Mardi 07 juin
08:00

Mardi 07 juin

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test
08:00 - 09:00

test
test

08:00 - 09:00 test. Laurent LECA (Test) (Marseille)
08:30

Mardi 07 juin

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PCW01
08:30 - 18:30

Pré-Cours Médecins Winfocus France
Les bases de l'échographie d'urgence (US Life Suport Basic Level 1 - USLS - BL1). J1 : premier contact, fenêtres principales

Modérateurs : Elise CARRIE (Urgentiste) (Mont-de-Marsan), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (poitiers)
Coordonnateur : Philippe PÈS (Nantes)
Conférenciers : Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Rabat, Maroc), Carmela GRACI (Médecin) (Milan, Italie), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Nantes), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Nantes), Noura ZAYAT (Praticien Hospitalier) (Nantes)
Public : Médecins, Jeunes de l'urgence
- Familiarisation avec l’outil échographique
- Connaître les principales indications de l’échographie en urgence ou en soins intensifs
- Définir et rechercher les images en sélectionnant les différentes fenêtres et incidences
Salle 252B

Mardi 07 juin

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PCW02
08:30 - 18:00

Pré-Cours Médecins Winfocus France
Evaluation hémodynamique avancée (WMTBE - More Than Basic). J1 : rappels et au delà...

Modérateurs : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Nantes), Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Nantes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
Conférenciers : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Stéphanie BRUNET (Pédiatre) (Paris), Nathalie DEGRÈZE (PRATICIEN HOSPITALIER) (Versailles), Hervé DUGA (Praticien hospitalier) (Lille), Ali KETTANI (Chef de service) (Rabat, Maroc), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Marseille), Lawrence A. MELNIKER (New York, Etats-Unis), Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Nîmes), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Saint-Jean de Luz)
Public : Médecins, Jeunes de l'urgence
- Se perfectionner en évaluation hémodynamique du patient critique grâce à l’outil échographique
- Définir et rechercher les images clés en sélectionnant les différentes fenêtres et incidences
- Connaitre les critères de qualité de ces fenêtres
- Développer l’habileté gestuelle et le raisonnement algorithmique (cas cliniques pratiques)
Salle 253
09:00

Mardi 07 juin

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PC02
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins
Interprétation d'ECG en situation d'urgence
Cardiologie - Autre

Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Rennes)
Conférenciers : Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny), Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Rennes)
- Permettre une approche synthétique de l'électro-physiopathologie utile à l'urgentiste
- Apprendre à reconnaître un SCA à partir de l’observation des anomalies ECG
- Conduire le participant à une meilleure sensibilité diagnostique, en particulier dans les formes difficiles
- Maîtriser la prise en charge thérapeutique qui découle de l’affirmation du diagnostic clinico-ECG du SCA.
Salles 224-225-226

Mardi 07 juin

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PC01
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins
Ventilation Non Invasive
Ventilation

Coordonnateur : François TEMPLIER (Angers)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (chef de pole Urgences/SAMU/MIR) (Besançon), François TEMPLIER (PH) (Angers), Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, Belgique)
- Connaître les principaux modes utilisés en VNI (CPAP et VS-AI-PEP).
- Comprendre leurs mécanismes d’action à la lumière de la physiopathologie de l'IRA
- Connaître leur rationnel d'utilisation aux urgences et en préhospitalier, ainsi que leurs contre-indications et complications
- Connaître les notions d'asynchronies patient - ventilateur et de PEPi
- Connaître les éléments techniques liés aux matériels de CPAP et de VS-AI-PEP pouvant avoir une conséquence clinique,
- Connaître et savoir choisir les différentes interfaces utilisables pour la VNI adaptée en urgence
- Savoir mettre en place, adapter et surveiller une CPAP et une VS-AI-PEP
Salles 320-321-322-323-324

Mardi 07 juin

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PC03
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médico-Soignants
Obstétrique pour les urgentistes
Obstétrique / Gynécologie

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Sybille GODDET (médecin) (Dijon), Gaëlle LE BAIL (ph) (Garches)
5 groupes de situations cliniques :
— accouchement impromptu extrahospitalier
— pathologies hypertensives de la grossesse
— traumatismes chez la femme enceinte
— hémorragies du 3ème trimestre et du postpartum immédiat
— transfert in utero pour pathologie de la grossesse

pour chaque item :
— rappeler les aspects physiopathologiques
— connaître les particularités en urgence pré et intra hospitalière
— acquérir les conduites à tenir diagnostiques et thérapeutiques

complété par quizz, 2 exercices de simulation sur mannequin haute-fidélité et plusieurs manipulations sur un bassin d’accouchement, des boîtiers d’estimation de dilatation du col utérin…
Salles 326-327-328
10:00

Mardi 07 juin

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JARM
10:00 - 18:00

Journée des Assistants de Régulation Médicale
ARM

Coordonnateur : Eric PERRET (Annecy)
10:00 - 18:00 Appel pour accouchement. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux), Ludovic RADOU (Superviseur - soignant) (Le Mans)
Accueillir l’appelant de façon adaptée et écouter la demande verbale et para verbale
Analyser l’environnement sonore et le contexte de l’appel
Identifier le contexte géographique
Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
Questionner avec précision pour obtenir les informations permettant de caractériser la situation
Utiliser les techniques de communication adaptées en fonction de l’appel, de l’appelant et de l’outil de communication
Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
Distinguer l’urgence à partir des indications recueillies
Hiérarchiser le degré d’urgence (à partir des scores existants : malinas / spia)
Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale (RM)
Déterminer les secours à engager avant régulation médicale
Donner les conseils en attendant la régulation médicale
Guider l’appelant pour une mise en œuvre des gestes d’urgence, dans le cadre de protocoles pré établis, dans l’attente de la régulation médicale
Transmettre au médecin régulateur les informations caractérisant la situation
Connaître les principes de l’organisation de la réponse opérationnelle
Connaître la terminologie en anglais.
10:00 - 18:00 Prise en charge d’un appel pour urgence respiratoire. Eric PERRET (ARM) (Annecy), Gael GHENO (Médecin chef de service) (ANNECY)
Accueillir l’appelant de façon adaptée
Ecouter la demande verbale et para verbale
Analyser le contexte de l’appel
Identifier les facteurs de gravité de la détresse respiratoire
Reconnaître le contexte géographique
Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
Utiliser les techniques de communication adaptées en fonction de l’appel, de l’appelant et de l’outil de communication
Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
Hiérarchiser le degré d’urgence
Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale suivant le référentiel du guide de la régulation médicale
Déterminer les secours à engager avant régulation médicale
Donner les conseils et guider l’appelant pour une mise en œuvre des gestes d’urgence, dans le cadre de protocoles pré-établis, dans l’attente de la régulation médicale
Faire au médecin régulateur des informations caractérisant la situation
Connaître les principes de l’organisation de la réponse opérationnelle (suivant le référentiel du guide de la régulation médicale)
Connaître la terminologie en anglais.
10:00 - 18:00 Reconnaître les signes de gravité lors d’un appel pour malaise au SAMU CENTRE 15. Gael GHENO (Médecin chef de service) (ANNECY), Christelle DUARTE (ARM) (Bordeaux)
Accueillir l’appelant de façon adaptée
Reconnaître le contexte géographique
Ecouter la demande verbale et para verbale
Etablir une relation permettant la mise en confiance de l’appelant
Savoir questionner pour analyser l’état clinique du patient (technique de l’ADCDE)
Identifier les facteurs de gravité du malaise
Adapter sa communication à la situation en gérant son stress et ses émotions
Hiérarchiser le degré d’urgence (savoir identifier un AC, un trouble de conscience, une dyspnée)
Identifier le niveau de priorisation de la Régulation Médicale
Déterminer les secours à engager avant régulation, et connaître les procédures de départ avant régulation.
Donner les conseils en attendant la régulation médicale et Guider l’appelant pour une mise en œuvre des positions d’attente,
Transmettre au médecin régulateur les informations caractérisant la situation
Connaître les principes de l’organisation de la réponse opérationnelle
Connaître la terminologie en anglais.
Salles 221-222-223
Mercredi 08 juin
08:00

Mercredi 08 juin

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PCW01bis
08:00 - 18:30

Pré-Cours Médecins Winfocus France
Les bases de l'échographie d'urgence (US Life Suport Basic Level 1 - USLS - BL1). J2 : intégration clinique et algorithmes

Modérateurs : Elise CARRIE (Urgentiste) (Mont-de-Marsan), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (poitiers)
Coordonnateur : Philippe PÈS (Nantes)
Conférenciers : Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Rabat, Maroc), Carmela GRACI (Médecin) (Milan, Italie), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Nantes), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Nantes), Noura ZAYAT (Praticien Hospitalier) (Nantes)
Public : Médecins, Jeunes de l'urgence
- Familiarisation avec l’outil échographique
- Connaître les principales indications de l’échographie en urgence ou en soins intensifs - Définir et rechercher les images en sélectionnant les différentes fenêtres et incidences
Salle 252B
08:30

Mercredi 08 juin

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PCW02bis
08:30 - 18:00

Pré-Cours Médecins Winfocus France
Evaluation hémodynamique avancée (WMTBE - More Than Basic). J2 : mise en application clinique

Modérateurs : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Nantes), Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Nantes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
Conférenciers : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Stéphanie BRUNET (Pédiatre) (Paris), Nathalie DEGRÈZE (PRATICIEN HOSPITALIER) (Versailles), Hervé DUGA (Praticien hospitalier) (Lille), Ali KETTANI (Chef de service) (Rabat, Maroc), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Marseille), Lawrence A. MELNIKER (New York, Etats-Unis), Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Nîmes), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Saint-Jean de Luz)
Public : Médecins, Jeunes de l'urgence
- Se perfectionner en évaluation hémodynamique du patient critique grâce à l’outil échographique
- Définir et rechercher les images clés en sélectionnant les différentes fenêtres et incidences
- Connaitre les critères de qualité de ces fenêtres
- Développer l’habileté gestuelle et le raisonnement algorithmique (cas cliniques pratiques)
Salle 253
08:45

Mercredi 08 juin

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CMS06
08:45 - 10:15

Conférence Médico-Soignants
L' ARM face aux S.SE... mission 007
ARM, Ambulanciers, Infirmier, Médecin

Modérateurs : Eric PERRET (ARM) (Annecy), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux)
Coordonnateur : Eric PERRET (Annecy)
08:45 - 10:15 Gestion d'une situation sanitaire exceptionnelle. Nathaly ACKERMANN (Arm) (Le Mans)
Organisation administrative au niveau zonal et départemental.
Caractéristiques des différents risques.
Modalités du dispositif ORSAN.
08:45 - 10:15 En SSE faut-il le 114 ? Vincent GAUTIER (Médecin) (Annecy), Adrien ALLARD (agent de régulation du 114 Grenoble) (Grenoble)
Le 114 : pourquoi, qui, et comment ?
Les perspectives d'usage dans le paysage actuel.
Avantages et inconvénients.
08:45 - 10:15 Régulation déportée. Gérard BLANCO (RESPONSABLE ARM CRRA SAMU 31) (Toulouse)
Formation des ARM.
Téléphonie péritéléphonie bureautique et matériels déployés.
Radio transmission, procédures et canaux utilisés.
Amphi Havane

Mercredi 08 juin

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CMS09
08:45 - 10:15

Conference Médico-Soignants
Tout sur la ventilation
Ventilation

Modérateurs : Thibaut DESMETTRE (chef de pole Urgences/SAMU/MIR) (Besançon), Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Angers)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
Où l'on présentera les modalités optimales de ventilation invasives et non invasives en Médecine d'Urgence. Comment éviter d'aggraver les lésions pulmonaires de son patient ventilé ?
08:45 - 10:15 Comment je ventile et transfère mon patient Covid. Lionel LAMHAUT (Responsable d'unité) (SAUV Life)
08:45 - 10:15 La ventilation protectrice. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Poitiers)
08:45 - 10:15 Intubation en séquence retardée. Damien VIGLINO (Praticien Hospitalier) (Grenoble)
08:45 - 10:15 La VNI : optimisation des réglages. François TEMPLIER (PH) (Angers)
Salle 241

Mercredi 08 juin

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CM11
08:45 - 10:15

Conférence Médecins
Je comprends comment ça fonctionne pour mieux traiter
Anaphylaxie, Cardiologie - Autre, Physiologie

Modérateurs : Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris), Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Lille)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
Où l'on présentera les mécanismes physiopathologiques de pathologie rare et moins rare et le lien pour améliorer sa prise en charge thérapeutique.
08:45 - 10:15 L'anaphylaxie. Eric CESARÉO (Praticien Hospitalier) (Lyon)
08:45 - 10:15 L’angio-oedeme à bradykinine. Nicolas JAVAUD (PU-PH) (Colombes)
08:45 - 10:15 L'ischémie reperfusion. Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Nancy)
08:45 - 10:15 L'insuffisance cardiaque. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Rennes)
Salle 251

Mercredi 08 juin

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CLM01
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Au coeur du métier
Profession - Métier

Modérateurs : Jean-François CIBIEN (Responsable relations supra-départementale) (Agen), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
08:45 - 10:15 #29073 - CP02 Photographie de la prise en charge de la douleur thoracique en préhospitalier et devenir à trois mois : registre RéDOT.
CP02 Photographie de la prise en charge de la douleur thoracique en préhospitalier et devenir à trois mois : registre RéDOT.

Introduction. La douleur thoracique est le premier motif d’intervention des équipes SMUR en France. Notre étude vise à décrire le parcours de soins de la douleur thoracique en préhospitalier et le devenir des patients à 3 mois après la sortie d’hôpital.

Matériel et méthode. Etude nationale observationnelle prospective multicentrique autorisée par la CNIL, portant sur les douleurs thoraciques prises en charge par les SMUR participants, en interventions primaires uniquement, entre le 15 et 30 juin 2021.

Résultats. 947 patients ont été inclus par 65 SMUR répartis sur 41 départements, parmi lesquels 399 (42.1%) pris en charge conjointement avec les sapeurs-pompiers. L’intervention a eu lieu au domicile dans 74.3% et en EHPAD dans 1.8% des cas. Le délai appel-arrivée du SMUR était de 24[17 ;32] min (6 valeurs manquantes), et le temps passé sur les lieux de 25[20 ;32] min (10 valeurs manquantes). Le premier numéro composé était le 15 dans 803 (84.8%) cas. L’âge médian était de 63[52 ;75] ans, 603 (63.7%) patients étaient des hommes. Les antécédents/facteurs de risques présents chez plus de 20% des patients étaient : l’hypertension artérielle (44.7%), l’obésité (33.2%), la coronaropathie (31.3%), la dyslipidémie (27.2%). Une échographie a été réalisée chez 37(3.91%) patients. Le diagnostic présumé était un SCA non sus-ST dans 286(30.2%) cas, un SCA sus-ST dans 173 (18.3%), une origine pariétale dans 151 (16.1%), une anxiété dans 107 (11.3%), une FA dans 31 (3.3%) cas. La dissection d’aorte n’a été suspectée que dans 31 (1.3%) cas. 512 (54.1%) patients ont été transférés aux urgences, 183 (19.3%) en USIC et 110 (11.6%) en salle de coronarographie. Le devenir à 3 mois est connu pour 870 (91.9%) patients, parmi eux 133 (15.3%) avaient été réhospitalisés et 3.3% (29) décédés.

Conclusion. Le registre RéDOT nous donne un aperçu précis sur le parcours de la douleur thoracique prise en charge en préhospitalier. Les analyses en cours sur la nature des traitements administrés et la corrélation des diagnostics présumés avec les diagnostics en sortie d’hôpital nous permettront d’analyser plus finement nos pratiques cliniques.



Ce travail a bénéficié d'un cofinancement des laboratoires AstraZeneca et Daiichy Sankyo
Carlos EL KHOURY (Lyon), Tahar CHOUIHED, Said LARIBI, Clément CLAUSTRE, Nicolas EYDOUX, Sandrine CHARPENTIER, Hervé HUBERT, Redot GROUPE
08:45 - 10:15 #29097 - CP03 Caractéristiques et survie des patients en arrêt cardiaque d'origine toxique.
CP03 Caractéristiques et survie des patients en arrêt cardiaque d'origine toxique.

Introduction: L’incidence des arrêts cardiaques extra-hospitaliers (ACEH)d’origine toxique augmente dans les pays développés. Il existe un manque de données sur les caractéristiques des patients et les taux de survie sont très hétérogènes en fonction des pays. Notre objectif est de comparer les données épidémiologiques et la survie entre les patients en ACEH d’origine toxique(T) et les ACEH non toxiques (NT).

Méthode: Étude rétrospective observationnelle, multicentrique. Nous avons identifié les patients en ACEH pris en charge par des SMURs à partir d’un Registre exhaustif d’ACEH entre le 15 mai 2011 et le 31 Décembre 2019. Les données sont recueillies à partir des fiches d’observation des SMURs et des contre-rendus d’hospitalisation des services de réanimation. Les critères d’Utstein étaient recueillis ainsi que la survie à la sortie de l’hôpital.

Nous avons comparé les caractéristiques des patients à l’aide des tests de Student ou Chi2 selon le cas. L’association de plusieurs variables avec la survie à la sortie de l’hôpital a été calculée à partir d’un modèle de régression logistique multivarié. Les résultats sont présentés par l’odds-ratio (OR) et son intervalle de confiance (IC) à 95%.

Résultats: Parmi les 37099 ACEH, 277 (1%) ACEHT ont été identifiés. Comparés aux patients ACEHNT, les patients présentant un ACEHT étaient souvent plus jeunes (48±16 ans pour les ACEHT vs 69±18 ans pour les ACEHNT (p<0,0001), avec une proportion plus importante de femmes (48% ACEHT vs 38% ACEHNT, p=0,0004). L’ACEHT survenait plus souvent au domicile (87% ACEHT vs 76% ACEHNT, p<0,0001) et présentait souvent un rythme initial non choquable (96% ACEHT vs 85% ACEHNT, p<0,0001). Une réanimation spécialisée a été tentée chez 219 (79%) patients ACEHT et 23202 (63%) patients ACEHNT (p<0,0001). Le taux de survie à la sortie de l’hôpital des patients en ACEHT était supérieur à celui des patients en ACEHNT (11% vs 5% respectivement, p < 0,0001). Dans le modèle multivarié incluant les patients ayant reçu une réanimation spécialisée, l’ACEHT comparé à l’ACEHNT était significativement associé à une meilleure survie à la sortie de l’hôpital (OR ajusté 3,6 (2,4-5,6), p<0,0001).

Conclusion: En utilisant un registre exhaustif d’ACEH, les ACEHT sont relativement peu fréquents par rapport aux ACEHNT, survenant plus souvent chez des femmes jeunes au domicile. La survie à la sortie de l’hôpital des ACEHT est meilleure que celle des ACEHNT, tout en prenant compte de plusieurs facteurs confondants


Raquel TENA SEMPERE (Paris), Clara BAUGE, Frankie BEGANTON, Thomas LOEB, Charlotte CHOLLET XEMARD, Daniel JOST, Xavier JOUVEN, Patricia JABRE
08:45 - 10:15 #29111 - CP04 Impact de l’épidémie de Covid sur l’attitude des témoins devant une personne en arrêt cardiaque - Etude PADREA.
CP04 Impact de l’épidémie de Covid sur l’attitude des témoins devant une personne en arrêt cardiaque - Etude PADREA.

Introduction

Les changements de mode de vie imposés par l’épidémie de COVID depuis Mars 2020 ont été majeurs. Nous nous sommes demandés s’ils avaient impacté la prise en charge des arrêts cardiaques par les témoins. 

Méthodes

Analyse des données de quatre SMUR prospectivement incluses dans le registre RéAC, avec contrôle d’exhaustivité

Inclusion : tous les ACEH du registre de 2013 à Juin 2021

Exclusion :  AC devant les secours

Critères de jugement : réanimation par les témoins (DSA et/ou MCE)

Analyse : comparaison des caractéristiques des patients (critères d’Utstein) et de l’attitude des témoins avant et après cette date

Résultats

6818 AC inclus : 4327 (63%) hommes et 2491 (37%) femmes, d’âge médian 66 (51-82) ; sans différence significative entre les deux périodes. L’AC était plus souvent au domicile (77% vs 74% ; p=0,01) depuis le début de l’épidémie.

Le taux de RCP par les témoins a significativement augmenté depuis le début de l’épidémie de 39% (N=2096 sur 5425) à 54% (592 sur 1393) (p=0,009). La survie était significativement augmentée (4% vs 7% ; p < 0,0001). Détails dans le tableau.

Conclusion

Contrairement à notre hypothèse, le taux de réanimation par les témoins a significativement augmenté depuis le début de l’épidémie. Probablement parce que le profil des patients a significativement changé. La mortalité s’en est trouvée diminuée.


Priscilia HSING (Bobigny), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Angélie GENTILHOMME, Philippe BERTRAND, Jacques METZGER, Meryl NGUYEN VAN TINH, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #29113 - CP05 Douleur thoracique atypique dans le SCA ST+ : ça fait vraiment mal !
CP05 Douleur thoracique atypique dans le SCA ST+ : ça fait vraiment mal !

Introduction

Environ 10% des patients avec un SCA ST+ ont une douleur atypique. Nous avons souhaité savoir dans quelle mesure cela affectait leur prise en charge préhospitalière.

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires)

Inclusion : tous les patients du registre de 2008 à 2019

Exclusion : secondaires

Analyse : âge, sexe, délais d’appel au SAMU et de premier contact médical (SMUR), décision et délai de désobstruction (angioplastie)

Critères de jugement :  (1) décision de désobstruction et (2) mortalité hospitalière

Test du Chi2 et de Wilcoxon-Mann-Whitney.

Résultats

21.059 patients inclus : 4.596 (22%) femmes et 16.374 (78%) homme, d’âge médian 61 (52-73) ans.

La douleur était atypique dans 2.462 (12%) cas ; plus souvent des femmes et des patients plus âgés.

Le délai médian douleur-appel était significativement plus long : 73 min vs 57 min ; p<0.0001.

La décision de désobstruction était significativement moins fréquente : 91% vs 95% ; p<0,0001.

La mortalité était significativement augmentée : 10,7% vs 4,8% ; p<0.0001.

Détails dans le tableau.

Conclusion

Les douleurs atypiques des SCA ST+ étaient plus fréquentes chez les femmes et les sujets plus âgés. L’alerte était retardée, le taux de décision de reperfusion diminué, mais le délai de prise en charge préhospitalière était préservé (le délai de 2 minutes étant cliniquement sans incidence). La mortalité était doublée.


Gaelle LE BAIL (Garches), Brice MOITEAUX, François DUPAS, Sophie BATAILLE, Daouda BA, Thevy BOCHE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #29120 - CP06 Délai d’ischémie et décision préhospitalière de reperfusion du syndrome coronaire aigu (SCA) ST+ : plus c’est long, moins c’est bon.
CP06 Délai d’ischémie et décision préhospitalière de reperfusion du syndrome coronaire aigu (SCA) ST+ : plus c’est long, moins c’est bon.

Introduction & objectif

Le taux de décision préhospitalière de reperfusion myocardique des SCA ST+ dépasse désormais 95% dans notre région (Eur J Emerg Med, 2019). Nous nous sommes demandés de quelle façon la durée d’ischémie influençait la décision de reperfusion.   

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2019

Exclusion : secondaires et données manquantes

Paramètres : sexe, âge, durée d’ischémie (heure de douleur - heure d’appel au SAMU) et décision de reperfusion myocardique (thrombolyse ou angioplastie)

Critère de jugement : taux de décision préhospitalière de reperfusion – analyse selon durée d’ischémie, par tranche de une heure. 

