de trois modèles d'Intelligence Artificielle (NLP, LLM, JEPA) pour la prédiction du triage aux urgences: une étude de concept rétrospective de 7 mois.
Les erreurs de triage, y compris le sous-triage et le surtriage, sont des défis persistants dans les services d'urgence. Avec l'afflux croissant de patients et les pénuries de personnel, l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans les protocoles de triage a attiré l'attention. Cette étude compare les performances de trois modèles d'IA d'architecture différente: un reposant sur le traitement du langage naturel (NLP), un sur les grands modèles linguistiques (LLM) et un sur l'intégration conjointe Architecture prédictive (JEPA) pour prédire les résultats du triage par rapport à l'échelle FRANÇAISE et clinique. Nous avons réalisé une analyse rétrospective d'une cohorte recrutée prospectivement en fonction de l'âge adulte avec les données de triage des patients sur une période de 7 mois à l'hôpital Roger Salengro (Lille, France).
Les modèles ont été entrainés et validés : (1) TRIAGEMASTER (NLP), (2) URGENTIAPARSE (LLM) et 3) EMERGINET (JEPA). Les données comprenaient des détails démographiques, l'interrogatoire infirmier d'admission sous forme de verbatim, les signes vitaux et des résultats de triage basés sur l'échelle FRENCH et le codage GEMSA. Le résultat principal était la concordance du niveau de triage prédit par l'IA avec la FRENCH. Il a été évalué grâce à différents indicateurs : F1-Score, Kappa pondéré, Spearman, MAE, RMSE, AUC-ROC. Le modèle LLM (URGENTIAPARSE) a montré une plus grande précision (score composite : 2,514) par rapport à JEPA (EMERGINET, 0,438) et NLP (TRIAGEMASTER, -3,511), surperformant le triage infirmier (-4,343). Cette observation est renforcée par le F1-Score et l’AUC-ROC : 0,900 et 0,879 pour URGENTIAPARSE ; 0,731 et 0,686 pour EMERGINET ; 0,618 et 0,642 pour TRIAGEMASTER ; respectivement 0,303 et 0,776 pour le triage infirmier. Des analyses secondaires ont mis en évidence l'efficacité d'URGENTIAPARSE dans la prévision des besoins hospitaliers (GEMSA) et sa robustesse avec des données structurées versus transcrits bruts (soit pour la prédiction GEMSA, soit pour la prédiction FRENCH). Le modèle d'architecture LLM, grâce à l'abstraction des représentations des patients, offre les prédictions de triage les plus précises parmi celles testées. L'intégration de l'IA dans les flux de travail de l'ED pourrait améliorer la sécurité des patients et l'efficacité opérationnelle, bien que l'intégration dans les flux de travail cliniques nécessite de traiter les limites du modèle et de garantir l'éthique ainsi que la transparence.
Aucun
Edouard LANSIAUX (Lille), Ramy AZZOUZ, Emmanuel CHAZARD, Amélie VROMANT, Eric WIEL
14:10 - 14:20
#50088 - CP033 IMPACT DES RECLAMATIONS SUR LE SYNDROME D’EPUISEMENT PROFESSIONNEL DES MEDECINS URGENTISTES DU CHU DE MONTPELLIER : ETUDE OBSERVATIONNELLE PROSPECTIVE.
CP033 IMPACT DES RECLAMATIONS SUR LE SYNDROME D’EPUISEMENT PROFESSIONNEL DES MEDECINS URGENTISTES DU CHU DE MONTPELLIER : ETUDE OBSERVATIONNELLE PROSPECTIVE.
Introduction : Les médecins urgentistes figurent parmi les spécialistes les plus touchés par le burnout. Ce syndrome est défini par un score élevé d’épuisement émotionnel (EE) ou de dépersonnalisation (DP) évalué à l’aide du Maslach Burnout Inventory (MBI). Les réclamations peuvent constituer un facteur de stress psychologique important. De plus, il n’existe pas de texte légal définissant la façon dont les réclamations sont gérées dans un service. L’objectif est d’évaluer l’impact des réclamations sur le risque de burnout chez les médecins urgentistes.
Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle comparative et prospective dans le service des urgences du CHU de Montpellier. Les urgentistes interrogés n’étaient pas informés du sujet de l’étude. Ils ont complété un questionnaire comprenant le MBI, des données démographiques et des facteurs influençant le bien-être psychologique. Ce questionnaire était rempli lors d’une première phase, appelée T0, par tous les urgentistes. Puis lors d’une seconde phase, appelée T1, par un médecin qui était informé d’une réclamation et par deux autres médecins naïfs de réclamation, du même sexe et du même grade. Cela a permis de créer un groupe réclamation et un groupe contrôle. Le critère de jugement principal était la différence de moyenne des 3 scores du MBI entre les 2 groupes après une réclamation. Les objectifs secondaires étaient la variation des moyennes des scores du MBI de chacun des groupes avant et après réclamation, Une analyse de proportions était réalisée.
Résultats : Parmi les 54 médecins répondant au questionnaire initial, 39 ont été analysés. A la période T1, le groupe réclamation (n=13) présentait une moyenne du score de dépersonnalisation plus élevée que le groupe contrôle (n=26) (p = 0,038). Le groupe réclamation a présenté une augmentation du score d’épuisement émotionnel (p = 0,01). Nous constatons une augmentation de la prévalence du burnout dans le groupe réclamation (de 77 % à 92 %) en comparaison au groupe contrôle (de 65 % à 57 %).
Conclusion : Les réclamations semblent être associées à un risque accru d’épuisement professionnel chez les médecins urgentistes. Il apparait intéressant d’ajuster la façon dont ces réclamations sont gérées. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour identifier les facteurs contributifs et concevoir des interventions de prévention dans cette spécialité à haut risque.
Aucun
Aubin SARAIVA (Montpellier)
14:20 - 14:30
#50338 - CP034 Étude observationnelle rétrospective sur l'impact d'un outil d'intelligence artificielle radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville dans un service d'urgence adulte.
CP034 Étude observationnelle rétrospective sur l'impact d'un outil d'intelligence artificielle radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville dans un service d'urgence adulte.
Introduction : Le traumatisme de la cheville est une affection fréquente dans les services d’accueil des urgences, avec un diagnostic radiologique difficile et un taux d’erreur important. Depuis plusieurs années, des outils d’intelligence artificielle radiologique sont utilisés pour assister les praticiens. L’objectif principal de notre étude est donc d’évaluer l’apport d’un outil d’intelligence artificiel radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville par le clinicien urgentiste dans un service d’urgences adulte.
Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, menée au sein du service d’accueil des urgences de l’hôpital Nord de Marseille, comparant une période de six mois où l’outil d’IA radiologique n’était pas disponible avec une autre période de six mois où cet outil était en place depuis plus d’un an. Le critère de jugement principal repose sur le coefficient Kappa de Cohen permettant d’évaluer une concordance diagnostique.
Résultats : Sur l’ensemble des deux périodes, 1365 patients ont été inclus (675 patients lors de la période d’étude sans IA et 690 patients lors de la période d’étude avec IA). Un échantillon de patients a été généré pour faire réaliser une relecture des radiographies de la cheville par un radiologue expert, constituant notre gold standard d’analyse. Cet échantillon inclus 94 patients au cours de la période sans IA et de 96 patients au cours de la période avec IA. Ainsi, pour la comparaison entre « Urgentiste sans IA vs Radiologue expert », le coefficient Kappa de Cohen = 0,54 soit un accord de concordance diagnostique modéré. Pour la comparaison entre « Urgentiste avec IA vs Radiologue expert », le coefficient Kappa de Cohen = 0,79 soit un accord de concordance diagnostique fort. La mise en place du logiciel d’IA Rayvolve® a pour conséquence un gain de concordance diagnostique de 44,49%.
Conclusion : Le déploiement du logiciel d’IA radiologique au sein d’un service d’urgences adulte a permis une amélioration du gain de concordance diagnostique du clinicien urgentiste comparativement à un radiologue expert. L’examen clinique reste primordial et cet outil doit encore être évalué, mais les perspectives positives sur la qualité de prise en charge sont envisageables grâce à l’IA.
Aucun
Laëtitia LOGA (Marseille)
14:30 - 14:40
#50397 - CP035 Kituki : sondage anonymisé sur la position des urgentistes vis à vis de l’euthanasie.
CP035 Kituki : sondage anonymisé sur la position des urgentistes vis à vis de l’euthanasie.
Intro : L’Assemblée nationale a voté en 1ère lecture la loi autorisant une euthanasie ou un suicide assisté pour des patients atteints de maladie incurable. Les urgentistes ne sont en théorie pas concernés par ces procédures programmées. Ils pourraient cependant être impliqués en cas d’euthanasie mal gérée ou de patients en cours de démarche se présentant aux urgences pour une détresse vitale. Un sondage à ce sujet expose au biais de désirabilité sociale : les répondants peuvent hésiter à exprimer leur opinion ou altérer leur réponse par crainte du jugement. On peut néanmoins obtenir une réponse sans biais sur une population tout en garantissant l’anonymat des réponses individuelles [Warner 1965].
Matériel et Méthode : Nous avons posé 3 questions dichotomiques (réponse oui/non) aux urgentistes de notre région : Êtes-vous favorable à la loi ? Pensez-vous pouvoir être impliqué dans des procédures d’euthanasie dans votre pratique ? Le cas échéant, réaliseriez-vous une euthanasie ? Chaque question était présentée sous forme d’une affirmation positive ou négative. Par exemple, pour la 1ère question, soit « Je suis en faveur de la loi » soit « Je suis opposé à la loi ». Le répondant tire au hasard une des deux affirmations dans un sac, ne la montre pas à l’enquêteur et répond oui ou non. Il est donc impossible à l’enquêteur de connaitre la position du répondant. En fixant le p le % d’affirmations positives dans le sac à 75/100, soit x le % de réponse « oui », le % F d’urgentistes favorables à la loi (dans une population n) est F = (x/n+0,75-1)/(2x0,75-1).
Résultats : 175 urgentistes ont répondu sur 182 approchés, ratio H/F 65%. Leur pratique : urgences 17%, SAMU 18% ou mixte 60% ; leur expérience <5 ans 33%, 5-10 ans 27% ou >10 ans 40%. Ils sont 91±5% favorables à la loi, 89±5% pensent qu’ils pourraient être impliqués et 52±9% réaliseraient l’euthanasie le cas échéant.
Conclusion : les répondants sont très favorables à la loi sur l’euthanasie, mais seule la moitié d’entre eux la pratiquerait le cas échéant. La méthodologie originale évite les biais de désirabilité sociale et de sélection qui peuvent entacher les autres sondages déjà réalisés. La forte exhaustivité avec 97% de réponses en est une preuve, versus par exemple 17% pour le sondage IFOP 2025 sur 400 médecins. La méthode ne permet pas de caractériser les facteurs associés à une réponse « oui ». Ces chiffres peuvent aider les équipes à s’organiser dans l’éventualité de la promulgation de la loi.
Aucun : la conception et la réalisation de ce sondage a été assurée par 2 auteurs principaux, l'un plutôt en faveur de la loi, l'autre plutôt en défaveur, ce qui assure donc une certaine "neutralité".
Anne-Sophie PARENTY (Rouen), Nasri BZEOUICH, Camille VENNETIER, Antoine GUEDON, Vincent LENOURRY, Luc-Marie JOLY
14:40 - 14:50
#50436 - CP036 Apport des lunettes connectées en tant que support de check-list lors d’une procédure préhospitalière à risque.
CP036 Apport des lunettes connectées en tant que support de check-list lors d’une procédure préhospitalière à risque.
Contexte : Les erreurs de soins sont fréquentes en médecine d’urgence, et les aides cognitives telles que les check-lists sont des outils efficaces pour les réduire. En préhospitalier, les ressources sont limitées, en particulier l'accès à des supports d’aide cognitive adaptés. Les technologies portables, comme les lunettes connectées, permettent d’afficher les protocoles dans le champ visuel du médecin.
Objectif : Evaluer l’apport des lunettes connectées comme support de check-list lors d’une procédure à risque en préhospitalier
Méthode : Il s'agissait d'une étude pilote prospective, interventionnelle, randomisée, contrôlée et monocentrique, via des simulations immersives. Les participants étaient des internes de médecine d’urgence, répartis via une randomisation stratifiée en deux groupes (lunettes connectées ou groupe contrôle). La stratification portait sur l’âge, le genre, les stages de SMUR et de réanimation réalisés et le nombre de semestres validés. Le scenario était la réalisation d’une intubation orotrachéale dans une ambulance de réanimation. Une check-list de 30 points a été définie en amont sur les critères/étapes à réaliser en vue du geste. Le critère de jugement principal était le nombre d’item de la check-list validés. Les critères de jugement secondaires étaient l’acceptabilité des lunettes (score composite basé sur des échelles de Likert), le temps de simulation et le stress ressenti (échelle de Likert de 1 à 5). Les groupes ont été comparés via des tests de Mann-Whitney. Le protocole a été validé par un comité d’éthique et répond au cadre MR-003.
Résultats : 18 internes ont participé. Le nombre médian d’items validés était de 28 [IQR 28-28] dans le groupe lunettes connectées et de 23 [22-24] dans le groupe contrôle (p<0,001). Le score moyen d’acceptabilité des lunettes connectées était de 3,69 (+/-0,72)/5. Le temps d’intervention était de 12,38 [11,68-13,52] min dans le groupe lunettes connectées et de 10,75 [9,12-12,38] min (p=0,047) dans le groupe contrôle. Le stress ressenti était de 3 [2-4] dans le groupe des lunettes connectées et de 2 [2-4] dans le groupe contrôle (p=0,8).
Conclusion : L’utilisation des lunettes connectées lors de simulation permettait d’améliorer le respect des étapes d’une procédure avec une acceptabilité satisfaisante des médecins en formation.
Nawras Georgi a créé l'outils MedInThePocket
Marie GRATON (RENNES), Sylvia GIESE, Nawras GEORGI, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Etienne PAULHET
14:50 - 15:00
#50712 - CP037 Hausse marquée des passages aux urgences pour intoxication au paracétamol chez les adolescentes en France en 2024.
CP037 Hausse marquée des passages aux urgences pour intoxication au paracétamol chez les adolescentes en France en 2024.
Introduction : En juin 2024 en France, des cliniciens ont signalé une hausse des intoxications volontaires au paracétamol chez les adolescents, dans un contexte évoquant un possible « défi paracétamol » sur les réseaux sociaux. Cette étude analyse l’évolution des passages aux urgences liés à une intoxication au paracétamol entre 2015 et 2024.
Matériel et Méthode: Nous avons analysé les données du réseau OSCOUR®, qui couvre 97 % des passages dans 700 services d’urgences français. Nous avons sélectionné tous les passages, avec un diagnostic principal ou associé codé T39.1 (intoxication par les dérivés du 4-aminophénol) selon la CIM-10, sur la période 2015-2024. L’analyse a été faite par classe d’âge (0-9 ans, 10-14 ans, 15-24 ans, 25-34 ans, et 35 ans et plus) et par sexe.
Résultats : Le taux de passages aux urgences en lien avec une intoxication au paracétamol, a légèrement augmenté entre 2015 et 2021, passant de 25,5 passages pour 100 000 passages toutes causes à 33, puis s’est stabilisé jusqu’en 2023. Une hausse majeure a été observée en 2024, portée principalement par les filles, en particulier celles âgées de 10 à 14 ans. Dans ce groupe, les taux ont doublé entre 2020 et 2021, passant de 98/100 000 à 195, puis ont connu une nouvelle augmentation marquée en 2024 (+40 %), atteignant un taux de 265/100 00. Chez les garçons, l’augmentation a été progressive et modérée sur l’ensemble de la période. Les passages aux urgences des enfants de 10 à 14 ans suivaient le rythme de l’activité scolaire, avec une baisse pendant les vacances. En 2024, le nombre de passages pour les filles de 10 à 24 ans a dépassé celui des quatre années précédentes, avec une augmentation notable à partir de la semaine 44 chez les 10-14 ans. Par ailleurs, 80 % de ces passages ont conduit à une hospitalisation, une proportion stable et comparable aux années antérieures.
Conclusion : Cette analyse révèle une augmentation inédite des intoxications au paracétamol en 2024, notamment chez les jeunes filles de 10 à 14 ans. Bien qu’un lien avec le « défi paracétamol » ne puisse être établi, ces données s’inscrivent dans une tendance de détérioration de la santé mentale des adolescents depuis la pandémie de COVID-19.
Aucun
Bernadette VERRAT (Paris), Isabelle PONTAIS, Nicolas METHY, Jérôme GUILLEVIC, Céline MENARD, Anne FOUILLET
15:00 - 15:10
#50826 - CP038 Évaluation rétrospective de la performance de l'Intelligence Artificielle comparée au Médecin Régulateur pour la détection d'ischémie sur les ECG préhospitaliers.
CP038 Évaluation rétrospective de la performance de l'Intelligence Artificielle comparée au Médecin Régulateur pour la détection d'ischémie sur les ECG préhospitaliers.
auteurs ; Bertrand Mathias, Benoit Frattini, Daniel Jost , Clément Derkenne, Valentin Vial, Alexandre Allonneau, Stéphane Travers
Introduction
Les algorithmes d'interprétation automatisée des ECG faisant appel à l'intelligence artificielle (IA) sont de plus en plus utilisés en cardiologie. En contexte préhospitalier, leur performance reste peu évaluée, d'autant que leur apprentissage n'est pas optimisé pour les ECG préhospitaliers. Cette étude avait pour but de mesurer la concordance du diagnostic d'ischémie myocardique entre un algorithme d'IA et l'interprétation des médecins urgentistes (MU), puis d'évaluer, pour les cas discordants, lequel était le plus proche d'une expertise de référence.
Méthodes
Étude rétrospective en zone urbaine dense dans un système de secours à deux niveaux (premiers secours + SMUR). Critères d'inclusion : patients adultes ayant bénéficié d'un ECG préhospitalier réalisé par des secouristes. ECG interprétés en temps réel par le MU à la régulation, disposant du contexte clinique, et rétrospectivement par une IA (analyse du tracé seul, sans contexte). Le critère de jugement pour l'analyse des ECG était la présence ou l'absence d'ischémie myocardique électrique. Pour les patients avec douleur thoracique typique (sous-groupe à haut risque), les interprétations discordantes entre régulateur et IA ont été soumises à trois experts indépendants dont le diagnostic, retenu par vote majoritaire, était pris comme référence. La concordance entre experts et respectivement MU et IA a été comparée par le test de McNemar. Accord d'un comité d'éthique.
Résultats
Ont été inclus 3 078 patients adultes (âge médian 54 ans [37-71], 52.5 % de femmes). MU et IA concordaient dans 92% des cas (2 831/3 078) et discordaient dans 247 cas (8 %). Parmi ces derniers, 57 ECG concernaient des patients avec une douleur thoracique typique et ont été relus par les experts. Sur ces 57 cas, le régulateur concordait avec les experts dans 70% des cas contre 30% pour l'IA (p < 0,001).
Conclusion
La concordance globale entre médecins et IA était élevée. Cependant, pour les cas discordants, la supériorité du médecin était significative. Cette différence peut s'expliquer par l'intégration du contexte clinique par le médecin régulateur et par l'apprentissage limité de l'IA sur les ECG préhospitaliers. Une nouvelle évaluation méritera d'être réalisée après entraînement supplémentaire et spécifique de l'IA.
Aucun
Bertrand MATHIAS (Paris)
15:10 - 15:20
#50377 - CP145 Evaluation de la transillumination veineuse sur la pose de voie veineuse périphérique chez les patients ayant un abord vasculaire difficile et pris en charge aux urgences : étude multicentrique prospective randomisée en clusters et ouverte.
