Jeudi 26 mars
08:00

"Jeudi 26 mars"

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A21
08:00 - 09:30

SESSION HYDROCEPHALIE TRAUMA
Hypotension intracrânienne spontanée

Modérateurs : Cyrille CAPEL (praticien hospitalier) (Amiens), Steven KNAFO (Neurochirurgien) (Paris), Paul ROBLOT (Assistant) (Bordeaux)
08:00 - 08:05 Introduction. Stéphane GOUTAGNY (PUPH) (Conférencier, Paris)
08:05 - 08:15 Clinique épidémiologie. Caroline ROOS (Neurologue) (Conférencier, PARIS)
08:15 - 08:25 Aspect radiologique diagnostique : IRM, myélographie (brèche, fistules). Simon HENRY (Radiologue) (Conférencier, Lille)
08:25 - 08:25 Traitements:.
08:25 - 08:35 Médical. Caroline ROOS (Neurologue) (Conférencier, PARIS)
08:35 - 08:45 NRI (fistule veine, colle). Simon HENRY (Radiologue) (Conférencier, Lille)
08:45 - 09:05 Neurochirurgical. Jürgen BECK (Chair) (Conférencier, Freiburg, Allemagne)
09:05 - 09:15 - Perspectives : De la physiopathologie à la prise en charge : évolutions et perspectives dans l’HTICi. Amir EL RAHAL (Conférencier, Freiburg, Suisse)
09:15 - 09:30 Discussion.
AMPHI A

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C21
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COMMUNICATIONS LIBRES - FONCTIONNEL

Modérateurs : Emmanuel CUNY (neurochirurgien) (bordeaux), Gaëtan POULEN (PUPH) (MONTPELLIER)
08:00 - 08:08 #50390 - CO34 L'importance de la somatotopie pour obtenir des effets analgésiques dans la stimulation du cortex moteur à Visée Antalgique.
CO34 L'importance de la somatotopie pour obtenir des effets analgésiques dans la stimulation du cortex moteur à Visée Antalgique.

Introduction: L’objectif de cette étude est de localiser les contacts des électrodes en regard du cortex cérébral moteur et chercher la relation entre la localisation anatomique et l’effet antalgique de stimulation électrique de chaque contact. Matériaux et méthodes: 22 patients (14 hommes et 8 femmes) souffrant de douleurs neuropathiques centrales et/ou périphériques. Ils ont bénéficié d’une stimulation corticale à visé antalgique mise en place dans le département de Neurochirurgie du CHU de Lyon. - Implantation d'électrodes intracérébrales (Resume, Medtronic, MA): Le positionnement des électrodes (en extradural) a été effectué à l’aide de : 1) Repérage anatomique per-opératoire par la Neuronavigation en utilisant l’IRM ccérébrale en 3D. 2) Enregistrement de l’activité physiologique per-opératoire du cortex cérébral concernant les deux zones motrice et sensitive, en utilisant : A. Recueil des potentiels évoqués somesthésiques par stimulation périphérique. B. Recueil des réponses motrices par stimulation corticale per-opératoire afin d’identifier la zone motrice et sa somatotopie. 3) Choix de la position des contacts : (En fonction des résultats anatomo-physiologiques et cliniques) - Analyse des données anatomiques et cliniques : Dans le but de localiser les électrodes, nous réalisons tridimensionnelle d’imagerie pré (IRM) et post (TDM) implantation. Recueil des effets cliniques antalgiques de stimulation électrique de façon régulière. Analyse des données pour chercher la corrélation entre la position des contacts et les effets antalgiques. Résultats: Les effets analgésiques post-implantation ont été obtenus chez 18 (81,81%) patients sur 22. L'effet analgésique a été accompagné par la réduction de la consommation de médicaments chez 15 patients (68,18%). L’analyse du scanner 3D post-opératoire montre une correspondance entre la localisation des contacts efficaces et la somatotopie du cortex moteur chez les patients avec des effets analgésiques post-opératoires. Aucune correspondance n'a été trouvée entre la localisation des contacts et la somatotopie du cortex cérébral moteur chez les 4 patients sans effet analgésique. Des effets analgésiques ont été observés chez 3 de ces 4 patients, après une nouvelle chirurgie permettant un remplacement de la position de l'électrode sur la somatotopie du cortex moteur correspondant à la zone douloureuse. Conclusion: Cette étude montre la corrélation entre la position du contact sur le cortex pré-central et l'analgésie obtenue lorsque la somatotopie du cortex stimulé correspond à la zone douloureuse.
Afif AFIF (Paris) , Luis GARCIA-LARREA , Patrick MERTENS
08:08 - 08:16 #51023 - CO35 Thermothérapie interstitielle au laser (LITT) guidée par IRM pour les lésions épileptogènes non résécables.
CO35 Thermothérapie interstitielle au laser (LITT) guidée par IRM pour les lésions épileptogènes non résécables.

INTRODUCTION La thermothérapie interstitielle au laser guidée par IRM (MRgLITT) est une option mini-invasive dans l’épilepsie pharmaco-résistante (EPR). Elle peut être discutée lorsque la chirurgie ouverte est jugée à haut risque. Dans ces indications de lésions épileptogènes dites « non résécables », les données restent limitées. L’objectif était d’évaluer, dans un centre tertiaire, la faisabilité, la sécurité et l’efficacité sur l’épilepsie après MRgLITT. METHODES Étude ambispective monocentrique incluant tous les adultes traités par MRgLITT entre septembre 2022 et septembre 2025 (prospective : EPILITT, NCT05198882 ; rétrospective : hors étude). Les procédures étaient réalisées avec le système Visualase® sous guidage stéréotaxique robotisé, avec thermométrie IRM per-opératoire. Les variables recueillies comprenaient : topographie et étiologie lésionnelle, nombre de sondes, biopsie stéréotaxique associée, complétude de l’ablation, durée d’hospitalisation, complications, et contrôle des crises à la dernière consultation selon la classification ILAE. RESULTATS 20 patients ont été inclus (36,1 ± 12,3 ans ; 14 hommes), avec un suivi médian de 18,5 mois (4-40). Les localisations cibles étaient : mésiotemporale (n=8), insulaire (n=4), frontale (n=3), cingulaire (n=3), temporale (n=1) et occipitale (n=1). Les diagnostics comprenaient : DNET (n=7), gangliogliome/gangliome (n=4), cavernome (n=3), dysplasie corticale focale (n=2), hétérotopie nodulaire périventriculaire (n=2), astrocytome pilocytique (n=1) ; aucune lésion visible chez un patient (n=1). Une biopsie a été réalisée dans 7 cas (35 %). Une sonde a été utilisée dans 16 cas et deux sondes dans 4 ; une ablation complète a été obtenue dans 16 cas (80 %). La durée médiane d’hospitalisation était de 1 jour (0-2) et des complications sont survenues dans 2 cas (10 %). Une complication était une hémorragie asymptomatique et l’autre était une crise généralisée à J7 postopératoire. À la dernière évaluation : ILAE 1 n=11 (55 %), ILAE 1-2 n=13 (65 %) et ILAE 1-3 n=15 (75 %). CONCLUSION Dans cette série monocentrique de lésions épileptogènes non résécables, la MRgLITT apparaît faisable et sûre, associée à une hospitalisation courte et à un taux de complications faible, avec un bon contrôle des crises à moyen terme. Ces données soutiennent l’intérêt de la MRgLITT chez des patients soigneusement sélectionnés. Des cohortes plus larges avec un suivi prolongé sont nécessaires pour préciser sa place et les facteurs prédictifs de réponse. La possibilité d’associer une biopsie stéréotaxique au même temps opératoire, et la thermométrie IRM en temps réel, renforcent l’intérêt de cette approche dans des localisations complexes.
Bertrand MATHON (Paris) , Delphine LECLERCQ , Valerio FRAZZINI , Franck BIELLE , Vincent NAVARRO , Alexandre CARPENTIER
08:16 - 08:24 #51026 - CO36 Dénomination d’images : SEEG et connectivité.
CO36 Dénomination d’images : SEEG et connectivité.

Objectif Cette étude vise à explorer la dénomination d’images à l’aide de stimulations par stéréo-électroencéphalographie (SEEG) et à évaluer la contribution des faisceaux de substance blanche associés à l’aire temporale basale du langage (Basal Temporal Language Area, BTLA) au sein du réseau fonctionnel impliqué dans la dénomination d’images. Méthodes Chez des patients explorés par SEEG pour une épilepsie pharmaco-résistante, les sites de stimulation ont été classés comme éloquents (induisant une anomie) ou non éloquents (NE). Leur distribution spatiale a été analysée le long du cortex temporal ventral (VTC). La connectivité structurelle a été étudiée à l’aide d’une cartographie voxel-par-voxel des déconnexions (disconnectome). Les profils de connectivité ont été comparés entre sites éloquents et NE, et une analyse par Uniform Manifold Approximation and Projection (UMAP) a été utilisée pour caractériser l’organisation des profils de déconnexion associés aux stimulations éloquentes. Résultats Les sites éloquents étaient majoritairement distribués le long du VTC selon un gradient antéro-postérieur, avec une probabilité maximale au niveau du gyrus fusiforme postérieur. Ces sites présentaient le recouvrement le plus important avec le faisceau longitudinal inférieur (ILF), et les disconnectomes dérivés des sites éloquents impliquaient principalement l’ILF et le faisceau fronto-occipital inférieur (IFOF). Les comparaisons voxel-par-voxel ont mis en évidence des profils de réseau distincts entre sites éloquents et NE, caractérisés par une connectivité inférée plus élevée dans les disconnectomes associés à l’anomie. L’analyse UMAP a par ailleurs révélé une organisation antéro-postérieure des patterns de déconnexion, reflétant l’hétérogénéité structurelle de la BTLA. Conclusion Ces résultats suggèrent que la dénomination d’images repose sur un réseau temporo-occipital ventral organisé selon un gradient antéro-postérieur au sein du VTC, dans lequel la performance de dénomination semble dépendre davantage de l’intégrité des voies ventrales de substance blanche que de la seule localisation corticale. L’hétérogénéité structurelle de la BTLA, principalement déterminée par la convergence de l’ILF et de l’IFOF, avec des contributions additionnelles du faisceau arqué et du faisceau unciné, pourrait expliquer la variabilité des troubles de dénomination postopératoires. L’intégration de la cartographie fonctionnelle par SEEG et de l’évaluation individualisée des voies ventrales de substance blanche apparaît ainsi pertinente pour affiner la planification chirurgicale et optimiser la préservation du langage.
Insafe MEZJAN (NANCY) , Fabien RECH , Olivier ARON , Louis MAILLARD , Sophie COLNAT-COULBOIS
08:24 - 08:32 #51037 - CO37 Capsulotomie par ultrasons focalisés: prédire la probabilité d’une lésion de taille significative en fonction de la morphologie du crâne.
CO37 Capsulotomie par ultrasons focalisés: prédire la probabilité d’une lésion de taille significative en fonction de la morphologie du crâne.

La capsulotomie antérieure par ultrasons focalisés guidés par IRM (MRgFUS-AC) est une procédure ablative sans incision ayant démontré une efficacité prometteuse dans le traitement du trouble obsessionnel-compulsif et de la dépression majeure résistants. Cependant, chez certains patients, la création de lésions reste impossible en raison de variations individuelles de la morphologie et des propriétés du crâne. Malgré la sélection préopératoire basée sur le rapport de densité osseuse du crâne, environ 25 % des traitements aboutissent à un échec technique. Cette variabilité limite l'utilisation de cette technique pourtant à fort impact thérapeutique, soulignant la nécessité de meilleurs prédicteurs de succès. Soixante tentatives de capsulotomies réalisées chez 57 patients entre 2017 et 2024, ont été analysées. Les traitements ont été classés en succès ou échec selon un seuil de volume lésionnel obtenu. Plusieurs paramètres préopératoires ont été étudiés, incluant le rapport de densité osseuse du crâne, l’épaisseur du crâne, l’angle d’incidence des faisceaux ultrasonores, le volume de liquide cérébro-spinal, les volumes cérébraux et céphaliques, ainsi que le côté traité. Des modèles de régression logistique et d’apprentissage automatique ont été évalués afin de prédire la probabilité de succès technique. Au total, 157 essais de lésions ont été réalisées, dont 31 échecs. Un rapport de densité osseux plus élevé, une épaisseur crânienne plus faible et un angle d’incidence plus faible étaient significativement associés à un succès du traitement (p < 0,05). Parmi les modèles testés, la régression logistique a montré les meilleures performances, avec une exactitude de 0,81 ± 0,07 et un score F1 de 0,89 ± 0,04. Ce modèle a été intégré dans un outil prédictif destiné à améliorer la sélection des candidats au MRgFUS-AC. En conclusion, le rapport de densité osseuse du crâne, l’épaisseur du crâne et l’angle d’incidence influencent significativement la probabilité de succès de la capsulotomie antérieure par MRgFUS. L’intégration de ces paramètres dans un outil prédictif pourrait réduire de manière substantielle les taux d’échec, en particulier chez les patients présentant un SDR intermédiaire compris entre 0,35 et 0,55.
Emmanuel DE SCHLICHTING (Grenoble) , Yuexi HUANG , Ryan M. JONES , Ying MENG , Xingshan CAO , Anusha BASKARAN , Kullervo HYNYNEN , Clement HAMANI , Nir LIPSMAN , Maged GOUBRAN , Benjamin DAVIDSON
08:32 - 08:40 #51048 - CO38 Reprise chirurgicale après récidive de crises post hémisphérotomie : causes et résultats, à propos de 21 cas.
CO38 Reprise chirurgicale après récidive de crises post hémisphérotomie : causes et résultats, à propos de 21 cas.

Introduction. L’hémisphérotomie est un traitement curatif validé de l’épilepsie pharmaco-résistante hémisphérique pédiatrique. La première cause de récidive des crises après hemisphérotomie est une déconnexion hémisphérique incomplète, plus rarement une épileptogénicité émergeant de l’hémisphère cérébral controlatéral. La littérature concernant les échecs techniques, leurs mécanismes anatomiques et les résultats des reprises chirurgicales reste limitée. Objectif. Analyser les causes de récidive de crises après hémisphérotomie, les facteurs favorisants, les modalités de reprise chirurgicale le cas échéant, et les résultats sur les crises après reprise, à partir d’une large série monocentrique et d’une revue de la littérature. Matériel et méthodes. Entre 1995 et 2025, 388 hémisphérotomies par abord vertical parasagittal ont été réalisées. L’étiologie, les caractéristiques cliniques, électrophysiologiques et radiologiques initiales de la maladie épileptique ont été collectées pour chaque patient. Depuis 2012, une analyse multimodale de la qualité de déconnexion est systématiquement réalisée chez les patients présentant une récidive de crises après hémisphérotomie. Cette évaluation comprend une vidéo-EEG, une IRM cérébrale anatomique HR et la tractographie par diffusion(DTI), afin d’identifier des zones de déconnexion incomplète. Au total, 21 patients ont bénéficié d’une chirurgie de complément de déconnexion. Les résultats sur les crises ont été évalués selon la classification d’Engel. Résultats. L’âge moyen des patients lors de l’hémisphérotomie initiale était de 1 an. Le délai moyen entre la chirurgie initiale et la récidive des crises étaient 32 mois. Les étiologies prédominantes dans la cohorte de reprises étaient les malformations hémisphériques du développement cortical(77%), dont une majorité d’hémimégalencéphalie(62%). Les sites anatomiques de déconnexion incomplète les plus fréquents étaient l’amygdale(n=10), les régions fronto-basales mésiales(n=5), le genou et le splénium du corps calleux(n=4 ; n=3 respectivement). Le délai moyen entre l’hémisphérotomie initiale et la chirurgie de reprise était de 6,7 ans, sans corrélation avec le site anatomique en cause. Après un suivi minimum d’un an post reprise, 75 % des patients étaient libres de crises(Engel I), et 83 % présentaient un résultat favorable(Engel I–II). Un seul cas de complication post opératoire était noté(hyperphagie). Conclusion. Toute récidive de crises après hémisphérotomie doit conduire à une recherche systématique de déconnexion incomplète, s’appuyant sur une évaluation multimodale. Les malformations corticales diffuses, en particulier l’hémimégalencéphalie, sont un facteur de risque important d’échec de la chirurgie initiale en raison des distorsions anatomiques importantes associées à ces pathologies. La chirurgie de reprise permet d’obtenir des résultats favorables sur les crises dans la majorité des cas, sans morbidité majeure ajoutée
Georg DORFMULLER , Anaïs CHIVET (Paris) , Marie-Thérèse DANGLES , Ahmed AL RISI , Mathilde CHIPAUX , Emmanuel RAFFO , Sarah ROSENBERG , Jerry BLUSTAJN , Christine BULTEAU , Sarah FERRAND-SORBETS
08:40 - 08:48 #51136 - CO39 Identifier le noyau ventral intermédiaire médian du thalamus pour traiter le tremblement essentiel par ultrasons focalisés.
CO39 Identifier le noyau ventral intermédiaire médian du thalamus pour traiter le tremblement essentiel par ultrasons focalisés.

High Intensity Focused Ultrasound (FUS) targeting the ventral intermediate nucleus (VIM) of the thalamus is an effective, incisionless treatment for essential tremor (ET)[1]. However, individual results could be variable with potential definitive side effects. Outcome is strongly influenced by the accuracy of lesion location. Since the VIM is not directly visualized on current MRI, targeting strategies rely on indirect methods. Advanced imaging techniques have been recently proposed to target directly the VIM showing a hypo-signal on White Matter Nulled sequence (WMN) thought to be the target[2]. Here, we search to determine to which component this hypo-intensity corresponds to and if it could be the optimal target. We collected data from 30 ET patients treated by unilateral VIM FUS, with quantification of the Clinical Rating Scale for Tremor score (CRST)[3] before and 3 months after. Preoperative 3T MRI included WMN and multishells diffusion acquisition. Dentato-Rubro-Thalamic (DRT), pyramidal and lemniscal tracts were reconstructed using probabilistic tractography (MrTrix). A mean target was defined using multiple methods using the Guiot parallelogram, the YeB atlas[4], DRT barycenter and visualization of the hypo-signal on WMN. The distance between the final target and the pyramidal and lemniscal tracts was verified for safety. For each patient, we delineated manually the lesion on immediate post operative MRI using 2D high resolution and 3D T2 FLAIR (3D Slicer). We built a multimodal patients-based template (T1, WMN, FA) to create a common brain space of our cohort to compare individual results. Voxel-based statistical analysis[5] lead to the construction of the optimal target volume (sweet spot) imported on the template. Mean age at surgery was 70 years. Mean disease duration was 33 years. Most patients were right-handed (89%), and 94% underwent left thalamotomy. Baseline mean CRST score was 39,6. Tremor was significantly reduced by 85,4% and 79,0% after one and 3 months. Coordinates of the target were variable across subjects (mean target : x = 13,96 ; y = 6,42 ; z = - 0,54). All lesions overlapped the preoperative target. The WMN template showed a clear hypo-intense signal in the posterior and ventral thalamus, corresponding to the contralateral DRT termination reconstructed in the template space. The sweet spot location covers this region. The WMN hypo-intensity observed on the posterior and ventral thalamus represents a critical landmark for direct VIM targeting showing the interface between the DRT termination and the VIM. As the DRT remains myelinated until it reaches the thalamus, this hypo-intensity marks the bundle's terminal portion and not the VIM itself. Building a WMN patients-based template yields the possibility to better define the target in individual patient where WMN could be suboptimal or unavailable for improving targeting and efficacy of VIM FUS. [1]Pineda 2020 [2]Tourdias 2014 [3]Stacy 2007 [4]Yelnik 2007 [5]Eisenstein 2014
Eve RIGAULT (Paris) , Olivia MICHALCZYSZYN , Nicolas TEMPIER , Eric BARDINET , Nadya PYATIGORSKAYA , Elodie HAINQUE , Carine KARACHI
08:48 - 08:56 #51165 - CO40 Biomarqueurs d’imagerie de la réponse à la stimulation cérébrale profonde dans les dystonies secondaires à une anoxie périnatale.
CO40 Biomarqueurs d’imagerie de la réponse à la stimulation cérébrale profonde dans les dystonies secondaires à une anoxie périnatale.

Introduction. La stimulation cérébrale profonde du globus pallidus interne (SCP-GPi) constitue une option thérapeutique chez certains patients présentant un syndrome dystono-dyskinétique (SDD) secondaire à une encéphalopathie anoxo-ischémique périnatale (EAIP). Toutefois, les résultats cliniques restent hétérogènes, et les facteurs prédictifs de réponse à long terme demeurent mal définis. Objectifs. Évaluer la valeur prédictive de marqueurs IRM préopératoires sur les résultats cliniques après SCP-GPi chez des patients atteints de SDD post-anoxique. Méthodes. Nous avons analysé rétrospectivement 73 patients atteints de SDD secondaire à une EAIP traité dans notre centre par SCP du GPi. Les résultats moteurs et fonctionnels ont été évalués à l'aides des échelles de Burke-Fahn-Marsden Dystonia Rating Scale (BFMDRS) et Barry-Albright Dystonia Scale (BADS) en pré-opératoire et jusqu’à 15 ans après la chirurgie. Les IRM préopératoires ont fait l'objet d'une analyse morphologique qualitative et d'une volumétrie quantitative du putamen et du thalamus. Les relations entre les données d'imagerie, la sévérité initiale et la réponse clinique à la SCP ont été étudiées par analyses corrélatives et modèles multivariés. Résultats. La SCP du GPi a permis une amélioration significative et durable des scores moteurs et de handicap à 1 et 5 ans. Les patients présentant une atrophie putaminale sévère avaient une sévérité clinique préopératoire plus élevée et une réponse significativement plus limitée à la stimulation. La volumétrie du putamen était corrélée à l'amélioration clinique à 1 et 5 ans et constituait le seul facteur prédictif indépendant des résultats postopératoires. A l'inverse, les mesures volumétriques thalamiques étaient associées à la sévérité fonctionnelle initiale mais ne prédisaient pas l'efficacité de la SCP. Conclusion. L'intégrité du putamen apparaît comme un biomarqueur d'imagerie majeur de l'efficacité de la SCP du GPi dans les SDD secondaires à l'anoxie périnatale. La présence d'une atrophie putaminale sévère est associée à des bénéfices cliniques limités et doit être prise en compte dans la sélection préopératoire des candidats à la SCP.
Victor NAKACHE (Montpellier) , Marylou GRASSO , Pierre-Olivier MOSER , Sidonie SAUVAGEOT , Valérie GIL , Emilie CHAN-SENG , Emily SANREY , Philippe COUBES , Gaëtan POULEN
08:56 - 09:04 #51209 - CO41 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace dans l’épilepsie pharmaco-résistante : à propos de 26 cas.
CO41 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace dans l’épilepsie pharmaco-résistante : à propos de 26 cas.