Test : Chi-deux et de Wilcoxon

Résultats

Sur 38.802 patients du registre, 28.458 ont été inclus : 22.195 (78%) hommes et 6.178 (22%) femmes, d’âge médian 61 (52-73) ans.

Taux moyen de décisions de reperfusion sur la période : 94%. Ce taux variait significativement (p<0,0001) selon la durée d’ischémie (de 91% à 96%) (Figure).  

Le taux de décision variait en fonction du moment de la journée (matin vs après-midi vs soir vs nuit) (p<0,0001)

Conclusion

La décision de reperfusion était significativement liée à la durée d’ischémie. Elle était maximum pour les ‘early presenters’. Favoriser une alerte précoce est un enjeu majeur. 


Julian MORO (LE CHESNAY), Marina LAFAY, Lionel LAMHAUT, Daouda BA, Marine SCANNIVINO, Mathieu HANF, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #29143 - CP07 Quel type de témoin permet une optimisation des chances de survie des victimes d’ACEH ?
CP07 Quel type de témoin permet une optimisation des chances de survie des victimes d’ACEH ?

Introduction : L’implication du témoin est essentielle pour assurer une réanimation et une défibrillation rapide. L’objectif de notre étude est d’évaluer le lien entre le type de témoin et les chances de survie des victimes d’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH).

Matériel et Méthode : Etude sur le RéAC entre 2011 et 2021. Nous comparons les patients par type de témoin (famille, secouriste, professionnel de santé (prof de santé) et autre).

Résultats : L’étude inclut 111064 patients parmi lesquels 67580 témoins sont des proches, 6295 des secouristes et 19078 des prof de santé. Une RCP était plus souvent réalisée par le témoin lorsqu’il est secouriste (91,6% vs 82,6% chez un prof de santé vs 37% chez un proche, p<10-3). Le délai médian de no-flow était plus élevé chez un témoin proche (10min vs 4min chez secouriste vs 5min chez prof de santé, <10-3) et une asystolie était plus observée (84,1% vs 70,8% chez un secouriste et 71,6% chez un prof de santé, p<10-3). Les résultats de survie sont disponibles sur la figure.

Discussion : Lorsque le témoin n’a pas de lien avec le patient, on observe plus de RCP, des délais no- et low-flow plus courts et moins d’asystolie. On remarque également que les chances de survie sont plus élevées dans ce cas.

Conclusion : Les témoins faisant partie de la famille sont les plus nombreux (60% des témoins) alors qu’ils sont les moins efficaces dans la prise en charge de l’ACEH. Il est important de miser sur la formation de masse du grand public.



Aucun
Martin LAFRANCE (Lille), Herve HUBERT, Christian VILHELM, François JAVAUDIN, Morgan RECHER, Valentine CANON, Gr RÉAC
08:45 - 10:15 #28891 - CP01 Symptômes d’un syndrome coronarien aigu en fonction du sexe du patient : une revue systématique de la littérature avec méta-analyse.
CP01 Symptômes d’un syndrome coronarien aigu en fonction du sexe du patient : une revue systématique de la littérature avec méta-analyse.

Introduction : La présentation clinique du syndrome coronarien aigu (SCA) est variable en fonction du sexe du patient, rendant son diagnostic difficile en particulier chez les femmes, connues pour présenter des formes non « typiques ». L’objectif principal de cette étude était d’étudier la symptomatologie des hommes et des femmes lors de la survenue d’un SCA.

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature puis une méta-analyse de ces études en utilisant la méthodologie PRISMA. Nous avons effectué une recherche dans deux bases de données, PubMed et COCHRANE, dans le but d'étudier les articles publiés entre le 01/01/2010 et le 04/02/2021, portant sur les symptômes cliniques du SCA en fonction du sexe. Toutes les études prospectives, rétrospectives, observationnelles et interventionnelles ont été incluses. Les critères d'exclusion étaient l'indisponibilité du texte complet, l'absence d'informations sur le diagnostic suspecté ou retenu de SCA, l'absence de distinction entre les hommes et les femmes, l'absence de description des symptômes ainsi que les rapports de cas. Nous avons exclu toutes les études qui ne répondaient pas à au moins un critère de qualité décrit ci-dessous. Les études publiées dans une langue autre que le français et l'anglais ont également été exclues.

Résultats : Quinze études prospectives ont été incluses, avec un échantillon total de 10 730 personnes. Lors d'une suspicion de SCA, les femmes présentaient plus de dyspnée, de douleurs au bras, de nausées et vomissements, de fatigue, de palpitations, de douleurs à l'épaule que les hommes, avec un RR (95%IC) de 1,13 [1,10 ; 1,17], 1,30 [1,05 ; 1,59], 1,40 [1,26 ; 1,56], 1,08 [1,01 ; 1,16], 1,67 [1,49 ; 1,86], 1,78 [1,02 ; 3,13] respectivement. Elles sont plus âgées de (95%IC) 4,15 [2,28 ; 6,03] ans que les hommes. Les résultats sont cohérents dans l'analyse du sous-groupe des SCA confirmés.

Discussion : Notre étude met en valeur une présentation différente basée sur le genre de l’individu qui présente un SCA. Des études plus approfondies sur la physiopathologie du SCA en lien avec les symptômes et le sexe du patient permettraient d’améliorer les connaissances sur cette pathologie.

Conclusions : Il existe une différence de symptomatologie du SCA en fonction du sexe du patient. Nos résultats ainsi que ceux d’autres études pourraient permettre à l’avenir la création d’un score d’aide à la décision en régulation des appels d’urgence.


Laure ABENSUR VUILLAUME (Metz), Martin CARDEILLAC, François LEFEBVRE, Pierrick LE BORGNE, Nicolas PESHANSKI
Salle 252A

Mercredi 08 juin

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AM02
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
ECG de l'ischémie myocardique
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA

Coordonnateur : Frédéric ADNET (Bobigny)
Conférencier : Frédéric ADNET (Chef de service) (Bobigny)
Reconnaître les signes ECG atypiques de l’ischémie myocardique
Salle 342B

Mercredi 08 juin

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AM08
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Comment réagir face à une plainte judiciaire ou ordinale
Médico-légal

Coordonnateur : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc)
Conférenciers : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Praticien Hospitalier) (Saint-Brieuc), Angélique WENGER (Avocat) (Paris)
A travers 2 ou 3 cas pratiqués inspirés de faits réels, issus de l’exercice aux urgences, en SMUR et en régulation, menés en dialogue avec les participants, sous forme de questions successives à choix multiples, appréhender la survenue d’une réclamation amiable, une plainte pénale ou ordinale, une assignation devant les juridictions civiles et administratives.
Connaître les étapes, les éventualités et comment s’y préparer.
Synthèse : Je fais l’objet d’une plainte ou d’une réclamation : quoi faire ? quoi éviter ?
Salle 343

Mercredi 08 juin

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AM11 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Vertige aux Urgences
Physiologie

Coordonnateur : Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
Conférenciers : Nicolas CHAUSSON (Neurologue) (Corbeil-Essonnes), Pierre JAMMES (Kinésithérapeute) (Montady), Yacine LAMARCHE VADEL (Medical Consultant) (Fontainebleau)
-identifier vertiges-vrais et faux-vertiges
-jeu de tri des vertiges centraux et vertiges périphériques
-faire la synthèse des 5 principaux vertiges aux urgences
-élaborer son examen clinique face à un patient vertigineux
-atelier pratique des manœuvres de provocation et libération des otolithes
Salle 352A

Mercredi 08 juin

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AMS31 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Accouchement inopiné hors maternité
Obstétrique / Gynécologie

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Sybille GODDET (médecin) (Dijon), Nathalie LAURENCEAU (Cadre supérieure sage-femme) (Toulouse)
Décrire la mécanique obstétricale et l’installation d’une parturiente pour un accouchement impromptu hors maternité.
Présenter la préparation du matériel pour la maman et pour le bébé.
Exposer le déroulement d’un accouchement eutocique par voie basse.
Expliquer les gestes à faire et ceux à ne pas faire.
Faire réaliser les gestes aux participants.
Exposer les 4 gestes qui sauvent un siège.
Décrire la prise en charge de base d’un nouveau-né né à domicile (réanimation exclue).
Rappeler les recommandations nationales (actualisation SFMU SFAR CNGOF fin 2021) spécifiques à cette situation.
Salle 353

Mercredi 08 juin

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CS01
08:45 - 10:15

Conférence Soignants
Crash and furious !
Aide Soignant, Ambulanciers, ARM, Infirmier, Médecin

Modérateurs : Yann COEN (Ambulancier SMUR) (Brest), Aurélien LANDIÉ (IDE SMUR/REA) (Rodez)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Brest)
08:45 - 10:15 Accident de la route et sécurité : faire un état des lieux en France (rapport de la situation). Gilles THIERCÉ (ADE) (Angoulême)
Faire un historique des accidents dans notre pays, état des lieux (mortalité, lésions...).
Nommer les causes (vitesse, horaire, âge, alcool...) des AVP.
Parler du cas particulier des UMH.
08:45 - 10:15 Biomécanique et accidentologie. Hervé GUILLEMOT (PH) (Douarnenez)
Présenter la biomécanique et ses outils.
Comment comprendre les mécanismes lésionnels par une analyse du véhicule.
Nommer les résultats obtenus en sécurité grâces aux systèmes techniques qui ont été mis en place dans nos voitures.
08:45 - 10:15 Quel monitorage pour le patient traumatisé grave. Christian CARIOU (IDE) (Brest)
Expliquer le monitorage adulte : Cardio et thermique, respiratoire, neurologique, biologique.
Aborder les cas particulier : Femme enceinte et pédiatrie.
Présenter le monitorage en milieu difficile (mer, montagne).
Salle Maillot
09:15

Mercredi 08 juin

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CE02
09:15 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
La Médecine d'Urgence : de la création aux perspectives
Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier

Modérateurs : François BRAUN (Chef de Service et de pôle) (Metz), Patrick GOLDSTEIN (chef du pole urgence du CHU de Lille) (Lille), Eric TENTILLIER (responsable qualité SAMU SMUR) (Bordeaux)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
La Médecine d'Urgence est jeune et en plein mouvement. Un des fondateurs de notre spécialité viendra nous expliquer sa genèse et nous donnera son point de vue sur son avenir.
09:15 - 10:15 La Médecine d'Urgence : de la création aux perspectives. Pierre CARLI (Chef de Service) (Paris)
Amphi Bleu

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TRM02
09:15 - 10:15

Table Ronde Médecins
PMO
Communication, Ethique, Médico-légal

Modérateurs : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille), Marc GIROUD (Médecin régulateur) (CERGY PONTOISE)
Coordonnateur : Dr Mélanie ROUSSEL (Rouen)
L'urgentiste face au prélèvement multi-organes, pour quel patient faut-il l'envisager ? Quand et comment j'en discute avec la famille ? Quel prise en charge à mettre en oeuvre dans cette situation ?
09:15 - 10:15 Quand j'y pense ? Dr Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Rouen)
09:15 - 10:15 Quel abord des proches ? Benoît AVERLAND (Adjoint au directeur) (Roubaix)
09:15 - 10:15 Quelle réanimation d'organe ? Julien CHARPENTIER (Médecin) (Paris)
Salle 242A

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SIS01
09:15 - 10:15

Session Intéractive Quiz
Les pièges de l'ECG, saison 2.

Modérateur : Perrine JOLIBOIS (infirmiere) (Besançon)
Coordonnateur : Perrine JOLIBOIS (Besançon)
Conférenciers : Hélène DAGAT (infirmière) (Besançon), Marc SMOUNYA (Infirmier) (Besançon)
Salle 242B

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SI05
09:15 - 10:15

Session Interactive - Quiz
Dermatologie : « C’est quoi ces boutons ? »
Dermatologie

Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Paris)
Où l'on s'interrogera sur les lésions dermatologiques fréquentes et/ou graves que l'on peut rencontrer aux urgences
09:15 - 10:15 Dermatologie : « C’est quoi ces boutons ? ». Camille HUA (médecin) (Créteil)
Salle 243

Mercredi 08 juin

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CMS10
09:15 - 10:15

Conférence Médico-Soignants
Iatrogénie aux Urgences
Thérapeutique

Modérateurs : Mikaël MARTINEZ (Chef de pôle) (Montbrison), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Où l'on présentera les situations à risque de iatrogénie aux Urgences, des exemples concrets seront présentés et les moyens de prévenir ces risques seront énumérés.
09:15 - 10:15 Quelles situations à risque ? Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Nantes)
09:15 - 10:15 Quels événements déclarer ? Jean-Luc CRACOWSKI (PU-PH) (Grenoble)
09:15 - 10:15 Comment la prévenir ? Aurelie DAUMAS (PU-PH) (Marseille)
Salle 342A

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CM36
09:15 - 10:15

Conférence Médecins - Session Commission Recherche
"Dark Side" de la recherche
Qualité, Recherche

Modérateurs : Frédéric BALEN (Médecin) (Toulouse), Said LARIBI (PU-PH, chef de pôle) (Tours)
Coordonnateur : Chloé GERBAUD-COULAS (Lyon)
Où l'on abordera le côté "obscur" et méconnu de la recherche : le financement, le risque de fraudes et les revues prédatrices
09:15 - 10:15 Money money money : le financement. Tabassome SIMON (médecin) (Paris)
09:15 - 10:15 Jurassic World : revues prédatrices. Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
09:15 - 10:15 "Publish or Perish". Herve MAISONEUVE (Consultant) (Paris)
Salle 351
10:15 Pause et visite de l’exposition technique
10:20

Mercredi 08 juin

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UD01
10:20 - 10:30

CLARIUS MOBILE HEALTH EUROPE
Ultrasonographie - Echographie

Améliorez les résultats et le flux de patients grâce à l'échographie sans fil haute résolution.
Clarius HD3 vous offre la clarté d'image dont vous avez besoin pour un diagnostic sûr.
10:20 - 10:30 3ème génération d'échographes sans fil et ultra-portables. Rudy MEIJER (CLARIUS MOBILE HEALTH)
Espace Urgences Démo
10:30

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UD02
10:30 - 10:40

POSOS

POSOS identifie instantanément les risques iatrogéniques à partir d’un scan d’ordonnance aux urgences.
En plus d’accélérer le temps d’admission, il fait accéder directement aux alternatives plus adaptées de l’établissement.
10:30 - 10:40 POSOS. Emmanuel BILBAULT (POSOS)
Espace Urgences Démo
10:50

Mercredi 08 juin

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UD21
10:50 - 11:00

REVINAX

"Actes de soins généraux, chirurgicaux, anesthésies ou soins d'urgence et AFGSU :
REVINAX met à votre disposition une collection exclusive, riche de plus de 90 tutoriels immersifs, accessibles 24h/24 et 7j/7 et consultables en mode 3D avec un casque de réalité Virtuelle ou un cardboard comme en 2D depuis votre smartphone ou tablette."
10:50 - 11:00 Tutoriels immersifs Urgences AFGSU en réalité virtuelle. Maxime ROS (REVINAX)
Espace Urgences Démo
11:00

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CM27
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Qualité de vie au travail : il y a urgence ?
Management, Organisation Services d'Urgences, Qualité

Modérateurs : Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris), Eric TENTILLIER (responsable qualité SAMU SMUR) (Bordeaux), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
Où l’on apportera les clés pour répondre à la problématique de la qualité de vie au travail ainsi aider le soignant à repérer les stigmates de l’épuisement professionnel et les méthodes de gestion de stress mais également définir les pistes d’amélioration dans le cadre du management et l’organisation des services
11:00 - 12:30 Comment repérer les stigmates de l’épuisement professionnel ? Pierre-Géraud CLARET (PU-PH) (Nîmes)
11:00 - 12:30 Quelles méthodes de gestion de stress aux Urgences ? Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Paris)
11:00 - 12:30 Bien être au travail : quel management ? Eric REVUE (Chef de Service) (Paris)
11:00 - 12:30 Impact de l'organisation du service. Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
11:00 - 12:30 Questions / Réponses. Jérome CLARET, Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Paris), Eric REVUE (Chef de Service) (Paris), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Amphi Bleu

Mercredi 08 juin

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CM37
11:00 - 12:30

Conférence Médecins - Session commune SFMU/SRLF
Urgences vitales onco-hémathologiques
Etat de choc, Ethique, Infectiologie - Sepsis

Modérateurs : Chloé GERBAUD-COULAS (PH) (Lyon), Patrick RAY (Pr) (Dijon)
Coordonnateur : Chloé GERBAUD-COULAS (Lyon)
Une session conjointe avec la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) permettant de développer les urgences hématologiques, leur diagnostique, leur orientation et leur prise en charge initiale.
11:00 - 12:30 Aplasie fébrile. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Monaco, Monaco)
11:00 - 12:30 Syndrome thoracique drépanocytaire. Mehdi KHELLAF (Chef de service) (Paris)
11:00 - 12:30 Micro angiopathie thrombotique. Raphael CLERE-JEHL (MCU-PH) (Strasbourg)
11:00 - 12:30 Progrès récents et implication éthique. Elie AZOULAY (Médecin) (Paris)
Amphi Havane

Mercredi 08 juin

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CM43
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
CA SFMU
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Recherche

Modérateurs : Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux), Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Angers)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
La Médecine d'Urgence est une spécialité jeune et en perpétuelle mutation. Le Conseil d'Administration de la SFMU vous invite à venir y réfléchir ensemble.
11:00 - 12:30 Structures d’urgences et Service d’accès aux soins : une évolution inévitable ? Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon)
11:00 - 12:30 Quelles évolutions pour notre société savante dans 10 ans ? Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Paris)
11:00 - 12:30 Comment attirer les jeunes à adhérer à notre société savante ? Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Lille)
11:00 - 12:30 L’évolution de la recherche en Médecine d'Urgence depuis 10 ans : d'où vient on ? Où va-t-on? Yonathan FREUND (PUPH) (Paris)
Salle 241

Mercredi 08 juin

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CM04
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Valoriser l'échographie aux Urgences
Pédagogie - Enseignement - Formation, Recherche, Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris)
Coordonnateur : Jérôme BOKOBZA (Paris)
Où nous discuterons des différents aspects de l'échographie clinique autour de sa promotion et de sa valorisation.
11:00 - 12:30 Protocoles de coopérations. Riad JREIGE (PH) (Montpellier)
11:00 - 12:30 Cotation de l'acte ? Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes)
11:00 - 12:30 Comment enseigner ? Florence DUPRIEZ (Médecin) (Bruxelles, Belgique)
11:00 - 12:30 Recherche clinique. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Montpellier)
Salle 242A

Mercredi 08 juin

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SI02
11:00 - 12:00

Session Interactive - Quiz
Ventilation difficile aux Urgences
Jeunes

Coordonnateur : Xavier COMBES (Bordeaux)
Où l'on présentera les principales situations cliniques de ventilation mécanique difficile en situation d'urgences et où l'on proposera des réglages du ventilateur adaptés à ces situations
11:00 - 12:00 Ventilation difficile aux Urgences. Damien VIGLINO (Praticien Hospitalier) (Grenoble)
Salle 243

Mercredi 08 juin

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CM21
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Prise en charge ambulatoire ?
Cardiologie - Autre, Gastro-entérologie, Neurologie, Triage

Modérateurs : Dr Abdo KHOURY (PRATICIEN HOSPITALIER) (Besançon), Dominique PATERON (Chef de pole) (Paris)
Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Paris)
Où l'on discutera les situations permettant de prendre en charge les patients en ambulatoires
11:00 - 12:30 L'hémorragie digestive. Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Paris)
11:00 - 12:30 L'accident ischémique transitoire ? Richard MACREZ (MCU PH médecine d’urgence) (Caen)
11:00 - 12:30 L'embolie pulmonaire. Pierre-Marie ROY (PUPH) (Angers)
11:00 - 12:30 La syncope. Judith GORLICKI (Médecin) (Bobigny)
Salle 251

Mercredi 08 juin

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CLM07
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Sonde d'Or
Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Frédéric BALEN (Médecin) (Toulouse), Matthieu HEIDET (Médecin) (Créteil)
11:00 - 12:30 #28974 - CP08 Courbe d’apprentissage de la coupe échographique trachéo-œsophagienne après une formation en e-learning. Etude TUBEXECHO.
CP08 Courbe d’apprentissage de la coupe échographique trachéo-œsophagienne après une formation en e-learning. Etude TUBEXECHO.

Introduction

L’échographie trachéo-œsophagienne est une technique alternative à la capnographie et autres techniques, pour confirmer la position endotrachéale de la sonde d’intubation. Dans les études publiées, les opérateurs étaient des experts.

Objectif : déterminer la courbe d’apprentissage de l’échographie trachéo-œsophagienne pour des opérateurs novices.

Méthodes

Étude prospective monocentrique incluant des volontaires, médecins et I(A)DE d’un SMUR.

Apprentissage théorique en e-learning de courte durée. Deux ateliers pratiques sur volontaire sain à plus d’un mois d’intervalle.

Critères de jugement : (1) obtention de la coupe trachéo-œsophagienne, chronométrée et validée par l’investigateur expert par la vision de l’artefact de déglutition demandée au volontaire et (2) différence entre les deux ateliers et selon l’expérience antérieure de l’opérateur (a déjà utilisé un échographe ou non).

Résultats

32 opérateurs inclus : 18 (56%) hommes et 14 (44%) femmes, d’âge moyen 38 (+10) ans, 11 (34%) médecins séniors, 7 (22%) juniors, 6 (19%) internes, 5 (16%) IDE et 3 (10%) IADE.

Courbe d’apprentissage : voir la figure.

Lors du deuxième atelier, le temps d’acquisition était inférieur à celui du premier atelier (p < 0,02, test ANOVA mixte). Il n’y avait pas de différence selon l’expérience de l’opérateur.

Conclusion

À la suite d’un court apprentissage en e-learning, les opérateurs obtenaient rapidement la coupe trachéo-œsophagienne, quel que soit leur expérience, et sans désapprentissage.



Aucun
Paul-Georges REUTER (Garches), Chris BALLOUZ, Thomas LOEB, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:30 #29017 - CP09 Compétences en échographie d'urgences: inspection par le mannequin haute-fidélité.
CP09 Compétences en échographie d'urgences: inspection par le mannequin haute-fidélité.

Introduction: L’utilisation d’un mannequin échographique haute-fidélité (MHF) est un outil pédagogique important pour l’apprentissage de l’Extended focused assessment with sonography for trauma (eFAST). Cette étude observationnelle menée en simulation avait pour but d’utiliser les capacités évaluatives du MHF pour mesurer le niveau de maîtrise de l’examen eFAST dans une population ciblée.

Matériel et Méthode: Parmi 50 internes en fin de cursus de DES-MG formé à l’échographie, 18 ont été sélectionnés de façon randomisée. Après avoir répondu à un questionnaire sur leur pratique au cours de leur formation, ils ont été évalués par le MHF sur trois exercices différents, permettant d’apprécier le maniement de la sonde, la capacité à obtenir les coupes standard de l’eFAST et la capacité à résoudre un cas clinique de traumatisé grave (incluant l’analyse supplémentaire de la veine cave inférieure, de l’aorte et de la coupe cardiaque apicale). Les paramètres analysés par le MHF (temps de réalisation des exercices, qualité d’acquisition des coupes, scores informatisés, taux de bonnes réponses au questionnaire) ont été recueillis pour chaque participant. L’objectif primaire de cette étude était de contrôler la maîtrise de l’eFAST dans cette population, et l’objectif secondaire était d’évaluer l’influence de la pratique sur les résultats obtenus, avec deux groupes de pratique : < 100 et > 100 échographies réalisées au cours de la formation.  

