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"Mercredi 19 mars"
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A11
08:30 - 10:00
SESSION TC. HYDROCEPHALIE
Prises en charge neurochirurgicales des traumatismes cranio-encephaliques de l’adulte et de l’enfant a la phase initiale
Modérateurs :
Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Paris)
08:30 - 08:38
Facteurs de mauvais pronostic à prendre en compte dans la prise en charge.
Romain MANET (PH) (Conférencier, Lyon)
08:38 - 08:46
Hématomes extraduraux.
Cyrille CAPEL (praticien hospitalier) (Conférencier, Amiens)
08:46 - 08:54
Hématomes sous-duraux aigus.
Matthieu FAILLOT (Praticien Hospitalo Universitaire) (Conférencier, Clichy)
08:54 - 09:02
Embarrures et brèches ostéo durales de la base du crâne.
Edouard SAMARUT (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Nantes)
09:02 - 09:10
Traumatismes cranio-encéphaliques pénétrants.
Arnaud DAGAIN (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulon)
09:10 - 09:18
Collections post-traumatiques peri-encephaliques de LCS.
Romain MANET (PH) (Conférencier, Lyon)
09:18 - 09:26
Particularités pédiatriques.
Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (Conférencier, nice)
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Grand Théâtre |
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"Mercredi 19 mars"
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B12
08:30 - 10:00
COMMUNICATIONS LIBRES - PEDIATRIE
Modérateurs :
Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (nice), Matthieu VINCHON (PH) (Lyon)
08:30 - 08:38
#43991 - CP01 Radicellectomies sélectives sensitives partielles (RDS) : Etude de pratique rétrospective monocentrique.
CP01 Radicellectomies sélectives sensitives partielles (RDS) : Etude de pratique rétrospective monocentrique.
INTRODUCTION
Les RDS sont indiquées dans le traitement de la spasticité diffuse et invalidante des membres inférieurs chez les enfants avec paralysie cérébrale (PC) spastique. De nombreuses discordances et absences de consensus, notamment concernant les critères d’éligibilité, la technique chirurgicale ainsi que les résultats cliniques et fonctionnels existent dans la littérature actuelle. Notre étude avait pour objectif d’étudier nos pratiques concernant les RDS réalisées chez les enfants en évaluant leurs caractéristiques, les résultats cliniques obtenus en post opératoire ainsi que les complications péri opératoires et leurs possibles facteurs prédictifs.
MATERIEL & METHODES
Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique ayant inclus tous les enfants opérés d’une RDS L2-S2 bilatérale selon la technique « multi-level » entre le 1er janvier 2017 et le 01 août 2023. Les données démographiques, péri-opératoires, cliniques et fonctionnelles ainsi que les complications péri-opératoires ont été analysées.
RESULTATS
67 enfants, dont 65 avec PC (Gross Motor Function Classification Score (GMFCS) 2 à 5), âgés en moyenne de 7,4 ans au moment de la chirurgie ont été inclus dans notre étude et suivi en moyenne 23,9 mois. La spasticité a été significativement améliorée en post opératoire avec un score d’Ashworth moyen passant de 2,3 en pré-opératoire à 0,13 au dernier suivi (p<0,001). Le score GMFCS s’est amélioré pour 7 enfants au dernier suivi dont 3 passant d’un statut non ambulatoire à ambulatoire. Les complications péri-opératoires étaient essentiellement la présence d’une déformation rachidienne post-opératoire de type scoliose (20,9%), les troubles sensitifs (19,4%), tous régressifs dans les 6 mois post RDS, les infections de sites opératoires (14,9%) et l’apparition de troubles vésico-sphinctériens (10,4%). La réapparition d’une spasticité post opératoire était corrélée à la sévérité de la PC (GMFCS 4 et 5) (p 0,046) et la présence d’une déformation rachidienne post opératoire était corrélée à un âge plus élevé au moment de la chirurgie (p<0,01).
CONCLUSION
Notre étude renforce et apporte de nouvelles données à la littérature actuelle concernant les RDS selon la technique « multi-level » chez les enfants avec PC spastique. Elle est en accord avec l’impact positif des RDS sur les résultats cliniques et fonctionnels. Elle rapporte des complications en grande partie semblables à celles rapportées jusqu’à présent et y apporte des pistes quant à certains facteurs prédictifs. Des études prospectives et à plus grande échelle sont encore nécessaires pour obtenir des réponses à nos questions.
Johanna CLAQUIN (La Réunion, Réunion), Guy LETELLIER, Kévin BUFFENOIR
08:38 - 08:46
#44556 - CP02 Impact du monitoring électrophysiologique sur la technique chirurgicale et le pronostic sphinctérien postopératoire de la section du filum terminal .
CP02 Impact du monitoring électrophysiologique sur la technique chirurgicale et le pronostic sphinctérien postopératoire de la section du filum terminal .
Introduction : La section du filum terminal (FT) pour un lipome du filum est une procédure neurochirurgicale pédiatrique courante, pour laquelle l'utilisation du monitoring électrophysiologique dans le but d’améliorer la sécurité du geste reste sous-utilisée. Notre travail vise à évaluer si l'introduction du neuromonitoring peropératoire (IONM) dans notre centre a influencé la technique chirurgical et le pronostic post opératoire.
Matériel et méthodes : Nous avons inclus rétrospectivement 15 cas de sections de FT pédiatriques (janvier 2021-novembre 2024) réalisés par abord interépineux sous microscope. L'IONM a été utilisée de la manière suivante dans 13 cas : la stimulation bipolaire à l’aide de sondes crochets du FT servant à identifier une potentielle radicelle lombaire ou sacrée adhérente était réalisée. Si nécessaire, une stimulation bipolaire à l’aide d’une sonde bipolaire concentrique était utilisée pour localiser précisément la radicelle à préserver. L'intégrité de la fonction uro-génitale était évaluée pendant l'intervention grâce au monitoring du réflexe bulbo-caverneux.
Résultats : La cohorte comprenait 10 filles et 5 garçons (âge moyen : 6 ans ; 9 patients de moins de 3 ans). Au moment de la chirurgie, 8 patients étaient asymptomatiques, 5 avaient des troubles sphinctériens et 4 présentaient des symptômes neuro-orthopédiques. Le monitoring électrophysiologique a modifié la stratégie chirurgicale dans 6 cas (46%) lorsque la stimulation de faible intensité a révélé des réponses sphinctériennes (correspondant à une réponse de la racine S2), nécessitant une microdissection pour isoler une/des radicelles adhérentes au FT.
En postopératoire, aucun nouveau déficit neurologique n'a été constaté. Parmi les 5 patients présentant des troubles sphinctériens préopératoires, 2 se sont améliorés et 3 sont devenus asymptomatiques. Un patient présentant une dysfonction vésicale préopératoire identifiée lors d'un bilan urodynamique a bénéficié d'une procédure adaptée, résultant en amélioration du bilan urodynamique postopératoire, avec une réduction du résidu post-mictionnel.
Conclusion : Le monitoring électrophysiologique dans la chirurgie de section du FT lipomateux, ciblant particulièrement les réponses sphinctériennes, s'est avéré faisable, efficace et compatible avec un abord peu invasif, sans induire de complications postopératoires dues à la manipulation des racines. Les résultats préliminaires suggèrent un bénéfice potentiel pour le pronostic sphinctérien post opératoire. Cependant, un suivi à long terme est nécessaire pour évaluer l'impact de cette technique sur la fonction génitale sexuelle.
Anaïs CHIVET (Paris), Georg DORFMULLER, Laurent GOETZ
08:46 - 08:54
#44557 - CP03 Les épilepsies temporales de l’enfant: influence de l'étiologie sur la prise en charge et le devenir de l'enfant.
CP03 Les épilepsies temporales de l’enfant: influence de l'étiologie sur la prise en charge et le devenir de l'enfant.
Introduction :
L’épilepsie temporale ne représente que 20 à 25% des procédures chirurgicales chez l’enfant, contre 70% chez l’adulte. Les principales étiologies sont la dysplasie corticale focale (DCF), les tumeurs de bas grade (TBG) et les pathologies doubles (DP) : dysplasie associée à une sclérose hippocampique ou à une lésion tumorale. Selon l’étiologie, le parcours de soins et la prise en charge semble variable et pouvoir influer sur le pronostic et le devenir cognitif de l’enfant
Matériel et méthodes :
Nous présentons une étude rétrospective monocentrique pédiatrique de patients opérés entre 2012 et 2023 d’une épilepsie pharmaco résistante temporale, avec un follow up minimum de 12 mois.
Résultats :
Soixante-quatorze patients ont été inclus. Le suivi moyen était de 4,2 ans. L'étiologie était tumorale chez 34 patients, DCF chez 15 et DP chez 21. Le délai moyen entre la première crise et la chirurgie était de 55 mois, mais variait selon l'étiologie : 32 pour TBG, 59 pour DCF et 88 pour DP. Trente-cinq patients ont bénéficié d'un sEEG : 66 % des DP, 57 % des DCF et 32 % des TBG. La chirurgie a consisté en une résection temporo-polaire et mésio-temporale dans la plupart des cas et en une lésionectomie dans seulement 20% des TBG et 10% des autres pathologies. Le pronostic chirurgical était bon : 81% des patients étaient Engel 1 (85% pour TBG, 76% pour DP et 77% pour DCF). Les patients non explorés avaient un meilleur pronostic (94,7% Engel 1) que les patients explorés par sEEG (65,7% Engel 1).
Discussion :
L’épilepsie temporale relative à une TBG débute plus tôt que celle liée à une DCF ou une DP dont l’âge de début rejoint celui des DCF non temporales, non multilobaire ou hémisphérique. Les patients avec tumeurs, ont un délai de recours à la chirurgie plus court probablement en lien avec une filière d'adressage oncologique plutôt qu’épileptique. Ils nécessitent moins de recours aux explorations invasives, en raison d'une meilleure concordance electro-clinico-radiologique, se traduisant par un meilleur pronostic chirurgical. A l’inverse, les lésions étendues, infiltrantes avec des limites mal définies ont nécessité une sEEG, parfois une seconde exploration et un complément de chirurgie.
Conclusion :
Globalement et quelque soit l’étiologie, le pronostic de la chirurgie temporale de l’enfant est très bon. Il est meilleur dans les lésions tumorales de bas grades, possiblement en lien avec un délai de prise en charge plus court du fait d’un moindre recours à des explorations invasives. L’enjeu du traitement chirurgical précoce est, outre l’arrêt des crises, l’arrêt des anti-épileptiques, afin de limiter l’impact cognitif et le handicap en profitant de la fenêtre de plasticité cérébrale. C’est un élément qui reste primordial dans la prise en charge.
Anaïs CHIVET (Paris), Emmanuel RAFFO, Mathilde CHIPAUX, Julie BONHEUR, Nathalie DORISON, Suzanne PERGUILHEM, Marie-Thérèse DANGLES, Christine BULTEAU, Georg DORFMULLER, Sarah ROSENBERG, Sarah FERRAND-SORBETS
08:54 - 09:02
#44573 - CP04 Abord des lésions orbitaires par voie palpébrale chez l’enfant.
CP04 Abord des lésions orbitaires par voie palpébrale chez l’enfant.
Problématique
La voie palpébrale avec dépose du rebord orbitaire (VPDRO) est une approche extracrânienne donnant accès aux lésions intéressant les parois latérale et supérieure de l’orbite, ainsi qu’aux lésions intra-coniques. Il existe peu de données dans la littérature sur l’utilisation de cet abord et ses résultats en pédiatrie.
But de l’étude
Nous avons colligé les cas de lésions intra-orbitaires opérées par VPDRO en neurochirurgie pédiatrique à Lille et à Lyon.
Résultats
Nous avons revu 21 observations, 13 garçons et 8 filles, âgés de 14 mois à l'âge adulte. Les patients présentaient 16 lésions expansives (4 astrocytomes du nerf optique, 4 kystes dermoïdes, 2 cavernomes, 1 pseudotumeur inflammatoire, 1 sarcome d’Ewing, 1 schwannome, 1 méningiome, 1 adénome pléïomorphe, 1 pseudotumeur inflammatoire), 4 lésions traumatiques (2 embarrures, 1 exbarure, 1 brèche ostéo-durale), 1 mucocèle et un kyste de nature indéterminée. L‘exérèse des lésions expansives était totale dans 11/15 cas. Dans les suites opératoires, un patient a présenté une baisse de vision, deux ont présenté un chémosis important, et un a présenté une kératite de l’œil non opéré.
Conclusions
L’orbite est une région de confins où les neurochirurgiens, ophtalmologues, chirurgiens maxillo-faciaux et ORL se rencontrent et se complètent. La VPDRO est un abord minimal avec un très bon résultat cosmétique, donnant accès aux parois latérale et supérieure de l’orbite, y compris la fosse temporale externe, ainsi qu’au cône orbitaire en arrière du globe, et jusqu’au canal optique. Elle offre une alternative intéressante aux autres abords de l’orbite, en particulier intracrâniens
Matthieu VINCHON (Lyon), Mélodie-Anne KARNOUB, Camilla DE LAURENTIS, Pierre-Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Federico DI ROCCO
09:02 - 09:10
#44651 - CP06 Thérapie génique dans le déficit en Amino-acide décarboxylase (AADC) : Résultats à moyen terme.
CP06 Thérapie génique dans le déficit en Amino-acide décarboxylase (AADC) : Résultats à moyen terme.
Objectifs : Le déficit en Décarboxylase des Acides Aminés (AADC) est une maladie rare causée par des variants pathogènes du gène de la dopa décarboxylase entrainant une diminution de la synthèse de dopamine, de sérotonine et de catécholamines. Le tableau clinique inclut un arrêt précoce du développement, une hypotonie, des crises oculogyres, des manifestations dysautonomiques ainsi que des troubles thymiques et du sommeil. Les traitements actuels, purement symptomatiques, ont une efficacité limitée. La thérapie génique intracérébrale, visant à restaurer la synthèse d’AADC, représente une approche thérapeutique innovante et prometteuse pour cette pathologie à l’arsenal thérapeutique restreint.
Méthodes : L’intervention consiste en une injection intraputaminale stéréotaxique bilatérale convective d’un vecteur viral exprimant le gène codant l’AADC (Eladocagene exuparvovec, 1,8 x 1011 génomes viraux, volume d’injection de 2 x 80 microlitres par putamen). Un contrôle par IRM post-opératoire immédiat comprenant des séquences T1, T2 et Flair avec volumétries des dépôts est réalisé́. Un suivi clinico-biologique, remnologique et par TEP-DOPA est mis en place.
Résultats : Six patients âgés de 2,5 à 19 ans ont été traités, avec un suivi de 0,5 à 3,6 ans. Une amélioration des crises oculogyres a été observée chez tous les patients dans les 1 à 6 mois suivant l’intervention ; 3 d’entre eux n’en présentaient plus. Des améliorations du tonus axial, des fonctions motrices, du comportement et du sommeil ont également été rapportées. Un patient a acquis la capacité de marcher avec aide à 32 mois. Des dyskinésies transitoires sont apparues à 3-4 semaines de la chirurgie. Les bénéfices observés incluent également une amélioration de l’état nutritionnel, des troubles thymiques, du sommeil et des capacités communicationnelles. Aucune corrélation n’a été retrouvée entre la volumétrie des dépôts et les résultats clinico-biologiques. L’imagerie métabolique a confirmé une néosynthèse dopaminergique, parallèle à l’apparition des dyskinésies et à l’évolution clinique globale. Aucun évènement indésirable grave n’est rapporté.
Conclusion : La thérapie génique intraputaminale pour le déficit en AADC est sûre et montre des résultats cliniques significatifs sur l’ensemble du spectre clinique. Les cibles, les modalités techniques et l’apport des données d’imagerie nécessitent toutefois des investigations complémentaires.
Clément DUNOYER (Montpellier), Agathe ROUBERTIE, Marie-Céline FRANCOIS-HEUDE, Philippe COUBES, Christophe MILESI, Julien Frédéric BALEINE, Nicolas LEBOUCQ, Denis MARIANO GOULART, Gaetan POULEN, Thomas ROUJEAU
09:10 - 09:18
#44661 - CP07 Gestion chirurgicale des tumeurs médullaires pédiatriques : une étude rétrospective, monocentrique et décennale en unité de neurochirurgie pédiatrique.
CP07 Gestion chirurgicale des tumeurs médullaires pédiatriques : une étude rétrospective, monocentrique et décennale en unité de neurochirurgie pédiatrique.
Introduction
Les tumeurs médullaires infantiles sont rares et hétérogènes. Leur traitement chirurgical est cependant toujours exigeant, puisqu’il requiert d’établir un diagnostic histologique et d’optimiser la résection lésionnelle, tout en sauvegardant les fonctions neurologiques et la stabilité rachidienne.
Méthodes
Nous avons revu de manière rétrospective les dossiers des patients admis pour tumeur rachidienne de 2015 à 2024 aux Hospices Civils de Lyon. Nous avons collecté les données démographiques, histologiques, les résultats neurologiques, et en particulier les techniques intra-opératoires visant à optimiser la qualité des résections.
Résultats
34 enfants ont été admis sur cette période pour des tumeurs rachidiennes ; parmi eux, 15 avaient une lésion intramédullaire, dont 8 épendymomes, 4 astrocytomes, 1 métastase de médulloblastome, 1 lymphome de Burkitt et 1 gliome de bas grade. L’état neurologique post-opératoire de 11 patients a été amélioré ; celui de 2 était stable, celui de 2 s’est détérioré. Il n’y avait pas de complications post-opératoires immédiates. Le patient porteur de métastase de médulloblastome est décédé peu après la chirurgie et la radiothérapie palliative. L’exérèse tumorale était radiologiquement complète dans 8 cas. Le monitorage neurophysiologique a été fréquemment utilisé à partir de 2016 (sur 15 tumeurs intramédullaires pures, 4 cas - soit 27% - en ont bénéficié). L’échographie peropératoire et la fluorescéine ont été régulièrement utilisées depuis 2020 pour optimiser les résections des tumeurs médullaires pures (3 cas sur les 4 opérés, soit 75%, avec échographie peropératoire).
Conclusion
L’équilibre entre l’obtention d’une résection tumorale extensive et la limitation des déficits neurologiques est de plus en plus facilitée par l’utilisation d’outils per-opératoires. Le neuromonitorage, notamment par PES et PEM, est utile. L’examen extemporané est précieux en cas de doute sur la nature des lésions observées. La fluorescéine et l’échographie sont utiles, accessibles au bloc opératoire et peu onéreuses ; leur apport ne doit pas être négligé.
Xenia GORDON (Rennes), Flora JOUBAUD, Andrea HELD, Camilla DE LAURENTIS, Pierre Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Matthieu VINCHON, Carmine MOTTOLESE, Federico DI ROCCO
09:18 - 09:26
#44662 - CP08 Prise en charge des MAV en neurochirurgie pédiatrique : 17 ans de traitement multimodal et de suivi à Lyon.
CP08 Prise en charge des MAV en neurochirurgie pédiatrique : 17 ans de traitement multimodal et de suivi à Lyon.
Introduction
Les malformations artérioveineuses (MAV) sont des anomalies vasculaires rares, congénitales ou acquises au début de la vie, qui peuvent entraîner de graves complications. Les options thérapeutiques comprennent la résection microchirurgicale et l'embolisation endovasculaire, souvent combinées.
Méthodes
Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de tous les enfants présentant une MAV prise en charge dans notre institution entre 2007 et 2023.
Résultats
Nous avons identifié 47 enfants (2,2-17,6 ans, médiane 11,5).
La majorité s’est présenté avec une hémorragie (37/47, 79 %). Parmi eux, 30 % présentaient un GCS <8. Leur grade de Spetzler Martin était de 1 dans 8,1 %, 2 dans 24,3 %, 3 dans 43,2 % et 4 dans 18,9 % (dans 2,7 % des cas, le traitement vital urgent a empêché l'artériographie ; dans 2,7 % des cas, les images originales n'étaient pas disponibles). 43,2 % de ces patients ont bénéficié d’un traitement urgent dans les 72 heures suivant leur présentation, et la moitié d'entre eux ont bénéficié d'un traitement combiné. Les 56,8 % restants ont reçu un traitement électif après avoir « refroidi » la MAV ; environ 30 % d'entre eux ont reçu un traitement combiné.
Parmi les 10 (sur 47, 21 %) MAV non rompues, les symptômes étaient des céphalées dans 30 % des cas, des crises d'épilepsie dans 20 %, une hémiparésie dans 20 % et une hypertension intracrânienne dans 10 %. Dans 20 % des cas, la MAV a été découverte fortuitement. Dans 30 % du groupe des MAV non rompues, un traitement multimodal a été mis en œuvre.
