Jeudi 15 octobre
08:00

Jeudi 15 octobre

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WF1
08:00 - 18:30

Formation Winfocus France 1
L'échographie clinique au cours d'une épidémie infectieuse

Modérateurs : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Nantes), Ramon NOGUÉ (MEDECIN) (Barcelone, Espagne), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Bobigny)
Coordonnateur : Tomislav PETROVIC (Bobigny)
Conférenciers : Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Nantes), Elise CARRIE (Urgentiste) (Mont-de-Marsan), Nathalie DEGRÈZE (PRATICIEN HOSPITALIER) (Versailles), Florence DUPRIEZ (Médecin) (Bruxelles, Belgique), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Pessac), Carmela GRACI (Milan, Italie), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes), Thibault LE GOURRIEREC (Medecin) (Toulouse), Yannick LEBRET (URGENTISTE) (Genève, Suisse), Guillaume LIEGEOIS (Praticien hospitalier) (Mont de Marsan), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Marseille), Claire MORDANT (Urgentiste) (Marseille), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand), Pascale PLAQUET (Amiens), Philippe PÈS (médecin) (Nantes), Paul-Georges REUTER (MCUPH) (Garches), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Châtellerault)
Tous niveaux acceptés.
Prise en charge des patients potentiellement infectés (COVID, autres..)
Intérêt de l'échographie dans la prise en charge initiale et la surveillance.
Salle 252B
08:30

Jeudi 15 octobre

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DPC02
08:30 - 12:00

Session DPC
Trauma du genou - Programme Médecin (N° OGDPC : 64292000006) valorisable au titre de DPC sous réserve de publication

Conférenciers : Raphael MAURICE (chef de service) (Kremlin-Bicêtre), Damien TOURDIAS (Praticien Hospitalier) (Langon)
- Savoir examiner un genou traumatique de l’interrogatoire à l’examen clinique
- Connaître la place de l’imagerie et son interprétation dans le cadre des urgences
- Savoir orienter le traitement initial : quelle immobilisation ? Place du traitement chirurgical
- Savoir organiser le parcours post urgences
Salles 224-225
08:45

Jeudi 15 octobre

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AM-03
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 03
Ventilation Volumétrique (VC – VAC) : Aspects fondamentaux
Physiologie, Ventilation

Coordonnateur : François TEMPLIER (Angers)
Conférenciers : François TEMPLIER (PH) (Angers), Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, Belgique)
Au moyen de cas cliniques avec QCM sollicitant l'avis de la salle : Connaître les modes ventilatoires volumétriques (VC - VAC) ; Savoir régler les principales consignes machine disponibles en VC-VAC ; Savoir interpréter les paramètres mesurés par le ventilateur. Connaître les asynchronies patient-ventilateur possibles dans ces modes (NB : atelier théorique interactif sans manipulation de matériel)

Méthode pédagogique
- Cas cliniques courts présentés par un animateur présentateur expert, avec QCM permettant d'évaluer le niveau de connaissance de la salle, et système de vote (basique) pour animer la salle.
- Discussion autour des réponses recueillies, avec appui de diapositives explicatives si besoin.
- Modération de la session assurée par 1 autre expert du sujet afin de dynamiser l'interactivité avec la salle.

Objectifs
- Connaître les principaux modes ventilatoires volumétriques nécessaires en médecine d'urgence (VC - VAC).
- Connaître les différentes phases d'un cycle ventilatoire en VC et en VAC, les éléments permettant le déclenchement de l'insufflation (notamment le trigger inspiratoire) et de l'expiration.
- Connaître les éléments techniques pouvant limiter la délivrance du volume courant par un ventilateur de transport.
- Connaître et savoir régler les consignes machine disponibles, notamment le débit d'insufflation.
- Savoir interpréter les paramètres mesurés par le ventilateur, notamment les pressions de pic et de plateau, ainsi que les alarmes
- Connaître la notion d'asynchronies patient - ventilateur et celles pouvant principalement survenir en VAC.
Salle 242B

Jeudi 15 octobre

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AM-05
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 05
Session Recherche - comment publier en médecine d’urgence ? : les outils pour rédiger et soumettre un article scientifique
Evaluation Services d'Urgences, Profession, Métier, Recherche

Coordonnateur : Jennifer TRUCHOT (Paris)
Conférenciers : Florence DUMAS (PUPH) (Paris), Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Paris)
Atelier théorique pour aider à la rédaction d’articles scientifiques en médecine d’urgence
Les points abordés lors de l’atelier seront :

• Situer la problématique et structurer les idées pour sa démonstration
• Gérer les difficultés pour rédiger, allouer du temps et travailler avec des co-auteurs
• Points forts de la lettre à l'éditeur (cover letter)
• Points forts de l’abstract
• Mettre en valeur et discuter vos résultats
• Discussion sur le choix de la revue et la soumission en ligne
Salle 351

Jeudi 15 octobre

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AMS-26
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 26
Formation de Formateurs en Simulation en Santé
Pédagogie, Enseignement, Formation, Recherche

Coordonnateur : François LECOMTE (Paris)
Conférenciers : François LECOMTE (PH) (Paris), Christophe MATHURIN (Praticien Hospitalier) (Orange), Mathieu OLLIVIER (infirmier) (Saint-Brieuc)
Le but de cette session est de sensibiliser les futurs formateurs en simulation aux principes pédagogiques spécifiques utilisés en simulation lors du prébriefing, du briefing et du débriefing, notamment haute- fidélité. Grâce à de courtes mises en situations interactives, les concepts de check list de prebriefing, charte en simulation, contrat de fiction, présentation du matériel ainsi que le concept de débriefing seront définis et illustrés.
Salles 221-222-223

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AMS-36
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 36
Drainage Thoracique et techniques alternatives
Pathologie circonstancielle, Thérapeutique, Traumatologie

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Besançon)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (chef de pole/chef de service) (Besançon), Sabrina KEPKA (Praticien hospitalier) (Strasbourg), Tania MARX (Médecin) (Besançon)
Rappel des principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière. Présentation des techniques de drainage thoracique standard et alternatives moins invasives, des matériels et techniques d’exsufflation/ponction, ainsi que de la technique d’autotransfusion sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 353

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AS-56
08:45 - 10:15

Atelier Soignants 56
Analgésie médicamenteuse : du per-os à l'intra-nasale en passant par la voie veineuse, l’intra-osseuse... Revoyons les bonnes pratiques pour que l'analgésie soit moins "douloureuse" pour les soignants.
Sédation, Soins Infirmiers, Thérapeutique

Coordonnateur : Vincent MONMARTEAU (Bobigny)
Conférenciers : Vincent MONMARTEAU (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny), Julien SAN ROMAN (Bobigny)
Atelier théorique.
Passer en revue les différentes techniques médicamenteuses de l’analgésie.
Revoir les indications, contre-indications, surveillance et posologies des produits
Présenter quelques « astuces » et des retours d’expériences pour que l’analgésie soit plus facile à proposer et à mettre en place.
Salle 253

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CS01
08:45 - 10:15

Conférences Soignants
Crash and furious !
Monitorage (monitoring), Traumatologie

Modérateurs : Yann COEN (Ambulancier SMUR) (Brest), Aurélien LANDIE (IDE SMUR/REA) (Rodez)
Coordonnateur : Yann COEN (Brest)
08:45 - 10:15 Accident de la route et sécurité : faire un état des lieux en France (rapport de la situation). Laurent CONSEIL (ADE) (Doussard)
Historique des accidents dans notre pays.
Nommer les causes (vitesse, horaire, age, alcool...) des AVP.
État des lieux en France (mortalité, lésions....)
08:45 - 10:15 Biomécanique et accidentologie. Hervé GUILLEMOT (PH) (Douarnenez)
1. Biomécanique des chocs: méthodes.
2. Résultats obtenus en sécurité secondaire
3. Relations mécanismes lésionnels et paramètres de la collision
08:45 - 10:15 Quel monitorage pour le patient traumatisé grave. Christian CARIOU (IDE) (Brest)
Monitorage adulte : cardio et thermique, respiratoire, neurologique, biologique,
Cas particulier : femme enceinte et pédiatrie monitorage en milieu difficile (mer, montagne)
Amphi Havane

Jeudi 15 octobre

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CMS03
08:45 - 10:15

Conférences Médico-Soignants
Tu ventiles comment ton patient ?
Ventilation, Parcours Jeunes

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Julie GRENET (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
Coordonnateur : Lionel DEGOMME (Paris)
08:45 - 10:15 Ventilation mécanique / IOT. Valentine MALET (PHC) (Paris)
> Rappels sur la physiologie respiratoire.
Connaitre les différents modes ventilatoires en urgence : plateau d’intubation, drogues pour ISR
> Faire un cas clinique évolutif : patient en VS jusqu'à l' Intubation ?
08:45 - 10:15 La VNI : ventilation au masque / VNI / VM. Alexia MERLIN (Soignant) (Paris)
> Indications et contre-indications de la VNI en SU
> Les avantages et inconvénients des modes ventilatoires en VNI : l’AI et la VAC
> Présentation d’une proposition de réglages : insuffisance respiratoire hypercapnique
> Elements de surveillance : alarmes, tolérance du patient
08:45 - 10:15 L’ Oxygénothérapie / Optiflow. Frédérique DEPARDIEU (INFIRMIÈRE ANESTHÉSISTE) (Besançon)
> Avantages et inconvénients des différents modes
Surveillance du patient et de la ventilation (courbes, pression, alarmes….)
Intérêts du capnogramme ;-) comme moyen de surveillance
Salle 241

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TRS02
08:45 - 10:15

Table Ronde Soignants
Responsabilité des acteurs de l'Urgence : réfléchissons ensemble
Ethique, Qualité

Modérateurs : Perrine JOLIBOIS (infirmiere) (Besançon), Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes)
Coordonnateur : Karinne LE GLOAN (Nantes)
08:45 - 10:15 Vision du psychologue. Fabrice VIEL (Psychologue Clinicien) (Avicenne)
08:45 - 10:15 Vision du juriste. Germain DECROIX (Juriste) (La Defense cedex)
Salle 242A

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TRM10
08:45 - 10:15

Table Ronde Médecins
Urgences et Police : quelles informations transmettre aux autorités?
Organisation Services d'Urgences, Profession, Métier

Modérateurs : Dominique PATERON (Chef de pole) (Paris), Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Session spéciale du groupe éthique de la SFMU. On étudiera le rapport entre autorité et médecin urgentiste avec des regards croisées entre juriste, médecin et philosophe.
08:45 - 10:15 Le point de vue du juriste. Magalie RICHARD PIAUGER (Responsable d'un département juridique APHP) (Paris)
08:45 - 10:15 Le point de vue du philosophe. Sarah CARVALLO (Professeur d’université en philosophi) (Besançon)
08:45 - 10:15 Le point de vue du médecin. Aurore ARMAND (médecin) (Angers)
Salle 251

Jeudi 15 octobre

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CLM01
08:45 - 10:15

Communications libres plénières
Le diagnostic
Imagerie radiologie, Infectiologie sepsis, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs

Modérateurs : Jean Marie BONNEC (Praticien Hospitalier) (Narbonne), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
08:45 - 10:15 #21146 - CP01 Performance du score CPSSS en préhospitalier pour détecter les infarctus cérébraux liés à une occlusion artérielle proximale – résultats préliminaires.
Performance du score CPSSS en préhospitalier pour détecter les infarctus cérébraux liés à une occlusion artérielle proximale – résultats préliminaires.

INTRODUCTION : La prise en charge en urgence de l’Accident Vasculaire Cérébral représente un enjeu majeur, les traitements de reperfusion (thrombectomie et thrombolyse) disponibles ayant une efficacité temps-dépendante. De plus, la thrombectomie ne peut être réalisée que dans une unité de neuro-radiologie interventionnelle (NRI) pour des patients présentant une occlusion proximale. La problématique pour le SAMU est donc d’orienter au mieux les patients vers une unité neurovasculaire adaptée selon l’éligibilité du patient à la thrombectomie, toutes ne possédant pas de plateau de NRI (transfert primaire : mothership versus transfert secondaire : drip-and-ship) afin d’éviter une perte de chance. Des scores préhospitaliers, tirés du NIHSS, dont le CPSSS, ont été créés pour prédire l’occlusion proximale et orienter les patients pour une prise en charge optimale. Notre objectif principal était d’évaluer les performances du score CPSSS en préhospitalier pour détecter les infarctus cérébraux liés à une occlusion artérielle proximale, éligibles à la thrombectomie.

MATERIEL ET METHODES : Une étude prospective, monocentrique, en cours actuellement, inclut les patients consécutifs présentant une suspicion d’AVC à la phase aiguë lors du 1er contact en préhospitalier, par téléphone avec un médecin régulateur du SAMU/Centre-15. Le score CPSSS est passé par le médecin régulateur par téléphone avec les pompiers ou ambulanciers sur place auprès du patient. Le score comprend 3 items (déviation du regard, conscience, motricité), il est coté sur 4 et considéré positif si ≥2. Le gold-standard pour affirmer le diagnostic d’occlusion proximale est l’imagerie cérébrale (angio-scanner ou angio-IRM).

RESULTATS : A ce jour, sur 1220 patients attendus en fin d’étude, 490 ont été inclus dont 247 AVC ischémiques. Parmi les AVC ischémiques, 107 (43.3%) présentent une occlusion proximale. La sensibilité du score CPSSS pour identifier les occlusions proximales est de 0,61 IC95 % [0,51-0,70], la spécificité de 0,78 IC95 % [0,73-0,82], le rapport de vraisemblance positif de 2,71 et le rapport de vraisemblance négatif de 0,51.

DISCUSSION : D’après ces premiers résultats, le score CPSSS semble présenter des limites pour la prédiction d’occlusion proximale mais cette étude est en cours de recrutement.

CONCLUSION : Les résultats de cette étude permettront de préciser la faisabilité et l’intérêt du CPSSS en préhospitalier. D’autres scores (3I-SS, PASS, LAMS et G-FAST) pourront également être testés.

Thomas BONY (Lyon), Fanny GOT, Laurent DEREX, Franck MAZIERE, Audrey MAURIN, Anne TERMOZ, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Julie HAESEBAERT
08:45 - 10:15 #21038 - CP02 Effet de la force de préhension mesurée à l’urgence sur le risque d’avoir un déclin fonctionnel suite à un traumatisme mineur chez l’aîné autonome : une étude pancanadienne.
Effet de la force de préhension mesurée à l’urgence sur le risque d’avoir un déclin fonctionnel suite à un traumatisme mineur chez l’aîné autonome : une étude pancanadienne.

Introduction : L'augmentation du nombre de personnes âgées (65 ans et plus) au Canada est bien documentée, de même que l'utilisation disproportionnée des services d'urgence après une blessure mineure. Ces patients ont besoin de soins spécifiques en raison d'un risque de déclin fonctionnel de 16 % à la suite d'une visite à l'urgence. Pour prévenir le déclin fonctionnel, une évaluation multidimensionnelle des personnes âgées est recommandée aux urgences. Objectif : Déterminer si la force de préhension mesurée aux urgences peut prédire un déclin fonctionnel à 3 ou 6 mois après la blessure. Méthode : Une étude prospective multicentrique, approuvée par le comité d’éthique de la recherche, a été réalisée entre 2013 et 2016 dans cinq urgences au Canada. Les patients de 65 ans et plus, autonomes dans les activités de la vie quotidienne et consultant l'urgence pour des traumatismes mineurs ont été recrutés 7 jours sur 7. Les patients ne pouvaient pas participer à l’étude s’ils étaient hospitalisés. Certains patients ont été randomisés dans un groupe intervention. L’intervention consistait en un programme d’exercice pour prévenir le déclin fonctionnel. Les données cliniques et démographiques, le statut fonctionnel, la peur de tomber, le nombre de chutes au cours du dernier mois et la mesure de la force de préhension ont été recueillies aux urgences en plus des données de fragilité standards. Le déclin fonctionnel (perte d'au moins des points au statut fonctionnel) a été calculé à 3 et 6 mois. Des statistiques descriptives ont permis de décrire la population. Un modèle de régression linéaire à mesures répétées (p≤0,05) a été utilisé pour déterminer si la force de préhension était associée au statut fonctionnel ou à la peur de tomber. Des rapports de côtes (IC 95%, p≤0,05) ont été calculés pour déterminer si la force de préhension était prédictive d'un déclin fonctionnel à 3 ou 6 mois. Résultats : 387 patients ont été recrutés. L'âge moyen était de 74±7 ans, dont 52 % étaient des hommes. La force de préhension est associée au statut fonctionnel (p<0,0001) et à la peur de tomber (p=0,0001), mais ne permet pas de prédire un déclin fonctionnel sur 3 ou 6 mois. Discussion : Il existe un lien étroit entre la peur de tomber et le statut fonctionnel au moment de l'évaluation initiale aux urgences. Conclusion : Nous recommandons que la mesure de la force de préhension soit incluse, au besoin, dans une évaluation multidisciplinaire du service des urgences gériatriques.

Sandrine HEGG, Marie-Josée SIROIS, Pierre-Hugues CARMICHAEL, Jeff PERRY, Jacques LEE, Raoul DAOUST, Eddy LANG, Marcel ÉMOND (Québec, Canada)
08:45 - 10:15 #20877 - CP03 Performance de l’échographie pleuropulmonaire associée à l’évaluation de la veine cave inférieure dans le diagnostic d’OAP chez le sujet âgé : Résultats de l'étude ECHOP.
Performance de l’échographie pleuropulmonaire associée à l’évaluation de la veine cave inférieure dans le diagnostic d’OAP chez le sujet âgé : Résultats de l'étude ECHOP.

Objectif : Déterminer les performances de l'échographie pleuropulmonaire (EPP) et de l'évaluation de la veine cave inférieure (VCI) dans le diagnostic de l’Œdème Aigu du Poumon (OAP) chez les personnes âgées admis en Structure d'Urgence (SU) pour dyspnée.

Méthode : Il s'agit d'une étude prospective monocentrique en double aveugle d'un outil diagnostic, réalisée de décembre 2015 à mars 2019. Les patients âgés de plus de 65 ans admis en SU pour dyspnée pouvaient être inclus. Un médecin urgentiste « échographiste », aveugle de l’anamnèse et de l’examen clinique du malade réalisait l’EPP et l’évaluation de la VCI. Le critère de jugement principal était le diagnostic final, établi par expertise des dossiers par 2 experts aveugles des résultats de l’EPP.

Résultats : 116 patients ont été analysés: 30 (26%) avaient plus d’un diagnostic final à leur dyspnée. Il y avait 76 (66%) patients avec un diagnostic final d’OAP. Les performances de l’EPP associée à l’évaluation de la VCI pour le diagnostic d’OAP sont les suivantes : sensibilité de 82% (intervalle de confiance (IC) à 95% = [71 - 90]) et une spécificité de 68% (IC à 95% = [51 - 90]). Pour diagnostiquer la pneumopathie, l’EPP associée à l’évaluation de la VCI ont une sensibilité de 67% (IC 95% = [52 - 79]) et une spécificité de 80% (IC 95% = [68 - 89]).

Conclusion : Les performances de l’EPP associée à l’évaluation de la VCI sont moins bonnes chez le sujet âgé dyspnéique que celles décrite chez des sujets plus jeunes.

Frédéric BALEN (Toulouse), Charles Henri HOUZE CERFON, Dominique LAUQUE, Manon HEBRARD, Thibault LE GOURRIEREC, Clément DELMAS, Sandrine CHARPENTIER
08:45 - 10:15 #21171 - CP05 Validation de la performance clinique du nouveau biomarqueur « Early Sepsis Indicator » aux urgences : résultats préliminaires d'une étude internationale prospective sur 1500 patients.
Validation de la performance clinique du nouveau biomarqueur « Early Sepsis Indicator » aux urgences : résultats préliminaires d'une étude internationale prospective sur 1500 patients.

Introduction : La variation de la distribution de taille des monocytes (MDW ou ESId) est un nouveau biomarqueur aidant à la détection précoce du sepsis, disponible sur la numération formule sanguine (NFS), dont l’intérêt aux urgences a déjà été rapporté dans deux études nord-américaines. L’objectif de cette étude était de valider la valeur seuil et les performances de ESId dans une population européenne et de les comparer aux biomarqueurs usuels PCT et CRP.

Matériels et méthodes : étude prospective bi-centrique (France et Espagne) observationnelle. Le critère d’inclusion était la prescription d’une NFS aux urgences, quelqu’en soit le motif. Chaque patient inclus bénéficiait d’un dosage des 3 biomarqueurs  ESId, CRP et PCT. Seuls les résultats de CRP et /ou PCT prescrits en routine étaient rendus au médecin urgentiste. Les données démographiques, SIRS, qSOFA et SOFA, explorations d’imagerie, examens microbiologiques et traitements ont été recueillis et les patients suivis jusqu’à 72h. Le critère de jugement principal était un diagnostic de sepsis (2 et 3) adjudiqué par 2 médecins urgentistes indépendants, en aveugle de ESId. Les cas discordants ont été arbitré par un 3ème médecin.

Résultats : 1518 patients (France : 838, Espagne : 680) ont été inclus (837 hommes et 681 femmes, âge moyen 61 ±19 ans) adjudiqués en 255 (16,8%) sepsis, 202 SIRS, 239 infections et 822 contrôles selon les critères de sepsis 2. Les aires sous la courbe ROC [intervalle confiance à 95% ]pour le diagnostic de sepsis étaient de 0,77 [ 0,74-0,80] , 0,81 [0,78-0,84], 0,84 [0,82-0,87] et 0,86  [0,84-0,88] pour PCT, ESId, CRP, et ESId combiné au chiffre de leucocytes, respectivement.

Discussion : cette large étude européenne confirme la performance clinique de ESId couplé aux leucocytes comme biomarqueur précoce de sepsis aux urgences. Ses performances semblent supérieures à celle de la PCT et équivalentes à la CRP. Biomarqueur disponible en routine sur la NFS réalisée sur l’automate Unicel DxH900 (Beckman Coulter), ESId présente comme intérêt d’être un des premiers paramètres rendus aux urgences pour tout patient bénéficiant d’une NFS et permet, en cas d’augmentation, d’alerter sur l’hypothèse d’un sepsis même en situation de faible probabilité clinique.

Conclusion : ESId couplé aux leucocytes confirme son intérêt clinique potentiel comme biomarqueur d'identification précoce du sepsis aux urgences en permettant d’améliorer de manière significative la probabilité post-test.

Marta CANCELLA DE ABREU (Paris), Julie PERNET, Neus ROBERT, Cristian MORALES-INDIANO, S. MALUMBRES, Laetitia VELLY, Gemma ROCAMORA, Pierre HAUSFATER
08:45 - 10:15 #21043 - CP06 Évaluation du « National Early Warning Score » pour guider l'orientation des patients atteints de septicémie aux urgences.
Évaluation du « National Early Warning Score » pour guider l'orientation des patients atteints de septicémie aux urgences.

Introduction : La septicémie est associée à une mortalité importante. Le National Early Warning Score (NEWS) identifie les patients gravement malades, y compris ceux qui souffrent de septicémie. Au Québec, l'Échelle canadienne de triage et de gravité (ETG) identifie le niveau d'urgence et le critère d'orientation des patients à l'urgence (COP) a été ajouté pour préciser l’orientation du patient à l’urgence (ambulatoire, soins intensifs, traumatologie). Actuellement l’ETG+COP n’est pas  optimal pour détecter les patients qui souffrent de septicémie. OBJECTIFS : Décrire l'orientation des patients à l'aide du NEWS par rapport à l'ETG+COP. Déterminer la capacité du NEWS à détecter les patients qui auraient besoin d'être admis aux soins intensifs. MÉTHODE : Une étude rétrospective, aux urgences et approuvée par le comité d’éthique de la recherche a été réalisée auprès de patients âgés de 18 ans et plus et ayant reçu un diagnostic infectieux selon la Classification internationale des maladies. L'âge, les comorbidités, l'ETG+COP, la durée du séjour à l'hôpital et le diagnostic final ont été extraits des dossiers patients. Le NEWS a été calculé à partir des signes vitaux au triage. L’orientation des patients aux urgences et à l'admission a été identifiée. Des statistiques descriptives ont déterminé la priorité accordée au patient. Les tests Fisher (p≤0,05) ont permis d'évaluer la capacité du NEWS à détecter les patients qui devraient être admis aux soins intensifs. RÉSULTATS : 203/225 dossiers ont été examinés, 45% d'hommes, l’âge moyen était de 66±21 ans, la durée moyenne de séjour à l'hôpital était de 9±8 jours. L'orientation appropriée des patients après le triage à l'aide de l'ETG+COP par rapport aux NEWS pour les patients à risque élevé et à risque faible était, respectivement, (29 % vs 18 % et 2 % vs 67 % ; p<0,0001), 53 % ont été admis à l'hôpital avec un faible NEWS et 9 % aux soins critiques avec un NEWS moyen (p=0,0003). Discussion : L'orientation du patient au triage diffère considérablement entre l'ETG+COP et le NEWS. Un NEWS élevé ne semble pas être en mesure de détecter les patients qui auront besoin d'être admis aux soins intensifs. Conclusion : De futures études combinant le NEWS et l'ETG+COP pourraient déterminer si cela améliorerait la reconnaissance du sepsis et l'orientation des patients de l'urgence.

Daniel NEGREANU (Québec, Canada), Sandrine HEGG, Christian MALO, Marcel ÉMOND
08:45 - 10:15 #21051 - CP07 Faisabilité de l’autoévaluation du statut fonctionnel chez les patients âgés aux urgences.
Faisabilité de l’autoévaluation du statut fonctionnel chez les patients âgés aux urgences.

Introduction : La SFMU ainsi que d’autres sociétés savantes recommandent le dépistage systématique de syndromes gériatriques, dont la fragilité et de déclin fonctionnel aux urgences. Dans ce contexte, les outils d'autoévaluation pourraient être une solution intéressante : en effet, la santé générale, mentale et physique autoévaluée s'est révélée prédictive du déclin fonctionnel et de la mortalité. La Older Americans Resources and Services scale (OARS) est une échelle d'évaluation fonctionnelle gériatrique simple et largement utilisée pour quantifier la capacité à effectuer des activités de la vie quotidienne (AVQ) et des activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ). Cependant, son utilisation en autoévaluation n'a jamais été testée. Objectif: évaluer la faisabilité de l'OARS autoévalué comparativement à son administration standard par un assistant de recherche clinique (ARC) chez des patients âgés (PA) aux urgences.

Matériel et Méthode : Une sous-analyse planifiée d’une étude pilote croisée-randomisée a été réalisée. Critères d’inclusion : patients âgés ≥65 ans, consultant aux urgences en 2018. Critères d’exclusion : patients avec échelle de triage canadienne 1, incapables de consentir/parler français, ou ayant une condition physique empêchant l'utilisation d'une tablette électronique. Les patients ont été randomisés de 1: 1 à 1) l'autoévaluation du statut fonctionnel ou 2) évaluation par un ARC en premier, après quoi ils ont effectué l’autre méthode d'évaluation. Des tests-t pairés ont été utilisés pour évaluer les différences entre les scores.

Résultats : 60 patients dont 34 (56,7%) femmes ont été inclus. L’âge moyen était de 74,4 ±7,6. Les scores moyens de OARS selon le ARC était de 25,1 ±3,3 et de 26,4 ±2,5 pour l’autoévaluation (p < 0,0001). Les scores AVQ moyens étaient de 12,5 ±1,8 et 13,5 ±0,9 (p < 0,0001) et les scores AIVQ moyens étaient de 12,6 ±1,8 et 12,9 ±1,8 (p=0,04) respectivement pour l'évaluation par le ARC et l'autoévaluation.

Discussion : Nos résultats démontrent une différence statistiquement significative entre l'évaluation par un ARC et l'autoévaluation de l'état fonctionnel, et cette différence semble être plus prononcée en ce qui concerne l'AVQ que l'AIVQ.

Conclusion : L'étude confirme que l'autoévaluation de l'état fonctionnel par les PA aux urgences est possible, mais des tests supplémentaires sont nécessaires afin de confirmer la validité et les valeurs psychométriques de la version autoadministrée du OARS.

Marcel ÉMOND (Québec, Canada), Valérie BOUCHER, Jacques LEE, Marie-Eve LAMONTAGNE
08:45 - 10:15 #20908 - CP08 Intérêt de la règle de SHAPIRO pour prédire le résultat des hémocultures au sein des Urgences.
Intérêt de la règle de SHAPIRO pour prédire le résultat des hémocultures au sein des Urgences.

Introduction : Peu de scores d'aide à la décision du prélèvement des hémocultures au sein des Urgences ont été validés en Europe. L’objectif de cette étude est d’étudier la règle de SHAPIRO pour prédire la négativité des hémocultures au sein des Urgences. 

Matériel et Méthode : Cette étude est observationnelle, rétrospective, monocentrique. Tous les patients ayant eu une série d’hémocultures du 7ème au 14ème jour de chaque mois de l’année 2017 ont été analysés. Nous avons appliqué de manière rétrospective la règle de SHAPIRO pour chaque patient ainsi que la règle de SHAPIRO modifié (ne prenant pas en compte les critères biologiques ni la température entre 38,3°C et 39,4°C).

Résultats : Nous avons inclus 814 patients. La prévalence de bactériémie était de 12% (IC95% : 10,2-14,7). La règle de SHAPIRO avait une sensibilité de 90,8% (IC95% : 83,5-95,1), une VPN 96,7% (IC95% : 93,9-98,3) et un rapport de vraisemblance négatif à 0,2 (IC95% : 0,1-0,4). Le taux de faux négatifs était de 3,3% (IC95% : 1,7-6,1). L’application rétrospective de la règle de SHAPIRO aurait permis de ne pas prélever d’hémocultures chez 35 % (IC95% : 32-38,5) des patients de l’étude. La règle de SHAPIRO modifié avait une valeur prédictive négative de 96,8% (IC95% : 93,1-98,5) et un taux de faux négatifs de 3,2% (IC 95% : 1,5-6,9). La règle de prédiction de bactériémie incluant la suspicion d’endocardite infectieuse, présence d’un cathéter à demeure, température > 39,4°C, frissons, antécédent de cancer actif ou en rémission depuis moins de un an, immunodépression, diabète et insuffisance hépatique chronique avait une valeur prédictive négative à 98,2% (IC95% : 94,8-99,4) et un taux de faux négatifs de 1,8% (IC95% : 0,6-5,2). 

Discussion : Les patients suspects d’infection bactérienne n’ayant pas eu de prélèvement d’hémocultures n’ont pas été inclus dans l’étude. Certains patients retournés au domicile n’ont pas bénéficié d’une adaptation de l’antibiothérapie.

Conclusion : L’application du score de SHAPIRO semble avoir un intérêt pour permettre une réduction du prélèvement des hémocultures au sein d’un service des Urgences. Cependant le score de prédiction d’une bactériémie semble plus intéressant car ne prenant pas en compte les éléments biologiques.

Clémence DUPONT (Le Mans), Emilie FRIOU
Salle 252A

Jeudi 15 octobre

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CE02
08:45 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
Retex COVID
Covid, Infectiologie sepsis

Modérateurs : François BRAUN (Chef de Service et de pôle) (Metz), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Pontoise)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
L'épidémie de COVID 19 a demandé une adaptation de tous les maillons du système de santé. Comment les régions les plus touchées ont-elles fait face ?
08:45 - 10:15 La régulation mise au défi. Patrick GOLDSTEIN (chef du pole urgence du CHU de Lille) (Lille)
08:45 - 10:15 Les Urgences face à la vague. Marc NOIZET (PH Chef de service) (Mulhouse)
08:45 - 10:15 Gestion hospitalière de la crise. Bruno RIOU (PUPH) (Paris)
08:45 - 10:15 Transferts patients critiques inter-région. Pierre CARLI (Chef de Service) (Paris)
08:45 - 10:15 COVID in London. Benjamin BLOOM (Consultant in EM) (Londres, Royaume-Uni)
Salle Maillot
09:15

Jeudi 15 octobre

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SI04
09:15 - 10:15

Session Interactive - Urgences'Tonic
Cas clinique pédiatrique
Pédiatrie

Modérateur : François ANGOULVANT (PUPH) (Paris)
Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
Conférencier : Romain GUEDJ (Pediatrician) (Paris)
Où l’on présentera au travers de cas cliniques des situations classiques de pédiatrie générale rencontrées aux urgences. Ces cas cliniques s’appuieront sur une iconographie variée et donneront lieu à une interaction riche entre la salle et l’expert.
Salle 243

Jeudi 15 octobre

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FC02
09:15 - 10:15

Flash communications
Cassé
Traumatologie

Modérateur : Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Rouen)
09:15 - 10:15 #21069 - FC009 Traumatismes thoraciques : prise en charge et facteurs pronostiques.
Traumatismes thoraciques : prise en charge et facteurs pronostiques.

Introduction :
Les traumatismes thoraciques représentent un motif fréquent de consultation aux urgences.
Ils sont directement responsables de 25 à 50% des décès traumatiques.


Objectif :
Préciser les facteurs de mauvais pronostic ainsi que le profil évolutif des traumatisés thoraciques dans notre région.


Matériels et méthodes :
Etude prospective incluant tous les traumatisés présumés graves, explorés aux urgences par un bodyscan objectivant des lésions thoraciques post-traumatiques isolées ou associées à d’autres lésions.
La période d’inclusion a été de 6 mois (01 juillet au 31 décembre 2018).


Résultats :
Nous avons colligé 62 cas, d’âge moyen 35,5 ± 16,1 ans avec une prédominance masculine (SR 5,88).
Le mécanisme principal était l’accident de la voie publique.
Cinq malades avaient un état de choc à l’admission et 48% avaient une détresse respiratoire aigue.
Le GCS moyen était à 11,34 ± 4,52.
Le bilan radiologique était basé sur une radio thoracique chez 88% des malades et un bodyscanner chez tous les malades avec absence de lésions cérébrale dans 41% des cas et absence d’atteinte abdominale dans 61%.
La ventilation mécanique était réalisée dans 61,3% des cas ; dont 41,7% en pré hospitalier, 25% à l’admission et 27,8% après aggravation dans un délai médian de 2,67 heures.
Un drain thoracique était mis en place dans 19,4% des cas (n=12) dont 4 d’emblée et 8 après une aggravation.
Des drogues vasoactives chez 41,9 % des malades.
Conceant l’analgésie le Néfopam et le paracétamol étaient les plus utilisés, suivis par les dérivés morphiniques.
Une transfusion a été administrée chez 38,7% des malades et 27,9% ont reçu l’exacyl.
L’évolution était marquée par la survenue de complication chez 35% des patients avec un taux de décès aux urgences de 15%.
Les facteurs prédictifs de mortalité ont été : le choc direct sur le thorax (p=0,01), la détresse respiratoire dès l’admission (p=0,04), la présence d’un hémothorax (p=0,012), de volet costal (p=0,026), de brèche du parenchyme pulmonaire (p=0,01), de rupture diaphragmatique (p=0,029).
Aucune corrélation avec la mortalité n’a été trouvé avec ces facteurs : les mécanismes de décélération ou d’éjection ou de choc latéral, le score de GSC <=8 à l’admission, la présence de lésions cérébrales graves au scanner.

Conclusion :
Le taux de mortalité des traumatisés thoraciques graves reste élevé.
La prévention des accidents routiers est obligatoire pour réduire ces pertes humaines.

Fadhila ISSAOUI (Sfax, Tunisie), Yassine ABDELKEFI, Mariem MALLEK, Haifa BRADAI, Abdennour NASRI, Olfa CHAKROUN-WALHA, Noureddine REKIK
09:15 - 10:15 #20885 - FC011 Epidémiologie des traumatismes thoraciques fermés aux urgences.
Epidémiologie des traumatismes thoraciques fermés aux urgences.

Introduction : Les traumatismes thoraciques (TT) fermés sont un motif de consultation fréquent aux urgences avec une morbi-mortalité importante. La prise en charge paraclinique diagnostique n’est pas uniforme. Le scanner thoracique avec injection reste le gold standard pour les TT avec facteurs de gravité chez des patients stables hémodynamiquement. L’épidémiologie et la prévalence des lésions secondaires à un traumatisme thoracique est mal connue. L’objectif principal de notre étude était de déterminer la prévalence des complications secondaires à un TT aux urgences. 

Méthode : Etude observationnelle rétrospective monocentrique du 01/01/2016 au 31/07/2018. 84 patients admis au SAU pour un TT fermé étaient inclus. Les données démographiques, les critères de gravité hémodynamique, clinique, le traitement antalgique, les examens paracliniques étaient relevés. Enfin, nous avons observés les lésions secondaires observées au scanner, à savoir : fracture(s) costale(s), fracture(s) sternale(s), contusion(s) pulmonaire(s), épanchement(s) pleural(-aux) et pneumothorax (PTX), respectivement . Le durée, le taux et le lieu d’hospitalisation étaient également répertoriés.    L’accord CNIL a été obtenu. 

Résultats : Sur les 84 patients inclus, l’âge moyen était de 53 + 22 ans dont 33% avaient plus de 65 ans et une population majoritairement masculine à 76%. Des  lésions secondaires étaient présentes dans 81 % des cas, avec fractures costales, contusions pulmonaires, PTX, épanchements pleuraux et enfin de fractures sternales, pour 54%, 25%, 20%, 19% et 5% respectivement.
La prévalence des lésions thoraciques semble être corrélée en fonction du score MGAP ainsi qu’en fonction de la présence de facteurs de gravité, notamment les antécédents cardiaques et pulmonaires. 

Discussion : La prévalence des lésions secondaires à un TT est importante. Les données bibliographiques obtenues pour chacune des lésions séparément, retrouvaient des prévalantes plus importantes, mais elles étaient réalisées dans des « trauma center ».

