| Jeudi 20 mars |
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"Jeudi 20 mars"
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A20
08:00 - 09:30
SESSION NEUROCHIRURGIENS LIBERAUX
Chirurgie du Rachis en 2045 : 100% endoscopie ?
Modérateurs :
Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Versailles), Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (BORDEAUX)
08:00 - 08:08
Endoscopie rachidienne : historique et taxonomie.
Matthieu VASSAL (Conférencier, MONTPELLIER)
08:08 - 08:17
Options techniques : intérêts, learning curve et complications - Endospine.
Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
08:17 - 08:26
Options techniques : intérêts, learning curve et complications - Monoportal.
Sébastien SCHULLER (Conférencier, Strasbourg)
08:26 - 08:35
Options techniques : intérêts, learning curve et complications - UBE.
Guillaume LONJON (Chirurgie) (Conférencier, Montpellier)
08:35 - 08:43
Adoption des techniques endoscopiques en pratique libérale (2025).
Joseph CRISTINI (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille)
08:43 - 08:51
Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement (et d’une équipe).
Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
08:51 - 08:57
Panorama des possibles en 2045 : tous endoscopistes ?
Guillaume LONJON (Chirurgie) (Conférencier, Montpellier)
08:57 - 09:05
Et l’écologie dans tout ça ?
Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
09:05 - 09:13
Open is not a crime!
Samuel D'HOUTAUD (Dr) (Conférencier, La Rochelle), Mathieu BANNWARTH (Conférencier, Reims)
09:13 - 09:21
Décroissance en chirurgie du rachis.
Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Conférencier, Versailles)
09:21 - 09:30
Conclusion et discussion.
Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
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Grand Théâtre |
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"Jeudi 20 mars"
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B20
08:00 - 09:30
COMMUNICATIONS LIBRES - VASCULAIRE
Modérateurs :
Moncef BERHOUMA (PU-PH) (Dijon), Lucas TROUDE (MCU-PH) (Marseille)
08:00 - 08:08
#44002 - CV01 Le rôle du test d’occlusion per-opératoire et de l’étude hémodynamique locale dans l’indication et le type de pontage intra-extra-crânien pour le traitement d’un anévrisme complexe : série monocentrique de 9 cas.
CV01 Le rôle du test d’occlusion per-opératoire et de l’étude hémodynamique locale dans l’indication et le type de pontage intra-extra-crânien pour le traitement d’un anévrisme complexe : série monocentrique de 9 cas.
Introduction
L’anastomose intra-/extra-crânienne de préservation de flux est une technique neurochirurgicale bien connue et en regain d’essor pour le traitement de pathologies allant de l’anévrisme complexe aux tumeurs de la base du crâne engainant les structures vasculaires normales. La réalisation préopératoire d’un test d’occlusion, qui est le plus souvent réalisé au niveau carotidien et nécessitant un polygone de Willis perméable, pose l’indication de la réalisation d’une anastomose s’il est mal toléré par le patient : défect de parenchymographie et/ou intolérance neurologique avec épreuve hypotensive. Pour des raisons techniques, ce test endovasculaire n’est pas toujours réalisable en distalité et les outils d’analyse débimétrique ainsi que d’évaluation de la mise en charge du réseau anastomotique pial pré-opératoires sont encore manquants afin de proposer ou non l’anastomose adaptée au besoin spécifique d’un patient.
Objectif
Le but de notre étude est d’étudier l’intérêt du test d’occlusion per-opératoire assisté par analyse micro-doppler et fluoro-angiographie per-opératoires dans la stratégie chirurgicale de pontage dans le traitement d’anévrismes complexes.
Matériel & Méthode
Notre étude rétrospective a inclus 9 patients dont 1 enfant porteurs d’anévrismes complexes opérés entre novembre 2023 et novembre 2024, et pour lesquels une stratégie de pontage est initialement retenue.
Résultats
Le sexe ratio femme-homme était de 7 :2. L’âge moyen au diagnostic était de 48,1 ans. La localisation était Sylvienne dans 7 cas. On note un anévrisme géant dans 5 cas et complexe dans 4 cas dont 3 sont des anévrismes recanalisés. Parmi les 9 patients, 4 sont fumeurs actifs et 3 traités pour HTA. On note une ischémie post-opératoire. Tous les pontages sont perméables. La stratégie chirurgicale a été modifiée dans 4 cas suite au test d’occlusion per-opératoire et d’adapter le pontage nécessaire au patient (n=2) ou de ne pas le réaliser (n=2).
Conclusion
Le test d’occlusion per-opératoire, sans augmenter la morbidité, et en étudiant in situ la modification de l’hémodynamique locale propre au patient pourrait permettre d’adapter la stratégie chirurgicale dans les cas de revascularisations cérébrales à restauration de flux.
Antoine Pierre DEVALCKENEER, Antoine KERAUDY (Lille), Martin BRETZNER, Pierre BOUSSEMART, Rabih ABOUKAÏS
08:08 - 08:16
#44620 - CV02 Résultats chirurgicaux et facteurs de mauvais pronostic des malformations artério-veineuses rompues traitées par microchirurgie à Montpellier.
CV02 Résultats chirurgicaux et facteurs de mauvais pronostic des malformations artério-veineuses rompues traitées par microchirurgie à Montpellier.
Introduction : L'objectif de notre étude est d'analyser les résultats chirurgicaux des malformations artério-veineuse cérébrales rompues (MAVr) traitées dans notre centre et les facteurs associés à un mauvais pronostic.
Méthodes
Nous avons étudié rétrospectivement les patients atteints d'une MAVr traités par microchirurgie entre 2012 et 2022 dans notre centre (Montpellier, France). Le critère de jugement principal était un devenir fonctionnel favorable basée sur une échelle de Rankin modifiée (mRS) ≤2 à 3 mois. Les événements indésirables, complications et toute cause de mortalité ont été rapportés. Les facteurs de mauvais pronostic ont été identifiés par analyse de régression logistique.
Résultats
Nous avons inclus 86 patients traités par microchirurgie pour un rAVM. L'âge moyen était de 45,6±17,2, le suivi moyen de 46,2±38,3mois. Les MAV de bas grade (i.e. Spetzler Martin grade I et II) étaient plus fréquentes (n=51, 59.3%). La localisation la plus fréquente était le sous-type pariéto-occipital (n=27, 31,3%). Le volume moyen de l'hématome intra cérébral était de 31,4±22,6cc. Une résection complète a été confirmée dans 77 cas (91,6 %). Une issue favorable à 3 mois a été obtenue pour 46 patients (53,4%) à 3 mois et 62 (72,0%) au dernier suivi. Les facteurs de mauvais pronostic étaient l'absence d'angiographie cérébrale préopératoire, un WFNS>2, une hydrocéphalie aiguë, un hématome intracérébral>30cc, une chirurgie précoce (moins de 24h) et l'absence de chirurgien cérébrovasculaire pendant la résection de la MAV. Les complications liées à la chirurgie était de 16.3% (n=14) avec une mortalité à 3 mois de 4.6% (n=4).
Conclusion:
La microchirurgie pour les MAVr conduit à une amélioration fonctionnelle significative avec un résultat favorable chez plus de la moitié des patients à 3 mois. Un mauvais état clinique initial (WFNS>2), une hydrocéphalie aiguë, un volume d'hématome intracerebral>30cc, une chirurgie dans les premières 24 heures, l'absence de chirurgien cérébrovasculaire et d'angiographie cérébrale préopératoire sont des facteurs de mauvais pronostic à 3 mois.
Marine LE CORRE, Lucas RIBEIRO (montpellier)
08:16 - 08:24
#44642 - CV03 SALLES MULTIMODALES EN NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE CEREBRALE ET SPINALE : APPLICATIONS, LIMITES ET PERSPECTIVES.
CV03 SALLES MULTIMODALES EN NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE CEREBRALE ET SPINALE : APPLICATIONS, LIMITES ET PERSPECTIVES.
Les salles hybrides ou multimodales allient l’environnement d’une salle de neurochirurgie conventionnelle intégralement équipée (microscope, neuronavigation, etc.) et des technologies d'imagerie avancées, généralement constituées d'un système d'angiographie numérique 3D robotisé. Initialement développées pour la chirurgie vasculaire périphérique, les salles multimodales gagnent en popularité parmi les équipes de neurochirurgie à travers le monde. L'association entre les capacités diagnostiques et d'intervention endovasculaire intraopératoires et la gestion microchirurgicale au même endroit permet une évaluation immédiate des résultats chirurgicaux, ainsi qu'une conversion instantanée à l'une ou l'autre technique si nécessaire, sans transfert du patient.
S'appuyant sur notre expérience récente depuis 2023, nous décrivons ici le déploiement de notre salle multimodale au Centre Hospitalier Universitaire de Dijon Bourgogne à travers 16 cas de neurochirurgie vasculaire cérébrale et spinale (malformations artérioveineuses cérébrales, fistules artérioveineuses cérébrales et spinales,…) en condition multimodale. Nous y détaillons les principaux avantages et en premier lieu un contrôle qualité immédiat avant la fermeture chirurgicale, et nous tenterons de définir les pathologies neurochirurgicales vasculaires cérébrales et spinales pour lesquelles cet environnement multidisciplinaire serait le plus à même d’améliorer les résultats tout en réduisant les complications procédurales.
Luc KERHERVE (Dijon), Moncef BERHOUMA, Jean-François BELLUS, Olivier BALAND, Catherine CAO, Florent BONNEVILLE, Ahmed EL CADHI, Walid FARAH, Sayda Alia HOUIDI, Maxime LLEU, Clément MILLOT-PICCOLI, Edouard MORLAIX, Tuan LE VAN, Jacques BEAURAIN, Imen BERNAOUI, Alix LOIRET, Charlotte LE PARC, Marc LENFANT, Frédéric RICOLFI, Brivael LEMOGNE, Pierre-Olivier COMBY, Pierre THOUANT
08:24 - 08:32
#44656 - CV04 La thermothérapie laser interstitielle robot assistée : une méthode peu invasive et efficace dans la prise en charge thérapeutiques des cavernomes du tronc cérébral.
CV04 La thermothérapie laser interstitielle robot assistée : une méthode peu invasive et efficace dans la prise en charge thérapeutiques des cavernomes du tronc cérébral.
Les cavernomes du tronc cérébral sont des lésions rares à l’origine d’une importante morbimortalité en cas de saignement. Il n’existe pas de consensus concernant leur prise en charge thérapeutique. La prise en charge chirurgicale peut être à l’origine d’une importante morbidité voire d’une possible mortalité en fonction des séries publiées. La radiochirurgie permet une diminution du risque de re-saignement sans élimination totale du risque.
La thermothérapie laser interstitiel (LITT) guidée par le Robot Rosa est une méthode peu invasive permettant de traiter ces lésions de plus en plus utiliser en chirurgie.
Nous présentons une série de cas réalisée au CHU d’Amiens pour des localisations difficilement opérable du tronc cérébrale.
Résultats : 3 patients ont été rétrospectivement inclus en 2024. L’âge moyen lors de la chirurgie est de 54 ans. Chaque patient a bénéficié d’une prise en charge chirurgicale par LITT de leur cavernome du tronc cérébral suite à 2 épisodes de saignement pour 2 patients, et un unique pour 1 patient. L’usage d’une unique sonde laser introduite à l’aide du robot Rosa, permet un placement optimal et précis au sein de la lésion en limitant le risque d’aggravation clinique. L’ablation est réalisée sous contrôle de la température à l’aide du dispositif VISUALASE (Medtronic) permettant de préserver le tronc cérébral sain au pourtour du cavernome. L’ablation complète est contrôlée par l’IRM per opératoire à l ‘aide des sequences FLAIR et diffusion, T1 gadolinium et spectroscopie. Aucun patient n’avait bénéficié d’un traitement préalable du cavernome. 2 patients présentaient des troubles oculomoteurs pré opératoires en lien avec l’épisode de saignement du cavernome.
1 patient a présenté une aggravation de la symptomatologie pré opératoire à type de syndrome alterne qui a régressé sous corticothérapie. Les deux autres patients n’ont pas présenté d’aggravation clinique, il persistait les troubles oculomoteurs déjà décrits en pré opératoires. Aucun patient n’a présenté de perte d’autonomie suite à la prise en charge chirurgicale. La durée Moyenne de suivi post opératoire est de 6 mois. Aucun patient n’a présenté de récidive de saignement.
Conclusion : La LITT associée à l’usage du robot et d’une basse température apparait comme une méthode prometteuse car peu invasive et peu morbide permettant une ablation complète du cavernome du tronc cérébral sans atteinte de la qualité de vie des patients. Des études complémentaires et un suivi à plus long terme sont nécessaires afin de confirmer ces résultats prometteurs.
Pauline CARLIER (amiens), Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
08:32 - 08:40
#44678 - CV05 Le cavernome pédiatrique: de la prise en charge à la biologie moléculaire à partir de 800 cavernomes cérébraux et médullaires.
CV05 Le cavernome pédiatrique: de la prise en charge à la biologie moléculaire à partir de 800 cavernomes cérébraux et médullaires.
Nous décrivons l’histoire naturelle des cavernes cérébraux et médullaires (CM) pédiatriques ainsi que leur base génétique, en les corrélant à leurs caractéristiques radiologiques et leur risque hémorragique.
Notre étude rétrospective monocentrique portait sur les données cliniques, radiologiques, épileptiques et de suivi de tous les patients consécutifs atteints de CM au cours des deux dernières décennies. Nous avons créé un atlas 3D des CM après segmentation et normalisation afin de réaliser une analyse voxels-à-voxels. Un séquençage germinal des gènes CCM1-3 ainsi qu’un séquençage somatique ciblé des gènes des voies RAS et PI3K dans les lésions ont été effectués.
Nous avons retrouvés 786 CM cérébraux et 14 CM médullaires chez 257 patients. L’âge moyen au diagnostic était de 9,5±5 ans. 109 CM (13,8 %) ont nécessité une exérèse chirurgicale au cours de la première année. Des données de suivi étaient disponibles pour 718 CM, avec un suivi moyen de 5,59±3,28 ans. 134 CM cérébraux (dont 80 associés à des crises focales) et 10 CM médullaires ont été opérés. Un séquençage des variants somatiques a été réalisé sur 95 CM, incluant les gènes PIK3CA, MAP3K3, KRIT1 et KRAS.
Nous avons identifié un risque annuel d’hémorragie de 1,92 %, modulé par le type (sporadique, post-radiation), la localisation (tronc cérébral) et leurs caractéristiques radiologiques (hémorragie extracapsulaire, volume, signal, présence d’une anomalie veineuse de développement). Les symptômes au diagnostic et les caractéristiques radiologiques des CM dépendait de leur localisation. Le risque chirurgical pour les CM corticaux était de 0,9 %, avec 85 % des patients atteignant un score de grade 1-2 de la Ligue Internationale contre l'Épilepsie, et 53 % étant sans traitement antiépileptique après 5 ans.
62 % des CM opérés présentaient un variant pathogène de PIK3CA. Un variant somatique de MAP3K3 réduisait le risque annuel d’hémorragie de 4,8±1,5 (p < 0,05), seul ou en association avec PIK3CA. Nous avons confirmé que les CM satellites d’une anomalie veineuse de développement présentaient un variant de PIK3CA dans 96 % des cas, augmentant le risque relatif d’hémorragie de 3±0,31 (p=3,8.10⁻³).
Nous décrivons l’histoire naturelle des CM chez 257 enfants atteints de 800 CM. Nous rapportons un risque annuel d’hémorragie de 1,9 %, modulé par des caractéristiques radiologiques (hémorragie extracapsulaire, volume, signal, association avec une anomalie veineuse de développement et localisation) et le type de CM. Nous décrivons le premier atlas 3D des CM. La chirurgie offre d’excellents résultats généraux et épileptiques pour les CM superficiels supratentoriels, contrairement aux CM profonds, associés à une morbidité élevée. Le diagnostic moléculaire de 95 CM opérés a mis en évidence PIK3CA comme facteur d’agressivité dans les CM sporadiques et familiaux, tandis que MAP3K3 réduisait ce risque. Enfin, nous avons confirmé que l’anomalie veineuse de développement est un marqueur radiologique de PIK3CA.
Sandro BENICHI (Paris), Thomas BLAUWBLOMME
08:40 - 08:48
#44680 - CV06 Atlas 3D et clustering des malformations artérioveineuses pédiatriques.
CV06 Atlas 3D et clustering des malformations artérioveineuses pédiatriques.
La malformation artério-eineuses cérébrale pédiatrique (PbAVM) est une maladie rare mais potentiellement mortelle, pouvant provoquer un AVC hémorragique, des crises épileptiques, des troubles neurologiques ou des céphalées. Une hétérogénéité de l’angioarchitecture est observée parmi les PbAVM, bien que peu de données relient l’angioarchitecture à la présentation clinique et à l’évolution à long terme. Par conséquent, notre étude visait à élucider la relation entre l’angioarchitecture des PbAVM, leur distribution cérébrale et leur comportement clinique.
Cette étude rétrospective a inclus tous les cas consécutifs de PbAVM traités dans un centre pédiatrique tertiaire (2007–2023). Nous avons analysé les groupes de survie en fonction de la présentation initiale, de la distribution spatiale dans le cerveau et de l'évolution clinique (guérison, rupture secondaire, prolifération ou récidive après occlusion complète, crises épileptiques). Une analyse par clustering hiérarchique sur composantes principales (HCPCA) a été réalisée à partir des données d’angiographie numérique soustraite en 3D (DSA) et d’IRM. Les procédures de segmentation semi-automatique des nidus et de normalisation spatiale ont été validées pour créer un atlas probabiliste permettant une analyse voxels-à-voxels.
Un total de 245 PbAVM chez 234 patients (175/234, 74,8 % de PbAVM rompues, âge moyen : 9,9±4 ans) a été évalué. La cartographie spatiale des symptômes à la prise en charge a montré que les PbAVM situées dans le cortex moteur primaire présentaient un risque accru de crises épileptiques. Les PbAVM situées dans le thalamus droit étaient plus fréquemment associées à un déficit neurologique lors de la présentation initiale, tandis que les PbAVM localisées dans le lobe pariétal gauche étaient associées à des céphalées. L’HCPCA a identifié trois groupes de patients : Cluster 1 : PbAVM à faible débit et de petite taille (162 patients, 82 % d’hémorragie au diagnostic). Cluster 2 : PbAVM à haut débit (69 patients, 53,5 % d’hémorragie et 23 % de crises épileptiques au diagnostic), plus fréquemment situées dans le thalamus droit. Cluster 3 : PbAVM géantes (14 patients, 21,5 % d’hémorragie et 57 % de crises épileptiques au diagnostic), plus fréquemment localisées autour de l’insula postérieure gauche et de la zone prémotrice droite. Le taux de guérison était plus faible pour le cluster 2 que pour le cluster 1 (HRguérison = 0,34±0,23, p=3,7.10⁻⁶) et nul pour le cluster 3 (p≈0). Le cluster 3 présentait une probabilité plus élevée de rupture secondaire (HRrupture = 6,83±0,61, p=0,001) et de prolifération au fil du temps (HRprolifération = 11,1±0,49, p=1.10⁻⁶).
Nous avons identifié trois sous-groupes de PbAVM : les petites PbAVM à faible débit, les PbAVM à haut débit et les PbAVM géantes, présentant des caractéristiques uniques en termes de présentation initiale, d’évolution clinique, de résultats et de distribution 3D dans le cerveau.
Sandro BENICHI (Paris), Olivier NAGGARA
08:48 - 08:56
#44756 - CV07 Facteurs prédictifs de succès de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples dans le Moyamoya pédiatrique.
CV07 Facteurs prédictifs de succès de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples dans le Moyamoya pédiatrique.
Introduction
Le traitement de l’angiopathie de Moyamoya repose sur la revascularisation cérébrale chirurgicale, visant à améliorer la perfusion cérébrale. Plusieurs techniques de revascularisation existent. Les techniques indirectes, c’est-à-dire reposant sur l’angiogénèse post-opératoire spontanée ciblées sont les plus pratiquées chez l’enfant. La technique de revascularisation indirecte par trous de trépans multiples est privilégiée dans notre centre. Cependant, aucune étude n’a encore analysé les facteurs prédictifs d’angiogenèse trans-durale avec cette technique. Le but de cet article est d’établir des critères permettant d’aider à la prise de décision opératoire et de cibler les zones pro-angiogéniques.
Methodologie
Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 59 patients pédiatriques présentant une angiopathie de Moyamoya (maladie ou syndrome) confirmée par une artériographie cérébrale et opérée pour revascularisation indirecte par trous de trépans multiples. Les critères d’exclusions étaient l’absence de cartographie ASL pré et post-opératoire et l’absence de séquence IRM temps de vol grand champ (TOF) en post-opératoire. L’angiogenèse trans-durale a été évaluée radiologiquement et chaque trou a été segmenté semi-automatiquement. Toutes les IRM ont été normalisées (3D T1, TOF, ASL, volumes) dans l’espace du Montreal Neurological Institute et le volume du cortex en regard du trou a été mesuré après segmentation. Les valeurs de perfusion ASL ont été comparées avant et après chirurgie, suite à une normalisation. Une carte de probabilité a été réalisée, suivie d’une analyse voxel-à-voxel.