Après un suivi moyen de 50 mois, dans le groupe des MAV rompues, 5,4 % ont eu besoin d'antiépileptiques. Dans 35,1 % des cas, aucun déficit n'a été enregistré ; dans 29,7 % les déficits se sont améliorés et dans 21,6 % des cas les déficits sont restés stables. Moins d'un tiers des enfants (32,4 %) ont eu besoin d'une aide scolaire.
Dans le groupe des MAV non rompues, 80 % n'avaient pas de déficit, seulement 10 % avaient besoin d'une aide scolaire et 20 % avaient besoin d'antiépileptiques.
Conclusion
Les MAV chez l'enfant ont un taux de morbidité élevé, surtout en cas de présentation hémorragique. Le traitement combiné semble être un bon choix pour obtenir des résultats satisfaisants en termes d'oblitération de la MAV avec des faibles risques.
Claudia PASQUALI, Francis TURJMAN, Pierre Aurélien BEURIAT, Matthieu VINCHON, Camilla DE LAURENTIS, Federico DI ROCCO, Carmine MOTTOLESE, Alexandru SZATHMARI (Lyon)
09:26 - 09:34
#44663 - CP09 Thermocoagulation interstitielle sous contrôle IRM en neurochirurgie pédiatrique : analyse monocentrique rétrospective d’une série de 41 procédures.
CP09 Thermocoagulation interstitielle sous contrôle IRM en neurochirurgie pédiatrique : analyse monocentrique rétrospective d’une série de 41 procédures.
L’ablation laser sous contrôle IRM (LITT) a émergé comme une alternative ou un complément aux procédures microchirurgicales pour le traitement de l’épilepsie focale lésionnelle et des tumeurs cérébrales. Si cette procédure est actuellement proposée en première intention aux USA en chirurgie de l'épilepsie, le marquage européen récent, et l’absence de remboursement par l’assurance maladie en France expliquent une expérience récente et limitée à 4 centres dans notre pays. Ici, nous rapportons notre expérience de 4 ans d’ablation laser en neurochirurgie pédiatrique, et discutons nos résultats et complications selon les différentes indications.
Notre étude est rétrospective, monocentrique et concerne une cohorte de 41 interventions successives à l’hôpital Necker entre 2021 et 2024. L’indication de LITT était limitée aux enfants avec : (i) une lésion circonscrite (ii) une pathologie bénigne (malformations de développement corticale et low grade epilepsy associated tumors) (iii) une localisation problématique. Après une implantation en conditions stéréotaxiques robotiques (système ROSA), l’ablation était réalisée avec le système VISUALASE (Medtronic) sous contrôle IRM (3Teslas). Le suivi radiologique post opératoire et en consultation était systématisé pendant la première année à 1, 3, 6 et 12 mois. L’outcome épileptique était défini selon la classification ILAE, une récidive tumorale était définie radiologiquement par une augmentation volumétrique.
Ainsi, 35 enfants (âge moyen 11.4 ans, M/F ratio=0.8) ont été traités par 41 procédures successives. L’indication principale était une épilepsie focale lésionnelle (n=28 patients, FCD n=13, LEAT n=11, HH n=4) alors que 7 patients étaient traités dans un but oncologique isolé. Les localisations principales étaient l’insula (n=8), la région médio-temporo-basale (n=8), la région centrale (n=8) ou des régions profondes (hypothalamus et ganglions de la base n=6, mésencéphale n=4). Certaines localisations rares sont rapportées, pour lesquelles nous partageons les spécificités notamment les résections insulaires, les hamartomes hypothalamiques géants et les astrocytomes pilocytiques du mésencéphale. Les suites opératoires immédiates étaient simples dans 74.3% des cas, avec un déficit neurologique persistant pour 2 malades. Un œdème tumoral et péri-tumoral symptomatiques étaient notés essentiellement avec les astrocytomes pilocytiques. Après un suivi moyen de 19 mois, 67.9% des patients sont libres de crises (ILAE 1), et une récurrence tumorale est notée chez 2/18 malades.
Dans cette cohorte de 35 enfants avec des lésions dont le traitement microchirurgical serait complexe, l’ablation laser est efficace et sûre. Le remboursement acquis par l’assurance maladie permettra de rapidement démocratiser cette technique en France. Ainsi, la description de nos indications et complications à la lumière d’une revue de la littérature vise à partager notre courbe d’apprentissage avec la communauté neurochirurgicale française.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Lelio GUIDA, Volodia DANGOULOFF ROS, Emma LOSITO, Marie BOURGEOIS, Gilles ORLIAGUET, Rima NABBOUT, Kevin BECCARIA, Nathalie BODDAERT, Thomas BLAUWBLOMME
09:34 - 09:42
#44667 - CP10 DNET progressives : série rétrospective monocentrique de 27 enfants, et analyse systématique de la littérature.
CP10 DNET progressives : série rétrospective monocentrique de 27 enfants, et analyse systématique de la littérature.
Objectif : Les tumeurs dysembryoplasiques neuroepitheliales (DNET) sont des tumeurs neurogliales de grade I selon l’OMS. Il s’agit de la seconde cause tumorale d’épilepsie pharmaco résistante après les gangliogliomes. Selon leur description initiale, il s’agissait de lésions non évolutives, mais leur caractérisation moléculaire récente et l’analyse de larges cohortes supporte une croissance tumorale possible. Le but de cette étude est de réaliser une revue systématique sur le sujet et de détailler le comportement clinique et radiologique des cas opérés à l’hôpital Necker au cours des 2 dernières décennies. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique grâce à un entrepôt de données cliniques « Doctor WareHouse »de la database des enfants opérées à Necker d’une DNET après diagnostic histologique et caractérisation moléculaire au GHU Sainte Anne sur la période 2001 à 2021. Revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA Résultats : Parmi 124 enfants avec un diagnostic histologique confirmé de DNET, 27 (21,7%) ont présenté un caractère progressif. 4/27 patients perdus de vue ont été exclus de l’étude. L’âge moyen lors de la première chirurgie était de 7.4 ans, la localisation de la DNET était : temporale (n=13/23), frontale (7/23) ou pariétale (3/23). Une récidive des crises épileptiques à la récidive était notée dans 23 cas. Le délai moyen avant progression radiologique état de 48.3 mois, la récidive était systématiquement dans la cavité chirurgicale avec des caractéristiques radiologiques variables. La récidive était traitée chirurgicalement dans tous les cas, par une à 3 réinterventions. Un traitement complémentaire par thérapie ciblée a été proposé dans un cas (trametinib). Aucun patient n’a été traité par chimiothérapie ou radiothérapie. Avec un suivi moyen de 123.3 mois on ne déplore pas de mortalité, et 16/23 patients (69.5 %) étaient libres de crise. Notre revue de la littérature a identifié 20 articles avec 57 cas décrits. Conclusion : L’évolutivité des DNET reste méconnue dans la littérature, avec essentiellement des publications de cas cliniques. Dans une large cohorte pédiatrique de DNET, nous rapportons un taux d’évolutivité de 21,7%, caractérisée par une récidive des crises épileptiques et une récurrence/progression sur le site tumoral d’origine. Le caractère tumoral des DNET justifie un suivi clinique et radiologique au long cours.
Laryssa AZEVEDO (Paris), Marie BOURGEOIS, Mélanie PAGES, Varlet PASCALE, Emma LOSITO, Rima NABBOUT, Nathalie BODDAERT, Kevin BECCARIA, Thomas BLAUWBLOMME
09:42 - 09:50
#44669 - CP11 Approche conservatrice dans la prise en charge du craniopharyngiome pédiatrique : étude rétrospective monocentrique sur une décennie.
CP11 Approche conservatrice dans la prise en charge du craniopharyngiome pédiatrique : étude rétrospective monocentrique sur une décennie.
Introduction
Le craniopharyngiome pédiatrique est une tumeur bénigne. Cependant, sa localisation anatomique complexe et sa tendance à récidiver entraînent une morbidité significative notamment chez l’enfant en pleine croissance. Une approche conservatrice, combinant une décompression chirurgicale ciblée et une radiothérapie adjuvante, vise à réduire la morbidité postopératoire, notamment le syndrome hypothalamique.
Matériel et méthodes
Nous avons mené une analyse rétrospective des dossiers de 32 enfants pris en charge pour un craniopharyngiome entre 2014 et 2024 dans notre centre. Après application des critères d’exclusion, 16 enfants traités selon une approche conservatrice sont retenus.
Les données recueillies incluent les caractéristiques cliniques, radiologiques, chirurgicales et hormonales, ainsi que l’évolution de l’IMC. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer le développement d’un syndrome hypothalamique à travers le calcul des Z scores de l’IMC.
Résultats
Les patients avaient entre 2 et 15 ans au moment du diagnostic, présentant principalement des troubles visuels, des céphalées chroniques et une HTIC. L’IRM révèle un envahissement hypothalamique chez 10 patients. Les approches chirurgicales comprennent une voie ptérionale précédée ou non d’une DVP dans 8 cas, une voie transsphénoïdale dans 4 cas, et une ventriculokystostomie dans 4 cas, accompagnée d’une pose de réservoir d’Ommaya dans 3 cas. Douze patients ont reçu une radiothérapie.
Aucun des patients inclus ne présente une obésité (z-score > 3) ; 31 % (5 enfants) sont en surpoids (z-score entre 2 et 3), tandis que 69 % ont un z-score < 2. 32% des enfants ne présentent ni déficit hormonal ni diabète insipide. Aucun patient n’a présenté de dégradation visuelle après la chirurgie.
Discussion
Le craniopharyngiome pédiatrique constitue un défi thérapeutique en raison de sa localisation. La tumeur elle-même, mais aussi le traitement chirurgical, peuvent altérer cette zone sensible, rendant la prise en charge particulièrement complexe chez l’enfant en pleine croissance. Nos résultats confirment l’efficacité de cette stratégie pour équilibrer contrôle tumoral et préserver la qualité de vie. Une comparaison avec les données de notre centre rapportées en 2005 met en lumière une réduction de la morbidité dans la cohorte actuelle.
Conclusion
L’approche moins agressive adoptée pour le traitement des craniopharyngiomes pédiatriques offre de bons résultats en termes de contrôle tumoral tout en réduisant les complications liées au syndrome hypothalamique. Une étude à plus grande échelle, axée sur la qualité de vie des patients, est recommandée pour approfondir ces résultats.
Manel KROUMA (Marseille), Gregoire PECH-GOURG, Karine AOUCHICHE, Sarah CASTETS, Rachel REYNAUD, Nadine GIRARD, Laetitia PADOVANI, Henry DUFOUR, Didier SCAVARDA
09:50 - 09:58
#44580 - CP05 Étude de la dynamique du LCS dans les hydrocéphalies après hémorragie intraventriculaire du prématuré.
CP05 Étude de la dynamique du LCS dans les hydrocéphalies après hémorragie intraventriculaire du prématuré.
Introduction : L’hydrocéphalie après hémorragie intraventriculaire (HIVH) du prématuré est une pathologie dont les mécanismes physiopathologiques restent non élucidés. Le diagnostic peut être fait par l’échographie transfontannellaire. L’IRM permet de mieux décrire les structures cérébrales, la morphologie ventriculaire et sous-arachnoïdienne. Il peut être analysé la présence d’obstacles authentifiés à la libre circulation du LCS ou caractériser une hydrocéphalie comme étant communicante. L’IRM par contraste de phase (IRMcp) est le seul outil permettant l’analyse quantitative non invasive de la dynamique du LCS au cours d’un cycle cardiaque. La dynamique du LCS est bien étudiée chez l’adulte dans le contexte de nombreuses pathologies (hydrocéphalies chroniques, hypertensions intracrânienne idiopathiques, anomalie de Chiari). Dans le contexte pédiatrique, nous avons étudié l’évolution de la dynamique du LCS dans une population contrôle au cours de la croissance.
L'objectif de cette étude est d'évaluer la dynamique du LCS chez des patients présentant une HIVH sur les oscillations du LCS.
Patients et méthode : 15 enfants, âgés de 3 semaines à 6 ans, nés prématurément et ayant présentés une HIVH ont été inclus. Ces patients ont bénéficié d’une IRM morphologique avec des séquences d’IRMcp. Nous avons analysé la dynamique du LCS au niveau intraventriculaire (aqueduc de Sylvius) et au niveau sous-arachnoïdien cervical haut à hauteur du disque C2C3. Nous avons mesuré les volume oscillatoires au niveau de l’aqueduc (VOaqu) et au niveau C2C3 (VOcerv). Le volume oscillatoire représente le volume de LCS qui oscille au travers du plan de coupe durant un cycle cardiaque. Nous avons comparé les volumes oscillatoires mesuré dans la population HIVH à celle mesurée dans la population contrôle afin de déterminé si la dynamique du LCS était hyperdynamique, normale, faible ou nulle.
Résultats : Les dilatations étaient bi, tri ou tétra ventriculaires. L'aqueduc était sténosé chez 1 patient, de calibre normal chez 5 patients et élargi chez 9 patients. Le flux de LCS au niveau cervical (VOcerv) était très faible chez 8 sujets, hyper dynamique chez 1 patient et normal chez les autres. Le flux de LCS au niveau de l'aqueduc (VOaqu) était nul chez 7 patients, très faible chez 4, normal chez 2 patients et hyperdynamique chez 2. L'analyse morphologique du canal spinal n’était concordant avec les résultats de l'IRMcp que dans 7 cas. Pour l'aqueduc, la concordance n'était présente que dans 7 cas.
Conclusions : L’IRMcp permet l’analyse de la dynamique du LCS de manière non-invasive en pédiatrie. Cette technique pourrait apporter un complément d’information fonctionnelle à l’information morphologique déjà bien étudiée. Cette technique permet également un apport dans l’analyse des mécanismes physiopathologique des hydrocéphalies pédiatriques.
Cyrille CAPEL (Amiens), Pauline CARLIER, Catherine GONDRY-JOUET, Antoine DELVAL, Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER
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Salle Méridienne |
| 10:00 |
PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
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"Mercredi 19 mars"
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EP01.1
10:10 - 10:40
Eposter Session 01 - Écran 1 - Pédiatrie
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Président de la SFNC, Montpellier)
10:10 - 10:40
#44541 - EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.
EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.
Objective:
A variety of surgical interventions have been recommended for patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs). In this study, we have evaluated the effect of surgery and intraoperative findings and clinical outcome in different patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs) who undergoing posterior fossa decompression.
Methods:
We report here our experience in the management of 122 patients with chiari I malformation with syringomyelie who were treated during a period begining in november 2000 to 2020. Our patients were adults.The sex disturbution showed a female preponderance. 68 F / 54 H. All patients were treated by underwent suboccipital craniectomy and wide duraplasty as well as autogenous bone grafting in all cases. The surgical efficacy on clinical symptoms and syringomyelia were overall evaluated and analyzed.The clinical outcome was assessed by evaluation of postoperative signs and symptoms and magnetic resonance imaging of the craniocervical junction.
Results:
The most striking intraoperative finding was the presence of a very thin membrane over the opening of the Majendie’s foramen.
The study included 54 men and 68 women; age range, 28–50 years; mean age at surgery, 38.8 years). Preoperative MRI confirmed all cases ChiariI associated with syringomyelia. At the end of follow-up, 77 patients (63.1%) had improved, 38 patients (31.14%) were stabilized, and 5 patients (4.1%) had worsened. In MRI scan, syrinx of 55 patients (98.21%) had improved or stabilized. Statistical analysis reveal the surgical effect tend to be much better in patients with short duration of preoperative symptoms (P=0.001).
After surgery , Ataxia was completly disppeared ,Cranial nerve deficit was clinical improvement. Mortality in Two cases
Conclusions:
suboccipital decompression and duraplasty with or without tonsilar manipulation can provide long-time cure for most CM I cases. Early diagnosis and surgery is necessary to improve the surgical effect. A 3~4cm incision around foramen magnum is enough for these operations and may be conducive to reduce postoperative complications.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:10 - 10:40
#44549 - EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.
EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.
INTRODUCTION
L’angyostrongylose humaine, parasitose rare liée à Angyostrongylus cantonensis dont le vecteur dans l’Océan Indien est l’escargot géant africain Achatina fulica, est responsable de méningites à éosinophiles pouvant parfois se compliquer d’une hydrocéphalie. Contrairement à l’adulte, l’évolution peut être très sévère chez l’enfant. Aucun cas d’angyostrongylose humaine n’avait été rapporté sur l’île de la Réunion depuis plus de 20 ans.
CAS CLINIQUE
Nous rapportons ici le cas d’un nourrisson réunionnais de 9 mois présentant une régression sur le plan psychomoteur associée à une hypotonie axiale et périphérique ainsi qu’une raideur de nuque. Le diagnostic d’angyostrongylose a été posé par RT-PCR positive à Angyostrongylus cantonensis dans le liquide cérébrospinal. Les imageries cérébrales successives ont mis en avant une dilatation tétraventriculaire communicante évolutive. Malgré un traitement médical par antiparasitaire et corticoïdes bien conduit ainsi que la disparition des éosinophiles dans le LCS, le développement psychomoteur de l’enfant est resté non satisfaisant et le volume ventriculaire a continué à se majorer. Dans ce contexte, une dérivation ventriculo-péritonéale a été réalisée. L’évolution post opératoire a finalement été favorable avec une diminution du volume ventriculaire ainsi qu’une régression des symptômes neurologiques et la poursuite d’un développement psychomoteur normal avec un recul de 3 mois.
CONCLUSION
En cas d’évolution défavorable sous traitement médical, le traitement d’une hydrocéphalie tétraventriculaire communicante compliquant une méningite à éosinophiles à Angyostrongylus cantonensis par dérivation ventriculo-péritonéale apparaît comme une option possiblement efficace.
Johanna CLAQUIN (La Réunion, Réunion), Sébastien FREPPEL
10:10 - 10:40
#44684 - EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).
EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).
Le sarcome d’Ewing épidural extra-osseux est une tumeur exceptionnelle, particulièrement chez l’enfant. Nous rapportons le cas d’une fillette de 8 ans présentant des douleurs lombo-sacrées, une faiblesse progressive des membres inférieurs et une incontinence urinaire. Une IRM a révélé une tumeur rachidienne intracanalaire s’étendant de L3 à S1, sans atteinte osseuse. Une résection chirurgicale totale a été réalisée, et l’analyse histopathologique a confirmé le diagnostic de sarcome d’Ewing, avec une immunomarquage positif pour CD99.
Le traitement combiné a inclus une chimiothérapie et une radiothérapie ciblée.
L'évolution était marqué par une amélioration clinique de la patiente avec un recul de 12 mois .
Ce cas met en évidence la rareté des localisations épidurales de ce type de sarcome et les défis diagnostiques associés. La prise en charge rapide, intégrant une équipe multidisciplinaire, est essentielle pour améliorer le pronostic, souvent défavorable en raison des risques de récidive et de métastases.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR
10:10 - 10:40
#44792 - EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.
EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.
Introduction
La relation entre les kystes arachnoïdiens et les troubles du développement psychologique chez l'enfant reste incertaine. Certaines études suggèrent que la découverte d'un kyste arachnoïdien chez ces enfants est fortuite, tandis que d'autres rapportent des syndromes psychologiques chez les enfants suivis pour des kystes arachnoïdiens. Toutefois, aucun lien causal définitif n'a été établi et aucune directive de prise en charge standardisée n'existe actuellement.
Présentation du cas
Nous rapportons le cas d'un enfant de 9 ans, né à terme par voie basse avec un développement psychomoteur initialement normal. À l'âge de 3 ans, l'enfant a fait une crise convulsive, non explorée, et a été mis sous traitement antiepileptique. Depuis, aucune autre crise n'a eu lieu, mais une régression du développement psychomoteur a été notée, conduisant au diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA). Une IRM cérébrale réalisée à l'âge de 9 ans a révélé un kyste arachnoïdien volumineux fronto-temporal gauche exerçant un effet de masse sur le cortex adjacent et une déviation des structures de la ligne médiane.
Résultats
Le patient ne présentait aucun signe d'hypertension intracrânienne et l'examen du fond d'œil ne montrait aucun œdème papillaire. Une surveillance clinique et radiologique a été recommandée pour suivre l'évolution de l'enfant.
Conclusion
Ce cas soulève la question de savoir si le kyste arachnoïdien pourrait contribuer aux troubles du développement. Une intervention chirurgicale pourrait-elle améliorer les symptômes de l'enfant ? Le cas sera discuté avec des neuro-pédiatres et des pédopsychiatres afin d'optimiser la prise en charge en attendant les résultats supplémentaires.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
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EP01.2
10:10 - 10:40
Eposter Session 01 - Écran 2 - Vasculaire
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Modérateur :
Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
10:10 - 10:40
#44638 - EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.
EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.
Introduction : La physiopathogénie et la chronologie de formation des cavernomes cérébraux (CC) associés à une anomalie veineuse de développement (AVD) n’est pas complètement élucidée. L’augmentation de prévalence de l’association CC/AVD avec l’âge (Brinjijkji et al., Childs Nerv Syst 2017) suggère que les CC sont des lésions acquises et une relation de causalité avec l’AVD. Nous rapportons ici une observation originale renforçant cette théorie, chez une patiente présentant dans un intervalle de 10 ans la formation de novo —puis la rupture— d’un CC du cervelet au contact d’une AVD.
Matériel : Une patiente de 26 ans présente en 2014 une AVD isolée du cervelet, découverte de manière fortuite à l’IRM. Elle bénéficie d’une nouvelle IRM à titre systématique en 2023, montrant l’apparition d’un CC de 12 mm au contact de l’AVD. Elle est finalement admise en urgence en 2024 et opérée à la phase aiguë pour un hématome du cervelet. Le diagnostic de CC est confirmé par l’analyse histopathologique.
Discussion : En IRM à 7-Tesla, une majorité de CC seraient associés à une AVD (Dammann et al., J Neurosurg 2016). La formation de novo d’un CC pourrait être la conséquence d’une hypertension veineuse et d’évènements micro-hémorragiques/thrombotiques récurrents au sein de l’AVD, à l’origine d’une surexpression locale de facteurs angiogéniques promouvant la genèse du CC. En faveur de ce mécanisme d’hypertension veineuse, il a été montré un ralentissement significatif du temps de transit dans les AVD associées aux CC (Sharma et al., AJNR 2013). D’autres études ont décrit qu’une sténose ou une plus grande tortuosité de la veine médullaire collectrice, ainsi qu’un angle aigu entre la veine médullaire et ses veines radiaires afférentes, étaient plus fréquemment observés dans les AVD associées aux CC (Yu et al., BMC Neurol 2016).
Conclusion : Notre observation et les données de la littérature concordent avec la théorie que les CC sont des lésions acquises favorisées par les modifications angioarchitecturales d’une AVD satellite.
François VASSAL, Mathilde PACHCINSKI (Saint-Etienne), Fabien FOREST
10:10 - 10:40
#44706 - EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.
EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.
Introduction: Le score SIAAC (Small Intracranial Aneurysms of the Anterior Circulation) a récemment été proposé pour stratifier le risque de rupture des petits anévrismes < 7 mm de la circulation antérieure (Dinger et al., Eur J Neurol 2023). Élaboré à partir d’une cohorte rétrospective de 1676 anévrismes rompus et non rompus, il regroupe et pondère 8 variables pronostiques indépendantes (cliniques, radio-anatomiques, biologiques) identifiées comme facteurs de risque ou facteurs protecteurs. Les auteurs ont rapporté un pouvoir de discrimination supérieur au score PHASES et une augmentation du risque de rupture corrélée à l’augmentation du score SIAAC : de 0% (SIAAC ≤ -1 point) jusqu’à > 50% (≥ +8 points) et même 100% chez les patients totalisant ≥ +12 points. Cependant, la validité externe du score SIAAC n’a jamais été démontrée depuis sa publication. Notre objectif était donc de déterminer la capacité du score SIAAC à discriminer les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture, en calculant a posteriori sa sensibilité dans une large cohorte de patients victimes d’hémorragie sous arachnoïdienne (HSAa).
Matériel: Nous avons inclus tous les patients adultes admis au CHU de Saint-Etienne entre 2012 et 2022 pour rupture d’un anévrisme sacculaire < 7mm de la circulation antérieure. Le score SIAAC (extrêmes de -4 points jusqu’à +13 points) a été calculé a posteriori pour chaque anévrisme rompu. Dans un premier scenario (S1), les patients catégorisés dans les groupes « risque intermédiaire » (+4 points ≤ SIAAC ≤ +6 points) et « risque élevé » (≥ +7 points) ont été labélisés « vrais positifs » (VP); ceux catégorisés dans les groupes « risque faible » (0 point ≤ SIAAC ≤ +3 points) et « absence de risque » (SIAAC ≤ -1 point) ont été labélisés « faux négatifs » (FN). Dans un second scenario (S2), seuls les patients du groupe « risque élevé » ont été labélisés VP. La sensibilité du score SIAAC (SeSIAAC) a été calculée selon la formule suivante : SeSIAAC = VP / (VP +FN).
Résultats: 193 patients HSAa (63% de femmes, âge moyen 64 ± 14.3 ans) ont été intégrés dans l’analyse finale. Le diamètre moyen des anévrismes était de 3.6 ± 1.3 mm et la majorité étaient localisés sur l’artère communicante antérieure (57 %). Dans le scenario S1, il y avait au total 126 VP et 67 FN, soit une SeSIAAC = 65.2%. Dans le scenario S2, la SeSIAAC s’abaissait à 38.8% (75 VP et 118 FN). Le score PHASES de notre population était de 3.4 ± 1.8, avec une probabilité moyenne de rupture à 5 ans de 0.89% ±0.46.
Conclusion: Dans notre cohorte, dans l’hypothèse où l’anévrisme aurait été connu a priori, l’application du score SIAAC n’aurait pas été capable de stratifier correctement le risque de rupture —et donc de guider efficacement la stratégie thérapeutique— chez une large proportion de patients. D’autres recherches sont nécessaires pour tenter de mieux identifier les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à risque de rupture.
Benjamin BUHOT (Saint Etienne), Marina SACHET, Loic VILLENEUVE, François VASSAL
10:10 - 10:40
#44757 - EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.
EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.
Contexte: Les anévrismes intracrâniens, susceptibles de se rompre, entraînent des complications graves comme les hémorragies cérébrales. Les traitements actuels, qu’ils soient endovasculaires ou chirurgicaux, se heurtent à des difficultés, notamment en termes de récidive et de complications. Peu d’études, à ce jour, se sont concentrées sur la segmentation des anévrismes embolisés et l’analyse morphologique de leurs paramètres, en particulier après recanalisation. L’objectif de cette étude est de faciliter la planification chirurgicale de la pose du clip sur les anévrismes embolisés, en offrant une évaluation de la faisabilité de l’intervention et en minimisant ainsi les risques liés à la procédure.
Méthodes: Nous proposons une méthode automatisée basée sur le modèle nnU-Net pour segmenter les anévrismes embolisés à partir d’images 3D-DSA et extraire des paramètres morphologiques clés, tels que le volume de recanalisation et le diamètre du collet. Ces informations visent à faciliter l’évaluation de la faisabilité d’une pose de clip chirurgical.
Resultats: La segmentation a obtenu des scores Dice de 0.878 pour le coil, 0.876 pour l’arbre vasculaire et 0.783 pour la zone de recanalisation. L’analyse morphologique a montré une correspondance élevée entre les mesures automatiques et manuelles pour les diamètres du collet et les hauteurs de la zone de recanalisation, avec des écarts médians proches de zéro. Les volumes ont présenté une variabilité plus importante, notamment pour le coil, tout en restant comparables aux mesures manuelles.
Conclusions: Cette étude présente une méthode automatisée pour la segmentation et l’analyse morphologique des anévrismes embolisés, une problématique peu étudiée dans la littérature. Une validation sur un ensemble de données plus large est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Manel MEFTAH, Camille LOPEZ, Matthieu COUPET (Brest), Ludivine MAINTIER, Elsa MAGRO, Guillaume DARDENNE
10:10 - 10:40
#44818 - EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.
EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.
Background: six to ten percent of Acute ischemic stroke (AIS) cases are classified as malignant due the clinical severity of the stroke and require decompressive hemicraniectomy (DH). While traditional factors such as infarct volume and stroke severity are used to predict outcomes after DH, emerging research suggests that brain age, a biomarker derived from MRI neuroimaging, might also play a crucial role. Brain age reflects the brain’s biological health, it was shown to have potential in predicting post-stroke prognosis, particularly for minor strokes. However, its impact on severe AIS requiring decompressive hemicraniectomy (DH) remains unexplored. Our study closes the gap by evaluating the influence of brain age on functional outcomes in patients with DH for malignant middle cerebral artery (MCA) stroke.
Methods: We retrospectively analyzed data from 75 patients treated for AIS at Lille University Hospital from 2015 to 2022. All patients included underwent DH following mechanical thrombectomy. Relying on T2-FLAIR MRI scans, brain age was estimated by a machine learning algorithm trained on cortical and subcortical volumetric data. The relative brain age (RBA) was calculated as the difference between the predicted brain age and the chronological age. Functional outcomes were assessed at 3 months post-surgery, using the modified Rankin Scale (mRS). The relationship between RBA and functional outcomes was evaluated through logistic regression models.
Results: A positive RBA, that is a predicted brain age older than chronological age was associated with worse functional outcome (mRS ≥ 4). Conversely, patients with a predcted brain age thact was lower thant their chronological age were more likely to achieve good functional outcome (mRS ≤ 3) at 3 months. The relationship was persistent after adjusting for traditional prognostic factors in AIS, such as infarct volume, stroke severity (NIHSS) and patient comorbidities.
Conclusion: The Relative brain age, as a personalized neuroimaging biomarker provides, in our study, valuable insight to predict outcomes in patients undergoing decompressive hemicraniectomy for malignant MCA AIS. Incorporating RBA into clinical decision-making could enhance patient selection, particularly by identifying older patients with “younger” brain profiles who may benefit more from DH. Future prospective studies are needed to validate these findings and further explore brain age as prognostic tool in AIS management.
William GORWOOD (LIlle), Gregory KUCHCINSKI, Anna BONKHOFF, Renaud LOPES, Hilde HENON, Rabih ABOUKAIS, Markus SCHIMER, Natalia ROST, Nicolas REYNS, Martin BRETZNER
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A13
10:45 - 12:15
SESSION VASCULAIRE
Etats des lieux des recommandations en Neurochirurgie Vasculaire: résultats d'essais cliniques
Modérateurs :
Moncef BERHOUMA (PU-PH) (Dijon), Jean-Christophe GENTRIC (Brest), Marine LE CORRE (PH) (Montpellier)
10:45 - 12:15
Introduction: comment transposer les résultats d'une étude clinique à ma pratique quotidienne?
Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15
HIP supratentoriels : résultats des essais ENRICH, SWITCH et recommandations.
Chloe DUMOT (PH) (Conférencier, Lyon)
10:45 - 12:15
HIP infratentoriels : Recommandations françaises FP.
Thomas METAYER (Chef de Clinique) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15
Anévrismes rompus : résultats de l’essai ISAT2 et recommandations anévrisme.
Laurent THINES (PUPH) (Conférencier, BESANÇON)
10:45 - 12:15
Anévrismes non rompus: résultats de l’essai CURES et recommandations.
Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
10:45 - 12:15
Drainage de LCS dans les aHSA: résultats des essais earlyDRAIN et FIVHeMA.
Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15
Embolisation des Hématomes sous-duraux chroniques : résultats des essais.
Frédéric CLARENÇON (Neuro Radiologue) (Conférencier, Paris)
10:45 - 12:15
Conclusions.
Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST)
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Grand Théâtre |
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B14
10:45 - 12:15
COMMUNICATIONS LIBRES - FONCTIONNEL
Modérateurs :
Hayat BELAID (PHYSICIAN) (PARIS), Gaëtan POULEN (PUPH) (MONTPELLIER)
10:45 - 10:53
#43974 - CF01 Implication du nerf sinu-vertébral dans le traitement des lombalgies chroniques au travers la neurostimulation du ganglion spinal : une étude anatomique.
CF01 Implication du nerf sinu-vertébral dans le traitement des lombalgies chroniques au travers la neurostimulation du ganglion spinal : une étude anatomique.
Introduction - En raison de la proximité anatomique du nerf sinu-vertébral (NSV) avec le ganglion spinal (GS), plusieurs auteurs ont souligné les bénéfices potentiels de la stimulation du GS dans la gestion des lombalgies chroniques. Cependant, le niveau vertébral optimal pour l'implantation d'une électrode reste débattu.
Objectif - Déterminer la pertinence de la stimulation du nerf sinuvertébral (NSV) dans la prise en charge des lombalgies chroniques et identifier le niveau vertébral le plus approprié pour l'implantation de ce type d'électrode.
Méthodes - Nous avons disséqué les rachis thoraco-lombaires (de T12 à L5) de six sujets anatomiques pour examiner le trajet, les territoires d'innervation et les variations anatomiques des rameaux du NSV.
Résultats - Nous avons confirmé que le NSV innerve le tiers postérieur des disques intervertébraux (DIV), le ligament longitudinal postérieur (LLP), la face antérieure du fourreau dural, le périoste, les parois des veines basivertébrales, les artères segmentaires et leurs branches. De plus, nous avons démontré la valence à la fois somatique et sympathique du NSV. Enfin, nous avons observé un réseau intra- et intersegmentaire couvrant plusieurs niveaux vertébraux adjacents. Le réseau superficiel du NSV converge vers le nerf spinal L2.
Conclusion - Nous avons démontré le rationel anatomique de la stimulation du GS grâce à une dissection rigoureuse du NSV. L'indication la plus pertinente semble concerner les patients atteints de PSPS (Persistent Spinal Pain Syndrome) de type 2, avec une implantation d'électrodes bilatérale au niveau vertébral L2.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Edouard SAMARUT, Stéphane PLOTEAU, Antoine HAMEL, Cyrille DECANTE, Alexis MOLES, Céline SALAUD
10:53 - 11:01
#43975 - CF02 Revue de la littérature de la stimulation du ganglion spinal dans la prise en charge des lombalgies chroniques : un traitement d’avenir ?
CF02 Revue de la littérature de la stimulation du ganglion spinal dans la prise en charge des lombalgies chroniques : un traitement d’avenir ?
Introduction - Les lombalgies chroniques (LC) ont été l’un des points des priorités nationales du second plan « Douleur » (2002-2005). A l’échelle mondiale, la prévalence de la lombalgie au cours de la vie serait de 84%. La chronicisation concerne 6 à 8% des cas. Actuellement, la stimulation médullaire (SM), dans la prise en charge des LC, émane d’une discussion pluridisciplinaire, après échec des autres alternatives thérapeutiques et seulement en cas de douleurs neuropathiques associées. Malgré les progrès technologiques actuels, il a été admis que la SM avait des limites notamment sur le plan de la couverture paresthésique qui peut être insuffisante et aussi sur le plan de l’efficacité qui est dépendante de la position des patients au cours de la journée. C’est de cette réflexion qu’émane l’hypothèse de l’intérêt de la stimulation du ganglion spinal dans les LC.
Objectif - Déterminer la pertinence de la stimulation du ganglion spinal (GS) dans la prise en charge des LC et identifier le niveau vertébral le plus approprié pour l'implantation de ce type d'électrode.
Matériel et Méthodes - Une revue de la littérature a été réalisée en utilisant la base de données PUBMED, conformément aux directives PRISMA 2020. Au total, 13 articles répondant à la question : «Intérêt de la stimulation du GS dans la prise en charge des LC », ont été inclus.
Résultats – 84.5 % des patients souffrant de lombalgies chroniques sans radiculalgie associée ont observé une amélioration de leurs douleurs de plus de 50 % sur l'Échelle Visuelle Analogique (EVA) après implantation d’une stimulation du GS. Les résultats semblent meilleurs dans le groupe PSPS (Persistent Spinal Pain Syndrome) de type 2 par rapport au groupe PSPS de type 1. Plus précisément, 87.3 % des patients du groupe PSPS de type 2 ont rapporté un soulagement de la douleur supérieur à 50 % après l’implantation de la stimulation du GS, contre 80 % dans le groupe PSPS de type 1.
Concernant le niveau vertébral d’implantation, les patients ayant obtenu une amélioration de la douleur supérieure à 50 % ont été principalement implantés bilatéralement au niveau de L2 ou de T12.
Conclusion - La stimulation du GS semble jouer un rôle significatif dans la prise en charge des lombalgies chroniques. L’indication la plus pertinente semble être chez les patients PSPS de type 2, avec une implantation d'électrodes bilatérale au niveau vertébral L2.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Edouard SAMARUT, Stéphane PLOTEAU, Antoine HAMEL, Cyrille DECANTE, Alexis MOLES, Céline SALAUD
11:01 - 11:09
#43976 - CF03 Evaluation de la stimulation occipitale dans la prise en charge des névralgies d’Arnold réfractaires : une étude multicentrique, contrôlée et randomisée (StimO).
CF03 Evaluation de la stimulation occipitale dans la prise en charge des névralgies d’Arnold réfractaires : une étude multicentrique, contrôlée et randomisée (StimO).
Introduction - La névralgie occipitale d’Arnold (NO) appartient au spectre des céphalées primaires. Il s'agit du troisième syndrome céphalalgique le plus courant après la migraine et la céphalée de tension. L’incidence est estimée à 3.2 pour 100 000 personnes par année. La physiopathologie de la NO repose à la fois sur des mécanismes de sensibilisation du nerf grand occipital et sur des mécanismes centraux impliquant la sensibilisation de la voie trigéminocervicale de la douleur.
Objectif - L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité de la stimulation des nerfs occipitaux (SNO) dans les cas de NO réfractaires après six mois de traitement.
Matériel et Méthodes - StimO est une étude prospective, ouverte, contrôlée, randomisée et en groupes parallèles. Elle comporte deux groupes parallèles : SNO (stimulation des nerfs occipitaux) et TMO (traitement médical optimisé).
Résultats - Le pourcentage de variation de la douleur maximale entre J0 et M6 montre une réduction significativement plus importante (p=0.0441) dans le groupe SNO comparé au groupe de référence TMO. EQ5D révèle que les patients du groupe SNO ont une meilleure qualité de vie comparé aux patients du groupe TMO à M1 (p = 0,01). Les scores MQS (Medication Quantification Scale) étaient significativement différents à M1, M3 et M6 (p = 0,03), soulignant une réduction de la consommation médicamenteuse dans le groupe SNO par rapport au groupe TMO. Enfin, les résultats de l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) ne montraient pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes (p>0,05).
Conclusion - La SNO est une thérapie sûre et efficace dans le traitement des NO réfractaires. Elle permet de réduire la douleur maximale et la consommation médicamenteuse à M6. Par ailleurs, elle améliore la qualité de vie.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Alipour HOMAON, François LEGER, Julien LABARRE, Jean-Paul NGUYEN, Yves-Marie PLUCHON, Thibault RIANT, Évelyne EMERY, Julien NIZARD, Sylvie RAOUL
11:09 - 11:17
#44554 - CF04 Stimulation du cône médullaire par électrode 5 colonnes versus traitement médical dans la névralgie pudendale réfractaire : un essai randomisé, contrôlé, multicentrique (PHRC national StimCone).
CF04 Stimulation du cône médullaire par électrode 5 colonnes versus traitement médical dans la névralgie pudendale réfractaire : un essai randomisé, contrôlé, multicentrique (PHRC national StimCone).
Introduction:
La névralgie pudendale est une douleur périnéale chronique qui a des effets dévastateurs sur la qualité de vie des patients. En effet, de nombreux patients sont incapables d'effectuer leurs activités quotidiennes habituelles, en particulier celles effectuées en position assise, en raison d'un piégeage nerveux. Souvent mal connue, et sous-diagnostiquée, c'est un diagnostic fréquent dans les cliniques de douleur périnéale. La prévalence est estimée à 1/6000 en France, elle est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes avec un âge moyen d'apparition de 50 à 70 ans. L'objectif de cet essai était de confirmer l'efficacité de la stimulation du cône terminal à l'aide d'une électrode chirurgicale pentapolaire (PentaTM, Abbott) versus une prise en charge médicale optimale (OMM) par rapport à l'OMM seule dans la névralgie pudendale réfractaire, par le biais d'un essai multicentrique randomisé contrôlé au niveau national.
Matériels et methodes :
42 patients ont été inclus et randomisés selon le protocole (enregistrement ANSM: 2015-A00238-41). Le diagramme résumé de l'étude est présenté en pièce jointe. L'objectif principal était le temps de position assise des patients. De nombreux paramètres secondaires ont également été évalués (Douleurs maximale et moyenne, temps assis total, Qualité de vie, Utilisation des traitements contre la douleur, Evènements indésirables, Situation professionnelle).
Résultats:
L’efficacité est très significative sur le critère principal avec un temps de position assise plus que triplé à 6 mois chez les patients implantés et qui reste stable à 12 mois. Les constatations sont les mêmes concernant les patients du bras OMM qui ont été switchés à 6 mois. Cette efficacité est confirmée sur les critères secondaires essentiels que sont le temps de position assise sans douleur et les scores de douleurs (EVA max et EVA moyen à 6 et 12 mois chez les patients du bras CMS et du bras OMM avec switch à 6 mois.
