Mercredi 30 novembre
14:00

Mercredi 30 novembre

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SR
14:00 - 17:00

JOURNÉE SFA RECHERCHE

Modérateurs : Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Olivier GAGEY (Le Kremlin Bicetre), Didier MAINARD (Chef de Service / Président SOFCOT) (Nancy)
Comité Scientifiques : Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Olivier GAGEY (Le Kremlin Bicetre), Didier MAINARD (Chef de Service / Président SOFCOT) (Nancy)
14:00 - 17:00 Virtual anatomy session: Teaching of the virtual anatomy. Fabrice DUPARC (Chirurgien) (Rouen)
14:00 - 17:00 Virtual anatomy session: Augmented virtual reality. Philippe CLAVERT (PU-PH) (Strasbourg)
14:00 - 17:00 Virtual anatomy session: Virtual foetal anatomy. Fabrice DUPARC (Chirurgien) (Rouen)
14:00 - 17:00 Anatomy and imaging session: New MRI sequences: muscle tendon, cartilage. Pedro Augusto GONDIM TEXEIRA (Nancy)
14:00 - 17:00 Anatomy and imaging session: Tendinomuscular 1,5T-MR tractography. Catherine RADIER (Paris)
14:00 - 17:00 Revisited anatomy around popliteous tendon. Anatomy: how an old lady can solve daily problems! Philippe BOISRENOULT (Praticien hospitalier) (VERSAILLES), Olivier GAGEY (Le Kremlin Bicetre)
14:00 - 17:00 SFA Research Grant 2015: Biomechanics around the intermeniscal ligament. Matthieu OLLIVIER (Professor) (Marseille)
14:00 - 17:00 SFA Research Grant 2016: Effect of cross-linking on biomechanics properties of the shoulder capsule: a pilot study. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
14:00 - 17:00 #8281 - Cadaveric study comparing the biomechanical properties of grafts used for knee anterolateral ligament reconstruction.
Cadaveric study comparing the biomechanical properties of grafts used for knee anterolateral ligament reconstruction.

Introduction: À la lumière du rôle anti rotatoire supposé du ligament antérolatéral (LAL), de nombreux auteurs ont proposé de réaliser une reconstruction anatomique de cette structure. Ces reconstructions anatomiques utilisent un greffon de tendon gracile double brin. Le concept de reconstruction capsulaire antérolatérale n'est pas nouveau, de nombreux auteurs ont avant cela proposé des techniques de ténodèse latérale extra articulaire (LET), afin de mieux contrôler la stabilité rotatoire. Cette procédure est le plus souvent réalisée avec des greffons de fascia lata (TIT). L'objectif de cette étude est de mesurer les propriétés biomécaniques (charge maximale, raideur et élongation) du LAL, du tendon gracile et du tractus iliotibial (TIT), chez le même sujet. Notre hypothèse est que le gracile et le TIT ont une charge maximale à la rupture plus élevée que celle du LAL.

Méthode: treize genoux cadavériques non appariés ont été utilisés (7 femmes, 6 hommes). L'âge moyen des donneurs au moment du décès était de 64 ans (range: 47-80 ans). Les propriétés mécaniques de deux types de greffons de LAL ont été évaluées : greffon de TIT et greffon double brin de gracile. Les propriétés mécaniques du LAL ont aussi été mesurées. Des méthodes validées ont été utilisées pour réaliser les tests de rupture à la traction, ainsi que pour l'enregistrement et le traitement des résultats. Le T-Test de Student a été utilisé afin de comparer les différentes données.

Résultats: la charge maximale à la rupture était de 141N (+/-40.6) pour le LAL, 200.7N (+/-48.7) pour le gracile et 161.1N (+/-27.1) pour le TIT. Seul le gracile avait une charge maximale à la rupture significativement plus élevée que celles du greffon de TIT et du LAL (p=.001 et p=.03). La raideur était de 21N.mm-1 (+/-8.2) pour le LAL, 131.7N.mm-1 (+/-43.7) pour le gracile et 39.9N.mm-1 (+/-6) pour le TIT. L'élongation à la rupture était de 6.2mm (+/-3.2) pour le LAL, 19.9mm (+/-6.5) pour le gracile et 20.8mm (+/-14.7) pour le TIT.

Conclusion :  notre hypothèse est confirmée: lorsque le gracile et le TIT sont préparés comme pour une LET, ces greffons ont une plus grande charge maximale à la rupture que le LAL. Les propriétés biomécaniques du TIT sont celles qui ressemblent le plus à celles du LAL. Les propriétés biomécaniques de chaque greffon doivent être prises en compte lors du choix de type de greffon à utiliser pour la reconstruction du LAL. 

Etienne CAVAIGNAC, Karine WYTRYKOWSKI, Reina NICOLAS (Toulouse), Jérôme MURGIER, Philippe CHIRON
14:00 - 17:00 #8306 - Characterization of synovial mesenchymal stem cells and production of cartilaginous implant by tissue engineering.
Characterization of synovial mesenchymal stem cells and production of cartilaginous implant by tissue engineering.