CP145 Evaluation de la transillumination veineuse sur la pose de voie veineuse périphérique chez les patients ayant un abord vasculaire difficile et pris en charge aux urgences : étude multicentrique prospective randomisée en clusters et ouverte.
Introduction : La pose de voie veineuse périphérique est un acte parfois techniquement complexe aux urgences, en particulier chez les patients ayant un abord vasculaire difficile. Les procédures alternatives, telles que la pose échoguidée, nécessitent une formation spécifique limitant la faisabilité aux urgences. Cette étude évalue l'efficacité d'un dispositif de transillumination veineuse par rapport à la méthode habituelle du point de repère.
Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude prospective, multicentrique, randomisée en clusters et ouverte menée dans 3 hôpitaux en France entre décembre 2021 et juillet 2023. Les patients âgés de plus de 18 ans sont inclus s'ils remplissent au moins un critère prédictif d’abord vasculaire difficile : IMC extrême ; hypotension ; environnement non favorable (mauvais éclairage, patient incarcéré, et température extérieure <3 °C) ; antécédents de toxicomanie ; capital veineux limité (chimiothérapie, usage prolongé de corticothérapie et radiothérapie) ; des sites de ponction restreints (fistule artérioveineuse, hémiplégie, lésions cutanées, curage ganglionnaire et mammectomie); déshydratation ; œdème généralisé; et hypothermie.
Les participants sont répartis dans le groupe transillumination veineuse (intervention) ou dans le groupe méthode habituelle du point de repère (témoin) selon la semaine d'inclusion.
Le critère de jugement principal est le pourcentage de réussite à la première tentative. Les critères secondaires comprennent le nombre de nouvelles tentatives avant succès, la douleur des patients, et le niveau de stress des infirmières.
Résultats : 401 patients ont été inclus (181 dans le groupe témoin et 220 dans le groupe d'intervention). L'âge médian était de 62 ans (43-76 ans), et 62 % étaient des femmes. Comparé au groupe témoin, le taux de réussite à la première tentative était significativement plus élevé dans le groupe de transillumination : 70 contre 41 % [différence de pourcentage 29 % (28 - 30 %) ; p < 0,001]. Le nombre médian de nouvelles tentatives avant le succès était plus faible [0,0 (0,0-1,0) vs. 1,0 (0,0-2,0) ; p < 0,001]. Les scores de douleur des patients et de stress des infirmières ne différaient pas entre les groupes.
Conclusion : Dans cette étude, l'utilisation d'un dispositif de transillumination veineuse a été associée à une amélioration significative du taux de réussite à la première tentative de pose de voie veineuse périphérique chez les patients avec un abord veineux difficile.
Maia SIMON, Catherine STASZEWSKI (Pont à Mousson), Severine LUETTE, Tahar CHOUIHED, Nathalie THILLY, Thomas MOITRIER, Anne Laure MATAGNE
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Salle 242A |
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SIS27
14:00 - 15:00
Session Interactive
Quiz : les pièges de l'ECG
Cardiologie , Soins infirmiers, Soignant
Modérateur :
Emeline DELON (infirmière) (IDE, Nîmes)
Coordonnateur :
Emeline DELON (Coordonnateur, IDE, Nîmes)
Venez revoir les fondamentaux de l'ECG pour l'infirmier.
14:00 - 15:00
Quiz : les pièges de l'ECG.
Jérôme MOLINARO (Infirmier) (Conférencier, IDE, Ezanville)
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Salle 242B |
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CMS09
14:00 - 15:30
Table ronde
Prise en charge de l'ACR, de l'appel a la sortie de l'hôpital
Arrêt cardiaque, Régulation, SMUR
Modérateurs :
Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Médecin, Grenoble), Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort)
Coordonnateur :
Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
L'arrêt cardiaque reste un problème de santé majeur. Le dévelloppement des applications permet à présent de placer le citoyen en tant que maillon essentiel de la chaine de survie.
14:00 - 14:15
Appel au 15 pour ACR : déclenchement de la chaine de survie.
Sébastien STORCK (ARM - Superviseur) (Conférencier, Superviseur , Mulhouse)
14:15 - 14:30
Le rôle du sauveteur citoyen.
Delphine GIBIAT (Enseignante spécialisée en charge de la coordination du SAPADHE87) (Conférencier, Enseignante, Brive la Gaillarde)
14:30 - 14:45
Bénéfice du sauveteur citoyen pour les patients.
Alexandre DURAND-MARTINET (infirmier urgences / SAMU) (Conférencier, IDE, Grenoble)
14:45 - 15:00
Témoignage patient, éthique de la relation patient/sauveteur.
. TBC
15:00 - 15:30
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle 243 |
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CM40
14:00 - 15:30
Conférence - Session commune SFMU / SFMC
Crises, conflits et catastrophes : vers une nouvelle ère de formation et de réponse
Ethique, Innovation , Militaires, Organisation , Pédagogie - Enseignement - Formation, Santé publique - Prévention, Situations Sanitaires Exceptionnelles, Transversal - Indifférent
Modérateurs :
Emmanuel BERNIGAUD (Praticien hospitalier) (Médecin, Nantes), Marion CHABANON (Docteur Junior) (Médecin, Nîmes)
Coordonnateur :
Florent FÉMY (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
Crises, conflits et catastrophes bouleversent durablement nos systèmes de santé et nos pratiques. Cette session interroge l’évolution des formations, des organisations et des réponses médicales face à la montée des violences, aux contextes géopolitiques instables et à l’hypothèse d’engagement majeur.
14:00 - 14:22
« C’est la guerre ?! Former massivement des professionnels de santé dans l’hypothèse d’un engagement militaire majeur » : point de vue du médecin militaire.
Olivier DUBOURG (Chef de la division formation initiale) (Conférencier, Médecin GIGN, Paris)
14:22 - 14:44
« C’est la guerre ?! Former massivement des professionnels de santé dans l’hypothèse d’un engagement militaire majeur » : point de vue du médecin civil.
Catherine BERTRAND THIFFAULT (Présidente de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:44 - 15:06
Le contexte socio politique des pays a-t-il une influence sur la gestion des catastrophes ?
Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
15:06 - 15:28
Evolution des procédures d’urgence au quotidien face aux explosions de violence.
Louis SOULAT (RPPS non communique) (Conférencier, Médecin, Rennes)
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Salle 251 |
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CLS01
14:00 - 15:30
Communications Libres Soignants
Recherche fondamentale, Soignant
Modérateurs :
Merlin DESCOURS (Infirmier) (Toulon), Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes)
Coordonnateur :
Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
14:00 - 14:15
#50408 - CP127 Place de l’Infirmier en Pratique Avancée (IPA) en préhospitalier : analyse d’une première année de mise en œuvre.
CP127 Place de l’Infirmier en Pratique Avancée (IPA) en préhospitalier : analyse d’une première année de mise en œuvre.
Introduction : La demande d’aide urgente ne cesse d’augmenter tandis que les modalités de réponse évoluent peu. Depuis 2022, les IPA mention Urgences constituent une nouvelle réponse graduée. Principalement présents au service d’accueil des urgences, ils commencent également à intervenir en préhospitalier. Cette étude cherche à analyser l’activité et l’intérêt d’une réponse graduée à l’aide médicale urgente après la première année de mise en œuvre d’un IPA au sein d’un SMUR.
Méthode : Étude observationnelle longitudinale prospective à méthode mixte menée du 04/11/2024 au 31/10/2025. Ont été inclus toutes les interventions impliquant l’IPA, quel qu’en soit le motif. Les données, recueillies quotidiennement et anonymisées sur une base dédiée, comprenaient : temps sur place, âge, sexe, antécédents, motif de départ et de recours à l’IPA, actes réalisés, score NEWS2, orientation, diagnostic final et éventuel renfort médical. Certaines données IPA ont été comparées à celles des prises en charge médicales réalisées sur les mêmes périodes de présence. L’analyse descriptive a reposé sur les moyennes pour les variables quantitatives et sur la répartition par catégories pour les variables qualitatives, exprimées en effectifs et pourcentages.
Résultats : Sur la période étudiée, 533 interventions impliquant l’IPA ont été recensées. Les motifs de départ étaient majoritairement cardiovasculaires (80,11 %), suivis des pathologies respiratoires (9,01 %) et des motifs traumatiques (5,44 %). Un renfort médical a été demandé dans 1,31 % des interventions. Concernant l’orientation, 5,44 % des patients ont été laissés sur place, 34,33 % transportés vers un SAU, 17,82 % vers un SAUV et 37,15 % vers une unité de cardiologie. Parmi les interventions réalisées pendant les périodes de présence médecins/IPA, 45 % ont été assurées par un IPA. Aucun événement indésirable n’a été rapporté.
Conclusion : Cette première année de déploiement met en évidence la faisabilité et la pertinence du recours à un IPA au sein du SMUR. Le dispositif contribue à libérer du temps médical et ajoute une gradation supplémentaire dans l’aide médicale urgente. Ces résultats soutiennent la poursuite du modèle et la réalisation d’évaluations multicentriques afin d’en mesurer l’impact organisationnel, médico-économique, ainsi que la satisfaction des acteurs.
Romain JACQUOT (Nancy), Pierre-Nicolas DUVIC
14:15 - 14:30
#50673 - CP128 Le rôle de l’infirmier de pratique avancée mention urgence dans le délai de prise en charge des patients aux urgences.
CP128 Le rôle de l’infirmier de pratique avancée mention urgence dans le délai de prise en charge des patients aux urgences.
Introduction : L’augmentation continue des passages aux urgences, associée à une pénurie de médecins urgentistes, allonge les délais de prise en charge des patients. L’infirmier en pratique avancée mention médecine d’urgence (IPA MU) pourrait contribuer à optimiser la fluidité des parcours. L’objectif était d’évaluer l’impact de la présence d’IPA MU sur le délai entre le triage par l’infirmier organisateur de l’accueil (IOA) et la première prise en charge clinique.
Matériel et Méthode : Une étude observationnelle monocentrique transversale répétée a été conduite dans un centre hospitalier périphérique, sur données agrégées, entre 2019-2024 (juillet-août). Un test du Chi² a évalué l’association entre le type de prise en charge (médicale ou IPA) et le délai moyen IOA–prise en charge, dichotomisé selon un seuil de 180 minutes (moyenne région).
Résultats : 71113 passages aux urgences ont été inclus. La médiane du délai IOA–médecin sur la période était de 202 minutes, contre 103 minutes pour l’IPA. Les prises en charge IPA étaient significativement plus fréquentes au sein des journées présentant un délai moyen ≥180 min par rapport aux prises en charge médicales (1,8 % contre 0,4 % ; p<0,001).
Conclusion : L’implantation de l’IPA MU semble influencer les délais de prise en charge aux urgences. Cela pourrait contribuer à réduire la charge médicale et améliorer les flux. Une approche prospective multicentrique sur données individuelles est nécessaire pour préciser ces résultats.
Aurélien MOULET (Lavaur), Camille JOANNES, Raphaël FENNI
14:30 - 14:45
#50524 - CP129 Consultation programmée en filière ambulatoire : évaluation d’un dispositif innovant porté par les IPA.
CP129 Consultation programmée en filière ambulatoire : évaluation d’un dispositif innovant porté par les IPA.
Introduction: Face à la saturation croissante des urgences et à la charge de travail nocturne, notre service a développé une organisation innovante : la consultation programmée urgente, assurée par les infirmiers en pratique avancée (IPA), destinée aux patients stables nécessitant l’expertise et le plateau technique des urgences. L’objectif est de réduire l’attente, de fluidifier les parcours et de maintenir une prise en charge spécialisée en proposant aux patients éligibles se présentant la nuit un rendez-vous programmé en journée au sein de la filière ambulatoire.
Méthodes: Une enquête de satisfaction anonyme a été menée d’octobre 2024 à août 2025 auprès des patients reprogrammés pour traumatologie bénigne ou soins complexes ambulatoires. Le questionnaire comportait des données sociodémographiques, une évaluation de la satisfaction (échelle de Likert, sur 10 points) et une mesure de la douleur à J0 et J1 par Échelle Numérique (EN, sur 10 points). Nous avons étudié les déterminants potentiels d’insatisfaction, avec l’hypothèse que la majoration de la douleur pourrait en être le principal facteur.
Résultats: Parmi 622 consultations programmées, 111 patients ont été inclus (17,8 %). La consultation a été planifiée en moyenne 8 h 25 après l’arrivée initiale, et 76 % des patients ont attendu moins de 15 minutes lors de leur venue programmée. L’EN moyenne est passée de 3,67 à J0 à 3,39 à J1, traduisant une légère amélioration. L’analyse a montré que la perception d’une majoration de la douleur n’était pas corrélée à l’évolution réelle des EN : certains patients déclarant une douleur accrue ne présentaient pas d’augmentation de leur score, et inversement. Les niveaux d’insatisfaction sont restés très faibles : déplacement supplémentaire (2,51/10), réorganisation du planning personnel (1,39/10), inquiétude (1,30/10) et sentiment d’injustice (0,75/10). La satisfaction globale a été très élevée : 9,51/10 pour la prise en charge IPA et 8,70/10 pour le principe même de la reprogrammation.
Conclusion: Contrairement à l’hypothèse initiale, la douleur n’apparaît pas comme un facteur d’insatisfaction significatif. La consultation programmée urgente, largement acceptée et plébiscitée, s’impose comme un levier organisationnel efficace pour désengorger les urgences en orientant les flux selon les critères de gravité. Elle permet de valoriser l’expertise des IPA et d’améliorer l’expérience patient.
Morgane LEON (OULLINS PIERRE-BENITE), Clément BONHOMME, Sébastien BEROUD, Sophie VESCO-CHABERT, Marion DOUPLAT
14:45 - 15:00
#50020 - CP130 Une collaboration innovante : analyse des compétences et des perceptions dans la coopération entre l’équipe pluridisciplinaire et l’infirmière en pratique avancée mention urgence.
CP130 Une collaboration innovante : analyse des compétences et des perceptions dans la coopération entre l’équipe pluridisciplinaire et l’infirmière en pratique avancée mention urgence.
Introduction :
L’implantation récente des infirmiers en pratique avancée mention urgence (IPA MU) en France soulève de nombreux enjeux organisationnels et professionnels. Afin d’évaluer leur intégration au sein des équipes et la perception de leur rôle, une recherche a été conduite dans le cadre d’un mémoire de fin d’études, articulée en deux volets complémentaires.
Matériel et Méthode :
Une enquête quantitative a été réalisée en décembre 2024, via un questionnaire en ligne auprès des IPA MU récemment diplômés. Trente-cinq réponses ont été obtenues (35 % de la population nationale), permettant d’identifier les freins, leviers et perceptions liés à leur implantation.
Après validation du Comité d’éthique et de la recherche (Avis favorable 2025-026), une étude qualitative a été menée début 2025 dans trois services d’urgences de France. Seize entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de médecins, cadres, infirmiers et IPA MU. Les verbatims ont été analysés par codage thématique (via le logiciel MAXQDA).
Résultats :
L’enquête quantitative révèle une forte implication des IPA MU dans leur implantation (91%), bien que 35 % rapportent des réticences de la part de cadres et médecins. La majorité observe une évolution positive de la perception de l’équipe pluridisciplinaire (79 %). Les compétences jugées essentielles sont la communication, l’humilité et l’adaptabilité.
L’analyse qualitative confirme ces tendances et met en évidence des leviers tels que la communication, le soutien médical et managérial, ainsi que la posture professionnelle de l’IPA. Les bénéfices concernent la fluidité des parcours, la réduction des délais et l’amélioration de la qualité des soins. Les freins identifiés relèvent d’un manque d’information et de reconnaissance institutionnelle. La coopération est jugée positive, reposant sur la confiance et l’identification de l’IPA à un rôle proche de l’interne, avec une expertise spécifique en formation et clinique.
Conclusion :
L’intégration des IPA MU dans les urgences apparaît globalement positive, favorisant la qualité des soins et la coopération interprofessionnelle. Des résistances persistent, soulignant la nécessité d’un accompagnement renforcé. Les perspectives de l’étude portent sur l’augmentation du nombre d’IPA MU, le développement de filières spécifiques, la mise en place d’indicateurs et le renforcement de la reconnaissance institutionnelle, autant de leviers essentiels pour consolider leur rôle dans la médecine d’urgence.
Stephanie CAMINITI (Menton), Julie CONTENTI, Candice VANBIERVLIET, Laurence CASTELLO, Alexandra GIRARDOT
15:00 - 15:15
#50426 - CP131 Etude du niveau d’appropriation de l’organisation et des plans de réponse aux SSE par les professionnels de santé hospitaliers.
CP131 Etude du niveau d’appropriation de l’organisation et des plans de réponse aux SSE par les professionnels de santé hospitaliers.
Introduction : Les crises sanitaires récentes ont mis en évidence la nécessité d’une organisation hospitalière robuste face aux situations sanitaires exceptionnelles. Le décret ORSAN et le guide PGTHSSE, actualisé en 2024, impose aux établissements de santé une préparation structurée incluant des formations dédiées et des exercices réguliers. L’étude menée vise à objectiver le niveau d’appropriation du volet formation par les professionnels de terrain.
Matériel et méthode : Une enquête quantitative (questionnaire en ligne, n = 385) et qualitative (9 entretiens semi-directifs) a été menée dans trois hôpitaux de première ligne d’un groupement hospitalier universitaire. Une approche pluriprofessionnelle a été choisie, incluant les fonctions suivantes : directeur, médecin, chirurgien, Cadre de Santé, Aide-Soignant, Assistante Médico-Administrative travaillant dans les services cliniques et dans des services supports. L’analyse croisée des données a permis d’évaluer la connaissance des plans, l’accès aux formations, la participation aux exercices et l’impact de la Covid-19 sur la maîtrise des dispositifs.
Résultats :
• Connaissance des plans : 56 % des répondants connaissent des plans de crise, mais seuls 14 % identifient le PGTHSSE et ses deux niveaux
• Organisation interne : 62 % ignorent la structuration de la gestion de crise dans leur établissement
• Formations : 67 % ne connaissent pas de dispositifs spécifiques ; 87 % souhaitent des formations obligatoires, en privilégiant des formats courts et hybrides
• Exercices : 67 % n’ont jamais participé à un exercice,
• Leçons apprise de la covid-19 : perçue comme un levier par 63 % des répondants, mais sans consolidation durable des apprentissages
Conclusion : Les résultats confirment un déficit d’acculturation à la gestion de crise, accentué par une communication perçue comme verticale et des plans jugés complexes. Les leviers identifiés incluent les éléments suivants :
• Sensibilisation locale : journées dédiées, animation par les référents SSE
• Formations hybrides : e-learning, simulation in situ, formats courts
• Simplification des procédures liées aux plans : check-lists, arbres décisionnels
• Intégration des enseignements SSE en formation initiale en complément de l’FGSU2 pour mieux ancrer les SSE dans la culture médico-soignante
• Impliquer les cadres dans la diffusion des informations et dans le management de proximité en amont d’une SSE.
Elise MEDIONI (LE KREMLIN BICETRE), Marie GED, Christophe LEROY
15:15 - 15:30
#50520 - CP132 Evaluation d'un Escape Game sur le thème des urgences vitales.
CP132 Evaluation d'un Escape Game sur le thème des urgences vitales.
Introduction :
Les jeux d'évasion pédagogique apparaissent comme un outil innovant dans la formation en santé, favorisant l'apprentissage par une dynamique immersive, ludique et collaborative. Cette étude vise à évaluer la satisfaction et l'impact pédagogique d'un Escape Game centré sur la prise en charge d'une urgence vitale.