Ces résultats seront à confirmer sur le long terme. Les taux de complication de la stimulation médullaire de notre série sont tout à fait compatible avec les résultats de la littérature [Complications of Spinal Cord Stimulator Trials and Implants: A Review. Garg I, Wang D. Curr Pain Headache Rep. 2023 Dec;27(12):837-842. doi: 10.1007/s11916-02301190-7. Epub 2023 Nov 27.PMID: 38010489.].
Conclusion:
Cette recherche a été menée à bien et a donc permis de confirmer de façon objective l’effet de la stimulation du cône terminal dans les douleurs neuropathiques pudendales réfractaires comme nous le subodorions après notre étude préliminaire. Les résultats de notre recherche sont essentiels car ils vont permettre de proposer ces techniques à des patients en échec de l’ensemble des thérapeutiques médical. Ils apportent donc un espoir d’amélioration à ces patients.
Edouard SAMARUT, Bruno RIOULT, Amélie LEVESQUE, Jimmy VOIRIN, Patrick MERTENS, Bechir JARRAYA, Serge BLOND, Emmanuel CUNY, Stéphanie RAVAILLAULT, Kevin BUFFENOIR (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
11:17 - 11:25
#44585 - CF05 Stimulation cérébrale profonde multicible dans les troubles pédiatriques dystoniques complexes : une série de cas.
CF05 Stimulation cérébrale profonde multicible dans les troubles pédiatriques dystoniques complexes : une série de cas.
Introduction
Deep brain stimulation (DBS) is a therapeutic option for pediatric conditions involving dysfunctions of the basal ganglia. In some circumstances such as evolutive/ degenerative dystonia, absence or loss of efficiency or Lesch-Nyhan disorder, multi-targert DBS implantation, targeting either two distinct nuclei or two separate locations within the same nucleus in order to control the pathology can be proposed. This study examines a cohort of pediatric patients who underwent multi-target DBS implantation by evaluating motor disorders, quality of life and neurobehavioral disorders.
Methods
We analyzed a cohort of 12 pediatric patients with genetic or metabolic disorders: 3 Pantothenate kinase-associated neurodegeneration (PKAN) (n=3), Lesch-Nyhan (n=3), 1 KMT2B (n=1), GNAO1 (n=1), glutaric aciduria (n=2), DYT1 (n=1) and undetermined etiology (n=1). DBS targets (posterior and anterior parts of the Globus pallidus, Subthalamic nucleus (STN) were selected based on pathophysiological underlying mechanisms. Clinical outcomes were assessed using standardized motor and quality-of-life scales.
Results
In PKAN patients, 100% experienced complete pain relief, with motor improvement observed in two-thirds of cases. The GNAO1 patient was successfully treated for status dystonicus. Lesch-Nyhan patients exhibited a 70%-80% reduction in self-injurious behaviors and significant relief from painful posturing. For glutaric aciduria, one patient reported improved pain management, while the other showed reduced dyskinesias. The DYT1 patient achieved a 95% improvement in motor symptoms and resolution of two dystonic status episodes. The KMT2B patient experienced initial motor improvement, followed by therapeutic escape over time. Overall, 10 out of 12 patients (83.3%) showed clinically meaningful benefits, surpassing outcomes typically reported for single DBS, with no major adverse effects.
Conclusion
Double DBS is an effective and safe therapeutic strategy for complex pediatric basal ganglia disorders, demonstrating superior outcomes compared to single DBS. These findings support further investigation into multi-target DBS as a treatment modality.
Pia VAYSSIERE (Paris), Julie BONHEUR, Christophe BOULLOUD, Sarah FERRAND-SORBET, Nathalie DORISON, Laurent GOETZ
11:25 - 11:33
#44595 - CF06 Optimisation de la planification des trajectoires d’électrodes de SEEG à l’aide de l’apprentissage profond.
CF06 Optimisation de la planification des trajectoires d’électrodes de SEEG à l’aide de l’apprentissage profond.
L’objectif est d’utiliser une méthode d’intelligence artificielle (IA) par apprentissage profond (Reinforcement Learning) pour planifier des trajectoires multiples d’électrodes intra-cérébrales afin d’optimiser leur positionnement pour l’exploration des épilepsies pharmaco-résistantes non lésionnelles par stéréo-electroencephalographie (SEEG).
Méthode : A partir des données d’imagerie de patients explorées par SEEG à Strasbourg entre 2019 et 2023, les images anonymisés IRM pré-opératoire et scanner post-opératoire ont été recueillis ainsi que les objectifs de ciblage d’intérêt relatif à la sémiologie des crises d’épilepsie. Une étape de reconnaissance des plots de chaque électrode positionnée a été réalisée et identification de la région explorée à partir d’un atlas de segmentation corticale sur l’IRM avec recalage des images. La rareté des données d’imagerie médicale a nécessité pour la réalisation d’une approche par IA la génération de données d’entrainement synthétiques.
Résultats : 6 cas de simulation de planification à posteriori ont pu être proposés à partir des objectifs de ciblage de l’épilepsie avec une évaluation en aveugle par le neurochirurgien des 2 trajectoires, celle réalisées et celle générées par informatique. L’appréciation subjective de la meilleure trajectoire en fonction des risques relatifs à celle-ci est en faveur des trajectoires automatiques. L’optimisation du nombre d’électrodes pour une même qualité de zones d’intérêt explorées fait partie des objectifs d’évaluation. Cette approche nécessite une stratégie concomitante de positionnement des trajectoires les unes par rapport aux autres.
Conclusion : La génération de trajectoires automatisées par apprentissage profond est possible avec des résultats cohérents et pertinents. L’intégration d’une meilleure segmentation vasculaire des vaisseaux corticaux est nécessaire pour améliorer la fiabilité des propositions. L’intégration de données multicentriques au modèle est indispensable pour augmenter la fiabilité du processus.
Irène OLLIVIER (Strasbourg), Anja PANTOVIC, Julien TODESCHI, Guillaume DANNHOFF, Lucas GAUER, Helene CEBULA, Caroline ESSERT
11:33 - 11:41
#44608 - CF07 La cible VIM efficace en SCP est-elle la même que la cible efficace en lésion ? Intérêt de l’IA algorithmique pour comparer différentes cibles.
CF07 La cible VIM efficace en SCP est-elle la même que la cible efficace en lésion ? Intérêt de l’IA algorithmique pour comparer différentes cibles.
Introduction
Il est difficile de comparer la position d’une structure ou d’une cible chez deux patients différents car cela nécessite de prendre en compte la variabilité anatomique des patients. Il existe des moyens basés sur une standardisation anatomique du cerveau (dont l’espace MNI est le plus abouti). Il est alors nécessaire de déformer l'anatomie du patient pour le superposer à l'espace MNI. Cette déformation est, elle aussi, source d'incertitudes.
Le tremblement essentiel est traité efficacement par stimulation ou lésion du VIM depuis de nombreuses années. Il existe toujours des débats sur la localisation exacte de la cible VIM. La technique lésionnelle et la technique de stimulation cérébrale profonde visent-elle les mêmes cibles ? La comparaison de 2 séries de patients traités efficacement par stimulation cérébrale profonde du VIM et par lésion par radiochirurgie du VIM doit permettre de répondre à cette question. Néanmoins il n'existe pas de séries de patients à la fois traitées par les 2 techniques. Cela repose la question de la comparaison de la localisation d'une cible chez des patients différents.
Méthode
Pour répondre à cette question nous proposons la création de 2 algorithmes liés à un apprentissage statistique supervisé. L'un à partir d’une base de données de patients traités avec succès par radiochirurgie du VIM, l'autre à partir d’une base de données de patients traités avec succès par stimulation cérébrale profonde du VIM. Nous avons appliqué ces 2 algorithmes sur une série de 251 IRM normale (soit 502 hémisphères). Nous sommes ainsi en mesure de comparer 502 fois la localisation d'une cible efficace par radiochirurgie du VIM à une cible efficace par stimulation cérébrale profonde du VIM.
Résultat
La distance euclidienne moyenne entre les deux cibles est de 2,76 mm ±0,94. Dans 79% des cas la distance est supérieure à 2 mm. Cette différence est statistiquement significative ( >65 ; p<10-8).
La localisation du contact actif en stimulation cérébrale profonde est en moyenne plus profonde (1,3 mm±1,38), plus médiane (1,28 mm ±0,91) et plus antérieure (1,26 mm±0,88) que la localisation du centre de la lésion de radiochirurgie.
Conclusions
Les cibles efficaces utilisées en radiochirurgie du VIM et en stimulation cérébrale profonde du VIM sont différentes. Il existe donc plusieurs cibles VIM pouvant traiter efficacement le tremblement.
L'analyse algorithmique basée sur l'étude de cohorte de patients traités avec succès permet de comparer efficacement différentes cibles cérébrales.
Julien ENGELHARDT, Jean REGIS, Emmanuel CUNY (bordeaux), Nejib ZEMZEMI
11:41 - 11:49
#44666 - CF08 Efficacité et sécurité de la stimulation cérébrale profonde du GPi avec 4 électrodes dans le traitement de la dystonie généralisée primaire : à propos de 21 cas.
CF08 Efficacité et sécurité de la stimulation cérébrale profonde du GPi avec 4 électrodes dans le traitement de la dystonie généralisée primaire : à propos de 21 cas.
Introduction
La stimulation cérébrale profonde (SCP) du globus pallidus interne (GPi) est reconnue comme une option thérapeutique efficace pour la dystonie généralisée primaire (DGP). Cependant, une efficacité limitée ou un échappement thérapeutique peut justifier l'ajout de 2 électrodes supplémentaires au sein du GPi. Dans cette étude rétrospective, nous avons analysé l'efficacité à long terme et la sécurité de cette stratégie chez des patients atteints de DGP.
Méthodes
Cette étude inclut des patients atteints de DGP ayant bénéficié d'une implantation initiale ou en 2 temps de 4 électrodes de SCP dans le GPi. Les évaluations ont été effectuées à l'aide de l'échelle motrice et fonctionnelle de Burke-Fahn-Marsden, en préopératoire et au cours du suivi (1 an, 5 ans et dernière visite). Avant l'ajout des électrodes, la persistance d'une réponse clinique à la SCP était confirmée, malgré des paramètres insuffisants pour une amélioration optimale ou un échappement observé. La nouvelle cible était déterminée en fonction de la position des électrodes initiales et du volume résiduel du GPi sensorimoteur. La deuxième intervention était réalisée selon le même protocole que la première, sous anesthésie générale, avec visée directe par IRM, sans enregistrement électrophysiologique.
Résultats
Vingt et un patients ont bénéficié d’une SCP du GPi à 4 électrodes. La durée moyenne de suivi était de 244 mois (101-324). L’implantation initiale de 4 électrodes d’emblée (n=4), ainsi que l'ajout d'une nouvelle paire d’électrodes (n=17), a permis une amélioration motrice et fonctionnelle significative pour la majorité des patients (15/21 ; p=0.008). Cependant, six patients n’ont pas présenté de bénéfice supplémentaire notable.
Conclusion
L’implantation de 4 électrodes de SCP dans le GPi, que ce soit d’emblée ou en ajout à une première intervention, semble être une approche sûre et efficace pour les patients atteints de DGP ayant une réponse sous-optimale ou déclinante à la SCP initiale.
Mohamad EL SAWALHI (Montpellier), Thomas GHEZI, Julie ROSUEL, Emilie CHAN SENG, Philippe COUBES, Gaëtan POULEN
11:49 - 11:57
#44692 - CF09 Etude PULSE : Simulation cérébrale profonde du PULvinar Medial en Epilepsie : résultats intermédiaires de suivi à un an.
CF09 Etude PULSE : Simulation cérébrale profonde du PULvinar Medial en Epilepsie : résultats intermédiaires de suivi à un an.
Objectif : Le pulvinar médial (PuM) constitue du fait de son profil de connectivité à de nombreuses régions corticales, notamment postérieures et de son implication précoce dans les crises une cible prometteuse actuellement à l’étude dans les épilepsies pharmaco-résistantes. Le protocole PULSE (PULvinar Stimulation in Epilepsy) vise à évaluer l’efficacité et la sécurité de la stimulation cérébrale bilatérale de cette cible dans le cadre d’un PHRC-interrégional (NCT04692701)). Les inclusions sont actuellement toutes réalisées mais pas le suivi à 1 ans pour l’intégralité des patients. L’objectif de cette communication est de rapporter les résultats à plus d’un an pour les 6 premiers patients inclus.
Méthodes : L'implantation était réalisée en ciblage direct sous assistance robotisée (Rosa, Zimmerbiomet) et contrôle scanner intraopératoire (Airo, Strycker). Les critères d’inclusion étaient les suivants : épilepsie focale non accessible ou après échec d’une cortectomie et/ou après échec d’une autre stratégie de neuromodulation (SCP du noyau antérieur ou VNS). Les évaluations incluaient le suivi du nombre de crises (carnet de crises), des évaluations neuropsychologiques notamment cognitives, des échelles de dépression, anxiété et qualité de vie et de sévérité des crises. Les patients étaient suivis tous les 3 mois pendant la durée de l'étude. Les paramètres de stimulation étaient les suivants : mode bipolaire, 145Hz, 90 microsec,mode cyclique (5min ON/30s OFF).
Résultats : 15 patients au total ont été inclus et opérés dans le cadre de ce protocole. Sur les 6 patients ayant complété leur suivi à 12 mois,5 ont pu être suivis (un décès par possible SUDEP sans lien direct établi avec la stimulation). Une tendance non significative à la réduction des crises a été observée à 6 mois, devenant plus prononcée à 1 an (réduction moyenne : 45 %).La gravité des crises a significativement diminué (p = 0,02), avec une réduction des scores de l'échelle NHS3. La qualité de vie s'est significativement améliorée à 1 an (p = 0,03). Les évaluations psychiatriques ont indiqué une tendance non significative vers une amélioration des scores de dépression (amélioration moyenne : 26 %) et d'anxiété (amélioration moyenne : 20 %). Les tests neuropsychologiques ont montré une performance cognitive stable ou améliorée chez trois patients sur cinq. Les événements indésirables comprenaient un cas d'hémorragie cérébrale, une infection entraînant l'explantation complète.
Conclusion : Nos résultats préliminaires suggèrent que la stimulation cérébrale profonde du pulvinar constitue une option thérapeutique prometteuse pour réduire la gravité des crises et améliorer la qualité de vie ainsi que les fonctions cognitives chez les patients atteints d'épilepsie pharmacorésistance. La sévérité de l'épilepsie chez tous les patients inclus, attestée par l'échec de multiples stratégies thérapeutiques antérieure est à souligner. Les paramètres de stimulation optimaux restent à déterminer.
Romain CARRON (MARSEILLE), Francesca PIZZO, Bernard GUISANO, Virginie LAGUITTON, Marc ZANELLO, Fabrice BARTOLOMEI
11:57 - 12:05
#44752 - CF10 Evaluation des thalamotomies bilaterales Radiochirurgicales : étude prospective.
CF10 Evaluation des thalamotomies bilaterales Radiochirurgicales : étude prospective.
Rationnel : L’efficacité et sécurité des traitements Gamma Knife unilatéraux du VIM (VIM GK) a bien été démontrée chez les patients souffrant de tremblement Essentiel (TE). La sécurité des traitements bilatéraux reste controversée.
Matériel et méthode : Entre Juin2014 et Novembre 2021 ont été traité contro-latéralement 33 patients présentant un TE pharmacorésistant préalablement traité du coté dominant au moins un an auparavant (N° EUDRACT : 2013-A01289-36). Après application d’un cadre stéréotaxique, une IRM et scanner un isocentre unique de 4mm était positionné au niveau du VIM selon Guiot en adaptant la distance à la ligne médiane en function du DTi. Une evaluation quantitative avant, à 6 et 12 mois après incluait un bilan neuropsychologique ((MMS, apathy Starkstein scale, Stroop, verbal fluences, similitudes), une évaluation de la voix, écriture, marche et équilibre (Kinematic gait analysis SMART TV image processing system, eMOtion), posture (AMTI force platform), sévérité du TE, (Fahn-Tolosa-Marin rating scale) ADL (Bain Scale) et IRM. L'évaluation était indépendante de l’équipe neurochirurgicale et vérifiée par un comité de surveillance.
Résultats: Tous les 33 patients ont complété le suivi à un an (19 hommes, 32 VIM gauche). Un seul patient a présenté une complication (hémi ataxie proprioceptive et dysarthrie dû à une hyper-réponse). L’âge moyen était de 71 ans (55-83). Le délais moyen entre le premier et second traitement était de 28,7 mois. Le critère primaire neuropsychologique n’était altéré chez aucun patient. La voix, marche posture n’était pas altérée. A 1 ans le score de sévérité était amélioré de 58,5%, le score de handicape de 84,8%, le score d’impact fonctionnel de 68,6%. Seuls 4 patients ont été en échec. Pour les 29 patients répondeurs l’amélioration moyenne du membre supérieur traité était de 74,4%. Aucun effet secondaire lié à la bilatéralité n’est rapport.
Conclusion : Cette étude prospective démontre la très bonne sécurité et efficacité du traitement controlatéral chez un groupe sélectionné de patients traités du premier coté au moins un an auparavant avec un bon résultat.
Jean REGIS, Axel CRETOL (Marseille), Anne BALOSSIER, Marwan HARIZ, Paul KRACK, Tatiana WITJAS
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Salle Méridienne |
| 12:15 |
ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO
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SYMPO_01
12:15 - 14:15
ATELIER DÉJEUNER - Novocure
Innovations dans la prise en charge du Gliobastome : perspective et synergie entre neurochirurgien et neuro-oncologue en 10 questions
Modérateur :
Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
12:35 - 12:55
Perspective du neuro-chirurgien.
Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Orateur, BREST)
12:55 - 13:15
Perspective du neuro-oncologue.
Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Orateur, Rennes)
13:15 - 13:30
iscussion - Session interactive de questions/réponses avec le panel d’orateur et l’audience.
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Salle 2 |
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SYMPO_02
12:15 - 14:15
ATELIER DÉJEUNER - B Braun
HANDS ON : NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE .
Traitement chirurgical des anévrismes cérébraux.
Orateurs :
Elsa MAGRO (PU PH) (Orateur, BREST), Laurent THINES (PUPH) (Orateur, BESANÇON)
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Salle 3/4 |
| 14:15 |
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A15
14:15 - 14:30
DISCOURS D'OUVERTURE
Conférenciers :
Claire HAEGELEN (Neurosurgeon) (Conférencier, Lyon), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
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Grand Théâtre |
| 14:30 |
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A16
14:30 - 16:00
SESSION NEURO-ONCOLOGIE
Mise à jour de la prise en charge du glioblastome
Modérateurs :
Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (BREST)
14:30 - 14:32
Introduction.
Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
14:32 - 14:42
60 ans de la SFNC et 60 ans de prise en charge du glioblastome.
Johan PALLUD (PU-PH) (Conférencier, PARIS)
14:42 - 14:57
Actualités dans la prise en charge neuro-oncologique du glioblastome.
Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Conférencier, Rennes)
14:57 - 15:12
Actualités dans la prise en charge radiothérapeutique du glioblastome.
Vincent BOURBONNE (Radiothérapeute) (Conférencier, Brest)
15:12 - 15:22
Quel est l'impact pronostique de l'étendue de la résection dans le glioblastome en 2024.
Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
15:22 - 15:32
Quelles solutions techniques à disposition en 2024 (IRM per-op, fluorescence, chirurgie éveillée).
Nicolas REYNS (Professor of Neurosurgery) (Conférencier, LILLE)
15:32 - 15:47
Spécificité de la prise en charge chez le sujet âgé.
Eric SCHMIDT (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse), Paul TOUCHARD (Gériatre) (Conférencier, Brest)
15:47 - 16:00
Conclusion et discussions.
Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
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Grand Théâtre |
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B16
14:30 - 15:30
COMMUNICATIONS LIBRES - HYDRO TC
Modérateurs :
Matthieu FAILLOT (Praticien Hospitalo Universitaire) (Clichy), Stéphane GOUTAGNY (PUPH) (Paris)
14:30 - 14:38
#44540 - CH01 Diminution du gradient de pression de l’aqueduc du mésencéphale par IRM dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.
CH01 Diminution du gradient de pression de l’aqueduc du mésencéphale par IRM dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.
Introduction
Le volume oscillatoire de LCS au niveau de l’aqueduc du mésencéphale (VOlcs) représente le volume de LCS oscillant entre le V3 et le V4 via l’aqueduc pendant un cycle cardiaque. Le débit de LCS au niveau de l’aqueduc (Qlcs) résulte par le gradient de pression entre le V3 et le V4 (deltaP) et la résistance à l’écoulement au niveau de l’aqueduc (Raqu). deltaP est égal au produit de la résistance et du débit (deltaP=Raqu x Qlcs). L’objectif de notre étude est de calculer deltaP et d’analyser ce paramètre dans une population de patients présentant une hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA).