Introduction. L’ingénierie tissulaire du cartilage vise à produire un implant cartilagineux similaire au tissu natif à partir de biomatériaux colonisés par des cellules. Les cellules souches mésenchymateuses (CSMs) semblent être de meilleures candidates que les chondrocytes autologues en raison de leur facilité d’accès et de leur capacité d’expansion in vitro. Différentes sources de CSMs sont disponibles : la moelle osseuse, le tissu adipeux, la gelée de Wharton ou la membrane synoviale.Les CSMs d’origine synoviale représentent un intérêt majeur de par leur localisation déjà articulaire et leur facilité d’accès lors d’une arthroscopie diagnostique. L’objectif de notre étude était d’étudier les capacités de différenciation chondrogénique des CSMs issues de la membrane synoviale (CSMs MS) pour la production d’un implant cartilagineux en comparaison avec les CSMs issues de la moelle osseuse (CSMs MO).

Matériels et Méthodes. Lors des phases d’expansion, les expressions des marqueurs de surface des CSMs MS et des CSMs MO ont été étudiées par cytométrie en flux. Les CSMs MS et CSMs MO ensemencées individuellement dans un biomatériau à base de collagène sont cultivées pendant 28 jours dans des milieux enrichis en facteurs de croissance (TGF-β1 et/ou BMP-2). Au sein des implants cartilagineux obtenus, l’activité mitochondriale, le taux d’expression des gènes d’intérêt du cartilage, des gènes ostéogéniques et fibrotiques, ainsi que la qualité de la matrice synthétisée ont été analysés.

Résultats. L’analyse de l’expression des marqueurs de surface par cytométrie en flux a permis de mettre en évidence des différences entre les deux types cellulaires pour les marqueurs CD90 (55% pour les CSMs MS contre 23% pour les CSMs MO) et CD105 (supérieur à 95% pour les CSMs MO avec une baisse à 70% pour les CSMs MS). Les deux types cellulaires présentent une activité mitochondriale similaire à celle des CSMs MO. Les conditions TGF-β1 seul et TGF-β1+BMP-2 ont permis une différenciation chondrogénique des CSMs MS et des CSMs MO. Les expressions des gènes d’intérêt du cartilage (COL2A1, SOX 9, ACAN) ont été augmentées et étaient similaires entre les deux types cellulaires étudiés. En revanche, l’expression de certains gènes hypertrophiques et/ou ostéogéniques était diminuée pour les CSMs MS (COL1A1, COL10A1, RUNX2). La matrice extracellulaire synthétisée au sein des implants était riche en protéoglycannes et en collagène de type 2 et aucune dérive ostéogénique n’a été observée.

Conclusion. Les CSMs d’origine synoviale représentent une source cellulaire alternative pour la production d’un implant cartilagineux par ingénierie tissulaire aux potentialités chondrogéniques moins propices à la différenciation terminale osseuse par rapport aux CSMs de la moelle osseuse.

Paul NEYBECKER, Christel HENRIONNET, Didier MAINARD (Nancy), Laurent GALOIS, Pierre GILLET, Astrid PINZANO
14:00 - 17:00 #8417 - Variants of the position and anatomy of the Palmaris Longus muscle (PLM) and tendon (PLT) at the wrist and its relationship with the position of the median nerve- an anatomical study with direct implications in endoscopic carpal tunnel release technique.
Variants of the position and anatomy of the Palmaris Longus muscle (PLM) and tendon (PLT) at the wrist and its relationship with the position of the median nerve- an anatomical study with direct implications in endoscopic carpal tunnel release technique.

Résumé

Introduction. The tendon of the palmaris longus – PL (petit palmaire) has long been indicated as a key guide to the structures of the wrist. Therefore, it is not surprising to be almost universally pointed out as one of the primary references for the positioning of the proximal wrist portal in cases of endoscopic carpal tunnel release. However, it has long been reported that the PL is one of the most variable muscles in the human body, with practically every conceivable variation described. Therefore, an anatomical study was conducted by the author to primarily assess the reliability of this tendon as a guide to the position of the median nerve and secondarily the anatomical characteristics of the PL. Matérial d’étude. 45 fresh frozen cadaveric hands were dissected. Méthodes. Variants of the PL and the relative anatomic position of both the PL tendon and the median nerve were recorded. Résultats. We were able to confirm the previously reported high percentage of variant anatomic features of both the insertion and the structure or the PL. The median nerve itself may be located at the wrist and the interthenar area of the hand in two basic different positions: in the middle area or radially, in close proximity to the flexor pollicis longus. Discussion. It is standard practice for surgeons practicing endoscopic carpal tunnel release through a proximal wrist portal to advocate an incision located ulnarly to the PLT. The primary objective is to keep the underlying median nerve safe from injury as it is assumed to be located more radially, in between the tendons of the PL and the flexor carpi radialis - FCR (grand palmaire). Through our study we were able to confirm the great variety in the anatomy of the PL muscle and the possible presence of aberrant structures in the area of interest that can be puzzling to the unaware surgeon. The median nerve can be, not only right underneath the PLT but also, not unfrequently, ulnar to it. Therefore, the anatomic position of PLT as a guide to the underlying location of the median nerve in the wrist is unreliable. Conclusion. Anatomic variants of the PLT are frequent. Unexpected, aberrant structures in the same area are also not rare. The relative position of the median nerve in relation to the overlying PLT is unpredictable. Utmost discretion is required from the part of any surgeon working in this area.