Résultats: Le temps d’acquisition des coupes standards de l’eFAST était de 4,4 min en moyenne pour tous les participants, et > 5 min pour six d’entre eux. Lors de la réalisation du cas clinique, les coupes étaient jugées optimales dans 100%, 80% et 50% des cas, respectivement pour les coupes de l’eFAST, de l’aorte et de la coupe cardiaque. Le temps moyen de réalisation de l’exercice avec les coupes complémentaires était de 11,2 min. Une pratique régulière permettait d’obtenir de meilleurs résultats sur l’exercice de dextérité (score 69 vs 59, p < 0,05), dans un meilleur temps de réalisation (4,8 vs 9,4 min p < 0,01) sans différence significative sur la qualité de réalisation l’eFAST et sa mise en application à un cas clinique.

Conclusion: Cette étude a confirmé la maîtrise de l’eFAST dans la population étudiée. Le MHF semble être un outil intéressant pour contrôler son acquisition, permettant de révéler certaines insuffisances (maniement de la sonde, temps de réalisation des exercices), pouvant être associées à un manque de pratique.



Aucun
Ariireva LEMOINE (PARIS), Camille BRENET, Stéphane TRAVERS, Pierre PASQUIER, Marion LAHUTTE-AUBOIN, Maxime AURIAN, Paul-Vincent MARTIN
11:00 - 12:30 #29021 - CP10 ECHOVID : intérêt de l'utilisation de l'échographie pulmonaire dans l'orientation aux urgences des patients atteints ou suspects COVID-19.
CP10 ECHOVID : intérêt de l'utilisation de l'échographie pulmonaire dans l'orientation aux urgences des patients atteints ou suspects COVID-19.

Introduction : L’échographie pulmonaire est un outil accessible et non invasif pour évaluer les pneumopathies. De fait, la participation pulmonaire de l’infection SARS-CoV-2 questionne l’intérêt de l’échographie dans sa prise en charge. Si quelques études suggèrent que l’échographie peut aider au diagnostic ou au pronostic des patients infectés par le COVID-19, la littérature reste hétérogène sur la capacité pronostique.

 

Objectif : Nous faisons l’hypothèse que le score LUS fait à l’entrée aux urgences, sur 8 champs pulmonaires, peut prédire l’évolution clinique jusqu’au 28e jour.

Matériel et méthode : Nous avons mené une étude prospective de 332 patients, entre le 19 mars 2020 et le 28 avril 2020 dans 8 services d’accueil des urgences en France. Les patients de 18 ans ou plus et ayant une infection COVID-19 suspectée ou confirmée étaient éligibles et ont passé un examen échographique. Le score LUS sur 8 champs pulmonaires (sur 24 points, chaque champ noté entre 0 et 3) a été coté par des experts ou des néoformés, en aveugle de l’examen clinique.

Le critère de jugement principal était le décès toute cause, l’intubation orotrachéale ou l’admission en soins intensifs des patients inclus. Les critères de jugement secondaire étaient la performance du score LUS à prédire la sévérité de l’atteinte scanographique, et l’accord entre les scores LUS d’un néoformé et d’un expert.

 

Résultats : L’évolution clinique a été collectée pour 328/332 patients : 13 (4%) sont décédés, 16 (4.9%) ont eu une ventilation invasive, 28 (8.5%) ont été en soins intensifs. 90% (27.4%) ont été hospitalisés en salle, et 181 (55.2%) sont retournés au domicile. Le score LUS moyen était de 4.9 ± 6.4. L’association entre le score LUS et le critère de jugement principal était optimale pour un seuil ≥6, soit une ASC (aire sous la courbe) à 0.83 (sensibilité 84.2% ; spécificité 76.4%). Le score LUS, avec un seuil à 7, a montré une association avec la sévérité scanographique (ASC 0.84, sensibilité 77.2%, spécificité 83.7%). Il existait une bonne concordance entre les scores LUS d’un néoformé et d’un expert avec un score kappa à 0.85 (95% CI 0.69-1.00).

 

Conclusion : Le score LUS semble performant pour prédire une dégradation clinique et peut ainsi participer à stratifier la sévérité des cas COVID-19.



Je déclare n'avoir aucun conflit d'intérêt.
Fabien LE VAN (Paris), Anthony CHAUVIN, Maxime GAUTIER, Cédric GIL-JARDINÉ, Sylvain BENENATI, Mikaël MARTINEZ, Jérôme BOKOBZA
11:00 - 12:30 #29027 - CP11 Validation d’un curriculum de formation ciblé en échocardiographie ECMU 2 afin d’identifier les profils hémodynamiques des patients en défaillance cardio-pulmonaire.
CP11 Validation d’un curriculum de formation ciblé en échocardiographie ECMU 2 afin d’identifier les profils hémodynamiques des patients en défaillance cardio-pulmonaire.

Introduction : La Société Française a édité récemment les niveaux de compétences en échocardiographie clinique (ECMU 1 : « Basic » ; ECMU 2 : « Advanced »). L’objectif de ce projet est de tester un curriculum de formation académique permettant à des médecins urgentistes d’acquérir le niveau échocardiographique ECMU 2.

Méthodes : Deux phases d’enseignement ont été définies (Figure 1) : enseignement théorique ciblé avec tutorat puis supervision au lit du patient (environ 30 échocardiographies par période). Sur les 2 phases, les médecins urgentistes étaient évalués par méthode de concordance kappa (versus expert) sur leur compétence dans l’identification des profils hémodynamiques : hypovolémie, insuffisance VG ou VDt (et biventriculaire), hyperkinésie avec vasoplégie et profil normal.

Résultats : Quatre médecins urgentistes ont participé à la 1ère phase puis 2 médecins ont poursuivi jusqu’au niveau ECMU 2. Au total, 162 patients ont été évalués (Phase 1: âge=70±15 ans, SOFA=5.0±3.1, mortalité=36% ; Phase 2: âge=73±14 ans, SOFA=3.4±2.0, mortalité=18%). Au terme de la phase 1, la concordance globale avec l’expert était de 0,66 (IC 95% : 0.4 - 0.72). En phase 2, la concordance globale était de 0,88 (IC 95% : 0,76-0,98) avec 88% des indices Doppler mesurés.

Conclusion : Nous proposons un programme de formation académique ciblé permettant aux médecins urgentistes d’acquérir avec une excellente performance les compétences niveau 2 tel que recommandé par la SFMU.



Aucun conflits d'intérêt.
Arthur BAISSE, Jean SAVATIER, Lise Marie HUOT, Marcela OTRANTO, Coralie LACORRE, Aloïse BLANCHET, Rafaela PIRAS, Thomas LAFON (Limoges)
11:00 - 12:30 #29108 - CP12 Impact de l’utilisation de l’échographie « point of care » sur la durée de séjour aux urgences dans la prise en charge de la colique néphrétique (Étude ECHOLINE CHRONO).
CP12 Impact de l’utilisation de l’échographie « point of care » sur la durée de séjour aux urgences dans la prise en charge de la colique néphrétique (Étude ECHOLINE CHRONO).

Introduction: La fréquentation des urgences est croissante. La colique néphrétique (CN) est un motif fréquent de consultation. Sa prise en charge (PEC) peut être longue en raison des temps d’attente cumulatifs des examens paracliniques. Réaliser une échographie précoce lors d’une CN permettrait de raccourcir la durée de séjour du patient.

Méthode: Une étude prospective interventionnelle a été réalisée aux urgences de l’hôpital Saint Vincent de Paul pendant 9 mois. Les patients présentant une CN sans critères de complication étaient inclus. Ils étaient randomisés dans deux groupes : un témoin avec une PEC usuelle et un expérimental bénéficiant d’une échographie par l’urgentiste pendant l’examen clinique. La durée de séjour globale a été comparée. La durée entre chaque étape de la PEC a été analysée pour déterminer les facteurs allongeant le séjour. La satisfaction de la PEC par le patient ainsi que la pertinence de l’échographie par l’urgentiste ont été recherchées. Cette analyse est intermédiaire à 4 mois.

Résultats: L’analyse comprenait 36 patients, dont 19 dans le bras expérimental, et 17 dans le bras témoin. La durée moyenne de séjour était de 233.3 minutes dans le bras témoin et 296.5 minutes dans le bras expérimental. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes (p=0.86). Les délais moyens étaient relevés entre l’arrivée au SAU et le premier contact médical puis entre le premier contact médical et la réalisation du bilan biologique et de la BU, les résultats de bilan, la réalisation du scanner, l’avis urologique, la clôture médicale. Concernant ces durées, il n’y avait aucune différence significative (p≥0,23). La satisfaction du patient était de 39.2/50 dans le bras témoin et de 41.1/50 dans le bras expérimental. Elle ne variait pas significativement (p=0.46). Concernant l’échographie par l’urgentiste, la sensibilité était de 80%(IC95=[28.4;99.5]) et la spécificité était de 76.9%(IC95=[46.2;95]). La VPP était de 57.1%(IC95=[18.4; 90.1]) pour une VPN de 90.9%(IC95= [58.7;99.8]).

Conclusion: L’échographie par l’urgentiste n’impacte pas sur la durée de séjour chez les patients présentant une CN. Il n’y a pas de différences significatives dans les différents délais de PEC. La satisfaction des patients est bonne et identique dans les deux groupes. Les urgentistes ont une technique échographique satisfaisante. L’analyse reste intermédiaire et des résultats significatifs pourraient être obtenus dans notre analyse finale.


Priscilla NGUYEN (Lille), Hervé DUGA, Amélie VROMENT
11:00 - 12:30 #29127 - CP13 Évaluation de la fraction d’éjection du ventricule gauche aux urgences par un nouvel outil d’évaluation automatique d’un échographe de poche : Étude de reproductibilité.
CP13 Évaluation de la fraction d’éjection du ventricule gauche aux urgences par un nouvel outil d’évaluation automatique d’un échographe de poche : Étude de reproductibilité.

Évaluation de la fraction d’éjection du ventricule gauche aux urgences par un nouvel outil d’évaluation automatique d’un échographe de poche : Étude de reproductibilité

 

Introduction : Les recommandations préconisent l’utilisation de l’échocardiographie en médecine d’urgence dans des contextes de dyspnée, hypotension ou douleur thoracique. L’évaluation de la FEVG est un des objectifs de base. La technique d’évaluation de référence est l’évaluation visuelle. Elle est décrite comme soufrant d’une reproductibilité inter-observateur médiocre. Un nouvel outil est disponible sur un échographe de poche : l’évaluation automatique de la FEVG. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la reproductibilité inter-évaluateur de la mesure automatique de la FEVG avec un échographe de poche.

 

Matériel et Méthode : Étude de reproductibilité d’une méthode de mesure, prospective, monocentrique, en simple aveugle ; incluant patient majeur consultant aux urgences pour dyspnée, douleur thoracique ou hypotension. Il était réalisé par un premier médecin expert une première échocardiographie en coupe 4 cavités avec la sonde cardiaque de l’appareil d’échographie de poche. Il était alors estimé de manière visuelle puis automatique la FEVG. Un second médecin, expert également, réalisait la même tâche. Ensuite, une seconde coupe était réalisée par les deux médecins, en aveugle l’un de l’autre, réévaluant une nouvelle fois, la FEVG de manière visuelle et automatique. 

 

Résultats : 80 patients, 30 (37%) femmes, d’âge médian 61 [43 ; 72] ans ont été inclus. L’analyse du critère de jugement principal a pu être effectuée sur 56 (80%) patients. La reproductibilité inter-évaluateur de la mesure automatique de la FEVG était très mauvaise (concordance à 0,17 [-1,11 ;0,41]) et ce indépendamment de la qualité de l’image. La reproductibilité intra-évaluateur de la mesure automatique de la FEVG était mauvaise (concordance à 0,34 [0,17 ;0,49]). La concordance inter-évaluateur de la FEVG visuelle était de 0,89 [0,82 ; 0,93], donc assez bonne. Elle était de 0,96 [0,97 ; 0,98], donc excellente, pour la reproductibilité intra-évaluateur. L’évaluation visuelle a pu être réalisée pour 79 patients (99% IC95% [96% ; 100%]) et pour 63 patients (79% IC95% [69% ; 87%]) pour l’évaluation automatique. 

 

Conclusion : Cette étude montre une concordance inter-évaluateur de la FEVG automatique mesurée avec un échographe de poche très mauvaise. Celle de l’évaluation visuelle est bonne. 



Aucun
Manon DUEZ (Nimes), Xavier BOBBIA, Pierre Géraud CLARET
11:00 - 12:30 #29216 - CP14 Prévalence et valeur pronostique de la dysfonction diaphragmatique échographique chez les patients admis aux urgences pour une pneumopathie à SARS-CoV-2.
CP14 Prévalence et valeur pronostique de la dysfonction diaphragmatique échographique chez les patients admis aux urgences pour une pneumopathie à SARS-CoV-2.

Introduction : La dysfonction diaphragmatique (DD) est la diminution de la capacité du diaphragme à assurer seul le maintien de la capacité vitale. Cette DD est fréquente en médecine d’urgence et associée à une augmentation du recours à la ventilation mécanique (VM)Le recours à la VM dans les formes sévères de COVID-19 montre l’importance d’identifier des outils prédictifs simples. Il a été observé la présence de lésions diaphragmatiques et des centres respiratoires chez les patients infectés à SARS-CoV-2L’échographie du diaphragme est un outil simple et reproductible d’évaluation au lit du patient. L’objectif de cette étude est d’étudier la prévalence de la DD chez les patients admis aux urgences pour détresse respiratoire (DR) à SARS-CoV-2 et l’impact pronostique de cette DD diagnostiquée par la mesure échographique de l’excursion diaphragmatique (ED) sur le recours à la VM, l’admission en USI et les durées de séjour.

Méthode : Cette étude prospective observationnelle a été menée sur 3 centres de février 2020 à avril 2021. Les patients présentant une DR avec une infection documentée à SARS-CoV-2 ont été inclus. L’ED a été mesurée et moyennée sur 3 cycles respiratoires consécutifs, et définie par une ED<1cm chez l’homme et <0,9cm chez la femmeNous avons utilisé une régression logistique pour prédire le devenir du patient et le test de Fisher pour les comparaisons entre les groupes.

Résultats : 104 patients d’âge moyen de 72 ans, dont 72% d’hommes ont été inclus, parmi lesquels 35 avec une pneumopathie à SARS-CoV-2 ont été analysés. La prévalence observée de DD était de 57% (n=20/35). Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative entre les patients avec et sans DD sur lrecours à un support ventilatoire (75% vs 46% ; p=0,44). Parmi les patients présentant une DD 80% ont été admis en USI contre seulement 40% des patients sans DD (p=0.16). La durée de VM était augmentée de 7 jours chez les patients avec DD (p=0,18).

Conclusion : La DD est fréquente à l’admission chez les patients présentant une détresse en lien avec une pneumopathie à SARS-CoV-2 et représente 57% des patients. La présence de cette DD n’a pas été retrouvée comme associée de façon significative au recours à la VM ou à l’admission en USI bien qu’il semble exister une tendance à l’admission en USI et à l’allongement de la durée de VM. Ces observations nécessitent la mise en place d’études avec des effectifs plus larges avant d’être confirmées ou infirmées.



Aucun
Ryan HINDY (Paris), Matthieu DANIEL
11:00 - 12:30 #29225 - CP15 Corrélation entre l'hypoxémie et le Lung Ultrasound Score dans le syndrome interstitiel aux urgences: Une étude prospective physiologique.
CP15 Corrélation entre l'hypoxémie et le Lung Ultrasound Score dans le syndrome interstitiel aux urgences: Une étude prospective physiologique.

IntroductionLes Syndromes Interstitiels (SI) pulmonaires, fréquents aux urgences, mènent à une diminution de l’aération pulmonaire et secondairement à l’hypoxémie. La PaO2 rapportée à la FiO2 est obtenue par la réalisation d’une gazométrie artérielle, méthode invasive et douloureuse. Le Lung UltraSound Score (LUSS) permet d’évaluer l’aération pulmonaire. Il s’agit d’une méthode échographique donnant une gradation de 0 à 3 pour 6 zones pulmonaires sur chaque hémi-thorax. Une corrélation entre le rapport PaO2/FiO2 et le LUSS pourrait devenir un outil intéressant pour extrapoler l’impact d’un SI pulmonaire sur l’hématose. 

Matériel et Méthode : Cette étude physiologique, prospective, multicentrique s’est déroulée  du 01 avril au 30 août 2021. Elle évalue la corrélation entre la PaO2/FiO2 et le LUSS de patients adultes se présentant avec une dyspnée aigue aux urgences. Les patients pour lesquels une indication de gazométrie artérielle était posée par le clinicien en charge ont été considérés pour l’inclusion. Les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive ou de pathologies responsables de syndrome interstitiel chroniques ont été exclus. Après signature d’un consentement et dans un délai maximal de dix minutes après la réalisation de la gazométrie, un investigateur indépendant réalisait un LUSS et rapportait la présence d’épanchements pleuraux. Les patients avec un LUSS < 2 ont été secondairement exclus.   Un échantillon de 161 patients (IC 95% et rho 0,6) a été déterminé pour un coefficient de corrélation selon Pearson.

Résultats : 162 patients ont été inclus. Une corrélation linéaire négative significative entre la PaO2/FiO2 et le LUSS (p < ,0001) a été mise en évidence avec un coefficient de corrélation de -0,4860. La présence d’épanchement pleuraux n’a pas montré d’influence significative sur la corrélation entre la paO2/FiO2 et le LUSS (p=0,07) . 

 

Conclusion : La présence d’une corrélation significative entre la PaO2/FiOet le LUSS pourrait diminuer le recourt à la gazométrie artérielle pour les patients des urgences souffrant d’un SI pulmonaire aigu et améliorer leur confort.  Ceci devrait être exploré dans une étude comparant des mesures répétées de la PaO2/FiO2 et du LUSS pour un même patient.



Pas de conflit d'intérêt
Eleonore VASSEUR (Bruxelles, Belgique), Gauthier MOUREAU, Antoine FASSEAUX, Laurent PEYSKENS, Felix GENDEBIEN, Frederic THYS, Florence DUPRIEZ
Salle 252A

Mercredi 08 juin

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AMS ARM48
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Régulation des Urgences Psychiatriques au Samu
ARM, Psychiatrie

Coordonnateur : Igor OUSS (Bondy)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (ARM) (Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Bondy)
Objectif général :
Identifier le risque de passage à l'acte auto ou hétéro agressif ou d’accident dans les situations psychiatriques.
Objectifs pédagogiques :
Prendre en compte les particularités relationnelles de l'appelant et la sémiologie afin d'identifier les situations d'urgence et de choisir la décision optimale.
Méthode pédagogique :
L'atelier sera conduit à partir de simulations d'appels par un acteur. Les appels seront pris en charge par les auditeurs, séquencés, argumentés par le groupe. Enfin les experts théoriseront les aspects de communication interpersonnelle et en parallèle les items sémiologiques et les critères de décision.
Salle 342B

Mercredi 08 juin

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AMS ARM45 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Simulation en régulation pédiatrique
ARM, Régulation

Coordonnateur : Julien NAUD (Bordeaux)
Conférenciers : Elisabeth DAUSSAC (TOULOUSE), Christelle DUARTE (ARM) (Bordeaux), Julien NAUD (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
Programme de simulation interprofessionnel avec patient standardisé pour améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge par les ARM et les médecins régulateurs d’un appel pour un enfant présentant une urgence vitale :
- reconnaître les critères de gravité chez l’enfant
- proposer la (ou les) réponse(s) les plus adaptées
- guider par téléphone la réalisation de gestes d’urgence
- communiquer avec un appelant en contexte de stress et d’urgence
Les mises en situation sont réalisées en mode SAS et utilisent le logiciel Exos®.
Salle 343

Mercredi 08 juin

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CM42
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Rester Up to date
Communication, Profession - Métier, Jeunes

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Paris), Justin OUTREY (Praticien hospitalier) (Besançon)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
La formation initiale comme continue évolue avec l'aire du numérique. Nous présenterons les méthodes pour rester à jour de ces connaissances avec des méthodes et sources fiables.
11:00 - 12:30 Utiliser les réseaux sociaux pour s'informer. Maxime GAUTIER (Praticien hospitalier) (PARIS)
11:00 - 12:30 Blog, Podcast, Vlog. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Rennes)
11:00 - 12:30 Le e-learning. Charles Henri HOUZE-CERFON (Praticien hospitalier) (Toulouse)
Salle 351

Mercredi 08 juin

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AM11 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Vertige aux Urgences
Physiologie

Coordonnateur : Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
Conférenciers : Nicolas CHAUSSON (Neurologue) (Corbeil-Essonnes), Pierre JAMMES (Kinésithérapeute) (Montady), Yacine LAMARCHE VADEL (Medical Consultant) (Fontainebleau)
-identifier vertiges-vrais et faux-vertiges
-jeu de tri des vertiges centraux et vertiges périphériques
-faire la synthèse des 5 principaux vertiges aux urgences
-élaborer son examen clinique face à un patient vertigineux
-atelier pratique des manœuvres de provocation et libération des otolithes
Salle 352A

Mercredi 08 juin

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FC01
11:00 - 12:00

Flash communications
Arrêt Cardiaque
Cardiologie - Autre

Modérateur : Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
11:00 - 12:00 #28917 - FC01-01 Association entre la survie après un arrêt cardiaque relatif à une activité sportive et la réanimation de base par témoin : revue systématique de la littérature et méta-analyse.
FC01-01 Association entre la survie après un arrêt cardiaque relatif à une activité sportive et la réanimation de base par témoin : revue systématique de la littérature et méta-analyse.

Introduction L’arrêt cardiaque relatif à une activité sportive (AC-S) est toujours un évènement traumatisant. La réanimation cardio-pulmonaire (RCP) par tout témoin en cas d’AC-S semble être un facteur pronostic primordial associé à une survie avec bon pronostic neurologique.  L’objectif de cette étude est d’évaluer l’association entre la survie après un AC-S et les facteurs suivants : la présence de témoin, le massage cardiaque par témoin et l’utilisation du défibrillateur automatique externe (DAE) par témoin.

Matériel et Méthode Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature et une méta-analyse pour synthétiser les données. La recherche d’articles parus jusqu’au 31 juillet 2021 inclus a été effectuée, sans restriction de langue, dans de nombreuses bases.Les critères de sélection des études étaient : (1) résultats concernant l’une des trois interventions (1a) présence ou non de témoin (1b) massage cardiaque ou pas par témoin, (1c) utilisation ou non du DAE par témoin (2) rapportant la survie (3) et présentant des données originales. Seules les études répondant aux trois critères ont été incluses. Les données ont été extraites indépendamment par deux auteurs. Le critère de jugement principal retenu était la survie.

Résultats Au total, 28 études ont été incluses. Les résultats de la méta-analyse avec effet aléatoire a montré un bénéfice significatif dans les trois groupes (niveau de preuve modéré) : présence de témoin (OR, 2.55 [95% CI, 1.48-4.37]; I2=25%; 9 études), massage cardiaque par témoin (OR, 3.84 [95% CI, 2.36-6.25]; I2 = 54%; 23 études) et utilisation du DAE par témoin (OR, 5.25 [95% CI, 3.58-7.70]; I2 = 16%; 19 études).