Méthode :
Nous avons appliqué cette nouvelle méthodologie à 28 patients présentant une suspicion d’HCA (74±6 ans) qui ont bénéficiés d’une IRM morphologique clinique comprenant des acquisitions de contraste de phase au niveau de l'aqueduc en préopératoire. Après bilan diagnostic plurimodal (DESH, TAP-test, test d’infusion), nous avons séparé cette population en 2 groupes : groupe HCA+ et HCA-. Le groupe HCA+ (17 patients) est le groupe de patient ayant été traité et amélioré après chirurgie de dérivation ventriculoatriale. Le groupe HCA- (11 patients) est composé de patient exclu d’une indication chirurgicale devant la négativité de l’ensemble du bilan diagnostic. Grace à un logiciel développé dans notre laboratoire, nous avons analysé VOlcs, Qlcs, Raqu et deltaP. Qlcs était mesuré par post-traitement d’IRM par contraste de phase. La résistance à l’écoulement du LCS au sein de l’aqueduc était calculé par l’équation de Poiseuille et après segmentation de la surface d’écoulement sur l’ensemble de la longueur de l’aqueduc. La viscosité était supposée constante et similaire à celle de l’eau à 37°C. Nous avons mesuré le deltaP maximal et minimal à l’origine des pics de débit de LCS de manière bidirectionnelle. Nous avons défini le paramètre stress_deltaP (=MAXdeltaP-MINdeltaP). Ce paramètre représente l’écart maximum de pression rencontré au cours du cycle cardiaque.
Résultats :
VOlcs (microL/cycle cardiaque) n’étaient pas différents dans les populations HCA+ et HCA-. (136±98 versus 115±84 ; p=0,55). Raqu (mPa/s/mm3) et Stress_deltaP (Pa) était plus petit significativement dans la population HCA+ par rapport à la population HCA- (respectivement 9,04±7,30 versus 18,51±19,77, p=0.04 et 6,22±3,09 versus 13,36±14,70, p=0,04). Raqu et Stress_deltaP était corrélés dans la population HCA+ (R2=0,63, p=10-3) mais pas dans la population HCA- (R2=0,35, p=0,054).
Conclusion :
Stress_deltaP peut être calculé facilement et de manière non invasive par IRM. Dans les HCA, ce paramètre est paradoxalement diminué. La pulsatilité augmentée du LCS au sein de l’aqueduc est essentiellement due à une diminution de la résistance à l’écoulement à ce niveau et donc une augmentation de la surface d’écoulement de ce dernier.
Cyrille CAPEL (Amiens), Pan LIU, Kimi OWASHI, Heimiri MONNIER, Metanbou SERGE, Johann PELTIER, Olivier BALÉDENT
14:38 - 14:46
#44546 - CH02 Classification intégrée pour la prise en charge des pathologies des méninges spinales.
CH02 Classification intégrée pour la prise en charge des pathologies des méninges spinales.
Introduction
Avec de multiples termes désignant des anomalies anatomiques similaires ou aux caractéristiques proches, les pathologies des méninges spinales peuvent prêter à confusion. Par conséquent, la prise en charge de ces lésions manque de consensus et de multiples techniques ont été décrites. Notre objectif a été de réviser la classification des pathologies des méninges spinales afin d'y intégrer leurs mécanismes physiopathologiques ainsi que leur prise en charge diagnostique et thérapeutique.
Matériel et méthodes
Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective couvrant une période de 10 ans dans un seul centre, le service de neurochirurgie de l'hôpital de Bicêtre. Les données cliniques et radiologiques des patients ont été recueillies et les pathologies des méninges spinales ont été catégorisées selon une classification révisée. Les diagnostics ont été comparés à la terminologie privilégiée par les neurochirurgiens et les radiologues et aux constatations per-opératoires lorsque celles-ci étaient disponibles.
Résultats
264 patients avec un total de 273 lésions ont été inclus dans cette étude. Ces lésions ont été distinguées en pathologies de la dure-mère d'une part (n = 192), comprenant les diverticules (n = 129), les dissections (n = 46), les ectasies (n =17) ; en pathologies de l'arachnoïde d'autre part, incluant les brides (n = 32), les kystes (n =20) et les arachnoïdites (n = 29). Les présentations cliniques et radiologiques de ces lésions étaient étroitement liées à leur classification, avec des similitudes et des caractéristiques propres à chaque diagnostic. 49 patients ont nécessité un traitement chirurgical (18 duropathies et 31 arachnoïdopathies). Des discordances diagnostiques, c'est-à-dire l'usage d'un terme différent par le neurochirurgien et/ou le radiologue, étaient fréquentes. 57.1% d'entre elles concernaient des termes équivalents pour le diagnostic d'une même anomalie considérée mais 23.4% de ces discordances impliquaient un diagnostic erroné.
Conclusion
Nous proposons une classification intégrée des pathologies des méninges spinales qui peut être diffusée auprès des neurochirurgiens, des neurologues et des radiologues afin de standardiser et de guider la prise en charge de ces lésions.
Steven KNAFO, Anaïs VENARD (PARIS), Nozar AGHAKHANI, Fabrice PARKER, Anne HERBRECHT, Farida BENOUDIBA BATAILLE
14:46 - 14:54
#44581 - CH03 Les traumatismes craniens graves à propos de 150 cas.
CH03 Les traumatismes craniens graves à propos de 150 cas.
Introduction:
Le traumatisme crânien est une pathologie courante et fréquente aux pavillon des urgences de neurochirurgie qui touche aussi bien les enfants et les adultes , ils peuvent être isolés ou rentrer dans le cadre d'un poly traumatisme.
Matériels et méthodes :
150 cas de traumatisme crânien grave ont étaient admis aux pavillon des urgences chirurgicales de notre hôpital au cours de l'année 2024,la majorité à savoir 80% étaient des adultes à savoir 120 adultes , le traumatisme crânien était isolée dans presque 50% des cas , le mécanisme était dans la majorité des cas suite à des accidents de la circulation chez presque 110 personnes , le reste était dus à des accidents de travail suite une chute d'un étage élevé ou par coups et blessures volontaires soit par armes à feux , par jet de pierre ou par fusil harpant dans deux cas , blessure par arme blanche .
Ces patients ont pratiquement tous étaient admis dans un état comateux ou qui ont dégradés leurs score des heures après leurs admission.
la TDM cérébrale a objectivés différentes lésions cérébrales , des plaies cranio-cérébrales chez 30 % des cas , embarrures associés à des foyers hémorragiques intra parenchymateux , l’inondation ventriculaire a été vue seules ou associés à des hémorragies parenchymateuses, l'hématome extra dural a été observés chez 28 malades , l 'hématome sous dural aiguë compressif chez 38 patients , l'œdème cérébral chez presque tous nos malades , un corps étranger tels qu'un couteau , un fusil harpant, ou des pierres en intra parenchymateux ou balle d’arme à feux .
Ces malades ont étaient pris en charge simultanément par l'équipe de réanimation et par les neurochirurgiens de garde, ou les hématomes extra duraux ont étaient évacués en urgence, ainsi que les hématomes sous duraux aiguë mais le délais de la chirurgie a dépassé les 06 heures chez presque tous les malades d'autant plus qu'ils sont évacué des villes limitrophes, un drainage externe a été place chez les malades avec inondation ventriculaires, les plaies par arme à feux le traitement chirurgicale consisté à faire un parage du point d'entré et de sortie .
Résultats:
Le pronostic de ces malades étaient réservés vue l'état de conscience dans lequel ils ont étaient admis et vue l'ampleur des lésions cérébrales observés sur le scanner cérébrale, le devenir de ces malades ne dépendait pas seulement des lésions cérébrales mais également du bilan lésionnel associé .
Certaines de ces lésions cérébrales ne posait pas d'indication neuro- chirurgicales mais d'une prise en charge en unité intensives .
le taux de survie été estimés à 30% .
Conclusion :
Les traumatismes crâniens nécessitent une prise en charge médicale et chirurgicale rapide après évaluation radiologique ;leur pronostic reste réservé quant à la gravité du traumatisme crânien .
Sandra FEKNOUS (Annaba, Algérie), Mourad BOUAZIZ
14:54 - 15:02
#44652 - CH04 Etude quantitative de la dynamique des neurofluides par irm par contraste de phase dans le contexte d’Anomalies de Chiari symptomatiques et non symptomatiques.
CH04 Etude quantitative de la dynamique des neurofluides par irm par contraste de phase dans le contexte d’Anomalies de Chiari symptomatiques et non symptomatiques.
Introduction : L’Anomalie d’Arnold Chiari (AC) est une entité définie radiologiquement par la ptose des tonsilles cérébelleuses en dessous du plan du Foramen Magnum. La physiopathologie de cette anomalie reste mal comprise. La présence ou l’absence de symptômes chez certains patients reste inexpliquée. En physiologie, le LCS joue un rôle de compliance mobile. Le LCS oscille entre les espaces sous-arachnoïdiens intracrâniens et rachidiens en fonction des variations de volume vasculaire intracrânien au cours d’un cycle cardiaque. La dynamique des neurofluides au cours du cycle cardiaque est altérée chez les patients ayant une AC. Ceci augmente la résistance à l’écoulement du LCS à ce niveau. L’objectif de cette étude est d’analyser la transmission de la pulsatilité du LCS et les mécanismes de compensation aux altérations de la circulation des neurofluides en fonction du caractère symptomatique dans les AC.
Patients et méthode : 68 patients symptomatiques (age moyen 42 ans+/-13) et 25 asymptomatiques (age moyen 37 ans+/-14) ont été rétrospectivement inclus. Les patients sont considérés asymptomatiques lorsque l’AC a été découverte sur une imagerie réalisée dans un contexte précis tel qu’un traumatisme crânien. Les patients sont symptomatiques lorsque le neurochirurgien a rattaché en consultation les symptômes à l’AC, des bilans complémentaires ont été demandés en cas de doute sur l’origine des symptômes. Chaque patient a bénéficié d’une IRM par contraste de phase permettant d’étudier le volume oscillatoire du LCS passant par les citernes prépontiques (VO_lcs_cpp), le foramen Magnum (VO_lcs_fm) et le niveau cervical C2C3 (VO_lcs_cerv). Le volume oscillatoire du tronc cérébral (VO_tc_fm) est également mesuré ainsi que le volume oscillatoire artérioveineux intracrânien (VO_vasc).
Résultats : Il n’y a pas de différence statiquement significative mesurée entre les volumes oscillatoires du LCS des patients symptomatiques et ceux asymptomatiques. De même, des schémas de transmission de la pulsatilité entre les espaces sous-arachnoïdiens intracrânien et rachidiens du LCS sont identiques entre les deux groupes de patients. Chez les patients symptomatiques, une corrélation statistiquement significative est observée entre le VO_lcs_cpp et le VO_vasc (rho = 0.501, p<0.05), le VO_lcs_fm et le VO_vasc (rho = 0.318, p<0.05), la somme des VO_lcs_fm et VO_tc_fm et le VO_vasc (rho = 0.314, p<0.05). Ces corrélations ne sont pas statistiquement significatives chez les patients asymptomatiques.
Conclusion : L’analyse quantitative de la dynamique des neurofluides semble permettre de mettre en évidence des différences de comportement des interactions entre les paramètres hydrodynamiques et les paramètres hémodynamiques entre les populations symptomatiques et non symptomatiques. L’analyse hemohydrodynamique est une approche originale permettant de mieux comprendre l’impact de la ptose des tonsilles cérébelleuses sur la dynamique du LCS et son rôle de compliance mobile.
Pauline CARLIER (amiens), Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER, Cyrille CAPEL
15:02 - 15:10
#44653 - CH05 Etude quantitative du gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de sylvius dans le contexte d’anomalie de Chiari.
CH05 Etude quantitative du gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de sylvius dans le contexte d’anomalie de Chiari.
Introduction : L’anomalie d’Arnold Chiari de type I (AC) est définie radiologiquement par une ptose des tonsilles cérébelleuses sous la ligne de MacRae. Une altération quantitative de la dynamique des neurofluides au cours du cycle cardiaque(CC) a été démontrée grâce à l’IRM par contraste de phase(IRMCP) chez les patients atteints d’une AC. Le volume oscillatoire de LCS au sein de l’aqueduc du mésencéphale(VOLCS) représente le volume de LCS oscillant entre le V3 et le V4 via l’aqueduc pendant un CC. Le débit de LCS au sein de l’aqueduc(QLCS) résulte du gradient de pression entre le V3 et le V4(∆P) et la résistance à l’écoulement au niveau de l’aqueduc(RAQU). ∆P est égal au produit de la résistance et du débit (∆P=RAQUx QLCS). L’objectif est de calculer ∆P et d’analyser ce paramètre dans une population de patients AC.
Méthode : 29 patients AC ont été rétrospectivement inclus (âge 41,72+/-13,57). Chacun a bénéficié d’une IRMCP permettant de calculer le gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de Sylvius au cours du CC. Ces données ont été comparées à celles de 36 témoins. Les IRMCP ont été traité par le logiciel Flow développé au CHU d’Amiens. Nous avons analysé VOLCS, QLCS, RAQU et ∆P. QLCS était mesuré par post-traitement d’IRMCP. La résistance à l’écoulement du LCS au sein de l’aqueduc était calculé par l’équation de Poiseuille après segmentation de la surface d’écoulement sur la longueur de l’aqueduc. La viscosité était supposée constante, similaire à l’eau à 37°C. Nous avons mesuré le ∆P maximal et minimal à l’origine des pics de débit de LCS. Nous avons défini le paramètre stress_∆P (=max∆P-min∆P). Ce paramètre représente l’écart maximum de pression au cours du CC.
Résultats : Les calculs préalables à la mesure de la pression ont été réalisés chez les patients AC : VOLCS(39,73+/-37,58), QLCS(310,26+/-344,08) RAQU(113,4+/-123,10) et ∆P. Il n’existe pas de différence statistiquement significative entre les témoins (stress_∆P =14,05+/-6,50) et les patients AC (stress_∆P =18,77+/-24,99) (p=0,59). Dans la population AC, il existe une hétérogénéité du stress_∆P. 10 patients (34,48%) ont un stress_∆P compris dans les normes (entre 10 et 15 mmHg), chez 10 patients (34,48%) il est supérieur à la norme et chez 9 patients (31,03%) il est inférieur.
Conclusion : Il est possible de mesurer quantitativement le stress barométrique au sein de l’aqueduc de Sylvius. Aucune différence n'est retrouvée entre les populations AC et témoins, mais nous retrouvons une hétérogénéité importante du stress_∆P dans la population AC. Cette hétérogénéité permet de montrer qu’une majorité des patients présentent une augmentation du stress_∆P comparativement à une population témoin. De précédentes études ont montré un lien entre le caractère symptomatique et la dynamique du LCS dans les AC. Ceci peut être en lien avec un stress barométrique augmenté dans les populations symptomatiques. De futures études permettront d’approcher ce concept avec une population plus large.
Pauline CARLIER (amiens), Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER, Cyrille CAPEL
15:10 - 15:18
#44683 - CH06 Hydrocéphalie obstructive secondaire à infection neuro-méningée à Tropheryma whipplei.
CH06 Hydrocéphalie obstructive secondaire à infection neuro-méningée à Tropheryma whipplei.
L’hydrocéphalie obstructive par sténose de l’aqueduc du mésencéphale est une cause d’hydrocéphalie pédiatrique habituellement congénitale, isolée ou bien associée à une malformation du système nerveux central (SNC). Chez l’adulte, les causes acquises regroupent principalement les causes tumorales, vasculaires ou post-infectieuses.
La maladie de Whipple est une infection chronique systémique rare causée par un bacille Gram positif, Tropheryma Whipplei (TW). La prévalence est estimée à 1-3/1 000 000. L’âge moyen au diagnostic est de 55 ans avec prédominance masculine. Le tableau clinique est variable avec une symptomatologie principale articulaire et gastro-intestinale. Les rechutes sont fréquentes même sous antibiothérapie. La diffusion du germe dans le SNC est constaté dans 50% des cas et symptomatiques dans 10-40%. Les manifestations neurologiques les plus fréquentes sont des altérations cognitives et des céphalées, rarement des désordres oculomoteurs.
Nous présentons le cas d’un homme de 62 ans suivi pour une maladie de Whipple diagnostiquée en 2018 traité initialement par DOXYCICLINE et HYDROXYCHLOROQUINE relayé par BACTRIM FORTE en 2023 pour une rechute.
Depuis janvier 2024, des troubles de la marche s’installèrent progressivement, associés à des troubles cognitifs (MOCA 13/30) et des troubles sphinctériens.
Il a bénéficié d’une IRM cérébrale de flux retrouvant une hydrocéphalie triventriculaire obstructive chronique par sténose inflammatoire de l’aqueduc du mésencéphale (IRM cérébrale au diagnostic normale). L’injection de gadolinium n’a pas retrouvé de ventriculite ou de prises de contraste intraparenchymateuse. Il a bénéficié en semi-urgence d’une ventriculocisternostomie endoscopique concomitant à un changement d’antibiothérapie par CEFTRIAXONE 2g/jour en intra-veineux.
L’IRM cérébrale post opératoire montrait une stomie perméable et on retrouvait une PCR positive à TW dans le liquide cérébro-spinal (LCS).
Le traitement médical de la maladie de Whipple inclue la CEFTRIAXONE IV 2g/j pendant 14 jours puis le BACTRIM 2x/j pendant 12 mois selon la seule étude randomisé publiée. Il est recommandé de réaliser une analyse du LCS initiale et pendant le suivi.
Il n’existe que deux cas publiés d’hydrocéphalie obstructive traitée par ventriculocisternostomie et antibiothérapie dans cette pathologie rare, qui peut dans certain cas se présenter uniquement sous sa forme neurologique. Le suivi prolongé multidisciplinaire sera nécessaire pour juger de l’efficacité du traitement.
Julien PETITBOULANGER (BESANCON), Noor HAMDAN, Hassan KATRANJI, Antoine PETIT, Aurelie DAUTA, Nassim BOUGACI, Marion DAVID, Catherine CHIROUZE, Laurent THINES
15:18 - 15:26
#44691 - CH07 Gestion des infarctus sylviens malins : Analyse de la craniectomie décompressive au CHU Hassan II, Maroc.
CH07 Gestion des infarctus sylviens malins : Analyse de la craniectomie décompressive au CHU Hassan II, Maroc.
Introduction :
L'infarctus sylvien malin est une forme particulièrement grave d'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, caractérisée par un œdème cérébral massif entraînant une augmentation rapide de la pression intracrânienne et des risques élevés de mortalité. La craniectomie décompressive (CD) est souvent envisagée comme une intervention de dernier recours pour réduire cette pression et prévenir l'engagement cérébral. Dans cette étude, nous analysons les résultats de la CD chez les patients atteints d'infarctus sylvien malin, en nous basant sur une étude rétrospective menée de 2014 à 2024 et incluant un total de 60 patients traités dans notre centre.
Résultats :
Nos analyses montrent une réduction significative de la mortalité chez les patients traités par CD en comparaison avec ceux ayant reçu un traitement médical seul. Parmi les 60 patients de notre cohorte, le taux de survie après CD s'est avéré plus élevé, avec une amélioration de l'état neurologique observée dans certains cas. Cependant, les résultats fonctionnels varient, plusieurs patients conservant des déficits neurologiques malgré la survie accrue. Les facteurs influençant ces résultats incluent l'âge des patients, le délai de l'intervention, et la gravité initiale de l'infarctus.
Conclusion :
La craniectomie décompressive apparaît comme une intervention efficace pour réduire la mortalité associée à l'infarctus sylvien malin. Bien que cette technique améliore les chances de survie, une sélection minutieuse des patients et une évaluation du pronostic fonctionnel sont nécessaires. Cette étude souligne l'importance d'une meilleure standardisation des critères de sélection pour la CD et encourage la poursuite des recherches pour optimiser la prise en charge post-opératoire et la qualité de vie des patients.
Oualid HMAMOUCHE, Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
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Salle Méridienne |
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"Mercredi 19 mars"
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C16
14:30 - 16:00
ATELIER CRANIOTOMIE - SESSION A
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Salon B |
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"Mercredi 19 mars"
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B16.1
15:30 - 16:00
SESSION PROFESSIONNELLE DEVELOPPEMENT DURABLE
Modérateurs :
Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Toulouse), Irène OLLIVIER (PHU) (Strasbourg)
15:30 - 16:00
Bilan des l’année écoulée et veille écoresponsable.