Résultats
857 trous de 96 hémisphères cérébraux ont été incluses dans l’étude, avec une moyenne de 8.9 trous de trépan par hémisphère. 70% des hémisphères présentaient un grade de Suzuki 4 ou plus et 49% d’entre eux atteignent une revascularisation grade A ou B de Matsushima en post-opératoire. Nous avons identifié l’hypoperfusion des noyaux gris centraux et le volume du cortex en regard du trou de trépan comme prédictif de l’angiogenèse trans-durale. L’analyse voxel-à-voxel a mis en évidence trois régions anatomiques indépendamment associées à la présence d’une angiogenèse trans-durale: gyrus frontal moyen, gyrus temporal supérieur, gyrus supa-marginal.
Conclusion
Nous avons identifié l’hyper-perfusion des noyaux gris centraux et le volume de cortex comme prédictif de l’efficacité chirurgicale de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples. Nous avons également identifié le gyrus frontal moyen, le gyrus temporal supérieur et le gyrus supa-marginal comme des sites favorables à l’angiogenèse trans-durale.
Matei MILITARU (Paris), Ludovic FILLON, Kevin BECCARIA, Olivier NAGGARA, Nathalie BODDAERT, Manoelle KOSSOROTOFF, Thomas BLAUWBLOMME, Sandro BENICHI
08:56 - 09:04
#44763 - CV08 Exérèse microchirurgicale des malformations artério-veineuses intracraniennes: l'expérience de l'Universitätskilikum Düsseldorf.
CV08 Exérèse microchirurgicale des malformations artério-veineuses intracraniennes: l'expérience de l'Universitätskilikum Düsseldorf.
Introduction: Le traitement des MAV non rompues et rompues reste controversé. La résection microchirurgicale de la MAV offre le taux de guérison le plus élevé, mais la morbidité et la mortalité associées peuvent dépasser celles de l'histoire naturelle de la MAV.
Matériel & Méthode: Étude de cohorte rétrospective monocentrique de 120 patients consécutifs porteurs d'une MAV intracrânienne opérés entre janvier 2010 et juin 2023.
Résultats: La MAV était rompue dans 68 % des cas (volume moyen de l'hématome 24,5cc / médiane 16,5). En préopératoire, 39 % des patients présentaient une hémorragie intracrânienne massive entraînant une hypertension intracrânienne, 24 % une épilepsie et 31 % une parésie motrice. L'échelle de coma de Glasgow initiale était inférieure à 12 dans 36 % des cas dans le groupe des MAV rompues. La localisation de la MAV était lobaire dans 81 % des cas. Les grades de Spetzler-Martin étaient de 1, 2, 3 et 4 dans 26 %, 41 %, 15 % et 1 % des cas, respectivement. Dix-sept patients (14 %) présentaient une MAV sous-tentorielle. Le diamètre moyen du nidus était de 17 mm (extrêmes 5-55 / médiane 13 mm). Tous les patients ont eu une résection chirurgicale de la MAV. Un drainage ventriculaire externe a été nécessaire dans 25 % des cas. Treize patients (11 %) avaient bénéficié d'une embolisation préopératoire. Le taux d'occlusion était de 89 %. Un résidu de nidus a été mis en évidence à l'angiographie postopératoire chez 13 patients (11 %). Parmi ceux-ci, 6 patients ont bénéficié d'un second traitement chirurgical tandis que 2 autres (15 %) ont bénéficié d'une embolisation, avec un taux d'oblitération complète de 100 %. Le taux d'oblitération à la sortie était de 96 %. Cinq patients présentant un résidu ont été assignés à une stratégie Wait&Scan. Le Glasgow Outcome Scale à 6 mois était de 5 dans 68 %, 4 dans 14 %, 3 dans 8 %, 2 dans 7 % des cas. Trois patients (3 %) sont décédés d'une rupture de MAV malgré la chirurgie.
Conclusion : Les MAV crâniennes de bas grade peuvent être traitées par voie chirurgicale, avec un taux de guérison élevé et un résultat clinique satisfaisant.
Lucas TROUDE (Marseille), Jan Frederick CORNELIUS, Sajjad MUHAMMAD
09:04 - 09:12
#43852 - CV09 Échantillonnage systématique de tissus lors de la chirurgie d'anévrisme : de la nécessité au concept à une technique sûre et reproductible – Étude rétrospective monocentrique.
CV09 Échantillonnage systématique de tissus lors de la chirurgie d'anévrisme : de la nécessité au concept à une technique sûre et reproductible – Étude rétrospective monocentrique.
Introduction : La recherche sur les anévrismes intracrâniens (AI) met en avant le rôle du remodelage vasculaire induit par le flux et l'inflammation neurogénique dans la progression et la rupture des anévrismes. Cependant, l'accès aux tissus pour les analyses histo-moléculaires reste limité, notamment avec l'essor des techniques endovasculaires. Cette étude vise à établir des critères systématiques pour l'échantillonnage et la conservation des tissus d'AI en pratique clinique.
Méthodes : Dans cette étude rétrospective, des patients adultes subissant une chirurgie d'AI ont bénéficié d'un échantillonnage systématique de la paroi anévrismale, des méninges, de l'artère méningée moyenne et de l'artère temporale superficielle. Une analyse histologique a été réalisée pour évaluer l'intégrité des tissus, suivie d'une pré-analyse par l'expression de gènes de ménage afin d'évaluer la faisabilité des analyses par RT-qPCR. Les données clinico-radiologiques, y compris les complications liées à l'échantillonnage, ont été passées en revue. Une comparaison statistique a été effectuée entre les groupes d'anévrismes rompus et non rompus.
Résultats : Les anévrismes de l'artère cérébrale moyenne (ACM) représentaient plus de 60 % dans les deux groupes. Comme prévu, dans les cas rompus, la morbidité et la mortalité étaient significativement plus élevées que dans les cas non rompus (p<0,001 ; p = 0,043). Aucune complication majeure ne pouvait être directement attribuée à l'échantillonnage. Les taux de réussite de l'échantillonnage de la paroi anévrismale atteignaient 97 % dans les deux groupes, et environ 80 % pour les autres tissus (ATS, AMM, DM). L'analyse histopathologique de la paroi anévrismale a été complétée dans 85 % des cas non rompus et 83 % des cas rompus, indiquant une limite de profondeur de >3 mm pour l'échantillonnage de l'anévrisme. L'expression des gènes de ménage a été observée dans tous les échantillons, sans restriction en fonction de la profondeur de l'anévrisme.
Conclusion : Cette étude a établi des critères pour un échantillonnage de tissus anévrismaux sûr et reproductible en pratique clinique de routine, sans augmentation des taux de mortalité ou de complications. Ces résultats pourraient soutenir la création d'une biobanque vasculaire nationale française, favorisant ainsi la recherche translationnelle.
Antoine DEVALCKENEER, Marie CSANYI, Caroline LOIEZ, Martin BRETZNER, Olivier MORALES, Tomas MENOVSKY, Nadira DELHEM, Claude-Alain MAURAGE, Rabih ABOUKAÏS (Lille)
09:12 - 09:20
#43858 - CV10 Une hémicraniectomie décompressive systématique est-elle obligatoire chez les patients opérés d’un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne ?
CV10 Une hémicraniectomie décompressive systématique est-elle obligatoire chez les patients opérés d’un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne ?
Objectif : Evaluer le devenir post-opératoire des patients présentant un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne (HTIC).
Méthodes : Entre 2012 et 2022, sur les 954 patients opérés d’un anévrisme intracrânien dans notre institution, notre étude rétrospective et continue a inclus 9 patients avec un anévrisme sylvien géant (≥ 25 mm) non rompu responsable d’une HTIC associée à une déviation de la ligne médiane (> 4 mm). Une reconstruction vasculaire sous circulation extra-corporelle (CEC) a été réalisée chez 4 patients et une anastomose extra-intracrânienne suivie d’un trapping de l’anévrisme a été la stratégie thérapeutique retenue chez les 5 autres patients. Leur devenir clinico-radiologique précoce (< 7 jours) et tardif a été noté. Un bon devenir fonctionnel était retenu si le score mRS était < 3 à 3 mois.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 44 ans (17 à 70 ans). Le diamètre maximal de l’anévrisme était de 49 mm (33 à 70 mm). La déviation de la ligne médiane moyenne était de 8,6 mm (5 à 13 mm). Une hypoperfusion du territoire sylvien en aval de l’anévrisme a été notée chez 6 patients. Un œdème hémisphérique cérébral diffus post-opératoire est survenu chez les 9 patients dans un délai moyen de 59 heures (6 à 240 heures) avec une détérioration neurologique chez 7 d’entre eux. Les deux patients qui ont bénéficié d’une hémicraniectomie décompressive systématique en fin de procédure (pour le premier) et d’une lobectomie temporale droite systématique en début de procédure (pour le second), n’ont pas eu de dégradation neurologique post-opératoire. Trois patients sont décédés dans la période post-opératoire précoce en raison de cet œdème réactionnel associé à des lésions ischémiques. Parmi les 6 survivants, 4 ont bénéficié d’une hémicraniectomie décompressive précoce (1 intra-opératoire systématique). Un bon devenir fonctionnel a été rapporté chez 4 patients de notre série. Tous les patients avaient une occlusion complète de leur anévrisme à la fin du suivi.
Conclusion : Cette courte série apporte des arguments forts en faveur de la réalisation systématique d’une hémicraniectomie décompressive en fin de procédure chirurgicale et/ou une résection temporo-polaire au début de celle-ci afin de réduire les conséquences d’une poussée d’œdème cérébral post-opératoire et d’améliorer le devenir fonctionnel de ce sous-groupe particulier de patients présentant un anévrisme géant. De même, une meilleure évaluation du débit sanguin cérébral avant et pendant la procédure chirurgicale pourrait diminuer le risque de survenue d’un syndrome de reperfusion post-opératoire probablement responsable en partie de la réaction œdémateuse cérébrale diffuse.
Rabih ABOUKAÏS (Lille), Antoine DEVALCKENEER, Pierre BOUSSEMART, Philippe BOURGEOIS, Martin BRETZNER, Tomas MENOVSKY, Karnoub MÉLODIE-ANNE, Jean-Paul LEJEUNE
09:20 - 09:28
#43859 - CV11 Traitement microchirurgical des anévrismes recanalisés suite à une procédure endovasculaire : Série de 60 patients consécutifs.
CV11 Traitement microchirurgical des anévrismes recanalisés suite à une procédure endovasculaire : Série de 60 patients consécutifs.
Objectif : Evaluer la morbidité du traitement microchirurgical chez les patients présentant un anévrisme recanalisé après un traitement endovasculaire.
Méthodes : Sur les 3198 patients traités d’un anévrisme intracrânien rompu ou non rompu dans notre institution entre 2012 et 2022, 954 ont eu un traitement microchirurgical. Parmi ces patients, notre étude rétrospective et continue a inclus 60 patients ayant bénéficié d’un traitement microchirurgical d’un anévrisme recanalisé suite à un précédent traitement endovasculaire (38 patients avec un anévrisme rompu initialement). Le traitement microchirurgical a été retenu soit en raison de la croissance progressive d’un reliquat anévrismal, soit en raison d’une récidive anévrismale significative. Les complications intra-opératoires et post-opératoires ont été notées pour chaque patient. Une surveillance clinico-radiologique précoce (< 7 jours) et à long terme a été mise en place. Un bon devenir fonctionnel était retenu si le score mRS était < 3 à 3 mois.
Résultats : L’âge moyen au traitement initial endovasculaire était de 45 ans (26 à 65 ans). Le délai moyen entre le traitement initial endovasculaire et le traitement microchirurgical de la recanalisation anévrismale était de 64 mois (2 jours à 272 mois). La profondeur moyenne de la recanalisation anévrismale était de 5 mm et le diamètre moyen du collet était de 4,6 mm. Cinq patients (8,3%) s’étaient présentés avec une hémorragie méningée secondaire à la rupture de leur anévrisme recanalisé, dont 2 sont décédés en réanimation neurochirurgicale. Chez les patients présentant un anévrisme recanalisé non rompu (n=55), le taux global de complications associé au geste microchirurgical était de 14,5% (8/55). Parmi eux, 3 patients (5,5%) avaient un déficit neurologique définitif secondaire à des lésions ischémiques directement en lien avec le geste microchirurgical. Une rupture prématurée intra-opératoire a été notée chez ces 3 patients. Un bon devenir fonctionnel a été retrouvé chez 49 patients (91%) opérés d’un anévrisme recanalisé non rompu. Le mauvais devenir fonctionnel était associé à la présence d’une rupture prématurée intra-opératoire (p = 0.0037).
Conclusion : Le traitement microchirurgical reste une option thérapeutique pertinente dans la prise en charge des patients présentant un anévrisme recanalisé. Dans notre expérience, le taux de complications apparaît plus élevé que celui des patients opérés d’un anévrisme non rompu et non traité au préalable. De ce fait, une discussion multidisciplinaire préthérapeutique est donc indispensable pour réduire autant que possible la morbidité potentielle associée au retraitement. Lorsque l'occlusion endovasculaire de l'anévrisme nécessite à la fois la pose d'un stent et un coïling, un traitement microchirurgical alternatif doit être soigneusement évalué, car le clipping microchirurgical deviendra beaucoup plus difficile en cas de récidive de l'anévrisme en raison des rigidités pariétales induites.
Jean-Paul LEJEUNE, Antoine DEVALCKENEER, Mélodie-Anne KARNOUB, Martin BRETZNER, Boussemart PIERRE, Rabih ABOUKAÏS (Lille)
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Salle Méridienne |
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"Jeudi 20 mars"
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IDE1
08:00 - 09:30
Journée Soignants - Table Ronde
Rôle des soignants en Neurochirurgie : ce que les uns attendent des autres
Modérateurs :
Emmanuel GAY (PUPH) (Grenoble), Florence LE MEUR (Brest), Bruno OGEIX (Lyon)
08:00 - 09:30
La parole est aux Aides-soignants.
Veronique LE BOT (Conférencier, Brest), Margaux FRAYSSINET (Conférencier, Brest), Morgane SALIOU (Conférencier, Brest), Justine SIMON (Conférencier, Brest), Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST)
08:00 - 09:30
Binôme Infirmier /Neurochirurgien : 50 Nuances de collaboration.
Oceane MOISY (Conférencier, Chelles), Dorian CHAUVET (neurochir) (Conférencier, Paris), Hayat BELAID (PHYSICIAN) (Conférencier, PARIS)
08:00 - 09:30
Discussions.
08:00 - 09:30
IBODE / Neurochirurgien.
Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes), Mathilde MORELLE (IBODE) (Conférencier, Suresnes)
08:00 - 09:30
IADE / Neurochirurgien : le binôme opérationnel de l’anésthésie neurochirurgicale.
Marjorie BOUREL (Conférencier, Emmerin), Olivier HUYGHE (Conférencier, Hallennes-lez-Haubourdin), Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Conférencier, Lille)
08:00 - 09:30
Discussions.
08:00 - 09:30
Regards croisés du psychologue, du neuropsychologue et du neurochirurgien autour de la chirurgie éveillée.
Justine BLEUNVEN (Conférencier, Brest), Florence LE VOURC'H (Neuro Psychologue) (Conférencier, Brest), Sylvie MAZEAUD (Psychologue) (Conférencier, Brest), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
08:00 - 09:30
Orthophoniste en Neurochirurgie en pré-, per- et post-opératoire.
Elodie LESCARMONTIER (Orthophoniste) (Conférencier, TOURS), Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Conférencier, TOURS)
08:00 - 09:30
La place du kinésithérapeute en neurochirurgie.
Alice NARBONNE (kinésithérapeute) (Conférencier, Angers), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
08:00 - 09:30
Discussions.
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Salle 2 |
| 09:30 |
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A21
09:30 - 10:30
SESSION HISTOIRE DE LA SFNC
Conférenciers :
Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes), Johan PALLUD (PU-PH) (Conférencier, PARIS), Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
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Grand Théâtre |
| 10:30 |
PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
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| 10:35 |
"Jeudi 20 mars"
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EP03.1
10:35 - 10:55
Eposter Session 03 - Écran 1 - Oncologie
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Modérateur :
Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
10:35 - 10:55
#44542 - EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.
EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.
Introduction et objectifs :
La chirurgie des tumeurs de la fosse cérébrale postérieure (FCP), représente un geste lourd à haut risque fonctionnel voire vital. L’objectif de ce travail est de rapporter les principales complications per et postopératoires spécifiques à la chirurgie des tumeurs du IV ventricule à la lumière d’une série chirurgicale de 40 cas.
Matériel et méthodes :
Notre travail est basé sur une étude rétrospective étalée sur 04 ans (Janvier 2017-Décembre 2021) concernant 47 patients opérés pour tumeur du IV ventricule. Nous avons analysées les principales complications post opératoires de cette série.
Résultats :
Il s’agit de 29 patients de sexe masculin et 18 de sexe féminin d’un âge moyen de 23 ans. 47 patients .100 % de notre série ont subi une voie d’abord sous occipitale médiane en décubitus ventral. Les lésions étaient dominées par les médulloblastomes chez plus de la moitié des cas (22 patients soit 51,28 %). et les ependymomes chez le tiers des patients. Pendant le temps opératoire, 8 incidents d’instabilité hémodynamique (6,66 %) ont été recensés dont 2 cas ayant nécessité l’arrêt de l’intervention chirurgicale. En postopératoire, une ou plusieurs complications ont été notées chez 39 patients. Un cas d’hydrocéphalie a été note était la complication la plus fréquente (14cas) dont 13 cas d’hydrocéphalie persistante (10,83 %) et un seul cas d’hydrocéphalie aigue (0,83 %). Les complications infectieuses sont de l’ordre 06 cas avec 02 cas de méningite purulente, 04 cas de pneumopathie. Nous déplorons 03 décès (taux de mortalité de %), Il s’agissait d’un patient décédé dans un tableau de septicémie à point de départ méningé. Les quatre autres décès de la série concernaient deux malades ayant développé un hématome postopératoire, un autre malade ayant présenté des troubles de déglutition postopératoire avec une pneumopathie d’inhalation et le dernier malade est celui décédé suite à une hydrocéphalie aiguë postopératoire.
Discussion et conclusion :
L’intérêt de reconnaitre les principales complications opératoires des tumeurs du IV ventricule permettra de mieux les prévenir, les guetter et les traiter. La mortalité étant essentiellement liée aux redoutables hémorragies du foyer opératoire, à la poussée d’œdème avec ramollissement du tronc cérébral et aux complications pulmonaires notamment pour les tumeurs géantes. La prise en charge nécessite une coopération totale entre les anesthésistes-réanimateurs et les neurochirurgiens; l’expérience des deux parties joue un rôle primordial dans la qualité des soins apportés aux patients
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:35 - 10:55
#44655 - EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.
EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.
Introduction : Les tumeurs de la glande pinéale nécessitent généralement une prise en charge chirurgicale qui reste dans nombres de cas un défi de prise en charge. La thermothérapie laser interstitielle (LITT) couplée à l’assistance robotique est une technique peu invasive guidée par l’image de plus en plus utilisé en Neuro-oncologie pour traiter les patients présentant une lésion impossible ou difficile à opérer. Nous présentons une série de trois cas pris en charge au CHU d’Amiens.
Méthode : 3 patients ont été traités chirurgicalement par LITT d’une tumeur de la glande pinéale de 2020 à 2024. 2 patients ont d’abord été traités par ventriculocisternostomie endoscopique dans un contexte d’hydrocéphalie obstructive avec HTIC clinique. L’age moyen est de 46 ans. 1 patient a bénéficié d’une radiothérapie stéréotaxique fractionnée pré opératoire. 2 patients présentaient des troubles oculomoteurs pré opératoires. Chaque patient a bénéficié d’une biopsie robot guidée permettant le diagnostic anatomopathologique. Les lésions traitées étaient un pinéalocytome avec extention leptoméningée, une tumeur pinéale de différenciation intermédiaire grade 3, et une tumeur papillaire grade 3. Après discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, tous présentaient une tumeur jugée difficilement opérable par foyer ouvert avec une morbidité acceptable. La technique de LITT a été retenue.
Nous présentons ces 3 cas avec une ablation par LITT sous assistance robotisée. L’usage de 2 sondes lasers dans 2 cas a été nécessaire pour optimiser la couverture de la lésion. L’ablation est réalisée sous contrôle de la température en temps réel à l’aide du dispositif VISUALASE (Medtronic) permettant de préserver les structures fonctionnelles adjacentes. L’ablation est contrôlée par l’IRM peropératoire à l'aide des séquences FLAIR et diffusion T1 avec Injection de gadolinium et spectroscopie.