Carmo DINIS (Porto, Portugal)
14:00 - 17:00 #8674 - Determination of the mean internal dimensions of the carpal tunnel by direct measurement in fresh cadaveric hands and of an equipment commonly used for endoscopic carpal tunnel release - a comparative anatomical study with practical implications.
Determination of the mean internal dimensions of the carpal tunnel by direct measurement in fresh cadaveric hands and of an equipment commonly used for endoscopic carpal tunnel release - a comparative anatomical study with practical implications.

Introduction Since the beginning of endoscopic carpal tunnel release (ECTR), dilators have been used for the introduction into the carpal tunnel (CT) of an arthroscope. However, to the best of our knowledge, no study was ever conducted comparing the relative dimensions of such instruments with the capacity of the CT. Possible secondary effects of the so called “dilation” of the CT has also not been described. The purpose of this study was to determine by a direct method the mean dimensions of the space underneath the transverse carpal ligament (TCL) and compare it to the dimensions of a common kit used for ECTR. Matérial d’étude 19 fresh cadaveric hands, eleven men and two women; disposable ConMed/Linvatec CTS RELIEF KIT.  Méthodes The TCL was isolated. Next, all the contents bellow it were transected and removed. The cavity was filled with either bone cement (PMMA) or a kneadable silicone. After retrieval of the first mold, a second permanent one made of a methacrylic resin was manufactured. Those were then CAT scanned and the width, height and total area of its proximal, middle and distal zones were determined using the CT software. The measurements of the largest dilator of the CTS RELIEF KIT were checked with an electronic digital caliper.  Finally, the dimensions of the dilator were compared with those of the empty CT. Résultats The smallest area and height were found at the middle section, due to the impression of the hook of the hamate. Findings: (1) Area: a) 16 men’s models: mean area = 2.16cm2. Range: 1.98 cm2 - 2.45cm2; b) Area of the largest dilator of the CTS RELIEF KIT: 0,39 cm2, about 18% of the tunnel mean area; c) in the smallest (female) model, the area of the dilator corresponded to 29% of the tunnel area. (2) Height: a) mean value for male’s hands: 1.00 cm. Range 0.86 - 1.16 cm; b) largest dilator’s diameter: 7mm; c) lowest recorded (female) value: 0.77mm. Discussion The introduction into the CT of instrumentation of non-negligible relative dimensions is a cause of concern. The described relative values would be even more revealing should the bodies be of females, due to the smaller size of their tunnels. Conclusion It was found that the studied dilator has non-negligible dimensions in relation to the capacity of the empty CT. The use of such type of equipment during ECTR has the potential for being potentially deleterious.

Carmo DINIS (Porto, Portugal), Silva HÉLDER, Oliveira TIAGO
14:00 - 17:00 #8749 - Anterolateral ligament: anatomy and length variation during motion.
Anterolateral ligament: anatomy and length variation during motion.

Introduction

L’existence du ligament antéro-latéral (LAL) reste controversé et sa description anatomique n’est pas unanime. L’objectif de cette étude était de réaliser une description anatomique précise du LAL.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude incluant 42 genoux cadavériques. Les insertions tibiales et fémorales ont été décrites par rapport aux structures adjacentes. La longueur et l’épaisseur du ligament ont été mesurées dans différentes positions de flexion et de rotation de genou (extension puis flexion 30-60-90° avec à chaque fois des rotations neutres, médiale ou latérale de 30°).

Résultats

Le LAL a été retrouvé dans 40 cas. L’insertion fémorale, de largeur moyenne 8,88 ±1,15 mm, était postérieure (8,75 ±1,04 mm) et proximale par rapport à celle du tendon poplité (TP), et légèrement postérieure (5,77 ±0,93 mm) à celle du ligament collatéral latéral (LCL). Au niveau de leur insertion fémorale, il existait des connexions entre le LCL et le LAL, donnant parfois un aspect d’insertion commune. Au niveau de l’interligne articulaire, la largeur était de 7,28 ±1,09 mm, et il existait une connexion indissociable avec la capsule et la corne moyenne du ménisque latéral.