Discussion Cette étude est la première méta-analyse quantifiant l’impact de la RCP par le témoin dans les AC-S. La force de notre étude est d’apporter une estimation robuste de l’effet de la RCP par le témoin sur la survie en cas d’AC-S. Cependant, la qualité de la RCP et la relation entre le nombre de choc et la survie n’ont pas pu être évaluées.

Conclusion Cette méta-analyse suggère que chez les patients victimes d’AC-S, la présence de témoin, le massage cardiaque par le témoin et l’utilisation du DAE par le témoin ont tous les trois un effet bénéfique multiplié par 2, 3 et 5 sur la survie respectivement. Ces résultats mettent en valeur l’importance de l’intervention du témoin et encourage les pays à développer leur politique de formation au secourisme et l’installation de DAE dans les places publiques de sport.


Laurianne MICHELLAND (Montfermeil), Mohammad MURAD, Mark VAN DER BROEK, Alain CARIOU, Jean Philippe EMPANA, Eloi MARIJON, Xavier JOUVEN, Patricia JABRE
11:00 - 12:00 #28952 - FC01-02 Pronostic neurologique après un arrêt cardiaque extra-hospitalier en cas d’arrivée retardée des premiers secours.
FC01-02 Pronostic neurologique après un arrêt cardiaque extra-hospitalier en cas d’arrivée retardée des premiers secours.

INTRODUCTION : L’objectif de notre étude est d’évaluer l’effet d’un délai d’arrivée des premiers secours non médicalisés tardif (supérieur ou égal à 20 minutes) sur la survie à 30 jours avec un pronostic neurologique favorable (score CPC à 1 ou 2) après la survenue d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH). Nous nous sommes également intéressés à l’influence de la réalisation d’une réanimation cardiopulmonaire (RCP) par le témoin sur cette relation.

METHODES : Il s’agit d’une étude observationnelle et multicentrique à partir du registre prospectif des AC du RENAU entre 2015 et 2020. Les critères d’exclusion étaient la survenue de l’ACEH devant les secours professionnels, l’absence de témoin, l’absence de tentative de réanimation médicale, et les données manquantes sur le délai d'arrivée des secours.

RESULTATS : Au total, 3410 patients ont été inclus, dont 2883 avec un délai d’arrivée des premiers secours inférieur à 20 minutes et 527 avec un délai supérieur ou égal à 20 minutes. En analyse univariée, un délai d’arrivée des secours inférieur à 20 minutes était significativement associé à une augmentation de la survie à 30 jours avec un pronostic neurologique favorable (p < 0,01), ainsi qu’à une augmentation de la survie à 30 jours, de la survie à la sortie de l’hôpital, et de la survenue d’une récupération d’activité cardiaque spontanée (RACS). En analyse multivariée, une réponse des premiers secours inférieure à 20 minutes restait significativement associée à une augmentation de la survie à 30 jours avec pronostic neurologique favorable, avec un Odds Ratio ajusté à 2,26 (IC 95% [1,30 – 3,91]). La survie avec pronostic neurologique favorable diminuait de façon proportionnelle avec l’augmentation du délai d’arrivée des secours, dès 5 minutes. Cet impact du délai d’arrivée des secours n’était plus statistiquement associé à la survie avec bon devenir neurologique en l'absence de RCP réalisée avant l'arrivée des secours.

CONCLUSION : Un délai d’arrivée des premiers secours tardif est associé à une baisse de la survie à 30 jours avec pronostic neurologique favorable. La réalisation d’une RCP par le témoin reste associée à la survie avec bon pronostic neurologique, même en cas d’arrivée tardive des premiers secours. 


Céline VIGNERON (Grenoble), Nicolas SEGOND, Cécile RICARD, Gérald VANZETTO, Hélène DUHEM, Richard LANGLOIS, Julien TURK, Guillaume DEBATY
11:00 - 12:00 #28966 - FC01-03 Utilisation des Anti-Arythmique dans la Réanimation médicale de l’Arrêt Cardiaque extra-Hospitalier : les études ne changent pas la pratique ! Etude AARACH.
FC01-03 Utilisation des Anti-Arythmique dans la Réanimation médicale de l’Arrêt Cardiaque extra-Hospitalier : les études ne changent pas la pratique ! Etude AARACH.

Introduction

En 2016, une étude (Kudenchuk, NEJM, Mai 2016) n’a pas montré de bénéfice à l’utilisation d’amiodarone ni de lidocaïne (vs placebo) dans la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC). Il nous a semblé que, depuis, leur utilisation avait diminué.

Objectif

Evaluer l’impact de cette étude sur la pratique des urgentistes

Méthodes

Source : données de 4 SMUR issues du registre RéAC

Inclusion : tous les AC, de 1er Janvier 2013 à 30 Novembre 2021

Paramètres : genre, âge, cause de l’AC (médicale ou non), rythme initial (asystole, FV ou rythme sans pouls) décision de réanimation, utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone, lidocaïne) et d’adrénaline, reprise d’une activité cardiaque et survie hospitalière.

Critère de jugement : utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone ou lidocaïne)

Analyse : avant vs après publication (Mai 2016) (test de Khi2)

Résultats

7735 AC : 4908 (63%) hommes et 2827 (37%) femmes, d’âge médian 66 (51-82) ans

Le taux de décisions de réanimation (55%), de RACS (20%) et survie à J30 (5%) ne différaient pas en les deux périodes. Le recours aux anti-arythmiques (amiodarone et/ou lidocaïne) (8%) n’a pas diminué après 2016 (Tableau).

Conclusion

La publication, en 2016, d’une étude négative sur le bénéfice des anti-arythmiques n’a pas significativement modifié la pratique (comme elle n’a pas modifié les recommandations !), contrairement à notre impression.


Meryl NGUYEN (Bobigny), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Angélie GENTILHOMME, Philippe BERTRAND, Jacques METZGER, Priscilia HSING, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #29029 - FC01-04 Stratégie d’abord veineux dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) dans la vraie vie : voie veineuse périphérique (VVP) ou voie intra-osseuse (VIO) - Etude COAC.
FC01-04 Stratégie d’abord veineux dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) dans la vraie vie : voie veineuse périphérique (VVP) ou voie intra-osseuse (VIO) - Etude COAC.

Introduction

La voie intra-osseuse (VIO) est de plus en plus utilisée dans la réanimation de l’ACEH (URGENCES 2016) alors qu’elle semble associée à moins bon pronostic que la voie veineuse périphérique (VVP) (Zhang, Resuscitation, 2020).

Objectif

Identifier les déterminants du choix entre VIO et VVP dans l’ACEH

Méthodes

Etude prospective, observationnelle, multicentrique (8 SMUR) de Janvier 2020 à Novembre 2021

Inclusion : tout ACEH ( > 18 ans) avec pose d’une VV

Exclusion : VV en place à l’arrivée du SMUR

Questionnaire (20 items) en ligne ou sur papier : caractéristiques du patient, critères d’Utstein, critères de choix en VVP et VIO, conditions de mise en place dont opérateur, site, temps, succès et complications précoces

Critères de jugement : (1) ratio VVP/VIO et (2) taux de succès respectifs, 1er choix et critères de choix de la VIO

Résultats

384 patients inclus, 262 (68%) hommes et 122 (32%) femmes, âge médian : 65 (55-75) ans

VVP en 1ère intention 356 (93%) fois et VIO 28 (7%) fois

Succès à la 1ère tentative : 71% (N=251) pour la VVP et 96% (N=27) pour la VIO

VIO utilisée en 2ème intention une seule fois

VIO en tibial proximal dans 20 (71%) cas, en huméral dans 6 (22%) cas et ailleurs dans 2 (7%) cas 

Opérateur : infirmier pour 348 (98%) VVP et 26 (93%) VIO

Critères ayant présidé au choix d’une VIO dans le tableau

Conclusion

La VIO n'était pas une voie de recours. Elle était posée par les infirmiers. Le taux de succès était très élevé. Ce choix semblait surtout dicté par la faisabilité.


Isabelle SCHILTZ (Paris), Hélène DUHEM, Clotilde CAZENAVE, Jean-Baptiste DEBRETAGNE, Adrien GOLDSTEIN, Céline OCCELI, Ahmed SOUAYAH, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #29035 - FC01-05 Poids du médecin dans la décision de ‘Termination’ de la réanimation d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH). Etude TERMINATOR.
FC01-05 Poids du médecin dans la décision de ‘Termination’ de la réanimation d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH). Etude TERMINATOR.

Introduction

La décision d’interrompre une réanimation (‘termination of resuscitation’, TOR) en ne débutant pas de réanimation spécialisée est prise de façon empirique.

Postulat : le médecin, par lui-même, a un poids significatif dans cette décision.

Méthodes

Données prospectives (Utstein) de quatre SMUR

Critères connus comme liés à la décision de TOR : âge, sexe, dépendance, fin de vie, antécédents (cinq catégories), rythme initial, no-flow, low-flow, RACS avant SMUR et présence d’un témoin

Critères de jugement : (1) effet de la variable ‘médecin’ et (2) estimation de son poids dans la décision de TOR

Méthode originale : recherche de l’existence d’un effet avec un ‘generalized linear model’ et un ‘generalized linear mixed model’ par méthodes de bootstrap paramétrique. Evaluation du poids des variables par méthode des pseudo-R2

Validation du modèle par six analyses spécifiques

Résultats

5,144 ACEH pris en charge par 173 médecins analysés

62% de la décision de TOR expliquée par les variables fixes et 6% par l’effet ‘médecin’ : 68% de la décision expliquée par les variables incluses au modèle (Figure)

Le reste (32%) : approximations du modèle, variables non relevées, non incluses au modèle et erreurs résiduelles

Modèle validé par les six analyses

Conclusion

Le médecin a un rôle déterminant dans la décision de TOR – comparable au no-flow !

Cette méthode, jamais utilisée en médecine pour étudier l’existence un effet non mesurable directement ouvre la porte à de nombreuses voies de recherche.


Thomas LAURENCEAU (Paris), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Laurence MARTINEAU, Jacques METZGER, Pierre NADIRAS, Julie MICHEL, Quentin MARCOU, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #29041 - FC01-06 Réanimation des patients âgés et très âgés en arrêt cardiaque : optimisme fondé ou rite funéraire ? Etude REPATAC.
FC01-06 Réanimation des patients âgés et très âgés en arrêt cardiaque : optimisme fondé ou rite funéraire ? Etude REPATAC.

Introduction

Fixer les limites de la pertinence de la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC) est un défi majeur, particulièrement pour les patients âgés voire très âgés. Nous avons souhaité évaluer l’impact de l’âge sur la décision des témoins et de l’équipe de SMUR de réanimer. 

Méthodes

Source : données prospectives de 4 SMUR issues du registre RéAC, de Janvier 2013 à Novembre 2021

Inclusion : tous les AC

Exclusion : aucune

Paramètres : critères d’Utstein

Critères de jugement : (1) défibrillation ou massage cardiaque par témoin et (2) réanimation SMUR par décade d’âge à partir de 70 ans.

Résultats

6818 AC : 4329 (63%) hommes et 2489 (37%) femmes dont 1199 (18%) 70-79 ans, 1362 (16%) 80-89 ans et 540 (6%) de 90 ans et plus 

L’AC à domicile et de cause médicale augmentaient significativement avec l’âge

Le taux de RCP par les témoins diminuait significativement avec l’âge, dans une faible proportion

Le délai d’alerte au SAMU ne variait pas significativement avec l’âge

Le taux de réanimation par le SMUR diminuait significativement avec l’âge, dans une forte proportion alors que la durée de no-flow était très modérément allongée (2 minutes)

Détails dans le tableau

Conclusion

Les gestes de réanimation initiés par les témoins étaient peu affectés par l’âge du patient. Les décisions de réanimation par le SMUR l’étaient grandement alors que les principales caractéristiques des patients varient dans de faibles proportions. 


Maeva DIOP (Bobigny), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Philippe BERTRAND, Jacques METZGER, Priscilia HSING, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #29142 - FC01-07 Un témoin formé aux gestes qui sauvent est un témoin qui optimise les chances de survie des victimes d’arrêts cardiaques extrahospitaliers.
FC01-07 Un témoin formé aux gestes qui sauvent est un témoin qui optimise les chances de survie des victimes d’arrêts cardiaques extrahospitaliers.

Introduction : L’European Resuscitation Council (ERC) encourage dans ses dernières recommandations de 2021 le développement de masse des formations aux gestes qui sauvent pour le grand public.

L’objectif de notre étude est d’évaluer l’impact de ces formations en termes de survie pour les victimes d’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH).

Matériel et Méthode : Etude sur le RéAC entre le 01/07/2011 et le 01/09/2021. Nous comparons les patients lorsque le témoin était formé aux gestes qui sauvent vs non formé, la même comparaison a été réalisée uniquement lorsque le témoin entreprenait une RCP.

Résultats : Notre étude inclut 2944 patients, parmi lesquels 2381 (80,9%) avaient un témoin formé aux gestes qui sauvent et 563 (19,1%) avaient un témoin non formé. Dans le groupe des témoins formés, les AC étaient moins d’origine médicale (83,5% vs 88,8%, p=0,002). Les témoins étaient moins souvent des membres de la famille (37,3% vs 59,9%, p<10-3), entreprenaient plus souvent une RCP (55,9% vs 49,9%, p<10-3). Une RCP était moins souvent réalisée par le SMUR (77,8% vs 82,2%, p=0,025), les délais médian de no-flow et low-flow étaient statistiquement plus faibles (3min vs 6min, p=0,025 et 30min vs 33min, p<10-3 respectivement), le rythme cardiaque à l’arrivée du SMUR était moins souvent asystolique (69,5% vs 73,2%, p=0,011) et de l’adrénaline était moins souvent administrée (67% vs 72,1%, p=0,024). En termes de survie, les taux de RACS et de survie à J0 étaient plus élevés lorsque le témoin était formé (33,1% vs 27,4%, p=0,011 et 29,9% vs 23,8%, p=0,005 respectivement). Les taux de survie à J30 n’étaient pas statistiquement différents.

Lorsqu’une réanimation était entreprise par un témoin formé, les taux de RACS et de survie à J0 étaient plus élevés (39,4% vs 32,2%, p=0,011 et 36,1% vs 28,3%, p=0,004 respectivement). Les taux de survie à J30 ne sont pas statistiquement différents.

Discussion : Lorsque le témoin est formé aux gestes qui sauvent, il entreprend plus souvent une RCP et diminue les délais de no- et low-flow, ce qui réduit le nombre d’asystolie à l’arrivée du SMUR. De plus, lorsqu’une réanimation est engagée par le témoin, la formation de ce dernier augmente les chances de survie du patient.

Conclusion : Le développement de ces formations en masse est nécessaire pour permettre d’optimiser les chances de survie des victimes d’ACEH. Des études s’intéressant aux formations permettant la meilleure rétention d’information seraient nécessaires.



Aucun
Martin LAFRANCE (Lille), Herve HUBERT, Christian VILHELM, François JAVAUDIN, Morgan RECHER, Valentine CANON, Gr RÉAC
11:00 - 12:00 #29182 - FC01-08 10 ans du registre électronique des arrêts cardiaque, le RéAC : les chiffres clefs.
FC01-08 10 ans du registre électronique des arrêts cardiaque, le RéAC : les chiffres clefs.

Introduction : La première étape pour améliorer les pratiques à moindre coût est de créer un registre. C’est ainsi que le RéAC a été créé dans le cadre de l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). L’objectif de cette étude est de faire un point, 10 ans après la création de RéAC, sur les différentes évolutions en termes d’ACEH.

Matériel et méthodes : Etude descriptive sur le RéAC entre 07/2011 et 07/2021. Les patients en rigidité cadavérique ont été exclus.

Résultats : En 10 ans, 119137 patients ont été inclus dans le RéAC (65,9% d’hommes, âge médian de 69 ans). Au cours du temps, les délais d’arrivée du SMUR et des sapeurs-pompiers sont stables (19 et 9 min). Le No-Flow augmente (de 6 à 11 min) et le low-flow est stable (entre 27 et 30 min). L’utilisation de la voie intraosseuse (IO) s’est largement déployée tandis que l’utilisation d’adrénaline ou l’intubation ont des taux stables. Les autres résultats sont sur la figure.

Discussion : En 10 ans, les politiques ont beaucoup misé sur le témoin dans la prise en charge de l’ACEH. On observe une augmentation de son implication qui reste néanmoins faible. Le SMUR applique les recommandations avec notamment l’utilisation de l’IO. Les taux de survie diminuent au cours de 3 dernières années, cela s’explique par le contexte pandémique.

Conclusion : Le RéAC nous permet d’observer l’implication des équipes SMUR avec notamment le respect des recommandations. Les efforts autour du témoin doivent être poursuivis.



Aucun
Valentine CANON (Lille), Martin LAFRANCE, Tahar CHOUIHED, Karim TAZAROURTE, François JAVAUDIN, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Hervé HUBERT, Gr RÉAC
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 08 juin

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11:00 - 12:00

Flash communications
Le cœur dans tous ses états
Cardiologie - Autre

Modérateur : Sébastien BEROUD (Médecin) (Lyon)
11:00 - 12:00 #28868 - FC02-01 Patients âgés souffrant d’insuffisance cardiaque aiguë: parcours de soins hospitalier après prise en charge initiale au service des urgences.
FC02-01 Patients âgés souffrant d’insuffisance cardiaque aiguë: parcours de soins hospitalier après prise en charge initiale au service des urgences.

Introduction:

L’insuffisance cardiaque aigue est un motif courant d’admission aux urgences; les patients ne sont pas systématiquement hospitalisés en cardiologie. L’objectif principal de notre étude est de comparer la prise en charge des patients diagnostiqués d’une insuffisance cardiaque aigue aux urgences, hospitalisés en cardiologie à ceux hospitalisés dans d’autres services d’aval. 

Matériel et méthode:

Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective mono-centrique au CHU de Tours en incluant tous les patients de plus de 65 ans hospitalisés pour insuffisance cardiaque aigue entre janvier 2015 et décembre 2017; soit 1079 patients; 26% ont été hospitalisés en cardiologie. Le critère principal de jugement est la mortalité intra-hospitalière.

Résultats:

Nous n’avons pas retrouvé de différence significative entre les deux groupes en termes de constantes vitales à l’admission, d’analyses biologiques, de comorbidités, hormis la présence en cardiologie de troubles cognitifs moins fréquents (1,5% vs 7%) et d'un âge plus jeune (82 ans vs 87 ans). Concernant les patients hospitalisés en cardiologie, les syndromes coronariens sont significativement plus fréquents (11% vs 2%), alors qu’un facteur déclenchant infectieux est significativement moins fréquent (24% vs 61%); sans autre différence parmi les facteurs déclenchants étudiés. En cardiologie l’utilisation de ventilation non invasive est plus fréquente (10% vs 3%) ainsi que la réalisation d’échographie cardiaque trans-thoracique (84% vs 20%) ; la quasi totalité des coronarographies y sont réalisées (17% vs < 1%), la durée d’hospitalisation y est plus courte (6 jours vs 9 jours). Enfin la prescription à la sortie de béta-bloquants  (87% vs 65%) et d’inhibiteurs d’enzyme de conversion (45% vs 28%) y est plus fréquente. Le diagnostique d’insuffisance cardiaque aigue aux urgences est confirmé dans le compte rendu d’hospitalisation dans 93% des cas parmi les patients hospitalisés en cardiologie et dans 72% des cas pour les patients hospitalisés dans d’autres services d’aval. La mortalité intra-hospitalière est inférieure en cardiologie (4% vs 11%). 

Discussion:

Les patients hospitalisés en cardiologie sont plus jeunes et moins fragiles, ils bénéficient d’une prise en charge correspondant davantage aux recommandations européennes et d’un taux de mortalité plus faible. L’ensemble des ces éléments pourrait suggérer l’intérêt d’une évaluation multidisciplinaire comprenant un avis cardiologique systématique.



Nous ne déclarons aucun conflit d’intérêt réel ou potentiel en lien avec le contenu de cette étude.
Benjamin TURPIN (Tours), Pierre DENEAU, Saïd LARIBI
11:00 - 12:00 #28921 - FC02-02 Pronostic des insuffisances cardiaques aiguës aux urgences : Evaluation par le multiple estimation of risk based on the emergency department spanish score.
FC02-02 Pronostic des insuffisances cardiaques aiguës aux urgences : Evaluation par le multiple estimation of risk based on the emergency department spanish score.

Introduction :

Les syndromes d’insuffisance cardiaque aiguë (SICA) représentent une pathologie fréquente aux urgences avec une morbi-mortalité élevée. La décision de l’orientation des patients n’est pas codifiée et impose souvent l’hospitalisation. La stratification du risque dès l’admission est de ce fait un challenge pour l’urgentiste. Dans ce contexte, le MEESSI score a été récemment validé pour la stratification du risque de la mortalité des SICA. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt du MEESSI score dans les SICA en termes de mortalité au 30ème jour.

Méthodes :

Il s’agissait d’une étude prospective (2019-2020) ayant inclus des patients admis aux urgences dans un tableau de SICA (SC1 à SC4) et calcul du MEESSI score avec startification du risque prédit. L’étude statistique a comporté : étude de la performance pronostique et des caractéristiques de la courbe ROC, calcul de l’indice de Youden et des rapports de vraisemblance, étude multivariée et de la survie. Le critère de jugement a été la mortalité à J30 (MJ30).

Résultats :

Nous avons colligé 200 patients. L’âge médian=70 ans ; IQR (61-77).Le sex-ratio=1,6. La stratification du risque selon les sous-groupes du MEESSI score était n(%) : MEESSI1 : 70(35) ; MEESSI2 : 77(38) ; MEESSI3 : 25(12) ; MEESSI4 : 28(14). La mortalité à J30 était de 47(23%). Les caractéristiques de la courbe ROC (MEESSI) pour MJ30 étaient : AUC=0,724 ; IC [95%] =[0,632 – 0,817] ; P < 0,001 ; cut-off≥14,5% ; Sensibilité=55% et spécificité=82%. En analyse multivariée, un score≥14,5% a été prédictif de la mortalité à J30 : OR=3,45 ; IC [95%]=[1,32-9,06] ; P=0,012. La survie était meilleure chez le groupe < 14,5% (Log-Rank= 31,77 ; p < 0,001). Indice de Youden =0,37 ; Rapports de vraisemblance ont été : RVP=3,13 et RVN=0,54.

Conclusion :

Dans ce travail, le MEESSI a été prédictif de pronostic. Le score a été spécifique et a montré un bon pouvoir discriminatif. Toutefois, les indices de robustesse faibles avec un indice de Youden et des rapports de vraisemblance moyens ont mis en exergue la nécessité de calibration et d’ajustement du score dans notre population.


Rim DHAOUEDI, Hamed RYM (Tunis, Tunisie), Badr FERJEOUI, Nihel OUESLATI, Maaref AMEL, Emna KALLEL, Houyem ZOUARI, Aymen ZOUBLI
11:00 - 12:00 #28944 - FC02-03 Evaluation du groupe à faible risque de mortalité chez les patients pris en charge aux urgences pour insuffisance cardiaque aiguë.
FC02-03 Evaluation du groupe à faible risque de mortalité chez les patients pris en charge aux urgences pour insuffisance cardiaque aiguë.