Résultats : Le suivi post opératoire moyen est de 2,4 ans. 1 patient a présenté une aggravation clinique post opératoire de type hémiparésie ayant régressée en quelques jours de corticothérapie. Les patients ont tous bénéficié d’une radiothérapie post opératoire, 1 patient a bénéficié de chimiothérapie et est décédé dans les suites d’un saignement de la lésion survenue 3 ans après le traitement par LITT dans un contexte de progression tumorale. Les deux autres patients sont toujours suivis en oncologie et en radiothérapie ils ne présentent pas d’aggravation Clinique post chirurgicale, les imageries récentes objectivent une stabilité du résidu tumoral au cours du suivi.
Conclusion : Cette série de 3 cas permet de démontrer que l’association de la LITT robot-guidée semble être une technique efficace dans le traitement des tumeurs de la glande pinéale notamment lorsque l’abord s’avère compliqué. L’association de cette technique et de la radiothérapie permet un contrôle satisfaisant de la lésion tumorale. Des études complémentaires sont nécessaires afin de conforter ces résultats.
Pauline CARLIER (amiens), Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
10:35 - 10:55
#44801 - EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.
EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.
Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand (DFS) est une tumeur mésenchymateuse cutanée de malignité intermédiaire. C'est une tumeur rare mais non exceptionnelle, représentant 0,1% des tumeurs cutanées malignes.
Elle a été décrite par Jean Darier et Marcel Ferrand en 1924 . Les sites de prédilection sont le tronc, suivi par les extrémités proximales puis la tête et le cou. Le DFS touche souvent les patients dans leurs 3ème-4ème décades avec une légère prédominance masculine et se présente cliniquement sous forme d'une plaque ferme rougeâtre ou d'un nodule. Malgré sa présentation histologique distincte, son histogenèse reste indéfini. C'est une tumeur dite « à potentiel de malignité intermédiaire », de bon pronostic après résection complète, de croissance lente, à très haut risque de récidive locale, mais à potentiel métastatique faible. En raison de sa raret é, très peu d’études épidémiologiques lui ont été consacrées.
Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 53 ans , qui consulte pour une tuméfaction bipariétale augmentant progressivement de taille depuis 1 an, d’apparition spontanée et associée à des céphalées holocraniennes peu intense. A l’examen on retrouve une lésion de 4 cm de grand axe indolore, ferme, de couleur rougeâtre et sans signe inflammatoire en regard.L’imagerie a objectivé une masse du cuir chevelu exophytique de la région médiane interpariétale responsable d’une lyse osseuse et d’une extension intracrânienne extra-axiale avec refoulement du sinus sagittal supérieur qui reste perméble.
Une exérèse macroscopiquement incomplète a été réalisée et le patient a reçu une radiothérapie adjuvante.
L’evolution a été marquée par la récidive précoce au bout de 9 mois ayant nécessité la reprise chirurgicale.
Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand réalise une tumeur fibreuse rare de la peau qui se distingue par sa difficulté diagnostique, son évolution locale très lente.L'examen histologique est indispensable pour le diagnostic. L'exérèse chirurgicale large est le traitement de référence. Le pronostic est conditionné par une malignité surtout locale et un fort potentiel de récidive. La transformation sarcomateuse franchement maligne métastasiante est exceptionnelle.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Khansa ABDERRAHMEN, Abdelhafidh SLIMANE, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
10:35 - 10:55
#44806 - EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.
EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.
Introduction :
Les métastases cérébrales (MC) sont les tumeurs intracrâniennes malignes les plus fréquentes, généralement secondaires à des cancers primitifs comme ceux du poumon, du sein ou du côlon. Cependant, les MC issues de sites primitifs rares sont peu étudiées. Cette étude vise à analyser les aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques, histopathologiques, thérapeutiques et pronostiques des MC d'origines exceptionnelles.
Méthodes :
Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 29 patients pris en charge au CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 2010 et 2019. Les MC issues des cancers du poumon, sein, rein, côlon ou mélanome ont été exclues. Les données cliniques, radiologiques, anatomo-pathologiques et thérapeutiques ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS.
Résultats :
L’âge médian était de 54 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio H/F = 2,62). Les cancers primitifs les plus fréquents étaient ceux de la prostate (13,8 %) et de la thyroïde (13,8 %), suivis des tumeurs de la vessie et des os (10,3 % chacune). Les MC étaient uniques dans 51,7 % des cas et supratentorielles dans 44,8 %. Une résection chirurgicale a été réalisée chez 37,9 % des patients, tandis que 89,6 % ont bénéficié d’une radiothérapie. La survie globale moyenne était de 9,5 mois, avec 11 patients survivant au-delà de six mois. Le contrôle du primitif et l'exérèse complète des MC étaient des facteurs clés du pronostic.
Conclusion :
Les MC d'origines exceptionnelles, bien qu'atypiques, partagent des similitudes avec les MC plus courantes. Une prise en charge multimodale incluant la chirurgie et la radiothérapie améliore les résultats, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’une stratégie thérapeutique individualisée.
Ghassen SOUISSI (Marseille), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Ameur AFFES, Mohamed Zaher BOUDAWARA
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EP03.2
10:35 - 10:55
Eposter Session 03 - Écran 2 - Misc
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
10:35 - 10:55
#43837 - EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.
EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.
Introduction – Since the beginning of November 2023, the authors started a neurosurgical activity in Nouméa, New Caledonia. Emergency cranial surgeries had been performed by orthopedic surgeons until this date. All other cases were transferred to Australia or in mainland France. Between January 1st, and December 31st, 2024, at least 2 neurosurgeons were in the territory.
First neurosurgical experience – During the first year, 379 patients have been managed, including . During 2 months, civil riots led to specific considerations, including craniocerebral lesions, and isolation involved restrictions about the surgical materials. One-hundred and sixty four cranial surgeries, and 191 spinal surgeries have been performed. The surgical indications were mostly traumatic, degenerative, infectious, tumors, vascular pathologies, and CSF resorption disorders.
Conclusion –The permanent presence of two neurosurgeons seems necessary. Some specific pathologies are managed on-site, but transfers to specific centers in Australia or mainland France will stay necessary. This Neurosurgery department in this territory present specific challenges which should be taken in account by the entire French neurosurgical community.
Stephane FUENTES, Kaïssar FARAH, Lorenzo MONGARDI, Thierry DE GRESLAN, Stephane LITRICO, Jean-Rodolphe VIGNES, Paul ROBLOT (Bordeaux)
10:35 - 10:55
#44644 - EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.
EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.
En neurochirurgie, comme dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales, la prévention des complications occupe une place centrale dans la pratique quotidienne. Cette vigilance est d'autant plus importante en neurochirurgie, où les complications post-opératoires sont liées d’importantes morbidités, telles que des séquelles neurologiques irréversibles voire même le décès.
L’amélioration constante de la qualité des soins, en particulier par les progrès de la neuroanesthésie, la neuroréanimation, la neuroimagerie et le plateau technique chirurgical (neuronavigation, monitoring electrophysiologique, imagerie intraopératoire,…), a permis de considérablement améliorer le taux de complications chirurgicales. Pour autant, cette problématique demeure prégnante dans la pratique quotidienne.
Le recueil et l’analyse systématique des complications (RMM ou revue de morbi-mortalité) permettent une méilleure compréhension des causes souvent multifactorielles et ouvre la voie à des procédures d’amélioration des pratiques et de la qualité des soins.
Dans ce travail, nous discutons les différentes classifications des complications chirurgicales ainsi que la pertinence de leur utilisation en neurochirurgie spécifiquement. Nous abordons également la problématique cruciale de l’information donnée au patient dont les manquements constituent toujours la principale cause de recours en réparation juridique du dommage corporel.
Luc KERHERVE (Dijon), Moncef BERHOUMA, Tuan LE VAN, Jean-François BELLUS, Edouard MORLAIX, Sayda Alia HOUIDI, Maxime LLEU, Ahmed EL CADHI, Olivier BALAND, Jacques BEAURAIN, Florent BONNEVILLE, Catherine CAO, Walid FARAH, Clément MILLOT-PICCOLI, Alix LOIRET, Charlotte LE PARC, Slim GALLAOUI, Imen BERNAOUI
10:35 - 10:55
#44682 - EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?
EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?
INTRODUCTION : 1,3 % des méningiomes sont révélés par un saignement intracrânien, dont 40 % d’entre eux par un hématome sous-dural. Si l’indication de drainage des hématomes sous-duraux symptomatiques est évidente, la gestion chirurgicale du méningiome incriminé questionne, notamment quant au risque de resaignement.
CAS CLINIQUE :
- Une patiente de 52 ans aux antécédents de sclérose en plaque suivie pour un méningiome pariétal droit asymptomatique depuis 5 ans est admise aux urgences pour confusion et ralentissement psycho-moteur d’aggravation progressive depuis 2 jours avec un score de Glasgow à l’arrivée à 14, sans notion de traumatisme crânien. Le scanner cérébral montre un hématome sous-dural chronique avec remaniements hémorragiques récents en regard du méningiome pariétal. Un drainage par trou de trépan est réalisé le jour de l’admission. Une IRM cérébrale réalisée en post-opératoire montre des remaniements hémorragiques intra-lésionnels orientant vers une origine tumorale du saignement dans l’espace sous-dural. La patiente a quitté le service sans déficit neurologique avec une exérèse du méningiome prévue à 2 mois.
- Dix jours après la sortie, la patiente est ré-admise aux urgences pour une hémiparésie gauche subaiguë avec ralentissement psychomoteur. Un scanner cérébral montre une récidive de l’hématome sous-dural en regard du méningiome. Après un deuxième drainage d’hématome sous-dural, l’exérèse du méningiome a alors été réalisée pendant la même hospitalisation, cinq jours après. La patiente a pu regagner son domicile sans déficit neurologique, et n’a pas présenté de récidive d’hématome sous-dural à ce jour.
CONCLUSION : Les hématomes sous-duraux forment le mode de révélation hémorragique de méningiome le plus fréquent. A l’instar d’une malformation vasculaire rompue, le risque de resaignement sous-dural d’un méningiome après une première présentation hémorragique semble élevé, avec une médiane à 120 jours retrouvée dans la littérature récente. Notre observation clinique d’un resaignement très précoce d’un méningiome de la convexité plaide en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée de la lésion incriminée.
Imane ABANI (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Marie Des Neiges SANTIN, François PROUST
10:35 - 10:55
#44700 - EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.
EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.
Introduction : Les abcès et empyèmes intracrâniens sont des suppurations intracrâniennes rares au pronostic relativement grave. Les attitudes thérapeutiques sont controversées, avec des résultats disparates.
Matériel et méthodes : Afin de standardiser cette étude, nous avons analysé rétrospectivement les dossiers de patients traités pour suppurations intracrâniennes au cours de la période de janvier 2013 à décembre 2023.
Résultats : Les cas d'abcès étaient majoritairement masculins avec un âge moyen de 23,92 ans, et les cas d'empyème étaient également majoritairement masculins avec un âge moyen de 27,07 ans. Pour les deux cas, l'origine otogène était la porte d'entrée la plus fréquente.
La triade de Bergman était plus fréquente dans les cas d'empyème.
Le diagnostic a été posé sur scanner cérébral, et la localisation sus-tentorielle prédominait dans la plupart des cas d'abcès et d'empyème. Le pathogène était rarement retrouvé dans les abcès par rapport à l'empyème.
116 patients atteints d'abcès ont été opérés contre 61 patients atteints d'empyème intracrânien, et la majorité a eu une évolution favorable, avec peu de complications entraînant des séquelles neurologiques ou le décès.
Conclusion : Les suppurations intracrâniennes sont à la fois des urgences médicales et chirurgicales. La prise en charge est généralement multidisciplinaire. Les causes otogènes restent la voie d'entrée la plus fréquente. De nouvelles techniques d'imagerie sont désormais utilisées pour diagnostiquer le CIS. Un diagnostic précoce, associé à un traitement chirurgical et à une antibiothérapie adaptée, peut conduire à une guérison sans séquelles.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech, Maroc), Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
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| 11:00 |
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A23
11:00 - 12:30
Assemblée Générale de la SFNC
11:00 - 12:30
Hommages.
11:00 - 12:30
Participation au congrès, bilan financier, bourses Internationales.
11:00 - 12:30
EANS.
Torstein R. MELING (Conférencier, Oslo, Norvège)
11:00 - 12:30
Section DCE de radiochirurgie et ASN.
Jean RÉGIS (PROFESSEUR) (Conférencier, Marseille)
11:00 - 12:30
Section neurochirurgie gériatrique.
Eric SCHMIDT (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
11:00 - 12:30
Section Revue de Neurochirurgie.
Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
11:00 - 12:30
Section Registres.
Stephan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
11:00 - 12:30
CNP.
Olivier LANGLOIS (Praticien Hospitalier) (Conférencier, ROUEN)
11:00 - 12:30
AJNC.
Gaëtan POULEN (PUPH) (Conférencier, MONTPELLIER)
11:00 - 12:30
Libéraux.
Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
11:00 - 12:30
Commission Qualité de Vie au Travail.
Hayat BELAID (PHYSICIAN) (Conférencier, PARIS), Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Conférencier, Lille)
11:00 - 12:30
Présentation projet de Fond de Dotation Collège / SFNC.
François CAIRE (PUPH) (Conférencier, Limoges)
11:00 - 12:30
Elections: annonce des 3 nouveaux membres- élection pour la présidence.
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Grand Théâtre |
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"Jeudi 20 mars"
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IDE2ter
11:15 - 12:30
Journée Soignants - Communications Libres
Modérateurs :
Fathia FERKOUS (Cadre) (Marseille), Céline PANHÉLEUX (CCA-HU) (Brest)
11:15 - 11:23
#43981 - S01 ipsimanon.
S01 ipsimanon.
Il est démontré que la manière dont est délivrée l’annonce de cancer aux patients, mais aussi le temps consacré et l’accompagnement dédié, sont des facteurs qui influencent la qualité de vie des patients et de leur famille. La découverte et l’annonce de tumeurs cérébrales malignes (glioblastomes et métastases cérébrales) du fait de leur pronostic très grave (non curable pour le glioblastome) sont des moments de fragilité extrême pour le patient et sa famille du fait du choc qu’ils représentent.
Depuis 2008, un travail d’évaluation des pratiques du service de Neurochirurgie du CHU de BREST sur l'annonce et l’accompagnement des patients porteurs d’une tumeur cérébrale est régulièrement conduit et nous a amené à faire évoluer celles-ci, en privilégiant une approche progressive respectant les différents temps de l’annonce.
En 2015, cette réflexion sur nos pratiques a amené à mettre en place au centre de simulation en santé de notre faculté de médecine une formation à l’annonce en simulation dédiée au service de neurochirurgie et impliquant de façon multi-professionnelle paramédicaux et médicaux. En effet, la simulation dite « relationnelle ou non technique » est un outil maintenant couramment utilisé pour développer des compétences soignantes.
L’évaluation des formations, de manière générale, est souvent basée sur des questionnaires d’évaluation qui n’explorent pas les compétences à acquérir, leurs mises en pratique au quotidien, ni la répercussion qui en découle pour le patient (parallèle avec le principe de la pyramide de Maslow). Pour avancer dans cette réflexion, une évaluation sociologique et linguistique de cette formation a été menée en 2018 dans le cadre du projet SIMANON (projet Émergence financé par le Cancéropôle Grand Ouest ayant conduite à 4 communications nationales) et a conduit à des modifications de la formation initialement proposée.
Avec une expérience et un recul de 8 années sur cette formation (2016/2024), nous allons former les personnels paramédicaux de dix centres de Neurochirurgie grâce à l’obtention d’un double financement de la fondation des hôpitaux de France et de la DGOS.
Afin de s’inscrire dans une démarche qualité globale sur cette thématique, nous proposons que la mise en place de cette formation soit réalisée dans le cadre d’une étude multicentrique randomisée avec comme objectif principal une évaluation du retentissement de la formation en simulation sur le vécu des patients lors de l’accompagnement.
La population incluse concernera les patients pris en charge pour la découverte d’une tumeur cérébrale et les personnels paramédicaux en charge de ces patients.
L'objectif principal est de démontrer que la formation en simulation des paramédicaux (infirmier et aide-soignant) des services de Neurochirurgie, à l’annonce et l’accompagnement des patients présentant une tumeur cérébrale permet d’améliorer la satisfaction des patients lors de la découverte d’une tumeur cérébrale, comparativement à une prise en soins habituelle.
Valerie QUEMENEUR (BREST)
11:23 - 11:31
#44559 - S02 Gliomes cérébraux diffus : intérêt d’une évaluation spécifique des fonctions attentionnelles.
S02 Gliomes cérébraux diffus : intérêt d’une évaluation spécifique des fonctions attentionnelles.
Introduction.
Les gliomes diffus de l’adulte engendrent des déficits neuro-cognitifs qui sont présents dès le diagnostic dans plus de 90% des cas et qui impactent la qualité de vie. Parmi les fonctions cognitives explorées chez ces patients, l'attention est une fonction complexe portée par de vastes réseaux cortico-sous-corticaux. Les processus attentionnels constituent un pré-requis aux autres fonctions cognitives car ils interviennent dans toutes les compétences cognitives. L'exploration neuropsychologique des troubles de l'attention est rendue complexe par l'interrelation entre les différentes fonctions cognitives. Dans ce travail, nous avons étudié les troubles de l’attention chez des patients porteurs d’un gliome diffus.
Méthodes.
Evaluation des fonctions attentionnelles sur les deux versants intensité et sélectivité (TAP avec des scores de vitesse de réaction/réalisation et scores de précision) en fonction de la latéralisation du gliome, du volume tumoral, de l’effet de masse et du grade de malignité pour objectiver l’existence de déficits spécifiques, d’en observer les particularités en fonction des caractéristiques du gliome.
Résultats.
Dix-sept patients porteurs d’un gliome diffus ont été inclus avant tout traitement oncologique sur une période de 6 mois. L’évaluation cognitive pré-opératoire a montré la présence de troubles des processus attentionnels chez les 17 patients avec une grande hétérogénéité entre les patients, en termes de performances et de composantes touchées. Nous n’avons pas retrouvé d’impact significatif entre la région cérébrale affectée et le versant attentionnel atteint. Le volume tumoral, l’effet de masse et le grade histo-moléculaire semblent avoir un impact sur les performances attentionnelles. L’analyse du volume tumoral et de l’effet de masse a montré qu’une atteinte anatomique du réseau cérébral sous-tendant les processus attentionnels n’induisait pas obligatoirement une atteinte fonctionnelle du fait d’une probable compensation des réseaux cérébraux impliqués dans les processus attentionnels et d’une réorganisation fonctionnelle par neuroplasticité. Le grade de malignité tumoral semble être un facteur aggravant dans les troubles attentionnels, la vitesse de développement tumoral empêchant la plasticité cérébrale. Cette étude suggère que l’évaluation attentionnelle, grâce au logiciel TAP, est pertinente pour évaluer l’existence de liens entre les déficits attentionnels et les caractéristiques des gliomes.
Conclusion.
Une évaluation précise des processus attentionnels chez les patients porteurs d’un gliome diffus permet d’envisager une prise en charge spécifique pour favoriser la réorganisation des réseaux neuronaux après l’exérèse et optimiser les processus de récupération. L’enjeu est d’améliorer la qualité de vie des patients aux niveaux professionnel, familial et social.
Benedicte TRANCART (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Maimiti SENECA, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
11:31 - 11:39
#44598 - S03 Parcours ambulatoire de l’hydrocéphalie à pression normale idiopathique. Expérience du centre hydrocéphalie de l’hôpital Beaujon, Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
S03 Parcours ambulatoire de l’hydrocéphalie à pression normale idiopathique. Expérience du centre hydrocéphalie de l’hôpital Beaujon, Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
L’hydrocéphalie à pression normale idiopathique (HPN) est une pathologie très fréquente (6% des plus de 80 ans), mais largement sous diagnostiquée et sous traitée en raison des difficultés diagnostiques et de prise en charge.
Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments qui sont de trois ordres. 1) arguments cliniques : existence de troubles de la marche, troubles sphinctériens et troubles des fonctions supérieures ; 2) arguments radiologiques, au mieux visualisé sur l’IRM cérébrale ; 3) arguments hydrodynamiques : test d’infusion et amélioration après la ponction lombaire. Lorsque le diagnostic semble probable, le traitement repose sur une intervention neurochirurgicale, la mise en place d’une dérivation du liquide cérébrospinal (LCS). Le diagnostic d’HPN n’est confirmé qu’à postériori, si le patient est amélioré par l’intervention. Cette absence de certitude diagnostique et les risques liées à une intervention neurochirurgicale chez des patients âgés et souvent polypathologiques expliquent les difficultés de prise en charge de ces patients en perte d’autonomie.