Introduction La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau antérieur du thalamus (ANT) est reconnue pour être efficace pour le traitement de l’épilepsie pharmaco-résistante. Nous avons, au sein de notre cohorte rétrospective de patients atteints d’épilepsie réfractaire avec indication de SCP, évalué l'efficacité et la sécurité de cette technique. Méthodes Cette étude inclut des patients ayant une épilepsie pharmaco-résistante focale et/ou généralisée, avec ou sans stimulation préalable du nerf vague (SNV). Les indications ont été validées en RCP médico-chirurgicale. Les interventions ont été faites sous anesthésie générale, par visée directe sur IRM stéréotaxique, sous contrôle micro-endoscopique. Les patients étaient définis comme répondeurs s'ils avaient une diminution de la fréquence des crises d'au moins 50%. Résultats Vingt-six patients (n=26) ont bénéficié d’une SCP du ANT. Quinze pourcents (n=4) ont bénéficié d’une SNV préalable. La durée moyenne de suivi était de 56 mois (7-156). L’âge médian à la chirurgie était de 41.4 ans (23-66). Le sexe ratio (F/H) était de 1.6 (16/10). Le suivi médian était de 56 mois (7-156). Le pourcentage global de diminution des crises était de 67 % à un an et de 78% à 5 ans. Parmi les patients suivis à un an (n=24), 75% (n=18) étaient répondeurs. Parmi les patients suivis à cinq ans (n=8), 87.5% (n=7) étaient répondeurs. Parmi les non-répondeurs (n=6), un patient avait des problèmes d’adhésion à la recharge de son stimulateur et deux patients présentaient une diminution de l'intensité des crises, une meilleure récupération post-critique et une meilleure insertion sociale malgré l'absence significative de diminution de la fréquence des crises. Aucun patient n'a présenté de complication hémorragique post-opératoire. Une patiente a nécessité l'ablation complète du matériel, malgré son efficacité, pour un problème infectieux. Quatre patients ont présentés des troubles mnésiques au cours du suivi. Conclusion La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau antérieur du thalamus (ANT) semble être une approche sûre et efficace pour les patients atteints d’épilepsie pharmaco-résistante.
Mohamad EL SAWALHI (Montpellier) , Pierre-Olivier MOSER , Emilie CHAN SENG , Arielle CRESPEL , Philippe GELISSE , Philippe COUBES , Gaëtan POULEN
09:04 - 09:12 #51332 - CO42 Thalamotomie unilatérale par laser guidée par IRM (MRgLITT) robot-assistée pour le tremblement essentiel : résultats cliniques et sécurité à 12 mois.
CO42 Thalamotomie unilatérale par laser guidée par IRM (MRgLITT) robot-assistée pour le tremblement essentiel : résultats cliniques et sécurité à 12 mois.

Introduction : Le traitement chirurgical du tremblement essentiel (TE) pharmaco-résistant a connu un essor avec l'apparition de techniques lésionnelles mini-invasives ces dernières années. La thalamotomie par thermothérapie laser interstitielle guidée par IRM (MRgLITT) permet une ablation thermique millimétrique du noyau Ventral Intermédiaire (VIM) du thalamus mini-invasive. Nous rapportons l’évaluation clinique et la sécurité d’une série de thalamotomies unilatérales MRgLITT robot-assistées avec un suivi d'un an. Matériels et Méthodes : Vingt-et-un patients consécutifs souffrant d’un TE réfractaire ont été inclus. L'intervention utilisait un robot chirurgical (ROSA) pour le positionnement de la sonde laser (système Visualase). Le planning stéréotaxique était réalisé sur une IRM 3T acquise sous anesthésie générale, intégrant les coordonnées AC-PC,l'atlas de Schaltenbrand-Wahren et des séquences DTI. Un soin particulier a été apporté au contrôle de la trajectoire pour éviter les zones fonctionnelles. La dose thermique était monitorée en temps réel par thermométrie IRM. Toute l'intervention était réalisée sous anesthésie générale. L'efficacité motrice (échelle FTM-TRS), la qualité de vie (QUEST), la satisfaction (P-CGI), les effets indésirables et la sécurité cognitive (MoCA, MMSE) ont été évalués à 3 et 12 mois. Résultats : L'âge moyen était de 67,2 +/- 12,8 ans. Sur le plan moteur, le score FTM-TRS de tremblement du membre traité a été réduit de 75,1% à un an (14,0 +/- 3,1 à l'inclusion vs 3,5 +/- 1,6 à M12 ; p < 0,001). Le taux de répondeurs (>50% d'amélioration) était de 100 %. L'index de qualité de vie QUEST-SI s'est amélioré significativement (41,2 +/- 15,7% vs 18,0 +/- 14,6% ; p < 0,001) avec une satisfaction globale de 82,0 +/- 20,7%. Concernant la cognition, le score MMSE est resté stable à 12 mois (27,2 +/- 2,3 vs 26,5 +/- 2,6 ; p = 0,158). En revanche, une discrète diminution du score MoCA a été observée à un an (25,4 +/- 3,1 à l'inclusion vs 23,9 +/- 3,5 ; p = 0,024), sans retentissement fonctionnel au quotidien. Sur le plan de la sécurité, les complications à M1 (71,4%) comprenaient essentiellement des troubles proprioceptifs, une ataxie et des troubles de l'équilibre. Ces symptômes étaient transitoires et liés à l'oedème périlésionnel. Seule une ataxie de la marche persistait chez un patient à M12 (4,8%). Aucune complication hémorragique ou infectieuse n'a été observée. Conclusion : La thalamotomie unilatérale par MRgLITT robot-assistée est une technique robuste pour le TE. L’assistance robotique garantit la précision du ciblage tandis que la thermométrie IRM assure la sécurité de la thermolyse. Son caractère mini-invasif et l’absence de matériel implanté permanent constituent des avantages par rapport aux techniques conventionnelles.
Mickael AUBIGNAT (Amiens) , Melissa TIR , Martial OUENDO , Jean-Marc CONSTANS , Michel LEFRANC
09:12 - 09:20 #51339 - CO43 Prédiction du résultat de la chirurgie du lobe temporal par machine learning.
CO43 Prédiction du résultat de la chirurgie du lobe temporal par machine learning.

L'épilepsie pharmaco-résistante du lobe temporal (TLE) est l'un des syndromes épileptiques les plus fréquents, conduisant souvent à une chirurgie du lobe temporal (CLT) afin de guérir les patients. Le pourcentage de patients présentant un résultat Engel1A/ ILAE 1 après une telle chirurgie varie dans la littérature de 56 % à 71 % (1,2). Le but de notre étude était de déterminer si des critères cliniques pré- et postopératoires, en particulier des données cliniques de soin courant facilement accessibles, pouvaient prédire le résultat chirurgical à 3 ans en moyenne de suivi des patients, à l’aide d’outils de machine learning (ML). L'objectif de notre étude était d'identifier les facteurs prédictifs d'un bon résultat postopératoire en analysant de manière rétrospective sur 6 ans, les résultats de 73 patients ayant eu une CLT antéro-mésial. Cette analyse a été faite à l'aide d’outils de ML et de 15 caractéristiques cliniques, démographiques et d'imagerie. Parmi les 73 patients, tous ont eu des évaluations cliniques, d'imagerie et de vidéo-EEG préopératoires et 39 ont eu une SEEG pour délimiter la zone de départ des crises. Les résultats en terme de guérison de l’épilepsie, ont été enregistrés à l'aide du score de l'ILAE. 55 patients avaient un score ILAE 1 avec une médiane de suivi de 36 (± 16,9) mois. Dans un deuxième temps, nous avons évalué l’algorithme obtenu, sur 23 nouveaux patients analysés de manière prospective, afin de prédire leurs résultats chirurgicaux à au moins un an de suivi. Pour les 73 patients analysés de manière rétrospective, l’analyse par ML a été réalisée à l’aide de 14 caractéristiques d'entrée en utilisant un modèle Random Forest et une validation croisée à 10 itérations (3). Les meilleures performances du modèle ont été obtenues avec un sous-ensemble de 6 critères pour la prédiction d'un bon résultat postopératoire, avec une précision de 79,2 % et un ROC de 0,72. Les 6 critères étaient : SEEG ou non, résection de l'hémisphère dominant ou non dominant, côté de la résection, nombre de traitements anticonvulsifs préopératoires, existence de convulsions fébriles pendant l'enfance et âge au moment de l'apparition de l'épilepsie. Pour l’analyse prospective des 23 patients, l’algorithme avait une précision de 82.6%. 94% des patients avec un score ILAE 1 ont été correctement prédits ainsi que 50% des patients avec un score ILAE supérieur à 1. Nous avons obtenu un modèle de ML assez robuste pour prédire le résultat chirurgical de patients épileptiques pharmaco-résistants ayant été opérés d’une lobectomie temporale, avec des résultats similaires en prospectif sur 23 nouveaux patients. Le but de cette étude était de construire un modèle de ML capable d’aider à la décision chirurgicale pour une épilepsie du lobe temporal, et surtout un modèle basé sur des critères cliniques facilement accessibles en routine clinique et sans l’aide d’un support ingénieur complexe.
Claire HAEGELEN (Lyon) , Pauline MOUCHES , Maxime BONJOUR , Julien JUNG , Helene CATENOIX , Sylvain RHEIMS , Marc GUNEOT
09:20 - 09:28 #51403 - CO44 Optimisation de l’utilisation de l’échelle d’atteinte des objectifs (Goal Attainment Scaling) pour le membre supérieur spastique : menus déroulants personnalisés.
CO44 Optimisation de l’utilisation de l’échelle d’atteinte des objectifs (Goal Attainment Scaling) pour le membre supérieur spastique : menus déroulants personnalisés.

Background : Upper limb spasticity secondary to upper motor neuron lesions leads to deformities and functional limitations that significantly impair daily activities and quality of life. Although several treatments effectively reduce spasticity, outcomes are commonly assessed using generic scales that do not reflect patients’ individual goals and functional expectations. Goal Attainment Scaling (GAS) provides a patient-centered framework for outcome assessment but remains underused in clinical practice due to its methodological complexity and limited clinician training. Objectives: : This study aims to promote the use of GAS in upper limb spasticity management by proposing a structured, time-efficient goal-setting approach based on a drop-down menu of predefined objectives. Methods: We conducted a prospective study of adults with upper limb spasticity undergoing selective neurotomies between 2021 and 2025. Personalized goals were defined preoperatively using Goal Attainment Scaling (GAS) and categorized according to ICF domains. Descriptive statistics and saturation analysis were used to summarize patient characteristics and assess the diversity of goal categories Results: Forty-five patients (60% male; mean age 46.0 ± 15.7 years) were included, most with hemiplegia (82%) and primarily post-stroke spasticity (64%). A total of 108 personalized goals were collected (mean 2.4 per patient) and classified according to ICF domains: body functions (13%), activities (75%), and participation (12%). Thirty distinct goal areas were identified, with associated target activities and clear evaluation criteria for Goal Attainment Scaling (GAS) levels (−2 to +2), providing a structured framework for individualized goal assessment. Conclusion: Personalized goal setting and assessment using GAS enhances evaluation of patient-reported outcomes and quality of life in upper limb spasticity. The proposed drop-down menu streamlines goal definition with target activities and progression indicators, facilitating clinical implementation
Flora JOUBAUD (bron)
Salle F1/F2
08:15

"Jeudi 26 mars"

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B20
08:15 - 08:30

Accueil et introduction de la journée soignants

Conférenciers : Elodie DORIGNAC (Conférencier, Bordeaux), Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nancy)
AMPHI B
08:30

"Jeudi 26 mars"

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B21
08:30 - 09:30

Journée Soignants - Table Ronde n°1
Endoscopie : former et équiper les soignants pour les techniques innovantes

Modérateurs : Bruno OGEIX (Lyon), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
08:30 - 08:30 Retour d’expérience de mise en place de l’endoscopie rachidienne.
08:30 - 08:37 Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement libéral. Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
08:37 - 08:44 Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement publique. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
08:44 - 08:54 Anticiper et financer le virage technologique. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
08:54 - 09:04 Clés de la logistique endoscopique au bloc opératoire. Pierre STRUBE (Conférencier, Bordeaux)
09:04 - 09:14 Stérilisation et traçabilité : spécificités du matériel endoscopique? Alexandra GOBET (Conférencier, Bordeaux)
09:14 - 09:24 Dispositifs médicaux, des difficultés d’approvisionnement aux disparitions de DM : la menace « MDR » (medical device regulation). Isabelle LE DU (Conférencier, Brest)
09:24 - 09:30 Discussion.
AMPHI B

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CLUB
08:30 - 10:30

CLUB NEURO ONCO

Salle E1/E2
09:30

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A22-1
09:30 - 09:45

CNP

09:30 - 09:45 Ce que vous devez savoir de la certification périodique en neurochirurgie. Olivier LANGLOIS (Praticien Hospitalier) (Conférencier, ROUEN)
AMPHI A

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B22
09:30 - 10:30

Journée Soignants - Communications libres

Modérateurs : Elodie DORIGNAC (Bordeaux), Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy)
09:38 - 09:46 #51220 - CO90 Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe.
CO90 Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe.

Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe Introduction
 La dérivation ventriculaire externe (DVE), en raison de son caractère invasif, expose le patient à un risque infectieux, notamment la méningite. Une incidence élevée observée en pratique clinique chez les enfants porteurs de DVE a motivé cette étude infirmière. Méthode 
Une étude observationnelle descriptive a été menée à partir des dossiers de patients mineurs porteurs de DVE au CHU de Montpellier en 2023. Les variables étudiées comprenaient l’âge, l’indication de pose de DVE, la durée de port, le nombre d’interventions chirurgicales antérieures, le nombre de DVE posées, la présence d’une antibioprophylaxie peropératoire et la survenue de méningite liée à la DVE ou à une infection de matériel implanté. Résultats 
Seize enfants ont bénéficié d’une DVE en 2023. Onze (68,7 %) ont présenté une méningite : cinq étaient directement liées au port de DVE et sept à une infection de matériel, avec un cas associant les deux. Parmi les infectés, sept patients (63,6 %) présentaient une infection de matériel ayant nécessité l’ablation du matériel et la pose d’une DVE, et cinq (45,5 %) ont développé une méningite secondaire au port de DVE.
Chez les 5 patients sans méningite, une seule DVE a été posée, avec une durée de port de 1 à 18 jours. Ces enfants présentaient peu ou pas d’antécédents chirurgicaux et ont bénéficié d’un sevrage simple.
Les patients avec infection de matériel ont nécessité de 1 à 5 DVE successives, pour une durée cumulée de drainage de 15 à 62 jours, et avaient au moins deux interventions antérieures.
Les patients avec méningite secondaire au port de DVE ont développé l’infection après 9 à 28 jours de drainage, le plus souvent au-delà de 10 jours, avec un sevrage généralement simple.
L’antibiothérapie prophylactique peropératoire a été utilisée de manière non systématique en 2023. En l’absence de protocole homogène, aucune conclusion sur son efficacité ne peut être tirée. Par précaution, elle a été décidée de façon systématique. Discussion 
Cette étude souligne le caractère plurifactoriel de la survenue de méningite et le rôle essentiel des soins infirmiers dans la prévention, tant sur le plan exécutif qu’éducatif. Malgré un échantillon limité, elle permet d’identifier des pistes de réflexion susceptibles d’améliorer la prise en soins en réduisant le risque de survenue de méningite : protocole infirmier de gestion des DVE (en cours de validation), antibiothérapie prophylactique systématique au bloc et projet d’utilisation de DVE imprégnée d’antibiotiques (Bactiseal), projet de sensibilisation des parents dans la gestion de la DVE. Enfin, une prochaine étude est prévue afin d’évaluer l’impact de la modification de nos pratiques sur le taux de survenue de méningite chez les patients mineurs porteurs de DVE. Mots-clés : dérivation ventriculaire externe, méningite, pédiatrie, soins infirmiers, prévention des infections, sensibilisation des parents
Jade CAYRON (Montpellier) , Marie-Pierre BACONNET , Lucie VIALA , Elodie PANCHAU , Agnes COTTALORDA , Thomas ROUJEAU
09:30 - 09:38 #51170 - CO89 Confrontation de scores en mémoire épisodique à l’imagerie dans l’hydrocéphalie idiopathique.
CO89 Confrontation de scores en mémoire épisodique à l’imagerie dans l’hydrocéphalie idiopathique.

L’hydrocéphalie chronique de l’adulte idiopathique (HCAi) est une pathologie fréquente du sujet âgé (5.9% des plus de 80 ans) associant troubles de la marche, vésicosphinctériens et cognitifs. Parmi les troubles cognitifs de l’HCAi, sont retrouvés préférentiellement des troubles mnésiques épisodiques, exécutifs, visuospatiaux et un ralentissement psychomoteur. Classiquement reconnue comme neurochirurgicalement curable, le diagnostic de l’HCAi est un enjeu de santé publique majeur au vu de ses nombreux diagnostics différentiels et copathologies. Nous nous sommes attachés à étudier plus particulièrement le plan mnésique épisodique, jusque-là très peu documenté, la littérature ne distinguant pas ou peu les profils mnésiques apparents et authentiques. Dans le cadre de notre étude ont été recrutés rétrospectivement 24 participants, de 55 à 85 ans, atteints d’HCAi. Des analyses de corrélation ont été effectuées entre les scores au RL/RI-16 (Van der Linden et al., 2004), test de référence en mémoire épisodique en modalité verbale utilisant le paradigme Encodage-Stockage-Récupération ; et les scores à l’iNPH RadScale (Kockum et al., 2015), échelle radiologique recensant les marqueurs morphologiques probants dans la pathologie. A également été réalisée une étude comparative de groupes, dissociant les participants avec profil mnésique apparent et authentique. Nos résultats ont montré dans un premier temps l’existence de corrélations structure/fonction, notamment avec l’angle calleux et l’index d’Evans. Il ressort que la morphologie ventriculaire des patients atteints d’HCAi influe sur des mécanismes de stockage comme de récupération. Dans un second temps a été montrée une différence radiologique significative entre les participants avec trouble authentique et apparent. En effet, le score total à l’échelle radiologique, l’angle calleux et la taille des cornes temporales sont liés au profil mnésique. Au-delà de la proximité avec les régions temporales internes et parahippocampiques (siège du stockage en mémoire épisodique), cela suggère une morphologie ventriculaire profil mnésique-dépendant. Au terme de ce travail, il serait pertinent d’analyser les possibles corrélations entre les marqueurs morphologiques et les performances mnésiques post-opératoires pour établir des profils initiaux péjoratifs, c'est-à-dire moins à même de s’améliorer par la chirurgie. Effectivement nous pouvons, en lien avec l’histoire de la maladie, questionner l’existence d’un continuum de temporalité et de sévérité entre un profil mnésique apparent et authentique. Cela nous permettrait d’espérer une amélioration post-chirurgicale de certains mécanismes spécifiquement. De plus, ce travail met en exergue l’apport possible de la neuropsychologie dans la prise en soin de cette pathologie dans les étapes de diagnostic et dans le suivi des thérapeutiques.
Marie FOREST-DODELIN , Virginie JOLLY (Tours) , Ilyess ZEMMOURA
09:46 - 09:54 #51253 - CO91 Le bilan neurocognitif pré chirurgie éveillée : entre standardisation et individualisation.
CO91 Le bilan neurocognitif pré chirurgie éveillée : entre standardisation et individualisation.

Introduction. La chirurgie en condition éveillée est la technique de référence pour le traitement des lésions intracérébrales situées dans ou à proximité de régions cérébrales éloquentes, permettant une exérèse maximale tout en préservant les fonctions cognitives. Le bilan neurocognitif pré-opératoire constitue une étape clé de la prise en charge, tant pour la préparation de la phase per-opératoire que pour l’évaluation de l’impact fonctionnel de la chirurgie. Toutefois, ce bilan standardisé doit fréquemment être adapté aux caractéristiques individuelles des patients et au contexte médical. Méthodes. L’organisation du bilan pré-opératoire repose sur un ensemble d’actes organisés autour d’une HDJ de chirurgie éveillée, et comprend un bilan neurocognitif détaillé. Celui-ci s’effectue en deux rendez-vous d’une demi-journée et a plusieurs objectifs. Il constitue tout d’abord d’un moment privilégié pour construire l’alliance thérapeutique nécessaire au bon déroulement de la la phase per-opératoire, en préparant une coopération optimale de la part du patient. Il s’attache ensuite à établir un profil neurocognitif complet, utile pour l’aspect technique de la phase éveillée, et pour la comparaison post-opératoire grâce aux données normalisées ainsi collectées. Ce bilan s’articule autour de l’évaluation des fonctions langagières, attentionnelles, exécutives, mnésiques, visuo-spatiales, etc. Résultats. Dans la pratique, la sélection des épreuves est modulée en fonction de plusieurs paramètres. La ou les langues parlées par le patient constitue un premier niveau d’adaptation incontournable du bilan. L’état neurologique initial et le contexte de prise en charge, notamment le degré d’urgence chirurgicale influencent les délais de réalisation du bilan ainsi que la nature et l’étendue des épreuves proposées. L’antécédent de chirurgie, impliquant parfois l’existence d’un bilan antérieur, ou de traitements oncologiques font également partie du contexte pris en compte. Par ailleurs, le niveau socio-culturel, l’âge, ainsi que les enjeux de reprise professionnelle, constituent des facteurs d’adaptation majeurs du contenu du bilan pré-opératoire. D’autres aspects, plus variables, comme la fatigue et l’anxiété sont régulièrement à intégrer à la réflexion clinique. Discussion. Les adaptations du bilan permettent d’obtenir des profils cognitifs exploitables, y compris dans des situations de contrainte temporelle ou de fragilité cognitive. Les objectifs de préparation de la phase éveillée, constitués à la fois de l’optimisation de la coopération du patient et du monitoring des fonctions cognitives, sont atteints. Le recueil de données pour la comparaison post-opératoire reste possible malgré des protocoles individualisés.
Maimiti SENECA (Paris) , Benedicte TRANCART , Agathe GUIBERT , Alexandre ROUX , Angela ELIA , Alessandro MOIRAGHI , Marco DEMASI , Edouard DEZAMIS , Marc ZANELLO , Johan PALLUD
10:02 - 10:10 #51347 - CO93 Le suivi neurocognitif du patient en chirurgie éveillée : présentation de trois cas cliniques.
CO93 Le suivi neurocognitif du patient en chirurgie éveillée : présentation de trois cas cliniques.

