Jeudi 10 décembre
10:00

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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OC
10:00 - 10:10

OUVERTURE DU CONGRÈS

Conférencier : Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Grenoble)
Live
10:10

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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HAF
10:10 - 10:15

HOMMAGE A ANDRE FRANK

Conférencier : Philippe BEAUFILS (Retired) (Conférencier, Versailles)
Live
10:15

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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C1
10:15 - 10:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Anatomie comparée : Regards croisés sur le Croisé

Modérateurs : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Stéphane BUREAU (Vétérinaire) (Nantes), Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Lyon)
Conférenciers : Thibaut CACHON (Maitre de conférence) (Conférencier, Lyon), Elvire SERVIEN (PUPH) (Conférencier, Lyon)
Live
10:35

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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SS
10:35 - 11:05

SESSION SOFCOT
La place de l’intelligence artificielle dans l’arthroscopie

Modérateurs : Benoit COULIN (Médecin) (Genève, Suisse), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Conférenciers : Stéphane BOISGARD (Conférencier, Clermont-Ferrand), Luc FAVARD (PU PH) (Conférencier, Tours), Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Conférencier, Genève, Suisse)
Live
11:05

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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CT
11:05 - 11:35

LE CHOC DES TITANS
Comment j’opère un canal carpien ? Neurolyse mini-open versus endoscopique versus échographique

Modérateurs : Aurore BLANCHETON (Chef de clinique) (PARIS), Yacine CARLIER (Chirurgien) (Mérignac), Christel CONSO (chirurgien) (Paris)
Conférenciers : Pierre DESMOINEAUX (praticien hospitalier) (Conférencier, Le Chesnay), Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Conférencier, Toulon), Olivier MARÈS (Medecin) (Conférencier, Nîmes)
Live
11:35

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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C2
11:35 - 12:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’arthroscopie de la hanche en pratique courante en 2020 : indications, courbe d’apprentissage, intérêt

Modérateurs : Didier HANNOUCHE (Chef de Service) (Genève, Suisse), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse), Corentin PANGAUD (Chef de Clinique - Assistant) (Marseille)
Conférencier : Xavier FLECHER (PUPH) (Conférencier, marseille)
Live
12:00

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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INT
12:00 - 12:30

INTERVIEW du Pr Olivier Jardé

Conférenciers : Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Grenoble), Thomas BAUER (Professeur) (Conférencier, Boulogne Billancourt), Etienne CAVAIGNAC (PU PH) (Conférencier, Toulouse), Olivier JARDE (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Conférencier, Amiens), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Conférencier, Lyon)
Live
12:30

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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SIM
12:30 - 13:00

SESSION INDUSTRIE MOVE UP
La prothèse anatomique isa : standard et innovation

Modérateur : Christophe CHAROUSSET (chirurgien) (Paris)
Conférenciers : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Lyon), Thierry JOUDET (Orateur) (Conférencier, Libourne)
Live
14:00

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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C3
14:00 - 14:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Comment traiter la récidive de l’instabilité antérieure de l’épaule déjà opérée ?

Modérateurs : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Yacine CARLIER (Chirurgien) (Mérignac), Christel CONSO (chirurgien) (Paris), Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Genève, Suisse)
Conférencier : Pascal BOILEAU (Chef de Service) (Conférencier, Nice)
Live
14:30

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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BO1
14:30 - 15:00

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Instabilité postérieure

Modérateurs : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Yacine CARLIER (Chirurgien) (Mérignac), Christel CONSO (chirurgien) (Paris), Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Genève, Suisse), Simon RATTIER (Chirurgien) (Lille)
Conférenciers : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Lyon), Pierre MANSAT (Chef du Département d'Orthopédie-Traumatologie) (Conférencier, Toulouse), François SIRVEAUX (PUPH) (Conférencier, Nancy)
Live
15:00

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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CP1
15:00 - 16:00

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES
EPAULE

Modérateurs : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Yacine CARLIER (Chirurgien) (Mérignac), Christel CONSO (chirurgien) (Paris), Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Genève, Suisse)
15:00 - 16:00 #23377 - 1. Le Recenter : Un Bankart augmenté. Résultats à 2 ans de recul minimum.
1. Le Recenter : Un Bankart augmenté. Résultats à 2 ans de recul minimum.

La réparation de bankart arthroscopique est associée à un taux de récidive élevé aux alentours de 20% à 3 ans. L'objectif était d'évaluer les resultats cliniques d'une nouvelle technique chirurgicale visant à améliorer la réparation de Bankart en y adjoignant une butée prothétique appelée Recenter.



32 patients ont été inclus de façon réprospective dans cette étude multi centrique. 5 patients ont été perdu de vue. Les indications opératoires étaient semblables à celle d’un Bankart standard. Un implant métallique appelé Recenter a été introduit à la partie antéro inférieure de la glène et fixé par deux Tightrope, une réparation de Bankart a été réalisé par-dessus l’implant. Tous les patients ont été revus avec un scanner de contrôle et un examen clinique. Le recul moyen était de 37 mois (29-47). Le score ISIS moyen était de 2,42 (0-6).

Vingt-six patients âgés de 33.9 ± 10,2 (16-50) ans ont été inclus. Les patients avaient présenté en moyenne 2,4 ± 3.2 (0-12) luxation vraie avant leur opération et 6.1 ± 8.5 (0-30) subluxations. 6.8 ± 6.9 années s’étaient écoulées entre l’apparition des premiers symptômes et l’opération. Au dernier recul, l’EVA résiduelle était de 1,3. Le score moyen de Walch-Duplay était de 78,9 ± 21.4 SD (range 5-100), le ROWE 88.5 ± 15.9 SD (30–100), le SST 90,6 ± 14.5 SD (41,6-100). 77.8% des patients (21) ne présentait aucune appréhension, 11.1% (3) présentait une appréhension, 7.4% (2) avait peur qu’elle se luxe et 3.7 % (1) avait présenté une récidive. En termes de satisfaction, 59.3% étaient très satisfait, 33.3% Satisfait et 7.4% insatisfait de leur opération. Concernant l’étude scannographique, nous avons retrouvé aucun déplacement de matériel, ni de ballonisation des tunnels des Tightrope.

En conclusion, le Recenter a montré un taux de recidive de 4% (1 patient) avec un recul moyen de 3 ans. Malgré un faible nombre de patient, le Recenter semble être un ajout intéressant à la technique de Bankart arthroscopique.
Kevin PICARD (Paris), Jean-David WERTHEL, Bruno TOUSSAINT, Thomas BAUER, Alexandre HARDY
15:00 - 16:00 #24199 - 2. L'influence de la localisation du Hill-Sachs dans l'échec de la stabilisation arthroscopique de l'épaule. Résultats d’une étude de cohorte prospéctive.
2. L'influence de la localisation du Hill-Sachs dans l'échec de la stabilisation arthroscopique de l'épaule. Résultats d’une étude de cohorte prospéctive.

L’instabilité gléno-humérale récurrente est fréquemment associée à une perte osseuse glénoïdienne et humérale. Celle-ci est prédictive d'un échec de réparation capsulo-labrale. La meilleure façon de quantifier ces déficits reste cependant controversée. Le but de notre étude est de déterminer le meilleur facteur prédictif d’instabilité récurrente après stabilisation arthroscopique de l’épaule.



Depuis 10 ans, tous les patients recrutés pour une chirurgie stabilisatrice de l’épaule dans 4 centres universitaires sont inclus dans la cohorte prospective dénommée « LUXE ». Le score ISIS est utilisé pour stratifier les patients en vue de leur chirurgie (Bankart, Bankart + Remplissage, Latarjet). Uniquement les patients avec une tomodensitométrie préopératoire avec reconstruction 3D et un suivi clinique ≥1 an ont été inclus. Sur un total de 262 patients inclus dans la cohorte « LUXE », 103 remplissaient les critères d’inclusion. La cohorte était en majorité masculine (79%) avec un âge moyen de 28 ans. Le nombre médian de luxations avant chirurgie de stabilisation était de six. Les déficits osseux ont été mesurés sur les reconstructions 3D en utilisant les méthodes Glenoid Clock et Ratio, Humeral Clock et Ratio, le Glenoid Track ainsi que l’angle d’engagement de la lésion de Hill-Sachs dans le plan axial.

Soixante-dix patients ont bénéficié d’une stabilisation arthroscopique et 33 d’un Latarjet. Les scores ISIS des deux groupes étaient respectivement de 2.7 et 4.8 (p<0.001). La moyenne du déficit osseux glénoïdien était de 9+/-10% (0-37%), huméral de 15+/-6% (0-36%) et l’angle d’engagement de la lésion de Hill-Sachs de 71+/-30° en rotation externe. Cinquante-trois patients (51%) présentaient une lésion de type off-track. Dix-huit patients présentaient une instabilité récidivante après stabilisation arthroscopique (23%) contre 2 patients (6%) seulement pour les Latarjets (OR= 4.6, p=0.034). Le déficit osseux préopératoire n’était pas lié à l’échec après Latarjet. Les facteurs de risque identifiés après stabilisation arthroscopique sont un angle d’engagement du Hill-Sachs plus faible en rotation externe (65° vs. 72°; p=0.05), un déficit osseux huméral plus faible (humeral clock de 42° vs. 58°; p=0.034) et une durée du suivi prolongée (p=0.006). Le déficit osseux glénoïdien, ou la mesure combinée (glenoid track) n’étaient pas prédictif d’échec.

Malgré un score ISIS plus faible, une prise en charge arthroscopique par Bankart +/- Remplissage est corrélée à un taux de récidive significativement supérieur comparé au Latarjet. L’échec est lié au déficit osseux huméral et lié à la morphologie/orientation de la lésion de Hill-Sachs plutôt qu'au volume du déficit osseux.
Patrick GOETTI (Lausanne, Suisse), Emilie SANDMAN, Marie-Lyne NAULT, Jonah HEBERT DAVIES, Dominique ROULEAU
15:00 - 16:00 #24231 - 3. La courbe d’apprentissage de la réalisation d’une butée de Latarjet assistée par arthroscopie est-elle facilitée par un ancillaire dédié guidant chaque étape de la technique chirurgicale ?
3. La courbe d’apprentissage de la réalisation d’une butée de Latarjet assistée par arthroscopie est-elle facilitée par un ancillaire dédié guidant chaque étape de la technique chirurgicale ?

Le traitement de l’instabilité antérieure d’épaule par la technique de butée coracoïdienne assistée par arthroscopie est une technique complexe, opérateur-dépendant, nécessitant une courbe d’apprentissage. L’objectif de l’étude est de comparer une technique guidée avec fixation par boutons corticaux et une technique non guidée avec fixation par vis.



Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 72 patients consécutifs opérés d’une instabilité antérieure de l’épaule récidivante par butée de Latarjet assistée par arthroscopie, avec un âge moyen de 26 ans et un recul clinique minimum de 6 mois. Tous les patients ont été opérés par le même opérateur. La butée était réalisée soit avec un ancillaire et une instrumentation dédiés guidant les différents temps chirurgicaux et fixée par deux boutons corticaux reliés par des boucles d’un fil continu (Groupe A) soit avec un ancillaire spécifique et fixée par deux vis corticales (Groupe B). Nous avons comparé la difficulté des différentes étapes chirurgicales, chacune cotées de 1 à 5 (1 étant le plus simple et 5 le plus difficile), le nombre d’interventions nécessaires pour obtenir un plateau de difficulté, le temps opératoire et les complications per ou post opératoires.

La préparation de la coracoïde avait un score de 1,3 dans le groupe A contre 2,9 dans le groupe B (p<0,001) avec un plateau de difficulté à 1 à partir de 19 interventions. Le split du Subscapulaire avait un score de 1,9 dans le groupe A contre 3,2 dans le groupe B (p<0,001) avec un plateau à partir de 15 interventions. Le positionnement horizontal de la butée avait un score de 1,4 dans le groupe A contre 1,8 dans le groupe B (p=0,019) avec un plateau à partir de 15 interventions. Le temps opératoire était en moyenne de 95 minutes dans le groupe A et de 123 minutes dans le groupe B (p<0.0001). Il y a eu dans le groupe A : une fracture de la coracoïde, dans le groupe B : un sepsis et 2 reprises pour ablation des vis et 2 complications neurologiques réversibles dans chaque groupe.

La butée de Latarjet réalisée sous arthroscopie reste une intervention difficile. Un ancillaire et une instrumentation dédiés avec râpe et scie réciproquantes, guide de méchage postérieur de glène et écarteurs du Subscapulaire permettent un apprentissage plus rapide et plus reproductible
Maxime BELAS, Nicolas GAUJAC (Toulouse), Pierre Alban BOUCHE, Christophe CHAROUSSET
15:00 - 16:00 #23282 - 4. Latarjet ciel ouvert ou arthroscopique ? Analyse prospective des résultats cliniques.
4. Latarjet ciel ouvert ou arthroscopique ? Analyse prospective des résultats cliniques.

La butée arthroscopique dans le traitement des instabilités antérieures de l’épaule est désormais une technique validée. Néanmoins, peu d’études ont comparé les résultats cliniques de cette technique au Latarjet conventionnel. L’objectif de cette étude était donc de comparer les résultats cliniques à court terme des 2 techniques opératoires.



Nous avons mené une étude prospective comparative monocentrique, incluant les patients opérés d’une instabilité antérieure par butée avec un suivi minimum de 12 mois. Les patients aux antécédents chirurgicaux de l’épaule concernée ont été exclus. L’évaluation était basée sur la mesure des mobilités, le score Walch-Duplay, le score de Rowe, le Subjective Shoulder Value (SSV), le retour au sport, le Net Promoter Score de satisfaction, et la récidive (subluxation/luxation). Le score POSAS permettait d’apprécier la rançon cicatricielle.

45 patients ont pu être suivi : arthroscopie (A) n =22, ciel ouvert (O) n=25. Au recul moyen de 20 mois (12-30), aucune récidive d’instabilité n’a été enregistrée. Aucune différence significative n’était retrouvée entre les groupes A et O concernant Le score de Walch-Duplay ( 85±19 vs 91±11 points ;p=0.3), de Rowe ( 93±14 vs 95±9 points; p=0.9), SSV ( 72 vs 88 %; p=0,2) et Net Promoter score (9,3 vs 9,7; p=0,5). A 3 mois le retour au sport était de A 11% vs O 48% (p=0.01). Cette difference n’était plus significative à 6 mois. La perte de rotation externe dans le groupe A était significativement plus importante à 1.5 mois -58±18° vs -41±17° (p=0.01) et 3 mois -35±20° vs -19±18° (p=0.01). Le score POSAS n’a pas montré de difference entre les 2 groupes. (p=0.9).

Avec un temps de récupération des amplitudes articulaires plus long et un retour au sport retardé, la technique arthroscopique par double bouton ne semble pas apporter de bénéfice clinique à court terme. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Mathieu GIRARD (Toulouse), Yoann DALMAS, Vadim AZOULAY, Marie MARTEL, Simon RATTIER, Marine ARBOUCALOT, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
15:00 - 16:00 #24180 - 5. Qu’avons-nous appris de nos premiers Trillat Arthroscopiques ? Résultats, complications et échecs d’une série de 100 stabilisations antérieures d’épaule.
5. Qu’avons-nous appris de nos premiers Trillat Arthroscopiques ? Résultats, complications et échecs d’une série de 100 stabilisations antérieures d’épaule.

L’adaptation arthroscopique de la technique de Trillat a fait son apparition dans l’arsenal thérapeutique de l’instabilité antérieure d’épaule. Première équipe à avoir décrit une technique chirurgicale, nous exposons ici les résultats de nos 100 premiers patients.



Etude de cohorte sur base de donnée prospective, descriptive des patients opérés d’une instabilité antérieure chronique d’épaule, entre Mars 2011, date de mise au point de notre technique, et Octobre 2019. Les patients ont été évalués en pré opératoire cliniquement et radiologiquement (radiographies standards, scanner) et en post opératoire à 1, 3, 6 et 12 mois, cliniquement et radiologiquement (radiographies standards) et avec un scanner à 6 mois post opératoires pour évaluation de la consolidation de la clasie coracoïdienne et de la trophicité du muscle sub-scapulaire. Les résultats fonctionnels ont été évalués par les scores de Constant, SSV, Walsh/Duplay et Rowe, récidives d’accident d’instabilité et complications ont été colligées.

100 patients, recul moyen de 25 mois (6-96), âge moyen 29 ans (15-73), 71% de sportifs, âge moyen au premier épisode 20 ans (7-59), 20% d’hyperlaxes. 67% d’encoches, 22% de bony-Bankart, 15% d’éculement de glène et 2% de rupture de coiffe. Technique chirurgicale identique, 3 opérateurs, durée opératoire moyenne de 50 min (26-145), 70% d'ambulatoire, 13 ruptures de clasie, aucune conversion à ciel ouvert. Au dernier recul : 3 récidives de luxation et 4 récidives de subluxation, pour 4 d’entre elles, un défaut de récupération du tonus musculaire a été retrouvé. 95% des sportifs ont repris leur activité, 81% à un niveau identique. A 1 an post-opératoire, score de Walsh-Duplay à 88 (40-100), score de Rowe à 92 (40-100). 4 pseudarthroses dont 3 en raison d’un défaut technique, 2 fractures de coracoïdes, 1 sepsis résolutif, aucune complication neurologique. Aucune atteinte du muscle sub-scapularis. 97% de patients satisfaits ou très satisfaits.

Plus importante série disponible de Trillat arthroscopiques. Résultats identiques à ceux des séries préliminaires et aussi bons que ceux des techniques de références. Les échecs et complications sont peu nombreux et souvent le résultat d’erreur technique. La récupération du tonus musculaire du membre opéré semble influencer l’efficacité de la stabilisation.
Ludovic LABATTUT (Dijon), Thomas CHAUVET, Romain COLOMBI, Emmanuel BAULOT, Pierre MARTZ
15:00 - 16:00 #23252 - 6. Les réparations complètes et partielles des ruptures massives de la coiffe des rotateurs donnent une amélioration des scores cliniques qui se maintient à long terme.
6. Les réparations complètes et partielles des ruptures massives de la coiffe des rotateurs donnent une amélioration des scores cliniques qui se maintient à long terme.

Les auteurs ont publié les résultats précoces des réparations arthroscopiques de 86 ruptures de coiffe massive et souhaitaient évaluer si les scores cliniques se maintenaient ou se détérioraient 5 ans plus tard.



Parmi la série initiale de 86 épaules, 2 patients sont décédés, 16 perdus de vue et 4 ré-opérés : 64 patients ont donc pu être réévalués. Les réparations étaient complètes dans 44 cas et partielles dans 20 cas. Dix-sept épaules étaient pseudoparalytiques. Les ruptures avec dégénérescence graisseuse stade 4 ou plus selon Goutallier n'étaient pas éligibles à une réparation. En pré-opératoires étaient évalués le score de Constant (CS), la force de l'épaule, la localisation de la rupture, la rétraction tendineuse et le degré d'infiltration graisseuse. Les patients ont été évalués à 8,1±0,6 ans [7,1-9,3] à l'aide du CS absolu et pondéré sur l'age et le sexe, du subjective shoulder value (SSV) et du simple shoulder test (SST).

Le CS absolu était 80,0±11,7 au premier recul (à 2-5 ans) et diminuait à 76,7±10,2 au dernier recul (à 7-10 ans) (p<0,001). Le CS pondéré était de 99,7±15,9 au premier recul et se maintenait à 98,8±15,9 au dernier recul (n.s.). Pour ce qui est des autres critères, la force diminuait avec le temps (p<0,001) mais la douleur, le SSV et le SST se maintenaient. Les réparations partielles avaient une force moindre au premier et au dernier recul (p<0,05). Les épaules pseudoparalytiques avaient un CS absolu et pondéré plus faible au dernier recul (p<0,05) mais l'amélioration du CS était plus importante (p=0,014).

Les réparations arthroscopiques partielles et complètes donnent de bons résultats à long terme chez les patients présentant une rupture massive de la coiffe des rotateurs, quelque soit la localisation de la rupture, le degré d'infiltration graisseuse (I à III selon Goutallier) et même en cas d'épaule pseudoparalytique.
Marion BESNARD (Amboise), Benjamin FREYCHET, Julien CLECHET, Yannick CARRILLON, Arnaud GODENÈCHE
15:00 - 16:00 #24229 - 7. Evaluation de 3 différents protocoles de rééducation après réparation de la coiffe des rotateurs, et efficacité de la rééducation en piscine, une étude de contrôle randomisée.
7. Evaluation de 3 différents protocoles de rééducation après réparation de la coiffe des rotateurs, et efficacité de la rééducation en piscine, une étude de contrôle randomisée.

Background and purpose:Exercises performed in water have shown to improve strength and range of motion in various joint pathologies. This study aims to assess what is the best rehabilitation protocol for patients who undergo arthroscopic rotator cuff repairs, and the effectiveness of a pool therapy protocol.



Methods: Patients who underwent arthroscopic rotator cuff repairs, for small to medium sized rotator cuff tears, with small to moderate retraction of the affected tendon, operated on between 2013 to 2016, were randomized in 3 different groups at the time of surgical indication. Groups: 1. Patients who underwent rehabilitation with physical therapy, with no aquatic protocol. The “Dry group” 2. Patients who underwent rehabilitation with physical therapy, including an aquatic protocol. The “Pool Group” 3. Patients who performed self-rehabilitation only, with no physical therapist. The “Self Group” Follow-up: all patients were assessed by an independent observer. The mean outcome measures consisted of pre and post-operative SSV, Constant score, and patient satisfaction. Patients were followed-up at 4, 8, 12 weeks post-operatively, as well as 1 and 2 years.

Results: Group 1 (Dry group) and Group 2 (Pool group) showed better Constant scores at 2 months post-operatively, although not statistically significant. However, patients in group 2 (Pool group) showed statically better Constant scores and overall satisfaction at 3 months post-operatively. All groups had similar results at 6 months, 1 year and 2 years post-operatively, with slightly better outcomes for the Dry and Pool groups compared to the Self group.

Water therapy after rotator cuff repair yields better early results compared to traditional “dry” rehabilitation or self-exercise therapy. The results remain better for patients who underwent pool or dry rehabilitation at 1 and 2 years post-operatively, although the difference is not statistically significant on the long term.
Alex LAEDERMANN, Fayssal KADRI, Alec CIKES (Lausanne, Suisse)
15:00 - 16:00 8. Intérêt de la réparation de la bandelette postérieure du ligament gléno-huméral inférieur dans l’instabilité antérieure d’épaule : une étude biomécanique. Aurore BLANCHETON (Chef de clinique) (Orateur, PARIS)
15:00 - 16:00 9. Valeur clinique des tests diagnostiques sur les lésions du tendon du long biceps. Maxime BOBLE (interne) (Orateur, Tours)
Live
16:00

"Jeudi 10 d\u00e9cembre"

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S1
16:00 - 17:00

SYMPOSIUM
Reconstruction de la capsule supérieure dans les ruptures irréparables du supra-épineux

Modérateurs : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Christel CONSO (chirurgien) (Paris)
Directeurs de symposiums : Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Directeurs de symposium, Genève, Suisse), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Directeurs de symposium, Paris)
16:00 - 17:00 Introduction. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Conférencier, Paris)
16:00 - 17:00 Revue de la littérature anatomique, étude embryologique. Philippe CLAVERT (PU-PH) (Conférencier, Strasbourg)
16:00 - 17:00 Biomécanique de la réparation. Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Conférencier, Toulouse)
16:00 - 17:00 Revue de la littérature clinique. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Boulogne-Billancourt), Christel CONSO (chirurgien) (Conférencier, Paris)
16:00 - 17:00 Série expliquant et résultats. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Conférencier, Paris)
16:00 - 17:00 Allogreffe. Guillaume VILLATTE (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand)
16:00 - 17:00 Réparation partielle comme gold standard : série rétrospective partielle. Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Lyon)
16:00 - 17:00 Série rétrospective multicentrique avec xenogreffe. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (Conférencier, Lyon)
16:00 - 17:00 Biceps : patch américain vs biceps. Etienne LEJEUNE (Orthopédiste) (Conférencier, Bouge, Belgique)
16:00 - 17:00 Conclusion. Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Conférencier, Genève, Suisse)
Live
Vendredi 11 décembre
10:00

"Vendredi 11 d\u00e9cembre"

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C4
10:00 - 10:20

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Examen clinique de la cheville

Modérateurs : Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Toulon), Romain CHEVALLIER (chef de clinique) (Paris), Ronny LOPES (Docteur) (Lyon)
Conférencier : Thomas BAUER (Professeur) (Conférencier, Boulogne Billancourt)
Live
10:20

"Vendredi 11 d\u00e9cembre"

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CP2
10:20 - 11:00

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES
CHEVILLE

Modérateurs : Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Toulon), Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt), Ronny LOPES (Docteur) (Lyon)
10:20 - 11:00 #24193 - 10. Effet mécanique des fibres communes des ligaments talo-fibulaire antérieur et calcanéo-fibulaire.
10. Effet mécanique des fibres communes des ligaments talo-fibulaire antérieur et calcanéo-fibulaire.

Le complexe ligamentaire latéral de cheville est connu. Des fibres communes entre le faisceau inférieur du ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA inf.) et le ligament calcanéo-fibulaire (LCF) ont été décrites. Le but de cette étude est de rechercher la possibilité  de transmettre une force au LCF par le LTFA inf.



Une étude anatomique a été réalisée sur 12 chevilles. Chaque spécimen a été disséqué de manière protocolaire pour exposer les ligaments latéraux. Une section proximate des faisceaux supérieur et inférieur du ligament talo-fibulaire antérieur a été créée. Un appareil capable de mesurer le déplacement d'un point par rapport à un autre point fixe a été utilisé. Le point fixe a été implanté sur le calcanéum et l'autre partie du capteur sur le LCF. Une traction de 1 kilo a été appliquée sur le faisceau inférieur du LTFA pendant que l’appareil mesurait en millimètres le déplacement au niveau du LCF. Deux mesures sur chaque spécimen ont été effectuées par deux observateurs. Les données des échantillons et les mesures de distance ont été enregistrées et analysées.

Les 12 spécimens ont pu être analysés. Les pièces provenaient de 7 femmes et 5 hommes avec 6 chevilles droites et 6 gauches. Le ligament talo-fibulaire antérieur a été identifié comme un ligament à deux fascicules dans tous les cas. Une cheville présentait une lésion du faisceau supérieur du LTFA. Les fibres communes reliant le LTFA inf. et le LCF ont été observées dans tous les échantillons de cette étude. L’appareil de mesure a montré un déplacement au niveau du LCF dans chaque cas. La première série de mesure a permis d’obtenir une moyenne de mouvement de 0,74 mm (0,46;1,35; +/- 0,34) et une médiane de 0,59 mm. La seconde série retrouve une moyenne de 0,60 mm (0,23 - 1,13; +/- 0,32) et une médiane de 0,46 mm.

Il existe une connection anatomique entre le LTFA inf. et le LCF capable de transmettre un force mécanique au LCF lorsque le LTFA inf. est mis en traction. L'amélioration des connaissances des propriétés mécaniques du plan ligamentaire latéral permet de préciser les possibilités des réparations chirugicales.
Guillaume CORDIER (Bordeaux), Gustavo ARAUJO NUNES, Miki DALMAU-PASTOR
10:20 - 11:00 #24263 - 11. Etude prospective comparative de la technique arthroscopique de Brostrom isolé vs Brostrom-Gould dans la réparations des atteintes isolées du LTFA au recul d’un an.
11. Etude prospective comparative de la technique arthroscopique de Brostrom isolé vs Brostrom-Gould dans la réparations des atteintes isolées du LTFA au recul d’un an.

Le Brostrom-Gould arthroscopique est la technique de référence dans le traitement de l'atteinte isolée du ligament talo fibulaire antérieur. Le renfort au rétinaculum des extenseurs utilise sa partie proximale, sans fonction mécanique. L'objectif est de comparer la technique de réinsertion isolée du LTFA avec la réinsertion + augmentation biologique .



Il s'agit d'une étude prospective comparative au recul d'un an de la technique de réinsertion isolée du LTFA (Brostrom) vs réinsertion + renfort au rétinaculum (Brostrom-Gould). 2 groupes de 25 patients ont été sélectionnés. Les 2 groupes étaient appariés sur l'âge, le poids et le sexe. Les patients présentent tous une atteinte isolée du LTFA avec des lésions de stade 1 ou 2 de la classification arthroscopique de la SFA. Les patients ont été évalués cliniquement avec le score clinique FAAM et FAOS préopératoire et à un an, ainsi que sur le taux de récidive et sur les amplitudes articulaires passive pré et post opératoires. La série est mono-opérateur, la technique opératoire était décidée avant la chirurgie. Les patients ont eu le même protocole de rééducation post opératoire (attelle de cheville à garder 30 jours avec appui, pas de travail en varus avant 30 jours, rééducation à J2).

Concernant les scores cliniques, on retrouve une amélioration significative du score FAAM sport et FAOS en post opératoire dans les 2 groupes.Dans le groupe Brostrom isolé, le score FAAM passe de 20 à 29, le score FAOS passe de 75 à 95%. Dans le groupe Brostrom-Gould, le score FAAM passe de 19 à 30, le score FAOS passe de 77 à 96%.Il n'y a pas de différences significative entre les 2 groupes. nous n'avons pas retrouvé de complications post opératoires dans les 2 groupes. 2 patients dans le groupe Brostrom-Gould ont présentés une récidive d'entorse et 3 dans le groupe Brostrom isolé. Il s'agissait d'entorse bénigne dans tous les cas, contrôlées en échographie. Concernant les amplitudes articulaires en flexion plantaire active, celles ci étaient de 36° dans le groupe Brostrom isolé et de 34° dans le groupe Brostrom Gould. Il n'y a pas de différence significative entre les 2 groupes.

Notre étude montre une absence de différence entre le Brostrom isolé arthroscopique et le Brostrom Gould dans la prise en charge des lésions isolées du LTFA grade 1 et 2 sur les récidives et les scores cliniques et que le Brostrom isolé peut être utilisé pour traiter ces lésions.
Sébastien TOMES (Dijon)
10:20 - 11:00 #23295 - 12. The Ankle Ligament Reconstruction - Return to Sport after Injury (ALR-RSI) : Une échelle valide pour quantifier la préparation psychologique au retour au sport après une reconstruction des ligaments de la cheville.
12. The Ankle Ligament Reconstruction - Return to Sport after Injury (ALR-RSI) : Une échelle valide pour quantifier la préparation psychologique au retour au sport après une reconstruction des ligaments de la cheville.

L'instabilité chronique est la principale complication des entorses de la cheville et nécessite une intervention chirurgicale en cas d'échec du traitement non chirurgical. Le but de cette étude était de valider un outil permettant de quantifier la préparation psychologique à la reprise du sport après une ligamentoplastie de cheville.



Le formulaire a été conçu comme l'échelle de retour au sport après une blessure du ligament croisé antérieur : the Anterior Cruciate Ligament-Return to Sport after Injury (ACL-RSI) scale, et le terme "genou" a été remplacé par le terme "cheville". L'échelle Ankle Ligament Reconstruction - Return to Sport after Injury (ALR-RSI) a été remplie par des patients ayant subi une ligamentoplastie de cheville et pratiquant un sport. L'échelle a ensuite été validée selon la méthodologie internationale du COSMIN. Les scores AOFAS et Karlsson ont été utilisés comme questionnaires de référence.

57 patients (59 chevilles) ont été inclus, 27 femmes. L'échelle ALR-RSI était fortement corrélée avec le score de Karlsson (r=0,79 [0,66-0,87]) et le score AOFAS (r=0,8 [0,66-0,87]). Une différence très significative a été constatée dans l'échelle ALR-RSI entre le sous-groupe de 50 patients qui ont repris le sport et les 7 qui ne l'ont pas repris : 68,8 (56,5-86,5) contre 45,0 (31,3-55,8), respectivement, p = 0,02. La cohérence interne de l'échelle était élevée (α = 0,96). La reproductibilité du test-retest était excellente (ρ = 0,92, 95 % IC [0,86-0,96]).

L'ALR-RSI est une échelle valide et reproductible qui permet d'identifier les patients qui sont prêts à reprendre le même sport après une ligamentoplastie de cheville. Cette échelle peut aider à identifier les athlètes qui auront des difficultés à reprendre le sport.
Francois SIGONNEY, Ronny LOPES (Lyon), Pierre Alban BOUCHÉ, Alexandra STEIN, Alexandre HARDY
10:20 - 11:00 #24216 - 13. Reconstruction anatomique arthroscopique du ligament collatéral latéral de la cheville: étude de la courbe d’apprentissage, influence de la latéralité et de l’indice de masse corporelle.
13. Reconstruction anatomique arthroscopique du ligament collatéral latéral de la cheville: étude de la courbe d’apprentissage, influence de la latéralité et de l’indice de masse corporelle.

La reconstruction anatomique sous arthroscopie par autogreffe au tendon du gracile est une technique novatrice en plein essor et nécessite une courbe d’apprentissage. Notre objectif était d’évaluer cette courbe et de déterminer l’influence du côté opéré et de l’indice de masse corporelle (IMC) du patient sur la réalisation du geste.



Cette étude rétrospective, allant de Janvier 2015 à Mars 2020, a collecté les données de 7 centres auprès de 11 opérateurs, comprenant le côté opéré, l’indice de masse corporelle et le temps d’intervention total. La ligamentoplastie de cheville devait être réalisée entièrement sous arthroscopie, sans geste associé, aux dépens du tendon du muscle gracile. La courbe d’apprentissage était calculée sur le temps opératoire total.

La courbe d’apprentissage affichait un modèle logarithmique avec une diminution de 20% du temps opératoire en moyenne au 4ème patient. Dans la plus grande cohorte, il existait une différence significative du temps opératoire entre le côté droit et le côté gauche (35,39 minutes vs 32,29 minutes, p < 0,002, [IC95] = 1,23; 4,98). Dans les deux plus grandes cohortes, il existait une corrélation du temps opératoire en fonction de l’IMC (ρ= 0,7022, p < 7,29E-20, [IC95] = 0,6006; 0,7814 et ρ= 0,2749, p < 0,025, [IC95] = 0,0371 ; 0,4832) et sur l’ensemble des patients (ρ= 0,1753, p < 0,0001 , [IC95] = 0,0867 ; 0,2612).

La ligamentoplastie anatomique arthroscopique du LTFA et du LCF est une intervention technique avec une courbe d’apprentissage rapide, avec une bonne maîtrise de l’intervention en moins de dix procédures. Il a été constaté une influence du côté opéré et de l’IMC du patient sur la durée de l’intervention.
Matthieu COURTINE (Dracy-le-Fort), Sébastien TOMES, François MOLINIER, Nicolas CELLIER, Thomas BAUER
10:20 - 11:00 #24267 - 14. Les structures tendineuses et neurovasculaires postéromédiales de la cheville: corrélation entre une dissection arthroscopique et à ciel ouvert lors d'une étude cadaverique.
14. Les structures tendineuses et neurovasculaires postéromédiales de la cheville: corrélation entre une dissection arthroscopique et à ciel ouvert lors d'une étude cadaverique.

L’arthroscopie postérieure de cheville a beaucoup évolué ces dernières années : un grand nombre de pathologie postéromédiales peuvent désormais être traitées par arthroscopie en ambulatoire. Le but de cette étude est d'évaluer la faisabilité et la sécurité d'une arthroscopie postéromédiale de cheville avec un contrôle à ciel ouvert.



Vingt cadavres ont été disséqués (vingt-quatre chevilles). Nous avons réalisé en premier lieu une arthroscopie postérieure de cheville en utilisant les voies d'abord classique de chevilles: posteromédiale et postérolatérale. Une troisième voie d'abord instrumentale était réalisée dans le lit du tendon tibial postérieur, postérieur au colliculus de la malléole médiale. Par ce portail un crochet était introduit afin de protéger le paquet neuro-vasculaire postéromédial. Ensuite une arthroscopie postéromédiale était réalisée, allant du tendon long fléchisseur de l'hallux jusqu'à la malléole interne, aussi loin que possible. La seconde partie consistait à réaliser une dissection à ciel ouvert postéromédiale de la cheville pour identifier si des lésions du paquet neurovasculaire postéromédiale avaient été commises.

Les ténolyses des tendons long fléchisseur de l'hallux, fléchisseur commun des orteils et tibial postérieurs on été effectué avec succès. L'exposition du carrefour postéromédial de la cheville était assez satisfaisante pour permettre la réalisation de divers geste chirurgicaux dans cette région: tel qu'une ténolyse, un geste intra articulaire postéromédial. Lors de la procédure à ciel ouvert, aucune lésion du paquet neurovasculaire n'était rapporté, toutes les structures étant intacte.