Chaque intervenant (IDE, IBODE, IADE) présente son rôle dans l’organisation originale mise en place à l’hôpital Beaujon, au sein du Centre Hydrocéphalie pour le parcours HPN. Ce parcours est au maximum ambulatoire afin de limiter les risques de confusion ou de syndrome de glissement liés aux séjours hospitaliers des patients fragiles. Le parcours de soin est coordonné par les IDE de l’hôpital de jour médico chirurgical (HDJ). Les patients nous sont adressés via une consultation hydrocéphalie dédiée. Une HDJ diagnostique comprenant une ponction lombaire avec test d’infusion, un bilan neuropsychologique, une imagerie de flux, et une évaluation clinique permet de mesurer la probabilité d’hydrocéphalie. Si l’intervention est retenue, la moitié environ des patients est opérée en chirurgie ambulatoire. Les HDJ de suivi permettent l’optimisation du réglage de la valve et la surveillance annuelle des patients.
Le traitement de première intention à Beaujon est la dérivation ventriculo atriale (DVA). Plus de 90% des patients sont opérés sous anesthésie locale et sédation vigile, grâce à une prise en charge coordonnée des équipes du bloc. L’implication de tous les soignants IADE, IBODE, AS et médecins est essentielle pour la qualité et l’efficacité de la prise en charge, évitant le recours à l’anesthésie générale. La vidéo opératoire présentée permet d’illustrer ce concept de travail en équipe et de communication positive.
Marine AISSAOUI (Clichy), Laure TETELAIN, Elisabeth SALOMONE, Emmanuelle GROLLAU, Marion HARDY, Florence PINGEON, Christine GOHIER, Dara NUGENT, Stéphane GOUTAGNY
11:39 - 11:47
#44625 - S04 HOPITAL DE JOUR DE CHIRURGIE EVEILLEE : UN EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE DU PATIENT A SAINTE-ANNE.
S04 HOPITAL DE JOUR DE CHIRURGIE EVEILLEE : UN EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE DU PATIENT A SAINTE-ANNE.
Introduction. Notre service de neurochirurgie est un centre de référence de la chirurgie éveillée pour les lésions intracérébrales situées dans ou à proximité de régions cérébrales éloquentes. Cette activité est en augmentation (plus de 65 procédures par an) avec la multiplication des professionnels capables d’assurer cette intervention. Elle nécessite un bilan pré-opératoire dense : consultations neurochirurgicales, bilan neurocognitif, consultation d’anesthésie, EEG et IRM cérébrales oncologique et fonctionnelle. Il en résulte une organisation complexe pour le patient, le personnel médical, et le personnel administratif alors qu’il est impératif d’établir un climat de soin optimal.
Méthodes. Une hospitalisation de jour (HDJ) spécifique à la chirurgie éveillée a été mise en place en octobre 2024 pour concentrer et simplifier le bilan préopératoire. Le jour J, le patient vient à 9h pour enchaîner le bilan neurocognitif de 9h à 13h, la consultation d’anesthésie à 14h, l’électroencéphalogramme à 15h et la consultation neurochirurgicale à 16h.
Résultats. Différentes adaptations ont été faites : mise en place de créneaux dédiés dans les plannings respectifs (neurochirurgiens, orthophonistes, neuropsychologues, anesthésistes et EEG). Ainsi, lorsque le chirurgien souhaite planifier une chirurgie éveillée, la secrétaire peut programmer l’ensemble du bilan interdisciplinaire facilement. Le patient reçoit en une fois tous les rendez-vous, il est ainsi mieux guidé dans ce parcours pré-chirurgical. Depuis la mise en place (20 patients), on constate : 1) une diminution des difficultés organisationnelles ; 2) un gain de temps de secrétariat ; 3) une valorisation du rôle des secrétaires dans le parcours de soin spécifique du patient qui va être opéré en condition éveillée ; 4) une amélioration de l’expérience patient et de la qualité des soins, une unique secrétaire étant l’interlocuteur privilégié du patient pour l’organisation du bilan ; 5) une réduction du nombre de venues à l’hôpital pour les patients ; 6) une valorisation administrative de cette activité.
Discussion : L’HDJ de chirurgie éveillée permet de fluidifier le parcours de soins et donne un cadre sécurisant au patient. Cette organisation a demandé du temps de préparation et impose de sanctuariser des créneaux spécifiques de rendez-vous. L’ensemble des rendez-vous ne peuvent être condensés en une journée (le bilan neurocognitif nécessite deux parties, les imageries restent à réaliser).
Maimiti SENECA (Paris), Benedicte TRANCART, Djouher FERHANI, Franciane ELMIRA, Benoit HUDELIST, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
11:47 - 11:55
#44640 - S05 Quid de la collaboration des IBODE et des chirurgiens au bloc opératoire ?
S05 Quid de la collaboration des IBODE et des chirurgiens au bloc opératoire ?
Objectif :
Il est communément admis qu’une collaboration interprofessionnelle de qualité améliore in fine la prise en charge des patients. Cette étude visait à explorer les perceptions de la collaboration entre les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens, en se concentrant sur le bloc opératoire du service de neurochirurgie du CHU de Brest. La recherche cherchait à comprendre comment cette collaboration est vécue et perçue par les deux parties dans un contexte chirurgical spécialisé.
Méthodes :
Une méthodologie de recherche qualitative a été employée, utilisant des entretiens semi-structurés avec un échantillon de 10 professionnels de santé : 5 infirmières de bloc opératoire et 5 neurochirurgiens. Le guide d'entretien a été conçu sur la base d'une revue de littérature exhaustive, abordant des concepts clés tels que le travail d'équipe, la communication et la culture professionnelle. Les participants ont été recrutés selon des critères d'inclusion spécifiques, notamment leur spécialisation en neurochirurgie et leur expérience au sein du service. Une analyse thématique des données a ensuite été conduite.
Résultats :
Les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens qui travaillent régulièrement ensemble développent une compréhension implicite qui facilite une collaboration efficace. Cette compréhension tacite est basée sur le respect mutuel, la confiance et la reconnaissance de l'expertise de chacun. Des facteurs tels qu'une communication claire, une conscience situationnelle partagée et une clarté des rôles contribuent à une perception positive de la collaboration.
Conclusion :
Les résultats soulignent l'importance de favoriser une culture collaborative au sein du bloc opératoire, où les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens sont reconnus comme des partenaires égaux dans les soins aux patients. Cette étude contribue à la compréhension de la collaboration interprofessionnelle dans les milieux chirurgicaux spécialisés et offre des pistes pour améliorer le travail d'équipe et la communication au sein du bloc opératoire.
Elsa MAGRO, Wendy KATABI (BREST)
11:55 - 12:03
#44739 - S06 La communication interne : un équilibre à retrouver en neurochirurgie.
S06 La communication interne : un équilibre à retrouver en neurochirurgie.
La neurochirurgie est une médecine de précision, elle prend soin de la structure la plus délicate et vitale ; le système nerveux. Chaque étape du parcours patient est au coeur de chaque discipline dans le cadre de nos missions de service public. Le choix du thème se porte sur l’intérêt d’améliorer la relation de travail entre les différents acteurs du soin. L’analyse des réponses issues du questionnaire met en avant un manque de connaissances, d’informations et de reconnaissance impliquant un positionnement parfois difficile de part et d’autre face à la personne soignée. Le parcours patient se décline grâce au travail de coordination mené en premier lieu par le neurochirurgien, tel un chef d’orchestre qui donne la partition.
Bien souvent, les soignants sont confrontés à des dilemmes, partagés entre leurs valeurs professionnelles et à l’intensification de la charge de travail à assumer.
Ce qui explique qu’une part non négligeable des budgets hospitaliers de la formation continue soit attribuée non pas à des formations techniques du soin mais plutôt à des formations sur les approches relationnelles et sur l’analyse des pratiques professionnelles.
Chaque patient et chaque situation est singulière. La transmission des attitudes relationnelles est complexe car cette acquisition se construit par l’expérience, la confrontation personnelle à une situation donnée. Et si nous décidions de saisir l’opportunité de ce travail pour coopérer ? Comment relier connaissances et compétences interdisciplinaires ? Comment envisager un positionnement au sein d’une intégration horizontale ?
Aujourd’hui, le déploiement des solutions numériques a fortement modernisé nos pratiques professionnelles grâce au DPI. Pour autant, les différents membres d’une équipe ne se coordonnent pas toujours en temps voulu ? Quel équilibre entre vérité, réel et savoir ?
Nous disposons de 65 lits d’hospitalisations en neurochirurgie répartis au sein de 3 unités de soins. La visite des patients par l’équipe médicale et paramédicale est quotidienne, néanmoins comme le souligne l’enquête certains sujets ou questions ne peuvent être abordés au lit du malade. Nous avons tendance à sous-estimer la valeur ajoutée des interactions interdisciplinaires, pourtant indispensables à la définition d’objectifs de soin communs et à la participation active du patient. En conclusion, Il semblerait que la création d’un espace de parole intégrant un cadre participatif permettrait aux uns et aux autres de se rencontrer autour d’une communication organisée. La prise en soin des patients ne justifie-t-elle pas un lieu pour réfléchir collectivement et s'exprimer par le travail ?
Lacour GREGORY (Marseille), Fathia FERKOUS, Cindy BOULARD, Anouk MORTIER, Stephane FUENTES
12:03 - 12:11
#44740 - S07 La simulation : outil andragogique pour la communication au bloc opératoire.
S07 La simulation : outil andragogique pour la communication au bloc opératoire.
Ce travail de recherche, réalisé dans le cadre de ma formation IBODE, visait à explorer les répercussions de la simulation sur la communication interprofessionnelle au sein des équipes IBODE. Notre objectif était de faire un état des lieux, post simulation, pour connaître l’impact que la simulation a pu avoir dans le travail quotidien des IBODE, en termes de communication, au bloc opératoire du CHU de Brest.
A partir d’une revue de la littérature sur la simulation, le bloc opératoire, les compétences IBODE mais aussi sur la communication et les relations interprofessionnelles nous avons formulé trois hypothèses :
- La formation par le biais de la simulation améliore la communication interprofessionnelle au sein d’une équipe.
- La simulation permet une communication efficiente lors de situation réelle préalablement vécue lors d’une séance de simulation.
- La simulation favorise la qualité des soins.
Pour répondre à notre question de recherche, nous avons mené une étude qualitative en réalisant des entretiens semi-directifs auprès de 10 IBODE ayant participé aux séances de simulation organisées par les neurochirurgiens du CHU de Brest depuis 2019 jusqu’en 2023.
L’analyse des entretiens a fait ressortir différents résultats.
Tout d’abord, leur définition de la simulation apporte bien la notion importante du débriefing, ils ont aussi apprécié les échanges interprofessionnels et notifié la règle de non jugement lors des séances. A cela s’ajoute la prise de recul grâce aux situations de simulation.
Ensuite, les IBODE ont exposés plusieurs impacts suite aux séances, comme l’amélioration de la prise en charge des patients et de la qualité des soins ainsi qu’un impact sur leur communication. Ils nous ont aussi confié que la simulation les avait aidés dans une situation réelle vécue par la suite. Les IBODE nous ont également dis que la simulation leur avait permis d’avoir une meilleure compréhension des différents professionnels du bloc opératoire, mais aussi que la simulation leur permettait d’améliorer leurs pratiques professionnelles.
Enfin, les IBODE nous ont évoqué leurs ressentis sur les freins lié à la simulation, tel que le manque de simulation organisée pour les IBODE, leur souhait que d’autres spécialités en organise, mais aussi parfois leurs craintes d’être jugé lors de leur participation aux scénarii.
Pour la suite de notre recherche, nous avons confronté ces résultats à la littérature existante, qui nous a confortées dans nos hypothèses de recherche.
Nelly GEORGE (BREST), Elsa MAGRO
12:11 - 12:19
#44751 - S08 L’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie : un dispositif spécifique.
S08 L’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie : un dispositif spécifique.
La découverte d’une lésion cérébrale est brutale et inattendue pour le patient. Les
symptômes amenant la personne à consulter varient fortement : que ce soit des maux de
tête inhabituels, la survenue d’un déficit moteur ou sensitif, une confusion, ou bien encore
une crise d’épilepsie inaugurale, le patient passe d’un état de santé relative à celle de
malade chronique, en quelques jours. Il se voit contraint de passer une série d’examens
d’imagerie, une hospitalisation et généralement une chirurgie. En plus de la
symptomatologie parfois invalidante, son quotidien est aussi bouleversé par la suspicion de
cancer. Tout cela l’amène, lui et son entourage, dans l’incertitude.
L’équipe médicale et paramédicale présente lors de l’hospitalisation en neurochirurgie joue
alors un rôle majeur dans le vécu de l’entrée dans la maladie. Des entretiens réguliers avec
le patient et sa famille sont nécessaires pour qu’ils puissent cheminer à leur rythme. Les
plans cancers successifs ont alors permis la mise en place d’un temps infirmier
d’accompagnement, dont bénéficie le service de neurochirurgie du CHU de Brest depuis plus
de quinze ans. Ces temps d’échange demandent des compétences spécifiques : une
connaissance de la pathologie, une disponibilité et des aptitudes en communication
thérapeutique. Nous nous proposons de rapporter les quinze années d’expérience et
d’évolution de l’accompagnement paramédicale des patients en neurochirurgie au CHU de
Brest.
Le temps d’accompagnement infirmier est utile à plusieurs niveaux. D’une part, il permet à
l’équipe d’appréhender le niveau d’information et de compréhension du soigné et ses
proches. Il reformule au besoin les informations médicales. L’infirmier(e) informe le patient
sur les examens, les traitements et leurs intérêts, explique les symptômes et leurs liens avec
la lésion cérébrale. D’autre part, le patient dispose là d’un espace pour déposer ses
préoccupations, et peut bénéficier d’un accompagnement psychologique, que nous lui
proposons. Par ailleurs, l’infirmier(e) d’accompagnement évalue les besoins en soins de
support. Il anticipe la sortie du patient, sollicite l’assistant(e) sociale et est amené à
coordonner les différents acteurs du parcours de soin. Enfin, l’infirmier d’accompagnement
est présent lors de l’annonce du diagnostic anatomo-pathologique par le chirurgien. Il
propose un temps à l’issu de l’entretien médical, laissant place, au besoin, à des
réajustements sur les informations reçues, et autorisant la personne et son accompagnant à
déposer leurs émotions directement après l’annonce.
En conclusion, le rôle de l’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie est d’apporter un
soutien, une écoute au patient et ses proches lors de sa découverte de tumeur cérébrale, de
les guider étape par étape jusqu’à l’annonce du diagnostic, en ajustant les informations
selon leurs interrogations, en coordonnant les différents acteurs de santé, favorisant le
parcours et donc la qualité des soins.
Laura CARADEC, Nathalie PRETET (Brest), Anne-Sophie BILCOT, Valérie QUEMENEUR, Florence LE MEUR, Romuald SEIZEUR, Elsa MAGRO, Julie BERGOT
12:19 - 12:27
#44612 - S09 Intérêt des évaluations motrices par le kinésithérapeute dans le bilan de l’hydrocéphalie à pression normale pour la décision opératoire.
S09 Intérêt des évaluations motrices par le kinésithérapeute dans le bilan de l’hydrocéphalie à pression normale pour la décision opératoire.
Contexte et objectif
L’hydrocéphalie à pression normale (HPN) est un trouble neurologique chronique potentiellement réversible, affectant plus de 6 % des personnes de plus de 80 ans. Bien que constituant un enjeu de santé publique, l'HPN reste souvent sous-diagnostiquée, en raison d’une triade de symptômes caractéristiques mais non pathognomoniques et d’un manque de sensibilisation au diagnostic. Les troubles de la marche, présents chez 95 % des patients, sont inauguraux et prédominants dans la majorité des cas. Il nous a semblé nécessaire de développer un protocole d’évaluation motrice standardisé et reproductible en kinésithérapie qui oriente la décision chirurgicale d’implanter une dérivation du LCS.
Matériel et méthodes
Un protocole d’évaluation comprenant trois phases de mesures a été mis en place pendant une hospitalisation de 24 heures : avant la ponction lombaire (PL) puis 2h et 24h après. À chaque phase, trois séries de 3 tests de motricité ont été réalisés : le 10 Meter Walk Test (10MWT), le Timed Up and Go (TUG) et le 30 second Chair to Stand Test (30sCST). La moyenne des séries a été consignée. Les résultats obtenus ont été analysés par un seul chirurgien responsable de la décision chirurgicale. Les évolutions aux différents tests sont exprimées en relatif (% d’évolution) par rapport aux valeurs pré-PL. Les analyses ont été faites à l’aide à de tests non paramétriques de Wilcoxon avec le logiciel R version 4.1.1.
Résultats
Notre cohorte incluait 94 patients. L’âge médian est de 77 ans et le sex ratio F/H est 0,62. Une amélioration des trois indicateurs principaux (10MWT, TUG et 30sCTS) à J1 a été objectivée chez 40 patients (42%). Parmi ces patients, 38 (95%) ont bénéficié d’une dérivation. En détail, au 10MWT, 58 patients (61,70%) se sont améliorés sur le temps de marche dont 53 (91%) ont été opérés. Au TUG, 60 (63.8%) se sont améliorés, dont 50 (96%) ont bénéficié d’une chirurgie. Au 30sCST 59 patients (62.7%) se sont améliorés, dont 53 (89.8%) ont été éligibles à la chirurgie.
Discussion
Les améliorations des performances de la marche observées chez les patients ayant une suspicion d’HPN seraient fortement corrélées à la décision chirurgicale. Nos résultats corroborent les données de la littérature concernant les 3 tests. Une évaluation post-opératoire précoce et tardive permettra d’affiner la fiabilité des tests moteurs prédictifs.
Cependant, le caractère monocentrique de la cohorte étudiée et la subjectivité de la décision chirurgicale liée au ressenti du patient et du chirurgien sont des points faibles de notre travail. De plus, pour pallier aux limitations méthodologiques, il serait nécessaire d’élaborer un protocole pour l’évaluation des patients non marchant et ceux avec une atteinte motrice légère.
Conclusion
A 24h post-PL, une amélioration de tous les tests était significativement associée à la décision chirurgicale. L’évolution du 10MWT et du TUG semblent être les tests qui orientent le mieux l’indication opératoire.
Camilla ARCIDIACONO (Paris), Laurianne BROUSSE, Abderazak DJEDDI, Chloé LE COSSEC, Samiya ABI JAOUDE
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Salle 3/4 |
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"Jeudi 20 mars"
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SYMPO_03
12:30 - 14:30
ATELIER DÉJEUNER - Servier
Prise en charge des gliomes diffus IDH mutés
Modérateur :
Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
12:30 - 14:30
Introduction: Le gliome de bas grade en France.
Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
12:30 - 14:30
Le point de vue du Neurochirurgien dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés.
Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Orateur, TOURS)
12:30 - 14:30
Le point de vue du Neuro-Oncologue dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés.
Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Orateur, Rennes)
12:30 - 14:30
Conclusion.
Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
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Salle Méridienne |
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SYMPO_04
12:30 - 14:30
ATELIER DÉJEUNER - Medtronic
Enjeux et opportunités en Neuromodulation
Modérateurs :
Anne BALOSSIER (Dr) (Marseille), Stephane DERREY (Chef de service PUPH) (Rouen)
12:30 - 14:30
Quelles recommandations et accès aux techniques interventionnelles pour les patients souffrant de douleurs cancéreuses ?
Denis DUPOIRON (Head of Department) (Orateur, Angers)
12:30 - 14:30
Quelles avancées pour optimiser la chirurgie DBS ?
Stephan CHABARDES (head of the department) (Orateur, GRENOBLE)
12:30 - 14:30
Innovation en stimulation médullaire : Transformer l’expérience du patient douloureux chronique par la boucle fermée.
Yann-Suhan SENOVA (Neurosurgeon) (Orateur, Créteil)
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Salle 2 |
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ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO
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SYMPO_05
12:30 - 14:30
ATELIER DÉJEUNER - Boston & Brainlab
Impact de l'imagerie sur la prise en charge patient
Modératrice :
Carine KARACHI (MEDECIN) (Modératrice, PARIS)
12:30 - 14:30
Imagerie, point de départ de la chirurgie.
Nadya PIATISGORKOYA
12:30 - 14:30
Tractographie pour un meilleur ciblage en SCP*.
Michel LEFRANC (MEDECIN) (Orateur, AMIENS)
12:30 - 14:30
Retour d’expérience sur l’utilisation du robot d’imagerie Loop-X en SCP*.
Marie Des Neiges SANTIN (Praticien Hospitalier) (Orateur, STRASBOURG)
12:30 - 14:30
Retour d’expérience ; navigation du rachis : la navigation hybride.
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Salle 3/4 |
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A26
14:30 - 16:00
SESSION INTERNATIONALE FONCTIONNEL
New technologies and perspectives in functional neurosurgery
Modérateurs :
Stephan CHABARDES (head of the department) (GRENOBLE), Sophie COLNAT-COULBOIS (PU-PH) (Nancy)
14:30 - 16:00
Recent developments in artificial intelligence for implanted spinal cord stimulation.
Philippe RIGOARD (Head of Departement Spine-Neurostimulation) (Conférencier, Poitiers)
14:30 - 16:00
Biotherapies, cell therapies using IPS stem cells and/or advances in gene therapy for functional brain diseases.