Méthode :
Une évaluation quantitative a été réalisée auprès de 48 professionnels de santé (docteurs, internes, infirmiers et aides-soignants). Un questionnaire anonyme distribué en fin de séance a exploré quatre dimensions : l'organisation générale, la valeur pédagogique, l'expérience émotionnelle et l'appréciation globale, à l'aide d'une échelle de Likert. Un test de connaissance (pré/post Escape Game) a également été distribué à l'ensemble des participants pour mesurer l'évolution des acquis.
Résultats :
La majorité des participants ont jugé la séance très satisfaisante : 85% (n=41) ont estimé que la durée et la taille du groupe étaient adaptées, 98% (n=47) ont souligné la qualité de l'encadrement, du lieu et de l'ambiance étaient propices à l'apprentissage. Sur le plan pédagogique, 96% (n=46) ont trouvé la séance interactive et adaptée et 90% (n=43) ont estimé qu'elle avait actualisé leurs connaissances. Bien que 40% (n=19) aient exprimé des appréhensions initiales, 57% (n=27) se sont sentis en confiance pendant l'activité et 73% (n=35) durant le débriefing. Tous recommandent cette méthode à leurs collègues et 96% (n=46) approuvent la cohésion d'équipe.
Les résultats du test de connaissances montrent une progression significative des moyennes dans toutes les catégories : 13.51/26 en pré-test contre 19.4/26 en post-test pour les infirmiers. 9.85/26 en pré-test contre 12.9/26 pour les aides-soignants. Et enfin 12.9/26 en pré-test contre 17.85/26 pour les médecins.
Discussion :
Ces résultats confirment la pertinence pédagogique et l'acceptabilité des Escape Game dans la formation en santé. Cette approche immersive favorise l'engagement, la dynamique de groupe et le développement des compétences dans un cadre rassurant et collaboratif.
Marine LAPENDRY (Lyon), Morgane LEON, Marie-Laure CHARLES, Marion DOUPLAT, Sebastien BEROUD
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Salle 252A |
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ATW05
14:00 - 15:30
Atelier Médecins - Echographie
Echo musculo-squelettique. Tous niveaux
Echographie, Médecin
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Les bases du MSK !
Reconnaitre un tendon, un os, un muscle... Et pourquoi pas explorer une grosse articulation ?
Vous êtes passionné de traumatologie ? Vous adorez les tendons et les muscles et vous voulez améliorer vos compétences en échographie clinique ? Ne manquez pas cet atelier musculo-squelettique interactif et passionnant ! Nous y discuterons de l'intérêt de l échographie clinique dans la prise en charge de la traumatologie non vitale. Nous vous apprendrons comment utiliser l'échographie pour détecter avec précision les épanchements intra-articulaires, diagnostiquer les fractures des os longs et plats, et explorer les parties molles douloureuses en profondeur. N'attendez plus et inscrivez vous pour devenir un pro de l'échographie MSK !
14:00 - 15:30
Echo musculo-squelettique.
Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Gauthier CHANTREL (RPPS : 10101039971) (Conférencier, Bordeaux), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
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Salle 252B |
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ATW07
14:00 - 15:30
Atelier Medico-Soignants - Echographie
Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux
Echographie, Médecin, Soignant
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Les DIVA, ça suffit !
Pour ceux qui se sentent concernés par la pose de voies veineuses périphériques, un atelier par des IDE pour les IDE, les puericultrices, les sages-femmes et les médecins. Apprenez de manière scientifiquement prouvée comment gérer les patients de tout âge et de toute morphologie qui présentent un abord vasculaire difficile.
14:00 - 15:30
Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA.
Rodolphe ROUET (Infirmier) (Conférencier, Nantes), Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes), Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Paul-Georges REUTER (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rennes)
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Salle 253 |
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CMS01
14:00 - 15:30
Conférence
Prise en charge de la douleur abdominale
Douleur - Analgésie, Pathologies circonstancielles
Modérateurs :
Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Médecin, Lyon), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur :
Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
La douleur abdominale est un symptôme à ne pas sous-estimer. Les experts vous détaillerons l'ensemble de la prise en charge pour ne rien oublier.
14:00 - 14:22
Les pièges à éviter en régulation.
Beatrice CLARE (ARM) (Conférencier, ARM, Tulle)
14:22 - 14:44
Rôle de l'aide-soignant dans la prise en charge de la douleur abdominale aux Urgences.
Adrien LE ROY (AS) (Conférencier, AS, Bordeaux)
14:44 - 15:06
Imagerie et douleur abdominale.
Manon KACED (IPA MU) (Conférencier, IPA Urgences, Lyon)
15:06 - 15:28
La douleur abdominale chez la femme, problème cardiaque ?
Julia MORERE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
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AMS13 A
14:00 - 15:30
Atelier Médico-Soignants
Accueil massif de victimes : êtes-vous prêts ? Jeu de plateau dynamique
Organisation
Coordonnateur :
Antoine LEFEVRE-SCELLES (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers :
Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une simulation entièrement scénarisée sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de reproduire la prise en charge des victimes aux urgences dans un contexte AMAVI (Afflux MAssif de Victimes). Elle permet de développer les connaissances et les compétences concernant
les principes de tri et de priorisation, l’organisation du service des urgences et le management des moyens humains dans un contexte d’inadéquation entre l’offre de soins et la demande. Elle permet également de connaître les soins et les matériels disponibles et nécessaires pour la filière Damage Control.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un service d’urgence. Les patients, les soignants, les matériels et les soins sont matérialisés par plusieurs centaines de cartes et de jetons.
Les participants, en équipe pluri professionnelle font face pendant toute la durée de la simulation à un afflux de victimes aléatoire, à la gestion d’évènements inattendus dans une ambiance sonore adaptée à la situation.
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Salle 342B |
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"Mercredi 03 juin"
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AMS-ARM04
14:00 - 15:30
Atelier Médico-Soignants ARM
Le Médico-légal aux Urgences
Médico-légal
Coordonnateur :
Emmanuel MARGUERITTE (Coordonnateur, Médecin, Montpellier)
Conférenciers :
Emmanuel MARGUERITTE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Laurent MARTRILLE (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
1/ Connaître les principales situations pouvant mettre en jeu la responsabilité d’un(e) soignant(e) ou d’un(e) ARM dans un service d’urgence.
2/ Mise en application des Recommandations de pratiques professionnelles publiées en 2025 concernant les « Urgences médico-légales » : obstacles médico-légaux, fiche de liaison SMUR et quelques situations particulières.
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Salle 343 |
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"Mercredi 03 juin"
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CM13
14:00 - 15:30
Conférence
Organisation des SU : qu’est ce qui marche ?
Aide soignant, ARM, Assistante sociale, Communication, Gériatrie, Management, Médecin, Organisation , Santé mentale - Psychiatrie, Services d'Urgences, Soignant, Urgences sociales
Modérateurs :
Olivier MIMOZ (PU-PH) (Poitiers), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (IDE, Grenoble)
Coordonnateur :
Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
Innover dans nos organisations ? Venez découvrir ce qui a été mis en place ailleurs pour faire mieux et sortir du classique filière courte - filière longue. Cette session parle de nos organisations de demain.
14:00 - 14:22
Unité médicale d'orientation pour patient dépendant.
Catherine LEGALL (chef de service) (Conférencier, Médecin, Argenteuil)
14:22 - 14:44
Unité Violences intrafamiliales.
Agathe LOLLICHON (Médecin) (Conférencier, Médecin, Narbonne)
14:44 - 15:06
Zone d’évaluation rapide.
Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
15:06 - 15:28
Unité de crise psychiatrique au sein des Urgences.
Gérald DESCHIETERE (responsable unité de crise) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
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Salle 351 |
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"Mercredi 03 juin"
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AMS-ARM08
14:00 - 15:30
Atelier Médico-Soignants ARM
Approfondir sa pratique en régulation
ARM, Régulation
Coordonnateur :
Igor OUSS (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers :
Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, ARM, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Identifier le cheminement de son action professionnelle et la réajuster au fil de l’eau dans les domaines du raisonnement, des outils mis en œuvre et de la relation. Expérimenter des stratégies alternatives, épurer l’acte de régulation afin d’en améliorer la performance.
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Salle 352A |
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SI18
14:00 - 15:00
Session Interactive
Échographie cardiaque : normale ou pas ? Votez !
Echographie, Imagerie , Services d'Urgences
Modérateur :
Jérôme BOKOBZA (PH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur :
Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
A vous de voter, est ce que cette échographie cardiaque est normale ou pas, cette session interactive vous permettra de faire le point sur vos connaissances en coupe d'échographie cardiaque.
14:00 - 15:00
Échographie cardiaque : normale ou pas ? Votez !
David SAPIR (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Melun)
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Salle 352B |
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AM04 B
14:00 - 15:30
Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier
Obstétrique / Gynécologie
Coordonnateur :
Elodie SEVESTRE (Coordonnateur, Médecin, Orléans)
Conférenciers :
Emilie COLIN (sage femme) (Conférencier, Sage Femme, Orléans), Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
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Salle 353 |
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"Mercredi 03 juin"
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CMS08
14:00 - 15:30
Table ronde
Urgences pédiatriques en extra-hospitalier : quels réflexes essentiels ?
Obstétrique / Gynécologie, Pédiatrie, SMUR
Modérateurs :
Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny), Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur :
Flavien SMET (Coordonnateur, Chaumont)
Des accouchements inopinés à anticiper, aux voies d’abord à maîtriser, jusqu’aux situations les plus dramatiques impliquant démarches médico-légales et soutien des familles : les urgences pédiatriques préhospitalières exigent des réflexes essentiels où technique, préparation et humanité doivent avancer ensemble.
14:00 - 14:15
Accouchement inopiné : anticipation et préparation de matériels pour le nouveau né.
Claire PETTON (Ide) (Conférencier, IDE, Paris)
14:15 - 14:30
Quelles voies d'abord ?
Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
14:30 - 14:45
Décès pédiatriques extrahospitaliers : gestion des aspects médicaux légaux.
Caroline RAMBAUD (médecin) (Conférencier, Médecin, NEUILLY SUR SEINE)
14:45 - 15:00
Gestion de l'entourage, aspect et impact psychologiques pour les intervenants.
Alexia DUDOUET (Psychologue coordinatrice CUMP) (Conférencier, Psychologue, Paris)
15:00 - 15:30
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle Maillot |
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AMS19
14:00 - 15:30
Atelier Médico-Soignants
Comment diminuer les erreurs aux Urgences ?
Management
Coordonnateur :
Marc ANDRONIKOF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers :
Marc ANDRONIKOF (Praticien en HAD) (Conférencier, Médecin, Paris), Côme LÉGAUT (médecin) (Conférencier, Médecin, Antony)
Mettre les participants en situation en leur faisant analyser des cas cliniques d’erreurs ou de « presque erreur ».
Les faire réfléchir sur les erreurs survenues ou potentielles, leurs causes, leurs conséquences et sur la façon de les rattraper et surtout de les éviter.
Leur présenter les grands concepts explicatifs des types et des causes d’erreur.
Construire avec eux une méthode applicable au quotidien pour limiter le risque d’erreur.
Il ne s’agit pas d’un atelier d’exposé méthodologique pour l’analyse des erreurs.
Notre objectif est de construire avec les participants une méthodologie efficace pour limiter le risque d’erreur.
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Salles 221-222-223 |
| 15:00 |
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FC09
15:00 - 16:00
Flash Communications
Coagulation Thrombose Hémostase
Modérateur :
Romain ADAM (Attending Physician) (Médecin, Besançon)
15:00 - 15:06
#50380 - FC09-01 Prise en charge des hémorragies digestives sous anticoagulants oraux directs : Quelle place pour le Concentré de Complexe Prothrombinique ?
FC09-01 Prise en charge des hémorragies digestives sous anticoagulants oraux directs : Quelle place pour le Concentré de Complexe Prothrombinique ?
Introduction : Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont aujourd’hui la modalité d’anticoagulation privilégiée pour la prévention et le traitement des accidents thromboemboliques. Leur utilisation expose toutefois à un risque d’hémorragie digestive (HD). Aucune preuve solide ne confirme l’efficacité du concentré de complexe prothrombinique (CCP) pour la réversion des AOD en cas d’HD, et son usage reste empirique, notamment en raison de la disponibilité limitée des antidotes spécifiques. L’objectif principal de cette étude était de décrire les pratiques de réversion par CCP dans la prise en charge des HD sous AOD aux urgences.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients ≥ 18 ans admis aux urgences entre le 01/01/2022 et le 31/12/2024 pour HD extériorisée (hématémèse, méléna, rectorragie) sous apixaban, rivaroxaban ou dabigatran. Le critère de jugement principal était la proportion de patients réversés par CCP dans les premières 48 heures de prise en charge. Les critères secondaires incluaient l’utilisation du CCP chez les patients les plus sévères, son efficacité clinique à 48 heures, les facteurs associés à une évolution favorable, et la survenue d’événements thromboemboliques, hémorragiques ou de décès à J30.
Résultats : Parmi les 239 patients inclus (âge moyen 80 ans, 55 % d’hommes), 47 patients (19,7% ; IC95% : [15,1 – 25,2]) ont été réversés par CCP. Cette proportion atteignait 27% chez les patients les plus sévères. L’association entre l’utilisation du CCP et l’évolution clinique a été mesurée par le calcul d’un score de propension pondéré selon la méthode IPTW. Dans la population globale, la réversion par CCP était associée à une évolution clinique favorable (OR 1,74 ; IC95 % [1,17–2,59]). Ce bénéfice n’était pas retrouvé chez les patients les plus graves (OR 0,65 ; IC95 % [0,40–1,06]). Aucun sur-risque thromboembolique, hémorragique ou de décès à J30 n’a été observé.
Conclusion : En cas d’hémorragie digestive sous AOD, le CCP est principalement utilisé chez les patients les plus sévères. Bien qu’il semble exister un bénéfice à la réversion par CCP dans la population globale de l’étude, ce bénéfice n’est pas retrouvé dans le sous-groupe des patients les plus graves. L’utilisation du CCP paraît sécuritaire, en l’absence de sur-risque thromboembolique ou de décès. Ces résultats soulignent la nécessité d’études prospectives pour préciser la place du CCP et optimiser les stratégies de réversion.
Aucun
Valérie WILMÉ, Julien LE BLOAS (Strasbourg), Sabrina GARNIER-KEPKA, Raphaël CLERE-JEHL, Eric BAYLE
15:06 - 15:12
#50383 - FC09-02 Pertinence des prescriptions de culots globulaires rouges au Service d’Accueil des Urgences avant et après sensibilisation des prescripteurs aux bonnes pratiques transfusionnelles.
FC09-02 Pertinence des prescriptions de culots globulaires rouges au Service d’Accueil des Urgences avant et après sensibilisation des prescripteurs aux bonnes pratiques transfusionnelles.
Introduction. La prescription de concentrés de globules rouges (CGR) au service d’accueil des urgences (SAU) doit suivre les recommandations de la HAS, malgré les contraintes organisationnelles. Cette étude évalue l’impact de la sensibilisation des prescripteurs aux Bonnes Pratiques Transfusionnelles (BPT) sur le taux de prescriptions pertinentes (TPP) de CGR.
Matériel et méthodes. Une étude rétrospective observationnelle a été menée dans notre SAU sur 2 périodes de 6 mois avant et après plusieurs rappels (staff, affichage, flyers, mails) des BPT. L’objectif principal était d’évaluer les facteurs influençant le TPP selon le critère de jugement composite associant le respect des recommandations : du seuil transfusionnel + la durée de la transfusion + la qualification du CGR. Les données comparatives avant et après sensibilisation ont été réalisées en analyse univariée puis multivariée (p<0,05).
Résultats. Entre le 01/12/23 et le 30/11/24, 392 demandes de CGR ont été analysées, 184 (46,9%) avant et 208 (53,1%) après sensibilisation. Ces demandes étaient à l’origine de la délivrance de 703 CGR. La moyenne d’âge des patients était de 73,2 ± 14,4 ans, le sex ratio de 1,2. Environ 56% des prescripteurs étaient spécialistes en médecine d’urgence, dont 57% d’internes. En analyse multivariée, la sensibilisation aux BPT améliore le TPP (OR 3,23 [1,19-9,59], p=0,026), surtout chez les internes (OR 4,10 [1,15-15,9], p=0,032) et séniors urgentistes (OR 4,67 [1,07-23,8], p=0,048), si le patient a des antécédents cardiovasculaires (OR à 18,6 [5,16-82,6], p<0,001) ou d’hémopathie / cancer solide (OR à 5,02 [1,43-22,4], p=0,02), et s’il présente des signes de mauvaise tolérance clinique de l’anémie (OR à 10,9 [3,29-50,6], p<0,001).
Discussion. Les facteurs influençant le TPP sont liés à la fois au patient et aux prescripteurs. Le TPP semble 4 fois plus fréquent si le prescripteur est urgentiste.
Conclusion. La sensibilisation des prescripteurs aux BPT améliore la pertinence globale des prescriptions de CGR mais reste perfectible. Ces résultats suggèrent l’intérêt d’outils d’aide à la prescription et d’une formation continue des prescripteurs de toute spécialité.
Aucun
Jade RATZEL (Dijon), Christelle PRUDENT, Patrick RAY, Pascal INCAGNOLI, Cindy TISSIER
15:12 - 15:18
#50424 - FC09-03 Comment accélérer le diagnostic d'une ischémie mésentérique aiguë en présence d'une douleur abdominale aux urgences ?
FC09-03 Comment accélérer le diagnostic d'une ischémie mésentérique aiguë en présence d'une douleur abdominale aux urgences ?
Contexte : La douleur abdominale aiguë est un motif de consultation très fréquent aux Urgences. Elle demeure toujours un véritable défi pour le clinicien. L’objectif de ce travail était donc d’identifier des critères clinico-biologiques prédictifs d’IMA parmi tous les patients admis aux urgences pour douleur abdominale nécessitant la réalisation d’un scanner abdomino-pelvien injecté.
Méthodes : Tous les patients admis au sein du service d’accueil des urgences d’un centre hospitalo-universitaire, entre 01/01/2022 et 31/12/2022, pour une douleur abdominale nécessitant un scanner abdominopelvien injecté ont été rétrospectivement inclus. Les données anamnestiques démographiques, de l’examen clinique et les résultats des examens biologiques ont été recueillis. Les patients avec IMA ont été comparés aux patients sans IMA.
Résultats : 613 patients ont été inclus, dont 16 pour une IMA (3%), 145 avec un scanner normal (23%) et 452 avec un autre diagnostic que l’IMA (74%). La comparaison entre patients avec IMA et ceux sans IMA a rapporté des différences significatives en termes d’âge, hypertension artérielle, dyslipidémie , antécédent de néoplasie, tableau occlusif, tachycardie, hypotension , hypoperfusion périphérique , polypnée, hypothermie , acidose, hyperlactatémie, cytolyse , et élévation de la protéine C réactive. Après analyse multivariée, seules 2 variables étaient indépendamment associées à l’IMA : la polypnée et la tachycardie. Le délai moyen entre l’admission du patient et la réalisation du scanner était significativement plus court pour les patients avec IMA. Ce délai était également raccourci lorsque les patients étaient admis en journée par rapport à la période de permanence des soins.
Conclusion : L’IMA est tellement rare avec une présentation clinique aspécifique qu’il est vraiment difficile d’établir un score clinico-biologique diagnostique. Néanmoins, douleur abdominale avec tachycardie et polypnée doivent faire évoquer l’IMA. Les marqueurs biologiques utilisés en routine aux urgences en biologie standard et délocalisée (obtenue en quelques minutes comme les lactates et le pH), sont insuffisants pour discriminer les patients atteints d’IMA parmi les patients avec douleur abdominale. Les données anamnestiques, de l’examen clinique et de la biologie disponible à ce jour étant insuffisamment associé à l’IMA, d’autres marqueurs biologiques sont à identifier.
aucun
François FERRIER (La Ciotat)
15:18 - 15:24
#50588 - FC09-04 Elimination diagnostique de l'embolie pulmonaire de probabilité faible à intermédiaire via les outils PERC et YEARS.