Nous avons disséqué le carrefour postéromédial de la cheville sous arthroscopie. Nous décrivons une technique sûre et reproductible pour explorer la partie postéromédiale de la cheville permettant de réaliser une arthrolyse, l'exploration du nerf tibial postérieure, la chirurgie tendineuse, et le traitement de lésion du dome du talus.
Thomas BAUER, Antoine MORVAN, Nicolas BAUDRIER (Paris), Benoit VILLAIN
Live
11:00

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S2
11:00 - 12:00

SYMPOSIUM
Lésions ostéochondrales du talus

Modérateur : Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt)
Directeurs de symposiums : Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Directeurs de symposium, Toulon), Ronny LOPES (Docteur) (Directeurs de symposium, Lyon)
11:00 - 12:00 Introduction. Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Toulon)
11:00 - 12:00 État des lieux des pratiques en France. Thomas AMOUYEL (MCU - PH) (Conférencier, Lille)
11:00 - 12:00 Que peut-on retirer de la bibliographie et des résultats au long recul de la prise en charge des lésions ostéochondrales du talus ? Benjamin FREYCHET (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
11:00 - 12:00 L’imagerie préopératoire en question ? Giovany PADIOLLEAU (Chirurgien) (Conférencier, Nantes)
11:00 - 12:00 A qui proposer des techniques de stimulation medullaire ? Quelles informations peut-on fournir à ces patients en préoperatoire ? Nicolas BAUDRIER (PH) (Conférencier, Paris)
11:00 - 12:00 A qui proposer des techniques de mosaicplastie ? Quelles informations peut-on fournir à ces patients en préoperatoire ? Nicolas DE L'ESCALOPIER (Chirurgien) (Conférencier, Clamart)
11:00 - 12:00 Ostéotomie malléolaire / prélèvement du greffon au genou ? Nos patients ont-ils raison d’avoir peur ? Didier MAINARD (Chef de Service / Président SOFCOT) (Conférencier, Nancy)
11:00 - 12:00 Comment gérer une instabilité concomitante ? Guillaume CORDIER (Chirurgien) (Conférencier, Bordeaux)
11:00 - 12:00 Quels sont les facteurs de risque d’un mauvais résultat ? Frédéric LEIBER-WACKENHEIM (Chirurgien) (Conférencier, Strasbourg)
11:00 - 12:00 Que peut-on dire à nos patients sportifs ? Jonathan BENOIST (Chirurgien du pied et de la cheville) (Conférencier, Rennes)
11:00 - 12:00 Le PRP sert-il a quelque chose ? Victor DUBOIS-FERRIÈRE (Médecin) (Conférencier, Genève, Suisse)
11:00 - 12:00 Conclusion. Ronny LOPES (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Live
12:00

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SIA
12:00 - 12:30

SESSION INDUSTRIE ARTHREX
AutoCart : Solution innovante pour la régénération des lésions ostéochondrales et chondrales

Orateur : Maylin DRAXLER (Chef de produits) (Orateur, Saint-Didier Au Mont D'or)
Conférencier : Gian SALZMANN (Conférencier,  Zürich, Suisse)
Live
12:30

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SIS
12:30 - 13:00

SESSION INDUSTRIE STRYKER
Prise en charge des lésions méniscales radiaires

Conférencier : François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Conférencier, Lorient)
Live
14:00

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C5
14:00 - 14:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Du flessum pré-opératoire à l’arthrolyse arthroscopique postérieure. Gestion des raideurs pré- et post-opératoires

Modérateurs : Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Jacques MENETREY (Médecin chef) (Genève, Suisse)
Conférencier : Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Conférencier, Lyon)
Live
14:30

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BO2
14:30 - 15:00

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Les lésions méniscales complexes – les clés de la réussite

Modérateurs : Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Charles PIOGER (Chef de Clinique) (Paris), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Lyon)
Conférenciers : Jacques MENETREY (Médecin chef) (Conférencier, Genève, Suisse), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Conférencier, Versailles), Cécile TOANEN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, La Roche-Sur-Yon)
Live
15:00

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CP3
15:00 - 16:00

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES
GENOU

Modérateurs : Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Lyon)
15:00 - 16:00 #24053 - 15. Une analyse de qualité du contenu vidéo de YouTube sur la chirurgie de réparation du ménisque.
15. Une analyse de qualité du contenu vidéo de YouTube sur la chirurgie de réparation du ménisque.

Internet, en particulier YouTube, est une source importante et croissante d'informations médicales. Le contenu de cette information est mal évalué. L'objectif de cette étude est d'analyser la qualité du contenu vidéo de YouTube concernant les réparations méniscales. L’hypothèse était que cette source d’information n’est pas pertinente pour les patients.



Une recherche sur YouTube a été effectuée à l'aide des mots clés "meniscus repair". Les vidéos devaient atteindre plus de 10 000 vues pour être incluses. Les vidéos ont été analysées par deux évaluateurs. Différentes caractéristiques des vidéos ont été enregistrées (nombre de vues, date de publication, mention « j’aime », mention « je n’aime pas », nombre de commentaires, source, type de contenu, origine de la vidéo). La qualité du contenu des vidéos a été analysée par 2 scores reconnus par le système d'information : La qualité du contenu vidéo a été analysée par deux scores de système d'information validés: le JAMA benchmark (0 à 4) et le score Modified DISCERN score (0 à 5), un score spécifique de réparation du ménisque (MRSS noté sur 22) a été développé pour cette étude, au même titre qu’un score spécifique avait été élaboré pour d’autres études similaires (ligament croisé antérieur, rachis…).

44 vidéos ont été incluses dans l'analyse finale. Le nombre de vues était de 180 100 ( ± 222 000) par vidéo en moyenne, pour un nombre total de vues de 7 924 095. Les vidéos provenaient en majorité d'Amérique du Nord (90,9 %). La source (uploader) publiant la vidéo était dans la plupart des cas un médecin (59,1%). Un industriel, une institution, une source non médicale représentaient les autres sources. Le contenu concernait réellement des informations sur la réparation méniscale dans seulement 50% des cas. Les scores moyens pour le benchmark JAMA, le score MD et le MRSS étaient respectivement de 1,6/4± 0,75, 1,2/5 ± 1,02 et 4,5/22 (± 4,01). Aucune corrélation entre le nombre de vue et la qualité des vidéos n’a été retrouvée. La qualité des vidéos provenant de sources médicales n’était pas supérieure à celles des autres sources.

Le contenu des vidéos de YouTube concernant les réparations méniscales est de très faible qualité. Les médecins doivent en informer les patients et surtout contribuer à l’amélioration de ces contenus.
François SIGONNEY (Paris), Camille STELTZLEN, Pierre Alban BOUCHÉ, Nicolas PUJOL
15:00 - 16:00 #23270 - 16. Instabilité du ménisque latéral discoïde chez l'enfant. Présentation clinique des instabilités combiné avec l'IRM et les constatations arthroscopiques.
16. Instabilité du ménisque latéral discoïde chez l'enfant. Présentation clinique des instabilités combiné avec l'IRM et les constatations arthroscopiques.

La présentation clinique initiale du ménisque latéral discoïde (MLD) chez les enfants est très variable et peut être difficile à évaluer. Le but de cette étude est de se concentrer sur l'instabilité méniscale associée aux MLD, et de corréler les données cliniques, IRM et arthroscopiques.



Entre 2008 et 2018, 93 enfants et adolescents, avec 114 MLD opérés dans un centre de référence, ont été inclus. A partir de l'anamnèse et des données cliniques, trois types d'instabilité méniscale de gravité croissante ont été définis : instabilité occasionnelle (« lock »), habituelle («clock») et permanente («block»). Ces constatations étaient corrélées aux données IRM préopératoires et aux résultats arthroscopiques selon la classification de Ahn, nous permettant de proposer une classification des MLD selon les données cliniques, IRM ou des deux combinés.

Une grande variété de présentation a été retrouvée avec 18 présentations différentes lorsque les caractéristiques cliniques, IRM et arthroscopiques étaient combinées. 94% des MLD symptomatiques opérés présentaient une instabilité due à la désinsertion ménisco-capsulaire. Au niveau clinique, l’instabilité était de type « lock », « clock » et « block » dans respectivement 2%, 50% et 31% des MLD. L'IRM préopératoire a rapporté l'absence de déplacement méniscal, un déplacement antéro-central, postéro-central ou central dans respectivement 41%, 9%, 22% et 28% de MLD. Les constatations arthroscopiques n'ont rapporté aucune lésion, ou une lésion de type MC-A, MC-P ou PLC dans respectivement 6%, 46%, 15% et 33% des MLD. Les présentations les plus fréquentes sont les genoux de type « clock » avec lésion MC-A et des genoux de type « block » avec lésion PLC. Une bonne correspondance entre les différentes données n'a été observée que dans 60% des cas.

L'association de l'instabilité méniscale et MLD symptomatique chez les enfants devrait être admise comme un dogme. Les genoux de type « lock, clock et block » pourraient représenter différentes étapes, de gravité croissante de l'histoire naturelle de l'instabilité d’un MLD.
Simon VANDERGUGTEN, Paul-Henri BAUWENS (Lyon), Charles FIQUET, Sebastien RAUX, Franck CHOTEL
15:00 - 16:00 #24090 - 17. Analyse macroscopique et microscopique des structures s’insérant sur le segment postérieur du ménisque interne. Comment le semi-membraneux est-il impliqué dans les « ramp lesions » ?
17. Analyse macroscopique et microscopique des structures s’insérant sur le segment postérieur du ménisque interne. Comment le semi-membraneux est-il impliqué dans les « ramp lesions » ?

La description anatomique du segment postérieur du ménisque interne fait débat. Le but de cette étude est de décrire par analyse macroscopique et microscopique la nature histologique du segment postérieur du ménisque interne et les structures qui s’y insèrent (tendon du muscle semi-membraneux et ligament ménisco-tibial)



Quatorze genoux frais ont été disséqués. Pour chaque spécimen, une pièce anatomique stable était prélevée en bloc, comprenant le condyle fémoral médial, la glène médiale du plateau tibial, le ménisque médial entier, les ligaments croisés, la capsule articulaire et l’insertion distale du tendon du muscle semi-membraneux conservée dans sa totalité. A ce stade, une analyse macroscopique a été réalisée. Les blocs prélevés ont été recoupés dans le plan sagittal afin d’isoler dans une même coupe l’insertion distale du semi-membraneux sur la capsule articulaire postérieure et le segment postérieur du ménisque médial. Des lames histologiques ont été produites à partir de ces prélèvements puis analysées au microscope.

L’analyse macroscopique retrouve chez tous les patients une expansion directe du semi-membraneux et une expansion capsulaire de nature tendineuse se terminant en arrière du segment postérieur du ménisque médial. Elle se projette sur la capsule articulaire, sur le ligament ménisco-tibial en bas et le ligament ménisco-capsulaire en haut, mais ne se termine jamais directement dans le tissu méniscal. Le tendon direct s’insère en moyenne à 11 ± 2.8 mm au-dessous de la surface articulaire du plateau tibial. La longueur de l’expansion capsulaire est de 14.3 ± 4.4 mm. Le ligament ménisco-tibial s’insère sur le bord postéro-inférieur du segment postérieur du ménisque médial et le ligament ménisco-capsulaire s’insère sur son bord postéro-supérieur. Il existe un espace cellulo-graisseux particulièrement vascularisé délimité par le segment postérieur du ménisque médial, le ligament ménisco-tibial, le ligament ménisco-capsulaire et l’expansion capsulaire du semi-membraneux.

Nous retrouvons constamment une expansion capsulaire du tendon du muscle semi-membraneux s'insérant en arrière du ménisque médial. Il existe une zone d’interposition entre l’insertion tendineuse et le corps du ménisque créant une zone de fragilité. L’expansion tendineuse capsulaire s’insère aussi sur les ligaments ménisco-tibial en bas et ménisco-capsulaire en haut.
Etienne CAVAIGNAC, Remy SYLVIE (Toulouse), Maxime TEULIÈRES, Andrea FERNANDEZ, Bertrand SONNERY-COTTET
15:00 - 16:00 #24087 - 18. La reconstruction du ligament antérolatéral associée à une plastie du LCA aux ischio-jambiers diminue le taux de re-rupture chez une population de jeunes athlètes à 2 ans de recul.
18. La reconstruction du ligament antérolatéral associée à une plastie du LCA aux ischio-jambiers diminue le taux de re-rupture chez une population de jeunes athlètes à 2 ans de recul.

Le taux de re-rupture est une préoccupation majeure après la reconstruction du LCA chez les jeunes athlètes. Notre objectif était d’évaluer l'association entre deux techniques de reconstruction et la re-rupture, les réopérations, le retour au sport et les complications chez des sportifs pivot de moins de 20 ans.



Une étude prospective a été menée sur des patients de moins de 20 ans pratiquant un sport pivot bénéficiant d’une reconstruction primaire du LCA avec une greffe courte en suspension au demi-tendineux (DT4), ou une greffe courte en suspension au demi-tendineux associée à une reconstruction indépendante du ligament antérolatéral (DT4+LAL) . Les patients ont été reconvoqués à 2 ans de recul minimum. Des données de survie issues de l'analyse Kaplan-Meier ont été réalisées ainsi qu'une régression logistique multivariée pour identifier les facteurs de risque de de re-rupture. 203 patients (âge moyen, 16,3±2 ans) avec un suivi moyen de 40,6±11 mois (24-63 mois) ont été inclus. Il y a eu 101 patients dans le groupe DT4, et 102 patients dans le groupe DT4+LAL.

Il y avait 9,9 % de re-rupture dans le groupe DT4 contre 5,8 % dans le groupe DT4+LAL (p=0,288). Le taux de re-rupture dans le groupe DT4+LAL était 5 fois inférieur à celui du groupe DT4 en analyse multivariée (odds ratio [OR], 0,201 ; 95% CI, 0,044-0,922). Il y a eu 6,9% de geste méniscal secondaire dans le groupe DT4 contre 1,9% dans le groupe DT4+LAL(p=0,101). La laxité différentielle était de 1,3±1,3(-2 - 5) dans le groupe DT4 contre 0,9±1,3(-6 - 4,8) dans le groupe DT4+LAL (p=0,008) Il y a eu 42,2% de retour au même niveau sportif dans le groupe DT4 contre 52% dans le groupe DT4+LAL (p=0,178) Les scores moyens postopératoires au dernier recul étaient les suivants : IKDC: 83,3±14,3 et 82±14,4 ; ACL-RSI : 69,8±23,5 et 67,4±22,4 ; Tegner : 6,6±1,8 et 6,9±1,8 et Lysholm : 86,4±15,2 et 86±16,8 ; respectivement pour les groupes DT4 et DT4+LAL.

La reconstruction du ligament antérolatéral diminue le taux de re-rupture chez des athlètes de moins de 20ans après greffe au demi-tendineux. Elle est également associée à moins de gestes méniscal secondaires, un meilleur contrôle de la laxité et un meilleur retour au même niveau de sport, sans plus de complications.
Pierre LABOUDIE, Adil DOUIRI (NICE), Nicolas GRAVELEAU, Nicolas BOUGUENNEC, Alexandre BISET
15:00 - 16:00 #23807 - 19. L’utilisation de l’échographie améliore le positionnement fémoral d'une reconstruction du Ligament Antero Lateral (LAL).
19. L’utilisation de l’échographie améliore le positionnement fémoral d'une reconstruction du Ligament Antero Lateral (LAL).

Nous avons développé une technique minimale invasive de reconstruction du LAL utilisant le gracilis replié en deux brins. Nous la réalisons en palpant les reliefs osseux ou sous contrôle échographique. Notre hypothèse est que le contrôle échographique améliore le positionnement de la greffe. 



Nous avons effectué une étude prospective contrôlée de type avant/après. Ont été inclus tous les patients pour lesquels nous avons effectué une reconstruction anatomique du LAL. Ont été exclus les patients pour lesquels les radios de contrôle postopératoire de profil strict de genou ne correspondaient aux critères de qualité. Les 60 premiers patients inclus ont bénéficié d’un repérage de l’épicondyle latéral par palpation, les 60 suivants ont bénéficié d’un repérage échographique. Le critère de jugement principal était la distance mesurée selon un axe antéro postérieur et proximo distal entre le point d’insertion de la greffe et le point théorique d’insertion du ALL. L’analyse comparative a été réalisée par test t de student. Nous avons déterminé le nombre de sujets à inclure à 60 par groupe en faisant l’hypothèse de minimum 90% de greffe≤5mm dans le groupe « US » versus 50% dans le groupe « palpation ».

Résultats : 120 patients ont été inclus en 2 groupes de 60 (US vs palpation) statistiquement non différents. La distance moyenne antéropostérieure entre le point théorique et le point retrouvé dans le groupe palpation était de 6,3 mm (+/- 2.4) et de 1,2mm (+/- 1.1) dans le groupe écho (p<0.001). En ce qui concerne l’axe proximo distal, on retrouve une distance moyenne dans le groupe palpation de 6.2 mm (+/-2.9) et de 1.8 mm (+/-1.3) dans le groupe écho (p<0.001). Aucun patient dans le groupe échographie n’était positionné à plus de 5mm du point idéal contre 47% dans le groupe palpation (p<0.001).

Notre hypothèse est confirmée l’utilisation de l’échographie améliore le placement de la greffe de LAL.
Etienne CAVAIGNAC (Toulouse), Dany MOUARBES, Marie CASTOLDI, Emilie BERARD, Reina NICOLAS
15:00 - 16:00 #24278 - 20. L’utilisation d'une application d'auto-rééducation seule permet de lutter efficacement contre le flexum post-ligamentoplastie du LCA en période de confinement.
20. L’utilisation d'une application d'auto-rééducation seule permet de lutter efficacement contre le flexum post-ligamentoplastie du LCA en période de confinement.

Le confinement lors de la crise du COVID-19 a privé la majorité des patients opérés d’une plastie du LCA d’un accès à leur kinésithérapeute. L’objectif de l’étude était d’analyser l’intérêt de l’utilisation d’une application d’autorééducation dans la lutte contre le flexum post-ligamentoplastie en l’absence de rééducation en période de confinement.



Nous avons réalisé une étude rétrospective comparant 2 groupes de patients opérés d’une plastie du LCA: le groupe « App » opéré entre le 10 février et le 15 mars 2020, privé partiellement ou totalement d’accès à un kinésithérapeute en raison du confinement COVID-19 et ayant réalisé sa rééducation au moyen d’une application d’auto rééducation, le groupe « Physio » opéré entre le 16 mai et le 23 décembre 2019 et ayant réalisé sa rééducation auprès d’un kinésithérapeute.

148 patients ont été inclus dans l’étude : 47 patients dans le groupe « App », 101 patient dans le groupe « Physio ». A 3 semaines post-opératoire, le flexum moyen à 3 semaines était de 1,3° +/- 3,8 dans le groupe « App » contre 3,3° +/- 4 dans le groupe « Physio » (p=0.002). Le taux de flexum était de 45% dans le groupe « App » contre 65% dans le groupe « Physio » (p=0,025). 71.4% des patients avaient acquis le verrouillage du genou en charge avec cannes dans le groupe « App » contre 40,6% dans le groupe « Physio » (p<0,01). Aucune différence significative n’a été trouvée entre les deux groupes concernant l’importance et le taux de flexum à 6 semaines postopératoires, le réveil du quadriceps à 3 et 6 semaines postopératoires.

Notre étude a montré que l’utilisation d’une application d’autorééducation ciblée sur la lutte contre le flexum et le réveil quadricipital au cours des 6 premières semaines post ligamentoplastie du LCA donne des résultats similaires à un protocole de rééducation chez un kinésithérapeute libéral.
Jm FAYARD, Maxime TATAR (Paris), Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET, Benjamin FREYCHET, Paul-Henri BAUWENS
15:00 - 16:00 #24204 - 21. La thromboprophylaxie post opératoire après reconstruction du ligament croisé antérieur est-elle vraiment nécessaire ?
21. La thromboprophylaxie post opératoire après reconstruction du ligament croisé antérieur est-elle vraiment nécessaire ?

La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est la chirurgie ligamentaire la plus réalisée en France. La société francaise d'anesthésie-réanimlation (SFAR) préconise une thrombophylaxie systématique en postopéraroire.

L'objectif de ce travail était d'évaluer l'incidence de phlébites symptomatiques après ligamentoplastie du LCA. L'hypothèse était qu'elle était équivalente avec ou sans thromboprophylaxie.



L'étude était une étude cas-témoin rétrospective multicentrique multi-opérateur. Sur les quatre opérateurs concernés deux ne prescrivaient pas de thromboprophylaxie en postopératoire sauf cas particuliers (facteurs de risques majeurs) et deux prescrivaient une héparine de bas poids moléculaire pendant dix jours. Tous les patients opérés entre le 1er juillet 2018 et le 15 février 2020 d'une chirurgie primaire de reconstruction du LCA ont été recontactés par téléphone à 3 mois de recul minimum. Il a également été consulté tous les courriers de suivi pour recouper les informations.Ont été exclus tous les patients avec antécédent d'évènement thromboembolique (ET) ou les patients ayant bénéficié d'une chirurgie multiligamentaire.

249 patients ont pu être recontactés dans le groupe sans anticoagulant, et 221 dans le groupe avec anticoagulant. Les 2 groupes étaient comparables. L’âge moyen était de 29 ans. 60% étaient de sexe masculin. 2 phlébites ont été retrouvés dans chaque groupe.L'hypothèse de départ est ainsi confirmée avec une incidence de phlébites symptomatiques équivalente avec ou sans anticoagulation postopératoire. En effet l'incidence d'ET symptomatiques rapportée avec ou sans thromboprophylaxie dans les différents registres suédois, américain et anglais varie de 0,2 à 0,5 % alors que dans les études recherchant les ET asymptomatiques il est retrouvé une incidence de 9 à 14%. Notre étude a des limites notamment dû à son caractère rétrospectif et l’absence d’analyse échographique. Pour autant les pertes d'informations sont faibles compte-tenu du caractère récent de l'étude et de la population étudiée.Par ailleurs nous n'avons pas retrouvé de facteurs de risques.

L'incidence de phlébites symptomatiques après reconstruction du LCA est équivalente avec ou sans thromboprophylaxie. Se pose donc la question de la nécessité de la thromboprophylaxie postopératoire notamment chez les patients sans facteur de risque. Des recommandations nationales pourraient être faites basées sur ces résultats et ceux de la littérature internationale.
Xavier BAYLE INIGUEZ, Xavier CASSARD, Bruno VINCIGUERRA, Jerome MURGIER
15:00 - 16:00 #23351 - 22. Stabilité des résultats des auto greffes spongieuses avec membrane acellulaire des ostéochondrites étendues du genou. Résultats de 22 greffes AMIC® à 4 ans de recul moyen.
22. Stabilité des résultats des auto greffes spongieuses avec membrane acellulaire des ostéochondrites étendues du genou. Résultats de 22 greffes AMIC® à 4 ans de recul moyen.

Les pertes de substances ostéochondrales séquelles d’ostéochondrites (OCD) évoluées du genou sont arthrogènes à long terme. Lorsqu’elles dépassent 2 cm2, la technique Autologous Matrix Induced Chondrogenesis (AMIC®) est une réponse possible en France. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats à moyen terme de la technique AMIC®



Il s’agissait d’une série consécutive, prospective, mono centrique et mono-opérateur de 22 patients (13 hommes, 9 femmes, âge moyen 28 ans (15-51)) ayant eu une AMIC® (greffe spongieuse + membrane collagène suturée) entre septembre 2011 et novembre 2016. Une chirurgie antérieure avait été réalisée chez 17 patients. Selon la classification ICRS, la lésion était un stade IV dans 21 cas et un stade III dans 1 cas. Les sièges étaient : condyliens : 19 cas, rotuliens : 2 cas et trochléen : 1 cas. La surface moyenne était de 3,6 cm2 (2-8) et la profondeur de 0,5 mm (0,4-0,8). Tous les patients ont été évalués fonctionnellement par un examinateur indépendant à l’aide de scores fonctionnels validés pour ces indications (KOOS, IKDC subjectif). Les tests T Student ont été utilisés.

Au recul moyen de 4 ans (minimum de 2 ans) tous les patients sauf 2 ont été significativement améliorés (En pré op. IKDC : 44±14 et KOOS : 56±17). Dans ces 2 cas, les scores post-opératoires sont restés inchangés au cours des années : un patient avait eu plusieurs chirurgies avant la greffe et une patiente de 51 ans présentait une lésion étendue de 6,9 cm2. Les scores moyens IKDC et KOOS étaient respectivement de 73±18 et 78±15 puis 77±16 et 81±14 points, à 1 et 4 ans (p> 0,05 pour l’IKDC et le KOOS). 2 complications sont à déplorer : 1 arthrolyse à 1 an post-op. et 1 algodystrophie.

Peu de techniques sont disponibles en France pour des lésions ostéochondrales étendues et symptomatiques. L’AMIC® est une technique fiable, en un temps, reproductible, peu onéreuse pour des pertes de substances d’OCD dont les résultats sont stables à partir de 1 an post-opératoire.
Adrien PAUVERT (Angers), Caroline VINCELOT CHAINARD, Xavier BUISSON, Henri ROBERT
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S3
16:00 - 17:00

SYMPOSIUM
Le score SFA est-il performant pour dépister les ruptures du LCA ?

Modérateurs : Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Lyon)
Participants : Olivier CANTIN (chirurgien) (Participant, Lorient), Alexis CHRISTORY (Assistant Spécialiste) (Participant, Rennes), Rémi DI FRANCIA (Praticien Hospitalier) (Participant, Brest), Chloé LABARRE (Praticien Hospitalier) (Participant, Poitiers), Camille STELTZLEN (Chirurgien Libéral) (Participant, Paris)
Directeurs de symposiums : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Directeurs de symposium, Bordeaux Mérignac), François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Directeurs de symposium, Lorient)
16:00 - 17:00 Intérêt médical. François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Conférencier, Lorient)
16:00 - 17:00 Intérêt économique. Romain SEIL (PAST Président ESSKA) (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg)
16:00 - 17:00 Construction d’un score. Caroline MOUTON (PhD, Head of Research) (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg)
16:00 - 17:00 Validation du score SFA LCA-TS. Jaafar SBIHI (CCA) (Conférencier, Marseille)
16:00 - 17:00 Utilisation en pratique quotidienne. Pierrick GUILLEMOT (Conférencier, Rennes)
16:00 - 17:00 Le score SFA : seuils et performances. Romain LETARTRE (chirurgien) (Conférencier, LILLE)
16:00 - 17:00 Le score SFA : influence du « profil ». Patricia THOREUX (PUPH) (Conférencier, Paris)
16:00 - 17:00 Corrélation avec les lésions associées. Harold COMMON (MCU-PH) (Conférencier, Rennes)
16:00 - 17:00 Apport du score, conduites à tenir. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Conférencier, Versailles)
16:00 - 17:00 Le score SFA, conclusion. Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Conférencier, Bordeaux Mérignac)
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CCbis
17:00 - 17:05

REMISE DES PRIX

Orateurs : Gilles BERAUD (EXPOSANT) (Orateur, Grenoble), Eric BLASSEL (EXPOSANT) (Orateur, France)
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17:05

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CCbis1
17:05 - 17:10

PRESENTATION DU CONGRES 2021 DE GENEVE

Conférenciers : Didier HANNOUCHE (Chef de Service) (Conférencier, Genève, Suisse), Jacques MENETREY (Médecin chef) (Conférencier, Genève, Suisse)
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17:10

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CC
17:10 - 17:15

CÉRÉMONIE DE CLÔTURE

Conférenciers : Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Grenoble), Thomas BAUER (Professeur) (Conférencier, Boulogne Billancourt)
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SISN
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SESSION INDUSTRIE SMITH & NEPHEW
Fast & Focus

Conférencier : Pascal BOILEAU (Chef de Service) (Conférencier, Nice)
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Eposters
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Eposters

00:00 - 00:00 #24109 - Analyse de la marche et fonction de l'articulation du genou chez les patients en phase aiguë de la rupture du ligament croisé antérieur.
Analyse de la marche et fonction de l'articulation du genou chez les patients en phase aiguë de la rupture du ligament croisé antérieur.

The most typical functional symptoms in the acute period of ACL injury include asymmetric gait pattern with reduced knee flexion range of motion and reduced extension moment in the injured limb. However, degree and dependency of walking disability and knee joint function from the ACL rupture are remained indistinctly.



We examined 18 patients with acute ACL injuries and 20 healthy adults as controls. The biomechanics of the knee joint and of walking was assessed by 5 inertial sensors fixed with special cuffs to the lower back, the lower third of the thigh, and the lower third of the shank of the right and left legs. The recorded parameters included gait cycle time, hip and knee joint movements in three mutually perpendicular planes, and impact loads during walking. Based on the results of examination, the patients were divided into two groups: with severe function impairment (6 patients) and with moderate function impairment (12 patients).

In the first days post-trauma, not only the knee function was reduced, but the function of the entire lower limb as well. The kinematics of movements in the joints changed in accordance with slower walking. The walking became not only slower, but it was also associated with a decreased impact load in the weight acceptance phase. At later dates, the functional impairments were less pronounced. The total range of flexion motion did not exceed 20 degrees in the first group and 55 degrees in the second one. The injured joint developed functional immobilization within the first days post-injury. This was a guarding response by additional muscle strain to prevent unusual and limit physiological movements in the knee joint. The movements in the knee joint while walking were of small amplitude, rocking, and occurred only under load. The amplitude of the main flexion in the swing phase was reduced.

The stage of an ACL injury should be assessed not only based on the time post-trauma, but also taking account of the functional parameter. According to our findings, the only factor that had influenced the functional condition of the KJ was the duration of joint immobilization after trauma.
Dmitriy SKVORTSOV, Alexander AKHPASHEV (Moscou, Russie), Sergey KAURKIN
00:00 - 00:00 #24218 - Anatomie arthroscopique tri partite-3D et fonctionnelle du TFCC appliquée à sa pathologie traumatique et dégénérative.
Anatomie arthroscopique tri partite-3D et fonctionnelle du TFCC appliquée à sa pathologie traumatique et dégénérative.

Il n'est pas facile de retenir l'anatomie arthroscopique du TFCC car c'est une structure tri dimensionnelle pour laquelle de nombreux termes et synonymes ont été utilisés. Le but de ce travail était de présenter un concept anatomique et arthroscopique tri dimensionnel en trois parties avec des implications fonctionnelles et cliniques.



Ce travail est basé sur des dizaines de dissections anatomiques, des arthroscopies cadavériques et des centaines d'arthroscopies cliniques. Ces travaux ont permis d'élaborer un concept simplifié de l'anatomie 3D arthroscopique du TFCC.

Selon ce concept, le TFCC est constitué de trois paries identifiables depuis un arthroscope placé en 3-4 et dirigé vers le côté ulnaire: le premier composant est représenté par les deux bandes du ligament radio-ulnaire qui convergent vers la styloïde et stabilise la RUD. Leur pathologie est traumatique et produit une instabilité lorsque l'insertion fovéale est arrachée. Le second est une lame fibreuse continue à convexité ulnaire qui entoure tout l'espace ulno-carpien depuis la périphérie du ligament RUL jusqu'au carpe. Sa pathologie est le plus souvent traumatique, peu déstabilisante pour la RUD. Le troisième est le disque articulaire fibro cartilagineux dont la pathologie est traumatique ou dégénérative, non déstabilisante pour la RUD.

Ce concept 3D-3 partites de l'anatomie arthroscopique du TFCC permet d'une part d'envisager la totalité de la structure en trois composants, d'autre part pour le futur de prendre en compte les combinaisons lésionnelles qui sont de plus en plus souvent observées.
Guillaume HERZBERG (Lyon), Marion BURNIER, Toshiyatsu NAKAMURA
00:00 - 00:00 #23411 - Arthro-Latarjet en hôpital périphérique ? Faisabilité, reproductibilité et courbe d’apprentissage. Etude de 34 cas.
Arthro-Latarjet en hôpital périphérique ? Faisabilité, reproductibilité et courbe d’apprentissage. Etude de 34 cas.

Le but de cette étude est d’évaluer la faisabilité, la reproductibilité et la courbe d’apprentissage d’un passage d’une technique de Latarjet-Bankart arthro-assistée par vis à la technique entièrement arthroscopique, décrite par Boileau, dans un centre périphérique par un chirurgien expérimenté en arthroscopie d’épaule (> 500).



Il s’agit d’une étude rétrospective de patients opérés d’instabilité antérieure récidivante primitive ou après échec de Bankart arthroscopique isolé avec comme critères d’inclusion, une perte osseuse glénoïdienne ≥ à 40% selon l’index de Gerber et un Instability Severity Index Score (ISIS) ≥ 3. Il s'agit d'une série continue, mono-opérateur utilisant la technique décrite par Boileau. Le temps et les complications peropératoires ont été analysés, de même que celles enregistrées lors du suivi à 2, 6 et 12 semaines. Les scores cliniques (Walch-Duplay, Rowe, WOSI, SSV et Constant) ont été récoltés en préopératoire et à 6 mois post-opératoires. Le positionnement et la consolidation de la butée étaient évalués à 6 mois (12 mois au besoin) par CT-scanner.

Entre septembre 2016 et octobre 2019, 34 opérations (âge moyen de 28,9 ans [16-46]) ont été réalisées avec un temps opératoire moyen de 177 minutes [120-285] sans amélioration significative avec l’expérience. Au suivi moyen de 8.6 mois [6-12], aucune complication neurologique ni de récidive n'a été recensée. Les scores cliniques se sont améliorés significativement en passant pour le score de Walch-Duplay de 18.5 à 89, de Rowe de 24.9 à 92.4, WOSI de 53 à 11.8%, SSV de 46.9 à 87.8% et de Constant de 78.4 à 92.3. La butée était consolidée chez 30 patients (88.2%), positionnée sous l'équateur chez 25 patients (73.5%) et affleurante au bord antérieur de la glène chez 33 patients (97.1%). Le taux de consolidation s’est significativement amélioré après 12 opérations, le score WOSI après 14 interventions et de Constant après 9 interventions, mais pas la position de la butée ni des autres scores avec l’expérience.

Le Latarjet sous arthroscopie fixé par suture boutons et associé au Bankart est fiable et reproductible. Bien qu’elle soit potentiellement réalisable dans un centre hospitalier périphérique par un chirurgien expérimenté, c'est une technique exigeante qui comporte une courbe d’apprentissage technique afin d'améliorer le taux de consolidation osseuse dans le temps.
Christophe DUYSENS, Daniel ESTOPPEY (Fribourg, Suisse), Alan PERDREAU
00:00 - 00:00 #24014 - Arthrodese Tibio Talienne Sous Arthroscopie A propos de 21 Cas.
Arthrodese Tibio Talienne Sous Arthroscopie A propos de 21 Cas.

Quelles perspectives pour  l’arthrodèse  tibio- talienne sous arthroscopie dans les atteintes articulaire importante de la cheville comme alternative à la prothèse totale de cheville, études des  indications ,  limites ,ainsi que le taux de fusion.



Nous avons traité 21 patients entre 2014 et 2018, 6 femmes et 15 hommes, moyenne d'âge 50 ans (28 et 70) 10 cote droite ,10 cote gauche et 1 bilatérale avec un recul moyen de 36 mois. 12 arthrodèses post traumatiques, 5 séquelles de maladies neurologiques ,2 arthroses primitives, 2 PR DD sous anesthésie locorégionale ( 75%) et ( 25 %) AG ,installation jambe pendante , garrot à 30 mm de hg étau cheville débordante sans distracteur , voies antéro-latérale et antéro-médiale optique de genou 4 mm , curettes , schever 4 mm et fraise ,préparation de l’espace antérieur, arthrodèse de la talo-crurale après avivement talienne, tibiale et malléolaires parfois 3 voie infero –laterale ,d’avant en arrière sous contrôle scopique vis perforées croises de préférence utilisant 2 vis 20 fois et 3 vis 2 fois , botte en résine pour 6 semaines après un séjour de 24 h en moyenne

taux de fusion est de 19 sur 22 dans un délai de 12 semaines (8 et 16) avec une position de fixation de 5° de valgus ,4 ° d’équin et 10 ° de rotation externe 2 sepsis dont l’un a nécessité un lavage, une rupture de vis ,1 thrombophlébite. Score de l’AOFAS de 82l100 soit un gain de 30 points. cicatrices minimes, court séjour, peu de complications majeurs suite simples meilleur taux de fusion est discutable, plus rapide (8 à 12) semaines.,

L'arthrodèse arhroscopique de la tibio talienne de la cheville doit prendre sa place dans la chirurgie du pied en respectant les indications.
Mohammed BOUSSAD, Boussad MOHAMMED (BEJAIA, Algérie), Abderahmane IKHLEF, Zoubir AZOUZ, Nasser BAOUANE, Lamine LARDJANE, Samir DJERBI
00:00 - 00:00 #24125 - Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.
Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.

La technique conventionnelle d'arthrodèse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce à ciel ouvert donne d'excellents résultats. Cependant, nous voulions démontrer sur modèles anatomique, l’efficacité et l’innocuité d’une technique d’avivement arthroscopique ou percutanée et d'arthrodèse percutanée de la MCP1.



Durant la période de mai à juin 2020, nous avons pu réaliser sur 10 MCP1 la technique associant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée. Nous avons, à titre comparatif, durant cette même période, essayé sur 4 MCP1 la technique d’avivement percutanée associée à l’arthrodèse percutanée. Une fois l’une de ces deux techniques réalisées, après ablation des broches, nous nous sommes assurés de l'innocuité de celle-ci par dissection des structures nobles, mais également de l’efficacité par estimation à ciel ouvert du pourcentage d’avivement de la surface articulaire.

La technique d’avivement percutanée n’a pu démontrer son innocuité. En effet, l'emploi d’instruments trop agressifs et l'absence de contrôle visuel ont entraîné, dans tous les cas étudiés, une perte de substance osseuse trop importante, risquant d’entraîner une perte de hauteur de la colonne du pouce et compliquant la réalisation de l’arthrodèse dans une position acceptable. Dans un cas, il est également noté une section quasi-complète du court extenseur du pouce. La technique arthroscopique, en revanche, a rapidement fait la preuve de son innocuité. Après une phase initiale où l’avivement de la surface articulaire palmaire du métacarpien s’est avéré insuffisant, une courbe de progression technique a été observée, à la suite de laquelle nous avons pu obtenir un avivement satisfaisant.

Concernant la technique combinant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée, par son innocuité et son efficacité sur sujet anatomique, son extrapolation sur des patients semble envisageable. En effet, celle-ci permettrait d’attester de la bonne consolidation de l’arthrodèse avec cette technique.
Benjamin KHATIR (Paris), Gautier PETRONI, Jerome PIERRART
00:00 - 00:00 #24198 - Astuce: une réparation méniscale de dehors en dedans avec un fil, une aiguille uniquement.
Astuce: une réparation méniscale de dehors en dedans avec un fil, une aiguille uniquement.

Nous presentons le cas d'une réparation méniscale faite de dehors en dedans en utilisant un seul fil et une seule aiguille.