Introduction Le parcours de chirurgie en conditions éveillées est la prise en charge la plus adaptée pour les patients porteurs de lésions intracérébrales situées dans des régions éloquentes. Cette prise en charge permet une exérèse maximale de la lésion et le contrôle de l’impact de l’intervention sur les fonctions cognitives, motrices ou sensitives. Dans ce parcours, le suivi neurocognitif du patient a la particularité de proposer une prise en soin individualisée et spécifique à chaque patient. Comment interpréter alors toutes ces données et pourquoi les intégrer au diagnostic ? Méthodes Le suivi neurocognitif du patient s’articule autour de quatre étapes principales. 1) En pré-opératoire, l’analyse précise des résultats des tests neurocognitifs normalisés et standardisés, au regard du contexte socio-culturel, de l’âge du patient et de la localisation de la lésion. 2) Au cours de l’intervention, la cartographie fonctionnelle réalisée par l’observation des réponses du patient à la passation d’épreuves spécifiques sous stimulations électriques corticales et sous corticales. 3) En post-opératoire, la prise en soin orthophonique ciblée et adaptée au patient, puis 4) l’évaluation neurocognitive 6 à 8 mois après l’intervention, prenant en compte le profil neurocognitif du patient observé précisément depuis le bilan préopératoire. Résultats L’intérêt du bilan neurocognitif dans la prise en charge de ces patients est démontré à travers trois cas cliniques. L’évaluation des fonctions attentionnelles, exécutives, mnésiques, visuo-spatiales, neurovisuelles, du langage et de la cognition sociale permet de dresser un profil cognitif spécifique à chaque patient. Ces résultats apportent des repères clés pour la compréhension de la maladie et la poursuite d’une prise en soin adaptée. Discussion L’intérêt d’une évaluation cognitive approfondie montre bien son intérêt pour la recherche et la connaissance théorique des gliomes afin de mieux les comprendre et mieux les maîtriser. L’intérêt pour nos patients est au cœur de notre évaluation. Comprendre précisément et spécifiquement le fonctionnement cognitif de chacun nous permet alors d’anticiper deux types de fonctionnement cérébral. Une fonction cognitive lésée, directement impactée par la présence de gliome, pourra bénéficier de plasticité cérébrale. Une fonction cognitive affaiblie, a priori plus à distance de gliome et donc moins engagée dans la plasticité cérébrale, devra faire l’objet d’attention particulière notamment dans la rééducation post-opératoire. Ceci démontrant bien un fonctionnement en réseau et non localisationniste.
Agathe GUIBERT (Paris) , Benedicte TRANCART , Maimiti SENECA , Alexandre ROUX , Angela ELIA , Alessandro MOIRAGHI , Marco DEMASI , Edouard DEZAMIS , Marc ZANELLO , Johan PALLUD
10:18 - 10:26 Déclarer pour progresser, les évènements indésirables au cœur de la sécurité. Marie-Astrid MAHISTRE
09:54 - 10:02 #51334 - CO92 Améliorer la qualité de vie des patients opérés en chirurgie éveillée : rôle infirmier et développement d’un parcours RAAC crâne en hôpital de jour.
CO92 Améliorer la qualité de vie des patients opérés en chirurgie éveillée : rôle infirmier et développement d’un parcours RAAC crâne en hôpital de jour.

L’annonce d’une tumeur cérébrale constitue un bouleversement majeur dans le parcours de vie des patients, tant sur le plan médical que personnel, social et professionnel. En neuro-oncologie, l’enjeu ne se limite pas à la survie, mais s’étend à la préservation de la qualité de vie, de l’autonomie et de l’identité du patient. Les soignants sont ainsi quotidiennement confrontés à des questions essentielles : quels sont les besoins du patient, à quels instants requiert-il de l'aide et comment adapter nos pratiques pour répondre au mieux à ces exigences complexes et évolutifs Ce travail s’intéresse plus spécifiquement aux patients atteints de tumeurs gliales de bas grade, opérés en conditions de chirurgie éveillée. Ces patients, souvent jeunes, actifs se trouvent confrontés à une maladie chronique potentiellement évolutive, avec un fort retentissement sur leur sphère cognitive, émotionnelle, familiale et professionnelle. La chirurgie éveillée, bien qu’offrant un bénéfice fonctionnel majeur, constitue une expérience singulière nécessitant une préparation, un accompagnement et un suivi spécifiques. À partir d’une analyse théorique du parcours de soins, enrichie par une enquête menée auprès de patients opérés en chirurgie éveillée, ce travail met en lumière la place centrale de l’infirmière à chaque étape du parcours : de l’annonce diagnostique à la période post-hospitalière. L’infirmière apparaît comme un acteur clé de l’accompagnement, de l’éducation thérapeutique, du soutien psychologique et de la coordination pluridisciplinaire. Dans ce contexte, la mise en place d’un parcours de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) crâne, structuré autour d’un hôpital de jour, représente une opportunité majeure pour améliorer la continuité des soins, renforcer l’autonomie du patient et optimiser son rétablissement global. Ce projet, développé au sein du service de neurochirurgie de l’Hôpital Foch, vise à proposer une prise en charge personnalisée, anticipée et humanisée, plaçant le patient au cœur de son parcours de soins.
Alix TANTET (Suresnes) , Kora HUET , Clara NAHOUM , Virginie VAILLANT , Catherine HORODYCKID
10:10 - 10:18 Quand le bien être prend sa place en neurochirurgie : Améliorer la qualité de vie des patients (adultes et enfants), des aidants et parents, et de l’équipe soignante au sein d’un service. Aline DEBELLE (infirmiere puericultrice) (Orateur, bordeaux), Laura DESCAMPS (Orateur, Bordeaux)
AMPHI B
09:45

"Jeudi 26 mars"

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A22-2
09:45 - 10:30

CONFERENCE INVITÉ - Commission développement durable:
CONFÉRENCE IA EN SANTÉ

Modérateurs : Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Toulouse), Paul FRECHON (chirurgien libéral) (CAEN), Romain MANET (PH) (Lyon)
Quand l’expertise médicale rencontre l’intelligence artificielle : comment les médecins peuvent-ils utiliser les technologies numériques ? entre enthousiasme et réalité de terrain.
09:45 - 10:10 Développement durable : principes généraux et application en neurochirurgie. Tom BOBST
10:10 - 10:20 Discussion.
10:20 - 10:30 Présentation des travaux en cours de la commission.
AMPHI A
10:30 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
10:35

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EP03.1
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 1 - Pédiatrie
Posters présentés par leurs auteurs

Modérateur : Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Président de la SFNC, Montpellier)
10:35 - 10:40 #51058 - EP25 Infarctus cérébral retardé par vasospasme après chirurgie d’un craniopharyngiome kystique chez l’enfant : présentation inaugurale par état de mal épileptique.
EP25 Infarctus cérébral retardé par vasospasme après chirurgie d’un craniopharyngiome kystique chez l’enfant : présentation inaugurale par état de mal épileptique.

Introduction L’ischémie cérébrale retardée secondaire à un vasospasme après chirurgie des craniopharyngiomes est une complication exceptionnelle mais potentiellement fatale. Sa présentation clinique est souvent atypique, exposant à un retard diagnostique et thérapeutique. Observation Nous rapportons le cas d’une fillette de 6 ans opérée pour un craniopharyngiome kystique sellaire et suprasellaire. Une exérèse subtotale a été réalisée par abord ptérional sous-frontal, confirmée par la tomodensitométrie postopératoire. L’évolution initiale était favorable, sans déficit neurologique ni trouble endocrinien. Au 7ᵉ jour postopératoire, la patiente a présenté brutalement un état de mal épileptique, associé à une altération de la conscience. La TDM cérébrale a mis en évidence une ischémie étendue du territoire de l’artère cérébrale moyenne, compatible avec un vasospasme cérébral retardé. Une hémicraniectomie décompressive a été réalisée en urgence. Malgré une prise en charge en réanimation, l’évolution a été défavorable avec un décès survenu trois jours plus tard. Discussion Le vasospasme cérébral retardé après chirurgie des tumeurs sellaires est probablement multifactoriel, impliquant la manipulation vasculaire, l’irritation des citernes basales et la diffusion du contenu kystique. Chez l’enfant, l’absence de signes focaux initiaux et la révélation par un état de mal épileptique peuvent masquer l’installation d’une ischémie cérébrale, retardant le diagnostic et limitant les options thérapeutiques spécifiques. Conclusion Ce cas souligne la gravité et le caractère imprévisible du vasospasme cérébral retardé après chirurgie du craniopharyngiome pédiatrique. Il met en évidence la nécessité d’un haut niveau de vigilance postopératoire prolongée et d’un recours précoce à l’imagerie cérébrale devant toute dégradation neurologique secondaire, même après une évolution initiale favorable.
Hamza SRIRI (FES, Maroc) , Mdarhri MEHDI , Hmamouch OUALID , Lakhder FAYCAL , Mohammed BENZAGMOUT , Chakour KHALID , Mohammed CHAOUIELFAIZ
10:40 - 10:45 #51221 - EP26 SNaP® (NPWT ; Thérapie par pression négative portable) en neurochirurgie néonatale : sauvetage d’une perte de substance lombo-sacrée après exérèse intradurale d’un tératome mature sur spina bifida aperta.
EP26 SNaP® (NPWT ; Thérapie par pression négative portable) en neurochirurgie néonatale : sauvetage d’une perte de substance lombo-sacrée après exérèse intradurale d’un tératome mature sur spina bifida aperta.

Introduction : Les complications de cicatrisation après chirurgie des dysraphismes spinaux exposent le nouveau-né à un risque majeur d’infection et, en cas d’ouverture durale, de fistule de LCR. La Therapie par pression négative [Negative Pressure Wound Therapy (NPWT)] est bien établie chez l’adulte, mais reste peu documentée en neurochirurgie néonatale, en particulier avec des systèmes portables. Cas clinique : Nous rapportons le cas d’une nouveau-née opérée à J2 de vie pour un dysraphisme spinal ouvert lombo-sacré avec masse bourgeonnante. L’exploration a mis en évidence une extension intradurale d’un tératome mature, associée à une moelle basse attachée. Une exérèse monobloc complète a été réalisée, avec libération de la moelle basse attachée par section du filum terminale et fermeture durale étanche. À J12, survenue d’une nécrose cutanée extensive avec perte de substance. Après échec d’une cicatrisation dirigée initiale, une NPWT SNaP® (portable en pression mécanique continue) a été instaurée à -125 mmHg pour 22 jours (changé tous les 3 à 4 jours). L’évolution a été favorable avec granulation rapide, rapprochement progressif des berges, absence de fuite de LCR et absence d’infection. La fermeture complète a été obtenue après 2 semaines de soins locaux simples. À 1 an, l’évolution est satisfaisante sur les plans cutané et neurologique. Discussion : Dans notre revue PRISMA-guidée, nous avons identifié 4 publications rapportant 6 cas de NPWT en neurochirurgie pédiatrique/néonatale ; les cas décrits utilisent quasi exclusivement des systèmes VAC conventionnels (à l’aide d’un système d’aspiration électrique à pression modulable) à faible pression négative et les données en contexte intradural restent limitées. Aucun cas n’utilisait un dispositif SNaP® ni une pression négative importante après ouverture durale. Conclusion : Sous réserve d’une fermeture durale étanche, d’une interface de protection et d’une surveillance rapprochée, la NPWT portable (SNaP®) apparaît comme une option de sauvetage efficace et sûre pour les pertes de substance lombo-sacrées majeures chez le nouveau-né après chirurgie intradurale.
Xerxès PADONOU (Strasbourg) , Guillaume DANNHOFF , Isabelle CHEVALIER , Hélène CEBULA , Hugo Andres COCA , Julien TODESCHI
10:45 - 10:50 #51228 - EP27 Traumatismes médullaires néonataux liés à l’accouchement : revue systématique et présentation clinique.
EP27 Traumatismes médullaires néonataux liés à l’accouchement : revue systématique et présentation clinique.

Background: Neonatal spinal cord injury (SCI) associated with childbirth is a rare but catastrophic event, often underdiagnosed due to nonspecific clinical signs and limited early imaging sensitivity. While classically linked to breech extractions and excessive obstetric maneuvers, recent reports suggest that such injuries can also occur after cephalic or even cesarean deliveries. The heterogeneity of case reports and the absence of standardized diagnostic frameworks make it difficult to assess incidence, identify preventable risk factors, and guide management. Objective: To conduct a systematic review of published cases of neonatal SCI related to childbirth, with the aim of identifying consistent clinical, obstetric, and radiological patterns that may support earlier diagnosis and better clinical or medico-legal understanding. Methods: A systematic search of PubMed up to July 2025 was performed using predefined keywords related to neonatal spinal trauma. Inclusion criteria targeted clinical case reports describing neonatal SCI attributed to delivery-related trauma. Data were extracted on obstetric context, injury mechanisms, clinical presentation, diagnostic workup, treatment, and outcomes. Methodological quality was assessed using the Joanna Briggs Institute (JBI) checklist for case reports. Results: 70 case reports in 32 articles were included from 1940 to 2023. 56 injuries followed vaginal delivery, including 30 with instrumental assistance (mainly forceps) ; 9 occurred after cesarean section, including 4 after attempted extraction by instrument. High cervical spinal cord injuries (C1–C2) predominated (over 37%), with suspected mechanisms including excessive traction, rotational stress, or prolonged compression. Initial signs of spinal cord injury were often nonspecific : apnea, hypotonia, or bladder dysfunction. MRI confirmed the diagnosis in 34% of cases. Ultrasound or autopsy were used in a few, mostly when MRI was not widespread (before the 1990). Nearly half the infants died within the first year of life and nearly all survivors had severe neurological sequelae (except in one case). The average JBI score was 6.2/8, reflecting overall moderate reporting quality. Conclusion: Birth-related neonatal SCI remains a diagnostically challenging and clinically devastating condition. Recurrent obstetric risk factors and characteristic injury patterns were identified, but the literature remains fragmented and methodologically weak. Early suspicion, serial imaging, and structured documentation are essential. This review provides a reference framework to support clinicians in early recognition and to inform medico-legal assessment in contentious cases.
Eva COHEN (Clermont Ferrand) , Quentin BERTON , Guillaume COLL , Paul ROBLOT
10:50 - 10:55 #51397 - EP28 Manifestation neuroméningée et isolée d’une hystiocytose de Rosai-Dorfman de localisation bi-focale chez un enfant de 11 ans.
EP28 Manifestation neuroméningée et isolée d’une hystiocytose de Rosai-Dorfman de localisation bi-focale chez un enfant de 11 ans.

La maladie de Rosai-Dorfman est une histiocytose non langerhansienne rare caractérisée par une infiltration des ganglions lymphatiques ou des tissus extranodaux par des histiocytes non malins. Cette pathologie concerne plutôt les enfants et les adultes jeunes. Il est décrit des atteintes du système nerveux central, néanmoins elle reste rare. Sa manifestation la plus classique prend la forme d’une masse d’origine méningée et pourrait s’apparenter à un méningiome. Nous présenterons le cas d’un enfant de sexe masculin âgé de 11 ans, sans antécédent particulier, pour lequel il a été découvert deux lésions extra-axiales : au dépend de la tente du cervelet et du cul-de-sac dural. Cette manifestation isolée, et bi-focale de la maladie de Rosai-Dorfman semble exceptionnelle et très peu décrite dans la littérature. Le patient nous a été adressé aux urgences pédiatrique du CHU de Rouen dans les suites de la réalisation d’une IRM cérébrale et pan-médullaire. Il présentait depuis 4 mois une altération de l’état général, des céphalées et l’installation progressive d’un syndrome cérébelleux statique et cinétique. L’IRM a pu mettre en évidence un processus expansif au dépend de la tente du cervelet à droite de 43 mm de large, 40 mm en antéro-postérieur et 42 mm de hauteur, comprimant le V4, avec une extension en supratentorielle et infratentorielle, résultant un effet de masse du tronc cérébral. Il existe une hydrocéphalie triventriculaire obstructive traitée par une dérivation ventriculo-péritonéale gauche. L’IRM panmédullaire retrouve une localisation secondaire de cette lésion en regard du cul de sac dural, comblant alors le canal sacré pour lequel le patient est asymptomatique. Une biopsie scannoguidée de la lésion sacrée est réalisée. L’anatomopathologiste conclut à une maladie liée aux IgG4. En conséquence, une corticothérapie est débutée. L’enfant se dégrade quelques semaines plus tard (hémiparésie gauche) malgré une stabilité iconographique des lésions. Une nouvelle biopsie de la lésion sacrée est réalisée par voie chirurgicale. Les résultats sont non contributifs. Une stratégie de réduction tumorale est décidée. L’exérèse chirurgicale de la portion infratentorielle a été réalisée par voie rétro sigmoidienne droite. Le patient présente une récupération progressive des déficits neurologiques grâce à une rééducation. Les résultats anatomopathologiques confirment un infiltrat lymphoplasmocytaire associé à la présence de cellules de grande taille de nature hystiocytaire. En immunohistochimie, la PS100 marque d’assez nombreuses cellules histocytaires avec empériopolèse. Ces constatations évoquent en premier lieu un diagnostic d’histiocytose non langerhansienne de type Rosai-Dorfman. Après présentation en RCP national hystiocytose, un traitement par COBEMITINIB (inhibiteur protéine kinase de la voie MAPK) est initié à la dose de 40 mg/j. Le patient a poursuivi une rééducation en centre spécialisé et a montré de nombreux progrès sur le plan neurologique.
Clément GELIN (Rouen) , Elisabeth GARRIDO , Sophie CUREY LEVEQUE , Mohamed-Sebti KARA , Florent MARGUET , Aude MARIE CARDINE BOBBIA , Mathieu LOZOUET , Stéphane DERREY

"Jeudi 26 mars"

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EP03.2
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 2 - Rachis
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Modérateur : Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
10:35 - 10:40 #50387 - EP29 Un nouveau système d'expansion vertébrale avec ancrage pédiculaire - premier retour d'expérience clinique et radiologique.
EP29 Un nouveau système d'expansion vertébrale avec ancrage pédiculaire - premier retour d'expérience clinique et radiologique.

Introduction: Les fractures vertébrales ostéoporotiques sont fréquentes chez les sujets âgés et fragiles, elles sont responsables de douleurs invalidantes, de déformations rachidiennes et d’une réduction significative de la mobilité. Les techniques percutanées conventionnelles d’augmentation vertébrale, par ballon ou par SpineJack® ou la vertébroplastie, permettent généralement une diminution des douleur smais n’assurent pas toujours une stabilité mécanique suffisante, notamment lorsque la fracture est responsable d’une disjonction antéro-postérieure. La technique d’ancrage pédiculaire, réalisée à l’aide du système Sycamore ®, a été développée afin d’associer restauration de hauteur et ancrage pédiculaire robuste via une voie d’abord percutanée unique. Cette étude rapporte notre première expérience clinique et radiologique avec ce dispositif. Méthodes : Nous avons conduit une revue rétrospective de l’ensemble des patients ayant bénéficié d’une augmentation vertébrale par le système Sycamore® entre octobre 2022 et octobre 2025 au sein de l’Hôpital de la Timone. Les données cliniques, opératoires et radiologiques ont été analysées, incluant la hauteur vertébrale antérieure pré et post-opératoire, la correction de la cyphose locale, le temps opératoire et les complications per- et postopératoires. Résultats : Vingt-quatre patients ont été inclus. Le temps opératoire moyen était de 39,75 minutes (± 11,06 minutes) et la durée médiane d’hospitalisation de 4,5 jours (IQR : 2–7 jours). Une mobilisation précoce a été obtenue chez 83 % des patients, qui ont pu déambuler dans les 24 heures postopératoires. Dans les fractures de type A selon l’AO Spine, la hauteur vertébrale antérieure postopératoire était significativement augmentée par rapport à la valeur préopératoire, avec un gain moyen de 2,0 ± 2,0 mm (p = 0,0019). L’angle local de Cobb montrait une amélioration moyenne de –5,29° ± 10,55°, correspondant à une tendance non significative à la réduction de la cyphose locale (p = 0,0725). Des fuites de ciment ont été observées dans 33 % des cas, toutes asymptomatiques. Aucun cas de migration d’implant, de déficit neurologique ni de tassement secondaire n’a été rapporté. Conclusion : La technique d’ancrage pédiculaire utilisant le système Sycamore® apparaît comme une option mini-invasive sûre et efficace dans la prise en charge des fractures vertébrales chez les patients ostéoporotiques ou fragiles. Elle permet un soulagement rapide de la douleur, une réduction de la consommation de morphinique, une mobilisation précoce et une stabilité mécanique accrue. Cette approche pourrait constituer une alternative pertinente aux techniques d’instrumentation, notamment lorsque la chirurgie ouverte ou une ostéosynthèse percutanée longue ne sont pas envisageables.
Luc KERHERVE (Dijon) , Stéphane FUENTES , Kaissar FARAH , Leo WEMAN , Daniel STARTUN , Anis CHOUCHA , Manel KROUMA , Stanislas LONIEWSKI
10:40 - 10:45 #51067 - EP30 Circuits mécanosensoriels dépendants de PIEZO2 : nouvelles perspectives biologiques pour la chirurgie médullaire et les déformations rachidiennes.
EP30 Circuits mécanosensoriels dépendants de PIEZO2 : nouvelles perspectives biologiques pour la chirurgie médullaire et les déformations rachidiennes.