Introduction : L’évaluation du risque en médecine d’urgence est une pierre angulaire pour le praticien face à des pathologies temps sensible. Une orientation adéquate en aval ainsi qu’un retour à domicile en toute sécurité constituent les deux facettes utiles pour la décision clinique optimale. Le Challenge est d’autant plus important chez les patients classés à faible risque et candidats à une gestion en ambulatoire. L’insuffisance cardiaque aigüe est une pathologie responsable d’un nombre important de consultations urgentes. Dans cette optique, nous avons réalisé cette étude dont l’objectif a été d’évaluer le sous-groupe faible risque chez les patients admis pour tableau d’insuffisance cardiaque aigüe aux urgences.

Méthodes : Inclusion prospective des patients admis aux urgences pour tableau d’insuffisance cardiaque aiguë. Recueil des modalités anamnestiques, cliniques thérapeutiques et évolutives (Mortalité à J30). Evaluation du risque selon le score  pronostique (MEESSI score). Etude des caractéristiques du groupe à faible risque. Comparaison des classes de risque (tests ANOVA et des médianes).

Résultats : Inclusion de 200 patients (2 ans).La classification du risque selon le score a été n(%) : Faible (MEESSI 1) :70(35) ; intermédiaire (MEESSi 2) : 77(38) ; intermédiaire haut 25(12) ; Haut (MEESSi 4) :28(14). La mortalité globale J30 a été de 23%.une surmortalité a été objectivée dans le groupe  faible risque versus prédite (15,7% vs3,9%). Les patients MEESSI 1 ont été significativement plus jeunes 65 ans IQR(19,71) ; p < 0,001 ; plus hypertendus n=62(88%) ; p=0,041 ; Un pic hypertensif et une diastolique plus élevée (p < 0,001), une hypoxémie importante (p=0,011) et un recours plus élevé à la CPAP (36%) et aux dérivés nitrés  (60%-p=0,012) chez ces patients orientent vers l’entité «Flash OAP». Ce tableau peut être fatal en extrahospitalier et explique la surmortalité

Conclusions : Dans ce travail, le groupe à risque faible a montré une surmortalité observée par rapport à celle prédite. Elle a été majoritaire en extrahospitalier. L’absence de signes de gravité clinique, gazométrique et une amélioration rapide expliqueraient les triggers d’un séjour statistiquement plus court aux urgences. L’absence d’outil échographique précoce et le rôle insuffisant des structures de première ligne dans le contrôle de l’hypertension maladie ont été mis en exergue et impliquent un changement des pratiques vers un séjour de sécurité et une échographie urgente.


Rim DHAOUEDI, Hamed RYM (Tunis, Tunisie), Badr FERJEOUI, Aymen ZOUBLI, Emna KALLEL, Maaref AMEL, Imen MEKKI
11:00 - 12:00 #28985 - FC02-04 Pronostic des patients avec une maladie thromboembolique veineuse ayant recours aux urgences.
FC02-04 Pronostic des patients avec une maladie thromboembolique veineuse ayant recours aux urgences.

Introduction : L’objectif de l’étude est de déterminer le pronostic, et si la présence d’un cancer est un facteur indépendamment associé au décès toute cause à 3 mois, des patients admis aux urgences avec un diagnostic de maladie thromboembolique veineuse (MTEV).

Matériel et méthode : L’étude rétrospective à inclusion prospective, monocentrique, incluait tous les patients consécutifs avec diagnostic de MTEV réalisé aux urgences. Le critère de jugement principal est la mortalité à 3 mois.

Résultats : Deux cent quarante patients étaient inclus. Cinquante-cinq (23%) patients avaient un cancer. Cent soixante et onze (71%) avaient une embolie pulmonaire (EP) et 68 (28%) une thrombose veineuse profonde. La mortalité à 3 mois est de 9% avec un nombre significativement plus élevé de décès parmi les patients avec cancer par rapport à ceux indemnes, 12 (22%) contre 10 (5%) (p < 0,01). Un cancer était indépendamment associé à la mortalité à 3 mois HR = 3.65; 95% CI = [1.29-10.33] ; p = 0.01 ainsi que l’antécédent de BPCO (HR =3.45 [1.03-11.54] ; p=0.04), la présence d’une embolie pulmonaire (EP) (HR =15.60 [1.26-193.62] ; p= 0.03) et la tachycardie HR =3.89 [1.55-9.80] ; p=0.004) lors du recours aux urgences.

Discussion : Les résultats sont superposables à ceux retrouvés par Gussoni.

Conclusion : Les patients avec diagnostic de MTEV aux urgences ont une mortalité globale de 9% et comme facteurs associés, la présence d’un cancer, d’une EP, d’une BPCO et d’une tachycardie sinusale.



Aucun à déclarer
Antoine LY (Colombes), Aicha TURKI, Mouna BERROUKECHE, Erwan SALARD, Ludovic PLAISANCE, Edouard VERSINI, Isabelle MAHE, Nicolas JAVAUD
11:00 - 12:00 #29065 - FC02-05 Les explorations biologiques en urgence de la tachycardie jonctionnelle : Quels impacts sur la prise en charge du patient?
FC02-05 Les explorations biologiques en urgence de la tachycardie jonctionnelle : Quels impacts sur la prise en charge du patient?

Contexte : L’intérêt des examens biologiques pour la prise en charge aux urgences d’un accès de tachycardie jonctionnelle (TJ) reste débattu. Il existe des recommandations européennes, mais qui ne distinguent pas la TJ des autres tachycardies supra-ventriculaires. Nous avons relevé les examens réalisés, le taux d’anomalie et leur incidence sur la prise en charge.

Méthode : Étude rétrospective tricentrique (1 CHU, 2 CHG) incluant les patients majeurs consultant pour accès de TJ aux urgences de 2017 à 2020.

Résultats : 396 patients ont été inclus, d’un âge moyen de 56 ans, avec 52% de récidive de TJ.  Une douleur thoracique per-crise existait chez 115 patients, dont 12 persistant en post-crise. 6% des patients avaient des anomalies ECG post-crise. Un bilan biologique a été réalisé pour 343 (87%) patients avec au moins une anomalie dans 65% des cas. La troponine était positive chez 151 (44%) patients, dont 40 > 5N. La TSH était dosée chez 119 patients, anormale chez 12 (10%). Une radiographie thoracique était réalisée chez 90 patients avec 20 (22%) anomalies.

Pour les 90 (23%) patients hospitalisés (considéré comme un marqueur de gravité), et les facteurs associés étaient en analyse multivariée : avoir plus de 2 facteurs de risque cardiovasculaire OR 1,81 ; IC95% [1.00-3.27], 1ère crise de TJ OR 0.48 ; IC95% [0.26-0.85], signes de gravité (syncope, hypotension, signes d’insuffisance cardiaque) OR 3.24 ; IC95% [1.55-6.73], anomalies l’ECG post réduction OR 4.31 ; IC95% [1.61-11.32], un avis cardiologique aux urgences OR 10.16 ; IC95% [3.05-33.81] et anomalie biologique (p < 0,001).

Une réduction médicamenteuse a été réalisée pour 60% des patients, 12% par manœuvre vagale. Un traitement a été introduit (ou modifié) pour 185 (47%) patients (majoritairement bétabloquant ou inhibiteur calcique). Un dosage de troponine positif et des signes ischémiques à l’ECG post-réduction sont associés significativement à une modification thérapeutique.

Conclusion : L’anormalité des examens complémentaires est significativement associée à une hospitalisation ainsi qu’à une modification thérapeutique. Ceci est en accord avec les recommandations actuelles. Un score clinique pour les patients consultant pour un accès de TJ pourrait être réalisé, afin de limiter le nombre d’examens complémentaires réalisés et ainsi réduire le temps de passage aux urgences.



Absence de conflit d'intérêt.
Lucie GAROT (ROUEN), Elodie LOHIER, Clément TACQUET, Romain LELONG, Badisse DAHAMNA, Mehdi TAALBA, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY
11:00 - 12:00 #29091 - FC02-06 Thrombose veineuse profonde des membres inférieurs aux urgences : Étude épidémio-clinique et pronostique.
FC02-06 Thrombose veineuse profonde des membres inférieurs aux urgences : Étude épidémio-clinique et pronostique.

Introduction : La thrombose veineuse profonde des membres inférieurs présente un problème de santé publique malgré les progrès préventifs, diagnostiques et thérapeutiques. Son épidémiologie aux urgences est peu connue en absence de registre national de thrombose. L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et pronostiques de la thrombose veineuse profonde aux urgences. Méthodes : Une étude prospective et observationnelle était menée de 2017 à 2019. Inclusion des patients de plus de 18 ans, vus aux urgences pour thrombose veineuse profonde des membres inférieurs, confirmée par échographie de compression, non associée à une embolie pulmonaire. Recueil des données épidémio-cliniques, diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques. Le score de Wells était calculé chez tous les patients. Le pronostic a été évalué sur la mortalité et la survenue d’un syndrome post-thrombotique (SPT) à 12 mois. Résultats : Inclusion de 98 patients. Âge moyen=58 ± 18 ans. Genre-ratio =0,8. Facteurs de risque (%) : antécédents personnels thrombo-embolique (17), traumatisme majeur (14), chirurgie récente (12), infection (9), âge supérieur à 45 ans (70), alitement (32), obésité (20), tabac (20), profession avec position assise prolongée (10). La thrombose était idiopathique dans 42% des cas. Le motif de consultation le plus fréquent était l’œdème du membre (87%). Selon le score de Wells, la probabilité clinique était faible chez 22% des patients et forte chez 78%. Les d-dimères étaient non réalisées chez 23% des patients à probabilité faible et réalisées chez 54% à probabilité forte. L’anticoagulation était débutée chez tous les patients à probabilité forte avant la confirmation diagnostique. Le délai d’attente de l’imagerie était le délai le plus long. L’éducation thérapeutique était faite chez tous les patients. À 12 mois, la complication la plus fréquente était le SPT (52%). L’adhérence à la compression élastique diminuait significativement son incidence (p=0,01), sa sévérité (p=0,004) et retardait son apparition (p=0,01). La mortalité était de 9% avec aucun cas d’embolie pulmonaire. Conclusion : Ce travail a permis d’étudier les caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et pronostiques de la thrombose veineuse profonde aux urgences. D’autres études multicentriques et l’initiation d’un registre national de thrombose pourraient mieux dresser son épidémiologie.

aucun conflits d’intérêt
Manel BEN FDILENE, Hanen GHAZALI, Emna REZGUI, Syrine KESKES, Azouz FOURATI, Kamel JLALI, Camilia JEDDI (HRBA, Tunisie), Sami SOUISSI
11:00 - 12:00 #29150 - FC02-07 Embolies pulmonaires stables à risque intermédiaire aux urgences : intérêt pronostique du shock index et du lactate artériel.
FC02-07 Embolies pulmonaires stables à risque intermédiaire aux urgences : intérêt pronostique du shock index et du lactate artériel.

 Introduction: L'embolie pulmonaire (EP) est une pathologie fréquente aux urgences déroutante par ses caractères anamnestique et clinique polymorphes exposant ainsi  à un retard diagnostique et à une surmortalité. Le pronostic de l’EP est ainsi conditionné par la précocité du diagnostic et une évaluation du risque de mortalité. Les guidelines recommandent une stratification dès les urgences basée sur la pression artérielle, la dysfonction du ventricule droit morphologique et l’atteinte myocardique évaluée par les troponines. Cependant, ces marqueurs peuvent s’avérer indisponibles rapidement. Dans ce même contexte, certaines études ont mis en exergue l'utilité du shock index et du lactate dans la prédiction du pronostic rapidement chez les patients présentant une EP stable aux urgences. L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’intérêt pronostique du lactate et du shock index des EP à risque intermédiaire prises en charge aux urgences.

Méthodes : Inclusion prospective de patients admis aux urgences pour EP. stratification du risque selon sPESI-score (Guidelines ESC2019).calcul du shock index[(SI)=( FC/PAS)].prélèvement artériel pour dosage du lactate (LACT).étude de la mortalité à J30 (MJ30).étude statistique : univariée, multivariée et caractéristiques des courbes ROC.

Résultats : Inclusion de 88 patients diagnostiqués EP à risque intermédiaire parmi les 123 EP hospitalisées (72%). Caractéristiques : âge moyen = 62,5±17 ans, Sex-ratio=1,04. Antécédents n(%) : Dyslipidémie 12(13,6) ; EP  6(6,8) ; Thrombose Veineuse profonde 6(6,8 ) ; immobilisation 37(42).  La mortalité J30 a été de 30%. SI =0,94 ±0,27.  LACT= 2 mmol/l IQR (1,1-2,7).PESI= 110 ± 34.le shock index a été identique dans les 2 groupes décédés vs survivants. LACT a été significativement plus élevé chez les décédés : 2,6 IQR(2-3) vs 1,9 IQR(1,4-2,5) ;p=0,008.ROC(LACT) :[AUC=0,678 ; IC95%[0,557-0,799] ;p=0,008,cut-off>=2,2mmol/l,Sensibilité=59% ; spécificité=70% ;VPN= 80%. Etude multivariée de la MJ30 : Lactate>=2,2 mmol/l : OR ajusté =4 ; IC95%=[1,03-15,57] ;p=0,045.

Conclusions : Dans ce travail, le shock index n’a pas été corrélé au pronostic des EP stables à risque intermédiaire en terme de mortalité contrairement au lactate artériel qui a été un facteur prédictif indépendant de mortalité à J30. Toutefois, le lactate a été plus spécifique que sensible mais avec une VPN robuste. Sa sensibilité pourrait être améliorée en augmentant l’effectif.


Emna KALLEL, Hamed RYM (Tunis, Tunisie), Rim DHAOUEDI, Badr FERJEOUI, Montassar BHOURI, Maaref AMEL, Aymen ZOUBLI
11:00 - 12:00 #29301 - FC02-08 Et si on calcule le score de Brest chez les patients dyspnéiques par une insuffisance cardiaque aiguë?
FC02-08 Et si on calcule le score de Brest chez les patients dyspnéiques par une insuffisance cardiaque aiguë?

Introduction

L’insuffisance cardiaque aigue (ICA) est un problème de santé publique mondial, associé à une morbi-mortalité importante. Le diagnostic repose sur la clinique complétée par la réalisation d’examens complémentaires. Le score de Brest pourrait aider le praticien, en établissant une suspicion clinique plus ou moins forte pouvant être confirmée par d’autres outils.

Objectif :

Évaluer à postériori le score de Brest chez une population ayant une dyspnée aiguë par une insuffisance cardiaque aiguë.

Méthode

Étude rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge aux urgences pour une dyspnée aiguë due à une insuffisance cardiaque aiguë. On a calculé le score de Brest pour chaque patient.

Résultats

103 dossiers ont été inclus. L’âge moyen des patients était 69± 12 ans avec un sex-ratio de 1.08. Les principaux antécédents retrouvés dans la population étudiée étaient l’hypertension artérielle (66,3%), le diabète (41,4%), la cardiopathie ischémique et la fibrillation auriculaire (de 21,2% chacune). Vingt-huit patients (26,9%) avaient une orthopnée. Le trouble du rythme était le principal facteur de décompensation (31% des cas). Les principales anomalies électriques étaient la fibrillation atriale (40,4%), le BBG (20,2%) et l’HVG (17,3%). La cardiomégalie était présente chez des 95% patients à la radio de thorax. Une FEVG < 40% était notée chez 44 patients (52,4%). Les troponines I étaient positives ( > à 0,01 µg/l) chez 25 patients (24%) et le NT pro BNP était > 300 pg/ml chez 32 patients (30,7%). La mortalité au cours de l’hospitalisation a été chiffrée à 5,8%. La mortalité cumulée à J30 était à 7,7%. Le score de Brest calculé chez ces patients a montré que dans 86.4%, cette probabilité clinique était intermédiaire alors qu'elle était forte dans 1.9% de cas et  faibles dans 11.6%.

Conclusion

Le diagnostic de l'insuffisance cardiaque aigue repose certes sur des éléments de probabilité clinique et qui nécessite souvent d'autre examens complémentaires pour la confirmation diagnostique



aucon
Houssem BEN ABASSIA (BIZERTE, Tunisie), Elhem MCHIRGUI, Maroua MABROUK, Ines ABDELWAHED, Khadija ZAOUECH
Salle 352B-Zone poster 2

Mercredi 08 juin

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AMS31 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Accouchement inopiné hors maternité
Obstétrique / Gynécologie

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Sybille GODDET (médecin) (Dijon), Nathalie LAURENCEAU (Cadre supérieure sage-femme) (Toulouse)
Décrire la mécanique obstétricale et l’installation d’une parturiente pour un accouchement impromptu hors maternité.
Présenter la préparation du matériel pour la maman et pour le bébé.
Exposer le déroulement d’un accouchement eutocique par voie basse.
Expliquer les gestes à faire et ceux à ne pas faire.
Faire réaliser les gestes aux participants.
Exposer les 4 gestes qui sauvent un siège.
Décrire la prise en charge de base d’un nouveau-né né à domicile (réanimation exclue).
Rappeler les recommandations nationales (actualisation SFMU SFAR CNGOF fin 2021) spécifiques à cette situation.
Salle 353

Mercredi 08 juin

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CS02
11:00 - 12:30

Conférence Soignants
Bien formé pour bien trier.
Aide Soignant, Infirmier

Modérateurs : Emeline DELON (infirmière) (NIMES), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
Coordonnateur : Nicolas TERMOZ MASSON (Grenoble)
11:00 - 12:30 Triage en régulation. Ludovic RADOU (Superviseur - soignant) (Le Mans)
Principes de la régulation par les ARM - Historique à nos jours.
Présenter les outils actuels en régulation utilisés par les ARM.
Tri-french ARM (retour sur les travaux de la CEQ).
11:00 - 12:30 Formation des IOA : nouveautés du référentiel IOA 2019. Olivier PICOT (IDE) (Paris)
Définir les nouvelles reccomandations en lien aves la révision du référentiel IOA 2019.
Définir les grands principes de la grille de tri French et les objectifs de la formation des IOA en E-Learning.
Définir le raisonnement infirmier et le 3Q2C.
11:00 - 12:30 IOA & pédiatrie. Chrystelle HAUTECOEUR (IDE) (Evreux)
Définir la spécificité clinique de l'urgence pédiatrique.
Identifier la place des échelles tri dans un service d'urgences.
Evaluation clinique spécifique à l'enfant.
Salle Maillot

Mercredi 08 juin

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AMS32 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Simulation en pédiatrie
Pédagogie - Enseignement - Formation

Coordonnateur : Gilles JOURDAIN (Clamart)
Conférenciers : Azzédine AYACHI (Responsable UF) (Montreuil), Jean-Louis CHABERNAUD (Attache) (Clamart), Gilles JOURDAIN (Responsable médical) (Clamart), Franck KERROUÉ (Infirmier) (Paris), Noella LODÉ (responsable de structure smur pédiatrique) (Paris), Céline MENANTEAU (Infirmière) (Clamart)
OP1 : Reconnaissance de la gravité d’un état clinique de manière objective (utilisation d’algorithmes reconnus = ERC)
OP2 : Prise en charge de défaillances circulatoires et ventilatoires de manière protocolisée.
OP3 : Notion de leadership et travail en interprofessionnalité
Pour pouvoir atteindre les objectifs pédagogiques nous réaffirmons la nécessité d’être 6 pour animer ces ateliers (4 médecins et 2 infirmiers)
Salles 221-222-223

Mercredi 08 juin

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AMS34 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication.
Catastrophe SSE CUMP

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Ludivine CHEUTET (IADE) (Rouen), Florent GACHET (soignant) (Rouen), Brice GARCIA (Rouen), Christophe RIHAL (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisée sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d'organisation dans de telles situations.
La simulation est organisée autour de la reproduction d'un village et l'évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l'afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes :
- le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé),
- le groupe poste de commandement,
- le groupe régulation du SAMU
- et le groupe hôpital.
Les participants doivent ainsi s'organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 224-225-226

Mercredi 08 juin

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AS44 A
11:00 - 12:30

Atelier Soignants
Atelier de conduite en situation d'urgence
Pédagogie - Enseignement - Formation, Ambulanciers

Coordonnateur : Didier GRANDIN (Trappes)
Conférenciers : Sandra BASIC (Directrice Commerciale) (TRAPPES), Marc BODSON (Trappes), Didier GRANDIN (Trappes), Marjorie GRANDIN (ARM) (Paris), Stéphane GRESSIN (Trappes)
Prendre consience des risques routiers et des prérogatives des véhicules d'urgence.
Moyen pédagogique : simulation de conduite
Village SFMU
12:00

Mercredi 08 juin

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REUANNEX15
12:00 - 14:00

Réunion Annexe Urgences 2022
Réunion Guillaume Debaty

Salle 227

Mercredi 08 juin

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SI13
12:00 - 12:30

Session Interactive - Rencontre Expert
Comprendre l'insuffisance cardiaque
Pédagogie - Enseignement - Formation, Jeunes

Modérateur : Said LARIBI (PU-PH, chef de pôle) (Tours)
Coordonnateur : Eric REVUE (Paris)
Physiopathologie de l'IC. Adapter la thérapeutique
12:00 - 12:30 Comprendre l' insuffisance cardiaque. Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Nancy)
Salle 243

Mercredi 08 juin

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FC03
12:00 - 13:00

Flash communications
Arrêt Cardiaque encore
Cardiologie - Autre

Modérateur : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille)
12:00 - 13:00 #28939 - FC03-01 1 000 acteurs pour sauver des vies » : étude qualitative du projet de sensibilisation d’une population à la réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre du service sanitaire.
FC03-01 1 000 acteurs pour sauver des vies » : étude qualitative du projet de sensibilisation d’une population à la réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre du service sanitaire.

Introduction : L’arrêt cardiaque extra-hospitalier représente un enjeu de santé publique majeur. On dénombre 46 000 arrêts cardiaques par an et le taux de survie est de 4,9% à 30 jours. La réanimation cardio-pulmonaire initiée par le premier témoin est un bon prédicteur de la survie en cas d'arrêt cardiaque. L’intervention du premier témoin permet de doubler les chances de survie ainsi que d’augmenter le pronostic neurologique. À ce jour, la formation et la sensibilisation sont malheureusement insuffisantes en France. Le service sanitaire, instauré en 2018 par notre Président de la République Emmanuel Macron constitue une sérieuse piste d’amélioration.

Méthodes : Le projet « 1 000 acteurs pour sauver des vies » est initié par un des médecins urgentistes de notre campus, co-responsable du Centre d’Expertise de la Mort Subite (CEMS) de l’adulte et par le directeur général de l’association Itinéraires. Ce projet a pour objectif de sensibiliser 1 000 habitants de notre Métropole à la prise en charge initiale de la mort subite. Parmi eux, 100 volontaires seront formés au certificat prévention et secours civiques de niveau 1 pour devenir à leur tour des «ambassadeurs» des gestes qui sauvent. Pour cela, 10 trinômes composés d’étudiants en santé ont été formés avec pour chaque groupe un éducateur référent qui est un membre associatif. L’étude est réalisée entre le 15 novembre 2019 et le 27 mars 2020. Il s’agit d’une étude, épidémiologique, descriptive, à partir d’un recueil de données établi par les étudiants du service sanitaire.