15:30 - 16:00
Invités :" Voir plus loin, du bloc opératoire au Vendée Globe ».
Armel Tripon, skipper professionnel et Nolwenn Febvre, présidente de l’association les P’tits Doudous
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Salle Méridienne |
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PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
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| 16:05 |
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EP02.2
16:05 - 16:25
Eposter Session 02 - Écran 2 - Oncologie
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
16:05 - 16:25
#44616 - EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?
EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?
La compréhension du micro-environnement tumoral (MET) dans le glioblastome (GBM) reste centrale pour appréhender l’évolution, l’invasion, la résistance et la récidive. Le MET est composé notamment de cellules immunitaires, dont les interactions avec les cellules tumorales sont nombreuses du fait d’un puissant effet immunosuppresseur, pro tumoral.
L’immunothérapie des check-points occupe désormais une place importante en cancérologie solide et s’oriente vers la neuro-oncologie. Plusieurs essais cliniques, notamment de phase III d’évaluation de l’immunothérapie (nivolumab, pembrolizumab, ipilimumab) ont été réalisé. Malheureusement, ni la présence d’un infiltrat lymphocytaire, ni l’expression des marqueurs immunitaires et leur blocage ne semblent améliorer la survie des patients ou être corrélés au pronostic.
Nous présentons donc des pistes de réflexion cliniques et fondamentales, adossées à nos travaux d’études de l’évolution du MET immunitaire, entre diagnostic et récidive (15 couples de primo-cultures de GBM issues de notre activité clinique). Au cours de la progression, ou de la récidive tumorale, d’un point de vue cellulaire, un important enrichissement macrophagique immunosuppresseur est invariablement constaté, soulevant le rôle central des cellules souches tumorales. Du point de vue des check-points, l’expression de PD-L1 est plus importante à la récidive, B7-H3 est exprimé à un niveau élevé quel que soit le stade évolutif et l’expression d’HLA-DR croit avec la récidive, ce qui traduit des phénomènes de cooptation du MET par les cellules tumorales.
A la lumière de la littérature scientifique, nous avons souhaité interroger la place qu’occupe le témozolomide (TMZ) dans la réponse immunitaire, en abordant la question de la dose, de la voie d’administration. Nous avons également souhaité aborder le rôle qu’occupe l’inhibition de PARP (PARPi), protéine senseur des lésions de l’ADN, dans la réponse anti-tumorale de l’immunothérapie. Il semble que la répression de la MGMT par un PARPi soit associée à une répression des gènes de l’immunosuppression tumorale et que la voie cGAS-STING soit le relai central du boost de la réponse immunitaire anti-tumorale médiée par les PARPi. L’échec des essais cliniques d’immunothérapie dans le GBM pourrait donc reposer sur une double problématique : déterminer la bonne temporalité pour profiter des hauts niveaux d’expression de PD-L1 et user de leur blocage lors de la récidive et renforcer l’immunogénicité tumorale par l’ajout d’un PARPi.
Edouard SAMARUT (Nantes), Céline SALAUD
16:05 - 16:25
#44649 - EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.
EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.
Background. Glioblastomas, IDH-wildtype in young adults is a rare and poorly known entity. We compared the prognosis of newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype in young adults (i.e 18-39 years) compared to those in adult patients (i.e >39 years).
Methods. We performed an observational, retrospective, single-centre cohort study at a tertiary neurosurgical oncology centre between January 2006 and December 2022.
Results. We included 1149 patients with a newly diagnosed supratentorial glioblastoma, IDH-wildtype. Young adults: 1) represented a small proportion of patients with glioblastoma, IDH-wildtype (n=43, 3.7%); 2) had a longer progression-free survival (p=0.001); 3) had a longer overall survival (p<0.001) and; 4) did not have higher surgically-related adverse event rates (p=0.198). In multivariate analyses, longer progression-free and overall survivals were independently associated with young adults (p=0.015 and p=0.002), surgical resection (p<0.001, p<0.001), extent of resection (p=0.004, p=0.004), and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.005, p=0.007). In the subgroup of young adults, longer progression-free and overall survivals were independently associated with surgical resection (p=0.006 and p<0.001) and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.001 and p=0.007). DNA-methylation analysis is underway to identify a particular epigenetic profile by age.
Conclusion. Newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype is a rare histo-molecular subtype in young adults with a better prognosis than older adults. Maximal safe resection and standard chemoradiotherapy protocol provides better survival results. Young adults deserve dedicated management in specialized neurosurgical oncology centres. Further histo-molecular analyses are required to understand the differences in prognosis compared to adult patients.
Alexandre ROUX (Paris), Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Alessandro MOIRAGHI, Arnault TAUZIÈDE-ESPARIAT, Edouard DEZAMIS, Thomas BLAUWBLOMME, Catherine OPPENHEIM, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25
#44650 - EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.
EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.
Background.
Astrocytomas contain 3 main cell populations, glioma stem cells, astrocyte like cancer cells, and neuronal like cancer cells. In astrocytomas, only the astrocytic and neuronal stem cell states continue to differentiate to mature astrocytic and neuronal cancer cell states. Like glioblastoma, the stem cell population is the dividing cell state within the tumor, not the mature differentiated astrocytic and neuronal cancer cells. And the number of dividing stem cells increases with tumor grade directly leading to tumor growth and death. Since glioma stem cells, the origin cells of the cancer, continually repopulate the cancer, are thought to be resistant to traditional treatments, and are the dividing cell population - they should be considered the main cell state target for treatments. IDH mutation is important in maintaining the stem pool and is thus an important regulator of this critical cell population. Vorasidenib, an inhibitor of mutant IDH1 and IDH2 enzymes that decreases intracellular 2-HG, showed a survival (PFS) advantage in patients with astrocytomas, IDH-mutant.
Objectives.
In the present study, we assessed which stem cells do Vorasidenib affect. We postulated several hypotheses: only the cycling neuronal progenitor like cells, or others such as astrocyte progenitors, neuronal progenitors, or even early gliomas stem cells like adult radial glia cells and oligoprogenitor neural stem cells?
Methods.
We included 133 primary and recurrent astrocytomas, IDH-mutant with histo-molecular characterization. We created Tissue Microarrays (TMAs). We performed proteomic analyses including 4 antibodies to identify the different cell subtypes. Using fully-automated quantification process, we assessed the percentage of cell subtypes in all the astrocytomas and we make comparison between primary/recurrent and different grades. Cell culture with 6uM Vorasidenib and classical media (DMSO) during 3 weeks was performed. Finally, new proteomic analyses were done to assess changes in cell subtypes.
Results.
Based on proteomic analyses, we found a higher rate of neuronal progenitors (NP-NSCs) in grade IV IDH-mutant astrocytomas but no differences between grade II and III. Similarly, the rate of adult radial-glial cells 2 (ARG2) are significantly lower in grade IV comparing with grade II and III suggesting a major role for neuronal progenitors in cell division and brain invasion. We found similar results after using Vorasidenib during 3 weeks on astrocytomas. We found a significant decrease of NP-NSC and an increase in mature neurons after treatment.
Conclusion.
We assessed the biological role of different cell subtypes in IDH-mutant astrocytomas. We also tried to understand the mechanism of Vorasidenib to create a differentiation process leading to less aggressiveness of the astrocytomas. Future analyses are needed to better understand these mechanisms and to improve patients’ prognosis.
Alexandre ROUX (Paris), Michael LUO, Al-Saadi TARIQ, Phuong Uyen LE, Roberto DIAZ
16:05 - 16:25
#44796 - EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.
EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.
Le syndrome de Gorham-Stout est une affection osseuse très rare d'étiologie inconnue. Il se caractérise par l'apparition spontanée d'une résorption osseuse.
Les os qui semblaient auparavant normaux commencent à se résorber, partiellement ou complètement. Parfois, il ne reste qu'une fine couche d'os cortical, qui est généralement peu remplacée par du tissu fibreux. Ce processus peut se poursuivre pendant des années, mais peut aussi s'arrêter spontanément. La perte osseuse peut se produire dans un seul os ou s'étendre aux tissus mous et aux os adjacents. Bien que la maladie puisse toucher n'importe quel os du corps, elle est plus souvent reconnue plus tôt lorsque le crane et/ou la mandibule sont touchés. En raison de sa rareté, cette maladie est souvent méconnue et l'absence d'accord sur la meilleure façon de traiter le syndrome de Gorham-Stout peut retarder la mise en place du traitement. Nous rapportons le cas d'une femme âgée de 23 ans , sans antécédents pathologiques notables , qui consulte pour une déformation du crane d’aggravation progressive depuis 1 an , le tout évoluant dans un contexte d’apyrexie et en dehors de tout traumatisme crânien .
L’examen neurologique est sans particularités et l’examen du crane objective une déformation du crane occipitale gauche. L’imagerie a objectivé un remlacement osseux occipital gauche étendue à la mastoïde gauche avec lyse de la paroi postérieure du conduit auditif externe.
Une biopsie large a été réalisée confirmant le diagnostique de syndrome de Gorham-Stout.
L'ostéolyse idiopathique, telle que le syndrome de Gorham-Stout, reste une affection imprévisible qu'il convient d'envisager en cas de progression très rapide des lésions osseuses lytiques du crane. Le diagnostic est difficile. Les traitements et les soins sont généralement orientés vers les symptômes spécifiques et devraient nécessiter une approche d'équipe multidisciplinaire avec un suivi à long terme. Une thérapie médicale multimodale avec/sans radiothérapie peut être utile pour arrêter la progression des lésions osseuses. La chirurgie joue un rôle dans la stabilisation de la maladie ou en présence de complications.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Sofiéne BOUALI, Khansa ABDERRAHMEN, Ala BELHADJ, Abdelhafidh SLIMANE, Khalil GHEDIRA, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
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EP02.3
16:05 - 16:25
Eposter Session 02 - Écran 3 - Fonctionnel | Rachis
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
16:05 - 16:25
#43923 - EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.
EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.
Introduction : Les textilomes vertébraux, bien que rares, représentent une complication postopératoire importante. Ils sont souvent confondus avec des lésions tumorales ou infectieuses, ce qui retarde leur diagnostic.
Objectifs : Mettre en évidence les caractéristiques radiologiques des textilomes vertébraux afin d'améliorer leur diagnostic différentiel en imagerie médicale.
Matériel et méthode : Il s’agit d’un patient âgé de 57 ans ayant bénéficié, il y a 15 ans, d’une chirurgie rachidienne non documentée. Le patient présentait des douleurs lombaires chroniques, récemment aggravées par l’apparition d’un déficit neurologique. Les examens d’imagerie réalisés incluaient principalement l’IRM et le scanner, utilisés pour caractériser la masse observée.
Résultats :
• Le scanner révèle une masse hyperdense spontanément, avec des bords ondulés typiques d'un matériel textile.
• Le textilome se présentait en IRM sous forme de masse encapsulée avec des signaux hétérogènes en T1 et T2, entourée d'une réaction inflammatoire.
• Le diagnostic différentiel incluait des tumeurs et des abcès, mais l'association avec les antécédents chirurgicaux a permis de poser le diagnostic.
Discussion : L'imagerie, en particulier l'IRM, joue un rôle clé dans l'identification des textilomes vertébraux. Cependant, le diagnostic peut être complexe en raison de leur présentation non spécifique. Ce cas souligne l'importance de considérer un textilome dans le diagnostic différentiel des masses para spinales, notamment chez les patients opérés.
Conclusion : Les textilomes vertébraux représentent un défi diagnostique en radiologie. Une connaissance approfondie des caractéristiques radiologiques et un historique chirurgical précis sont essentiels pour éviter des interventions inutiles et orienter la prise en charge.
Yassine BAROUDI, Salah BELLASRI (Marrakech, Maroc), Abdelilah MOUHSINE
16:05 - 16:25
#44548 - EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.
EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.
Introduction :
La chirurgie de résection est connue comme une option thérapeutique efficace dans l’épilepsie mésiotemporale associée à une sclérose hippocampique et dans les épilepsies lésionnelles. Dans le cas des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante à IRM normale (cryptogénique), une implantation d’électrodes intracérébrales pour enregistrement sEEG est nécessaire pour définir la zone épileptogène à réséquer. Cette étude avait pour but d’étudier l’efficacité et la sécurité de la chirurgie de résection chez les patients atteints d’épilepsie cryptogénique ayant préalablement eu une sEEG.
Méthodes :
Cette étude monocentrique et rétrospective a inclus les patients adultes, opérés entre 1995 et 2023, qui avaient une épilepsie focale pharmacorésistante sans lésion visible à l’IRM cérébrale et avaient eu une exploration préchirurgicale par sEEG suivie d’une résection chirurgicale. Les données collectées incluaient les caractéristiques démographiques, cliniques, électrophysiologiques, radiologiques et neuropsychologiques, et la classification de Engel pour évaluer les résultats postopératoires. Une analyse multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs associés à une liberté de crise en postopératoire.
Résultats :
107 patients ont été inclus. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 35 ± 17 ans, et l’âge moyen de début de l’épilepsie était de 16 ± 18 ans. La majorité des résections réalisées concernait le lobe temporal (55 %), suivie des localisations frontales (22 %) et pariétales (13 %). Avec une durée médiane de suivi postopératoire de 6 ans (IQR : 2,4–12,6), 53,4 % des patients ont été classés Engel I, dont 38% étaient Engel IA. 65% des patients étaient classés Engel I ou II. L’analyse histologique a retrouvé une gliose astrocytaire dans 25% des cas, dans 24% une dysplasie corticale focale, dans 18,8% une malformation mineure du cortex cérébral. Dans 10,4% des cas il s’agissait de tissu cérébral normal. 3 patients (2,8%) ont présenté une complication postopératoire neurologique définitive (trouble symptomatique du champs visuel). 29 % des patients ont présenté un épisode dépressif majeur en postopératoire. Les évaluations neuropsychologiques postopératoires ont montré que 14,4 % des patients ont présenté une aggravation cognitive, tandis que 12,2% s’étaient améliorés. Par ailleurs, 48 % des patients ont pu réduire leur traitement antiépileptique après la chirurgie, dont 11,5 % qui ont pu l’arrêter complètement. Seule une durée d’enregistrement sEEG plus longue était associée à un meilleur contrôle des crises en postopératoire (p=0,003).
Conclusion :
La chirurgie de résection après sEEG permet une liberté de crises chez plus de la moitié des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante cryptogénique, avec un faible taux de complications.
Xavier SCHUMACHER (Paris), Valerio FRAZZINI, Claude ADAM, Franck BIELLE, Vincent NAVARRO, Bertrand MATHON
16:05 - 16:25
#44641 - EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.
EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.
Objectif :
Les fractures par compression de type A3 de la colonne thoraco-lombaire sans atteinte neurologique sont généralement traitées par des procédures d'ostéosynthèse peu invasives. Cependant, les implants intravertébraux expansibles représentent une stratégie alternative pour ces fractures. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques du SpineJack® dans le traitement des fractures A3 dans une série de cas rétrospectifs.
Méthodes :
Tous les patients souffrant de fractures A3 sans troubles neurologiques traités par Spinejack® au CHU d’Angers entre janvier 2021 et décembre 2024 ont été inclus dans l'étude. Les patients présentant des fractures pathologiques/ostéoporotiques ont été exclus. Les données démographiques ont été extraites du dossier médical. L'indice d'invalidité d'Oswestry (ODI), l'échelle visuelle analogique (VAS), la durée de l'arrêt de travail et du sport ont également été analysés lors du dernier suivi.
Nous avons analysé les résultats radiologiques tels que la hauteur du corps vertébral, la rétropulsion du mur postérieur, l'angle de cyphose vertébrale, l'angle de cyphose régionale et l'angle régional traumatique en préopératoire, à J1 en postopératoire, à 1 mois et au dernier suivi.
Résultats :
53 patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 53 ± 17.6 ans. Le suivi moyen était de 23 ± 10.7 mois.
La restauration de la hauteur du corps vertébral a été significativement augmentée, avec une augmentation moyenne de 8.7 mm (p = 0.032).
L'angle de cyphose vertébral initial moyen était de 12 ± 5.39 degrés en préopératoire. Au dernier suivi, on note une correction significative de l'angle de cyphose vertébral moyen était de 9 ± 5.39 degrés (p=0.03).
L'angle régional traumatique initial moyen était de 12.14± 7.26 degrés. Au dernier suivi, l'angle régional traumatique moyen a diminué de manière non significative à 10.39 ± 6.36 degrés (p= 0.058)
Aucune complication clinique significative n'est survenue suite à la procédure et aucun patient n’a dû être réopéré pour une instabilité secondaire.
La durée moyenne d’hospitalisation post opératoire était d’une journée. 85% des patients ont repris une activité sportive à 3 mois.
Au dernier suivi 13.2% des patients gardaient des douleurs rachidiennes (EVA <3).
Conclusion :
La kyphoplastie armée semble être un traitement efficace à court et moyen terme dans les fractures vertébrales de type A3 permettant une reprise rapide des activités sportives et professionnelles.
Laura BRZUSTOWICZ, Oceane TESSIER (Angers)
16:05 - 16:25
#44688 - EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.
EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.
Contexte : Malgré la mise à disposition récente de stimulateurs rechargeables pour la stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson, de nombreux patients sont porteurs de stimulateurs non-rechargeables. Le remplacement du générateur est en général programmé à la demande du neurologue lorsque l’interrogation de la pile fait état de la mention ERI (Elective Replacement Indicator) dès que la tension passe en-dessous de 2.6V. La date de planification du remplacement répond souvent à des logiques de disponibilité du bloc ou de l’opérateur et est rarement dictée par la prédiction objective de la date de fin de service (EOS= end of service). L’objectif de cette étude était de déterminer le taux de décroissance de tension de la pile entre la date de demande et le jour du remplacement du générateur et d’utiliser ces données de vie réelle pour modéliser et prédire la date d'EOS.
Méthodes : Recueil monocentrique ambispectif des données issues de patients porteurs d’un générateur Activa PC (Medtronic) adressés pour remplacement entre Jan 2021 et Dec 2024, CHU Timone adulte. Les éléments suivants étaient colligés : dates d’implantation, de demande de remplacement et de l’intervention pour le remplacement et tensions associées, paramètres de stimulation (mono versus bipolaire, voltage, impédance, fréquence et largeur d’impulsion), énergie électrique totale délivrée (TEED), délai de remplacement et durée de vie du générateur.
Résultats : Au total les données de 73 patients ont pu être obtenues. Le délai moyen entre la demande et le remplacement était de 44 jours (+/- 26), le différentiel de tension entre la demande et l’intervention était de 0.05V(+/-0.05) ; la durée de vie moyenne d’un Activa PC de 4.65 ans (+/- 1.34). La TEED de 72 +/- µJ /s (+/-40). La décroissance moyenne quotidienne de la tension de 0.0013V (+/-0.0012). La durée de vie du générateur était significativement corrélée négativement à la TEED (r= -0.7 ; p< 0.00001).La décroissance de la tension en fonction du temps est une donnée propriétaire. Notre modèle ajusté sur les données réelles et fondé sur une décroissance exponentielle (batteries Ion- Lithium) permettait de prédire avec une certaine fiabilité la date de fin de service (R2 =0.85; RMSE=0.03V) et confirmait que les remplacements étaient réalisés de façon confortable vis-à-vis de la date d’EOS.
Conclusion : Cette étude fournit des éléments objectifs pour planifier de façon rationnelle la date du remplacement en fonction de la date d’EOS en renseignant les paramètres de stimulation et la tension renvoyée par le générateur. Elle montre que la date du remplacement telle qu’elle est pratiquée dans notre institution est sécurisée quant à sa proximité de l’EOS. En outre, des données cliniques sont également à prendre en compte, notamment l’impression que décrivent certains patients d’un moindre bénéfice de la stimulation à partir de 2.6V et qui peuvent justifier de réaliser le remplacement au plus tôt.
Hamed RABIEI, Sami BARRIT, Marilyn BEGNIS, Samuel MEDINA, Alexandre EUSEBIO, Patrick ROSSI, Tatiana WITJAS, Yehezkel BEN-ARI, Romain CARRON (MARSEILLE)
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EP02.1
16:05 - 16:25
Eposter Session 02 - Écran 1 - Rachis
Posters présentés par leurs auteurs
Modérateur :
Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
16:05 - 16:25
#44771 - EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.
EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.
Introduction :
La tuberculose (TB) de la jonction craniocervicale est une pathologie rare, même dans les régions où la tuberculose est endémique. Elle représente 1 à 5 % des cas de spondylite tuberculeuse et pose des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Cette affection peut engager le pronostic vital en raison de l'effet de masse du processus infectieux ou de l'instabilité résultante. Une prise en charge tardive peut entraîner un décès par luxation atlanto-axoïdienne avec compression médullaire. Les indications chirurgicales pour la TB de la jonction craniocervicale restent peu claires dans la littérature.