Introduction La chirurgie de la moelle épinière confronte le neurochirurgien à un enjeu central: préserver les circuits sensorimoteurs responsables de la posture. Pourtant, les mécanismes biologiques sous-jacents aux déformations rachidiennes restent largement méconnus, et aucun biomarqueur fiable ne permet aujourd’hui d’anticiper l’évolution mécanique du rachis après chirurgie. PIEZO2 est un mécanotransducteur, clé de la sensibilité tactile et de la proprioception. Toutefois, l’organisation des voies de mécanotransduction dépendantes de PIEZO au sein de l'axe rachidien au cours du développement demeure incomplètement caractérisée. Méthodes Nous avons utilisé l’hybridation in situ par réaction en chaîne (HCR) pour cartographier l’expression des paralogues de piezo2 chez le poisson zèbre à différents stades du développement, au niveau de la moelle et des vertèbres, dans des larves Tg(vglut2:DsRed) et Tg(glyt2:GFP), avec quantifications rostro–médio–caudales. Sur tissu médullaire humain, nous avons exploré l’expression de Piezo2 par immunohistochimie et par HCR. Résultats À 3 dpf, piezo2b est fortement exprimé dans l’ensemble des neurones de Rohon-Beard. À 3 wpf, ces neurones persistent avec un enrichissement majeur en cellules Vglut2⁺ au niveau médian, correspondant à une zone de forte intégration sensorimotrice impliquée dans le contrôle postural. À 3 wpf, piezo2b est également exprimé dans les ganglions sensitifs, avec une co-expression partielle avec Vglut2. Les proportions homogènes le long de l’axe rostro–caudal suggèrent une organisation périphérique stable des afférences excitatrices vers la moelle. Au sein de la moelle, piezo2b colocalise partiellement avec les interneurones glycinergiques Glyt2⁺, avec un recrutement croissant rostro–caudal, révélant l’existence d’un axe intrinsèque de rétrocontrôle mécanosensoriel susceptible de moduler la stabilité posturale. À l’inverse, piezo2a est absent de la moelle mais fortement enrichi au niveau des plateaux vertébraux, suggérant une spécialisation fonctionnelle au niveau des zones de croissance vertébrale. Sur tissu humain, l’IHC a montré une immunoréactivité diffuse non spécifique malgré les optimisations, probablement liée à l’âge avancé des donneurs et aux conditions pré-analytiques. La HCR sur tissu congelé a été limitée par l’altération de la cytoarchitecture. Conclusion Ce travail met en évidence une architecture mécanosensorielle impliquant PIEZO2 reliant les circuits neuronaux de la moelle aux structures vertébrales responsables de la stabilité rachidienne. Ces données fournissent un cadre supplémentaire pour comprendre d’avantage le mécanismes de survenue des déformations rachidiennes, mais également pourquoi certaines chirurgies médullaires pourraient perturber durablement la posture. Ils soutiennent également l’exploration de la protéomique du LCR comme outil pour relier les altérations des circuits mécanosensoriels aux déformations rachidiennes chez l’homme.
Amr ABDELHAKAM (Paris) , Kevin BECCARIA , Thomas BLAUWBLOMME , Feng QUAN , Claire WYART
10:45 - 10:50 #51155 - EP31 Intérët de la herniectomie laser percutanée dans la prise en charge de la hernie discale lombaire: série monocentrique à propos de 17 cas.
EP31 Intérët de la herniectomie laser percutanée dans la prise en charge de la hernie discale lombaire: série monocentrique à propos de 17 cas.

Depuis 15 mois nous proposons l'herniectomie laser percutanée. Cette technique est très utilisée aux USA et en Europe et est peu développée en France. Nous proposons cette étude prospective monocentrique du résultat de cette technique sur la radiculalgie. Matériel et méthode: Nous avons inclus dans cette série tous les patients chez qui a été réalisée une herniectomie laser indiquée dans le cadre d'une radiculalgie sur hernie discale sous ligamentaire concordante. Cette technique a été proposée dans les cas de radiculalgies non compliquées évoluant de façon défavorable après au moins deux mois de traitement médical bien conduit. Les patients ont tous été évalués en pré opératoire puis en post opératoire ( à 3 mois puis 1 an). Une IRM était réalisée en pré opératoire puis aux deux suivis. Les paramètres cliniques évalués étaient la radiculalgie et la lombalgie (Score douleur EN). Etaient également évalués la reprise professionnelle et la reprise d'activité sportives. Résultats: 17 patients (8 femmes et 9 hommes) âgés en moyenne de 41 ans [23-79 ans] présentant une lombo radiculalgie non compliquée, résistante au traitement médical bien conduit depuis plus de 2 mois, ont été inclus. 12 avaient une radiculalgie L5 sur hernie discale sous ligamentaire L4L5 (4 droite, 8 gauche), 4 une sciatique S1 sur hernie discale sous ligamentaire L5S1 (1 droite et 3 gauche) et 1 patient une cruralgie L4 gauche sur hernie sous ligamentaire L3L4. La procédure laser a toujours été réalisée au bloc opératoire, sous hypnosédation. Les patients ont tous été pris en charge en unité de chirurgie ambulatoire (lever à H2 et retour à domicile à H4). 800 joules étaient délivrés via la fibre laser insérée dans le disque en avant de la hernie sous ligamentaire par voie extra foraminale sous double scopie (face et profil) [durée moyenne 12 minutes]. Aucune complication n'a été rapportée. A 3 mois de la procédure 13 patients (76%) présentent une disparition ou diminution de la part radiculaire de la douleur de plus de 75%. La part lombaire de la douleur n'est améliorée que chez 7 de ces patients, non modifiée chez les autres. Les résultats sur la douleur sont stable à l'évaluation à 1 an. 4 patients n'ont pas été soulagés (dès le post opératoire immédiat) et ont été pris en charge pour injection de Discogel par nos confrères radiologues (2 patients) ou opérés de façon conventionnelle (herniectomie ou arthrodèse) pour 2 patients. Tous les patients ayant présenté une bonne évolution clinique ont repris leur activité professionnelle à J7 de la procédure, et leur activité sportive antérieure 1 mois après la procédure. L'ensemble des patients referraient la procédure sans hésiter. Conclusion: La herniectomie laser nous semble être une technique ambulatoire intéressante en premier intention en cas d'échec du traitement médical d'une lombo radiculalgie causée par une HD lombaire sous ligamentaire concordante. Une étude plus large et à plus long terme semble incontournable.
Arthur LAURENT (Saint Pierre - REUNION, Réunion) , Sebastien FREPPEL , Otman KERKENI , Kevin BUFFENOIR
10:50 - 10:55 #51285 - EP32 Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier.
EP32 Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier.

Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier. Résume: introduction: En Afrique de l’Ouest, en 2021 les taux d’incidence et de prévalence de la lésion médullaire post-traumatique pour 100 000 habitants seraient respectivement de 12 et 250 (Mofidi et al., 2025). Le taux de mortalité de ces lésions aux conséquences fonctionnelles graves est méconnu en Côte d’Ivoire. Afin de sensibiliser les pouvoirs publics, nous cherchons à identifier les éléments perfectibles de cette filière de soin. L’objectif de notre travail était d’évaluer le taux de mortalité hospitalière d’une série consécutive de patients traités d’une myélopathie cervicarthrosique décompensée par traumatisme en Côte d’Ivoire et analyser les facteurs prédictifs Entre janvier 2023 et décembre 2025, 74 patients consécutifs ont été admis pour un syndrome de Schneider sur une myélopathie cervicarthrosique décompensée par traumatisme dans le service de neurochirurgie du CHU d’Abidjan. Outre, les caractéristiques épidémiologiques des patients, le mécanisme du traumatisme était classé en accident de la voie publique, chute de hauteur ou autres, le délai d’admission, l’état clinique initial selon le score ASIA, la lésion médullaire (hypersignal, étendue métamérique sur les séquences sagittales T2), le traitement conservateur ou chirurgical (voie antérieure, laminectomie, ostéosynthèse postérieure), la mortalité hospitalière. Résultats: Dans cet échantillon de 74 patients (48,8±16, sex ratio H/F :11,3), le score ASIA à l’admission était gradé en A chez 21 (28,4%), en B chez 30 (41,7%), en C chez 15 (20,3%), en D chez 7 (9,6%). Le délai d’admission hospitalière était de 98±56 heures. Le mécanisme du traumatisme était un accident de la voie publique (AVP) chez 50 (67,6%), une chute de hauteur chez 17 (22,9%), réception d’un poids en chute libre chez 7 (9,5%). Le traitement était chirurgical chez 59 patients (79,2%) et conservateur chez 15 (20,8%). Le décès survenait chez 10 patients (13,5%). Ces patients présentaient des déficits neurologiques sévères (grade A), un niveau métamérique étendu sur 4 niveaux, secondaire à des AVP. Une laminectomie était réalisée chez 4 patients. Commentaires: En Afrique de l’ouest, le rétrécissement canalaire cervical fréquent expose les patients lors de traumatisme à des myélopathies sévères, et se solde d’une mortalité hospitalière de 13,5% liée à des formes graves quel qu’en soit la stratégie thérapeutique. Conclusion : la prise en charge des myélopathies cervicarthrosiques décompensées reste un défi dans notre contexte de travail. La compréhension des facteurs pronostiques nous aiderait à relever ce défi.
Mahamadou COULIBALY , Mahamadou COULIBALY (RENNES) , N'dri Dominique OKA , Landry KONAN , Perre Louis HENAUX , François PROUST , Malick KENMONE , Djiby Marcel OKAMON

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EP03.3
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 3 - Base du crane
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Modérateur : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille)
10:35 - 10:40 #51214 - EP33 Instrumentation occipito-cervicale en deux temps après résection des chordomes de la jonction cranio-vertébrale : une stratégie pour concilier contrôle oncologique et qualité de vie. Expérience préliminaire.
EP33 Instrumentation occipito-cervicale en deux temps après résection des chordomes de la jonction cranio-vertébrale : une stratégie pour concilier contrôle oncologique et qualité de vie. Expérience préliminaire.

Objectif : Les chordomes de la charnière cranio-vertébrale (CCV) envahissent fréquemment les condyles occipitaux et les articulations C1–C2. L’obtention d’une exérèse tumorale complète (GTR) impose fréquemment une résection osseuse extensive, responsable d’une instabilité postopératoire nécessitant une fusion occipito-cervicale (FOC). Toutefois, les implants en titane génèrent des artéfacts pouvant altérer la précision dosimétrique de la protonthérapie (PT). Nous rapportons notre expérience d’une stratégie d’instrumentation en deux temps visant à optimiser le contrôle oncologique tout en améliorant la qualité de vie fonctionnelle. Méthodes : Une étude rétrospective a été réalisée chez les patients opérés pour un chordome de la CCV dans notre institution entre janvier 2010 et décembre 2024. Tous ont bénéficié d’une résection tumorale (voie postéro-latérale endoscopique assistée ou voie antérolatérale), suivie d’une FOC longue (C0–C3–C6/C7), d’une PT adjuvante, puis d’un raccourcissement secondaire de l’instrumentation après contrôle tumoral. Lors de la première FOC, les vis cervicales étaient positionnées à plus de 30 mm du pôle tumoral inférieur afin de limiter les artéfacts liés au titane. Les résultats fonctionnels ont été évalués à l’aide du Neck Disability Index (NDI), de la consommation d’antalgiques et des radiographies dynamiques. Résultats : Cinq patients (4 femmes, 1 homme ; âge moyen 40,6 ans) présentant un chordome instable de la CVJ ont été inclus. Une exérèse macroscopiquement complète a été obtenue dans tous les cas, suivie d’une PT (dose moyenne 76,6 Gy). Le raccourcissement de l’instrumentation (C0–C2/C4), réalisé après un délai moyen de 37 mois, a permis une amélioration de la mobilité sagittale cervicale et une diminution des douleurs. Le score NDI moyen est passé de 28,2 à 14,0, et tous les patients ont arrêté les opioïdes. Une fusion radiologique a été obtenue dans quatre cas. Aucun événement postopératoire majeur n’a impacté l’évolution fonctionnelle. Le suivi moyen était de 53,2 mois. Conclusion : Cette stratégie de FOC en deux temps permet d’assurer la stabilité pendant la PT tout en restaurant secondairement la mobilité cervicale, améliorant ainsi la qualité de vie sans compromettre l’efficacité oncologique. L’absence actuelle de matériel radiotransparent adapté à la CCV souligne la nécessité d’innovations technologiques futures.
Luca FERLENDIS (Paris) , Gonzague GUILLAUMET , Arianna FAVA , Hamid MAMMAR , Emmanuel MANDONNET , François NATAF , Valentin CALUGARU , Thibault PASSERI , Sebastien FROELICH
10:45 - 10:50 #51279 - EP35 Exérèse d’un volumineux méningiome pétroclival chez un patient atteint d’hémophilie B sévère.
EP35 Exérèse d’un volumineux méningiome pétroclival chez un patient atteint d’hémophilie B sévère.

Introduction : La littérature ne permet pas de conseiller la prise en charge des patients hémophiles atteint d’une pathologie nécessitant une intervention neurochirurgicale. Nous partageons l’expérience d’un patient de 62ans atteint d’hémophilie B présentant un volumineux méningiome pétroclival. Résumé : Monsieur R 62ans est atteint d’une hémophilie B majeure, avec un facteur IX indosable (<1%). Il a subi de nombreuses interventions de chirurgie orthopédique (prothèses articulaires, arthrodèses). Un volumineux méningiome pétroclival gauche a été découvert devant une altération de l’état général apparu au décours d’une chirurgie complexe du membre inférieur. Lors du diagnostic, il présentait une tétraparésie avec paralysie faciale, cophose, troubles de la déglutition, hypoesthésie hémifaciale, syndrome cérébelleux gauche. Il se déplaçait en fauteuil roulant depuis deux ans. L’albutrépénonacog alfa (Idelvion) est un facteur IX à longue demie-vie prolongée d’indication validée en prophylaxie chirurgicale orthopédique chez les hémophiles B sévères. Le schéma de traitement a consisté en une substitution longue, pendant 42 jours péri-opératoire. L’intervention a été réalisée par voie rétrosigmoïdienne gauche et a permis de faire une exérèse large de ce méningiome. L’hémostase était ressentie comme normale pendant le geste. Le patient n’a pas connu de complication hémorragique. Les suites opératoires ont été marquées par l’aggravation de sa paralysie faciale, mais l’amélioration nette de tous ses autres symptômes, ce qui lui a permis de recouvrer la marche à deux mois post-opératoire. Conclusion : Grâce aux nouvelles thérapies de substitution en facteur IX, les interventions neurochirurgicales majeures sont envisageables chez les patients hémophiles. L’hémostase per-opératoire est ressentie comme normale et le patient n’a pas connu de complication hémorragique.
Emmanuel GAY , Arnaud LAZARD (Grenoble) , Stéphan CHABARDÈS , Groza DMITRII
10:50 - 10:55 #51296 - EP36 Capacités diagnostiques intrinsèques entre la Tomographie par Émission de Positons couplée à l’Imagerie par Résonance Magnétique et la Tomographie par Émission de Positons couplée à la Tomodensitométrie dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du.
EP36 Capacités diagnostiques intrinsèques entre la Tomographie par Émission de Positons couplée à l’Imagerie par Résonance Magnétique et la Tomographie par Émission de Positons couplée à la Tomodensitométrie dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du.

Objectif : Comparer les performances diagnostiques intrinsèques de la tomographie par émission de positons couplée à l’imagerie par résonance magnétique (TEP-IRM) et de la tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie (TEP-TDM) pour la détection de l’envahissement tumoral dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du crâne, à partir des valeurs métaboliques maximales (SUVmax) mesurées. Méthodes : Étude diagnostique rétrospective appariée incluant huit patients (soit 143 biopsies) ayant bénéficié d’une TEP-IRM et d’une TEP-TDM réalisées pour la même injection de fluorodésoxyglucose marqué au fluor 18 (18F-FDG). Les performances diagnostiques intrinsèques ont été évaluées par la sensibilité, la spécificité et la mesure des courbes “Receiver Operating Characteristic” (ROC). La corrélation et la concordance inter-modalités ont été analysées à l’aide des coefficients de Pearson et de Bland-Altman. Résultats : La TEP-IRM présentait une sensibilité de 0,74 (IC95 % : 0,54–0,87) contre 0,70 (IC95 % : 0,49–0,84) pour le TEP-TDM (p=0,02) et une spécificité de 0,73 (IC95 % : 0,65–0,80) contre 0,67 (IC95 % : 0,58–0,74) pour le TEP-TDM (p=0,02). La TEP-IRM présentait une aire sous la courbe (AUC) de 0,69 (IC95 % : 0,58–0,80) contre 0,66 (IC95 % : 0,54–0,78) pour la TEP-TDM (p = 0,64). L’indice de corrélation entre les deux techniques était de 0,90. Conclusion : La TEP-IRM semble apparaître comme une modalité fiable pour un bilan pré- opératoire des tumeurs sino-nasales envahissant la base du crâne. Elle semble présenter des performances diagnostiques au moins équivalentes, voire légèrement supérieures, à celles de la TEP- TDM.
Paul BRUGEROLLES (Paris) , Kevin COMAIR , Antoine MOYA-PLANA , Charlotte ROBERT , Myriam EDJLALI-GOUJON , Damien BRESSON

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EPOSTER3
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Mezzanine
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A23
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Assemblée générale de la SFNC

AMPHI A

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B24
11:00 - 12:30

Journée Soignants - Table Ronde n°2
Dans la tête du patient : l’endoscopie crânienne, ventriculaire et endonasale au quotidien

Modérateurs : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Paris), Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Nancy)
11:00 - 12:30 Plongée en équipe au cœur des ventricules : l’endoscopie ventriculaire.
11:00 - 11:10 Ventriculocysternostomie du V3 : de l’historique aux pratiques actuelles. Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Conférencier, Paris)
11:10 - 11:20 Au bloc opératoire : Préparation, installation du patient et mise en place du matériel. Anthony JOUD (PH) (Conférencier, nancy), Marie-Charlotte LAMACZ (Conférencier, Nancy), Marie-Hélène FROITIER (Conférencier, Nancy)
11:20 - 11:27 Gestion du saignement en endoscopie ventriculaire. Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes)
Cas clinique saignement algorithme saignement
11:27 - 11:32 Discussion endo ventriculaire.
11:00 - 12:30 Du monde "sous-marin" au monde aérien, l’endoscopie endonasale de la base du crâne, une technique plus invasive qu’il n’y paraît ? :.
11:32 - 11:42 Genèse et indications modernes. Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Conférencier, Nancy)
11:00 - 12:30 Illustrations concrètes :.
11:42 - 11:49 Adénome hypophysaire par voie endoscopique endonasale : comment nous faisons à Lyon. Emmanuel JOUANNEAU (PU-PH, chef de service) (Conférencier, LYON)
11:49 - 11:56 Adénome hypophysaire par voie endoscopique endonasale : comment nous faisons à Marseille. Henry DUFOUR (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille), Céline BARTHELEMY (Infirmiere Anesthésiste) (Conférencier, MARSEILLE), Nathalie GAZZIO (IBODE) (Conférencier, Marseille)
11:56 - 12:03 En hospitalisation : dépister les complications potentiellement graves de la chirurgie endoscopique endonasale. Henri SALLE (PU-PH) (Conférencier, Limoges)
11:00 - 12:30 Cas cliniques interactifs : : dépister et traiter les complications de la chirurgie endoscopique endonasale ? Henri SALLE (PU-PH) (Conférencier, Limoges)
12:03 - 12:08 Troubles visuel aigu après exérèse d’un adénome hypophysaire.
12:08 - 12:13 Fièvre et confusion après exérèse d’un adénome hypophysaire.
12:13 - 12:18 Décompensation diabète insipide.
12:18 - 12:23 Écoulement nasale après endoscopie endonasale.
12:23 - 12:30 Discussion.
AMPHI B
11:45

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A24
11:45 - 12:30

Assemblée générale du Collège

11:45 - 12:30 Lancement du Fond de Dotation. François CAIRE (PUPH) (Conférencier, Limoges)
11:45 - 12:30 Fil des Actualités du Collège de Neurochirurgie. François VASSAL (PU-PH) (Conférencier, Saint-Etienne), Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST)
11:45 - 12:30 Second cycle. Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Conférencier, Nice)
11:45 - 12:30 Troisième cycle. Hélène CEBULA (MCU-PH) (Conférencier, Strasbourg)
11:45 - 12:30 Le campus. Kévin BECCARIA (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Paris)
11:45 - 12:30 L’accréditation. Thierry FAILLOT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, CLICHY)
11:45 - 12:30 Les comptes. Hélène STAQUET (PH) (Conférencier, Rennes)
AMPHI A
12:30 ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO

"Jeudi 26 mars"

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SYMPO_03
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - C. Miethke
Hydrocéphalie : M.blue, un traitement physiologique de l’adulte à l’enfant. M.scio, un capteur pour un suivi télémétrique de la PIC.

Modérateur : Guillaume COLL (MCU PH) (CLERMONT FERRAND)
12:30 - 14:00 Qu’est-ce qu’une valve programmable gravitationnelle. Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Orateur, Bordeaux)
12:30 - 14:00 L’expérience du CHU de Bordeaux en pédiatrie dans l’implantation des valves M.blue / Tips and tricks. Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Orateur, Bordeaux)
12:30 - 14:00 Intérêt des valves gravitationnelles chez l’adulte et dernières données sur la valve M.blue. Guillaume COLL (MCU PH) (Orateur, CLERMONT FERRAND)
12:30 - 14:00 Retour d’expérience sur l’utilisation du dispositif M.scio dans le management des patients HTIC et hydrocéphalies complexes ; Comment interpréter les données de PIC ? Samiya ABI JAOUDE (Médecin Adjoint Spécialisé) (Orateur, Paris)
AMPHI B

"Jeudi 26 mars"

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SYMPO_04
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - GE Healthcare
Symposium sur l’Utilisation de l’Echographie Intra opératoire

Modérateur : Gaëtan POULEN (PUPH) (MONTPELLIER)
12:30 - 14:00 Introduction. Fabien RECH (MCU-PH) (Conférencier, Nancy)
12:30 - 14:00 Résultat de l'enquête sur l'échographie peropératoire. Alexandre ROUX (MCU-PH) (Orateur, Paris)
12:30 - 14:00 Retour d'expérience sur l'utilisation de l'échographie per-opératoire dans différentes situations cliniques : attentes, satisfactions et limites. Tuan LE VAN (CCA) (Orateur, Dijon)
12:30 - 14:00 Evacuation des hématomes intracérébraux - technique mini-invasive écho-guidée. Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Orateur, TOURS)
12:30 - 14:00 Utilisation de l'échographie peropératoire dans l'épilepsie.
12:30 - 14:00 Conclusion. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
Salle E1/E2

"Jeudi 26 mars"

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SYMPO_05
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - Corza
La gestion des complications dans la chirurgie crânienne

Modérateur : Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Toulouse)
12:30 - 14:00 L'aspect Médico légal dans la gestion des complications crâniennes. Nicolas LONJON (Orateur, Montpellier)
12:30 - 14:00 Prévention des complications de la voie transphénoidale. Henry DUFOUR (Neurochirurgien) (Orateur, Marseille)
12:30 - 14:00 Présentation de cas cliniques impliquant des "Trucs et Astuces". Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Orateur, Bordeaux)
Salle F1/F2
14:00

"Jeudi 26 mars"

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F14/16
14:00 - 16:00

ATELIER COLLEGE CRANIOTOMIE SESSION B

Salle G1/G2
14:30

"Jeudi 26 mars"

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A25
14:30 - 16:00

SESSION NEURO ONCO
L’impact des inhibiteurs d’IDH sur la prise en charge chirurgicale des gliomes diffus IDH mutés

Modérateurs : Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Nice), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers)
14:30 - 16:00 Introduction. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
14:30 - 16:00 Prise en charge chirurgicale des gliomes diffus IDH mutés. Hugues DUFFAU (Chef de Service) (Conférencier, Montpellier)
14:30 - 16:00 Prise en charge adjuvante des gliomes diffus IDH mutés. Charlotte BRONNIMMAN (neurologue) (Conférencier, Bordeaux)
14:30 - 16:00 Anti-IDH : molécules – mécanismes – essais - retour d'expérience. Charlotte BRONNIMMAN (neurologue) (Conférencier, Bordeaux)
14:30 - 16:00 Spectroscopie du 2HG. Lucia NICHELLI (Conférencier, Paris)
14:30 - 16:00 Place de la chirurgie : impact du vorasidenib – nouvelles recommandations - questions soulevées. Fabien RECH (MCU-PH) (Conférencier, Nancy)
14:30 - 16:00 Conclusion. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
AMPHI A

"Jeudi 26 mars"

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B25
14:30 - 16:00

COMMUNICATIONS LIBRES - VASCULAIRE

Modérateurs : Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy), Laurent THINES (PUPH) (BESANÇON), Vincent JECKO (MCU PH) (Bordeaux)
14:30 - 14:38 #50091 - CO45 Devenir fonctionnel à long terme des patients traités pour fistule durale à drainage veineux péri-médullaire.
CO45 Devenir fonctionnel à long terme des patients traités pour fistule durale à drainage veineux péri-médullaire.