L’insertion tibiale, de largeur plus importante (p < 0,001) était postérieure (20,54 ± 1,35 mm) et distale (3,81 ±0,85 mm) par rapport au tubercule de Gerdy, antérieure (25,61 ±1,72 mm) et proximale par rapport à la tête fibulaire et distale (11,15 ±2,01 mm) par rapport au cartilage articulaire tibiale. L’épaisseur était constante (1,38 ±0,23 mm). La longueur moyenne augmentait de manière significative avec la flexion et la rotation médiale (p < 0,001), passant de 38.93 ±5,12 mm en extension (valeur minimale) à 42.23 ±3,08 mm à 90° de flexion rotation neutre et 44.72 ±3,66 mm à 90° de flexion et 30° de rotation médiale (valeur maximale). Il existait une corrélation significative entre la longueur du LAL et la taille des sujets et avec les dimensions du fémur proximal (largeur épicondylienne et de l’échancrure intercondylienne) (p < 0,001). Il n’existait pas de corrélation avec les dimensions de l’extrémité proximal du tibia.

Discussion

Le LAL est une structure distincte antero-latérale, qui s’insère en avant du LCL et en arrière du TP et qui se termine en arrière du tubercule de Gerdy. Sa longueur varie avec la flexion et la rotation, pour être maximale à 90° de flexion et 30° de rotation médiale et semble corrélée à la taille du sujet.

Conclusion

Des études complémentaires seront nécessaires pour déterminer son rôle dans la stabilité du genou.

Thomas NERI (Saint Etienne), Fabien PALPACUER, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT
14:00 - 17:00 #8911 - The Average Shape of Native ACL: “Twisted Bow Tie” Appearance ACL.
The Average Shape of Native ACL: “Twisted Bow Tie” Appearance ACL.

Background: Although numerous studies regarding the anatomy of the native anterior cruciate ligament (ACL) have been reported, the shape of native ACL still remain unclear.

Purpose: To analyze the cross-section of native ACL using in vivo magnetic resonance image (MRI) data, and to suggest its average shape.

Study Design: Case series; Level of evidence, IV

Method: Ninety-six patients who underwent anatomic ACL reconstruction were performed postoperative MRI examination of both knees using 3-Tesla magnet as an evaluation index for prospective, randomized controlled trials and the shape of native ACL was determined using MRI data of contralateral knee. The three-dimensional curved multiplanar reconstruction (curved MPR) of OsiriX software (version 7.0; Pixmeo, Geneva, Switzerland) was used to obtain seven cross-sections (femoral insertion, mid-substance 1 to 5 from femoral side to tibial side, and tibial insertion). The width and thickness of cross-sections were measured by two independent observers, and the ratio of width and thickness was calculated for evaluating the degree of roundness. The seven cross-sections were accumulated and standardized to generate average model by the statistical model tools (Arche).

Results: The mean width (femoral insertion; 17.02 ± 2.17 mm, and tibial insertion; 17.33 ± 2.03 mm) and thickness (femoral insertion; 11.03 ± 1.75 mm, and tibial insertion; 10.09 ± 1.70 mm) of both insertions were significantly longer than that of the mid-substance (P < .001). The mean ratio from femoral insertion to tibial insertion were 1.57 ± 0.23, 3.36 ± 0.57, 3.07 ± 0.81, 2.18 ± 0.54, 1.56 ± 0.32, 2.16 ± 0.48, and 1.75 ± 0.28. The shape of cross-section was oval isthmus form, which is the most narrow and round, at mid-substance 4 and vary in wide band form at mid-substance 1and 5.

Conclusion: The average shape of native ACL is that the oval isthmus varys in wide band form, looking like “twisted bow tie”, while migrating to femoral and tibial insertions and broadly fans out toward semi-circular femoral insertion and kidney-shaped tibial insertion.

Keywords: anterior cruciate ligament; shape; twisted bow tie; magnetic resonance imaging

Kang Min SOHN (Seoul, Corée du Sud), Helen HONG, Min Jin LEE, Young Cheol YOON, Seung Hoon KANG, Do Kyung LEE, Chan Deok PARK, Joon Ho WANG
14:00 - 17:00 Long-term survival analysis of meniscus allograft transplantation with bone fixation. Seng-Il BIN (JEOOLLANAMDO, Corée du Sud)
SALLE 5
Jeudi 01 décembre
07:45

Jeudi 01 décembre

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CE01
07:45 - 08:45

CE01 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Tendinopathie patellaire. Patellar tendinopathy.

Conférenciers : Yoann BOHU (Paris), Bénédicte QUELARD (Medecin MPR) (SAINT AMOUR), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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CE02
07:45 - 08:45

CE02 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Faut -il opérer les conflits postéro supérieurs ? Postero-superior impingements: Any place for surgical treatment?

Conférenciers : Simon BERTIAUX (Chirurgien) (LE HAVRE), Jean GRIMBERG (Chirurgien orthopédiste) (PARIS), Nicolas HOLZER (Médecin adjoint Responsable de Team: Chirurgie de l’Epaule et du Coude) (Geneva, Suisse)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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CE03
07:45 - 08:45

CE03 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Etat des lieux du traitement de la tendinopathie corporéale calcanéenne chronique et place de l'arthroscopie. Non insertional Achilles tendinopathy:state of the art and place for endoscopy.

