Vendredi 30 janvier
08:30

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A40
08:30 - 10:30

CONFERENCE PLENIERE 4
Impact de la Génomique sur la Société

Modérateurs : Evan GOUY (Généticien médical - Enseignant - Doctorant) (Lyon), Caroline SCHLUTH-BOLARD (PU-PH) (STRASBOURG)
08:30 - 09:00 Sensibilisation de la population générale aux nouveaux enjeux de la génétique médicale. Sandra MERCIER (Conférencier, Nantes)
09:00 - 09:30 Dépistage Néonatal. Laurent SERVAIS (Conférencier, Liege, Belgique)
09:30 - 10:00 DEPISMA. Vincent LAUGEL (PU-PH) (Conférencier, Strasbourg)
10:00 - 10:30 Génétique et Politique: questions/réponses. Philippe BERTA (Conférencier, Nimes)
Louis Lumiere
10:30 PAUSE-VISITE DES STANDS & EPOSTERS-SESSION5 POSTERS AFFICHES
11:30

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A42
11:30 - 12:00

CONFERENCE INVITEE 4
Embryologie

Modérateur : Charles COUTTON (PUPH) (Grenoble)
11:30 - 12:00 Embryons Synthétiques: une nouvelle voie pour l’étude des syndromes génétiques associés au développement précoce. Denis DUBOULE (Conférencier, Paris)
Louis Lumiere
12:00

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A42bis
12:00 - 12:30

CONFERENCE INVITEE 5
Actualités cannoises

Modérateur : Caroline SCHLUTH-BOLARD (PU-PH) (STRASBOURG)
12:00 - 12:30 Cinéma et maladies génétiques. Jean Louis MANDEL (professeur émérite) (Conférencier, ILLKIRCH)
Louis Lumiere
12:30

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AG2
12:30 - 14:00

Assemblée Générale de l'AFCG

Zone 1 - Salle 1
12:40

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INDD43
12:40 - 13:40

ATELIER DEJEUNER: ELEMENT BIOSCIENCES
Redéfinir le séquençage : de la génomique à la multiomique 5D avec AVITI24™

12:40 - 13:40 Welcome address & Element Platform Introduction. Eric BAUD (Intervenant, Clermont-Ferrand)
12:40 - 13:40 Utilisation du séquenceur AVITI pour l’analyse de biopsies liquides par panels de gènes à forte profondeur. Romain BOIDOT (Intervenant, DIJON)
12:40 - 13:40 Implémentation d'un séquençeur AVITI au sein d'une plateforme de diagnostic génomique. Patricia LEITE (Ingénieur en Biologie Médicale) (Intervenant, Paris), Flavie ADER (MCU-PH) (Intervenant, PARIS)
12:40 - 13:40 Discussion.
Salon Ambassadeurs 1/3
13:45 PAUSE ET VISITE DES STANDS
14:00

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A45
14:00 - 15:00

TABLE RONDE • PNMR4

Modérateur : David GENEVIEVE (Professeur, responsable réseau maladie rare, co-fondateur SFMPP, responsable PEMR et CRMR) (Montpellier)
14:00 - 15:00 Un an après le lancement du PNMR4 : Avancées et attentes suite aux différents PNMR.
14:00 - 15:00 Les enjeux du PNMR4 en interministériel. Véronique PAQUIS-FLUCKLINGER (PU-PH) (Conférencier, Nice), Anne-Sophie LAPOINTE (Cheffe de projet de la mission maladies rares (DGOS)) (Conférencier, France)
Anne-Sophie Lapointe (DGOS) | Véronique Paquis-Flucklinger (DGRI)
14:00 - 15:00 Priorités et perspectives en terme d'offre de soins, de recherche et d'innovation. Sylvie ODENT (PU-PH Chef de service) (Conférencier, RENNES)
VP PNMR4
14:00 - 15:00 Attentes des patients. Jean-Philippe PLANÇON (Président) (Conférencier, La Baule)
Président Alliance Maladies rares
Louis Lumiere
15:10

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A46
15:10 - 16:00

Sessions simultanées 13
DPN/DPI

Modérateurs : Martine DOCO-FENZY (PU-PH) (NANTES), Aude TESSIER (Médecin génétique) (GOSSELIES, Belgique)
15:10 - 15:25 #49619 - SS091 PRENATOME : Développement d’un DPNI d’exclusion pour 100 maladies monogéniques par une technique standardisée de séquençage haut débit.
SS091 PRENATOME : Développement d’un DPNI d’exclusion pour 100 maladies monogéniques par une technique standardisée de séquençage haut débit.

Introduction Le diagnostic prénatal non invasif (DPNI) des maladies monogéniques repose actuellement sur la détection de séquences absentes chez la mère mais présentes dans l’ADN fœtal circulant (DPNI d’exclusion). Les techniques conventionnelles (PCR digitale, PCR quantitative…) nécessitent un développement spécifique pour chaque mutation, une étape longue et coûteuse qui ne permet pas d’élargir facilement et rapidement l’accès au DPNI en dehors des mutations récurrentes. Le projet PRENATOME vise à élargir considérablement les indications du DPNI d’exclusion grâce à une approche standardisée de séquençage haut débit (SHD) de l’ADN circulant. Méthodologie Étude prospective monocentrique incluant 24 patientes (25 grossesses) ayant bénéficié simultanément d’un DPN invasif (biopsie de trophoblaste ou liquide amniotique) et d’un DPNI (prélèvement sanguin préalable au prélèvement invasif). Le protocole associait la capture de 99 gènes, la préparation automatisée des librairies (Magnis, Agilent), un séquençage MiSeq (Illumina) et une analyse bioinformatique Dragen (Illumina) avec détection des variants à 1% (plateforme de bioinformatique, Institut Imagine). Résultats À un terme moyen de 10 SA (8+3 à 12+5 SA), la fraction fœtale moyenne était de 12% et la profondeur de séquençage de 800X. Concernant le variant d’exclusion, la concordance DPNI versus invasif était de 100% : 12 fœtus porteurs du variant d’exclusion (2 maladies autosomiques dominantes, 10 récessives) et 15 non porteurs (4 maladies dominantes, 2 récessives, 9 pour risque de mosaïque germinale). Le calcul de précision et exactitude (score F1) montre que, pour limiter le bruit de fond, seuls les variants paternels avec un ratio allélique >20%, inclus dans les régions capturées, en dehors de séquences répétées RepeatMasker, et rares en population (gnomAD <1%) doivent être retenus. Dans ces conditions, l’analyse des 4282 variants paternels non portés par la mère (transmis ou non au fœtus) montre une valeur prédictive positive (VPP) de 97,5% et une valeur prédictive négative (VPN) de 85,7%. Sur les 19 plasmas qui avaient une profondeur de séquençage > 100X et une fraction fœtale >5%, la VPP atteignait 100% et la VPN 97.8%. Le risque résiduel de faux négatif peut ainsi être estimé à 2%, justifiant un second prélèvement réalisé à deux semaines d’intervalle. Conclusion Le DPNI d’exclusion par SHD apparaît robuste, standardisable et apte à élargir rapidement l’accès au DPNI pour de nombreux couples. Sa généralisation à un SHD exome pourrait réduire de 30 à 40% les prélèvements invasifs dans notre centre. Financements Agence de Biomédecine (35 000€), et DMU BioPhygen APHP.Centre (29 400€).
Fabienne CHARBIT-HENRION (Paris), Cécile MASSON, Emmanuelle OLLIVIER, Maria Emilia PUIG LOMBARDI, Roxana BORGHESE, Joana BENGOA, Judite DE OLIVEIRA SANTOS, Nora BRAHIMI, Emilie AZOUGUENE, Julie STEFFANN
15:25 - 15:40 #49633 - SS092 Le diagnostic préimplantatoire des maladies par mutation de l’ADN mitochondrial est-il faisable au stade blastocyste ?
SS092 Le diagnostic préimplantatoire des maladies par mutation de l’ADN mitochondrial est-il faisable au stade blastocyste ?