Résultats : Nous avons formé 800 personnes sur les 9 séances réalisées. Parmi eux : 321 sont des hommes et 479 sont des femmes ; 295 ont moins de 18 ans, 189 ont entre 18 et 30 ans, 232 ont entre 31 et 50 ans, 84 ont plus de 50 ans ; 530 sont célibataires et 270 sont en couple ; 517 n’ont pas enfant, 62 ont un enfant, 221 ont deux enfants ou plus ; 5 sont artisans, commerçants, chefs d’entreprise, 30 sont cadres ou de professions intellectuelles supérieures, 10 ont une profession intermédiaire, 213 sont employés, 12 sont ouvriers et 530 autres (sans emploi) ; 747 personnes ont l’intention de sensibiliser leur entourage ; 520 personnes ont répondu vouloir installer l’application SAUV Life sur leur smartphone.

Conclusion : Le projet «1 000 acteurs pour sauver des vies» a permis aux étudiants en santé de former 800 personnes issues de quartiers en difficulté. Ce projet constitue une richesse d’outils à exploiter pour l’avenir. 


Cassandra MONTUELLE (Dunkerque), Sophie NAVE, Nordine BENAMEUR, Charlotte MORTIER, Lucie ARNOULET, Eric WIEL
12:00 - 13:00 #28963 - FC03-02 Variation dans le temps des décisions de réanimation médicale des arrêts cardiaque extra-hospitaliers (ACEH) et impact sur la mortalité.
FC03-02 Variation dans le temps des décisions de réanimation médicale des arrêts cardiaque extra-hospitaliers (ACEH) et impact sur la mortalité.

Introduction

En ces d’ACEH, l’urgentiste est régulièrement confronté à la décision de débuter ou non une réanimation médicalisée. Nous nous sommes demandé si cette décision était soumise à des variations dans le temps et la façon dont ces variations (potentielles) pouvaient impacter le pronostic des patients.

Méthodes

Analyse des données départementale du registre RéAC de quatre SMUR, avec contrôle d’exhaustivité

Inclusion : tous les ACEH qu’une réanimation médicale (SMUR) soit initiée ou non

Sélection : tous les patients du registre de 2013 à Juin 2021

Critères de jugement : décision de réanimation médicale et mortalité

Analyse : variation dans le temps du taux de décision de réanimation médicale et de la mortalité selon initiation ou non de la réanimation.

Résultats 

Analyse de 7,086 ACEH, dont 3,877 (55%) réanimés et 309 (4% de tous les ACEH et 8% des ACEH réanimés) survivants à J30.

Le taux de décision de réanimation n’a pas significativement varié dans le temps (p=0,8). 

La mortalité des patients réanimés n’a pas significativement varié dans le temps (p=0,9). 

La mortalité globale n’a pas significativement varié dans le temps (p=0,2). 

Conclusion

Les décisions de réanimation médicale des arrêts cardiaque extra-hospitaliers n'étaient pas soumises à des variations dans le temps. La mortalité n'était pas modifiée.


Asma DAOUD (Paris), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Johanna MONGUILLET, Meryl NGUYEN, Angélie GENTILHOMME, Pierre NADIRAS, Jacques METZGER, Frédéric LAPOSTOLLE
12:00 - 13:00 #29043 - FC03-03 Réanimation des arrêts cardiaques extrahospitalier (ACEH) : vive l’égalité des sexes ! Etude RACE-GENRE.
FC03-03 Réanimation des arrêts cardiaques extrahospitalier (ACEH) : vive l’égalité des sexes ! Etude RACE-GENRE.

Introduction

Certains auteurs ont rapporté des disparités de prise en charge - voire de pronostic - des patients en fonction du genre du médecin. Nous nous sommes demandés ce qu’il en était dans la réanimation des arrêts cardiaques extrahospitalier en France.

Méthodes 

Etude observationnelle, prospective, multicentrique (4 SMUR), extrahospitalière sur les motifs de non initiation et d’interruption de la réanimation médicale d’ACEH de Septembre 2020 à 2021.

Inclusion : décès sur place d’un ACEH de plus de 18 ans, qu’une réanimation ait été initiée ou pas.

Paramètre : genre du médecin, décision de ne pas réanimer, interruption de la réanimation.

Hypothèse : les médecins femmes et hommes sont exposés aux mêmes patients donc avec, in fine, au même taux de décès. Un comportement différent selon le genre serait associé à un taux de décisions de ne pas réanimer différent selon le genre du médecin.

Résultats

Sur 210 cas, le genre du médecin était connu dans 179 (85%) cas : 67 (37%) hommes et 112 (63%) femmes. Aucune différence de comportement liée au genre du médecin n’a été retrouvée (p=0,98)

Conclusion

Notre étude multicentrique ne met en évidence aucune modification de comportement liée au genre dans la décision de réanimer ou pas un AC extrahospitalier.


Lucie LANDREAT (Paris), Julie MICHEL, Laurence MARTINEAU, Ledye TOUGLO, Pierre NADIRAS, Brigitte HENNEQUIN, Thomas LAURENCEAU, Frédéric LAPOSTOLLE
12:00 - 13:00 #29045 - FC03-04 La pandémie a réduit l’initiation de "e;gestes qui sauvent"e; par les témoins d’un arrêt cardiaque – Analyse d’une série temporelle interrompue.
FC03-04 La pandémie a réduit l’initiation de "e;gestes qui sauvent"e; par les témoins d’un arrêt cardiaque – Analyse d’une série temporelle interrompue.

Introduction De nombreuses études ont analysé l’impact du confinement sur l’incidence et le pronostic des arrêts cardiaques extra-hospitaliers (ACEH). Nous nous sommes demandé si la pandémie avait eu un impact sur l’attitude des témoins confrontés à un ACEH. Méthodes Analyse des données de quatre SMUR prospectivement incluses dans le registre RéAC, avec contrôle d’exhaustivité Inclusion : tous les ACEH du registre de 2013 à Novembre 2021 Exclusion : AC devant les secours Critères de jugement : taux réanimation par les témoins (DSA et/ou MCE) par trimestre Analyse : série temporelle interrompue (ITS) avec date pivot, le début de l’épidémie : Mars 2020 Résultats 38 périodes analysées correspondant à 6818 AC L’analyse en série temporelle montre que la tendance 2013-2020 était à une augmentation des réanimations par les témoins (Figure). Cette tendance s’est inversée depuis le début de la pandémie. Conclusion La pandémie a eu un impact majeur sur l’attitude des témoins face à un ACEH : l’initiation de ‘gestes qui sauvent’ a significativement diminué.
Johanna MONGUILLET (Paris), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Philippe BERTRAND, Asma DAOUD, Angélie GENTILHOMME, Jacques METZGER, Priscilia HSING, Tomislav PETROVIC
12:00 - 13:00 #29815 - FC03-05 Anaphylaxie vue aux urgences : facteurs prédictifs de réactions biphasiques.
FC03-05 Anaphylaxie vue aux urgences : facteurs prédictifs de réactions biphasiques.

Introduction Une réaction biphasique est la récurrence des symptômes d'anaphylaxie dans les 72 heures suivant l'événement anaphylactique initial, sans réexposition à l’agent déclencheur. Les réactions biphasiques sont rares et imprévisibles, et ses facteurs prédictifs sont peu étudiés dans la littérature. Objectif Le but de notre étude était d’étudier les facteurs prédictifs de réactions biphasiques chez les malades admis aux urgences pour anaphylaxie. Méthodes Il s’agissait d’une étude prospective, observationnelle menée sur 9 ans (juin 2010 à mai 2019). Nous avons inclus les patients âgés de plus de 14 ans, avec signes cliniques en faveur d’une anaphylaxie telle qu’elle a été définie par le National Institute of Allergy and Infectious Disease and The Food Allergy and Anaphylaxis Network de 2006. Un recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs a été réalisé. Les patients ont été répartis en deux groupes : groupe des patients (Récidive + ayant présenté une réapparition des signes cliniques d’anaphylaxie quelques minutes à quelques heures de la symptomatologie initiale versus. patients (Récidive -). Une étude univariée et multivariée a été menée afin d’identifier les facteurs prédictifs de réaction biphasique. Résultats Au cours de l’étude, 643 patients ont été recrutés. Âge moyen = 38 ± 15 ans. Sex-ratio= 0,75. Les antécédents d’anaphylaxie ont été signalés dans 37,5% des cas. Une réaction bi-phasique a été rapportée chez 11 patients (1,7%). Le délai médian entre la résolution des symptômes initiaux et le début de la réaction biphasique était de 7 heures (intervalle de 1 à 72 heures). Les antécédents d'anaphylaxie (OR=1,44 ; IC 95%[1,04-1,54] ;p=0,04), l’absence d’allergène connu (OR =1,39 ;IC 95%[1,06-3,12] ;p=0,03) et le recours à l’adrénaline titrée par voie intraveineuse (OR= 6,23 ; IC à 95%[2,07-18,6] ; p<0,001) ont été associés à l’apparition d’une réaction biphasique. Conclusions Nos résultats ont trouvé que le taux des réactions biphasiques est de 1,7%. Les patients ayant des antécédents d’anaphylaxie, l’absence d’allergène connu et le recours à l’adrénaline titrée par voie intraveineuse sont associés à des réactions biphasiques d’anaphylaxie.
Amira BAKIR, Hanen GHAZALI, Amal KHALED (Tunis, Tunisie), Syrine KESKES, Yousra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Dhouha DHOKAR, Sami SOUISSI
12:00 - 13:00 #29816 - FC03-06 L’Arrêt du Matin est-il un Arrêt Cardiaque Comme les autres ? Etude AMACC.
FC03-06 L’Arrêt du Matin est-il un Arrêt Cardiaque Comme les autres ? Etude AMACC.

Introduction & objectif

Le délai de découverte de l’arrêt cardiaque (AC) est un facteur pronostique majeur. Notre hypothèse était que l’arrêt cardiaque du matin correspondait souvent la découverte matinale d’un décès survenu dans la nuit. 

Méthodes

Source : données du registre RéAC de cinq SMUR d’un département de 1,6 million d’habitants

Inclusion : tous les AC, de Janvier 2013 à Février 2019

Paramètres : genre, âge, heure et cause de l’AC (médicale ou non), présence d’un témoin, décision de réanimation, no-flow et low-flow (en min), reprise d’une activité cardiaque (RACS) et survie à J30.

Critère de jugement : décision de réanimation et survie selon l’heure de survenue de l’arrêt cardiaque : matin (06:00-12:00), après-midi (12:00-18:00), soir (18:00-24:00) ou nuit (00:00-06:00) (tests de Student et de Khi2)

Résultats

5.056 AC : 3.190 (63%) hommes et 1.866 (37%) femmes, d’âge médian 66 (52;81) ans.

Les AC étaient plus nombreux le matin (32%). Le taux de décisions de réanimation (46%), de RACS (32%) et de survie (3%) étaient minimums la nuit. Les AC du matin avaient un taux de RACS et de survie qui n’étaient pas réduits.  

Conclusion

Notre hypothèse n’a pas été confirmée. Les AC du matin ne sont pas des AC de la nuit découverts tardivement. Par contre, les AC de la nuit sont moins souvent réanimés, ont un taux de RACS réduit et la tendance à une survie moindre


Jean-Marc AGOSTINUCCI (Bobigny), Philippe BERTRAND, Angélie GENTILHOMME, Pierre NADIRAS, Jacques METZGER, Laurence MARTINEAU, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
12:00 - 13:00 #29819 - FC03-07 Amélioration de l’adéquation de la prise en charge des victimes d’avalanches en arrêt cardiaque suite à l’introduction d’une checklist dédiée.
FC03-07 Amélioration de l’adéquation de la prise en charge des victimes d’avalanches en arrêt cardiaque suite à l’introduction d’une checklist dédiée.

Introduction : La prise en charge des victimes d’avalanche en arrêt cardiaque est une situation rare, complexe et stressante pour les sauveteurs en montagne. Malgré l’existence d’algorithmes de prise en charge spécifiques, une adéquation aux recommandations internationales étonnamment basse a été décrite. Afin d’augmenter cette adéquation, une checklist a été développée par la Commission Internationale de Médecine d’Urgence en Montagne et utilisée dès l’hiver 2014/15.

Matériel et méthode : Nous avons analysé l’adéquation aux algorithmes internationaux de prise en charge des victimes d’avalanche en arrêt cardiaque dans un service de secours héliporté entre 2010 et 2020. Les victimes ensevelies pour une durée ≥24 heures ont été exclues. Notre objectif était de décrire l’évolution de l’adéquation aux recommandations en relation avec l’introduction de la checklist.

Résultats : En 10 ans, 91 victimes d’avalanche en arrêt cardiaque ont été prises en charge par le service de secours héliporté dont 46 après l’introduction de la checklist. Dans près de 90% des cas (n=81), l’adéquation a pu être évaluée sur la base des informations à disposition. Une augmentation de 29% (62% vs 91%, p < 0.05) de l’adéquation de la prise en charge a pu être mesurée suite à l’introduction de la checklist, lorsque celle-ci a été utilisée (n=21). L’adéquation moyenne était de 78% après l’introduction de la checklist.

Discussion : L’introduction d’une checklist dédiée à la prise en charge des victimes d’avalanche en arrêt cardiaque semble avoir un effet positif sur l’adéquation globale aux recommandations de prises en charge de ces patients.

Conclusion : L’utilisation d’une checklist pour la prise en charge des victimes d’avalanche en arrêt cardiaque permet d’augmenter de manière importante et significative l’adéquation aux recommandations internationales, de réduire les erreurs et de faire bon usage des ressources à disposition.  


Maxime TROLLIET (Mathod, Suisse), Mathieu PASQUIER, Roland ALBRECHT, Marc BLANCHER, Alexandre KOTTMANN
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 08 juin

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FC04
12:00 - 13:00

Flash communications
Encore du cœur
Cardiologie - Autre

Modérateur : Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand)
12:00 - 13:00 #29826 - FC04-01 Variabilité de l’interprétation des lignes-b au cours de l’échographie pulmonaire dans l’évaluation de la dyspnée dans les services d’accueil des urgences de notre région.
FC04-01 Variabilité de l’interprétation des lignes-b au cours de l’échographie pulmonaire dans l’évaluation de la dyspnée dans les services d’accueil des urgences de notre région.

Contexte : L’échographie clinique connait un essor en médecine d’urgence. Elle prolonge l’examen clinique et consolide un diagnostic avec une meilleure pertinence. L’échographie pulmonaire y a toute sa place. 

Le but de ce travail était d’évaluer la variabilité d’interprétation de l’échographie pulmonaire à la recherche d’un profil B entre des médecins urgentistes formés et un expert, dans une population de patients dyspnéiques consultant aux urgences. La recherche des facteurs modifiant l’interprétation était aussi analysée.

Méthode : Une étude observationnelle, prospective et multicentrique a été réalisée avec recueil d’échographies pulmonaires chez les patients admis pour dyspnée aiguë, par des urgentistes formés en échographie clinique quelque soit le type de formation reçue. Une relecture par un expert a été réalisée. L’étude était conforme à la législation en vigueur.

Résultats : 12 urgentistes ont réalisé 42 échographies pulmonaires. Les profils les plus représentés étaient les profils A et B. 34 échographies ont été analysées après relecture par l’expert. Il était retrouvé une concordance forte et significative (k = 0,86, p < 0,001) pour la mise en évidence d’un profil B. Le pourcentage de données fiables était évalué à 74%. La concordance pour l’ensemble des profils confondus était significative mais faible (k = 0,54, p < 0,001). Les caractéristiques des opérateurs, des patients, et la comparaison des signes échographiques entre les populations d’échographies concordantes et discordantes ne montraient pas de différence. Les principaux freins à l’utilisation de l’échographie, recueillis lors d’un questionnaire destiné à l’ensemble des urgentistes des différents services étaient : un manque de formation, une formation lourde et coûteuse et une pression liée à la gestion du flux de patients. Le recueil a eu lieu en phase d’épidémie de COVID-19, et l’utilisation de l’échographie était jugée limitée du fait du risque de transmission du virus et du nettoyage chronophage de l’appareil. 

Discussion : Un manque de puissance était causé par un nombre d’inclusions faible. Un biais de classement était perceptible devant l’utilisation de modèles d’échographes différents. Cette étude pilote a débouché sur la rédaction d’une procédure standardisée de l’échographie pulmonaire.

Conclusion : Cette étude montrait une concordance forte et significative entre l’examen réalisé par l’urgentiste et la relecture de l’expert, lors de la recherche d’un profil B échographique.


Florent HENIN (Lille), Jean-Baptiste LEZY, Alain-Eric DUBART, Eric WIEL
12:00 - 13:00 #29829 - FC04-04 Déterminants du délai d’accès à la coronarographie des patients présentant un SCA ST+ en préhospitalier : étude de cohorte rétrospective.
FC04-04 Déterminants du délai d’accès à la coronarographie des patients présentant un SCA ST+ en préhospitalier : étude de cohorte rétrospective.

Introduction : Les délais d’accès aux soins urgents aggravent le pronostic du syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA-ST+). Les déterminants de ces délais, depuis le début des symptômes jusqu’à l’arrivée du patient dans le service cardio-interventionnel, sont mal connus en contexte préhospitalier.

Cette étude avait pour objectif de décrire puis analyser les déterminants des délais d’accès aux soins urgents des patients souffrant de SCA ST+.

Méthode : Étude de cohorte rétrospective monocentrique concernant les patients pris en charge pour SCA ST+ par le SAMU/SMUR d’un département hyperurbain entre le 01/01/14 et le 31/12/19 et inclus dans le registre E-MUST.

Analyse des intervalles horaires depuis l’apparition des symptômes jusqu’à l’arrivée en coronarographie. Régressions linéaires uni puis multivariées sur chacun des intervalles du délai total de prise en charge, selon les caractéristiques des patients, le niveau socio-économique des lieux d’intervention (selon les quintiles de l’indice de défavorisation French-EDI, de Q1 (moins) à Q5 (plus défavorisé)), la distance « intervention-hôpital » et les données interventionnelles.

Résultats: Parmi 464 SCA ST+ éligibles, 80% étaient des hommes (n=370), d’âge moyen 64±14 ans. Après régression linéaire multivariée, l’envoi d’un SMUR en deuxième intention (+40 min

[-48;-28], p<0.0001) et des signes de décompensation cardiaque (+14 min [8;9], p<0.0001) étaient associé à un délai « appel-arrivée dans le service » allongé, tandis que ce délai était plus court en cas de niveau socio-économique défavorisé (Q5 : -9 min [-19;-1], p=0.04).

Le délai « appel-engagement SMUR » était plus long chez les patients âgés (+8min [1,5;14], p=0,02), les femmes en milieu socio-économique peu défavorisé (Q2 : +37 min [12;62], p=0.004), et plus court chez les hommes, notamment en milieu défavorisé (Q5 : -11 min[-18;-4], p=0.003).

Discussion : Les délais d’accès des patients souffrant de SCA-ST+ aux soins urgents semblent dépendre de déterminants variés et complexes. Certains facteurs non modifiables (sexe, niveau socio-économique) devraient aider les acteurs préhospitaliers à anticiper les retards de prise en charge et adapter leur pratique. Une analyse qualitative du processus de régulation semble nécessaire à l’identification d’associations mal explicables par les données de ce travail (niveau socio-économique et durée de régulation).


Zahra RAHNEMA (Paris), Thomas PERENNOU, Thevy BOCHE, Julien VAUX, François REVAUX, Charlotte CHOLLET-XÉMARD, Eric LECARPENTIER, Matthieu HEIDET
12:00 - 13:00 #29830 - FC04-05 MIEUX COMPRENDRE LES DELAIS PREHOSPITALIERS AVANT ANGIOPLASTIE PRIMAIRE POUR LES SYNDROMES CORONARIENS AIGUS AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST : ETUDE OBSERVATIONNELLE A PARTIR DU REGISTRE DU RESURCOR.
FC04-05 MIEUX COMPRENDRE LES DELAIS PREHOSPITALIERS AVANT ANGIOPLASTIE PRIMAIRE POUR LES SYNDROMES CORONARIENS AIGUS AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST : ETUDE OBSERVATIONNELLE A PARTIR DU REGISTRE DU RESURCOR.

Introduction : L’angioplastie primaire est le traitement de référence pour la prise en charge des SCA ST+ de moins de 3H si elle est accessible dans les 120min. A défaut la thrombolyse est indiquée. Dans 20% des cas, ces délais limites ne sont pas respectées. L’objectif de notre étude est de déterminer quels sont les facteurs cliniques, organisationnels et les sous-délais qui influencent le délai avant angioplastie primaire. Matériel et méthode: Les données sont issues du registre régional d’urgences coronariennes RESURCOR et des dossiers du SAMU. On analyse le délai premier contact médical (PCM)-ponction avec une limite à 100 minutes. Résultats : Le délai médian PCM-ponction est de 67min[55-85] et dépasse les recommandations dans 14,3% des cas. Il se découpe en PCM-départ des lieux 28min[23-35], départ des lieux-arrivée à l'hôpital 16min[9-27], arrivée à l'hôpital ponction 19min[14-28]. Tous ces sous-délais sont corrélés au délai global. En analyse univariée, les infarctus inférieurs non étendus temps médian 76 min[60-98], les antécédents coronariens 72min [64-90], les maisons individuelles 75min[61-91], les SMUR hors centre de coronarographie 85min[74-100] et les transports pompiers 77min[63-94] augmentent significativement le temps PCM-ponction. Un délai arrivé à l’hôpital-ponction supérieur à 20 minutes est associé à un risque important d'arriver hors délai OR 34,7[4,5-264,2]. En analyse multivariée, seul le délai de transport estimé par une application routière supérieur à 40 minutes OR 5,1[1,7-15,3] et le sexe féminin OR 3,5[1,2-9,9] augmentent significativement le risque d’une angioplastie hors délai.Discussion : L’influence du sexe féminin sur les délais de prise en charge peut s’expliquer par une présentation clinique moins typique déjà décrite dans la littérature. Les principales limites sont le mode rétrospectif empêchant un lien de causalité direct, la nature déclarative des données recueillies, et l’exclusion des transports héliportés.Conclusion : Cette étude suggère que peu de facteurs cliniques et organisationnels sont à risque d’allongement des délais. Le sexe féminin et les infarctus inférieurs non étendus doivent alerter le clinicien. Le délai hôpital-ponction supérieur à 20min augmente nettement le risque d’une arrivée hors délai pour l’angioplastie primaire et pourrait constituer un objectif de prise en charge. Enfin un délai de transport supérieur à 40min sur une application routière doit probablement faire discuter d’une thrombolyse.


Florentin GUYOMARD (Saint Jean de Maurienne), Briac LEMOINE
12:00 - 13:00 #29831 - FC04-06 Identification des patients à faible risque de syndrome coronarien aigu sans dosage de troponine: validation du score HEAR.
FC04-06 Identification des patients à faible risque de syndrome coronarien aigu sans dosage de troponine: validation du score HEAR.

Introduction: Les recommandations actuelles pour les patients suspect d’infarctus aiguë du myocarde (IDM) sont principalement basées sur la troponine, qui accroît le temps de passage aux urgences. Le score HEAR est un outil de stratification du risque, déduit du score HEART qui est déjà utilisé en pratique clinique. Notre objectif était de valider un score HEAR < 2 afin d'exclure l’hypothèse d’un IDM sans test biologique.

Méthodes: Étude de cohorte rétrospective dans 15 services d'urgence entre mai 2016 et décembre 2017. Toutes les patients admis aux urgences adultes suspect de syndrome coronarien aigu et ayant un score HEART prospectivement documenté ont été inclus. Les patients souffrant d'un IDM avec sus-décalage du segment ST ou en soins palliatifs ont été exclus. Le risque d’IDM ou de décès toutes causes à 30jours a été stratifié pour chaque valeur du score HEAR.