FC09-04 Elimination diagnostique de l'embolie pulmonaire de probabilité faible à intermédiaire via les outils PERC et YEARS.
Introduction : L’embolie pulmonaire étant un enjeu de santé publique majeur et un défi économique, il en devient nécessaire de trouver une stratégie optimale permettant de réduire le recours abusif à l’Angio-TDM pulmonaire. Matériel et Méthode : L'objectif principal de cette étude rétrospective monocentrique est de juger l’efficacité de la combinaison de la règle PERC et de l’algorithme YEARS pour réduire le nombre d’angio-TDM réalisé aux urgences. Les critères de jugement secondaires concernent l’anticoagulation évitable, la réduction du dosage de D-Dimères et de l’irradiation sur la période d’inclusion. Résultats : Parmi les 174 patients de 17 à 97 ans ayant consulté aux urgences, 102 ont été inclus dans l’analyse. La majorité des patients exclus n’avaient pas eu d’angio-TDM pulmonaire (81,9%). 15 patients avaient un score PERC = 0, et 87 un score ≥ 1. Dans ce dernier groupe, 72 patients avaient un score YEARS = 0, et 15 un score ≥ 1. Les patients PERC 0 n’avaient pas d’embolie pulmonaire. 52% des imageries étaient évitables avec une réduction absolue de 30% comparée à la stratégie usuelle en ajustant les D-Dimère à l’âge. 11% des anticoagulations instaurées étaient évitables ainsi que 15% des dosages de D-dimères. L’irradiation aurait pu être diminuée de 265 mSv. Conclusion : En appliquant les score PERC et YEARS successivement, il est possible d’éliminer le diagnostic d’embolie pulmonaire de manière sécuritaire et réduire le nombre d’angio-TDM pulmonaire aux urgences.
Aucun
Michel MULLER (Reims), Guillaume GIORDANO ORSINI, Stéphane GENNAI, Laurent FAROUX
15:24 - 15:30
#50666 - FC09-05 Sondage multicentrique sur l’accès et l’utilisation des tests viscoélastiques en traumatologie vitale dans les services d’urgence suisses.
FC09-05 Sondage multicentrique sur l’accès et l’utilisation des tests viscoélastiques en traumatologie vitale dans les services d’urgence suisses.
Le traumatisme sévère constitue une cause majeure de morbidité et de mortalité à l’échelle mondiale, les décès précoces étant le plus souvent liés à l’hémorragie et au traumatisme crânio-cérébral. Dans ce contexte, une évaluation rapide et une prise en charge ciblée des saignements ainsi que de la coagulopathie sont essentielles. Les tests viscoélastiques, tels que le TEG et le ROTEM, présentent plusieurs avantages par rapport aux tests conventionnels de coagulation. L’objectif de notre étude était d’évaluer leur disponibilité et leur utilisation dans les services d’urgence (SU) suisses.
Une enquête en ligne de 16 items, portant sur l’accès aux tests viscoélastiques, leurs modalités d’utilisation, la formation associée, ainsi que l’existence de protocoles d’hémorragie massive, a été adressée aux 52 SU reconnus par la Société suisse de médecine d’urgence et de sauvetage. Parmi eux, 12 étaient des « trauma centers » de niveau 1, dont 5 hôpitaux universitaires.
Le taux de réponse était de 86,5 % (45/52). L’accès aux tests viscoélastiques a été rapporté par 44,4 % (20/45) des centres, tandis qu’une utilisation systématique chez les patients traumatisés graves n’était observée que dans 26,7 % (12/45) des SU. Les principaux utilisateurs étaient des « trauma centers » (75%, 9/12). Les dispositifs étaient minoritairement situés dans les SU (10%, 2/20) et plus souvent situés dans les laboratoires ou les blocs opératoires. Plus de la moitié des centres disposant de tests viscoélastiques déclaraient l’absence de formation formelle. Par ailleurs, 51,1 % (23/45) des répondants signalaient l’absence de protocole spécifique d’hémorragie massive. Parmi les centres disposant d’un tel protocole, la majorité reposait sur les tests conventionnels de coagulation (95.5%, 21/22), et une moindre proportion intégrait les tests viscoélastiques (59.1%, 13/22).
En conclusion, l’utilisation des tests viscoélastiques dans les services d’urgence suisses demeure limitée, principalement aux centres experts en traumatologie vitale, avec un accès restreint en « point-of-care » et une formation hétérogène. Les protocoles d’hémorragie massive sont inégalement implantés et n’intègrent pas systématiquement les tests viscoélastiques.
Aucun
Matthieu LYON (Genève, Suisse), De Valence TIMOTHÉE, Fehlmann CHRISTOPHE
15:30 - 15:36
#50687 - FC09-06 Thrombose veineuse profonde aux urgences : caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives.
FC09-06 Thrombose veineuse profonde aux urgences : caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives.
Introduction : La thrombose veineuse profonde (TVP) est souvent gérée par les médecins de première ligne. Elle se manifeste par une diversité de symptômes non spécifiques. Le défi pour l’urgentiste est de ne pas passer à côté du diagnostic afin de prévenir deux complications majeures, l’embolie pulmonaire et le syndrome post-thrombotique. Une démarche diagnostique qui se base sur les scores de probabilité clinique et le dosage des D-Dimères pour guider l’imagerie est d’un grand apport pour l’urgentiste.
Objectif : Décrire les caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives des patients consultant les urgences avec suspicion de TVP.
Méthodes : Étude prospective observationnelle monocentrique menée sur 7 ans (Mars 2017 – Avril 2024). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans qui consultaient avec suspicion de TVP. Recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques des patients. Calcul des 2 scores de probabilité cliniques Wells et Primary Care. Le diagnostic de TVP a été basé sur l’échographie de compression.
Résultats : Durant la période de l’étude, 341 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 57 ± 17 ans. Le sex-ratio était de 0,95. Les comorbidités n (%) : hypertension artérielle 100(29,5), diabète 81(23,9), dyslipidémie 45(13,4). Les facteurs de risque thromboemboliques étaient n(%) : l’obésité et le surpoids 88 (26,2), les varices 82 (24,5), les antécédents personnels de maladie thromboembolique 60 (17,9), l’alitement 60 (18,3), néoplasie 19 (5,6), contraception orale 5 (1,5), femmes enceintes 4 (1,2), et postpartum 4 (1,2). La majorité des patients se présentaient avec un œdème et une douleur de l’un des membres 278 (83%). Le signe de Homans était positif chez 224 patients (67,1 %). La moyenne du score de Wells était de 2,41 ± 1,3 (forte probabilité 228 (66,9 %) et probabilité faible 81 (23,8 %)). La moyenne du score Primary Care était de 4,86 ± 2,54 avec une TVP probable chez 198 patients (58 %) et improbable chez 21 (6,1 %). La médiane des D-Dimères était de 3893 ng/ml (94-100000). Le diagnostic de TVP a été retenu chez 195 patients (57,8 %), 11 patients avaient une thrombose veineuse superficielle (3,3 %). Deux cent-douze patients (62,2 %) ont été hospitalisés et 129 (37,8 %) étaient rentrés au domicile.
Conclusions : Une meilleure connaissance de la population ayant une suspicion de TVP, et de ses caractéristiques, permet de faciliter et d’organiser sa prise en charge aux urgences.
Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Oumeima MESKI, Hanene GHAZALI, Hela BEN TURKIA, Amira TAGOUGUI, Amel BEN GARFA, Yosra MEJDOUB, Sami SOUISSI
15:36 - 15:42
#50913 - FC09-07 Durée optimale d'observation clinique chez les patients adultes avec hémorragie intracrânienne suite à un traumatisme crânien léger : Une revue systématique.
FC09-07 Durée optimale d'observation clinique chez les patients adultes avec hémorragie intracrânienne suite à un traumatisme crânien léger : Une revue systématique.
Contexte et objectifs
Le traumatisme crânien léger (TCL) avec hémorragie intracrânienne (HIcT) est souvent géré par une observation prolongée aux urgences ou une hospitalisation, malgré de faibles taux d'intervention neurochirurgicale. Notre revue systématique visait à identifier la durée d'observation clinique requise pour détecter une détérioration neurologique ou un besoin d'intervention neurochirurgicale chez les adultes présentant un TCL complexe.
Méthodes
Nous avons réalisé une revue systématique suivant les directives PRISMA. Les études incluant des patients âgés de ≥16 ans avec une LCT légère (GCS 13–15) et une lésion intracrânienne confirmée par un CT initial étaient éligibles. Deux évaluateurs ont analysé les études et extrait les données. La qualité des études a été évaluée à l'échelle Newcastle-Ottawa. Les résultats incluaient la durée d'observation, la détérioration clinique, l'intervention neurochirurgicale, la mortalité et les retours aux urgences.
Résultats
Un total de 2241 documents a été identifié, dont 1519 titres et résumés ont été analysés. Trente et un articles en texte intégral ont été évalués, et 11 études ont satisfait aux critères d'inclusion. Toutes étaient d'un design observationnel et réalisées dans des services d'urgence. Elles incluaient plus de 20 000 patients adultes avec TCL complexe. Les populations de patients étaient principalement des adultes d'âge moyen à plus âgés, avec des âges moyens allant de 40 à 72 ans. Les études ont montré de faibles taux de détérioration neurologique et d'interventions neurochirurgicales parmi les patients gérés avec une observation courte. Les durées d'observation variaient de 6 à 24 heures. Les études ayant évalué les protocoles ont rapporté des temps d'observation médians entre 13 et 24 heures. Les taux d'intervention neurochirurgicale se situaient ≤1,2 %. Les visites non planifiées aux urgences étaient rares et les taux de mortalité faibles.
Conclusions
Les preuves suggèrent qu'une observation courte aux urgences est suffisante pour détecter une détérioration neurologique cliniquement significative chez la plupart des adultes avec TCL complexe. La détérioration neurologique et le retour aux urgences sont rares au-delà d'une période courte, surtout chez les patients à faible risque. Ces résultats soutiennent le développement de protocoles robustes pour optimiser la sécurité des patients.
Aucun
Beaudry ANOUCHKA, Marcel EMOND, Valérie BOUCHER, Xavier DUBUCS (Toulouse)
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| 16:00 |
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FC11
16:00 - 17:00
Flash communications
Pneumologie et ventilation
Modérateur :
Laurent GOIX (Conseiller technique SSE NRBCe, Référent SAMU de Zone Ouest) (Médecin, Rennes)
16:00 - 16:06
#50385 - FC11-01 Intubation endotrachéale en médecine d’urgence : critères prédictifs d’échec à la première tentative.
FC11-01 Intubation endotrachéale en médecine d’urgence : critères prédictifs d’échec à la première tentative.
Introduction. L’intubation endotrachéale (IET) en médecine d’urgence (MU) est un geste très courant mais difficile et non dénué de conséquences. L’objectif de notre étude était de déterminer les critères d’échec à la première tentative d’IET en MU.
Matériel et méthodes. Une étude prospective observationnelle de toutes les IET (SMUR et intra-hospitalier) a été menée dans notre service (CHU régional de 43000 passages/an et 4500 sorties SMUR/an environ) entre le 20/08/2024 et le 14/10/2025. Les dossiers des IET de patients ≥ 13 ans ont été analysés selon des critères démographiques, l’indication, le matériel, les scores d’intubation (Copenhague, Intubation Difficulty Score (IDS)), et les caractéristiques du premier opérateur. Une feuille d’intervention colligeant les données spécifiques à l’IET était complétée par le(s) opérateur(s) en fin d’intervention. Une analyse comparative multivariée entre les groupes « échec » et « réussite » au premier essai a été réalisée (p<0,05) à l’aide du logiciel R, les OR calculés pour des intervalles de confiance à 95%.
Résultats. Sur 13 mois d’inclusion, l’absence de feuille d’IET complétée était estimée à 5-10%. Ainsi 326 IET ont été analysées, dont 286 (87,7%) réalisées en SMUR. L’âge médian des patients était de 66 ans, le sex ratio de 1,9. Le taux d’échec à la première tentative d’IET était de 37,3%. Sur les 311 IET dont la spécialité du premier opérateur était connue, 260 (83,6%) étaient réalisées par un urgentiste et 51 (16,4%) par un anesthésiste ou un IADE. Le vidéolaryngoscope (VL) était utilisé en première intention dans 21,1% des cas. L’analyse multivariée a montré que les variables associées à l’échec au premier essai étaient i) un opérateur urgentiste (comparé à un anesthésiste ou IADE), OR 7,1 [1,3 - 132,6], p=0,06, ii) un opérateur gaucher OR 4,4 [1,1 - 19,7], p=0,03 et iii) un score de Copenhague cliniquement inacceptable OR 8,3 [2,3 - 41,8], p=0,003. Le motif d’IET, l’expérience et la position de l’opérateur ou l’utilisation du VL d’emblée ne semblaient pas influencer le taux d’échec.
Discussion. Conclusion. Le taux d’échec d’IET au premier essai était important et le VL sous-utilisé en première intention. Pour limiter l’échec au premier essai d’IET, des pistes d’amélioration devraient tenir compte des conditions de réalisation, des caractéristiques du patient et de l’opérateur.
Aucun
Fanny ALLENBACH (DIJON), Mélyssa PASQUIER, Tfifha RIADH, Patrick RAY, Pascal INCAGNOLI, Charly BOURGUIGNON, Cindy TISSIER
16:06 - 16:12
#50386 - FC11-02 Critères prédictifs de la survenue de pneumopathies après intubation endotrachéale en médecine d’urgence.
FC11-02 Critères prédictifs de la survenue de pneumopathies après intubation endotrachéale en médecine d’urgence.
Introduction. L’intubation endoctrachéale (IET) est un geste classique en médecine d’urgence (MU) et peut être associée à la survenue de pneumopathies (PNP). L’objectif de l’étude est de déterminer les critères prédictifs de survenue de PNP après une IET réalisée en SMUR et/ou aux urgences intra-hospitalières.
Matériel et méthodes. Entre le 20/08/2024 et le 14/10/2025, une étude prospective observationnelle réalisée dans notre service (CHU, 45000 passages/an, 4500 sorties SMUR/an) a colligé 326 dossiers d’IET pour des patients ≥ 13 ans. Une analyse comparative multivariée entre les groupes 1 (présence de PNP) et groupe 2 (absence de PNP) a été réalisée à l’aide du logiciel R (p<0,05), afin de déterminer les variables associées à la survenue de PNP, selon des données démographiques, le matériel, l’existence de critères d’intubation difficile, et les caractéristiques de l’opérateur. Les OR étant calculés pour des intervalles de confiance à 95%.
Résultats. 193 patients (59%) pour qui le devenir hospitalier était connu ont été inclus. L’âge médian des patients était de 66 ans, le sex ratio de 1,9. Parmi eux, 123 PNP (63,7%) étaient diagnostiquées durant l’hospitalisation, dont 6% répondant à la définition de PNP acquise sous ventilation mécanique. Lors de l’IET, le vidéolaryngoscope (VL) était utilisé en première intention dans 21,1% des cas. L’analyse multivariée montrait que les PNP étaient plus fréquentes pour les patients avec IMC ≥ 30 Kg/m2 (OR 2,8 [1,2 - 7,5]) et quand une aspiration endotrachéale au cours du geste était réalisée (OR 1,5 [0,8 - 2,9]). En revanche, les PNP étaient moins fréquentes quand l’IET était réalisée en SMUR (OR 0,2 [0,1 – 0,90] par rapport aux urgences intra-hospitalières et pour le motif ACR (OR 0,4 [0,2 – 0,8]. Les caractéristiques de l’opérateur n’étaient pas corrélées à la survenue de PNP dans les suites de l’IET.
Discussion. Conclusion. Les PNP sont fréquentes après une IET en MU. Leur incidence était corrélée aux facteurs liés au patient (IMC), au motif de l’IET et à la procédure (intervention SMUR, aspiration endotrachéale) mais non à l’opérateur.
Aucun
Mélyssa PASQUIER (21000), Fanny ALLENBACH, Riadh TFIFAH, Pascal INCAGNOLI, Patrick RAY, Cindy TISSIER
16:12 - 16:18
#50399 - FC11-03 Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic.
FC11-03 Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic.
Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic.
M. Artur, N. Si Belkacem, M. Dusenne, E. Artaud-Macari , M. Roussel, A. Delamare Fauvel, M. Taalba
Introduction : Le diagnostic d’hypertension pulmonaire (HTP) est souvent tardif, avec une présentation clinique avancée influant négativement sur le pronostic. Le recours aux services d’urgence chez ces patients, notamment avant le diagnostic de certitude, reste peu décrit. L’objectif de ce travail est de comparer les passages aux urgences pré‑ et post‑diagnostic chez des patients porteurs d’HTP.
Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective, descriptive et monocentrique menée au CHU de Rouen à partir du registre haut‑normand de suivi de l’HTP. Tous les dossiers figurant dans le registre entre sa création (04/01/2007) et le 24/06/2024 ont été inclus. Les passages aux urgences dans les 5 ans précédant et suivant le diagnostic (jusqu’au 26/07/2025) ont été identifiés. La date de diagnostic correspondait à la consultation d’annonce par le spécialiste référent ou au cathétérisme cardiaque du centre d’HTP du CHU. Une analyse descriptive, puis une régression logistique pour la comparaison des périodes a été réalisée.
Résultats : Parmi 451 patients du registre, 395 ont présenté 295 passages aux urgences : 94 pré‑diagnostic (31,9 %) et 201 post (68,1 %). La population comptait 53,9 % de femmes. Les groupes d’HTP majoritairement représentés étaient les groupes 1 (43,6 %) et 4 (26,4 %). Au total, 135 patients (34,2 %) ont consulté aux urgences dans les 5 ans avant le diagnostic et 160 (40,5 %) après.
Les pressions artérielles systolique (136 IIQ [112‑158] vs 125 [109‑142]) et diastolique (80 [66‑93] vs 71 [61‑81]) étaient plus élevées avant le diagnostic (p = 0,01 et p < 0,0001), sans différence pour la fréquence cardiaque, la température, la SpO₂ ni le NT‑proBNP. La cyanose était davantage observée en post‑diagnostic (19,2 % vs 7,4 %, OR 0,3 [0,1‑0,8], p = 0,009). Aucune différence n’a été retrouvée pour la dyspnée, la douleur thoracique, les œdèmes, le malaise, l’insuffisance cardiaque, l’ascite ou la douleur abdominale.
Conclusion : À l’exception de la cyanose et de la pression artérielle, aucun élément clinique ou paraclinique ne distinguait les passages aux urgences avant et après le diagnostic d’HTP.
Aucun
Mathieu ARTUR (Rouen)
16:18 - 16:24
#50463 - FC11-04 Détermination des facteurs individuels associés aux crises d’asthme induites par les orages.
FC11-04 Détermination des facteurs individuels associés aux crises d’asthme induites par les orages.
Introduction :
L’asthme d’orage est un phénomène rare correspondant à des crises d’asthme survenant de manière épidémique au cours ou au décours d’un orage. Un épisode d’asthme d’orage est survenu en Ile-de-France le week-end du 10-11 juin 2023 en Île-de-France, entrainant une augmentation du nombre de passages aux urgences pour asthme de 1830 % chez les 15-44 ans le dimanche 11 juin 2023, par rapport au dimanche précédent 04 juin 2023.