Les maladies liées à une mutation de l’ADNmt sont des maladies à transmission maternelle, souvent graves. En raison du risque élevé de transmission, les couples concernés sollicitent un diagnostic prénatal ou préimplantatoire (DPI). Dans ce contexte, seuls les embryons présentant un taux faible d’hétéroplasmie sont transférés, afin de limiter le risque de développer la maladie. La faisabilité du DPI suppose que le taux d’hétéroplasmie mesuré sur cellules embryonnaires reflète fidèlement celui de l’embryon, et qu’il demeure stable au cours du développement. Si la stabilité entre blastomères observée au troisième jour (J3) rend possible le DPI, la plupart des équipes privilégient désormais une biopsie de trophectoderme (TE) au stade blastocyste (jour 5/6), moins invasive. Or, la représentativité d’une biopsie de TE reste mal connue. Pour explorer cette question, nous avons analysé par PCR-digestion 56 cellules isolées à partir de 9 biopsies de TE d’embryons porteurs des mutations m.3243A>G, m.13094T>C ou m.8344A>G, et comparé leurs taux d’hétéroplasmie à ceux obtenus à J3. Nos résultats montrent que la variabilité intercellulaire au sein d’une même biopsie de TE peut être importante (écart-types compris 2–10 selon l’embryon), indépendamment du variant. Elle semble davantage liée au taux global de mutation, les valeurs intermédiaires étant plus sujettes aux fluctuations que les extrêmes. La comparaison J3-J5/6 révèle que, si un embryon présente une diminution marquée (-23%), les autres montrent une augmentation modérée (+1 à +13%). Il est difficile de déterminer si ces écarts traduisent une évolution réelle de l’hétéroplasmie ou reflètent une limite liée au faible nombre de cellules prélevées (n=3 à 11). En conclusion, contrairement à la stabilité intercellulaire observée à J3, le stade blastocyste se caractérise par une forte dispersion intercellulaire des taux d’hétéroplasmie, suggérant une ségrégation accrue des molécules d’ADNmt, probablement liée à la réduction du nombre de mitochondries cellulaires au cours des mitoses. Ces résultats invitent donc à une grande prudence dans l’utilisation du DPI sur biopsie de TE pour les mutations de l’ADNmt.
Paula RUBENS (Paris), Anne MAYEUR, Nadine GIGAREL, Brian SPERELAKIS BEEDHAM, Nelly FRYDMAN, Sophie MONNOT, Julie STEFFANN
15:40 - 15:55 #49692 - SS093 Faut-il rendre les Variants de Signification Inconnue (VSI) en exome prénatal ? Exemple des anomalies du corps calleux.
SS093 Faut-il rendre les Variants de Signification Inconnue (VSI) en exome prénatal ? Exemple des anomalies du corps calleux.

Introduction Les anomalies du corps calleux (ACC) sont des malformations fréquentes, au pronostic incertain, souvent lié à l’étiologie génétique. Depuis 2018, un séquençage d’exome en trio est systématiquement proposé en prénatal. L’identification de variants de signification incertaine (VSI) constitue un défi, et l’ajout d’une incertitude supplémentaire incite à ne pas les restituer aux couples pendant la grossesse. Objectifs Évaluer la fréquence des VSI lors d’ACC prénatales, décrire le devenir des enfants et analyser l’évolution de leur classification. Méthodes Étude rétrospective monocentrique sur 452 cas d’ACC diagnostiqués en prénatal (2018–2024) avec séquençage d’exome en trio ciblant les gènes impliqués dans les ACC et les troubles du neurodéveloppement (TND). Inclusion des dossiers comportant un VSI ou un gène de signification incertaine (GSI). Données post-natales (développement, suivi médical, prises en charge) recueillies. Tous les variants ont été réévalués. Résultats Parmi 319 exomes non conclusifs, 45 comportaient un VSI/GSI (14,1%). Les variants étaient classés incertains car : (i) variants faux-sens sur le chromosome X ou bialléliques non rapportés pathogènes ; (ii) variants perte de fonction dans un gène de TND transmis par un parent asymptomatique ; (iii) variants de novo absents des bases mais phénotype discordant. Évolution : 13 IMG (28,9%), 26 naissances (57,8%), 6 perdus de vue (13,3%). Suivi disponible pour 23 enfants. Les gènes les plus fréquents étaient L1CAM (5 cas, faux-sens), KIF4A, CNKSR2, TAF1, PAX3, VPS4A, GDF11, KDM2B, TFE3, CDON. Quatre cas concernaient des GSI (XPO7, ZFHX3, PSMF1, BHLHE22). Transmission : 34 de novo, 8 hérités, 3 homozygotes. Sur le plan clinique, 20/23 enfants (87%) avaient un développement normal, 1 nécessitait un soutien scolaire. Deux présentaient un TND, rétrospectivement lié à XPO7 et BHLHE22. La majorité des VSI ont été reclassés bénins grâce au suivi clinique, à l’étude familiale, aux nouvelles données et à la mise à jour des logiciels de prédiction. Discussion/Conclusion Il s’agit de la première étude systématique sur les VSI en contexte prénatal d’ACC. Le devenir des enfants porteurs de VSI est globalement favorable. Les deux cas de déficience intellectuelle concernaient des variants dans des GSI, désormais considérés impliqués dans les TND. La reclassification régulière clarifie progressivement la signification de ces variants, améliorant le conseil génétique prénatal et réduisant l’incertitude pour les familles. Ces résultats incitent à une attitude prudente en contexte prénatal.
Cristina PEDUTO (Paris), Capucine ROSSI, Lisa FRUGERE, Susie CLEMENT, Anna-Gabriella GERASIMENKO, Jade DUCOURNEAU, Daphné LEHALLE, Sarah GROTTO, Toan NGUYEN, Eléonore BLONDIAUX, Stéphanie VALENCE, Pascale SAUGIER-VEBER, Solveig HEIDE, Jean-Marie JOUANNIC, Boris KEREN, Caroline NAVA, Delphine HERON
Louis Lumiere

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B46
15:10 - 16:00

Sessions simultanées 14
Bioinformatique et innovations

Modérateurs : Béatrice TURCQ (Présidente) (Bordeaux), Marie DE TAYRAC (PU-PH) (Rennes)
15:10 - 15:25 #49048 - SS094 DECIPHER : une plateforme d’aide au diagnostic des maladies rares grâce au partage de données génotypique et phénotypique et à l'intégration d’outils permettant la classification des variants génétiques.
SS094 DECIPHER : une plateforme d’aide au diagnostic des maladies rares grâce au partage de données génotypique et phénotypique et à l'intégration d’outils permettant la classification des variants génétiques.