Contexte et Objectifs : Les fistules durales à drainage veineux péri-médullaire sont les malformations vasculaires spinales les plus fréquentes, mais restent des pathologies rares et sous-diagnostiquées. La prédiction de leur bonne évolution clinique après traitement reste incertaine et les facteurs prédictifs de handicap sont controversés. Ainsi, le but de cette étude est d’analyser l’évolution fonctionnelle au long terme des patients traités d’une fistule durale spinale et d’en étudier les facteurs prédictifs d’une bonne évolution clinique après traitement. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 26 patients traités pour une fistule durale spinale entre 2005 à 2024 au CHU de Rouen Normandie. Les données démographiques, cliniques, radiologiques et l’évolution ont été recueillies avant traitement, après traitement immédiat et lors de la dernière consultation de suivi. Les exclusions incomplètes et les récidives ont également été étudiées. Résultats : Un total de 40 procédures a été analysé. La moyenne d’âge était de 62.5 ± 9.2 ans, avec 69% d’hommes. Les principaux symptômes des fistules durales spinales étaient les troubles de la marche (96%), les déficits sensitifs (92%) et les déficits moteurs (88%). L’embolisation a été privilégiée comme traitement de première intention chez 15 patients, tandis que l’exclusion chirurgicale a été réalisée chez 11 patients. Les récidives à distance du traitement ont été observées dans 18% après embolisation et 13% après exclusion chirurgicale. Le score Aminoff et Loque sous-catégorie trouble de la marche était de 3.3 ± 1.4 avant traitement et de 2.7 ± 1.4 lors de la dernière consultation de suivi à distance du traitement (p=0.14). Après traitement, une tendance vers l’amélioration clinique des patients a été observée. L’évolution clinique après traitement était améliorée dans 42% des cas, stabilisée dans 46% et aggravée dans 12%. Les principales causes de détérioration clinique étaient l’aggravation secondaire des troubles vésico-sphinctériens et l’apparition de douleurs neuropathiques. Les facteurs prédictifs de bonne évolution étaient le sexe féminin (p=0.03), la présence d’une dysfonction érectile avant traitement (p=0.05) et l’exclusion complète de la fistule (p=0.03). Le statut neurologique avant traitement, la durée d’évolution des symptômes, l’âge, la localisation de la fistule, le type de traitement et la récidive de la fistule n’ont pas été retrouvés comme facteurs prédictifs significatifs. Conclusion : Le traitement des fistules durales spinales permet dans la grande majorité des cas de stopper l’aggravation neurologique et d’espérer une récupération fonctionnelle. Les facteurs de bon pronostic sont le sexe féminin, l’exclusion complète de la fistule et la présence d’une dysfonction érectile avant traitement. Ainsi, l’objectif principal du traitement doit être son exclusion complète dès la première intervention.
Cheima MORTIER (rouen) , Elisabeth GARRIDO , Stéphane DERREY , Mathieu LOZOUET
14:38 - 14:46 #51066 - CO46 Déterminants techniques et anatomiques des complications ischémiques dans la chirurgie des anévrismes sylviens non rompus : rôle du clampage temporaire.
CO46 Déterminants techniques et anatomiques des complications ischémiques dans la chirurgie des anévrismes sylviens non rompus : rôle du clampage temporaire.

Abstract Objective: To reappraise the safety of temporary artery occlusion (TAO) and highlight key technical considerations during microsurgical treatment of unruptured middle cerebral artery (MCA) aneurysms in contemporary practice (i.e., post-endovascular era). Methods: We retrospectively analyzed adult patients who underwent microsurgical clipping of unruptured MCA aneurysms between 2023 and 2025. TAO was applied selectively based on aneurysm morphology, size, calcification, need for circumferential dissection, or perceived rupture risk. Demographic, anatomical, intraoperative, and postoperative data were collected. Unfavorable outcome was defined as a new postoperative neurological deficit resulting in a modified Rankin Scale (mRS) score >1. Univariate associations with outcome were assessed using Firth’s penalized logistic regression to account for sparse events. Results: Among 47 patients undergoing microsurgical treatment of unruptured MCA aneurysms, TAO was required in nearly 60% of cases and was significantly associated with larger aneurysms (8.3 ± 2.7 vs 6.8 ± 2.4 mm, p = 0.048). TAO was safely applied, including repeated episodes and prolonged cumulative durations, without an increase in procedural morbidity or mortality. Intraoperative rupture was noted in 3 (6.1%). Larger aneurysms (≥10 mm) were associated with significantly longer TAO duration (30.7 ± 28.6 vs 10.2 ± 8.1 minutes, p = 0.026) and more complex definitive clipping strategies (2 or more permanent clip used in 91.0% of cases). Firth penalized logistic regression identified a short pre-aneurysmal M1 segment (OR: 30.4, 95% CI [1.31-707.4]; p=0.034) and intraoperative rupture (OR: 17.4, 95% CI [1.30-233.7]; p=0.031) as significantly associated with unfavorable early clinical outcome, whereas temporary clipping itself (OR: 0.67, 95% CI [0.06-6.97]; p=0.74) was not associated with worse outcome. Overall, microsurgical clipping achieved a 100% immediate occlusion rate with low morbidity (n=2; 4.3%) and 95.7% were discharged home. Conclusions: When integrated into an anatomy-driven microsurgical strategy, TAO is safe in unruptured MCA aneurysm surgery. Careful preoperative planning, identification of LSAs, and the use of short, repeated occlusion episodes systematically followed by an equal or longer clip-release and reperfusion phase are key to optimizing outcomes in the post-endovascular era.
Marine LE CORRE , Lucas RIBEIRO (montpellier)
14:46 - 14:54 #51082 - CO47 Angiopathie amyloïde cérébrale iatrogène ? : à propos de 7 cas.
CO47 Angiopathie amyloïde cérébrale iatrogène ? : à propos de 7 cas.

Introduction : parmi les sous types d’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC), une forme relativement rare est identifiée, l’AAC iatrogène (AACi), révélée chez des patients ayant eu une procédure neurochirurgicale dans le passé. Nous rapportons une série supplémentaire de 7 cas admis au CHU de Saint-Etienne. Matériel et méthodes : nos patients répondent au diagnostic d’AAC probable (critères de Boston révisés) associée à une procédure neurochirurgicale entre 1970 et 1994 (date d’interdiction des greffes de dure-mère). Observations : 7 patients ont été analysés (anévrysme cérébral rompu traité par clip dans 3 cas, angiome du cervelet rompu traité par clip dans 1 cas, exérèse d’une tumeur de la fosse cérébrale postérieure dans 3 cas). L’âge médian était de 58 ans lors de l’événement neurologique révélateur. Le délai médian entre l’acte neurochirurgical et la survenue du premier événement neurologique était de 38 ans. Deux patients ont eu une allogreffe de dure-mère (confirmation du diagnostic d’AAC à l’autopsie post-mortem pour l’un deux). Pour les 5 autres, une greffe de dure-mère n’est pas spécifiée. La présentation clinique initiale a consisté le plus souvent en un déficit neurologique brutal focal en lien avec un hématome lobaire (5 cas) et un épisode neurologique transitoire non épileptique (2 cas). L’IRM cérébrale montrait des lésions évocatrices d’AAC : hématome lobaire (6 cas), hémosidérose corticale (4 cas), hémorragie sous-arachnoïdienne (2 cas), microbleeds lobaires (3 cas), leucopathie (4 cas). Une PL effectuée dans 2 cas a montré des résultats aspécifiques. L’évolution clinique sur une moyenne de 4 ans s’est associée à des récidives de déficits neurologiques focaux durables (5 cas), transitoires (4 cas), à des troubles cognitifs (3 cas). Une patiente est décédée suite à un hématome lobaire majeur en moins d’un an. Le suivi IRM retrouvait de nouvelles lésions hémorragiques cérébrales dans tous les cas (hématome lobaire dans 4 cas, hémosidérose corticale dans 3 cas, microbleeds lobaires dans 4 cas). Discussion : nos 7 cas d’AAC probable font discuter le lien avec la procédure neurochirurgicale. Pour nos 2 cas avec greffe dure-mérienne, une transmission de peptides bêta-amyloïdes par la greffe est possible. Pour les 5 autres, on ne peut être certain, sachant que l’hypothèse d’une contamination par le matériel neurochirurgical est également soulevée. Dans nos 7 cas et comme rapporté dans d’autres séries, l’AACi se caractérise par un délai de révélation long après la neurochirurgie chez des patients de moins de 60 ans, et par sa sévérité clinique, radiologique et évolutive. Conclusion : l’AACi bien que rare constitue une pathologie sévère chez des patients ayant eu une procédure neurochirurgicale dont les mécanismes de transmission sont discutés.
Antoine POUILLY (Saint-Etienne) , François VASSAL , Remi ALLIBERT , Nathalie MOULIN , Jerome VARVAT , Magali EPINAT , Claire BOUTET , Pierre GARNIER
14:54 - 15:02 #51122 - CO48 Existe-t-il encore une place pour la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral ?
CO48 Existe-t-il encore une place pour la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral ?

Introduction : La chirurgie d’exérèse des cavernomes du tronc cérébral demeure parmi les plus complexes en neurochirurgie. Bien que la prise en charge conservatrice et la radiochirurgie soient de plus en plus proposées, les preuves démontrant de façon robuste la supériorité à long terme d’une stratégie thérapeutique par rapport à une autre restent limitées, en particulier pour les lésions à l’origine d’épisodes hémorragiques itératifs. La résection microchirurgicale peut néanmoins conserver une place chez des patients soigneusement sélectionnés. Objectif : Évaluer la place actuelle de la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral et préciser les indications opératoires à partir d’une expérience chirurgicale monocentrique et d’une revue ciblée de la littérature. Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement une série consécutive de 8 patients opérés d’un cavernome du tronc cérébral hémorragique et symptomatique entre septembre 2020 et janvier 2026. La présentation clinique, les caractéristiques radiologiques, les voies d’abord chirurgicales, le caractère complet ou non de la résection et les résultats fonctionnels ont été analysés. Une revue narrative de la littérature a été réalisée afin de mettre nos résultats en perspective. Résultats : La chirurgie a été réservée à des patients hautement sélectionnés, principalement en cas d’hémorragies symptomatiques répétées ou de dégradation neurologique aiguë incluant une altération de la conscience, avec des lésions atteignant ou affleurant la surface piale ou épendymaire. Une exérèse complète a été obtenue dans la majorité des cas. Une morbidité acceptable et des résultats fonctionnels favorables à long terme ont été observés. Le handicap à long terme semblait davantage lié à la sévérité des épisodes hémorragiques en eux-mêmes plus qu’à la morbidité chirurgicale, lorsque les patients étaient correctement sélectionnés et que les « safe entry zones » étaient utilisées. Conclusion : S’il reste difficile de démontrer de manière formelle que la chirurgie améliore le devenir à long terme par rapport au traitement conservateur dans les cavernomes du tronc cérébral hémorragiques, le traitement microchirurgical apparaît justifié chez des patients sélectionnés présentant une dégradation neurologique engageant le pronostic vital ou des hémorragies récidivantes responsables d’un handicap significatif. Dans des centres expérimentés, la morbidité chirurgicale peut être limitée, et le pronostic semble principalement déterminé par l’histoire naturelle des saignements plutôt que par la chirurgie elle-même.
Hugues BULTEAU (Lille) , Rabih ABOUKAÏS , Jean-Paul LEJEUNE , Philippe BOURGEOIS , Antoine DEVALCKENEER
15:02 - 15:10 #51127 - CO49 Embolisation précoce de l’artère méningée moyenne après traitement chirurgical des hématomes sous-dural chroniques (OTEMACS) : essai contrôlé randomisé multicentrique Français.
CO49 Embolisation précoce de l’artère méningée moyenne après traitement chirurgical des hématomes sous-dural chroniques (OTEMACS) : essai contrôlé randomisé multicentrique Français.

Contexte Les hématomes sous-duraux chroniques (HSDc) sont une pathologie fréquente et invalidante, associée à des taux élevés de récidive malgré un traitement neurochirurgical. Le rôle de l’embolisation de l’artère méningée moyenne (AMM) reste débattu, les essais randomisés ayant rapporté des résultats hétérogènes concernant le moment optimal de l’intervention, la technique utilisée et la sélection des patients bénéficiaire. Méthodes Il s’agissait d’un essai clinique multicentrique, prospectif, randomisé et contrôlé, conduit en France. Les patients présentant un hématome sous-dural chronique symptomatique ont été randomisés selon un ratio 1:1 pour recevoir soit un traitement standard associé à une embolisation adjuvante précoce de l’artère méningée moyenne à l’aide d’un agent embolisant liquide, soit un traitement standard seul. Le critère principal d’efficacité était un critère composite associant des événements cliniques ou radiologiques, incluant une reprise chirurgicale ou une chirurgie de sauvetage dans les 90 ± 14 jours suivant la randomisation, ou la persistance d’un hématome d’épaisseur supérieure à 10 mm à l’imagerie à 90 ± 14 jours. Le critère principal de sécurité était la mortalité toutes causes confondues. Résultats L’analyse a porté sur 238 patients, dont 122 ont été assignés au groupe traitement standard associé à l’embolisation de l’AMM et 116 au groupe traitement standard seul. Au total, 225 patients (94,5 %) ont bénéficié d’une évacuation chirurgicale avant la randomisation, comprenant une craniostomie par twist drill dans 52,2 % des cas et une évacuation par trous de trépan dans 25,0 %. L’âge moyen des patients était de 73,8 ans, et 76,1 % étaient des hommes. L’épaisseur moyenne de l’hématome à l’inclusion était de 32,5 mm, et 60,6 % des patients présentaient un déficit neurologique focal. L’essai a été interrompu après l’analyse intermédiaire pour raison d’efficacité. Dans l’analyse principale d’efficacité, la composante clinique du critère principal est survenue chez 8 patients sur 105 (7,6 %) dans le groupe embolisation, contre 19 patients sur 101 (18,8 %) dans le groupe contrôle (p = 0,017). La mortalité à 90 jours était comparable entre les deux groupes. Conclusion Chez les patients présentant un hématome sous-dural chronique symptomatique nécessitant une évacuation chirurgicale, l’embolisation postopératoire précoce de l’artère méningée moyenne est associée à une réduction du risque de récidive clinique, sans survenue d’événements indésirables significatifs liés à la procédure.
Sam NG (Montpellier) , Imad DERRAZ , Gautier MARNAT , Vincent JECKO , Jean PAPAXANTHOS , Guillaume BELLANGER , Christophe COGNARD , Jean-Christophe SOL , Tuan LE VAN , Moncef BERHOUMA , Pierre THOUANT , Timothee JACQUESSON , Omer EKER , Hassan EL FERTIT , Nicolas LONJON , Vincent COSTALAT
15:10 - 15:18 #51128 - CO50 Conséquences cliniques des lésions chirurgicales de la veine cérébrale moyenne.
CO50 Conséquences cliniques des lésions chirurgicales de la veine cérébrale moyenne.

Introduction La prise en charge chirurgicale des anévrysmes sylviens non rompus nécessite parfois le sacrifice de la veine cérébrale moyenne avec de potentielles conséquences cliniques. Les études précédentes ont rapporté la survenue d’œdème post opératoire important suite aux lésions sylviennes cependant sans répercussions cliniques. Le but de cette étude est d’évaluer le retentissement clinique des lésions de la veine sylvienne dans une cohorte homogène de patient ayant bénéficié d’une chirurgie pour anévrysme de l'artère cérébrale moyenne. Méthode Il s’agit d’une étude rétrospective. Les patients inclus avaient été traités pour un anévrysme sylvien non rompu par voie micro chirurgicale entre janvier 2013 et mai 2023. Tous les patients disposaient d’une artériographie pré et post opératoire ainsi qu’un dossier médical complet. Le critère de jugement primaire était la survenue en post opératoire de signes cliniques attribuables à une lésion radiologique pouvant faire suggérer une thrombose veineuse. Résultats Sur 151 patients opérés, 91 remplissaient les critères d’inclusion. La lésion de la veine sylvienne était identifiée chez 30 patients (31,6%). Seulement 3 patients (3,2%) ont présenté des signes cliniques pouvant faire évoquer une lésion veineuse, avec des suites favorables. Aucune association statistique n’a été retrouvée entre la survenue de complications et les lésions de la veine sylvienne : 1/3 (33,3%) dans le groupe des patients avec complications avaient une lésion sylvienne contre 29/92 (31,5%) dans le groupe sans complications (p= 0,6). La survenue de lésions parenchymateuse au scanner sans signe clinique était retrouvée chez 6/65 (9,2%) des patients sans lésion veineuse et 5/30 (16,6%) chez les patients avec lésion veineuse (p=0,3). Discussion Les lésions de la veine sylvienne au cours de la chirurgie des anévrysmes sylviens est fréquentes mais n’est responsable que très rarement de conséquences cliniques. L’absence d’association entre lésion veineuse et complications cliniques suggèrerait la possibilité de sacrifier la veine sylvienne lorsque cela est nécessaire. La préservation de la veine sylvienne est préférable, mais en cas de lésion accidentelle, la chirurgie pourra être poursuivie normalement.
Michèle Yolande MOUNE (Caen) , Thomas GABEREL
15:18 - 15:26 #51250 - CO51 Evolution pré-rupturaire et rupturaire des malformations artérioveineuses dans deux modèle murins KRAS codon G12 gain-de-fonctions de l’induction au décès.
CO51 Evolution pré-rupturaire et rupturaire des malformations artérioveineuses dans deux modèle murins KRAS codon G12 gain-de-fonctions de l’induction au décès.

Introduction : Nous avons utilisé deux modèles murins inductibles de malformations artérioveineuses cérébrales (MAV) pour préciser la trajectoire pré-rupturaire et rupturaire, jusqu’au décès. Méthode : Soixante-dix-huit animaux ont été imagés en IRM (3DT1, TOF - Bruker 4,7 Tesla), 6 animaux par groupe (WT, KRAS G12C, KRAS G12D) d’une semaine post induction par tamoxifène (1mg/kg/j pendant 5 jours, 90-100% de recombinaison) jusqu’au décès théorique (G12C : 5 semaines, G12D : 3 semaines). De plus, 6 animaux (KRAS G12C, KRAS G12D) ont été imagés séquentiellement. Après co-registration des données sur un atlas IRM murin (Turone et al. et Common Coordinate Framework), nous avons comparé la charge lésionnelle des hémorragies et des nidus visibles au cours du temps et entre les modèles, réalisé une analyse spatiale voxel-à-voxel et de corrélation transcriptomique spatiale. Résultats : La charge hémorragique par souris (G12C vs G12D) était de 13,9 vs 27 (p=0,02) et la charge nidale était de 9,9 vs 10 (p=1). Onze sur 302 vs 19/177 nidus (p=0,006) étaient associés à des hémorragies. Les résultats étaient superposables entre souris indépendantes et souris séquentielles. L’analyse spatiale retrouvait 5015/130126 voxels parmi 1268 lésions associé aux nidus (6 régions) ou hémorragies (3 régions). Aucun voxel n’était associé au délai post-induction ou au génotype. L’analyse transcriptomique retrouvait plusieurs voies biologies associés à la survenus de lésions ainsi que des environnements spécifiques entre nidus et hémorragies. Conclusion : Nous montrons la trajectoire pré-rupturaire et rupturaire des MAV dans deux modèles murins en précisant leurs distributions spatiales, temporelles et leurs environnements transcriptionnels associés.
Sandro BENICHI (Paris)
15:26 - 15:34 #51251 - CO52 Anévrisme rompu du nourrisson : une présentation ischémique et hémorragique.
CO52 Anévrisme rompu du nourrisson : une présentation ischémique et hémorragique.

Introduction : L’anévrisme rompu du nourrisson est une pathologie exceptionnellement rare et grave, décrite uniquement par des cas isolés ou des revues de la littérature. Nous décrivons une série de 10 cas d’anévrismes rompus avant l’âge d’un an. Méthode : nous avons identifié rétrospectivement à partir d’une base de données prospective tous les cas d’anévrismes intracrâniens pédiatriques pris en charge depuis 2011. Nous avons inclus les patients âgés de moins de 1 an, et recueilli les données cliniques, radiologiques et de suivi. Résultats : Dix patients sur 55 pris en charge avaient moins de 1 an. L’âge moyen était de 4,7[0,03-11,37] mois. Tous les patients avaient un anévrisme unique, rompu. Les symptômes les plus fréquents étaient une altération de l’état général (7/10) et un coma (6/10). Le score de Glasgow moyen au diagnostic était de 8,5[3-15]. Huit anévrismes sur 10 étaient disséquants, 5/10 étaient sylviens, le diamètre moyen était de 12,9[1,4-22,4] mm. Tous les patients présentaient une hémorragie méningée, 5/10 une hémorragie intra-parenchymateuse, 6/10 une ischémie cérébrale concomitante et 5/10 un hématome sous-dural aigu. Tous les patients ont été traités par embolisation, 4/10 ont nécessité une dérivation externe et 3/10 une évacuation chirurgicale. Six patients sont décédés à la phase aiguë, 13,5[3-22] jours en moyenne après la rupture. Le KOSCHI moyen des survivants était de 3,2[2-5]. Deux patients ont nécessité un drainage péritonéal. Conclusion : L’anévrisme du nourrisson est une maladie rare extrêmement péjorative. Les anévrismes sont disséquants, responsables d’hémorragies cérébro-méningées concomitantes à des AVC ischémiques territoriaux. La majorité des patients sont décédés en phase aiguë, la plupart des survivants présentant un handicap sévère.
Sandro BENICHI (Paris)
15:34 - 15:42 #51259 - CO53 Modèles en impression 3D patient-spécifiques pour la planification du clipping microchirurgical des anévrismes intracrâniens.
CO53 Modèles en impression 3D patient-spécifiques pour la planification du clipping microchirurgical des anévrismes intracrâniens.