Conclusion : La prévalence des lésions secondaires à un traumatisme thoracique est de 81%.  Cela doit nous conduire à être très vigilants dans l’évaluation de ces TT fermés, surtout ceux avec les facteurs de gravité suivants (âge > 65 ans, présence d’un antécédent cardio-pulmonaire et/ou d’un trouble de la coagulation congénital ou acquis).

Fiona WEPPE (Béthune), Audrey WAGON, Juliette BACQUET, Terence AHUI, Alain-Eric DUBART, Eric WIEL
09:15 - 10:15 #21197 - FC012 Contention externe du bassin en préhospitalier : Evaluation des pratiques professionnelles.
Contention externe du bassin en préhospitalier : Evaluation des pratiques professionnelles.

Introduction : Les recommandations de 2017 relatives à la prise en charge des traumatismes pelviens graves dans les 24 premières heures préconisent la mise en place d’une contention externe le plus tôt possible en présence de signe de gravité (douleur spontanée du pelvis, traumatisme pelvien ouvert, association avec une autre lésion traumatique grave, ou des signes d’hémorragie). Notre étude vise à évaluer la pose de contention externe du bassin en préhospitalier, et de décrire le devenir des traumatisés graves du bassin avec ou sans contention externe.

Matériel et Méthode : A partir d’un registre prospectif observationnel, nous avons inclus les patients présentant au moins une lésion grave (score AIS >3) entre 2011 et 2018. Nous avons distingué les patients suspectés ou non de traumatismes du bassin graves en préhospitalier, puis les patients avec ou sans traumatismes du bassin graves avérés au déchocage.

Résultats : Au total, 2321 patients présentaient au moins une lésion grave à la phase préhospitalière, dont 14% suspectés de traumatisme grave du bassin (n=323/2321). Après la prise en charge au déchocage, des lésions graves du bassin étaient retrouvées chez 30% des patients suspectés (96/323) et chez 10% des patients non suspectés (198/1998). Chez les patients présentant une lésion grave du bassin (avérés), seuls 33% avaient bénéficié d’une contention externe du bassin en préhospitalier (n=96/294) Les patients avérés présentaient un score ISS plus élevé que les autres (34 [29;48] vs 25 [20;34], p<0.0001). Hormis l’administration d’acide tranexamique en préhospitalier chez les patients avérés (73% chez les suspectés vs 39% chez les non suspectés, p<0.0001) et un temps de médicalisation plus long (77 minutes [62;116] vs 69 [53.5;101.5], p=0.0165), la mortalité hospitalière ne différait pas significativement (18.75% chez les suspectés vs 20.71% chez les non suspectés, p=0.8122).

Discussion : Même si on observe une nette progression de l’utilisation de la contention externe du bassin (8% en 2011, 25% en 2018), une évolution des pratiques professionnelles tendrait à une plus grande utilisation de la contention externe du bassin et une meilleure identification des patients suspectés à la phase préhospitalière.

Patrice SERRE (Bourg-en-Bresse), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Mylene MASSON, Carlos EL KHOURY, Groupe RESUVAL
09:15 - 10:15 #20767 - FC013 Trotti trauma : étude observationnelle sur la traumatologie liée aux trottinettes électriques.
Trotti trauma : étude observationnelle sur la traumatologie liée aux trottinettes électriques.

Introduction : Depuis juin 2018, des trottinettes électriques en libre-service ont fait leur apparition dans la capitale. Devant l’essor de leur utilisation et l’augmentation du nombre de blessés, nous avons voulu décrire la traumatologie liée à l’utilisation de ces trottinettes électriques.

Objectif : Réaliser un état des lieux de la traumatologie liée à l’utilisation de la trottinette électrique aux urgences générales du groupe hospitalier de la Pitié Salpêtrière.

Méthode : Etude descriptive observationnelle rétrospective monocentrique entre le 1er juin 2019 et le 31 juillet 2019.

Résultats : 66 patients ont été inclus dont 30 admis par transport (45%). 50 patients ont été triés à l’IAO comme « urgence relative » (76%). 7 patients ont été des impliqués lors de l’accident. Les motifs de prise en charge étaient : des contusions (39%), des fractures (24%), des plaies (20%), des entorses (11%), des luxations (5%) et des malaises (2%). Un avis spécialisé aux urgences a été nécessaire pour 17 patients (26%). 10 patients ont été hospitalisés (15%). Les localisations traumatiques les plus fréquentes étaient la sphère maxillo-faciale (29%), le coude (18%), le genou (12%) et la cheville (11%). 23 patients ont consulté un jour de weekend (samedi ou dimanche) (28.7%). 28 patients (42%) ont consulté entre 6h et 18h et 38 patients (58%) ont consulté entre 18h et 6h. 20 patients (30%) ont consulté un jour de pluie sur Paris.

Conclusion : Les lésions traumatiques liées à l’utilisation des trottinettes électriques sont variées et de gravité différente allant de la simple contusion à la fracture. Une nouvelle réglementation ou une campagne de prévention pourrait réduire le nombre de blessés et probablement le nombre d’admission dans les services d’urgences générales.

Sylvie HO (Paris), Anne Laure PAQUET, Laetitia VELLY, Margaux DUMONT, Clementine CASSARD, Yonathan FREUND, Pierre HAUSFATER
09:15 - 10:15 #20810 - FC014 Accidents de la voie publique à Marie Galante du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2019.
Accidents de la voie publique à Marie Galante du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2019.

Contexte

La traumatologie routière représente 13,1 décès pour 105hab. dans notre région, avec 41,2 décès pour 105hab. parmi les 18-24 ans. Notre île se situant à 30km du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), est fortement impactée. La prise en charge des victimes implique des spécificités organisationnelles avec, notamment pour les patients les plus graves, un transfert héliporté (TH) vers le CHU soit directement des lieux de l’accident soit secondairement après un passage au Centre Hospitalier Régional (CHR). 

 

Objectifs:

1)    Description épidémiologique des victimes d’accident de la voie publique (AVP)

2)    Évaluation de la prise en charge (PEC) médicale initiale des victimes les plus graves

 

Matériel et méthode: 

Étude observationnelle rétrospective de 2016 à 2019 incluant toutes les victimes d’AVP prises en charge par le Service Médical d’Urgence et de Réanimation (SMUR) ou par le Service d’Accueil des Urgences (SAU) du CHR. Les données des victimes ont été recueillies et les patients ont été répartis selon les Critères de Vittel (CV) :

-       Instables : au moins un critère : PAS<90mmHg malgré remplissage, Score de Glasgow (SG)≤8, utilisation de catécholamines, SaO2<90%

-       Critiques : au moins un critère : PAS>90mmHg après remplissage, SG 9-13, lésions anatomiques selon CV. 

-       Potentiellement graves : sans critère de détresse vitale avec critères de cinétique ou facteurs aggravants selon CV.

-       Stables : sans aucun critère.

 

Résultats:

Sur la période, 499 victimes d’AVP ont nécessité une PEC par les secours : 33% impliquant des Véhicules Légers (14% non ceinturés), 43% des 2 roues motorisés (27% non casqués) et 12% des vélos. La population est jeune et masculine. Parmi ces patients : 6 (1,4%) étaient Instables, 11 (2,6%) Critiques, 142 (34%) Potentiellement Graves et 264 (62%) Stables.

Le CHR a pris en charge 95% des victimes, 7 ont bénéficié d’un TH direct, 52 d’un TH secondaire après une PEC au CHR. Au total, 100% des patients Instables et 90,9% des Critiques ont été admis au CHU. La PEC des patients transférés au CHU révèlent des délais significativement plus courts lors d’un TH primaire vs secondaire ; 148 [136-174]min contre 262 [203-488]min (p<0,001 IC 95% (169,7-312,1).

 

Conclusion:

Cette étude souligne la forte incidence de la traumatologie routière sur notre île. Ce travail doit permettre d’élaborer des axes d’amélioration, notamment concernant les patients les plus graves, en réduisant les délais, au risque d’impacter la mortalité.

Alexis FREMERY (Cayenne), Pascale PIEDNOIR, Eric DEBUIRE, Amélie ROLLÉ, Delphine DELTA, Patrick PORTECOP, Michel CARLÈS
09:15 - 10:15 #20801 - FC015 Evolution des pratiques concernant le remplissage vasculaire des patients traumatisés graves pris en charge en préhospitalier.
Evolution des pratiques concernant le remplissage vasculaire des patients traumatisés graves pris en charge en préhospitalier.

Introduction : Les lésions traumatologiques représentent une des premières causes de mortalité dans le monde. La gestion de l’hémodynamique est la principale difficulté rencontrée dans la prise en charge des patients traumatisés dans le cadre de laquelle est apparu ces dernières années le concept d’hypotension permissive. Dans cette étude nous avons souhaité nous intéresser aux patients pris en charge dans les hôpitaux périphériques, notre objectif a été d’évaluer l’évolution des pratiques concernant le remplissage vasculaire des patients traumatisés pris en charge en préhospitalier.

Matériels et méthode : il s’agit d’une étude observationnelle descriptive et comparative multicentrique en 2 parties, rétrospective et prospective avec rappel des recommandations formalisés d’expert. Les patients ont été sélectionnés à partir du préhospitalier sur la classification CCMU. Nous avons composé un critère de jugement principal à 3 items correspondant à une prise en charge conforme, incluant la limitation du remplissage au maintien des objectifs tensionnelle, l’utilisation de cristalloïdes en première intention et la limitation du remplissage en l’absence d’introduction de vasopresseur. 

Résultats : 256 dossiers ont été analysés, 36 patients (27,7%) présentaient une prise en charge conforme selon nos critères dans la cohorte 1 contre 52 patients (33,3%) dans la cohorte 2. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les 2 cohortes concernant la conformité de la prise en charge (p = 0,272). Parmi les variables étudiées, la présence d’un traumatisme ouvert a une influence négative sur la probabilité d’avoir une prise en charge conforme avec un OR à 0,50 (IC : 0,28-0,87).

Discussion : nos résultats ne sont pas comparables à la littérature car concernent une population peu étudiée. Les points forts de cette étude sont son caractère multicentrique et dynamique incluant une phase de recueil prospective. Les limites concernent le nombre de données manquantes incombant au système préhospitalier, la variabilité inter-opérateur de la classification CCMU et le manque de stratification par quantité de soluté administré. En effet un grand nombre de nos patients ont reçu une perfusion de soluté selon la pratique du « garde-veine » qui est non codifiée et considérée comme non pertinente médicalement. 

Conclusion : Un tiers des patients traumatisés pris en charge en préhospitalier ont une prise en charge hémodynamique conforme.

Gwendoline ANTUNES (Toulouse), Arnaud DELAHAYE, Julie CALMELS
09:15 - 10:15 #20936 - FC016 Intérêt d'un compte-rendu structuré comme guide de lecture d'un scanner corps entier chez le traumatisé.
Intérêt d'un compte-rendu structuré comme guide de lecture d'un scanner corps entier chez le traumatisé.

Introduction : Le scanner corps entier (SCE) est réalisé pour établir le bilan lésionnel initial des traumatisés. Les lésions traumatiques ratées par l’interprétation radiologique sont de 3 à 71%. L’objectif a été d’évaluer l’intérêt du compte-rendu structuré (CRS) par rapport au compte-rendu initial (CRI), en texte libre, non structuré. Le CRS a déjà fait ses preuves en imagerie abdominale, mais n'a pas été étudié pour le SCE.

Matériel et méthodes : Pour réaliser une étude de simulation, tous les SCE prescrits aux urgences dans un centre hospitalo-universitaire de grande taille, entre 2016 et 2018, ont été inclus dans une étude observationnelle. Un radiologue lisait les SCE à l’aide du CRS, en aveugle du CRI, puis les CRS étaient comparés avec les CRI, et les discordances étaient colligées. Une deuxième lecture permettait d’évaluer ces discordances (lésion omise ou vue par excès). Toutes les lésions réellement présentes après la double lecture étaient rassemblées en un gold standard fictif. Le taux d’erreur était établi par rapport à ce gold standard.

Résultats : Sur 349 patients sélectionnés, 332 patients ont été analysés. L’âge médian était de 32,5 ans. Il y avait 69,9% d’hommes. Il y avait 1076 lésions traumatiques. Les plus fréquentes étaient les traumatismes de la paroi abdominale (n=79, 24,5% des patients, 7,3% des lésions totales) et les fractures de côte (75, 23,3%, 7,0%). 46% des SCE était normaux. Il y avait 391 erreurs dans le CRI, vs 23 dans le CRS, soit 36,3% vs 2,3% des lésions (p=1e-88), et 52,1% vs 6,0% des patients (p=4e-39). Les erreurs les plus fréquentes étaient les traumatismes pariétaux abdominaux (n=60) et du scalp (n=39) pour le CRS ; les contusions pulmonaires (n=4) et les pneumothorax (n=3) pour le CRI.

Discussion : L’utilisation d’un CRS sembler éviter largement les erreurs, en convertissant le mode de pensée intuitif en un mode rationnel. La méthode de lecture par un seul radiologue est un biais de reproductibilité.

Conclusion : Cette étude de simulation pilote montre que l’utilisation d’un CRS pour les SCE permettrait d’augmenter significativement le nombre de lésions traumatiques diagnostiquées par le radiologue. Une étude complémentaire sur l’impact clinique du CRS sera la prochaine étape.

Mikael VERDALLE-CAZES (Rouen), Mehdi TAALBA, Virginie LVOVSCHI, Emmanuel GERARDIN, Jean-Nicolas DACHER, Celine SAVOYE-COLLET
Salles 231-232

Jeudi 15 octobre

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09:15 - 10:15

Flash communications
Arrêt cardiaque

Modérateur : Bénédicte DOUAY (Médecin) (Paris)
09:15 - 10:15 #20818 - FC001 Système de rétroaction pour la ventilation manuelle dans un arrêt cardiorespiratoire simulé sur mannequin.
Système de rétroaction pour la ventilation manuelle dans un arrêt cardiorespiratoire simulé sur mannequin.

Introduction:Des études ont démontré l'importance de la ventilation pendant la Réanimation Cardio Pulmonaire (RCP). Bien que l'hypoventilation soit le plus souvent redoutée, le problème le plus grave demeure l'hyperventilation. Nous avons développé un dispositif de rétroaction (feedback) de la ventilation (VFD) manuelle qui surveille les paramètres ventilatoires et fournit une rétroaction directe sur la qualité de la ventilation à l’intervenant. Cette étude compare la qualité de la ventilation manuelle conventionnelle à la ventilation par VFD sur un patient simulé en ACR. Methodes: 40 personnels médical et paramédical recrutés et chargés de ventiler un mannequin simulant un ACR. On a demandé aux participants de ventiler le mannequin  pendant 5 min avec et sans VFD dans ordre aléatoire. Ils étaient divisés en 2 groupes de 20 personnes. Le premier groupe ventilait au masque et l'autre sur sonde endotrachéale. Résultats:La ventilation avec le VFD s'est améliorée de 15 à 90% (p  <  0.001) avec le masque et de 15 à 85% (p  <  0.001) avec la sonde endotrachéale en réduisant significativement la proportion de l'hyperventilation. Les taux de ventilation moyens et les volumes courants moyens se situaient dans les fourchettes recommandées par les guidelines dans respectivement 100 % avec le masque et 97,5 % des participants avec la sonde lorsqu'ils utilisaient le VFD.Conclusion: VFD améliore les performances de la ventilation manuelle de plus de 70 % dans différents scénarios simulés

Dr Abdo KHOURY (Besançon), Alban DE LUCA, Fatimata Seydou SALL, Lionel PAZART, Gilles CAPELLIER
09:15 - 10:15 #20738 - FC002 Pertinence du score NEWS modifié, sans la fréquence ventilatoire, dans la détection du risque d'arret cardiaque intrahospitalier.
Pertinence du score NEWS modifié, sans la fréquence ventilatoire, dans la détection du risque d'arret cardiaque intrahospitalier.

Introduction : L’objectif de cette étude était d’analyser la prise en charge des arrêts cardiaques intra-hospitaliers et d’évaluer si un score d’alerte calculé sans la fréquence ventilatoire peut être pertinent compte tenu de la mesure aléatoire de cette dernière.

Matériel et méthodes : Une étude rétrospective observationnelle a été réalisée à partir de l’ensemble des arrêts cardiaques du registre des urgences vitales d’un hôpital périphérique de septembre 2016 à octobre 2018. Les paramètres suivants étaient recueillis : l’âge, le sexe, le lieu, les paramètres physiologiques des 24 dernières heures, le score NEWS modifié sans la fréquence ventilatoire et la survie à 8 jours.

Résultats : 97 patients ont été inclus durant la période d’étude et 83 dossiers ont pu être analysés. Le score NEWS modifié présentait un seuil d’alerte (≥3) chez 22,9% des patients 24h avant l’arrêt cardiaque et chez 54,2% 6h avant. La récupération d’un rythme cardiaque spontané était de 42,2% et la survie à 8 jours était de 13,3%. Le score NEWSm n'était pas prédictif de la survie ou du décès à 8 jours.

Discussion : L’utilisation du score NEWS est inconstante tant en UHCD qu’en services d’hospitalisation. La généralisation de son utilisation, même sans la fréquence ventilatoire, permettrait d’alerter sur le risque de survenu d’un ACR.

Conclusion : Le score NEWSm, sans la FV, permettrait d'obtenir des seuils d'alerte pertinent pour la détection du risque d'ACR à travers nos logiciels métiers.

Pierre-Matthieu ASTRIER, Guillaume GASPERINI (Toulon), Pauline MULLER, Camille MARTINET, Aurelien RENARD
09:15 - 10:15 #20903 - FC003 L’élévation de la tête et du tronc améliore la pression de perfusion cérébrale après le retour d’une activité circulatoire spontanée dans un modèle d’arrêt cardiaque prolongé sur cochon.
L’élévation de la tête et du tronc améliore la pression de perfusion cérébrale après le retour d’une activité circulatoire spontanée dans un modèle d’arrêt cardiaque prolongé sur cochon.

Objectif :Les études précliniques montrent que l’élévation séquentielle contrôlée de la tête et du tronc pendant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) améliore la perfusion cérébrale et la survie avec bon devenir neurologique de l’arrêt cardiaque (AC). La position optimale de la tête et du tronc après le retour d’une activité circulatoire spontanée (RACS) n’est pas connue. L’objectif de cette étude était de déterminer si la tête et le tronc doivent rester en position surélevée après le RACS.

Méthode :Des cochons femelles de 40kg ont été anesthésiés et positionnés en décubitus dorsal, à plat, sur un dispositif spécifique d’élévation de la tête et du tronc (CED). Après 8 minutes de fibrillation ventriculaire non traitée, les cochons ont été positionnés au niveau le plus bas du CED (18° d’élévation). Après 2 minutes de RCP avec compression décompression active et valve d’impédance inspiratoire, les animaux ont été progressivement surélevés au niveau le plus haut du CED (HUP, 35° d’élévation) et la RCP poursuivie dans cette position pendant 30 minutes. Les cochons ont ensuite été  défibrillés. Après le RACS, la tête et le tronc ont été maintenus dans la position HUP pendant 10 minutes puis les animaux ont été randomisés en séquences de 5 minutes successives comme suit : 0°, 35°, 0°, 35° ou 35°, 0°, 35°, 0°. Les paramètres hémodynamiques et l’oxymétrie cérébrale ont été mesurés. Un test t de Student pour échantillons appariés a été utilisé pour comparer les valeurs entre les deux positions.

Résultats :Un RACS a pu être obtenue chez 7 des 9 animaux  étudiés. La pression de perfusion cérébrale était augmentée de 8,9±7,1 mmHg quand les cochons étaient en position HUP (56,0 ±21,8 mmHg) vs à plat (47,1±22,4 mmHg)(p<0,01) et la pression intracrânienne (PIC) était significativement diminuée (HUP 8,6±5,7 mmHg vs à plat 18,6±5,1 mmHg, p<0,01). La pression artérielle moyenne (PAM) était similaire entre les 2 positions (HUP 64,6±18,3 mmHg vs à plat 65,7±19,1 mmHg, p=0.58). L’oxymétrie cérébrale était significativement plus élevée en position HUP (HUP 61,8±9,7 mmHg vs à plat 58,5±10,7 mmHg, p=0,012).

Conclusion : Après le RACS, l’élévation de la tête et du tronc était associée avec des pressions de perfusion cérébrale et une oxymétrie cérébrale plus élevés et avec des PIC réduites dans un modèle de cochon d’arrêt cardiaque prolongé, sans diminuer la PAM. La position HUP pourrait être évalué en post-AC chez l’homme pour améliorer la perfusion et l’oxygénation cérébrale. 

Hélène DUHEM (Grenoble), Johanna MOORE, Carolina ROJAS SALVADOR, Bayert SALVERDA, Lick MIKE, Paul PEPE, Guillaume DEBATY, Keith LURIE
09:15 - 10:15 #20879 - FC004 Drone porteur de DSA en milieu urbain dense. Modélisation multiparamétrique complexe dynamique pour optimiser les choix.
Drone porteur de DSA en milieu urbain dense. Modélisation multiparamétrique complexe dynamique pour optimiser les choix.

Introduction

Raccourcir le temps d’accès à la défibrillation des Arrêts Cardiaques Extra Hospitaliers (ACEH) est impératif pour faire baisser la mortalité. L’emploi de drones porteurs d’un défibrillateur (DDSA) a fait l’objet de tests concluants en milieu urbain très peu dense, (Stockholm). Notre hypothèse est que des DDSA raccourcissent aussi l’accès au DSA au sein de zones urbaines plus denses. Le but de ce travail était de comparer les délais de DDSA simulés aux délais réels des véhicules de premier secours (PS) en zone urbaine dense.

Matériel et Méthode

Étude observationnelle par modélisation informatique sur données rétrospectives. Pour chaque ACEH survenu en 2017 en zone urbaine dense, nous avons simulé l’envoi d’un DDSA et comparé son délai avec le délai réel des PS. Étaient inclus les ACEH de 2017 de la zone concernée. Étaient exclus les ACEH ayant reçu un DSA public avant l’arrivée du PS, les ACEH survenus en présence des secours, les ACEH traumatiques. La simulation tenait compte : 1) des paramètres du DDSA : altitude de vol, vitesse verticale/horizontale, délai décollage-atterrissage, vitesse et sens du vent du jour de l’ACEH, lieux d’implantation des DDSA ; 2) des paramètres du centre d’appels : taux de détection téléphonique des ACEH, voie publique ou domicile. Des paramètres n’autorisaient pas le DDSA à voler : rafales de vent, visibilité nulle, AC non détecté. Un site internet a été créé pour faire varier tous les paramètres de la modélisation (https://airborne-aed.org/fr/). Critère de Jugement (CJ) principal : taux d’ACEH où le DDSA arrivait avant le PS. CJ secondaire : Influence de chaque paramètre sur les délais du DDSA. Analyse descriptive en valeur absolue (%) + Déviation Standard obtenue par assignation aléatoire répétée. Accord d’un Comité d’éthique local.

Résultats

Sur 3010 (100%) inclus, le DDSA pouvait décoller dans 963+15 (32%) cas, le faisant arriver avant le PS dans 891+14 cas (30%), ou après le PS dans 73+7 cas (2%) (p<0.001). Autoriser le vol de nuit permettait à 312 (10%) DDSA supplémentaires d’arriver avant le PS.

Discussion

 Un DDSA en vol était quasi- toujours plus rapide qu’un véhicule de secours.  

Conclusion

Les paramètres du DDSA autorisant une plage de vol plus large (vol la nuit, haut taux de détection des AC) maximisent le nombre d’AC défibrillés plus précocement. La règlementation doit encore évoluer pour autoriser ce type de vol. Notre simulateur aidera à explorer les plages de vols pour optimiser le bénéfice/risque. 

Miron De L'espinay ALBANE (Courbevoie), Clément DERKENNE, Daniel JOST, Benoit FRATTINI, Lemoine FRÉDÉRIC, GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ARRÊT CARDIAQUE, Lesaffre XAVIER, Prunet BERTRAND
09:15 - 10:15 #21173 - FC005 Efficacité de la formation aux gestes et soins d’urgence chez les professionnels de santé témoins d’arrêts cardiaques : étude sur le registre RéAC.
Efficacité de la formation aux gestes et soins d’urgence chez les professionnels de santé témoins d’arrêts cardiaques : étude sur le registre RéAC.

Introduction: Depuis 2006, les professionnels de santé (PS) ont une obligation de formation aux gestes et soins d’urgence (FGSU). Notre objectif est d’évaluer l’efficacité de la formation des PS (non spécialisés dans la réanimation) dans la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitaliers (ACEH).

Matériel et méthodes: Etude prospective comparative et multicentrique sur les données du registre français des arrêts cardiaques entre 07/2011 et 09/2019.

Résultats: Nous avons inclus 34 848 ACEH survenus devant témoin (hors sapeurs pompier et SMUR) et réanimés par le SMUR. Parmi eux, le témoin était un PS dans 7.2% des cas (2 504 patients).

Lorsque le témoin est un PS, l’ACEH a lieu dans la majorité des cas dans un établissement de santé (ES) (55.9%) ou dans un établissement médico-social (EMS) (28.2%). Pour 8.4% des patients l’ACEH survient à domicile, pour 3.6% dans des lieux ou voies publiques et dans 4.0% des cas dans des autres lieux. Les causes des ACEH sont principalement médicales (77.9% dont 49.3% de causes cardiaques) ou asphyxiques (20.5%). L’âge médian des victimes est 76 ans et dans 54.2% des cas ce sont des hommes. Le PS initie une réanimation (RCP) dans 90.3% des cas, elle est immédiate dans 86,4% des cas. La médiane du no flow est de 5 min. Dans plus de la moitié des cas, le massage cardiaque (MCE) est couplé avec une ventilation (54.1%). Un défibrillateur est posé dans 30.9% des cas et choque dans 5.9% des cas. Le patient a une reprise d’activité circulatoire spontanée (RACS) dans 34.4% des cas, est admis en vie à l’hôpital dans 27,2% des cas et survit à 30 jours dans 4.6% des cas (80.8% avec un bon devenir neurologique). Si on compare les professionnels qui ont agi en ES/EMS avec les autres (infirmiers libéraux, médecins généralistes, kinésithérapeutes, pharmaciens ou dentistes). En ES et EMS, une RCP est plus souvent initiée (90.9% vs 87.3%, p=0.032), et le MCE est plus souvent couplé à une ventilation (59.0% vs 28.6, p<0.001), le défibrillateur est plus utilisé (34.2% vs 15.0%, p<0.001).

Discussion: Pour 1 patient sur 10, la réanimation n’est pas entreprise. En ES/EMS, des défibrillateurs doivent être mis à disposition et ne sont utilisés que dans 34.2% des cas.

Conclusion: Le témoin est un maillon essentiel, lorsqu’il est un PS, des gestes de qualité doivent être délivrés. Globalement, la FGSU des PS semble en faire des témoins de qualité, cependant les mises à jour doivent se poursuivre pour qu’il n’y ait plus de cas de non réanimation.

Valentine BAERT (Lille), Christian VILHELM, François JAVAUDIN, Steven LAGADEC, Michaël GENIN, Carlos EL KHOURY, Hervé HUBERT, GR-RÉAC
09:15 - 10:15 #21172 - FC006 Femmes enceintes et arrêts cardiaques extrahospitaliers : contexte et prise en charge.
Femmes enceintes et arrêts cardiaques extrahospitaliers : contexte et prise en charge.

Introduction : L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) concerne 1/30 000 femmes enceintes. Les recommandations réservent une partie spécifique à cette prise en charge rare et grave. L’objectif de cette étude est de faire une description du contexte, de la prise en charge et du devenir des femmes enceintes victime d’un ACEH.

Matériel et méthodes : Etude descriptive, prospective et multicentrique basée sur les données du registre français des arrêts cardiaques entre juillet 2011 et septembre 2019.

Résultats : Durant l’étude, 103 507 ACEH ont été recensés par le RéAC, 35 672 concernaient des femmes et pour 52, la notion de grossesse était rapportée. La médiane d’âge de ces femmes enceintes est de 30 ans. Dans 71.2% des cas, un témoin était présent au moment de l’ACEH. Il a lieu dans 80.4% des cas au domicile et dans 17.7% dans un lieu public. Pour 20%, l’absence d’antécédent est reportée. Les causes d’ACEH chez la femme enceinte sont : médicales (84.6%), traumatiques (5.8%), intoxications (1.9%) ou noyades (7.7%). Une hémorragie et des convulsions sont fréquemment reportées. Le témoin réanime la victime dans 50% des cas dont 40.4% immédiatement. Les sapeurs-pompiers arrivent en 10 min et initient une réanimation dans 73.1% des cas. Dans près de 75% un défibrillateur est posé avant l’arrivée du SMUR, il choque 13.5% des femmes. Le rythme cardiaque est plus fréquemment non choquable (76.5%), il est choquable pour 15.7% des femmes, 7.8% sont en activité spontanée à l’arrivée du SMUR. Le SMUR arrive en 20 min et entreprend une réanimation dans 98.1% des cas. Des médicaments sont la plupart du temps injectés : adrénaline : 94.2% ; amiodarone : 17.3% ; fibrinolytique :17.6% ; bicarbonates : 9.6% ; expansion volémique : 36.5%. Concernant la survie, 40.4% des femmes enceintes ont une reprise d’activité circulatoire spontanée (RACS) et arrivent en vie à l’hôpital, seule 13.5% d’entre elles sont vivantes à 30 jours (57.1% avec un bon pronostic neurologique). Un obstacle médico-légal est reporté dans 34.6% des cas.

Discussion : l’ACEH chez la femme enceinte est rare et très peu étudié. Les témoins ne réaniment que dans 50% des cas, la réanimation spécialisée semble être en accord avec les recommandations notamment avec l’utilisation des médicaments.

Conclusion : Une demande d’étude sur cette thématique a été formulée par plusieurs équipes et les sociétés savantes. Ces cas rares restent dramatiques et des recherches pour permettre de les prévenir doivent être menées.

Valentine BAERT (Lille), N. Sybille GODDET, Christian VILHELM, Cyrielle DUMONT, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Carlos EL KHOURY, Hervé HUBERT, GR-RÉAC
09:15 - 10:15 #21108 - FC007 Arrêt cardiaque extra hospitalier : facteurs de mauvais pronostic accessibles au médecin urgentiste pré-hospitalier. Vers un outil d’aide à la décision ?
Arrêt cardiaque extra hospitalier : facteurs de mauvais pronostic accessibles au médecin urgentiste pré-hospitalier. Vers un outil d’aide à la décision ?

Contexte : L’arrêt cardiaque (AC) par sa gravité immédiate représente un enjeu individuel et collectif majeur, son pronostic est très défavorable. Des moyens massifs sont parfois entrepris bien que certaines réanimations préhospitalières peuvent sembler déraisonnables. L’objectif principal était de déterminer les facteurs immédiats de mauvais pronostic d’un AC accessibles à un médecin urgentiste préhospitalier en France. L’objectif secondaire était d’étudier les sous-groupes de notre population.

Méthode : Étude rétrospective, analytique, à partir d’un recueil de données prospectif, multicentrique basée sur les données du Registre électronique des AC en France (RéAC). Seuls les AC d’étiologie médicale étaient analysés. Les patients étaient divisés en 2 groupes : patients avec un bon pronostic neurologique (CPC 1 à 3) et patients avec un mauvais pronostic neurologique (CPC 4 et 5 et décès avant J30). Une régression logistique ainsi qu’une analyse des correspondances multiples (ACM) ont été réalisées afin de déterminer les facteurs de mauvais pronostics.

Résultats : 45 239 patients ont été inclus. La survie avec un bon pronostic neurologique à J30 était de 5,5%. 93% des patients évoluant favorablement sur le plan neurologique présentaient un AC devant témoin et 69% bénéficiaient d’une RCP immédiate. 73% des AC de notre étude survenaient devant un témoin et 40% des patients bénéficiaient d’une RCP immédiate. Nous avons retrouvé 9 facteurs de mauvais pronostics à J30 : l’âge supérieur à 65 ans, l’absence de témoin, l’absence de réanimation cardio-pulmonaire immédiate, l’absence de choc électrique délivré avant l’arrivée du SMUR, un rythme non choquable à l’arrivée du SMUR, une durée de no-flow supérieure à 10 minutes, une durée de low-flow supérieure à 20 minutes, une valeur d’EtCO2 max en 30 minutes inférieure à 30 mmHg, une dose totale d’adrénaline supérieure à 2 mg. Selon l’ACM, les variables les plus discriminantes étaient la présence ou l’absence d’une réanimation cardio-pulmonaire immédiate et la faible ou haute technicité (intubation, voie d’abord et dose totale d’adrénaline).

Conclusion : La poursuite d’une réanimation en milieu extra-hospitalier pouvant s’inscrire dans l’obstination déraisonnable, il est important d’identifier les patients ayant le pronostic le plus sombre. Une aide à la décision médicale, basée sur ces variables, semble justifiée.

Guillaume VERGÉ (Lille), Ramy AZZOUZ, Hervé HUBERT, Eric WIEL
09:15 - 10:15 #20814 - FC008 Une limite du modèle des registres d'arrêt cardiaques? étude retrospective de l'étiologie de 100 ACR réanimés avec succès.
Une limite du modèle des registres d'arrêt cardiaques? étude retrospective de l'étiologie de 100 ACR réanimés avec succès.