La réparation méniscale devient une pratique de plus en plus courante dans la chirurgie arthroscopique du genou. La réparation de dehors en dedans selon Waren fait appel généralement à deux aiguilles: la première contenant une boucle de fil ou de métal et pour la seconde le fil de suture. Nous proposons de décrire la même technique en utilisant une seule aiguille et un seul fil qui servira de boucle et de fil de suture pour la réparation.

La technique reprend les principes habituels de la réparation méniscale: repérage de la lésion, avivement de la lésion. Une première aiguille (19 gauges) est introduite le plus avant de la lésion avec une boucle de fil (PDS 0). La boucle est laissée en place et on retire l'aiguille en veillant à garder le fil toujours à l'intérieure de l'aiguille. On ré-introduit l'aiguille plus en arrière de la boucle et le fil est poussé dans l'articulation. On vient par par voie instrumentale récupérer ce dernier fil grâce à une pince qui passe dans la boucle. On tire sur la boucle et la suture est alors faite. Le fil est noué à lui même en sous cutané.

L'utilisation de cette astuce sur la technique de suture est facilement réalisable et reproductible. L'intérêt réside surtout dans l’économie de fil et d'aiguille.
Redouane BOUHALILA (Soissons), Achour DEGHRAR, Philippe DOLEAC
00:00 - 00:00 #24004 - Augmenter le volume et la quantité d'acide hyaluronique réticulé n'augmente pas l'efficacité de la viscosupplémentation dans la gonarthrose.
Augmenter le volume et la quantité d'acide hyaluronique réticulé n'augmente pas l'efficacité de la viscosupplémentation dans la gonarthrose.

Lors de la viscosupplémentation du genou est-il justifié d’augmenter les quantités d’acide hyaluronique (AH) du liquide synovial très au-delà du physiologique ( 4 à 8 mg pour un genou) en injectant 75 voire 120 mg d’AH ou faut-il privilégier la durée de résidence intra-articulaire (IA) à la quantité injectée ?



Les résultats de 2 études prospectives d'une durée de 6 mois, réalisées dans des conditions strictement similaires, ont été comparés. Dans l’étude 1 (E1) les patients ont tous reçu une dose unique de 2.2 ml d’HANOX-M-XL, constitué de 16 mg/ml d’AH réticulé (soit 35.2 mg), couplé à 35 mg/ml de mannitol, permettant d’obtenir un temps de résidence IA>30 jours. Dans l’étude 2 (E2), des patients comparables ont reçu 2 doses le même jour du même viscosupplement (70.4 mg d'AH). Les populations au moment de l’injection (J0) et les résultats cliniques à 6 mois (M6) ont été comparés. Les marqueurs d’efficacité étaient la variation de l’indice de WOMAC (A douleur, C fonction) normalisé sur une échelle numérique de 0 à 10, l’évaluation globale du patient (EGP) et l’estimation de l’efficacité. Les effets indésirables imputables au traitement ont été reportés. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel XLstats (Addinsoft 2020).

Au total 93 patients ont été analysés (53 et 40 dans E1 et E2 respectivement). A J0 les patients des 2 groupes étaient strictement comparables tant en terme démographiques que cliniques: Age moyen 62.6 et 60.7 ans, IMC 27.5 et 28.6, ancienneté des symptômes 54 et 44.5 mois, WOMAC douleur 4.5 et 4.3, WOMAC fonction 3.9 et 3.4, EGP 6.0 et 5.5 pour E1 et E2 respectivement ( p tous>0.05). A M6 on notait une amélioration très importante du WOMAC douleur qui passait à 1.83 (+/-1.05) pour E1 et 2.5 (+/- 2.5) pour E2 (P<0.0001), de la fonction (1.9 et 2.1, p<0.0001) et de l’EGP (3.1 et 3.0, P<0.001) , sans aucune différence entre E1 et E2 (p> 0.05). L’efficacité a été jugée très bonne ou bonne dans respectivement 77.3% et 76.9% dans E1 et E2. Des effets indésirables locaux ont été rapportés chez 5.7% et 5% des patients respectivement.

Lorsqu’un AH possède un temps de résidence IA prolongé, l’augmentation de sa quantité injectée n’apporte aucun bénéfice clinique. Il a en effet été démontré qu’il existe un mécanisme régulateur (augmentation du turn-over) qui ramène rapidement à la normale un contenu en AH artificiellement élevé.
Thierry CONROZIER, Ana-Maria BOZGAN, Aline CHARPENTIER (Belfort)
00:00 - 00:00 #24126 - BIOFAST DIDT : la technique originale laissant pédiculés les ischio-jambiers lors de la réalisation d'une reconstruction arthroscopique LCA DIDT en in out fémoral.
BIOFAST DIDT : la technique originale laissant pédiculés les ischio-jambiers lors de la réalisation d'une reconstruction arthroscopique LCA DIDT en in out fémoral.

La technique chirurgicale de reconstruction du LCA par DIDT 4 brins Bouton Cortical Fixe fémoral IN OUT avec préservation de l’attache tibiale des ischio-jambiers "BIOFAST DIDT" permet une double fixation au tibia en laissant le DI et le DT pédiculés. Il s’agit d’une évolution de la technique chirurgicale DIDT princeps. 


Elle présente l'avantage de laisser la greffe pédiculée au tibia et ne nécessite aucun calcul complexe peropératoire de longueur des tunnels, ni l'utilisation de Boutons Réglables Le but de cette étude est de montrer la faisabilité de cette technique chirurgicale in vivo sans avoir eu recours à la technique de "sauvetage". Les tendons du DI et DT sont prélevés et préparés en préservant leur insertion tibiale. Il est ensuite réalisé un tunnel tibial classique et un tunnel fémoral IN OUT par voie AM. La greffe laissée pédiculée au tibia est montée, fixée par un Bouton Fixe au fémur puis verrouillée par une vis d'interférence après un cyclage du genou permettant une mise en tension de la plastie au niveau de l'insertion tibiale et en intraarticulaire.

En cas d’échec de mise en tension (défaut de coulissement dans le tunnel fémoral) il est possible très facilement de réaliser une technique de sauvetage et de retomber sur la Technique Princeps. Nous avons pu réaliser cette technique avec réussite dans 50 cas et nécessité d’une conversion par la technique de sauvetage dans 2 cas (4%).

Cette technique est faisable et ne nécessite que peu de conversion vers la technique classique.
Alain MEYER, Elena LANG (Paris), Alexandre HARDY, Olimpia TUFIS
00:00 - 00:00 #24172 - Comment l'association de la ténolyse endoscopique du long fléchisseur de l'hallux à une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur peut positivement influencer les résultats subjectifs et objectifs.
Comment l'association de la ténolyse endoscopique du long fléchisseur de l'hallux à une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur peut positivement influencer les résultats subjectifs et objectifs.

Cette étude rétrospective évalue à moyen terme les résultats subjectifs (questionnaire) et objectifs (bilan clinique podologique) d’une cohorte de patients opérés simultanément d’une ténolyse endoscopique du Flexor Hallucis Longus (FHL) et d’une plastie du Ligament croisé antérieur (LCA).



Il s’agit d’une série consécutive de 137 patients opérés de 2002 à 2019 d’une plastie du LCA au demi-tendineux (même technique, même opérateur) et simultanément d’une ténolyse du FHL uni-ou bilatérale. Les résultats subjectifs se basent sur les réponses à un questionnaire créé sur la base conjointe du Lysholm-Tegner score et de l’IKDC score. Les résultats objectifs reposent sur une analyse podologique réalisée avant l’opération et à 4-6 mois post-opératoires sur un tapis de marche de type Win-track (Médicapteurs) avec le logiciel V1.44. La série LCA comporte des gestes associés et des reprises, reparties de la manière suivante: LCA simples 47 patients, avec geste méniscal 58 patients, reprises 21 patients, autre geste (ostéotomie tibiale par exemple) 11 patients.

L’analyse préliminaire des résultats montre un taux de satisfaction globale de plus de 90%. Ces résultats reposent sur l’absence de douleurs aussi bien au genou qu’au(x) pied(s) et sur la stabilité du genou même pour les cas complexes avec un score très faible de ré-rupture. Celles-ci sont survenues dans la pratique de sports à haut risque. Le déroulé du pas pathognomonique de l’Hallux Limitus Fonctionnel s’accompagne d’une brusque inflexion du pied en pronation qui entraine le genou dans une spirale « infernale » qui est à l’origine d’un « medial collapse » du genou en valgus-rotation interne en fin de phase d’appui. Ce mécanisme est incriminé dans les lésions du LCA mais aussi potentiellement dans l’apparition d’une laxité secondaire après ligamentoplastie. L’analyse de marche montre une correction de ce phénomène après ténolyse du FHL en confrontant les données pré- et post-opératoires.

Ces résultats démontrent comment on peut tirer parti d’associer une ténolyse du FHL à une ligamentoplastie du LCA particulièrement dans les cas complexes en évitant des gestes ligamentaires associés et en se reportant au mécanisme lésionnel.
Theresa OLDEN (Lausanne, Suisse), Jacques VALLOTTON
00:00 - 00:00 #24251 - Etude anatomique de l'angle d'ouverture acromiale.
Etude anatomique de l'angle d'ouverture acromiale.

L’anatomie du processus acromial, son débord latéral et sa relation avec les pathologies de la coiffe des rotateurs sont particulièrement étudiés. L’hypothèse de travail était que la distribution de l’angle d’ouverture acromiale était gaussienne, et n’était pas influencé par la latéralité ni par la forme de l’angulus acromialis.



L’étude a porté sur 103 scapulas cadavériques sèches de l’institut d’anatomie de Strasbourg. L’angle d’ouverture acromiale est formé par le point de croisement entre l’épine acromiale et le bord médial de la scapula, la pointe de l’angulus acromialis, le bord latéral de l’acromion. Les mesures ont été réalisées à l’aide d’un palpeur à contact. Les scapulas ont été classées selon la forme de l’angulus acromialis et la latéralité.

Au total 62 (60%) scapulas gauches et 41 (40%) scapulas droites ont été analysées. La série comprenait 49,5% d’angulus acromialis en forme de C, 45,6% en forme de L et 4,8% en forme « double angle ». L’angle d’ouverture moyen était de 104,9°(+/-5,9°) pour les scapulas droite, 105,1°(+/-7,8°) pour les scapulas gauche. L’angle d’ouverture acromiale en fonction de la forme L, C et « double angle » était respectivement de 104,2° (+/- 7,3°), 105,7° (+/- 6,9°), 106,1° (+/- 8,6°). La distribution de l’angle d’ouverture acromiale était normale avec une courbe de type gaussienne. Il n’existait pas de différence significative en fonction de la latéralité (p=0,95) et de la forme de l’angulus acromialis (p=0,54).

Les repères pour la mesure de l’angle d’ouverture acromiale ne sont pas influencés par l’inclinaison glénoïdienne ni les pathologies dégénératives de l’épaule et peuvent être identifiés sur un scanner avec reconstruction tridimensionnelle. Il s’agit d’une nouvelle évaluation du débord latéral dans le plan frontal, exprimé sous forme d’un angle.
Harrison HAIGHT (Besançon), Guillaume KOCH, Irène OLLIVIER, Philippe CLAVERT
00:00 - 00:00 #23053 - Etude de reproductibilité inter-opérateur de l’utilisation d’une sonde d’échographie endoscopique à l’épaule, étude anatomique.
Etude de reproductibilité inter-opérateur de l’utilisation d’une sonde d’échographie endoscopique à l’épaule, étude anatomique.

L’objectif principal  était d’évaluer la reproductibilité inter-opérateur de l’utilisation de la sonde d’endo-échographie « M15 » dans la visualisation de structures d’intérêt de l’épaule. Les objectifs secondaires étaient de comparer le temps, les difficultées de visualisation des structures d’intérêt et de comparer la certitude de visualisation.



L’étude portait sur 6 épaules de 3 sujets anatomiques à l’état frais. La sonde d’endo-échographie utilisée lors de ces études était la sonde « M15 ». Nous avons acquis imager, grâce à la sonde, des clichés endo-échographiques des différentes structures d’intérêts définies au préalable. Nous relevions le temps nécessaire à l’acquisition de toutes les structures d’intérêt pour chaque manipulateur ainsi que le degré de certitude de visualisation pour chacune des structures à l’aide d’une échelle de subjectivité.

L’analyse statistique a montré une significativité de la reproductibilité globale de la procédure d’exploration d’endo-échographie avec un résultat au test kappa de Fleiss de 0.94, équivalent à un accord excellent.

La manipulation de la sonde d’endo-échographie « M15 » a été aisée et reproductible, permettant à chaque manipulateur de visualiser la plupart des structures d’intérêt, et ce, dans un temps et avec un degré de certitude comparable quelque-soit leur niveau d’expérience.
Gabriel LATEUR, Robin PRADEL, Eloise DUBOURGEAL-QUEY, Philippe CHAFFANJON, Alexandre MOREAU-GAUDRY, Clement HORTEUR (Grenoble), Pierre Yves RABATTU
00:00 - 00:00 #24174 - Évaluation clinique et radiologique de la position du tunnel fémoral après une reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur (LCA).
Évaluation clinique et radiologique de la position du tunnel fémoral après une reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur (LCA).

La reconstruction anatomique du LCA doit avoir un comportement recherchant la meilleure isométrie et sans conflit avec l’échancrure. La malposition du tunnel fémoral est considérée l’un des principaux échecs de ligamentoplastie. Notre objectif est d’évaluer le résultat fonctionnel en fonction de la position du tunnel fémoral apprécié par l’imagerie post-opératoire.



Cinquante patients ont subi une reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur, entre janvier 2016 et décembre 2018. Le greffon a été prélevé à partir des tendons des muscles Droit interne et Demi-Tendineux. Le tunnel fémoral a été foré à proximité du site d’insertion du faisceau antéro-médial du LCA natif. Tous les patients ont eu un scanner du genou avec une reconstruction tridimensionnelle après au moins 12 mois post-opératoire. Nous avons étudié la position du tunnel fémoral en appliquant la technique du quadrant de Bernard et Hertel, et nous avons analysé : le point de l’entrée du tunnel fémoral selon la classification de Magnussen, l’épaisseur de la corticale postérieure, la longueur du tunnel fémoral et la distance entre le bord inférieur de l’émergence du tunnel et l’épicondyle latéral. Nous avons choisi le module subjectif du score IKDC version 1999 pour l’évaluation fonctionnelle du genou opéré.

Le centre du tunnel fémoral a été positionné à une moyenne de 31.25% "Deep-Shallow" et de 27.22% "High-Low". Trente-cinq tunnels ont été classés de type I, treize tunnels de type II et deux tunnels de type III. La moyenne de l’épaisseur de la corticale postérieure, la longueur moyenne du greffon dans le tunnel fémoral et la distance moyenne de l’émergence du tunnel et de l’épicondyle latéral, étaient 4.62 mm, 3.06 cm, et 1.05 cm. On a trouvé chez deux patients présentant une malposition majeure du tunnel fémoral, un élargissement global de ce dernier. Aucun cas de rupture du greffon. Le score IKDC subjectif était supérieur à 84 chez 38 patients, entre 65 et 83 chez 9 patients et au-dessous de 65 chez 3 patients. Les patients les plus symptomatiques possèdent un emplacement antérieur et/ ou vertical par rapport à la crête inter condylienne latérale.

La reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur restaure la fonction physiologique du ligament natif en réalisant une entrée du tunnel fémoral vraisemblable au site d’attachement natif en termes de taille et d’orientation. Plus le positionnement de ce tunnel est optimal plus le patient présent un meilleur fonctionnement du genou.
Katren Nada BEN BRAHIM (Tunis, Tunisie), Karim KHEZAMI, Ahmed GHARBI, Emir BASSALAH, Mohamed Amine BENNOUR
00:00 - 00:00 #24223 - Evaluation de la déformation antérieure résiduelle dans la prise en charge arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde.
Evaluation de la déformation antérieure résiduelle dans la prise en charge arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde.

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’état du cal vicieux antérieur après prise en charge arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde.



Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective. Quarante huit dossiers de patient prise en charge entre 2012 et 2018 ont été étudié. Ont été exclus les patients n’ayant pas bénéficiés de greffe, ainsi que les patients n’ayant pas consolidés. L’évaluation radiologique se faisait sur les radiographies pré-opératoire et au dernier recul par les angles radiolunaire, scapholunaire et l’index de YOUM.

L’analyse radiologique retrouve un index SL au dernier recul de 55,45+/-12,94 (36 ;100) et un index RL à 14,18+/-9,54 (0 ;45), la différence préopératoire et au dernier recul est statistiquement significative pour ces deux mesures. L’index de YOUM au dernier recul est de 0,500,04 (0,44 ;0,56), la différence préopératoire et au dernier recul, n’est pas statistiquement significative.

Notre étude montre que la prise en charge des pseudarthrose du scaphoïde sous arthroscopie avec greffe spongieuse au dépend du radius distal permet en partie la correction du la déformation antérieur.
Anaïs DE BIE (Reims), Pascal LOUIS, Jean Michel COGNET
00:00 - 00:00 #24265 - Évaluation des capacités de production de force lors du sprint chez les athlètes au 6ème mois après reconstruction du ligament croisé antérieur.
Évaluation des capacités de production de force lors du sprint chez les athlètes au 6ème mois après reconstruction du ligament croisé antérieur.

Après une reconstruction du LCA (LCAR), une batterie de tests est souvent effectuée pour permettre la 2e étape du continuum du Retour au sport (RTS). L’objectif était de comparer les capacités de production de force pendant le sprint entre le membre opéré et sain au moment du RTS après LCAR.



La relation force-vitesse (FV) de chaque membre a été évaluée lors d'un sprint de 6 secondes sur un tapis roulant motorisé instrumenté chez 9 patients qui pratiquaient un sport de pivot/contact en compétition (Marx:14,2±2,1 ; Tegner:8,4±1,1 ; 4 femmes ; 173,6±10,1cm ; 70,3±8,5kg) au 6ème mois post LCAR. La puissance maximale (Pmax), la force (F0) et la vitesse (V0), ainsi que la force - profil FV (FV-pente) ont été calculées et comparées entre les membres opérés et les membres sains.

Les Pmax étaient plus élevées pour les membres inférieurs sains que pour les membres inférieurs opérés (p=0,005, d=-1,3). Pour les relations FV, la pente FV (p=0,009, d= 1,1) et F0 (p=0,004, d=-1,3) étaient statistiquement différentes alors que le paramètre V0 ne l’était pas (p=0,10, d=0,6). La LCAR affecte la production de force à basse vitesse (F0), et donc Pmax, ce qui entraîne des différences de profil FV d'un côté à l'autre (opéré vs. sain). Ceci suggère une récupération musculaire incomplète du membre opéré.

Il existe donc une asymétrie des capacités de production de force pendant le sprint entre le membre opéré et sain au moment du RTS après LCAR. Ce paramètre biomécanique pourrait être inclue dans les batteries de test du RTS.
Thomas NERI (Saint Etienne), Alexandre RAMBAUD, Jean-Benoit MORIN, Remi PHILIPPOT, Jeremy ROSSI, Pascal EDOUARD, Pierre SAMOZINO
00:00 - 00:00 #24238 - Facteurs pré- et peropératoires affectant le développement de la raideur postopératoire de l'épaule.
Facteurs pré- et peropératoires affectant le développement de la raideur postopératoire de l'épaule.

Post-operative shoulder stiffness (SS) after arthroscopic rotator cuff (RC) repair has variable incidence and numerous intra-operative risk factors have been described. This prospective study aims to document the incidence of post-operative SS and to evaluate the role of pre- and intra -operative risk factors in the development of this complication.



Pre- and intra-operative risk factors for SS were prospectively evaluated in 237 consecutive patients undergoing single-row arthroscopic RC repair for posterosuperior RC tears. The following intra operative factors were evaluated: tear size according to the Southern California Orthopedic Institute, type and configuration of the repair, involvement and repair of the subscapularis tendon, capsular and bicipital concomitant procedures, presence and treatment of degenerative changes of the glenohumeral and acromioclavicular joints, time and duration of surgery. The following pre-operative factors were evaluated: age, body mass index (BMI), sex, dominant side, smoking habits, diabetes mellitus, hypertension, gastroesophageal reflux disease (GERD), chronic obstructive pulmonary disease, anxiety or depressive disorders, hyperthyroidism, hypothyroidism, dislipidemia, hypercholesterolemia. For female patients, specific attention was paid to menarche age, menopausal age, pregnancies, miscarriages and treatment with any hormonal therapy.

The incidence of post-operative SS was 8.02%. The presence of GERD was significantly associated with development of post-operative SS(OR: 5.265; 95% CI, 1.657-1.731; p=0.005). Older age (OR: 0.896; 95% CI, 0.847-0.949; p<0.001), male gender (OR: 0.126; 95% CI, 0.0252-0.632; p=0.012) and number of pregnancies (OR: 0.47; 95% CI, 0.228-0.967; p=0.040) emerged as protective factors. The treatment of partial lesions was also significantly associated with development of post-operative SS (p=0.0083).

The presence of GERD significantly influences the development of post-operative SS after single-row arthroscopic RC repair. An underlying aspecific pro-inflammatory condition, characterised by increased expression of TNF-α and TGF-β, and disorders in retinoid metabolism are hypothesis which could explain this previously unknown association.
Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Alessandra MENON, Francesca Maria FEROLDI, Linda BOERCI, Sonia MAGGI, Emilia TOMARCHIO, Beatrice ZANINI, Max FRIEDRICH, Sebastian WALTER, Pietro RANDELLI
00:00 - 00:00 #24212 - Faut il utiliser l'arthroscopie dans la prise en charge des luxations peri-lunaires avec ou sans fracture ?
Faut il utiliser l'arthroscopie dans la prise en charge des luxations peri-lunaires avec ou sans fracture ?

L'usage de l'arthroscopie dans la prise en charge en urgence des luxations périlunaires pures et /ou avec fracture associée est bien documentée. Pourtant il reste controversé. Le but de ce travail est de rapporter une expérience monocentrique sur le sujet.



Nous rapportons l'utilisation de l'arthroscopie dans 32 cas de luxation et luxation-fracture péri lunaires. Dans 24 cas, le traitement a combiné un abord direct mini invasif avec l'arthroscopie. Les patients qui ont pu être revus ont bénéficié d'un score spécifique du poignet incluant la prono supination et de radiographies de contrôle. Le taux de perdus de vue a été important (50% comme cela est classique dans cette population).

Cliniquement, la flexion extension au recul moyen de 27 mois était de 80 degrés. La force de serrage moyenne évaluée au dynamomètre était de 69%. Radiologiquement, les 13 luxation-fractures péri lunaires trans scaphoïdiennes ont consolidé. Nous n'avons pas mis en évidence de différence significative entre les patients opérés entièrement sous arthroscopie ou avec assistance arthroscopique ou par technique ouverte.

Malgré la difficulté qui existe de prouver l'utilité de l'arthroscopie par rapport à la technique ouverte dans les luxations péri lunaires, les auteurs soulignent les avantages pour le diagnostic lésionnel. La magnification est autre élément à prendre en compte pour le diagnostic, la classification, et souvent le traitement.
Guillaume HERZBERG, Thibault DRUEL (Lyon), Justin RUYER, Marion BURNIER, Marjolaine WALLE
00:00 - 00:00 #24209 - Faut-il utiliser l'arthroscopie pour les fractures fraîches du Lunatum ?
Faut-il utiliser l'arthroscopie pour les fractures fraîches du Lunatum ?

Les fractures fraîches du Lunatum sont extrêmement rares, soit isolées, soit combinées à une lésion périlunaire avec ou sans luxation (PLIND : Perilunate Injuries Non Dislocated). Notre but était de souligner l'intérêt de l'arthroscopie dans ces lésions.



Notre série comporte 6 fractures du Lunatum dont 1 (PLIND) a pu être traitée sous arthroscopie par brochage. Le patient a pu être revu à 4 ans et évalué par un score spécifique du poignet incluant la pronosupination. Les 5 autres cas ont été traités soit par ostéosynthèse d'une luxation fracture périlunaire, soit par résection de la première rangée.

Notre cas traité sous arthroscopie a présenté un résultat significativement meilleur que les cas traités par chirurgie ouverte, ostéosynthèse ou résection de première rangée. Nos résultats sont corroborés par plusieurs articles récents de la littérature qui montrent l'intérêt du traitement arthroscopique dans ces fractures rares.

L'arthroscopie est devenue un outil très utile dans les traumatismes complexes du carpe. Dans les fractures du Lunatum, elle permet à la fois un diagnostic précis de la lésion et parfois une ostéosynthèse spécifique. Cependant, lorsque la fracture du Lunatum est multifragmentaire, une résection de première rangée reste indiquée.
Guillaume HERZBERG, Maxime CIEVET-BONFILS (Lyon), Marion BURNIER, Marjolaine WALLE
00:00 - 00:00 #23366 - Force musculaire en flexion à 5 mois après reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffe aux ischiojambiers : influence du nombre de tendons prélevés.
Force musculaire en flexion à 5 mois après reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffe aux ischiojambiers : influence du nombre de tendons prélevés.

Le gold standard des ligamentoplasties du ligament croisé antérieur est  une reconstruction par autogreffe, notamment aux dépens des ischiojambiers en prélevant le semi-tendineux avec ou sans le droit interne. Ce prélèvement est responsable d'un déficit de force en flexion post opératoire.



L’objectif de notre étude était d’analyser la différence de force en flexion du genou en post opératoire en cas de prélèvement d’un ou des deux tendons. Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique sur 80 patients dont 44 avec prélèvement d’un tendon (groupe DT) et 36 avec prélèvement de deux tendons (groupe DIDT) laissés pédiculés dans les 2 groupes. La mesure de force musculaire en flexion était évaluée par dynamométrie isocinétique à 5 mois post opératoire par un observateur indépendant et selon un protocole d’étude strictement identique. Les objectifs secondaires étaient la mesure de la force en extension, les mobilités articulaires à 1 et 5 mois et les reprises chirurgicales.

Aucune différence significative de force en flexion à 5 mois n’a été mise en évidence avec un déficit de 16% dans le groupe DT contre 14% dans le groupe DIDT (p=0,592), comparativement au côté non opéré. Il n’existait pas de différence de force en extension (déficit de 37% dans le groupe DT, 31% dans le groupe DIDT, p=0,162). On retrouvait un taux supérieur de flessum ≥10° à 1 mois dans le groupe DIDT (34% contre 17%), non significatif (p=0,144). Le taux de reprise chirurgicale était également supérieur dans le groupe DIDT : 11% contre 2% dans le groupe DT (p=0,169).

Il n’existe pas de différence de force en flexion à 5 mois après prélèvement du semi-tendineux seul, ou associé au droit interne. Le prélèvement des deux tendons des ischiojambiers médiaux est à risque de flessum > à 10° à un mois avec un risque de reprises chirurgicales plus élevé.
Yonis QUINETTE (Nantes), Thibaut NOAILLES, Marc DAUTY, Louis PECHMAJOU, Philippe COMBES, Ronan GUILLOU
00:00 - 00:00 #22927 - Gestion de la thromboprophylaxie en arthroscopie. Comparaison entre recommandations et pratiques actuelles.
Gestion de la thromboprophylaxie en arthroscopie. Comparaison entre recommandations et pratiques actuelles.

La survenue d’une complication thromboembolique est une des hantises du chirurgien orthopédique. La prévention médicamenteuse est devenue systématique dans la chirurgie prothétique. L’objectif de cette étude était de comparer la pratique clinique quotidienne des membres de la Société Française d’Arthroscopie (SFA) aux recommandations nationales et internationales actuelles.



Un questionnaire a été envoyé aux 1.000 membres de la SFA, posant quatre questions : qui décide de la prescription ? qui prescrit ? quelles sont les indications de thromboprophylaxie selon l’articulation opérée et le geste pratiqué ? quelles sont les molécules utilisées ? Une recherche des recommandations nationales et internationales a été faite parallèlement

524 chirurgiens ont répondu (52%). La décision de prescription et la prescription elle-même sont le plus souvent faites par le chirurgien, mais la variabilité des pratiques est importante. Le taux de prescription varie de 42 à 58% pour les gestes sur le membre supérieur, et de 45 à 90% pour les gestes sur le membre inférieur. Les recommandations suggèrent de prescrire une thromboprophylaxie courte après méniscectomie en cas de facteur de risque surajouté, une thromboprophylaxie après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur jusqu’à l’appui plantaire.

La grande majorité des prescriptions d’une thromboprophylaxie après chirurgie arthroscopique dépasse les recommandations actuelles. Il parait urgent de reconsidérer la pertinence des recommandations actuelles. En effet, les conséquences médicales mais aussi médicolégales d’une complication liée à une prescription excessive en dehors des recommandations peuvent être importantes.
Jean-Yves JENNY (Strasbourg)
00:00 - 00:00 #24101 - Hernie musculaire après reconstruction du LCA type DT4 avec prélèvement postérieur du semi-tendineux : a propos d'un cas.
Hernie musculaire après reconstruction du LCA type DT4 avec prélèvement postérieur du semi-tendineux : a propos d'un cas.

La reconstruction du LCA est une intervention courante en chirurgie orthopédique. L’utilisation d’autogreffe est majoritaire pour les chirurgiens français : tendon patellaire ou ischiojambiers (IJ). Récemment, le prélèvement postérieur des IJ s’est développé, ainsi que les techniques mini-invasives, type DT4. Nous rapportons le cas d’une patiente avec une complication spécifique.



Nous rapportons le cas clinique d’une patiente de 20 ans victime d’une rupture traumatique du LCA entrainant une instabilité clinique. Elle a bénéficié d’une reconstruction du LCA par autogreffe courte utilisant le semi-tendineux (DT4) prélevé par voie postérieure. En post-opératoire immédiat, aucune complication n’est à signaler et la patiente suit un protocole spécifique de rééducation. A deux mois post-opératoire, une masse douloureuse est retrouvée à la face antéro-interne du tibia proximal, augmentant de volume à la contraction musculaire, une échographie confirme le diagnostic de hernie musculaire sur le gastrocnémien médial. Devant les douleurs persistantes, une reprise chirurgicale est effectuée pour traiter la hernie par une fermeture directe du fascia via un abord antéro-médial centré sur celle-ci. A distance, la patiente est totalement indolore et a repris l’ensemble de ses activités quotidiennes. La hernie musculaire n’est pas réapparue.

Il s’agit du premier cas de hernie musculaire retrouvé dans la littérature après prélèvement postérieur. Il s’agit d’une complication rare et totalement spécifique du prélèvement postérieur en raison de l’anatomie de la patte d’oie. Une expansion constante est présente entre le ST et le fascia du muscle gastrocnémien médial. Lors du prélèvement antéro-interne, le stripper vient se bloquer contre cette expansion empêchant la réalisation du prélèvement. Le risque est de sectionner le greffon. En revanche, lors du prélèvement postérieur, le stripper venant de proximal en distal emporte le ST et son expansion pouvant ainsi créer une hernie musculaire. La section de cette expansion semble être une sécurité supplémentaire pour éviter cette complication.

Il s’agit de la première description d’une hernie musculaire du gastrocnémien médial suite à un prélèvement postérieur d’ischio-jambiers pour reconstruction du LCA. Même si cette complication est rare et spécifique du prélèvement postérieur, les chirurgiens doivent être avertis de cet événement conduisant à une reprise chirurgicale.
Yohan LEGALLOIS, Alexandre BAUJARD (Lille), Simon LUKAS, Jean-Thomas LECLERC, Pierre MARTINOT, Julien GIRARD
00:00 - 00:00 #23327 - Intérêt de l'OARM pour une reprise de greffe ostéochondrale du pilon tibial.
Intérêt de l'OARM pour une reprise de greffe ostéochondrale du pilon tibial.

Parmi les lésions ostéochondrales de la cheville celle du pilon tibial sont les plus rares. Leur traitement est un véritable défi tant l’accessibilité chirurgicale est difficile. La greffe ostéochondrale est une des options thérapeutiques possible quand la taille de la lésion et la dissection cartilagineuse le justifie.



Il s'agit d'un patient de 20 ans opéré 2 ans plus tôt d'une greffe ostéochondrale du pilon tibial. Il présentait une récidive antérolatérale de lésion cartilagineuse. Après discussion une greffe itérative a été décidée compte tenu de l’âge du patient, du type et de la taille de la lésion. Afin de s'assurer de la précision de la mise en place de cette 2ème autogreffe ostéochondrale un double contrôle arthroscopique et scannographique per opératoire a été réalisé.

Le patient, sous anesthésie générale, était installé en décubitus dorsal. Un matériel d’arthroscopie standard était utilisé. La voie antéromédiale pour l’arthroscope et antérolatérale instrumentale de la première intervention ont été reprises. La lésion cartilagineuse a pu être constatée et le calibrage pré opératoire vérifié sous arthroscopie Un cadre de référence était positionné sur le tibia. L’O-arm était utilisé initialement comme fluoroscope pour s’assurer d’une position et d’une fixation satisfaisantes du cadre de référence. Secondairement une acquisition tridimensionnelle était réalisée. A l’aide des reconstructions obtenues, le point d’entrée et la trajectoire optimale était choisie pour atteindre la lésion. Le contrôle arthroscopique retrouvait une corrélation parfaite et la mèche arrivait en plein centre de la lésion. Un forage avec une tarière de 6 mm conformément au calibrage pré opératoire était alors effectué et contrôlé sous arthroscopie. Le greffon était secondairement descendu sous contrôle arthroscopique direct et un contrôle scannographique final était réalisé.

Nous rapportons ici l'utilisation du contôle scannographique per opératoire pour la réalisation d'une autogreffe ostéochondrale itérative. L'utilisation de l'OARM dans la cheville et le pied a déjà été documentée en traumatologie mais pas dans ce type d'indication.
Ronny LOPES (Lyon), Giovany PADIOLLEAU
00:00 - 00:00 #24256 - ipack bloc associé à un bloc saphène pour l'analgésie du genou.
ipack bloc associé à un bloc saphène pour l'analgésie du genou.

La chirurgie du genou est l’une des plus algogènes,souvent fonctionnelle,elle nécessite une analgésie efficace pour la mise en route d’une rééducation fonctionnelle précoce.L’IPACK« infiltration between popliteal artery and capsule of posterior knee » est la toute dernière née des techniques analgésiques dont le but est de permettre une déambulation précoce.



On réalise une IPACK chez 10 patients candidats à une ligamentoplastie, en utilisant une sonde curviligne basse fréquence, patient en décubitus latéral, membre à opérer en dessous. Après repérage des condyles fémoraux la sonde est glissée légèrement en direction céphalique où l’on repère l’artère poplitée et la capsule postérieure, 20 ml de bupivacaine à 0.25% sont injectés à ce niveau à l’aide d’une aiguille de 100 mm dans le plan des ultrasons. on y associe un bloc au canal des adducteurs. En post opératoire, les patients bénéficient d’une analgésie multimodale associant paracétamol IV, AINS. L'EVA est relevée toutes les 04 heures durant 24 heures.Les patients sont mobilisés dès j1 postopératoire en réalisant le TUG test (lever d'une chaise marcher 3 métre puis revenir s'assoir).

L'EVA moyenne des 24h était de 18,42 ±11,72 (mm) soit inférieure à 30 mm. Les patients étaient capables de déambuler à j1 postopératoire en réalisant le TUG test avec une moyenne de 27,25±3,10 secondes. Aucun incident, ni complication n'a été noté et la satisfaction des patients sur une échelle de 3 était bonne à excellente.

L’IPACK est une technique récente qui est en cours d’évaluation et devra attendre d’autres études pour être définitivement validée, cependant son efficacité analgésique en l’intégrant dans un modèle d’analgésie multimodal en association à un bloc au canal des adducteurs, sa facilité de réalisation et son innocuité semblent être prometteuses.
Lynda ABED (Alger, Algérie), Mohamed Amine BENZEMRANE
00:00 - 00:00 #24236 - L'évaluation échographique dynamique du coude montre une augmentation significative de la laxité latérale du coude après détachement de la moitié antérieure de l'origine extenseur commune.
L'évaluation échographique dynamique du coude montre une augmentation significative de la laxité latérale du coude après détachement de la moitié antérieure de l'origine extenseur commune.

A symptomatic minor instability of the lateral elbow (SMILE), in which a tendinopathy of the extensor carpi radialis brevis (ECRB) could be a consequence of an elongation of the radial band of the lateral collateral ligament (R-LCL), has been proposed as a possible aetiology of lateral elbow pain. 



The aim of this study was to evaluate if dynamic ultrasound is capable of indirectly detecting a lesion of the R-LCL, distinguishing this from a tendon tear at the level of the common extensor origin (CEO). Nine fresh-frozen cadaver specimens were obtained and mounted on a custom-made support to control elbow flexion/extension and allow controlled varus stress. Ultrasound investigation of the lateral compartment of the elbow was performed with a 10MHz linear probe in basal conditions with the elbow extended and in 60° flexion and then after applying a 0.5 kg load to the hand of the specimen. This measurement was repeated after release of the anterior half of the CEO and after complete R-LCL release. The lateral joint line widening (λ) was considered as main outcome parameter and was measured as linear distance between the humeral and radial articular surfaces.

No significant differences in λ were encountered between with the elbow in full extension and in 60° flexion, both in basal conditions without varus stress and with a 0.5 kg varus stress. When adding a 0.5 kg varus stress with the elbow in 60° flexion, a significant increase in λ was documented, with an average elongation by 46% (p = 0.0038). The release of the anterior half of the CEO significantly increased λ by 200% as compared both to the starting position (p = 0.0008) and to the previously loaded position (p = 0.0015). Further release of the R-LCL caused only a marginal, non-significant increase in λ.

Iatrogenic damage to the CEO should be carefully avoided, since it causes massive increase in compartmental laxity, potentially leading to R-LCL overload and failure, with subsequent aggravation of intra-articular pathologies.
Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Francesco LUCERI, Carlo ZAOLINO, Alessandra MENON, Andrea ZAGARELLA, Michele CATAPANO, Nicola MIGLIACCIO, Martin GATHEN, Pietro RANDELLI, Paolo ARRIGONI
00:00 - 00:00 #24068 - La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.
La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.