Contexte Les reconstructions tridimensionnelles des structures vasculaires en imagerie facilitent la planification des interventions et permettent de préciser la stratégie chirurgicale du clippage des anévrismes intracrâniens (AIC). L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité et l’utilité des modèles en impression 3D patient-spécifiques dans cette indication. Méthodes Nous présentons ici une série prospective de 36 patients évalués dont 34 porteurs de 41 anévrismes non rompus opérés microchirurgicalement de mars 2021 à décembre 2025 au CHRU de Besançon. Trente-quatre modèles en impression 3D (crâne + craniotomie adaptée + arbre vasculaire) ont été conçus au sein de notre institution à partir des données d’imagerie des patients (angioscanner / artériographie 3D) sur une imprimante 3D (Imprimante PolyJet J850 Digital anatomy Stratasys). Deux opérateurs (NB/LT) ont évalué les modèles à l’aide d’un questionnaire. En pré-opératoire, était noté la qualité du modèle physique (compréhension de la vascularisation, caractérisation de l’anévrisme, choix de la stratégie), simulé sur celui-ci le clippage du (des) AIC étudié(s) et choisit la référence et l’orientation du (des) clip(s) retenu(s) (Yasargil clip, BBraun Aesculap). En post-opératoire étaient évalués la précision du modèle, la pertinence de la stratégie choisie, la référence et l’orientation du (des) clip(s) définitif(s) posé(s). Une comparaison de la référence et du positionnement du clip entre le modèle chirurgical 3D et le patient opéré a été réalisée. Résultats Nous avons simulé 33 anévrismes sylviens, 3 anévrismes communicants antérieurs, 4 péri-calleux et 1 carotidien interne. Les modèles chirurgicaux 3D, analysés conjointement avec le PDF 3D spécifique au patient, ont permis d’anticiper correctement le choix du clip final posé (référence identique) dans 80,5% des cas avec un coefficient kappa de cohen Kappa=0,78 et un intervalle de confiance à 95% 0,64-0,92 ; p < 0,001. L’orientation du clip définitif au niveau du collet n’a été modifiée que dans 8 cas (19,5%), en raison de variations morphologiques. La précision anatomique globale a été jugée bonne ou excellente dans 100% des cas. La simulation a été jugée bénéfique, excellente ou bonne par les opérateurs dans 100% des cas. Un taux d‘occlusion satisfaisante ou complète était retrouvé dans 100% des cas sur l’angiographie postopératoire. La simulation a permis de réorienter le patient vers un traitement endovasculaire dans 2 cas en raison de contraintes anatomiques défavorables à la chirurgie. Conclusion L’utilisation de modèles en impression 3D patient-spécifiques (crâne, craniotomie et arbre vasculaire) améliore la capacité du chirurgien à anticiper sa procédure et le choix du clip définitif. L’intégration de cet outil de simulation procédurale dans la planification du clippage des AIC pourrait renforcer la confiance en eux des jeunes neurochirurgiens et améliorer leur courbe d’apprentissage.
Alexis PALUSCI (Besançon) , Nassim BOUGACI , Camille COUSSENS , Aurélien LOUVRIER , Laurent THINES
15:42 - 15:50 #51265 - CO54 Anastomose temporo-sylvienne d’augmentation de flux comme stratégie de sauvetage de la pénombre ischémique subaiguë après occlusion artérielle intracrânienne proximale.
CO54 Anastomose temporo-sylvienne d’augmentation de flux comme stratégie de sauvetage de la pénombre ischémique subaiguë après occlusion artérielle intracrânienne proximale.

Introduction Les tentatives antérieures de revascularisation chirurgicale dans l’accident vasculaire cérébral ischémique aigu n’ont pas démontré de bénéfice par rapport à la prise en charge médicale optimale. Toutefois, en cas d’occlusion d’un gros vaisseau (OGV), la taille finale de l’infarctus et la viabilité tissulaire ne sont pas déterminées uniquement par le site de l’occlusion, mais dépendent largement de la circulation collatérale individuelle, incluant l’anatomie artérielle proximale et les anastomoses leptomeningées, qui influencent de manière déterminante la perfusion des territoires distaux et des zones frontières. Les techniques d’imagerie quantitative avancée permettent désormais une caractérisation plus précise du noyau ischémique et de la pénombre environnante, et autorisent l’identification de patients présentant un tissu hypoperfusé persistant mais potentiellement récupérable au-delà de la phase aiguë. Chez des patients hautement sélectionnés, présentant un noyau infarci établi de faible volume et une pénombre ischémique étendue, l'anastomose d’augmentation de flux entre l’artère temporale superficielle et l’artère cérébrale moyenne (ATS) pourrait constituer une stratégie de sauvetage potentielle en phase subaiguë, visant à améliorer la perfusion cérébrale distale et à prévenir la progression de l’infarctus. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs cliniques et radiologiques associés à un bénéfice potentiel de l'ATS d’augmentation de flux réalisé comme traitement de sauvetage d’une pénombre ischémique subaiguë après OGV. Méthodes Nous avons inclus rétrospectivement neuf patients consécutifs ayant présenté une OGV aiguë avec un noyau ischémique de petit volume et une pénombre ischémique étendue, et ayant bénéficié d’une ATS d’augmentation de flux en urgence sur une période de cinq ans. Les variables analysées comprenaient l’âge, les facteurs de risque vasculaire, les symptômes initiaux, le nombre d’événements ischémiques préopératoires et les résultats cliniques. Les données radiologiques incluaient le volume du noyau infarci et les paramètres de perfusion issus de l’imagerie avancée, notamment le débit sanguin cérébral, le volume sanguin cérébral et le délai Tmax. Les variables peropératoires comprenaient la durée de l’intervention, le temps d’occlusion temporaire, la pression artérielle peropératoire, le monitorage de l’indice bispectral (BIS) ainsi que d’autres paramètres anesthésiques et chirurgicaux pertinents. L’ensemble des données a été recueilli rétrospectivement à partir des dossiers médicaux et des bases de données d’imagerie. Résultats La collecte et l’analyse des données sont actuellement en cours. Les résultats seront présentés lors du congrès annuel 2026 de la Société Française de Neurochirurgie (SFNC) à Bordeaux.
Etienne LEFÈVRE , Lubin KLOTZ (Toulouse) , Anne-Laure BOCH , Alexandre CARPENTIER , Aurélien NOUET
15:50 - 15:58 #51275 - CO55 Absence d’effet week-end dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale dans un système de garde neurochirurgicale inter-centres à rotation quotidienne.
CO55 Absence d’effet week-end dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale dans un système de garde neurochirurgicale inter-centres à rotation quotidienne.

Contexte L’« effet week-end », caractérisé par des résultats cliniques plus défavorables chez les patients admis durant le week-end, est classiquement attribué à une réduction des effectifs et à un accès limité aux soins spécialisés en dehors des horaires ouvrables. Dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (HSAa), sa pertinence demeure débattue. Dans notre contexte, la prise en charge neurochirurgicale en urgence repose sur un système original de garde quotidienne inter-centres à l’échelle de la ville de Paris, dans lequel la responsabilité de la prise en charge des HSAa est assurée de façon alternée par des centres à fort volume d’activité, tout en garantissant un accès permanent à des équipes neurovasculaires spécialisées et pleinement dotées. Ce modèle organisationnel vise à réduire l’hétérogénéité de la prise en charge entre les jours de semaine et le week-end. Objectif Évaluer l’influence d’une admission en week-end sur la prise en charge et le devenir fonctionnel à un an des patients atteints d’HSAa traités dans un centre tertiaire de grande capacité intégré à ce système. Méthodes Nous avons analysé 1 726 cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne pris en charge entre 2002 et 2020 au service de neurochirurgie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les variables étudiées incluaient l’âge, le sexe, le score WFNS, le score de Fisher et le moment de l’admission. Le devenir fonctionnel était évalué à l’aide de l’échelle de Rankin modifiée (mRS). Résultats Les admissions en week-end représentaient 30,8 % de la cohorte. Un mauvais devenir fonctionnel à un an était indépendamment associé à un âge plus élevé (OR 1,03 ; IC 95 % 1,02–1,04), à un score WFNS plus élevé (OR 1,81 ; IC 95 % 1,64–2,00) et à la mise en place d’un drainage ventriculaire externe (DVE) (OR 2,22 ; IC 95 % 1,57–3,17). L’admission en week-end (OR 0,99 ; IC 95 % 0,75–1,32) et un score de Fisher élevé (OR 1,0 ; IC 95 % 0,89–1,30) n’influençaient pas le devenir fonctionnel. Le délai moyen de traitement ne différait pas entre les admissions en semaine et celles du week-end (1,14 ± 3,42 vs 1,30 ± 4,42 jours ; p = 0,5). La proportion de patients traités par clip chirurgical était comparable entre le week-end (26,6 %) et la semaine (24,2 %) (p = 0,57). Conclusion Dans ce contexte métropolitain à fort volume d’activité, une admission en week-end n’était pas associée à un pronostic défavorable après HSAa. Ces résultats suggèrent qu’un système de garde neurochirurgicale inter-centres coordonnée à l’échelle d’une ville, en assurant un accès continu à des équipes neurovasculaires hautement spécialisées et à des filières de soins standardisées tout au long de la semaine, permet de maintenir un niveau de prise en charge homogène et de limiter les disparités de traitement et de résultats entre les jours ouvrables et le week-end.
Etienne LEFÈVRE , Lubin KLOTZ (Toulouse) , Marie RENAUDIER , Vincent DEGOS , Lamine ABDENNOUR , Anne-Laure BOCH , Maria Soledad NAVARRO , Stéphanie LENCK , Kévin PREMAT , Julien ALLARD , Eimad SHOTAR , Alexandre CARPENTIER , Frédéric CLARENÇON , Aurélien NOUET , Alice JACQUENS
AMPHI B

"Jeudi 26 mars"

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C25
14:30 - 16:00

Journée Soignants - Table Ronde n°3
Plonger au cœur du rachis : l’endoscopie rachidienne vue par les soignants

Modérateurs : Philippe CAM (Neurochirurgien) (Marseille), Sandrine DULOUT (infirmière) (Bordeaux), Stéphane LITRICO (PH) (NICE)
Endoscopie rachidienne : enjeux techniques et pratiques de soins
14:30 - 14:40 Genèse de l’endoscopie rachidienne et indications actuelles. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
14:30 - 16:00 En pratique:.
14:40 - 14:50 Technique monoportale : comment je fais à Toulouse. Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:50 - 15:00 Technique biportale : comment je fais à Bordeaux. Roxane PECH TORRES LAFONT (Conférencier, Bordeaux), Arthur DUROUCHOUX (AHU) (Conférencier, Bordeaux)
14:30 - 16:00 Retours d’expérience, courbe apprentissage : erreurs évitables et points de vigilance en bloc.
15:00 - 15:10 Retour d’expérience à Nice. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
15:10 - 15:20 Retour d’expérience à Nimes. Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
15:20 - 15:30 Parcours patient en endoscopie rachidienne. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX), Sandrine DULOUT (infirmière) (Conférencier, Bordeaux)
15:30 - 15:40 En hospitalisation : point de vue des équipes de salle (douleurs, suites…). Philippe CAM (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille)
15:40 - 16:00 Discussion.
Salle F1/F2
16:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
16:05

"Jeudi 26 mars"

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EP04.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 1 - Hydro/Onco
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Modérateur : Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
16:05 - 16:10 #51040 - EP37 Glioblastome et ventriculomégalie : les perturbations hydrodynamiques comme biomarqueurs émergents pour le diagnostic et la prise en charge de l’hydrocéphalie.
EP37 Glioblastome et ventriculomégalie : les perturbations hydrodynamiques comme biomarqueurs émergents pour le diagnostic et la prise en charge de l’hydrocéphalie.

INTRODUCTION L’hydrocéphalie est une complication sous-estimée du glioblastome (GBM), en particulier lors de la progression tumorale ou après les traitements. La radiothérapie crânienne peut altérer davantage la résorption du liquide cérébro-spinal (LCS) en induisant une fibrose arachnoïdienne, contribuant à une dilatation ventriculaire disproportionnée. Il est donc essentiel de distinguer une ventriculomégalie passive liée à l’atrophie cérébrale d’un dysfonctionnement hydrodynamique actif. Des données récentes suggèrent que l’altération de la dynamique du LCS constitue un marqueur central de l’hydrocéphalie secondaire, nécessitant des biomarqueurs objectifs. Nous avons émis l’hypothèse qu’une évaluation systématique de l’hydrodynamique du LCS associée à l’imagerie pourrait affiner le diagnostic et guider la prise en charge. MÉTHODES Nous avons analysé rétrospectivement 20 patients atteints de glioblastome présentant une ventriculomégalie et une suspicion de trouble de la circulation du LCS. L’imagerie cérébrale a été évaluée selon les critères de l’iNPH Radscale, et la dynamique du LCS a été analysée à l’aide d’un test de perfusion lombaire, permettant de mesurer la pression intracrânienne (PIC) de base et la résistance à l’écoulement du LCS (Rout). RÉSULTATS Un indice d’Evans > 0,25 était observé chez 87,1 % des patients, un rétrécissement des sillons de la convexité haute chez 32,3 %, et une dilatation des cornes temporales chez 45,2 %, suggérant des anomalies des mécanismes de résorption du LCS. Une élévation de la PIC (> 16 mmHg) était retrouvée chez 6,3 % des patients, tandis qu’une résistance à l’écoulement (rout) élevée (> 12 mmHg/ml/min) était présente chez 37,5 %. Sur la base des critères hydrodynamiques, 40,6 % des patients étaient considérés comme des candidats potentiels à une dérivation ventriculo-péritonéale. CONCLUSIONS Chez les patients atteints de glioblastome présentant une ventriculomégalie, l’altération de l’hydrodynamique du LCS est fréquente mais hétérogène. L’imagerie seule est insuffisante pour établir le diagnostic. La résistance à l’écoulement élevée apparaît comme un indicateur plus sensible des troubles hydrodynamiques que la pression du LCS de base, soutenant son utilisation comme biomarqueur fonctionnel. La fibrose arachnoïdienne radio-induite pourrait jouer un rôle sous-estimé dans les défaillances de la circulation du LCS. L’identification précoce d’une augmentation de la résistance à l’écoulement du LCS pourrait permettre une prise en charge personnalisée et améliorer le pronostic, en cohérence avec les stratégies de médecine de précision dans l’hydrocéphalie à pression normale.
Vincent GRANDJEAN (Toulouse) , Delphine LARRIEU , Elizabeth COHEN-JONATHAN MOYAL , Jean Christophe SOL , Fabrice BONNEVILLE , Eric SCHMIDT
16:10 - 16:15 #51049 - EP38 Traitement chirurgical versus traitement endovasculaire de l’hypertension intracrânienne idiopathique.
EP38 Traitement chirurgical versus traitement endovasculaire de l’hypertension intracrânienne idiopathique.

Introduction : L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) est une affection sévère qui altère la vision des patients et leur qualité de vie. Lorsque le traitement médical est insuffisant, une approche invasive peut être proposée, consistant soit en la mise en place d’une dérivation ventriculaire, soit en la pose d’un stent dans un sinus veineux sténosé. L’objectif de cette étude est de comparer ces deux techniques. Méthodes : Tous les patients ayant bénéficié de l’un de ces traitements pour une HII associée à un œdème papillaire sur une période de cinq ans ont été analysés. Le critère de jugement principal était la résolution de l’œdème papillaire à trois mois, associée à l’absence de complications. Résultats : Sur une période de cinq ans, 101 patients ont été analysés, dont 61 ont bénéficié d’un traitement endovasculaire et 40 d’un traitement chirurgical. La résolution de l’œdème papillaire à trois mois sans complication a été obtenue dans 72 % des cas dans le groupe chirurgical et dans 89 % des cas dans le groupe endovasculaire (p = 0,04). Une proportion plus élevée de HII a été observée dans le groupe chirurgical (60 % vs 1,6 %, p < 0,001), associée à une pression intracrânienne plus élevée (38,8 vs 33,1 cmH₂O) et à une atteinte visuelle plus sévère (55 % vs 15 %). La résolution de l’œdème papillaire à trois mois, les céphalées, les acouphènes et l’amélioration visuelle ne différaient pas significativement entre les groupes. Le délai moyen d’amélioration était significativement plus court (p < 0,0001) dans le groupe traité chirurgicalement (3,62 vs 8,74 semaines). Conclusion : Le traitement endovasculaire semble présenter un meilleur rapport bénéfice-risque que la chirurgie, avec toutefois la limite que le groupe chirurgical présentait une forme plus sévère dans cette étude. Ces résultats encouragent la réalisation d’une étude randomisée afin d’obtenir deux groupes homogènes.
Samiya ABI-JAOUDÉ , William BOISSEAU , Rabih HAGE , Dorian CHAUVET , Sorin ALDEA , Manon PHILIBERT , Pierre BOURDILLON (Paris)
16:15 - 16:20 #51286 - EP39 Utilisation des techniques d’imagerie optique fonctionnelle en neurochirurgie pour l’identification peropératoire des fonctions langagières : preuve de concept.
EP39 Utilisation des techniques d’imagerie optique fonctionnelle en neurochirurgie pour l’identification peropératoire des fonctions langagières : preuve de concept.

INTRODUCTION : L’identification peropératoire des zones cérébrales à épargner lors des interventions neurochirurgicales est un challenge particulièrement important pour le neurochirurgien. La stimulation électrique directe est actuellement le gold-standard pour l’identification des zones fonctionnelles. L’imagerie optique peropératoire peut être utilisée pour visualiser des zones corticales fonctionnelles spécifiques du cerveau. L’équipe CREATIS a développé des techniques d’imagerie optique spectrale permettant de mesurer les mêmes biomarqueurs hémodynamiques que ceux utilisés lors des IRM fonctionnelles (effet BOLD). Pour valider ces modèles, les fonctions motrices ont été étudiées. Le langage a été très peu exploré jusqu’à présent du fait de sa plus grande complexité. MÉTHODES : De façon similaire au signal BOLD («blood-oxygen-level dependent»), utilisé pour les IRM fonctionnelles, nous cherchons à mesurer les variations locales et transitoires de l’hémodynamique, c’est-à-dire la quantité d'oxygène transporté par l'hémoglobine en fonction de l'activité neuronale du cerveau lors de réalisation de tâches au bloc opératoire (chirurgie en condition éveillée). Une fois le cortex cérébral exposé et le patient réveillé, des acquisitions sont réalisées en utilisant la source de lumière blanche du microscope opératoire qui va illuminer le cortex et être absorbé par le cerveau du patient. Le signal de la vidéo couleur enregistré par le microscope est ensuite traité avec des méthodes de spectroscopie pour convertir les variations d'intensité lumineuse que l'on mesure en données quantitatives correspondant aux variations de concentrations d'hémoglobine oxygénée. RÉSULTATS : Lors de la réalisation de tâches langagières au cours d’une chirurgie en condition éveillée, nous avons pu obtenir un signal correspondant à des variations hémodynamiques cérébrales chez les premiers patients de l’étude. Ce signal traité a pu être ensuite reporté sur une photographie du cortex cérébral exposé. Il est alors possible de comparer ces résultats avec ceux obtenus en stimulation électrique et en IRM fonctionnelle. CONCLUSIONS : La réponse hémodynamique à une tâche peut être mesurée de façon fiable grâce aux techniques d’imagerie optique en utilisant le même paradigme que l’IRM fonctionnelle. Afin de valider ce modèle, il semble indispensable de pouvoir continuer à comparer les données obtenues avec celles fournies par les autres techniques d’identification des zones fonctionnelles. La préservation des aires langagières est un défi auquel les neurochirurgiens sont fréquemment confrontés et l’absence de données robustes sur l’utilisation de l’imagerie optique pour les fonctions langagières renforce la nécessité d’explorer ce champ d’application. A l’ère du développement de la réalité augmentée, ces techniques d’imagerie neurofonctionnelle per-opératoire pourraient à l’avenir constituer un outil intéressant.
Tuan LE VAN (Dijon) , Bruno MONTCEL , Charly CAREDDA , Hermine QUARDON , Arthur GAUTHERON , Antoine UZEL , Adithep KAWINKIJ , Moncef BERHOUMA , Thiebaud PICART
16:20 - 16:25 #51365 - EP40 La thermo-ablation laser interstitielle robot-assistée : une technique mini-invasive pour le traitement des tumeurs de la région pinéale.
EP40 La thermo-ablation laser interstitielle robot-assistée : une technique mini-invasive pour le traitement des tumeurs de la région pinéale.

Introduction La thermo-ablation laser interstitielle (LITT) constitue une option chirurgicale mini-invasive pour le traitement des tumeurs cérébrales, en particulier pour les lésions profondes ou difficilement accessibles. Les tumeurs de la région pinéale représentent un défi chirurgical majeur en raison de leurs rapports anatomiques complexes et de leur localisation profonde. Matériel et méthodes Nous rapportons notre expérience d'ablation par LITT robot assistée de tumeur pinéale prise en charge entre 2020 et 2026. Les données étudiées étaient les symptômes pré-opératoires, la durée de suivi pré-opératoire, l’histopathologie, la présence et le type de complications, les chirurgies associées, les traitements associés et le devenir clinique. Résultats La technique a été proposée dans cinq cas de tumeur pinéale après une réunion de concertation pluridisciplinaire dont un était une récidive post-LITT. Les patients ont été suivis pendant 30,4 mois (6-120) avant LITT. Deux sondes laser ont été utilisées chez deux patients afin d’optimiser l’ablation tumorale, les trois autres ont nécessité une seule sonde. Les analyses histopathologiques obtenues par biopsie initiales ont mis en évidence un pinéocytome avec dissémination leptomeningée, trois tumeurs parenchymateuses pinéales de différenciation intermédiaire et une tumeur papillaire pinéale de grade 3. Quatre patients présentaient initialement une hydrocéphalie obstructive ayant nécessité une ventriculocisternostomie endoscopique. La morbidité transitoire est de 20% (1 patient) avec une hémiparésie postopératoire de résolution complète sous corticothérapie, il n’a pas été rapporté de morbidité définitive post-LITT. La couverture lésionnelle était de 83,8% (70-99). Tous les patients ont bénéficié d’une radiothérapie adjuvante. Un patient a également reçu une chimiothérapie et est décédé secondairement d’une progression tumorale. Un patient est resté stable cliniquement et radiologiquement pendant 4 ans, puis a présenté une re-progression radiologique ayant entraîné une nouvelle LITT. Les autres patients restent cliniquement et radiologiquement stables au dernier suivi. Conclusion La LITT guidée par robot apparaît comme une option thérapeutique supplémentaire et complémentaire pour la prise en charge des tumeurs pinéales lorsque la chirurgie conventionnelle est associée à une morbidité élevée. Cette technique permet d'obtenir l'équivalent d'une résection chirurgicale avec un profil de morbidité faible lorsque la chirurgie d'exérèse est difficile ou non réalisable. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires.
Antoine MAUREY (Amiens) , Pauline CARLIER , Mathieu BOONE , Jean-Marc CONSTANS , Michel LEFRANC

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EP04.2
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 2 - Autre
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Modérateur : Hayat BELAID (PHYSICIAN) (PARIS)
16:05 - 16:10 #51046 - EP41 Hématome extradural intracrânien spontané : un diagnostic inattendu. Cas clinique et revue systématique de la littérature.
EP41 Hématome extradural intracrânien spontané : un diagnostic inattendu. Cas clinique et revue systématique de la littérature.