Résultats: 22 109 patients ont été analysés. Au total, 1,1% des patients ont présenté un IDM ou sont décédés à 30jours. Parmi les 4 106 patients (19%) ayant un score HEAR < 2, 3 sont décédés et 2 ont présenté un IDM dans les 30jours (0,1%, intervalle de confiance de 95% : 0,1 à 0,3). La sensibilité et la spécificité étaient respectivement de 97,9% et 18,8%.

Conclusions: Un score HEAR < 2 permet d'identifier les patients présentant un risque très faible d'IDM ou de décès dans les 30jours, représentant une cohorte de patients chez qui l’on pourrais sursoir au dosage de troponine.


Dr Thomas MOUMNEH (Angers), Benjalin C. SUN, Aileen BAECKER, Stacy PARK, Rita REDBERG, Delphine DOUILLET, Pierre-Marie ROY, Adam L. SHARP
12:00 - 13:00 #29832 - FC04-07 Etat des lieux de la prise en charge des arrêts cardio-respiratoires réfractaires, par le SAMU-SMUR d’Orléans, depuis la création d’une filière d’implantation d’ECMO de sauvetage.
FC04-07 Etat des lieux de la prise en charge des arrêts cardio-respiratoires réfractaires, par le SAMU-SMUR d’Orléans, depuis la création d’une filière d’implantation d’ECMO de sauvetage.

Introduction : L’arrêt cardiorespiratoire (ACR) extrahospitalier est grevé d’une survie (5%) et d’un pronostic fonctionnel médiocres. L’avènement de l’ExtraCorporeal Membrane Oxygenation (ECMO) Veino-Artérielle (VA) a changé le paradigme de l’ACR réfractaire. En 2016, les médecins réanimateurs et le SAMU d’Orléans ont créé un protocole de prise en charge basé sur des critères stricts [No flow (NF) nul, âge < 65 ans, rythme initial choquable avec le SMUR, absence de retour d’une circulation spontanée (RACS) en 10 minutes de prise en charge (patient intubé et perfusé), admissible en réanimation en moins de 45 minutes]. L’objectif de cette étude est de réaliser un état des lieux de la prise en charge des ACR réfractaires extra-hospitaliers depuis son instauration. Matériel et Méthodes : Entre le 02/05/2016 et le 02/05/2020, les patients potentiellement éligibles, entre 15 ans et 79 ans, victimes d’un ACR réfractaire survenu devant témoin, avec un NF ≤ 10 minutes et pris en charge par le SMUR d’Orléans étaient inclus rétrospectivement dans une étude de cohorte, observationnelle et monocentrique. Une analyse univariée était réalisée entre les sous-groupes de patients proposés/non proposés à l’ECMO-VA puis implantés ou non. Leur devenir était tracé. Résultats : Sur les 1203 ACR recensés, 194 patients potentiellement éligibles à l’ECMO ont été inclus, 52 proposés (27%), 18 implantés (9%). L’âge jeune (p=0,007), un rythme choquable (p=0,0001) et une EtCO2 > 10 mmHg, étaient liés à la décision de proposer un patient pour l’ECMO-VA. Le low-flow (LF) court (p=0,01), le temps sur place du SMUR court (p=0,039) et le pH ≥ 6,9 (p=0,007) à l’admission étaient liés à la décision d’implanter le patient. 3 patients (18 ans, 54 ans et 69 ans) ont survécu dont 2 avec un Cerebral Performance Categorie (CPC) de 2. Le temps sur place restait en moyenne trop long (37 minutes [Intervalle Confiance à 95% IC95%, 33,4-42,4]) comparativement au délai de mise en condition (6 minutes [IC95% 4,7 - 7,3]), grevant le pronostic fonctionnel et le risque de défaillance multiviscérale. Des vies ont pu être sauvées par extension, à la suite du don d’organe de 2 patients en état de mort encéphalique. Conclusion : Le SMUR d’Orléans a réussi à mettre en place un protocole de sélection des patients éligibles à l’ECMO-VA opérationnel mais un travail supplémentaire pour raccourcir les délais d’intervention sur place est nécessaire afin d’améliorer leurs chances de survie.
Diana PLOSCARU (Orléans), Camille PELLETIER, Audrey GUERINEAU, Aurélien LEDUC, Sophie NARCISSE
12:00 - 13:00 #29846 - FC04-08 Pertinence diagnostique des indices d’échocardiographie pour le diagnostic étiologique d’oedème aigu pulmonaire cardiogénique chez les patients dyspnéiques des urgences : Étude prospective bicentrique.
FC04-08 Pertinence diagnostique des indices d’échocardiographie pour le diagnostic étiologique d’oedème aigu pulmonaire cardiogénique chez les patients dyspnéiques des urgences : Étude prospective bicentrique.

Objectifs : L’échographie pulmonaire (US) est un outil diagnostic efficace de l’œdème aigu pulmonaire (OAPc). Nous avons évalué les performances diagnostiques d’un algorithme Pont-of-care Ultra sond (POCUS) pour le diagnostic de l’oedème aigu pulmonaire (OAPc) chez les patients admis pour dyspnée aiguë dans les services d’urgence.

Méthode : Un échantillon de patients présentant une dyspnée aiguë a été évalué prospectivement dans deux centres. L’algorithme POCUS testé comprenait le score pulmonaire, et des mesures effectuées sur la fenêtre échocardiographique 4 cavités : le MAPSE, le doppler mitral, le doppler tissulaire à l’anneau mitral. Le diagnostic final été établi par deux médecins en aveugle l’un de l’autre. Un comité d’adjudication été réuni en cas de discordance.

Résultats : Un total de 103 patients adultes ont été inclus. L’âge moyen était de 73 ± 17 ans. Le diagnostic d’OApc concernait 43 (41%) des patients. L’algorithme était contributif pour 76 (74%) patients. L’algorithme pour le diagnostic d’OAPc présentait une AUC de 0,94,IC 95 %[ 0,88 ; 1,00 ], Se = 96 % IC [78 %; 100 %], Sp = 93 % IC [82 %; 98 %], PPV = 85% IC 95%CI [67%; 100%], VAN 98% IC 95%CI [88%; 100%], PLR 12,7 95%CI [4,9; 32,7], NLR 0,05 95%CI [0,01; 0,32].

Conclusion : La performance de l’algorithme POCUS pour le diagnostic de l’OAPc  chez les patients dyspnéiques dans les services d’urgences patients dyspnéiques est donc bonne. L’algorithme a répondu à la question diagnostique chez 74% des patients.


Candice VAUTHIER (Montpellier), Margaux CHABANNON, Markarian THIBAUT, Kevin GUILLEMET, Yann TAILLANDY, Florian BAZAGLETTE, Pierre Geraud CLARET, Xavier BOBBIA
12:00 - 13:00 #29828 - FC04-03 Facteurs prédictifs de syndrome coronarien aigu chez les hommes appelant le Samu pour douleur thoracique dans une population pragmatique.
FC04-03 Facteurs prédictifs de syndrome coronarien aigu chez les hommes appelant le Samu pour douleur thoracique dans une population pragmatique.

Introduction :

L’estimation de la probabilité de syndrome coronarien aigu (SCA) au téléphone chez les patients appelant un Samu pour douleur thoracique est un défi en régulation médicale. La prédictibilité de SCA chez la femme a échoué dans les modèles testés. La prédictibilité était bonne chez l’ensemble des hommes appelant. La décision d’envoyer une équipe médicalisée est évidente en cas de douleurs similaires à un précédent épisode de SCA, population incluse dans les études. L’objectif était d’évaluer un modèle prédictif de SCA chez les hommes sans antécédent coronarien ou présentant une douleur thoracique différente de l’épisode coronarien.

Méthodes :

Analyse ancillaire du PHRC DOREMI2 ayant inclus tous les patients âgés de 18 ans ou plus ayant appelé un Samu pour douleur thoracique non traumatique. Nous avons exclu les hommes ayant un antécédent coronarien de cardiopathie ischémique présentant une douleur similaire et les femmes. Le critère de jugement principal était le diagnostic de SCA, déterminé par des experts sur suivi à 30 jours. Les variables recueillies étaient les données démographiques, les caractéristiques de la douleur et les antécédents. Le modèle a été construit via analyses bivariées puis multivariée selon la méthode de bootstrap.

Résultats :

Notre population comprenait 1920 hommes, d’âge médian de 51 [IIQ : 41-63] ans. La prévalence de SCA était de 23%. Onze facteurs étaient associés de manière indépendante au diagnostic de SCA. Huit étaient des facteurs prédictifs positifs : l’âge, la survenue à l’effort, la localisation rétrosternale, la sensation de barre, d’étau, le caractère irradiant, l’intensité de la douleur et la présence de sueurs. Trois variables étaient retenues comme facteurs prédictifs négatifs : le caractère augmenté à la position ou à l’inspiration, et une douleur à type de point. L’estimation de l’aire sous la courbe du modèle via la méthode de bootstrap était de 0,79 (IC95% : 0,77-0,81).

Conclusion :

La prévalence de SCA dans notre population était élevée. Notre modèle montre une bonne performance prédictive de SCA dans cette population pragmatique. Aucun facteur de risque cardio vasculaire n’a été retenu hormis l’âge. La dérivation d’un score, et l’évaluation de ses performances, doit être réalisée.


Olivia SESTIER, Paul-Georges REUTER (Garches), Charles-Henri HOUZE-CERFON, Frédéric BALEN, Hélène COLINEAUX, Sandrine CHARPENTIER
Salle 352B-Zone poster 2
12:30 Pause et visite de l’exposition technique

Mercredi 08 juin

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SBD
12:30 - 13:15

SYMPOSIUM BD BECTON DICKINSON
Prise en charge des patients aux urgences : quels abords vasculaires ?

Modérateur : Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon)
12:30 - 13:15 Actions d'amélioration sur les accès vasculaires, sur la prévention des complications des cathéters veineux courts : étude Clean 3. Olivier MIMOZ (PU-PH) (Poitiers)
12:30 - 13:15 Le choix de l'abord vasculaire et ses conséquences : place des cathéters périphériques et place des cathéters centraux : Piccline / Midline. Jean-François TIMSIT (PARIS)
Salle 241
12:50

Mercredi 08 juin

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UD20
12:50 - 13:00

RESAAM

RESAAM permet au SAMU de rechercher, missionner instantanément un véhicule de secours et au SAU de voir les délais et motifs et ainsi améliore les temps d’attente et la prise en charge du patient.
12:50 - 13:00 RESAAM. Ali HANOUT (RESAAM)
Espace Urgences Démo
13:00

Mercredi 08 juin

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UD26
13:00 - 13:10

RESERVE SANITAIRE

Communauté de professionnels de santé intervenant sur demande des autoritiés en cas de crise sanitaire.
13:00 - 13:10 RESERVE SANITAIRE. Catherine LERMORTON (RESERVE SANITAIRE)
Espace Urgences Démo
13:10

Mercredi 08 juin

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UD23
13:10 - 13:20

DYNAMED

Solution basée sur les preuves scientifiques les plus récentes pour obtenir rapidement des réponses concrètes en situation de soins.
13:10 - 13:20 DYNAMED - Aide à la décision clinique pour les membres SFMU. Sebastien TERRAT (EBSCO)
Espace Urgences Démo
13:15

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FCSC
13:15 - 13:30

FLASH CONFÉRENCE THE SURGICAL COMPANY
Ventilation dans l'arrêt cardiaque : les guidelines ne nous disent pas tout !

Conférencier : Dr Abdo KHOURY (PRATICIEN HOSPITALIER) (Besançon)
Salle 242A

Mercredi 08 juin

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FCRC
13:15 - 13:30

FLASH CONFÉRENCE RADIOMETER CEPHEID

Modérateur : Eric REVUE (Chef de Service) (Paris)
13:15 - 13:30 Biologie pour les Urgences : quelles solutions déployer pour un service médical rendu optimal ? Camille CHENEVIER-GOBEAUX (Biologist) (Paris)
Salle 252A
13:20

Mercredi 08 juin

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UD19
13:20 - 13:30

H24CARE

Webplateform qui permet en moins d’une minute de réorienté un patient vers la medecine de ville avec rdv confimé par sms instanémént
13:20 - 13:30 H24Urgences. Zahme RAI (H24 CARE)
Espace Urgences Démo
13:30

Mercredi 08 juin

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ALLOC
13:30 - 14:00

Allocution
Allocution Madame la Ministre de la Santé et de la Prévention

13:30 - 14:00 Allocution. Brigitte BOURGUIGNON
Amphi Bleu

Mercredi 08 juin

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UD25
13:30 - 13:40

FILIERE SANTE MALADIES RARES

13:30 - 13:40 Présentation des Filières de Santé Maladies Rares. Céline LUSTREMANT (FILIERE SANTE MALADIES RARES)
Espace Urgences Démo
13:40

Mercredi 08 juin

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UD03
13:40 - 13:50

URGO

Interface grasse, souple & pro-cicatrisante. Trame en polyester enduite de TLC (Technologie Lipido-Colloïde) qui au contact des exsudats, forme un gel lipido-colloïde et crée un environnement humide.
13:40 - 13:50 URGOTUL. Sophie LOISEAUX (URGO MEDICAL), Halima TAOURIRT (URGO MEDICAL), Lucas VACHON (URGO MEDICAL)
Espace Urgences Démo
13:50

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UD17
13:50 - 14:00

DIANOSIC

Ballon asymétrique intranasal pour le traitement de l'épistaxis.
13:50 - 14:00 CAVI-T. Philippe BASTIDE (CEO) (DIANOSIC)
Espace Urgences Démo
14:00

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CM03
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Risque NRBC
Catastrophe SSE CUMP, Toxicologie, Triage

Modérateurs : Aurélie AVONDO-RAY (Praticien Hospitalier) (Paris), Stéphane TRAVERS (Médecin) (Paris), Muriel VERGNE (muriel.vergne66@orange.fr) (Toulon)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Marseille)
Face à une catastrophe, nous verrons comment l'état se prépare et ce que nous pouvons mettre en place tout au long de notre chaine de secours pour répondre à l'exceptionnel.
14:00 - 15:30 Menace NRBC : comment le système de santé s'y prépare ? Jean-Marc PHILIPPE (Conseiller médical du Directeur général de la santé) (Paris)
14:00 - 15:30 Accidents collectifs NRBC : prise en charge pre-hospitalière. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille)
14:00 - 15:30 Toxidromes : comment faire simple. Franck CALAMAI (Médecin BSPP) (Paris)
14:00 - 15:30 PEC hospitalière. Anne RAYNAUD LAMBINET (Praticien Hospitalier) (Toulouse)
14:00 - 15:30 Questions-Réponses. Stéphane TRAVERS (Médecin) (Paris)
Amphi Bleu

Mercredi 08 juin

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CM14
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Arrêt cardiaque comparaison transatlantique
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Evaluation SAMU / SMUR

Modérateurs : Jean-Baptiste BOUILLON (Chef de clinique) (Clermont-Ferrand), Florence DUMAS (PUPH) (Paris)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Créteil)
Comment partager et comparer les données entre le registre Réac et les autres registres internationnaux permet d'améliorer nos connaissances et nos prises en charge ?
14:00 - 15:30 Comparaison organisation Amérique du nord - France. Richard CHOCRON (PH) (Paris)
14:00 - 15:30 Comparaison des registres. Hervé HUBERT (Président) (Lille)
14:00 - 15:30 Résultats de la base commune. Matthieu HEIDET (Médecin) (Créteil)
14:00 - 15:30 Stay and play or scoop and run ? Brian GRUNAU (Emergency) (Vancouver, Canada)
Amphi Havane

Mercredi 08 juin

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SI19
14:00 - 15:30

Session Interactive
Best of des Articles
Jeunes

Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)
Conférenciers : Francois-Xavier DUCHATEAU (Médecin) (Paris), Yonathan FREUND (PUPH) (Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Où vous seront présentés les meilleurs articles de l'année en Médecine d'Urgence
Salle 241

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SIS03
14:00 - 15:00

Session Intéractive Quiz
Les pièges de la pharmaco, saison 2.

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Aurélien LANDIÉ (IDE SMUR/REA) (Rodez)
Coordonnateur : Charlotte VERJUX (Paris)
Conférencier : Manon LEBLONDEL (IDE) (Paris)
Salle 242B

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SI04
14:00 - 15:00

Session Interactive - Quiz
Limitation et arrêt des traitements actifs
Douleur - Analgésie, Ethique, Thérapeutique

Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Où l'on présentera les situations aux Urgences relevant d'une limitation ou d'un arrêt des traitements actifs, les spécificités de la prise en charge seront rapportées et discutées.
14:00 - 15:00 Limitation et arrêt des traitements actifs. Marion DOUPLAT (Médecin) (LYON)
Salle 243

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CLM02
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Circonstanciel et exceptionnel
Catastrophe SSE CUMP, Pathologie circonstancielle, Triage

Modérateurs : Charlotte CHOLLET-XEMARD (directrice médicale adjointe) (Créteil), Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris)
14:00 - 15:30 #28893 - CP16 Evaluation des qualités hemostatiques du sang de stagiaires commandos : leur sang serait-il adapté à la prise en charge d'un blessé de guerre hemorragique ?
CP16 Evaluation des qualités hemostatiques du sang de stagiaires commandos : leur sang serait-il adapté à la prise en charge d'un blessé de guerre hemorragique ?

Introduction : La transfusion "entre camarade" est aujourd’hui un concept validé au sein des armées. Il s’agit, lorsqu’un soldat est blessé, de collecter du sang total sur un de ses camarades indemnes et de le lui transfuser directement. Ce don ayant lieu juste après une phase de combat, les qualités hémostatiques du sang ainsi collecté sont incertaines (fatigue, effort physique intense, stress). Considérant le stage de sélection des commandos marine comme un modèle expérimental reproduisant les conditions physiologiques des OPEX, nous avons analysé le sang de ses participants.

Matériel et Méthode : Le sang veineux des stagiaires a été collecté au début du stage commando (état de base), et une deuxième fois, 6 semaines plus tard, lors du stage commando proprement-dit. Les différences entre les deux échantillons ont été observées pour chaque candidat.

Résultats : Sur les 112 stagiaires initiaux, seuls 17 étaient encore présents 6 semaines plus tard. Nous montrons une augmentation significative des leucocyte (7600+/- 1500 vs. 14300 +/- 3000/mm3 p<0.0001) et des plaquettes (223000 +/- 46000 vs 283000 +/- 56000/mm3 p<0.0001), et une baisse de l’hémoglobine (15,0 +/- 0,83 vs. 14,6 +/- 0,6 d/dL p<0.0001) et de l’hématocrite (47,6 +/- 2,5 vs. 42,9 +/- 1,6% p<0.0001). L’étude de la génération de thrombine montre une hauteur de pic (-31%), une cinétique de la génération de thrombine (-35%) et un potentiel endogène de thrombine diminués (-29%). Le temps de latence et le temps au pic restent inchangés. Les tests de visco-élastométrie montre une hausse de la fermeté du caillot ( amplitude à 6 min qui passe de 50,1 +/- 7,9 à 60,0 +/- 5,4mm p<0,001) et de sa cinétique de formation (temps d'apparition du caillot qui passe de 2,4 +/-1,3 à 1,7 +/- 0,4 min).

Discussion : Ce travail apporte de nouvelles données concernant la coagulation après des exercices intenses prolongés et répétés, en état de stress et de fatigue. Aucune altération significative des qualités hémostatiques du sang n’est observée. La baisse de la génération de thrombine pourrait être le marqueur d’une meilleure capacité à contrôlé la génération de thrombine une fois celle-ci débutée, et peut-être être un élément bénéfique.

Conclusion : Au total toutes ces données montrent que le sang collecté lors d’une procédure de transfusion entre camarade est adapté à la prise en charge d’un blessé hémorragique grave. Le concept de la transfusion "entre camarade" est ainsi renforcée par ce travail.



Aucun conflit d'intérêt à déclarer
Yann DANIEL (Paris), Sébastien CONORT, Stéphane TRAVERS, Rachel FORICHER, Carine HEJL, Vincent FOISSAUD, Christophe MARTINAUD
14:00 - 15:30 #28984 - CP17 Bilan d'activité à 7 mois d'une expérimentation d'équipe paramédicale d'urgence (EPMU) pour la prise en charge d'urgences vitales pré-hospitalières en territoire isolé.
CP17 Bilan d'activité à 7 mois d'une expérimentation d'équipe paramédicale d'urgence (EPMU) pour la prise en charge d'urgences vitales pré-hospitalières en territoire isolé.

INTRODUCTION : En 2019, devant la pénurie de médecin urgentiste dans notre département (30 ETP vacants), l’ARS et la DGOS ont validé une expérimentation d’équipe paramédicale d’urgence (EPMU). Ce dispositif s’est implanté au sein d’un hôpital local situé à 60 km du SMUR le plus proche. L’objectif de cette étude est de réaliser un bilan d’activité à 7 mois.

MATERIEL et METHODES : C’est une étude prospective, réalisée entre 2020 et 2021. Notre critère principal est la diminution du temps de primo contact pré-hospitalier spécialisé, pour les patients situés à plus de 30 mn d’un SMUR. Les critères secondaires sont le nombre d’interventions EPMU, le nombre d’EI relevés et la satisfaction des personnels EPMU.

RESULTATS : L’EPMU a réalisé 211 interventions soit 1 sortie par jour. L’écart moyen entre l’arrivée de l’EPMU et l’arrivée du SMUR est de 22 minutes. L’EPMU a pris en charge 36% de douleur aigue traumatique, 29% de douleur thoracique et 13 % d’ACR. Elle a paramédicalisé le transport dans 20% des interventions. On observe une satisfaction globale à 96% du personnel. Aucun EI n’a été relevé durant cette période.

DISCUSSION. La mise en place de l’EPMU a permis une prise en charge précoce des patients situés à plus de 30 min d’un SMUR. Elle permet une anticipation des filières en régulation, ainsi qu’une réduction du temps d’indisponibilité des équipes SMUR. Les résultats positifs permettent ce jour de valider l’expérimentation de nouvelles EPMU dans notre département.



Aucun
Joël PANNETIER (LE MANS), Julien CHAUVIN, Guillaume BARRE, Clemence DUPONT, Griselda RAZAFIMANANTSOA, Estelle DELORME, Corinne CORDIER, Monique ROBIN
14:00 - 15:30 #29000 - CP18 Peut-on évaluer la perte sanguine par échocardiographie ? Une étude expérimentale sur un modèle de choc hémorragique contrôlé chez le porcelet.
CP18 Peut-on évaluer la perte sanguine par échocardiographie ? Une étude expérimentale sur un modèle de choc hémorragique contrôlé chez le porcelet.

Contexte : L’évaluation de la perte volémique est un défi majeur lors de la prise en charge du choc hémorragique. L’échocardiographie est un outil non invasif de plus en plus utilisé pour l’évaluation hémodynamique. Chez les patients sous ventilation mécanique, certaines études suggèrent que les variations respiratoires de l’intégrale temps vitesse sous-aortique (ΔITV) seraient prédictives de la réponse au remplissage vasculaire. Un modèle expérimental de choc hémorragique contrôlé fournit une approche précise pour étudier la corrélation entre le volume sanguin et les paramètres échographiques cardiaques.

Objectifs : L’objectif principal de cette étude était d’analyser les variations du ΔITV au cours d’une hémorragie dans un modèle de choc hémorragique contrôlé chez le porcelet. Les objectifs secondaires étaient d’observer les variations du ΔITV pendant le processus de réanimation après une hémorragie ainsi que les variations d’autres paramètres échocardiographiques au cours du protocole.