Conférenciers : Michael ANDRIEU (chirurgien orthopédiste) (Montauban), Guillaume CORDIER (chirurgien) (Bordeaux), Ronny LOPES (Docteur) (Nantes)
SALLE 3

Jeudi 01 décembre

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CE04
07:45 - 08:45

CE04 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Comparaison chez l'enfant et l'adulte de la prise en charge des lésions traumatiques du genou sportif. How to address knee ligamentous injuries in young athletic knees? Comparison between childhood and adults.

Conférenciers : Manon BACHY (Paris), Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (Mérignac), Franck CHOTEL (Chef de service) (Lyon), Gilbert VERSIER (chirurgien) (Paris)
SALLE 4

Jeudi 01 décembre

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PF
07:45 - 08:45

Petit déjeuner des formateurs

Conférenciers : Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt), Philippe CLAVERT (PU-PH) (Strasbourg), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
SALLE 5
09:00

Jeudi 01 décembre

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OC
09:00 - 09:15

OUVERTURE DU CONGRÈS
/ OPENING CEREMONY

Conférenciers : Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), John RICHMOND (DEDHAM, Etats-Unis)
SALLE 1
09:15

Jeudi 01 décembre

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C1
09:15 - 09:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateurs : Pierre CHAMBAT (LYON), René VERDONK (prof em) (GENT, Belgique)
09:15 - 09:45 Histoire d’un ménisque. Story of a meniscus. Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Versailles)
SALLE 1
09:45

Jeudi 01 décembre

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C2
09:45 - 10:05

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles)
09:45 - 10:05 De la pertinence de la publication scientifique à la pertinence de l’indication chirurgicale. Relevance of indications : from the scientific publications to the daily practice. Bruce REIDER (Editor in Chief) (CHICAGO, Etats-Unis)
SALLE 1
10:05

Jeudi 01 décembre

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C2B
10:05 - 10:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac)
10:05 - 10:30 Mes critères de choix de la greffe de LCA en fonction du patient. My best options for graft choice in ACL reconstruction. John RICHMOND (DEDHAM, Etats-Unis)
SALLE 1
11:00

Jeudi 01 décembre

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C3
11:00 - 11:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Versailles)
11:00 - 11:15 Registres du LCA : avantages et inconvénients. ACL registries : benefits and drawbacks. Lars ENGEBRETSEN (OSLO, Norvège)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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C4
11:00 - 11:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Philippe CLAVERT (PU-PH) (Strasbourg)
11:00 - 11:30 Disjonction acromioclaviculaire : nouvelles tendances. Acromioclavicular joint dislocation : new trends. Peter MILLETT (VAIL, Etats-Unis)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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SM1
11:00 - 11:30

SESSION MISE AU POINT
/ CURRENT CONCEPT SESSION

Modérateur : Anthony WAJSFISZ (Docteur) (PARIS)
11:00 - 11:30 Arthroscopie postérieure de cheville. Posterior ankle arthroscopy. Philippe OGER (Praticien Hospitalier) (LE CHESNAY)
SALLE 3

Jeudi 01 décembre

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SPV1
11:00 - 11:30

SESSION PRATIQUE VIDEO : COMMENT JE FAIS ?
/ PRACTICAL VIDEO-SESSIONS: HOW I DO?

Modérateur : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
11:00 - 11:30 Chirurgie du ménisque discoïde. Surgery of the discoid meniscus. Philippe GICQUEL (PUPH) (STRASBOURG)
SALLE 4
11:15

Jeudi 01 décembre

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C3B
11:15 - 11:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : David DEJOUR (chirurgien) (Lyon)
11:15 - 11:30 Profil des patients opérés du LCA. Patient profiles in ACL surgery. Romain SEIL (PAST Président ESSKA) (Luxembourg, Luxembourg)
SALLE 1
11:30

Jeudi 01 décembre

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SM2
11:30 - 11:45

SESSION MISE AU POINT
/ CURRENT CONCEPT SESSION

11:30 - 11:45 Pertinence des indications chirurgicales pour le LCA : Quand opérer un LCA ? When to operate an ACL? Lars ENGEBRETSEN (OSLO, Norvège), Romain SEIL (PAST Président ESSKA) (Luxembourg, Luxembourg), Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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SM3
11:30 - 11:45

SESSION MISE AU POINT
/ CURRENT CONCEPT SESSION

Modérateur : Jean-François KEMPF (Professeur Emérite Université de Strasbourg) (Strasbourg)
11:30 - 11:45 Quand réséquer la clavicule discale ? When should we consider the Mumford procedure? Luc FAVARD (Tours)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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SPV2
11:30 - 11:45

SESSION PRATIQUE VIDEO : COMMENT JE FAIS ?
/ PRACTICAL VIDEO-SESSIONS: HOW I DO?