Stéphane PALFI (HEAD) (Conférencier, PARIS)
14:30 - 16:00
Infrared stimulation: preclinical and clinical experience.
Stephan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
14:30 - 16:00
Decoding meaning from human brain activity: the next challenge for the Brain Computer interface.
Pierre BOURDILLON (Neurochirurgien) (Conférencier, Paris)
14:30 - 16:00
Development of High Intensity Focused Ultrasound (HIFU) in epilepsy surgery.
Bertrand MATHON (Neurochirurgien - MCU-PH) (Conférencier, Paris)
14:30 - 16:00
Exploring brain connectivity during asleep surgery for brain gliomas.
Francesco SALA (Conférencier, Verona, Italie)
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Grand Théâtre |
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"Jeudi 20 mars"
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B26
14:30 - 16:00
COMMUNICATIONS LIBRES - BASE DU CRANE
Modérateurs :
Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
14:30 - 14:38
#43882 - CB01 Réponse prolongée et inédite au Brigatinib dans un cas de pituicytome agressif et atypique.
CB01 Réponse prolongée et inédite au Brigatinib dans un cas de pituicytome agressif et atypique.
Introduction :
Les pituicytomes sont des tumeurs d'histologie bénigne rares dérivées des pituicytes de la neurohypophyse, selon la classification de l'OMS 2021. Bien que leur traitement repose généralement sur la résection chirurgicale, les récidives sont inhabituelles et traitées par radiothérapie ou chirurgie supplémentaire. Aucune fusion oncogénique n'avait été décrite dans ces tumeurs jusqu'à présent. Le Brigatinib, un inhibiteur moléculaire d'ALK, est couramment utilisé dans le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avec métastases cérébrales, mais son utilisation dans les tumeurs primaires du SNC reste inédite. Ce cas rapporte pour la première fois une réponse prolongée à Brigatinib dans un pituicytome récidivant et agressif avec une fusion ELM4-ALK.
Case-Report :
Nous rapportons le cas d'un patient de 50 ans diagnostiqué en 2015 avec un pituicytome sellaire, initialement pris pour un adénome hypophysaire. Malgré plusieurs chirurgies (trans-sphénoïdales puis trans-crânienne), radiothérapie (50 Gy) et chimiothérapie (Temozolomide), la tumeur a progressé rapidement, entraînant des troubles visuels, cognitifs et neurologiques sévères. Des analyses moléculaires ont révélé une fusion ELM4-ALK (VAF de 91,5 %), une altération génétique rare dans les tumeurs cérébrales.
En 2022, face à l'aggravation de l'état du patient et l'échec des traitements standards, le Brigatinib a été administré en traitement compassionnel. Une amélioration clinique significative a été observée en une semaine, accompagnée d'une réduction tumorale marquée à l'IRM. Après 27 mois de traitement, le patient maintient un état stable avec une tolérance excellente et un contrôle tumoral durable.
Discussion :
Ce cas illustre une première association entre pituicytome et fusion ELM4-ALK, suggérant que cette altération est un événement génétique initiateur. L'agressivité inhabituelle de la tumeur, avec un index Ki67 élevé (15-20 %) et une prolifération clonale accrue, contraste avec le comportement habituellement indolent des pituicytomes. Le Brigatinib, avec une pénétration cérébrale supérieure en comparaison avec les autres inhibiteurs d'ALK, a permis une réponse spectaculaire. Ce résultat met en lumière l'importance des profils moléculaires dans les tumeurs rares, pour permettre un accès personnalisé aux thérapies ciblées.
Conclusion :
Cette observation unique montre les avantages des approches moléculaires pour traiter des tumeurs rares comme les pituicytomes agressifs. Elle ouvre la voie à des recherches futures sur les altérations génétiques des pituicytomes et à l'évaluation des thérapies ciblant ALK dans ce contexte.
Pierre-Olivier MOSER (Montpellier), Julien BOETTO
14:38 - 14:46
#44303 - CB02 Hypertension intracrânienne et schwannomatose liée au gène NF2 : causes, prise en charge et rôle pronostique.
CB02 Hypertension intracrânienne et schwannomatose liée au gène NF2 : causes, prise en charge et rôle pronostique.
La charge lésionnelle et le profil évolutif parfois saltatoire et explosif de certaines tumeurs rendent la population atteinte de schwannomatose liée au gène NF2 (NF2) sujette à l’hypertension intracrânienne (HTIC). Peu d’études se sont intéressées à ce sujet, pourtant l’impact sur le plan ophtalmologique, neurocognitif voire vital parait significatif chez des patients dont le pronostic neurosensoriel est souvent déjà compromis.
Cette étude a pour but d’analyser rétrospectivement les données des 141 patients pris en charge dans le cadre d’une NF2 au CHU de Lille entre 1998 et 2024. L’HTIC a été définie par un faisceau d’arguments cliniques, radiologiques et ophtalmologiques. La présence, le mode de survenue et la cause de l’HTIC ont été recueillis, ainsi que le mode de prise en charge et les résultats des bilans neuro-ophtalmologiques. Le devenir des patients a été évalué sur le plan global (MRS, décès) et sur le plan neuro-ophtalmologique.
Sur les 141 patients suivis pour une NF2, 16 patients (11,3%) ont présenté un tableau clinique et/ou radiologique d’HTIC. L’HTIC a révélé la maladie chez 7 patients (HTIC aigue dans 1 cas et chronique dans 6 cas) dont 3 avec discordance radio-clinique (critères radiologiques sans signe clinique associé). Une patiente ne présentait que des cervicalgies alors que l’on constatait un œdème papillaire au fond d’œil motivant une chirurgie de dérivation du LCS en urgence. Dix patients présentaient une problématique d’HTIC au cours de leur suivi (entre 2 et 23 ans après le diagnostic). L’HTIC était en lien avec une hydrocéphalie obstructive chez 10 patients, communicante chez 3 patients, liée au volume tumoral chez 2 patients et liée à une gêne au retour veineux par envahissement tumoral du sinus longitudinal supérieur dans 1 cas. La prise en charge a compris l’exérèse de la lésion chez 8 patients et la pose d’une DVP chez 11 patients. Un traitement par Diamox a été tenté dans le cas de gêne au retour veineux, suivi d’une pose de DVP devant un échec thérapeutique. Sur le plan pronostique, 3 patients sont décédés des conséquences directes de l’HTIC et 4 patients (25%) ont présenté une atrophie optique séquellaire dont 2 avec baisse d’acuité visuelle sévère définitive.
L’hypertension intracrânienne prend de multiples formes chez les patients ayant la NF2 et constitue un facteur pronostique important dans leur devenir fonctionnel. Parfois paucisymptomatique, elle justifie un diagnostic et une prise en charge précoces. Le retentissement ophtalmologique doit être systématiquement recherché et justifie d’une prise en charge urgente pour ne pas aggraver le pronostic fonctionnel. Il est primordial que ces patients puissent bénéficier d’un suivi multidisciplinaire organisé en collaboration entre neurochirurgiens, ORL et neuro-ophtalmologues.
Antoine KERAUDY (Lille), Michael RISOUD, Frédérique DUBRULLE, Jean-Paul LEJEUNE, Rabih ABOUKAIS
14:46 - 14:54
#44543 - CB03 LES ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES : EVOLUTION À LONG TERME : COMLPICATIONS ET EVALUATION VISUELLE,LE DEGRES DE RESECTION (A PROPOS DE 400 CAS).
CB03 LES ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES : EVOLUTION À LONG TERME : COMLPICATIONS ET EVALUATION VISUELLE,LE DEGRES DE RESECTION (A PROPOS DE 400 CAS).
Introduction
Ce travail représente l’étude rétrospective de 400 cas d’adénomes hypophysaires entre 2004 et 2020. Notre étude montre un retard de diagnostic avec un délai de 24 mois en moyen, d’où une fréquence relativement élevée d’une acuité visuelle altérée.
Resultats
Les résultats radiologiques trouvent : microadénomes (10.6%), adénomes intrasellaires (12.6%), macroadénomes invasifs.
La répartition selon le type de sécrétion trouve 31%: des prolactinomes, 30.5% des adénomes non
fonctionnels, 16% des adénomes corticotropes, 14.6% des adénomes somatotropes, 6.6% des adénomes à sécrétion plurihormonale, et moins de 1% des adénomes thyréotropes et gonadotropes.
Tous nos patients étaient traités chirurgicalement. Par voie transsphénoidale dans 83.3% des cas, par voie endocranienne dans 11.5% des cas.
L’éxérése chirurgicale a été compléte dans 61% des cas, subtotale dans 26% des cas, et partielle dans 10% des cas.
Les complications post opératoire immédiate ont été observées dans 32.7% des cas avec : 10.8% de rhinorrhée, , 8% de méningite, avec une mortalité post opératoire globale de 1.8% .
Le recul varie de 6 mois à 14 ans, et montre une amélioration ophtalmologique dans 61% des cas, (33.5% en cas d’acuité visuelle très altérée). Par ailleurs, une amélioration de la fonction endocrine a été notée dans environ 60% des cas d’hypersécrétion hormonale.
Discussion
Les résultats postopératoires sont souvent bons. Dans notre série, nous rapportons : 147 cas d’amélioration de l’acuité visuelle,soit 61.5% dont 97 patients (40.6%) avec un recul supérieur à 5ans. 76 cas ont resté inchangés sur le plan visuelsoit 31.8% dont 55 (23%) sont revus après 5 ans de recul. 16 cas d’aggravation de l’acuité visuelle soit 6.7% dont 13 (5.4%) sont revus après 5 ans de recul
Conclusion
L’un des avantages majeurs de la chirurgie est d’apporter une décompression rapide des voies visuelles, éventualité fréquente dans les adénomes non fonctionnels
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
14:54 - 15:02
#44615 - CB04 Changement de paradigme dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires : enseignements tirés de nos 100 derniers cas.
CB04 Changement de paradigme dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires : enseignements tirés de nos 100 derniers cas.
Contexte et objectifs : Le schwannome vestibulaire (SV) est une tumeur bénigne dont la taille et la présentation varient. La chirurgie est le traitement privilégié pour les SV volumineux ou symptomatiques. La préservation du nerf facial (NF) est une priorité en raison de son impact sur la qualité de vie. Malgré les progrès des techniques chirurgicales et de l'expérience, 6 % à 20 % des patients présentent encore une mauvaise fonction faciale après l'intervention. Trouver un équilibre entre la préservation du NF et la résection tumorale est difficile, car les tumeurs résiduelles > 0,6 cm³ peuvent continuer à croître. Notre centre a affiné son approche pour prioriser la fonction du NF. Cette étude rétrospective évalue les résultats de nos 100 derniers cas consécutifs de résection de SV et présente nos indications thérapeutiques actuelles.
Méthodes : Nous avons inclus les 100 derniers cas consécutifs de SV opérés entre janvier 2022 et décembre 2023. Les critères d'exclusion comprenaient les schwannomes liés à la neurofibromatose de type 2, les chirurgies de SV récidivants, les interventions par radiochirurgie, ou une paralysie préopératoire du NF.
Résultats : Le volume tumoral moyen était de 8,8 ± 0,6 cm³, comprenant 1 cas de grade KOOS 2, 19 cas de grade KOOS 3, et 80 cas de grade KOOS 4. Au total, 85 patients ont été opérés par une approche retrosigmoïde ; 33 cas présentaient un trajet complexe du NF, rendant son ablation totale difficile. La qualité de la résection a été évaluée comme une résection totale dans 17 cas (pas de tumeur visible à l’IRM), quasi-totale dans 22 cas (résidu tumoral non visible à l’IRM), subtotale dans 52 cas (résidu tumoral ≤ 0,5 cm³ à l’IRM), et partielle dans 9 cas (résidu tumoral ≥ 0,6 cm³ à l’IRM). Au total, 94 patients avaient une bonne fonction du NF (grade I ou II) immédiatement après la chirurgie, et 98 patients lors du dernier suivi.
Conclusions : Notre expérience des 100 dernières chirurgies consécutives de SV met en évidence notre nouvelle politique visant à prioriser la fonction du NF, au prix de résidus tumoraux qui nécessitent une surveillance prolongée et un traitement par radiochirurgie Gamma-knife si croissance.
Benoit HUDELIST (Paris), Daniele BERNARDESCHI, Michel KALAMARIDES, Lauranne ALCIATO
15:02 - 15:10
#44624 - CB05 Reconstruction du diaphragme sellaire à l'aide d'un patch de TachoSil comme alternative au comblement intrasellaire pour les petits défects focaux diaphragmatique en chirurgie hypophysaire : une étude de cohorte.
CB05 Reconstruction du diaphragme sellaire à l'aide d'un patch de TachoSil comme alternative au comblement intrasellaire pour les petits défects focaux diaphragmatique en chirurgie hypophysaire : une étude de cohorte.
Background : En chirurgie hypophysaire, les fuites de liquide céphalorachidien (LCR) sont souvent traitées par comblement intrasellaire, en utilisant des greffes de muscle ou de graisse. Cependant, cette stratégie peut compliquer l'interprétation de l'IRM postopératoire et affecter la qualité de la résection en cas de deuxième intervention, en raison de la formation de tissu fibreux supplémentaire. Nous présentons une technique alternative, consistant en une reconstruction du diaphragme avec une éponge hétérologue combinant du fibrinogène et de la thrombine (TachoSil), appliquée chez des patients sélectionnés présentant des fuites de LCR à faible débit. Cette étude analyse les résultats chirurgicaux des patients traités par cette stratégie.
Methods : Sur une cohorte de 2231 patients traités entre juin 2011 et juin 2023 par voie endoscopique endonasale pour une chirurgie hypophysaire, la technique chirurgicale de réparation du diaphragme avec un patch TachoSil a été utilisée chez 55 patients (2,6 %), et le taux d'échec de la fermeture a été analysé 6 mois après l'intervention. Aucun comblement intrasellaire n’a été utilisé, et la reconstruction du plancher sellaire a été effectuée lorsque cela était possible. Le taux de fuite de LCR postopératoire a été comparé à celui rapporté dans trois publications antérieures ayant également utilisé la technique du patch TachoSil.
Results : Les patients étaient majoritairement des femmes (ratio F/H : 1,2) avec un âge médian de 53,6 ans. L’indication chirurgicale concernait les adénomes non fonctionnels, la maladie de Cushing, l’acromégalie et les kystes de la poche de Rathke, respectivement chez 38/55 (69,1 %), 6/55 (10,9 %), 5/55 (9,1 %) et 6/55 (10,9 %) des patients. Le taux de fuite de LCR postopératoire était de 1,8 % (n = 1/55), ce qui n’était pas significativement différent de celui rapporté dans les trois cohortes de la littérature (2,8 %, p > 0,05). Aucun cas de méningite postopératoire n’a été enregistré.
Conclusions : Chez des patients hautement sélectionnés présentant une fuite de LCR à faible débit en lien avec un défect diaphragmatique focal de petite taille, la reconstruction du diaphragme à l’aide d’un patch TachoSil peut constituer une alternative sûre et efficace au comblement intrasellaire. Ce travail a fait l’objet d’une publication récente (Baussart B, Hudelist B, Reina V, Villa C, Bertherat J, Assié G, Gaillard S. Diaphragm reconstruction using a TachoSil patch as alternative to intrasellar packing for small focal diaphragm defects in pituitary surgery: a cohort study. Acta Neurochir (Wien). 2024 Jun 10;166(1):258. doi: 10.1007/s00701-024-06152-5. PMID: 38853198)
Benoit HUDELIST (Paris), Stephan GAILLARD, Vincent REINA, Chiara VILLA, Jérôme BERTHERAT, Sébastien FROELICH, Guillaume ASSIÉ, Bertrand BAUSSART
15:10 - 15:18
#44665 - CB06 Facteurs de risque, histoire naturelle et complications des thromboses veineuses cérébrales après résection d’une tumeur de l’angle ponto-cerebelleux.
CB06 Facteurs de risque, histoire naturelle et complications des thromboses veineuses cérébrales après résection d’une tumeur de l’angle ponto-cerebelleux.
Introduction : L’incidence, les facteurs de risques ainsi que l’évolution des thromboses veineuses après résection de tumeurs de l’angle ponto-cerebelleux demeurent des sujets débattus dans la littérature. En particulier, la survenue de complications liées à ces thromboses et la discussion de l’anticoagulation. L'objectif de cette étude est de déterminer les facteurs de risques de thrombose et de rechercher si leur survenue est associée à des complications postopératoires.
Méthodes : Nous avons recueillis tous les patients âgés de plus de 18 ans opérés au CHU de Rouen d'une tumeur de l'angle ponto-cérébelleux entre 2010 et 2023, par voie rétrosigmoïde ou translabyrinthique. Les critères d'inclusion nécessitaient une imagerie injectée postopératoire permettant de diagnostiquer des thromboses veineuses et/ou une sténose sévère du sinus, ainsi qu'un suivi postopératoire d'une durée minimale d'un an. Le critère de jugement principal était la survenue d'une complication pouvant être attribuable à une thrombose, incluant le décès en lien avec la chirurgie ou ses complications, une fuite de LCR ou encore une hémorragie intracrânienne.
Résultats : L'étude a inclus 159 patients après l'exclusion de 122 patients. Parmi eux, 45,9 % présentaient une thrombose (40 patients) et/ou une sténose sévère (33/159) d’un sinus veineux, toutes localisées du côté homolatéral à la chirurgie. Les thromboses concernaient principalement le sinus sigmoïde (p < 0,0001). Aucun traitement anticoagulant curatif n’a été instauré dans cette étude. La voie translabyrinthique (p=0,0006), une chirurgie homolatérale au sinus dominant (p=0,028), un temps opératoire long (p=0,0007), une plaie de sinus peropératoire (p<0,0001), étaient significativement associés à la survenue postopératoire d’une thrombose et/ou sténose sévère. En cas de thrombose, aucun changement de taille des sinus controlatéraux, sains, n’a été observé au cours du suivi. Après un suivi moyen de 44 mois, aucune des sténoses sévères ne s’est améliorée et seulement 15,6% des thromboses s’étaient résolues de façon spontanée après un délai moyen de 33 mois. Sur un suivi moyen de 63 mois, 15 patients (9,4 %) ont développé des complications, parmi lesquels 11 appartenaient au groupe thrombose et 4 au groupe contrôle. La présence d’une thrombose et/ou d’une sténose sévère était significativement associée à la survenue de complications en analyse univariée (p = 0,025). Ce résultat était également retrouvé dans le cadre des thromboses seules après exclusion des sténoses sévères (p=0,036).
Conclusion
En absence de traitement anticoagulant curatif, la reperméabilisation spontanée des sinus thrombosés après chirurgie de l'angle ponto-cerebelleux reste limitée. La voie translabyrinthique favorise la survenue de ces thromboses comparativement à la voie retrosigmoide. La présence d’une thrombose ou d’une sténose sévère pourrait favoriser la survenue de complications même si ces résultats nécessitent des explorations complémentaires.
Mathieu LOZOUET (Rouen), Charles MAQUET, Julien HORION, Jean-Paul MARIE, Stephane DERREY
15:18 - 15:26
#44670 - CB07 Prévalence et caractéristiques des méningiomes spinaux dans la Schwannomatose NF2.
CB07 Prévalence et caractéristiques des méningiomes spinaux dans la Schwannomatose NF2.
Introduction
Les méningiomes sont le second type de tumeur le plus fréquemment associé à la Schwannomatose NF2 (NF2-SWN). De nombreuses équipes se sont intéressées aux spécificités des méningiomes intra-crâniens dans cette maladie, néanmoins peu ont décrit les caractéristiques épidémiologiques et histologiques des méningiomes spinaux (MS). L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence des méningiomes spinaux associés à la NF2 SWN et d’étudier leurs caractéristiques en comparaison aux méningiomes spinaux sporadiques.
Méthodes
Pour cela nous avons mené une étude rétrospective à partir de 3 cohortes de patients. Nous avons interrogé les centres de référence de la NF2-SWN en France (Pitié Salpetrière, Lille, Lyon, Bordeaux, Marseille et Toulouse) pour inclure les patients opérés d’un méningiome de localisation spinale. Nous avons comparé ces résultats à une cohorte de patients opérés à la Pitié Salpêtrière d’un MS sporadique (n=94). Parallèlement, dans le but d’évaluer la prévalence des MS dans la NF2-SWN, nous avons analysé les données de 115 patients NF2-SWN suivis à la Pitié Salpetrière.
Résultats
Dix-neuf patients atteint de NF2-SWN ayant été opérés de 29 MS entre 1996 et 2024 ont été inclus (âge moyen 32±18 ans, 63% de femmes). La localisation la plus fréquente était thoracique (22 cas, 76%). Dans ce contexte de NF2-SWN les méningiomes étaient asymptomatiques au diagnostic chez 13 patients (68%).