Introduction : La conférence de consensus de l'abbaye d'Utstein en 1990, a défini les recommandations pour uniformiser les données à recueillir et les critères d'évaluation des différents registres de l'arrêt circulatoire.
Parmi ces données, l'étiologie de l'arrêt cardiaque conditionne particulièrement les études sur l'arrêt cardiaque. Elle peut parfois être très compliquée à définir par le médecin urgentiste en pré-hospitalier, le régulateur ou le paramedic. La littérature récente nous montre que le modèle actuel peut encourager le répondeur à renseigner la cause "cardiaque" lorsqu'aucune autre cause proposée ne lui semble évidente. Cela introduit alors un biais dans les registres.
Méthode : Cette étude visait donc à comparer l'étiologie de l'arrêt cardiaque notifiée sur le registre suite à la prise en charge initiale, et la cause diagnostiquée "a posteriori" après hospitalisation, pour des patients réanimés avec succès et transportés en structure hospitalière. L'objectif principal était de montrer une discordance entre l'étiologie notifiée sur le registre et celle du dossier médical. Un objectif secondaire était de montrer que la cause cardiaque était retenue par excès dans les registres.
100 dossiers de patients ayant présenté un arrêt cardiaque réanimé avec succès en extra-hospitalier ont été analysés rétrospectivement. Ont été exclus les patients transportés sur des structures hospitalières étrangères, les fiches et dossiers médicaux non retrouvés ou incomplets. Soit 48 dossiers inclus.
Résultats : Les résultats montrent une discordance globale entre le diagnostic du recueil et le diagnostic hospitalier de 14% (7 dossiers). Lorsque l'étiologie cardiaque est initialement renseignée(n=32, 64%), cette discordance est de 19% (n=6). Elle est de 20% (n=1) lorsque la cause initiale est traumatique (n=5). Il n'existe pas de discordance pour les causes respiratoires (n=4), autres-connues (n=5), noyade (n=1), et pendaison (n=1).
Discussion : Cette discordance, non négligeable, entre les causes du recueil et les étiologies hospitalières finalement retenues correspond à ce qui est décrit dans d'autres données de la littérature. Nous savons désormais que cela biaise ensuite de nombreuses études sur registre sur l'arrêt cardiaque. Malgré la faible puissance de cette étude retrospective, il semble légitime de réfléchir à corriger les étiologies a posteriori si possible et  permettre de futures études sur l'arrêt cardiaque en utilisant des données plus précises.
Hugo SCHMIT (Annecy), Adrien DROUET, Emmanuelle COURSON, Cecile KEROUREDAN, Dominique SAVARY, Jean-Christophe RICHARD
Salles 234-235
10:00

Jeudi 15 octobre

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JARM
10:00 - 18:00

Journée des Assistants de Régulation Médicale
ARM, Evaluation SAMU / SMUR, Profession, Métier, Régulation

Coordonnateur : Catherine PRADEAU (Bordeaux)
Public : ARM
10:00 - 12:00 Appel pour accouchement. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux), Ludovic RADOU (Superviseur - soignant) (Le Mans)
- Accueillir l’appelant de façon adaptée et écouter la demande verbale et para verbale
- Analyser l’environnement sonore et le contexte de l’appel
- Identifier le contexte géographique
- Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
- Questionner avec précision pour obtenir les informations permettant de caractériser la situation
- Utiliser les techniques de communication adaptées en fonction de l’appel, de l’appelant et de l’outil de communication
- Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
- Distinguer l’urgence à partir des indications recueillies
- Hiérarchiser le degré d’urgence (à partir des scores existants : malinas / spia)
- Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale (RM)
- Déterminer les secours à engager avant régulation médicale
- Donner les conseils en attendant la régulation médicale
- Guider l’appelant pour une mise en œuvre des gestes d’urgence, dans le cadre de protocoles pré établis, dans l’attente de la régulation médicale
- Transmettre au médecin régulateur les informations caractérisant la situation
- Connaître les principes de l’organisation de la réponse opérationnelle
- Connaître la terminologie en anglais.
13:30 - 15:30 Reconnaître les signes de gravité lors d’un appel pour malaise au SAMU CENTRE 15. Gael GHENO (Médecin responsable de structure interne) (Annecy), Christelle CHAZEAU (ARM) (Bordeaux)
- Accueillir l’appelant de façon adaptée
- Reconnaître le contexte géographique
- Ecouter la demande verbale et para verbale
- Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
- Savoir questionner pour analyser l’état clinique du patient (technique de l’ADCDE)
- Identifier les facteurs de gravité du malaise
- Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
- Hiérarchiser le degré d’urgence (savoir identifier un AC, un trouble de conscience, une dyspnée)
- Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale
- Déterminer les secours à engager avant régulation, et connaître les procédures de départ avant régulation.
- Donner les conseils en attendant la régulation médicale et Guider l’appelant pour une mise en œuvre des positions d’attente,
- Transmettre au médecin régulateur les informations caractérisant la situation
- Connaître les principes de l’organisation de la réponse opérationnelle
- Connaître la terminologie en anglais.
16:00 - 18:00 Prise en charge d’un appel pour urgence respiratoire. Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Nantes), Eric PERRET (ARM) (Annecy)
- Accueillir l’appelant de façon adaptée
- Ecouter la demande verbale et para verbale
- Analyser le contexte de l’appel
- Identifier les facteurs de gravité de la détresse respiratoire
- Reconnaître le contexte géographique
- Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
- Utiliser les techniques de communication adaptées en fonction de l’appel, de l’appelant et de l’outil de communication
- Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
- Hiérarchiser le degré d’urgence
- Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale suivant le référentiel du guide de la régulation médicale
- Déterminer les secours à engager avant régulation médicale
Salle 352B
11:00

Jeudi 15 octobre

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AM-07
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 07
Transfusion et Urgences
Soins Infirmiers, Thérapeutique

Coordonnateur : Marianne SANDLARZ (LILLE)
Conférenciers : Alain FACON (Praticien hospitalier) (Lille), Marianne SANDLARZ (praticien hospitalier) (LILLE)
À partir de cas cliniques :
-Savoir prescrire et transfuser selon les différents niveaux d'urgence transfusionnelle et les produits sanguins labiles disponibles
-Connaître les indications des principales qualifications des concentrés érythrocytaires
-Savoir lire et interpréter un contrôle ultime pré-transfusionnel
-Connaitre les recours disponibles en cas de difficultés transfusionnelles
Salle 242A

Jeudi 15 octobre

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AM-12
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 12
Comment réagir face à une plainte judiciaire ou ordinale
Ethique, Médico-légal

Coordonnateur : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc)
Conférenciers : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Praticien Hospitalier) (Saint-Brieuc), Angélique WENGER (Avocat) (Paris)
• A travers 2 ou 3 cas pratiqués inspirés de faits réels, issus de l’exercice aux urgences, en SMUR et en régulation, menés en dialogue avec les participants, sous forme de questions successives à choix multiples, appréhender la survenue d’une réclamation amiable, une plainte pénale ou ordinale, une assignation devant les juridictions civiles et administratives.
• Connaître les étapes, les éventualités et comment s’y préparer.
• Synthèse : Je fais l’objet d’une plainte ou d’une réclamation : quoi faire ? quoi éviter ?
Salle 253

Jeudi 15 octobre

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AM-17
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 17
Vertiges aux Urgences
Neurologie

Coordonnateur : Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
Conférenciers : Nicolas CHAUSSON (Neurologue) (Corbeil-Essonnes), Pierre JAMMES (Kinésithérapeute) (Montady), Yacine LAMARCHE VADEL (Medical Consultant) (Fontainebleau)
- Atelier ludique sur les causes de vertiges
- Atelier ludique sur les causes principales périphériques et centrales de vertiges
- Atelier pratique sur les tests simples vestibulaires, auditifs, proprioceptifs et sur les nystagmus
- VPPB : manœuvres provocatrices des canaux semi-circulaires
- VPPB : manœuvres libératoires des canaux semi-circulaires
Salle 351

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AMS-34
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 34
ACR de l'adulte. Principes de prise en charge et mise en pratique des algorithmes
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Organisation Services d'Urgences

Coordonnateur : Patrick PLAISANCE (Paris)
Conférenciers : Thibault BREVET (IDE) (Paris), Nora OULED (Paris), Patrick PLAISANCE (Head of Department) (Paris)
Permettre aux participants d'intégrer les nouvelles facettes des recommandations internationales sur l'arrêt circulatoire par l'intermédiaire de cas cliniques inter actifs sur simulateur humain.
Salles 221-222-223

Jeudi 15 octobre

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AMS-43
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 43
Accouchement inopiné hors maternité
Obstétrique / Gynécologie, Organisation SAMU/SMUR

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Sybille GODDET-BETE (médecin) (Dijon), Nathalie LAURENCEAU-NICOLLE (Cadre supérieure sage-femme) (Toulouse), Marianne SOUBEIRAN (sage-femme formatrice) (Amiens)
Décrire l’installation d’une parturiente pour un accouchement impromptu hors maternité. Présenter la préparation du matériel pour la maman et pour le bébé. Exposer le déroulement d’un accouchement eutocique par voie basse. Faire réaliser les gestes aux participants. Exposer les 4 gestes qui sauvent un siège. Décrire la prise en charge de base d’un nouveau-né né à domicile (réanimation exclue). Rappeler les recommandations nationales spécifiques à cette situation.
Salle 353

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AMS-46 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 46 A
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communications.
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Simulation

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Vincent BAREGE (médecin) (Rouen), Florent GACHET (soignant) (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 330-331-332-333

Jeudi 15 octobre

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AS-58 B
11:00 - 12:30

Atelier Soignants 58 B
Atelier de conduite en situation d'urgence
Simulation

Coordonnateur : Didier GRANDIN (Corbeil-Essonnes)
Conférenciers : Marc BODSON (Trappes), Bruno GARRIGUE (IADE cadre de santé) (Corbeil-Essonnes), Didier GRANDIN (Corbeil-Essonnes), Marjorie GRANDIN (Paris), Stéphane GRESSIN (Trappes)
Rappeler les bases de législation en matière de formation à la conduite des Ambulanciers SMUR.
Appréhender sur simulateur réaliste différentes situations accidentogenes en conduite d’urgence.
Réaliser une analyse des pratiques et apporter des pistes d’amélioration pour renforcer la sécurité.
Village SFMU

Jeudi 15 octobre

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CM14
11:00 - 12:30

Conférences Médecins
Faut-il suivre les recommandations des autres sociétés savantes ?
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA, Fil rouge Coeur, Fil rouge Infectiologie, Infectiologie sepsis, Pneumologie, Parcours Jeunes

Modérateurs : Frédéric BALEN (Médecin) (Toulouse), Anthony CHAUVIN (MCU-PH) (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Les recommandations des autres sociétés savantes sont elles adaptées à la pratique aux urgences? Les bases scientifiques de certaines sont largement débattues, et notre adhésion à ces guidelines peut ête remise en cause.
11:00 - 12:30 La "Surviving sepsis campaign". Yonathan FREUND (PUPH) (Paris)
11:00 - 12:30 SCA. Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny)
11:00 - 12:30 AVC. Marie GIROT (PH) (Lille)
11:00 - 12:30 Insuffisance respiratoire aiguë. Maxime MAIGNAN (Chef de service) (Grenoble)
Amphi Bleu

Jeudi 15 octobre

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CS05
11:00 - 12:30

Conférences Soignants
Damage control
Catastrophe SSE CUMP, Pédagogie, Enseignement, Formation

Modérateurs : Perrine JOLIBOIS (infirmiere) (Besançon), Alexia MOREIRA (infirmière puéricultrice) (Paris)
Coordonnateur : Alexia MOREIRA (Paris)
11:00 - 12:30 Damage control pédiatrique. Elodie CHAMORRO (IDE) (Paris)
Rappel des grands principes du damage control
La spécificité du damage control pédiatrique
Comment se préparer ? Matériel nécessaire en pédiatrie
11:00 - 12:30 La formation damage control aux soignants. Elodie CHAMORRO (IDE) (Paris)
Comment intégrer le damage control dans la formation gestes d’urgences.
Utilisation de tuto dans la formation
Retour d’expérience d’un exercice plan blanc.
11:00 - 12:30 Les outils SSE. David BELY (IDE) (La Roche-sur-Yon)
Garrots
Intra-osseuse
Et autres outils.
Amphi Havane

Jeudi 15 octobre

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CM10
11:00 - 12:30

Conférences Médecins
AIT
Neurologie

Modérateurs : Said LARIBI (PU-PH, chef de pôle) (Tours), Laurent MAILLARD (Médecin) (Agen)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO-RAY (Paris)
Où l'on étudiera les différents diagnostics d'accidents neurologiques transitoires en insistant sur les indications d'examens complémentaires, leurs délais de réalisation et l'orientation des patients.
11:00 - 12:30 Ictus : quelle prise en charge. Dr Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Rouen)
11:00 - 12:30 Quel bilan d’imagerie. Ludovic LUCAS (CCA) (Arcachon)
11:00 - 12:30 AIT en ambulatoire. Sandrine DELTOUR (PU-PH) (Paris)
11:00 - 12:30 Diagnostics différentiels. Katia AYMART (médecin militaire) (Clamart)
Salle 241

Jeudi 15 octobre

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CM17
11:00 - 12:00

Conférences Médecins
Allergie
Anaphylaxie, Pédiatrie

Modérateurs : Mikaël MARTINEZ (Chef de pôle) (Montbrison), Caroline TELION (medecin) (Paris)
Coordonnateur : Chloé GERBAUD-COULAS (Lyon)
Après un rappel des RFE sur l'anaphylaxie, on approfondira les réactions anaphylaxie-like de l'enfant et de l'adulte ainsi que leur prise en charge.
11:00 - 12:00 Rappel des Recommandations Formalisées d'Experts. Aurélie GLOAGUEN (PH) (Chalon-sur-Saône)
11:00 - 12:00 Allergies alimentaires chez l’enfant. Sibylle BLANC (Nice)
11:00 - 12:00 Diagnostic différentiel : angio-œdème bradykinique. Nicolas JAVAUD (PU-PH) (Colombes)
Salle 242B

Jeudi 15 octobre

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SI03
11:00 - 12:00

Session Interactive - Urgences'Tonic
ECG : le Taboulet Show !
Cardiologie - Autre, Parcours Jeunes

Modérateur : Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, Belgique)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Rennes)
Conférencier : Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'ECG sans jamais oser le demander.
Salle 243

Jeudi 15 octobre

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TRM02
11:00 - 12:30

Table Ronde Médecins
Améliorer le quotidien au travail
Management, Organisation Services d'Urgences, Profession, Métier

Modérateurs : Jean Marie BONNEC (Praticien Hospitalier) (Narbonne), Christophe CHOQUET (Responsable d'Unité - Praticien Hospitalier) (Paris)
Coordonnateur : Jérôme BOKOBZA (Paris)
Comment réorganiser notre travail pour le rendre plus confortable et diminuer les risques que nos actuels conditions de travails font courir aux patients.
11:00 - 12:30 Réorganiser les horaires. Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt)
11:00 - 12:30 Réorganiser l’espace (bruits lumière). Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Toulouse)
11:00 - 12:30 Altération des capacités attentionnelles, risque sur le malade. Pierre-Géraud CLARET (PU-PH) (Nîmes)
11:00 - 12:30 Risques personnels liés aux mauvaises conditions. Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Salle 251

Jeudi 15 octobre

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CLM02
11:00 - 12:00

Communications libres plénières
Sonde d'Or

Modérateurs : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Nîmes), Aurélien RENARD (MEDECIN) (Toulon)
11:00 - 12:00 #21288 - CP09 Apport de l’échographie pulmonaire dans le diagnostic de l’insuffisance cardiaque au cours de la bronchopneumopathie chronique obstructive décompensée.
Apport de l’échographie pulmonaire dans le diagnostic de l’insuffisance cardiaque au cours de la bronchopneumopathie chronique obstructive décompensée.

Introduction : Le diagnostic de l’insuffisance cardiaque au cours d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) décompensée est  important mais généralement difficile aux urgences. L’urgentiste doit rapidement identifier l’origine cardiaque d’une exacerbation de BPCO pour guider la prise en charge thérapeutique. Le but de ce travail est d’évaluer les performances de l’échographie  pulmonaire (EP) pour étiqueter  l’origine  cardiaque  d’une dyspnée aigue chez  un BPCO

Matériel et méthode : C’est une étude prospective réalisée au service des urgences de Monastir, menée auprès de 196 patients BPCO  qui se sont présentés  aux urgences pour une dyspnée aigue de Janvier 2017 à Décembre2019. Le diagnostic de l’insuffisance cardiaque est basé sur  des données cliniques, biologiques (BNP) ; radiographiques et échographiques. Le diagnostic d’IC par l’EP est évalué par le score de congestion pulmonaire (SCP).

Résultats : L’origine cardiaque de la dyspnée est retenue chez 64 patients (32.8%) de la population d’étude. L’âge moyen des patients est de 69±10 ans, sexe ratio (H/F)3.08. La performance diagnostique du SCP de l’EP est représentée par l’aire sous la courbe ROC est de 0.73(figure). Le meilleur seuil du SCP est 10 avec une sensibilité à 80% et une spécificité à 48%.

Conclusion : L’échographie pulmonaire pourrait être contributive dans le diagnostic d’une insuffisance cardiaque chez un BPCO

Rihab DIMASSI (Monastir, Tunisie), Sarra SASSI, Mohamed Amine MSOLLI, Kais ZAYDI, Kaouther BELTAIEF, Hamdi BOUBAKER, Semir NOUIRA
11:00 - 12:00 #21280 - CP10 Evaluation des pratiques et du niveau de formation de l’échographie clinique en médecine d’urgence au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Evaluation des pratiques et du niveau de formation de l’échographie clinique en médecine d’urgence au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Introduction : L'échographie clinique en médecine d'urgence est de plus en plus utilisée. A notre connaissance, aucun consensus n'existe quant au nombre minimum d'examens nécessaire par application pour être estimé performant. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer, à travers un état des lieux de la pratique de l'échographie en région Auvergne-Rhône-Alpes, la performance d'un médecin urgentiste à réaliser une échographie en termes de nombre minimum d'examens effectué par application.

Matériels et méthodes : Etude descriptive, rétrospective, multicentrique et déclarative réalisée du 17 mai au 17 août 2019 à partir d'un questionnaire en ligne adressé aux 426 urgentistes séniors et internes en DESC MU de la région. L’analyse secondaire traitait de l'impact d'une formation universitaire sur le nombre d'examens à effectuer par application pour se sentir performant.

Résultats : Le taux de réponse était de 23% (98/426). Quatre-vingt-onze personnes (93%) déclaraient utiliser l'échographie. Cinquante personnes (51%) n'avaient aucune formation et 25 (26%) détenaient un diplôme universitaire (DU). La dotation en échographe était bien répartie sur la région avec une moyenne de 1,31+/-0,66 appareil par structure d'urgences. La FAST écho était la plus pratiquée (88%), suivie des applications cardiopulmonaires (respectivement 64 et 63%). Moins de 20 examens par applications étaient en majorité nécessaires pour se sentir performants. La séniorisation des applications cardiaque et pulmonaire semblait améliorer les performances des urgentistes. Dans l'analyse secondaire, les urgentistes ayant un DU étaient plus performants, notamment dans la réalisation de l'échographie rénale avec une majorité de 5 à 10 examens (respectivement 36% vs 12%,

Conclusion : Selon notre étude, une majorité d’urgentistes de la région pratique l’échographie. La dotation des structures d'urgences en échographes est bonne, avec des efforts restant à fournir pour ce qui est du préhospitalier. Le nombre minimum d'examens nécessaires déclarés pour se sentir compétent se rapproche des éléments de la littérature sur le sujet. L'apport d'une formation universitaire améliore les performances des urgentistes. Le niveau de preuve de notre étude étant faible, un travail prospectif sur la validation des acquis serait nécessaire afin de définir le nombre minimum d'examens requis par application échographique pour juger de la compétence de l'opérateur.

Amandine ROBERT (Clermont-Ferrand), Christophe PERRIER, Farès MOUSTAFA, Jeannot SCHMIDT
11:00 - 12:00 #20728 - CP11 Formations courtes à l’échographie d’urgence : impact sur la pratique des médecins.
Formations courtes à l’échographie d’urgence : impact sur la pratique des médecins.

Introduction : La disponibilité nécessaire à la réalisation d’une formation échographique universitaire n’est pas toujours évidente. Des formations courtes existent avec pour objectif l’apprentissage de cibles échographiques recommandées par la SFMU. Le but de cette étude est d’évaluer l’impact sur les médecins de celles-ci dans leur pratique, ainsi que l’aisance d’acquisition des images et la confiance dans le diagnostic évoqué à distance des formations.

Matériel et méthode : étude prospective multicentrique sur 18 mois. Mise en place d’un recueil de données par le biais de questionnaires adressés aux médecins avant la formation puis à 3 et à 6 mois. Le critère de jugement principal est basé sur une auto évaluation des médecins sur leur aisance et leur confiance pour les différentes cibles échographiques grâce à une échelle numérique allant de 1 à 10. Ils sont considérés en progression lorsque la différence des notes entre le 1er questionnaire et le 2ème ou le 3ème questionnaire gagnait au moins un point de valeur et en régression si elle perdait au moins un point.

Résultats : 107 médecins ont été inclus. 100% étaient satisfaits des formations. 63% des médecins n’avaient pas accès à l’échographie dans leur pratique quotidienne. 55% ne réalisaient pas d’échographie avant la formation contre 32% à 6 mois. Il y a une amélioration de l’auto-évaluation des médecins dans leur pratique de la FAST (+1,4 à 3 mois ; +1 à 6 mois) ainsi que de l’échographie pulmonaire (+1,1 à 3 mois ; +1 à 6 mois). A 6 mois, la population ayant accès aux appareils a plus progressé  sur l’aisance et la confiance toutes cibles confondues et particulièrement en échographie type eFAST (p<0,05). 89% des médecins ont exprimé souhaiter une formation continue.

Discussion : Malgré les formats différents des formations étudiées, les médecins en retirent une satisfaction globale et une pratique plus fréquente de l’échographie.  Elles permettent d’atteindre un niveau de base quelle que soit la pratique antérieure. Une pratique régulière est à encourager car elle apporte de meilleures performances. Un accompagnement par une formation continue est souhaité.

Conclusion : Les formations sont pertinentes. La pratique, garante de la consolidation des acquis, doit être encouragée par un accès facilité aux appareils. Un apprentissage plus précoce dans les cursus ainsi qu’un accompagnement régulier grâce au compagnonnage semble améliorer les performances en échographie clinique.

Camille BRENET (Paris), Paul-Vincent MARTIN, Jonathan MONIN
11:00 - 12:00 #20619 - CP12 Intérêt de l’échographie clinique thoracique (ECT) précoce dans la prise en charge des insuffisances respiratoires aiguë aux urgences.
Intérêt de l’échographie clinique thoracique (ECT) précoce dans la prise en charge des insuffisances respiratoires aiguë aux urgences.

Introduction : Le diagnostic étiologique des insuffisances respiratoires aigües (IRA) est difficile en phase initiale. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer l’intérêt de la réalisation précoce d’une ECT aux urgences dans la réduction du nombre de thérapeutiques inadaptées chez les patients.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique, observationnelle, prospective, comparant les prises en charge des IRA aux urgences avec et sans ECT, menée de novembre 2018 à mars 2019 dans le SAU d’un CHU. Tous les patients admis en salle d’accueil des urgences vitales pour IRA d’origine non traumatique ont été inclus. Ils ont été répartis en deux groupes selon qu’ils aient ou non bénéficié d’une ECT initiale. Le critère de jugement principal était le nombre de thérapeutiques non conformes aux recommandations thérapeutiques de la pathologie retenue. L’association entre la réalisation d’une ECT et la présence d’au moins une thérapeutique inadaptée a été estimée par régression logistique avec calcul d’Odds ratio ajusté sur les facteurs de confusion. 

Résultats : 234 patients dont 32% d’OAP, 33% de pneumonies, 3% d’embolies pulmonaires, 2% de pneumothorax, 17% d’épanchements pleuraux liquidiens, 14% de décompensations de BPCO et 7% de crises d’asthme ont été inclus ; dont 72 dans le bras ECT. Le sex-ratio H/F était de 1/1,5. Les groupes n’étaient pas comparables sur l’âge (73 +/- 18 ans sans ECT vs. 79 +/- 16 ans avec ECT). Dans le groupe avec ECT, 7% des patients ont reçu des thérapeutiques inadaptées, vs. 33% dans le groupe sans ECT (OR = 0,19, IC95% = [0,07 ; 0,55], p = 0,0021). 

Discussion : Notre étude suggère que la réalisation d’une ECT précoce chez ces patients permet un traitement mieux ciblé en phase initiale. Le nombre de thérapeutiques inadaptées diminue, ce qui devrait induire une diminution de l’iatrogénie et de la morbi-mortalité. La formation active des médecins urgentistes à l’échographie clinique d’urgence devrait permettre de s’approprier cette pratique dans les années à venir, et ainsi à améliorer la prise en charge précoce des IRA.

Conclusion : La réalisation d’une ECT diminue significativement l’utilisation des thérapeutiques inadaptées à la phase initiale chez ces patients en IRA.

Pierre SAINTOT (Dijon), Patrick RAY, Aurelie AVONDO, Pierre Yves DUPONT, Pierre Andre GERRER, Samir LAGHZAOUI, Eleonore TIMSIT
11:00 - 12:00 #20892 - CP13 Performance diagnostique de l’échographie 5 points réalisée par l’urgentiste dans la suspicion de thrombose veineuse profonde.
Performance diagnostique de l’échographie 5 points réalisée par l’urgentiste dans la suspicion de thrombose veineuse profonde.

La maladie thrombo-embolique est un motif fréquent de recours aux urgences responsable d’une morbi-mortalité importante. Le diagnostic de thrombose veineuse profonde (TVP) est difficile et repose sur un examen réalisé par le médecin vasculaire. Néanmoins, sa disponibilité est limitée pouvant induire une errance diagnostique préjudiciable. Une échographie 5 points réalisée par l’urgentiste pourrait y remédier.

L’objectif principal était donc d’évaluer la performance diagnostique de l’échographie 5 points réalisée par l’urgentiste.

Nous avons réalisé́ une étude prospective de mai 2018 à mai 2019 incluant tous les patients de plus de 18 ans admis pour suspicion de TVP ou ayant une embolie pulmonaire (EP) confirmée. Le critère de jugement principal était la sensibilité́ et la spécificité́ de la recherche de TVP proximale par l’échographie 5 points de l’urgentiste en comparaison avec l’exploration complète du médecin vasculaire.

Sur les 52 patients inclus, 35 ont été analysés. Les performances de l’examen sont déclinées dans le tableau 1. 

Cet examen ne permettait pas le repérage de toutes les TVP à potentiel emboligène. En effet, seulement 3 des 6 TVP associées à une EP étaient visualisées. Ces résultats encouragent à promouvoir l’usage de l’échographie au lit du malade en ajoutant l’exploration fémorale étagée ainsi que les segments initiaux sous poplités afin d’en améliorer la fiabilité, et ainsi aider le clinicien devant une suspicion d’EP.

Quentin BILLAUT (Lourdes), Morgan ABILLIARD, Camille JOURNE, Anna JOUANOLOU, Jean Philippe REDONNET, Jean-Eudes BOURCIER
11:00 - 12:00 #21068 - CP14 Validité du Blue Protocol dans l’orientation étiologique des dyspnées au sein des services d’urgences de notre région.
Validité du Blue Protocol dans l’orientation étiologique des dyspnées au sein des services d’urgences de notre région.

Introduction :La dyspnée est un motif fréquent de consultation aux urgences, le taux de mortalité est de 10%. L’examen clinique et la radiographie ne sont pas assez performants pour l’orientation étiologique initiale. Le Blue Protocol (BP) est une démarche échographique permettant d’orienter vers un diagnostic. Ce protocole a été́ établi en réanimation. Le but de l’étude est de vérifier la validité́ du BP au sein des services de notre région.
Méthode : étude multicentrique, du 01/01/2109 à 30/06/2019, chez les patients consultant aux urgences pour une dyspnée. L’échographie a été́ réalisée par des médecins ayant un diplôme d’échographie français ou européen, en même temps que leur examen clinique avant d’avoir reçu les résultats des autres examens complémentaires. L’étude compare les résultats, obtenus avec l’examen clinique et le BP, au diagnostic final établi dans le courrier de sortie du patient. Les résultats ont été́ recueillis en aveugle. Déclaration à la CNIL. Statistiques faites avec le logiciel SAS et taux de significativité de 5%.
Résultats : l’étude a inclus 240 patients. L’efficacité́ globale obtenue est de 81,3%. La population est de 47,9% de femmes et 52,1% d’hommes, âgés en moyenne de 72 ans, présentant des signes de lutte respiratoire pour 60,4% d’entre eux. La sensibilité́ (Se) de l’échographie pulmonaire pour la décompensation cardiaque est de 90% et sa spécificité́ (Sp) est de 95%. Se pour la pneumopathie 84% et Sp 94%. Se pour l’exacerbation d’asthme ou de BPCO 89% et Sp 97%. Se pour l’embolie pulmonaire 80% et Sp 99%. Se pour le pneumothorax 100% et la Sp 100%.

Discussion :malgré une population plus hétérogène et moins critique, les résultats obtenus sont comparables à celle du BP en réanimation en incluant autant de patients. La différence observée est pour l’asthme/BPCO, le profil échographique de ses pathologies est normal, hors dans l’étude les patients avec un profil normal mais qui n’avait pas d’asthme/BPCO était classé dans autre.

Conclusion : le BP est reproductible au sein des services d’urgence et permet d’éliminer les diagnostics différentiels grâce à sa bonne Sp globale et sa bonne valeur prédictive négative. Quelques adaptations sont néanmoins nécessaires pour optimiser cette démarche afin d’améliorer la Se et la valeur prédictive positive pour certains profils notamment celui de l’exacerbation d’asthme ou de BPCO qui devrait être requalifié en profil « nu ».

Laure BOUTOUTAOU (Valenciennes), Demarle INGRID, Moreno POZZA, Pauline GANTOIS, Antoine MAISONNEUVE, Eric WIEL
Salle 252A

Jeudi 15 octobre

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CMS06
11:00 - 12:30

Conférences Médico-Soignants
Urgences infectieuses pédiatriques
Infectiologie sepsis, Pédiatrie, Parcours Jeunes

Modérateurs : Chloé GERBAUD-COULAS (CCA) (Lyon), Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon)
Coordonnateur : Delphine HUGENSCHMITT (Lyon)
11:00 - 12:30 Choc toxinique chez l’enfant. Jean-Christophe BOUCHUT (PH) (Lyon)
Définir l’épidémiologie (signes cliniques / fréquence /..
Définir la prise en charge en Urgence
Définir la prise en charge chirurgicale
11:00 - 12:30 Purpura de Seidlmayer ou œdème hémorragique aigu du nourrisson. Carole SEPIETER (IDE) (Lille)
Définir l’épidémiologie (signes cliniques / fréquence /..
Définir la prise en charge en Urgence ( Pré et/ ou intra hospitalier)
Définir la prise en charge intrahospitalière post urgence)
11:00 - 12:30 Rougeole. Sorya SIENG (Pediatre) (Jossigny)
Définir les enjeux épidémiologiques (recrudescence, vaccinations)
Définir la pathologie (signes cliniques)
Définir la prise en charge aux urgences.
Salle 352A

Jeudi 15 octobre

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TRM05
11:00 - 12:30

Table Ronde Médecins - Session Commune SFMU/SUdF
Les transferts inter-régionaux pendant la crise COVID
Covid

Modérateurs : Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Nantes), François BRAUN (Chef de Service et de pôle) (Metz), Pierre CARLI (Chef de Service) (Paris), Jean-François CIBIEN (Responsable relations supra-départementale) (Agen), Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE (jelc@free.fr) (Nîmes), Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Poitiers), Thibaut DESMETTRE (chef de pole/chef de service) (Besançon), Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Pontoise), Louis SOULAT (RPPS non communique) (Rennes), Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon), Muriel VERGNE (muriel.vergne66@orange.fr) (Toulon)
Salle Maillot

Jeudi 15 octobre

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FC04
11:00 - 12:00

Flash communications
Malade
Anaphylaxie, Epidémiologie, Toxicologie

Modérateur : Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier Contractuel) (Toulouse)
11:00 - 12:00 #21237 - FC025 Les envenimations scorpioniques au Service d’Accueil d’Urgence Vitale (SAUV).
Les envenimations scorpioniques au Service d’Accueil d’Urgence Vitale (SAUV).

Introduction : L’envenimation scorpionique ou piqure de scorpion est un accident relativement fréquent. C’est un problème de santé publique et une vraie menace dans plusieurs pays du monde. L’objectif de ce travail était de dresser le profil épidémiologique, clinique, évolutif et thérapeutique des envenimations scorpioniques admises au SAUV.

Patients et méthodes : Etude prospective durant une période de 11 mois du 01 janvier 2019 jusqu’au 30 novembre 2019 au sein du SAUV. Le diagnostic de piqure de scorpion est porter devant des arguments anamnestiques et cliniques.

Résultats : Nous avons inclus 110 patients. La moyenne d’âge des patients a été de 30,8 ± 24 ans avec un sex-ratio de 0,66. Dans 86,4% des cas, aucun antécédent pathologique n’a été rapporté. le scorpion a été jaune pour 87 patients (79,1%) dont 13 (11,8%) ayant précisé qu’il s’agissait d’un Androctonus australis (avec des pinces noires).  Le siège de la pique était surtout au niveau du membre inférieur à 49% et la piqure était unique pour 96 patients. Le délai moyen de prise en charge hospitalière a été de 1,33 ± 1,36 heures avec un délai minimum d’une 12 minutes et maximum de 12 heures après l’envenimation. Une nette recrudescence de l’effectif des admissions a été noté entre 18 heures et 2 heures du matin.  Durant la période d’étude, six patients ont été admis en stade 3 de gravité et 104 en stade 2. Une voie veineuse périphérique a été prise chez tous les patients (100%). Un traitement antalgique a été prescrit dans 100 cas. La Dobutamine à la seringue électrique a été utilisé dans 6 cas. La durée moyenne d'hospitalisation était de 12.68 heures +/- 7,38 heures.

Discussion : Dans notre service, les résultats concordent avec les données de la littérature. En effet, les piqûres sont toutes observées entre le mois de mai et le mois de septembre correspondant aux périodes chaudes de l’année. La gravité de tableau clinique est largement liée à la quantité de venin injecté.

Conclusion : L’envenimation scorpionique demeure un motif fréquent de consultation. Elle représente l'une des causes encore fréquentes d'admission en SAUV dans notre région,  durant la période estivale. La détection précoce des signes de gravité permet la mise en route précoce d'un traitement spécifique conditionnant le pronostic.

Mouna BENAMOR (Tunis, Tunisie), Haifa SNOUSSI, Sirine BOUZID, Emna GHARBI, Hanen SOUARI, Abdennour NASRI, Olfa CHAKROUN-WALHA, Noureddine REKIK
11:00 - 12:00 #21078 - FC026 Évaluation de la prise en charge de l’anaphylaxie aux urgences adultes du CHU de Rennes : place de l’adrénaline dans les prescriptions.
Évaluation de la prise en charge de l’anaphylaxie aux urgences adultes du CHU de Rennes : place de l’adrénaline dans les prescriptions.

Introduction : L’anaphylaxie est une urgence médicale absolue, nécessitant d’être diagnostiquée et traitée rapidement. Le diagnostic repose sur les critères de Sampson, et le traitement sur l’administration d’adrénaline par voie intra musculaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prise en charge de cette pathologie aux urgences adultes du CHU de Rennes et particulièrement l’impact de l’injection d’adrénaline.

Matériels et Méthodes : Sur une période de 2 années consécutives, les patients admis aux urgences pour une anaphylaxie ont été sélectionnés rétrospectivement à partir des codages diagnostiques. Les caractéristiques cliniques, biologiques, les traitements, les examens complémentaires, l’orientation et le devenir des patients ont été collectés à partir des dossiers informatisés des urgences. Deux groupes de patients ont été constitués en fonction de l’injection d’adrénaline.

Résultats : Parmi les 969 patients initialement sélectionnés, 185 patients présentant une anaphylaxie selon les critères de Sampson ont été analysés. Seuls 75 (40.5%) avaient été correctement identifiés comme des anaphylaxies ; 52 (28.1%) patients ont bénéficié d’une injection d’adrénaline, principalement réalisée devant une hypotension artérielle, retrouvée dans 31.4% des cas, et par voie intraveineuse (69.2% des patients ayant reçu de l’adrénaline). Une injection d’adrénaline était associée à une meilleure prise en charge globale avec un plus fort taux de remplissage vasculaire (53.8% vs 19.5%, p < 0,0001), une surveillance adaptée avec surveillance de plus de 6 heures et passage au déchocage (78.8% vs 25.6%, p < 0,0001) et la prescription d’auto injecteur d’adrénaline à la sortie (57.7% vs 29.3%, p=0,002). Seuls 55.7% des patients ont été informés de la nécessité de consulter un allergologue au décours de leur passage aux urgences.

Conclusion : En accord avec la littérature, notre étude retrouve un très faible taux de diagnostic d’anaphylaxie et donc une très faible utilisation d’adrénaline aux urgences du CHU de Rennes. L’hypotension artérielle semble être le seul élément clinique décisionnel d’une injection d’adrénaline, avec pour conséquence une prise en charge globalement adaptée.

Anne-Laure LE LAN - SCHNELL (Rennes), Jeremie BONENFANT, Cécile ROCHEFORT MOREL, Sylvia GIESE, Louis SOULAT, Jacques BOUGET
11:00 - 12:00 #20962 - FC027 Titre : Exacerbation d'asthme: déterminants de la consultation aux urgences.
Titre : Exacerbation d'asthme: déterminants de la consultation aux urgences.

Introduction : En France, pour quatre millions d’asthmatiques, la mortalité a diminué de moitié en 20 ans ( < 1000/an), sans baisse de la fréquentation aux urgences. La consultation aux urgences est un facteur de risque de décès. L’objectif de notre étude est d'identifier des facteurs modifiables qui peuvent affecter le contrôle de l'asthme et le recours aux urgences, afin de définir une prise en charge spécialisée en amont des urgences.

Matériel et Méthode : (A) Nous avons d’abord mené une étude qualitative basée sur des entretiens semi-structurées suivant les critères de la Global Initiative for Asthma (GINA). Les concepts identifiés ont été transcrits en questions. La méthode Delphi a permis de sélectionner et construire un auto-questionnaire. (B) Celui-ci a été administré, dans le cadre d’une étude observationnelle multicentrique (N=3), aux asthmatiques adultes consultant pour exacerbation. Les critères d’évaluations étaient l’observance des critères du GINA explorés par le questionnaire et la détresse psychologique explorée par le General Heath Questionnaire 12 (GHQ-12) dont le score va de 0 à 12 (pathologique > 3).

Résultats : (A) Suite aux entretiens de huit patients, 20 questions ont été choisies après Delphi, explorant les connaissances sur la maladie et le traitement, et le ressenti de la maladie. (B) Nous avons inclus 182 patients dont 69 hommes (38 %). L'âge moyen était de 43 ans ± 17 (DS). Lors du diagnostic dans 58% des patients (101/174) étaient majeurs. L’asthme était considéré comme mortel par 81% (141/182) des patients, et lors d’une crise, 67% (122/182) estimaient avoir la bonne conduite thérapeutique. Mais seul 8% (13/164) connaissaient la dose exacte de bronchodilatateur de courte durée d’action à prendre au domicile, 20% (36/182) avaient un plan d’action et 44% (78/176) déclaraient avoir une bonne observance du traitement de fond. Pendant l’année, 43% (78/182) avaient déjà consulté au moins deux fois aux urgences. Ceux-ci étaient plus nombreux à considérer l’asthme comme un handicap que les patients ayant moins consulté (72% vs 47% ; p=0,0007). Sur 176 patients 85 (48%) présentaient des signes de souffrance psychique, les femmes plus fréquemment que les hommes (55% vs 38% ; p=0,039).

Conclusion : Les asthmatiques consultant aux urgences rapportent un défaut de prise en charge éducative, avec une détresse psychique liée aux exacerbations. Ces résultats constituent des axes de travail pour réduire le recours aux urgences des asthmatiques.

Prabakar VAITTINADA AYAR (Clichy), Camille TAILLE, Olivier PEYRONY, Olivier CHASSANY, Enrique CASALINO
11:00 - 12:00 #21000 - FC028 Couverture vaccinale antitétanique et déterminants de la vaccination antitétanique chez les patients se présentant pour plaie aux urgences.
Couverture vaccinale antitétanique et déterminants de la vaccination antitétanique chez les patients se présentant pour plaie aux urgences.

Introduction : En France, 50% de la population adulte se déclare vaccinée contre le tétanos et cette proportion décroit chez les sujets âgés. La prise en charge des plaies au Service d’Accueil des Urgences (SAU) dépend du statut vaccinal du patient. L’objectif principal de l’étude était de déterminer la prévalence de la positivité des Tetanus Quick Stick (TQS) chez les patients consultant pour une plaie au SAU. L’objectif secondaire était de déterminer les facteurs associés à la positivité des TQS.

Méthodes : Une étude transversale observationnelle prospective et monocentrique a été réalisée de juillet à octobre 2019 dans un SAU. Le statut vaccinal a été vérifié par le TQS et un questionnaire colligeant les données sociodémographiques, économiques et l’histoire vaccinale a été réalisé. Une régression logistique a été réalisée pour identifier les déterminants de l’immunisation antitétanique. L’accord du comité d’éthique a été donné (2019-034).

Résultats : 1132 participants ont été inclus dans l’étude. La prévalence de la positivité des TQS était de 51,5%. L’âge était associé à la positivité du TQS: comparés au moins de 25 ans, les 25-45 ans avaient un Odds Ratio (OR) de 0,57 IC 95% (0,38-0,85), les 25-45 ans un OR de 0,47 IC 95% (0,29-0,77), les plus de 65 ans un OR de 0,40 IC 95% (0,24-0,66) (p < 10-4). Le pays de naissance était associé à la couverture vaccinale : les sujets nés en Afrique avaient un OR de 0,49 IC 95% (0,34-0,71), les sujets nés en Asie avaient un OR de 0,37 IC 95% (0,18-0,75) (p=0,0003). La connaissance de son immunité vaccinale à jour était associée à un OR de 19,8 IC 95% (4,34-90,19) (p < 10-4). Le médecin ayant réalisé le dernier rappel vaccinal était aussi associé à la couverture vaccinale : la médecine du travail avait un OR de 4,03 IC 95% (2,48-6,54), un centre de vaccinations internationales avait un OR de 37,14 IC 95% (11,97-115,29) (p < 10-4).