Matériels et Méthodes :
Nous rapportons le cas d'un patient suivi dans notre service entre 2011 et 2013 pour une tuberculose de la jonction craniocervicale, afin d’identifier ses particularités neuroradiologiques.
Observation clinique :
Un patient de 19 ans consultait pour des cervicalgies évoluant depuis 2 mois et résistantes aux antalgiques. L'examen neurologique montrait une limitation des rotations cervicales, associée à une inclinaison spasmodique de la tête. La vitesse de sédimentation était de 80 mm à la première heure. La radiographie du rachis cervical objectivait une luxation atlanto-axoïdienne.
Le scanner cervical révélait un processus lytique de l’axis avec une collection compressive. L’IRM cervicale confirmait une destruction totale du corps et des masses latérales de l’axis, associée à une volumineuse collection touchant C1 et C2 avec des extensions antérieure et postérieure. Une incision transorale de la masse rétropharyngée a été réalisée, permettant l’aspiration d’un pus jaune épais, le curetage des tissus nécrotiques, et la réalisation de multiples biopsies. L’examen histologique a confirmé le diagnostic de tuberculose. Le patient a été traité par immobilisation et une thérapie antituberculeuse pendant 12 mois.
À la fin du traitement, le scanner et l’IRM ont montré une bonne ossification et la disparition de la collection. Cliniquement, le patient ne présentait aucun signe neurologique résiduel.
Conclusion :
Bien que rare, la tuberculose de la jonction craniocervicale a un bon pronostic lorsqu’elle est prise en charge précocement. La thérapie antituberculeuse reste le pilier du traitement après confirmation diagnostique. La gestion chirurgicale, comprenant une décompression transorale avec ou sans fusion postérieure, dépend de la présence et de la persistance d’une instabilité atlanto-axoïdienne.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI, Sirine MAKHLOUF, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25
#44773 - EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.
EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.
Introduction :
Différentes approches thérapeutiques sont disponibles pour traiter les pathologies dégénératives du rachis. Avec les avancées technologiques, les techniques mini-invasives ont gagné en popularité. Au sein de l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax, en Tunisie, le service de neurochirurgie a adopté ces techniques pour trois indications principales : les hernies discales centrales, postéro-latérales, foraminales et extra-foraminales, ainsi que la sténose lombaire.
Matériels et Méthodes :
Notre étude a inclus tous les patients ayant bénéficié de techniques mini-invasives pour des pathologies dégénératives lombaires dans le service de neurochirurgie de Sfax durant l’année 2023.
Résultats :
Discectomie lombaire interlaminaire microscopique tubulaire (IMTLD) :
Réalisée chez 12 patients présentant principalement des lombalgies et sciatiques.
Discectomie lombaire extra-foraminale microscopique tubulaire (EMTLD) :
Effectuée chez 2 patients sans complications postopératoires.
Laminotomie unilatérale tubulaire microscopique pour décompression bilatérale (MT-ULBD) :
Réalisée chez 2 patients, dont un nécessitant une décompression sur deux niveaux.
Une complication a été notée : une fuite de liquide cérébro-spinal (LCS).
Tous les patients ont présenté une amélioration clinique, et une seule complication a été enregistrée. La durée d’hospitalisation postopératoire a été courte.
Conclusion :
La chirurgie mini-invasive du rachis lombaire apparaît comme une technique prometteuse, offrant des résultats comparables aux méthodes traditionnelles, tout en réduisant la morbidité, notamment à court terme.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ameur AFFES, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25
#44791 - EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.
EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.
Introduction :
La prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale reste un défi majeur en neurochirurgie.
Matériel et Méthodes :
Dans cette étude rétrospective, nous rapportons l’expérience monocentrique sur une période de 5 ans dans la gestion chirurgicale de la compression médullaire épidurale, avec un suivi minimum de 6 mois.
Résultats :
Dix-sept patients ont été inclus dans cette étude (10 femmes et 7 hommes) avec un âge médian de 53,47 ans (plage : 15–80 ans). Cinq patients avaient un antécédent de néoplasmes avec des métastases vertébrales potentielles. Au moment du diagnostic, 13 patients présentaient des déficits moteurs au niveau des deux membres inférieurs, accompagnés de troubles vésico-sphinctériens. Les imageries ont révélé des lésions ostéolytiques vertébrales thoraciques avec compression médullaire chez 12 patients, une atteinte lombaire chez 3 patients, et des lésions sacrées chez 2 patients.
Les interventions chirurgicales ont varié : 10 patients ont subi une décompression rachidienne par laminectomie seule, avec des résultats favorables. L’exérèse complète de la tumeur a été réalisée dans 4 cas, et une fusion spinale a été nécessaire dans 1 cas. L’analyse histopathologique a révélé 10 lésions secondaires, dont 3 cas associés à un lymphome de Hodgkin, 3 à un adénocarcinome prostatique, 2 à un adénocarcinome pulmonaire, 1 à un adénocarcinome colique, et 1 correspondant à un myélome multiple. D’autres diagnostics incluaient un plasmocytome, un chordome, une malformation veineuse et un kyste hydatique. Dans 3 cas, l’examen histopathologique a révélé des cellules nécrotiques sans caractéristiques spécifiques.
Conclusion :
Notre étude souligne la variabilité des stratégies chirurgicales pour la compression médullaire épidurale, la laminectomie seule s’avérant être une approche efficace dans la majorité des cas. L’exérèse tumorale et la fusion spinale ont été réservées aux cas plus complexes. Les résultats histopathologiques soulignent la diversité des étiologies de la compression médullaire, les métastases secondaires étant les plus fréquentes.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Rouaa LATRACH, Mehdi DARMOUL
16:05 - 16:25
#44808 - EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.
EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.
Les TIM représentent 10% de toutes les tumeurs intrarachidiennes. Malgré les progrès récents dans les domaines diagnostic et thérapeutique, les TIM restent une fréquente cause d’handicap neurologique ayant un important impact aussi bien personnel que professionnel et social.
But du travail :
Nous avons réalisé une étude ayant pour objectifs de :
Analyser les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Étudier les stratégies thérapeutiques.
Dégager les principaux facteurs pronostic.
Méthodes :
On a mené une étude descriptive et rétrospective des cas de TIM opérés aux différents services de neurochirurgie du pays à savoir : l’Institut National de Neurologie de Tunis, les CHU de Sfax, de Monastir et de Sousse, l’Hôpital Militaire Principal d’Instruction de Tunis et le Centre de Traumatologie et des Grands Brulés de Ben Arous sur une période s’étendant de 1990 à 2017 (27 ans).
Résultats :
Nous avons colligé 120 cas de TIM opérées. L’âge moyen au moment de l’intervention était de 33,84 ans. Notre série comportait 63 femmes (52,5%) et 57 hommes (47,5%). Le délai d’évolution était de 15,76 mois. La symptomatologie clinique était dominée par un syndrome de compression médullaire lente. L’IRM était l’examen de choix. Notre série comportait 81 tumeurs gliales (67.5%) dont 39 épendymomes et 35 astrocytomes. Nous avons recencé d’autres lésions tumorales bénignes et malignes, et des des lésions pseudo tumorales. Le traitement était essentiellement microchirurgical. Nous avons pu montrer, avec une différence statistiquement significative, que le pronostic fonctionnel est meilleur pour la localisation tumorale au niveau de la charnière cervico-dorsale et au niveau du cône médullaire, pour les épendymomes et à chaque fois quand l’éxérèse était complète. La localisation tumorale cervico-bulbaire est corrélée à une mortalité élevée. Les tumeurs qui se présentent avec une cavité syringomyélique sattelite ont un meilleur pronostic. Nous avons aussi prouvé que le pronostic évolutif est meilleur pour les tumeurs non gliales.
Conclusion :
Les TIM représentent une entité pathologique rare. Ils sont de nature gliale dans 80 à 90% des cas. Leur traitement est essentiellement microchirurgical. Le pronostic dépend de la localisation, du type histologique et de la qualité de l’exérèse.
Ghassen SOUISSI (Marseille), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Sirine MAKHLOUF, Mohamed Zaher BOUDAWARA
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A18
16:30 - 18:00
SESSION RACHIS
Complications neurologiques et mécaniques des «montages longs»
Modérateurs :
Aymeric AMELOT (PU-PH) (Tours), Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Versailles)
16:30 - 18:00
Complications NON mécaniques.
16:30 - 18:00
Atteintes neurologiques : Généralités, épidémiologie, prise en charge.
Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
16:30 - 18:00
Cas clinique.
Stéphane FUENTES (puph) (Conférencier, marseille)
16:30 - 18:00
Complications infectieuses.
Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Conférencier, Saint Pierre (REUNION), Réunion)
16:30 - 18:00
Cas clinique.
Cédric BARREY (Prof) (Conférencier, LYON)
16:30 - 18:00
Discussion.
16:30 - 18:00
Complications mécaniques.
16:30 - 18:00
Pseudarthroses et fractures d’instrumentation.
Stéphane FUENTES (puph) (Conférencier, marseille)
16:30 - 18:00
Cas clinique.
Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Conférencier, Saint Pierre (REUNION), Réunion), Aymeric AMELOT (PU-PH) (Conférencier, Tours)
16:30 - 18:00
Cyphoses jonctionnelles.
Cédric BARREY (Prof) (Conférencier, LYON)
16:30 - 18:00
Cas clinique.
Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
16:30 - 18:00
Discussion.
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Grand Théâtre |
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B17
16:30 - 18:00
COMMUNICATIONS LIBRES - ONCOLOGIE I
Modérateurs :
Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
16:30 - 16:38
#44551 - CO01 FEASIBILITY, SAFETY, AND IMPACT OF AWAKE RESECTION FOR RECURRENT INSULAR DIFFUSE GLIOMAS IN ADULTS.
CO01 FEASIBILITY, SAFETY, AND IMPACT OF AWAKE RESECTION FOR RECURRENT INSULAR DIFFUSE GLIOMAS IN ADULTS.
BACKGROUND. The risk-to-benefit ratio of transopercular awake resection for recurrent insular diffuse gliomas is poorly studied. We assessed feasibility, safety, and efficacy of awake surgical resection of recurrent insular diffuse gliomas in patients with previous treatments (resection and/or radiotherapy and/or chemotherapy and/or combination).
METHODS. Observational, retrospective, single-institution cohort analysis (2010-2023) of 123 consecutive adult patients operated on for an insular diffuse glioma (2021 World Health Organization classification) under awake conditions. Comparison between awake resection for an insular diffuse glioma as first line treatment (n=87) and after previous treatments (n=36).
RESULTS. Function-based transopercular awake resection for a recurrent insular diffuse glioma: 1) did not increase intraoperative adverse events compared to first line resection; 2) was associated with a higher rate of intraoperative insufficient cooperation in patients with a previous combined oncological treatment (33.3%), compared to patients with a previous monotherapeutic modality (7.4%), and compared to patients with a first line surgery (8.1%, p=0.046); 3) resulted in resection rates similar to those of awake resection at first line surgery (median 91.9%, Vs. 90.1%); 4) did not increase surgery-related complications or duration of hospital stay; 5) did not worsen the 6-month KPS score, seizure control, and sick leave; 6) did not influence the 6-months sick leave from work, but was associated with longer sick leave in patients with high-grade gliomas (38.0% Vs. 7.7%, p<0.001).
CONCLUSION. Function-based transopercular awake resection appears feasible and safe at recurrence of a previously treated insular diffuse glioma, with similar resection rates and outcomes than first-time surgery.
Marco DEMASI, Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Luca PAUN, Benoit HUDELIST, Xavier SCHUMACHER, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Giorgia Antonia SIMBOLI, Edouard DEZAMIS, Alexandre ROUX, Marc ZANELLO, Johan PALLUD (PARIS)
16:38 - 16:46
#44553 - CO02 Watch-and-wait approach versus adjuvant treatment after radical awake resection in selected adult-type grade 3 gliomas, IDH-mutant : a case-matched cohort.
CO02 Watch-and-wait approach versus adjuvant treatment after radical awake resection in selected adult-type grade 3 gliomas, IDH-mutant : a case-matched cohort.
Background: Following large resection, proposing a watch-and-wait strategy in selected grade 3 glioma, isocitrate dehydrogenase (IDH)-mutant patients is an emerging practice. We compared the watch-and-wait approach to the standard postoperative adjuvant oncological treatment for grade 3 gliomas, IDH-mutant.
Methods: Observational, retrospective, single-institution cohort (2011–2023) of 106 consecutive adult patients harboring supratentorial grade 3 gliomas, IDH-mutant treated by maximal awake resection and who received a watch-and-wait approach (surgery group) or an adjuvant oncological treatment (oncological group) postoperatively. Case-matched analysis (1:1) criteria between surgery group and oncological group: extent of resection, tumor volume, Karnofsky Performance Status (KPS) score, tumor location and side, and age.
Results: Patients of the surgery group (n=26) had significantly better KPS score, less preoperative neurological and/or neurocognitive deficits, less hyperperfusion, less corpus callosum infiltration, smaller tumor volume, higher rate of total resection, and smaller residual tumor than patients of the oncological group (n=80). The 5-year progression-free survival (66.2 Vs. 77.9 months, p=0.713) and the 5-year overall survival (88.9 Vs. 83.9 months, p=0.291) did not differ between surgery and oncological groups. In the whole series, preoperative KPS score >70, a total resection, and the oligodendroglioma subtype were independent predictors of longer progression-free survival and overall survival. After case matching, no difference in survival was observed between watch-and-wait and oncological treatment both in astrocytomas (n=14 per group) and oligodendrogliomas (n=12 per group).
Conclusion: Watch-and-wait following radical resection appears to be feasible in highly selected grade 3 gliomas, IDH-mutant patients without impairing survival both in astrocytoma and in oligodendroglioma subgroups.
Angela ELIA (Paris), Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Catherine OPPENHEIM, Pascale VARLET, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:46 - 16:54
#44566 - CO03 Insular gliomas impair olfactory emotional experience.
CO03 Insular gliomas impair olfactory emotional experience.
The human insula is a hub for a wide range of functions, including interoception and emotional awareness. The insula’s major function permits integration of internal bodily signals to build emotional experiences and construct subjective feelings. In this study, we took advantage of the unique opportunity to investigate the direct involvement of the insula in odor-induced emotional experiences in patients with insular gliomas.
We included 21 patients with gliomas involving the left (7) and the right (14) insula. Eight patients have a glioma restricted to the insula, 5 fronto-insular, 5 temporo-insular, and 3 fronto-temporo-insular. Histological results revealed 15 low-grade and 6 high-grade gliomas. We also included 21 sex-age-matched healthy controls (HC). All the participants underwent an olfactory emotional task. The task consisted of presenting various odorant stimuli with differing levels of visceral intensity to evaluate participants’ ability to rate (0 to 10) their subjective emotional experiences. In 4 of the patients, we used a per-operative simplified version of the task to test if their emotional experience could be directly modified by electrical stimulation of the exposed insular cortex.
Compared to HC, patients rated odors as more intense, less familiar, and less irritating. Patients rated disgusting odors as more pleasant, while perceiving all odors as more refreshing, relaxing, and less sensual. In contrast to the adapted correlation patterns observed in HC for the different odor groups (disgusting, trigeminal, sweet, or floral), patients tended to use a singular correlation pattern regardless of the group of odors assessed. We observed greater variability in the patients’ ratings (mean 2.86, min-max -2.68; 4.05) compared to HC (mean 2.46, min-max -1.57; 2.20, W = 39541, p = 1.89e-6). These findings were stronger per-operatively. During electrical stimulation of the insular cortex, patients exhibited a distorted subjective emotional judgment, especially for odors that elicit strong unpleasant reactions for HC. For example, patients rated the skunk unpleasant without stimulation (scores 4 to 9) and pleasant during stimulation (scores 4 to 8). Anatomically, posterior insular stimulation sites provided lower emotion experience perception compared to anterior ones.
Our study showed that patients with gliomas involving the insula have a distortion of emotional experience conveyed by odors, especially those strongly associated with negative visceral reactions. Remarkably, direct inactivation of the insular cortex during surgery distorted emotional judgment, even reversing the emotional valence of disgusting odors. This finding confirms the crucial role of the human insula in the awareness of feelings through interoceptive perceptions.
Eve RIGAULT (Paris), Virginie CZERNECKI, Yeche MATHIEU, Nicolas TEMPIER, Nathalie GEORGE, Laurent CAPELLE, Carine KARACHI
16:54 - 17:02
#44592 - CO04 Place de la biopsie intramédullaire : Analyse retrospective multicentrique de 61 patients.
CO04 Place de la biopsie intramédullaire : Analyse retrospective multicentrique de 61 patients.
Introduction: La présentation radiologique et clinique des lésions diffuses de la moelle épinière pose des dilemmes diagnostiques et thérapeutiques fréquents. Le rôle des biopsies intramédullaires peut représenter une étape chirurgicale cruciale pour guider la prise en charge ultérieure. Cependant, cette chirurgie s'accompagne de risques d'aggravation neurologique importante et de risques de biopsie blanche. Il manque actuellement un algorithme fondé sur des preuves pour guider le clinicien.
Méthode : Une étude rétrospective multicentrique a été menée dans 8 centres européens de neurochirurgie et a inclus tous les patients ayant subi une biopsie intramédullaire entre janvier 2005 et décembre 2020. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer le taux de diagnostic positif, tandis que l'objectif secondaire était d'évaluer le taux de détérioration neurologique.
Résultats : Sur un total de lésions de la moelle épinière prises en charge au cours de la période d'étude, nous avons identifié 61 patients ayant subi une biopsie intramédullaire. Un diagnostic histologique a été obtenu chez 56/61 patients (91,8 %), et notre analyse indique que les biopsies dans les lésions étendues impliquant plus de trois niveaux étaient statistiquement plus susceptibles d'être non diagnostiques (valeur p : 0,03). Une détérioration neurologique transitoire a été observée chez 29/61 patients (47,5 %), bien que 14 patients (24,5 %) se soient rétablis dans les trois semaines. Les facteurs indépendants associés à la détérioration postopératoire étaient un diagnostic de gliome de bas grade (LGG) (p = 0,005) et de lymphome (p = 0,007). L'utilisation de l'échographie peropératoire (IoUS) pour guider le SCB était un facteur indépendant de réussite (p = 0,030). Vingt-neuf patients (47,5 %) ont montré une divergence entre les diagnostics cliniques et radiologiques préopératoires et les résultats histopathologiques.
Conclusion :
Les biospies intramédullaires sont des procédures diagnostiques relativement sûres et efficaces malgré leur risque inhérent d'aggravation neurologique périopératoire significative. La décision d’entreprendre une biopsie intramédullaire doit toujours être prise dans un cadre multidisciplinaire après un examen attentif des résultats cliniques et diagnostiques.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Julien TODESCHI, Hélène CEBULA, Steven KNAFO, Salvatore CHIBBARO
17:02 - 17:10
#44596 - CO05 Cartographie de la resilience des systems cognitifs intra- et péri-tumoraux chez les patients atteints de gliomes diffus de bas grade (Multivariate mapping of low-resilient neurocognitive systems within and around low-grade gliomas).
CO05 Cartographie de la resilience des systems cognitifs intra- et péri-tumoraux chez les patients atteints de gliomes diffus de bas grade (Multivariate mapping of low-resilient neurocognitive systems within and around low-grade gliomas).
Introduction. Les phénomènes de réorganisation fonctionnelle en présence d'une lésion cérébrale sont particulièrement présents chez les patients atteints d’un gliome diffus de bas grade (GDBG). Cependant, cette plasticité n’est pas illimitée, et une exérèse chirurgicale d’une région cérébrale dite « à faible résilience » peut potentiellement engendrer des conséquences fonctionnelles définitives. Pour autant, maximiser l’exérèse des GDBG est associé à de nombreux bénéfices oncologiques, en particulier lorsque l’exérèse chirurgicale peut s’étendre au-delà des marges tumorales radiologiques (i.e. exérèse dite supratotale, ou supra-tumorale). L’objectif de cette étude était d’identifier les structures neuroanatomiques à faible résilience neurocognitive, en dissociant les zones d’exérèse intra-tumorale et supra-tumorale après une chirurgie d’exérèse chez des patients atteints de GDBG.
Méthodes. 400 patients atteints de GDBG, opérés en condition éveillée avec monitoring cognitif intraopératoire ont été inclus. Les patients ont systématiquement bénéficié de bilans neuropsychologiques préopératoires et postopératoires (18 domaines). Les variations périopératoires des scores cognitifs ont été couplées aux cavités opératoires, aux profils d’infiltration FLAIR préopératoires et aux schémas de disconnections de substances blanche. Des analyses multivariées de lesion-symptom mapping (LSM) assistées de support-vector regressions (SVR) ont été réalisées.