L’objectif de cette étude est d’identifier les éventuels facteurs de risque individuels associés à la survenue d’une crise d’asthme d’orage.
Méthodes :
Une étude observationnelle rétrospective multicentrique de type cas témoins a été menée dans trois services d’urgences parisiens. Ont été inclus les patients adultes admis aux urgences avec un diagnostic d’évènement asthmatiforme aigu (codage CIM-10 + relecture manuelle) entre le 22 mai et le 25 juin 2023. Les patients vus durant la période d’intérêt (10-12 juin 2023, groupe « orage ») ont été comparés à ceux ayant consulté les autres jours (groupe « hors orage »). Les données démographiques, cliniques et de prise en charge de patients ont été recueillies. Une analyse bivariée puis multivariée a été réalisée avec les variables dont le p était < 0,20 en analyse bivariée. Si deux variables étaient trop colinéaires, le choix de la variable intégrée dans le modèle était empirique. Les tests étaient bilatéraux avec un seuil de significativité à p < 0,05.
Résultats :
Au total, 199 patients inclus, dont 62 (31 %) dans le groupe « orage » et 137 (69 %) dans le groupe « hors orage ». Les patients du groupe « orage » étaient plus souvent des hommes (65 % vs 48 %, p=0,047), avaient moins de comorbidités (69 % vs 86 %, p=0,01) et de traitement de fond anti-asthmatique (10 % vs 38 %, p <0,001), et présentaient une saturation en oxygène plus basse à l’admission (95 [93-97] % vs 96 [95-98] %, p=0,02). En analyse multivariée, deux facteurs étaient statistiquement significatifs : un terrain atopique en faveur de l’asthme d’orage (OR ajusté [IC 95 %] = 2,61 [1,20-5,97]; p = 0,02), la présence d’un traitement de fond en défaveur (OR ajusté [IC 95 %] = 0,20 [0,06-0,56]; p =0,004). Parmi les patients avec asthme d’orage, les patients non connus asthmatique présentaient des formes plus sévères.
Conclusion :
L’asthme d’orage touche majoritairement des patients au terrain atopique ou des asthmatiques insuffisamment traités.
Aucun
Aziliz GUÉGUEN (PARIS), Youri YORDANOV, Pierre-Clément THIEBAUD, Agathe BEAUVAIS, Clarisse LE GUIFF, Thomas OLIVIER, Hyacinthe ESQUINA, Marie CALVEZ
16:24 - 16:30
#50681 - FC11-05 PARTICULARITES DES EXACERBATIONS AIGUËS DE BPCO SELON LE SEXE.
FC11-05 PARTICULARITES DES EXACERBATIONS AIGUËS DE BPCO SELON LE SEXE.
Introduction
Les exacerbations aigues BPCO ont été longtemps considérées comme une maladie
masculine mais sa prévalence chez la femme est en augmentation, notamment en raison de la
progression du tabagisme féminin et du vieillissement de la population.
Objectif
L’objectif de ce travail était de comparer les caractéristiques cliniques, biologiques et
évolutives des exacerbations aiguës de BPCO selon le sexe.
Méthodes
Il s’agit d’une étude prospective, descriptive et comparative incluant 99 patients hospitalisés
pour exacerbation aiguë de BPCO sur une période allant de janvier 2024 à août 2025.
Parmi ces patients, 83 étaient des hommes (83,8 %) et 16 des femmes (16,2 %).
Les données cliniques biologiques et thérapeutiques ont été recueillies et analysés .
Les comparaisons entre hommes et femmes ont été effectuées à l’aide du test du χ² pour les
variables qualitatives et du test t de Student pour les variables quantitatives, avec un seuil de
significativité fixé à p < 0,05.
Résultats
L’âge moyen chez les hommes était de 70,4 ± 10 ans, tandis qu’il était de 72 ± 10 ans chez les
femmes.
Les hommes étaient significativement plus tabagiques que les femmes (95,3 % contre 28,6 %,
p = 0,001).
Les troubles du rythme cardiaque étaient en revanche plus fréquents chez les femmes,
observés dans 43,8 % des cas contre 16,9 % chez les hommes (p = 0,017).
Les exacerbations sévères étaient également plus fréquentes dans la population masculine,
représentant 63 % contre 31 % chez les femmes (p = 0,049).
Le recours à la ventilation non invasive concernait 63 % des hommes et 31 % des femmes (p
= 0,019). Une pneumopathie infectieuse a été retrouvée comme facteur de décompensation
chez les hommes dans 60 % des cas contre 25 % chez les femmes (p = 0,027).
La pression artérielle en oxygène (PaO₂) moyenne était significativement plus basse chez les
hommes, estimée à 61 mmHg contre 68 mmHg chez les femmes (p = 0,019).
La mortalité hospitalière était de 22,1 % chez les hommes et de 28,6 % chez les femmes, sans
différence statistiquement significative.
Conclusion
Au cours des exacerbations aiguë de BPCO , les hommes présentent des exacerbations plus
sévères, une hypoxémie plus importante et un recours plus fréquent à la ventilation non
invasive.D’où la nécessité d’une prise en charge propres à chaque sexe.
aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Maissa BACHROUCH, Siwar JERBI, Wifak BEN HMIDA, Farouk LABIEDH, Sami MAHFOUDHI
16:30 - 16:36
#50847 - FC11-06 Exacerbation aigue de broncho pneumopathies chroniques obstructives aux urgences: Valeur pronostique du Base Excess.
FC11-06 Exacerbation aigue de broncho pneumopathies chroniques obstructives aux urgences: Valeur pronostique du Base Excess.
Introduction : Le base Excess (BE) désigne un excès de la quantité de bases/ Litres du sang pour normaliser le PH. La valeur est généralement indiquée comme une concentration de −2 à +2 mÉq/L. Elle a été souvent utilisée en traumatologie comme facteur prédictif de mortalité. L’objectif de cette étude a été de déterminer la valeur pronostique du Base excess chez les patients admis aux urgences pour une excacerbation aigue du BPCO.
Méthodes : Nous avons mené une étude prospective monocentrique observationelle et transversale sur une période de 1 an. Nous avons inclus les patients âgés de 18 ans et plus, admis aux urgences pour une exacerbation aigue de BPCO. Une gazométrie artérielle a été réalisée chez tous les patients à l’admission. Le Base Excess a été calculée à partir du pH artériel et de la PaCO2. Le critère de jujement principal a été composite d’’intubation avec la mortalité intra-hospitalière menée à partir du registre de décès de l’hôpital et le critère de jugement secondaire a été le recours à la VS-AI PEEP (BiPAP). Une analyse par la courbe ROC a été réalisée.
Résultats : Nous avons inclus 120 patients admis aux urgences pour prise en charge d'une exacerbation aigue de BPCO, avec un sex ratio de 2 et un âge médian de 68 ans avec un minimun de 36 et maximum d'âge de 98. . Sur la gazométrie artérielle, la pco2 mesurée médian a été de 57.22[20.8 -144], un ph mesuré médian de 7,31 [6.89 - 7.56]. base excès calculé médian a été de 29,08 [ -0.36 et 94.6], 100 patients ont eu un excès de base supérieur à 2. 44 patients ont été traité d'emblée par ventilation non invasive à pression positive (VS-AI-PEEP). 14 patients sont intubés et 17 patients (14.2 %) sont décédés en intra-hospitalier. Le Base Excess a été corrélé au recours à la ventilation par VS-AI-PEEP avec (AUC = 0,707, p= 0,000, IC95% [0,604-0,810])et à la survenue d’ (intubation avec le décès en intra-hospitalier) avec AUC = 0,705, p=0,001, IC 95% [0,604-0,87] avec une valeur cutt-off BE ≤16.
Conclusion : Le BE a montré un pouvoir discriminatif puissant (courbes ROC) pour la survenue des complications. La valeur cutt-off d’ un BE ≤ 16 mmol/l élévé par rapport à celle de la littérature est expliquée par le profil d’hypercapnie chronique chez les BPCO.
aucun
Wided BAHRIA LASGHAR (tunisie, Tunisie), Ines ALOUI, Khouloud OUERHANI, Wiem DEMNI, Ghada BEN AHMED, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
16:36 - 16:42
#50900 - FC11-07 La pneumopathie aiguë communautaire vue aux urgences: Facteurs prédictives d’évolution défavorables.
FC11-07 La pneumopathie aiguë communautaire vue aux urgences: Facteurs prédictives d’évolution défavorables.
Introduction :
La pneumopathie aiguë communautaire (PAC) demeure une cause majeure de morbidité et de mortalité. Aux urgences, l’identification précoce des facteurs prédictifs d’évolution défavorable est essentielle afin d’optimiser la prise en charge.
Méthodes :
Il s’agissait d’une étude observationnelle, analytique et rétrospective portant sur 303 patients admis pour PAC au service des urgences du CHU Mongi Slim entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données cliniques, radiologiques, biologiques et évolutives ont été recueillies. Les scores de gravité qSOFA, CURB-65 et FINE ont été calculés. Le critère de jugement principal était la survenue événements indésirables : transfert en réanimation, recours à la ventilation mécanique, choc septique, décompensation de tares ou décès.
Résultats :
L’âge moyen des patients était de 66 ans, avec un sexe ratio de 1,4. Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension (47,5 %), le diabète (38,3 %) et la BPCO (23,1 %). Sur le plan radiologique, 22,8 % avaient une atteinte bilatérale. La gazométrie initiale montrait une PaO₂/FiO₂ < 250 chez 49,3 % des patients et une hyperlactatémie chez 22,4 %.
Le score qSOFA ≥ 2 était retrouvé dans 30,4 %, le CURB-65 ≥ 2 dans 53,8 % et le FINE classes IV-V dans 57,8 %.
Le recours à la ventilation non invasive était observait chez 23,7 % des patients et à la ventilation mécanique dans 3,9 % des cas. La durée médiane de séjours aux urgences était de 3 jours. Dans 72,9 % des cas la prise en charge était faite entièrement aux urgences. La mortalité aux urgences était de 23,7%. Les facteurs indépendants significativement associés à l’évolution défavorable étaient; un GCS<15 à l’admission( p=0,02, OR=10,26, IC[1,35-77,99]), le recours à un masque haute concentration( p=0,02, OR=9, IC[1,3-62,8])et le score de FINE( p=0,04, OR=1,97, IC[1,95-1,99]).
Conclusion :
Plusieurs facteurs cliniques, gazométriques et scores validés permettent d’identifier précocement les patients à risque d’évolution défavorable. L’amélioration de la stratification initiale pourrait optimiser l’orientation et réduire la mortalité.
aucun
Yessmine WALHA (TUNIS, Tunisie), Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI, Meriem MILEDI, Dhekra HAMDI, Wided BAHRIA, Monia BOUSSEN, Nourelhouda NOUIRA
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FC10
16:00 - 17:00
Flash communications
Gastro-Entérologie
Modérateur :
Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
16:00 - 16:06
#50167 - FC10-01 Evaluation de la gravité des patients admis pour douleur abdominale avec le score de NEWS 2 aux urgences du Centre Hospitalier de Calais.
FC10-01 Evaluation de la gravité des patients admis pour douleur abdominale avec le score de NEWS 2 aux urgences du Centre Hospitalier de Calais.
Introduction : La douleur abdominale est un des motifs de consultation les plus fréquents aux urgences, avec des tableaux cliniques variés et d’une gravité parfois difficile à évaluer dès l’arrivée. Il n’existe à ce jour pas de score spécifique permettant cette évaluation. L’objectif principal de cette étude était de déterminer si le score de NEWS 2 reposant sur des critères cliniques exclusivement permettait de repérer efficacement les patients les plus graves.
Méthode : Tous les patients majeurs consultant aux urgences de Calais sur l’année 2022 pour douleur abdominale étaient inclus. La gravité était déterminée par la prise en charge chirurgicale. Deux groupes ont été constitués : patients avec prise en charge chirurgicale et les autres. Le score de NEWS 2 était calculé pour chacun des patients et le meilleur seuil discriminant les deux groupes était recherché. Accord du DPO.
Résultats : 2220 patients ont été inclus. Parmi eux, 129 (5,8%) ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale. Le score de NEWS 2 était significativement plus élevé chez ces patients à 1,81 contre 1,01. Le meilleur seuil discriminant était un score strictement supérieur à 1 avec une sensibilité à 45% et une spécificité à 75%, un score à 4 et plus avait une mauvaise sensibilité à 9% mais une très bonne spécificité à 96%.
Conclusion : Le score de NEWS 2 ne permet pas de discriminer à lui seul efficacement les patients nécessitant une chirurgie urgente. Il peut cependant permettre la mise en alerte de l’équipe médicale lorsqu’il est élevé pour optimiser la prise en charge en termes de délai. L’évaluation clinique et les examens complémentaires restent indispensables pour estimer la gravité des patients présentant une douleur abdominale.
Aucun
Camille BAREILLE (Lille), Thibault KASTELIK, Thomas PARENT MILLAIRE, Eric WIEL
16:06 - 16:12
#50654 - FC10-02 Hémorragie digestive haute par hypertension portale chez les patients cirrhotiques : profil clinique, endoscopique et évolutif d’une cohorte tunisienne.
FC10-02 Hémorragie digestive haute par hypertension portale chez les patients cirrhotiques : profil clinique, endoscopique et évolutif d’une cohorte tunisienne.
Introduction
L’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale est une complication fréquente et grave de la cirrhose, associée à une morbi-mortalité élevée. Cette étude a pour objectif de décrire les caractéristiques cliniques, biologiques, endoscopiques et évolutives des patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive haute.
Méthodes
Il s'agit d'une étude prospective incluant tous les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive haute entre janvier 2015 et août 2025. Les données recueillies comprenaient les informations démographiques, cliniques, biologiques, endoscopiques et évolutives.
Résultats
L’étude a inclus 73 patients, âge moyen de 61 ± 12 ans (30 hommes, 43 femmes). Les facteurs de risque hépatiques étaient présents dans 53,4 % des cas (16 fumeurs, 7 consommateurs d'alcool). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (31,5 %) et le syndrome métabolique (30,8 %). Les étiologies de la cirrhose comprenaient l’infection virale C (26 %), la stéatohépatite (19,2 %) et l’infection virale B (16,4 %). L’hémorragie était inaugurale chez 21,9 %, avec des récidives dans 56,7 %. L’hématémèse (83,3 %) et le méléna (58,9 %) étaient les signes cliniques les plus fréquents. Le délai moyen de consultation était de 22 heures. À l'admission, l’hémoglobine moyenne était de 8,5 g/dl, l’albuminémie de 28,9 g/l, l’INR de 1,4 et la créatinine de 75 µmol/l. Les scores pronostiques moyens étaient : MELD = 11,8, AIMS65 = 1,3, Glasgow-Blatchford = 10,6, et Rockall = 6,47. L’endoscopie d’urgence a été réalisée dans 84,1 % des cas. La rupture de varices œsophagiennes était responsable de l’hémorragie dans 83,3 % des cas, nécessitant un geste hémostatique dans 62,3 %. Un traitement vasoactif a été administré à 83,7 %, et 45,1 % ont été transfusés. Les complications ont concerné 33 % des cas, et 4,3 % ont nécessité une admission en réanimation. La récidive précoce était observée dans 20,5 %, et la mortalité à J30 était de 13,7 %, avec une mortalité à long terme de 19,1 %. La prophylaxie secondaire a été instaurée chez 90,4 % des patients, principalement sous forme de traitement combiné (61,2 %).
Conclusion
L’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale reste une complication grave de la cirrhose, marquée par une forte incidence de récidives et une mortalité notable. Il est crucial d’optimiser les stratégies de prévention et de suivi des patients à haut risque.
aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:12 - 16:18
#50655 - FC10-03 Comparaison des scores pronostiques pour la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive sur hypertension portale.
FC10-03 Comparaison des scores pronostiques pour la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive sur hypertension portale.
Introduction
L’hémorragie digestive sur hypertension portale est une complication grave de la cirrhose, entraînant une mortalité hospitalière élevée. Cette situation complexe nécessite une évaluation précise des risques pour orienter les décisions thérapeutiques. Divers scores pronostiques, comme le MELD, MELD-Na, MELD 3.0, Child-Pugh, ALBI et AIM65, sont utilisés pour évaluer la sévérité et prédire le risque de mortalité chez les patients cirrhotiques. L'objectif de cette étude était de comparer la performance de ces scores dans la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale.
Méthodes
Cette étude prospective analytique a inclus des patients cirrhotiques hospitalisés entre janvier 2015 et août 2025 pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale. Les données démographiques, cliniques et biologiques à l’admission ont été collectées, ainsi que les scores pronostiques MELD, MELD-Na, MELD 3.0, Child-Pugh, ALBI et AIM65. La mortalité hospitalière a été utilisée comme critère principal. La performance des scores a été évaluée par les courbes ROC, avec calcul de l’aire sous la courbe (AUC).
Résultats
73 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 61 ± 12 ans. Les étiologies principales de la cirrhose étaient l’hépatite C (26 %), la stéatohépatite (19,2 %) et l’hépatite B (16,4 %).
Les médianes des scores pronostiques étaient :MELD : 11 (IQR 9-13) ,MELD-Na : 13 (IQR 10-17) ,ALBI : -1,6 (IQR -1,85 à -1,23) ,MELD 3.0 : 14 (IQR 12-17,5) ,Child-Pugh : 7 (IQR 6-7) ,GBS : 11 (IQR 11-13),AIM65 : 1 (IQR 1-2)
Les courbes ROC ont montré que le MELD 3.0 avait la meilleure AUC (0,848, p=0,001), suivi du Child-Pugh (AUC 0,809, p=0,007) et du MELD-Na (AUC 0,720, p=0,007). Le MELD avait également une AUC de 0,721 (p=0,001). Les scores ALBI et AIM65 ont montré des performances plus limitées avec des AUC respectives de 0,638 (p=0,04) et 0,628 (p=0,022).
Conclusion
Le score MELD 3.0 a montré la meilleure capacité prédictive pour la mortalité hospitalière des patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale, suivi du score Child-Pugh. Le MELD et le MELD-Na sont également de bons indicateurs. En revanche, les scores ALBI et AIM65 ont une performance plus faible, bien qu’ils restent significatifs. Ces résultats soulignent l'importance de choisir le score pronostique le plus adapté pour améliorer la prise en charge des patients à haut risque.
aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:18 - 16:24
#50656 - FC10-04 Valeur prédictive des scores pronostiques Child Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0 de recours aux transfusions et aux catécholamines au cours de l’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale chez les patients cirrhotiques.
FC10-04 Valeur prédictive des scores pronostiques Child Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0 de recours aux transfusions et aux catécholamines au cours de l’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale chez les patients cirrhotiques.
Introduction :
L’hémorragie digestive liée à l’hypertension portale est une complication fréquente de la cirrhose, souvent nécessitant des transfusions et l’administration de catécholamines. L’évaluation précoce de ces patients est essentielle pour optimiser la prise en charge. Des scores pronostiques tels que le Child-Pugh, le MELD, le MELD-Na et le MELD 3.0 sont utilisés pour évaluer la sévérité de la cirrhose, mais leur capacité à prédire le recours aux transfusions et aux catécholamines n’a pas été suffisamment étudiée. Cette étude prospective avait pour objectif de comparer la performance de ces scores dans la prédiction du recours à ces interventions thérapeutiques chez les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive.
Méthodes :
L’étude prospective a inclus les patients cirrhotiques hospitalisés entre janvier 2015 et août 2025 pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale. Les scores pronostiques analysés étaient le Child-Pugh, le MELD, le MELD-Na et le MELD 3.0, calculés à l’admission. Les critères de jugement principaux étaient le recours aux transfusions et l’administration de catécholamines. La performance des scores a été évaluée par les courbes ROC et le calcul de l’aire sous la courbe (AUC).