La classification des variants génétiques et leur interprétation clinique sont essentielles pour diagnostiquer rapidement les patients atteints de maladies génétiques rares. DECIPHER (https://www.deciphergenomics.org) est une plateforme mondiale et gratuite qui permet le partage de variants et des phénotypes trouvés associés. DECIPHER offre une interface intuitive permettant aux cliniciens et chercheurs d'interpréter et de classifier leurs variants. Pour garantir une utilisation optimale et un contenu pertinent, la sélection des outils et leur intégration à la plateforme sont réalisées en collaboration avec un groupe de cliniciens de la NHS en Angleterre (National Health Service). Aujourd’hui, la plateforme collabore avec 328 départements ou équipes situés dans 35 pays à travers le monde (dont 18 en France) utilisant DECIPHER pour déposer et caractériser leurs variants. Cela représente plus de 50 000 patients en accès libre, soit plus de 65 000 variants et 200 000 phénotypes/traits. DECIPHER permet également le partage de données au sein de consortia tels que celui de la NHS en Angleterre qui regroupe 25 départements de génétique. Grâce à DECIPHER, 7 consortia se sont créés et partagent les données de ~90 000 patients au total. Les données de chaque consortium ne sont accessibles qu’aux membres de ce consortium. DECIPHER permet de résumer et de contextualiser les données génotypiques via, entre autres, un navigateur génomique. Ce navigateur donne par exemple accès à des informations relatives à la position du variant étudié dans le génome, tels que les gènes et les régions régulatrices environnants, ainsi que l'existence d'autres variants dans la région dans DECIPHER, gnomAD et ClinVar. Un navigateur protéique est également disponible, permettant aux utilisateurs de visualiser le variant du patient dans la protéine expérimentale ou prédite par AlphaFold en 2D et en 3D. Des informations sur le gène et les maladies associées ainsi que les mécanismes moléculaires de la maladie sont également disponibles. D’autres données telles que les fréquences alléliques issues de gnomAD, les scores de prédiction de pathogénicité (par exemple, AlphaMissense, CADD) sont également disponibles. Une interface aidant à la classification de la pathogénicité des variants, basée sur les normes internationales, est également mise à la disposition des utilisateurs dépositaires de données. Avec l'ajout en temps réel de nouveaux patients et des derniers outils pertinents, DECIPHER est une base de données dynamique. L'année dernière, DECIPHER a, entre autres, intégré des données fonctionnelles provenant de MaveDB, les scores UTRannotator qui aident à la classification dans les régions non-codantes et des scores prédictifs de protéines (prédiction du mécanisme moléculaire de la maladie). Depuis sa création, DECIPHER a contribué à plus de 4000 publications, témoignage de l'importance du partage d’informations et de données pour la compréhension et le diagnostic des maladies rares.
Julie LECARPENTIER-GUILLOU-KEREDAN (Cambridge, Royaume-Uni), Julia FOREMAN, Blessing ASHIMI, Yusra HAIDER, Maged ELADAWY, Sarah HUNT, Matthew HURLES, Mallory FREEBERG, Helen FIRTH
15:25 - 15:40 #49296 - SS095 Prédiction de paires de gènes susceptibles de provoquer des maladies digéniques par l’analyse de réseaux biologiques avec des réseaux de neurones à convolution de graphes.
SS095 Prédiction de paires de gènes susceptibles de provoquer des maladies digéniques par l’analyse de réseaux biologiques avec des réseaux de neurones à convolution de graphes.

Bien que plus de 4500 gènes soient liés à des maladies monogéniques, et malgré la généralisation du séquençage du génome entier, près de la moitié des patients atteints de déficience intellectuelle demeurent sans diagnostic moléculaire. Des études chez la Levure et l’Humain suggèrent que le digénisme pourrait expliquer certains cas non résolus par l’approche monogénique : deux variants perte-de-fonction dans des gènes distincts pourrait provoquer une pathologie en perturbant des mécanismes compensatoires, alors qu’isolément ils seraient bénins. Nous supposons que de telles paires de gènes présenteraient des caractéristiques similaires aux gènes individuels impliqués en pathologie humaine dans le contexte de réseaux biologiques. Pour tester cette hypothèse, nous avons construit des réseaux de connaissances multimodaux pour la Levure et l’Humain en intégrant des informations biologiques diverses comme les interactions protéiques, voies de signalisation, co-expression ainsi que des caractéristiques géniques comme la conservation de séquence. Nous avons entraîné et testé des Graph Neural Networks (GNN) dans différentes situations : gènes-gènes, paires-paires et gènes-paires. Nous avons d’abord validé l’approche chez la Levure où les double-mutants ont été systématiquement étudiés. Un GNN entraîné sur 1311 gènes essentiels et 5268 gènes non-essentiels a pu distinguer 72884 paires de gènes synthétiques létales de 72884 paires de gènes synthétiques non-létales (AUROC = 0.70). Nous avons modélisé les paires comme des gènes uniques, reliés aux voisins de leurs composants, et adapté le GNN pour que la prédiction ne dépende que de ces voisins. Chez l’Humain, un GNN entraîné sur 892 gènes essentiels et 7377 gènes non-essentiels a pu distinguer 1567 paires de gènes synthétiques létales de 10422 paires de gènes synthétiques non-létales (AUROC = 0.81). Finalement, un modèle entraîné sur 4541 gènes impliqués en Pathologies Humaines Mendéliennes Monogéniques et 14632 gènes non impliqués a pu discriminer 385 paires de gènes impliquées en pathologie humaine de 208330 paires non impliquées (AUROC=0.79). Notre travail démontre la possibilité d’extraire des informations sur des gènes individuels à partir de réseaux biologiques et de les extrapoler au digénisme. Cela ouvre la porte à la proposition de paires de gènes candidates pour l’étude des maladies humaines et offre des perspectives prometteuses pour les cas actuellement non-résolus.
Romain NICOLLE (Paris), Barthélémy CARON, Valérie MALAN, Antonio RAUSELL
15:40 - 15:55 #49412 - SS096 La transcriptomique spatiale révèle une signature d’expression génique dans les lésions artérielles de dysplasie fibromusculaire.
SS096 La transcriptomique spatiale révèle une signature d’expression génique dans les lésions artérielles de dysplasie fibromusculaire.