Nous rapportons une étude de faisabilité d'une nouvelle technique échoguidée permettant la libération de la poulie A1 des doigts longs en percutanée. L'objectif de cette étude était de montrer la faisabilité et l’absence de complication spécifique avec cette nouvelle technique.



Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019. Les patients étaient opérés sous anesthésie de type WALANT et en Office surgery. La technique opératoire consistait premièrement à un repérage sur une coupe transversale du point d’introduction. Un mini abord cutané (2 à 3 mm) était réalisée, puis le couteau mini kemis était passé sous contrôle échographique de face et de profil sous la poulie A1 de manière atraumatique grâce à son guide intégré. Lorsque le positionnement était optimal en coupe transversale, la section de la poulie était réalisée de proximal à distal ou de distal à proximal sous contrôle longitudinal échographique permanent. En post opératoire le patient portait un simple pansement trois jours et débute immédiatement son auto-rééducation.

Nous avons analysé : la disparition du ressaut, le délai de retour aux activités quotidiennes, la présence d’une réaction fibreuse et les complications de type hématome, infection et lésions des éléments nobles. Chaque patient a été évalué en préopératoire, à J1 et à un mois. Cette évaluation comportait un questionnaire fonctionnel et une mesure de l’EVA. Nous avons inclus 18 patients, et opéré 20 doigts longs : 10 fois le geste a été réalisé de proximal à distal et 10 fois de distal à proximal. Le recul moyen est de 3,4 mois. Nous n’avons aucun échec du traitement et aucune lésion vasculo-nerveuse. Le délai de reprise des activités quotidiennes est de 3,4 jours. L’EVA passait de 3,6 à 1,4. Il n’y avait pas de différence sur la réaction fibreuse mais probablement par manque de recul et du nombre de procédures.

La libération percutanée échoguidée avec un couteau spécifique Mini-kemis permet une libération complète de poulie A1 de manière simple et reproductive. Il faudra analyser à plus long terme la réaction fibreuse post opératoire pour pouvoir conclure s’il existe une meilleure approche entre proximale et distal.
Olivier MARÈS, Gilles CANDELIER (Caen)
00:00 - 00:00 #23374 - La position et l'orientation d'une ligamentoplastie coraco-claviculaire influencent la réduction acromio-claviculaire. A propos d'une étude anatomique.
La position et l'orientation d'une ligamentoplastie coraco-claviculaire influencent la réduction acromio-claviculaire. A propos d'une étude anatomique.

Les résultats chirurgicaux des ligamentoplasties coracoclaviculaires sont corrélés à une réduction anatomique acromio-claviculaire mais ne sont pas toujours reproductibles et les pertes de réductions observées durant le suivi précoce préjudiciables.

Nous présentons un travail anatomique évaluant les conséquences du positionnement des tunnels  (claviculaire et coracoïde) sur la réduction acromio-claviculaire.



6 épaules (3 sujets), en position assise, ont pu être étudiées avec repérage et marquage des ligaments coraco-claviculaires et acromio-claviculaires ainsi que leurs rapports précis en particulier la distance corticale supérieure de la coracoïde corticale supérieure de la clavicule (distance CC). Puis l'ensemble des ligaments ont été sectionnés reproduisant une disjonction acromio-calviculaire complète (migration antéro-inférieure de la scapula). 2 tunnels coracoïdiens (CA1 anatomique commun aux 2 ligaments natifs, CA2 plus antérieur en zone chauve) et tunnels claviculaires (CLM anatomique postéro-médial ou conoïde, CLL anatomique antéro-latéral ou trapézoïde ) ont été percés. 4 montages réalisant une ligamentoplastie coraco-claviculaire, respectivement CA1 avec l'un des 2 tunnels claviculaires et CA2 avec les 2 mêmes tunnels ont été réalisés. Les réductions obtenues à l'aide d'un système de tension dynamométrique jusqu'à reproduire la distance CC ont été comparées notamment l'orientation frontale et sagittale de la ligamentoplastie réalisée, les rapports réductionnels acromio-claviculaires horizontaux et verticaux.

Les montages non anatomiques ayant pour origine la zone chauve de la coracoïde (CA2 - CLL, CA2 -CLM) ainsi que celui anatomique trapézoiïdien (CA1 - CLL) réduisaient de manière imparfaite les rapports acromio-claviculaires avec un ligament oblique dans le plan frontal et sagittal avec des subluxations antérieures de la clavicule. Plus l'orientation du ligament était oblique dans le plan frontal et sagittal plus la subluxation était importante. Le montage anatomique "conoïde" CA1 - CLM, avec une orientation frontale et sagittale la plus verticale, située à la partie postérieure de la clavicule et postéro-médiale de la coracoïde, était le seul à reproduire une réduction anatomique acromio-claviculaire.

La position et l'orientation d'une ligamentoplastie semblent influencer la qualité de la réduction acromioclaviculaire. Une orientation verticale est plus efficace pour réduire la disjonction acrmio-claviculaire. Une ligamentoplastie renconstruisant anatomiquement le conoïde permet d'obtenir le meilleur résultat réductionnel acromio-claviculaire et doit selon nous être privilégiée lors d'une stabilisation chirurgicale.
Regis GUINAND (TOULOUSE), Jean KANY, Pierre CROUTZET, Iskander DJERBI, Yassine ELGOUMHI
00:00 - 00:00 #24241 - La Valeur de l’IRM dans le diagnostic des lésions méniscales.
La Valeur de l’IRM dans le diagnostic des lésions méniscales.

Le but de cette étude est d’évaluer  la fiabilité des résultats IRM dans le diagnostic des lésions méniscales, en comparant ses résultats à ceux de l’arthroscopie.



Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 90 patients (soit 180 ménisques) opérés pour des lésions méniscales. Nous avons procédé à une confrontation entre les résultats de l’IRM et de l’arthroscopie. L’interprétation des clichés de l’IRM a été faite par le même radiologue. Les paramètres étudiés pour chaque ménisque sont : l’existence ou non de lésion, son siège et le type de lésion selon la classification de Trillat.

A l’arthroscopie, nous retrouvons 62 lésions méniscales internes (69%) et 22 lésions du ménisque externe (20%), les lésions biméniscales représentent 2%; les arthroscopies blanches représentent 9% des cas L’IRM présente pour les lésions du ménisque interne une sensibilité de 92 % et une spécificité de 77 %, pour les lésions du ménisque externe elle présente une sensibilité de 85 % et une spécificité de 84 % (11 cas de faux positifs). Les corrélations IRM/Arthroscopie selon le type de lésion sont les suivantes : 25 sur 31 des lésions horizontales, 06 sur 07 des lésions verticales ou obliques, 12 sur 20 des lésions en anse de seau, et sur les 05 lésions radiaires, une seule (01) a été vue à l’IRM. Le siège était concordant dans 70% des cas.

L’IRM est un excellent outil de diagnostic des lésions méniscales. Une IRM normale du ménisque permet a priori d’éliminer une lésion méniscale, et donc le recours à l’arthroscopie d’exploration. La performance de l’IRM peut être nettement améliorée par la bonne connaissance de la sémiologie IRM et des images pièges.
Mohamed Amine BENZEMRANE (Alger, Algérie), Lynda ABED, Kaci ALLACHE, Taher HAMDAOUI
00:00 - 00:00 #24275 - Latarjet Bankart assisté par arthroscopie : une nouvelle technique pour optimiser la consolidation osseuse.
Latarjet Bankart assisté par arthroscopie : une nouvelle technique pour optimiser la consolidation osseuse.

Un des temps difficile du Latarjet par arthroscopie est la préparation de la coracoïde dont la forme est variable.  L’objectif de cette étude est de vous rapporter les premiers résultats du Latarjet par arthroscopie avec extériorisation de la butée pour optimiser sa préparation et sa fixation par deux endo boutons.  



Entre le 01/01/2018 et le 31/12/2018, 12 patients présentant une luxation récidivante antero inférieure avec des lésions osseuses bipolaires ont bénéficié de cette technique. 4 voies d’abords arthroscopies (postérieure, antéro latérale , antéro inférieure et coracoïdienne) sont utilisées. La coracoïde est ostéotomisée après section du petit pectoral et libération du tendon conjoint puis extériorisée par voie antéro inférieure. La face inférieure de la coracoïde est avivée et deux tunnels sont réalisés avant de remettre la butée en sous deltoïdien. Puis le bord antero inférieur de la glène est avivée et à l’aide d’un guide glénoïdien spécifique deux tunnels postéro antérieures sont confectionnés. Le split du sous scapulaire est réalisé avec un instrument discsisant d’arrière en avant, sous contrôle du nerf axillaire. Deux endobouttons passés d’arrière en avant permettent la fixation de la butée coracoïdienne avec une mise en tension de 150 newtons. Un Bankart est réalisée en fin d’intervention.

Avec un recul moyen de 9 mois (8-12), 12 patients (100%) avaient une épaule stable. Le score de Walch-Duplay moyen était de 95 (15-100), le score de Rowe moyen était de 95 (25-100), le score moyen de Constant était de 88 (60-90), le SSV moyen était de 90% (80%-100%). Tous les patients étaient très satisfaits ou satisfaits. Nous n’avons noté dans cette courte série aucune complication.La butée était consolidée dans 12 cas (100%), et en position sous équatorial et affleurante. Nous discuterons des autres techniques arthroscopique avec deux vis, un endo bouton dont le taux de consolidation varie entre 80 et 95% et un taux de complication plus élevé avec les deux vis.

L’extériorisation de la butée par la voie antero inferieure facilite sa préparation en particulier pour les formes très courbes et en vrille et donc optimise le contact avec la glène permettant d’obtenir un taux de consolidation osseuse de 100% à l’aide de deux endo boutons.
Philippe VALENTI, Marco CARTAYA (Paris)
00:00 - 00:00 #24191 - Le prélèvement d’une greffe tendineuse isolée du semi tendineux préserve-t-il vraiment le gracile ?
Le prélèvement d’une greffe tendineuse isolée du semi tendineux préserve-t-il vraiment le gracile ?

La reconstruction du LCA par greffe au semi tendineux, très utilisée,  permet de préserver le gracile. L’objectif de l'étude était de mesurer la surface tendineuse du gracile chez des enfants ayant bénéficié d’une reconstruction DT4. Notre hypothèse était que le gracile pouvait parfois être désinséré de façon involontaire et iatrogène



50 patients ayant bénéficié d’une IRM pré opératoire et post opératoire à un an de la chirurgie, et opérés entre Janvier 2017 et Mars 2020 ont été inclus. Les IRM ont été analysées à l’aide du logiciel de traitement SYNGO.VIA. La surface tendineuse du gracile a été mesurée sur des vues axiales en séquence T2 Fat Sat, au niveau de la plus grande largeur de l’épicondyle fémoral médial. L’âge, le sexe, le poids et la taille ont été collectés. 100 IRM pour 50 genoux ont été analysées, dont 34 garçons (68%) et 16 filles (32%). L’âge moyen était 14,5 ans (10-18).

Le gracile a été visualisé dans tous les cas post opératoire. La surface tendineuse du gracile avant l’intervention était en moyenne de 7,13 contre 8,73 mm2 à un an, soit une augmentation de 1,5 mm2 (p = 0,0003). L'hypothèse initiale n'est pas vérifié. Nous avons constaté que le gracile avait un potentiel d’adaptation matérialisé par une augmentation de sa tranche de section, argument supplémentaire dans le choix de l’utilisation d’un DT4 car la préservation du gracile est un élément majeur dans la conservation d’une flexion active et stabilisatrice du genou. L’hypertrophie du gracile pourrait représenter un argument pour son utilisation en cas de reprise. Il a été mis en évidence dans la littérature un lien entre la taille, le poids d’un sujet et le diamètre prévisible des tendons ischio-jambiers. L’augmentation de surface tendineuse est au moins en partie liée à la croissance des individus. Cependant, cette augmentation dépasse celle attendue.

Nous avons mis en évidence une augmentation de la surface tendineuse du gracile après prélèvement du semi tendineux comme greffon isolé dans la reconstruction du LCA. Ce résultat peut avoir une conséquence sur la réflexion en termes de récupération musculaire mais également dans le cas des reprises chirurgicales.
Maxime TESTORY (Toulouse), Mathilde PAYEN, Franck ACCADBLED, Jerome SALES DE GAUZY, Julie VIAL
00:00 - 00:00 #24130 - Le SANE est une alternative au score de Rowe.
Le SANE est une alternative au score de Rowe.

The Single Assessment Numeric Evaluation (SANE) score is a single question which has recently gained widespread based on its simplicity and correlation with more complex scoring systems. The purpose of this study was to assess the correlation of the SANE-instability score with the Rowe score for shoulder instability. 



The authors prospectively evaluated a consecutive series of 253 patients (268 shoulders) treated surgically or conservatively for shoulder instability between November 2017 and November 2019, for whom the Rowe and SANE-instability scores were collected before treatment and/or after treatment. The SANE-instability score was assessed with the following question: “What is the overall percent value of your shoulder if a completely stable shoulder represents 100%?”. Correlations were tested using the Pearson’s coefficient (r) and interpreted as very high (r=0.90—1.00), high (r=0.70—0.89), moderate (r=0.50—0.69), low (r=0.30—0.49) or negligible (r=0.00—0.29). Sub-group analyses were also performed to observe correlation variations according to follow-up length (before treatment and at 6, 12, 26, 52, and 104 weeks after treatment), patient age (<20, 20–29, 30–39 and ≥ 40 years) and type of treatment (conservative, surgical).

The overall correlation between the SANE-instability and Rowe scores was high (r=0.85; p<0.001). Subgroup analyses revealed that the correlation between both scores was high before treatment (r=0.73), moderate at 6 and 12 weeks after treatment (r=0.62 and 0.63) and then high at 26, 52 and 104 weeks (r=0.74, 0.73 and 0.74) (p<0.001). The correlation was high across all types of treatment (r=0.71 to 0.89), high for patients older than 20 years (r=0.81 to 0.86) and very high for patients younger than 20 years (r=0.94) (p<0.001).

This study demonstrated a significant correlation between the SANE-instability and Rowe scores before and after treatment, as well as across all patient age groups and treatments. Owing to its high simplicity, the SANE-instability could be used as an alternative to the Rowe score, especially for iterative patient follow-ups.
Alexandre LÄDERMANN (Genève, Suisse), Patrick DENARD, Philippe COLLIN
00:00 - 00:00 #23300 - Les douleurs après méniscectomie ou ligamentoplastie par arthroscopie du genou sont-elles d’origine nerveuse ? À propos de 21 neurolyses.
Les douleurs après méniscectomie ou ligamentoplastie par arthroscopie du genou sont-elles d’origine nerveuse ? À propos de 21 neurolyses.

Les douleurs sont une complication fréquente après une arthroscopie du genou, parfois jusqu’à 46% des patients.  Notre étude permet de comprendre qu’elles pourraient être liées à un syndrome compressif du nerf fibulaire commun à la tête de la fibula (NFC) et, ou du nerf tibial postérieur (NTP) au tunnel tarsien.



Il s'agit d'une étude rétrospective mono-opérateur de 214 neurolyses opérées entre 2015 et 2020. Vingt et un patients avaient un antécédent d’arthroscopie du genou. Il y avait 11 femmes et 10 hommes avec un âge moyen de 52 ans. Ils présentaient des douleurs après une ménisectomie arthroscopique dans 14 cas (66%, 10 ménisques internes et 4 ménisques externes) et après une ligamentoplastie antérieure dans 7 cas (34%). Tous les patients présentaient des douleurs localisées au genou. Quinze avaient uniquement des douleurs au genou, 6 une irradiation ascendante à partir du pied et 4 présentaient des paresthésies associées. Les douleurs étaient anciennes (22 mois) évaluées en moyenne à 5/10 (0 à 8) sur une échelle numérique analogique (ENA) et résistaient au traitement médical. Le diagnostic de compression nerveuse a été retenu sur la symptomatologie, le syndrome irritatif nerveux (62 % des cas), le test infiltratif (8 cas) et l’électroneuromyogramme (63% anormaux).

Dix-huit patients ont été opérés d’une neurolyse combinée du NFC au col de la fibula et du NTP au tunnel tarsien, une patiente d’une neurolyse combinée des deux membres inférieurs après une intervention arthroscopique sur les 2 genoux et une patiente d’une libération isolée du NTP. La neurolyse a eu un effet « magique » constant : disparition des douleurs au réveil. Il existait une diminution significative des douleurs au 21e jour postopératoire (p<0.01). Au dernier recul moyen de 21 mois, 43% des patients ne présentaient plus aucune douleur et l’ENA moyenne était à 1.8/10 (p<0.01, par rapport aux douleurs préopératoires avec une ENA à 5). Les douleurs persistantes étaient liées à la régénération nerveuse (« effet levée de garrot »). Il y a eu 2 désunions de cicatrice à la cheville d’évolution favorable par traitement local et un flessum de genou antalgique résolutif après rééducation.

Il s’agit de la première série mettant en évidence une possible étiologie nerveuse compressive idiopathique non iatrogène après une arthroscopie du genou bien conduite. Certes, l’étude avec un recul de 21 mois est préliminaire mais la neurolyse combinée du NFC et du NTP parait efficace pour soulager les patients.
Nicolas GAUJAC (Toulouse), Pascal COTTIAS, David BIAU, Pierre Alban BOUCHE, Philippe ANRACT
00:00 - 00:00 #24226 - Lésion de la rampe postéro externe et rupture du ligament croisé antérieur :association rare.
Lésion de la rampe postéro externe et rupture du ligament croisé antérieur :association rare.

Les lésions de la jonction ménisco-capsulaire sont des lésions sous diagnostiquées, étant non visibles lors d’une exploration standard. L’absence de réparation pourrait être un facteur d’échec de ligamentoplastie. Nous exposons un cas inédit d’une rupture du ligament croisé antérieur (LCA) associée à une lésion de la rampe postéro-externe.



Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 36 ans qui consulte pour une laxité antérieure du genou droit. A l’exploration sous arthroscopie, nous avons retrouvé une rupture du LCA. Au temps externe, on retrouve une lésion de la rampe postéro-externe.

Nous avons réalisé une ligamentoplastie du LCA au DIDT ainsi qu’une suture par deux points de la rampe postéro-externe par un double abord externe.

Des voies arthroscopiques complémentaires sont souvent nécessaires pour explorer les lésions des rampes méniscales. Nous rapportons un cas associant une rupture du LCA à une lésion de la rampe postéro-externe. Nous rapportons aussi la technique de réparation, sans doute importante pour la stabilité ainsi qu’à la réussite de la ligamentoplastie.
Hichem ABID (Tunis), Anis TBORBI, Aymen BEN MAATOUG, Mouadh NEFISS, Amine NOUIRA, Khlil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI
00:00 - 00:00 #22860 - Lésions méniscales sur genou stable : description topographique d’une série prospective de 1518 cas.
Lésions méniscales sur genou stable : description topographique d’une série prospective de 1518 cas.

L’épidémiologie des lésions méniscales sur genou stable a été étudiée mais leur topographie précise reste mal connue. Les types lésionnels sont différents selon le type de pathologie, la limite n’est pas toujours évidente entre une lésion traumatique pure ou dégénérative. Le questionnaire d’ISAKOS a pour objectif d’homogénéiser leur évaluation. 



Cette étude avait pour objectif principal de rapporter la topographie précise des lésions méniscales du genou stable chez différentes catégories d’âge, ainsi que leur type. Les objectifs secondaires étaient d’analyser la relation entre le type lésionnel et la présence de lésion cartilagineuse du compartiment fémoro-tibial concerné, ainsi que l’âge de survenue des lésions. Nos hypothèses étaient la présence d’une corrélation entre le type lésionnel et la présence de lésion cartilagineuse, et l’existence d’une différence entre les moyennes d’âge selon le type lésionnel. Il s’agit d’une étude descriptive épidémiologique, le recueil de données était prospectif avec un remplissage systématique du questionnaire ISAKOS. 1518 patients opérés entre 2010 et 2017 d’une lésion isolée d’un ménisque sur genou stable, dont 275 du ménisque latéral (ML), et 1243 du ménisque médial (MM), ont été inclus. L’âge moyen était respectivement de 36 et 47 ans.

Le type lésionnel le plus fréquent était les lésions verticales (41% au ML, 38% au MM). La localisation préférentielle était "Postérieure et Segment moyen" à égalité avec "Segment moyen" (21% chacun) au ML, "Postérieure" au MM (56%). Les lésions étaient majoritairement périphériques (zone 1) dans 46% des cas au ML, plutôt en zone 2 au MM (47%). Les lésions verticales médiales avaient une moyenne d’âge de 43 ans, significativement inférieure aux autres types lésionnels excepté languette horizontale. On retrouvait une corrélation significative entre le type lésionnel et la présence de lésion cartilagineuse fémorotibiale médiale.

Cette étude permet de décrire avec un effectif important la topographie précise des lésions méniscales isolées du genou stable grâce au questionnaire ISAKOS. Nos hypothèses ont été vérifiées du coté médial mais pas du côté latéral.
Cécile BATAILLER (Lyon)
00:00 - 00:00 #24225 - Ostéotomie cervicale sur mesure pour séquelle d’épiphysiolyse fémorale supérieure.
Ostéotomie cervicale sur mesure pour séquelle d’épiphysiolyse fémorale supérieure.

Les séquelles d’épiphysiolyse fémorale supérieure chez l’adolescent présentent deux difficultés : un conflit fémoro-acétabulaire induit, et un trouble rotatoire résiduel lié à la rétroversion du col. Les techniques utilisées ne corrigent qu’un de ces paramètres (ostéotomie inter-trochantérienne, résection de came fémorale), ou présentent un risque d’ostéonécrose (ostéotomie du col intracapsulaire).



Un homme de 15 ans, a consulté pour douleurs de hanche droite et trouble rotatoire. Il présentait une séquelle d’EFS droite avec 35° de rétroversion, et une volumineuse came fémorale induite responsable d’une lésion labrale antéro supérieure. La rotation interne droite était nulle contre 25° du côté sain. Nous avons planifié une ostéotomie du col fémoral de fermeture antérieure, pour corriger la rétroversion. L’ablation de la came fémorale était réalisée dans le même temps. Le scanner préopératoire a permis la réalisation d’un guide de coupe personnalisé. Ce guide permettait une intervention mini-invasive par voie antérieure, avec une précision dans la coupe, une aide à la réduction, sans nécessiter de table orthopédique ni luxation coxo-fémorale.

A 6 mois postopératoire, l’ostéotomie avait consolidé, sans signe radiographique d’ostéonécrose. Le patient avait récupéré une hanche indolore et fonctionnelle, permettant la reprise de toutes ses activités sportives (non arthritic hip score NAHS 100/100). La rotation interne était de 20°. L’utilisation du guide personnalisé a probablement réduit les risques d’ostéonécrose de la tête fémorale (voie antérieure, pas de luxation).

Nous avons par cette méthode de création de guides sur mesure, réalisé une prise en charge mini-invasive de séquelle écophysiologie fémorale supérieure majeure, par voie antérieure, sans luxation de hanche, minimisant le risque d'ostéonécrose de tête fémorale et corrigeant à la fois le conflit fémoro-acétabulaire induit et le trouble rotatoire.
Olivier GASTAUD (Cannes), Corentin HERCÉ
00:00 - 00:00 #24262 - Pertinence diagnostique de l’utilisation des classifications de la SFA et de LAFOSSE dans l’imagerie pré-opératoire des lésions du tendon du muscle sous-scapulaire.
Pertinence diagnostique de l’utilisation des classifications de la SFA et de LAFOSSE dans l’imagerie pré-opératoire des lésions du tendon du muscle sous-scapulaire.

Le démembrement des lésions du sous-scapulaire fait appel aux classifications arthroscopiques per-opératoires de la SFA et LAFOSSE. Il n’existe pas de classifications pré-opératoires radiologiques permettant de caractériser ces lésions. L’objectif de notre étude était de savoir si ces classifications arthroscopiques étaient pertinentes dans le diagnostic radiologique des lésions du sous-scapulaire.



Dans le cadre du DIU d’arthroscopie, de novembre 2019 à mars 2020, 73 patients opérés d’une réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs ont été inclus de façon prospective. Le chirurgien et l’interne ont classé chacun de leur côté les lésions du sous-scapulaire selon les classifications de la SFA et de LAFOSSE, uniquement sur la base des examens radiologiques pré-opératoires, IRM ou arthroscanner. Le stade lésionnel exact du sous-scapulaire était ensuite confirmé arthroscopiquement. Nous avons cherché à déterminer les performances diagnostiques radiologiques des classifications de la SFA et de LAFOSSE. Et s’il y avait une différence de performance de ces scores selon que l’imagerie soit une IRM ou un arthroscanner.

55% des patients présentaient une lésion du sous-scapulaire arthroscopique. Le groupe avec une lésion était statistiquement plus âgé que le groupe sans lésion (59.2 vs 51.61 p=0.001) Chez les patients présentant une lésion arthroscopique du sous-scapulaire, 32% seulement étaient classés par le radiologue comme lésés, 60% par l’interne et 68% par le chirurgien à l’imagerie. Le stade lésionnel était bien classé par les opérateurs à 49% selon la SFA et 54% selon LAFOSSE. Le diagnostic était pertinent sur l’absence de lésion (76% de classifications justes) et sur les ruptures totales (84%). En revanche, ces valeurs étaient médiocres pour tous les autres stades correspondant aux lésions partielles. La classification de la SFA avait une sensibilité à 0.32 et une spécificité à 0.88. La classification de LAFOSSE avait une sensibilité à 0.46 et une spécificité 0.86. L’analyse inter-observateur montrait une concordance d’interprétation de 57.5% pour la SFA et de 60.2% pour LAFOSSE.

Les classifications de la SFA et LAFOSSE semblent adaptées pour décrire radiologiquement l’absence de lésion ou les ruptures complètes du sous-scapulaire à l’IRM comme à l’arthroscanner, mais elles sont plus difficilement utilisables pour décrire les stades lésionnels intermédiaires. Ce qui parfois pose un problème dans la pertinence de l’indication opératoire.
Matthieu MANGIN (Besançon), Laurent OBERT, Lisa PEDUZZI, David GALLINET
00:00 - 00:00 #24206 - Précision de l’IRM préopératoire dans le diagnostic de lésion du subscapulaire comparée aux données de l’arthroscopie.
Précision de l’IRM préopératoire dans le diagnostic de lésion du subscapulaire comparée aux données de l’arthroscopie.

L'IRM a montré une grande sensibilité pour le diagnostic des lésions des autres tendons de la coiffe, mais pour le subscapulaire cet examen n’a pas montré une grande fiabilité. L’objectif de notre travail était d’évaluer la fiabilité de l'IRM dans le diagnostic préopératoire des lésions du muscle subscapulaire.



Il s’agissait d’une étude descriptive, transversale et rétrospective. Nous avons étudié les dossiers des patients opérés pour une lésion de la coiffe des rotateurs entre 2017 et 2019. Nous avons confronté les données cliniques, radiologiques aux résultats de l’arthroscopie. La sensibilité, la spécificité, la fiabilité et les valeurs prédictives de l’IRM ont été calculées. Des associations lésionnelles ont été recherchées.

Cette étude était menée sur 84 épaules. L’étude analytique des données de l’IRM montrait que cet examen présentait une faible sensibilité de 27% et une spécificité de 100%. La fiabilité de l’IRM était de 77%. Les valeurs prédictives positive et négative étaient respectivement de 100% et 75%. Le délai médian entre la réalisation de l’IRM et la chirurgie arthroscopique était de trois mois. Vingt-six patients présentaient une lésion du muscle subscapulaire à l’arthroscopie, soit 31% de l’échantillon. Selon les classifications de la Société Francophone d’Arthroscopie et de Lafosse : 73% des lésions étaient des lésions partielles. Notre étude démontrait que les lésions partielles étaient plus susceptibles d’être non diagnostiquées. Les lésions du tendon du long chef du biceps, les lésions antéro-supérieures et massives de la coiffe des rotateurs présentaient une association statistiquement significative avec les lésions du tendon du subscapulaire.

L’atteinte du sous scapulaire n’est pas une lésion rare mais plutôt sous diagnostiquée. L’exploration pré opératoire a montré une insuffisance diagnostique notamment pour les ruptures de faible grade. Et une exploration arthroscopique bien conduite doit être systématique.
Sakr AYARI (Arles), Anis TBORBI, Amine NOUIRA, Saied ABDELLALI, Mehdi BEN AYED, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA
00:00 - 00:00 #24242 - Récidive à court terme après un premier épisode de luxation traumatique de l’épaule et prise en charge: étude multicentrique.
Récidive à court terme après un premier épisode de luxation traumatique de l’épaule et prise en charge: étude multicentrique.

Le traitement d’une première luxation de l’épaule est dans notre pratique quotidienne orthopédique, mais le taux d’échec de ce traitement demeure élevé. L’évolution étant marquée par le risque de récidive qui conditionne le pronostic à long terme de cette lésion.



Nous avons procédé à une étude rétrospective qui a inclus les patients pris en charge pour un 1er épisode de luxation antérieure traumatique de l’épaule sur une période de 24 mois (entre 2016 et 2017). Nous avons recensé les dossiers des 1ers épisodes de luxation et nous avons évalué par contact téléphonique le taux de récidives et les épaules symptomatiques d’appréhension, de douleurs ou de subluxation. Notre étude analytique a essayé de retrouver les corrélations entre les facteurs épidémiologiques et le risque de récidive.

Sur 220 dossiers identifiés le devenir de seulement 140 patients (63%) a pu être étudié (80 perdus de vue). Cette population se compose d’une majorité masculine réévaluée à 20 mois de recul moyen. Le taux global de récidive était de 22,9%. L’âge moyen en cas de récidive était de 28 ans. Le taux de récidive était plus important chez les sujets de sexe masculin avec un taux de 23,7%. Les sujets ayant un niveau d’activité sportif professionnel n’avaient pas tendance à faire plus de récidives. La plupart des récidives concernaient les sujets ayant un niveau amateur. En cas d’association de deux facteurs (âge et sexe), les patients ont récidivé dans 35% des cas et ont évolué vers des épaules symptomatiques dans 29,7% des cas. En cas d’association de trois facteurs (Age, sexe et activité), les patients ont récidivé dans 36,6% des cas et sont restés symptomatiques dans 26,6%.

Notre travail, malgré sa faiblesse principale qui consiste dans le nombre de perdus de vue, a pu identifier une population jeune et active pour qui on doit réfléchir en la pertinence d’un traitement orthopédique devant un premier épisode de luxation de l’épaule.
Hichem ABID (Tunis), Anis TBORBI, Mouadh NEFISS, Aymen BEN MAATOUG, Khlil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI, Khaled HAHDHRI
00:00 - 00:00 #24245 - Reconstruction tri-dimensionnelle de la main et du poignet à partir de radiographies biplanes. Evaluation de la précision et de la fiabilité.
Reconstruction tri-dimensionnelle de la main et du poignet à partir de radiographies biplanes. Evaluation de la précision et de la fiabilité.

La radiographie standard est l’examen de première intention dans le bilan diagnostic du poignet mais peut être sujette à des biais (chevauchement, projection osseuse).L’objectif est de présenter une méthode de reconstruction de la main en 3D à partir de radiographies biplanes et de la comparer au gold standard scannographique.

 



Notre méthode consiste à déformer un modèle générique de la main et du poignet et à la rétro projeter sur des radiographies biplanes par des processus manuels et automatiques. 6 mains saines ont été imagées. La justesse de la méthode a été évaluée par une comparaison entre les reconstructions des radiographies biplanes et les reconstructions correspondantes des scanners. L'erreur moyenne de la distance entre le point et la surface a été calculée ainsi que la mesure de 3 paramètres cliniques (longueur du scaphoïde, profondeur du radius, hauteur du trapèze) pour comparer les deux modes de reconstruction. La fiabilité de la méthode (variabilité inter- et intra-opérateurs) a été mesurée selon la norme ISO 5725 et la précision de la reconstruction a été estimée en considérant l'intervalle de confiance de 95% (IC 95%) comme 2 x les écarts types de la précision.

En moyenne, pour tous les os de la main, la différence point à surface entre les reconstructions par radiographie biplane et par tomodensitométrie était de 0,27 mm. La distance moyenne entre les paramètres cliniques mesurés sur la reconstruction 3D à partir du CT-scan et les radiographie biplanes était d'environ 0,7 mm pour la longueur du scaphoïde, 1,3 mm pour la profondeur du radius et 0,6 mm pour la hauteur du trapèze. De plus, la variabilité inter-observateurs a montré une précision à 95% CI inférieure à 0,5 mm pour tous les os en ce qui concerne la reconstruction de la surface, inférieure à 1,5 mm pour la position des os dans l'espace.

Cette méthode permet d'obtenir une reconstruction 3D précise de la main et du poignet par rapport au scanner segmenté traditionnel. L'intérêt réside dans le diagnostic précoce de certaines pathologies ligamentaires mais possède également des implications allant de la planification chirurgicale à la modélisation manuelle personnalisée par éléments finis.
François LOISEL (Besançon), Stan DURAND, Jean-Noël GOUBIER, Laurent OBERT, Xavier BONNET, Philippe ROUCH, Wafa SKALLI
00:00 - 00:00 #24211 - Réparation des disjonctions acromio- claviculaires chroniques de haut grade sous arthroscopie.
Réparation des disjonctions acromio- claviculaires chroniques de haut grade sous arthroscopie.

La disjonction de l'articulation acromio-claviculaire est relativement rare, Sa prise en charge est longtemps restée discutée et les techniques chirurgicales sont nombreuses. Ces techniques, autant dans les situations aiguës que chroniques, se rallient autour d'un concept de fixation coraco-claviculaire. Nous exposons ainsi une technique inédite sous arthroscopie. 



Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 27 ans admis pour une luxation acromio-claviculaire chronique, stade 4 selon la classification de Rockwood. Nous avions décidé de réaliser une réparation sous arthroscopie avec plastie du ligament coraco-claviculaire par le tendon demi-tendineux. Par un mini abord en regard du ¼ distal de la clavicule, nous avons introduit le greffon tout en encerclant l’apophyse coracoïde, sous contrôle arthroscopique. La fixation a été réalisée par du Nylon renforcé par du fil ‘ethibon’.

Le résultat post opératoire était bon avec réduction de la disjonction et récupération d'une bonne mobilité de l'épaule.

Notre technique constitue une autre méthode originale avec de bons résultats radiologiques et cliniques. Son avantage est essentiellement son innocuité par rapport aux parties molles.
Hichem ABID (Tunis), Mouadh NEFISS, Anis TBORBI, Sakr AYARI, Khlil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI
00:00 - 00:00 #24189 - Résultats à court et moyen terme d’une ténodèse latérale isolée de type Lemaire pour instabilité rotatoire du genou chez le sportif sénior.
Résultats à court et moyen terme d’une ténodèse latérale isolée de type Lemaire pour instabilité rotatoire du genou chez le sportif sénior.

La rupture du LCA est une pathologie fréquente. Chez des patients séniors, la reconstruction du LCA ne semble pas une priorité. Marcel Lemaire avait décrit une ténodèse latérale isolée en 1967. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats après plastie de Lemaire chez des patients séniors souffrant d’instabilité rotatoire.



5 patients ont été inclus lors d’une étude rétrospective selon les critères suivants : âge > 65 ans, sportif avec une arthrose fémoro-tibiale médiale isolée et une instabilité antéro-latérale rotatoire chronique et invalidante. La ténodèse latérale était réalisée selon la technique de Lemaire. Un abord latéral de 7 cm permettait le prélèvement d’une bandelette de fascia lata de 14 cm de long avec 1 cm de large. Le fascia lata était passé sous le ligament collatéral latéral, dans un tunnel au fémur en arrière de l’épicondyle latéral puis suturé sur lui même. Le recul moyen était de 4,8 ans (1,2-7ans). Les scores fonctionnels (Lysholm, KOOS, IKDC subjectif et objectif), le délai de reprise du sport, les complications, le pivot shif ainsi qu'une évaluation radiologique initiale et au dernier recul avec mesure de la translation tibiale antérieure spontanée ont été recueillis.

L’âge moyen était de 67,5 ans à la chirurgie (65,2-73). Tous les patients ont bénéficié d’une arthroscopie première avec méniscectomie interne pour languette. Le score fonctionnel de Lysholm était de 90,8 (85-94), le KOOS de 91 (86,5-97,3), l’ IKDC subjectif de 73,3 (66,7-85). L’IKDC objectif était classé C. Les patients ont repris leur sport dans un délai moyen de 3 mois (2,5-4,5 mois). Aucun patient n’a eu de nouvelle intervention, d’injection intra articulaire, ni de complication post opératoire. Le pivot shift était absent chez 3 patients et de grade I chez 2 patients. Le bilan radiographique montrait une arthrose fémoro-tibilale médiale isolée de stade II d'Ahlbäck en pré opératoire sans aggravation au dernier recul. La translation tibiale antérieure spontanée était de 5,5 mm au dernier recul.

Bien que la série soit faible, la ténodèse latérale selon Lemaire semble une option chirurgicale intéressante pour stabiliser le genou chez un patient sportif sénior avec instabilité rotatoire et gonarthrose fémoro-tibiale médiale modérée. La ténodèse latérale ne présente pas de complication particulière et permettrait un retour au sport précoce.
Vincent MORIN (Challes-Les-Eaux), Alban PINAROLI, Laurent BUISSON, Gilles ESTOUR, Xavier RIVIÈRE
00:00 - 00:00 #24167 - suture d'une anse de seau du ménisque externe,par Fast-Fix.
suture d'une anse de seau du ménisque externe,par Fast-Fix.

Les lésions méniscales post-traumatiques sont fréquentes,cependant les lésions du ménisque interne sont plus fréquente que l'externe qui assure la mobilité et sa préservation est primordiale,en particulier par une suture tout en dedans qui assure une bonne cicatrisation.