Conclusion : L’immunisation antitétanique est similaire à celle de la population en France mais reste insuffisante. Plusieurs déterminants sociodémographiques sont à prendre en compte. Indicateur de santé des populations, la couverture vaccinale est le reflet d’un défaut d’accessibilité de certaines populations aux soins primaires. La vérification de la couverture vaccinale ne doit pas se résumer au statut antitétanique mais bien de respecter l’ensemble des recommandations du calendrier vaccinal. Les SAU ont une mission primordiale de prévention et d’amélioration de la couverture vaccinale.

Stephanie ANTONIOL (Paris), Christophe CHOQUET, Minerva CERVANTES GONZALEZ, Yazdan YAZDANPANAH, Enrique CASALINO, Aiham Daniel GHAZALI
11:00 - 12:00 #21283 - FC029 Validation du score FLHASc dans l’évaluation de la gravite des patients admis en structure d’urgence pour hémoptysie : étude ptyse (hemoptysis severity).
Validation du score FLHASc dans l’évaluation de la gravite des patients admis en structure d’urgence pour hémoptysie : étude ptyse (hemoptysis severity).

Objectif : L’hémoptysie une entité clinique hétérogène avec un pronostic pouvant être fatal. L’objectif principal était d’apporter une validation externe au score de Saint-Florence (FLHASc) pour identifier les patients à risque d’hémoptysie menaçante en structure d’urgence. L’objectif secondaire était la proposition d’un nouveau score (PTYSE) pour l’identification des patients à risque.

Matériel et Méthode : Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients admis pour hémoptysie du 1er janvier 2015 au 31 mars 2017 au CHU de Toulouse, et avons calculé la sensibilité, spécificité et l’aire sous la courbe (AUC) du FLHASc.
Nous avons ensuite identifié dans notre cohorte les variables associées à la survenue d’une hémoptysie menaçante, puis proposons un nouveau score pronostic, le PTYSE.

Résultats : 214 patients ont été inclus, dont 49 (22,9%) présentaient une hémoptysie menaçante. La sensibilité et la spécificité du FLHASc au seuil de 0 étaient respectivement de 100% (IC95% [92,7-100%]) et 21,8% (IC95% [15,8-28,9%]), son AUC de 0,73 (IC95% 0,66-0,80), similaires à l’étude princeps. Les performances du PTYSE sont rapportés sur la figure 1.               

Conclusion : Cette étude valide les performances du FLHASc dans l’identification des patients à risque d’hémoptysie menaçante.

Cyrille MOURET (Toulouse), Sandrine CHARPENTIER, Frédéric BALEN
11:00 - 12:00 #20689 - FC030 Toxicité des inhibiteurs des points de contrôle chez les patients avec un cancer aux urgences.
Toxicité des inhibiteurs des points de contrôle chez les patients avec un cancer aux urgences.

Introduction : Les inhibiteurs des points de contrôle (IPC) sont des nouveaux traitements immunomodulateurs du cancer et exposent les patients à des effets secondaires auto-immuns (ESAI). Nous avons voulu connaître la proportion des patients cancéreux traités par IPC consultant aux urgences; rapporter leurs motifs de recours et estimer la prévalence des ESAI.

Matériel et Méthode : Quatre investigateurs ont relu les dossiers médicaux des patients cancéreux traités par IPC qui ont été admis dans un service d’urgences entre janvier 2012 et juin 2017. Les motifs de recours, la maladie cancéreuse sous-jacente, les caractéristiques de l’IPC et le diagnostic final aux urgences ont été relevés. Les investigateurs ont également noté si l’urgentiste en charge du patient avait identifié que le patient avait reçu préalablement un IPC et s’il avait discuté un éventuel ESAI. Le gold standard pour attribuer les symptômes du patient à la survenue d’un ESAI lié aux IPC était l’avis de l’oncologue référent selon le dossier médical post-urgence.

Résultats : Parmi les 409 patients traités par IPC dans notre hôpital, 139 ont été admis aux urgences. Ce nombre augmentait chaque année. Les motifs de recours principaux étaient une fatigue (25.2%), une fièvre (23%), des vomissements (13.7%), une diarrhée (13.7%), une dyspnée (12.2%), une douleur abdominale (11.5%), une confusion (8.6%) et des céphalées (7.9%). Les symptômes étaient dus à un ESAI dans 20 (14.4%) cas dont les plus fréquents étaient les colites (40%), les toxicités endocriniennes (30%), hépatiques (25%) ou pulmonaires (5%). Les patients avec des ESAI avaient plus fréquemment des mélanomes, avaient reçu plus de lignes, plus de cycles, plus de molécules d’IPC et avaient reçu la dernière perfusion d’IPC plus récemment que les patients sans ESAI. Les urgentistes avaient discuté un éventuel ESAI dans 24 (17.3%) cas et posé le diagnostic d’ESAI chez la moitié des patients (10) pour lesquels l’ESAI avait été confirmé par l’oncologue référent. Le plus souvent, les urgentistes n’évoquaient pas les ESAI quand l’avis de l’oncologue référent n’était pas demandé ou quand les patients avaient des symptômes respiratoires, une altération de l’état général ou de la fièvre.

Conclusions : Un tiers des patients sous IPC consultent aux urgences. Les urgentistes se doivent d’identifier ces nouveaux traitements afin d’évoquer une éventuelle toxicité chez les patients se présentant aux urgences avec des symptômes compatibles avec un ESAI.

Olivier PEYRONY (Paris), Yoann TIEGHEM, Jessica FRANCHITTI, Sami ELLOUZE, Rémi FLICOTEAUX, Elie AZOULAY, Sylvie CHEVRET, Jean-Paul FONTAINE
11:00 - 12:00 #20854 - FC031 Le ModifiedMedicalResearch Council dyspnea score (mMRC) : association avec le nombre d’hospitalisation au cours des exacerbations aigues de BPCO.
Le ModifiedMedicalResearch Council dyspnea score (mMRC) : association avec le nombre d’hospitalisation au cours des exacerbations aigues de BPCO.

Introduction : Le ModifiedMedicalResearch Council(mMRC) est une des échelles utilisées, dans la Bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO),permettant évaluer la qualité de vie des patients.L’objectif de notre travail était d’étudier l’efficacité de l’échelle mMRC dans l’évaluation pronostique de la sévéritéde la maladie BPCO.

 

Matériel et méthodes : Etude prospective descriptive menéesur 6 mois. Nous avons colligé tous les patients âgés de plus de 40 ans connus BPCO consultants aux urgences pour exacerbation aigue de BPCO classée GOLD 1 ou 2 selon la classification GOLD 2018.Nous avons divisé nos patients en 2 groupes : Groupe A (mMRC < 2) ; Groupe B (mMRC≥2).Le critère de jugement était la sévérité de la maladie BPCO qui a été défini par le nombre d’exacerbations aigues et le taux d’hospitalisations dans les 12 mois précédents l’inclusion.

 

Résultats : Nous avons colligé 80 patients. La moyenne d’âge était de 64 ± 8 ans, avec des extrêmes de 47 et 82 ans. Le sex-ratio était de de 4.A l’interrogatoire un mMRC≥ 2 n’était pas associé avec la survenue de plus de deux exacerbations dans les 12 mois précédents (p=0,48). Par contre, 43 patients ont été hospitalisés plus d’une fois dans les 12 mois précédents dont 13 patients(30,2%) du groupe A et 30 (69,7%) du groupe B (p= 0,01; OR=3,38 ; IC 95% [1,34 - 8,52]).

 

Discussion : L’échellemMRC est actuellement la plus utilisée dans la BPCO. Depuis 2011, un mMRC ≥ 2 définit une dyspnée significative.Son association avec un nombre d’hospitalisation plus important dans l’année, retrouvé dans notre étude, définit la gravité de la maladie pouvant de ce fait marquer un tournant évolutif chez les patients ayant une BPCO.

 

Conclusion : Un mMRC ≥ 2 semble  être associé avec un nombre significatif d’hospitalisation des patients ayant une BPCO, dans les 12 mois précédents.

 

Hadil MHADHBI (Pontoise), Khédija ZAOUCHE, Hamida MAGHRAOUI, Radhia BOUBAKER, Ramla BACCOUCHE, Kamel MAJED
11:00 - 12:00 #21093 - FC032 Valeur pronostique de l’index de comorbidités de Charlson au cours des exacerbations aigues de bronchopneumopathies chroniques obstructives.
Valeur pronostique de l’index de comorbidités de Charlson au cours des exacerbations aigues de bronchopneumopathies chroniques obstructives.

Introduction : La présence de comorbidités est souvent reconnue comme facteur de mauvais pronostic au cours de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). L’index de comorbidités de Charlson (ICC), utilisé pour évaluer le risque de mortalité lié aux comorbidités pourrait être utile  au cours des exacerbations aigues de bronchopneumopathie chronique obstructive (EABPCO). Le but de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique de l’ICC au cours des EABPCO

Matériel et Méthode : Etude prospective observationnelle menée aux urgences sur neuf mois. Les patients ayant présenté une EABPCO GOLD 1, 2 et 3 ont été inclus. Tous les patients ont reçu un traitement bronchodilatateur standard en nébulisation et des corticoides par voie intraveineuse. La ventilation non invasive (VNI) était indiquée d’emblée pour les EABPCO GOLD 3. L’ICC a été calculé pour tous les patients. Le critère de jugement principal était la mortalité hospitalière, les critère de jugement secondaires: le recours à la VNI et la durée de séjour (DS).

Résultats : 86 patients ont été inclus. La moyenne d’âge était de 69±10ans (sex-ratio=3,8). 69% des patients ont présenté une EABPCO GOLD 2, 22%  GOLD 3 et 9% GOLD 1. 77% des patients ont nécessité le recours à la VNI. L’ICC médian était de 4 (min=1,max=9). La DS moyenne était de 34±32heures. Le taux de mortalité hospitalière était de 16%. L’étude analytique a montré une corrélation significative de l’ICC à la mortalité hospitalière et au recours à la VNI (p=0,003, p=0,006). L’ICC n’était pas corrélé significativement à la DS (p=0,98).

Discussion : Dans une étude chinoise publiée par Huang YL et al  en 2019, un score ICC élevé était associé à une symptomatologie plus sévère, une capacité fonctionnelle réduite, et une réponse inflammatoire plus intense au cours  de la BPCO. Notre étude a montré que l’ICC avait aussi une influence sur les EABPCO en étant significativement corrélée à la mortalité intra-hospitalière et au recours à la VNI. Les comorbidités constituent en effet un facteur aggravant des EABPCO (AFSSAPS 2005). Par ailleurs, la présence de comorbidités graves telles que l’insuffisance cardiaque doit faire indiquer l’hospitalisation des EABPCO (GOLD 2017).

Conclusion : Notre étude a montré une corrélation significative de l’ICC à la mortalité intra-hospitalière ainsi qu’au recours à la VNI au cours des EABPCO. L’utilisation de cet index pourrait être utile pour identifier les EABPCO graves et à haut risque de mortalité.

 

Yosra YAHIA, Hadil MHADHBI (Pontoise), Teycir KHARRAZ, Ramla BACCOUCHE, Khedija ZAOUCHE, Radhia BOUBAKER, Nadia ZAOUAK, Hamida MAGHRAOUI
Salles 231-232

Jeudi 15 octobre

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FC03
11:00 - 12:00

Flash communications
Le cœur bouché
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA, Thérapeutique

Modérateur : Caroline ZANKER (CHEF DE SERVICE) (Paris)
11:00 - 12:00 #21300 - FC017 Facteurs prédictifs d’événements coronariens ischémiques chez les patients consultant aux SAU pour douleur thoracique aiguë.
Facteurs prédictifs d’événements coronariens ischémiques chez les patients consultant aux SAU pour douleur thoracique aiguë.

Introduction:

la douleur thoracique représente 30% des motifs des consultations aux services des urgences . Dont 1/3 de ces consultants quitterons les urgence avec un diagnostic de SCA. La morbi-mortalité due à la cardiopathie coronarienne demeure considérable. L'objectif de ce travail était d'identifier les facteurs prédictifs de survenue d'un événement ischémique à 6 semaines chez les patients se présentant aux urgences pour douleur thoracique aigue.

Méthodes:

Il s’agit d’une étude de Cohotre, prospective, observationnelle, descriptive et analytique dans un service d'accueil des urgences. La période d’inclusion s’est étendue sur les mois de février et mars 2019, Un contact téléphonique a été établi à 6 semaines recherchant un événement ischémique.

Résultats

Nous avons inclus 171 patients, L’âge moyen était de 57+/- 13 ans, le sex-ratio était de 0.86. La majorité des patients (78.9%) ont consulté directement les urgences, 21.1% ont été référés par un médecin de première ligne. Le délai médian de consultation après l’apparition de la douleur thoracique était de 24 heures. L’hypertension artérielle était le facteur de risque le plus retrouvé (43.9%) suivie par le tabac (31%), le diabète (24.8%) et la dyslipidémie (23.4%), cinq patients soit 20.5% avaient déjà une coronaropathie, l’ECG était pathologique chez 19.3% des patients , 8 patients avait un sus décalage du segment ST. A six semaines, 20.6% des patients avaient présenté un événement coronaire aigu.  Les facteurs prédictifs indépendants de la survenue de ces événements étaient: le Sexe masculin OR 3,92 IC95%[1.55 ; 9.91], Femme ≥ 65/ Homme≥ 55 ans OR 3,55 IC95%[1.48 ; 8.48] La douleur qui augmente à l'effort OR 5,24, IC95% [1.93; 14.21], l'Obésité OR 4,47 IC95% [1.65; 12.11] (p < 0,01)

Conclusion:

Une douleur thoracique dans sa forme angineuse typique permet d’évoquer rapidement une urgence cardiaque. Néanmoins, devant la grande fréquence des formes atypiques le médecin aux urgences risque de ne pas considérer l’origine ischémique, d'où l'intérêt de rechercher les facteurs prédictifs de survenue d'événement ischémiques dès les urgences.

Nourelhouda NOUIRA (Tunis, Tunisie), Mohamed LEHYENI, Wiem DEMNI, Amira LAHOUEGUE, Dorra CHTOUROU, El Moez BEN OTHMANE, Monia BOUSSEN, Maamoun BEN CHEIKH
11:00 - 12:00 #21005 - FC018 La prise en charge des urgences cardiologiques est opérateur dépendant.
La prise en charge des urgences cardiologiques est opérateur dépendant.

Introduction : Les principales urgences cardiologiques ont un traitement bien codifié. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’homogénéité des pratiques des médecins des SMUR.

Méthodes : Etude rétrospective sur 960 dossiers SMUR impliquant 20 médecins dans 3 services et concernant 3 diagnostics : OAP cardiogénique, SCA ST+ récent horodaté < 2 heures, ACFA menaçante (douleur d’angor et/ou décalage ST et/ou FC > 220 - âge). Le seuil minimal pour inclure les dossiers d’un médecin (par diagnostic) était n = 30. Les pratiques étaient considérées comme inhomogènes lorsque la différence était à la fois médicalement signifiante et statistiquement significative au seuil p < 0,01.

Résultats : Pour l’OAP l’utilisation des diurétiques IV bolus était de 75%, des nitrés IV en PSE de 74% et des nitrés en spray de 9%. Pour le SCA ST+ récent, l’association Héparine ou HBPM  + Bi-anti-agrégation était > 95% (choix de molécules considéré non médicalement signifiant) et l’antalgie symptomatique était lié au score de douleur. Pour l’ACFA menaçante, le traitement anticoagulant était < 5%. Les pratiques semblaient homogènes pour tous les traitements cités ci-dessus. Le tableau I présente les traitements qui dépendaient du médecin.

Discussion : Le choix VNI vs bolus de nitrés dans l’OAP, angioplastie vs thrombolyse face au SCA ST+ récent, amiodarone vs esmolol pour l’ACFA menaçante, est radicalement dépendant du médecin. Un vent de liberté souffle au cœur de l’état de l’art.

Kolia MILOJEVIC (Versailles), Marie-Laure ZNATY, Camille FAURE, Mathilde PATENOTRE, Laure ARDITTY, Louis BARBIER, Patricia REFENETTI, Olivier RICHARD
11:00 - 12:00 #21080 - FC019 Impact d'un algorithme de dosage de troponine H0H1 vs H0H3 dans les suspicions de syndrome coronarien aiguë sans sus-décalage du segment ST (SCA non ST+) sur la durée de passage aux urgences, une étude monocentrique prospective.
Impact d'un algorithme de dosage de troponine H0H1 vs H0H3 dans les suspicions de syndrome coronarien aiguë sans sus-décalage du segment ST (SCA non ST+) sur la durée de passage aux urgences, une étude monocentrique prospective.

 

Introduction:

Depuis 2015 les recommandations de l’European Society of Cardiology sur la prise en charge du syndrome coronarien sans sus-décalage du segment ST (SCA non ST+) préconisent un algorithme de dosage de la troponine à H0 et H1 équivalent à l’algorithme H0 – H3. Notre objectif était d'évaluer le gain de temps potentiel de l'application de cet algorithme dans la prise en charge des patients consultant aux urgences pour une suspicion de SCA non ST+.

Méthode :

Etude prospective monocentrique incluant les sujets majeurs admis aux urgences adultes entre 2017 et 2019 pour une suspicion de SCA non ST+. Le choix de l’algorithme du dosage de la troponine (H0H1 ou H0H3) était à l’appréciation de l’urgentiste. Le critère de jugement principal était le temps de passage aux urgences.

Résultats :

153 patients ont été inclus, 100 dans le groupe H0H1, 53 dans le groupe H0H3. Les caractéristiques des deux groupes (âge, sexe, antécédents) n'étaient pas différentes. Les résultats sont résumés dans le tableau 1. La durée de passage était nettement inférieure dans le groupe H0H1.

Conclusion :

L’application de l’algorithme H0-H1 semble être un moyen efficace de réduire de plus de 2 heures la durée de passage aux urgences des patients suspects de SCA non ST+. La différence entre délai souhaité et obtenu semble comparable pour les deux algorithmes. Ces résultats nécessitent d’être confirmés par une étude multicentrique.

Hugo DE CARVALHO (Nantes), Chloe CHEVALIER, Idriss ARNAUDET, Gwenolé PINEAU, Nicolas GOFFINET, Quentin LE BASTARD, François JAVAUDIN, Julien SEGARD
11:00 - 12:00 #21071 - FC020 Syndromes coronariens avec sus décalage du segment st chez les diabétiques en préhospitalier : Impact pronostique de l’hyperglycémie initiale.
Syndromes coronariens avec sus décalage du segment st chez les diabétiques en préhospitalier : Impact pronostique de l’hyperglycémie initiale.

Introduction :

Le diabète sucré représente un facteur de risque majeur de morbidité et de mortalité cardiovasculaires en effet la maladie coronaire est responsable de 40% des décès chez les diabétiques et de 27% chez les non diabétiques. L’hyperglycémie à la phase aiguë d’un IDM est associée au risque de morbidité (majoration de la taille de la nécrose, récidive, insuffisance cardiaque, choc cardiogénique) et de mortalité à court et à plus long terme, indépendamment des principales comorbidités, chez les diabétiques.

Objectif : Déterminer que  l’hyperglycémie à la phase initiale est un facteur pronostique chez les diabétiques.

Matériel et méthodes :

 Etude prospective descriptive sur 11 mois (Janvier-Novembre 2019). Les patients diabétiques pris en charge par nos équipes pour un SCA ST+ ont été inclus avec mesure de leur glycémie capillaire initiale.

L’hyperglycémie initiale a été définie par : une glycémie initiale >= 1.8 g/L.

Résultats :

Cinquante et un patients ont été inclus. Une prédominance masculine a été notée (sexe ratio=3/1). La moyenne d’âge était à 59,5+12,5. Les antécédents pathologiques étaient dominés par l’hypertension artérielle dans 43%. Dix neuf pourcent étaient des coronariens connus. Les malades tabagiques représentaient 70% de la population étudiée. Deux groupes ont été individualisés : groupe avec hyperglycémie initiale correspondant à  32 patients  (62.7%) et groupe sans hyperglycémie initiale incluant 19 patients (37.2%).

Il existait une différence significative entre les deux groupes hyperglycémie initiale plus et hyperglycémie initiale moins concernant la mortalité à 01 mois [14,8 vs 3,8% ; p=0,041].

En analyse multivariée, l’hyperglycémie initiale apparaît comme facteur indépendant de mortalité à 01 mois [OR = 3,45 ; IC à 95%= 1,77 – 6,79 ; p = 0,012].

Conclusion : L’hyperglycémie initiale a été associée à une augmentation de la mortalité

à 01 mois chez les patients diabétique pris en charge en pré hospitalier pour syndrome coronarien avec sus décalage du segment ST.

 

Hela MANAI (Tunis, Tunisie), Sabrine HAJJI, Saida ZELFANI, Abir WAHABI, Lilia LOTEFI, Afef CHAKROUN, Mounir DAGHFOUS
11:00 - 12:00 #21019 - FC021 Le Syndrome Coronarien Aigu avec sus décalage persistant du segment ST : Valeur pronostique du Modified Shock Index (MSI) et de l’Age Shock Index (âge SI) des patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales.
Le Syndrome Coronarien Aigu avec sus décalage persistant du segment ST : Valeur pronostique du Modified Shock Index (MSI) et de l’Age Shock Index (âge SI) des patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales.

Introduction :

Le médecin urgentiste est de plus en plus confronté à la prise en charge du syndrome coronarien aigu notamment avec sus-décalage du segment ST (STEMI).

Le modified shock index (MSI) et l’âge shock index (âge SI), deux marqueurs simples ayant prouvé leurs valeurs pour prédire la mortalité dans des pathologies septiques et traumatiques.

L’objectif de ce travail était d’étudier la valeur pronostique du MSI et l’âge SI en termes de mortalité à un mois.

Matériel et méthodes :

Etude prospective. Sur une période de 06 mois. Inclusion des patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) pour STEMI.

Calculer le MSI et âge SI .Etudier la valeur pronostique de ce dernier en termes de mortalité à un mois.

Résultats :

72 patients ont été admis. L’âge moyen était de 60 ans ±11. SR = 4. Les facteurs de risque : Le tabac 54%, le diabète : 49% et l’HTA : 44%. Le motif de consultation : douleur thoracique : 79% ,dyspnée : 31%.  Délai de reperfusion coronaire;92 minutes. 51% ont bénéficié d’une thrombolyse.

La moyenne du MSI et de l’âge SI étaient de 0,8 et 36,3 respectivement. Le MSI et l’âge SI ont été étudié en termes de mortalité à 01 mois (tableau).

Conclusion :

Les deux scores âge SI et MSI sont deux paramètres faciles à calculer à l’admission du patient en SAUV permettant de prédire la mortalité.

Pour l’urgentiste, ces paramètres restent un excellent outil pour prédire la mortalité de ces patients et assurer, ainsi, une meilleure prise en charge.

Dorra CHTOUROU (Tunis, Tunisie), Ines BHOURI, Dhekra HAMDI, Khaoula HAMZAOUI, Anissa CHEMSI, Elmoez BEN OTHMANE
11:00 - 12:00 #20807 - FC022 Performance pronostique du HEART Score chez le patient à risque faible où intermédiaire de syndrome coronarien aigu se présentant pour une douleur thoracique aux urgences : Cohorte rétrospective monocentrique.
Performance pronostique du HEART Score chez le patient à risque faible où intermédiaire de syndrome coronarien aigu se présentant pour une douleur thoracique aux urgences : Cohorte rétrospective monocentrique.

Introduction : Le score HEART permet d’estimer la probabilité d’un évènement cardiovasculaire grave (ECVG) dans les 6 semaines après passage dans un service d’urgence (SU) pour douleur thoracique (DT). Nous avons testé rétrospectivement ce score dans un SU à fort volume d’activité.

Matériel et méthode : inclusion des patients majeurs de janvier à avril 2017 ; exclusion des syndromes coronariens à haut risque diagnostiqués aux urgences avec décision de coronarographie immédiate (n=72). Le score a été calculé à partir des données du dossier informatisé et de l’ECG index aux urgences. Le critère de jugement était un nouveau passage ou un DC hospitalier (hors soins palliatifs) pour ECVG dans un SU de l’agglomération dans les 6 semaines.

Résultats : 1500 patients ont été vus pour douleur thoracique. L’analyse a porté sur 968 patients après exclusion des cas avec données manquantes (n=524) ou décédés à l’hôpital (n=8). L’âge médian était 48 ans. La répartition des patients pour chaque item du score est dans le tableau 1). Le score était à risque faible (≤3) pour 64% des patients, intermédiaire (4-6) pour 27% et élevé (≥7) pour 9%. Le nombre de patient revenus aux urgences était respectivement de 1 et 0 pour les deux premières catégories.

Une corrélation modérée était retrouvée pour âge/troponine (r=0,46), âge/ECG (r=0,42) et troponine/ECG (r=0,42)

Conclusion : Le HEART score identifie très correctement les patients à très faible risque d‘ECVG après un passage aux urgences pour DT.

Gérault FROSSARD (Fort de france, Martinique), Mathilde BISOGNANI, Marie VALIN, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Nicolas PESCHANSKI
11:00 - 12:00 #20913 - FC023 La femme avec un infarctus aigu du myocarde n'est pas un homme comme les autres ! Etude #riskmetoo.
La femme avec un infarctus aigu du myocarde n'est pas un homme comme les autres ! Etude #riskmetoo.

Introduction

L’évaluation de la probabilité de syndrome coronaire aigu repose essentiellement sur la présence de facteurs de risque. Cette évaluation ne tient pas compte du genre alors même que la prévalence des facteurs de risque est probablement différente…

Objectif

Déterminer la différence de prévalence des facteurs de risque en fonction du genre dans une population de patients avec un SCA ST+

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier depuis 2003.

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2017.

Exclusion : aucune.

Paramètres étudiés : genre et facteurs de risque, relevé déclaratif systématique depuis 2006.

Critère de jugement : classement des facteurs de risque par prévalence décroissante en fonction du genre.

Analyse : prévalence des facteurs de risque par genre : Chi2.

Résultats

35.611 patients inclus dans l’analyse, dont 27.622 (22%) femmes et 79.889 (78%) hommes. La prévalence des facteurs de risque était significativement différente selon le genre, du simple ou double, par exemple pour le tabagisme (Tableau).

Conclusion

La prévalence des principaux facteurs de risque variait significativement avec le genre. Ce critère devrait certainement être bien davantage considéré dans le raisonnement clinique !

Yasmine BEGGAZ (Biobigny), Aurélie LOYEAU, Sophie BATAILLE, Hakim BENAMER, Thevy BOCHE, Gaelle LE BAIL, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #20857 - FC024 Syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST… Attention, ça se complique !
Syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST… Attention, ça se complique !

Introduction & objectif

Les complications hospitalières du SCA ST+ ont pour cause principale une prise en charge tardive. Néanmoins, leur survenue préhospitalière pourrait s’expliquer par d’autres critères tels que l’âge et le territoire de l’infarctus. C’est ce que nous avons étudié.

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR.

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2018.

Exclusion : secondaires et données manquantes.

Paramètres : âge, genre, délai de l’apparition de la douleur thoracique à l’appel au SAMU, siège de l’infarctus (antérieur, inférieur ou autre/indéterminé) et complications.

Analyse : régression logistique.

Résultats

Sur 35.799 patients du registre, 25.754 ont été inclus : 20.111 (78%) hommes et 5.587 (22%) femmes, d’âge médian 61 (52-73) ans.

En analyse univariée, les complications étaient associées à un âge plus élevé [65 (54-78) vs (60 (51-72) ans ; p < 0,001)], un délai de prise en charge plus court [52 (21-138) vs 62 (26-156) min ; p < 0,001)] et un territoire autre/indéterminé (vs antérieur / inférieur) [24% vs 19%/18% ; p < 0,0001].

En analyse multivariée, les trois variables étaient significativement associées à la survenue d’une complication (Figure).
Conclusion

L’incidence des complications préhospitalières du SCA ST+ augmentait avec l’âge, une prise en charge précoce et un infarctus non antérieur/inférieur. 

Aurélie LOYEAU (Paris), Sophie BATAILLE, Virginie PIRES, Thevy BOCHE, Elodie WINTER, Mathieu HANF, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
Salles 234-235
12:00

Jeudi 15 octobre

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SI10
12:00 - 12:30

Session Interactive - Rencontre avec l'expert
Vertiges et manœuvre
Neurologie, Thérapeutique

Modérateur : Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Contractuel) (Strasbourg)
Coordonnateur : Jérôme BOKOBZA (Paris)
Conférencier : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
Ne plus se contenter de tanganil et d'un adressage à distance chez l'ORL, réduction aux Urgences des vertiges bénins
Salle 243

Jeudi 15 octobre

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FC06
12:00 - 13:00

Flash communications
Tête et cou
Imagerie radiologie, Traumatologie

Modérateur : Sophie LEFEBVRE (Ingénieur hospitalier de recherche clinique) (Montpellier)
12:00 - 13:00 #20950 - FC041 La prise en charge des traumatismes du rachis cervical aux urgences : évaluation de l’adéquation aux recommandations d’imagerie.
La prise en charge des traumatismes du rachis cervical aux urgences : évaluation de l’adéquation aux recommandations d’imagerie.

Introduction : Les traumatismes du rachis cervical (TRC) sont un motif fréquent de consultation aux urgences, les complications sont rares mais de conséquences parfois dramatiques. Les pratiques actuelles s’appuient sur les règles NEXUS (National Emergency X-radiography Utilization Study) et CCR (C-spine Canadian Rules). Elles recommandent la réalisation d’une imagerie sur des critères anamnestiques et cliniques évaluant le risque de lésion instable. Le but de notre travail était d’évaluer les pratiques après l’introduction d’un protocole dédié.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude retrospective de type avant/après. Les patients de plus de 16 ans consultant aux urgences pour une suspicion de TRC étaient inclus. Les pratiques ont été évaluées par le respect de plusieurs adéquations résumant les recommandations d’imagerie selon leur indication théorique et leur qualité, puis leur synthèse en une adéquation finale.

Résultats : Un total de 238 patients a été inclus. Les accidents de la voie publique et les chutes sont les traumatismes les plus fréquemment responsables de TRC. Le taux de fracture cervicale est de 3.8% (n=9/238). La proportion des radiographies standards (RS) est de 50% (n=114/228) et les scanners 68% (n=159/228), 42 patients ont eu les deux. L’adéquation finale aux recommandations est de 70.6% (n=168/238) avec une amélioration significative des pratiques en dix ans comparativement à l’adéquation de 57.1% (n=120/210) en 2008 (p<0.05).

Discussion : La proportion de RS est toujours forte, à l’inverse des recommandations internationales préconisant un scanner du RC en première intention pour tous les TRC, du fait d’une sensibilité et d’un rapport bénéfice-coût plus intéressants. Le caractère rétrospectif de l’étude représente son biais principal, sa force est la comparaison avant et après l’introduction d’un protocole de service.

Conclusion : Dans un contexte de flux de patients important aux urgences, la rationalisation des prescriptions est devenue un réel enjeu. Les pratiques concernant les investigations devant un TRC s’améliorent avec une adhésion plus importante aux recommandations.

Julien DENIS (Schirmeck), Delphine DOUILLET, Lucile BRUERE, Arthur FLAUSSE, Pierre-Marie ROY
12:00 - 13:00 #20865 - FC043 Chutes chez les nonagénaires. Impact d’un traitement antithrombotique.
Chutes chez les nonagénaires. Impact d’un traitement antithrombotique.

Objectif : évaluer les conséquences traumatiques des chutes de leur hauteur des nonagénaires admis aux urgences et mesurer l’impact d’un traitement antithrombotique (antiT).

Méthodes : Pendant 18 mois, tous les nonagénaires consécutifs admis aux urgences pour chutes de leur hauteur ont été prospectivement inclus dans l’étude. Les caractéristiques générales des patients, les conséquences traumatiques orthopédiques, médicales et chirurgicales, le devenir et la mortalité intra-hospitalière et à J30 ont été collectées. Des facteurs de mortalité à 1mois ont été recherchés par analyse univariée. Les patients ont été divisés en 2 groupes en fonction de la prise d’antiT selon un rapport cas-témoin de 2/1. De plus, le sous-groupe de patients avec traumatisme céphalique (TC) jugé sur l’interrogatoire, les témoins, ou des signes cliniques d’impact céphalique, a été individualisé.

Résultats : Au total, 1012 nonagénaires admis pour chutes de leur hauteur ont été inclus dans l’étude (âge moyen 93.1 ans); 430 (42.5%) ont eu un TC ; 676 étaient sous antiT (antiagrégants plaquettaires: 55.8%, AVK : 29.1%, AOD : 13.2%, anticoagulants injectables : 1.9%), 336 dans le groupe contrôle. La mortalité globale à J30 a été de 9.8%. Les facteurs de mortalité à 1 mois ont été une hémorragie intracrânienne (HIC), toutes hémorragies graves (critères HAS), la nécessité d’une hospitalisation, la provenance d’un EHPAD et les AVK. Nombre et type de fractures, plaies, hématomes superficiels, pathologie post-traumatique médicale (rhabdomyolyse, insuffisance rénale), syndrome post-chute et mortalité à J30 n’ont pas été statistiquement différents dans les 2 groupes.  TC et HIC ont été plus fréquents dans le groupe antiT / groupe contrôle, respectivement 48.8 vs 29.8 % (p=0.02) et 5.3 vs 2.1% (p<0.001).  L’existence d’un TC et l’association TC + antiT ont été des facteurs de risque important d’HIC avec des odds ratio de 7 et 11 respectivement. Après la chute, le traitement antiT a été poursuivi dans 84.2% des cas, arrêté dans 7.5%, modifié dans 8.2% des cas.

Conclusion : Dans cette population de patients très âgés et fragiles prenant des antithrombotiques, la conséquence traumatique la plus grave des chutes accidentelles est l’HIC, surtout s’il existe un traumatisme céphalique, sans mortalité à J30 supplémentaire. Après la chute, la majorité des traitements antithrombotiques est poursuivie en raison d’un rapport bénéfice/risque qui reste favorable.

Jacques BOUGET (Rennes), Alexia JOUANNY, Cédric GANGLOFF, Louis SOULAT
12:00 - 13:00 #21036 - FC044 Évaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aigue et différée chez les patients sans traitement antithrombotique ayant eu un traumatisme crânien léger.
Évaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aigue et différée chez les patients sans traitement antithrombotique ayant eu un traumatisme crânien léger.

Introduction : Le traumatisme crânien léger (TCL) est un motif fréquent de consultation aux urgences. Sa gravité est déterminée par le score de Glasgow, il est dit léger si celui-ci est compris entre 13 et 15. Un TCL peut se compliquer par une hémorragie intracrânienne aigue (HIA), différée (HID), ou encore par le décès. Un scanner cérébral et une surveillance hospitalière peuvent être recommandés mais les prises en charge varient. Cette étude évalue l’incidence des HIA et HID chez les victimes d’un TCL sans traitement antithrombotique, puis l’intérêt d’une surveillance hospitalière.

Matériels et méthodes : Etude épidémiologique descriptive rétrospective monocentrique réalisée aux urgences du CHU d’Angers en 2018. Les patients victimes d’un TCL sans traitement antithrombotique étaient inclus. Le critère de jugement principal était la présence d’une HIC scanographique à la prise en charge, dans les 24h, dans le mois suivant.

Résultats : 912 patients ont été inclus, 29 présentaient une HIA (3.18%, IC 95% [2.22-4.53]), 2 une HID le lendemain du TCL (0.22%, IC 95% [0.06-0.08]), aucun n’a été opéré. 21.2% des patients ont été hospitalisés et 20.7% d’entre eux ont présenté un nouvel événement dont un décès estimant le taux de mortalité lié au TCL à 0.11% (IC 95% [0.02-0.62]). Le scanner était réalisé en moyenne 6h25 après le TCL. 78.8% des patients ont été surveillés en ambulatoire et 0.9% ont reconsulté. En analyse multivariée un nombre de vomissements ≥ 3 et l’amnésie rétrograde augmentent le risque d’HIA (p < 0.01).

Discussion : L’incidence des HIA dans notre étude était conforme aux données publiées et le taux d’HID reste faible. Cette étude pourrait servir de cohorte de dérivation d’un score de stratification du risque hémorragique afin d’identifier le sous-groupe de patient à très faible risque ou à l’inverse les patients à haut risque hémorragique nécessitant une prise en charge rapide et adaptée.

Conclusion : Par leurs fréquences et leurs complications, les victimes de TCL justifient un examen attentif et une prise en charge standardisée. Le risque d’HID et de décès est rare faisant reconsidérer la prescription large de scanner et d’hospitalisation.

Elsa AUGÉ (Angers), Delphine DOUILLET, Camille COCHET, Blandine BOURGEAIS, Nolwenn LE PAGE, Pierre-Marie ROY
12:00 - 13:00 #21061 - FC045 Evaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aiguë et différée chez les traumatisés crâniens légers sous antiagrégant plaquettaire.
Evaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aiguë et différée chez les traumatisés crâniens légers sous antiagrégant plaquettaire.

Objectifs : Le traumatisme crânien (TC) est un problème de santé publique de par sa fréquence et sa potentielle gravité. Cette étude visait à évaluer l’incidence de survenue d’hémorragie intracrânienne (HIC) aiguë (HIA) et différée (HID) chez les traumatisés crâniens légers sous antiagrégant plaquettaire (AAP) ainsi que les facteurs de risque associés à la survenue d’HIA et HID post-traumatiques.