Résultats :
73 patients ont été inclus, avec un âge moyen de 61 ± 12 ans. Les étiologies de la cirrhose étaient dominées par l’hépatite C (26%), suivie de la stéatohépatite métabolique (19,2%) et l’hépatite B (16,4%). Les médianes des scores étaient les suivantes : Child-Pugh (8, IQR 7-10), MELD (15, IQR 11-18), MELD-Na (17, IQR 14-20), et MELD 3.0 (14, IQR 12-17).
En analyse univariée, tous les scores (Child-Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0) étaient significativement plus élevés chez les patients ayant nécessité des catécholamines (p < 0,001 pour tous les scores). Les courbes ROC ont révélé les AUC suivantes : Child-Pugh (0,970), MELD (0,926), MELD-Na (0,950) et MELD 3.0 (0,944).
Concernant le recours aux transfusions, aucun score ne s'est révélé significativement associé à cette intervention (p > 0,05 pour tous les scores).
Conclusion :
Tous les scores pronostiques (MELD, MELD-Na, Child-Pugh, MELD 3.0) ont montré une excellente capacité à prédire le recours aux catécholamines, avec une performance légèrement supérieure pour le Child-Pugh et le MELD-Na. Cependant, aucun score n’a prédictivement associé les transfusions, suggérant que d’autres facteurs cliniques ou biologiques doivent être pris en compte pour cette intervention.
aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:24 - 16:30
#50719 - FC10-05 Performance des scores Rockall et Glasgow-Blatchford chez les patients avec hémorragie digestive aux urgences.
FC10-05 Performance des scores Rockall et Glasgow-Blatchford chez les patients avec hémorragie digestive aux urgences.
Introduction
L’hémorragie digestive (HD) est un motif fréquent d’admission aux urgences, associé à une mortalité élevée. Les scores Rockall et Glasgow-Blatchford sont utilisés pour la stratification du risque, mais leur performance reste discutée.
L’objectif de cette étude visait à évaluer la valeur pronostique de ces deux scores aux urgences.
Méthodes
Etude prospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences (Janvier 2022-août 2025) pour HD. Les scores Rockall et Glasgow-Blatchford ont été calculés à l’admission. Les données démographiques, clinico-biologiques et évolutives ont été recueillies. Les critères de jugement étaient le recours à la transfusion de concentrés de globules rouges (CGR), la récidive hémorragique et la mortalité intrahospitalière. La performance prédictive des scores a été évaluée par l’analyse des courbes ROC.
Résultats
Inclusion de 160 patients, avec âge moyen=69±15 ans et sex-ratio=1,35. Le score de Rockall moyen =4±2 et le score de Glasgow-Blatchford moyen =11±3. L’hémoglobine moyenne à l’admission était de 7±3 g/dL. Le recours à une transfusion de CGR concernait 64% des patients. Une récidive hémorragique intrahospitalière était observée chez 19% des patients et la mortalité intrahospitalière était de 20%.
Pour le recours à la transfusion, le score de Glasgow-Blatchford présentait une capacité discriminante significative avec une AUC de 0,620 (IC95% [0,523–0,717], p=0,013), contrairement au score de Rockall qui n’était pas significatif (AUC=0,544, IC95% [0,44–0,64], p=0,362). Concernant la récidive hémorragique intrahospitalière, le score de Glasgow-Blatchford présentait une performance significative avec une AUC de 0,625 (IC95% [0,51–0,74], p = 0,039), tandis que le score de Rockall montrait une tendance non significative (AUC = 0,611, IC95 % [0,503–0,72], p=0,066). Pour la mortalité intrahospitalière, les deux scores étaient significativement associés au pronostic, avec une AUC de 0,671 (IC95% [0,556–0,786], p=0,004) pour le score de Glasgow-Blatchford et de 0,642 (IC95% [0,538–0,747],p=0,017) pour le score de Rockall.
Conclusion
Le score de Glasgow-Blatchford a montré une meilleure performance pronostique que le score de Rockall pour la prédiction du recours à la transfusion et de la récidive hémorragique, tandis que les deux scores étaient associés à la mortalité intra-hospitalière. Ces résultats suggèrent l’intérêt d’une utilisation ciblée des scores de gravité aux urgences, en complément de l’évaluation clinique.
Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Abdelkader BELHADJ, Wifek BEN HMIDA, Mohamed Ali CHIBOUB, Amina BEN HSSINE, Emna RBIAA, Sami MAHFOUDHI
16:30 - 16:36
#50720 - FC10-06 Impact du type d’anticoagulation orale sur la sévérité et le pronostic des hémorragies digestives aux urgences.
FC10-06 Impact du type d’anticoagulation orale sur la sévérité et le pronostic des hémorragies digestives aux urgences.
Introduction
Les anticoagulants oraux augmentent le risque d’hémorragie digestive (HD), nécessitant une prise en charge particulière et intensive aux urgences. L’objectif de cette étude était de comparer l’évolution et le pronostic des patients sous antivitamine K (AVK) et sous anticoagulants oraux (AOD) et non anticoagulés.
Méthodes
Nous avons mené une étude prospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences pour HD entre janvier 2022 et août 2025. Les données collectées portaient sur les caractéristiques démographiques, cliniques et biologiques, et thérapeutiques.
Les critères principaux étaient la transfusion de concentrés de globules rouges, la récidive hémorragique, la stabilisation hémodynamique, la mortalité intrahospitalière, et la durée de séjour aux urgences. Les comparaisons entre groupes ont été réalisées par ANOVA/Kruskal-Wallis et chi², avec p< 0,05 comme seuil de signification.
Résultats
Nous avons inclus 159 patients, répartis en trois groupes : AVK (n=69), AOD (n=18) et sans anticoagulant (n=72). L’âge moyen était respectivement de 73 ±14 ans dans le groupe AVK, 72±11 ans dans le groupe AOD et 65±15 ans dans le groupe non anticoagulé, avec une différence statistiquement significative (p =0,002).
La durée moyenne de séjour aux urgences était de 60 ±50 heures dans le groupe AVK, de 40±36 heures dans le groupe AOD et de 45±40 heures dans le groupe non anticoagulé, sans différence significative entre les groupes. La mortalité intrahospitalière était respectivement de 16%, 22% et 23%, sans différence statistiquement significative. La récidive hémorragique intrahospitalière concernait 15% des patients sous AVK, 17% sous AOD et 25% des patients non anticoagulés, sans différence significative.
La stabilisation hémodynamique a été obtenue chez 88% des patients sous AVK, 83% de ceux sous AOD et 76% des patients non anticoagulés, avec une tendance non significative. Le recours à la transfusion de concentrés de globules rouges était comparable entre les groupes (64% pour les AVK, 61% pour les AOD et 64% pour les non-anticoagulés). Tous les patients sous AOD ainsi que les patients sous AVK présentant un surdosage ont bénéficié d’une réversion par vitamine K et/ou complexe prothrombinique.
Conclusion
Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes. Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge individualisée, fondée sur la présentation clinique initiale et, en particulier, sur le retentissement hémodynamique.
Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Abdelkader BELHADJ, Syrine BACHROUCH, Wifek BEN HMIDA, Maissa BACHROUCH, Emna RBIAA, Sami MAHFOUDHI
16:36 - 16:42
#50761 - FC10-07 Profil épidémiologique des hémorragies digestives aux urgences.
FC10-07 Profil épidémiologique des hémorragies digestives aux urgences.
Introduction
L’hémorragie digestive (HD) est une urgence fréquente, associée à une morbi-mortalité
élevée.
L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques,
thérapeutiques et évolutives des patients pris en charge pour HD aux urgences.
Méthodes
Étude prospective, observationnelle, monocentrique, incluant tous les patients admis aux
urgences pour HDH entre janvier 2022 et août 2025. Les données démographiques,
cliniques, biologiques, modalités de prise en charge et évolution intrahospitalière ont été
recueillis.
Résultats
Cent soixante patients ont été inclus, d’âge moyen 69 ± 15 ans, avec un sex-ratio de 1,35.
Le score de Charlson moyen de 4±2. Les patients arrivaient majoritairement par leurs
propres moyens (81%). Les principales comorbidités étaient l’hypertension artérielle (45%),
le diabète (32%), la fibrillation atriale (35%) et l’insuffisance cardiaque (22%). Un traitement
anticoagulant était présent chez 55% des patients, dominé par les AVK (43%).
Les signes révélateurs étaient les mélénas (52%), l’hématémèse (44%) et les rectorragies
(18%). Des signes périphériques de choc étaient observés chez 21%. L’hémoglobine
moyenne était de 7 ± 2 g/dL. Un surdosage en AVK a été noté chez 40% des patients. Le
score de Rockall moyen était de 4±2 et le Glasgow-Blatchford de 11±3.
La prise en charge comprenait un remplissage vasculaire (25%), recours à la noradrénaline
(12%), une transfusion sanguine (64%), des IPP par voie intraveineuse (90%) et une
réversion des AVK par vitamine K et/ou PPSB dans 28% et 47% des cas. Une endoscopie
œsogastroduodénale a été réalisée chez 57% des patients, avec un geste d’hémostase dans
5% des cas.
Une stabilisation hémodynamique était obtenue chez 82%. La récidive hémorragique et la
mortalité intra-hospitalière étaient respectivement de 19% et 20%. La durée moyenne de
séjour aux urgences était de 46 ± 42 heures.
Conclusion
L’HD aux urgences concerne une population âgée et à haut risque, avec une mortalité encore
élevée. L’optimisation de la prise en charge initiale et de l’accès à l’endoscopie urgente reste
un enjeu majeur.
aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Siwar JERBI, Farouk LABIEDH, Wifak BEN HMIDA, Rafiaa BAWANDI, Sami MAHFOUDHI
16:42 - 16:48
#50926 - FC10-08 La validation du score Glasgow-Blatchford : étude monocentrique.
FC10-08 La validation du score Glasgow-Blatchford : étude monocentrique.
Introduction : l’hémorragie digestive Haute reste une urgence potentiellement grave associée à une mortalité encore élevée malgré les l’amélioration de sa PEC . Plusieurs scores pronostiques ont été élaborés pour stratifier le risque de complications et de mortalité. De par leur nombre, leur diversité et leur complexité, l’application de ces scores pronostiques dans la pratique médicale quotidienne est délicate et leur utilité est controversée. Aucun n’est à ce jour employé de manière systématique et reconnue.
Objectifs du travail : Notre but est de valider le score de Glasgow-Blatchford chez une population tunisienne.
Méthodes :il s’agit d’une étude mono-centrique descriptive analytique portant sur 295 patients réalisée sur une période à partir de septembre 2019. Nous avons inclus les patients âgés de 18 ans ou plus, consultant les urgences pour HDH non traumatique. Un formulaire préétabli a été prospectivement rempli . L’analyse des données a été réalisé à l’aide du logiciel SPSS version 20. Différents tests statistiques ont été appliqués (test t indépendant ,test de Chi deux, tableaux croisés) selon les variables . on a considéré comme significatif un p inferieur ou égal à 0,05. Une analyse uni-variée puis multi-variée ont été fait pour dégager les items du score Glasgow-Blatchford (GBS). Nous avons calculé l’aire sous la courbe (AUROC) du GBS .
Résultats : nous avons inclus 295 patients. Une prédominance masculine a été observée. Le GBS a été calculé pour notre population pour l’évaluation du risque de complications/ mortalité. La courbe ROC a mis en évidence une aire sous la courbe (AUROC) de 0,658 avec une sensibilité de 93,6% et une spécificité de 7,5% pour prévoir le décès/complications avec une valeur seuil de 2,5. Pour prévoir la mortalité, AUROC est de 0,685 avec une sensibilité de 95,5% et une spécificité de 4,6% . La corrélation avec le décès intra hospitalier était observée avec un AUROC de 0,792. Le GBS n’était pas prédictif de la nécessité d’un acte d’hémostase endoscopique avec une AUROC de 0,640. Se 96% Sp 21,4 %. Le GBS (AUROC 0,714) prédisait le besoin transfusionnel avec un seuil de 5,5 , une sensibilité de 98%et une spécificité de 26%. Les score était prédictif de la récidive hémorragique avec un AUROC 0,646, une Se 97,2% et une Sp8% ; avec un seuil 2,5
Conclusion : Le GBS parait sensible mais non spécifique. La nécessité d’établir un score de gravité pré-endoscopique, plus pratique et plus adapté à notre population
Aucun
Rahma JABALLAH, Houda BEN SALAH, Amina NAWEL (Sousse, Tunisie), Arij BAKIR, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Lotfi BOUKADIDA, Riadh BOUKEF
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"Mercredi 03 juin"
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CM53
16:00 - 17:30
Conférence - Session Board Traumatologie non Vitale
Pour ou contre : l’urgentiste réduit les luxations complexes aux Urgences
Adulte, Gestes, Les fondamentaux, Services d'Urgences, Traumatologie non vitale
Modérateurs :
Christophe CHOQUET (Responsable d'Unité Fonctionelle - Professeur Associé Praticien Hospitalier) (Médecin, Paris), Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Président CAMU, Président du Collège Aquitain de Médecine d'Urgence)
Coordonnateur :
Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Réfléchissez avec nous aux avantages et aux limites de la réduction des luxations complexes directement aux urgences par les urgentistes : existe-t-il des situations où il vaut mieux différer la réduction et l’adresser au bloc opératoire ? Cette session abordera les méthodes et les conditions nécessaires pour garantir la meilleure sécurité possible pour le patient.
16:00 - 16:09
Les luxations antérieures d'épaule complexe - Pour.
Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Conférencier, Paris)
16:09 - 16:18
Les luxations antérieures d'épaule complexe - Contre.
Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
16:18 - 16:22
Discussion.
16:22 - 16:31
La luxation postérieure d'épaule - Pour.
Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Conférencier, Paris)
16:31 - 16:40
La luxation postérieure d'épaule - Contre.
Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
16:40 - 16:44
Discussion.
16:44 - 16:53
Luxation de coude - Pour.
Vincent LEVREL (Praticien Hospitalier - Maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Rennes)
16:53 - 17:02
Luxation de coude - Contre.
Maurice RAPHAËL (médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse)
17:02 - 17:06
Discussion.
17:06 - 17:15
Luxation de prothèse de hanche - Pour.
Vincent LEVREL (Praticien Hospitalier - Maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Rennes)
17:15 - 17:24
Luxation de prothèse de hanche - Contre.
Maurice RAPHAËL (médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse)
17:24 - 17:28
Discussion.
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Amphi Bleu |
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CM49
16:00 - 17:30
Conférence - Session Board Thrombose
Trois questions brûlantes sur l’embolie pulmonaire aux Urgences
Adulte, Expert, Imagerie , Qualité - sécurité des soins, Services d'Urgences, Thérapeutique, Thrombose - Hémostase
Modérateurs :
Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Médecin, Corbeil-Essonnes), Gaël GHENO (Chef de service) (Médecin, Annecy)
Coordonnateur :
Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
Duel d'experts sur des questions fréquentes en pleine évolutions dans le domaine de la thrombose. Nos expert ont affuté leur bibliographie pour cette joute scientifique sans merci !
16:00 - 16:15
Controverse : faut-il doser les D-dimères à tous les patients suspects d’EP aux Urgences ? : Pour.
Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
16:15 - 16:30
Controverse : faut-il doser les D-dimères à tous les patients suspects d’EP aux Urgences ? : Contre.
Agathe BEAUVAIS (PHC) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:30 - 16:45
Discussion.
16:45 - 17:00
Faut-il vérifier l’absence de dysfonction cardiaque droite infraclinique pour traiter en ambulatoire les patients ayant une EP ?
Pierre-Marie ROY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Angers)
17:00 - 17:15
Faut-il faire une désobstruction thrombotique aux patients ayant une EP de gravité intermédiaire forte ?
Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
17:15 - 17:30
Discussion.
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Amphi Havane |
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CM37
16:00 - 17:30
Conférence - Session commune SFMU / SRLF
Urgences onco-hématologiques
Adulte, Expert, Services d'Urgences, Soins critiques, Thérapeutique
Modérateurs :
Pierre HAUSFATER (Chef de service) (Médecin, Bordeaux), . TBC
Coordonnateur :
Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Cette session commune avec la SRLF vous permettra de faire le point sur les urgences onco-hématologiques et le parcours spécifiques de ces patients. C'est l'occasion de faire le point sur les complications spécifiques qui peuvent survenir et l'admission en réanimation de ces patients.
16:00 - 16:22
Complications spécifiques des hémopathies.
Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
16:22 - 16:44
Patient oncologique en réanimation.
Naike BIGE (Conférencier, Médecin, Villejuif)
16:44 - 17:06
Comment optimiser le parcours des patients en onco-hémato : le point de vue de l'urgentiste.
Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
17:06 - 17:28
Comment optimiser le parcours des patients en onco-hémato : le point de vue du réanimateur.
. TBC
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Salle 241 |
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CLM04
16:00 - 17:30
Communications Libres Médecins
Qualité des soins et populations vulnérables
Modérateurs :
Camille GERLIER (MEDECIN) (Médecin, Paris), Pierre Marie TARDIEUX (Chef de Pôle) (Nice)
16:00 - 16:10
#50172 - CP039 État des lieux sur les proportions des différentes indications de pose de sonde urinaire à demeure chez les personnes âgées aux urgences et évaluation des complications.
CP039 État des lieux sur les proportions des différentes indications de pose de sonde urinaire à demeure chez les personnes âgées aux urgences et évaluation des complications.
Le sondage urinaire à demeure (SUAD) est fréquent dans la prise en charge des personnes âgées aux urgences et reste souvent banalisé malgré le risque de dépendance iatrogène. Nous avons évalué les pratiques de SUAD afin d’identifier la part d’indications jugées appropriées et leurs conséquences cliniques.
Méthodes : Nous avons inclus les patients âgés de ≥ 75 ans ayant bénéficié d’un SUAD lors de leur passage aux urgences du CHU de Nîmes. En l’absence de recommandations formalisées, un comité d’experts a classé les principales situations cliniques de SUAD selon un niveau de validité de l’indication, à partir de la littérature et de consensus d’experts. Chaque patient a ensuite été rattaché à l’un de ces niveaux.
Résultats : Parmi les 102 patients inclus, 58,8 % ont été sondés sans indication validée. La première situation de SUAD jugée inappropriée était le globe urinaire asymptomatique sans stimulation préalable à la miction (29,7 % des patients). Au total, 52,9 % des patients ont présenté au moins une complication. La fréquence des complications ne différait pas entre les groupes avec et sans indication validée, mais la médiane de durée de séjour était prolongée de 4 jours chez les patients compliqués.
Conclusion : La protocolisation du SUAD aux urgences, incluant une prise en charge spécifique des globes urinaires asymptomatiques, pourrait contribuer à limiter la dépendance iatrogène.
Aucun
Solène BOU AKL (Montpellier), Théo MATEJKA, Adrien BARRAUD
16:10 - 16:20
#50405 - CP040 Analyse de la chute du patient âgé consultant aux urgences : comment prédire le risque de récidive ? Étude cas-témoin.
CP040 Analyse de la chute du patient âgé consultant aux urgences : comment prédire le risque de récidive ? Étude cas-témoin.