Les patients NF2-SWN était significativement plus jeunes que les patients sporadiques (32 vs. 64 ans p< 0.001), le sexe ratio féminin était également moins marqué (2:1 vs 9:1 p=0.01). Les patients opérés de tumeurs sporadiques présentaient des symptômes au diagnostic dans 95% des cas, ce qui explique un délai avant chirurgie significativement plus court (6.3 vs 36,5 mois ; p<0.001). Nous n’avons pas observé de différence concernant la localisation, l’attache durale, le grade ainsi que le sous type histologique, le taux d’exérèse complète (85% vs 89%, p= 0.5), ainsi que le risque de récidive (8% vs 9% moy. 7.5 ans; p=0.99) dans les deux groupes.
Par ailleurs, chez les 115 patients NF2-SWN ayant au moins une IRM cérébrale et spinale suivis à la Pitié Salpetrière, 39 (34%) présentaient un MS. Les patients porteurs de MS étaient plus fréquemment porteurs de méningiomes intracrâniens (95%) comparés aux patients NF2-SWN non porteurs de MS (64% de méningiomes intra-crâniens, p<0,001). On observait également plus de méningiomes intra crâniens chez ces patients (6 vs. 3 en moyenne, p <0.01). Le risque de survenue de MS semble aussi lié au type de mutation du gène NF2.
Conclusion
Les méningiomes spinaux sont fréquemment associés à la NF2-SWN, ils sont corrélés à une atteinte plus sévère de la maladie, avec une charge tumorale plus importante. Toutefois, ces tumeurs évoluent lentement, nécessitent rarement une intervention chirurgicale et ne montrent pas de signes d’agressivité accrus par rapport aux méningiomes spinaux sporadiques.
Louise DEBOEUF (PARIS), Antoine KERAUDY, Thiébaud PICART, Giorgio HADDAD, Imen BERNAOUI, Samiya ABI JAOUDE, François DUCRAY, Timothée JACQUESSON, David MEYRONET, Cédric BARREY, Emmanuel JOUANNEAU, Michel KALAMARIDES, Rabih ABOUKAIS, Matthieu PEYRE
15:26 - 15:34
#44674 - CB08 Abord combiné simultané transcrânien et endoscopique endonasale dans le traitement des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne: revue de littérature et série de cas au CHU de Brest..
CB08 Abord combiné simultané transcrânien et endoscopique endonasale dans le traitement des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne: revue de littérature et série de cas au CHU de Brest..
INTRODUCTION
La prise en charge des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne est un challenge chirurgical du fait de leur rareté, de leur hétérogénéité ainsi que de leur proximité anatomique avec des structures vasculo nerveuses critiques. Historiquement, ces lésions étaient abordées par des techniques entachées d’une morbi mortalité non négligeable, telle que la rhinotomie latérale de Moure ou l’incision de Weber Ferguson. L’introduction, en 1954, du concept d’abord combiné craniofacial par Smith, Williams et Klopp a constitué une avancée significative. Par la suite, l’émergence de la chirurgie endoscopique par voie endonasale a marqué une étape majeure dans la prise en charge de ces pathologies complexes. Loin d’opposer les approches transcrânienne et endoscopique endonasale, leur association pour une même lésion offre une solution chirurgicale pertinente dans certains cas bien sélectionnés. Ce concept d’abord combiné a émergé dans les années 2000 et continue de démontrer son intérêt dans le cadre plus global d’une prise en charge multidisciplinaire.
MATÉRIEL/MÉTHODE
Dans cette étude, nous rapportons une série de 9 cas d’abord combinés (microchirurgical/endoscopique par voie endonasale) suivis et traités au CHU de Brest entre 2013 et 2024 avec un suivi clinique et radiologique complet. En complément, une revue systématique de la littérature a été conduite selon la méthode PRISMA sur PubMed, couvrant la période 1963-2024.
RÉSULTATS
Au total, 9 patients ont été traités par un abord combiné entre 2013 et 2024 au CHU de Brest. L’âge moyen était de 61,7 ans et le sexe ratio féminin. Les lésions étaient de nature histologique variable : 3 mélanomes ethmoïdaux, 3 méningiomes olfactifs (dont 2 ayant été traités par voie haute en première intention), 1 sarcome d'ewing ethmoïdal, 1 léiomyosarcome et 1 neuroblastome olfactif. Le temps opératoire moyen était de 375 minutes. Une exérèse macroscopiquement complète a été obtenue dans 8 des 9 cas. Les complications post-opératoires les plus fréquentes étaient infectieuses, incluant 3 méningites bactériennes et 1 abcès cérébral bactérien. Un traitement complémentaire a été instauré chez 8 des 9 patients : radiothérapie, protonthérapie ou traitement systémique. Trois récidives tumorales ont été recensées au cours du suivi.
CONCLUSION
L’abord combiné simultané représente une avancée significative dans la prise en charge des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne et infiltrant la cavité nasale. Dans certains cas spécifiques il peut être préféré à un abord haut crânien ou endonasal unique. Au-delà des lésions sino-nasales et des méningiomes olfactifs, cette approche semble également adaptée à d’autres pathologies, telles que les adénomes hypophysaires géants. Par ailleurs, des voies endoscopiques doubles (transnasale et transventriculaire) ont été développées pour le traitement de lésions spécifiques, montrant l’intérêt croissant pour ces techniques innovantes.
Marie DUIGOU (Brest), Emmanuel MORNET, Brieg DISSAUX, Vincent BOURBONNE, Romuald SEIZEUR
15:34 - 15:42
#44681 - CB09 La voie d’abord mini-combinée transpétreuse pour les tumeurs pétroclivales : indications et résultats chirurgicaux.
CB09 La voie d’abord mini-combinée transpétreuse pour les tumeurs pétroclivales : indications et résultats chirurgicaux.
The mini-combined transpetrosal approach (mini-CTPA) is a modification of the standard one developed to reduce soft tissue trauma, cosmetic issues, time-consuming bony work, and neurological risks. Here we reported our experience with the mini-CTPA applied to different skull base tumors.
A retrospective study of skull base tumors surgically treated with mini-CTPA from 2020 to 2023 was conducted. Preoperative characteristics, postoperative results, and clinical outcomes were analyzed. The surgical technique was detailed.
A total of 32 skull base tumors were treated using the mini-CTPA: 16 (50%) sphenocavernous-petroclival meningiomas, 8 (25%) petroclival meningiomas, 4 (12.5%) epidermoid cysts, 2 (6.3%) chordomas, 1 (3.1%) chondrosarcoma, and 1 trochlear nerve schwannoma. The mean age at surgery was 50 years (range 23–69), and the mean preoperative tumor volume was 29.5 cm³ (10.5–60.4 cm³). The mean extent of resection was 91% (45–100%). Gross total (GTR), near-total (NTR), and subtotal resection (STR) rates were as follow: for sphenocavernous-petroclival meningiomas, 13% GTR, 31% NTR, and 56% STR; petroclival meningiomas, 25% GTR, 63% NTR, and 13% STR; epidermoid cysts, 100% GTR; chordomas, 50% GTR and 50% STR; chondrosarcoma, NTR (1 case); trochlear nerve schwannoma, GTR (1).
Postoperative complications included pseudomeningocele in 3 patients (9%). New permanent deficits were observed in some cases, including trochlear nerve palsy in 3 patients, facial hypoesthesia in 3, abducens nerve palsy in 3, and hypoacusia in 2 patients.
The Mini-CTPA offers adequate exposure for a variety of skull base lesions centered in the petroclival region. This approach is designed to reduce invasiveness, shorten surgical time, and minimize approach-related morbidities, making it a more accessible and practical technique for skull base surgeons.
Arianna FAVA (Paris), Tingting JIANG, Jerold JUSTO, Jonathan CHAINEY, Nobuyuki WATANABE, Thibault PASSERI, Bertrand BAUSSART, Emmanuel MANDONNET, Sébastien FROELICH
15:42 - 15:50
#44768 - CB10 Radiothérapie vectorisée par Luthatera® dans les méningiomes, Etat des lieux en 2025 : Quelles indications ? Quelles limites ?
CB10 Radiothérapie vectorisée par Luthatera® dans les méningiomes, Etat des lieux en 2025 : Quelles indications ? Quelles limites ?
Introduction
Le traitement par Luthatera®, Novartis, est aujourd’hui couramment utilisé en France dans les méningiomes agressifs. La prise en charge par la sécurité sociale a été obtenue pour les méningiomes de grade 1 et 2 en cas d’échec thérapeutique. Les auteurs proposent de synthétiser l’état des connaissances actuelles quant au traitement par Luthatera des méningiomes.
Matériels et méthodes
Une large revue de la littérature a été effectuée.
Résultats
Le Luthatera est actuellement proposé en cas d’échec de la chirurgie et la radiothérapie dans les méningiomes de grade OMS 1 et 2. Il consiste en 4 cures à approximativement 2 mois d’intervalle. L’indication n’est pas retenue dans les grade 3 sachant que le taux de croissance est le plus souvent bien trop élevé rendant l’activité anti-proliférative du Luthatera insuffisante pour qu’un bénéfice clinique puisse être observé (PFS6 à 0% dans la littérature). En revanche pour les méningiomes de grade OMS 1 et 2, la PFS6 est supérieure au seuil d’activité clinique de 35% classiquement admis. Les réponses sont exceptionnelles, un ralentissement du taux de croissance voir une stabilisation du volume tumoral sont généralement observés, avec souvent un effet différé de 3 à 6 mois et maintenu 12 à 18 mois.
L’efficacité du Luthatera est conditionnée par l’expression importante du récepteur SSTR2A par la tumeur qui peut être recherchée sur l’analyse histologique et confirmée par une fixation intense au TEP 68Ga Dotatoc supérieure ou égale à celle du foie. A noter qu’approximativement 20% des méningiomes n’expriment pas ou peu SSTR2A, sans lien avec le grade OMS.
La tolérance est généralement bonne avec néanmoins une hématotoxicité variable sur les 3 lignées ainsi qu’une toxicité rénale. Le risque de leucémie aigue et de leucémie myéloide chronique demeure rare, mais tend aujourd’hui à limiter la prescription de Luthatera chez des sujets jeunes avec une espérance de vie prolongée. Les complications locales en particuliers de neurotoxicité sont également limitées en particuliers à proximité du tronc cérébral et des voies optiques, permettant de limiter les restrictions d’indication dans ces situations.
Conclusion et Perspectives
Le luthatera peut être intéressant afin de ralentir la prolifération de méningiomes de grade OMS 1 et 2 en échec thérapeutique. Néanmoins, l’efficacité demeure limité liée aux faibles doses appliquées à la tumeur, incitant à privilégier une réirradiation quand elle est possible. Pour autant, il existe de nouvelles perspectives thérapeutiques et challenges afin d’améliorer l’efficacité du Luthatera. Les données récentes de la littérature semblent rassurantes quant à la possibilité de dépasser les 4 cures du schéma classique. L’administration en intra-artériel permet d’augmenter les doses à la tumeur. La possibilité d’associer un traitement par radiothérapie est réalisable. L’utilisation de particules alpha ou d’agent radiosensibilisant font partie des challenges futurs.
Thomas GRAILLON (Marseille), Tatiana HOROWITZ, Betty SALGUES, Henry DUFOUR, Olivier CHINOT, Eric GUEDJ, Emeline TABOURET
15:50 - 15:58
#44797 - CB11 Résection microchirurgicale et endoscopique des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire guidée par fluorescence au vert d’indocyanine : Applications et limites.
CB11 Résection microchirurgicale et endoscopique des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire guidée par fluorescence au vert d’indocyanine : Applications et limites.
Objectif : La chirurgie vasculaire cérébrale et médullaire a énormément bénéficié de la fluorescence au vert d’indocyanine durant les 2 dernières décennies. Nous avons souhaité apprécier l’intérêt de cette fluorescence pour aider à la résection des tumeurs sellaires et suprasellaires.
Méthodes : Nous avons colligés l’ensemble des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire réséqués aussi bien par voie microchirurgicale qu’endoscopique endonasale dans le service de neurochirurgie du CHU Dijon Bourgogne.
Résultats : Entre Septembre 2023 et Septembre 2024, 23 adénomes hypophysaires (dont 14 sécrétants) et 5 craniopharyngiomes ont ainsi bénéficié d’une résection guidée par fluorescence au vert d’indocyanine. Pour les adénomes hypophysaires, l’intensité de la fluorescence tumorale correspondait à l’intensité de la tumeur en séquence T2 dans près de 80% des cas. Quant aux craniopharyngiomes, la fluorescence a permis d’identifier la position exacte de la tige pituitaire dans 100 % des cas, permettant une préservation anatomique de la tige.
Conclusion : La fluorescence par vert d’indocyanine présente un intérêt certain dans l’identification peropératoire de la tige pituitaire pour les tumeurs suprasellaires en particulier les craniopharyngiomes. Dans les adénomes hypophysaire, cette fluorescence permet d’aider à la différenciation du tissu tumoral de l’hypophyse saine dans la grande majorité des cas, avec un intérêt particulier dans les microadénomes sécrétants.
Ahmed EL CADHI, Edouard MORLAIX (Dijon), Moncef BERHOUMA
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Salle Méridienne |
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"Jeudi 20 mars"
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IDE4
14:30 - 16:00
Journée Soignants: Atelier pratique-Centre & Retransmission
Atelier Communication au bloc opératoire
Au centre de simulation en santé de la faculté de médecine de Brest (20 participants sur place sur inscription) & Retransmission Live au Quartz site du congrès
14:30 - 16:00
Formateurs : Dr Subileau Aurélie (médecin anesthésiste réanimateur), Dr Anais Caillard (médecin anesthésiste réanimateur), Laurence Lebreton (IADE), Dr Céline Panheleux (neurochirurgien).
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Salle 2 |
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"Jeudi 20 mars"
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IDE3
14:30 - 16:00
Journée Soignants: Atelier pratique-Centre & Retransmission
Atelier Accompagnement et Annonce en Neurochirurgie
Au centre de simulation en santé de la faculté de médecine de Brest (20 participants sur place sur inscription) & Retransmission Live au Quartz site du congrès
14:30 - 16:00
Formateurs : Dr Anne Renault (réanimateur médical), Sylvie Mazeaud (psychologue clinicienne), Valérie Quemeneur (IDE), Mme Anne-Sophie Bilcot (IDE).
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Salle 3/4 |
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"Jeudi 20 mars"
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C26
14:30 - 16:00
ATELIER CRANIOTOMIE - SESSION B
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Salon B |
| 16:00 |
PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
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| 16:05 |
"Jeudi 20 mars"
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EP04.2
16:05 - 16:25
Eposter Session 04 - Écran 2 - Oncologie
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille)
16:05 - 16:25
#44011 - EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.
EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.
Introduction
L’interleukine 6 favorise la croissance des glioblastomes, notamment en augmentant l’expression de PD-L1 (Programmed Cell Death Ligand 1) et en induisant ainsi une immunosuppression locale. Sur le plan neuronal, l’interleukine 6 favorise la neurogenèse au cours de la vie intra-utérine et participe au remodelage des circuits neuronaux chez les patients victimes d’une lésion traumatique focale, cérébrale ou médullaire. Ainsi, ce travail visait à déterminer si l’interleukine 6 contribue au remodelage structural et fonctionnel des circuits neuronaux induit par les gliomes.
Méthodes
L’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, agent impliqué dans la formation des microtubes tumoraux, a été étudiée dans des zones de haute connectivité fonctionnelle et de basse connectivité fonctionnelle, identifiées sur la base de données magnéto-électro-encéphalographiques, provenant d’un panel de 44 gliomes de différents grades. Des cellules tumorales dérivées de glioblastomes humains ont été cocultivées avec des neurones murins. L’index de prolifération, l’expression de marqueurs de connectivité et de marqueurs synaptiques ainsi que l’activité neuronale ont été quantifiés après exposition à l’interleukine 6 recombinante ou traitement par Tocilizumab (TCZ), un inhibiteur pharmacologique du récepteur de l’interleukine 6.
Résultats
Indépendamment du grade du gliome, l’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, en ARN et en protéine, était significativement augmentée dans les zones de haute connectivité fonctionnelle, comparativement aux zones de basse connectivité fonctionnelle. Dans les cocultures neurone-glioblastome, l’index de prolifération, l’expression de GAP43 et le nombre de microtubes tumoraux par cellule étaient augmentés par l’exposition à l’interleukine 6 recombinante et diminués par l’exposition au TCZ. La colocalisation de marqueurs pré-synaptiques et post-synaptiques et l’activité neuronale étaient également augmentées par l’exposition à l’interleukine 6 et diminuées par l’exposition au TCZ.
Conclusion
L’interleukine 6 augmente la prolifération tumorale et renforce les interactions entre les cellules tumorales et les neurones. Ainsi, chez des patients sélectionnés, les traitements ciblant l’interleukine 6 pourraient représenter une nouvelle option thérapeutique.
Support
Pour la réalisation de ce travail, Shawn Hervey-Jumper a été financé par le National Health Institute (USA) (subventions K08NS110919 and P50CA097257) et Thiébaud Picart a été financé par les Hospices Civils de Lyon (France), la Ligue Nationale Contre le Cancer (France), la Fondation Philippe et la Société Française de Neurochirurgie (France).
Thiebaud PICART (LYON), Saritha KRISHNA, Sena OTEN, Andy DANIEL, Abraham DADA, Vardhaan AMBATI, Youssef SIBIH, Jeanette HYER, Shawn HERVEY-JUMPER
16:05 - 16:25
#44061 - EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.
EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.
Contexte/Objectifs : Les schwannomes vestibulaires (SV), également appelés neurinomes de l'acoustiques, sont des tumeurs bénignes affectant le nerf vestibulocochléaire, entraînant souvent une perte auditive et des troubles de l'équilibre. Cette affection est particulièrement difficile à gérer chez les patients atteints de neurofibromatose de type 2 (NF2), où les SV ont tendance à se développer de manière bilatérale. Les traitements conventionnels, tels que la chirurgie et la radiothérapie, bien qu'efficaces, comportent des risques tels que la perte auditive et les lésions nerveuses. Le bévacizumab, un anticorps monoclonal ciblant le VEGF, a émergé comme une option thérapeutique moins invasive, montrant un potentiel de réduction du volume tumoral et de préservation de l'audition. Cette revue systématique vise à évaluer l'efficacité du bévacizumab dans le contrôle du volume tumoral, la préservation de l'audition et l'identification des effets indésirables associés.
Méthodes : Une revue systématique complète a été réalisée en suivant les lignes directrices PRISMA. Les bases de données PubMed et Cochrane Library ont été consultées pour des études évaluant les effets du bévacizumab sur les SV, en se concentrant sur les résultats clés tels que la réduction du volume tumoral, la préservation de l'audition et les événements indésirables. L'extraction des données et l'évaluation de la qualité ont été effectuées indépendamment par deux évaluateurs en utilisant l'échelle Newcastle-Ottawa.
Résultats : Neuf études impliquant 176 patients ont été incluses. Le bévacizumab a montré une réduction partielle du volume tumoral (≥ 20 %) dans 40 % des cas et une stabilisation de la maladie dans 50 %, tandis que 10 % des patients ont présenté une progression tumorale. Les résultats sur l'audition ont révélé une amélioration chez 36 % des patients, une stabilisation chez 46 % et une détérioration chez 18 %. Des effets indésirables graves, tels que l'hypertension et des événements thromboemboliques, ont été observés chez 13 % des patients, tandis que 18 % n'ont rapporté aucun effet secondaire. Une régénération tumorale a été observée chez certains patients après l'arrêt du traitement, soulignant la nécessité d'une surveillance à long terme.
Conclusions : Le bévacizumab montre son efficacité dans la gestion des SV, en particulier chez les patients atteints de NF2, en réduisant la taille de la tumeur et en préservant l'audition dans une proportion importante de cas. Cependant, la variabilité de la réponse des patients et le risque d'effets indésirables soulignent la nécessité d'approches thérapeutiques individualisées et de recherches supplémentaires, y compris des essais contrôlés randomisés, afin d'optimiser son application clinique.
Mélina SCRENCI (Clermont-Ferrand), Mathilde PUECHMAILLE, Quentin BERTON, Toufic KHALIL, Thierry MOM, Guillaume COLL
16:05 - 16:25
#44611 - EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?
EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?
L’échappement thérapeutique du glioblastome (GBM) est plurifactoriel et repose en partie sur la perte de la sensibilité aux thérapies alkylantes. Le témozolomide (TMZ) agit par alkylation de l’ADN. La cellule tumorale exploite plusieurs voies pour contourner ces lésions : le Mismatch Mediated Repair (MMR) pro-apoptotique, la méthyl-guanine méthyl-transférase (MGMT), active dans 40% des GBM, le Base Excision Repair (BER), la recombinaison homologue (HR) et la Non Homologous End Joining (NHEJ), anti-apoptotiques. L’inactivation du MMR et la réexpression de novo de la MGMT sont deux grands mécanismes d’échappement acquis sous la pression thérapeutique. La fonction principale des protéines PARP est de signaler les lésions de l’ADN permettant le déclenchement des cascades de réparation. L’idée de l’inhibition des PARP (PARPi) en cancérologie solide remonte aux années 70 mais ce principe thérapeutique a émergé dans les années 2000 (ovaire, sein, pancréas, prostate) en cas de mutation BRCA1/2 (gène de la HR). Néanmoins, il semblerait que les tumeurs présentant un haut niveau de stress oxydatif et réplicatif (dont le GBM), sans mutation BRCA1/2 puissent être sensibles aux PARPi dont l’utilisation avait été validée dans l’essai de phase I OPARATIC.