Matériel et méthode : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective monocentrique du 1er janvier au 30 juin 2017 et du 1er janvier au 31 décembre 2018 dans un service d’accueil des urgences (SAU). Seuls les patients de plus de 18 ans, sous AAP comme seul antithrombotique, avec un TCL (Score de Glasgow entre 13 et 15) ont été recrutés.

Résultats : Huit cent quarante-quatre patients ont été inclus dans la période d’intérêt. L’incidence des HIA retrouvée était de 9.48% (n=80/844, IC à 95% 7.68 à 11.64) et l’incidence des HID retrouvée était de 0.36% (n=3/844, IC à 95% 0.12 à 0.104). Les facteurs associés à un risque d’HIA retrouvés étaient : une chute de plus de 1 mètre et moins de 6 mètres, un GCS à 13, un GCS à 14, une perte de connaissance initiale, une amnésie des faits, un trouble du comportement inhabituel, un signe neurologique focal persistant. Le faible nombre d’HID ne nous a pas permis de mettre en évidence des facteurs de risque associés.

Discussion : Dans notre étude, le taux d’HIA correspond à celui retrouvé dans la littérature et le taux d’HID est très faible. Son caractère rétrospectif, monocentrique et le suivi uniquement sur dossier dont des limites notables. Cependant, il est peu probable que des HIC aient été méconnues, le CH de l’étude étant le centre de référence des HIC de l’hémirégion.

Conclusion : Cette étude, étant donné le faible nombre d’HID retrouvé, semble remettre en question la pertinence d’une surveillance hospitalière systématique des traumatisés crâniens légers sous AAP ayant un scanner initial sans lésion hémorragique intracrânienne post-traumatique. Il serait intéressant de compléter ce travail par une étude interventionnelle multicentrique pour confirmer ces résultats.

Nolwenn LE PAGE (Le Bailleul), Delphine DOUILLET, Pierre-Marie ROY, Blandine BOURGEAIS, Camille COCHET, Elsa AUGÉ, Thomas BIZOUARD
12:00 - 13:00 #21148 - FC046 Etude TC3A : Intérêt des scanners cérébraux systématiques pour traumatisme crânien léger chez les patients sous anti-agrégants plaquettaires, anticoagulants et anticoagulants oraux directs : Etude prospective chez 840 patients.
Etude TC3A : Intérêt des scanners cérébraux systématiques pour traumatisme crânien léger chez les patients sous anti-agrégants plaquettaires, anticoagulants et anticoagulants oraux directs : Etude prospective chez 840 patients.

Introduction : Le traumatisme crânien léger (TCL) est un motif de consultation d’urgence fréquent. La SFMU recommande depuis 2012 la réalisation d’un scanner cérébral après TCL chez tout patient traité par anti-agrégants plaquettaires, anticoagulants ou anticoagulants oraux directs (AP/AC/AOD). Ceci implique une augmentation notable du nombre de scanners cérébraux réalisés en urgence et des contraintes d’immobilisation des équipements d'imagerie, de radioprotection et de coût. Une évaluation de ces recommandations était donc pertinente.

Matériels et méthodes : Nous avons mené une étude prospective observationnelle chez les patients sous AAP/AC/AOD bénéficiant d’un scanner après TCL. Deux neuroradiologues ont évalué en aveugle la présence, le type, le volume et l’évolution lésionnels. La prise en charge thérapeutique, le pronostic et la survenue de complications ont été analysés. Des effectifs et fréquences ont été calculés pour les variables qualitatives et leurs liens étudiés par test de Fisher exact.

Résultats : 840 patients ont été inclus entre Septembre 2016 et Janvier 2018 ; 5,8% présentaient des lésions hémorragiques. 81,6% des lésions étaient de grade I (mineure), 18,4% de grade II (modérée) et aucune n’était de grade III (sévère avec effet de masse régional). Aucune prise en charge chirurgicale et aucun décès n’ont été relevés.

Il n’existait pas de différence d’évolution lésionnelle entre les sujets ayant arrêté ou non leur traitement au décours du TCL. 9,4% des patients ayant arrêté leur traitement ont présenté un évènement thrombotique majeur en cours d’hospitalisation.

Conclusion : L’incidence des lésions hémorragiques était de 5,8%, comparable aux données de la littérature. En revanche, aucune lésion de grade III, aucun décès ou aucune prise en charge chirurgicale n’ont été identifiés. L’adaptation thérapeutique n’avait pas d’incidence sur l’évolution lésionnelle. En revanche, les complications thrombotiques étaient plus fréquentes en cas d’arrêt du traitement.

La réalisation systématique de scanners pour TCL chez les patients sous AAP/AC/AOD apparaît peu rentable en termes de prise en charge thérapeutique et entraîne un ralentissement du workflow de l’imagerie d’urgence. Ces données demandent à être confirmées par des études de plus grande envergure.

Lucie COLAS (Lille), Juliette DING, Grégory BERTOLOTTI, Nicolas THELLIER, Jean-François BUDZIK, Sébastien VERCLYTTE
12:00 - 13:00 #20888 - FC047 Evaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aigue et différée chez les traumatisés crâniens modérés et graves.
Evaluation de l’incidence et des facteurs de risque d’hémorragie intracrânienne aigue et différée chez les traumatisés crâniens modérés et graves.

Introduction : Les traumatismes crâniens graves et modérés (TCG et TCM) sont un motif de consultation aux urgences, défini par un score de Glasgow < 13.Ils sont à risque d’hémorragie intracrânienne aigue (HIA), différée (HID) ou encore de décès. Un scanner cérébral et une surveillance hospitalière sont recommandés par la société savante. En pratique, les prises en charge varient. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’incidence des HIA puis des HID chez les patients admis pour traumatismes crâniens et ayant un score de Glasgow < 13 à l’admission.

 

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique, rétrospective, monocentrique incluant les patients admis pour un TCG et TCM entre 2015 et 2019 dans un centre hospitalier universitaire. Le critère de jugement principal est la présence d’une HIA sur la TDM à la prise en charge. Les critères de jugement secondaires sont la présence d’une HID dans les 24h ou dans le mois suivant, le délai de survenu de cette HID, le taux de mortalité lié au TC et non lié, et les facteurs associés à un risque accru d’HIA.

 

Résultats : Parmi les 178 patients victimes de TCG et TCM, 24,7% ont présenté une HIA (n=44/178), 2,8% une HID (n=3/178) dans les 24h, à 3 jours, à 18 jours. La mortalité globale sur la population était de 29,78% (n=53/178) dont, 23% mortalité lié au TC (n=41/178) et 6,74% non lié au TC (n=12/178). Le scanner initial était le plus souvent réalisé plus de 12 heures après le TC. Les patients attendaient leurs scanners en moyenne 1h14 après leurs arrivées au SAU. Les analyses ont mis en évidence des facteurs de risque tels que la présence de céphalées, de signes neurologiques focaux transitoire ou persistant. 72,7% des HIA sont dues à une chute à hauteur, a contrario les traumatismes par coups et blessures étaient moins à risque de saignement. Les patients en état d’alcoolisation aigue présentaient peu d’HIA, malgré un score de Glasgow inquiétant et la présence de vomissements.

 

Conclusion : Une TDM à l’arrivée aux urgences semble indispensable pour exclure tout saignement chez les patients présentant un TCG et TCM. Le risque d’HID est faible, pour les patients stabilisés, une surveillance à domicile avec consignes claires de signes devant amener à reconsulter par rapport à un surveillance hospitalière prolongée sur plusieurs jours semble peu risqué.

Marie DE VAUJUAS (Angers), Alice BEHEREC, Francois MORIN, Thomas MOUMNEH, Pierre-Marie ROY, Delphine DOUILLET
12:00 - 13:00 #21166 - FC048 Evaluation du risque de survenue d’une hémorragie intra cérébrale aiguë et différée chez des patients sous anticoagulant lors d’un traumatisme crânien léger : faut-il les surveiller pendant 24 heures en secteur de soins ?
Evaluation du risque de survenue d’une hémorragie intra cérébrale aiguë et différée chez des patients sous anticoagulant lors d’un traumatisme crânien léger : faut-il les surveiller pendant 24 heures en secteur de soins ?

Introduction : Le traumatisme crânien léger est un motif de consultation fréquent dans les services d’urgences. Un traumatisme crânien léger (TCL) se définit par un score de Glasgow ³ 13. La prévalence la plus importante de ces TC se situe dans les âges extrêmes. Cette population est la cible de traitements anticoagulants, constituant un facteur de risque de saignement intracrânien aigu et différé non négligeable lors d’un TCL. La surveillance hospitalière actuellement préconisée après ces TCL sous anticoagulant reste un sujet de controverse. Cette étude évalue l’incidence de ces hémorragies aiguës (HIA) et retardées (HID) et l’intérêt de la surveillance pendant les 24h suivant le traumatisme. Matériel et Méthode : Cette étude était rétrospective, réalisée dans un service des urgences adultes de 2016 à 2018. Les patients inclus présentaient un TCL sous anticoagulants, étaient âgés de plus de 18 ans et bénéficiaient d’une TDM initiale systématique. Le critère de jugement principal était le diagnostic d’une hémorragie intracrânienne sur la TDM. Si le saignement était présent sur la première imagerie il était défini comme aigu sinon il était considéré comme différé. Le suivi du patient était analysé sur le mois suivant le traumatisme. Résultats: Un total de 1098 patients a été inclus, 63 présentaient une HIA (5,74%, IC à 95% 4.51 -7.27)). Une chirurgie a été nécessaire pour 6,3% de ces patients et 7,9% sont décédés. 61% de ces patients sous anticoagulants oraux directs n’étaient pas antagonisés. Certains signes cliniques tels que les convulsions, l’amnésie des faits, les troubles du comportement et les stigmates de TC ont été significativement associés à une HIA. Deux patients (0,18 %, IC à 95% 0.05 - 0.66) ont présenté une HID, aux 8ème et 11ème jours suivant le TCL. Près de trois quarts des patients ont bénéficié d’une surveillance pendant 24h. Discussion : Le délai de surveillance ne couvre pas le risque de survenue d’un saignement secondaire. De par le faible taux d’hémorragie différée et leurs survenues tardives, l’intérêt de la surveillance intra-hospitalière de ces patients pendant 24h est remis en question Conclusion : L’incidence des HIA sous anticoagulant est importante et justifie une prise en charge initiale adaptée. L’analyse à plus grande échelle des facteurs prédictifs d’ HIA pourrait permettre la réalisation d’un score prédictif de saignement, applicable sur cette population, comme il en existe pour les HIA sans anticoagulants.

Blandine BOURGEAIS (Angers), Camille COCHET, Elsa AUGE, Nolwenn LEPAGE, Delphine DOUILLET, Pierre-Marie ROY
Salles 231-232

Jeudi 15 octobre

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12:00 - 13:00

Flash communications
S'organiser dehors
Catastrophe SSE CUMP, Evaluation SAMU / SMUR

Modérateur : Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier Contractuel) (Toulouse)
12:00 - 13:00 #21050 - FC033 Analyse de la régulation médicale des intoxications médicamenteuses volontaires et impact du score ETC.
Analyse de la régulation médicale des intoxications médicamenteuses volontaires et impact du score ETC.

Introduction

La décision du médecin régulateur en matière d’appels pour intoxications médicamenteuse volontaire est cruciale. Le but de notre étude était d’analyser la régulation médicale des intoxications médicamenteuses volontaires, de déterminer l’impact du score ETC dans la décision du médecin régulateur

Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude prospective, descriptive au SAMU01 du Nord Est, du 1er Octobre 2018 au 31 Janvier 2019. Tous les appels pour intoxication médicamenteuse volontaire ont été inclus. Les données ont été recueillies et le score ETC a été calculé.

Résultats

Nous avons colligé 74 patients. L’âge moyen était de 26 ±12 avec une prédominance féminine (70,3%). Respectivement 30% des patients avaient des antécédents psychiatriques et 10% des antécédents de tentative d’autolyse. Les moyens engagés étaient le SMUR dans 65% des cas. Le transport a été assuré par propres moyens dans 30%, une ambulance non médicalisée dans 3% des cas et par la protection civile dans 2% des cas. Le SMUR n’était pas disponible dans 9,5% des cas et 21% des patients n’ont pas nécessité un transport médicalisé. Quarante trois patients ont été transportés par le SMUR dont 22 patients ont été orienté en réanimation et 21 patients aux urgences. Trois patients ont été laissés sur place vivants, un patient a présenté un arrêt cardiorespiratoire non récupéré en pré hospitalier . Parmi les patients transférés, 7 ont été intubés en pré-hospitalier. Le score ETC variait de 0 à 27 avec une moyenne de 11 ±7. Il était ≥9 chez 51 patients (68,9%) et <9 chez 23 patients (31,3%). Dans 77% des cas, le choix du régulateur a été conforme au score ETC. Lorsqu’il existait un désaccord, le médecin régulateur optait pour un choix inférieur en terme de médicalisation, mais en dirigeant principalement les patients vers les structures d’urgence

Conclusion : l’analyse des pratiques professionnelles a montré que ce score d’aide n’améliorait pas significativement la régulation des intoxications médicamenteuses volontaires.

Abir WAHABI (Tunis, Tunisie), Saida ZELFANI, Manai HÉLA, Sabrine HADJI, Lilia LOTFI, Slim BEN DLALA, Mounir DAGHFOUS
12:00 - 13:00 #20831 - FC034 EHPAD & SAMU : une relation en très forte croissance !
EHPAD & SAMU : une relation en très forte croissance !

Introduction

La population vieillit, les EPHAD poussent et les appels au SAMU-Centres 15 se multiplient. Tel était notre sentiment. Ainsi, avons-nous souhaité savoir dans quelle proportion les appels émanant d’EHPAD avaient augmenté ces dernières années.

Objectif

Etudier l’évolution des appels émanant des EHPAD  

Méthodes

Site : SAMU-Centre 15 d’un département de 1,6 million d’habitants, totalement urbanisé, avec la population la plus jeune de France métropolitaine. Les 63 EHPAD de notre département sont répertoriés dans le logiciel de régulation.

Inclusion : les appels émanant d’un EHPAD sont systématiquement identifiés comme tels par l’ARM dès la prise d’appel. Ils ont été inclus dans notre analyse de Janvier 2011 à fin Juin 2019

Critère de jugement : nombre de dossiers de régulation médicale (DRM) émanant d’un EHPAD : total annuel et médiane quotidienne

Résultats

Sur 1.775.174 DRM analysés, 30.142 (2%) émanaient d’un EHPAD. Le nombre annuel et le nombre médian quotidien de DRM ont augmenté de façon exponentielle (R² respectivement 0,99 et 0,97) sur les 9 années étudiées : +138% en 8 ans (Figure).

Conclusion

Ces résultats confirment notre sentiment. Les appels émanant d’un EHPAD sont en forte augmentation. Les liens EHPAD-SAMU doivent impérativement être renforcés.  

Laurent GOIX, Tomislav PETROVIC, Lydia AMEUR, Judith GORLICKI, Erick CHANZY (Bobigny), Elise AGUADISCH, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
12:00 - 13:00 #20768 - FC035 Le score ETC est-il un outil d'aide à la régulation médicale des intoxications médicamenteuses volontaires ?
Le score ETC est-il un outil d'aide à la régulation médicale des intoxications médicamenteuses volontaires ?

INTRODUCTION : Cette étude cherchait à évaluer l’utilisation et la pertinence du score ETC (Epidémiologique, Toxicologique et Clinique) au sein d'un centre de régulation pour les affaires d’intoxications médicamenteuses volontaires (IMV).

 

METHODE : Cette étude observationnelle et rétrospective étudiait l’application des recommandations de régulation des affaires d’IMV, à savoir l’engagement d’une équipe médicalisée pour un score ETC supérieur ou égal à 9 (positif).

 

RESULTATS : 328 dossiers ont été inclus. Un tiers des IMV avec score ETC positif (n = 23 / 67) a bénéficié d’un SMUR. Parmi les patients avec un score ETC positif mais n’ayant pas eu de SMUR, seuls 3 patients ont été en réanimation. Plus d'un tiers des IMV admises en réanimation (n = 12 / 37) avaient un score ETC négatif au moment de l'appel initial. Après étude des différents critères du score ETC, seule la présence de signes cliniques majeurs était statistiquement liée (p < 0,001) à l’envoi d’un SMUR et à une hospitalisation en réanimation.

 

DISCUSSION : Ce travail confirmait que l'évaluation par le médecin régulateur restait obligatoire puisque le score ETC n’était pas suffisant pour la décision d’envoi d’un moyen SMUR. La présence de signes cliniques majeurs semblait être le critère le plus pertinent pour la régulation des appels pour IMV.

 

CONCLUSION : Le score ETC ne semblait pas être un score prédictif justifiant à lui seul l’envoi systématique d’une équipe médicale.

Sylvain LECLERE (Amiens), Florian CANU, Yann BOCHARD, Martin PETITPREZ, Pauline SAVREUX, Christophe BOYER, Christine AMMIRATI
12:00 - 13:00 #20826 - FC036 Mesure de l’adéquation de la prise en charge des patients graves par les Médecins Correspondants du SAMU avec les recommandations de bonnes pratiques.
Mesure de l’adéquation de la prise en charge des patients graves par les Médecins Correspondants du SAMU avec les recommandations de bonnes pratiques.

Introduction : Les Médecins Correspondants du Samu (MCS) disposent d’une formation annuelle ainsi que d’une dotation en matériels et médicaments spécifiques. Cela leur permet d’intervenir pour la prise en charge initiale des patients en situation d’urgence médicale grave. L’objectif de l’étude est de mesurer l’adéquation de la prise en charge des patients présentant un arrêt cardio-respiratoire, un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST, un traumatisme grave, avec les recommandations des réseaux d’Urgence, les procédures MCS construites en Comité de Pilotage par les représentants des SAMU, des CESU, et des associations de MCS.

Matériel et méthode : Étude prospective observationnelle multicentrique portant sur les interventions de tous les MCS du réseau entre le 2 février 2019 et le 5 mai 2019. Le critère de jugement principal est fondé sur l’adéquation entre la prise en charge mise en œuvre et les recommandations. Cette adéquation a été évaluée par trois observateurs indépendants, un interne en formation, un expert urgentiste et un expert MCS, puis comparée à l’aide du test exact de Fisher.

Résultats :113 patients pris en charge par 57 MCS différents inclus. 72,6% d’hommes, âge médian 46 ans [20-59,5]. 27 ACR (23,9%), 18 STEMI (15,9%), 68 traumatismes graves, 6 grade A (5,3%), 24 grade B (21,2%, 38 grade C (55,9%). Déclenchement par le C15 dans 51,3% des cas, mais bilan au C15 pour 99,1% (112 sur 113). La prise en charge a été jugée comme optimale (critère principal) pour 69% [0,596 – 0,774](IC 95%). Dans les critères secondaires, prise en charge moins bonne lorsque la gravité initiale du patient traumatisé grave augmente. 97,3% de diagnostic correct. Le conditionnement est optimal pour 85,0%, et la thérapeutique pour 67,3%. 95,5% d’orientation adéquate (les 90 patients vivants tous hospitalisés). 23 décédés sur place tous victimes d’ACR (14,8% des ACR réanimés et hospitalisés. Directives du C15 adéquates pour 85,5% des patients.

Conclusion :La prise en charge des patients graves par les MCS est en adéquation avec les recommandations dans 69% des cas. Ce chiffre est supérieur à ceux retrouvés dans la littérature. Il nous montre l’excellent travail réalisé par les MCS. Nous avons aussi mis en évidence certaines difficultés en termes de gestes techniques et de décisions de thérapeutiques. Ces difficultés seront à approfondir lors des prochaines formations et à discuter en termes de stratégie.

Orane CHALIMON (Grenoble), Ugo LEDERMANN, Dominique SAVARY, Bernard AUDEMA, Marie COTTAREL-SCHUSSLER, Guillaume DEBATY, Thierry ROUPIOZ, Pascal USSEGLIO
12:00 - 13:00 #21346 - FC037 Evaluation de l’extension des horaires de la permanence des soins ambulatoires au SAMU centre 15.
Evaluation de l’extension des horaires de la permanence des soins ambulatoires au SAMU centre 15.

Introduction : La présence des médecins libéraux dans notre SAMU aux horaires de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) les jours ouvrés de 17h à 23 h ne répond pas à la demande de la population en soins non programmés. L'objectif de cette expérimentation d’extension des horaires de la PDSA de 7h à 23 h était de montrer la plus-value d'un médecin régulateur libéral (MRL) au SAMU pendant la journée.

Matériel et méthodes : L'expérimentation a duré de Février-Avril 2018 avec la présence de MRL 7h-23h toute la semaine. Une analyse quantitative et qualitative des appels au MRL a été réalisée sur l’extension horaire7h-17h, ainsi que les caractéristiques démographiques et médicales des appelants. Un patient/4 était rappelé dans les 48-72h. Les résultats sont exprimés par les nombres, pourcentages, moyenne et écart-type.

Résultats : Il y’a eu 3090 appels au MRL de 7h-17h: 52 dossiers par jour en moyenne (maximum 113, minimum 27). 772 patients étaient rappelés, 662 ont répondu (86%). La courbe de fréquence d'appel montre 2 pics : début de matinée (8h-9h) et en fin d'après-midi (16h-17h). Les appels provenaient du domicile (88%) et concernaient en majorité les personnes âgées: 21% pour les 75-89ans et 16% pour les 60-74ans. Parmi les appelants 90 % avaient un médecin traitant (MT), 37% l’ont  appelé avant le SAMU, mais sans réponse ou non disponible ou conseil d’appeler le SAMU. Dans 80% l'acte était coté en CCMU1. La décision du MRL était un conseil médical (29%), une consultation MT ou autre médecin (25%) et un envoi aux Urgences dans 10%. Les causes d’appel étaient : urgence ressentie (23%), MT non joignable (11%), absent (11%), non appelé (10%), ne se déplace pas (6%).

Discussion : La demande de soins non programmés est importante aussi bien la journée que pendant les horaires conventionnels de la PDSA. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette demande : surcharge en médecine de ville, inégalité de la répartition des médecins, vieillissement de la population, insuffisance de visite à domicile, faible nombre consultation sans rendez-vous et aux horaires étendus

Conclusion : L’extension des horaires de régulation de la médecine libérale au SAMU Centre 15 montre la plus-value de la présence d’un MRL sur les horaires 7h-17h, en plus des horaires de PDSA. Les patients sont plus orientés dans la médecine ambulatoire qu’aux Urgences avec un impact positif potentielle sur la saturation des services d’urgence qui reste à évaluer.

Léandre NICOLIN (Fort-de-France), Laurent VILLAIN-COQUET, Claudine VERROUX-GAMOT, Papa GUEYE
12:00 - 13:00 #20904 - FC038 Mise en place et évaluation des TIIH au SAMU 76A : Un outil sécuritaire et accepté par les équipes.
Mise en place et évaluation des TIIH au SAMU 76A : Un outil sécuritaire et accepté par les équipes.

Introduction: L’activité de Transferts Infirmiers Inter Hospitaliers (TIIH) a pour objectif d'apporter une réponse graduée et adaptée aux besoins croissants de transports inter hospitaliers. L’objectif de cette étude était d’évaluer la sécurité des TIIH au SAMU 76A au cours des 4 premiers mois après la mise en place du dispositif.

Méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique prospective mono centrique menée au sein du SAMU 76A pendant 4 mois en 2019. L’objectif principal était de rechercher des évènements indésirables graves et les écarts de protocole, l’objectif secondaire d’évaluer la satisfaction du patient et de tous les intervenants.

Résultats: Au total 132 TIIH ont été inclus, dont 36% (n=42) de cardiologie et 19% (n=22) de pneumologie. La durée moyenne de prise en charge du patient était de 55 minutes (+/- 22). Sur la période évaluée, aucun protocole de soins d’urgence n’a été appliqué et aucun évènement indésirable grave n’a été retrouvé. 4% (n=6) des TIIH ont été classés hors protocoles pour des raisons géographiques. Nous avons retrouvé 4 cas sans transport (non indiqué ou trop grave) et aucun renfort SMUR durant le transport. Les données complémentaires sont présentées dans le tableau joint.

Conclusion: La mise en place des TIIH dans notre SAMU a permis une adaptation de l’offre de soins au service du patient. L’activité est sécurisée et doit rester étroitement encadrée. La satisfaction des intervenants témoigne d’un nouvel outil adapté et accepté par les équipes.

 

Antoine LEFEVRE SCELLES (Rouen), Raphael THIERY, Sophie BANSSE, Delphine BOUTRAIS, Sebastien DORAY, Franck VAN DE WALLE, Mélanie ROUSSEL, Cédric DAMM
12:00 - 13:00 #20983 - FC039 Impact de l’héliSmur sur le temps d’évacuation des patients et la disponibilité des SMUR de notre SAMU.
Impact de l’héliSmur sur le temps d’évacuation des patients et la disponibilité des SMUR de notre SAMU.

Introduction : L'impact opérationnel des héliSmur (HS) sur des critères de temps d’évacuation et de disponibilité SMUR est rarement étudié. Notre objectif est de déterminer cet impact dans l'environnement de fonctionnement de notre HS.

Méthode : Analyse prospective monocentrique des missions réalisées par notre HS du 09/06 au 30/09/2019 fonctionnant en H14 (8h-22h).

Eléments analysés : 

-       A) Gain de temps d’évacuation des patients en primaire en HS versus voie terrestre : Comparaison du temps de vol retour réel (+ 10 mn. de relais ambulance à l'arrivée de notre hôpital pavillonnaire) avec temps d’évacuation terrestre estimé (Google Map® x 1,25 car évacuation en ambulance observée plus lente qu’en conduite normale)

-       B) Gain de temps de disponibilité des SMUR périphériques lors des relais par l'HS en primaire : Calcul du temps gagné par le SMUR n'ayant pas à évacuer par addition du temps d’évacuation terrestre estimé (Google Map® x 1,25) + 20 minutes (temps transmission du patient) + temps de retour vers sa base (Google Map® sans multiplicateur)

-       C) Calcul de l’impact sur le temps médical de notre SMUR (pas d'équipe HS dédiée) : Comparaison du temps en missions supplémentaires HS réalisées pour d'autres SAMU/SMUR et du gain de temps sur les missions habituelles de notre SMUR réalisées en HS.

Résultats : Sur la période, 169 missions héliSmur ont été réalisées, 75 primaires et 94 secondaires. Pour les 3 critères analysés : 

-       A) Temps moyen d’évacuation gagné : 35 minutes (Écart-type : 15 minutes), soit un gain de temps de 46% en HS par rapport à la voie terrestre

-       B) Temps de disponibilité en plus pour les SMUR périphériques : 86 heures, soit 5,4% de temps supplémentaire de disponibilité

-       C) Impact sur le temps en mission de nos équipes SMUR : 75 heures de temps de missions en plus soit 4,7% du temps total SMUR disponible sur la période (Temps sur les missions réalisées en plus pour d'autres SAMU/SMUR : 173 heures ; Temps gagné par l'HS sur les missions qui auraient dans tous les cas été réalisées par notre SMUR : 98 heures)

Conclusion : L'HS est un vecteur opérationnel essentiel en permettant une diminution de moitié du temps d'évacuation des patients en primaire, et en réduisant le temps d'indisponibilité des SMUR périphériques. La charge supplémentaire induite pour le SMUR siège de l'HS à moyens constants expose au risque de carence SMUR sur son secteur et diminue le temps de renfort en régulation par le médecin SMUR.

David HAMDAN (Angers), Yannick COURJAULT, Pierre-Marie ROY, Christelle GIRARDIN, Céline JOUSSEAU, François TEMPLIER
12:00 - 13:00 #21024 - FC040 Acceptabilité du score RACE à la place du NIHSS par les intervenants de la filière neurovasculaire urgente : étude descriptive transversale multicentrique.
Acceptabilité du score RACE à la place du NIHSS par les intervenants de la filière neurovasculaire urgente : étude descriptive transversale multicentrique.

Introduction : L’utilisation de scores d’évaluation de la gravité initiale d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) permet aux acteurs de la réponse neurovasculaire préhospitalière urgente de mieux orienter puis traiter les patients.

Le score RACE, de réalisation plus simple et plus rapide que le NIHSS, a été récemment validé en contexte préhospitalier. Notre objectif était d’évaluer l’acceptabilité de ce score, par rapport au NIHSS, auprès des médecins impliqués dans la chaîne neurovasculaire préhospitalière urgente d’une région urbaine française.

Matériel et Méthode : Création d’un questionnaire électronique avec un nombre de questions dépendant de la catégorie professionnelle (médecins SMUR : 11 questions ; médecins régulateurs : 6 ; neurologues : 3) soit 3 parties. Evaluation de l’utilisation du NIHSS et de l’acceptabilité du RACE par chaque catégorie. Envoi du questionnaire à l’ensemble des responsables de structures de la région impliquées dans la prise en charge des patients éligibles. Description en effectifs et pourcentages des variables qualitatives.

Résultats : Nous avons obtenu 51 réponses sur 80 envois (64%), de 9 médecins régulateurs (18% des répondants), 32 médecins SMUR (63%) et 10 neurovasculaires (20%) entre avril 2018 et mai 2019. Les participants déclaraient ne pas utiliser le NIHSS lors d’une intervention SMUR dans 59% des cas (n=19), ou ne pas le communiquer lors du bilan en régulation en raison de sa complexité (89%, n=8) ou d’une crainte de ralentissement de la prise en charge (53%, n=17). Le RACE apparaissait utile pour 88% (n=28) des médecins SMUR, dont 69% (n=22) se déclaraient prêts à l’utiliser dans un avenir proche. Tous les neurologues interrogés déclaraient ne pas souhaiter utiliser le RACE au lieu du NIHSS pour guider leur prise de décision thérapeutique durant la phase intra-hospitalière, en raisons de possibles limitations d’indication à la thrombolyse. L’ensemble des répondants estimait cependant que le RACE pourrait être facilement utilisé par les intervenants préhospitaliers (paramédicaux et médicaux) à visée de triage et de gain de temps.

Conclusion : L’acceptabilité du RACE par les intervenants médicaux de la réponse neurovasculaire préhospitalière urgente ayant répondu à notre questionnaire semble bonne, sauf pour les neurologues qui en perçoivent un intérêt limité par rapport au NIHSS dans leur démarche thérapeutique. L’intérêt clinique et/ou organisationnel du RACE devrait être comparé à celui du NIHSS.

Asvinie RAMIN (Créteil), Corinne HOOKER, Pauline GILLERON, Kadiba COULIBALY, William GOLDMAN, Charlotte CHOLLET-XÉMARD, Eric LECARPENTIER, Matthieu HEIDET
Salles 234-235
12:30

Jeudi 15 octobre

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SI18
12:30 - 13:00

Session Interactive - Déjeuner Rencontre
Le médiateur aux Urgences
Organisation Services d'Urgences

Modérateur : Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférenciers : Oria MEZOUGHI (Mediatrice) (Saint-Denis), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Qu'est ce qu'un médiateur ? Quel est son rôle ? Vous voudrez en avoir un !
Salle 243
12:45

Jeudi 15 octobre

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CI01
12:45 - 13:45

Symposium Déjeuner AIR LIQUIDE
Prise en charge ventilatoire de l'arrêt cardiaque

12:45 - 13:45 Faut-il intuber les patients en arrêt cardiaque ? Patricia JABRE (PH) (Paris)
12:45 - 13:45 Comprendre les effets de la ventilation manuelle au masque. Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Angers)
12:45 - 13:45 Nouveautés dans le monitoring du CO2. Jean-Christophe RICHARD (Angers)
Salle Maillot

Jeudi 15 octobre

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CI02
12:45 - 13:45

Conférence déjeuner BECKMAN COULTER
Un nouveau marqueur hématologique pour la détection précoce du syndrome septique aux urgences : le paramètre EISd

Coordonnateur : Jean-Sébastien BLANCHET (Villepinte)
12:45 - 13:45 Les enjeux de l'utilisation des biomarqueurs pour la détection précoce et la prise en charge du sepsis aux urgences. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Monaco, Monaco)
12:45 - 13:45 Validation et performance clinique du nouveau biomarqueur ESId (indicateur précoce de sepsis) pour la détection précoce du syndrome septique aux urgences. Pierre HAUSFATER (chef de service) (Paris)
Salle 242B

Jeudi 15 octobre

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CI03
12:45 - 13:45

Conférence déjeuner ASTRAZENECA
Quelle prise en charge de l'asthme aux urgences ?

12:45 - 13:45 Prendre en charge l'exacerbation d'asthme sévère. Damien VIGLINO (Praticien Hospitalier) (Grenoble)
12:45 - 13:45 L'apport de la modalité fonds et symptôme pour un patient asthmatique. Daniela MUTI (Pneumologue-allergologue) (CLERMONT FERRAND CEDEX 1)
12:45 - 13:45 La prise en compte des préférences des patients dans le choix du dispositif d'inhalation. Youcef DOUADI (Pneumologue) (Saint-Quentin)
Salle 241

Jeudi 15 octobre

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CI04
12:45 - 13:45

Conférence Déjeuner ABBOTT
Biologie délocalisée aux portes des Urgences : enjeux et perspectives

12:45 - 13:45 Mise en place de la biologie délocalisée au sein du Service Mobile d'Urgence et de réanimation. Rudy COHEN (10004030358) (ARGENTEUIL)
12:45 - 13:45 Evaluation du dosage capillaire de la CRP sur la durée de consultation aux urgences pédiatriques et impact médico-économique. Damien BOUVIER (AHU) (Clermont-Ferrand)
12:45 - 13:45 Mise en place d'une solution de biologie moléculaire rapide pour la détection de la grippe aux urgences. Lionel NACE (Médecin) (NANCY)
Salle 252A
14:00

Jeudi 15 octobre

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CI05
14:00 - 15:30

Symposium BMS / BRISTOL-MYERS SQUIBB
Immunothérapie et Cancers : De l'appel au 15 à la réanimation

Modérateurs : Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny)
14:00 - 15:30 Immunothérapie en cancérologie : que doit savoir l'urgentiste en 2020 ? Jean-Marie MICHOT (Villejuif)
14:00 - 15:30 Epidémiologie des toxicités des immunothérapies au SAU. Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Paris)
14:00 - 15:30 Enjeux de la prise en charge du patient cancéreux en médecine d'urgence : Organisation de l'appel au 15 pour les patients cancéreux. Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Pontoise)
14:00 - 15:30 Enjeux de la prise en charge du patient cancéreux en médecine d'urgence : Démarche diagnostic et parcours de soins au SAU : Les bons réflexes. Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 Enjeux de la prise en charge du patient cancéreux en médecine d'urgence : Complications graves : un malade à proposer au réanimateur. Virginie LEMIALE (Paris)
14:00 - 15:30 Discussion avec les participants.
Salle 251

Jeudi 15 octobre

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AM-16
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 16
Contrôle des voies aériennes - intubation difficile
Pneumologie, Ventilation

Coordonnateur : Hervé MENU (Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Valenciennes), Hervé MENU (PH) (Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Lille)
Revoir l’algorithme de stratégie de contrôle des voies aériennes
Mettre en pratique sur mannequin au moins une fois par participant et par technique les moyens d’intubation évoqués dans l’algorithme, en se focalisant sur les moyens d’intubation difficile.
Salle 351

Jeudi 15 octobre

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AMS-21
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 21
Toxicologie clinique pratique : intoxications par les cardiotoxiques
Thérapeutique, Toxicologie

Coordonnateur : Arnaud DELAHAYE (Rodez)
Conférenciers : Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez), Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny)
Atelier théorique.
A partir de cas clinique :
- Connaitre les principaux cardiotoxiques rencontrés en toxicologie clinique.
- Rappels physiopathologiques pour appréhender une intoxication par cardiotoxique(s).
- Elaborer une stratégie diagnostique concernant les patients critiques.
- Organisation de la prise en charge symptomatique et spécifique.
Salle 253

Jeudi 15 octobre

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AMS-44
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 44
Simulation haute technicité en pédiatrie
Pédiatrie, Simulation

Coordonnateur : Gilles JOURDAIN (Clamart)
Conférenciers : Azzédine AYACHI (Responsable UF) (Montreuil), Jean-Louis CHABERNAUD (Attache) (Clamart), Gilles JOURDAIN (Responsable médical) (Clamart), Noella LODÉ (responsable de structure smur pédiatrique) (Paris), Céline MENANTEAU (Clamart)
Reconnaissance de la gravité d’un état clinique de manière objective (utilisation d’algorithmes reconnus)
Prise en charge de défaillances circulatoires et ventilatoires de manière protocolisées
Salles 221-222-223

Jeudi 15 octobre

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AMS-46 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 46 B
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communications.
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Simulation

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Vincent BAREGE (médecin) (Rouen), Florent GACHET (soignant) (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 330-331-332-333

Jeudi 15 octobre

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CM03
14:00 - 15:30

Conférences Médecins
Arrêt Cardiaque : les nouveautés attendues
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Régulation, Parcours Jeunes

Modérateurs : Pierre CARLI (Chef de Service) (Paris), François JAVAUDIN (Emergency physician) (Nantes)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
La dose d'adrénaline doit-elle être limité dans la prise en charge de l'arrêt cardiaque ? Faut-il réduire la dose en cas de fibrillation ventriculaire ? Quelle place pour l'amiodarone et la xylocaine ? Y at'il un intérêt à d'autres médicaments : esmolol, bicarbonate, Calcium ou magnesium ?
Comment mieux reconnaire l'arrêt cardiaque au téléphone ? Comment intégrer les applications de géolocalisation et quel impact attendre sur la survie ?
Sera aborder l'intérêt de la ventilation pendant la RCP, quel mode ventilatoire, et l'impact de la ventilation sur la perfusion cardiaque et cérébrale.
Orientation pour améliorer les soins post RACS en terme de ventilation, hémodynamique, limitation des lésions de reperfusion et pronognostication.
14:00 - 15:30 Les médicaments. Florence DUMAS (PUPH) (Paris)
14:00 - 15:30 La régulation. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
14:00 - 15:30 La ventilation. Patrick PLAISANCE (Head of Department) (Paris)
14:00 - 15:30 Le post RACS. Alain CARIOU (PUPH) (Paris)
Amphi Bleu

Jeudi 15 octobre

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CMS01
14:00 - 15:30

Conférences Médico-Soignants
Le plus beau jour d’une vie… et ses difficultés
Infectiologie sepsis, Pédiatrie, Soins Infirmiers, Parcours Jeunes

Modérateurs : Marie-Laure DEVAUD (médecin urgentiste) (Cergy-Pontoise), Marianne DUCLOS (IDE) (Toulon)
Coordonnateur : Delphine HUGENSCHMITT (Lyon)
14:00 - 15:30 Eclampsie. Hélène MOUGEOT (IDE) (DIJON), Sybille GODDET-BETE (médecin) (Dijon)
Définir la physiopathologie
Définir la prise en charge pré -hospitalière et hospitalière
Qu’est ce qu’attend le médecin de l’infirmier ?
14:00 - 15:30 Hémorragie de la délivrance. Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon)
Définir la physiopathologie
Définir la prise en charge pré-hospitalier et hospitalière
Qu’est ce que le médecin attend de l’infirmier ?
14:00 - 15:30 Gestion du nouveau né lors d’un accouchement inopiné en pré hospitalier. Marianne SCHOEN (IDE) (Paris)
Définir la prise en charge pré-hospitalière de la mère
Définir la prise en charge préhospitalière du nouveau né
Qu’est ce qu’attend le médecin de l’infirmier ?
Amphi Havane

Jeudi 15 octobre

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CM08
14:00 - 15:00

Conférences Médecins
Bio-marqueurs : les utiliser autrement
Fil rouge Infectiologie, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Traumatologie

Modérateurs : Aurélien RENARD (MEDECIN) (Toulon), Dr Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Rouen)
Coordonnateur : Chloé GERBAUD-COULAS (Lyon)
Où l'on abordera les utilisations méconnues des bio marqueurs et leur intérêt en Médecine d'Urgence.
14:00 - 15:00 La PS100 en dehors du trauma crânien. Jérémy GUENEZAN (PH) (Poitiers)
14:00 - 15:00 Supar, Presepsin et biomarqueurs de demain. Julie CONTENTI (physician) (Nice)
14:00 - 15:00 Sortir des impératifs du spécialiste ? Spécificité de leur emploi par l’urgentiste. Pierre HAUSFATER (chef de service) (Paris)
Salle 241

Jeudi 15 octobre

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TRM03
14:00 - 15:30

Table Ronde Médecins
Les services d'Urgence, enjeu de territoires
Epidémiologie, Organisation Services d'Urgences

Modérateurs : Louis SOULAT (RPPS non communique) (Rennes), Pierre VALETTE (Médecin) (Arras)
Coordonnateur : Pierre Clément THIEBAUD (Paris)
Pourquoi et comment analyser les besoins en médecine d'urgence selon les territoires ? Quelles inégalités ? Quelles solutions ?
14:00 - 15:30 Apports de la géographie de la santé en Médecine d'Urgence. Laurent MAILLARD (Médecin) (Agen)
14:00 - 15:30 Analyser le bassin de population des Urgences, quels indicateurs. Gilles VIUDES (Médecin) (Hyères)
14:00 - 15:30 Quels besoins en amont / quels besoins en aval des Urgences. Romain HELLMANN (PH) (Paris)
Salle 242A

Jeudi 15 octobre

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TRM07
14:00 - 15:00

Table Ronde Médecins
Problèmes liés aux outils connectés : quel cadre ?
Pédagogie, Enseignement, Formation, Qualité, Systèmes d'information, Parcours Jeunes

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Paris), Eric REVUE (Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
Où l’on mettra en exergue les difficultés des outils connectées en se référant aux données du législateur autour des actes de télétransmission utilisés en médecine d’Urgence, de l’utilisation informel des réseaux sociaux et de l’auto-formation sur Internet.
14:00 - 15:00 La télétransmission dans le cadre professionnel. Philippe JUVIN (Chef de Service) (Paris)
14:00 - 15:00 Usage informel des réseaux sociaux. Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
14:00 - 15:00 L’auto-formation sur Internet. François-Xavier MORONVAL (MÉDECIN URGENTISTE) (EPINAL)
Salle 242B

Jeudi 15 octobre

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SIS02
14:00 - 15:00

Session Interactive Soignants
Quiz - Les pièges du tri : saison 5
Soins Infirmiers, Triage

Coordonnateur : Olivier PICOT (Paris)
Conférenciers : Segolène DELABY (IDE) (Paris), Olivier PICOT (IDE) (Paris)
Salle 243

Jeudi 15 octobre

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CLM03
14:00 - 15:30

Communications libres plénières
Parcours patients
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Amiens), Didier HONNART (MEDECIN) (Dijon)
14:00 - 15:30 #21143 - CP15 Comment optimiser la régulation téléphonique gériatrique au SAMU Centre 15 ? Evaluation d’outils d’aide à la régulation gériatrique - données méthodologiques et préliminaires.
Comment optimiser la régulation téléphonique gériatrique au SAMU Centre 15 ? Evaluation d’outils d’aide à la régulation gériatrique - données méthodologiques et préliminaires.