Introduction : La chute est un évènement grave et fréquent chez les patients âgés consultant aux urgences. En dépit de nombreuses études sur le sujet, il reste difficile de stratifier le risque de récidive après une chute nécessitant un passage aux urgences. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs de risque menant à cette récidive. Matériel et méthodes : Étude cas-témoin rétrospective, monocentrique ayant inclus les patients de plus de 75 ans qui ont consulté aux urgences du CHU de Rouen pour chute entre le 1er janvier 2022 et 31 décembre 2023 puis rentrés à domicile après l’épisode index. Les cas sont définis par une reconsultation pour chute dans les 3 mois suivant le retour à domicile, les témoins par l’absence de récidive. Les variables de chaque patient ont été recueillies puis analysées par l’intermédiaire de régressions logistiques univariées et multivariées. Un score prédictif de récidive de chute a été construit à partir du modèle multivarié. Résultats : Sur 6054 dossiers éligibles, 629 patients ont été inclus (202 cas et 427 témoins). L’âge moyen était de 86 ± 5,7 ans et les femmes représentent 67,3% de la cohorte. Les principaux facteurs de risque associés à la récidive de chute étaient un antécédent de chute avec passage aux urgences (ORa 3,59 IC95% [2,97-4,33]), des troubles de l’équilibre (ORa 2,87 IC95% [2,32-3,54]), des troubles neurocognitifs (ORa 2,51 IC95% [2,03-43,10]), la polymédication (ORa 1,97 IC95% [1,65-2,35]), une ostéoporose fracturaire (ORa 1,81 IC95% [1,46-2,25]), un trouble visuel (ORa 1,75 IC 95% [1,40-2,20]), une pathologie psychiatrique (ORa 1,72 IC95% [1,37-2,15]), la prise de diurétiques (ORa 1,51 IC95% [1,25-1,82]), une pathologie urologique (ORa 1,29 IC95% [1,06-1,56]) et une pathologie cardiaque (ORa 1,20 IC95% [1,03-1,41]). Enfin, le score proposé intégrant toutes les variables significatives de l’analyse multivariée cotées selon leur impact présente une AUC de 0,82. Conclusion : Cette étude met en évidence plusieurs facteurs cliniques et iatrogènes prédictifs de récidive de chute et propose un score simple d’utilisation pour guider les urgentistes dans l’identification des patients les plus à risque de récidive de chute.
Aucun
Myriam BELLAOUAR (ROUEN), Marie OZANNE, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Mikaël DUSENNE, Alix DELAMARE FAUVEL, Samuel TRÉTON, Julien GROSJEAN
16:20 - 16:30
#50504 - CP041 Durée de séjour prolongé en UHCD et mortalité des patients âgés.
CP041 Durée de séjour prolongé en UHCD et mortalité des patients âgés.
Introduction: L’augmentation du recours aux Structures d’Urgence (SU) par les patients âgés associé à une fermeture des lits d’hospitalisation en service de médecine s’accompagne d’une utilisation croissante des Unités d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD). Initialement destinées à des séjours inférieurs à 24 heures, ces unités accueillent désormais fréquemment des patients pour des durées plus longues. L’impact pronostique d’un séjour prolongé en UHCD chez le sujet âgé reste peu étudié.
Matériel et méthodes: Étude rétrospective monocentrique menée aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg incluant tous les patients ≥ 75 ans admis aux SU pour une problématique médicale puis hospitalisés en service de médecine en 2019. Les patients ont été répartis selon leur durée de séjour en UHCD : ≤ 24h ou admission directe en service de médecine conventionnelle sans passage en UHCD (groupe contrôle) versus > 24h (groupe prolongé). Le critère de jugement principal était la mortalité à 28 jours après la sortie d'hospitalisation, en excluant tous les décès survenus pendant l’hospitalisation. Les critères secondaires incluaient la mortalité intra-hospitalière, la mortalité à 90 jours et la durée totale d’hospitalisation.
Résultats: Sur 1849 patients inclus (âge moyen 84,7 ans ± 6 ans, 57 % de femmes), 39% ont séjourné plus de 24h en UHCD. Les deux groupes étaient comparables vis-à-vis des données démographiques analysées. En analyse multivariée, un séjour prolongé en UHCD était associé à une surmortalité à 28 jours (OR = 1,97 [1,20 - 3,27]) et à 90 jours (OR = 1,53 [1,10 – 2,13]). La mortalité à 28 jours était également impactée par l’âge (OR = 1,10 [1,05 – 1,15]) et le score de Charlson (OR = 1,21 [1,09 – 1,33]). La mortalité intra-hospitalière n’était significativement pas influencée après ajustement. La durée moyenne d’hospitalisation totale était plus longue pour les patients du groupe prolongé (15 ± 12 vs 12 ± 13 jours ; p<0,001).
Conclusion: Pour des patients âgés, hospitalisés après un passage aux SU, pour une indication médicale, un séjour prolongé en UHCD constitue un facteur indépendant de surmortalité à 28 jours après leur sortie d’hospitalisation. Ces résultats soulignent la nécessité d’une réévaluation des indications et des durées de séjour en UHCD pour cette population vulnérable et de trouver des solutions pour permettre des admissions rapides en service de médecine conventionnelle.
Aucun
Margaux HANNE (Strasbourg), Alexandre BOUSSUGE, Pierrick LE BORGNE, Mathieu OBERLIN
16:30 - 16:40
#50596 - CP042 Association entre la fragilité et les issues cliniques chez les patients âgés admis aux urgences et nécessitant une chirurgie en urgences.
CP042 Association entre la fragilité et les issues cliniques chez les patients âgés admis aux urgences et nécessitant une chirurgie en urgences.
Introduction :
La fragilité, état de vulnérabilité accrue, est reconnue comme un facteur prédictif d’événements indésirables après chirurgie. Cependant, son impact en chirurgie générale d’urgence dans le système de santé suisse reste peu documenté. Cette étude vise à évaluer l’association entre la fragilité et les résultats chez des patients âgés admis aux urgences et subissant par la suite une chirurgie générale d’urgence dans un hôpital tertiaire suisse.
Matériel et Méthode :
Une étude de cohorte rétrospective a inclus les patients ≥65 ans admis aux urgences entre janvier 2016 et décembre 2019 et nécessitant une chirurgie générale d’urgences. Les interventions admissibles comprenaient laparotomie, résection intestinale, réparation d’ulcère, appendicectomie et cholécystectomie dans les 72 heures suivant l’admission. La fragilité a été évaluée rétrospectivement à l’aide de l’échelle de fragilité clinique (CFS). Le critère principal était la mortalité à un an ; les critères secondaires comprenaient les complications, la durée d’hospitalisation et la destination à la sortie. Des modèles de régression multivariable ont été utilisés pour analyser les associations, ajustées pour l’âge, le sexe, et le nombre d’hospitalisation l’année précédente.
Résultats :
Parmi 683 patients (âge médian 76 ans ; 52,7 % femmes), 38,2 % présentaient une fragilité (CFS ≥5). La mortalité à un an était significativement plus élevée chez les patients avec fragilité (25,6 % vs 6,6 %), avec un OR ajusté de 2,9 (IC95 % : 1,7–5,1). La fragilité était associée à un risque accru de complications (aOR 2,3 ; IC95 % : 1,5–3,6), à une prolongation de séjour (+46,4 % ; IC95 % : 26,8–69,0) et à une sortie hors domicile (aOR 2,1 ; IC95 % : 1,4–3,2).
Conclusion :
La fragilité prédit indépendamment des issues défavorables après une chirurgie générale d’urgence chez les personnes âgées. Un dépistage systématique aux urgences pourrait améliorer la stratification du risque et orienter des décisions centrées sur le patient.
Aucun
Christophe A. FEHLMAMN (Geneva, Suisse), Clément STIERLIN, Kristina VAN DOOREN, Jeff PERRY, Daniel MCISAAC, Frederic ROUYER, Debra EAGLES, Monica TALJAARD
16:40 - 16:50
#50630 - CP043 Regardez dans l’angle mort : Biais d’angle mort chez les directeurs des secours médicaux et les directeurs médicaux de crise.
CP043 Regardez dans l’angle mort : Biais d’angle mort chez les directeurs des secours médicaux et les directeurs médicaux de crise.
Introduction
Le biais d’angle mort (BAM) désigne la forte tendance des individus à percevoir davantage les biais cognitifs chez autrui que chez eux-mêmes. En situation opérationnelle, ce biais cognitif peut altérer la prise de décisions du décideur. Les objectifs de l'étude étaient d’évaluer la prévalence du BAM chez les directeurs des secours médicaux (DSM) et les directeurs médicaux de crise (DMC), d'évaluer le lien entre le BAM et la personnalité, la prise de décision, la prise de risque, et certains biais cognitifs.
Méthode
Des questionnaires d’auto-évaluation ont été envoyé par courrier électronique aux médecins exerçant la fonction de DSM ou DMC dans des hôpitaux français. Le BAM était évalué par le Bias Blind Spot Scale. Les traits de personnalité étaient évalués par le Big Five, la disposition à la pleine conscience par le Freiburg Mindfulness Inventory, la prise de décision par le Melbourne Decision Making Questionnaire, et la prise de risque par l’échelle visuelle analogique du risque (EVAR). Les biais de surconfiance, d’illusion de contrôle et de mimétisme étaient évalués à l’aide du questionnaire de Belanes. Après une description du BAM et de ces corrélats, une analyse en clusters (K-means) a été réalisée pour comparer les médecins présentant un fort BAM à ceux présentant un BAM plus faible.
Résultats
75 médecins ont été inclus (24 DMC, 51 DSM), d’âge moyen 47,2 9.2, exerçant sur l’ensemble du territoire français, dont 33% avaient géré plus d’une dizaine de situations de crises. Le BAM était présent dans la population (Zs> 4,5;ps<,01), seul 4 participants ne présentaient pas de BAM. Le BAM était associé négativement à la maitrise de soi (r =-,36;p=,001), et au trait de personnalité « ouverture » (r =-,32;p=,004). L’analyse en clusters a montré que les médecins présentant un fort BAM présentaient un niveau d’impulsivité plus faible que les médecins avec un BAM plus faible (Z =-2,22;p=,03). En revanche, ils avaient davantage de biais de surconfiance (Z =2,31;p=,02) et de biais d’illusion de contrôle (Z =2,11;p=,03) que les médecins avec un BAM plus faible.
Conclusion
Le BAM est fortement prévalent chez les DSM et DMC. Son association avec certains traits de personnalité et biais cognitifs suggère un risque accru de vulnérabilité décisionnelle en situation de crise. Ces résultats plaident pour l’intégration d’interventions ciblées, notamment métacognitives, afin d'améliorer la conscience des biais chez les décideurs médicaux.
Aucun conflit d'intérêt
Giaume LOUISE (Lorient), Zohrah RALAIDOVY, Marc LILOT, Mathieu RAUX, Marion TROUSSELARD
16:50 - 17:00
#50757 - CP044 Impact de la Roue des Emotions dans le débriefing en simulation médicale : une étude prospective en médecine d’urgence.
CP044 Impact de la Roue des Emotions dans le débriefing en simulation médicale : une étude prospective en médecine d’urgence.
Introduction
La simulation en santé est un outil d’apprentissage actif reposant sur le débriefing, étape centrale de l’analyse réflexive. Les émotions jouent un rôle majeur dans l’apprentissage, mais restent souvent peu explorées lors de la phase de réaction du débriefing. La Roue des Émotions de Plutchik est un outil visuel visant à faciliter leur identification et leur expression. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la Roue des émotions sur la qualité du débriefing d’étudiants de DESMU, évaluée à l’aide de la grille EOSAD (Évaluation Objectivée des Séances d’Analyse de Débriefing).
Méthodes
Il s’agissait d’une étude interventionnelle prospective monocentrique randomisée, menée dans un centre de simulation, impliquant des formateurs certifiés. Huit séances de simulation haute fidélité ont été randomisées en deux groupes : débriefing avec ou sans utilisation de la Roue des émotions. Les débriefings ont été vidéo-enregistrés et évalués à l’aide de la grille EOSAD par deux évaluateurs externes indépendants ; la concordance inter-juges a été analysée. Le critère de jugement principal était le score EOSAD total. Les analyses statistiques reposaient sur des tests non paramétriques (Mann-Whitney, Kruskal-Wallis).
Résultats
Le groupe sans Roue des émotions présentait une médiane de score EOSAD significativement plus élevée que le groupe avec Roue des émotions (31,6 versus 22,8 ; p = 0,029). Le critère « réaction » était le moins bien évalué, tous groupes confondus. La différence de scores entre formateurs n’était pas significative (p = 0,056). La concordance inter-juges des scores EOSAD était élevée (R² = 0,86).
Conclusion
L’utilisation de la Roue des émotions n’a pas amélioré la qualité du débriefing et pourrait même avoir eu un effet défavorable. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence, compte tenu d’une puissance statistique limitée et d’une variabilité inter-formateurs susceptible d’avoir influencé les scores, sans pouvoir être formellement mise en évidence. Un renforcement de la formation des formateurs à l’exploration émotionnelle et à l’animation de la phase de réaction semble nécessaire. L’usage régulier de la grille EOSAD en autoévaluation pourrait constituer un outil pertinent pour améliorer la qualité des débriefings.
Aucun
Magali CABOT (TOURS), Frederic PARIS
17:00 - 17:10
#50840 - CP045 Formation des soignants au dépistage des violences conjugales aux urgences à travers un e-learning. Évaluation du dépistage au travers du taux de pré plainte simplifiée.
CP045 Formation des soignants au dépistage des violences conjugales aux urgences à travers un e-learning. Évaluation du dépistage au travers du taux de pré plainte simplifiée.
Introduction : Les violences conjugales à l’encontre des femmes constituent un véritable enjeu de santé publique. Son dépistage reste difficile aux urgences par manque de temps, de formation, et touche toutes les catégories socio-professionnelles. Face à ce constat, nous avons souhaité évaluer les compétences acquises après simulation numérique et son impact à distance sur l’amélioration du dépistage et de la prise en charge aux urgences.
Matériel et méthode : Étude interventionnelle monocentrique réalisée aux urgences du CHU de CLERMONT-FERRAND en 2024 évaluant les connaissances avant et après simulation numérique sur les violences conjugales. Celle-ci est constitué de trois diaporamas commentés ainsi qu’une vidéo réalise de manière pluridisciplinaire. L’amélioration des compétences à distance de la formation a été évaluée par le nombre de pré-plainte simplifiées réalisées et par le nombre de consultations post-urgences spécifiques aux violences conjugales. La satisfaction et l’amélioration du ressenti face aux violences a été également évalué sur une échelle de 1 à 10 suivie d’un questionnaire d’évaluation des pratiques.
Résultats : La formation a été suivie par 38 soignants. Parmi eux, 14 ont réalisé le questionnaire d’évaluation post formation immédiate. La note moyenne sur 20 au questionnaire de connaissances avant/après formation été respectivement de 12,3 +/- 1,7 vs 15,2 +/- 1,4, p<0,01. Six mois après cette formation numérique, le nombre de pré-plaintes simplifiées et de consultation post urgences ont augmenté de 6% (p=0,66) et de 7% (p=0,55) respectivement par rapport à une période avant formation. Cette étude a mis en évidence une amélioration significative du ressenti des soignants dans la prise en charge des victimes face aux violences conjugales avant/après formation (p<0,01).
Conclusion : Les violences conjugales sont sous-diagnostiquées lors des consultations aux urgences. Il n’existe pas de profil type, c’est pourquoi un dépistage systématique avec une attention particulière aux situations à risque est important comme le recommande la HAS (2019). Notre étude montre qu’une formation numérique contribue à améliorer leur dépistage, comme en témoigne l’augmentation des pré-plaintes simplifiées observée après sa mise en place. Le faible taux de participation des soignants souligne une prise en compte encore insuffisante de l’importance de cette problématique.
aucun
Vanessa CLEMENT (Clermont Ferrand), Charlotte AYZAC, Fares MOUSTAFA, Dorian TEISSANDIER
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Salle 242A |
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"Mercredi 03 juin"
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SIS28
16:00 - 17:00
Session Interactive
Quiz : les pièges du tri
Soignant, Tri
Modérateur :
Emeline DELON (infirmière) (IDE, Nîmes)
Coordonnateur :
Emeline DELON (Coordonnateur, IDE, Nîmes)
Venez étudier différents cas concrets pour ne plus vous faites plus avoir sur le tri.
16:00 - 17:00
Quiz : les pièges du tri.
Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
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Salle 242B |
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"Mercredi 03 juin"
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CMS12
16:00 - 17:00
Table ronde
Les violences sexistes et sexuelles à l'hôpital
Assistante sociale, Santé publique - Prévention, Urgences sociales
Modérateurs :
Aurélie RUIZ (Infirmière) (Montpellier), Caroline VAREILLE (assistante sociale) (Paris)
Coordonnateur :
Caroline VAREILLE (Coordonnateur, Paris)
Comment dépister, prévenir et prendre en charge les violences sexistes et sexuelles a l'hôpital : Un sujet tabout qui nécessite une évolution des mentalités.
16:00 - 16:15
Rappel de la loi, dépistage et prévention.
Natacha HENRY (Consultante) (Conférencier, Historienne, Essayiste féministe , Paris)
16:15 - 16:30
En pratique à l'hôpital, ça donne quoi ?
Benoît DOUMENC (ph) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:30 - 16:45
Constat et avenir.
Laora TILMAN (cheffe de bureau) (Conférencier, Cheffe de bureau prise en charge santé mentale et public vulnérable DGOS, Paris)
16:45 - 17:00
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle 243 |
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"Mercredi 03 juin"
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CMS02
16:00 - 17:30
Conférence
Dyspnée
Pneumologie, Tri, Ventilation
Modérateurs :
Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur :
Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment repérer et traiter les signes de gravité de la dyspnée à chaque étape de la prise en charge.
16:00 - 16:22
Régulation de la dyspnée.
Aurélien LACOUR (ARM) (Conférencier, ARM, Châteauroux)
16:22 - 16:44
Triage de la dyspnée par l'IOA.
Bénédicte PERROMAT (IDE) (Conférencier, IDE, Bordeaux)
16:44 - 17:06
Quand ça ventile mal...
Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
17:06 - 17:28
...et que ça s'arrête.
Steven LAGADEC (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)
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Salle 251 |
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CLS02
16:00 - 17:30
Communications Libres Soignants
Recherche fondamentale, Soignant
Modérateurs :
Aubry SAINT-CAST (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny), Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur :
Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
16:00 - 16:15
#50077 - CP133 Pratique avancée infirmière et services d’urgences : vers une nouvelle organisation des soins en Belgique.
CP133 Pratique avancée infirmière et services d’urgences : vers une nouvelle organisation des soins en Belgique.
Introduction :
Les services d’urgences belges sont confrontés à une surcharge croissante, liée notamment à l’augmentation des passages, au vieillissement de la population et à la pénurie de professionnels de santé. Dans ce contexte, l’émergence de la pratique avancée infirmière (IPA) représente une piste prometteuse pour améliorer l’efficience des soins. Cette étude vise à répondre à la question suivante : comment optimiser l’intégration des infirmiers de pratique avancée dans les services d’urgences du Hainaut ?
Matériel et Méthode :
Une méthodologie mixte a été retenue, combinant une étude quantitative et une étude qualitative à partir d’un unique outil divisé en deux volets. Le volet A consistait en des entretiens dirigés (quantitatif) menés auprès de 48 infirmiers exerçant dans trois services d’urgences du Hainaut. Le volet B reposait sur 17 entretiens semi-dirigés (qualitatif) auprès d’infirmiers, de chefs d’unité et d’une personne ressource. L’étude visait à recueillir les perceptions, identifier les freins et leviers à l’intégration des IPA et anticiper les impacts organisationnels.