Nous rapportant le cas d'un patient âgé de 49 ans,qui a été victime d'un accident sportif remontant a quelques mois précédant la chirurgie,entraînant une entorse grave de son genou droit,traité par une immobilisation par attelle et traitement médical durant trois semaines(notant que la radiographie du genou droit été sans particularité),mais avec la persistance de la douleur et surtout le blocage en flexion ,une IRM été effectué montrant une lésion en anse de seau du ménisque externe et pas de lésion du pivot central. Le patient a bénéficié il y a 45 jours d'une intervention sous arthroscopie,après une exploration montrant une anse de seau de toute la corne postérieure s’étendant a la corne moyenne,luxée dans l'échancrure,après un avivement et réduction de la lésion,on a procédé a une fixation par suture par un point de Fast-Fix rendant le ménisque stable

Les suites opératoire été simple,un appui partiel sous couvert de béquille,avec immobilisation par attelle amovible et limitation de la flexion a 45 degrés. Au dernier recul (il y a cinq jours),on note une disparition de la douleur et du blocage mais avec une léger amyotrophie du quadriceps, et on a envoyé le malade en rééducation fonctionnelle au bout de 45 ème jours et le malade est toujours suivi pour avoir un bon recul.

Les lésions méniscales post-traumatiques sont fréquentes,cependant la préservation méniscale est la doctrine qu'il fallait adapté par une bonne suture qui va éviter l'évolution inéluctable vers l'arthrose,si on va procéder a une résection remportant le mur externe du ménisque externe qui est le compartiment de la mobilité.
Brahim DELLOUL (Béjaïa, Algérie), Nadir MAHDI, Kahina DJAOUT, Zoubir KARA
00:00 - 00:00 #24273 - Suture méniscale du ménisque dégénératif : résultats préliminaires d’une étude pilote à 6 mois de recul.
Suture méniscale du ménisque dégénératif : résultats préliminaires d’une étude pilote à 6 mois de recul.

Notre hypothèse est que la suture du ménisque dégénératif symptomatique, en échec de traitement médical, pourraient être considérer comme une alternative thérapeutique fiable permettant de diminuer la symptomatologie tout en préservant le capital méniscal. L’objectif était d’analyser les résultats cliniques des sutures méniscales à 6 mois dans cette nouvelle indication.



Il s’agissait d’une série prospective mono-opérateur réalisée entre janvier 2019 et janvier 2020. Etaient inclus tous les patients présentant une lésion méniscale dégénérative en échec d’un traitement médical bien conduit. Le caractère dégénératif était confirmé par des critères radiologiques (Kellgren et Lawrence compartiment homolatéral ≥1), IRM (ICRS≥2) et per-opératoire (ICRS≥2). Les patients présentant une anse de seau ou une languette méniscale ont été exclus. Chaque patient a été traité par une suture méniscale all-inside Fast-Fix (Smith&Nephew) pour le segment moyen et postérieur et/ou par une suture outside-in pour les lésions du segment antérieur. Une reconstruction du LCA (DT3 pédiculé +/- ligament antero-latéral) était systématiquement réalisé en cas de rupture associée du LCA. L’échec était défini comme une persistance des douleurs avec une confirmation de la persistance de la lésion à l’IRM et l’arthroscanner. Une évaluation clinique et fonctionnelle a été réalisée en pré-opératoire et à 6 mois post-opératoire.

Au total, 34 patients (28 hommes, 6 femmes) ont été inclus avec un âge moyen de 47 ans (min 33, max 60) et un IMC moyen de 28. La lésion majoritairement retrouvé était une lésion horizontale ou complexe du segment postérieur du ménisque médial (29/34 =85%). Sept patients (20%) avaient des lésions combinés des 2 ménisques. Cinq patients (14%) ont bénéficié d’une reconstruction combinée du LCA. Les scores IKDC et Lysholm- Tegner étaient statistiquement améliorés entre le pré et le post opératoire. Un patient a présenté un syndrome douloureux régional complexe. Au total, 4 patients (11,7%) ont présenté un échec du traitement évalué à 6 mois. Les 30 patients, considérés comme à succès de la suture, ont pu reprendre leur activité professionnelle avant le 6ème mois.

La suture du ménisque dégénératif symptomatique, en échec de traitement médical, peut être considérer comme une alternative thérapeutique. Des études plus larges avec un recul plus long seront nécessaire pour valider cette indication thérapeutique.
Thomas NERI (Saint Etienne), Maxime SCHWACH, Alexandre RAMBAUD, Pascal EDOUARD, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT
00:00 - 00:00 #24207 - Technique de suture méniscale de dedans en dehors modifiée: note technique.
Technique de suture méniscale de dedans en dehors modifiée: note technique.

La technique de réparation méniscale tout en dedans est actuellement la plus utilisée. Néanmoins, cette technique nécessite des systèmes de fixation qui sont couteux et qui ne sont pas toujours à disposition.

Nous détaillons une technique modifiée de suture de dedans en dehors, de réalisation facile et non couteuse.



Nous proposons une suture par la technique de dedans en dehors modifiée, utilisable pour des lésions méniscales simples ou complexes siégeant aux segments moyens et postérieurs des ménisques internes et externes. Le matériel nécessaire pour la réalisation de cette technique est une longue aiguille canulée et courbe, et un rétracteur poplité (une cuillère en inox). La fixation a été effectuée par du fil lentement résorbable de type PDS.

Après exploration de la lésion et avivement des berges, un premier passage de l’aiguille canulée a été effectué au niveau de la jonction capsulo-méniscale sur le versant fémoral. A la sortie de l’aiguille en externe, une contre incision a été faite permettant de récliner le gastrocnémien médial ou latéral. L’écarteur poplité (cuillère) est mis en place pour protéger les structures neuro-vasculaires. Le fil PDS est récupéré, suivie d’une réintroduction de l’aiguille sur le versant méniscal, pour réaliser un point vertical capsulo-méniscal sur le versant fémoral. De la même manière, plusieurs points espacés de 5 à 7 mm sont effectués. Par la suite, il faut réaliser une fixation homogène par des points ménisco-capsulaires sur le versant tibial pour éviter le soulèvement du ménisque, qui pourrait présenter un facteur de risque de cicatrisation partielle.

La technique de réparation de dedans en dehors modifiée offre une réparation solide par la possibilité de réaliser un grand nombre de point et avec un faible coût. Néanmoins, cette technique présente des inconvénients qui sont l’abord supplémentaire et le risque de lésion vasculo-nerveuse.
Sakr AYARI (Arles), Anis TBORBI, Amine NOUIRA, Anis BOUSRIH, Hichem ABID, Saied ABDELLALI, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA
00:00 - 00:00 #24210 - The blocking muscle: when leiomyoma blocks knee extension.
The blocking muscle: when leiomyoma blocks knee extension.

Knee block is a common symptom in orthopedics.

Sometimes it is caused by a tumor on depends of the anterior cruciate ligament (ACL).

We report a rare case of a knee extension block in a 15 years old male caused by a leiomyoma on depends of the ACL.



We report the case of a 15 years old teenager who presented a 1 year history of pain in the left knee revealed after a benign trauma associated with a knee extension block since 6 months. On physical examination he had an antalgic gait to the left. At presentation the range of motion was limited to (30,110). There were no swelling, no inflammatory signs. Lackman’s sign, anterior and posterior drawer showed no antero posterior instability. No instability in the frontal plan either. Antero-posterior and lateral radiographs were normal. Magnetic Resonnance Imaging showed a 33 mm tumor on depends of the ACL in its attachement on the intercondylar notch. The tumor is well limited and shows low signal intensity on T1 weighted images and high signal intensity on Fat Saturated Proton Density.

Results: We proceeded with arthroscopy in order to excise the mass and to have a biopsy. Arthroscopy revealed a voluminous tumor with homogeneous solid aspect. The ACL is continuous. The Posterior cruciate ligament is intact. Pathology examination revealed a fusiform cell tumor with low mitosis rate and absence of tumor necrosis indicating a benign tumor ; The diagnosis of a leiomyoma is made. At 3 months postoperative the knee motion has been recovered (0,120), no reoccurrence of block so far. Discussion: In literature the tumors in cruciate ligaments responsible for knee block are rare. Usually, these tumors are either a synovial cyst or a mucoid degeneration. A Leiomyoma is an exceptional cause for such a symptomatology.

Leiomyoma is exceptionally located in the ACL. In our case this uncommon tumor of the ACL translated in a knee extension block. Arthroscopic excision gave back a satisfactory range of motion with no reoccurrence at 3 months post-operative.
Ahmed GHARBI (Tunis, Tunisie), Karim KHEZAMI, Nada BEN BRAHIM, Emir BASALAH, Mohamed Amine BENNOUR
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00:00 - 00:00 #23271 - 2 Instabilité du ménisque latéral discoïde chez les enfants et les adolescents. Partie II une suture méniscale doit-elle être pratiquée régulièrement lors d'un traitement arthroscopique ?
Instabilité du ménisque latéral discoïde chez les enfants et les adolescents. Partie II une suture méniscale doit-elle être pratiquée régulièrement lors d'un traitement arthroscopique ?

Malgré une meilleure compréhension de l'histologie, de la physiopathologie et de la variabilité des présentations cliniques et radiologiques du ménisque latéral discoïde (MLD), le traitement du MLD symptomatique reste incertain.



Le but de cette étude de cohorte rétrospective et monocentrique était d'évaluer les résultats cliniques à moyen terme de 60 MLD traités par arthroscopie par technique de «méniscoplastie-saucérisation-suture» chez les enfants et les adolescents, et d'étudier les échecs chirurgicaux. L'instabilité a été évaluée avant toute méniscoplastie. Nos hypothèses étaient que : i) la gestion de l'instabilité avec réparation méniscale et résection minimale du ménisque était efficace et que ii) une classification combinée avec des données cliniques et IRM a une valeur pronostique.

95% des MLD opérés étaient instables et ont été suturés par points verticaux et totaux solides, principalement In-Out ou Out-In, associée à une méniscoplastie a minima. Au suivi médian de 41,5 mois, le score IKDC médian a été significativement amélioré de 55 en préopératoire à 90 en postopératoire. Le score médian de Tegner Lysholm au dernier recul était de 93,5. La chirurgie a été efficace dans 81,6% des cas après une seule chirurgie. Onze patients ont nécessité une nouvelle chirurgie avec une nouvelle lésion méniscale dans une médiane de 42 mois après la chirurgie initiale. Ces échecs se sont produits principalement après des traumatismes sportifs et pourraient être dus à une fragilité méniscale intrinsèque. Les patients ont obtenu de bons résultats cliniques après reprise de la suture méniscale sans méniscectomie. Les différents types d'instabilité du MLD ne se sont pas révélés avoir une valeur pronostique pour l'échec chirurgical.

Le MLD est rarement stable si il est symptomatique chez l'enfant et l'adolescent (5%). La suture méniscale est efficace pour préserver le capital méniscal après une seule intervention et parfois une chirurgie de révision. D'autres études sont nécessaires, afin de mesurer l'impact de la préservation méniscale sur les phénomènes dégénératifs.
Paul-Henri BAUWENS (Lyon), Simon VANDERGUGTEN, Charles FIQUET, Sebastien RAUX, Franck CHOTEL
00:00 - 00:00 #23835 - 4 Allogreffe méniscale sous arthroscopie avec ou sans ténodèse du ligament interméniscal. Etude comparative.
Allogreffe méniscale sous arthroscopie avec ou sans ténodèse du ligament interméniscal. Etude comparative.

L’allogreffe méniscale est indiquée dans le traitement des syndromes douloureux post méniscectomie. Une extrusion méniscale initiale et irréversible de l’allogreffe est très fréquente. Le but de l’étude était d’évaluer les résultats des allogreffes méniscales reconstruisant aussi le ligament interméniscal (LIM). L’hypothèse était que cette reconstruction pourrait diminuer l’incidence de l’extrusion.



C’est une étude rétrospective monocentrique comparative de patients opérés entre 2011 et 2018 d’une allogreffe méniscale. Elle comprenait 2 groupes : un groupe LIM (avec réparation du LIM, n=14) et un groupe sans réparation de celui-ci (non LIM, n=20). 2 critères cliniques principaux étaient évalués : le score KOOS au dernier recul et le taux de reprise chirurgicale. Une analyse IRM était réalisée à plus d’un an de l’intervention (34+/-25 mois en moyenne) pour déterminer l’extrusion méniscale absolue, relative, l’extrusion sagittale antérieure et postérieure, ainsi que l’index de couverture cartilagineuse frontal et sagittal.

Le score KOOS n’était pas significativement différent entre les 2 groupes. Le taux de réintervention était nul (0/25) dans le groupe LIM et de 13% (4/30) dans le groupe non LIM (p=0,13). Une extrusion était présente dans 43% (6/14) des ménisques du groupe LIM contre 85% (17/20) dans le groupe non LIM (p<0.03). L’extrusion méniscale absolue était respectivement de 2,9 mm ([2,2- 3,6] écart type 1,2) et de 5,4 mm ([4,1 - 6,7] ; écart type 2,9) (p = 0,004) dans le groupe LIM et non LIM.

La ténodèse du LIM permet de limiter significativement l’extrusion précoce d’une allogreffe méniscale, surtout latérale. Les scores fonctionnels ne sont pas modifiés à court terme mais ceci justifie un suivi à long terme pour évaluer comparativement la progression de l’arthrose.
Bernard HOLLIER-LAROUSSE (Paris), Camille STELTZLEN, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #24177 - 5 Résultats cliniques après réparation méniscale pour une nouvelle lésion à distance d’une reconstruction du LCA : 32 lésions avec un suivi moyen de 81 mois.
Résultats cliniques après réparation méniscale pour une nouvelle lésion à distance d’une reconstruction du LCA : 32 lésions avec un suivi moyen de 81 mois.

La méniscectomie est le facteur le plus important dans la survenue d’arthrose du genou. Les résultats cliniques des réparations isolés du ménisque sont rapportés avec ou sans reconstruction du LCA. Cette étude rapporte les résultats cliniques des réparations méniscales isolées pour une nouvelle lésion à distance d’une reconstruction du LCA.



Une analyse rétrospective de patients ayant bénéficié d’une réparation méniscale isolée sur un genou stabilisé efficacement (antécédents de reconstruction du LCA) avec un suivi minimum de 2 ans a été effectuée. L'évaluation préopératoire de la stabilité du genou a été réalisée avec une laxité différentielle instrumentée et ont été exclus tous les patients avec un laxité différentielle ≥ 4mm. Les récidives, le taux de reprises chirurgicales et les résultats fonctionnels (Tegner, ACL-RSI, KOOS, IKDC subjectif, WOMET) des patients ont été évalués au dernier recul. Une analyse logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs de risque d’échec de suture.

32 réparations méniscales isolées ont été inclus dans cette étude avec un suivi moyen de 80,71 mois. Nous retrouvons 20 lésions du ménisque latéral et 12 lésions du ménisque médial. Le taux d'échec des sutures était de 43,25%, avec un taux plus élevé pour le ménisque médial (50%) par rapport au ménisque latéral (40%). Au dernier recul, les scores moyens rapportés étaient : 5,48 pour l'échelle de Tegner, 57,38 pour le score ACL-RSI, 79,1 pour le score IKDC subjective, 90,30 pour le score de Lysholm et 73,93 pour le score WOMET. Les scores KOOS moyens rapportés étaient les suivants : 93,67 pour la douleur, 83,99 pour les symptômes, 98,37 pour la vie quotidienne, 76,16 pour le sport et 69,68 pour la qualité de vie. Il n'y avait aucune différence significative dans les résultats rapportés entre le ménisque latéral et le ménisque médial.

Malgré un taux d'échec élevé, la réparation de nouvelles lésions méniscales après reconstruction du LCA montre de bons résultats fonctionnels à moyen terme ; et s’accompagne d’une préservation du ménisque dans la majorité des cas.
Cédric NGBILO (Lausanne, Suisse), Johnny EL RAYES, Ibrahim M. HAIDAR, Thomas FRADIN, Thais Dutra VIEIRA, Benjamin FREYCHET, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #24178 - Les sutures isolées du ménisque médial présentent un risque d’échec plus élevé que les sutures du ménisque latéral : 71 patients consécutifs avec un recul moyen de 71 mois.
Les sutures isolées du ménisque médial présentent un risque d’échec plus élevé que les sutures du ménisque latéral : 71 patients consécutifs avec un recul moyen de 71 mois.

La méniscectomie est un facteur important dans la survenue d’arthrose du genou. Les sutures méniscales sont principalement réalisées en même temps que la reconstruction du LCA, peu d’études ont évalué les sutures méniscales isolées. Notre but était d’évaluer les résultats cliniques des sutures isolées de ménisques sur des genoux stables.



Une analyse rétrospective a été effectuée sur des patients ayant bénéficié d’une suture méniscale isolée sur un genou stable entre 2008 et 2018, avec 2 ans de recul minimum. Les taux de récidive et de reprise chirurgicale ont été analysés au dernier recul. Les résultats fonctionnels comprenant le taux de reprise de sport, l’échelle d’activité de Tegner, le score de Lysholm, le score WOMET, le score IKDC subjectif et le score KOOS ont été aussi analysés. Une analyse logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs de risque de méniscectomie secondaire.

71 patients opérés d’une suture méniscales isolée (58 hommes, 13 femmes) d’âge moyen 26,22 ± 12,49 ans ont été inclus avec un recul de 71 mois (24-138 mois). Cinq patients ont été perdus de vue. Le ML était impliqué dans 52 lésions et le MM dans 19. Le taux d’échec était plus élevé pour le MM avec 33,3 % de méniscectomie comparativement à 6,25 % pour le ML (p=0,004). Au dernier recul, les patients ayant bénéficié d’une suture du ML avaient des scores IKDC subjectif (p=0,034), WOMET (p=0,028), KOOS-Sport (p=0,018) et KOOS-Qualité de vie (p=0,023) significativement plus élevés par rapport au suture du MM. Le MM a été identifié comme un facteur de risque indépendant de méniscectomie secondaire (p=0,003). Au dernier recul, 86 % des patients ont conservé leur ménisque.

Cette étude a montré un taux d’échec de suture plus élevé pour le MM avec un taux de méniscectomie secondaire significativement plus élevé par rapport au ML. Les patients ayant bénéficié d’une suture du ML avaient des scores fonctionnels significativement meilleurs.
Johnny EL RAYES (Calgary, Canada), Cédric NGBILO, Ibrahim M. HAIDAR, Thomas FRADIN, Thais Dutra VIEIRA, Benjamin FREYCHET, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #24247 - 8 Le profil de laxité antérieure du genou après lésion du ligament croisé antérieur varie en fonction des lésions méniscales associées.
Le profil de laxité antérieure du genou après lésion du ligament croisé antérieur varie en fonction des lésions méniscales associées.

Le but était de déterminer si le profil de laxité antérieure du genou après lésion du ligament croisé antérieur (LCA) variait en fonction des lésions structurelles associées. Notre hypothèse était que le type de lésion (partielle/complète) et l’existence de lésions méniscales étaient associés à des profils spécifiques de laxité.



Les données de 350 reconstructions primaires du LCA ont été extraites d’un registre hospitalier. Les reprises du LCA ou les patients avec un antécédent de blessure au genou controlatéral étaient exclus. Le différentiel préopératoire de laxité antérieure a été déterminé au GNRB® entre les deux genoux pour le déplacement tibial antérieur à 200N (ATD, positif si supérieur à 1,2mm), la pente de la courbe de 30 à 50N (PC, positif si supérieur à 18 µm/N) et de 100 à 200N (SC, positif si supérieur à 6.2µm / N). Quatre types de profil ont été définis: (1) 0 ou 1 variable positive, (2) ATD et SC positifs, (3) ATD et PC positifs, (4) 3 variables positives. Des tests chi carré ont permis d’évaluer si les caractéristiques de la lésion du LCA (partielle/complète, lésion méniscale ou non) différaient entre les profils de laxité observés. Le seuil de signification était placé à p<0,05.

Trois cent cinquante patients (227 hommes / 123 femmes; âge à la chirurgie: 28 ± 9 ans) ont été inclus. Les profils de laxité antérieure du genou étaient répartis comme suit: 24 (n=83), 15 (n=52), 33 (n=115) et 28% (n=100) respectivement pour les profils de type 1, 2, 3 et 4. Le profil de laxité observé variait en fonction du type de lésion du LCA (p <0,01) et de l’existence d’une lésion au ménisque médial (p<0.01). Dans le profil 4, 98% des lésions du LCA étaient complètes contre 83% dans le profil 1 (p <0,05). De plus, 45% des patients avec un profil de laxité type 4 présentaient une lésion du ménisque médial contre 22% avec un profil de type 1 (p <0,05).

Les profils de laxité préopératoire du genou étaient associés au type de lésion du LCA (partielle / complète) et à la présence de lésions méniscales. Plus particulièrement, les patients avec une lésion du ménisque médial étaient plus fréquemment identifiés dans la catégorie 4.
Caroline MOUTON (Luxembourg, Luxembourg), Alexander HOFFMANN, Nührenbörger CHRISTIAN, Pape DIETRICH, Romain SEIL
00:00 - 00:00 #24249 - 10 La présence de lésions méniscales est associée au degré du test de ressaut dans les lésions du ligament croisé antérieur.
La présence de lésions méniscales est associée au degré du test de ressaut dans les lésions du ligament croisé antérieur.

Le but était d'évaluer si la présence de lésions méniscales dans une série de genoux avec rupture du ligament croisé antérieur (LCA) influençait la laxité dynamique préopératoire du genou. L'hypothèse était que la présence de lésions méniscales était associée à un plus haut degré de ressaut rotatoire.



Les données de 280 chirurgies primaires du LCA ont été extraites d’un registre hospitalier (175 hommes / 105 femmes; âge médian: 26 ans, IQR: 19-34). Chez tous les patients, le test du ressaut rotatoire a été réalisé avant la chirurgie et sous anesthésie. Pendant l'arthroscopie, le type de lésion du LCA (complète / partielle) et la présence de lésions méniscales ont été documentés. Le nombre de lésions méniscales supplémentaires a été enregistré et classifié en 4 catégories selon l'étendue des dommages: 1. Lésions partielles du LCA, 2. Lésions isolées complètes du LCA, 3. Lésions complète du LCA avec une 1 lésion méniscale et 4. Lésions complète du LCA associée à des lésions des deux ménisques. Des tests chi carré ont été utilisés pour déterminer si le pourcentage de ressaut rotatoire de degré III différait entre ces 4 catégories. Le seuil de signification était placé à p<0,05.

Des lésions partielles du LCA étaient présentes dans 12% des cas (n = 34). Quatre-vingt-deux lésions du LCA étaient isolées (29%), 117 (42%) présentait une lésion d’un ménisque (médial ou latéral) et 47 (17%) présentaient une lésion aux deux ménisques. Le degré du test de ressaut rotatoire était associé à la présence de lésions méniscales (p = 0,01). On observait moins ressauts de degré 3 dans les lésions partielles du LCA (3 sur 34, 9%) que dans les lésions complètes du LCA avec une lésion aux deux ménisques (20 sur 47, 43%, p <0,05). Dans les genoux avec une lésion isolée du LCA, un ressaut de degré 3 était observé dans 29% des cas (24 sur 82). Le même pourcentage était observé dans les lésions complètes du LCA avec une lésion méniscale (34 sur 117, 29%).

La présence de lésions méniscales était associée à un plus haut degré de ressaut rotatoire. La différence était particulièrement évidente entre les lésions partielles du LCA et les lésions complètes du LCA avec une atteinte des deux ménisques.
Caroline MOUTON (Luxembourg, Luxembourg), Amanda MAGOSCH, Alexander HOFFMANN, Nührenbörger CHRISTIAN, Pape DIETRICH, Romain SEIL
00:00 - 00:00 #24254 - 11 Le ménisque externe discoïde de l'adulte. A propos d'une technique de conservation méniscale par meniscoplastie-suture arthroscopique. Analyse rétrospective d'une série de 15 ménisques à 31 mois de recul.
Le ménisque externe discoïde de l'adulte. A propos d'une technique de conservation méniscale par meniscoplastie-suture arthroscopique. Analyse rétrospective d'une série de 15 ménisques à 31 mois de recul.

Peu d’études s’intéressent au ménisque discoïde de l’adulte. Le but de cette étude est d’évaluer les résultats à court terme d’une technique chirurgicale de préservation méniscale. Notre hypothèse est que cette technique permet d’obtenir des résultats supérieurs à celui des méniscectomies, sans augmenter le taux de complications post-opératoires.



Quinze ménisques externes discoïdes symptomatiques (quatorze patients adultes) ont eu une chirurgie arthroscopique conservatrice et réparatrice (technique de meniscoplastie-suture) entre 2015 et 2019. Il y avait 10 hommes et 4 femmes. L’âge moyen était de 27 ans (16-63 ans). Tous les patients ont été évalués en préopératoire et au dernier recul avec un score KOOS et IKDC , ainsi qu’une échelle d’activité de Tegner.

Le recul moyen était de 31 mois (12-58 mois). Une patiente n’a pas retrouvé d’activité sportive et ses scores fonctionnels sont restés inchangés (6% d’échec). L’IKDC subjectif et le score KOOS étaient tous les deux significativement améliorés au dernier recul par rapport au pré opératoire : IKDC 81.22 (11.49 – 100 ) (p < 0,00001 ) ; KOOS Symptômes 83.33 ( 60.7 – 100 ) KOOS Douleur 90.56 ( 63,89 – 100 ), KOOS Activité 78.69 ( 30 – 100 ), KOOS Fonction 89.37 ( 10 – 100 ), KOOS Qualité de Vie 76.67 ( 18.75 – 100 ) ( p < 0,00001 ). Le délai moyen de reprise du sport était de 5 mois (4-10 mois). Le taux de reprise d’activité sportive était de 93%. Aucune complication (infection, raideur, lésion vasculo-nerveuse, dégradation cartilagineuse…) n’a été retrouvée dans la série.

Cette technique de réparation méniscale donne de très bons résultats fonctionnels à court terme, avec un taux de satisfaction important chez les patients et sans complication. Le taux de reprise des activités sportive semble être meilleur que celui décrit dans la littérature pour les méniscectomies latérales subtotales.
Jean HENNEQUIN (Nancy), François SIRVEAUX, Olivier GOSSELIN, Damien BLOCK, Julien UHRING, Guillaume ANDRE
00:00 - 00:00 #24017 - 18 Un quart des patients présentant un ressaut rotatoire préopératoire de haut grade dévelloperont à nouveau un ressaut rotatoire de haut grade deux ans après la reconstruction du LCA, indépendamment de l'ajout d'une ténodèse latérale.
Un quart des patients présentant un ressaut rotatoire préopératoire de haut grade dévelloperont à nouveau un ressaut rotatoire de haut grade deux ans après la reconstruction du LCA, indépendamment de l'ajout d'une ténodèse latérale.

L'objectif principal de cette étude était d'évaluer les résultats de différentes techniques de reconstruction du LCA avec ou sans Ténodèse Latérale (TL) avec un suivi minimum de 2 ans dans une population de patients ayant un Ressaut Rotatoire (RR) pré-opératoire de haut-grade 



Une analyse rétrospective multicentrique a permis d'identifier 394 patients présentant un RR pré-opératoire de haut-grade (grade 2 ou 3) opérés entre mars 2013 et mai 2017 pour reconstruction du LCA avec ou sans TL. Quatre techniques différentes ont été utilisées : DT4 sans TL, DT4+TL, KJ+TL, TQ+TL. Les données préopératoires ainsi que le statut méniscal pré et per-opératoire ont été recueillis. Une consultation de suivi spécifique a été effectuée par un examinateur indépendant. Les paramètres suivants ont été évalués : laxité sagittale ; présence ou absence de RR de haut-grade au suivi ; résultats fonctionnels (scores KOOS et LYSHOLM). Les lésions méniscales secondaires ont été évaluées par une nouvelle IRM si une nouvelle lésion était suspectée cliniquement ou par le compte-rendu opératoire si une intervention avait eue lieu au cours du suivi. Seules les lésions non présentes sur l'IRM préopératoire ont été prises en compte.

266 patients ont finalement été inclus dans l'étude. 185 patients présentaient une lésion méniscale pré-opératoire. 127 réparations, 31 méniscectomies et 27 abstentions chirurgicales ont été observées. Le suivi moyen était de 44,3 mois. 62 (24,1%) patients présentaient un RR au suivi. Un RR de grade=3 et la présence d'une lésion méniscale en préopératoire étaient associées de manière significative à la présence d'un RR au suivi (Odd Ratio respectifs: 3,23;p<0,001 et 3,47;p<0,001). Une méniscectomie et l'abstention chirurgicale étaient des facteurs de risque significatifs de la présence d'un RR au suivi par rapport à une réparation méniscale (OR respectif :2,65;p=0,02 et 3,26;p=0,007). 47 patients ont présenté une nouvelle lésion méniscale au cours du suivi. Aucune corrélation significative n'a été observée entre l'ajout d'une TL et la présence d'un RR au suivi et du risque de nouvelle lésion méniscale (OR respectifs:0,71;p =0,31 et OR:1,22;p=0,27).

1/4 des patients présentant un RR pré-opératoire de haut-grade avant une reconstruction du LCA avec ou sans TL associée auront une laxité rotatoire résiduelle au recul moyen de 44mois. Une réparation adéquate des lésions méniscales préexistantes constitue l'un des principaux facteurs protecteur permettant de réduire le risque de laxité rotatoire
Christophe JACQUET, Mathhieu OLLIVIER (Marseille), Jean-Noel ARGENSON, Maxime FABRE-AUBRESPY, Sebastien PARRATTE, Charles PIOGER, Nicolas PUJOL, Romain SEIL, Camille STELTZLEN
00:00 - 00:00 #24228 - 21 Stabilisation dynamique antérieure (DAS) utilisant le chef long du biceps. Résultats Préliminaires.
Stabilisation dynamique antérieure (DAS) utilisant le chef long du biceps. Résultats Préliminaires.

Shoulder instability is frequent,  patients are treated by Latarjet or Bankart. Results of these technics at long term follow-up are well known. Even if  Latarjet has been technically validated with correct midterm, it remains a challenge. DAS could be an alternative for patients with moderate humeral or glenoid bone loss

 



This is a prospective study conducted in 2 centers. Under arthroscopy, the long head of the LHB was transferred within a subscapularis split to the anterior glenoid margin and fixed with an interference screw, thereby creating a “sling effect” by using a conservative technique. A standard Bankart repair was then performed to re-establish the labral damper effect. We included 23 patients of a mean age of 28 (from 22 to 37 years old). 14 were right-handed, 7 showed sign of hyperlaxity, 10 practiced overhead sport activities.

The average FU was 18 months (range, 12 to 24 months). The Rowe score improved from 66 to 96. We observed 2 recurrences at the beginning of our experience, reoperated successfully by a Latarjet procedure. There was no apprehension, the mean elevation was 176° (range, 160° to 180°), ER1 37° (range, 30° to 90°). There was an average lack of ER1 of 8°.

DAS is easier and safer than Latarjet. It does not require screws nor traction of the coracoid process, and should decrease the risks of neurologic damage. Graft overhang and cortical resorption reduce the probability for dislocation arthroplasty,the pectoralis minor remains intact, which would avoid dyskinesis. Nevertheless, longer follow-up is required.
Philippe COLLIN, Alexandre LÄDERMANN (Genève, Suisse), Mathieu FERRAND
00:00 - 00:00 #24252 - 22 Infection et échec de chirurgie stabilisatrice de l’épaule. Résultats d’une cohorte prospective multicentrique.
Infection et échec de chirurgie stabilisatrice de l’épaule. Résultats d’une cohorte prospective multicentrique.

Un taux de récidive de 17%  a été rapporté après stabilisation arthroscopique d’épaule. Malgré un taux de récidive plus faible (1-2%), les reprises après butées osseuse (Latarjet) ont une incidence de 4%. Le but de notre étude est de documenter la prévalence d‘infection lors de chirurgie de révision d’instabilité d’épaule.  



Depuis 10 ans, tous les patients recrutés pour une chirurgie stabilisatrice de l’épaule dans 4 centres universitaires sont inclus dans une cohorte prospective dénommée « LUXE ». Les données ont été collectées aux suivis de 3, 6, 12 mois puis de façon annuelle. Les scores WOSI et le Quick DASH ont été utilisés pour caractériser les résultats fonctionnels. Les biopsies tissulaires pour les cultures ont été effectuées en utilisant des instruments dédiés, en utilisant la méthodologie décrite par Chen et al. Sur un total de 262 patients inclus dans l'étude LUXE, 26 répondaient aux critères d'inclusion. Quatorze patients avaient eu leur chirurgie initiale dans le cadre de l’étude LUXE, 12 patients ont été référés pour la chirurgie de révision. Le suivi moyen après chirurgie de révision était de 1,4 ans. L'âge moyen du groupe était de 28 ans avec une majorité d'hommes (n = 22, 85%).

Vingt-quatre patients avaient bénéficié d’une réparation arthroscopique et deux patients avaient eu un Latarjet comme chirurgie primaire. L’indication à la chirurgie de révision était une instabilité récurrente dans 25 cas et le retrait des vis pour un patient. Seulement 15 patients (58%) ont eu des prélèvements microbiologiques. Au total, huit patients avaient une infection confirmée et le Cutibacterium acnes (C. acnes) fut le seul germe retrouvé. Sept cas étaient après chirurgie arthroscopique et un cas dans les suites d’un Latarjet. L'âge, le sexe, l'indice de masse corporelle et le tabagisme n'étaient pas des facteurs de risques d’infection dans notre cohorte. Les patients avec des cultures positives avaient des résultats fonctionnels inférieurs au dernier final par rapport à ceux ayant eu des culture négatives (WOSI = 1382 contre 871 respectivement, p = 0,023). Lors du dernier suivi, il n'y a eu aucun cas d'infection ou de récidive de luxation.

Une infection à C. acnes a été identifiée dans 53% des patients ayant bénéficiés de prélevements. Les cultures positives étaient également liées à des résultats fonctionels inférieurs après chirurgie de révision. En présence d’un échec de chirurgie de stabilisation, une infection à bas bruit doit toujours être suspectée.
Patrick GOETTI (Lausanne, Suisse), Catherine ORBAN, Emilie SANDMAN, Jonah HEBERT DAVIES, Marie-Lyne NAULT, Dominique ROULEAU
00:00 - 00:00 #24138 - 23 Le "signe de la chaise" est évocateur d’une rupture proximale des tendons ischio-jambiers.
Le "signe de la chaise" est évocateur d’une rupture proximale des tendons ischio-jambiers.

La rupture tendineuse proximale des ischio-jambiers (RTPI) est rare et de diagnostic clinique difficile. Les patients présentent le plus souvent des douleurs majorées en position assise. Ce fait clinique caractéristique a été nommé « signe de la chaise » et aide les praticiens à évoquer ces rares cas de RTPI



42 patients consécutifs, 29 hommes et 13 femmes ont été inclus dans cette étude avec un âge moyen de 44,3 (15,7 à 71,6) ans. Nous avons réalisé un enregistrement vidéo lors de la consultation de tous les nouveaux patients présentant une RTPI entre janvier 2019 et février 2020 Les critères d'inclusion étaient l’âge minimum de 15 ans, aucun ATCD de chirurgie de la hanche et rupture unilatérale. Tous les patients avaient donné leur accord pour cet enregistrement. Chaque vidéo était analysée par 2 chirurgiens séniors à deux reprises. Les résultats de l'évaluation vidéo ont été comparés aux caractéristiques démographiques des patients, aux résultats de l'IRM, à la douleur assise et à la douleur sciatique, aux scores d'activité Tegner et de UCLA. La précision diagnostique a été testée par régression logistique multi-nomiale. L'analyse du Chi2 et les valeurs de kappa ont été utilisées pour analyser la variabilité inter-observateurs et intra-observateurs.

Les enregistrements ont montré 10 mode différents de position assises qui ont été classées en 4 catégories selon l’inclinaison du bassin.Les paramètres de sensibilité, de spécificité et d'exactitude du signe de chaise ont été calculés comme 91,3 IC 95% [71,96–98,93], 95 IC 95% [75,13–99,87] et 93,02 IC 95% [80,94–98,54], respectivement. L’analyse multi-variée a montré que le signe de chaise est un fort facteur de risque de RTPI. Les résultats les plus significatifs étaient la position du penseur, l’assise décentrée avec le côté blessé à l'extérieur de la chaise, l’appui sur le bureau du médecin, la main sous la fesse. La «position du penseur» était le signe le plus significative de toutes les signes OU 55,81, IC 95% [23,97–76,65], p = 0,0001. La fiabilité intra-observateur et inter-observateur du signe de chaise a été calculée comme presque parfaite (kappa = 0,87 et 0,88 respectivement).

Cette étude a permis de faire une description sémiologique clinique de ce nouveau signe dit « de la chaise » dans la RTPI. Ce signe doit attirer l’attention du praticien sur cette lésion rare mais grave qui nécessite un diagnostic et une prise en charge précoce.
Nicolas LEFEVRE (Paris), Hasan Basri SEZER, Alain MEYER, Antoine GEROMETTA, Olivier GRIMAUD, Alexandre HARDY, Yoann BOHU
00:00 - 00:00 #24069 - 27 EPICONDYLITE LATÉRALE : LIBÉRATION ARTHROSCOPIQUE VERSUS ECHOGUIDÉE UNE SÉRIE PRÉLIMINAIRE CAS TEMOIN DE 16 CAS.
EPICONDYLITE LATÉRALE : LIBÉRATION ARTHROSCOPIQUE VERSUS ECHOGUIDÉE UNE SÉRIE PRÉLIMINAIRE CAS TEMOIN DE 16 CAS.

L’épicondylite latérale est une affection douloureuse du tendon extenseur commun à son insertion sur l’épicondyle latéral. La chirurgie mini-invasive échoguidée se présente comme une technique innovante.