Modérateur : Olivier CARNESECCHI (Chirurgien) (St Etienne)
11:30 - 11:45 Réparation arthroscopie du ligament talo-fibulaire antérieur. Arthroscopic repair of the anterior talo-fibular ligament. André THÈS (chirurgien) (BOULOGNE BILLANCOURT)
SALLE 3

Jeudi 01 décembre

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SC1
11:30 - 12:00

SESSION CONTROVERSE
/ MINI-BATTLE SESSION

Modérateur : Franck CHOTEL (Chef de service) (Lyon)
11:30 - 12:00 Fractures des épines tibiales : vissage ou laçage. Tibial eminence fractures: screw vs suture. Franck ACCADBLED (PU PH) (Toulouse), Loic GEFFROY (orthopediste) (Nantes)
SALLE 4
11:45

Jeudi 01 décembre

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C6
11:45 - 12:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

11:45 - 12:00 LCA : que reste-t-il du double faisceau ? ACL : what’s left for double bundle techniques? Jean-François POTEL (Orateur) (Toulouse)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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BO1
11:45 - 12:30

BATAILLE D'OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
/ CLINICAL PANEL CASE DISCUSSION

11:45 - 12:30 EPAULE. SHOULDER. Jeff ABRAMS (PRINCETON, Etats-Unis), Marie-Béatrice HARDY (Chirurgien) (Saint Etienne), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy), Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Luc FAVARD (Tours)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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CP1
11:45 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
CHEVILLE / ANKLE

Modérateurs : Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt), Didier OLLAT (Chirurgien) (PARIS)
11:45 - 12:30 #8352 - 01 ❤ 1. Description d’une nouvelle méthodologie d’évaluation radiographique du positionnement du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville : « la méthode de la cible ».
❤ 1. Description d’une nouvelle méthodologie d’évaluation radiographique du positionnement du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville : « la méthode de la cible ».

Introduction

Devant l’essor de la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville il devient aujourd’hui fondamental de pouvoir évaluer la qualité et la précision de la reconstruction.

La réalisation du tunnel calcanéen pour l’insertion distale du transplant reste techniquement difficile et controversée. Différentes solutions ont été proposées (scopique et/ou arthroscopique et/ou percutanée).

Il n’existe aujourd’hui aucun critère d’évaluation simple du bon positionnement de ce tunnel.

En nous basant sur une étude cadavérique déjà publiée ayant permis de définir des critères radiographiques pour retrouver l’insertion des différents faisceaux des ligaments collatéraux, nous proposons une nouvelle méthodologie d’évaluation radiographique simple et reproductible pour le positionnement du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique.

 

Matériel et méthodes

Au cours d’une étude prospective monocentrique, les radiographies de profil de cheville chez 32 patients opérés de ligamentoplastie anatomique latérale ont pu être analysées.

Sur chacune d’entre elles, l’origine supposée du tunnel calcanéen était matérialisée par un cercle (C1) de diamètre équivalent à celui du tunnel calcanéen (D). Deux droites perpendiculaires dont l’intersection représente l’insertion native sur le calcanéus du ligament fibulo-calcanéen (selon Best) étaient tracées. Deux autres cercles C2 et C3 (l’un égal à D et l’autre égal à Dx2) étaient centrés sur l’intersection des 2 droites et représentaient une cible à atteindre pour l’origine du tunnel calcanéen.

Nous avons jugé le positionnement du tunnel parfait si C1 était en contact avec C2, bon si il était uniquement en contact avec C3  et mauvais si il n’était en contact avec aucun d’entre eux.

Les radiographies ont été lues par 3 opérateurs indépendants.

L’analyse statistique pour évaluer la reproductibilité inter opérateur des valeurs qualitatives obtenues était réalisée par le calcul du Kappa de Fleiss.

 

 

Résultats

Le kappa de Fleiss était de 0,62 permettant d’affirmer une concordance importante entre l’analyse des différents observateurs.

 

Discussion

Cette méthode pourrait permettre d’analyser la précision des différentes techniques de réalisation du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville.

 

Conclusion

Cette nouvelle méthode permet une évaluation radiographique simple, reproductible et fiable du bon positionnement du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville.

Ronny LOPES (Nantes), Julien ISNARD, Giovany PADIOLLEAU, Jérémy SIMON
11:45 - 12:30 #8300 - 02 2. Ligamentoplastie latérale de cheville au frondiforme sous arthroscopie.
2. Ligamentoplastie latérale de cheville au frondiforme sous arthroscopie.

Introduction : Le traitement arthroscopique de l’instabilité latérale de cheville est en plein essor. De nombreuses techniques de réparation ou de reconstruction du plan ligamentaire latéral, plus ou moins anatomiques, ont été décrites. La ligamentoplastie au frondiforme est réalisée avec succès à ciel ouvert depuis de nombreuses années.

Objectif : L’objectif de notre étude est d’évaluer la faisabilité de cette ligamentoplastie au frondiforme sous arthroscopie.