La dysplasie fibromusculaire (DFM) est une maladie artérielle caractérisée par des sténoses et des anévrismes, associée à l’hypertension, à l’accident vasculaire cérébral (AVC) et à la dissection spontanée des artères coronaires (SCAD). Les études génétiques ont montré que la DFM partage de nombreux gènes de prédisposition avec la SCAD, chez qui, environ 50 % des cas présentent également des artériopathies extra-coronaires de type DFM. Cette étude visait à explorer les signatures d’expression génique pour mieux comprendre le remodelage artériel spécifique à la DFM. Huit échantillons artériels fixés au formol et inclus en paraffine (6 DFM, 2 non-DFM) ont été sélectionnés sur la base des immunomarquages et de la qualité de l’ARN pour un séquençage spatial 10x Visium (Illumina NextSeq™ 500). Les fichiers FASTQ ont été traités avec Space Ranger (v3.0.0). L’analyse d’expression différentielle a été réalisée avec Seurat (v5.0.3) sous R (v4.3.3). Les types cellulaires ont été inférés à partir de données publiques single-cell d’artères humaines. Une analyse de trajectoire pseudotemporelle a été effectuée avec monocle 3 (v1.3.7), des analyses d’enrichissement avec clusterProfiler (v4.10.1), et une analyse de co-expression génique avec hdWGCNA (v0.3.03). Après contrôle qualité, six échantillons (4 DFM, 2 non-DFM) ont été analysés, avec une moyenne de 2 787 spots par échantillon et un taux de cartographie >97 %. Le clustering a identifié 10 groupes : M1 à M4 dans la média, A1 à A5 dans l’adventice, et un cluster non caractérisé. La couche intima n’a pas été capturée. M1 à M3 étaient enrichis en cellules musculaires lisses (CML) exprimant MYH11 et TAGLN. M3, enrichi en gènes de collagène, était prédominant dans les lésions DFM (7,5 % vs 0,3 %). M4, spécifique à la DFM, présentait une signature proche des macrophages (CD68). L’analyse pseudotemporelle a révélé une progression de M1 vers M4, avec des branches vers M2 et M3. L’expression des gènes liés à la matrice extracellulaire était augmentée dans les lésions DFM, tandis que celle des gènes contractiles était diminuée. L’analyse du réseau de co-expression a identifié cinq modules spatiaux, dont SM1 (M1 et M2), SM2 (spécifique à M4) et SM3/SM4 (M2 et M3). Ces résultats suggèrent une fibrose accrue et une altération de la fonction contractile des CML dans la DFM, ainsi qu’un possible changement phénotypique entre différents clusters de la média. Une validation histologique est en cours pour approfondir la compréhension du remodelage tissulaire dans la DFM.
Yilong LIN (Paris), Corinne LESAFFRE, Margaux-Alison FUSTIER, Patrick BRUNEVAL, Adrien GEORGES, Nabila BOUATIA-NAJI
Debussy

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C46
15:10 - 16:00

Sessions simultanées 15
Neurosensoriel

Modérateurs : Sandrine MARLIN (Génétique) (PARIS), Francis RAMOND (Praticien Hospitalier) (ST ETIENNE)
15:10 - 15:25 #49228 - SS097 Rôle inédit d’une ARN hélicase associée aux cancers hématologiques dans les dystrophies rétiniennes.
SS097 Rôle inédit d’une ARN hélicase associée aux cancers hématologiques dans les dystrophies rétiniennes.

Les dystrophies rétiniennes sévères à début précoce (DRSP) sont l'une des principales causes de cécité incurable chez les enfants. Cette maladie, génétiquement et phénotypiquement variable, est généralement transmise selon le mode autosomique récessif. Malgré les progrès des analyses moléculaires, environ 13% des cas restent inexpliqués, soulignant la nécessité d’identifier de nouveaux gènes impliqués. Par séquençage de l’exome entier, nous avons identifié huit variants rares (cinq faux-sens, un silencieux, un non-sens et un tronquant) dans neuf familles indépendantes atteintes de DRSP. Ces variants affectent un gène codant une ARN hélicase, précédemment associée à des mécanismes oncogéniques. Cette ARN hélicase assure des fonctions fondamentales, incluant le métabolisme de l’ARN, l’interaction avec le spliceosome et la régulation des voies immunitaires innées telles que la voie cGAS–STING. Son rôle dans la physiologie rétinienne, en revanche, n’avait encore jamais été décrit. Afin d’explorer ce mécanisme, nous avons analysé des fibroblastes dérivés de patients et généré un modèle murin Knock-In portant la mutation la plus fréquente observée dans notre cohorte. Dans les fibroblastes des patients, le niveau protéique de l’hélicase ARN était nettement réduit, comme le confirmaient le Western blot et l’immunocytochimie. Les analyses in silico prédisaient une altération de la stabilité et du repliement de la protéine, affectant des domaines essentiels pour la liaison à l’ATP et l’activité hélicase. Un test d’affinité sur colonne héparine a mis en évidence un défaut de liaison. Enfin, le traitement par l’inhibiteur du protéasome MG132 a permis une restauration partielle de l’abondance protéique, suggérant que les formes mutées subissent une dégradation accrue via cette voie. Chez la souris, l’électrorétinogramme a révélé des anomalies visuelles dès 1 mois, démontrant l’impact pathogène de cette hélicase. L’immunohistochimie a montré sa localisation nucléaire dans tous les types cellulaires rétiniens et aux synapses des photorécepteurs. De façon inattendue, l’analyse transcriptomique a mis en évidence une forte dérégulation des gènes associés aux cellules de Müller (MCs), glies essentielles à la structure, au métabolisme et à l’immunité rétinienne. Les voies affectées concernaient la morphogenèse et la formation de jonctions, suggérant une perturbation architecturale globale. Des études complémentaires ont révélé une désorganisation nucléaire dans les MCs, désignant ces cellules comme un lieu clé de la pathogénèse. En conclusion, cette étude met en évidence une nouvelle cause génétique de DRSP et révèle un rôle inédit des hélicases dans l’homéostasie rétinienne, notamment dans le maintien de l’intégrité gliale et de l’architecture tissulaire. Ces résultats enrichissent la compréhension des maladies rétiniennes héréditaires et soulignent la nécessité d’élargir les investigations génétiques dans les cas demeurant inexpliqués.
Zoéline MARS (Paris), Andrea ZANETTI, Sebastian FICA, Karolina KAMINSKA, Hélène DOLLFUS, Béatrice BOCQUET, Isabelle MEUNIER, Christina ZEITZ, Isabelle AUDO, Karin WADT, Olivier PATAT, Rui CHEN, Carlo RIVOLTA, Marie SEBERT, Jean-Michel ROZET, Isabelle PERRAULT
15:25 - 15:40 #49670 - SS098 La dystrophie rétinienne du chat abyssin : un nouveau modèle pour les thérapies médicamenteuses de l’amaurose congénitale de Leber.
SS098 La dystrophie rétinienne du chat abyssin : un nouveau modèle pour les thérapies médicamenteuses de l’amaurose congénitale de Leber.