Introduction : Les personnes âgées (PA) de 75 ans et plus représentent 20% des appels au 15. L’adaptation de l’offre de soins d’urgences à la prise en charge spécifique de cette population est un véritable enjeu. La régulation des PA comporte plusieurs niveaux de complexité : 1) nécessité de formation aux spécificités de l’évaluation gériatrique, 2) information sur l’organisation des filières gériatriques sur le terrain. Actuellement environ 55% des appels pour des PA sont orientés vers les services d’accueil des urgences (SAU) où le passage est particulièrement long avec des conséquences délétères. Des outils d’aide à la régulation gériatrique ont été conçus avec les régulateurs libéraux et les gériatres. L’efficacité de cette intervention a été étudiée sur la diminution de l’orientation des PA vers les SAU après appel au 15.

Matériel et Méthode : Une étude avant-après monocentrique a été réalisée au centre 15. Pendant la période « pré-intervention » de 6 mois, les appels de PA était régulés selon les pratiques habituelles. Pendant la période « post-intervention » de 6 mois, les régulateurs libéraux ont été formés et avaient accès à tous les outils développés par le groupe de travail pluridisciplinaire. Ces outils comprenaient un guide de l’évaluation gériatrique, l’accès au dossier médical informatisé des patients et aux hotlines des filières gériatriques. Pendant ces 2 périodes, les appels de PA en semaine et journée au 15 relevant d’une régulation médicale ont été inclus. Un rappel a été réalisé à J7. Les critères étudiés étaient le passage au SAU suite à l’appel, la durée de passage, les hospitalisations, l’implémentation de l’intervention et les couts.

Résultats : Parmi les 2666 PA incluses, 1304 (49%) ont été inclus dans la période « pré-intervention » et 1362 (51%) dans la période « post-intervention ». L’âge moyen +/-SD était respectivement de 85+/-5.7 ans vs 85+/-5.9 ans et le sex-ratio à 0.51 vs 0.49. Dans la semaine suivant l’appel au 15, 41% des PA ont été admises dans un SAU pour un motif de chute (22%), médical autre (21%), uro digestif (20%), cardiovasculaire respiratoire (18%), altération de l’état général (13%) et troubles du comportement (6%). Ces patients vivent à domicile pour 84% et 16% en institution. 91% ont besoin d’une aide pour la marche. Parmi les patients admis au SAU, 66% ont été hospitalisés.

Discussion/conclusion : Les analyses sont en cours de réalisation et les résultats comparatifs pourront être présentés lors du congrès.

Anne TERMOZ (Lyon), Adélaïde VINCENT, Nathalie JOMARD, Odile THEUREY, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Anne-Marie SCHOTT, Brigitte COMTE, Julie HAESEBAERT
14:00 - 15:30 #21056 - CP16 Acceptation et limites de la réorientation des patients « non urgents » se présentant aux Urgences vers des structures de médecine générale.
Acceptation et limites de la réorientation des patients « non urgents » se présentant aux Urgences vers des structures de médecine générale.

Introduction : le phénomène d’engorgement des Urgences est partiellement dû à l’utilisation de patients qui consultent pour des problèmes « non urgents ». Il a été proposé la possibilité de réorienter ces patients vers des structures de médecine générale après accord du patient. Le but de l’étude était d’évaluer le taux d’acceptation de la réorientation des patients aux horaires ouvrables et de collecter les motifs de refus ou d’acceptation.

Méthode : nous avons réalisé une étude prospective observationnelle mono-centrique du 5 juin 2019 au 30 août 2019. Il était proposé aux patients présentant lors de leur évaluation par l’IOA un motif de recours pouvant relever de la médecine ambulatoire une réorientation vers une structure de médecine générale. Un questionnaire leur était alors remis pour étudier les raisons de leur acceptation ou de leur refus de cette éventuelle réorientation.  

Résultats : 150 questionnaires ont été collectés, incluant une population avec une prédominance féminine (53%), d’âge moyen 34 ans. 84% des patients ont indiqué avoir un médecin traitant. Près de neuf patients sur dix sont venus de leur propre initiative ou à celle de leur famille, 49% pour des phénomènes douloureux ou une inquiétude importante, 46% car leur médecin ne pouvait pas les recevoir. Le taux d’acceptation de la réorientation est de 79% (n=113), celle-ci-étant favorisée par la proximité du lieu de consultation (97% en cas de structure intégrée au service d’urgence) et un délai court (100% à moins de deux heures). Les refus sont essentiellement liés à la nécessité estimée d’un recours à un médecin spécialisé et aux examens complémentaires comme l’imagerie ou la biologie. Les autres motifs avancés sont la meilleure qualité de soins offerte par le SAU, l’avance des frais ou encore les difficultés de déplacement vers une structure annexe.

Discussion : La consultation au SAU pour un motif ne relevant pas forcément de l'urgence est souvent due à motif légitime, mais également à la difficulté d’accès à une consultation de médecine générale selon les patients. La réorientation est l’une des pistes pouvant aider à limiter la surfréquentation des Urgences. Des aménagements sont néanmoins nécessaires pour faciliter l’adhésion des patients.

Jérémie VAILLANT, Paul-Antoine ROZIER (Agen), Margot DARRÉ, Matthieu SAINT-FLOUR, Virginie DELONGLÉE, Laurent MAILLARD
14:00 - 15:30 #20691 - CP17 Admission directe en soins intensifs à partir des urgences et mortalité chez les patients suivis pour une hémopathie maligne.
Admission directe en soins intensifs à partir des urgences et mortalité chez les patients suivis pour une hémopathie maligne.

Introduction : Un retard dans la prise en charge des patients suivis pour une hémopathie maligne (HM) et présentant des défaillances d’organe ou des dérangements physiologiques peut être délétère. Le but de cette étude était d’évaluer le bénéfice d’une admission directe en unité de soins intensifs (USI) à partir d’une structure d’urgence (SU) par rapport à une admission retardée à partir des étages, chez les patients avec une HM.
Matériel et Méthode : Analyse post-hoc à partir d'une étude de cohorte multicentrique prospective portant sur 1011 patients adultes avec une HM admis dans 17 USI en Belgique et en France de janvier 2010 à mai 2011. La variable d'intérêt était une admission directe en USI à partir d’une SU et le critère de jugement principal (CJP) était la mortalité hospitalière. L'association entre la variable d'intérêt et le CJP a été évaluée par régression logistique multivariée après imputation multiple des données manquantes (DM). Plusieurs analyses de sensibilité ont été effectuées: une analyse sur cas complets avant imputation des DM, un appariement sur score de propension et une analyse de survie à 90 jours suivant l’admission en USI par modèle de Cox et calcul des Hazards-Ratio (HR).
Résultats : Trois patients ont été exclus compte tenu d’une DM sur le CJP. Parmi les 266 (26,4%) admis directement en USI à partir d’une SU, 84 (31,6%) sont décédés à l'hôpital, contre 311 (41,9%) chez les 742 patients admis en USI à partir des étages. Après ajustement, l'admission directe en USI était associée à une diminution de la mortalité hospitalière (OR ajusté: 0,63; IC à 95% de 0,45 à 0,88). Cela a été confirmé par l'analyse sur cas complets (OR ajusté: 0,64; IC 95%: 0,45–0,92) ainsi que par l’analyse de survie à 90 jours (HR ajusté: 0,77; IC 95%: 0,60–0,99). En revanche, dans l'échantillon des 402 patients appariés sur score de propension, l'admission directe n'était pas associée à la mortalité hospitalière (OR ajusté: 0,92; IC à 95%: 0,84–1,01).
Conclusions : Dans cette étude, la mortalité hospitalière des patients atteints d’HM admis en USI était diminuée lorsqu’ils étaient admis directement à partir des urgences plutôt qu’à partir des étages. L'évaluation des prédicteurs précoces de mauvais pronostic chez les patients cancéreux aux urgences est cruciale pour permettre une admission précoce en USI et éviter ainsi les retards dans l’initiation des traitements et une orientation erronée.

Olivier PEYRONY (Paris), Sylvie CHEVRET, Anne-Pascale MEERT, Pierre PEREZ, Achille KOUATCHET, Frédéric PÈNE, Djamel MOKART, Elie AZOULAY
14:00 - 15:30 #21073 - CP18 Admission en soins psychiatriques à la demande d'un tiers par des médecins généralistes mandatés par le Samu: de la sollicitation à l'hospitalisation.
Admission en soins psychiatriques à la demande d'un tiers par des médecins généralistes mandatés par le Samu: de la sollicitation à l'hospitalisation.

Introduction : L’hospitalisation sous contrainte (HSC) est une mesure d’exception psychiatrique lourde et complexe. Dans notre département, l’évaluation du patient en décompensation psychiatrique incombe aux médecins généralistes de la permanence de soin (PDS). Leur ressenti est le non aboutissement de la procédure, une fois le patient arrivé aux urgences.

L’objectif de cette étude était d’évaluer le devenir des patients suite à une demande de soins psychiatrique à la demande d’un tiers (SPDT) émanant de ces médecins de premier recours.

Méthodes : Nous avons réalisé une étude quantitative, épidémiologique et rétrospective à partir de l’ensemble des demandes de SPDT au centre de régulation de notre SAMU, durant l’année 2016. Les caractéristiques de l’appel et du patient ainsi que la décision du régulateur et du médecin généraliste ont été recueillis. Le devenir aux urgences a été recherché pour les patients pour lesquels un médecin généraliste a rédigé un certificat de SPDT.

Statistiques : Nous avons comparé le taux d’hospitalisation retrouvé à celui décrit dans la littérature suite à une demande par le médecin traitant (65%) à l’aide d’un Z-test. Les facteurs prédictifs de réalisation d’une SPDT aux urgences ont été recherchés par une régression logistique.

Résultats : Parmi les 7541 appels pour agitation, 539 concernaient une demande de SPDT. Ces appels survenaient durant les horaires de la PDS dans 55% des cas. Un médecin généraliste a été mandaté dans plus de deux tiers des cas. Il a rédigé un certificat de SPDT pour 240/304 (79%) patients. Les patients étaient des hommes dans 56% des cas avec une moyenne d’âge de 40 (+/-16) années. Le psychiatre a confirmé l’HSC pour 132 (61%) patients. Ce taux n’est pas différent de celui de 65%, rapporté dans la littérature (p=0,26). Une hospitalisation libre était réalisée pour 37 (17%) autres patients. Le seul critère associé à la réalisation d’une SPDT aux urgences était l’âge (38,9 vs 45,4 années, p=0,014).

Discussion : Une HSC était réalisée pour 61% des demandes des médecins généralistes mandatés par le Samu, taux comparable à celui suite aux demandes des médecins traitant, validant l’intervention de ces médecins généralistes dans ce contexte critique.

Ghizlane OUARAD (Bobigny), Frédéric LAPOSTOLLE, Frédéric LINVAL, Tomislav PETROVIC, Najib LAGHMARI, Laurent GOIX, Frédéric ADNET, Paul-Georges REUTER
14:00 - 15:30 #21074 - CP19 Analyse prospective et rétrospective de l'observance des recommandations téléphoniques faites par les médecins régulateurs lors des appels au CRRA aux horaires de la PDSA et optimisation du parcours de soins des patients.
Analyse prospective et rétrospective de l'observance des recommandations téléphoniques faites par les médecins régulateurs lors des appels au CRRA aux horaires de la PDSA et optimisation du parcours de soins des patients.

Introduction: L'observance des recommandations téléphoniques données par les médecins régulateurs des Centres 15 lors de la Permanence de Soins Ambulatoires (PDSA) a fait l'objet de peu d'études malgré son enjeu de santé publique. L'objectif principal était l'évaluation de cette observance, avec comme objectifs secondaires: la recherche des facteurs de non observance, l'évaluation de la compréhension des appelants et l'éventuelle modification de leurs parcours de soins. Matériel et méthodes: Etude prospective observationnelle réalisée au SAMU à partir d'un questionnaire téléphonique complété par une analyse rétrospective par réécoute des appels pendant deux mois. Le critère de jugement principal était l'observance, définie par la concordance entre les recommandations du médecin régulateur et la conduite tenue par le patient. Résultats: 375 patients ont été inclus, 63% ont été observants (n=236). Les principaux facteurs de non observance retrouvés (avec p < 0,05) sont l'insatisfaction des patients (OR > 2), l'absence de recherche d'adhésion des patients aux soins (OR 2,29) ou une consultation immédiate sans envoi de moyens (OR 1,79). La réécoute des appels met en évidence une excellente compréhension par les appelants des prescriptions téléphoniques: une concordance supérieure à 87% avec un coefficient Kappa de Cohen > 0,65 est retrouvée entre l'orientation proposée par le médecin régulateur selon le patient et la réécoute. Enfin, le parcours de soins fut modifié dans 78% des cas: 57% en rétrogradant l'intensité de leur consultation et à contrario, plus importante dans seulement 21,3% des cas, sans aucun effet indésirable significatif relevé. Ce résultat cohérent offre une perspective intéressante d'amélioration de la régulation, à travers la recherche systématique par le médecin d'une adhésion du patient au contrat de soins (OR 0,4375, IC95% 0,2-0,8, p=0,008) et ainsi un meilleur respect des recommandations 2011 éditées par la Haute Autorité de Santé. Les facteurs liés à la bonne compréhension du patient ne semblent pas donc déterminants dans l'observance. Conclusion: Cette étude démontre l'importance d'une régulation médicale de qualité lors de la PDSA: la compréhension et l'observance des recommandations par les patients sont ainsi excellentes. De plus, la capacité démontrée de la régulation médicale à optimiser le parcours de soins, permet probablement une diminution des coûts liés à ces consultations non programmées, véritable enjeu de santé publique.

Mohamed KHALID (Créteil), Anne PONROY-VIGIER, Julien VAUX, William GOLDMAN, Charles BINETRUY, Matthieu HEIDET, Charlotte CHOLLET-XEMARD, Eric LECARPENTIER
14:00 - 15:30 #20665 - CP20 Évaluation prospective d'un algorithme de prédiction du parcours patient aux urgences dès l'accueil.
Évaluation prospective d'un algorithme de prédiction du parcours patient aux urgences dès l'accueil.

Introduction : L’une des solutions évoquées par les précédentes recherches à la surcharge aux urgences est d’ancitiper au maximum l’orientation du patient. Des publications antérieures proposent des algorithmes non mis en pratique réelle. L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité d’un tel algorithme sur les patients. Matériel et Méthodes : L’étude est composée de deux phases. (1) Apprentissage supervisé d’un réseau de neurones à partir des données d’accueil des patients des urgences d'un CHU entre 2014 et 2018, afin de prédire la décision d’hospitalisation. (2) Intégration de l’algorithme dans une application permettant de prédire l’hospitalisation des patients en temps réel. Cette étude a été menée sur le mois de Novembre 2019, en intention de traiter, et en aveugle des équipes soignantes. Le critère de jugement principal était l’adéquation entre la prédiction et la décision du clinicien. Résultats : (1) L’entraînement de l’algorithme a été réalisé sur 137 937 passages (aire sous ROC à 86%). (2) Le taux de bonne prédicton, pour les 4 520 patients inclus, a été de 78% (seuil à 70%, aire sous ROC 81%). Discussion : Il était attendu que la performance diminue. L’algorithme est optimisable. L’ajout des données cliniques et biologiques permettrait d’affiner la prédiction aucours du temps. Conclusion : Un algorithme d’aide à la décision prédisant le parcours de soin devrait permettre de diminuer le temps de passage.

Emilien ARNAUD (Amiens), Gilles DEQUEN, Christophe BOYER, Paulo HENRIQUES, Maxime GIGNON, Christine AMMIRATI
14:00 - 15:30 #21271 - CP21 Évolution des symptômes post-commotionnels persistants après un TCCL lié au sport.
Évolution des symptômes post-commotionnels persistants après un TCCL lié au sport.

Introduction : Les traumatismes crâniocérébraux légers (TCCL) sont une problématique de santé publique et jusqu'au tiers des patients pourraient présenter  des symptômes post-commotionnels persistants (SPCP) 90 jours après leur blessure (J90). Une proportion importante de TCCL est liée au sport, pourtant peu d’éléments sont connus concernant le processus de récupération et les différences potentielles avec les TCCL non liés au sport. L'objectif de cette étude était de décrire l'évolution des SPCP chez les patients qui ont subi un TCCL lié au sport par rapport à ceux non liés au sport.

Matériel et Méthode : Cette étude de cohorte prospective multicentrique a eu lieu dans 7 services d’urgences Canadiens. Critères d'inclusion: patients non-hospitalisés de ≥14 ans consultant pour un TCCL survenu ≤24h suivant la visite aux urgences, avec un score de Glasgow Coma Scale de 13-15. Des informations cliniques et sociodémographiques ont été recueillies aux urgences. Une infirmière de recherche a ensuite mené 3 suivis téléphoniques à 7, 30 et 90 jours après la blessure, au cours desquels on a évalué l'évolution des symptômes avec le questionnaire validé Rivermead Post-concussion Symptoms Questionnaire (RPQ). Des risques relatifs (RR) ajustés pour l’âge, le TCCL isolé, la prise de médication, les antécédents de TCC et de maladie psychiatrique ont été calculés.

Résultats : Un total de 1676 patients avec TCCL ont été inclus, dont 358 (21,4%) ont subi un TCCL lié au sport. À J90, les patients qui ont subi un TCCL lié au sport semblaient significativement moins fatigués (RR: 0,70 (IC 95%: 0,50-0,97)) et irritables (RR: 0,60 (IC 95%: 0,38-0,94)). Cependant, aucune différence n'a été observée entre les deux groupes quant aux autres symptômes du RPQ. Les proportions de patients présentant 3 symptômes ou plus, un score ≥21 au RPQ et ceux qui sont retournés à leurs activités normales étaient comparables.

Discussion : À notre connaissance, peu d’études se sont intéressées à l’évolution des symptômes post-TCCL dans un contexte sportif récréatif, plutôt que chez des athlètes de haut niveau. Cette étude nous apporte de nouvelles connaissances concernant cette population spécifique.

Conclusion : Bien que les SPCP soient légèrement différents selon le mécanisme du traumatisme, nos résultats démontrent que les patients qui ont subi TCCL lié au sport pourraient être moins à risque de ressentir certains types de symptômes à J90, en particulier la fatigue et l'irritabilité.

Marcel ÉMOND (Québec, Canada), Frédérique BEAUCHAMP, Valérie BOUCHER, Xavier NEVEU, Vincent OUELLET, Simon BERTHELOT, Éric MERCIER, Natalie LE SAGE
14:00 - 15:30 #21301 - CP22 Le nombre de patients hospitalisés dans les couloirs des services d’urgences des hôpitaux de Paris augmente de façon exponentielle !
Le nombre de patients hospitalisés dans les couloirs des services d’urgences des hôpitaux de Paris augmente de façon exponentielle !

L’hospitalisation des malades « sur les brancards des urgences » est une pratique qui augmente la charge de travail des soignants et peut être délétère en terme de morbi-mortalité pour les patients. Pour mesurer ce phénomène, nous avons recalculé le nombre de patients admis et soignés dans les couloirs des urgences, sans bénéficier d’une chambre en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) des urgences.

Les données informatiques (logiciel URQUAL) de 15 services d’urgences adultes de l’APHP ont été extraites du système d’information sur les 10 dernières années : nombre de passages, admissions (réelles) en UHCD ou dans d’autres services de l’établissement (Hospitalisations) et enfin les patients admis sans lit (Hospit. Couloirs). La restitution est faite sous forme de moyenne pondérée mensuelle.

 

Résultats :

 

Le nombre d’hospitalisations a doublé en dix ans alors que le nombre de passages dans les services d’urgence n’a augmenté que de 40% sur la même période. Mais c’est le nombre d’hospitalisations dans les couloirs des urgences qui progresse le plus (presque le triple) et reflète le mieux le manques d’aval.

 

Conclusion :

Le nombre de patients hospitalisés dans les couloirs des services d’urgences augmente de façon exponentielle dans les hôpitaux de Paris (APHP). Cette pratique qui peut être délétère pour les patients et alourdit le travail des soignants traduit une offre en lits d’hospitalisation hors urgence de moins en moins adaptée/suffisante aux besoins de la population.

Christophe VINCENT-CASSY (Le Kremlin-Bicêtre), Maurice RAPHAEL, Etienne HINGLAIS, Jean-Paul FONTAINE, Pierre TABOULET
Salle 252A

Jeudi 15 octobre

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CMS07
14:00 - 15:30

Conférences Médico-Soignants - Session commune CSU- CEQ
Qualité de vie au travail
Organisation Services d'Urgences, Profession, Métier, Qualité

Modérateurs : Yann JAOUEN (Paris), Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur : Delphine HUGENSCHMITT (Lyon)
14:00 - 15:30 Temps de travail (24h,12h ou 8h), et impact sur la santé/qualité de vie. Anne-Laure PHILIPPON (Médecin) (Strasbourg)
Impact des temps de travail prolongés sur la qualité de vie des soignants
Quelles solutions dans le contexte actuel / comment s'adapter ?
Inventer le temps de travail de demain
14:00 - 15:30 Bien être au travail et accompagnement des équipes. Enrique CASALINO (Chef de Département) (Paris), Sandra FOREL (PRINGY)
Expérience de chef de pôle au SAU
IDE en SAU trouver du sens dans son métier
Accompagnement des élèves infirmiers (res)
14:00 - 15:30 Alternance jour/nuit et Faire la sieste pour rester performant. Aurélie FERON (soignant) (Evreux)
Définir l’alternance jour/nuit et les impacts
Contextualiser la mise en place de la sieste obligatoire
Expliquer l’organisation d’une salle de sieste et mise en place d’un protocole de sieste dans un service d’urgence
Salle 352A

Jeudi 15 octobre

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DPC03
14:00 - 17:30

Session DPC
Prise en charge d’une céphalée aigüe aux urgences - Programme Médecin (N° OGDPC : 64292000007) valorisable au titre de DPC sous réserve de publication

Conférenciers : Pierre-Géraud CLARET (PU-PH) (Nîmes), Erwan DEBUC (MEDECIN) (PARIS)
• Savoir orienter le diagnostic étiologique en fonction de l’anamnèse et de l’examen clinique
• Stratégie de prescription des examens d’imagerie : quel examen et à quel moment
• Stratégie de prescription des examens biologiques, ponction lombaire comprise.
• Stratégies thérapeutiques : traitement symptomatique et traitement étiologique
Orientation du patient
Salles 224-225

Jeudi 15 octobre

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FC08
14:00 - 15:00

Flash communications
Apprendre
Imagerie radiologie, Pédagogie, Enseignement, Formation, Simulation

Modérateur : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille)
14:00 - 15:00 #20953 - FC057 Intérêt de la simulation haute fidélité dans l’apprentissage des compétences non techniques pour les résidents en médecine d’urgence.
Intérêt de la simulation haute fidélité dans l’apprentissage des compétences non techniques pour les résidents en médecine d’urgence.

Introduction :

La « gestion des ressources de crise » ou CRM y est définie comme l’ensemble des compétences non techniques qui visent à coordonner et utiliser les ressources disponibles pour optimiser la prise en charge et la sécurité des patients.

Evaluer l’apprentissage des compétences non techniques par la simulation haute fidélité et évaluer la rétention à 01 mois

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle prospective, monocentrique réalisée au centre d’enseignement des soins d’urgence. Les résidents en médecine d’urgence qui ont participés aux séances de simulation haute-fidélité ont été inclus. Un questionnaire d’autoévaluation portant sur la communication, la coopération, la conscience de la situation, le leadership / travail d’équipe et la prise de décision a été rempli avant et après la formation, ainsi qu’à un mois.

Résultats : 30 participants ont été inclus dans l’étude. 46,5% avaient déjà bénéficié, avant l’étude, de formations par la simulation. Immédiatement après les séances de simulation, les participants amélioraient de façon significative leur compétence leadership / travail d’équipe (4,32 vs 5,27, p=0,001). Aucune autre compétence n’était améliorée significativement. À  un mois, aucune diminution significative des compétences non techniques n’était mise en évidence. Il existait cependant une tendance à l’amélioration des compétences leadership / travail d’équipe (4.68 vs 5,15, p=0,001) et conscience de la situation (5,12 vs 6,71 p=0,001).

Conclusion : La pédagogie par simulation haute-fidélité est efficace pour l’apprentissage du leadership et du travail d’équipe. La simulation en santé est donc un outil pédagogique majeur dans l’apprentissage de ces compétences humaines fondamentales en médecine d’urgence.

Hela MANAI (Tunis, Tunisie), Abir WAHABI, Saida ZELFANI, Mosbahi BOUTHEINA, Lilia LOTEFI, Sabrine HAJJI, Mounir DAGHFOUS
14:00 - 15:00 #20951 - FC058 Apprentissage de l’échographie pleuro-pulmonaire dans la dyspnée aiguë : comparaison de deux méthodes pédagogiques. Étude COMPUS.
Apprentissage de l’échographie pleuro-pulmonaire dans la dyspnée aiguë : comparaison de deux méthodes pédagogiques. Étude COMPUS.

INTRODUCTION : La dyspnée aiguë reste un diagnostic difficile aux urgences adultes. L’échographie pleuro-pulmonaire introduite récemment apporte une réelle plus-value. Il s’agit désormais de l’enseigner, d’où le développement d’un simulateur échographique. Ce travail a évalué deux techniques d’apprentissage de l’échographie pleuro-pulmonaire : un apprentissage sur simulateur haute-fidélité versus un apprentissage sur patient.

MATÉRIEL ET MÉTHODE : Cette étude interventionnelle prospective, validée par un comité d’éthique, inclus 20 internes de DESMU et DESCMU ayant bénéficié d’une formation commune multimodale. Dix internes ont été formés sur simulateur et 10 internes par compagnonnage en box. Ils ont été évalués initialement, à 2 mois puis à 3 mois (ancrage) de leurs formations spécifiques. Une note de compétence échographique, un pourcentage de certitude de leurs examens et un temps de réalisation sont recueillis à chaque évaluation.

RÉSULTATS : L’apprentissage sur simulateur permet une meilleure recherche d’images de référence (p-value 0,0076) avec une progression médiane des notes supérieure à 2 mois (p-value < 0,05). Nous n’avons pas montré de gain de temps de réalisation ni d’amélioration significative de la confiance dans leurs examens par simulateur échographique. Cependant, seuls 50% des apprenants en box ont réussi à réaliser le nombre requis d’échographies seniorisées, attestant qu’un enseignement au lit du patient est difficile dans un service d’urgence chargé.

DISCUSSION : L’apprentissage de l’échographie pleuro-pulmonaire par simulateur forme les apprenants aussi bien que par compagnonnage avec un développement plus rapide des compétences techniques. Il a comme avantage notable d’épargner un temps précieux de formateur et de permettre une formation plus rapide.

CONCLUSION : Cette étude pilote promeut la méthode d’apprentissage sur simulateur respectant les deux premiers niveaux de la pyramide pédagogique de Kirkpatrick. Son association à un enseignement classique semble la meilleure solution. Un travail multicentrique est désormais nécessaire.

François MORIN (Angers), Patrick MIROUX, Delphine DOUILLET, Pauline RAVON, Delphine PLARD, Clément MARGUERITTE, Margaux RYCKEBOER, Pierre-Marie ROY
14:00 - 15:00 #20827 - FC059 Parité de genre dans les publications françaises et en médecine d’urgence : il est temps de faire exploser le plafond de verre.
Parité de genre dans les publications françaises et en médecine d’urgence : il est temps de faire exploser le plafond de verre.

Introduction et objectif

La parité de genre est une préoccupation dans de nombreuses disciplines dont la médecine. Nous avons souhaité savoir ce qu’il en était des publications des équipes françaises et en médecine d’urgence.

Méthodes

Sélection des revues : publications françaises de médecine d’urgence (Annales Françaises de Médecine d’Urgence-AFMU) et comparaison aux trois principales spécialités définies par le nombre de médecins formés : médecine générale (La Presse Médicale-LPM), psychiatrie (L’Encéphale) et anesthésie (Anesthesia Critical Care and Pain Medicine-ACCPM).

Inclusion : articles originaux publiés en 2019.

Analyse : genre et position des auteurs.

Premier critère d’évaluation : taux de femmes premier ou dernier auteur.

Critères secondaires : taux de femmes global, second et troisième auteurs et dans d’autres positions.

Résultats

Le taux d’auteurs féminins variait significativement (p<0,0001) selon la revue, par ordre décroissant : L’Encéphale : 51% ; LPM : 36% ; AFMU : 32% et ACCPM : 24%. Le taux de femmes premier ou dernier auteur variait significativement (p<0,0001) : L’Encéphale : 47% ; AFMU : 37% ; LPM : 29% et ACCPM : 9%. Les différences étaient aussi significatives pour les premier, dernier, troisième et autres auteurs pris isolément. Détails dans le tableau.

Conclusion

Le taux de femmes auteurs d’articles originaux variait considérablement selon la spécialité. Il était décevant pour la médecine d’urgence. Des efforts sont indispensables pour tendre vers la parité.

Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris), Aurélié AVONDO, Marianne APARD, Johanna MONGUILLET, Agnès GONOT, Yasmine BEGGAZ, Sandrine DELTOUR, Frédéric LAPOSTOLLE
14:00 - 15:00 #21340 - FC060 Impact de l’échographie clinique dans la démarche diagnostique des dyspnées chez les patients âgés de plus de 75 ans dans les services d'urgence.
Impact de l’échographie clinique dans la démarche diagnostique des dyspnées chez les patients âgés de plus de 75 ans dans les services d'urgence.

Introduction : Plusieurs études ont démontré l’aide de l’échographie clinique par le médecin urgentiste dans la démarche diagnostique en pré-hospitalier. Il y a très peu de données concernant cette technique dans les services d’urgences. L’étude suivante se focalise sur l’usage de l’échographie clinique cardiaque et pleuro-pulmonaire au lit du patient par le médecin urgentiste dans les services d’urgence. L’objectif est de déterminer l’impact de cette pratique dans la démarche diagnostique des dyspnées chez les patients âgés de plus de 75 ans, population chez laquelle la clinique et les examens paracliniques peuvent être difficiles à interpréter. 

Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle monocentrique, incluant les patients de plus de 75 ans consultant pour dyspnée de janvier à juin 2019. Le critère de jugement principal est le délai entre l’examen clinique avec ou sans échographie clinique par le médecin urgentiste, et l’orientation diagnostique de la dyspnée par ce même clinicien traduite par sa décision thérapeutique. Dans un autre temps, des critères de jugement secondaire évaluent, chez les patients ayant eu une échographie clinique, l’impact de chaque paramètre échographique recherché dans la démarche diagnostique des dyspnées.

Résultats et conclusion à venir : Quatre cent quatre-vingts patients, âgés de plus de 75 ans, ont consulté dans le service d’urgence pour dyspnée entre janvier et juin 2019. Parmi eux, chez cent vingt-trois patients a été réalisée une échographie clinique par le médecin urgentiste. Les résultats comparant deux groupes de patients homogènes ayant eu ou non une échographie clinique par le clinicien, seront disponibles prochainement fin décembre 2019. De même que les analyses secondaires sur les paramètres échographiques recherchés par les médecins urgentistes. 

Nous nous attendons à observer une diminution du délai entre l’examen clinique et la décision thérapeutique par le médecin urgentiste, dans le groupe des patients ayant eu une échographie clinique cardiaque et pleuro-pulmonaire. Par conséquent, l’échographie clinique au lit du patient améliorerait la démarche diagnostique des dyspnées dans les services d’urgence, notamment chez les patients âgés de plus de 75 ans.

Sylvie MEIRELES (Boulogne-Billancourt), David RAZAZI, Sébastien BEAUNE, Julie GRENET
14:00 - 15:00 #20740 - FC061 La place de l’apport de connaissances dans la simulation : exemple dans le refus de soins.
La place de l’apport de connaissances dans la simulation : exemple dans le refus de soins.

Introduction : Le refus de soins est devenu fréquent en Médecine d’Urgence (MU). C’est un exemple de situation où l’apport de connaissances déclaratives est nécessaire en formation initiale. La simulation en santé est une méthode pédagogique qui favorise lors de la phase de débriefing, et plus particulièrement lors de la synthèse, l’apprentissage. La place de l’apport des connaissances déclaratives lors des séances de simulation n’a jamais été étudié. L’objectif principal était de comparer à 6 mois l'ancrage des connaissances acquises sur le refus de soins auprès des internes en MU entre le groupe bénéficiant d’un apport théorique avant et l’autre pendant la séance de simulation.

Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle prospective et monocentrique auprès des internes volontaires de Diplôme d’études spécialisées (DES) 2ème année et Diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) 1ère année de MU à Angers. Tous se sont présentés en aveugle du thème et des objectifs de l’étude. Les internes ont été répartis en deux groupes homogènes avec évaluation sur un scénario unique. Chaque interne du groupe 1 est passé en séance de simulation avant le cours théorique. Le schéma inverse a été réalisé pour le groupe 2. Le critère d’évaluation principal était le résultat obtenu par chaque interne au questionnaire à 6 mois portant sur les connaissances théoriques apportées sur le refus de soins lors de la formation initiale.  

Résultats : 14 internes ont été inclus. 10 internes de DES et 4 de DESC. L’évaluation sur questionnaire à 6 mois retrouvait des résultats similaires peu importe le groupe d’appartenance (p = 0,238). Les résultats de performance et de communication étaient comparables entre les groupes 1 et 2 (p = 0,088 et p = 0,156 respectivement).

Conclusion : Notre étude est l’une des premières à évaluer l’impact de la place de l’apport de connaissances lors des séances de simulation vis-à-vis de la rétention des connaissances. Les résultats évaluant l’effet de rémanence à 6 mois de la formation ne permettent pas de se positionner sur le moment idéal de l’apport de connaissances dans le cadre d’une pratique simulée. Le positionnement de l’apport de connaissances lors d’une séance de simulation ne semble pas impacter l’ancrage. D’autres études en pédagogie pourraient permettre d’identifier les facteurs impliqués.

Anne-Claire GAUDIN (Paris), Sara VINCENT, Pierre-Marie ROY, Delphine DOUILLET
14:00 - 15:00 #20721 - FC062 Simulation haute-fidélité interprofessionnelle en situations d'urgence: les apports des followers.
Simulation haute-fidélité interprofessionnelle en situations d'urgence: les apports des followers.

Contexte: En situation d’urgence, le médecin est dit leader, les autres personnels followers. L’objectif de l’étude est de montrer les actions des followers afin de réfuter l’hypothèse d’un comportement passif et exécutif des paramédicaux. Un second objectif est d’étudier les représentations des followers sur leur rôle.

Matériel et méthode: Etude observationnelle de sessions de simulation haute-fidélité interprofessionnelle en situations d’urgence d’octobre 2017 à mai 2018. Chaque session de 4 scenarii fait participer internes en médecine, étudiants infirmiers (ESI), élèves aides-soignants (EAS), étudiants manipulateurs en électroradiologie médicale (EMEM). Des formateurs en simulation relèvent avec grille d’observation les actions des followers. L’auto-évaluation des apprenants est réalisée par une grille d’évaluation du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) en début et fin de journée.

Résultats: 49 apprenants inclus dans l’étude. Au debriefing, les followers évoquent leur positionnement, la compréhension de la situation vécue et le raisonnement clinique. En début de formation, 3 items pour lesquels les paramédicaux se sentent peu confiants : prise d’initiatives, émettre un avis et discuter une demande inadaptée du médecin. Amélioration significative du SEP retrouvée dans 3 items : trouver sa place dans l’équipe, connaître le champ de compétence de chacun et avoir un pouvoir décisionnel.

Discussion: L’analyse démontre que les ESI sont focalisés sur la technicité et les internes coordonnent la gestion de l’urgence. Les EAS et EMEM sont personnes ressources au contact du patient, participant activement à l’amélioration des soins par la réassurance et le bien-être. Dans ces situations d’urgence, ils ont le temps et la liberté nécessaires pour prendre des initiatives bénéfiques. L’étude montre l’amélioration du SEP chez les paramédicaux dans l’ensemble des items évalués au cours de la journée de formation tant sur leur positionnement dans l’équipe, leur sentiment d’utilité que dans leur connaissance du champ de compétence de chacun.

Conclusion: Une journée de formation initiale en simulation haute-fidélité interprofessionnelle en situation d’urgence permet de réajuster les idées préconçues sur le rôle des paramédicaux et d’améliorer leur SEP sur leur utilité dans l’équipe et leur compétence à prendre des initiatives. Les EAS et les EMEM sont personnes ressources pour l’équipe et le patient en améliorant sa prise en charge (confort, information et empathie).

Jean-Philippe DESCLEFS (Corbeil-Essonnes), Corinne PERROT, Laure LE GOFF, Jean-Daniel SUNDAS, Fazia LAOUARI, Catherine FOURMENT
14:00 - 15:00 #20760 - FC063 Evaluation de l’efficacité d’une formation courte à la pose d’un REBOA chez des médecins urgentistes.
Evaluation de l’efficacité d’une formation courte à la pose d’un REBOA chez des médecins urgentistes.

INTRODUCTION :

Le Rescussitative Balloon Occlusion of the Aorta (REBOA) est une technique d’endoclampage de l’aorte permettant de contrôler un saignement abdominal, jonctionnel ou pelvien.Cette technique intéresse les urgentistes, particulièrement ceux travaillant en pré-hospitalier. En effet, si les saignements des extrémités sont habituellement contrôlables en pré-hospitalier par la pose d’un garrot tourniquet, les saignements abdominaux, pelviens ou jonctionnels (APJ) ne le sont pas ou très difficilement. L’hémostase ne peut être alors réalisée que par le chirurgien ou le radio-embolisateur. Quand le saignement est trop important, et malgré les mesures de réanimations médicales, le patient n’arrive pas vivant à l’hôpital.

Avant toute utilisation potentielle du REBOA en pré-hospitalier, une première étude doit déterminer si cette technique est accessible facilement ou pas aux médecins urgentistes.

MATERIELS ET METHODES :

Nous avons cherché à déterminer la pertinence d'une formation théorique à la pose du REBOA à travers le taux de succès après celle-ci.

La formation durait 4 demi-journées et était encadrée par 4 médecins formés à la pose du REBOA. La formation était organisée de la manière suivante : une demi-journée de formation théorique suivie d’une démonstration initiale sur mannequin PryTime, puis une demi-journée d’entrainement des stagiaires sur mannequins de marque PryTime, une demi-journée sur cadavres et une demi-journée sur réacteur porcin vivant. Il y avait 15 stagiaires. Aucun d’entre eux n’avait reçu une formation au REBOA auparavant.

Le critère de jugement principal était le taux de réussite après la formation. Le stagiaire était évalué sur un mannequin adapté à la pose du REBOA. Afin de comparer les résultats en début de stage et à la fin, le stagiaire devait poser un REBOA sur mannequin après la première demi-journée de cours théoriques.

RESULTATS :

Nous avons formé 15 médecins urgentistes.

Le taux de succès de la pose du REBOA était de 93% après la formation.

Par ailleurs, la différence entre le temps médian de réalisation complète de la procédure (de la ponction jusqu’à l’inflation du ballon) avant et après la formation est passée de 330 [260-360.5] à 222 [194-278] (p= 0.003).

DISCUSSION :

Notre méthode de formation semble efficace puisqu'elle permet à une grande majorité de médecins d'utiliser avec succès un REBOA sur mannequin.

Clément DERKENNE, Oscar THABOUILLOT (Paris), Stéphane TRAVERS, Bertrand PRUNET, Guillaume BODDAERT
14:00 - 15:00 #20850 - FC064 Caractérisation des patients effectuant des recherches sur internet avant une consultation médicale.
Caractérisation des patients effectuant des recherches sur internet avant une consultation médicale.

Introduction& objectif

De nombreux patients font des recherches sur internet avant de consulter. Nous nous sommes demandés s'il leur profil sociodémographique était différent des autres.

Méthodes

Etude descriptive, prospective, multicentrique.

Sites : sept cabinets médicaux d’une région.

Inclusion : patients de plus de 18 ans.

Questionnaire (7 questions) sur : sexe, âge, niveau d’étude (< BAC, BAC, > BAC) ; catégorie socio-professionnelle (classification INSEE) : ouvriers, artisans, commerçants et chefs d’entreprise, employés / cadres et professions intellectuelles / sans emploi, étudiant / retraité ; suivi régulier avec leur médecin traitant ; suivi pour une pathologie chronique et traitement de fond.

Résultats

465 (62%) questionnaires sur 750 distribués ont été analysés.

Les patients consultant sur internet avant une consultation étaient plus jeunes, plus diplômés et plus souvent des cadres et professions intellectuelles. Sans différence significative pour le genre, le suivi régulier avec leur médecin traitant, une pathologie chronique et un traitement de fond. Détails dans le tableau.

Conclusion

Les patients jeunes ayant un niveau d’étude élevé sont ceux qui font des recherches sur internet avant leur consultation.

Charlotte LECOMTE (Bobigny), Yoann TIEGHEM, Aude LUCET, Sami ELLOUZE, Helene MILACIC, Tiffanie TOSQUES, Elise NEDELLEC, Frédéric LAPOSTOLLE
Salles 231-232

Jeudi 15 octobre

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FC07
14:00 - 15:00

Flash communications
Sang
Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite, Coagulation Hémostase

Modérateur : Cédric GIL JARDINÉ (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
14:00 - 15:00 #21199 - FC050 Evaluation de la pratique et de la pertinence de la transfusion érythrocytaire en préhospitalier.
Evaluation de la pratique et de la pertinence de la transfusion érythrocytaire en préhospitalier.

Introduction. Le choc hémorragique est à l’origine de 40% des décès constatés dans les 24 heures suivant un traumatisme. Après le contrôle du saignement, une transfusion érythrocytaire intrahospitalière précoce associée à un apport de plasma frais et de plaquettes dans un ratio élevé a prouvé son efficacité. Dans cette indication, l’efficacité d’une transfusion érythrocytaire préhospitalière (TEP) reste à démontrer. Nous avons étudié la pertinence de la TEP dans une population de traumatisés graves pris en charge par une équipe médicalisée. Méthode. Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective multicentrique à partir d’un registre où les données sont colligées de façon prospective. L’objectif de cette étude était d’évaluer les critères de TEP utilisés. Résultats. Entre 2011 et 2018, soixante-quatorze patients ont bénéficié d’une TEP. L’âge médian était de 40 ans [6 ; 89]. Dix patients avaient plus de 65 ans (13,5%). Le sexe ratio homme/femme (63,5%) était concordant avec une population de traumatisés graves. Il y avait 24% de traumatismes pénétrants et 76% de traumatismes fermés. Les critères utilisés pour initier une TEP sont divers : treize patients (17,6%) avaient une valeur de Shock index > 1,4 et vingt-deux (30%) avaient une pression artérielle systolique (PAS) < 90 mmHg à l’arrivée du Smur. Sur site, 26 patients (35%) ont nécessité des gestes d’hémostase associés. Dix-neuf patients (26%) avaient une première mesure d’hémoglobine capillaire (hemoccue®) inférieure à 9g/dl et 32 (43%) ont présenté une baisse d’au moins 2 points entre deux hemoccue®. Trente-sept patients (50%) ont bénéficié d’un support vasopresseur (noradrénaline), mais parmi ces patients, 22 avaient un Glasgow Coma Score (CGS) ≤ 8. Arrivés au déchoquage quarante-sept patients (63,5%) avaient une mesure d’hémoglobine capillaire > 9 g/dl et quarante-deux patients (58%) avaient une PAS > 90 mmHg. Moins de trois heures après leur admission, 48 patients (64,9%) ont bénéficié d’un geste d’hémostase (laparotomie n= 41, embolisation  n = 7). Les données recueillies n’ont pas permis de déterminer si la transfusion majorait le délai sur place, ni si elle favorisait l’hypothermie. Conclusion. Nos résultats montrent que les critères de TEP utilisés sont hétéroclites et opérateurs dépendants. Un nombre important de patients transfusé l’a probablement été par excès. Il apparait urgent de définir des critères prospectifs fiables de transfusion préhospitalière.

Judicaëlle BICH (Lyon), Eric CESAREO, Jean-Stéphane DAVID, Guillaume MARCOTTE, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Karim TAZAROURTE, Groupe RESUVAL
14:00 - 15:00 #21084 - FC051 Pronostic à un mois des patients admis pour surdosage en antivitamines K : comparaison des scores HAS-BLED, ORBIT et ATRIA.
Pronostic à un mois des patients admis pour surdosage en antivitamines K : comparaison des scores HAS-BLED, ORBIT et ATRIA.

Introduction : Plusieurs scores ont été développés pour évaluer le risque de saignement lors de l’instauration ou la surveillance d’un traitement anticoagulant. Généralement, ces scores sont utilisés afin de prédire le risque de surdosage en antivitamines K (AVK). Peu d’études ont été menées chez les patients admis aux urgences pour un surdosage en AVK.

L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique des scores HAS-BLED, ORBIT et ATRIA pour prédire la mortalité à un mois après un surdosage en AVK.

Méthodes : Etude descriptive observationnelle menée sur trois ans. Inclusion des patients admis aux urgences pour un surdosage en AVK avec un suivi sur un mois. Un surdosage en AVK a été défini par un International Normalized Ratio (INR) au delà de l’intervalle thérapeutique. Calcul des scores HAS-BLED, ORBIT et ATRIA. Comparaison des aires sous la courbe, sensibilité (Se), spécificité (Sp), valeur prédictive positive (VPP) et valeur prédictive négative (VPN) pour la mortalité à un mois.

Résultats : Inclusion de 220 patients. Sex-ratio =1. Age moyen=69+/-11. INR moyen=7+/3. INR hors plage de mesure: n=55 (25%). Scores moyens : ATRIA=4+/-2; HASBLED=2+/-1; ORBIT= 2,5+/-1. La mortalité à un mois était de 3%. Comparaison des scores: ATRIA score: Se=80%; Sp=44%, VPP=22%, VPN=91%; HASBLED score: Se=83%; Sp=60%, VPP=31%; VPN=94% et ORBIT score:  Se=16%; Sp=53; VPP=83%; VPN=71%.

Conclusions : Notre étude a montré que des scores utilisés habituellement pour prédire un risque hémorragique peuvent être utiles avec une valeur pronostique en terme de mortalité à un mois. Le score ORBIT a la meilleure VPP et le score HASBLED a la meilleure VPN.

Ines CHERMITI, Hanène GHAZALI, Amira BAKIR, Hela BEN TURKIA (Ben Arous, Tunisie), Salma BARRAZEGA, Amel BEN GARFA, Mohamed MGUIDICHE, Sami SOUISSI
14:00 - 15:00 #20650 - FC052 Quelles ont été les modifications de la pratique des SMUR de France en termes de prise en charge du choc hémorragique d’origine traumatique en préhospitalier depuis les attentats de Paris en 2015 et Nice en 2016?
Quelles ont été les modifications de la pratique des SMUR de France en termes de prise en charge du choc hémorragique d’origine traumatique en préhospitalier depuis les attentats de Paris en 2015 et Nice en 2016?

Introduction : Les attentats en France de 2015 ont confronté les urgentistes à des blessés par armes de guerre en état de choc hémorragique post traumatique (CHT). Le but principal de l’étude était d’évaluer l’impact des attentats sur les équipements et pratiques des SMUR dans la prise en charge préhospitalière du CHT. Le but secondaire était d’évaluer l’évolution depuis 2015 en termes de formation du personnel médical dans la prise en charge préhospitalière du CHT.

 

Matériel et méthodes : Évaluation des pratiques professionnelles, multicentrique, à partir d’un questionnaire adressé aux médecins titulaires d’un diplôme d’études spécialisées complémentaire (DESC) en médecine d’urgence ou d’une capacité de médecine d’urgence (CAMU) et exerçant dans un des 370 SMUR de France. Les médecins n’exerçant pas en SMUR avant 2015 ont été exclus.  La comparaison de type « avant-après » 2015 a fait appel au test de Chi2 pour les données qualitatives et du test de Student pour les données quantitatives (seuil de significativité fixé à p = 0,05).

 

Résultats : Sur 672 répondeurs émanant de 209 SMUR, 539 (100%) ont été analysés ; 405 (75,1%) ont déclaré qu’un protocole de prise en charge du CHT était disponible dans leur SMUR après 2015 versus (vs.) 276 (51,2%) auparavant (p < 0,001). L’appareil d’échographe était disponible après les attentats pour 309 (57,3%) smuristes vs. 240 (44,5%) auparavant (p < 0,001) ; 524 (97,2%) ont déclaré disposer de garrots de membres vs. 181 (33,6%) auparavant (p < 0,001). L’acide tranexamique était disponible pour 514 (95,4%) smuristes après vs. 394 (73,1%) auparavant (p < 0,001) ; 370 (68,7%) smuristes ont participé à un exercice de type plan blanc après 2015 vs. 126 (23,4%) avant (p < 0,001).

Sur 672 répondeurs, 482 (71,7%) ont participé après 2015 à une formation de médecine de guerre. Cette formation n’était pas associée à une utilisation plus fréquente de la FAST échographie (p = 0,18), du score "Shock Index" (p = 0,95) ou du garrot de membre (p = 0,14). Mais elle était associée à une utilisation plus fréquente de pansements hémostatiques (p = 0,002).

Conclusion : La période post-attentats est associée une modification des pratiques et de l’équipement des SMUR dans la prise en charge préhospitalière du CHT. Les événements critiques et les crises sanitaires imposent l’adaptation mais aussi l’anticipation de la formation et des équipements des SMUR.

Christophe THIERY (Epinal), Isabelle KLEIN, Frédérique DUFOUR-GAUME, Daniel JOST, Bertrand PRUNET
14:00 - 15:00 #20729 - FC053 Prise en charge aux urgences des hémorragies gastro-intestinales sous anticoagulants oraux.
Prise en charge aux urgences des hémorragies gastro-intestinales sous anticoagulants oraux.

Introduction : Les hémorragies gastro-intestinales actives sous anticoagulants sont fréquemment rencontrées en médecine d’urgence. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer les pratiques concernant leur prise en charge dans trois services d’urgence (SU) d’un territoire, notamment la réversion des anticoagulants oraux directs (AOD) et des anti-vitamine K (AVK).

Matériel et Méthode : étude descriptive, observationnelle, rétrospective, multicentrique du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2018. Ont été inclus les patients adultes admis en SU présentant une hémorragie gastro-intestinale active sous anticoagulant oral.

Résultats : 60 patients ont été inclus : 47 (78%) sous AVK et 13 (22%) sous AOD ; dont 14 patients considérés graves (23%) selon les classifications ISTH et BARC. Le dosage d’AOD a été réalisé pour 2 patients (15%) de la population AOD et le dosage d’INR a été fait pour 42 patients sous AVK (89%). Trente-quatre patients de la population sous AVK ont été traités par vitamine K (72%). Vingt-cinq patients de l’étude ont reçu du CCP (42%). La dose médiane de CCP était significativement supérieure pour les patients sous AOD vs. sous AVK (3500 UI [2625-4000] vs. 1500 [1500-2000], p=0,044) soit 43[36-44] UI/ kg dans la population AOD versus 25 [22-30] UI/kg dans la population AVK. Vingt-quatre patients ont été transfusés (40%) : 3 dans le groupe AOD (18%) et 21 dans le groupe AVK (49%). L’hémoglobine de contrôle dans les 24 heures de prise en charge, le contrôle de la pression artérielle systolique et de la fréquence cardiaque, l’arrêt des signes hémorragiques initiaux étaient mentionnés respectivement dans 85%, 68%, 66% et 48%. Trois patients sont décédés (5%), exclusivement sous AVK. Sept patients ont bénéficié d’un traitement complémentaire endoscopique ou chirurgical dans les 24h (12%). Vingt-cinq patients (42%) présentaient une hémorragie gastro-intestinale haute confirmée, 27 patients (45%) une hémorragie gastro-intestinale basse, 8 patients (13%) sont restés sans diagnostic établi.

Discussion : cette étude présente des limites méthodologiques mais reflète la réalité du travail aux urgences. Le contrôle de l’INR doit être réalisé de manière systématique.

Conclusion : La prise en charge des hémorragies gastro-intestinales sous anticoagulants oraux aux urgences est complexe et perfectible dans notre territoire. L’émergence d’autres antidotes spécifiques et l’élaboration de protocoles régionaux accessibles devraient améliorer les pratiques futures

Benoit RIOCREUX (Roanne), Pascale CAVALLI, Tiphaine LEFEBVRE, Mikaël MARTINEZ, François BALLEREAU, Alain VIALLON
14:00 - 15:00 #21330 - FC054 Les patients traités par les antivitamines K consultant aux Urgences : facteurs prédictifs de surdosage.
Les patients traités par les antivitamines K consultant aux Urgences : facteurs prédictifs de surdosage.

Introduction:

Les accidents hémorragiques suite à un surdosage en anti-vitamines K demeurent une préoccupation constante. Ces hémorragies sont souvent bénignes mais peuvent dans certaines situations mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel du patient. Le but de cette étude était de déterminer les facteurs prédictifs de surdosage chez les patients traités par les  Anti-vitamine K consultant au service des urgences. 

  Méthodes: Etude prospective, descriptive et analytique, s’étendant sur une période de deux ans. Inclusion de tous les patients traités par un Anti-Vitamine K, qui ont consulté les urgences pour toutes pathologies confondues. Avec recueil des caractéristiques épidémio-cliniques et biologiques des patients et recherche de facteurs prédictifs de surdosage en analyse uni et multivariée.

 

  Résultats :

On a colligé 150 patients. L'âge moyen était de 64 ± 14 ans, le sexe ratio de 0,96 , 47,8% des patients n’ont pas été scolarisés. Les principaux antécédents pathologiques: HTA (40,7%), diabète (19,3%), coronaropathie (12 %). Les manifestations hémorragiques ont été rapportées chez 31% des cas. La durée médiane de l’anticoagulation était de 3 ans. Les patients avec un INR au dessus de la fourchette thérapeutique représentaient 30,7%. Les facteurs liés à un risque de surdosage en analyse univariée étaient: le niveau d’institution bas (p<0,02);OR=2;IC 95%[1,11–6,11], l’insuffisance rénale chronique: (p<0,03);OR=5,52 ;IC 95%[1,09 – 28], les antécédents d’évènements thromboemboliques: (p<0,04);OR=2,17;IC 95%[1,40 – 3,35], le suivi dans le secteur public (p<0,02);OR=3,76 ;IC 95%[ 1,42 – 10,02], la durée d’anticoagulation inférieure à un an: (p<0,02);OR= 3,28;IC 95%[1,46 - 7,33]. En analyse multivariée les facteurs indépendants prédictifs de surdosage étaient : Le niveau d’institution bas (p<0,03);OR ajusté= 3,11 ;IC 95%[1,11- 9,11],le suivi dans le secteur public: (p<0,03);OR ajusté=3,82 ;IC95%[1,07 - 13,63] et la durée de l’anticoagulation inférieure à un an (p<0,006) ;OR ajusté=2,80 ;IC 95%[1,40- 15,76],

 

Conclusion :

Il convient de ne pas méconnaitre les facteurs de risque de surdosage en AVK pour éviter la survenue d’une hémorragie dont les conséquences peuvent être fatales. La création des consultations d’anticoagulation pourrait contribuer à l’amélioration de la surveillance clinique et biologique.

Wiem DEMNI (Tunis, Tunisie), Nourelhouda NOUIRA, Anissa CHAMSI, Dorra CHTOUROU, Monia BOUSSEN, Amel MISSAOUI, Maamoun BEN CHEIKH
14:00 - 15:00 #21328 - FC055 Aspects cliniques des hémorragies digestives par surdosage en AVK aux urgences.
Aspects cliniques des hémorragies digestives par surdosage en AVK aux urgences.

Introduction : Les hémorragies digestives constituent une véritable urgence diagnostique et thérapeutique, leur morbi-mortalité s’aggrave en cas de survenue sous traitement par anti-vitamines K (AVK). L’objectif de notre étude était de décrire les aspects cliniques, évolutifs et thérapeutiques des hémorragies digestives par surdosage en AVK aux urgences.

Méthodes : étude rétrospective sur 5 ans (2013 – 2017) colligeant les patients traités par AVK et ayant consulté les urgences pour saignement digestif.

Résultats : nous avons colligé 94 cas d’hémorragie digestive sur 5 ans. L’âge moyen était de 54,8 ± 11,2 ans et le sex-ratio de 0,49. Les indications de l’anticoagulation étaient une ACFA (40,4%), une valvulopathie (27,6%) et une MTEV (32%). Le délai moyen de survenue du premier accident hémorragique était de 17,2 semaines. 42% des cas avaient une anémie (Hb £ 10g/dl) ; 6% des patients avaient un INR entre 1,5 et 2 ; 71% des patients avaient un INR > 4,5. 55% des cas classés grade IV et V de la CCMU. 22% des patients ont été hospitalisés aux urgences. 25 malades ont reçu du PPSB, le taux de mortalité était de 7,4%.

Conclusion : les hémorragies digestives sont particulières par leur récurrence et leur gravité. La moitié des hémorragies digestives est classée très grave. La prise en charge de ces patients aux urgences nécessite l’élaboration de recommandations pratiques aux prescripteurs et aux consommateurs des AVK.

 

Badra BAHRI (Tunis, Tunisie), Hamdi DOGHRI, Nesrine SALMENE, Radhia ABID, Dorsaf DLENSI, Dhekra HOSNI, Youssef Zied ELHECHMI, Nebiha FALFOUL
14:00 - 15:00 #21064 - FC056 Evaluation de la prise en charge des hémorragies graves sous anticoagulants oraux directs aux urgences.
Evaluation de la prise en charge des hémorragies graves sous anticoagulants oraux directs aux urgences.

Introduction : Le Groupe d’Intérêt en Hémostase Périopératoire (GIHP) a publié en 2016 des recommandations concernant la prise en charge des hémorragies graves des patients traités par anticoagulants oraux directs (AOD) dont l’impact a peu été évalué. L’objectif principal était d’évaluer l’adhérence des pratiques par rapport à ces recommandations aux urgences.

Méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective monocentrique sur 3 ans. Ont été inclus les patients traités par AOD et présentant une hémorragie grave selon les critères de l’International Society on Haemostasis and Thrombosis. Les dossiers ont été évalués par un comité d’adjudication qui définissait la présence d’une déviation ou non aux recommandations (pas de réversion, dose inappropriée, utilisation de vitamine K). La mortalité intra--hospitalière   à 1 mois des patients était également recherchée.

Résultats : Parmi les 3365 patients admis aux urgences pour hémorragie, 781 étaient sous anticoagulants dont 590 sous traitement par antivitamine K et 136 avaient une hémorragie non grave. Nous avons donc inclus 55 patients sur la période de l’étude. L’âge médian des patients était de 82 ans avec un sex ratio (H/F) de 1,4. La molécule la plus employée était le rivaroxaban (44 patients, 80%) et l’indication était majoritairement la fibrillation auriculaire (47 patients, 85%). Le site hémorragique était principalement digestif (30 patients, 54.5%), suivi des hémorragies intra-craniennes (7 patients, 12.7%). Vingt-et-un (38.2%) patients ont été traités par concentré de complexe prothrombinique avec un délai d’administration  supérieur à 3 heures pour 12 (57.1%) d’entre eux et trente-et-un (56.4%) patients ont bénéficié d’une transfusion. Les gestes d’hémostase complémentaires étaient représentés par une endoscopie pour 76.7% des patients et une chirurgie d’hémostase pour 6.7% d’entre eux. Trente-trois (60%) patients présentaient une déviation dans leur prise en charge et concernaient statistiquement plus de patient avec un cancer (F, p=0.04). Il n’y avait pas de différence significative sur la mortalité à 1 mois entre le groupe déviation du protocole et celui sans déviation du protocole. 

Conclusion : Les recommandations concernant la prise en charge des hémorragies graves ne sont pas suffisamment appliquées. D’autres études multicentriques et prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Julien DURAND (Lyon), Stephanie PARAT, Jean-Christophe LEGA, Yesim DARGAUD, Laurent JACQUIN, Veronique POTINET, Karim TAZAROURTE, Marion DOUPLAT
Salles 234-235
15:00

Jeudi 15 octobre

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CMS11
15:00 - 16:00

Controverse Médico-Soignants
Primaire paramédicalisé ?
Organisation SAMU/SMUR

Modérateur : Arnaud BOURDÉ (médecin) (Saint-Palais)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
La controverse du moment. Faut il une réponse graduée? Faut il des sorties primaires SMUR paramédicalisées? Avec quels moyens? A quelles fins?
15:00 - 16:00 Pour. Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Nancy)
15:00 - 16:00 Contre. Patrick GOLDSTEIN (chef du pole urgence du CHU de Lille) (Lille)
Salle Maillot

Jeudi 15 octobre

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FC10
15:00 - 16:00

Flash communications
Microbe
Infectiologie sepsis, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Thérapeutique

Modérateur : Julie GRENET (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
15:00 - 16:00 #21250 - FC073 Prédiction de la mortalité intra hospitalière et à 30 jours dans le sepsis aux urgences : QSOFA Versus SIRS.
Prédiction de la mortalité intra hospitalière et à 30 jours dans le sepsis aux urgences : QSOFA Versus SIRS.

Introduction : La pathologie septique est grevée d’une lourde mortalité. Une stratification précoce du risque doit être, de ce fait, considérée dès l’arrivée du patient aux urgences afin d’optimiser la prise en charge. Pour cela, différents scores pronostiques sont couramment utilisés sans qu’aucun n’ait montré une sensibilité et une spécificité optimale

L’Objectif de l’étude était d’évaluer l’intérêt du SIRS comparé au score qSOFA dans la prédiction de la mortalité intra hospitalière à 1 mois des patients septiques pris en charge initialement aux urgences

Méthodes : Etude prospective observationnelle menée sur 3 mois. Nous avons inclus tout patient âgé de plus 18 ans admis à l’unité d’observation de courte durée des urgences pour sepsis. Nous n’avons pas inclus les patients ayant une infection neuro-méningée. Le critère de jugement était la mortalité intra-hospitalière et à 1 mois

Résultats :  105 patients ont été inclus. Le sex-ratio était de 1,3. L’âge moyen était de 65±14 ans. 91 patients (86,7%) avaient un SIRS ≥ 2, 51 patients (48,6%) ayant un qSOFA ≥ 2 et 47 patients (44,7%) avaient un qSOFA ≥ 2 et un SIRS≥ 2. La mortalité intra-hospitalière était de 30,5%. Aucune association significative entre SIRS et mortalité n’a été retrouvée (p=0,1). Chez les 51 patients avec un qSOFA ≥ 2, une association significative a été retrouvée avec la mortalité p < 0,001, OR = 6,4, IC= [2,4-16,9]. La combinaison des deux scores était aussi associée avec la mortalité p < 0,001 OR=8,2 IC= [3,1-21,9]. Toutefois, l’aire sous la courbe ROC du qSOFA était supérieure à la combinaison des deux scores, respectivement : 0,74 [0,63-0,84] et 0,71 [0,60-0,81]

Conclusions : Le SIRS ne semble plus avoir de place dans la prédiction de la mortalité dans le sepsis aux urgences. Même lorsqu’il est associé au score qSOFA, sa sensibilité et sa spécificité restent inférieures au qSOFA.

Khedija ZAOUCHE (Tunis, Tunisie), Achouri ABDERRAHIM, Mhadhbi HADIL, Boubaker RADHIA, Yosra YAHYA, Baccouche RAMLA, Hamida MAGHRAOUI, Kamel MAJED
15:00 - 16:00 #21294 - FC074 Intérêt du comptage des granulocytes immatures dans le diagnostic de sepsis aux Urgences.
Intérêt du comptage des granulocytes immatures dans le diagnostic de sepsis aux Urgences.

Introduction : Le diagnostic précoce des pathologies septiques conditionne leur pronostic. Dans ce cadre, la détection des granulocytes immatures (GI) a été proposée, par certains auteurs, comme un outil d’aide au diagnostic précoce du sepsis surtout dans les unités de soins intensifs. L’Objectif de notre travail était d’étudier l’intérêt du comptage du taux de GI dans le diagnostic du sepsis aux urgences

Methodes : Etude prospective cas-témoin menée sur 4 mois au service des urgences. Nous avons inclus un premier groupe de patients (sepsis +) ayant plus de 18 ans , une pathologie septique et des GI à leur numération formule sanguine (NFS) . Puis nous avons inclus dans le groupe témoin ( sepsis -) des patients ayant un âge de plus 18 ans, des GI à leur NFS, une pathologie infectieuse sans critères de sepsis. Nous avons comparé, dans chaque groupe, le taux de GI à la valeur moyenne de la CRP et des GB.Le critère de jugement principal était la corrélation entre le taux de GI et le diagnostic posiftif de sepsis .  

Résultats : 69 patients ont été colligés, 35 dans le groupe (sepsis +) et 34 dans le groupe (sepsis-). L’âge moyen était de 69 ± 13 ans ( p=0.8) et le sexe-ratio de 1.07 (p=1). Voici résumé, dans le tableau ci-dessous , les valeurs moyennes de chaque biomarqueur dans chaque groupe.

Conclusion : Un taux élevé de GI est associé significativement au sepsis.  Les GI semble avoir une valeur prédictive supérieure à celle de la CRP et ou encore à celle des globules blancs.

Khedija ZAOUCHE (Tunis, Tunisie), Amal BHIRA, Amal JBALI, Baccouche RAMLA, Boubaker RADHIA, Yosra YAHYA, Hamida MAGHRAOUI
15:00 - 16:00 #21234 - FC075 Délais de prise en charge des états septiques dans un service d’accueil des urgences.
Délais de prise en charge des états septiques dans un service d’accueil des urgences.

 Introduction : Le Surviving sepsis compaign (SSC) de 2018 préconise la prise en charge des états septiques dans des délais précis de 3heures et 6heures dite le « Le sepsis bag ». 

Objectif : Evaluer les délais de prise en charge des états septiques dans un service d’accueil des urgences. 

Méthodes : Etude prospective observationnelle monocentrique sans intention de traiter sur six mois (1er janvier – 30 Juin 2019). L’étude avais inclus tous les patients ayant un score qSOFA ≥2 à l’admission. Ont été exclus de l’étude les patients diagnostiqués avec une pathologie autre qu’une infection. Les délais de prise en charge ont été calculés à partir de l’heure du premier contact médical à l’aire de triage du service des urgences.

Résultats : Notre étude a inclus 86 patients. L’âge moyen des patients été de 62±13 [23-89] avec un sexe ration de 1,45. Le délai moyen de début de la symptomatologie avant de consulter les urgences était de 2j±8 [1-7]. Tous les patients avaient un score qSOFA à l’admission ≥2 et ont été classés T1 et T2 sur les échelles de Triage. Le tableau n°1 détaille les délais moyens de réalisation des gestes preconisés par le SSC-2018. Le respect du « sepsis bag » a été constaté dans 75,5% avant H3 et de 66% à la fin de H6. 

Conclusion : La mise en place de procédures adaptées, la formation et la sensibilisation du personnel médical et paramédical est nécessaire pour améliorer nos performances en matière de prise en charge des états septiques 

Mounir HAGUI (Tunis, Tunisie), Bassem CHATBRI, Olfa DJEBBI, Mehdi BEN LASSOUED, Khaled LAMINE
15:00 - 16:00 #20866 - FC076 Utilisation du score de NEWS pour la détection précoce des patients à risque d'évolution défavorable.
Utilisation du score de NEWS pour la détection précoce des patients à risque d'évolution défavorable.

Introduction :  Plusieurs outils ont été mis au point pour détecter des patients à risque de se dégrader avec des scores de triage (CIMU : Classification infirmières des malades aux urgences ou la FRENCH : FRench Emergency Nurses Classification in Hospital) et des scores d’alerte précoce (qSOFA : quick Sepsis-related Organ Failure Assessment ou le score NEWS : National Early Warning Score). L’intérêt du score NEWS dans la détection et le suivi des patients à risque de se dégrader a été démontré mais jamais dans un service d’urgences français. L’objectif de notre étude était d’évaluer la capacité du score NEWS à détecter, dès le triage, les patients qui présenteront une évolution défavorable.

Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique, descriptive, des patients admis au service d’accueil des urgences d’un CHU du 01/04/2018 au 31/03/2019. Nous avons inclus les patients présentant tous les items du score NEWS. Le critère de jugement principal était le décès, et/ou une mutation vers une unité de réanimation, de soins intensifs, de soins continus.

Résultats : Parmi les 4024 passages inclus, 631 (15,7%) ont présenté le critère de jugement principal, 961 (23,9%) étaient classés NEWS intermédiaire, et 746 (18,5%) étaient classés NEWS élevé. 9% des passages avec un NEWS faible ont présenté une évolution défavorable, contre 17,2% pour les NEWS intermédiaires et 34,6% pour les NEWS élevés (p<0,001). Moins de 1% des passages avec un NEWS faible sont décédés contre 4,1% pour les NEWS intermédiaires et 14,7% pour les NEWS élevés (p<0,001). En analyse multivariée, le risque d’une évolution défavorable par rapport à un score NEWS faible était multiplié par 1,99 (IC 95% : 1,59-2,49; p<0,001) pour les NEWS intermédiaires et par 4,8 (IC 95% : 3,90-5,99 ; p<0,001) pour les NEWS élevés. L’AUROC du NEWS (0,7125 [IC95% : 0,687-0,737]) était significativement supérieure à celle du qSOFA (0,6280 [IC95% : 0,603-0,653], p<0,001), à l’inverse de la FRENCH (0,696 [IC95% : 0,674-0,718], p=0.24).

Conclusion : Notre étude a permis de montrer que le score NEWS était utile pour la détection précoce des patients à risque de se dégrader. Toutefois, le recueil insuffisant de certains paramètres tels que la fréquence respiratoire, laisse suspecter une sous-estimation de la performance de ce score. Une étude prospective avec un recueil systématisé de l’ensemble des paramètres nécessaires au calcul du score NEWS pourrait étudier cette hypothèse.

Jean-Christophe BOUENNEC (Clermont-Ferrand), Florian BONNET, Farès MOUSTAFA, Aurélien MULLIEZ, Sebastien LOISEAU, Audrey NIEL, Julien RACONNAT, Jeannot SCHMIDT
15:00 - 16:00 #21231 - FC077 Etude des constantes plaquettaires chez les malades septiques aux urgences: valeurs diagnostique et pronostique.
Etude des constantes plaquettaires chez les malades septiques aux urgences: valeurs diagnostique et pronostique.