L’hypothèse est que la chirurgie échoguidée (US) serait équivalente au traitement arthroscopique en termes de résultats cliniques.



Une étude rétrospective cas-témoin a été menée au CHU de Nîmes (France) entre 2014 et 2019. Seize patients opérés pour une épicondylite latérale ont été sélectionnés avec deux groupes de huit patients pour chaque bras : arthroscopie et échoguidée. L’évaluation au plus long recul a été effectué à l’aide du score DASH et de l’échelle visuelle analogique (EVA) pour la douleur. Nous avons évalué le délai de reprise du travail, les complications, ainsi que la satisfaction des patients. L’analyse statistique a été réalisé par le test de Student et le coefficient de corrélation de Pearson. La valeur seuil de p<0,05 a été fixée comme niveau de signification.

RÉSULTATS Huit patients ont été opérés sous échographie, tandis que les 8 autres ont eu une chirurgie sous arthroscopie, constituant le groupe témoin. La différence en termes de recul moyen entre arthroscopie (39 mois) et chirurgie échoguidée (9.5 mois) était largement significative (p=0,001). Cela est due au fait que la technique sous US est réalisé de manière plus récente dans le service Tous les patients ont montré une nette amélioration pour le score DASH et l’EVA douleur avec les deux techniques. La comparaison des résultats des deux groupes a montré l'absence de différence significative pour l'amélioration du DASH score et de l’EVA douleur. La différence n'était pas non plus significative pour les autres paramètres: le temps de retour au travail (p = 0,11) et le taux de satisfaction (p = 0,74) Le groupe US a présenté moins de complications et une optimisation du délai pour la reprise des activités professionnelles.

L'hypothèse selon laquelle la libération sous US est équivalente à la technique arthroscopique est confirmée dans notre étude, malgré le délai différent des deux techniques. Mais le groupe US a montré moins de complications et une diminution du délai de reprise des activités professionnelles.
Olivier MARÈS (Nîmes), Karim LATRECHTLEMSANI, Pascal KOUYOUMDJIAN, Gilles CANDELIER, Remy COULOMB
00:00 - 00:00 #24233 - 28 Relations anatomiques du nerf médian à l'insertion ulnaire du muscle brachial: implications pour les approches médiales de l'articulation du coude.
Relations anatomiques du nerf médian à l'insertion ulnaire du muscle brachial: implications pour les approches médiales de l'articulation du coude.

Preventing iatrogenic nerve injury is a critical issue during exposure around the elbow. The aim of this study is to describe a reproducible anatomical landmark to localize the median nerve distal to the joint line and to delineate how the nerve’s relative position changes with elbow flexion and forearm rotation.



The median nerve and the ulnar insertion of the brachialis muscle were identified in eleven fresh-frozen cadaveric specimens after dissection over an extended medial approach. The elbow was brought first in full extension and then in 90° flexion and the shortest linear distance between the two structures were measured with a graduated calliper while rotating the forearm in full pronation, neutral position and full supination.

The median nerve was identified in all specimens. The distance between the median nerve and the ulnar insertion of the brachialis muscle was highest with the elbow flexed and the forearm in neutral position. All distances measured in flexion were significantly larger than those measured in extension and all distances measured from the most proximal point of the brachialis insertion were significantly larger than those measured from the most distal point. Distances measured in pronation and in supination were significantly smaller than to those in neutral forearm position.

The ulnar insertion of the brachialis muscle can be considered a reliable landmark to localize and protect the median nerve at the level of the coronoid base. Elbow flexion and neutral forearm position increase significantly the safety margins between the two structures.
Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Francesco LUCERI, Alessandra MENON, Koroush KABIR, Pietro RANDELLI, Christof BURGER, Lars Peter MÜLLER, Dieter Christian WIRTZ, Paolo ARRIGONI, Kilian WEGMANN
00:00 - 00:00 #24234 - 29 La laxité latérale du coude est affectée par l'intégrité de la bande radiale du complexe collatéral latéral. Un modèle cadavérique à libération chirurgicale séquentiel le et un stress en varus, simulant les activités quotidiennes.
La laxité latérale du coude est affectée par l'intégrité de la bande radiale du complexe collatéral latéral. Un modèle cadavérique à libération chirurgicale séquentiel le et un stress en varus, simulant les activités quotidiennes.

An elongation of the radial band of the lateral collateral complex (R-LCL) can provoke a symptomatic minor instability of the lateral elbow (SMILE) leading to lateral elbow pain. However, no biomechanical models investigated yet the effects of elongation, partial or complete lesions of the R-LCL on lateral elbow stability.



The aim of this study was to evaluate how partial and complete R-LCL release affect the radiocapitellar joint stability in a setting of controlled varus stress and progressive soft tissue release. Ten fresh-frozen cadaver specimens were obtained and mounted on a custom-made support to control elbow flexion/extension and allow controlled varus stress. Stress tests were first performed on all 10 intact elbow specimens under gravity load alone, 0.5 kg applied load to the hand and 1 kg load applied load to the hand. After each load application, standardized anteroposterior radiographs were obtained. Subsequently, the following release sequence was applied to all specimens: release of the anterior half of the common extensor origin; pie crusting of the R-LCL; R-LCL release. After each release, stress tests and radiographs were performed again. The varus joint angulation of the elbow (α), was measured by two independent examiner as main outcome parameter.

Significant changes in α from the initial condition occurred after each release and a significant effect of weight on the parameter α was documented for all release steps. Furthermore, a significant effect of the releases on the parameter α could be documented for all identical varus load conditions. A linear regression model to describe the effect of weight on α, yielded to the equation α = 2.116 ∙ m + 3.346 , where m represents the applied load.

Varus loads simulating everyday activities produced changes in α, which were linearly dependant to the applied weight and persisted also after releasing the lateral stabilizing structures. The role of the R-LCL as static lateral stabilizer is confirmed, supporting a pathological model based on its insufficiency and culminating with a SMILE.
Paolo ARRIGONI, Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Francesco LUCERI, Alessandra MENON, Carlo ZAOLINO, Mattia RADICI, Sebastian SCHEIDT, Andrea ZAGARELLA, Michele CATAPANO, Pietro RANDELLI
00:00 - 00:00 #24260 - 30 Le traitement arthroscopique de l’épicondylite latérale par désinsertion-réinsertion.
Le traitement arthroscopique de l’épicondylite latérale par désinsertion-réinsertion.

Le traitement arthroscopique de l’épicondylite latérale  est une technique validée qui donne de bons résultats cliniques. Cependant les études retrouvent jusqu'à 30% de douleurs persistantes après ténotomie simple de l'ECRB (Extensor Carpi Radialis Brevis). Nous décrivons une technique arthroscopique de désinsertion et réinsertion du tendon ECRB sous arthroscopie.



L'intervention se déroule sous anesthésie loco-régionale. Le patient est installé en décubitus latéral bras pendant sur un appui arthrodèse. Un garrot pneumatique est gonflé à la racine du membre. Après distension capsulaire l'arthroscope est mis en place par une voie antéro-médiale permettant une exploration intra-articulaire. Les lésions sont définies selon la classification de Baker. A l'aide d'une sonde de radiofréquence mise en place par une voie antéro-latérale, un debridement de la capsule est réalisé permettant d'exposer le tendon des muscles épicondyliens. Le tendon est désinséré au raz de l'humérus jusqu'au ligament collatéral latéral. Un point en haubanage est réalisé au FiberTape (Arthrex). Le tendon est réinséré sur l'humérus par une ancre PushLock (Arthrex). Le coude est mobilisé immédiatement.

vidéoflash

Nous décrivons une technique de désinsertion et réinsertion de L'ECRB sous arthroscopie. L'objectif de la réparation tendineuse est d’améliorer la cicatrisation du tendon et de diminuer les douleurs post-opératoires liées à la ténotomie, de raccourcir l’arrêt de travail. L’objectif clinique est d'améliorer le résultat post-opératoire à court terme.
Pierre DESMOINEAUX, Daphné QUEREL (Bobigny), Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #24266 - 31 Trapézectomie partielle arthroscopique avec ou sans ligamentoplastie dans le traitement de la rhizarthrose, résultats à au moins 10 ans de recul.
Trapézectomie partielle arthroscopique avec ou sans ligamentoplastie dans le traitement de la rhizarthrose, résultats à au moins 10 ans de recul.

Le but de ce travail est de rapporter les résultats à au moins dix ans de recul, des trapézectomie partielle arthroscopique avec ou sans ligamentoplastie . Notre hypothèse était que les patients ayant bénéficiée d’une ligamentoplastie avaient un meilleur résultat fonctionnel.



Il s'agit d' une étude monocentrique prospective dans laquelle 83 patients ont été opérés entre 2002 et 2009 par un seul opérateur. Les patients ont été divisés en deux groupes consécutifs. A plus de dix ans de recul, quinze patients ont pu être revu dans le groupe Groupe trapezectomie partielle isolée et vingt-huit dans le groupe trapezectomie partielle avec lgamentoplastie . L’appréciation des résultats comportait l’analyse par un observateur indépendant de la douleur, des mobilités et de la force. Les patients ont rempli des scores d’évaluation fonctionnelle globale (QuickDASH, PRWE et de l'hopital Nelson). Le bilan radiographique comportait des clichés statiques selon Kapandji. L’analyse des données préopératoires permet de considérer les deux séries linéaires et consécutives comme des cohortes de patients homogènes entre elles.

Au recul moyen de 12,48 ans pour l’ensemble des patients on note une amélioration significative des douleurs avec 72 % de pouces indolores, de la force en prise globale et de la pince pouce-index. L’hyperextension métacarpo-phalangienne (MCP) s’est majorée de façon non significative. 92% des patients s’estimaient satisfaits de leur intervention. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire. Aucun syndrome douloureux régional complexe n’a été constaté dans les deux séries. Les résultats semblent néanmoins meilleurs pour les patients ayant bénéficié́ d’une ligamentoplastie. On retrouve un gain en force globale plus important de façon significative. Les radiographies retrouvent une néo-articulation trapézo-métacarpienne stable dans le temps sans récidive des signes d’arthrose.

La trapézectomie partielle arthroscopique avec ligamentoplastie qui pouvait être considéré comme une solution d’attente en étant moins invasive que les autres techniques,s’avère être une intervention efficace, peu morbide et avec un résultat durable. L’addition d’une ligamentoplastie apparait utile.
Pierre DESMOINEAUX, Lorie BELLITY (Paris), Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #24208 - 33 Est-ce que la voie d'abord dorsale du poignet est sans danger ? Analyse biomécanique et introduction à l'approche « window ».
Est-ce que la voie d'abord dorsale du poignet est sans danger ? Analyse biomécanique et introduction à l'approche « window ».

Le but de notre étude était de comparer les effets biomécaniques de l'approche dorsale du poignet classique ou « Fiber splitting Capsulotomy » (FSC) à une nouvelle approche « fenêtrée » (« window ») qui préserve les insertions des ligaments radio carpien (DRC) et intercarpien dorsal (DIC).



12 paires de poignets cadavériques ont été montées sur un banc d’essai personnalisé et randomisées après section complète du ligament scapholunaire (SLIL). Des radiographies de face et de profil, en charge, ont été réalisées au début et après chaque phase : 1) poignet intact, 2) section complète du SLIL, 3) voie d’abord « FSC » ou « window » et 4) fermeture. Les mesures radiographiques comprenaient le diastasis scapho-lunaire (SLG), l'angle radio-lunaire (RLA), l'angle scapho-lunaire (SLA) et la translation dorsale du scaphoïde (DST). La moitié des spécimens du groupe FSC ont été suturés par ancres, en réinsérant les ligaments DIC et DRC sur le scaphoïde et le lunatum. L'autre moitié des poignets FSC et tous ceux du groupe « window » étaient fermées par une simple suture « bord à bord ».

Nous n’avons pas observé de différences significatives des paramètres étudiés pour les différentes phases du groupe « window ». Après la voie d’abord FSC, des augmentations significatives de SLG (5 mm), RLA (20°), SLA (36°) et DST (5 mm) ont été objectivées. Après réinsertion par ancres, il y a eu des diminutions significatives des paramètres SLG (4 mm), RLA (11°), SLA (24°) et DST (3 mm). Après la fermeture « bord à bord », il n'y a pas eu de diminution significative des paramètres radiographiques.

Nos résultats attirent l'attention sur l'importance des ligaments dorsaux du poignet, DRC et DIC, en tant que stabilisateurs essentiels de la rangée du carpe proximal et sur la façon dont l'approche « window » peut faciliter la réparation et la reconstruction du ligament scapholunaire.
François LOISEL (Besançon), Lauren WESSEL, Kyle MORSE, Christian VICTORIA, Kathleen N MEYERS, Scott WOLFE
00:00 - 00:00 #24214 - 34 Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B.
Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B.

L'utilité de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du radius distal reste discutée. Les auteurs font l'hypothèse que les fractures partielles de type B sont les meilleurs indications.



Entre 2009 et 2019, nous avons traité 227 fractures du radius distal sous assistance arthroscopique, cinquante d'entre elles étaient des fractures partielles de type B. L'age moyen des patients était de 33 ans (16 à 69) ce qui les différencie très nettement des fractures complètes. Une arthroscopie a été pratiquée dans les quatre jours suivant le traumatisme, en complément d'une ostéosynthèse qui a été réalisée dans 90% des cas par plaque antérieure.

L'utilisation de l'arthroscopie a permis de révéler dans 9 cas de gros fragments ostéo-cartilagineux, dans 13 cas, une lésion du TFCC, dans 11 cas, une lésion scapho-lunaire et dans 3 cas une lésion luno-triquétrale. La marge d'escaliers initiale était supérieure à 3 millimètres dans 34 cas et l’écart inter fragmentaire était supérieur à 3 millimètres dans 37 cas. Sur les 27 cas qui ont pu avoir un contrôle radiologique par scanner, 17 avaient une marche d'escalier à 0 et 16 avaient un écart inter fragmentaire à 0.

Les auteurs pensent que l'arthroscopie est la meilleure indication pour des fractures articulaires fraîches partielles du radius distal. Ceci est corroboré par une étude publiée récemment par Bhash,Ya (2019) qui confirme que les fractures partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fracture-luxations radio carpiennes.
Guillaume HERZBERG, Lyliane LY (Lyon), Marion BURNIER, Thibault DRUEL, Marjolaine WALLE
00:00 - 00:00 #23919 - 36 Comparaison entre échographie/IRM /arthro-IRM corrélé au score clinique de Constant [1] dans l’évaluation post-opératoire de la réparation arthroscopique des ruptures supérieure de la coiffe des rotateurs.
Comparaison entre échographie/IRM /arthro-IRM corrélé au score clinique de Constant [1] dans l’évaluation post-opératoire de la réparation arthroscopique des ruptures supérieure de la coiffe des rotateurs.

Le taux de re-rupture après  réparation chirurgicale d’une rupture de la coiffe des rotateurs va de 10% jusqu’à 60%.

L'hypothèse principale était que la réalisation d’une arthro-IRM était supérieure à une IRM simple ou une échographie pour évaluer la qualité en post-opératoire de la coiffe des rotateurs.



Il s’agit d’une étude prospective monocentrique de patients opérés d’une rupture de la coiffe de rotateur postéro-supérieure et traités par une réparation arthroscopique en simple rang sur une période de 6 mois. Tous les patients bénéficiaient au 6ème mois post-opératoire d'une arthro-IRM, d'une IRM et d'une échographie pour évaluer la qualité de la réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs réinsérée avec une évaluation clinique.

24 patients étaient inclus (âge moyen : 58 ans). Le taux de réparation « étanche » de la coiffe des rotateurs était de 66% sans différence significative sur le score de Constant entre les deux groupes « étanche » et « non étanche ». Les résultats de l'échographie était corrélée à ceux de l'arthro-IRM dans 73% des cas et ceux de l'IRM à l'arthro-IRM dans 73% des cas. L'arthro-IRM mettait en évidence des lésions non visualisées par les autres examens dans 27% des cas).

L'arthro-IRM est l'examen de choix pour le diagnostic de le la qualité de la cicatrisation de la coiffe des rotateurs en post-opératoire. Cependant, la qualité de la cicatrisation n’était pas corrélée au résultat fonctionnel post-opératoire.
Olivier BARBIER, Gilles CHAOUAT (Tournan en Brie), Ammar GHABI, Gilbert VERSIER, Marie Pauline CHAPON
00:00 - 00:00 #24128 - 37 Oedème de rétraction: une nouvelle cause d'oedème musculaire.
Oedème de rétraction: une nouvelle cause d'oedème musculaire.

The extend, effect and importance for muscle degeneration is unknown and not considered in the current literature. The animal experiments were designed to prove edema formation after release of the infraspinatus muscle as model of acute rotator cuff lesions. 



An established animal model in 16 sheep with acute release of the infraspinatus muscle was used. The study was divided in a preliminary (4 sheep) and main study (12 sheep). In both, two groups were made. In one group only surgical muscle release and subsequent retraction occurred. In the other group standardized additional trauma to the muscle and tendon was added by stretching the muscle to its maximum before a blow to the unit was applied with a specially designed apparatus. In the preliminary study MRIs were performed and biopsies were taken at time point, 0, 1, 2, 3 and 4 weeks to determine the best time point for edema formation. In the main study MRIs were performed at time 0, 2 and 4 weeks and excision biopsies were taken at 0, 3 and 4 weeks.

Edema formation was proven in all sheep and pronounced in the additional trauma group. Edema formation in MRI started at week 2, reached its plateau at 3 continuing into the fourth. Lyophilization showed highest water content at 3 weeks. Histology confirmed findings with interstitial spaces between muscle fibers being largest at 3 weeks. At 4 weeks cell ingrowth of cells into the interstitial spaces could be observed. Fat content was not increased in muscle biopsies. Deterioration of muscle fibers and size started at 2 and was highest at 4 weeks.

Muscle edema is an important factor in cuff lesions and should be investigated for therapy in the future.
Alexandre LÄDERMANN (Genève, Suisse), Karl WIESER, Brigitte VON RECHENBERG
00:00 - 00:00 #23364 - 38 La positivité pré-opératoire à manoeuvre du sablier induit elle une hypertrophie du biceps dans sa gouttière ?
La positivité pré-opératoire à manoeuvre du sablier induit elle une hypertrophie du biceps dans sa gouttière ?

Les chirurgiens de l''épaule réalisant des gténodèse du biceps notent une grande variabilité dans la morphologie proximale de ce dernier.
Ainsi plannifier une hypertrophie au sein de la coulisse en pré-opératoire pourrait amener à choisir entre différentes techniques de ténodèse. 



Entre janvier et septembre 2019, une étude prospective a évalué 58 patients bénéficiant d'une ténodèse. Deux groupes ont été comparés selon l'existence d'une manoeuvre du sablier lors de l'examen pré-opératoire. Lors de l'exteriorisation du biceps en peropératoire nous mesurions le biceps dans sa plus petite (l) et sa plus large portion (L). La manoeuvre du sablier en pré opératoire a alors été évalué comme un test diagnostic. L'établissement d'une sensibilité, d'une sensitivité et la réalisation d'une aire sur la courbe a été modélisée.

Une différence non significative a été retrouvé concernant la valeur moyenne de la plus large portion du biceps mesuré dans le groupe sablier positif comparé au groupe sablier négatif avec des valeurs respectivement comprises à 11.65 mm (range, 5-21) vs 9.71 mm (range, 6-20) (p < 0.05) Si l'on admet l'hypothèse que la manoeuvre du sablier positive correspond à une valeur L/l >125% alors l'aire sous la courbe était de 0,81 la sensibilité de 68,9 et la spécificité 80,8

L'étude démontre une corrélation non significative entre manoeuvre du sablier positive en préopératoire et largeur du biceps. Le test peut aider à s'attendre à un ratio L/l >125% entre plus petite et plus large taille du biceps lors de l'intervention chirurgicale.
Quentin BAUMANN (Paris), Antoine-Guy HUE, Alexandre HARDY, Patricia Maria LUTZ, Patrice MERTL, Olivier COURAGE
00:00 - 00:00 #24230 - 39 Ténotomie du long biceps dans les réparations de coiffe des rotateurs: Résultats clinique à 1 an de recul.
Ténotomie du long biceps dans les réparations de coiffe des rotateurs: Résultats clinique à 1 an de recul.

Our study aims to highlight the outcome of patients undergoing LHBT tenotomy in arthroscopic rotator cuff repair surgery focusing on the occurrence of popeye sign and bicipital cramps.

Our hypothesis is patients who undergo the above procedure will have minimal pain and deformity following surgery with good functional outcomes



A single centre non-randomised prospective observational study was performed between May 2015 till June 2017 in all patients undergoing arthroscopic rotator cuff repair surgery. The long head of biceps was assessed on all these patients intra-operatively and those with non-pathological LHBT were excluded. Important demographic data including the patient’s body mass index (BMI) and work level were also collected. Postoperatively, patients were observed for the occurrence of popeye sign and bicipital cramp at 6 months and 1 year follow up. Patients with popeye sign and bicipital cramps were compared with the ones without and evaluated in terms of pain, shoulder subjective value (SSV) score, and Constant score

A total of 208 patients were included in our study with a mean age of 61 and a mean BMI of 27.5. 38 patients developed popeye sign (18.3%) at 6 months follow up and it remained the same at 1 year. There was no significant difference in terms of mean pain score, SSV score, and Constant score when compared with the group with no popeye sign. 50% of patients with popeye sign were heavy labour workers. Bicipital cramp was observed in 15 patients (7.2%) at 6 months follow up, and it increased to 17 patients (8.2%) at 1 year. The mean SSV score, Constant score and pain score in these patients were significantly higher at 6 months and 1-year follow-up. Majority of patients with bicipital cramp were heavy labour workers (80%).

Occurrence of popeye sign and bicipital cramp in patients following LHBT tenotomy is fairly low. However, the majority of patients who perform heavy labour work have a higher chance of developing bicipital cramps, which have a poorer functional outcome.
Mathieu FERRAND, Ahmad FARIHAN, Li XU, Laurent BAVEREL, Anthony HERVE, Philippe COLLIN (Paris)
00:00 - 00:00 #23815 - 40 Ballon biodégradable dans le traitement des ruptures irréparables postéro-supérieures de la coiffe des rotateurs : à propos d’une série continue et homogène de 6 échecs.
Ballon biodégradable dans le traitement des ruptures irréparables postéro-supérieures de la coiffe des rotateurs : à propos d’une série continue et homogène de 6 échecs.

Le ballon biodégradable est proposé dans le traitement des ruptures irréparables postéro-supérieures de la coiffe des rotateurs. Son principe est d’augmenter l’espace sous acromial dans le but de supprimer la douleur et de permettre une récupération de la fonction de l’épaule. 



Nous avons réalisé une étude pilote au mois de juin 2012 pour analyser son efficacité. Les critères d’inclusions étaient: rupture d’au moins 2 tendons (sus et sous épineux) avec une infiltration graisseuse supérieure à 2, dont la réparation directe n’était pas possible ou après échec de réparation mais avec un sous scapulaire normal. Les critères d’exclusion étaient un stade de Hamada supérieur à 3 ou une épaule pseudo-paralytique. Les patients ont été évalués en préopératoire par le score de Constant. Nous avons analysé l’efficacité dans le temps sur la douleur et les mobilités, ainsi que la survenue de complications immédiates. Un échec était la persistance de douleur ou une révision. 6 patients ont été inclus. Il s’agissait de 4 femmes et 2 hommes avec un âge moyen de 60 ans. 4 patients avaient déjà été opérés d’une ou plusieurs tentatives de réparation de coiffe (1 à 5 chirurgies).

En préopératoire, l’élévation active moyenne était de 117° et le RE1 active de 24°. Le score de Constant moyen était de 32 points avec respectivement un score sur la douleur de 0 points, sur l’activité de 5 points, sur les mobilités actives de 22 points et sur la force de 5 points. Nous avons eu 2 complications immédiates: une luxation du ballon à 7 jours et une infection précoce à 21 jours. Ces deux patients on nécessité l’ablation du ballon en urgence. 4 patients n’ont décrit aucune amélioration à 1 mois postopératoire. Au 3ème mois, aucun des 6 patients n’a décrit d’amélioration durable. Au final 2 patients ont été perdus de vue et 4 ont nécessité une révision en moyenne à 18 mois postopératoire dont 2 prothèses inversées et 2 transferts tendineux. Avant la révision le score de Constant moyen était de 33 points. Nous avons eu 6/6 échecs.

Nos mauvais résultats à court terme peuvent s’expliquer par le fait que l’implant est instable et résorbable. Ils viennent en contradiction avec certaines publications possiblement en raison de différence des critères d’inclusion. Nous avons totalement abandonné cette technique.
Jean KANY (Toulouse), Régis GUINAND
00:00 - 00:00 #24257 - 42 Réparation arthroscopique des ruptures massives de la coiffe des rotateurs par autogreffe de tendon tricipital renforcé par patch.
Réparation arthroscopique des ruptures massives de la coiffe des rotateurs par autogreffe de tendon tricipital renforcé par patch.

Les résultats des réparations  des ruptures massives sont mitigés . L’autogreffe et les patchs de renforcement ont chacun un rôle biologique et mécanique dans le processus de cicatrisation.

L’hypothèse était que la combinaison de l’autogreffe de tendon tricipital renforcé par patch donnerait un bon résultat fonctionnel avec une  faible morbidité.



Il s’agit d’une étude mono-centrique,rétrospective incluant les patients ayant eu une réparation par autogreffe de tendon tricipital renforcé par patch en collagène résorbable pour rupture massive de la coiffe. Les patients inclus avaient une perforation supérieure à 600 mm2, un stade d’infiltration graisseuse inférieur à 3. Le greffon était fixé sur les moignons tendineux et appliqué sur le tubercule majeur. Les critères d’évaluations cliniques pré et post-opératoire étaient basés sur le score de Constant. L’intégrité structurelle de la coiffe a été évaluée par IRM en utilisant la classification de Sugaya.

Il a été inclus 19 patients avec une moyenne d’âge de 64 ans et un suivi moyen de 16 mois. En préopératoire, le score de Constant était de 44,71 (± 9,85). Au dernier suivi, le score a été amélioré à 55,16 (±9,28), différence qui apparaissait significative (p=0,001). L’élévation antérieure et la rotation externe étaient de 132,63° (±37,69) et 26,84° (±19,81) en préopératoire contre 150° (±23,8) et 27,12° (±20,30) au dernier suivi, différence qui apparaissait non significative (p=0,08 et p=0,92). La force était de 2,84 kg (±1,52) en préopératoire contre 2,28 (±1,18) au dernier suivi (p=0,034). Il n’a pas était relevé de complications post-opératoires du site donneur. L’IRM au dernier suivi a révélé que 3 parmi 15 réparations contrôlées étaient intactes. Le taux de re-rupture était de 80%.

La morbidité du prélèvement s’est révélée nulle , le positionnement et la fixation sont possibles sous arthroscopie, mais les résultats fonctionnels et anatomiques ne sont pas bons. Nous ne recommandons pas la combinaison de l’autogreffe de tendon tricipital avec patch de renforcement résorbable pour les réparations des ruptures massives.
Pierre DESMOINEAUX, Aymane MOSLEMI (Paris), Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #24112 - 43 Traitement des lésions partielles articulaires du sus-épineux « PASTA LESION » par totalisation-réinsertion : résultats cliniques et radiologiques à moyen terme.
Traitement des lésions partielles articulaires du sus-épineux « PASTA LESION » par totalisation-réinsertion : résultats cliniques et radiologiques à moyen terme.

L’objectif de cette étude mono centrique prospective est d'analyser les résultats cliniques et radiologiques des lésions partielles articulaires du supra épineux (PASTA) réparées par la technique arthroscopique de totalisation de la rupture et réinsertion avec double rang.



Parmi 81 patients opérés d’une PASTA lésion entre 2008 et 2018, 59 présentant une lésion dépassant 50% de l’épaisseur du tendon (Ellman III) ont bénéficié d’une technique arthroscopique de totalisation-réinsertion avec un double rang. L’âge moyen des patients lors de la chirurgie était de 54 ans (+-10.70) répartis en 33 femmes et 25 hommes et en majorité pratiquant un travail manuel. La durée moyenne des symptômes préopératoires était de 25 mois. Parmi les gestes associés; une acromioplastie dans 50 cas (86%) en raison d’un conflit sous acromial visible en per opératoire, une ténodèse ou ténotomie du biceps systématiquement quand il n’était pas constaté déjà rompu (15 cas). Les résultats étaient évalués en pré et post opératoires selon le score de Constant, le VAS pour la douleur et le SSV pour la fonction subjective de l’épaule. La cicatrisation tendineuse était évaluée pour 44 patients (76%) par une IRM au dernier recul.

Hormis un patient perdu de vue, tous ont été revus avec un recul minimal de 9 mois. Le score Constant moyen a progressé de 51.49 (+-10.38) à 76.84 (+-9.52) ; p-value<0.0001. Le score VAS moyen s’est amélioré de 5.36 (+-1.67) à 0.67 (+-0.88) ; p-value<0.0001. Le score SSV moyen a augmenté de 51.12 (+-12.71) à 86.88 (+-11.01) ; p-value<0.0001. Nous avons déploré 4 complications : un syndrome douloureux régional, une rupture d’une ténodese du long biceps et 2 ruptures itératives authentifiées par une imagerie par résonance magnétique. Parmi les 44 imageries de contrôle, le sus épineux était cicatrisé dans 42 cas selon le score de Sugaya(1/2/3).

La réparation des PASTA lésion de plus de 50% de l’épaisseur du tendon par totalisation-réinsertion donne de bons résultats fonctionnels à moyen terme. Une ténotomie ou ténodèse du biceps et une acromioplastie étaient associées dans plus de 80% des cas. Notre technique montre un excellent taux de cicatrisation de 98%.
Georges PFISTER (Paris), Philippe VALENTI
00:00 - 00:00 #24248 - 46 Etude clinique cas témoin à 5 ans de recul moyen des reprises de reconstruction du ligament croisé antérieur : KJ + Lemaire modifié versus DiDt + LAL.
Etude clinique cas témoin à 5 ans de recul moyen des reprises de reconstruction du ligament croisé antérieur : KJ + Lemaire modifié versus DiDt + LAL.

Dans les reprises de reconstruction du ligament croisé antérieur du genou (RLCA), l’adjonction d’une ténodèses latérale (LET) est aujourd'hui admise. Nous présentons le premier travail scientifique comparant les résultats cliniques des deux techniques les plus utilisées: la technique de Lemaire modifié (LM) versus la reconstruction du ligament antérolatérale (LAL).



Une analyse rétrospective de données prospectives a été réalisée afin d’inclure tous les patients ayant eu un RLCA entre Janvier 2009 et Janvier 2018 avec un recul minimum de 2 ans. Les critères d’exclusions comprenaient les patients pédiatriques et/ou la réalisation de gestes associés. Les patients ayant bénéficié d’un RLCA par KJ + LM ont été appareillé avec les patients ayant eu un RLCA par DiDt + LAL. L’utilisation des scores de Lysholm, Tegner, ACL-RSI, Marx, IKDC et KOOS constituait l’ensemble de l’évaluation clinique. Une évaluation objective de la stabilité du genou (Lachman + ressaut) a également été conduite. Les complications et le taux de réopération ont également été consigné.

487 RLCA constituaient la base de données initiale. Apres critères d’exclusion, 211 RLCA (38 KJ + LM et 173 DiDt + LAL) étaient éligibles. 7 patients ont été perdu de vue. Le recul moyen était de 55 ± 36 mois. Après appariement, les 2 groupes étaient considérés comme comparables. Tous les scores cliniques ainsi que la laxité objective ont été amélioré de façon significative en postopératoire. Cependant, aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les 2 techniques. Concernant les complications, on observait une tendance en défaveur du groupe KJ + LM mais avec une puissance de l’étude trop faible pour confirmer ce résultat (P = 0.57). Il était rapporté 3 cas de rerupture dans le groupe KJ + LM (7.9%) et 2 dans le groupe DiDt + LAL (5.2%) (P > .999). Le nombre de méniscectomie secondaire, de cyclope et d’arthrite septique était comparable dans les 2 groupes.

L’adjonction d’une ténodèse latérale dans le cadre d’une reprise de reconstruction du ligament croisé antérieure apparaît comme une intervention fiable et efficace. La reconstruction du ligament antérolatérale est au moins équivalente au gold standard représenté par la technique de Lemaire modifié.
Herve OUANEZAR (Dubai, Émirats arabes unis), Johnny EL RAYES, Ibrahim HAIDAR, Cedric NGBILO, Thomas FRADIN, Thaïs DUTRA VIEIRA, Benjamin FREYCHET, Mathieu THAUNAT, Jean-Marie FAYARD, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #24176 - 48 La plastie du LAL réduit le taux de rupture itérative des reconstuctions du LCA : Étude cas-témoin avec un recul moyen de 9 ans.
La plastie du LAL réduit le taux de rupture itérative des reconstuctions du LCA : Étude cas-témoin avec un recul moyen de 9 ans.

Les plasties extra articulaires dans la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) regagnent en popularité; mais les résultats à long terme restent limités. L’objectif de l’étude était de comparer les résultats cliniques à long terme, de la reconstruction du LCA combinée ou non à une reconstruction du ligament antérolatéral (LAL).



Une analyse rétrospective comparative entre de 2 groupes de patients opérés d’une reconstruction du LCA, isolée ou associée à une reconstruction du LAL a été réalisée. Les patients ont été appariés selon les critères suivants : âge, IMC, laxité différentielle, délai accident - chirurgie, sport pratiqué (pivot, contact), ainsi que les lésions méniscales retrouvées lors de la chirurgie et leur traitement. Au dernier recul, le taux de rupture de greffe, d’interventions secondaires ainsi que les scores fonctionnels (KOOS, ACL-RSI, Lysholm, IKDC subjectif, Tegner) ont été analysés.

90 patients opérés d’une reconstruction LCA+LAL ont été appariés à 90 patients opérés d’une reconstruction isolée du LCA avec un recul moyen de 108.09±9.43 (range 97-182) mois. Le taux de rupture itérative était significativement inférieur (3,5 %) dans le groupe reconstruction LCA+LAL par rapport au groupe LCA isolé (16 %) (OR=5.306 ; CI =1.46-19.19 ; p=0.007). Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant les interventions secondaires (Meniscectomies secondaires, cyclopes, lavage) entre les 2 groupes : LCA+LAL (11,6 %) et LCA isolé (13,7 %). Le taux de rupture du LCA controlatéral était comparable entre les deux groupes : LCA+LAL (16,27 %) et LCA isolé (19,5 %). Les scores KOOS-douleur (p=0,007) et KOOS-qualité de vie (p=0,014) étaient significativement supérieurs dans le groupe LCA+LAL. Les autres scores postopératoires (KOOS-symptôme, KOOS-vie quotidienne, KOOS- sport, ACL-RSI, Lysholm, IKDC subjectif, Tegner) n’avaient pas de différence significative.

Cette étude appariée a montré que la reconstruction combiné LCA+LAL, à long terme, avait un taux de rupture itérative significativement plus faible que la reconstruction isolée du LCA sans augmentation du taux d’interventions secondaires.
Ibrahim M. HAIDAR, Johnny EL RAYES, Thomas FRADIN, Cédric NGBILO, Thais Dutra VIEIRA (Lyon), Benjamin FREYCHET, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #23081 - 49 Reconstruction du ligament croisé antérieur du genou par une plastie mixte continue aux ischio-jambiers: évaluation à 10 ans de 50 cas.
Reconstruction du ligament croisé antérieur du genou par une plastie mixte continue aux ischio-jambiers: évaluation à 10 ans de 50 cas.

L’adjonction d’une ténodèse antéro-latérale à un plastie intra articulaire permet d’augmenter la stabilité du genou en contrôlant la laxité rotatoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques à long terme d’une plastie mixte continue aux ischio-jambiers en première intention. 



Nous utilisions un transplant continue constitué des ischio-jambiers laissés pédiculé afin de réaliser la plastie intra-articulaire et la ténodèse latérale. Cinquante patients ont été revus avec un recul moyen de 10 ans. Une évaluation clinique avec mesure de la laxité antéro-postérieure au rolimeter, du ressaut rotatoire et des amplitudes articulaires était effectuée. Les scores subjectifs suivant étaient recueillis: IKDC, Lysholm, KOOS et Tegner. Une évaluation radiologique afin d’évaluer l’arthrose était effectuée.

Quatre-vingt-quatorze pourcents des patients n’avaient pas de ressaut rotatoire et le test de Lachman retrouvait un arrêt dur dans 86% des cas. Il existait un déficit de flexion entre 6 et 15° chez 5 patients et un déficit d’extension de 10° chez un patient. La moyenne du score IKDC subjectif était de 85,5, celle du Lysholm de 90,2 avec 80% des patients ayant un score bon et très bon. La majorité des patients (56%) a repris les activités physiques au même niveau qu’avant la chirurgie. Des lésions d’arthroses étaient retrouvées dans 26% des cas (16% de stade I d’Ahlback et 10% de stade 2). Un seul patient a eu une rupture de sa plastie. On retrouvait des lésions méniscales opérés à distance dans 8% des cas.

L’ajout d’une PAL en première intention permet d’obtenir de bons résultats cliniques (notamment le contrôle de la laxité rotatoire) et radiologiques dans le temps sans augmenter le taux de complications à type de raideur articulaire ou d’arthrose fémoro-tibiale.
Pierre MEYNARD (Libourne), Stéphane COSTES
00:00 - 00:00 #24215 - 51 FACTEURS DE RISQUE D’ECHEC ET RESULTATS CLINIQUES DES NOUVELLES RUPTURES APRES LIGAMENTOPLASTIE ITERATIVE DU LCA : SERIE DE 46 PATIENTS AVEC 107 MOIS DE RECUL.
FACTEURS DE RISQUE D’ECHEC ET RESULTATS CLINIQUES DES NOUVELLES RUPTURES APRES LIGAMENTOPLASTIE ITERATIVE DU LCA : SERIE DE 46 PATIENTS AVEC 107 MOIS DE RECUL.