Résultats.
Les variations des scores cognitifs étaient de magnitude limitées, suggérant une recuperation complete à 3 mois de la chirurgie dans 86% des cas, malgré une etendue d’exérèse moyenne de 92.4% (n=400). Néanmoins, les analyses SVR-LSM ont démontrés que les résections du gyrus temporal inférieur gauche, et en particulier les disconnections du faisceau longitudinal inférieur gauche étaient associées à des troubles de l’accès lexical. De même, les résections du précuneus postérieur gauche et du cingulum postérieur étaient associées à des troubles sémantiques. Concernant les performances phonologiques, elles étaient diminuées en cas d’exérèse du cortex dorso-mésial gauche et du faisceau frontal-aslant gauche. Les performances visuo-spatiales étaient impactées par l’exérèse du cortex frontal dorso-mésial droit. Les exérèses supra-tumorales n’engendraient pas d’aggravation des patterns cognitifs susmentionnés, à l’exception des disconnections du faisceau unciné gauche (aggravation lexicale), de l’hippocampe gauche et des régions fronto-mésiales droites.
Conclusions.
Ces résultats mettent en évidence les schémas variables de résilience des systèmes neurocognitifs et leur lien avec les structures neuroanatomiques envahies par la tumeur et/ou en zone péritumorale. Les exérèses supratotales ne fragilisaient ces systèmes que dans des occasions limitées. Ces résultats ont potentiellement des implications sur la stratégie intra-opératoire chez les patients atteint de gliomes de bas grade.
Sam NG (Montpellier), Sylvie MORITZ-GASSER, Hugues DUFFAU, Guillaume HERBET
17:10 - 17:18
#44606 - CO06 Trajectoires familiales des patients opérés d'un gliome diffus IDH muté de grade 2: intéractions biologiques, socio-professionnelles, et thérapeutiques.
CO06 Trajectoires familiales des patients opérés d'un gliome diffus IDH muté de grade 2: intéractions biologiques, socio-professionnelles, et thérapeutiques.
Objectif.
Préserver la qualité de vie est un objectif primordial dans la prise en charge des gliomes diffus de bas grade IDH-mutés (GDBG). Pourtant, l'étude de la structure familiale et des trajectoires familiales des patients atteints de GDBG - élément central de la qualité de vie- n'a jamais fait l'objet d'étude dédiée. L'objectif de cette étude était d'établir un panorama des trajectoires familiales (divorces, séparations, nombre d'enfants) et leur principales intéractions avec les variables thérapeutiques, oncologiques, biologiques et socio-professionnelles chez des patients atteints de GDBG systématiquement opérés avec un monitoring cognitif intraopératoire.
Méthodes.
Dans cette étude rétrospective, les patients éligible était systématiquement opérés en condition éveillée avec un monitoring cognitif intraopératoire. Les principales variables à l'étude était le nombre de divorce, séparation, mariage, et la parentalité (nombre d'enfant, nouveaux enfants) avant et après prise en charge d'un GDBG, ainsi qu'au décours du suivi. Les intéractions entre les données familiales et les variables oncologiques, la survie globale, les données histomoléculaires, les données socio-professionnelles (ISCO skill-level) et la localisation de la tumeur ont été testées par des analyses de regression logistique multiples et par des analyses de lesion-symptom mapping (LSM). L'impact du statut familial au diagnostic sur la survie a été évalué par des modèles univariés et multivarié de survie de Cox, ainsi que des analyses comparatives appariées sur score de propension.
Résultats.
538 patients atteints de GDBG IDH mutés ont été inclus (age médian: 36 ans codélétion 1p19q: 237 [44.1%], suivi médian: 7.7 ans [95% IC:7.1-8.3]). 374 (69.5%) patients vivaient en couple avant la chirurgie initiale (unions libres/mariages). 41(7.8%) des patients ont divorcé et/ou se sont séparés au décours du suivi tandis que 44 (8.2%) ont eu des nouveaux enfants et 48 (9.1%) se sont remariés. Le célibat prolongé au décours du suivi était associé à l'âge élevé (OR:0.95, 95%CI:0.91-0.99), au genre féminin (OR:0.48, 95%CI:0.26-0.92) et à une antériorité de parentalité (OR:0.21, 95%CI:0.10-0.42). L'exérèse totale était un prédicteur de nouveau mariage/union et/ou d'un enfant futur (OR:2.58, 95%IC:1.03-7.09). Le niveau socio-professionel élevé était un prédicteur de séparation/divorce (OR: 2.74, 95%IC: 1.08-7.87). Les analyses en LSM ont montré que les GDBG affectant la pars orbitalis/triangularis droite était plus à risque de séparation/divorce. Le statut familail n'avait aucun impact sur la survie globale.
Conclusions.
Cette étude offre une photographie unique des trajectoires familiales à long terme des patients opérés pour un GDBG IDH-muté. Des intéractions critiques entre les variables familiales, socio-professionalles et oncologiques ont été mises en évidence, permettant au mieux d'informer et d'accompagner les patients atteints d'un GDBG, ainsi que leur famille.
Sam NG (Montpellier), Hugues DUFFAU
17:18 - 17:26
#44607 - CO07 La combinaison du compte mitotique et de la vitesse de croissance tumorale radiologique améliore la prédiction du pronostic des astocytomes IDH-mutés de grade 2 et 3.
CO07 La combinaison du compte mitotique et de la vitesse de croissance tumorale radiologique améliore la prédiction du pronostic des astocytomes IDH-mutés de grade 2 et 3.
Introduction : La classification OMS 2021 des tumeurs du système nerveux central distingue les astrocytomes IDH-mutés de grade 2 des astrocytomes IDH-mutés de grade 3 selon le compte mitotique relevé dans la pièce opératoire. Cependant, il n’existe pas de seuil objectif pour distinguer ces 2 catégories, malgré l’implication pronostique et thérapeutique majeure de cette classification. Ceci est responsable de pratiques hétérogènes en fonction des centres. Notre étude vise à redéfinir la frontière entre les astrocytomes à bas risque et les astrocytomes à haut risque, afin de guider la démarche thérapeutique.
Méthode : Pour ce faire, nous avons utilisé la base de données des patients opérés entre 2000 et 2018 à l’hôpital La Pitié Salpêtrière, Paris, et diagnostiqués comme astrocytomes IDH-muté de grade 2 ou 3 selon la classification de l’OMS 2021. Nous avons analysé les données histologiques, dont le compte mitotique, et d’imagerie, dont la vitesse de croissance tumorale (TGR, tumor growth rate).
Résultats : Quatre-vingt dix patients ont été inclus dans cette étude, dont 69 astrocytomes IDH-mutés de grade 2 et 21 de grade 3. La plupart des patients (68.89%) avaient un index mitotique faible (<6 mitoses/3mm²) associé à un TGR faible (<8 mm/an). Parmi les patients avec un index mitotique élevé (≥6/3mm²), 57.14% avaient un TGR ≥8 mm/an alors que 42.86% avaient un TGR <8 mm/an. L’analyse de survie a permis de montrer que les patients avec un TGR <8 mm/an et un compte mitotique <6/3mm² avaient une espérance de vie significativement plus longue que les patients qui présentaient un seul ou 2 critères parmi TGR ≥8 mm/an ou index mitotique ≥6/3mm² (survie globale : 176 vs 76 mois, p=0.0002). En revanche, il n’y avait pas de différence de survie globale entre les groupes de patients qui présentaient soit un TGR élevé et un index mitotique faible, soit un TGR faible et un index mitotique élevé, soit un TGR élevé et un index mitotique élevé (survie globale : 86 mois, 84 mois et 62.5 mois respectivement ; p=0.7763).
Conclusion : Ainsi, le TGR et le compte mitotique, lorsque considérés isolément, semblent insuffisant pour classifier les astrocytomes en groupe pronostiques distincts. Notre étude suggère qu’avoir un seul critère parmi TGR ≥8 mm/an ou index mitotique ≥6/3mm² suffit à faire sombrer le pronostic des patients, ce critère composite semble donc être cohérent pour distinguer les astrocytomes à bas risque, éligibles à une surveillance rapprochée ou un traitement par anti-IDH en post opératoire, des astrocytomes à haut risque, nécessitant une radiochimiothérapie en post opératoire.
Ilyes ALIOUAT (Paris), Salah Eddine KACIMI, Suzanne TRAN, Franck BIELLE, Mehdi TOUAT, Bertrand MATHON
17:26 - 17:34
#44626 - CO08 Impact of Body mass Index on the feasibility and on the safety and of awake function-based resection for intracerebral lesions.
CO08 Impact of Body mass Index on the feasibility and on the safety and of awake function-based resection for intracerebral lesions.
Background. Awake resection is the cornerstone of surgery in eloquent brain to allow maximal safe resection of brain lesions. There are no established guidelines to assess patient’s eligibility for awake surgery. Here, we assessed safety and efficacy of awake surgery by weight classes previously deemed unfit for such surgical procedure in the literature.
Methods. Observational, retrospective, single-institution cohort analysis (2010-2024) of 526 patients operated on under awake conditions. Comparison between patients with a normal Body Mass Index (BMI) (276 patients, 18.5≤BMI<25 kg/m2), underweight (34 patients, BMI<18.5 kg/m2), overweight (158 patients, 25≤BMI<30 kg/m2) and obese patients (58 patients, BMI<30 kg/m2) in awake resection intraoperative and postoperative outcomes.
Results. Differences in BMI in patients undergoing awake craniotomy: 1) did not worsen the outcome of surgery, resection rates and tumor residue being comparable (p=0.165 and p=0.559); 2) was associated with a higher rate of intraoperative hypertension in underweight patients (8.8%), overweight patients (8.2%) and obese patients (8.2%) compared to patients with a normal BMI (1.8%, p=0.010) but did not increase the occurrence of other intraoperative adverse events, notably intraoperative epileptic seizures (p=0.200) and intraoperative insufficient cooperation (p=0.790); 3) did not significantly increase surgery-related complications or duration of hospital stay; 4) did not worsen the 6-month KPS score, seizure control, and time to return to work.
Conclusion. Awake craniotomy appears safe and feasible in underweight patients and in patient with high BMI ranging from overweight to severely obese compared to patients with a normal BMI, with similar resection rates and outcomes across weight classes.
Alexandre GEHANNO (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Alessandro MOIRAGHI, Marco DEMASI, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
17:34 - 17:42
#44627 - CO09 Prise en charge ambulatoire en neurochirurgie : Faisabilité et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques et des exérèses de lésions intracérébrales par craniotomie.
CO09 Prise en charge ambulatoire en neurochirurgie : Faisabilité et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques et des exérèses de lésions intracérébrales par craniotomie.
Introduction
Le développement des prises en charge ambulatoires en neurochirurgie représente une avancée majeure dans l'optimisation des soins, permettant des bénéfices médicaux et psychologiques pour les patients et une meilleure efficience médico-économique des services de neurochirurgie. Cette étude avait pour objectif d'évaluer la faisabilité et la sécurité de deux procédures neurochirurgicales réalisées en ambulatoire : la biopsie cérébrale stéréotaxique et l'exérèse par craniotomie de lésions intracérébrales.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique menée au GHU Pitié-Salpêtrière (Paris). Les données ont été collectées sur trois ans (Nov 2021-Oct 2024) pour les biopsies cérébrales et sur une année (2024) pour les craniotomies, incluant les caractéristiques des patients, les taux de succès et d'échec des sorties en ambulatoire, ainsi que les complications et réhospitalisations imprévues associées.
Résultats
Parmi les 565 biopsies stéréotaxiques réalisées, 33,8% (n=191) ont été effectuées en ambulatoire. Les patients étaient majoritairement des hommes (58,1%) avec un âge médian de 59 ans (min-max : 18-86 ans). Les lésions diagnostiquées étaient des tumeurs dans 88,5% des cas, dont 60,9% de gliomes de grade 4, avec une localisation profonde dans 65,4% des cas. Le taux d'échec de sortie en ambulatoire était de 4,2%, incluant 6 complications (une seule avec déficit neurologique définitif) et 2 décisions du chirurgien. Une réhospitalisation imprévue à J2 pour céphalée a été notée. Parmi les 374 patients non pris en charge en ambulatoire, 42% étaient déjà hospitalisés au moment de la biopsie, 25,4% résidaient à plus de 150 km, 19% présentaient des contre-indications médicales, et 13,6% n’ont pas été orientés vers l’ambulatoire pour des raisons de refus du patient ou de choix du chirurgien.
Concernant les craniotomies, 24 interventions ont été réalisées en ambulatoire en 2024. Les patients (âge médian 52 ans, min-max : 24-66 ans) étaient principalement des hommes (n=14), avec des diagnostics incluant des gliomes (62,5%), des tumeurs glioneuronales, des métastases et des cavernomes. Le taux d'échec de sortie était de 4,2% (un cas de diabète décompensé pendant l’intervention), sans complications postopératoires ni réhospitalisations imprévues.
Conclusion
La prise en charge ambulatoire devrait être considérée comme la référence pour les biopsies cérébrales stéréotaxiques qui ne présentent pas de contre-indication. La faisabilité et la sécurité des exérèses de lésions cérébrales en ambulatoire, démontrées par notre expérience débutante, incitent à élargir les critères d’inclusion pour en faire un mode de prise en charge en routine clinique. Bien que des critères stricts de sélection soient nécessaires, cette approche réduit les durées d'hospitalisation et optimise l'allocation des ressources sans compromettre la qualité des soins.
Bertrand MATHON (Paris), Alexandre CARPENTIER
17:42 - 17:50
#44677 - CO10 Gliome diffus de la ligne médiane avec altération H3K27 : une étude de cohorte rétrospective multicentrique et revue de littérature.
CO10 Gliome diffus de la ligne médiane avec altération H3K27 : une étude de cohorte rétrospective multicentrique et revue de littérature.
Contexte : Les gliomes diffus de la ligne médiane avec altérations de l’histone H3K27 (H3K27-DMG) sont des tumeurs agressives situées principalement dans le tronc cérébral ou la moelle épinière. Bien que rares, ces tumeurs posent des défis cliniques majeurs en raison de leur progression rapide et de leur faible réponse aux traitements standard. Comprendre leurs aspects cliniques, moléculaires et thérapeutiques est essentiel pour améliorer le pronostic des patients.
Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique diffusée aux centres membres du club de neuro-oncologie. Tous les cas consécutifs de H3K27-DMG ayant fait l’objet d’une intervention (biopsie ou résection chirurgicale) entre janvier 2018 et décembre 2023 dans dix hôpitaux universitaires français ont été inclus. Une revue systématique de la littérature a complété la cohorte en ajoutant les cas publiés disposant de données suffisantes.
Résultats : 115 cas ont pu être analysés 71 issus de la cohorte et 32 de la revue de littérature. L’âge moyen au diagnostic était de 25 ans, avec une légère prédominance masculine (54 %). Les tumeurs étaient de localisation majoritairement cérébrale (78 % localisées dans le tronc cérébral ou le thalamus) et moins fréquemment spinales (22 % : 11 % cervicales, 6 % au niveau du cône terminal, 5 % au niveau thoracique). Une résection chirurgicale a été réalisée chez 24 % des patients. Avant la détection de l’altération H3K27, la répartition des grades tumoraux était la suivante : 5 % de grade 1, 10 % de grade 2, 27 % de grade 3 et 58 % de grade 4. Une chimiothérapie a été administrée dans 87 % des cas et une radiothérapie dans 90 %. La survie globale médiane (mOS) était de 13 mois, et la survie sans progression médiane était de 7 mois. Les facteurs associés à une survie globale plus longue incluaient un grade histologique plus faible (22,3 mois pour les grades 1-2 contre 11 mois pour les grades 3-4, p<0,01), une résection chirurgicale (18 mois avec chirurgie contre 10 mois avec biopsie, p<0,01), une chimiothérapie postopératoire (13 mois avec contre 4 mois sans, p<0,01) et une radiothérapie postopératoire (13 mois avec contre 6 mois sans, p=0,35).
Conclusions : Les H3K27-DMG affectent principalement les adolescents et les jeunes adultes. La résection chirurgicale et les thérapies adjuvantes influencent significativement le pronostic. Le grade histologique conserve un rôle crucial dans l’évaluation des résultats cliniques.
Arthur LECLERC (Caen), Michele MOUNE, Laetitia LEPETIT, Charles-Henry MALLEREAU, Anissa NASSIHI, Helene CEBULLA, Thiebaud PICART, Pauline CARLIER, Alessandro BROLI, Michel LEFRANC, Steven KNAFO, Romuald SEIZEUR, Jean-Michel LEMEE, Johan PALLUD, Stéphane DERREY, Mathilde DUCLOIE, Vincent JECKO, Alexandre ROUX, Evelyne EMERY
17:50 - 17:58
#44687 - CO11 Analyse en imagerie de tenseur de diffusion de la zone péri-tumorale des gliomes diffus de bas grade chez des patients en progression.
CO11 Analyse en imagerie de tenseur de diffusion de la zone péri-tumorale des gliomes diffus de bas grade chez des patients en progression.
CONTEXTE : Les gliomes diffus de bas grade sont des tumeurs cérébrales rares, qui se transforment en grade plus élevé malgré la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Leur infiltration préférentielle des faisceaux de substance blanche, au-delà des limites tumorales visualisées sur la séquence FLAIR (fluid-attenuated inversion recovery), rend difficile la planification d'un traitement focal tel que la chirurgie ou la radiothérapie, ainsi que l'évaluation de la réponse à la chimiothérapie. L'imagerie de tenseur de diffusion (DTI) pourrait refléter cette infiltration des faisceaux de substance blanche. Le but de notre étude est d'évaluer comment le signal DTI dans la zone péri-tumorale peut être modifié avant que la progression tumorale FLAIR n'apparaisse à un an de suivi.
MÉTHODES : L'étude rétrospective a porté sur cinq patients qui répondaient aux critères d'inclusion suivants : séquence imagerie de tenseur de diffusion avec 25 directions à l'imagerie initiale, séquences T1 et FLAIR à l'imagerie initiale ; séquence FLAIR à un an de suivi. Les patients ayant eu de la chirurgie (hors biopsie), de la radiothérapie et dont la chimiothérapie avait été terminée moins de 2 ans avant l'imagerie initiale ont été exclus. La progression tumorale visualisée sur la séquence FLAIR, dénommée masque de progression tumorale, a été définie en soustrayant les masques tumoraux entre l'imagerie initiale et le suivi à un an. Le signal DTI sur l'imagerie initiale a été analysé dans ce masque de progression et comparé au côté controlatéral sain.
RÉSULTATS : La progression tumorale a été confirmée pour les cinq patients à un an de suivi. Tous les patients présentaient des anomalies préexistantes du signal DTI dans le masque de progression tumorale. La fraction d'anisotropie moyenne (P = 0,03) était plus faible dans le masque de progression, tandis que la diffusivité moyenne, la diffusivité axiale et la diffusivité radiale moyennes (P = 0,03) étaient plus élevées dans le masque de progression, par rapport au côté controlatéral sain.
CONCLUSIONS : Cette étude montre des anomalies préexistantes du signal DTI dans les régions où la tumeur va progresser à 1 an de suivi. Ces anomalies pourraient correspondre à une infiltration tumorale qui n'est pas encore visible sur la séquence FLAIR à l'imagerie initiale. Cela pourrait ainsi être utile pour prédire la progression de la tumeur et permettre d'adapter la stratégie thérapeutique.
Dylan CHICHE (Paris), Luc TAILLANDIER, Marie BLONSKI, Sophie PLANEL, Tiphaine OBARA, René ANXIONNAT, Fabien RECH
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Vétérinaire de formation et diplômé du troisième cycle d’HEC, Jean-Pierre Dick est un navigateur au parcours atypique. Tombé amoureux de la mer dès son enfance, ce niçois d’1m92 n’ose envisager une carrière de marin professionnel, jusqu’à ce qu’un « big-bang personnel » libère le skipper qui sommeille en lui. Et ce déclic, c’est à Michel Desjoyeaux qu’il le doit, car c’est en l’entendant déclarer sur les ondes que le Vendée Globe est à la portée de tous, qu’il décide de se lancer dans cette grande aventure.
Issu d’une formation scientifique et doté d’un esprit pragmatique, il pose rapidement les bases d’un projet structuré, avec un sens économique et de vraies ambitions sportives. Une approche qui lui permet de convaincre des partenaires multiples et de se bâtir un joli palmarès.
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Intervenant.
Yves LAMBERT
Médecin du sport, médecin FFVoile, et médecin de course au large.
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