Introduction :

Le sepsis représente un motif d’hospitalisation fréquent aux urgences.  Des études récentes ont montré une association entre le sepsis et des modifications morphologiques au niveau plaquettaire. L’objectif de notre étude était  d’étudier les valeurs diagnostique et pronostique des valeurs des  constantes plaquettaires chez les patients septiques.

Matériels et méthode :

Il s’agit d’une étude cas témoin menée durant 2 mois intéressant 33 patients admis aux urgences pour sepsis évolutif (les cas) et 27 sujets témoins appariés en âge et en sexe.

Les sujets aux antécédents d’hémopathie n’ont pas été inclus.

Les constantes plaquettaires : numération plaquettaire, volume plaquettaire moyen (VPM) et indice de distribution plaquettaires (IDP) ont été comparés entre les 2 groupes.

Résultats :

L’âge moyen des patients était de 67.8 ans [34-96], le sex-ratio (H/F) était de 1.53.

Les facteurs de risque cardiovasculaire  n’étaient pas significativement différents entre les deux groupes.

Les numérations plaquettaires n’étaient pas significativement différentes entre les deux groupes : 277.787 vs 254.000 ;p=0.347. Toutefois les valeurs moyennes du  VPM et de l’IDP étaient significativement plus élevés chez le groupe malade  (10.83 vs 10.8 fl ; p=0.014) et (13.61 vs 10.8 fl ; p=0.016) ;

Des constantes plaquettaires élevées n’ont pas été corrélées à la gravité du sepsis (10.56 fl vs 10.55 fl : p=0.9 pour le VPM et 12.7 vs 13.3 ; p=0.98 pour l’IDP).

Conclusion :

Notre étude a retrouvé une association significative entre constantes plaquettaires élevés et la présence d’un sepsis. L’étude minutieuse de la numération de la formule sanguine pourrait aider à diagnostiquer les patients au début d’un sepsis.

Mohamed Amine KALLEL (Lannion), Dhouha BAHRI, Hela BACCOUCHE, Khadija ZAOUCHE, Hamida MAGHRAOUI, Neila BEN ROMDHANE, Kamel MAJED
15:00 - 16:00 #21263 - FC078 L'expérience de l'implémentation d'une PCR multiplex délocalisée dans un service d'urgence, au cours de la période d'épidémie grippale 2017-2018.
L'expérience de l'implémentation d'une PCR multiplex délocalisée dans un service d'urgence, au cours de la période d'épidémie grippale 2017-2018.

Introduction:Le diagnostic syndromique des infections respiratoires permet d'identifier presque tous les virus respiratoires et certaines bactéries atypiques impliquées dans le syndrome grippal. Peu d’études ont évalué l’impact clinique de la PCR multiplex délocalisée dans un service d’urgence et fournissent des données contradictoires sur la prescription d’antibiotiques ou la durée de séjour. L’impact sur les décisions d’isolement n’ont pas été évaluées. Dans ce travail nous évaluons l'impact de la PCR multiplex (mPCR) délocalisée dans un service d'urgence sur l'isolement et l'utilisation des antiviraux.

Méthodes:Nous avons mené une étude prospective dans le service d’accueil des urgences, lors de l'épidémie de grippale de l'hiver 2018-2019 à l’aide de la mPCR QIA-Stat Dx permettant de détecter l’ensemble des virus respiratoires en 67 min directement à partir de l’écouvillon nasopharyngé. Sept médecins urgentistes ont été sélectionnés pour être formés à effectuer le test. Seuls les patients présentant un syndrome grippal et avec un niveau de tri de à 1 ou 2 selon l’échelle de tri internationale de (ESI) ont été testé.

Résultats:Un total de 166 patients présentant un syndrome grippal ont été inclus. Parmi les 166 tests, 50,3% (n = 79/157) étaient positifs. La grippe A, le VRS et les rhinovirus ont été retrouvée respectivement parmi 58,2% (n = 46/79), 15,2% (12/79) et 15,2% (12/79) des PCR positives. Parmi les patients porteurs de virus influenza, 80% étaient hospitalisés en chambre individuelle ainsi que  41% des patients avec une PCR négative et 72% des patients avec un autre agent pathogène retrouvé. Sur le plan thérapeutique, 98% (n = 45/46) des patients porteurs d’influenza ont été  correctement traités par Oseltamivir et 44% (n = 20/46) ont bénéficié d’une antibiothérapie probabiliste.

Discussion: Cette étude montre la faisabilité de la mise à disposition d’une mPCR par un faible taux d’échec et les forts taux de positivité confirmant les bonnes indications. Nous avons démontré un meilleur respect des procédures d’isolement (80% des influenza, vs 22% dans les trois années précédentes), ainsi que des indications d’anti-influenza. 

Conclusion:La mise en œuvre de la mPCR délocalisée dans un service d’accueil des urgences  est faisable, permet une meilleure application des procédures d’isolement et une prescription optimale des antiviraux.

Donia BOUZID (Paris), Enrique CASALINO, Christophe CHOQUET, Renoux MAEVA, Aiham GHAZALI, Xavier DUVAL, Benoit VISSEAUX, Jean-Christophe LUCET
15:00 - 16:00 #21267 - FC079 Caractéristiques épidémio-cliniques de la prise en charge des sujets âgés aux urgences.
Caractéristiques épidémio-cliniques de la prise en charge des sujets âgés aux urgences.

Introduction : Les services d’ urgences sont de plus en plus confrontés à un flux important de sujets âgés. Leur prise en charge requiert la reconnaissance des particularités liées à l’âge. L’objectif de ce travail était d’étudier les aspects épidémiologiques et cliniques de la prise en charge des patients âgés admis aux urgences.

Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée sur six mois. Tout patient âgé de plus de 65 ans et hospitalisé aux urgences était inclus. Les paramètres épidémio-cliniques ont été recueillis et analysés au moyen du logiciel SPSS22.

Résultats : Nous avons colligé 388 patients ayant un âge moyen de 75±7 ans et un sexe ratio de 1,28. Les antécédents pathologiques les plus fréquents étaient l’hypertension artérielle (52,6%), le diabète (43%), l’insuffisance coronaire (29%). Les diagnostics d’hospitalisation étaient : le syndrome coronaire aigu chez 38% des patients dont 22% de NSTEMI et 16% de STEMI, la décompensation aigue d’une insuffisance cardiaque (22%), le sepsis (19%), l’exacerbation aigue de bronchopneumopathie chronique obstructive (14%) et l’accident vasculaire cérébral (13%). Au cours de l’évolution: 12% des patients ont nécessité le recours aux drogues vasoactives, 34% à la ventilation mécanique dont 26% non invasive et 8% invasive. Les indications de la ventilation invasive étaient essentiellement la détresse respiratoire (45%) suivie de la détresse neurologique (35%). La durée moyenne de séjour était de 35±10heures et le taux de mortalité intra-hospitalière de 14%.

Conclusion : Notre étude a montré que les pathologies cardio-vasculaires étaient les causes les plus fréquentes de l’hospitalisation des sujets âgés aux urgences avec une mortalité intra-hospitalière de toute cause estimée à 14%.

Raja FADHEL (Ben Arous, Tunisie), Yosra YAHIA, Mohamed KILANI, Radhia BOUBAKER, Khedija ZAOUCHE, Ramla BACCOUCHE, Hamida MAGHRAOUI
15:00 - 16:00 #21297 - FC080 Les plaies aiguës aux urgences : quelle responsabilité pour les infirmiers ?
Les plaies aiguës aux urgences : quelle responsabilité pour les infirmiers ?

Introduction :

Les plaies aigües représentent l’un des motifs de consultation les plus fréquents aux urgences. L’évaluation initiale doit impérativement évaluer le pronostic fonctionnel et esthétique pour chaque plaie afin de mettre en place une prise en charge adéquate dont l’objectif est la cicatrisation optimale.  Les soins infirmiers représentent notamment un pilier indispensable dans cette prise en charge. L’objectif de notre travail était d’évaluer par le biais d’une grille d’observation, les compétences des infirmiers en soins locaux des plaies et d’étayer sa responsabilité en matière de cicatrisation.

Méthodologie :

Etude observationnelle, prospective, multicentrique réalisé sur un mois incluant tous les patients se présentant aux urgences pour plaies aigües. N’ont pas été inclus les plaies chronique, post opératoire et les ulcères de jambe.

Résultats :

Inclusion de 57 patients.  Age moyen était de 44±19 ans avec des extrêmes allants de 20 à 81 ans ; Sex-ratio=2,2. Antécédents (%) : artériopathie (12), HTA (10), diabète (9). Le délai moyen de prise en charge était de 17min. Les membres supérieurs et les membres inférieurs étaient les localisations les plus fréquemment retrouvés dans respectivement 60 et 23%.  Type de plaie (%) : coupure (74), déchirure (10), morsure (7). Une asepsie a été effectué par 50 opérateurs (%) : lavage des mains (8), friction hydro-alcoolique (2), utilisation des éléments de protection individuelle (87), présence de bijoux (4). Le lavage des plaies a été réalisé chez 43 patients dont la pression était respectée dans 19%des cas.  Une exploration de la plaie a été effectuée chez 74 % des patients et précédée d’une anesthésie locale dans 16% des cas.  Quarante-deux malades (74%) ont eu une exploration de la plaie avec parage chez 19%. Education des patients (%) : date d’ablation des points (72), procédure de changement de pansements (58), surveillance et signe de surinfection (19).  Le lavage des mains à la fin des soins a été fait chez 27 malade.  Une traçabilité a été retrouvée dans 75% des cas.

Conclusion :

Notre étude a montré que les différentes étapes de la prise en charge des plaies par l’équipe paramédicale aux urgences ne sont pas toujours conformes aux recommandations de SFMU 2018. Par conséquence, elles doivent faire l’objet d’une mise au point rapide et efficace afin d’éviter des conséquences graves notamment la surinfection et le passage à la chronicité.

 

                                                                                                                                                                                                                           

 

Fatma LAMMOUCHI (Tunis, Tunisie), Hana HEDHLI, Zied BOUGUERRA, Aymen ZOUBLI, Manel KHASKHOUSSI, Rym HAMED
Salles 231-232

Jeudi 15 octobre

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FC09
15:00 - 16:00

Flash communications
Ethique
Ethique

Modérateur : Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier Contractuel) (Toulouse)
15:00 - 16:00 #20647 - FC065 Analyses des réclamations des usagers dans un service d'urgence.
Analyses des réclamations des usagers dans un service d'urgence.

Le service des urgences de part son fonctionnement, est à risque d’erreurs. Les décisions y sont prises par un seul médecin, dans un délai bref, sur une base d’informations parfois incomplète. Par ailleurs, dans un souci de gestion du flux, les professionnels peuvent parfois négliger l’importance de la communication.

L’objectif de l’analyse était de définir un profil des réclamations aux urgences. Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, mono centrique. Nous avons analysé les réclamations des usagers qui concernaient les urgences adultes et traumatologiques pédiatriques d'un centre hospitalier de janvier 2017 à juillet 2019. Il s’agissait de définir notamment le(s) professionnel(s) concerné(s), l’élément déclencheur de la réclamation et la motivation de la demande.

Cinquante-six réclamations ont été incluses. Rapportées au nombre de passage (n = 140152), le nombre de réclamations sont très faibles (0,04 %). La majorité des réclamations concerne le secteur « médecine » (64%). Une réponse simple, avec reconnaissance de la difficulté ressentie par les usagers est suffisante dans la grande majorité des cas (90%). La demande d’une compensation financière du préjudice ressenti ou vécu est faible (19%). Les 6 cas pour lesquels il y a eu une réparation juridique du dommage sont exclusivement en secteur « traumatologie ». La majorité des réclamations sont déclenchés par une problématique relationnelle, de communication (69%). L’équipe médicale est le plus souvent en cause (60%). Les profils des réclamations concernant l’équipe médicale et l’équipe paramédicale sont différents (p = 0,002). Alors que la quasi-totalité des réclamations concernant l’équipe paramédicale est un reproche de communication (84%), plus de la moitié des remarques envers l’équipe médicale concernent leurs compétences professionnelles (54%).

La communication semble l’élément clef, il s’agit du motif principal des réclamations mais aussi l’outil principal de résolution des litiges.

Pierre-Henri FRAYSSE, Rémi CHEVALLIER (Angers)
15:00 - 16:00 #21295 - FC066 Analyse du recrutement et de la prise en charge des patients "e;donneurs possibles"e; dès le Service d'Accueil des Urgences dans le cadre d'une démarche anticipée en vu d'un prélèvement d'organe(s).
Analyse du recrutement et de la prise en charge des patients "e;donneurs possibles"e; dès le Service d'Accueil des Urgences dans le cadre d'une démarche anticipée en vu d'un prélèvement d'organe(s).

INTRODUCTION : Depuis des années, les recommandations concernant le prélèvement d’organe(s) (PMO), ont montrés qu’il est possible d’initier une prise en charge dès le service d’accueil des urgences (SAU) pour des patients neurolésés graves (Accident Vasculaire Cérébral (AVC) d’origine hémorragique principalement) au-delà de toutes ressources thérapeutiques (Limitation ou d’Arrêt des Thérapeutiques Actives (LATA)).

L’objectif principal de ce travail monocentrique était d’évaluer l’activité de PMO provenant de patients en État de Mort Encéphalique (EME), identifiés comme « donneurs possibles » (DP) dès le SAU, dans le cadre d’une démarche anticipée.

MATERIEL ET METHODE : Une analyse rétrospective a été menée du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2018, grâce à l’utilisation des données du programme Cristal Action et des informations présentes dans les dossiers médicaux.

RESULTATS : Nous avons enregistré 84 signalements auprès de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et des Tissus (CHPOT), 60% étaient des AVC dont 96% d’origine hémorragiques. Parmi eux, 63 démarches anticipées ont été réalisées, 40% ont aboutis à un PMO. La raison principale des échecs était une opposition rapportée par les proches. Sept décès ont eu lieu pendant la réanimation d’attente (arrêt respiratoire pour cause d’Intubation Orotrachéale (IOT) non réalisée) et 10 patients ne sont pas passés en EME. L’analyse Cristal Action a mis en évidence 80 DP non signalés, 70% avaient un AVC (80 % hémorragique) et 80% avaient plus de 70 ans. Parmi eux, 75% sont décédés en LATA dans le service d’hospitalisation post urgence, 44% avait un score de Glasgow à 3 initiale avec une durée moyenne d’hospitalisation de 1.36 jours (± 1.02) et 11 patients DP non signalés avaient pourtant été intubés initialement.

DISCUSSION : Le Registre National de Refus ne pouvant être consulté qu’après confirmation de l’EME, la recherche de la volonté du patient auprès des proches, fait partie des compétences des membres de la CHPOT, mais l’urgentiste doit y être sensibilisé. Les résultats mettent également en avant la difficulté de l’indication de l’IOT en amont du diagnostic de lésion neurologique irréversible chez ces patients.

CONCLUSION : Environ 15 patients par an, pris en charge initialement au SAU, ont fait l’objet d’un PMO. Les différents résultats mettent en avant des axes de progressions et conduisent à une réflexion sur l’intérêt de réaliser une formation adaptée des urgentistes.

Axel MIGNOT (Nice), Isabelle DELOFFRE, Julie CONTENTI, Céline OCCELLI, Jacques LEVRAUT
15:00 - 16:00 #20657 - FC067 Repérer pour sauver ou comment mieux orienter les sujets âgés ?
Repérer pour sauver ou comment mieux orienter les sujets âgés ?

Contexte : Les urgences sont souvent la première voie d’accès à l’hôpital des personnes âgées dont la fragilité est un enjeu de santé publique. L’ISAR, le TRST, et les critères de Fried permettent l’évaluation de la fragilité. L’Infirmier(e) d’Organisation de l’Accueil (IOA) est le premier soignant en contact avec le patient aux urgences. L’objectif était de comparer l’avis subjectif de l’IOA et le résultat des scores ISAR, TRST et les critères de Fried.

Matériels et méthode : Etude mono-centrique, rétrospective, observationnelle et analytique, réalisée dans le service d’accueil des urgences d’un hôpital général entre les mois d’Aout 2017 et d’Avril 2018. Tous les patients de 75 ans et plus étaient inclus. Les données étaient recueillies en 3 étapes : un questionnaire était rempli par l’IOA lors de l’entrée du patient, une analyse des dossiers était faite rétrospectivement à l’entrée et à 3 mois. Accord CNIL.

Résultats  : 451 patients ont été inclus. L’avis de l’IOA était en accord avec le TRST (p = 0,002) et l’ISAR (p = 0,01) mais pas le Fried (p = 3,39). En revanche, le TRST et l’ISAR arrivaient à prédire l’institutionnalisation à 3 mois (p = 0,005 et 0,02 respectivement) contrairement à l’IOA (p = 0,67).

Discussion : L’IOA a une place centrale au Service d’Accueil d’Urgence puisqu’il/elle est en première ligne dans l’évaluation du patient pour permettre un triage en fonction de la gravité et son orientation en filière longue ou courte. Les scores TRST et ISAR sont des moyens rapides et validés d’évaluer la fragilité chez un sujet âgé mais peuvent manquer de spécificité.

Conclusion : Il existe un intérêt à former les IOA au repérage de la fragilité de la personne âgée notamment grâce à l’utilisation des scores ISAR ou TRST afin de les rendre plus performants dans ce dépistage.

Amélie VROMANT (Lille), Charlotte ALLARD, Jean BOUQUILLON, Eric WIEL
15:00 - 16:00 #20802 - FC068 Peut-on hospitaliser en HAD à partir d’un service d’urgences ?
Peut-on hospitaliser en HAD à partir d’un service d’urgences ?

Introduction : Face à la pénurie de lits d’aval pour les patients des  services d’urgences (SU), un retour à domicile (RAD) en hospitalisation à domicile (HAD) peut parfois être envisagé. Les critères d’éligibilité définis par la HAS sont néanmoins restrictifs (médicaments de la réserve hospitalière, soins « hospitaliers », parcours de soin labellisé HAD, soins complexes, risque d’aggravation, complexité médico-sociale …). Nous avons évalué les patients « éligibles-HAD » dans un SU à forte activité.

Matériel et méthode : Revue le matin sur 10 jours ouvrables consécutifs par un infirmier de l’HAD des patients présents. Discussion avec les médecins du SU ou des deux unités post-urgence. Eligibilité testée par l’algorithme ADOP-HAD (https://adophad.has-sante.fr).

Résultats : sur 462 patients à hospitaliser, seuls 15 (3,2%) étaient éligibles et 3 HAD réalisées (tab1).

Les causes d’échec pour les 12 autres étaient : obstacle social, arrêt des antibiotiques, SSIAD, drainage thoracique, soins palliatifs « aigus », patients autonome. Leur évolution : 4 RAD en EHPAD, 5 transferts MCO puis RAD, 3 décès (SU, post-urgence, SSR).

Conclusion : Les patients éligibles-HAD à partir du SU ou des unités post-urgences à DMS 24-48h sont rares, et même dans ce cas difficiles à renvoyer chez eux en HAD. Un suivi des patients éligibles transférés en MCO pourrait augmenter le potentiel. Un repérage systématique par un infirmer HAD n’apparaît pas pertinent. Les critères HAD sont peu adaptés aux urgences.

Luc-Marie JOLY (Rouen), Mathieu CHERAD, Elise FONTAGNE, Mélanie PARCAY, Béatrice PEREZ, Valérie CARPENTIER
15:00 - 16:00 #20986 - FC069 Les décisions de limitation et arrêt des thérapeutiques aux urgences: Evaluation des pratiques.
Les décisions de limitation et arrêt des thérapeutiques aux urgences: Evaluation des pratiques.

Introduction. Près des 80 % des décès aux urgences sont précédés d’une décision de limitation et d’arrêts des thérapeutiques. Dans le contexte de la loi Leonetti-Clayes de 2016, nous avons souhaité évaluer les pratiques des services d’urgences dans les décisions de limitation et d’arrêts des thérapeutiques.

Méthode. Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique dans dix services d’urgences. Nous avons inclus les patients décédés aux urgences, consécutivement à une décision de limitation ou d’arrêt des thérapeutiques aux urgences. Nous avons évalué les dossiers sur la base de 15 critères du processus décisionnel au regard des recommandations nationales et internationales.

Résultats. Sur les 273 patients décédés aux urgences sur la période d’étude, nous avons inclus 145 patients (53.1%). Trois des dix services d’urgences ayant participé à cette étude avaient une procédure écrite. La collégialité de la discussion entre les équipes médicales et paramédicales était améliorée dans les centres avec une procédure ainsi que l’implication des infirmières et d’un consultant médical extérieur. La prise en charge de la douleur, des soins de confort et de la communication avec le patient étaient également significativement améliorés quand une procédure était en place.

Conclusion. Une procédure écrite semble améliorer les pratiques. Le développement d’une procédure standardisée pourrait être utile pour la pratique clinique. 

Marion DOUPLAT (LYON), Laurie FRATICELLI, Soizic FRUGIER, Clément CLAUSTRE, Alexandra PEIRETTI, Patrice SERRE, Karim TAZAROURTE, Carlos EL KHOURY
15:00 - 16:00 #21052 - FC070 Évaluation qualitative des procédures de limitation des thérapeutiques actives menées aux urgences.
Évaluation qualitative des procédures de limitation des thérapeutiques actives menées aux urgences.

Introduction : La question de l’intensité de l’engagement thérapeutique et de l’intensité des soins à délivrer occupe de plus en plus le quotidien des médecins, y compris aux urgences. Afin d’encadrer les pratiques de limitation des thérapeutiques actives, la SFMU réactualise ses recommandations en avril 2018. L’objectif de notre travail est d’établir un état des lieux de ces pratiques dans un service des urgences de notre région afin de déterminer des axes d’amélioration.

 

Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle monocentrique menée sur 12 mois incluant l’ensemble des patients décédés aux urgences ou orientés dans les services des soins intensifs ou de soins palliatifs. Le recueil des données porte sur l’ensemble des informations en rapport avec une procédure visant à déterminer le niveau d’engagement thérapeutique. Les caractéristiques démographiques et médicales ont également été relevés afin de mettre en évidence des profils de patient susceptible de faire l’objet d’une limitation au sein des urgences. Cette étude a fait l’objet d’une déclaration à la CNIL.

 

Résultats : 1485 dossiers ont été analysés, 119 font mention d’une discussion autour d’une limitation des thérapeutiques actives (8%). Nous avons relevé qu’une argumentation est présente dans 93,3% des cas. Cependant, la recherche de la volonté n’est faite que dans 60,5% des cas et cette recherche n’est réalisée directement auprès du malade que pour 18,7% des procédures. La collégialité est respectée dans 63,5% mais n’inclue le médecin traitant que dans 1,2% des cas. Seulement 10,1% des procédures sont encadrées par un protocole.

L’âge moyen des patients concernés par une limitation des thérapeutiques actives est de 78 ans. Ils présentent plus fréquemment des antécédents de maladie grave notamment néphrologique, neurologique et oncologique ainsi qu’un déclin cognitif.

 

Conclusion : Si la qualité des procédures de limitation est globalement respectée, des axes d’amélioration sont relevables : optimiser la recherche de la volonté du malade, renforcer les liens entre les urgentistes et les médecins traitants ou spécialistes, familiariser les urgentistes à l’utilisation d’un protocole.

Antoine CAUGANT (Roubaix), Carole GODESENCE, Eric WIEL
15:00 - 16:00 #20997 - FC071 Evaluation du vécu des soignants dans les décisions de limitation et arrêt des thérapeutiques aux urgences.
Evaluation du vécu des soignants dans les décisions de limitation et arrêt des thérapeutiques aux urgences.

Introduction. Les décisions de limitations et d’arrêts des thérapeutiques concernent près de 80% des patients qui décèdent aux urgences et restent des décisions difficiles. Nous avons souhaité évaluer le vécu des soignants dans ces situations.

Méthode. Nous avons conduit une enquête auprès des soignants dans 10 services d’urgences. Un questionnaire anonyme a été envoyé par mail avec des questions fermées et semi-ouvertes à l’ensemble des soignants (médecins, infirmières, aides-soignants).

Résultats. Parmi les 735 soignants, 287 ont répondu (39.0%) dont 102 médecins, 143 infirmiers et 42 aides-soignants. 36,3% (102) des soignants ont déclaré être confrontés à ces situations au moins une fois par mois et 27,4% (77) au moins une fois par semaine. 13.6% (39) des soignants ont déjà reçu une formation théorique sur le sujet et cela concernait en majorité les médecins (76.9%). Concernant le processus décisionnel, les directives anticipées et la personne de confiance étaient plus souvent recherchées par les personnels médicaux que par les paramédicaux (respectivement 57.8% contre 16.1% pour les directives anticipées (p< 0.0001) et 50.0% contre 18.2% pour la personne de confiance (p< 0.0001). La réflexion collégiale impliquant au moins 2 médecins et 1 infirmier était perçue comme plus fréquente pour les médecins (57.8%) que pour les paramédicaux (47.6%). 17.7% (18) des médecins et 16.8% (24) des paramédicaux déclaraient avoir un lieu dédié à l’annonce.

Concernant leur ressenti, 31.7% (83) des soignants se déclarent plutôt mal à l’aise lors de l’annonce et 29.8% (81) dans la communication avec les proches alors que seulement 14.8% (39) étaient mal à l’aise lors du processus du décisionnel. La présence d’une procédure ne modifiait pas le vécu des soignants. Parmi les soignants non formés, 78.9% (213) des soignants expriment le besoin de formation sur ce sujet et de débriefing en équipe pour 79.1 % (205) d’entre eux. Enfin parmi les soignants qui n’avaient pas de procédure, 89.5% (102) expriment le besoin d’avoir une procédure standardisée dans ces décisions lorsqu’elle n’existe pas dans leur service.

Conclusion. Même avec une procédure standardisée, le vécu des soignants reste difficile dans les situations de communication et d’annonce. L’impact de formations spécifiques sur leur vécu reste à évaluer.

Soizic FRUGIER (Lyon), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Alexandra PEIRETTI, Bischoff MAGALI, Karim TAZAROURTE, Carlos EL KHOURY, Marion DOUPLAT
15:00 - 16:00 #21063 - FC072 Epidémiologie aux urgences des victimes de violences intrafamiliales. Influence d’une unité d'accueil des victimes.
Epidémiologie aux urgences des victimes de violences intrafamiliales. Influence d’une unité d'accueil des victimes.

Introduction: Les violences intra familiales et/ou conjugales sont un problème de santé publique, avec des conséquences humaines et médico-économiques importantes. Le dépistage des violences peut être dans certaines situations difficile, les victimes ne verbalisant pas toujours les faits. Les services d’accueil des urgences étant parfois le premier et seul recours aux soins des patients, il est important de mieux connaître les caractéristiques des victimes de violences qui s’y présentent afin d’en améliorer le repérage précoce.

Matériels et méthodes: Une étude rétrospective a été réalisée aux urgences du CHU du 01 janvier 2016 au 30 mars 2017. 112 patients âgés de plus de 15 ans ayant consulté à l’Unité Médico Judicaire (UMJ) et/ou Unité d’Accueil des Victimes (UAV) pour violences intra familiales et/ou conjugales ont été inclus. Dans la première partie du travail ont été déterminées les caractéristiques générales de la population étudiée, puis l’analyse des caractéristiques par sous-groupes de population. Secondairement, l’impact des différents facteurs présents avant le passage à l’UAV et/ou l’UMJ sur la déclaration initiale de violence ou non a été étudié. Enfin, l’influence de la consultation à l’UAV / UMJ sur la variabilité des caractéristiques épidémiologiques aux urgences a été analysée.

Résultats: La forme de violence verbale (OR 0,015 ; IC95% < 0,001-0,39) et l'entrée pour un motif traumatologique (OR 0,12; IC95% 0,01-0,73) s'ajoutent aux motifs d'entrée pluri-symptomatiques (OR 0,013; IC95% < 0,001; 0,13), et aux autres motifs (douleur, problème d’état général et motif médico-social) (OR 0,013; IC95% < 0,001-0,15) comme facteurs prédictifs indépendants d'une sous déclaration des violences aux urgences. L’UMJ et l’UAV ont une influence sur le profil des consultations aux urgences dans les deux années précédant et suivant le premier passage à l’UMJ et/ou l’UAV. Le nombre de consultations totales aux urgences diminue significativement après la première consultation à l’UMJ/UAV.

Conclusion: La nécessité de mettre en place un dépistage systématique ciblé sur ce type population pourrait permettre d’améliorer le repérage des violences aux urgences, comme le confirme la dernière recommandation élaborée par l’HAS sur le dépistage des violences. Orienter le patient vers une structure d’accueil des victimes telle que l’UAV et/ou l’UMJ, lorsque la violence est détectée dès les urgences, permet de diminuer le nombre de consultations de ces patients au décours.

Majda SOSEVIC (Brest), Jérôme DUCROCQ
Salles 234-235
16:00

Jeudi 15 octobre

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AM-04
16:00 - 17:30

Atelier Médecins 04
ECG de l’ischémie myocardique
Cardiologie - Autre, Physiologie

Coordonnateur : Frédéric ADNET (Bobigny)
Conférencier : Frédéric ADNET (Chef de service) (Bobigny)
• Reconnaître les signes d’ischémie myocardite à l’ECG en dehors du SCA ST+
• Reconnaître les ondes T d’ischémie précoce
• Connaître le s signes de Wellens,
• Reconnaître un ST ischémique
Salles 221-222-223

Jeudi 15 octobre

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AM-08
16:00 - 17:30

Atelier Médecins 08
A chacun sa douleur, à chacun son analgésie
Douleur Analgésie

Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
Conférenciers : Anna BOUCHARA (PH) (Aulnay-sous-Bois), Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Rouen)
Aborder la douleur aigüe en urgences en insistant sur
les terrains particuliers :
- douloureux chroniques
- grand âge
- grossesse
- pathologies psychiatriques
- insuffisants rénaux, hépatiques et respiratoires chroniques.
les situations particulières :
- difficultés d’accès au patient et milieux périlleux
- procédures douloureuses
les phénomènes d’hyperalgésie
les nouvelles voies d’administration
la gestion des opioïdes et leurs nouvelles limites d’utilisation.
Forme : Cas cliniques traités par les participants et discussion collégiale à la lumière de la littérature et des recommandations.
Propositions de protocoles.
Salle 351

Jeudi 15 octobre

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AMS-28
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants 28
Je fais une présentation et elle déchire !
Communication, Pédagogie, Enseignement, Formation

Coordonnateur : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Conférencier : Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny)
Améliorer la qualité des diapositives pour rendre sa communication percutante
Salle 353

Jeudi 15 octobre

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AMS-46 C
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants 46 C
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communications.
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Simulation

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Vincent BAREGE (médecin) (Rouen), Florent GACHET (soignant) (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 330-331-332-333

Jeudi 15 octobre

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AS-53
16:00 - 17:30

Atelier Soignants 53
Hémodynamique pratique : rappels physiopathologiques des états de choc, évaluation clinique, prise en charge et monitorage
Etat de choc, Evaluation Services d'Urgences, Physiologie

Coordonnateur : Arnaud DELAHAYE (Rodez)
Conférenciers : Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez), Laurent DUCROS (PH) (Toulon)
A partir de cas cliniques :
- Rappels physiopathologiques sur les états de choc
- Evaluation clinique et biologique au quotidien
- Pratique de prise en charge
- Approches et stratégie du monitorage
Salle 253

Jeudi 15 octobre

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CM13
16:00 - 17:30

Conférences Médecins
Un effet de mode ?
Thérapeutique, Parcours Jeunes

Modérateurs : Damien BARRAUD (médecin) (Metz), Yonathan FREUND (PUPH) (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Sitôt publié sitôt adopté? On reviendra sur l'historique de certaines entrées fracassantes dans notre pratique clinique, en discutant la pérénité de leurs indications. Les conflits d'intérêt ou la manipulation scientifique ont ils pu tromper les experts?
16:00 - 17:30 Oxygénothérapie à haut débit. Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, Belgique)
16:00 - 17:30 Méthoxyflurane. Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Nantes)
16:00 - 17:30 PCT. Patrick RAY (Pr) (Dijon)
16:00 - 17:30 AOD. Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Bruxelles, Belgique)
16:00 - 17:30 Acide tranexamique. Matthieu HEIDET (Médecin) (Créteil)
Amphi Bleu

Jeudi 15 octobre

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CMS04
16:00 - 17:30

Conférences Médico-Soignants
L’arrêt cardio respiratoire chez l’enfant, quoi de neuf en 2020 ?
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Pédiatrie, Parcours Jeunes

Modérateurs : Florence DUMAS (PUPH) (Paris), Alexia MOREIRA (infirmière puéricultrice) (Paris)
Coordonnateur : Alexia MOREIRA (Paris)
16:00 - 17:30 La prise en charge en pré hospitalier. Sébastien JULLIAND (Pédiatre) (Paris)
Les principales causes
Les dernières recommandations de l’ERC
Les chances de survies selon le no flow et le low flow
Le % de chance de récupération selon le délai d’administration de l’adrénaline etc.
16:00 - 17:30 Que faire quand « ça repart » (prise en charge de l’ACR récupéré). Mélina MOREIRA (IDE) (Vernon)
Quelle prise en charge ? Mode ventilatoire, soutien hémodynamique etc.
Y penser ! Au moment de techniquer, que ne faut-il pas oublier ?
Orientation, quel service receveur ?
16:00 - 17:30 L’aspect médico-légal de la mort inattendue du nourrisson. Céline FARGES (médecin) (Rennes)
Définir la MIN
Quelle prise en charge ? Présentation des missions des centres de référence.
Les problématiques du certificat de décès.
L’intérêt de l’autopsie médico-légale versus médico judiciaire, quand faire appel à l’IML ?
Amphi Havane

Jeudi 15 octobre

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TRM01
16:00 - 17:00

Table Ronde Médecins
Bien être au travail
Management, Profession, Métier

Modérateurs : Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris), Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Rennes)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
Où l’on abordera l’ensemble des mesures pour lutter contre la souffrance au travail en favorisant le bien être des soignants en utilisant les conseils des experts et les techniques de gestion de sommeil et de stress pour faire face au quotidien.
16:00 - 17:00 Comment être et rester heureux en Médecine d’Urgence. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Rennes)
16:00 - 17:00 Optimisation du sommeil. Nicolas PERSICO (PHC) (Marseille)
16:00 - 17:00 Gestion du stress et optimisation du potentiel. Marion TROUSSELARD (Pr) (Brétigny-sur-Orge)
Salle 241

Jeudi 15 octobre

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TRM11
16:00 - 17:30

Table Ronde Médecins
Session ANCESU
ARM, Pédagogie, Enseignement, Formation

Modérateurs : Gael GHENO (Médecin responsable de structure interne) (Annecy), Céline LONGO (RPPS : 10002530821) (Nantes)
Coordonnateur : Gael GHENO (Annecy)
16:00 - 17:30 CeFARM : bilan 8 mois après le lancement des centre de formation des ARM. Expérience de l'utilisation de la simulation téléphonique. Aude CHARLES (Médecin reponsable CESU 51) (Reims), Isabelle BORRACCIA (Iade enseignante CESU) (Strasbourg)
16:00 - 17:30 Emergency room versus escape room : utilisation du jeu pour l'exploitations des compétences non techniques. Benjamin TERRASI (Anesthésiste réanimateur) (Amiens)
16:00 - 17:30 L'urgentiste face aux nouveaux-nés : les clés d'une formation efficiente. Julien NAUD (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
Salle 242A

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CM01
16:00 - 17:00

Conférences Médecins
Les urgences hématologiques à ne pas rater
Thérapeutique

Modérateurs : Laurence ARROUY (PH) (Boulogne-Billancourt), Dr Thomas LEREDU (PH) (Versailles)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO-RAY (Paris)
Après avoir rappelé la méthode de lecture d'une NFS, nous reviendrons sur les principales urgences hématologiques qu'il convient de reconnaitre et de savoir gérer.
16:00 - 17:00 Lire une NFS. Quentin DELANNOY (CCA) (Paris)
16:00 - 17:00 Myélome : diagnostic et complications. Mehdi KHELLAF (Chef de service) (Paris)
16:00 - 17:00 Cytopénie en urgence (Purpura, thrombopénie, anémie hémolytique, ...). Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Paris)
16:00 - 17:00 Leucémie et lymphome. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Monaco, Monaco)
Salle 242B

Jeudi 15 octobre

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SI05
16:00 - 17:00

Session Interactive - Urgences'Tonic
Accouchement dystocique
Obstétrique / Gynécologie

Modérateur : Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
Coordonnateur : Stéphane TRAVERS (Paris)
Conférencier : Sybille GODDET-BETE (médecin) (Dijon)
Où l'on reverra les éléments clés de la prise en charge d'un accouchement et les conduites à adopter pour une équipe médicale non spécialisée devant différentes situations d'accouchements dystociques
Salle 243

Jeudi 15 octobre

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CM23
16:00 - 17:30

Conférences Médecins
Imagerie sans le radiologue
Imagerie radiologie, Parcours Jeunes

Modérateurs : Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris), Céline OCCELLI (Chef de Clinique Assistant) (Nice)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
Où l’on abordera les points essentiels et les pièges à éviter dans l’interprétation fine de l’échographie clinique des voies urinaires, du scanner cérébral, des radiographies pulmonaire et cervicale.
16:00 - 17:30 L’échographie clinique des voies urinaires. Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes)
16:00 - 17:30 Scanner cérébral. David LUIS (Chef de service) (Beauvais)
16:00 - 17:30 Radiographie du thorax. Dominique LAUQUE (PU-PH) (Toulouse)
16:00 - 17:30 Rachis cervical. Damien TOURDIAS (Praticien Hospitalier) (Langon</