Le taux de rupture après reconstruction itérative du LCA varie entre 0-25%, cependant, il existe peu d’articles sur ce sujet dans la littérature. L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats cliniques après révisions multiples et d’identifier les facteurs de risques de nouvel échec après reconstruction itérative du LCA. 



Une analyse rétrospective a été réalisée sur des patients ayant bénéficié d’une reconstruction itérative du LCA entre janvier 2009 et février 2018 avec un recul minimum de 2 ans. Toutes les reprises itératives ont été réalisées sous arthroscopie au cours d’une chirurgie en un temps. Les résultats fonctionnels comprenant le taux de reprise de sport, l’échelle d’activité de Tegner, le score de Lysholm, le score IKDC subjectif et le score de KOOS ont été analysés. Une analyse logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs de risque d’échec après reconstruction itérative du LCA.

Avec un recul moyen de 104 mois, 46 patients (35 hommes et 11 femmes) opérés de multiples reconstructions itératives du LCA ont été inclus. Quatre patients ont été perdus de vue. L’âge moyen à la première révision était 26,6 ans (17-47 ans). L’analyse multivariée a identifié comme facteur de risque de nouvelle rupture lors de la révision, une autogreffe par tendon quadricipital (p<0,001). Dix patients ont choisi un traitement fonctionnel après leur dernière rupture. Les patients choisissant le traitement conservateur avaient des scores significativement moins bons concernant le KOOS « sport » (81,4 ± 15,3 versus 62,5 ± 20,3, p=0,0033), le KOOS « qualité de vie » (72,6 ± 21 versus 56,3 ± 25,5, p=0,0490) et le score de Lysholm (88,5 ± 13,1 versus 78,3 ± 12,9, p=0,0353). Le traitement conservateur était prédictif de mauvais résultats concernant le score de Lysholm (p<0,005).

Notre étude a montré que l’utilisation du tendon quadricipital lors d’une reconstruction itérative du LCA était associée à un risque d’échec plus important et que les reconstructions après ruptures itératives donnaient globalement de meilleurs résultats fonctionnels à long terme que le traitement conservateur.
Thomas FRADIN (Besançon), Cédric NGBILO, Ibrahim M. HAIDAR, Johnny EL RAYES, Thais Dutra VIEIRA, Benjamin FREYCHET, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #24255 - 53 Indications et résultats de 29 plasties antéro-latérales isolées à plus de 18 mois de recul.
Indications et résultats de 29 plasties antéro-latérales isolées à plus de 18 mois de recul.

L’évolution des techniques de reconstruction des formations stabilisatrices antérolatérales peut, dans certaines indications d’instabilité rotatoire, nous faire reconsidérer l’utilisation d’une plastie antéro-latérale (PAL) de façon isolée (PALI).  L’objectif de ce travail a été d’analyser les indications et d’évaluer les résultats de cette opération peu invasive et permettant une revalidation rapide



Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. Les 29 patients inclus présentaient tous une instabilité rotatoire dans le cadre d’une lésion ancienne du LCA, confirmée par un ressaut au jerk-test. Ils se répartissent en 3 groupes étiologiques : G1= antécédent de plastie intra articulaire isolée du LCA (n=9 ; age moyen 32,7 ans) G2= lésion du LCA non opérée avec arrêt dur au test de Lachman (n=10 ; age 45,2 ans) G3 = lésion du LCA non opérée + arthrose stade 3 et 4 Kellgren et Lawrence (n=10 ; age 59,4 ans) Une PALI percutanée par autogreffe au gracilis a été réalisée. Les 29 patients, d’âge moyen 47,7 ans ont été revus et évalués au recul moyen de 45 mois. Une analyse clinique (test de Lachman-Trillat, laximétrie antérieure différentielle, ressaut rotatoire, IKDC objectif), fonctionnelle (IKDC subjectif, Scores de Lysholm, Tegner, KOOS et ACL-RSI) et radiologique (Kellgren et Lawrence) a été réalisée.

Six patients (21%) ont un résultat considéré comme médiocre : 4 pour la persistance d’une appréhension au jerk test, 1 pour la persistance de douleurs présentes avant l’intervention, et 1 pour instabilité avérée qui a nécessité une reprise chirurgicale. Les 6 patients se répartissent à égalité entre les groupes G1 et G2. La reprise du sport et des activités physiques à un niveau au moins identique a été possible pour 80% des patients. Tous les scores fonctionnels ont été significativement améliorés. La dégradation radiologique n’a pas été amplifiée de façon significative.

La PALI, réalisée de façon peu invasive, peut représenter une option thérapeutique valide chez certains patients présentant une instabilité rotatoire chronique du genou. Les meilleurs résultats ont été obtenus dans cette étude chez les patients présentant une dégradation arthrosique avérée associée.
Pierre IMBERT (St Raphaël), Maxime CAVALIER
00:00 - 00:00 #24106 - 57 Facteurs de risques psychologiques de survenue de capsulite rétractile après réparation de coiffe des rotateurs.
Facteurs de risques psychologiques de survenue de capsulite rétractile après réparation de coiffe des rotateurs.

La capsulite rétractile est une complication fréquente et redoutée aprés réparation de la coiffe des rotateurs. Des profils psychologiques favorisants ont été évoqués sans que rien ne soit prouvé à ce jour.  Notre hypothèse est qu’il existe des facteurs psychologiques prédisposant tels que l’anxiété, la dépression ou la kinésiophobie.



Nous avons inclus 77 patients (38 femmes (49,4%) , 39 hommes (50, 6%)), d’âge moyen 59 ans, programmés pour réparation de coiffe supérieure sous arthroscopie entre mai 2018 et juin 2019. Nous avons exclus les patients ayant des facteurs de risques systémiques de capsulite (diabète, dysthyroïdie, infarctus...). A l’évaluation fonctionnelle était associée une évaluation psychologique avec score HADS pour la dépression et l’anxiété et Tampa Scale pour la kinésiophobie en préopératoire et 6 mois après l’intervention, ainsi qu'un recueil du statut professionnel. Le diagnostic de capsulite rétractile était établi selon les critères de l’International Society of Arthoscopy, Knee Surgery and Orthopeadic Sports Medecine (ISAKOS) (EAA<100°, RE<10°, RI
A 6 mois, nous avons revus 73 patients, parmi lesquels nous avons diagnostiqués huit capsulites rétractiles. Il existait une différence significative entre les groupes capsulite et non capsulite pour le genre (femme >homme, p=0.028), l’anxiété préopératoire (50% versus 17% p=0.04), et le statut de maladie professionnelle (75% versus 18.5% p=0.027). La dépression et la kinésiophobie n’étaient pas des facteurs de risques significatifs de survenue de capsulite en post opératoire. Le score de Constant à 6 mois était de 72 pour le groupe capsulite versus 51 pour le groupe non capsulite (p=0.00003).

Le sexe féminin, l’anxiété préopératoire et la reconnaissance en maladie professionnelle sont des facteurs de risques de survenue de capsulite rétractile en postopératoire de réparation de coiffe. La connaissance de ces facteurs permet de mieux cibler les patients à risques et de les accompagner spécifiquement dans leur prise en charge.
Florence AÏM (Paris), Romain CHEVALLIER, Blandine MARION, Thomas BAUER
00:00 - 00:00 #24127 - 58 L'arthrodistension donne les meilleurs résultats dans le traitement conservateur de l'épaule gelée.
L'arthrodistension donne les meilleurs résultats dans le traitement conservateur de l'épaule gelée.

The management of frozen shoulder has been subject to ongoing uncertainty. The purpose of this overview is to summarize the findings of meta-analyses that compare treatment options for frozen shoulder.



The authors conducted an electronic literature search for meta-analyses published in English up to 11 February 2020 using PubMed, Web of Science and the Cochrane Library. Two researchers independently applied selection criteria and assessed quality of meta-analyses using A MeaSurement Tool to Assess systematic Reviews (AMSTAR-2). Short-, medium- and long-term patient outcomes were tabulated and synthesized narratively.

A total of 319 studies were identified and screened, of which 8 meta-analyses were eligible for inclusion. Although the methodology of all included meta-analyses was judged to be low or critically low according to AMSTAR-2, their data synthesis and interpretation was considered valid. Physiotherapy, intra-articular and subacromial corticosteroid injection (CSI), and distension with corticosteroid reported sufficient evidence (min. 3 studies). Intra-articular CSI and distension with CSI both provide advantages over placebo in short-term pain relief, range of motion (ROM) and shoulder function, with improvements in ROM continuing into the medium and long term. Additionally, distension provides medium-term improvements in abduction and long-term improvements in external rotation over intra-articular CSI and physiotherapy. Intra-articular CSI yields advantages over subacromial CSI in pain relief and in short-term function. Proprioceptive neuromuscular facilitation (PNF) may provide advantages over conventional physiotherapy for pain improvement and external rotation in the short-term.

Distension with corticosteroid provides the best prospect for pain relief in the short term and improvement in range of motion across all time frames in the conservative treatment of frozen shoulder.
Sébastien PIOTTON (Genève, Suisse), Alexandre LÄDERMANN
00:00 - 00:00 #24222 - 59 DOULACC: Douleur après chirurgie de la coiffe. La douleur postopératoire immédiate conditionne-t-elle la vitesse de récupération des premiers mois?
DOULACC: Douleur après chirurgie de la coiffe. La douleur postopératoire immédiate conditionne-t-elle la vitesse de récupération des premiers mois?

Les douleurs après chirurgie de la coiffe des rotateurs sont souvent importantes et difficilement prévisibles. La récupération fonctionnelle est aussi un paramètre variable. L’objectif de cette étude était d’évaluer les liens entre douleurs postopératoires immédiates et récupération précoce.



Suivi longitudinal prospectif de 135 patients opérés de la coiffe des rotateurs. Les patients ayant manqué un rendez-vous les 6 premiers mois étaient exclus. Les patients suivaient un protocole antalgique. La douleur postopératoire immédiate était évaluée en intensité (EVAD) et durée. Le groupe des patients les plus douloureux avec EVAD>6 (grDOUL+) était comparé au groupe des moins douloureux (grDOUL-). Les scores de Constant (SC), Quick-Dash (QD) et SSV étaient mesurés à J45, 3 mois et 6 mois. Un modèle de régression permettait d’estimer la vitesse de récupération en points de Constant/Jour (VITRECUP).

L’EVAD postopératoire était à 5,6 (1;10;+/-2,5) et liée linéairement à la durée des douleurs (moyenne 14 jours;p=0,003), aux difficultés de sommeil (moyenne 22 jours;p=0,0001) et à la consommation d’antalgiques palier 2 (moyenne 7 jours;p=0.0001). L’EVAD était liée linéairement à VITRECUP (p=0.0008). Dans le grDOUL+ (n=45/107), VITRECUP était de 58% VS 87% dans le grDOUL- (p=0,0001). Les patients les plus douloureux mettent donc plus de 4 mois pour récupérer 70 points de Constant, les patients moins douloureux moins de 3 mois. A 6 mois, les scores fonctionnels étaient comparables entre les 2 groupes.

Les douleurs postopératoires sont importantes en intensité et en durée malgré le protocole antalgique. Elles semblent conditionner les premiers mois de récupération sans compromettre les résultats à 6 mois. Une gestion plus efficace de la douleur postopératoire pourrait accélérer la récupération des patients après chirurgie de la coiffe des rotateurs.
Anselme BILLAUD (Mérignac)
00:00 - 00:00 #24028 - 61 Contentieux et Arthroscopie : Analyse de 20 ans de recours en justice en France.
Contentieux et Arthroscopie : Analyse de 20 ans de recours en justice en France.

L’analyse des conséquences médico-légales liées à la pratique de l’arthroscopie n’a jamais été rapporté en France. Le principal objectif de cette étude était d’identifier les caractéristiques des recours en justice après arthroscopie réalisée au sein des établissements de soins privés et publics.



Étude rétrospective des recours en justice après chirurgie arthroscopique à l’aide de deux bases de données juridiques (Legifrance et Doctrine), entre mai 1994 et avril 2020. Parmi les contentieux administratifs et civils analysés, les données cliniques et épidémiologiques ont été recueillies.

Un total de 180 recours en justice remplissaient les critères d’éligibilité : 58 relevaient des juridictions administratives et 122 des juridictions civiles. Le chirurgien était impliqué seul ou in solidum dans 45.6% des cas (82/180). La décision finale était en faveur du requérant dans 67.8 % (122/180). Le montant moyen de l’indemnisation était alors en moyenne de 77984 euros [2282-1117667]. Les deux articulations les plus impliquées étaient le genou (82.2%, n = 148) et l’épaule (11.1%, n = 20). Les recours introduits par le requérant étaient liés à une infection dans 78/180 cas et à une complication musculo-squelettique dans près d’un cas sur 4 (45/180). Un défaut d’information était rapporté dans 34/180 cas (18.9%).

Notre étude a permis l’analyse et la cartographie des recours en justice après chirurgie arthroscopique sur une période de plus de 20 ans. Le genou se trouve être l’articulation la plus pourvoyeuse de recours. Les principaux motifs de recours étaient les complications septiques, musculo-squelettiques et le défaut d’information.
Charles PIOGER (Paris), Christophe JACQUET, Alexandre ABITAN, Guillaume-Anthony ODRI, Matthieu OLLIVIER, Bertrand SONNERY-COTTET, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #24107 - 62 Cinématique du genou et de la hanche pendant la marche chez les patients présentant une rupture du ligament croisé antérieur: avant et après reconstruction.
Cinématique du genou et de la hanche pendant la marche chez les patients présentant une rupture du ligament croisé antérieur: avant et après reconstruction.

Despite the available literature on the effects of ACL rupture on gait parameters, the dynamics of evolving changes is still poorly studied, and the available data are contradictory.  The objective of the study was to evaluate the clinical, functional and biomechanical symptoms in patients with ACL rupture and after reconstruction.



The study enrolled 20 patients and 20 healthy subjects as controls. Walking biomechanics was assessed at three time points: before surgery and three months and a year or more after surgical reconstruction. The kinematic parameters of the lower limb joints during walking were measured using inertial sensors. The recorded parameters included gait cycle time, hip and knee joint movements in three mutually perpendicular planes, and impact loads during walking.

Impact loads on both sides differed significantly from the respective values before surgery (p<0.05). Walking cycle duration decreased with time after surgery. On both sides (affected and unaffected), hip movement amplitudes were significantly smaller than in control (p<0.05). They remained so in the follow-up periods after the reconstruction. There were no significant changes in abduction-adduction and rotation movements for hip joints. Before ACL reconstruction, the amplitude of the main flexion of the knee was significantly reduced both on the affected and unaffected sides. The amplitude gradually increased after the reconstruction, and a year post-surgery, it reached, on the operated side, the same values as in the control group. Abduction-adduction and rotation movements were slightly decreased on both sides and showed no distinct trends.

Complete functional recovery of the knee was not achieved within a year after the ACL reconstruction. We suppose that gait analysis should be included in the clinical protocol for ACL rupture patients in the rehabilitation period. This is the only study that can evaluate the objective function of the joint.
Dmitriy SKVORTSOV (Moscou, Russie), Alexander AKHPASHEV, Sergey KAURKIN, Aljona ALTUKHOVA, Alexander TROITSKIY, Nikolay ZAGORODNIY
00:00 - 00:00 #23286 - 64 Syndrome du cyclope et flessum du genou après reconstruction du LCA : Effet des mesures de confinement liées au COVID 19 ?
Syndrome du cyclope et flessum du genou après reconstruction du LCA : Effet des mesures de confinement liées au COVID 19 ?

Après reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA), la récupération de l’extension complète doit se faire avant la 6ème semaine sinon le risque de cyclop syndrome est significativement augmenté. La pandémie du COVID 19 a amené à des mesures de confinement strictes, imposant l’auto-rééducation aux patients opérés avant ce confinement.



Une cohorte consécutive prospective de 83 patients opérés entre le 10 février et le 16 mars 2020 et dont la rééducation des 6 premières semaines post-opératoires a été effectuée pendant la période de confinement avec des vidéos explicatives contenues sur un site internet dédié a été suivie pendant 6 mois. Cette série a été comparée à une cohorte témoin de 85 patients opérés selon la même technique avec rééducation avec un kinésithérapeute en 2019. Un examen clinique du genou était réalisé à 3 et 6 mois post-opératoires avec analyse du flessum et du verrouillage. Les scores IKDC, Lysholm, ACL-RSI et les test isocinétiques étaient réalisés à 6 mois avec analyse IRM en cas de suspicion de flessum résiduel après 3 mois. Le taux de cyclope, de raideur en extension à 6 mois et le taux de reprise chirurgicale pour libération de l’échancrure sont détaillés dans l’étude.

Il s’agit d’une étude prospective originale réalisée compte des mesures exceptionnelles liées aux conséquences sanitaires du COVID 19 pour évaluer l’impact clinique de l’absence de rééducation en consultation présentielle après reconstruction du LCA. Les mesures de confinement ont modifié les habitudes postopératoires des patients en imposant souvent l’auto-rééducation ou l’arrêt de la rééducation. La pandémie est survenue alors que le développement d’outils d’auto-rééducation n’était pas d’utilisation courante dans le programme de rééducation précoce. Si l’hypothèse de cette étude est validée (le nombre de flessum post-opératoires a augmenté durant la période de confinement en auto-rééducation avec une augmentation significative du nombre de cyclop syndrom à expression clinique et asymétrie d’extension à 6 mois post-opératoires), une amélioration des outils d’auto-rééducation et une réflexion sur la méthodologie nécessaire à leur développement pourrait être envisagée.

La période de confinement a modifié les pratiques et pourrait conduire à une réflexion sur les outils d’auto-rééducation qui doivent être aussi efficaces que les méthodes de rééducation classiques en cabinet afin de ne pas dégrader les résultats fonctionnels à moyen et long terme déjà améliorables après chirurgie du LCA.
Nicolas BOUGUENNEC (Mérignac), Antoine MORVAN, Nicolas GRAVELEAU
00:00 - 00:00 #24259 - 65 Evaluation biomécanique de la course à pied dans la reprise du sport à 6 mois postopératoire après reconstruction du ligament croisé antérieur : y-a-t-il un intérêt ?
Evaluation biomécanique de la course à pied dans la reprise du sport à 6 mois postopératoire après reconstruction du ligament croisé antérieur : y-a-t-il un intérêt ?

La course à pied est une activité importante dans le continuum de la reprise du sport (RTS) après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCAR). L’objectif était d’analyser l’intérêt de son évaluation biomécanique à 6 mois après LCAR.



Cette étude prospective comparait un groupe LCAR (n=26) avec un groupe contrôle (sujets sains appariés par le poids et la taille, n=14). L’ensemble des participants pratiquait un sport de pivot/contact en compétition. Une évaluation de la course à pied était réalisée à 6 mois postopératoire sur un tapis instrumenté à 12km/h. Elle évaluait la longueur de la foulée, la force d’impact et la raideur biomécanique du membre inférieur. Un suivi clinique et IRM était effectué à 2 ans pour rechercher la survenue d’une une nouvelle blessure (rupture itérative ou du LCA controlatéral). L’ensemble des paramètres étudiés étaient présentés sous forme de LSI (Limb-symmetry-Index) et étaient comparés entre les patients LCAR et le groupe contrôle, et entre les patients LCAR avec et sans une nouvelle blessure.

Au dernier recul, 2 patients ont présenté une re-rupture et 3 patients une rupture du LCA controlatéral. Concernant le LSI longueur de la foulée, il n’existait pas d’asymétrie entre le groupe LCAR et le groupe contrôle (98,4%(2,3) vs. 99,1%(1,7) p=0,3). Il existait une différence au sein du groupe LCAR entre les sujets avec et sans nouvelle blessure (respectivement : 95,8%(2,3) vs. 99,0%(1,8), p=0,003). Pour le LSI force d’impact, il n’existait pas de différence entre les 2 groupes (LCAR : 96,1%(10,4) vs. 102,7%(16,6), p=0,19) mais une différence significative au sein du groupe LCAR entre les sujets avec et sans nouvelle blessure (respectivement : 86,9%(13,3) vs 98,3%(9,6) p=0,025). Il existait une différence significative du LSI raideur biomécanique entre le groupe LCAR et le groupe sain (105,4%(8,5) vs 100,1%(3,1), p=0,008). Sur cette même variable, il existait également une différence significative entre le groupe LCAR avec blessure et sans (112,6%(7,3) vs 103,7%(8), p=0,035).

A 6 mois post-opératoire, les sujets-LCAR n'avaient pas d’asymétrie de longueur de foulée et de force d’impact mais une asymétrie de la raideur biomécanique comparativement aux sujets-sains. Les re-ruptures-LCA avaient une plus grande asymétrie de ces paramètres biomécaniques. Une évaluation biomécanique de la course semble donc intéressante pour le RTS.
Thomas NERI, Alexandre RAMBAUD (Lyon), Jean-Benoit MORIN, Remi PHILIPPOT, Jeremy ROSSI, Pierre SAMOZINO, Pascal EDOUARD
00:00 - 00:00 #24171 - 66 La largeur pré-opératoire des tunnels n'influence pas les résultats des reprises du LCA en un temps par techniques outside-in: Analyse de 478 patients.
La largeur pré-opératoire des tunnels n'influence pas les résultats des reprises du LCA en un temps par techniques outside-in: Analyse de 478 patients.

La largeur des tunnels fémoral et tibial avant une chirurgie de reprise du LCA influence la décision d’une chirurgie en 1 ou 2 temps. Le but de cette étude est d’évaluer si une reprise en un temps, quelque soit la largeur préopératoire des tunnels, était associé à de bons résultats.



Une analyse rétrospective de données collectées de façon prospective a été conduite. Les patients ayant bénéficié d’une reprise de LCA entre janvier 2009 et février 2018 ont été inclus. Les patients étaient répartis en 2 groupes en fonction de la largeur des tunnels mesurée sur les radiographies préopératoires : groupe A < 12 mm et groupe B ≥ 12 mm. Les reprises de LCA étaient toutes réalisées en un temps avec une technique outside-in, indépendamment de la largeur des tunnels mesurée avant la chirurgie de reprise. Les scores subjectifs (KOOS, IKDC, Lysholm, Tegner, ACL-RSI et Marx Activity) étaient collectés avant et à 2 ans de recul minimum après la reprise. Le taux d’échec (seconde rupture) était également évalué entre les 2 groupes.

Un total de 478 patients était inclus avec un recul moyen de 70,9 mois. Aucune différence significative n’était retrouvée entre les 2 groupes concernant les scores subjectifs KOOS, IKDC, Lysholm, Tegner, ACL-RSI et Marx Activity. Une seconde rupture était observée chez 37 patients (9,1%). Le taux de re-rupture était de 10,8% dans le groupe A (< 12 mm) et de 7,7% dans le groupe B (≥ 12 mm) (p = 0,32). Seuls 2 cas sur 478 reprises en un temps par technique outside-in ont nécessité l’utilisation d’un greffon osseux et impliquaient à chaque fois le tunnel tibial.

La largeur préopératoire des tunnels n’influence pas les résultats subjectifs et le taux de re-rupture après chirurgie de reprise en un temps par technique outside-in qui est une procédure fiable, reproductible et efficace.
Charles PIOGER (Paris), Thomas FRADIN, Johnny EL RAYES, Ibrahim HAIDAR, Cédric NGBILO, Jean-Marie FAYARD, Benjamin FREYCHET, Mathieu THAUNAT, Thais DUTRA VIEIRA, Bertrand SONNERY-COTTET
00:00 - 00:00 #24274 - 67 Lésions multiligamentaires du genou: profil lésionnel et résultats fonctionnels à 6 mois d’une reconstruction par autogreffe.
Lésions multiligamentaires du genou: profil lésionnel et résultats fonctionnels à 6 mois d’une reconstruction par autogreffe.

Les reconstructions des lésions multi-ligamentaires du genou (MLKR) sont complexes et les résultats cliniques post-opératoires sont difficilement prévisibles. Notre objectif était d’analyser le profil lésionnel et d’évaluer les résultats fonctionnels et cliniques des patients MLKR à 6 mois de recul.



Il s’agissait d’une série prospective réalisée entre janvier 2019 et janvier 2020. Etaient inclus tous les patients opérés d’une MLKR. Tous les patients ont bénéficié d’une reconstruction par autogreffe, à l’exception des fractures avulsions. Tous les patients ont bénéficiés d’un protocole de rééducation immédiate dans un centre spécialisé. Les patients avec une atteinte du LCL et/ou du LCP n’avaient pas d’appui complet immédiat. Les caractéristiques démographiques, le profil lésionnel (classification de Schenk : KD), et les lésions associées ont été collectés de façon prospective. Une évaluation clinique et fonctionnelle a été réalisée en pré-opératoire et à 6 mois post-opératoire, incluant les mobilités, le taux de reprise des activités professionnels et les scores fonctionnels de KOOS et d’IKDC.

Au total, 27 patients ont été inclus (âge moyen 28.72 ans, 21 hommes, 6 femmes). Deux patients avaient une atteinte du nerf fibulaire commun (7,4%). Le profil lésionnel était le suivant : 21 patients avec 2 ligament atteints (KD IM:40.7%, KD IL:37%), 5 patients avec 3 ligaments atteints (KD IIIM:14.8%, KD IIIL:3.7%) et 1 patient avec 4 ligaments atteints (KD IV: 3.7%). Comparés à la population normale, les scores fonctionnels à 6 mois restaient bas avec un IKDC subjectifs à 77 ± 8.5 et un KOOS à 65 ± 8.5. La flexion moyenne à 6 mois était de 122 ± 5.15°. Aucun patient n’avait un flessum ≥5°. Aucune re-rupture n’a été constaté. A 6 mois, 22 (80.5%) patients ont pu reprendre leur activités professionnelles, et le taux de retour au sport (sport sans rotation) était de 67%.

Le profil le plus fréquemment observé est l’atteinte d‘un croisé et du plan médial. Les résultats cliniques sont encourageants avec un retour aux activités satisfaisant. Seule une minorité de patient retrouve un genou oublié. Une mobilisation précoce permet d’éviter les raideurs articulaires sans compromettre la stabilité du genou.
Thomas NERI (Saint Etienne), Pierre-Henri VERMOREL, Marion RAVELOJAONA, Alexandre RAMBAUD, Benoit BOUTHIN, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT
00:00 - 00:00 #24205 - 68 Répercussion de décollement de l’endobouton sur le résultat de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur.
Répercussion de décollement de l’endobouton sur le résultat de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur.

La fixation suspendue du greffon du LCA par endobouton à appui cortical présente comme tous moyens de fixation des avantages et des inconvénients. L’inconvénient majeur est l’interposition des parties molles entre ce dernier et la corticale.

L’objectif de notre travail était d’évaluer la répercussion clinique de décollement de l'endobouton.



Nous avons réalisé une étude rétrospective, descriptive et transversale. Nous avons revus tous les patients opérés dans notre service entre 2015 et 2018, et ayant eu une reconstruction du LCA de première intention sous arthroscopie avec fixation fémorale par endobouton. Tout endobouton qui n’était pas parfaitement appliqué à la corticale était considéré comme décollé. La laxité résiduelle antérieure post-opératoire a été appréciée par le test de Lachman. A un an de recul nous avons évalué la douleur, la stabilité et la mobilité du genou selon la cotation fonctionnelle d’APREGE.

Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien et la même technique. Trente-deux patients sur 297 opérés présentaient un décollement de l’endobouton. Dans 56% des cas, le décollement était inférieur à 3 mm, 25% entre 3 et 6 mm et 19% supérieur à 6 mm, 4 patients gardaient une laxité résiduelle sans retentissement fonctionnel et 2 patients présentaient un syndrome de la bandelette ilio-tibiale amélioré par le traitement médical et la rééducation. A un an de recul et selon la cotation ARPEGE, 20 patients avaient un très bon résultat fonctionnel, 9 un bon et 3 avaient un résultat moyen sans qu’il existe une corrélation statistiquement significative avec le degré du décollement. Le contrôle radiologique à un an a objectivé la diminution du décollement de 1,2 mm en moyenne dans 31% des cas.

Notre étude a montré qu’un endobouton non appliqué n’a pas de répercussion péjorative sur l’évolution postopératoire tant que ce dernier n’a pas dépassé la bandelette ilio-tibiale, chose qu’il fallait vérifier en per-opératoire
Sakr AYARI (Arles), Anis TBORBI, Med Amine GHARBI, Anis BOUSRIH, Hichem ABID, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA
00:00 - 00:00 #24270 - 70 Retour au sport après une reprise de ligamentoplastie du lca et reprise itérative de ligamentoplastie du lca : analyse d'une étude prospective comparative de 335 patients de la cohorte fast.
Retour au sport après une reprise de ligamentoplastie du lca et reprise itérative de ligamentoplastie du lca : analyse d'une étude prospective comparative de 335 patients de la cohorte fast.

Les résultats fonctionnels après ligamentoplastie itératives du LCA sont peu connues tout comme le niveau de retour au sport, peu d’études parlent des scores fonctionnels à 1an. Notre étude propose de comparer les scores fonctionnels des révisions de LCA et révisions itératives : IKDC KOOS, ACL RSI



Une étude de cohorte mono centrique, prospective ayant subi une ligamentoplastie a été débuté en 2012 (French prospective Acl STudy [FAST]) Une étude comparative a été réalisé en analysant retrospectivement des données prospectives. Les patients inclus étaient des athlètes âgés de 18 à 50 ans pris en charge pour une reprise de ligamentoplastie de LCA isolée ou une reprise itérative de ligamentoplastie de LCA isolée entre janvier 2012 et mars 2019. Les patients étaient répartis en deux groupes : reprise de ligamentoplastie du LCA et reprise itérative de ligamentoplastie du LCA. Le critère de jugement principal : Le retour au sport à un an est au moins aussi bon que les scores à 1 an des reprises de LCA. Les critères de jugements secondaires étaient les scores fonctionnels à 1 an des reprises itératives de LCA (IKDC, KOOS), et l’aptitude psychologique à la reprise du sport :ACL-RSI.

Au total 335 patients (revisions de ligamentoplastie n=319 ; révisions itératives de ligamentoplastie n=16) ont été inclus dans l’étude.Il y avait 240 homme et 95 femmes Il y avait significativement moins de retour au sport dans le groupe reprise itérative: 62% comparativement au groupe reprise 87 p=0,02. A un an les score fonctionnelle et ACL RSI était aussi significativement moins bon.

A un an de recul, il y a donc significativement moins de patients qui reprennent le sport après une reprise itérative de ligamentoplastie de LCA qu'après une reprise de ligamentoplastie de LCA, qui est corrélé avec un score d'aptitude psychologique à la reprise du sport significativement moins bon.
Alain MEYER, Nicolas BAUDRIER (Paris), Yoann BOHU, Antoine GEROMETTA, Olivier GRIMAUD, Alexandre HARDY, Nicolas LEFEVRE, Shahnaz KLOUCHE
00:00 - 00:00 #24162 - 71 Les lésions des fibres de Kaplan de la bandelette ilio-tibiale sont-elles corrélées à une augmentation du pivot shift ? Etude radio-clinique (161 patients).
Les lésions des fibres de Kaplan de la bandelette ilio-tibiale sont-elles corrélées à une augmentation du pivot shift ? Etude radio-clinique (161 patients).

Des études biomécaniques récentes ont démontré que les fibres de Kaplan (KF) de la bande iliotibiale jouent un rôle dans le contrôle de la rotation antérolatérale du genou.

Cependant, il existe une controverse quant à savoir si une lésion des KF est associée au pivot shift



objectif: établir la prévalence des lésions radiologiques des KF chez patients ayant une lésion du LCA; évaluer le lien entre cette lésion et le pivot shift; et d'évaluer toute association entre lésion KF et d'autres résultats radiologiques. Méthodes: Les examens IRM préopératoires ont été examinés pour 161 patients avec lésion du LCA.Des critères diagnostiques spécifiques ont été développés et appliqués pour identifier les lésions KF. Le test du chi carré était effectué pour rechercher des associations entre les lésions KF, le pivot shift et lésions radiologiques du genou associées.

Des signes radiologiques de lésion KF ont été identifiés chez 30 (18,6%) patients. Le diagnostic de lésion KF était plus élevé chez les patients ayant subi une IRM dans les 90 jours de blessures, par rapport à celles qui ont subi une IRM effectuée 90 jours ou plus après la blessure (23,7 vs 6,4%, p = 0,010). Les patients avec un diagnostic IRM de blessure KF avaient significativement taux plus élevés de lésions méniscales latérales (40% vs 18%, p = 0,007), d'oedème sous-chondral postéro-médial (73% vs 44%, p = 0,003). Il n'y avait pas de corrélation entre pivot shift et lésion KF

Prévalence des lésions de la KF chez les patients lésés du LCA diagnostiquées par IRM était relativement faible (18,6% des patients) et sans corrélation avec le pivot-shift
Jerome MURGIER, Lachlan BATTY (Melbourne, Australie), Kate WEBSTER, Julian FELLER, Brian DEVITT
00:00 - 00:00 #23831 - 76 L’évaluation de l’articulation acromio-claviculaire par radiographie standard est-elle pertinente ?
L’évaluation de l’articulation acromio-claviculaire par radiographie standard est-elle pertinente ?

La radiographie standard de face de l’articulation acromio-claviculaire (AC), reste la référence pour évaluer la dégénérescence arthrosique.A l’aide d’une étude radiographique standardisée de face d’une articulation AC, l’objectif de ce travail était de déterminer si cette incidence radiographique est fiable et reproductible pour l’évaluation de l’interligne articulaire AC.



A l’aide d’une étude radiographique standardisée de face d’une articulation AC, l’objectif de ce travail était de déterminer si cette incidence radiographique est fiable et reproductible pour l’évaluation de l’interligne articulaire AC.Une scapula et la clavicule, sans arthrose AC, ont été utilisées pour l’étude. La scapula a été positionnée dans un support, puis sous contrôle scopique, radiographie de face stricte de l’AC a été réalisée. A partir de cette position 0, une radiographie a été réalisée en variant l’angle de 5° - 10° - 15° dans tous les plans de l’espace. Les clichés ont été réalisés lors de la même séance pour ne pas modifier la distance tube-scapula puis ont été exportés vers Osirx pour l’analyse. Nous avons mesuré : les distances supérieure et inférieure de l’AC, et la surface de l’interligne articulaire.

Nous n’avons retrouvé aucune reproductibilité des mesures de l’interligne articulaire AC en fonction de l’inclinaison du rayon par rapport à la radiographie de face stricte.

La Radiographie standard de face de l’interligne AC ne permet pas une analyse fine de la dégradation arthrosique de cette articulation. Probablement que seuls le scanner ou l’IRM permettent d’analyser la dégénérescence de cette articulation.
Cyril GUILLOTIN, Clavert PHILIPPE, Cyril GUILLOTIN (Strasbourg)
00:00 - 00:00 #24161 - 77 Tenolyse endoscopique du long fléchisseur de l'hallux: téchnique chirurgicale et indications.
Tenolyse endoscopique du long fléchisseur de l'hallux: téchnique chirurgicale et indications.

Cet article décrit une technique opératoire arthroscopique, visant à traiter ce que l'on dénomme l'Hallux limitus fonctionnel (HLF). Il est caractérisé par l’impossibilité du tendon du long fléchisseur de l'hallux (FHL) de coulisser librement. Ce conflit tendineux se situe dans le tunnel rétro-talien au niveau de la cheville. 



Les premières ténolyses du FHL sont réalisées en 1999. Les indications sont fonction des désordres biomécaniques qui découlent de l'HLF. Cette opération vise à rétablir un coulissement tendineux physiologique du FHL par section de la poulie rétro-talienne. Elle est pratiquée d’abord par voie ouverte et depuis 2000 par voie arthroscopique, selon les descriptions du Professeur Niek van Dijk. Notre série compte 1660 pieds opérés à ce jour. Au fil de cette série, l’anatomie du FHL et la configuration du tunnel rétro-talien ont été étudiés et documentés. Cela nous a permis de mieux comprendre les origines du conflit et d’affiner le traitement chirurgical. Pour compléter les études, nous avons donc décrit et publié cette technique encore peu pratiquée de manière élective. Une vidéo explicative et un article descriptif ont été accepté en mars 2020 pour publication dans le journal américain "Arthroscopy: The Journal of Arthroscopic and Related Surgery".

Cette intervention chirurgicale comporte très peu de complications et les patients bénéficient d’une récupération fonctionnelle rapide. Les résultats sur plus de 1000 cas ont très satisfaisants subjectivement par le retour des patients et objectivement par les changements observés sur les bilans de marche pré- et post-opératoires et la résolution des symptômes. Cette procédure est proposée après échec d'un traitement conservateur bien codifié. Le soulagement des douleurs et le bien-être fonctionnel ne concernent pas uniquement la région anatomique opérée. En effet, le blocage qui caractérise le HLF modifie le déroulé du pas et entraîne un déséquilibre biomécanique à la marche qui touche l’ensemble du membre inférieur. Cela explique pourquoi le rééquilibrage issu de la libération du coulissement tendineux du FHL permet également de soulager des symptômes au niveau du dos, des hanches et des genoux. Le syndrome rotulien en est la parfaite illustration.

Il s’agit d’une publication originale non-référencée à un riche éventail de travaux scientifiques à disposition. Nous souhaitons montrer le potentiel de cette opération et échanger nos expériences en s'ouvrant à d’autres centres de compétence pour le traitement des dysfonctions du pied et de l'ensemble du membre inférieur.
Theresa OLDEN (Lausanne, Suisse), Jacques VALLOTTON
00:00 - 00:00 #24239 - 78 Traitement de la raideur idiopathique de l'épaule: résultats d'une enquête nationale sur les profils de pratique des chirurgiens.
Traitement de la raideur idiopathique de l'épaule: résultats d'une enquête nationale sur les profils de pratique des chirurgiens.