Résultats :
La majorité des infirmiers interrogés présentaient une connaissance faible à moyenne de la pratique avancée (81 % avec un score ≤ 3/6), mais manifestaient un intérêt marqué et une opinion globalement favorable à son intégration. Les répondants perçoivent la fonction d’IPA comme valorisante pour la profession infirmière et potentiellement bénéfique pour la réduction des temps de prise en charge, notamment dans les filières de type Fast-Track pour patients de faible acuité (U4–U5). Les principaux freins identifiés sont l’ambiguïté du cadre légal, l’absence de modèle de rémunération et la crainte d’une hiérarchisation ou d’une confusion des rôles avec les infirmiers spécialisés et les médecins.
Conclusion :
L’intégration des infirmiers de pratique avancée dans les services d’urgences apparaît comme une perspective favorable et souhaitée par les équipes de terrain. Son optimisation nécessite toutefois la clarification du rôle et du statut des IPA, l’information du personnel et du public, la mise en place d’un modèle de rémunération adapté et une phase d’adaptation progressive. Ces résultats soutiennent le développement des IPA comme levier d’amélioration de la qualité, de la rapidité et de la continuité des soins aux urgences.
Lucile CANON (Odomez, Belgique), Sophie SORIANO, Guillaume STORTONI
16:15 - 16:30
#50583 - CP134 Instructions de sortie pour les patients adultes aux urgences : quels sont leurs besoins en informations ?
CP134 Instructions de sortie pour les patients adultes aux urgences : quels sont leurs besoins en informations ?
Introduction : Le retour à domicile après une consultation aux urgences est une transition de soins à haut risque, souvent associée à des consignes brèves et peu structurées, limitant la compréhension et favorisant des réadmissions évitables. Les données récentes sur les besoins d’information lors de la sortie sont manquantes. Cette étude vise à les décrire afin d’élaborer des instructions de sortie mieux adaptées et centrées sur le patient.
Méthode : Une étude qualitative a été menée dans le secteur ambulatoire d’un service d’urgences universitaire suisse. Cinquante patients francophones de 18 à 65 ans ont été interviewés par téléphone 24 h après leur sortie. Un guide semi-structuré, interrogeant les besoins en informations des patients à travers 5 domaines explorait les styles d’apprentissage, l’expérience d’enseignement, les formats souhaités et les obstacles rencontrés. Les données ont été analysées par codage déductif par deux chercheurs avant de quantifier la fréquence des thèmes pour aider à la priorisation des résultats.
Résultats : Vingt et un thèmes ont été identifiés au sein des cinq domaines explorés. Les patients mobilisent en moyenne 1,8 canal d’apprentissage, 50 % privilégiant l’oral et 52 % l’écrit. 58 % déclarent n’avoir rien appris de nouveau, et 71 % rapportent des informations manquantes, notamment sur les temps d’attente aux urgences (43 %), les examens (41 %) et la coordination des soins (36 %). L’environnement constitue un frein : 31 % évoquent le bruit ou le manque d’intimité. Le manque de temps est souligné par 36 % des patients, et 28 % estiment que la rapidité ou la densité des explications limite leur mémorisation. Par ailleurs, 45 % souhaitent recevoir les consignes dans un lieu calme. Les patients demandent des informations claires, sans jargon, ainsi que des supports personnalisés et multimodaux. La demande d’outils numériques est élevée : 74 % citent les supports digitaux comme moyen privilégié pour accéder ou revoir l’information.
Conclusion : Les patients quittant les urgences présentent des besoins d’information variés et souvent non satisfaits. Des instructions multimodales, structurées, co-conçues avec les patients, délivrées dans un environnement calme et répétées, pourraient améliorer la compréhension, renforcer l’autonomie et réduire les retours évitables. La sortie doit être considérée comme une étape de soins à part entière que l’ensemble de l’équipe médico-infirmière doit pleinement se réapproprier.
Marine DESJARDINS (Lausanne, Suisse), Marie SIEBER, Eva FAVRE, Pierre-Nicolas CARRON
16:30 - 16:45
#50608 - CP135 Traduction et évaluation psychométrique de l'échelle 'nurse clinical reasoning scale’,validation et adaptation culturelle auprès des infirmiers marocains.
CP135 Traduction et évaluation psychométrique de l'échelle 'nurse clinical reasoning scale’,validation et adaptation culturelle auprès des infirmiers marocains.
Introduction : Le raisonnement clinique constitue une compétence essentielle de la pratique infirmière et un pilier des soins avancés, en particulier en médecine d’urgence. Un raisonnement clinique efficace permet une détection précoce de la détérioration de l’état des patients et améliore les résultats cliniques, tandis qu’un raisonnement défaillant est associé à des erreurs de jugement et de prise en charge. La Nurse Clinical Reasoning Scale (NCRS) est un outil d’autoévaluation validé permettant d’explorer cette compétence. Toutefois, aucune version francophone adaptée au contexte culturel marocain n’était disponible. L’objectif principal de cette étude était de traduire, d’adapter culturellement et de valider psychométriquement une version franco-marocaine de la NCRS. Les objectifs secondaires visaient à évaluer le niveau de raisonnement clinique des infirmiers marocains et à analyser son association avec l’âge et l’expérience professionnelle.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale multicentrique conduite selon les recommandations internationales d’adaptation transculturelle des instruments de mesure. Le processus comprenait une traduction directe et une rétro-traduction, une validation du contenu par un comité d’experts, un pré-test, puis une évaluation psychométrique auprès d’infirmiers marocains exerçant en milieu hospitalier (N = 205).
Résultats : La version franco-marocaine de la NCRS a montré une excellente validité de contenu (S-CVI = 1). La fidélité interne était excellente (α = 0,93) et la stabilité test–retest modérée (ICC = 0,623). L’analyse factorielle confirmatoire a mis en évidence une structure unidimensionnelle justifiant 51,7 % de la variance totale, avec des indices d’ajustement satisfaisants (CFI = 0,925 ; TLI = 0,912 ; RMSEA = 0,0874, IC 90 % : 0,0735–0,101). Le score moyen de raisonnement clinique était de 52,3. Une corrélation positive forte a été observée entre le raisonnement clinique et l’âge (ρ = 0,725 ; p < 0,001), ainsi qu’une différence statistiquement significative selon l’expérience professionnelle (p < 0,001).
Conclusions : La version franco-marocaine de la NCRS est un outil valide, fiable et culturellement adapté pour évaluer le raisonnement clinique des infirmiers au Maroc. Elle peut être utilisée en formation initiale, en pratique clinique et dans la recherche en soins infirmiers.
Soufiane AIT HAMMOU, Elkhalloufi FAHD, Bouchra ARMEL (Rabat, Maroc)
16:45 - 17:00
#50075 - CP136 La réévaluation de la douleur en secteur ambulatoire aux urgences du CHU de C. pour les patients présentant une douleur modérée à intense.
CP136 La réévaluation de la douleur en secteur ambulatoire aux urgences du CHU de C. pour les patients présentant une douleur modérée à intense.
Introduction : La douleur reste un enjeu central de la prise en charge aux urgences, tant pour la qualité des soins que pour les dimensions éthiques et organisationnelles qu’elle implique. Si l’évaluation initiale est bien intégrée aux pratiques, la réévaluation de la douleur reste souvent informelle et peu tracée, limitant l’adaptation des traitements.
Méthode : Ce mémoire repose sur une étude en trois phases réalisée en secteur ambulatoire d’un service d’urgence : une analyse rétrospective de 100 dossiers, une enquête prospective par questionnaire auprès de 100 patients, puis une comparaison entre les perceptions des patients et la traçabilité dans les dossiers.
L’objectif principal était d’évaluer la fréquence et la traçabilité de la réévaluation de la douleur.
Résultats : Les résultats montrent une perception de la réévaluation par une majorité de patient (71%), mais une traçabilité très faible dans les dossiers (3% en rétrospectif, 16% en prospectif). Des délais prolongés entre l’évaluation et traitement ont également été mis en évidence.
Discussion : Ces résultats soulignent un écart entre les pratiques cliniques et les recommandations, qui peut être attribué à plusieurs facteurs, tels que : une surcharge de travail, un problème organisationnel, un épuisement des équipes soignante, et un outil informatique peu adapté.
Amélie MALASSENET (Clermont Ferrand), Farès MOUSTAFA, Dorian TEISSANDIER
17:00 - 17:15
#50457 - CP137 Evaluation de la mise en œuvre de la régulation psychiatrique au sein d'un SAS d’outre-mer.
CP137 Evaluation de la mise en œuvre de la régulation psychiatrique au sein d'un SAS d’outre-mer.
Introduction : Le service d’accès aux soins (SAS), dispositif créé pour apporter une réponse rapide aux besoins de soins non programmés, a pu se doté d’une filière psychiatrique (SAS-Psy) afin d’optimiser la prise en charge extra hospitalière des patients psychiatriques. Le SAS-Psy s’est mis en place depuis février 2024.
Méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective a été menée entre le 01/02/2024 et le 30/09/25 (20 mois) sur l’activité et l’efficacité de la mise en place du SAS-Psy.
Résultats :
La mise en place du SAS- Psy, du lundi au vendredi de 10 à 20 heures, a permis de mettre en place une régulation spécialisée par un infirmier avec une expérience en urgences psychiatrique et participant également à l’équipe de psychiatrie d’intervention de crise, moyen mobile d’intervention sur les interventions à motif psychiatrique. Le bilan d’activité est dans le tableau 1. Un des point d’intérêt est la diminution de la régulation psychiatrique par la filière AMU de façon progressive, qui était de 4679 DRM en 2023 (12,8 / jour), à 3244 en 2024 (8,8 / jour) et 3131 en 2025 (8,6 / jour). L’envoi sur les urgences psychiatriques en direct est aussi un résultat positif nouveau dans la mise en place.
Conclusion :
Le SAS-Psy au SAMU apporte une valeur ajoutée par une compétence psychiatrique, une évaluation sur place par l’équipe mobile et pour une prise en soins la plus adaptée, en collaboration avec les équipes de psychiatries du territoire.
Sylva THEODOSE (FORT DE FRANCE, Martinique), Florian NEGRELLO, Patrice PINEL-FEREOL, Vianney AQUILINA, Kateline LARCHER, Claudine VERROUX, Thomas ROS, Papa GUEYE
17:15 - 17:30
#50706 - CP138 La place du consentement pour les soins réalisés dans les services d'urgence.
CP138 La place du consentement pour les soins réalisés dans les services d'urgence.
Ce travail de recherche, réalisé dans le cadre d’un Master IPA, porte sur le recueil du consentement pour les soins réalisés dans les services d’urgence.
Le master m'a permis de prendre du recul par rapport à ma pratique infirmière , de lui redonner du sens grâce aux apports reçus, plus particulièrement l'unité d'enseignement Législation-Ethique-Déontologie où les quatre principes de l'éthique ont été développés: la bienfaisance, la non malfaisance, l'autonomie et la justice.
Les services d'urgence sont des environnements marqués par l’intensité, la pression temporelle et des contraintes organisationnelles importantes.
Ce travail vise à explorer la place du consentement, à décrire ses modalités de recueil, à comprendre les raisons de sa présence ou de son absence, et à identifier les facteurs qui le favorisent ou le limitent, en intégrant les dimensions légales, éthiques, relationnelles et organisationnelles de la pratique infirmière.
L’étude repose sur une recherche qualitative car elle étudie les professionnels dans leur milieu d'exercices. Elle est composée de neuf entretiens semi-directifs réalisés auprès de 7 infirmiers et de 2 IPA U auprès de trois établissements (CHU, CHD et CH).
L’analyse des données, réalisée selon la méthode de Laurence Bardin, met en évidence trois axes principaux :
- la perception du consentement (entre demande implicite, accord explicite et échange),
- l’impact de l’environnement des urgences (période de l'étude correspondant à une tension hospitalière)
- le positionnement professionnel des soignants.
Les résultats montrent que la pression temporelle et la gestion des priorités vitales limitent le recueil formalisé du consentement, conduisant souvent à une forme tacite et intuitive.
Malgré ces contraintes, la relation de confiance, la communication, la bienveillance et le respect de la singularité du patient demeurent essentielles pour préserver l’humanisation des soins.
Plusieurs professionnels soulignent la nécessité d’identifier le moment opportun, "KAIROS", pour établir un échange de qualité. Repérer ce moment requiert une sagacité professionnelle fondée sur l’expérience, l’intuition clinique et la capacité d’analyse de la situation.
Enfin, la pratique avancée infirmière apparaît comme une opportunité pour ramener une réflexion éthique au niveau paramédical afin de mieux intégrer le consentement dans la prise en charge des patients aux urgences.
Anne-Sophie SAVARY (Cholet)
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Salle 252A |
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ATW04
16:00 - 17:30
Atelier Médecins - Echographie
Echo vasculaire. Tous niveaux
Echographie, Médecin
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers :
Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Langon), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Conférencier, Bobigny), Gilmar PUGNET (Conférencier, Tarragone, Espagne), Tatiana RANDRIAMANDIMBY (PH) (Conférencier, Paris)
L'exploration des vaissaux comme si vous y étiez... Et pas de chichi entre veines et artères !
Qui le vendredi soir après 17h00 n'a pas vu arriver un patient pour suspicion de TVP ? Venez donc découvrir la compression 4 points lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision de vos diagnostics.
Cette technique est rapide, fiable et d'apprentissage facile. De plus, sur l'incontournable carotide vous pourrez vous initier aux techniques Doppler couleur et pulsé et en comprendrer les principes. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
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Salle 252B |
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"Mercredi 03 juin"
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ATW08
16:00 - 17:30
Atelier Médecins - Echographie
Echographie Pédiatrie. Tous niveaux
Echographie, Médecin, Pédiatrie
Coordonnateur :
Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Frustré par une clinique imparfaite ? Venez découvrir le POCUS pédiatrique pour évaluer votre patient au déchoc : cœur-poumon-abdo.
Vous en avez marre d'irradier les enfants pour rien ? Avec l'échographie le rhume de hanches n'aura plus de secret pour vous !
Au programme : les indications clés du patient instable aux urgences pédiatriques : évaluation hémodynamique, urgences abdominales. Comment chercher l'épanchement de la synovite aiguë transitoire.
16:00 - 17:30
Echographie Pédiatrie.
Stéphanie BRUNET (Pédiatre) (Conférencier, Paris), Catherine MERCIER (PH) (Conférencier, Corbeil-Essonnes), Philippe PÈS (médecin) (Conférencier, Nantes), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Brice LEFEVRE (Médecin) (Conférencier, saint palais), Guy MAZAIRAC (Urgentiste) (Conférencier, Eupen, Belgique), Emmanuel DELMAS (Interne) (Conférencier, Paris)
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Salle 253 |
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"Mercredi 03 juin"
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CMS19
16:00 - 17:30
Table ronde
Manager en structure des Urgences
Communication, Management, Organisation
Modérateurs :
Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Médecin, Mulhouse)
Coordonnateur :
Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Manager en structure d'urgences, le regard paramédical. Quel management, pour quelle profession ? Comment allier contraintes et attractivité ?
16:00 - 16:15
Superviseur et cadre : le binôme de la régulation.
Joanny NAUDOT-PILLER (ARM superviseur) (Conférencier, ARM, Melun)
16:15 - 16:30
C'est quoi être cadre en structure d'urgence ?
Francois CAREMELLE (Cadre de sante) (Conférencier, Cadre de santé, Lyon)
16:30 - 16:45
Attractivité et rétention des paramédicaux en structure d'urgence.
Magali GUERIN (Paramed) (Conférencier, Cadre de santé, Niort)
16:45 - 17:00
Le leadership clinique au coeur des pratiques soignantes en milieu d'urgence.
Nadia TIBERTI (Infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Aix-en-Provence)
17:00 - 17:30
Discussion avec l'ensemble des intervenants et le public.
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Salle 342A |
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"Mercredi 03 juin"
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AMS13 B
16:00 - 17:30
Atelier Médico-Soignants
Accueil massif de victimes : êtes-vous prêts ? Jeu de plateau dynamique
Organisation
Coordonnateur :
Antoine LEFEVRE-SCELLES (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers :
Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une simulation entièrement scénarisée sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de reproduire la prise en charge des victimes aux urgences dans un contexte AMAVI (Afflux MAssif de Victimes). Elle permet de développer les connaissances et les compétences concernant
les principes de tri et de priorisation, l’organisation du service des urgences et le management des moyens humains dans un contexte d’inadéquation entre l’offre de soins et la demande. Elle permet également de connaître les soins et les matériels disponibles et nécessaires pour la filière Damage Control.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un service d’urgence. Les patients, les soignants, les matériels et les soins sont matérialisés par plusieurs centaines de cartes et de jetons.
Les participants, en équipe pluri professionnelle font face pendant toute la durée de la simulation à un afflux de victimes aléatoire, à la gestion d’évènements inattendus dans une ambiance sonore adaptée à la situation.
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Salle 342B |
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"Mercredi 03 juin"
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AMS-ARM12
16:00 - 17:30
Atelier Médico-Soignants ARM
Résistances au changement : comprendre, désamorcer, respirer
Management
Coordonnateur :
Caroline OBERLIN (Coordonnateur, Formatrice, Strasbourg)
Conférencier :
Caroline OBERLIN (Consultante) (Conférencier, Formatrice, Strasbourg)
Identifier les mécanismes individuels et collectifs à l’origine des résistances au changement.
Expérimenter des façons d’agir pour soutenir les équipes sans forcer ni s’épuiser.
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Salle 343 |
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"Mercredi 03 juin"
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AMS-ARM09
16:00 - 17:30
Atelier Médico-Soignants ARM
Création et gestion de simulations d'appels au SAMU
ARM
Coordonnateur :
Igor OUSS (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers :
Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, ARM, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Identifier les étapes nécessaires à la création de cas simulés « plus vrais que nature ».
Ces appels sont créés en temps réel par les participants à partir de choix multiples identifiés en amont.
Conduire un entraînement sur la base de ces cas.
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Salle 352A |
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"Mercredi 03 juin"
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SI19
16:00 - 17:00
Session Interactive
Régulation, quelques outils pour améliorer la communication
Communication, Qualité - sécurité des soins, Régulation
Modérateur :
Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Médecin, Poitiers)
Coordonnateur :
Richard MACREZ (Coordonnateur, Médecin, Caen)
Session interactive dédiée aux outils et pratiques améliorant la communication entre professionnels en situation de régulation, afin d’optimiser coordination et qualité de prise en charge.
16:00 - 17:00
Régulation , quelques outils pour améliorer la communication.
Mathieu BENHADDOUR (Praticien) (Conférencier, Médecin, Rouen)
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Salle 352B |
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"Mercredi 03 juin"
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AM04 C
16:00 - 17:30
Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier
Obstétrique / Gynécologie
Coordonnateur :
Elodie SEVESTRE (Coordonnateur, Médecin, Orléans)
Conférenciers :
Emilie COLIN (sage femme) (Conférencier, Sage Femme, Orléans), Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
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Salle 353 |
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"Mercredi 03 juin"
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CM57
16:00 - 17:30
Conférence - Session CA SUdF
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Salle Maillot |
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"Mercredi 03 juin"
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AM10
16:00 - 17:30
Atelier Médecins
Spécificités en régulation pédiatrique
Pédiatrie, Régulation
Coordonnateur :
Christelle EL HAGE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers :
Florence CASTELA (Conférencier, Médecin, Paris), Christelle EL HAGE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Stéphanie FOGEL (Conférencier, Médecin, Paris)
Acquérir des connaissances pédiatriques nécessaires à la régulation médicale pédiatrique.
Apprendre à réguler un appel pour un enfant : spécificités de la régulation médicale pédiatrique au sein d’un CRRA.
Définir les objectifs de prise en charge et d’orientation des patient pédiatriques.
Optimiser l’utilisation des moyens de secours et plateaux techniques à disposition.
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Salles 221-222-223 |