Nous présentons nos travaux d’étude de l’efficacité d’un PARPi, l’Olaparib (OLA) + TMZ, sur lignées (sensibles et résistantes au TMZ) et couples de primo-cultures (au diagnostic et à la récidive, après chirurgies). Le co-traitement permet une cytotoxicité indéniable, quelle que soit la résistance acquise antérieure au TMZ, sur l’intégralité de nos échantillons. Nous abordons les principaux mécanismes de synergie menant à cette restauration d’efficacité de la thérapie alkylante.
L’utilisation d’un PARPi couplé au TMZ dans le GBM est une option thérapeutique séduisante : contournement des mécanismes de réparation de l’ADN (inactivation de la MGMT quel que soit le statut de méthylation de son promoteur, contournement de l’inactivation du MMR, blocage du BER, affaiblissement de la NHEJ) et radio-sensibilisation. L’utilisation d’un PARPi permet de prévenir l’acquisition de la résistance, en début de traitement, ou de surmonter cette résistance acquise, en cas de première ligne alkylante devenue inefficace.
Edouard SAMARUT (Nantes), Aurélien SÉRANDOUR, Céline SALAUD
16:05 - 16:25
#44675 - EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.
EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.
INTRODUCTION
L’apoplexie pituitaire est une entité pathologique rare, définie par un remaniement nécrotico-hémorragique ou ischémique aigu d’une lésion pituitaire. Alors que très étudiée dans le cadre des hémorragies sous arachnoïdiennes,le vasospasme artériel est une complication rare de l’apoplexie pituitaire. À ce jour, aucun consensus clair n’existe concernant sa prise en charge.
MATÉRIEL/MÉTHODE:
Nous rapportons deux cas d’apoplexies pituitaires associées à un vasospasme artériel traités au CHU de Brest, avec un suivi clinique et radiologique complet. En complément, une revue systématique de la littérature a été réalisée selon les critères PRISMA via PubMed, entre 1972 et 2024.
RÉSULTATS:
Le vasospasme artériel associé à l’apoplexie pituitaire semble largement sous-diagnostiqué, en partie parce qu’il n’est pas systématiquement recherché. Notre revue a identifié 10 cas dans la littérature. Ces derniers concernaient majoritairement les artères cérébrales antérieures de manière bilatérale . Le sexe ratio était masculin et l’âge moyen 34,5 ans. 8 des cas rapportés se sont compliqués d’un accident vasculaire cérébral ischémique. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée chez la majorité des patients. Une majorité des patients a connu une évolution favorable. La prise en charge était très hétérogène, reflétant l’absence de protocole standardisé.
La physiologie à l’origine du vasospasme dans les cas d’apoplexie pituitaire n’est pas totalement élucidée. A noter qu’une diminution du calibre artériel cérébral peut être d’origine mécanique, par compression, sinon un vasospasme. La présentation clinique la plus fréquente inclut une hémiparésie ou une hémiplégie, et le phénomène peut survenir de manière différée par rapport à l’apoplexie. Cette complication grave reste majoritairement rapportée sous forme de cases reports et est associée à une mortalité d’environ 24 %. Puisque le diagnostic peut se faire via tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique, l’artériographie diagnostique n’est pas réalisée à titre systématique.
Concernant sa prise en charge, on peut appliquer les grands principes du vasospasme post hémorragie sous arachnoïdienne en dehors de l’hypervolémie. Le rôle et le délai de la chirurgie restent débattus. La simple présence d’un vasospasme ou même d’un AVC ischémique associé ne semble pas constituer à elles seules une indication absolue à une intervention chirurgicale. Enfin, aucune recommandation spécifique n’a été identifiée dans la littérature concernant le suivi de ces patients.
CONCLUSION:
Le vasospasme artériel est une complication rare mais grave de l’apoplexie pituitaire. Bien que les données disponibles soient limitées et reposent principalement sur des cases report, une reconnaissance précoce et une prise en charge multidisciplinaire sont essentielles. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et standardiser les stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
Marie DUIGOU (Brest), Emmanuel SONNET, Philippe THUILLIER, Brieg DISSAUX, Elsa MAGRO, Romuald SEIZEUR
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EP04.1
16:05 - 16:25
Eposter Session 04 - Écran 1 - Base du crâne
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
16:05 - 16:25
#44552 - EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.
EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.
Objective. Injury of the internal carotid artery (ICA), anterior cerebral artery (ACA), and middle cerebral artery (MCA) are rare but devastating complications during microsurgery of the anterior and middle cranial skull base. We systematically reviewed the current knowledge on ICA, ACA, and MCA injury during skull base microsurgery and performed a multicentric data collection to refine their management.
Methods. A systematic review of ICA, ACA, and MCA injuries during direct microsurgical approaches to the anterior and middle cranial skull base was performed, using PRISMA-IPD guidelines and using a multicentric case collection. Literature search (French and English languages, PubMed/MEDLINE) was performed from January 1946 to July 2024.
Results. 76 adult patients were included (65 adult from literature review, 11 from multicentric case collection). The injury involved the ICA, ACA, and MCA in 38.2%, 39.5%, and 22.3% of cases, respectively. Death related to the artery injury occurred in 22.4% of cases. Injury of the ICA and intraoperative management by occlusive clipping were independent predictors of death related to the arterial injury. Permanent neurological deficit related to the artery injury occurred in 46.1% of cases. Injury of the ICA and permanent artery occlusion were independent predictors of permanent neurological deficit related to the arterial injury.
Conclusion. Arterial injury during anterior or middle cranial skull base microsurgery is a dramatic complication. Salvage techniques resulting in the occlusion of the injured artery have higher rates of death and of permanent neurological deficit. Non-occlusive techniques should be preferred, whenever feasible, to manage the injury.
Benoit HUDELIST (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Xavier SCHUMACHER, Luca PAUN, Marco DEMASI, Jun MUTO, Jorn VAN DER VEKEN, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25
#44622 - EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?
EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?
Background: Vestibular schwannomas (VS) are benign intracranial tumors, but complex cases, such as those associated with Schwannomatosis- related Neurofibromatosis type 2 (SWN-NF2) prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors, or brainstem edema, pose substantial surgical challenges. This study aimed to evaluate the outcomes of these complex VS cases compared to a control group of standard cases, providing insights into the risks and results associated with these subgroups.
Methods: A retrospective review was conducted on patients who underwent microsurgical resection of complex VS at a tertiary care center between January 2019 and October 2024. Complex cases included VS in patients with SWN-NF2, prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors (>40 mm), or brainstem edema. Patient demographics, tumor characteristics, surgical approaches, and postoperative outcomes were analyzed and compared to a control cohort of 100 standard VS cases treated at the same institution. Primary outcomes included facial nerve function, hearing preservation, extent of tumor resection, and early postoperative complications.
Results: A total of 77 complex VS cases were analyzed, with 45% associated with SWN-NF2, 17% with prior radiosurgery, 22% with prior surgery, 28% presenting with giant tumors, and 23% with brainstem edema. Compared to standard cases, complex VS cases demonstrated worse facial nerve function postoperatively, with favorable outcomes (House-Brackmann grade ≤ II) observed in 65% of cases, improving to 77% at 1 year. Total resection was achieved in 16.5% of cases, while 35% underwent subtotal and 48% partial resections. Hearing preservation was achieved in 13% of cases classified as auditory class A or B.
Subgroup analysis revealed distinct challenges: SWN-NF2 cases had higher rates of lower cranial nerve deficits and postoperative hematomas. Cases with prior radiosurgery experienced an 8% incidence of aggravated facial nerve dysfunction. Prior surgery cases showed significantly reduced facial nerve outcomes, with unfavorable results in 23% of patients. Giant tumors were associated with the highest complication rates, including worsened facial nerve function and prolonged hospital stays.
Conclusion: Complex VS cases present significantly worse outcomes compared to standard cases, with each subgroup posing unique surgical challenges. Subtotal or partial resections may be necessary to balance tumor control with preservation of neurological function. Among complex cases, SWN-NF2-related tumors and giant tumors represent the most significant surgical challenges, even in the hands of experienced teams. Meticulous surgical planning and clearly defined goals are essential to achieving optimal functional outcomes for these patients.
Yohan DUCOS (Paris), Benoit HUDELIST, Lauranne ALCIATO, Daniele BERNARDESCHI, Michel KALAMARIDES
16:05 - 16:25
#44764 - EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.
EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.
Le lambeau nasoseptal est une technique utile de fermeture des voies d’abord endonasales de l’étage antérieur et de l’étage moyen du crâne. Nous proposons une illustration pratique et les astuces techniques utiles pour le prélèvement du lambeau ainsi que les précautions nécessaires à la préservation des fonctions rhinologiques. Les résultats fonctionnels rhinologiques post opératoires seront illustrées par des données prospectives observationnelles.
Emmanuel MORNET (Brest), Jean-Christophe ROUBAUD, Jean-Christophe LECLERE, Romuald SEIZEUR
16:05 - 16:25
#44783 - EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.
EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.
Contexte : Les anévrismes intracrâniens sont actuellement majoritairement traités par embolisation endovasculaire. Il existe un taux de récidive entre 10 et 30%. Le traitement de ces récidives par chirurgie est efficace mais complexe. En effet la présence des coils métalliques dans le sac anévrismal limite la mobilisation et contraint la pose du clip. Un processus permettant l’impression 3D en bi densité (coils rigides et paroi artérielle souple) d’anévrismes recanalisés a été mis en place afin de pouvoir simuler la pose du clip chirurgical et permettre le choix du clip le plus adapté aux caractéristiques morphométriques.
Matériel et méthode : Les données morphométriques sont issues de la segmentation semi automatisée de l’artériographie pré opératoire. La préparation des maillages en vue de réaliser l’impression 3D est effectuée à l’aide des logiciels MeSH Mixer 3.5.474 et Fusion 360 (Autodesk). Les segmentations d’artériographies sont redimensionnées afin de conserver environ 2cm des branches porteuses et sortantes au niveau de l’anévrisme. Une épaisseur de paroi de 0,5mm est mise en place.
Résultats : Pour deux patients nous avons imprimé des modèles qui ont permis de valider le choix du clip adéquat. Le processus d’impression mis en place permet d’obtenir des modèles d’anévrismes réalistes qu’il est possible de clipper à plusieurs reprises. L’aspect en bidensité permet une manipulation réaliste et une bonne simulation des contraintes et limitations imposées par le packing de coils. Après clipping il est possible de réaliser une angiographie de contrôle. Les artériographies réalisées sur les modèles sont proches des images natives.
Conclusion : Les résultats préliminaires de modèle de simulation 3D semblent prometteurs et à un cout peu élevé. Le modèle d’impression 3D doit être évalué de façon standardisée et prospective par un questionnaire et sur d’autres cas.
Camille LOPEZ (Brest), Manel MEFTAH, Samuel GUIGO, Matthieu COUPET, Ludivine MAINTIER, Guillaume DARDENNE, Elsa MAGRO
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A28
16:30 - 17:30
SESSION DEROUTES OPERATOIRES
Modérateurs :
Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
16:30 - 16:38
#44750 - CD1 Gestion chirurgicale et postopératoire d'une plaie carotidienne au cours de la résection d'une volumineuse tumeur osseuse de la base du crane.
CD1 Gestion chirurgicale et postopératoire d'une plaie carotidienne au cours de la résection d'une volumineuse tumeur osseuse de la base du crane.
Nous rapportons le cas d'une jeune patiente de 17 ans, opérée d'une volumineuse lésion centrofaciale avec extension intracranienne, opérée à plusieurs reprises. L'anatomopathologie rapportait initialement le diagnostic de dysplasie fibreuse. Devant les epistaxis à répétition, la douleur et la gène occasionnées par la croissance tumorale, une nouvelle résection maximale a été décidée en double équipe (ORL et neurochirurgie) après un geste d'embolisation préopératoire.
Au cours de l'intervention, une plaie de la carotide interne gauche a été provoquée par la fraise, nécessitant une prise en charge immédiate. Nous détaillons ici la conduite adoptée pour gérer cet incident, incluant la maîtrise peropératoire de l'hémorragie et la prise en charge postopératoire allant de l'angioscanner à l'artériographie afin d'en desceller les complications. Une vidéo chirurgicale sera présentée.
Mathieu LOZOUET (Rouen), Teofil MURES, Sorin ALDEA
16:38 - 16:46
#44761 - CD2 Gestion d’une perforation œsophagienne compliquant une arthrodèse cervicale antérieure avec pseudarthrose.
CD2 Gestion d’une perforation œsophagienne compliquant une arthrodèse cervicale antérieure avec pseudarthrose.
Introduction :
Les arthrodèses cervicales antérieures sont des interventions courantes, mais les complications graves, bien que rares, peuvent inclure des perforations œsophagiennes. Ces lésions représentent un défi thérapeutique majeur en raison des risques de fistules, infections médiastinales, et instabilité rachidienne.
Description du cas :
Nous rapportons le cas d’une patiente de 50 ans, opérée initialement pour des discopathies cervicales dégénératives avec arthrodèse en C4-C6. Elle a consulté en urgence pour une détresse respiratoire aiguë ayant nécessité une intubation en urgence. L’imagerie a révélé une pseudarthrose en C4-C6, associée à une perforation œsophagienne en regard de la plaque cervicale.
La prise en charge en urgence a consisté en :
1. L’ablation du matériel d’ostéosynthèse.
2. La réparation de la perforation œsophagienne.
3. Une stabilisation rachidienne antérieure et postérieure par vis et tiges.
Résultats :
La réparation œsophagienne a permis une reprise progressive de l’alimentation. La fixation postérieure a assuré une stabilisation efficace. Malheureusement, à 5 mois postopératoires, une discite de C3-C4 est apparue, associée à une nouvelle perforation œsophagienne. Cela a nécessité une reprise chirurgicale incluant un lambeau de grand dorsal et une greffe osseuse avec prise de la fibula.
Discussion :
Ce cas met en évidence la complexité des complications des arthrodèses cervicales antérieures, particulièrement dans un contexte de pseudarthrose et de perforation œsophagienne. La prise en charge chirurgicale nécessite une collaboration pluridisciplinaire entre neurochirurgiens, ORL, anesthésistes, et infectiologues, ainsi qu’une gestion postopératoire rigoureuse pour minimiser les risques de récidive.
Conclusion :
La prise en charge des déroutes chirurgicales, comme illustré dans ce cas, doit être rapide et adaptée afin de prévenir des complications graves. Ce cas souligne l’importance d’un diagnostic précoce et d’une stratégie chirurgicale optimale pour garantir un bon résultat fonctionnel et anatomique.
Rodrigue JAYR (Angers)
Auteurs : Rodrigue JAYR, Jean-Michel LEMEE, Abir LIHI – Service de Neurochirurgie du CHU d’Angers , Renaud BREHERET Service d'ORL du CHU d'Angers
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Grand Théâtre |
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B28
16:30 - 17:30
COMMUNICATIONS LIBRES - ONCOLOGIE II
Modérateurs :
Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
16:30 - 16:38
#44544 - CO12 Neurochirurgie éveillée et musique : cas illustratifs de résections frontales réalisées chez 2 pianistes.
CO12 Neurochirurgie éveillée et musique : cas illustratifs de résections frontales réalisées chez 2 pianistes.
Contexte : Les réseaux neurofonctionnels qui sous-tendent la perception et la production musicale sont aujourd’hui connus et documentés. Il y a peu de cas rapportés de la pratique d’un instrument pour le neuromonitoring en neurochirurgie éveillée. Nous rapportons ici 2 cas de patients pianistes opérés en chirurgie éveillée au CHU de Brest pour l’exérèse de lésions gliales de bas grade, de localisation frontale, et discutons la modalité du monitoring per opératoire réalisé chez ces musiciens et les résultats obtenus en post opératoire pour ces 2 patients, au regard des données de la littérature.
Observations : Nos deux patients diffèrent par leur pratique et leur modalité d’apprentissage musical, leur âge et la latéralisation de leur lésion. Ils étaient tous deux droitiers. L'un, qui présentait une lésion du gyrus frontal moyen gauche, a présenté en per opératoire une modification de son jeu au piano, qui nous a fait interrompre l’exérèse lésionnelle. Il s’est tout à fait rétabli après quelques mois de rééducation. Le second patient, dont la lésion était hémisphérique droite et préfrontale, n’a présenté aucun trouble per-opératoire et son niveau de pratique musicale en post-opératoire était inchangé par rapport à son niveau antérieur. Par ailleurs, son examen neurologique et son bilan neurocognitif à trois mois de l’intervention étaient également stables par rapport à l’évaluation préopératoire.
Enseignements : Dans le premier cas, l'apparition d'une bradykinésie pendant le jeu a conduit à interrompre la résection lésionnelle, avec une dysfonction post-opératoire rééducable en quelques mois. Dans le second cas, la surveillance selon la même modalité n’a détecté aucune anomalie au cours de l’exérèse, avec un bilan post opératoire neurocognitif et neurologique normal et une pratique musicale conservée ad integrum. Ces 2 exemples plaident pour une bonne sensibilité du jeu instrumental pour la détection précoce des anomalies cognitives et motrices au cours des résections tumorales frontales en chirurgie éveillée chez les patients musiciens. Les résultats de nos deux patients sont cohérents avec les données de la littérature, suggérant une latéralisation gauche prépondérante des fonctions liées à la musique chez les patients musiciens et le rôle des zones motrices et prémotrices supplémentaires dans la pratique d'un instrument.
Vanessa SALIOU, Francesca DI NARDO (Brest), Florence LE VOURC'H, Justine BLEUNVEN, Marine PEDRENI, Nolwenn BONJOUR, Romuald SEIZEUR
16:38 - 16:46
#44628 - CO13 Anticiper les complications des biopsies cérébrales stéréotaxiques : Une approche prédictive.
CO13 Anticiper les complications des biopsies cérébrales stéréotaxiques : Une approche prédictive.
Introduction
La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure essentielle en neurochirurgie, particulièrement pour le diagnostic des tumeurs cérébrales et des maladies neurologiques cryptogéniques. Malgré son profil de sécurité élevé, cette intervention comporte un risque de complications. Cette étude visait à identifier les facteurs prédictifs de complications symptomatiques dans une large cohorte et à développer un score de prédiction des risques.
Méthodes
Cette étude rétrospective monocentrique (GHU Pitié-Salpêtrière, Paris) a analysé les données de 2 338 biopsies cérébrales stéréotaxiques réalisées sur une période de 15 ans (2009-2024). Les principaux résultats incluaient les taux de complications, leur gravité, leur chronologie et leur gestion. Les facteurs analysés comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, leur historique médical, les caractéristiques des lésions et les détails des procédures de biopsie. Des modèles prédictifs ont été élaborés à l’aide de la régression LASSO (Least Absolute Shrinkage and Selection Operator) pour sélectionner les variables clés, avec une validation croisée et un algorithme Random forest pour un affinement supplémentaire. En raison de performances prédictives insuffisantes pour un usage clinique, les variables sélectionnées par la régression LASSO ont été utilisées pour construire un modèle analytique multivarié.
Résultats
Des complications symptomatiques ont été observées dans 3,9 % des cas (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 3,1–4,7 %), dont 0,8 % étaient fatales. Parmi ces complications, 46,2 % sont survenues dans la première heure suivant la biopsie et 71,4 % dans les deux heures. Les principaux facteurs prédictifs incluaient :
- La répétition des biopsies (odds ratio : 3,3 ; IC à 95 % [1,1–9,6] ; p = 0,050),
- L’âge avancé (1,2 [1,02–1,4] ; p = 0,048),
- La localisation des lésions :
- Tronc cérébral (4,1 [1,6–10,4] ; p = 0,004),
- Région pinéale (16,2 [3,0–89,4] ; p = 0,001),
- Structures profondes (1,8 [1,1–2,9] ; p = 0,016),
- Toxoplasmose (4,9 [1,4–17,7] ; p = 0,038).
Le meilleur modèle prédictif a obtenu une aire sous la courbe (AUC) de seulement 0,64, et les modèles basés sur le Random forest ont présenté une précision discriminative encore plus faible (AUC < 0,6).
Conclusions
Les complications symptomatiques après une biopsie cérébrale stéréotaxique sont rares et difficilement prévisibles, mais associées à des profils spécifiques de patients. Bien que les modèles prédictifs aient montré une précision modérée, un affinement supplémentaire est nécessaire pour une stratification fiable des risques. La connaissance des caractéristiques des patients à haut risque et une planification rigoureuse des procédures sont essentielles pour minimiser les complications. Des études futures devraient explorer des méthodes prédictives avancées et affiner les outils d’évaluation des risques pour améliorer les résultats des patients.