Introduction : Les hématomes extraduraux intracrâniens (HEDIC) sont classiquement d’origine post-traumatique, causés par un saignement provenant d’une fracture de la calvaria ou d’une plaie de l’artère méningée moyenne. Nous rapportons ici un cas exceptionnel d’HEDIC spontané (non traumatique). Description du cas : Patient de 23 ans, sans antécédent. Il présente une céphalée ictale très intense et durable lors d’un trajet en avion depuis les USA et consulte en urgence à son arrivée en France. A l’admission, il est conscient (score de Glasgow = 14 ; Y3, V5, M6) sans déficit neurologique focal ni anisocorie, mais présente plusieurs épisodes de bradycardie jusqu’à 35 bpm. Le scanner montre un HEDIC supra tentoriel hémisphérique droit de 83 cm3, avec une déviation de la ligne médiane de 11.5 mm. Les cavités para-nasales et de l’oreille moyenne sont normalement aérées, sans collection visible. Il n’est pas mis en évidence d’anomalie ostéo-durale de nature vasculaire ou tumorale après injection. Le patient est opéré. Lors de l’évacuation, aucune source de saignement actif n’est identifiée. L’os et la dure-mère sont d’aspect normal. Les suites postopératoires sont favorables. Le bilan complémentaire extensif à visée étiologique (artériographie, IRM, dosages des facteurs de la coagulation, investigations immunologiques) s’avérera négatif et fera conclure à un HEDIC spontané idiopathique. Discussion : De très rares cas d’HEDIC spontanés ont été décrits et peuvent être regroupés en trois étiologies majoritaires dont nous discutons les mécanismes : la drépanocytose (26 cas), les tumeurs ostéo-durales (essentiellement des métastases, 19 cas) et les sinusites para-nasales ou mastoïdites de contiguïté (17 cas). D’autres étiologies beaucoup plus minoritaires ont également été rapportées : coagulopathies ou traitements anti-thrombotiques (9 cas), maladies auto-immunes (lupus, 2 cas) et anévrisme de l’artère méningée moyenne (1 cas), auxquelles s’ajoutent des formes idiopathiques sans cause retrouvée (5 cas, en incluant le nôtre). Conclusion : Bien qu’exceptionnelle, la possibilité de survenue spontanée d’un HEDIC doit être connue, ainsi que ses étiologies qui guideront le bilan complémentaire.
Emma FARROW (Saint-Etienne) , Mohamed CHABAANE , François VASSAL
16:10 - 16:15 #51192 - EP42 Note technique : duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au tachosil dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.
EP42 Note technique : duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au tachosil dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.

Introduction La décompression de la fosse postérieure dans la malformation de Chiari de type I vise une augmentation efficace du compartiment infratentoriel afin de restaurer une circulation physiologique du liquide cérébrospinal. Les techniques classiques de duroplastie suturée permettent une fermeture hermétique, mais peuvent limiter l’expansion durale et s’accompagner d’un risque non négligeable de complications postopératoires, notamment fistules de LCR, pseudoméningocèles ou infections, tout en reposant sur un geste techniquement exigeant et potentiellement chronophage. Objectif Présenter une technique de duroplastie expansive sans sutures permettant d’associer une fermeture durale hermétique à un élargissement durable du compartiment infratentoriel, tout en simplifiant le geste chirurgical. Technique chirurgicale Après craniectomie sous-occipitale et laminectomie de C1, une ouverture durale en Y est réalisée. Une première couche de TachoSil® est placée en position subdurale, découpée suffisamment large pour recouvrir l’intégralité du défaut dural et adhérer aux berges de la dure-mère, la face adhésive orientée vers celle-ci. Une pression douce à l’aide d’une compresse humidifiée est appliquée afin d’assurer une adhérence optimale. Une seconde couche de TachoSil® est ensuite appliquée en position extradural, également avec sa face adhésive orientée vers la dure-mère, constituant la configuration finale en sandwich. Aucun point de suture dural n’est réalisé. Résultats Cette technique a été appliquée chez cinq patients opérés entre 2022 et décembre 2025. Aucun patient n’a présenté de complication postopératoire, notamment infection, fistule de LCR, pseudoméningocèle ou reprise chirurgicale. Une amélioration clinique complète a été observée chez l’ensemble des patients. Sur le plan anatomique, les imageries de contrôle par résonance magnétique ont montré une augmentation volumétrique significative de la fosse postérieure, suggérant une expansion infratentorielle plus importante comparativement aux techniques de duroplastie conventionnelles. Conclusion La duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au TachoSil® apparaît comme une approche simple, sûre et reproductible, associant étanchéité durable, simplification technique et expansion infratentorielle efficace. Les résultats cliniques et radiologiques observés dans cette courte série suggèrent que cette technique pourrait constituer une alternative avantageuse aux méthodes classiques de fermeture durale dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.
João Victor DE SOUZA SANTOS (Strasbourg) , Patrick NEZA NTARIBI , Victoria DEMBOUR , Hugo Andres COCA , Julien TODESCHI , Hélène CEBULA
16:15 - 16:20 #51201 - EP43 Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques: expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients.
EP43 Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques: expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients.

Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques : expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients Nicolo Norri2, Carlos Fullikini2(présentation), Albéric Bocco2, Georges Maalouf2, Soutongnoma Anna Ouoba Nana2, Stéphanie Sigaut2,4, Philippe Decq1,2,,5, Stéphane Goutagny1,2,6, Matthieu Faillot1,2,7 Introduction Le traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques (HSDC) a été proposé comme une alternative mini-invasive aux techniques chirurgicales conventionnelles. Toutefois, ses indications optimales et son efficacité réelle restent discutées. Nous rapportons notre expérience préliminaire chez 7 patients. Méthodes Nous avons analysé rétrospectivement 7 patients consécutifs avec HSDC. L’intervention était effectuée au bloc opératoire sous anesthésie locale, à l’aide d’un dispositif d’accès vasculaire intra-osseux Arrow®, utilisant une aiguille de 25 mm. L’accès était réalisé sans incision cutanée, par forage transcutané direct, avec raccordement immédiat à une poire de Jackson-Pratt. Les paramètres recueillis incluaient les caractéristiques cliniques, les données d’imagerie préopératoire, les modalités de drainage (durée et volume), l’évolution clinique postopératoire et les réinterventions. Résultats La population comprenait 5 hommes et 2 femmes, d’âge moyen de 75 ans +/- 15 ans. Trois patients étaient sous anticoagulants. Le score de Glasgow préopératoire était de 14-15 chez six patients, et de 13 chez un patient. Les patients présentaient un déficit neurologique focal (6/7) et des troubles phasiques (4/7). Les hématomes étaient unilatéraux, gauche dans 5 cas. L’épaisseur médiane était de 30,5 mm avec une déviation de la ligne médiane de 7,5 mm. Aucun patient n’a été traité par corticoïdes (préopératoire ou postopératoire). Deux patients ont eu une embolisation de l’artère méningée moyenne (trois semaines avant, un jour après). La durée opératoire médiane était de 9 minutes. Le volume drainé variait de 12 à 400 mL. La durée de drainage était inférieure à 180 minutes chez tous les patients sauf deux (17 et 24 heures). Une amélioration clinique postopératoire immédiate était observée chez 6 patients, et un patient était stable (asymptomatique en préopératoire, opéré afin de pouvoir reprendre une anticoagulation curative). Aucun patient n’a présenté de complication mais 4 ont été réopérés, dans un délai de 1 à 64 jours. Conclusion Dans notre expérience, le traitement percutané des HSDC est une technique sure qui permet une amélioration clinique initiale, mais reste associé à un risque important de réintervention, probablement en lien avec une évacuation incomplète et des durées de drainage trop courtes. Ces résultats soulignent la nécessité d’une optimisation de la procédure, notamment concernant la stratégie et la durée de drainage, avant d’envisager une diffusion plus large. Mots clés : Hématome sous dural chronique, mini-invasif, percutané
Nicolo NORRI , Carlos FULIKINI MBAMA (Clichy) , Albéric BOCCO , Georges MAALOUF , Stéphanie SIGAUT , Anna NANA OUOBA SOUTONGNOMA , Philippe DECQ , Stéphane GOUTAGNY , Matthieu FAILLOT
16:20 - 16:25 #51387 - EP44 Titre : Développement d’un score radio-clinique pour l’identification des descentes tonsillaires secondaires.
EP44 Titre : Développement d’un score radio-clinique pour l’identification des descentes tonsillaires secondaires.

Introduction : La position des tonsilles cérébelleuses au-delà de 5 mm sous le foramen magnum est un critère diagnostique usuel de malformation de Chiari. Or, une descente tonsillaire peut résulter d’une « fosse postérieure trop petite » (basiocccipital hypoplasia, BOH) mais aussi d’une hypotension (spontaneous intracranial hypotension, SIH) ou d’une hypertension (idiopathic intracranial hypertension, IIH) intracrânienne, lesquels ne relèvent pas d’une décompression ostéodurale de la jonction craniovertébrale. L’objectif de cette étude est l’élaboration d’un score radio-clinique permettant de détecter précocement les descentes tonsillaires secondaires afin de guider la prise en charge diagnostique et thérapeutique. Méthodes : Nous avons réalisé une étude cas-témoin rétrospective monocentrique au sein du centre coordinateur national maladie rare C-MAVEM (Chiari et Malformations Vertébrales et Médullaires). Quarante cas de descentes tonsillaires secondaires à une hypertension ou une hypotension intracrânienne ont été appariés à 40 cas de malformations de Chiari sur hypoplasie basioccipitale) à l’aide d’un score de propension composite (âge ; sexe ; descente sous la ligne de McRae). Les dossiers cliniques et les IRM ont ensuite été relues pour recueillir les variables cliniques et radiologiques d’intérêt. Résultats : Cohorte complète (N = 80) en cours d'analyse. Conclusion : Un score radio-clinique simple à utiliser en pratique clinique courante permettrait de détecter les descentes tonsillaires secondaires à des hyper- ou hypotensions intracrâniennes afin d’orienter le bilan étiologique et d’éviter la réalisation de chirurgies de décompression ostéodurale de la jonction craniovertébrale lorsque cela n’est pas nécessaire, voire délétère. Un score radio-clinique appliqué dès la première IRM pourrait standardiser le triage des descentes amygdaliennes chroniques, orienter vers un bilan approprié et limiter les décompressions inadaptées.
Alessandro BROLI (Paris) , Nozar AGHAKHANI , Matthias BABIN , Silvia MORAR , Fabrice PARKER , Steven KNAFO

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EP04.3
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Modérateur : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille)
16:05 - 16:10 #50521 - EP45 Tuberculome cérébral.
EP45 Tuberculome cérébral.

A. ELWAVI, SM. MEYARA, A. TOLBA, N.KONE, A. ELMOCTAR, AS. KLEIB, O. SOUMARE, SM. SALIHY. Service de Neurochirurgie, CH des Spécialités de Nouakchott, Mauritanie Mots clés : Méningite tuberculeuse, Méningencephalite, crise epileptique, Tuberculome, Tuberculose multirésistante INTRODUCTION La tuberculose cérébrale reste une cause majeure de morbidité et représente jusqu’à 10 - 30% des lésions expansives intracrâniennes dans les pays sous-développés contre 0,2 % dans certains pays occidentaux. L’atteinte du système nerveux central SNC est une forme sévèrede la tuberculose, survient essentiellement par dissémination hématogène à partir d’un foyer pulmonaire. Les données sur cette pathologie sont limitées caractérisés par un polymorphisme clinique, un problème de diagnostique et thérapeutique. L’IRM avec les différentes séquences spectroscopiques contribue au diagnostic et évite une biopsie stériotaxique. Le traitement repose sur les anti-bacillaires, la chirurgie en fonction de la gravité de la maladie. MATERIELS ET METHODES il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 12 cas de tuberculome cérébral pris en charge au niveau du service de Neurochirurgie du centre hospitalier des spécialités CHS et au centre hospitalier de Nouadhibou CH NDB entre 01 Juillet 2022 et 30 Juin 2025 dont l’âge moyen est de 36,7 ans. La tomodensitométrie (TDM) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale ont réalisées chez la Majorité de nos patients. RESULTATS Les tuberculomes étaient localisés aux différents lobes, 7 cas en sus-tentoriel et 5 cas en sous-tentoriel, La TDM a été réalisée chez 10 patients et l’imagerie par résonance magnétique chez 11 patients. La ponction lombaire est pratiquée chez 6 patients. Le tableau clinique est principalement est dominé par une altération de l’état général, des céphalées, une hypertension intracrânienne, crises convulsives, déficit neurologique. Tous les patients ont bénéficié une hospitalisation, 9 patients patients ont bénéficié d’un traitement par des anti-bacillaires dont deux après une ponction lombraire (PL), 2 patients d’une biopsie stériotaxique, un patient a bénéficié d’un traitement chirurgical de son hydrocéphalie par une dérivation ventriculaire externe. L’évolution postopératoire été favorable dans 90%, avec des séquelles neurologiques variables. Le suivi été régulier jusqu’à un an environ. CONCLUSION La prise en charge des tuberculomes cérébraux nécessite une collaboration multidisciplinaire pour améliorer le pronostic vital qui dépend la rapidité du diagnostic et la modalité thérapeutique envisagée pour limiter les séquelles neurologiques, éviter l’état les complications sévères et diminuer la mortalité de cette catégorie de population active.
Ali ELWAVI (Nouakchott, Mauritanie) , Sidi Mohamed SALIHY
16:10 - 16:15 #51180 - EP46 Guérison Angiographique Des MAV Cérébrales : Est‑elle Réellement Définitive ? Cas Illustratif Et Revue De La Littérature Des Récidives.
EP46 Guérison Angiographique Des MAV Cérébrales : Est‑elle Réellement Définitive ? Cas Illustratif Et Revue De La Littérature Des Récidives.

Introduction Les malformations artérioveineuses (MAV) cérébrales sont des lésions vasculaires caractérisées par un shunt artérioveineux direct au sein d’un nidus intraparenchymateux. Parmi les thérapeutiques possibles pour les MAV nécessitant un traitement, la résection microchirurgicale complète, confirmée par angiographie cérébrale per ou postopératoire, est habituellement synonyme de guérison. Nous rapportons un cas de récidive survenue cinq ans après guérison angiographique, associé à une revue de la littérature. Observation Une femme de 34 ans, tabagique, a été diagnostiquée en 2013 avec une MAV occipitale droite à la suite de crises épileptiques tonico-cloniques généralisées, associées à une hémianopsie homonyme latérale gauche et à une hémorragie sous-arachnoïdienne objectivée au scanner cérébral. Une première tentative d’embolisation s’est révélée infructueuse. Deux embolisations itératives ont été réalisées en 2018, ainsi qu’une radiothérapie stéréotaxique fractionnée, sans obtention d’une oblitération complète. Une exérèse microchirurgicale complète a ensuite été réalisée en avril 2019. L’angiographie postopératoire confirmait l’absence de résidu de la MAV. Cinq ans plus tard, une IRM de contrôle a mis en évidence une récidive, confirmée par artériographie cérébrale. Une nouvelle exérèse chirurgicale a été réalisée en mai 2025, avec confirmation angiographique peropératoire de l’exérèse complète, avec des suites simples. Discussion et conclusion La revue de la littérature identifie à ce jour moins de 30 cas de récidive de MAV cérébrale chez l’adulte après guérison angiographique, rapportés principalement sous forme de cas isolés ou de petites séries. Le délai de récidive varie de 3 à plus de 10 ans, la majorité étant détectée sur des IRM à titre systématique plutôt que lors d’une présentation hémorragique. Les mécanismes évoqués incluent la persistance occulte d’un nidus résiduel, des shunts angiographiquement silencieux et des phénomènes de néoangiogenèse. Ce cas souligne l’importance d’une surveillance radiologique au long cours, y compris chez les patients adultes considérés comme guéris.
Nourou Dine A BANKOLE (Tours) , Ahmed EL CADHI , Edouard MORLAIX , Kerima BELHAJALI , Pierre DE BUCK , Julian LOPEZ , Jean-François BELLUS , Alia Sayda HOUIDI , Luc KERHERVE , Jacques BEAURAIN , Tuan LE VAN , Frederic RICOLFI , Pierre-Olivier COMBY , Moncef BERHOUMA
16:15 - 16:20 #51305 - EP47 L’implant olfactif comme traitement émergent de l’anosmie: aspects fonctionnels et chirurgicaux.
EP47 L’implant olfactif comme traitement émergent de l’anosmie: aspects fonctionnels et chirurgicaux.

Introduction L’odorat repose sur un code combinatoire complexe : chaque odorant active un ensemble spécifique de récepteurs dont les signaux convergent vers les glomérules du bulbe olfactif, générant des cartes spatio-temporelles interprétées par les structures olfactives centrales. Ce système soutient des fonctions essentielles telles que plaisir, nutrition, mémoire, émotions, mais aussi sécurité (détection de fumée, gaz toxiques, aliments avariés). L’anosmie, dont les principales étiologies sont virales (COVID-19), inflammatoires (polypose naso-sinusienne), traumatiques ou neurodégénératives (Maladies de Parkinson et d’Alzheimer), altère profondément la qualité de vie. Les solutions thérapeutiques restent à ce jour très insuffisantes. Objectif Il s’agit de décrire les fondements physiologiques d’un implant olfactif ciblant le bulbe olfactif et/ou la bandelette olfactive, de synthétiser les effets connus de la stimulation électrique de ces structures, ainsi que de rapporter la faisabilité neurochirurgicale via un abord supra-orbitaire mini-invasif. Méthodes Analyse narrative basée sur une revue systématique de la littérature (protocole PRISMA), complétée par une étude cadavérique d’implantation olfactive. Résultats Les travaux pionniers de stimulation chez l’homme rapportent que la stimulation électrique de ces cibles peut générer des percepts odorants distincts, constituant une preuve de concept d’un implant olfactif, non sans analogie avec l’implant cochléaire. La stimulation produit des effets dépendants des paramètres : perceptions olfactives en cas de stimulation focale, modulation limbique ou de la mémoire via le recrutement du cortex piriforme, de l’hippocampe et de l’amygdale. Par ailleurs, les données de recherche animale suggèrent qu’il serait envisageable de coder dans l’espace, dans le temps et en intensité la stimulation électrique du bulbe olfactif ou de la bandelette olfactif, à l’aide d’une matrice de micro-électrodes de surface, afin d’obtenir une variété de percepts olfactifs. Sur le plan chirurgical, un abord supra-orbitaire offre un accès sûr et direct au bulbe ou sa bandelette, soutenant la faisabilité d’une implantation mini-invasive chez des patients sélectionnés. Conclusion Le bulbe et le tractus olfactifs constitueraient de nouvelles cibles de neuromodulation, accessibles, connectées aux réseaux limbiques et cognitifs, et susceptibles de restaurer des percepts olfactifs. La mise en place d’études pilotes nécessite une collaboration étroite entre chirurgiens ORL et neurochirurgiens, aujourd’hui engagée dans un projet européen en cours d’évaluation (Horizon Europe, projet SNIFF).
Douglas HENDERSON (Paris) , Hakim BENKHATAR , Federica GENOVESE , Claire MARTIN , Nicolas MEUNIER , Victor DRUET , Stéphanie LACOUR , Mark RICHARDSON , Damien BRESSON
16:20 - 16:25 #51356 - EP48 Apport de l’IRM fonctionnelle et de la MEG (magnétoencéphalographie) dans le guidage chirurgical d’une interface cerveau-machine.
EP48 Apport de l’IRM fonctionnelle et de la MEG (magnétoencéphalographie) dans le guidage chirurgical d’une interface cerveau-machine.

Introduction : Les interfaces cerveau-machine invasives (ICM), comme le système épidural WIMAGINE®, visent à restaurer la motricité des membres en enregistrant l'activité du cortex sensorimoteur et puis en relayant l'intention du mouvement décodée à des effecteurs externes (bras robotisé, exosquelette...). Le choix du placement de l'implant repose souvent sur des repères anatomiques et sur des données d'IRM fonctionnelle (IRMf) et de magnétoencéphalographie (MEG), sans critère prédéfini pour préciser la zone d'implantation idéale. La cartographie peropératoire étant inadaptée aux implants épiduraux, l'évaluation préopératoire non invasive est cruciale. L’IRMf (haute résolution spatiale) et la MEG (haute résolution temporelle) offrent des données complémentaires. Cette étude corrèle ces cartes préopératoires avec l'activité ECoG postopératoire pour optimiser le ciblage de la préhension manuelle. Matériels et méthodes : Un patient tétraplégique (lésion médullaire cervicale incomplète post-traumatique) a été inclus. L’IRMf et la MEG ont cartographié en préopératoire les tentatives d'ouverture/fermeture des mains droite et gauche. Dans le logiciel Brainstorm basé sur MATLAB, les données MEG de désynchronisation bêta et les cartes d'activation BOLD d'IRMf ont été projetées dans un même espace commun sur le cortex. La même manœuvre d'ouverture/fermeture des mains droite et gauche a été réalisée après implantation de l'ICM. Les signaux d'électrocorticographie (ECoG) de l'implant ont été projetés dans ce même espace. Des analyses des diagrammes temps-fréquence et des statistiques de permutation ont validé les corrélations entre modalités. Résultats : L'IRMf et la MEG ont prédit avec fiabilité l'activité ECoG postopératoire. L'IRMf a localisé des zones d'activation précises coïncidant avec les réponses bêta et gamma les plus fortes après implantation. La MEG a montré une forte corrélation avec la désynchronisation bêta de l'ECoG, capturant les dynamiques précoces de la tâche. La comparaison de l'amplitude de désynchronisation dans la bande bêta entre les régions d'intérêt IRMf et MEG n' a, par contre, pas montré de différence significative entre les deux modalités pendant la première seconde après la demande d'exécution de la tâche. Les régions d’activation générées par IRMf, MEG et ECoG restent très proches anatomiquement, mais plus focales pour l’IRMf. Conclusion : Les régions d’activation IRMf et MEG sont bien corrélées à celles détectées par l'implant en post-opératoire. Les activations en IRMf ne sont pas supérieures aux régions d’activation MEG dans le cadre de l’implantation des ICM épiduraux. Cette approche basée sur l'IRMf et MEG permet de cibler des zones fonctionnellement actives, maximisant la qualité des signaux ECoG pour le décodage. Une comparaison entre la contribution des régions d'activation MEG et IRMf à la performance du décodage de l'intention motrice sera nécessaire.
Mazen KALLEL (Grenoble) , Lucas STRUBER , Vincent AUBOIROUX , Stephan CHABARDES

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A26
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SESSION HISTOIRE
de l’anatomie à l’endoscopie.