Le segment externe (SE) des photorécepteurs est un cil primaire spécialisé dans la capture de la lumière et la transduction visuelle. CEP290 est essentiel à la formation des cils primaires, incluant le SE. Ses mutations sont responsables d’amaurose congénitale de Leber 10 (~20 % des ACL) et de ciliopathies syndromiques. Dans les organoïdes rétiniens de patients et les modèles murins, la rétine se développe normalement, mais les SE sont rudimentaires à absents. Ces photorécepteurs incomplets persistent pendant des décennies, offrant un potentiel de réactivation thérapeutique. L’administration systémique de Taprenepag, agoniste du récepteur EP2 aux prostaglandines PGE2, a montré que la stimulation de la synthèse d’AMPc en amont des adénylates cyclases (ACs) favorise la formation des SE dans un modèle murin Cep290 partiellement invalidé, ainsi que celle du cil primaire des fibroblastes ACL10, présentant un défaut analogue mais sans conséquence clinique. Nous rapportons l’étude du modèle félin spontané rdAc, marqué par une dégénérescence progressive des photorécepteurs due à la mutation CEP290 c.6960+9T>G créant un site d’épissage aberrant, l’insertion de quatre nucléotides, un décalage du cadre de lecture et la production d’une protéine tronquée avec un faible niveau de transcription normale subsistant. Des fibroblastes ont été dérivés de biopsies cutanées d’animaux sauvage, hétérozygote et homozygote pour cette mutation afin d’évaluer s’ils reproduisent les anomalies de ciliogenèse observées chez l’homme et peuvent servir au criblage de molécules thérapeutiques. Un Western blot avec deux anticorps de CEP290 marquant spécifiquement sa forme sauvage pour l’un et les deux formes indifféremment pour l’autre ont montré que seule la protéine tronquée est exprimée dans la lignée mutante. L’analyse de la ciliogenèse après privation de sérum et marquages du corps basal et de l’axonème a montré dans les lignées mutantes des cils moins nombreux (64,8% de cellules ciliées au lieu de 91,0%, p<0,00001) et plus courts (2,37µm en moyenne contre 4,60µm en moyenne dans le sauvage, p<0,00001), confirmant leur pertinence comme modèle d’ACL. Le Taprenepag, à la dose efficace sur les fibroblastes humains, n’a pas amélioré la ciliogenèse. Nous avons attribué ce résultat à un défaut d’induction de l’AMPc, dosé dans les cellules après traitement. À l’inverse, la forskoline ciblant directement les ACs induit l’AMPc, mais seule la lignée sauvage a présenté une élongation ciliaire, sans effet dans les mutantes. Ces résultats, divergents de ceux obtenus dans les fibroblastes humains, pourraient s’expliquer à la fois par la faible expression du récepteur EP2 dans les fibroblastes félins et, concernant l’absence d’amélioration de la ciliogenèse malgré l’augmentation d’AMPc après stimulation par la forskoline, par un effet délétère de la protéine tronquée. Ils soulignent la nécessité de prudence lors du passage d’un modèle à l’autre.
Joseph BERTRAND-HARDY (Paris), France DE MALGLAIVE, Iris BARNY, Jean-Philippe ANNEREAU, Jean-Michel ROZET
15:40 - 15:55 #49760 - SS099 Révision des critères diagnostiques et de la prise en charge du syndrome de Bardet-Biedl : recommandations des Réseaux Européens de Référence.
SS099 Révision des critères diagnostiques et de la prise en charge du syndrome de Bardet-Biedl : recommandations des Réseaux Européens de Référence.

Introduction : Le syndrome de Bardet-Biedl (BBS) est une ciliopathie autosomique récessive touchant plusieurs organes et se manifestant par une large variété de signes cliniques, observables in utero et évoluant avec l’âge, et dont les critères diagnostiques reposaient jusqu’à présent uniquement sur les critères cliniques. A ce jour l’identification de plus de 26 gènes impliqués ainsi que la mise en évidence d’une forte variabilité phénotypique, ont rendu nécessaire une réévaluation des critères diagnostiques. Matériels et méthodes : Quatre réseaux européens de référence (ERN) pour les maladies rares (ERKNet, Endo-ERN, ERN-ITHACA et ERN-EYE) se sont associés afin d’établir un consensus sur le diagnostic et les recommandations de prise en charge des patients BBS. Cet effort collaboratif a réuni 24 experts de ces ERNs pour revoir et actualiser les critères diagnostiques et établir un protocole de suivi du BBS, avec une revue systématique de la littérature et un processus de consensus utilisant la méthode Delphi. Résultats : Ce groupe propose la mise en place de critères diagnostiques qui placent au centre le diagnostic moléculaire tout en s’appuyant sur des critères phénotypiques, redéfinis en critères primaires et secondaires et choisis en fonction de leur pertinence clinique. L’objectif est d’offrir un parcours décisionnel adapté à l’âge du patient et à la disponibilité des résultats moléculaires. Les recommandations de prise en charge ont également été actualisées et couvrent les principaux domaines cliniques avec des focus sur des aspects cliniques réévalués pour les anomalies du développement et les atteintes dégénératives de la rétine. L’obésité précoce et ses complications sont désormais actionnables, bénéficiant d’une meilleure évaluation des troubles du comportement alimentaire et de programmes de mode de vie renforcés afin de considérer les nouvelles options pharmacologiques. Sur le plan néphrologique, l’atteinte rénale et des voies urinaires impose un suivi tout au long de la vie en raison du risque d’insuffisance rénale chronique, dont le pronostic peut être amélioré par une prise en charge précoce. Conclusion : Ce consensus actualise les critères diagnostiques du syndrome de Bardet-Biedl et propose des recommandations pratiques par spécialité afin d’améliorer le diagnostic précoce et la prise en charge. Il constitue un outil de référence pour les cliniciens généticiens et les autres spécialistes impliqués en apportant des bases solides au conseil génétique, en structurant le suivi tout au long de la vie et en ouvrant la voie à de futurs essais thérapeutiques innovants (PMID : 39085583).
Amelie GAVARD, Marc LILIEN, Pietro MAFFEI, Diana VALVERDE, Giacomo BACCI, Metin CETINER, Monika GRUDZINSKA PECHHACKER, Francesco TESTA, Francesca SIMONELLI, Bart P. LEROY, Hélène DOLLFUS (Strasbourg)
Salon Ambassadeurs 2/3

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Mito ou pas Mytho ?