Alexandre LAVÉ, Henri MALAIZÉ, Karima MOKHTARI, Lucia NICHELLI, Rémy BERNARD, Bertrand MATHON (Paris)
16:46 - 16:54
#44629 - CO14 Stratification du risque de complication des biopsies cérébrales stéréotaxiques à l’aide des Signaux de Susceptibilité Intratumoraux (ITSS).
CO14 Stratification du risque de complication des biopsies cérébrales stéréotaxiques à l’aide des Signaux de Susceptibilité Intratumoraux (ITSS).
INTRODUCTION
La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure essentielle pour le diagnostic des lésions cérébrales, mais elle comporte un risque de complications, principalement des hémorragies post-biopsie. Les signaux de susceptibilité intratumoraux (ITSS) mesurés via l'imagerie pondérée par susceptibilité (SWI) pourraient prédire ce risque. Cette étude visait à évaluer la valeur prédictive de l'ITSS pour les hémorragies post-biopsie et à identifier les variables associées aux grades ITSS élevés.
MÉTHODES
Cette étude rétrospective a inclus 200 patients ayant subi une biopsie cérébrale stéréotaxique entre avril 2019 et septembre 2021. Les grades ITSS ont été évalués via une SWI préopératoire, et les hémorragies post-biopsie ont été analysées par scanner. Les grades ITSS ont été classés sur une échelle à 4 niveaux (0 à 3). Les complications ont été classifiées selon leur gravité, et des analyses multivariées ont été effectuées pour déterminer les facteurs prédictifs.
RÉSULTATS
Les grades ITSS élevés (2 et 3) étaient présents dans 45 % des cas et étaient associés à des gliomes de grade 4 de l’OMS, à une taille augmentée des lésions, et à un rehaussement après injection de contraste. Des hémorragies post-biopsie ont été observées chez 24 % des patients, dont 14,5 % présentaient des hémorragies >10 mm. Le taux de complications symptomatiques était de 4,5%. Les grades ITSS élevés étaient un prédicteur indépendant d'hémorragies significatives (OR 3,2, IC95 % [1,4–7,5], p=0,007). La localisation de la lésion dans le tronc cérébral et les grades ITSS élevés étaient associés aux complications symptomatiques.
CONCLUSION
Le grade ITSS est un outil prometteur pour stratifier les risques d'hémorragies post-biopsie, pouvant influer sur la prise en charge des patients. Les grades faibles sont associés à de rares hémorragies et complications favorisant les prises en charge ambulatoire, tandis que les grades élevés peuvent nécessiter une surveillance post-biopsie accrue. Des études multicentriques supplémentaires sont nécessaires pour valider ces résultats et explorer des intégrations avec des imageries avancées.
Rayan FAWAZ, Mehdi BENSEMAIN, Karima MOKHTARI, Lucia NICHELLI, Bertrand MATHON (Paris)
16:54 - 17:02
#44646 - CO15 Tumeur ou radionécrose ? Déterminants du taux de radionécrose au sein des métastases cérébrales irradiées puis opérées pour reprise évolutive : une série monocentrique rétrospective de 31 lésions.
CO15 Tumeur ou radionécrose ? Déterminants du taux de radionécrose au sein des métastases cérébrales irradiées puis opérées pour reprise évolutive : une série monocentrique rétrospective de 31 lésions.
Introduction
La radiothérapie est le plus souvent le traitement local de première intention des métastases cérébrales. L'augmentation de volume après irradiation pose la question d'une radionécrose ou de la poursuite de la croissance tumorale. L’examen anatomopathologique des lésions irradiées puis opérées retrouve rarement l'un de ces deux diagnostics mais plutôt la coexistence de lésions de radionécrose et de cellules tumorales. L’objectif de cette étude est de rechercher les facteurs associés au taux de radionécrose mesuré au sein de lésions opérées préalablement irradiées.
Méthode
Série monocentrique rétrospective consécutive de patients opérés à l’hôpital Beaujon de 2018 à 2024 pour des métastases cérébrales préalablement irradiées.
Sont analysés le pourcentage de nécrose en analyse anatomopathologique, le volume tumoral pré-radiothérapie, le délai entre chirurgie et radiothérapie, les données d’IRM de perfusion (ratio des volumes sanguins relatifs (rCBV) entre lésion et substance blanche controlatérale, caractère hyperperfusé, présence d’un blush tumoral), le type de radiothérapie (mono/hypofractionnée) et le nombre de séances effectuées lors des traitements hypofractionnés.
Analyse statistique univariée (tests de Mann-Whitney, ANOVA à un facteur, tests de Pearson et Spearman).
Résultats
Nous avons inclus 31 lésions chez 29 patients (62.1% de femmes), âge médian 57 ans (37-80) atteints de cancers pulmonaires (77,5% n=24), mammaires (12,9% n=4), mélanocytaire (3,2% n=1), rectal (3,2%) et ovarien (3,2%). Le volume tumoral pré-radiothérapie médian était de 2049cc (96-17200). Dix lésions sur 17 (58,8%) étaient hyperperfusées. La radiothérapie était monofractionnée (27,6% n=8) ou hypofractionnée (65,5% n=19) : 9 Gy*2 (5,3%), 12 Gy*2 (5,3%), 7,7 Gy*3 (42%), 9 Gy*3 (5,3%), 10 Gy*3 (5,3%), 11 Gy*3 (10,5%), 5 Gy*5 (21%) et 6 Gy*6 (5,3%). Le délai médian entre chirurgie et radiothérapie était de 10 mois (3-60). Deux lésions avaient un taux de radionécrose nul et 5 lésions étaient des radionécroses pures. Pour les autres lésions (77,4% n=24), l’examen anatomopathologique montrait une coexistence de radionécrose et de cellules tumorales. Le taux de radionécrose médian était de 40% (10-95, Q1-Q3 20-70).
Nous n’avons pas mis en évidence d’association entre le taux de radionécrose et le type de radiothérapie (F=0.593 p=0.560), le nombre de fractions (rho de Spearman=0.08 p=0.71), le volume tumoral pré-radiothérapie (r=0.207 p=0.301), ou le délai entre radiothérapie et chirurgie (r=0.059 p=0.757). Nous n’avons pas trouvé non plus d’association entre le taux de radionécrose et la perfusion en IRM (ratio rCBV lésion/substance blanche controlatérale (r=0.35 p=0.3), caractère hyperperfusé (p=0.915), présence d’un blush tumoral (p=0.421)).
Conclusion
Cette étude confirme la coexistence de radionécrose et de cellules tumorales pour la majorité des lésions opérées après radiothérapie. Nous n’avons pas mis en évidence de facteur associé au pourcentage de radionécrose.
Céline PERROTTON (Paris), Matthieu FAILLOT, Augustin GAUDEMER, Laurianne COLSON, Sophie GUILLERM, Dominique CAZALS-HATEM, Philippe DECQ
17:02 - 17:10
#44676 - CO16 Développement d’un Atlas Probabiliste de Résection et Délimitations Fonctionnelles des Gliomes envahissant le Gyrus Frontal Supérieur chez les Adultes.
CO16 Développement d’un Atlas Probabiliste de Résection et Délimitations Fonctionnelles des Gliomes envahissant le Gyrus Frontal Supérieur chez les Adultes.
Introduction : Nous nous intéressons au développement d’un outil de prédiction, à la fois quantitatif et statistique, de l’étendue de la résection chirurgicale et de la probabilité de résidu tumoral chez des patients porteurs d’un gliome diffus envahissant le gyrus frontal supérieur. Pour ce faire, il a fallu créer un atlas cérébral tridimensionnel probabiliste de gliomes diffus chez l’adulte envahissant le gyrus frontal supérieur.
Matériels et Méthodes : Pour concevoir cet atlas, nous avons développé une méthodologie permettant d’incorporer les données volumétriques des tumeurs et de localiser les régions cérébrales éloquentes identifiées en per-opératoire au cours des chirurgies éveillées. En pratiquant une normalisation spatiale sur un espace de référence (MNI152), le volume de la tumeur en pré-opératoire et le résidu post-opératoire ont été analysés. Nous avons aussi développé une routine permettant de transposer les points de stimulation corticale péropératoires sur le cerveau normalisé en 3D.
Résultats : 78 patients ont été inclus, 390 séquences d’IRM ont été normalisées et 613 sites éloquents identifiés en per-opératoire ont été transposés dans l’espace MNI152. Nous avons mis en évidence une localisation tumorale plus postérieure chez les patients présentant un syndrome de l’aire motrice supplémentaire en post-opératoire (n=39). Notre atlas a permis de mettre en évidence une corrélation entre l’infiltration de la tumeur dans des régions normalement occupées par les faisceaux profonds de la substance blanche (faisceau corticospinal et faisceau arqué gauche) et un risque accru de résection incomplète, avec une distribution significativement accrue des résidus tumoraux dans ces zones. En rajoutant dans l’atlas nos sites éloquents corticaux identifiés en per-opératoire, on a pu démontrer une distribution significativement accrue des résidus tumoraux sur le cortex moteur primaire. En analysant les patients qui ont développé un syndrome de l’aire motrice supplémentaire en postopératoire, nous avons pu mettre en évidence les voxels en commun entre les volumes d’infiltration tumorale pré-opératoire et l’aire motrice supplémentaire.
Conclusions : Notre étude démontre la corrélation entre l’infiltration tumorale des régions normalement occupées par les voies anatomo-fonctionnelles non compensables (faisceau corticospinal, boucle phonologique dorsale) et le risque accru de résection incomplète chez les patients porteur d’un gliome diffus infiltrant le gyrus frontal supérieur.
Alessandro MOIRAGHI (Paris), Giorgia Antonia SIMBOLI, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Clement DEBACKER, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRÉTIEN, Pascale VARLET, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
17:10 - 17:18
#44702 - CO17 Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients atteints de glioblastome, étude rétrospective.
CO17 Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients atteints de glioblastome, étude rétrospective.
Introduction : Le glioblastome est la tumeur cérébrale primitive maligne du système nerveux central, la plus agressive et la plus fréquente. Elle touche surtout les adultes entre 40 et 70 ans, avec une incidence de 2,53 pour 100 000 personnes à travers le monde. Malgré un traitement maximal par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, l’espérance de vie reste très limitée avec une moyenne de 12 à 15 mois après le diagnostic. Cependant, certains patients survivent plus de 3 ans, voire plus de 5 ans. Les facteurs favorisant une survie prolongée sont encore mal compris de nous jours.
Objectifs : L’objectif principal de cette étude est d’identifier les facteurs prédictifs de survie à 3 ans chez les patients atteints de glioblastome. Les objectifs secondaires sont l’identification des facteurs prédictifs d’une meilleure survie globale et d’une survie sans progression prolongée ainsi que l’analyse des complications chirurgicales et thérapeutiques.
Méthodes : Nous avons effectué une étude rétrospective de janvier 2016 à octobre 2021 afin de recueillir tous les patients de plus de 18 ans ayant eu une chirurgie d’exérèse de glioblastome au CHU de Rouen. Nous avons analysé les caractéristiques cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques des patients.
Résultats : Sur les 182 patients recueillis, 134 patients présentant un glioblastome IDH wildtype ont été inclus. Parmi eux, 24 patients ont survécu au moins 3 ans (17,9%). La survie globale médiane est de 19 mois et la survie sans progression médiane est de 9 mois. Les facteurs favorisant une survie à 3 ans chez nos patients atteints de glioblastome IDH wildtype sont l’âge jeune, la reprise chirurgicale en cas de récidive tumorale, la méthylation MGMT ainsi que la localisation tumorale uni-lobaire. De plus, d’autres facteurs sont statistiquement associés à une survie globale prolongée sur l’analyse des courbes de survie, à savoir, le statut OMS < 2, l’étendue de résection et la taille de la lésion tumorale 30mm de grand axe. Une analyse de corrélation a permis de mettre en évidence une corrélation positive entre la survie sans progression et la survie globale. Enfin, le taux de complications chirurgicales est de 10,4% et le taux de complications thérapeutiques est de 13,9%.
Conclusion : Les résultats de cette étude sont concordants avec les données retrouvées dans la littérature, attestant que les facteurs de biologie moléculaire et la prise en charge chirurgicale jouent un rôle crucial dans l’évolution tumorale des patients atteints de glioblastome. D’autres analyses sur les facteurs de biologie moléculaire sont nécessaires afin de mieux comprendre le profil tumoral des patients longs survivants du glioblastome.
Anissa NASSIHI CARROUAILLE (Rouen), Stephane DERREY, Florent MARGUET, Maxime FONTANILLES
17:18 - 17:26
#44765 - CO18 L’étude du taux de croissance en volume tridimensionnel 3D des adénomes hypophysaires ouvre de nouvelles perspectives pour la classification des adénomes hypophysaires agressifs.
CO18 L’étude du taux de croissance en volume tridimensionnel 3D des adénomes hypophysaires ouvre de nouvelles perspectives pour la classification des adénomes hypophysaires agressifs.
Introduction
Dans la classification OMS 2022 des tumeurs neuroendocrines, il n'existe actuellement aucun système de grading pour évaluer l’agressivité des adénomes hypophysaires (AdH). L’équipe du Pr Trouillas avait déterminé des caractères histologiques de prolifération.
Ainsi, l’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt du calcul du taux de croissance en volume 3D (3DVGR) dans les AdH, proliférant ou non et de le corréler à la progression tumorale et au caractère proliférant histologique.
Matériels et Méthodes
Les patients opérés avec AdH évolutif ou proliférant ont été sélectionnés rétrospectivement dans notre base de données ainsi que 10 patients avec métastases hypophysaires et de chordomes. Une IRM millimétrique pondérée en gadolinium 3DT1 a été requise.
Résultats
Au total à ce jour, 94 mesures de 3DVGR ont été réalisées, dont 59 AdH non prolifératifs et 35 prolifératifs avec un 3DVGR médian respectivement de 20,8 %/an et 49,7 %/an (p=0,0001).
Sur la base de l'analyse ROC (AUC0,982, p<0,001), nous avons retenu trois classes différentes de 3DVGR : 3DVGR<50%/an ; 50%/≤3DVGR<80%/an ; 3DVGR ≥80%/an avec une PFS médiane respectivement de 96,0 mois (IC95% : 84,8-107,2), 32,0 mois (IC95% : 29,0-35,0) et 8,5 mois (IC95% : 4,8-12,2).
Pour les patients avec 3DVGR<50%/an, aucune différence significative de PFS n'a été observée en comparant le statut tumoral proliférant et non proliférant (p=0,381). Pour les patients avec un statut proliférant, la PFS des patients avec 3DVGR≥50%/an était significativement moins bonne que la PFS des patients avec 3DVGR<50%/an (p<0,001).
Enfin, en analyse multivariée, seul le 3DVGR (seuil : 50 %/an) était significativement associé au risque de progression précoce (p<0,001), contrairement au statut proliférant (p=0,252).
En combinant le 3DVGR≥80% et le Ki67≥8%, nous avons pu identifier les AdH les plus agressifs avec une PFS médiane de 8,5 mois (IC95% : 6,0-11,0) contre 91 mois (IC95% : 46,8-135,2) pour les autres patients (p<0,001).
Conclusion
Une classification de la prolifération des AdH a été proposée comme suit :
-3DVGR<10% : non progressif ou lentement progressif;
-10 % ≤ 3DVGR < 50 % : lentement progressif ;
-50 % ≤ 3DVGR < 80 % : rapidement progressif ;
- 80 % ≤ 3DVGR : agressif.
En conclusion, le 3DVGR apparait comme un outil très intéressant pour évaluer la prolifération des AdH en complément des analyses histologiques.
Thomas GRAILLON (Marseille), Emeline TABOURET, Romain APPAY, Nicolas SAHAKIAN, Fredrique ALBAREL, Anis MANSOURT, Frederic CASTINETTI, Thomas CUNY, Henry DUFOUR
17:26 - 17:34
#44793 - CO19 Distinction entre lymphome du SNC et gliome haut grade sur l’imagerie 3D-T1 par une approche d’intelligence artificielle supervisée : exploitation d’une cohorte de 196 biopsies stéréotaxiques.
CO19 Distinction entre lymphome du SNC et gliome haut grade sur l’imagerie 3D-T1 par une approche d’intelligence artificielle supervisée : exploitation d’une cohorte de 196 biopsies stéréotaxiques.
Contexte: Sur la base des caractéristiques en neuro-imagerie, il est, en règle générale, aisé de distinguer les gliomes de haut grade (Gb) des lymphomes malins du SNC (L). Toutefois, dans certains cas, cette distinction n’est pas simple et ce n’est qu’à l’issue de la documentation histologique qu’on établit le diagnostic de certitude. L’objectif de ce travail était d’explorer les performances dans cette tache de classification d’une approche d’intelligence artificielle supervisée de type machine learning en exploitant une série monocentrique de biopsies stéréotaxiques comportant majoritairement des gliomes et des lymphomes.
Méthodes: Les données d'imagerie 3DT1 de 375 patients ayant fait l'objet d'une biopsie stéréotaxique (La Timone Adulte) ont été rendues anonymes et labelisées selon le diagnostic histologique. Seuls les diagnostics de lymphome et de gliomes de haut grade ont été retenus pour la tache de classification. Afin d'évaluer la faisabilité de la classification en deux types de tumeurs, une version préliminaire d’un modèle de machine learning a été développée. Les étapes initiales de prétraitement ont permis de nettoyer et d’homogénéiser les données, incluant des processus tels que la normalisation d’intensité et la correction du champ de biais (bias field correction).Un jeu de données de 53 sujets, sélectionnés aléatoirement (12 L et 41 Gb), a été augmenté en générant de nouvelles images artificielles via des déformations des images réelles et en ajoutant du bruit aléatoire (48 L et 101 GB, dataset réel et artificiel) puis annoté manuellement avec trois labels : "Background", "L" et "GB" et utilisé pour l’entrainement d’un modèle de type random forest. Une étape de post-traitement a ensuite été appliquée sur les masques de prédiction générés par le modèle. La probabilité d’appartenance à une classe (L ou Gb) est obtenue à partir des masques de prédictions. Pour la validation, un ensemble indépendant de 27 sujets, qui n’avait pas été utilisé pour l’entraînement, a été constitué aléatoirement (6 L et 21 Gb) et fourni au modèle afin d’obtenir les cartes de probabilités.
Résultats : La version préliminaire du modèle a démontré une efficacité globale, avec une Aire sous la courbe ROC (AUC) de 0,99 et une précision globale (accuracy) de 96 %. Le modèle a atteint un taux de détection de 83 % pour les lymphomes et de 100 % pour les glioblastomes.
Conclusion : A partir des données d'imagerie et de l'histologie de 107 patients, un modèle de classification a pu être entrainé et validé. L'une des limitations de ce travail réside dans le nombre relativement plus faible de lymphomes, qui pourrait restreindre la capacité du modèle à se généraliser à de nouvelles données d'images mais l’intégralité des données disponibles n’a pas encore été exploitée. Les performances de classification sont néanmoins prometteuses. Les prochaines étapes consisteront à comparer les performances du modèle d’IA à celles d'experts humains.
Hamed RABIEI, Marilyn BEGNIS, Lou T BLANPAIN, Sami BARRIT, Yehezkel BEN-ARI, Romain CARRON (MARSEILLE)
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Salle Méridienne |
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"Jeudi 20 mars"
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A29
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CONFERENCE INVITÉ
Commandant Base aeronavale de Lanveoc
17:30 - 18:15
Lutte contre les narcotrafics: des opérations de précision.
Max BLANCHARD (Commandant)
Entre à l'Ecole Navale en 1994.
À l’issue de sa formation initiale d’officier, a rejoint l’aéronautique navale comme pilote d’hélicoptère embarqué et a commencé sa carrière sur les Lynx de la flottille 31F, basée à Saint-Mandrier (Var).
Il a notamment participé aux opérations Enduring Freedom (opération officielle du gouvernement américain en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001) et à un déploiement en Australie, en soutien du sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale française, Perle.
En Angleterre et aux États-Unis
À l’issue de cette première affectation, il a été désigné comme officier d’échange au sein de la Royal Navy, de 2003 à 2006.
Il a notamment occupé les responsabilités de chef de détachements sur les frégates britanniques, Montrose et Southampton.
De retour en France, il a (entre autres) commandé en second la Flottille 34F, basée à Lanvéoc-Poulmic, de 2009 à 2011.
Passé par l’École de guerre, a été gestionnaire des officiers de l’aéronautique navale de 2012 à 2015.
Depuis 2021, il était chef de section « opérations expéditionnaires » de la branche « concepts et doctrines » du Combined Joint Operations from the Sea.
Une unité militaire multinationale située en Virginie, aux États-Unis, et accréditée par l’Otan.
A sa prise de commandement, il totalise 3 000 heures de vol sur hélicoptère Lynx et plus de 1 000 jours de mer.
Chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier du mérite maritime et titulaire de la médaille de l’aéronautique.
Marié et père de deux enfants.
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