Méthodes : Une extraction sanguine a été effectuée chez vingt-quatre porcelets anesthésiés et ventilés, jusqu’à atteindre une pression artérielle moyenne atteigne 40 mmHg. L’hémorragie contrôlée a été maintenue pendant 30 minutes avant de randomiser les porcelets en deux groupes de réanimation : le groupe FF (remplissage vasculaire) réanimé uniquement par perfusion de sérum physiologique, et le groupe NA (noradrénaline) réanimé par remplissage vasculaire et perfusion continue de noradrénaline. L’échocardiographie et les mesures hémodynamiques, y compris les variations de pression pulsée (VPP), ont été effectuées à différentes étapes du protocole.

Résultats : Les coefficients de corrélation entre ΔITV et VPP et le volume de saignement durant la phase hémorragique étaient respectivement de 0,24 (intervalle de confiance (IC) 95 % [0,08;0,39] ; p < 0,01) et de 0,57 (IC95 % [0,44;0,67] ; p < 0,01). Deux paramètres présentaient un coefficient de corrélation modéré avec le volume hémorragique (plus de 0,5) : intégrale temps-vitesse sous-aortique (ITV) et  l’onde protodiastolique en doppler tissulaire à l’anneau mitral (E').

Conclusion : Dans ce modèle de choc hémorragique, ΔITV avait une faible corrélation avec le volume de saignement, mais l’ITV et l’onde E' avait une corrélation avec le volume sanguin comparable à celle de la VPP.



Pas de conflits d'intérêts.
Laura GRAU-MERCIER (Nîmes), Fabien COISY, Thibaut MARKARIAN, Laurent MULLER, Claire ROGER, Jean-Yves LEFRANT, Pierre Géraud CLARET, Xavier BOBBIA
14:00 - 15:30 #29013 - CP19 Intérêt de la mesure transcutanée de la carboxyhémoglobine dans le tri pré-hospitalier des patients suspects d'intoxication oxycarbonée : étude prospective multicentrique.
CP19 Intérêt de la mesure transcutanée de la carboxyhémoglobine dans le tri pré-hospitalier des patients suspects d'intoxication oxycarbonée : étude prospective multicentrique.

Introduction : Le diagnostic de l’intoxication au monoxyde de carbone (CO), et le triage et l’orientation des victimes lors d’intoxications aiguës et collectives posent un défi pour le clinicien, du fait de signes cliniques polymorphes, peu spécifiques. Le CO-oxymètre de pouls RAD57 non-invasif et portable permettant la mesure transcutanée de la carboxyhémoglobine (SpCO) est utilisé par certaines équipes en prehospitalier, mais sa fiabilité et performances diagnostiques restent discutées. Notre étude évalue le Rad-57 comme outil de dépistage pré-hospitalier de l’intoxication au CO.

Méthodes : Étude prospective menée dans 4 centres (SMUR, BMPM) sur 6 ans, chez des adultes suspects d’intoxication au CO. 2 mesures de SpCO sont faites en prehospitalier (RAD-57, Masimo). Un échantillon sanguin est prélevé simultanément, en vue de la mesure ultérieure de l’HbCO selon la prise en charge habituelle. Le diagnostic d’intoxication au CO est défini par HbCO > 5% chez les fumeurs et HbCO > 10% chez les non-fumeurs. La concordance entre SpCO et HbCO est analysée par la méthode de Bland et Altman. Les performances diagnostiques de la SpCO sont calculées pour les seuils de détection optimaux (Youden index) de l’intoxication aigue ou sévère (HbCO > 15%).

Résultats : Sur les 118 adultes suspects d’intoxication au CO inclus (âge moyen : 45 ans (ET : 18), 51 % de femmes), 46 (39%) patients sont intoxiqués. La corrélation entre SpCO et HbCO est bonne (CIC : 0,931 [0,902 ; 0,952]). La concordance est modérée : le biais entre SpCO et HbCO est de +0,68%, les limites d'agrément ( -6,77 et +8,14 points) sont supérieures au seuil d'acceptabilité fixé à priori (± 5 points).

L’aire sous la courbe ROC est de 0,93 (IC 95% 0,87-0,98). Des seuils SpCO peuvent être identifiés : SpCO < 4% pour écarter l’intoxication, SpCO > 8% pour détecter l’intoxication (avec sensibilité 91% spécificité 79% et 4 FN), et SpCO > 13% pour détecter l’intoxication sévère (VPN 100%).

Conclusion : Cette étude montre que la mesure transcutanée de l’intoxication au CO peut être utilisée comme outil de tri rapide, à intégrer en complément de la clinique dans un algorithme décisionnel de prise en charge pré-hospitalière pour guider l’orientation ou non vers les urgences ou le caisson hyperbare.



aucun
Arthur PADOIN (MONTPELLIER), Anne-Lise PRADEL, Sophie LEFEBVRE, Riad JREIGE, Emmanuel GUEDJ, Marie-Christine PICOT, Olivier MATHIEU, Mustapha SEBBANE
14:00 - 15:30 #29085 - CP20 Évaluation de la performance de l’outil de triage médical tactique : Etude TRIATAC.
CP20 Évaluation de la performance de l’outil de triage médical tactique : Etude TRIATAC.

Introduction :

En cas d’attaque terroriste, les secours sont soumis à de fortes contraintes. L’extraction des victimes de la zone d’exclusion (définie par une menace réelle et permanente) est l’objectif prioritaire. Elle est pilotée par les médecins des forces d’intervention qui ont mis au point des outils de triage.

Objectif

Evaluer la performance du triage médical tactique (TMT) par rapport au triage de médecine de catastrophe (TMC) utilisé en France.

 

Méthodes :

Etude expérimentale, en simulation sur plan à échelle, reproduisant une scène de tuerie de masse, inspirée de la revue de littérature. La typologie des lésions et la répartition des victimes sont respectées. Le temps d’extraction des victimes selon leur distance au PEV et chaque geste sont chronométrés, paramétrant chaque action.

Une formation en ligne, sanctionnée par un test, conforte les compétences de tri de 20 médecins urgentistes. Ils ont été soumis à une épreuve de simulation avec 105 cartes plastrons à trier. Après tirage au sort la moitié a réalisé un TMC, l’autre un TMT.  

Critères de jugement : (1) temps de clairance total (temps de tri global + temps des actions) et (2) précision du tri (sur ou sous catégorisation).

 

Résultats :

Partiels résumés dans le tableau ci joins

 

Discussion et conclusion :

La clairance des victimes est plus rapide avec le TMT pour une catégorisation au moins similaire au TMC. Il facilite la prise de décision et accélère les flux d’extractions des lésions survivables vers le trauma center.


Hayatte AKODAD (Bobigny), Charles GROIZARD, Alexis SOUMMER, Frédéric LAPOSTOLLE, Matthieu LANGLOIS
14:00 - 15:30 #29093 - CP21 Estimer les capacités d’accueil en cas d’afflux massif de victimes traumatisées graves : une méthode d'évaluation homogène pour les établissements pour planifier les points de rupture régionaux.
CP21 Estimer les capacités d’accueil en cas d’afflux massif de victimes traumatisées graves : une méthode d'évaluation homogène pour les établissements pour planifier les points de rupture régionaux.

INTRODUCTION : Le plan ORSAN établit la réponse sanitaire du territoire en cas de situation exceptionnelle. Ce travail propose une méthode d’évaluation homogène des capacités de prise en charge de chaque ES en situation d’afflux massif de victimes traumatisées graves (AMAVI-bloc) afin de définir les capacités régionales. 

METHODE : Après un recueil zonal des différentes pratiques d’évaluation des capacités AMAVI, un groupe de travail régional de spécialités a défini une méthode par groupe Delphi. La capacité AMAVI-bloc était définie comme un repère fixe Tmax représentant l’utilisation de l’ensemble des ressources de l’ES (présentée ici), et un repère variable T0 prenant en compte à tout moment la part de ressources disponible immédiatement selon l’activité en cours, tel que T0 = α Tmax. Pour chaque ES, le minimum du nombre de salles de bloc (SALCHIR), de chirurgiens (ETPCHIR), et d’anesthésistes ou infirmiers anesthésiste (ETPAR ;ETPIADE) définit le capacitaire de l’ES Tmax selon l’équation :  

AMAVI-blocR1=min[SALCHIR,ETPCHIR,(ETPAR-ou-ETPIADE)]

AMAVI-blocR1 était ensuite modélisé après imputation multiple chaînée selon les données d’activité, de séjour ou de lits des ES pour obtenir AMAVI-blocR2. 

RESULTATS : Les 1053 ES français disposant d’une autorisation de chirurgie étaient inclus. Les ES disposaient en moyenne de 6,8 SALCHIR, 16,2 ETPCHIR, 9,6 ETPAR et 12,3 ETPIADE, et pratiquaient 3680 actes chirurgicaux annuels en hospitalisation (AH) et 4469 en ambulatoire. L’AMAVI-blocR1 moyen était de 5,5 patients (sd=5,2). Le meilleur modèle expliquait 83,6% de la variabilité par l’AH (β=0,00126) : Un ES effectuant 8000 AH aurait les ressources pour prendre en charge 10 patients en situation AMAVI, si l’ensemble de ses ressources était disponible. L’AMAVI-blocR2 représentait 4876 patients en France IC95%[4716-5045], soit un point de rupture Tmax de 72,8 places /Mhab.  Les disparités étaient importantes entre ARS de métropole et d’outremer.

CONCLUSION : L’AMAVI-bloc est une méthode facilement reproductible pour évaluer les capacités AMAVI par ES, puis par territoire pour établir l’ORSAN régional. Il permet d’affiner la planification et d’établir les points de rupture en deux temps : Tmax puis T0 pour chaque ES, puis chaque région. La capacité maximum Tmax est donc évaluée pour chacun des ES à partir de ses ressources propres, en matériel et personnels, ou modélisée par l’activité chirurgicale. La capacité immédiate T0 a fait l’objet d’un second travail spécifique. 



Sans conflit d'intérêt.
Antoine AUBRION (Caen), Lauriane HARDEL, Richard MACREZ, Eric ROUPIE, Lydia GUITTET
14:00 - 15:30 #29175 - CP22 Evaluation de l'impact de la prise en charge de la délivrance pré-hospitalière sur la survenue de complications hémorragiques hospitalières.
CP22 Evaluation de l'impact de la prise en charge de la délivrance pré-hospitalière sur la survenue de complications hémorragiques hospitalières.

Étude observationnelle rétrospective multicentrique sur 5 ans

L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact de la prise en charge de la délivrance par le SAMU 37 sur la survenue des complications hémorragiques hospitalières.

Cette étude observationnelle rétrospective descriptive multicentrique menée dans le département d’Indre-et-Loire incluait toutes les femmes ayant accouché hors maternité et ayant nécessité l’intervention d’une équipe médicalisée du SAMU 37. Les caractéristiques initiales des patientes et leurs prises en charge pré-hospitalière ont été étudiées afin d’évaluer s’il y avait un accroissement du risque d’hémorragie de la délivrance en fonction de la réalisation ou non de la délivrance en pré-hospitalier.

Cette étude incluait 142 patientes, dont 38,7% de patientes délivrées par le médecin du SMUR avec un délai médian de 32 minutes entre l’expulsion et la délivrance. Sur la prise en charge extra-hospitalière, il y a eu 6 hémorragies de la délivrance sur 55 patientes délivrées contre 2 sur 87 patientes non délivrées avec une différence non significative (p=0,073). Sur la prise en charge hospitalière, il y a eu 18 hémorragies de la délivrance intra-hospitalière sur 55 patientes délivrées en extra-hospitalier contre 24 sur 87 patientes non délivrées avec une différence non significative (p=0,642). En intra-hospitalier, 2 patientes ont été transfusées sur les 55 patientes délivrées contre 4 patientes transfusées sur les 87 patientes non délivrées, avec une différence non significative (p=0,880).

Cette étude met en évidence que l’absence de délivrance en extra-hospitalier ne présente pas plus de risque de complication hémorragique dans le postpartum.



aucun
Aude MAUCHERAT (tours), Leila CAMBONI, Geoffroy ROUSSEAU
Salle 252A

Mercredi 08 juin

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TRM08
14:00 - 15:30

Table Ronde Médecins - Session Groupe Cochrane
COVID 19 : les revues Cochrane
Covid-19

Modérateurs : Patricia JABRE (PH) (Paris), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Angers)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Montpellier)


La COVID-19 a entrainé une période déplorable de communication scientifique. Venez écoutez une synthèse honnête de la littérature.
14:00 - 15:30 La Médecine d'Urgence. Frédéric ADNET (Chef de service) (Bobigny)
14:00 - 15:30 La réanimation et gestion de crise. Alain CARIOU (PUPH) (Paris)
14:00 - 15:30 L'épidémiologie. Arnaud FONTANET (Chef d'unité) (Paris)
Salle 342A

Mercredi 08 juin

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AMS ARM46
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Les nouvelles technologies dans la médecine de catastrophe
ARM, Evaluation SAMU / SMUR

Coordonnateur : Vincent BOUNES (Toulouse)
Conférenciers : Gérard BLANCO (RESPONSABLE ARM CRRA SAMU 31) (Toulouse), Vincent BOUNES (CHEF DE SERVICE) (Toulouse), Cédric ZANNESE (Informaticien SAMU) (Toulouse)
Comprendre l’intérêt des systèmes de communication dans la médecine de catastrophe.
Apprendre les nouveautés permises par la miniaturisation, les réseaux déportés, numériques, satellitaires et autres.
Connaitre et manipuler les logiciels actuels et à venir de la médecine de catastrophe (Sinus, Sivic, etc)

Face à l’inventivité des terroristes, les SAMU doivent aussi gagner la guerre de l’information. Les systèmes de communication deviennent innovants (véhicules satellitaires, Wifi longue portée, radios), les logiciels se complexifient (Sinus, Sivic, etc°), les remontées d’information doivent être rapides et coordonnées (interservices). Les SAMU doivent développer et utiliser de nouveaux outils pour gagner cette guerre…

Au service de cet atelier, l’expérience du SAMU qui a connu AZF et l’affaire Merah avec Vincent Bounes, chef de service, Gérard Blanco, Chef ARM chargé de la médecine de catastrophe, et Cédric Zannese, informaticien SAMU. Il s’agit d’un atelier mêlant théorie et pratique (manipulation des nouveaux outils, radio, systèmes d’information, etc.).
Salle 342B

Mercredi 08 juin

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AMS ARM45 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Simulation en régulation pédiatrique
ARM, Régulation

Coordonnateur : Julien NAUD (Bordeaux)
Conférenciers : Elisabeth DAUSSAC (TOULOUSE), Christelle DUARTE (ARM) (Bordeaux), Julien NAUD (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
Programme de simulation interprofessionnel avec patient standardisé pour améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge par les ARM et les médecins régulateurs d’un appel pour un enfant présentant une urgence vitale :
- reconnaître les critères de gravité chez l’enfant
- proposer la (ou les) réponse(s) les plus adaptées
- guider par téléphone la réalisation de gestes d’urgence
- communiquer avec un appelant en contexte de stress et d’urgence
Les mises en situation sont réalisées en mode SAS et utilisent le logiciel Exos®.
Salle 343

Mercredi 08 juin

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CMS16
14:00 - 15:00

Conférence Médico-Soignants - Session CEQ
Les outils de tri
Evaluation SAMU / SMUR, Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Qualité, Triage

Modérateurs : Alain-Eric DUBART (CHEF DE POLE URGENCES) (Béthune), Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
Seront présentés les outils de tri en médecine d'urgence, l'échelle french pédiatrique, la nouvelle échelle de tri ARM et la place de l'intelligence artificielle à la régulation.
14:00 - 15:00 Echelle de tri FRENCH en pédiatrie. Antoine TRAN (MCU-PH, médecin des urgences pédiatriques) (Nice)
14:00 - 15:00 Échelle de tri ARM. Catherine CAPLETTE (PH) (Le Mans), Ludovic RADOU (Superviseur - soignant) (Le Mans)
14:00 - 15:00 Utilisation de l'IA au SAMU. Paul-Georges REUTER (MCUPH) (Garches)
Salle 351

Mercredi 08 juin

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AMS25 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Drainage Thoracique et techniques alternatives
Pneumologie

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Besançon)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (chef de pole Urgences/SAMU/MIR) (Besançon), Tania MARX (Médecin) (Besançon)
Rappel des principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière. Présentation des techniques de drainage thoracique standard et alternatives moins invasives, des matériels et techniques d’exsufflation/ponction, sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 352A

Mercredi 08 juin

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FC05
14:00 - 15:00

Flash communications
Toujours du cœur
Cardiologie - Autre

Modérateur : Nicolas BOUNAUD (Medecin) (MONTAUBAN)
14:00 - 15:00 #29861 - FC05-01 L’ENDOCARDITE AIGUË INFECTIEUSE, UN DIAGNOSTIC A NE PAS MECONNAÎTRE EN SERVICE D’ACCUEIL DES URGENCES.
FC05-01 L’ENDOCARDITE AIGUË INFECTIEUSE, UN DIAGNOSTIC A NE PAS MECONNAÎTRE EN SERVICE D’ACCUEIL DES URGENCES.

Introduction : L’endocardite infectieuse est une pathologie peu fréquente dont la mortalité reste élevée entre 15 et 25% en dépit des avancées thérapeutiques et diagnostiques. Le profil épidémiologique des patients a évolué au cours du temps, les endocardites liées aux soins et aux pathologies chroniques prédominent de nos jours. La présentation clinique polymorphe de la pathologie peut induire un retard diagnostique. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer si le diagnostic d’endocardite infectieuse est suffisamment évoqué au service d’accueil des urgences (SAU).

Méthode : Tous les patients atteints d’endocardite infectieuse entre le 1er Janvier 2011 et le 31 Décembre 2017 étant passés par les urgences puis hospitalisés à l’hôpital de Mulhouse ont été inclus dans cette étude rétrospective monocentrique. Les données recueillies concernaient les principaux antécédents des patients, la présentation clinico-biologique ainsi que la prise en charge diagnostique et thérapeutique.

Résultats : 44 patients dont 28 hommes (64,6%) ont été inclus. La moyenne d’âge est de 66,14 ans. Le profil épidémiologique des patients est semblable à celui décrit dans la littérature. Le taux de mortalité intra-hospitalière à 1 mois est de 22,7%. Le diagnostic d’endocardite a été porté au SAU chez seulement 10 patients alors que les signes étaient déjà présents chez 25 de ces patients. Ce retard diagnostique a engendré un allongement du délai d’initiation de l’antibiothérapie et par conséquent un risque majeur d’augmentation de la mortalité.

Conclusion : Dans notre étude, le diagnostic d’endocardite est insuffisamment évoqué bien que des facteurs de risque et des arguments cliniques simples soient présents aux urgences. Ce retard diagnostique impacte tant sur le plan thérapeutique que sur le pronostic de nos patients.


Guillaume ROTTNER (Mulhouse), Y. Joy MOOTIEN, Pascal BILBAULT, Marc NOIZET, Marc CROUZIER, Audrey EMERIC, Valentin DE CARLO
14:00 - 15:00 #29862 - FC05-02 Pronostic des sujets agés consultants aux urgences pour fibrillation auriculaire.
FC05-02 Pronostic des sujets agés consultants aux urgences pour fibrillation auriculaire.

Introduction: La fibrillation auriculaire (FA) ou fibrillation atriale est le trouble persistant du rythme cardiaque le plus fréquent que ce soit chez les patients vus en ambulatoire ou hospitalisés.

But de travail: Décrire les particularités cliniques, para cliniques et évolutifs des patients  agés consultants aux urgences et dont l’ECG confirme la présence d’une FA et préciser les facteurs prédictifs de décès.

MATERIELS ET METHODES : Une rétrospective observationnelle,  menée sur une période de six mois. Elle s’est déroulée au service des urgences.  Nous avons inclus 219 patients de plus que 65 ans, ayant une ACFA dans leurs ECG et ceci quel que soit le motif de consultation.

RESULTATS : Nous avons inclus 219 patients. Le sex-ratio (H/F) était de 0 ,54. La moyenne d’âge était 78,3 ± 7 ans. Les antécédents  les plus rapportés étaient l’hypertension artérielle (69,9%) et le diabète (39,7%). La douleur thoracique était le motif le plus fréquent  chez 99 patients (45,2%).

A l’admission, le score de triage moyen était à 9,77+/- 3,4. Sur le plan respiratoire, une saturation a été ≤ 94% chez 58 malades. A l’ECG, les anomalies électriques les plus fréquemment observées et qui ont été associées à la FA sont les troubles de la repolarisation (43,4%). Le calcul du score CHA2DS2-VASc a montré que 209 (95,4%) avaient un score supérieur ou égal à 2. Les patients jugés avoir une FA mal toléré ont été au nombre de 129 (58,4%).L’oxygénothérapie a été indiquée pour les 34 patients. Les B-bloquants ont été indiqué dans 53% des cas. Les patients ont été hospitalisés dans 52.5%. L’évolution a été vers le décès pour 18 patients (8,2%) au cours de 30 jours suivant la consultation aux urgences.

Les facteurs prédictifs de décès en univariée étaient :  le sexe masculin (p=0,016), la perte d’autonomie(p=0.042) et l’altération de l’état de conscience (p<0,01). En étudiant la tolérance de FA à l’admission, la présence d’un syndrome inflammatoire, d’un état de choc ainsi que la syncope le jour de consultation ont été associé à une mortalité élevée avec respectivement p=0,001, p=0,025 et p=0,009. 

En analyse multivariée, les facteurs indépendants prédictifs de mortalité chez les patients consultant aux urgences pour une FA ont la notion de syncope à l’admission (p=0,027) et une CRP augmentée (p<0.001)

CONCLUSION : L’ACFA est une pathologie fréquente aux urgences avec une morbi-mortalité importante. L’évaluation initial de terrain est primordiale afin de garantir un meilleur pronostic.


Mouna BEN AMOR (clermont ferrand), Houda HSINE, Nada YOUSFI, Imen REJEB
14:00 - 15:00 #29827 - FC05-03 Performance diagnostique du caractère « reproduit à la palpation » dans l’évaluation d’une douleur thoracique aiguë aux urgences.
FC05-03 Performance diagnostique du caractère « reproduit à la palpation » dans l’évaluation d’une douleur thoracique aiguë aux urgences.

Introduction : La douleur thoracique (DT) est l’un des motifs de consultation les plus fréquents aux urgences (5% selon les études). Ce motif peut être lié à de nombreux diagnostics, de gravité très variable. Le caractère « reproduit à la palpation » fait fréquemment partie de l’examen clinique. Sa présence oriente vers une pathologie a priori « pariétale » et de pronostic bénin. Cependant, sa performance diagnostique n’apparait que peu étudiée dans la littérature, et seulement pour des pathologies spécifiques. 

L’objectif de cette étude est d’étudier la performance diagnostique du caractère « reproduit à la palpation » dans l’évaluation d’une DT aiguë aux urgences. 

Matériel et Méthode : Étude transversale rétrospective, multicentrique (4 services d’urgence). Les patients consultant aux urgences pour une DT aigue en 2018 ont été inclus. Les diagnostics en fin de prise en charge aux urgences ont été séparés en deux groupes : bénins ou graves. Les diagnostics graves étaient définis par la nécessité d’un traitement spécifique