Modérateurs : Cécile ACQUAVIVA (Vice-présidente du Tribunal Judiciaire d'Aix en Provence) (Aix-en-Provence), Aurélien TRIMOUILLE (MCU-PH) (Bordeaux)
15:10 - 15:25 #49485 - SS100 Syndromes de Leigh génétiques non mitochondriaux.
SS100 Syndromes de Leigh génétiques non mitochondriaux.

Le syndrome de Leigh (SL), également appelé encéphalomyélopathie nécrosante subaiguë, est la maladie mitochondriale la plus fréquemment observée chez l’enfant. Les signes cliniques comprennent un retard ou une régression du développement, une hypotonie et des symptômes extrapyramidaux avant l'âge de 2 ans. À l'origine, le diagnostic est anatomopathologique avec des lésions focales symétriques bilatérales des ganglions de la base et du tronc cérébral, caractérisées par une transformation spongiforme, vacuolisation, gliose, nécrose, prolifération capillaire avec relative préservation des neurones. Cependant, l’anatomopathologie sur tissu cérébral étant rarement pratiquée, la définition actualisée stipule des antécédents cliniques caractéristiques, notamment un retard ou une régression du développement, avec lésions bilatérales et symétriques, hyperintenses en T2, des ganglions de la base, du thalamus, du mésencéphale et du tronc cérébral à l’IRM cérébrale, ainsi que des preuves biochimiques d'un dysfonctionnement mitochondrial, telles qu'une élévation du taux de lactate ou une activité anormale des enzymes de la phosphorylation oxydative (OXPHOS). Le terme syndrome Leigh-like (LLS) est utilisé lorsqu’on suggère un LS, mais sans critères diagnostiques stricts. Le spectre du syndrome de Leigh (LSS) englobe le LS et le LLS. Au cours des six dernières décennies, les travaux sur le LSS montrent qu’il compte plus de 100 maladies monogéniques distinctes associées à une grande hétérogénéité clinique et biochimique et à tous les types de mode de transmission. À ce jour, peu de corrélations génotype-phénotype ont été mises en évidence. Les mécanismes physiopathologiques précis restent obscurs, bien que l'insuffisance énergétique, le stress oxydatif, l'accumulation de métabolites toxiques et la toxicité directe de l'oxygène aient tous été impliqués. Nous présentons l'ensemble de données du registre monocentrique français de l'Hôpital Necker et de l'Institut Imagine, qui comprend 151 patients, et nous nous concentrons sur les données de neuroimagerie. Sept cas sont des patients pédiatriques diagnostiqués avec un LSS dû à des variants génétiques dans de gènes codant des protéines non-mitochondriales ou non directement impliquées dans la chaîne des oxydations phosphorylantes (OXPHOS). Ceux-ci seraient encore sans diagnostic si une approche ciblée exclusivement sur les maladies mitochondriales primaires avait été adoptée, et certains bénéficient de traitements spécifiques. Aucune présentation neuroradiologique spécifique n'a permis de les différencier des maladies mitochondriales primaires. Notre approche vise à faciliter le processus diagnostique pour les patients atteints d'un LSS d'origine génétique, présentant des lésions des ganglions de la base à l'IRM et sans résultat biologique typique tels qu'une hyperlactatémie ou une hyperlactatorachie, un pic de lactate à la spectroscopie ou des activités OXPHOS anormales.
Sylvia ROSE (Paris), Claire-Marine BERAT, Giulia BARCIA, Nathalie BODDAERT, Isabelle DESGUERRE, Agnès ROTIG, Manuel SCHIFF
15:25 - 15:40 #49488 - SS101 Variants bialléliques du gène UQCC1 altérant l’assemblage du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale : nouvelle cause de maladie mitochondriale à début précoce.
SS101 Variants bialléliques du gène UQCC1 altérant l’assemblage du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale : nouvelle cause de maladie mitochondriale à début précoce.

Les maladies mitochondriales sont des maladies rares qui peuvent résulter soit d’anomalies du génome mitochondrial, transmis par voie maternelle, soit de variants affectant l’une des ~1150 protéines du mitoprotéome codées par des gènes nucléaires. Elle se manifestent aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, avec une grande hétérogénéité clinique et fréquemment une atteinte multisystémique. Le complexe III (ubiquinol:cytochrome c oxydoréductase) joue un rôle clé dans la chaîne respiratoire mitochondriale en transférant les électrons du coenzyme Q10 réduit (ubiquinol) vers le complexe IV, via le cytochrome c. L’assemblage de ce complexe dépend de l’expression coordonnée des génomes mitochondrial et nucléaire. Le déficit en complexe III constitue une entité clinique sévère, souvent létale, liée à des variants pathogènes dans les gènes codant des sous-unités structurales du complexe III ou des facteurs d’assemblage bien identifiés. Sur le plan clinique, les présentations typiques incluent une acidose lactique néonatale, une hypotonie, un retard staturo-pondéral et un retard du développement psychomoteur. Le gène UQCC1 code un facteur d’assemblage du complexe III mitochondrial, sans qu’aucune association entre ses variations génétiques et une pathologie humaine n’ait été rapportée jusqu’à présent. Nous décrivons ici quatre patients issus de trois familles non apparentées, porteurs de variants bialléliques de UQCC1 avec des présentations hétérogènes de maladie mitochondriale à début précoce et acidose lactique. Nous apportons des arguments fonctionnels soutenant la pathogénicité de tous les variants identifiés de UQCC1, apportant la preuve que ce gène est une cause de déficit du complexe III. Les fibroblastes dérivés de patients montrent une diminution des niveaux de la protéine UQCC1 et de son partenaire d’interaction, UQCC2, conduisant à un défaut d’assemblage du complexe III. Le profilage par spectrométrie de masse (MS-complexome) a confirmé que ce défaut d’assemblage du complexe III affecte la formation des supercomplexes (respirasomes), tandis que les expériences de complémentation lentivirale « Rescue » ont montré la restauration des niveaux de UQCC1 avec une augmentation concomitante de l’activité enzymatique du complexe III dans les fibroblastes testés. Ces résultats montrent la pathogénicité des variants UQCC1 identifiés chez les patients et confirment une nouvelle association gène-maladie mitochondriale.
Samira AIT-EL-MKADEM SAADI (Nice), Sarah J. SMITH, Jamie K. LEIGHTON, Emmanuelle C. GENIN, Lucie S. TAYLOR, Konstantina FRAGAKI, Cécile ROUZIER, Langping HE, Charlotte V.y. HEMINGBROUGH, Alain FOUILHOUX, Annabelle CHAUSSENOT, Gaëlle AUGÉ, Charlotte COCHAUD, Bruno FRANCOU, Taghreed SHUAIB, Essa ALHARBY, Richard CASWELL, Emma L. BLAKELY, Robert MCFARLAND, Andrew A. MORRIS, Monika WINTER, Sylvie BANNWARTH, Hannah ROBINSON, Charlotte L. ALSTON, Naif A. M. ALMONTASHIRI, Ilka WITTIG, Robert W. TAYLOR, Véronique PAQUIS-FLUCKLINGER
15:40 - 15:55 #49785 - SS102 Quand la désorganisation des crêtes mitochondriales active la réponse IFN de type I : le cas des maladies mitochondriales.
SS102 Quand la désorganisation des crêtes mitochondriales active la réponse IFN de type I : le cas des maladies mitochondriales.