Matériel et Méthodes : Nous avons réalisés huit ligamentoplasties de cheville sur pièces anatomique à l’école de chirurgie du Fer à Moulin. La technique se déroulait en deux temps. Premièrement, la réalisation du prélèvement du frondiforme par un court abord transversal. Puis un temps arthroscopique débutant par une exploration articulaire, puis la préparation de la malléole latérale  et enfin la retension capsulo-ligamentaire latérale selon Brostrom-Gould associé à la plastie de renfort au frondiforme. En fin d’intervention, le positionnement des tunnels au niveau de la malléole latéral était analysé.

 Résultats : Toutes les interventions été réalisées en moins de 2 heures et l’analyse du positionnement des tunnels a montré une réparation répondant aux critères de qualités exigés à ciel ouvert. Nous avons cependant rencontrés différents obstacles liés au matériel qui nous ont fait modifier la technique au cours de l’étude.

Discussion : La ligamentoplastie latérale de cheville au frondiforme est une technique validée à ciel ouvert, dont la réalisation sous arthroscopie pourrait permettre d’obtenir un résultat fonctionnel équivalent en diminuant la morbidité de l’intervention. 

Nicolas DE L'ESCALOPIER (Clamart), Olivier BARBIER, Gilbert VERSIER, Didier OLLAT
11:45 - 12:30 #8355 - 03 3. La réalisation percutanée du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville sous arthroscopie n’augmente pas le risque de complications per et post opératoires précoces.
3. La réalisation percutanée du tunnel calcanéen dans la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville sous arthroscopie n’augmente pas le risque de complications per et post opératoires précoces.

INTRODUCTION :

 

La ligamentoplastie anatomique latérale semble progressivement s’affirmer comme une technique de  référence dans l’insatbilité chronique de cheville.

Le repérage sous arthroscopie de l’insertion calcanéenne du ligament fibulocalcanéen (LFC) restant techniquement difficile, une technique percutanée fiable et reproductible a été récemment validée par une étude cadavérique préliminaire.

Le risque principal de cette technique était l’atteinte du nerf sural.

Notre hypothèse principale était que cet artifice technique n’augmentait les riques de complications per et post opératoires précoces de la ligamentoplastie anatomique latérale de cheville.

 

 

MATERIEL D’ETUDE CLINIQUE

 

            Notre étude prospective et mono-opérateur a inclus 22 patients opérés d’une instabilité chronique de cheville par une ligamentoplastie latérale anatomique sous arthroscopie avec repérage percutané du tunnel calcanéen. Tous les patients ont été revus à 1 mois pour identifier les complications per et post opératoires précoces. nous avons particulièrement étudié la fracture fibulaire per opératoire, l’infection, les neuropathies fibulaires superficielles et surales, les lésions vasculaires ou tendineuses, les complications thromboemboliques.

 

RESUTATS

 

            4 complications chez 3 patients ont été relevées.  Les complications étaient réparties de la façon suivante : 1 neuropathie fibulaire superficielle, 1 neuropathie surale, 1 thrombose veineuse profonde et 1 rupture traumatique postopératoire du tendon d’Achille chez le même patient. Aucune infection ou fracture fibulaire n’ont été retrouvées.

 

DISCUSSION

            Notre étude rapporte des taux de complications similaires aux ligamentoplastie latérale de cheville à ciel ouvert et à l’arthroscopie de cheville toutes interventions confondues. Les neuropathies fibulaires superficielles ont été retrouvées dans 3,5% des arthroscopies et varie entre 0 et 3,5% dans les techniques à ciel ouvert. Les neuropathies surales sont rapportées dans 0 à 3% des ligamentoplastie à ciel ouvert. Les infections superficielles sont rapportées dans 3% des arthroscopies de chevilles et des ligamentoplasties à ciel ouvert. Enfin 0 à 4,5% de fracture de fibula sont rapportées dans la littérature dans la chirurgie à ciel ouvert.

 

CONCLUSION

 

            L’artifice technique du repérage percutané du tunnel calcanéen dans la  ligamentoplastie latérale de cheville sous arthroscopie est donc une méthode sûre et fiable ne majorant pas le risque de complication per et postopératoire précoce comparée aux techniques de ligamentoplastie à ciel ouvert ou à l’arthroscopie de cheville en général. 

Ronny LOPES, Jérémy SIMON (CORBEIL ESSONNES)
11:45 - 12:30 #8666 - 04 4. Fiabilité et validité de l'IRM préopératoire pour la prise de décision chirurgicale dans les instabilités latérales chroniques de cheville.
4. Fiabilité et validité de l'IRM préopératoire pour la prise de décision chirurgicale dans les instabilités latérales chroniques de cheville.

Introduction

Le ligament talofibulaire antérieur (LTFA) est le ligament le plus souvent atteint dans l’instabilité latérale chronique de cheville. Lorsque la chirurgie est indiquée, le choix de la technique est effectué en per-opératoire selon l'aspect du LTFA résiduel. Dans le service, la technique utilisée est celle de Brostrom-Gould arthroscopique si le ligament est  désinséré ou épaissi, et une reconstruction anatomique des ligaments talofibulaire antérieur et calcanéofibulaire par autogreffe du tendon du gracilis si le LTFA est absent ou fin. L'objectif principal de l’étude était d'évaluer l'intérêt de l'IRM préopératoire comme outil décisionnel dans le choix de la technique chirurgicale chez les patients opérés d’une instabilité latérale chronique de cheville.