Modérateurs : Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
16:30 - 16:30 Histoire de l’endoscopie :.
16:30 - 16:50 Histoire de la ventriculocysternostomie. Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Conférencier, Paris)
16:50 - 17:10 Histoire de la chirurgie endonasale endoscopique. Focus sur son développement en France. Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Conférencier, Nancy)
17:10 - 17:30 Histoire de l’anatomie du trijumeau à Bordeaux. Mark PREUL, Ali TAYEBI MEYBODI (Resident) (Conférencier, Newark, Etats-Unis)
AMPHI A

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B26
16:30 - 17:30

COMMUNICATIONS LIBRES - NEURO ONCO

Modérateurs : Julien ENGELHARDT (MCU-PH) (BORDEAUX), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers)
16:30 - 16:38 #50617 - CO56 Les gliomes des adolescents et jeunes adultes (AJA) : une étude multicentrique française.
CO56 Les gliomes des adolescents et jeunes adultes (AJA) : une étude multicentrique française.

Contexte Les gliomes représentent les tumeurs primitives du système nerveux central les plus fréquentes et agressives, et constituent la 3ᵉ cause de cancer chez les adolescents et jeunes adultes (AJA, 15–39 ans). Leur incidence est en augmentation, sans explication claire à ce jour. Ces tumeurs se distinguent par une hétérogénéité histo-moléculaire marquée selon l’âge : profil pédiatrique (mutation H3K27M), profil adolescent (mutation H3G34), profil jeune adulte/adulte (mutation IDH), Profil adulte/personne âgée (sans mutation driver, dit « wildtype »). La classification OMS de 2021 a également identifié des sous-types plus rares, dont la fréquence et la prise en charge chez les AJA restent mal connues. Objectifs Cette étude multicentrique rétrospective vise à 1/ déterminer la fréquence des différents sous-types histo-moléculaires de gliomes chez les AJA ; 2/ évaluer la prise en charge neurochirurgicale et neuro-oncologique actuelle ; 3/identifier des pistes d’amélioration des pratiques cliniques, en s’appuyant sur une base de données multimodales. Méthodologie Étude rétrospective multicentrique, incluant une cohorte consécutive de patients âgés de 15 à 39 ans, opérés pour un gliome (bas grade ou haut grade) entre janvier 2010 et décembre 2024 dans les centres français de neurochirurgie participants. Nous collectons des données démographiques (âge, sexe), cliniques (symptômes initiaux, KPS, épilepsie), histo-moléculaires (mutations IDH, H3, BRAF, etc.), épigénétique (méthylome), d’imagerie (localisation tumorale, volume, cinétique de croissance, rehaussement et type de rehaussement), thérapeutiques (type de chirurgie, traitements oncologiques adjuvants) et de suivi (survie sans progression, survie globale, récidives, effets indésirables). Résultats La collecte des données est en cours de finalisation. Il s’agira de la première étude française multicentrique dédiée aux gliomes de tout grade des AJA, intégrant une approche multimodale. Nous serons à même d’identifier des sous-types rares et de leur pronostic, pour une meilleure stratification pronostique des patients. Nous pourrons également discuter l’optimisation des stratégies thérapeutiques en adaptant les protocoles aux spécificités des AJA. Conclusion Ce travail de collaboratif national tend à positionner la communauté neurochirurgicale Française sur la thématique de la neurochirurgie oncologique des AJA, où les projets de recherche clinique, translationnelle et fondamentale seront nécessaires pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur prise en charge.
Alexandre ROUX (Paris) , Thiebaud PICART , Arthur LECLERC , Jean-François BELLUS , Guillaume DANNHOFF , Benjamin GUYOT , Yassine BOUCHOUCHA , Geoffroy BONNECAZE-LABORDE , François DUCRAY , Evelyne EMERY , Moncef BERHOUMA , Hélène CEBULA , Arnaud DAGAIN , Franck BOURDEAUT , Thomas BLAUWBLOMME , François CAIRE , Philippe METELLUS , Marc ZANELLO , Johan PALLUD
16:38 - 16:46 #50983 - CO57 Predicting early postoperative seizures following awake craniotomy for diffuse gliomas. It’s about control, location, and resection, but not prophylaxis.
CO57 Predicting early postoperative seizures following awake craniotomy for diffuse gliomas. It’s about control, location, and resection, but not prophylaxis.

Background. Awake craniotomy enables diffuse glioma maximal safe resection, but it is at risk of early postoperative epileptic seizures. Guidelines advocate against prophylactic antiseizure medication since efficacy remains uncertain. We assessed whether preoperative antiseizure medication use influences early postoperative epileptic seizures rate following awake craniotomy for a diffuse glioma and identified predictors of early postoperative seizure occurrence. Methods. We retrospectively analyzed 439 consecutive patients who underwent awake craniotomy for a supratentorial diffuse glioma (2009-2024) in a single tertiary center. Early postoperative seizures were defined as occurring within the first 10 postoperative days. Results. Early postoperative seizures occurred in 10.7% of cases. Preoperative antiseizure medication use did not reduce seizure incidence, neither in seizure-naive patients nor in those with preoperative epilepsy. On multivariable analysis, uncontrolled seizures preoperatively, frontal tumor location, supramarginal resection, and time to surgery ≥3 months independently predicted early postoperative seizures. In the IDH-mutant subgroup, only supramarginal resection and uncontrolled seizures preoperatively remained significant predictors. Conclusion. Preoperative antiseizure medication use does not provide a significant protective benefit against early postoperative seizures after awake craniotomy for diffuse gliomas. Early postoperative seizure risk is mainly determined by the level of preoperative seizure control and specific tumor and surgical factors. This emphasizes the importance of optimizing seizure management before surgery rather than relying on perioperative antiseizure medication prophylaxis. While routine prophylactic ASM is not justified overall, the identifying predictors of early postoperative epileptic seizures (incidental discovery, frontal location, supramarginal resection) may support considering perioperative ASM prophylaxis in high-risk, seizure-naive patients.
Shuroq TAJU (Paris) , Petra BINTINAN SOCACIU , Angela ELIA , Benoit HUDELIST , Gonzague DE FRANCE , Elias AL HELOU , Walter THOMAS , Kor Gael TORUSLU , Marta GARVAYO , Marco DEMASI , Alessandro MOIRAGHI , Marc ZANELLO , Alexandre ROUX , Johan PALLUD
16:46 - 16:54 #50985 - CO58 Two-stage awake craniotomy for diffuse supratentorial gliomas.
CO58 Two-stage awake craniotomy for diffuse supratentorial gliomas.

Background. Maximal safe awake resection is the surgical standard for diffuse gliomas, as it optimizes extent of resection while preserving functional integrity. Progressive loss of accuracy during neurocognitive testing may preclude completion of a maximal function-based resection. We assessed the prevalence, feasibility, safety, and efficacy of a two-stage awake craniotomy approach and identified predictors for requiring a second awake procedure to achieve maximal function-based resection. Methods. We conducted a retrospective single-center cohort study of 449 consecutive supratentorial diffuse glioma awake craniotomies (2009–2024). Clinical, neurocognitive, imaging, oncological, and intraoperative data were collected. Surgeries requiring a second awake craniotomy to complete maximal safe resection (“two-stage awake craniotomy”) were analyzed separately. Results. Among 449 awake craniotomies, 12 (2.8%) required a second awake procedure. The first surgeries were interrupted due to increasing errors during intraoperative testing, fatigue, loss of participation, or pain-induced high blood pressure. The interval between procedures ranged from 1.0–7.5 months, allowing recovery of neurocognitive performance. Compared with all other awake surgeries, the second procedures showed no increase in intraoperative adverse events. Extent of resection after the second surgery ranged 66.1–100% (median 98.5%). Independent predictors of a two-stage awake craniotomy were preoperative attention impairment (p=0.021), left-hemispheric tumor location (p=0.017), and insular involvement (p=0.016). Conclusion. Two-stage awake craniotomy is a rare but effective and safe strategy for achieving maximal function-based resection when the initial awake procedure must be prematurely stopped. Patients with attention deficits, left-sided lesions, or insular tumor involvement are more likely to require a two-stage awake craniotomy.
Petra BINTINAN SOCACIU (Paris) , Shuroq TAJU , Angela ELIA , Benoit HUDELIST , Gonzague DE FRANCE , Elias AL HELOU , Walter THOMAS , Kor Gael TORUSLU , Marta GARVAYO , Marco DEMASI , Alessandro MOIRAGHI , Houssem FATHALLAH , Eduardo PARRAGA , Marc ZANELLO , Alexandre ROUX , Johan PALLUD
16:54 - 17:02 #50986 - CO59 Determinants of surgical morbidity following glioblastoma resection: an 839-patient contemporary neurosurgical cohort.
CO59 Determinants of surgical morbidity following glioblastoma resection: an 839-patient contemporary neurosurgical cohort.

Background and Objectives: In glioblastoma surgery, neurosurgeons must balance the oncologic benefit of maximal safe cytoreduction against the risk of postoperative morbidity. We evaluated surgery-related complications, unplanned readmission, and functional outcomes, and assessed whether reoperation, awake mapping, or greater extent of resection increase morbidity. Methods: We performed a retrospective single-center study of 839 adults who underwent supratentorial glioblastoma resections (first-line or recurrent) between 2000 and 2024. Primary endpoints were regional or systemic complications within 90 days, unplanned readmission within 30 days, ≥30-point KPS score decline, and KPS score <70 at three postoperative months. Multivariable logistic regression identified independent predictors of postoperative morbidity, with particular focus on surgical strategies (reoperation, awake mapping, extent of resection). Results: Surgery-related morbidity was infrequent. Across all models, increased odds of complications, readmission, or functional decline were independently associated with older age, frailty, baseline KPS score <70, larger tumor volume, midline mass effect, multilobar involvement, tumor-related epilepsy, and preoperative neurological deficit. In contrast, reoperation, awake craniotomy, and greater extent of resection were not associated with higher complications, readmission, or functional decline rates. Conclusion: In this large contemporary cohort, durable postoperative morbidity was determined primarily by baseline physiological reserve (frailty, low KPS score, preoperative deficits) and disease burden (volume, multilobar spread, midline crossing). Reoperation, awake mapping, and maximal resection did not increase surgical morbidity. These findings support frailty-informed selection and function-preserving maximal safe resection to maintain independence, facilitate timely adjuvant therapy, and ultimately improving survival of glioblastoma patients.
Elias AL HELOU (Lyon) , Angela ELIA , Benoit HUDELIST , Marco DEMASI , Shuroq TAJU , Petra BINTINAN SOCACIU , Gonzague DE FRANCE , Walter THOMAS , Kor Gael TORUSLU , Alessandro MOIRAGHI , Houssem FATHALLAH , Eduardo PARRAGA , Marc ZANELLO , Alexandre ROUX , Johan PALLUD
17:02 - 17:10 #51038 - CO60 Ouverture de la BHE par ultrasons : un axe innovant pour les tumeurs cérébrales.
CO60 Ouverture de la BHE par ultrasons : un axe innovant pour les tumeurs cérébrales.

La barrière hémato encéphalique (BHE) constitue depuis toujours une limite à la pénétration et à la rémanence intra-cérébrale de la majorité des agents thérapeutiques : la structure des jonctions serrées bloquant toute molécule supérieure à 0,5 kDa; la fonction des pompes efflux éliminant tout médicament intru en 20 minutes. Les ultrasons pulsés de faible intensité, non hyperthermiques, couplés à un agent de contraste ultrasonore intravasculaire (microbulles liposomales de perfluoro-carbonne) pourraient constituer une solution d’avenir puisque les preuves accumulées par différentes équipes concordent en terme de sécurité, de réversibilité en 6h de l’intégrité structurelle de la BHE, et d’efficacité de pénétration de grosses molécules (jusqu’à 2000kDa), tout en allongeant leurs rémanences intracérébrales par sidération et baisse d’expression des pompes efflux pendant les 48h suivantes. L’application à l’homme s’est heurtée à l’absorption et la distorsion des ondes par l’épaisseur et l’hétérogénéité de sa boite crânienne. S’il est possible d’émettre des ultrasons de l’extérieur du crane à condition de les focaliser, la stratégie à APHP Sorbonne a été de remplacer le volet crânien de la résection tumorale par un émetteur extradural implantable (sonoCloud®), permettant de réaliser une ouverture étendue (180cm3) en 4 minutes à chaque cure ultérieure de chimiothérapie en hôpital de jour, sans anesthésie ni alea de dose acoustique reçue. Depuis le premier patient en juillet 2014, 283 patients furent implantés du dispositif et 1230 séances d’ouverture de la BHE ont été réalisées au sein de plusieurs essais cliniques sans qu’aucune Dose Limiting Toxicity ne soit atteinte. Tout le challenge futur réside dans le choix de l’agent thérapeutique à associer aux ultrasons. Nous présenterons les résultats des essais cliniques réalisés à ce jour sur les tumeurs cérébrales traitées par ultrasons + Carboplatine, Paclitaxel, Immunothérapie, ou Temozolomide, ainsi que l’essai multicentrique de phase 3 en cours.
Alexandre CARPENTIER (Paris) , Bertrand MATHON , Roger STUPP , Sonabend ADAM , Guillaume BOUCHOUX , Kevin BECCARIA , Catherine HORODYCKID , Charlotte SCHMITT , Michael CANNEY , Ahmed IDBAIH
17:10 - 17:18 #51063 - CO61 Analyse de l'impact neuropsychologique des gliomes pariétaux à partir d’une étude bicentrique.
CO61 Analyse de l'impact neuropsychologique des gliomes pariétaux à partir d’une étude bicentrique.

Introduction Le lobe pariétal constitue un carrefour fonctionnel majeur, impliqué dans le langage, l’intégration sensorielle, les traitements visuospatiaux et les fonctions cognitives supérieures. Malgré cette richesse fonctionnelle, les altérations neurocognitives spécifiques induites par les gliomes pariétaux restent insuffisamment décrites. Par ailleurs, l’imagerie fonctionnelle montre des limites pour une évaluation cognitive fine. L’objectif de cette étude était d’analyser de manière détaillée les troubles neuropsychologiques associés aux gliomes diffus pariétaux en préopératoire. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique sur une période de 20 ans. Ont été inclus les patients porteurs de gliomes diffus pariétaux IDH-mutés ayant bénéficié d’une évaluation neuropsychologique complète dans les 15 jours suivant le diagnostic tumoral. Les localisations tumorales ont été analysées selon la latéralité et les sous-régions anatomiques suivantes : gyrus postcentral, lobule pariétal supérieur, gyrus supramarginal, gyrus angulaire et précuneus. Résultats Quarante-six patients majoritairement droitiers ont été inclus ; les oligodendrogliomes de grade 2 de l’OMS représentaient le sous-type tumoral le plus fréquent (45,6 %). Les gliomes pariétaux droits étaient principalement associés à des déficits du raisonnement logique (60 %), ainsi qu’à des troubles de l’apprentissage et du rappel (43,5 %), de la flexibilité cognitive (39,1 %) et de la mémoire de travail (39,1 %). À l’inverse, les gliomes pariétaux gauches présentaient surtout des atteintes de la flexibilité cognitive (63,6 %), de la mémoire de travail (52,2 %) et de l’inhibition mentale (40 %). À l’échelle sous-régionale, le précuneus gauche apparaissait comme le hub pariétal le plus vulnérable, avec des déficits fréquents et convergents touchant les fonctions exécutives ainsi que l’apprentissage et le rappel, tandis que les autres sous-régions présentaient des profils cognitifs plus sélectifs ou inconsistants. Conclusion Les gliomes pariétaux induisent des troubles neuropsychologiques étendus, dépassant les seules atteintes somatosensorielles et visuospatiales pour inclure des dysfonctions exécutives et langagières, indépendamment de la latéralité. Une compréhension approfondie de ces fonctions est essentielle pour le neurochirurgien afin d’évaluer l’indication opératoire, optimiser le mapping cortical, anticiper les déficits postopératoires et planifier la rééducation.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg) , Guillaume DANNHOFF , Viviane DU BOULLAY , Mathias BILGER , Igor Lima MALDONADO , Christophe DESTRIEUX , Julien TODESCHI , Hélène CEBULA , Alexandre CARPENTIER , Carine KARACHI , Bertrand MATHON
17:18 - 17:26 #51064 - CO62 Impact de la localisation des gliomes focaux sur la préférence intrinsèque pour le choix.
CO62 Impact de la localisation des gliomes focaux sur la préférence intrinsèque pour le choix.

Introduction Motivation can be divided into extrinsic motivation, which drives behavior toward extrinsic rewards and intrinsic motivation, which reflects the inherent value of actions, such as free choice opportunity. When the risk of loss increases, current neuroeconomics models predict a reduced preference for free choice. However, humans sometimes favor free choice, even when it could decrease extrinsic rewards intake (Munuera et al., 2023). We hypothesized that the arbitration mechanism between extrinsic and intrinsic rewards, when the risk of loss increases, should involve mainly the prefrontal cortex (PFC) and its projection towards the basal ganglia (Bendetowicz et al., 2025). To test this, we examined how focal cortical gliomas, especially those involving the PFC, could affect preference for free choice. Methods We recruited 34 patients with low (n=22) and high-grade glioma (n=12) through the Neurosurgery Department of the Pitié Salpêtrière Hospital (Paris, France). The mean age of the patients’ cohort was 38.7 ± 10.2 with 20 women. Lesions were predominantly located in dorsolateral frontal regions (35.3%), followed by lateral temporal regions (17.6%) and the anterior temporal pole (11.8%). Mixed temporo-insular (11.8%) and fronto-temporo-insular (2.9%) localizations were less frequent, while all other locations (parietal, occipital, medial frontal cortex) each accounted for less than 5% of cases. Overall, a marked left-hemispheric predominance was observed (77.1%). The study was approved by the local ethics committee. Each patient signed an informed consent. All patients completed a validated two-stage behavioral task allowing the dissociation of intrinsic and extrinsic reward preferences. Behavioral assessments were performed preoperatively in all patients and pre- and postoperatively in 21 patients. The effect of surgical status (pre- post-operative), glioma location and side were also analyzed in the statistical model. Results Unlike patients with parietal and occipital glioma, patients with temporal and frontal glioma show a strong preference for free choice. Importantly, only the patients with frontal glioma did this intrinsic preference increase as a function of the risk of losing extrinsic rewards in the free-choice condition (Choice = 0.98). This effect was maximized in patients with high-grade frontal glioma. In temporal gliomas, this preference remained stable and near ceiling despite increasing computer reliability (Choice =0.95). Conclusion These results shows that prefrontal dysfunction increases considerably intrinsic motivation for making choices, particularly in risky scenarios. This study highlights the key role of the fronto-temporal networks in the reward trade-off mechanisms of decision-making in humans.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg) , Mariana ANAYA MARTINEZ , Virginie CZERNECKI , David BENDETOWICZ , Eve RIGAUD , Laurent CAPELLE , Jerome MUNUERA , Carine KARACHI
AMPHI B

"Jeudi 26 mars"

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AT3-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier pratique Soignants
Endoscopie crâne, , endoscopie (base du crâne et ventriculoscopie) : sur mannequin

Conférenciers : Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Conférencier, Bordeaux), Vincent JECKO (MCU PH) (Conférencier, Bordeaux)
A partir de modèles synthétiques, initiation à un abord transnasal de l’hypophyse et d’un abord ventriculaire
Salle D1/D2

"Jeudi 26 mars"

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AT2-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier pratique Soignants
Endoscopie rachis, sur mannequin

Conférencier : Arthur DUROUCHOUX (AHU) (Conférencier, Bordeaux)
le développement récent permet d’identifier deux techniques : le monoportal et le biportal pour les abords rachidiens. Il est proposé de montrer un abord interlamaire pour permettre d’appréhender les bénéfices et les difficultés de ces techniques
Salle E1/E2

"Jeudi 26 mars"

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AT1-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier 1 Soignants
Simulation d'une plaie de carotide interne lors d'une chirurgie d'un adénome hypophysaire par voie endoscopique endonasale.

Public :
Internes de neurochirurgie
IADE
IBODE, IDE (Instrumentiste / circulante)
Objectifs pédagogiques :
Former les internes, IBODE et IADE à la reconnaissance immédiate et à la gestion coordonnée d’une plaie carotidienne lors d’une chirurgie endoscopique endonasale d’adénome hypophysaire.
Développer les compétences techniques et organisationnelles nécessaires au contrôle de l’hémorragie et à la sécurisation du patient.
Renforcer la communication et la coordination interprofessionnelle en situation d’urgence au bloc opératoire.
Salle F1/F2
17:30

"Jeudi 26 mars"

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A27
17:30 - 18:15

CONFERENCE INVITÉ
Projet Gemini Untwined

Modérateurs : Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Président de la SFNC, Montpellier), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
Conférencier : Owase JEELANI (Professeur de neurochirurgie pédiatrique) (Conférencier, Professor of Paediatric Neurosurgery, University College London, London, United Kingdom, Londres, Royaume-Uni)
Retour d’expérience structuré sur l’organisation d’un parcours de prise en charge des jumeaux craniopages : planification préopératoire, simulation, stratégie opératoire multi-temps et coordination pluridisciplinaire. Focus sur l’évaluation des résultats, la sécurité, et les enseignements transférables aux pratiques de neurochirurgie complexe.
AMPHI A

"Jeudi 26 mars"

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CLOT
17:30 - 17:40

Clôture de la journée soignants

17:30 - 17:40 Discours de cloture. Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nancy), Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes)
17:30 - 17:40 Remise du prix de la communication des soignants.
Salle F1/F2