Shoulder stiffness is a condition of restricted glenohumeral range of motion (ROM), which can arise spontaneously or as consequence of a known cause. Several treatment options are available and currently no consensus has been obtained on which treatment algorithm represents the best choice for the patient. 



The aim of this study was to is investigate surgeon practice patterns in Italy regarding treatment of primary shoulder stiffness. A review of the literature was performed to identify randomized controlled trials reporting results of shoulder stiffness treatment. From the analysis of the available evidence, the following controversial or critical points in the treatment of primary shoulder stiffness were identified: modalities of physical therapy; indication for oral corticosteroid; indication and frequency for injective corticosteroid; technique and site of injection; indication, timing and technique for surgery. A survey composed by fourteen questions was created and administrated to the members of a national association specialized in orthopaedics and sports traumatology. Data obtained from the completed questionnaires were entered into a spreadsheet for analysis. Categorical variables are expressed in numbers of cases and frequencies. Response rates were summarized in terms of proportions of respondents.

204 completed questionnaires were collected. Physical therapy was recommended by 98% of the interviewed. The use of oral corticosteroids was considered by 51% of the interviewed, and injections of corticosteroids by 72%. The posterior injection approach was the one preferred and a the number of three was considered the upper limit for repeated injections. Injective therapy with local anaesthetics and hyaluronic acid was considered by more than 20% of the interviewed surgeons. Hydrodilatation and manipulation under anaesthesia were considered, respectively, by 13% and 35% of the surgeons. No consensus on timing for surgical treatment, and surgical approach was obtained. 30% of the interviewed subjects do not treat shoulder stiffness surgically.

Several approaches to shoulder stiffness have been proposed and high-level evidence is available to analyze and discuss their results. However, several controversial points emerged both from literature reviews and from this national survey.
Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Alessandra MENON, Francesco UBOLDI, Max FRIEDRICH, Sebastian WALTER, Matthias WIMMER, Christof BURGER, Dieter Christian WIRTZ, Pietro RANDELLI, Laura DE GIROLAMO
00:00 - 00:00 #23367 - 79 Influence d'une garde sur les compétences arthroscopiques des internes évalués par simulateur de réalité virtuelle d'Arthroscopie d'Epaule.
Influence d'une garde sur les compétences arthroscopiques des internes évalués par simulateur de réalité virtuelle d'Arthroscopie d'Epaule.

La démocratisation des simulteurs en chirugie offre de nouvelles perspectives pédagogiques. Des nouveaux paramètres appréciant la dextérité  sont facilement collectés et peuvent etre étudiés en situation physiologiques extrème. L'objectif de notre étude est de coparer les résultats obtenus avant et parès garde par une population d'interne en chirurgie orthopédique. 



Une étude prospective analysant 120 exercices d'arthroscopie a été réalisé en suivant une cohorte de 10 chirurgiens avant et après une garde entre Novembre et Mai 2019 au CHU d'Amiens au sein du centre SimuSanté associé à notre Hôpital. Pour éviter tout biais de mémorisation les participants devaient préalablement avoir réalisé 10 fois chaque exercice. Chacun de ces internes était évalué à trois reprises par deux exercices ("catch the stars" et "subacromial debridment") avant et après une garde de 24h de chirurgie orthopédique. Le score obtenu à l'exercice (OPS overall performance score), le temps de réalisation de l'exercice, la distance parcourue par les instruments arthroscopiques ainsi que les lésions iatrogènes étaient étudiées ainsi que la courbe d'apprentissage. Le temps de sommeil, et le score d'Epworth évaluant la fatigue était à chaque fois colligé avant et après la garde.

Le score globale était significativement différents sur les deux exercices passant de48,83 ± 5,22 (18 - 60) à 43,23 ± 5,69 (10 - 60) point après une garde (p value 0,038) pour l'exercice "catch the stars" et de 124,34 ± 3,84 (97,2 - 136) à 118,64 ± 5,52 (76,2 - 135) pour l'exercice subacromial debridment . Les résultats secondaires retrouvent des corrélations variables sur les paramètres secondaires (lésions iatrogènes, temps, distances parcourus par les instruments) selon les exercices. L'étude de la courbe d'apprentissage retrouve qu'il existe toujours une progression après 10 répétitions de la même tâche dans l'exercice "subacromial decompression" alors qu'il n'existe plus de progression pour l'exercice "catch the stars"

L'évaluation de cette cohorte d'interne soumis a une garde de 24 heure retrouve que la réalisation d'une simulation d'arthroscopie est significativement moins bonne après une garde de 24h en revanche l'apprentissage sur simulateur en lendemain de garde ne semble pas nuire à la courbe d'apprentissage.
Quentin BAUMANN (Paris), Axel VAN VLIET, Massi DEHL, Celine KLEIN, Yassine BULAID, Antoine GABRION
00:00 - 00:00 #24220 - 81 Résection de synostose calcanéo-naviculaire : arthroscopie ou foyer ouvert ?
Résection de synostose calcanéo-naviculaire : arthroscopie ou foyer ouvert ?

La prise en charge chirurgicale  des conflits calcanéo-naviculaires par résection permet une amélioration des symptômes. La procédure arthroscopique dans cette indication a déjà été décrite mais aucune comparaison avec la procédure par abord direct. Cette étude compare les résultats cliniques de résection de conflit calcanéo-naviculaire arthroscopique et à foyer ouvert.



Tous les patients présentant un conflit calcanéo-naviculaire isolé symptomatique dont l’indication chirurgicale a été posée entre Novembre 2009 et Novembre 2017 ont été inclus. La cohorte a été séparée en deux groupes arthroscopique et foyer ouvert. Les complications post opératoires dans les deux premiers mois, les complications au dernier suivi, la reprise sportive, les reprises chirurgicales, la durée d’intervention et d’hospitalisation ont été comparées. Le score subjectif FAAM a été recueilli par entretien téléphonique.

81 patients (âge moyen 13.1ans) ont été opérés par arthroscopie et 46 patients (12.7ans) ont été opérés par abord direct. Les deux groupes étaient comparables. Notre cohorte rapportait une augmentation de fréquence d’hématome post opératoire dans le groupe arthroscopie avec 7 cas (8.6%) contre 0 cas (0%) dans le groupe ouvert (p=0.040) et une augmentation de fréquence des complications toutes confondues au dernier suivi dans le groupe arthroscopie avec 46 cas (56.8%) contre 17 cas (37.0%) dans le groupe ouvert. La durée d’intervention était significativement plus longue pour le groupe arthroscopie (p<0.001). Il y avait significativement plus de reprise chirurgicale dans le groupe arthroscopie avec 12 reprises (14.8%) dans le groupe arthroscopie contre 1 (2.17%) dans le groupe ouvert. Le score FAAM section sport était significativement meilleur dans le groupe arthroscopie avec un score moyen de 90.85% dans le groupe arthroscopie contre 77.27% dans le groupe ouvert (p=0.003).

Nos résultats indiquent qu’au prix de complications post opératoires immédiates plus fréquentes et d’un risque de récidive plus important, la procédure arthroscopique permet un résultat clinique tout à fait satisfaisant, possiblement meilleur notamment dans l’utilisation sportive. L’arthroscopie nous semble une technique souhaitable dans la prise en charge des synostoses calcanéo-naviculaires.
Boris CORIN (Toulouse), Victor ZROUNBA, Franck ACCADBLED, Jerome SALES DE GAUZY, Manon BOLZINGER
00:00 - 00:00 #24217 - 82 Faut il utiliser l'arthroscopie dans les fractures du fond de la glène.
Faut il utiliser l'arthroscopie dans les fractures du fond de la glène.

Il existe de nombreuses publications montrant l'intérêt de l'assistance arthroscopique pour les fractures de berge antérieure de glène. Peu de travaux sont consacrés aux fractures du fond de la glène et nous avons voulu rapporter son intérêt.



Entre 2009 et 2020, nous avons traité 14 fractures de la fosse glénoïdienne par un mini abord le long du pilier de la scapula combiné à une arthroscopie. Nous avons utilisé un decubitus latéral, préparé l'arthroscopie par une porte antérieure classique combiné à une porte postérieure au site électif juste crânial par rapport au mini abord du pilier.

Pour chaque patient, l'arthroscopie a permis un contrôle facile de la surface articulaire ainsi que de sa réduction. Une ostéosynthèse complémentaire a permis de prodiguer un support stable à la fosse glénoïdienne réduite. Un scanner post opératoire a été réalisé dans tous les cas et a montré une réduction satisfaisante. Aucun contrôle per opératoire n'a été nécessaire. Plusieurs exemples clinique seront exposés dans la mesure où ces lésions très variées rendent aléatoires les moyennes.

La combinaison d'une arthroscopie gléno humérale et d'un mini abord centré sur le pilier de la scapula pour passage entre Teres Minor et Infraspinatus nous parait être une amélioration significative de la prise en charge des fractures du fond de la glène même très déplacées.
Guillaume HERZBERG, Louis DUCHARNE (Lyon), Marion BURNIER, Marjolaine WALLE
00:00 - 00:00 #24240 - 83 Blessures à l'épaule chez les patients atteints de crises d'épilepsie.
Blessures à l'épaule chez les patients atteints de crises d'épilepsie.

Musculoskeletal injuries, especially in the shoulder region, are a well known but rather underinvestigated complication of epileptic seizures and especially of tonic-clonic seizures, which can significantly reduce the quality of life of the affected patients. Despite growing interest, knowledge regarding these injuries and their risk factors still remains limited. 

 



The clinical records of all patients referring to a national department of epileptology (approximately 3000 patients per year) from January 2014 to June 2019 were reviewed to investigate prevalence and type of shoulder injuries occurring after epileptic seizures. Epilepsy and seizure type, time of onset, and history of medical and surgical treatment of epilepsia were recorded. The occurrence of shoulder lesions was documented and injuries were classified into subgroups depending on trauma dynamic, bony or soft tissue involvement, affected side, and type and direction of instability for glenohumeral dislocations. When performed, surgical treatments and their complications were also recorded.

106 patients were identified. Bilateral injuries occurred in 29 patients and in 17 cases as a result of a simultaneous bilateral shoulder injury. Shoulder injury occurred during the first seizure in 23.6 % of the cases. In 61.8% of the patients, shoulder injury was caused by the sole effect of muscular activation, without the presence of any external acting force. In the remaining 38.2 %, injury was caused by uncontrolled falls with impact on the shoulder. The subgroup of patients experiencing shoulder injuries due to muscular activation was significantly younger at the time of injury (p = 0.0054) and more frequently affected by a shoulder dislocation and of a bilateral injury (p <0.0001 and p = 0.0110 respectively). A significant proportion of failure due to recurrent major shoulder instability episodes was observed in this subgroup (p = 0.0110), although no significant differences were observed in overall complication rate.

Epilepsy is associated with a high risk of musculoskeletal injuries, including shoulder injuries. The injury pattern observed in epileptic patients is different than that observed in the general population, so that epileptic patients should be considered a specific subgroup for what concerns both epidemiology and treatment strategies
Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Tobias BAUMGARTNER, Sebastian WALTER, Robert OSSENDORFF, Alessandra MENON, Koroush KABIR, Hendrik KOHLHOF, Christof BURGER, Dieter Christian WIRTZ, Max FRIEDRICH
00:00 - 00:00 #23287 - 84 Présentation d'un index anatomique optimisant la reconstruction ligamentaire conoïde dans le traitement arthroscopique des disjonctions acromio-claviculaires.
Présentation d'un index anatomique optimisant la reconstruction ligamentaire conoïde dans le traitement arthroscopique des disjonctions acromio-claviculaires.

La reconstruction anatomique du ligament conoïde nous semble essentielle durant la réalisation d’une ligamentoplastie pour disjonction acromio-claviculaire.

Son insertion claviculaire est la plus variable et donc difficilement reproductible.

Nous avons recherché  un index anatomique individuel reproductible  positionnant précisément le ligament conoïde sur la clavicule.



Nous avons étudié 65 scanners d’épaule recherchant une corrélation entre la position du ligament conoïde et la longueur totale de la clavicule, afin de s’affranchir de la morphologie individuelle de chaque patient (corpulence, taille). Seule l'insertion claviculaire du conoïde a pu être individualisée sur des coupes frontales et transversales. Ont été mesurés pour chaque patient : - La longueur totale de la clavicule (LTC) - la distance entre le bord latéral de la clavicule et l'insertion claviculaire du conoïde (DCLC) . - Le rapport DCLC / LTC baptisé « Index Claviculaire Conoïde ».

Le LTC moyen était de 146,8 mm (122-172). Le DCLC moyen était de 39,9 mm (29 - 48). L'Index Claviculaire Conoïde était en moyenne de 0,272 (0,229 - 0,299) avec un écart type de 0,034 soit 6,3% du DCLC. Depuis l'extrémité latérale, le conoïde se situe dans notre étude à une distance moyenne équivalente à 27% de la longueur claviculaire. En prenant en compte la variabilité de l'insertion claviculaire du conoïde (DCLC entre 29 et 48 mm) positionner le tunnel conoïde à 37 mm de l'extrémité latérale de la clavicule, comme suggéré dans la littérature, expose à des erreurs de placement de près de 1 cm soit près de 30% du DCLC . A condition de connaître la longueur totale de la clavicule (LTC) et en utilisant l'Index Claviculaire Conoïde on peut déterminer la DCLC propre du patient avec une marge d'erreur moyenne de 6% qui semble plus acceptable.

L'Index Claviculaire Conoïde a été évalué à 27% en moyenne de la longueur totale de la clavicule à partir de son extrémité latérale. Il est reproductible et indépendant de la morphologie du patient. Il contribue à optimiser la positionnement du tunnel conoïde dans le but d’obtenir la meilleure réduction acromio-claviculaire.
Regis GUINAND, Gérard RICHARDI, Jean KANY (Toulouse), Pierre CROUTZET, Iskander DJERBI
00:00 - 00:00 #22937 - 84 Traitement de l’instabilité chronique latérale de cheville sous arthroscopie : évaluation de la courbe d’apprentissage. À propos de 46 cas.
Traitement de l’instabilité chronique latérale de cheville sous arthroscopie : évaluation de la courbe d’apprentissage. À propos de 46 cas.

L’instabilité latérale chronique de cheville est la complication principale de l’entorse latérale de cheville.

Le traitement chirurgical est indiqué en cas d’échec du traitement conservateur. 

L’objectif de ce travail est d’évaluer la courbe d’apprentissage de la ligamentoplastie latérale de cheville sous arthroscopie.



Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique mono-opérateur menée dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique du CHP Saint-Grégoire incluant 46 patients opérés présentant une instabilité latérale chronique de cheville en échec de traitement conservateur divisés selon deux groupes A (n=23) et B (n=23) correspondant à deux périodes d’études consécutives de 15 mois. Les critères de jugement principaux sont définis par : –temps de garrot –survenue de complications post-opératoires majeures –résultats cliniques (satisfaction des patients, scores de Karlsson et AOFAS pré et post-opératoires) Le résultat clinique est évalué par les scores fonctionnels de Karlsson et de l’AOFAS, une échelle de satisfaction, la recherche de signes de laxité. Les variables des deux groupes sont comparées en utilisant un test de Wilcoxon. Les résultats sont considérés significatifs si p <0,05. Une seconde analyse a été réalisée comparant les patients avec et sans LODA.

Aucune différence significative n’a été observée concernant la survenue de complication majeures entre les deux groupes (p=0.3). Les résultats cliniques sont comparables entre les 2 groupes. Le temps de garrot diminue de façon significative avec le nombre de patients opérés sans que les résultats post-opératoires et la satisfaction des patients ne varient. La présence de LODA augmente de façon significative le temps opératoire. Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective mono-centre réalisée à partir de l’expérience d’un seul opérateur dont courbe d’apprentissage n’est pas transposable à tous. La ligamentoplastie latérale de cheville est une chirurgie rare, le faible nombre de patient inclus en fait une étude de faible puissance ne permettant pas de conclure sur le critère de jugement principal. La technique utilisant le transplant de gracilis est désormais standardisée, fiable, reproductible et donne 90% de bons résultats.

L’arthroscopie de cheville est devenue un traitement incontournable de l’instabilité latérale chronique de cheville résistante au traitement conservateur. La courbe d’apprentissage peut-être matérialisée par la durée de garrot et semble atteindre une phase optimale pour vingt interventions réalisées. Une étude prospective multicentrique multi-opérateurs est nécessaire pour étendre ces résultats.
Jean-Michel URVOY (Rennes), Jonathan BENOIST
00:00 - 00:00 #24192 - 85 Analyse du taux de publications des communications orales au congrès de la Société Francophone d’Arthroscopie (SFA) 2014.
Analyse du taux de publications des communications orales au congrès de la Société Francophone d’Arthroscopie (SFA) 2014.

L’objectif de cette étude est d’étudier le taux de publication des abstracts présentés lors des Congrès de la SFA en 2014. L’hypothèse était que le taux de publication des résumés dans une revue indexée est supérieur ou égal à 44,5%, soit le taux médian rapporté par les sociétés françaises.



Une analyse bibliométrique de l’ensemble des résumés acceptés pour le congrès annuel de la Société Française d’Arthroscopie de 2014 a été conduite. Ce travail a été réalisé par le comité Jeune de la Société Francophone d’Arthroscopie (SFA Junior) qui a colligé les communications orales présentées lors du congrès de 2014. Les auteurs de cette étude ont recherché de manière systématique via Pubmed les articles publiés à l’aide des noms des auteurs. Les articles présents dans Pubmed ont été chargés dans le Système d'Interrogation, de Gestion et d'Analyse des Publications Scientifiques. Nous avons ainsi obtenu l’Impact Factor de la revue dans laquelle la publication a été réalisée, ainsi que sa catégorie SIGAPS (A, B, C, D, E). Le nombre de citations a été identifié ainsi que le H-Index.Il s’agit d’une étude descriptive décrivant des effectifs. Les résultats sont exprimés en valeur absolue et en pourcentage.

Soixante-dix-neuf résumés étaient acceptés pour le congrès de 2014. Le taux global de publication était de 39,24%, soit 31 publications. Ces études étaient rétrospectives dans 43 cas (54%), prospectives dans 36 cas (46%). Il s’agissait d’études cliniques dans 52 cas, expérimentales dans 4 cas, cadavérique ou animale dans 13 cas, épidémiologiques dans 8 cas, un fait clinique dans 1 cas et 1 revue de la littérature dans 1 cas. 32 résumés (40,5%) avaient comme thématique l’épaule, la thématique concernait le genou dans 31 cas (39%). Il s’agissait de 20 études cliniques (64,51%), 6 études cadavériques (19,35%), 3 études épidémiologiques (9,68%), 1 étude expérimentale (3,23%) et 1 revue de la littérature (3,23 %).Le délai moyen entre le congrès de la SFA et la publication était de 18,69 mois. La répartition des articles fonction des niveaux SIGAPS des journaux était : SIGAPS A pour 4 articles, SIGAPS B pour 13 articles.  

L’analyse du taux de publication des résumés acceptés comme communication orales au congrès de la SFA 2014 était comparable aux données bibliométriques françaises. Le haut niveau des revues dans lesquelles les résumés ont été acceptés pour publication reflète la bonne qualité des résultats présentés lors du congrès de la SFA.
Charles PIOGER, Corentin PANGAUD (Marseille), Julien DARTUS, Patrick DEVOS, Quentin BAUMANN, Marion BESNARD, Emilie BILICHTIN, Harold COMMON
00:00 - 00:00 #23915 - 85 Transfert du tendon long fléchisseur de l’hallux sous endoscopie avec double fixation dans les ruptures chroniques du tendon calcanéen : technique chirurgicale et résultats cliniques préliminaires.
Transfert du tendon long fléchisseur de l’hallux sous endoscopie avec double fixation dans les ruptures chroniques du tendon calcanéen : technique chirurgicale et résultats cliniques préliminaires.

Les ruptures chroniques du tendon calcanéen peuvent être traitées par un transfert du tendon long fléchisseur de l’hallux (FHL). Des techniques endoscopiques à tunnel calcanéen vertical ont été décrites. L’objectif de l’étude était de décrire les résultats cliniques préliminaires d’une technique endoscopique de transfert du FHL à tunnel calcanéen horizontal. 



Une étude rétrospective mono opérateur a inclus des patients atteints d’une rupture chronique du tendon calcanéen traités par cette technique entre septembre 2018 et décembre 2019. Le diagnostic était clinique et confirmé par un examen échographique ou IRM. La technique utilisait une ténodèse dans un tunnel calcanéen horizontal et suture du FHL sur lui-même par endoscopie postérieure. La solidité de cette double fixation permettait une rééducation rapide avec reprise d’appui immédiat sous couvert d’une botte de marche en position neutre de cheville.

14 patients ont été inclus dont 11 hommes (79%) et 3 femmes (21%) avec un âge moyen de 53 ans (17-68). Les patients étaient opérés avec un délai de 4,7 mois (2-18) après la rupture et le suivi moyen était de 7,2 mois (4-19). Après la chirurgie, aucun patient ne gardait d’hyperflexion dorsale augmentée (p=0,001) ni de perte d’équin physiologique (p=0,013). La mise sur pointe en appui unipodal était réalisable chez 9 patients (64%) (p=0,008). Le score EFAS était amélioré de 7,5 à 18,7 (p=0,002) et l’EVA était diminué de 3,6 à 1,2 (p=0,0012) au dernier recul. L’ensemble des patients étaient satisfaits et aucune complication majeure n’était relevée.

Le transfert endoscopique du FHL à tunnel calcanéen horizontal a permis une nette amélioration clinique tout en bénéficiant des avantages de la procédure mini-invasive. Il permet d’élargir le champ d’indication aux patients souffrant de comorbidités qui autrement n'auraient pas été considérés comme candidats à la chirurgie.
Alexandre HARDY (Lille), Pierre AUZIAS, Alexis THIOUNN
00:00 - 00:00 #24268 - 86 Evaluation de la consolidation d'une arthrodèse tibio-talo-calcanéènne arthroscopique dans les pieds diabétiques neurologiques avec mal perforant plantaire infecté: a propos de 7 cas.
Evaluation de la consolidation d'une arthrodèse tibio-talo-calcanéènne arthroscopique dans les pieds diabétiques neurologiques avec mal perforant plantaire infecté: a propos de 7 cas.

Les pieds neurologiques se compliquent souvent de maux perforants plantaires d'hyperappui dont le traitement par décharge ou chaussure orthopédique reste parfois insuffisant.Les risques cutanés de la chirurgie à ciel ouvert chez ces patients sont importants. Nous proposons une série d'évaluation d'arthrodèse tibio-talo-calcanéènne arthroscopique sur mal perforant plantaire septique.



Il s'agit d'une étude au recul de 6 mois sur sept patients (5 hommes et 2 femmes) présentant un pied diabétique neurologique fixé en équin avec mal perforant plantaire infecté dont le traitement par décharge ou chaussure orthopédique n'a pas permis la guérison. Les localisations du mal perforant plantaire était dans 4 cas sur le base du 5ème métatarsien, 2 cas sur la tête du 5ème métatarsien et 1 cas sur la tête du 4ème métatarsien. Les patients ont bénéficié d'une arthrodèse tibiotalocalcanéènne arthroscopique par voie postérieure avec utilisation d'un enclouage rétrograde. Une décharge de 45 jours post opératoire à été réalisée avec une immobilisation par botte. Les patients ont été évalué sur la consolidation des arthrodèses tibio-talienne et sous talienne par tomodensitométrie de contrôle à 6 mois, sur la cicatrisation du mal perforant, et sur les complications post opératoires.

Notre étude de déplore aucun perdu de vue.Nous n'avons pas retrouvé de complications post opératoires générales (septicémie, évènements trombo-emboliques). Le mal perforant plantaire a cicatrisé dans tous les cas. Il n'y a pas eu de reprise chirurgicale. Nous ne retrouvons pas de complications cutanées sur le site opératoire ni d'arthrite septique. Sur la tomodensitométrie de contrôle à 6 mois, toutes les arthrodèses tibiotaliennes ont consolidé. Nous déplorons une pseudarthrose sous talienne à 6 mois bien tolérée par le patient.

L'arthrodèse tibio-talo-calcanéènne arthroscopique par voie postérieure dans les pieds neurologiques diabétiques avec mal perforant plantaire infecté donne de bons résultats sur la correction de l'hyperappui, permettant de traiter le mal perforant en évitant les complications cutanés et infectieuse avec comme risque une pseudarthrose sous talienne bien tolérée.
Sébastien TOMES (Dijon)
00:00 - 00:00 #23849 - 87 Evaluation des ré-interventions non programmées dans les 12 mois suivant une chirurgie arthroscopique.
Evaluation des ré-interventions non programmées dans les 12 mois suivant une chirurgie arthroscopique.

Les complications générales après procédure arthroscopique sont peu étudiées, surtout à un délai prolongé. Le but de cette étude est de recueuillir et d’analyser l’incidence des ré-interventions chirurgicales non programmées dans les 12 mois suivant une procédure arthroscopique, tous sites confondus.



Il s’agit d’une étude rétrospective d’une série consécutive de 4142 procédures arthroscopiques dans un service de chirurgie orthopédique générale entre janvier 2011 et décembre 2018. Les patients réopérés dans les 12 mois pour une raison résultant directement de l’intervention princeps ont été analysés. Pour chaque reprise, le site chirurgical, le délai et la raison de la ré-intervention étaient recherchés. L’hypothèse est que certaines ré-interventions directement liées à la procédure initiale surviennent dans un délai supérieur à 90 jours après le geste chirurgical initial.

Au total, 97 patients (2,3 %) ont subi une ré-intervention chirurgicale imprévue directement en rapport avec une complication résultant de la première intervention. La majorité des ré-interventions avaient lieu après 3 mois (59 patients, 60,8%). Le délai moyen à la reprise était de 5,3±4,3 mois L’articulation concernée était essentiellement le genou (73 patients, 1,76%), puis l’épaule (12 patients, 0,19%), la cheville (8 patients, 0,19%) et le poignet (4 patients, 0,10%). Ont été retrouvées les complications précoces (<30 jours) habituelles que sont les infections de site opératoire (17 patients, 0,41%), les retards de cicatrisation (12 patients, 0,29%) et les complications hémorragiques (7 patients, 0,17%). Les causes de reprises tardives (> 3 mois) étaient principalement l’échec de la procédure (21 patients, 0,51%), la raideur (18 patients, 0,43%) et la gêne sur matériel (16 patients, 0,41%).

La raideur et la gêne sur matériel sont les principales causes de reprise à long terme. Il paraît important de recueillir et analyser ces évènements pour donner aux chirurgiens et aux patients une information fiable sur les risques de reprises, y compris à distance du geste princeps.
Victoria TEISSIER (Versailles), Philippe BOISRENOULT, Tiphanie DELCOURT, Pierre DESMOINEAUX, Camille STELTZLEN, Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #23880 - 90 Les facteurs (âge, sexe, type de sport, niveau sportif et chirurgie) influence le retour au sport après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.
Les facteurs (âge, sexe, type de sport, niveau sportif et chirurgie) influence le retour au sport après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.

Certaines études récentes montrent de faibles taux de retour au sport après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) sans tenir compte de caractéristiques élémentaires des sportifs.



Nous avons cherché à quantifier l'impact de certains facteurs (âge, sexe, niveau sportif, type de sport et de chirurgie) sur le retour au sport (RTS) après la reconstruction du LCA chez les sportifs. Les sportifs, qui avaient subi une reconstruction du LCA entre 2012 et 2015 et avaient répondu aux questions sur le retour au sport par téléphone, au cours de la deuxième année après la chirurgie, ont été inclus. Nous avons comptabilisé 1274 cas, avec un recul moyen de 19.5 mois (+/- 4.2). Les réponses ont été analysées avec un modèle logistique multivarié ajusté pour les caractéristiques de base des patients et un modèle de Cox ajusté.

Le jeune âge et le niveau élevé étaient associés à une fréquence significativement plus élevée et à un temps de RTS significativement plus court (course, entraînement, compétition; p = 0,001 à 0,028). Les hommes ont repris le sport plus rapidement que les femmes (entraînement, p = 0,007 et compétition, p = 0,042). Bien qu'il n'y ait pas eu de différence de RTS entre l'autogreffe des ischio-jambiers (DIDT) et du tendon rotulien, il était intéressant de noter que la chirurgie MacFL (Mac Intosh modifiée avec le tenseur fasciae latae) était associée avec une fréquence (p = 0,03) et une rapidité (p = 0,025) de retour à l'entraînement plus élevées que les DIDT. Les sportifs pratiquant des sports en décharge ont repris l'entraînement (p <0,001) et la compétition (p <0,001) plus rapidement que les autres sportifs. En revanche, les sportifs pratiquant des sports pivots-contact ont recommencé à courir plus tôt (p <0,001).

Les facteurs (âge, sexe, niveau, sport et chirurgie) influencent le RTS après la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Un âge plus jeune, le sexe masculin, un niveau sportif plus élevé, des sportifs pratiquant des sports en décharge et la chirurgie MacFL réduisent le temps de retour au sport.
Eric LABOUTE (Capbreton), Etienne JAMES-BELIN, Olivier UCAY, Emmanuel VERHAEGHE
00:00 - 00:00 #24117 - 91 Prise en charge percutanée par ballon des fractures du plateau tibial, résultats avec un minimum de 5 ans de recul.
Prise en charge percutanée par ballon des fractures du plateau tibial, résultats avec un minimum de 5 ans de recul.

La réduction par ballon percutanée « tubéroplastie » permet de traiter les fractures du plateau tibial avec composante d'enfoncement.

La tubéroplastie est-elle une technique fiable réduisant les risques chirurgicaux et améliorant les résultats post-opératoires avec un minimum de 5 ans de recul ?



Trente patients présentant une fracture du plateau tibial avec enfoncement ont été opérés par tubéroplastie et ostéosynthèse stable, avec un temps arthroscopique si nécessaire. L’analyse de la réduction est effectuée en comparant l’enfoncement pré-opératoire et post-opératoire sur TDM. Les résultats cliniques sont mesurés par les amplitudes articulaires en flexion, le délai de remise en charge, le questionnaire KOOS et un pangonogramme.

En partant d’un enfoncement moyen de 7,7mm, nous arrivons à un enfoncement résiduel moyen de 2,8mm [0 ; 9] post-tubéroplastie, avec 14 patients ayant un enfoncement résiduel inférieur ou égal à 2mm. Lors du temps arthroscopique ; une lésion méniscale externe a été constatée et régularisée. La flexion moyenne à six semaines est de 103° [30 ; 130]. La remise en charge partielle et totale sont autorisées en moyenne au 47e [3 ; 150] et 58e jour [20 ; 150], respectivement. Le score moyen du KOOS est de 25,43 [1,15 ; 62,30] à 5 ans et plus après l’intervention. L’axe moyen est de 176,54° [172 ; 180]. Un cas de thrombophlébite et un déficit sensitivo-moteur dans le territoire du nerf sciatique poplité externe ont été constatés.

La tuberoplastie a permis une réduction satisfaisante de l’enfoncement ainsi qu’une stabilité de l’ostéosynthèse. Le résultat clinique est bon avec une remise en charge précoce, des amplitudes articulaires fonctionnelles rapidement récupérées, sans nécessité de reprise chirurgicale. Afin de confirmer ces résultats un PHRC-N est en cours de réalisation.
Tanguy VENDEURE (Poitiers), Victor FERRIÈRE, Pierre BOUGET, Pierre PRIES, Philippe RIGOARD, Louis-Etienne GAYET
00:00 - 00:00 #24092 - 94 Retour au travail et résultats fonctionnels des militaires français après reconstruction du ligament croisé antérieur.
Retour au travail et résultats fonctionnels des militaires français après reconstruction du ligament croisé antérieur.

La reconstruction du LCA a pour finalité une reprise professionnelle et sportive à moyen terme. Il n’existe aucune donnée récente à ce sujet chez les militaires français. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer les aptitudes de retour au travail après reconstruction de première intention du LCA dans cette population spécifique.



Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique dont la cohorte était constituée par les reconstructions du ligament croisé antérieur de première intention réalisées chez les militaires français entre janvier 2014 et mai 2019. Les patients étaient évalués via un questionnaire recueillant les données épidémiologiques, cliniques, pathologiques, opératoires et d’évolution post-opératoire. Le critère de jugement principal était la reprise de l’emploi antérieur à 1 an de la chirurgie. Les critères secondaires étaient la reprise du travail au dernier recul, la reprise sportive (type, délai, niveau), la récupération fonctionnelle (IKDC, SKV, KOOS, Lysholm), la satisfaction du patient et son ressenti (ACL-QOL, ACL-RSI).

Deux cent vingt deux patients ont été interrogés, 189 (85%) ont répondu. L’âge moyen des patients lors de la chirurgie était 29,5 ans. Le recul moyen était 38,8 mois. Le Tegner pré-opératoire était supérieur à 4 pour 72% des patients. 80% des patients exerçaient un métier soumis à des contraintes physiques. A un an, 62% ont repris un emploi avec un délai moyen de 9,48 mois. Au plus grand recul, 76% ont récupéré leur emploi. L’exigence de l’emploi est restée inchangée ou supérieure dans 64% des cas. 76% ont pu reprendre le même sport avec 34% au même niveau. Le délai moyen de reprise du même sport au même niveau était 12,13 mois. Les patients étaient satisfaits dans 85% des cas. Les moyennes des scores fonctionnels étaient de : 76,22 pour le SKV ; 87,03 pour le Lysholm ; 72,42 pour l'ACL-QOL ; 65,09 pour l’ACL-RSI ; 80,10 pour l’IKDC.

La reconstruction du LCA marque un tournant dans la carrière des militaires. Plus du tiers ne retrouvera pas son emploi initial. Deux tiers ne retrouveront pas le même niveau sportif. La mise en place d’un programme de prévention de ces lésions dans les armées apparaît nécessaire.
Alexandre SABATE FERRIS (Paris), Nicolas DE L'ESCALOPIER, Olivier BARBIER, Benjamin JOLY, Julien DANIS, Thomas DEMOURES, Camille CHOUFANI
00:00 - 00:00 #24201 - 95 DT4 faufilé ou non : une différence ?
DT4 faufilé ou non : une différence ?

Une des causes principales d’échec de la ligamentoplastie du LCA est la rupture itérative du transplant. Le faufilage du transplant est une technique de routine dans les procédures DT4. Faufiler ou non le greffon influait sur le risque de rupture itérative et sur le résultat global de la procédure ?



2 cohortes de 32 patients comparables en termes de sexe, d’âge, de niveau sportif et de type de sport pratiqué ont été recrutées et suivies prospectivement. Un DT4 a été réalisée pour tous les patients, l'opérateur était le même. Une cohorte a bénéficié du faufilage (FF) l'autre non (NO FF). Les scores ACL RSI, IKDC subjectif et KOOS ont été établis en préopératoire et avec un recul de 4 ans post opératoire. Les taux de complications (rupture itérative, cyclope syndrome) ainsi que les amplitudes de score pré et post opératoires ont été calculés à 4 ans et comparés entre les deux cohortes par test t de Student .

Aucune différence statistiquement significative en termes de rupture itérative ou de complications n'a pu être démontrée (NO FF 9.3% vs FF 3.1%, p=0.61). Pas de différence non plus concernant les changements de score comparés pré et post opératoires.

Le faufilage du transplant DT4 ne semble pas influer à 4 ans sur le résultat de la ligamentoplastie.
Maxime HUARD, Romain LETARTRE (LILLE)
00:00 - 00:00 #23052 - ECHOGRAPHIE EXTERNE VERSUS ENDOECHOGRAPHIE : ETUDE DE NON INFERIORITE DE LA VISUALISATION DE DIFFERENTES STRUCTURES D’INTERET DE L’EPAULE.
ECHOGRAPHIE EXTERNE VERSUS ENDOECHOGRAPHIE : ETUDE DE NON INFERIORITE DE LA VISUALISATION DE DIFFERENTES STRUCTURES D’INTERET DE L’EPAULE.

L’objectif principal de cette étude est de démontrer que la visualisation de structures de l’épaule via une sonde d’endo-échographie est équivalente à une exploration par échographie externe. Les objectifs secondaires sont l’évaluation qualitative des images obtenues par écho-endoscopique, ainsi que la comparaison du temps d’acquisition entre les deux modalités d’échographie.



étude anatomique de non infériorité sur 6 épaules de 3 sujets anatomiques d'âge moyen de 84 ans. Après réalisation d'un examen échographique par un radiologue spécialisé en imagerie ostéo-articulaire, une arthroscopie d'épaule était réalisée par un unique chirurgien spécialiste pendant laquelle la sonde d'endo-échographie était utilisée. Le nombre de structures visualisées et la qualité des images obtenues étaient évalués par des observateurs indépendants.

Sur les 11 structures d’intérêts 10 (91 %) ont pu être visualisées en endo-échographie contre 4 (36 %) en échographie externe (p < 0.05). Le temps moyen des acquisitions en endo-échographie était de 9 minutes 30 secondes ± 6.3 [5 ; 22]. Sur les 11 structures, toutes étaient visualisées avec une meilleure qualité avec la sonde d’endo-échographie, sauf l’articulation acromio-claviculaire pour laquelle la visualisation était de meilleure qualité en échographie extracorporelle et la coiffe des rotateurs par sa face externe pour laquelle la visualisation était de qualité équivalente entre les 2 techniques.

Cette étude montre l’équivalence de la sonde d’endo-échographie vis à vis de la sonde d’échographie externe pour l'épaule. La comparaison du nombre de structures d’intérêts visualisées a montré une différence significative en faveur de l’endo-échographie de façon globale pour la visualisation des structures d’intérêts de l’épaule.
Gabriel LATEUR (Grenoble), Clement HORTEUR, Marion CHENEVAS-PAULE, Marie CHAVANON, Maxime SAAD, Regis PAILHÉ, Pierre Yves RABATTU, Sandrine VOROS, Alexandre MOREAU-GAUDRY
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