Introduction : Les maladies mitochondriales sont des maladies extrêmement complexes d’un point de vue génétique et clinique de par l’implication de très nombreux gènes et de par leur expressivité phénotypique extrêmement variées. Des études récentes suggèrent que la réponse interféron (IFN) pourrait participer aux mécanismes physio-pathologiques de ces maladies. En effet, certains stress mitochondriaux mimeraient la présence d’une infection et déclencheraient l’activation des voies de détection virale, conduisant à une réponse IFN inappropriée et chronique. Ainsi, une signalisation IFN élevée a été retrouvée dans les maladies mitochondriales causées par des mutations dans ATAD3A et PNPT1, les reliant à des interféronopathies de type I, maladies Mendéliennes caractérisées par une suractivation de la voie des IFNs de type I. Une évaluation de la réponse IFN dans une cohorte de patients souffrant de cytopathie mitochondriale monogénique suggère que ce phénomène serait plus large. Néanmoins, les mécanismes moléculaires qui relient dysfonctionnements mitochondriaux et immunité innée restent largement méconnus. Objectif : Identifier les mécanismes moléculaires responsables de l’activation de la réponse IFN dans les maladies mitochondriales pour analyser l’impact de cette réponse sur l’évolution de la pathologie. Méthodes : Nous avons étudié 3 modèles de maladies mitochondriales dues à des variants pathogènes dans des gènes codants pour des protéines de la membrane interne mitochondriale (ATAD3A, QIL1 et CHCHD10). A partir des fibroblastes primaires des patients, nous avons étudié: la morphologie des crêtes mitochondriales par microscopie électronique, l’assemblage des principaux complexes de la membrane interne mitochondriale par BN-PAGE et la réponse IFN de type I. Résultats : Nos résultats montrent une forte corrélation entre la perte de certains complexes de la membrane interne mitochondriale, dont MICOS qui est le complexe majeur responsable du maintien des crêtes mitochondriales, et l’activation de la réponse IFN de type I. C’est notamment le cas pour des mutations de ATAD3A, précédemment rapportés pour augmenter la réponse IFN de type I. Nous observons également que des défauts primaires ou secondaires de MICOS, respectivement associés à des variants pathogènes dans les gènes QIL1 et CHCHD10, peuvent induire une réponse IFN de type I. Conclusion : Pour la première fois, nous montrons un lien entre des défauts de structure de la membrane interne mitochondriale et l’activation de la réponse IFN de type I. Ces anomalies seraient communes à plusieurs maladies mitochondriales d’origine génétique différente. Ce travail ouvre ainsi de nouvelles perspectives sur des stratégies thérapeutiques ciblant l’amélioration de la structure des crêtes mitochondriales, et/ou la modulation de la réponse de l’immunité innée.
Gaelle AUGE, Anna REQUENA, Megan HAIRABEDIAN, Sandra LACAS-GERVAIS, Alexandre PIERGA, Marie ROZEN, Agnes ROTIG, Manuel SCHIFF, Véronique PAQUIS-FLUCKLINGER, Alice LEPELLEY, Sylvie BANNWARTH (NICE)
Salon Ambassadeurs 1/3

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E46
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Sessions simultanées 17
Pédagogie

Modérateurs : Evan GOUY (Généticien médical - Enseignant - Doctorant) (Lyon), Sandra MERCIER (Nantes)
15:10 - 15:25 #49200 - SS103 Introduction de l’IA et nouveaux leviers d’accompagnement des étudiants dans l’enseignement hybride en génétique.
SS103 Introduction de l’IA et nouveaux leviers d’accompagnement des étudiants dans l’enseignement hybride en génétique.

Dans le cadre de la réforme du second cycle (R2C), l’enseignement de la génétique médicale a fait l’objet d’une refonte majeure au sein de notre UFR de Médecine, avec la mise en place d’un parcours hybride destiné aux étudiants de DFGSM2/3. Celui-ci combine cours magistraux en e-learning (capsules vidéo, podcasts, liens YouTube) et travaux dirigés en présentiel. Chaque année, de nouvelles innovations sont introduites : en 2024-2025, l’intelligence artificielle a été utilisée via Wooflash (209 flashcards, 188 questions à trous) et, dès 2025-2026, Nolej permettra de générer des cours plus interactifs. L’objectif est d’identifier les leviers pour mieux accompagner les étudiants dans leur appropriation du dispositif, en analysant leurs usages réels et leurs besoins exprimés. Deux dispositifs d’évaluation ont été mis en place : un questionnaire à la fin de chacun des sept modules et une enquête globale de satisfaction en fin de semestre. En 2024-2025, 540 étudiants ont suivi le parcours, dont 89 % se sont connectés à Moodle. Parmi eux, 84 % des DFGSM2 et 70 % des DFGSM3 ont complété l’ensemble des modules. 420 étudiants (77 %) ont réalisé le test final d’autoévaluation, avec une moyenne de 15,5/20. 319 étudiants (59 %) ont utilisé les outils Wooflash. Les retours soulignent une forte appréciation du format asynchrone, jugé clair, souple et adapté au rythme individuel. Les 10 podcasts sont particulièrement plébiscités. Les étudiants demandent cependant davantage d’exercices, de supports visuels et de ressources écrites synthétiques, traduisant un besoin de consolidation. Si les contenus sont jugés alignés avec les objectifs pédagogiques (>90 % de réponses positives par module), plusieurs pistes d’amélioration émergent : clarification de concepts complexes (disomies uniparentales, signes HPO), amélioration sonore et sous-titrage des vidéos. Les forums, très peu utilisés (11 questions), révèlent un besoin d’accompagnement plus explicite à l’interaction asynchrone. Enfin, la comparaison des résultats d’examens entre DFGSM2 et DFGSM3 met en évidence la nécessité de développer plus tôt les compétences en raisonnement clinique, notamment pour les mini-dossiers progressifs. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte institutionnel marqué par la migration en 2025 de THEIA vers UNESS Évaluation, afin d’harmoniser nos pratiques avec la majorité des UFR de Médecine françaises déjà engagées dans cette transition. En conclusion, ces résultats révèlent une appropriation globalement positive du dispositif hybride, mais aussi plusieurs leviers pédagogiques : enrichissement des entraînements, guidage méthodologique, accompagnement au raisonnement clinique et soutien à l’interaction. Ces pistes, conjuguées à l’évolution des outils institutionnels, orienteront l’adaptation continue du dispositif pour mieux soutenir les apprentissages et la professionnalisation des étudiants.
Thomas BOMERSBACH, Angélique BAILLIA, Antoine DUCORNET, Philippe FROSSARD, Anne-Sophie LEBRE (Reims)
15:25 - 15:40 #49439 - SS104 Évaluation formative des compétences interpersonnelles des internes en génétique médicale lors de consultations simulées.
SS104 Évaluation formative des compétences interpersonnelles des internes en génétique médicale lors de consultations simulées.

Contexte : Le développement des compétences interpersonnelles constitue un enjeu majeur pour les généticiens cliniciens. De récentes études suggèrent que ces compétences peuvent être améliorées par la simulation. Depuis 2018, des consultations simulées avec des comédiens professionnels sont organisées en France, à l'échelle nationale, pour les internes en génétique médicale. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle longitudinale afin d'évaluer l'efficacité des consultations simulées sur une période de sept ans (2018-2024). Afin d'évaluer la qualité de la relation médecin-patient, un questionnaire standardisé de satisfaction des patients (SPSQ) a été rempli par l’interne et le comédien-patient après chaque consultation. Un score Mindful Attention Awareness Scale (MAAS), permettant d’évaluer le niveau de pleine conscience, a également été calculé pour chaque interne. Le critère d'évaluation principal était l'amélioration significative du score moyen au SPSQ, tel qu'évalué par les comédiens jouant les patients. Résultats Cent quatre-vingt neuf internes en génétique ont participé aux consultations simulées, dont 117 ont assisté à au moins deux sessions consécutives et ont obtenu deux scores SPSQ. Les internes ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'égard de la formation basée sur la simulation. Le score SPSQ moyen, tel qu'évalué par les comédiens, était de 36,32/40, avec une augmentation de 1,62 point après la deuxième session (p = 0,008). Selon l'évaluation des internes, une amélioration significative a également été observée dans les scores SPSQ moyens (p = 0,004) et MAAS (p = 0,003). Le modèle linéaire mixte confirme l'impact de la session et du MAAS sur le score SPSQ. Conclusions Les consultations simulées, actuellement intégrées à la formation initiale des internes en génétique médicale en France améliore statistiquement leurs compétences relationnelles avec une meilleur satisfaction des patients. De plus, il reçoivent une évaluation très satisfaisante de la part des participants. Des études de suivi sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Jean-Marie RAVEL, Mathilde RENAUD, Jean-Benoit HARDOUIN, Laurent PASQUIER, Caroline SCHLUTH-BOLARD, Damien SANLAVILLE, Pierre POTTIER, Sandra MERCIER (Nantes)
15:40 - 15:55 #49511 - SS105 ACMG Academy, un simulateur interactif en ligne pour l’apprentissage de la classification ACMG/AMP des variants génétiques à partir de cas cliniques contextualisés.
SS105 ACMG Academy, un simulateur interactif en ligne pour l’apprentissage de la classification ACMG/AMP des variants génétiques à partir de cas cliniques contextualisés.

L’interprétation des variants génétiques selon les recommandations ACMG/AMP est une compétence clé en génétique médicale, mais demeure difficile d’accès pour les cliniciens et étudiants non spécialistes. Nous présentons un simulateur pédagogique interactif, accessible à tous en ligne, destiné à l’apprentissage de la classification des variants selon l’ACMG. L’outil cible en particulier les étudiants en médecine (externes, internes débutants) et les praticiens d’autres spécialités découvrant la discipline, à l’occasion d’un DIU ou d’un MOOC par exemple. Le site propose une série de cas cliniques contextualisés (signes cliniques, arbre généalogique…), couvrant les différents types de variants (faux-sens, nonsense, d’épissage…). Chaque cas inclut : un contexte clinique et familial, les caractéristiques du variant (gène, transcrit, localisation, conséquence), ainsi que les données issues des bases de données (gnomAD, ClinVar) et une sélection de scores de prédiction in silico adapté à la nature du variant (CADD, REVEL, SIFT, SpliceAI…) avec des liens vers les différentes sources. Ces ressources sont accompagnées de volets explicatifs didactiques rappelant leur intérêt, leurs seuils d’interprétation et leur lien avec les critères ACMG correspondants. L’étudiant sélectionne les critères qu’il juge pertinents. Le système génère en temps réel une classification automatique, permettant un feedback immédiat sur le poids et l’impact des critères choisis. Puis après avoir validé la classification qu’il juge optimale, une correction détaillée est fournie : comparaison entre critères attendus et sélectionnés, raisonnement pas-à-pas et mise en évidence des arguments déterminants. Enfin, il est fourni des rappels physiopathologiques adaptés (par exemple le mécanisme Nonsense-Mediated mRNA Decay dans le cas d’un variant tronquant). L’outil est flexible : les enseignants peuvent préconfigurer leurs propres cas et variants, facilitant une progression graduelle en complexité, une adaptation aux objectifs pédagogiques et aux thématiques enseignées. Conclusion Ce simulateur en ligne constitue une innovation pédagogique accessible à tous, combinant interactivité, feedback immédiat et apprentissage guidé de la classification ACMG/AMP.
Clément SAUVESTRE (Bordeaux), Cécile COURDIER
Zone 1 - Salle 2
16:00

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A47
16:00 - 16:30

REMISE DES PRIX

16:00 - 16:30 ASSISES 2026 - Palme d'or et prix spécial du jury.
Cécile Rouzier (NGS diag) et Emilie Consolino (AFCG)
16:00 - 16:30 SFNG - Prix du poster Neurogénétique.
Alexandra Durr, Gaëtan Lesca
16:00 - 16:30 ACLF - 2 prix posters.
Nicolas Chatron
16:00 - 16:30 AFCG - Prix Poster.
Emilie Consolino
16:00 - 16:30 AFGC - Prix Communication Orale, 2 Prix posters.
David Geneviève
16:00 - 16:30 SFMPP - Prix.
David Geneviève
16:00 - 16:30 ANPGM - Prix.
Jean Muller
16:00 - 16:30 CNEPGM - Prix poster.
Sandra Mercier, Evan Gouy
16:00 - 16:30 FFGH - Prix communications orales plénières.
Damien Sanlaville
16:00 - 16:30 GFCO - Prix poster ou présentation encourageant le développement de la génétique tumorale.
Etienne Rouleau
16:00 - 16:30 NGS Diag.
Cécile Rouzier
16:00 - 16:30 SFDPI.
Céline Moutou
16:00 - 16:30 SFG - Prix poster, Prix communication orale.
Béatrice Turcq, Valérie Prouzet-Mauléon
16:00 - 16:30 SFGH - Prix recherche Josué Feingold & Prix poster.
Emanuelle Bouzigon
16:00 - 16:30 SIGF - 1 prix communication orale, 2 prix posters, 1 prix poster SeqOne.
Margot Comel, Lionel Heiser Andres Valle, Nicolas Philippe
16:00 - 16:30 SOFFOET.
Aude Tessier
16:00 - 16:30 BioinfoDiag - Prix poster.
Charles Van Goethem
16:00 - 16:30 Prix Thierry Frebourg.
Pascaline Berthet
Louis Lumiere