Matériel et méthodes

Cette étude prospective monocentrique a inclus tous les patients opérés en 2013-2016 pour une stabilisation arthroscopique de cheville. L'étude était conforme aux recommandations du groupe STARD (Standards for Reporting of Diagnostic Accuracy). Le LTFA a été analysé sur l'IRM préopératoire en coupes T2 axiales, 2 fois à quelques jours d'intervalle par 2 évaluateurs indépendants à l'aveugle du bilan arthroscopique. Le LTFA était noté (1)absent, (2)fin (<1mm de diamètre), (3)calibre normal (1-3,2mm) mais d’aspect détendu, désinséré, irrégulier ou ondulé, ou (4)épaissi (diamètre>3,2mm) avec ou sans hypersignal intra-ligamentaire. Le bilan arthroscopique, considéré comme l’examen de référence, a été réalisé par un seul chirurgien sénior. Le critère principal de jugement était l'aspect du LTFA selon 2 modalités: (1)fin ou absent/(2)désinséré ou épaissi. La reproductibilité inter et intra-évaluateur a été évaluée par le coefficient kappa (k). Les paramètres de performance diagnostique de l'IRM préopératoire ont été calculés par rapport à l'arthroscopie: sensibilité (Se), spécificité (Sp), les valeurs prédictives positives (VPP) et négative (VPN) et le pourcentage de patients bien classés.

Résultats

Vingt-deux patients (22 chevilles) ont été inclus dans l’étude, 15 hommes/7 femmes, âge moyen 30,3±9,5 ans. 14 patients (63,6%) ont été opérés selon la technique de Brostrom-Gould arthroscopique et pour 8 patients (36,4%) une ligamentoplastie a été jugée nécessaire. La reproductibilité intra-observateur des analyses IRM était substantielle (k=0,75 et 0,68) et la reproductibilité inter-observateur modérée (k=0,55) à presque parfaite (k=0,87). Comparé à l'arthroscopie, l'agrément était substantiel et significatif (k=0,70 et 0,80). Les paramètres de performance de l'IRM préopératoire étaient bons pour les 2 évaluateurs: Se=85,7-87,5%, Sp=86,7-92,9%, VPP=75-87,5%, VPN=92,9% et patients bien classés=86,4-90,9%. 

Conclusion

L’IRM préopératoire est un outil décisionnel fiable et valide pour le choix de la technique chirurgicale de stabilisation chez les patients atteints d’instabilité latérale chronique de cheville.

Antoine MORVAN (Merignac), André THES, Shahnaz KLOUCHE, Philippe HARDY, Thomas BAUER
11:45 - 12:30 #7250 - 05 ❤ 5. Etude cadavérique sur le repérage des structures anatomiques pour la réalisation des voies d’abord arthroscopiques de cheville.
❤ 5. Etude cadavérique sur le repérage des structures anatomiques pour la réalisation des voies d’abord arthroscopiques de cheville.

Introduction. - L’arthroscopie de cheville est une intervention devenue courante: lésions LODA, conflits antérieurs et postérieurs, arthrodèse talo-crurale ou sous-talienne, ablation de corps étrangers, instabilité. Les complications rencontrées sont nerveuses, vasculaires.
Hypothèse : l’échographie de repérage pré ou per opératoire présente un intérêt dans les arthroscopies de cheville.
L’objectif était de démontrer la diminution de fréquence des lésions iatrogènes vasculonerveuses et tendineuses et l’éloignement de ces structures par rapport aux voies d’abord avec ce repérage.

Matériel et méthode. -  Vingt chevilles cadavériques, fraîches, issues du don du corps fait à l’Institut d’Anatomie Normale de Strasbourg ont été étudiées. Chaque groupe contenait 10 chevilles. Dans le premier, un repérage échographique pré opératoire a été réalisé, où ont été marqués les éléments vasculonerveux et tendineux. Dans le deuxième, aucun marquage n’a été fait. Les voies d’abord ont été faites avec un  trocart de 4 mm puis chaque voie de chaque cheville a été disséquée. Le critère de jugement principal a été la présence ou non de lésions vasculonerveuses ou tendineuses. Le critère de jugement secondaire a été la distance entre le trocart et les éléments sus-cités.

Résultats. - Avec le repérage, aucune lésion tendineuse n’a été constatée alors que sans repérage une plaie transfixiante de l’extenseur propre de l’hallux et du tendon calcanéen ont été répertoriées.
De plus, concernant la voie antérolatérale, antéromédiale et postéromédiale  nous étions à une distance plus importante des éléments vasculonerveux lors du repérage échographique préopératoire (p respectivement 0,041 0,005 et 0,002). Pour la voie antérieure pure la différence n’était pas significative.

Discussion.- Le repérage échographique pré opératoire diminue les lésions iatrogènes vasculonerveuses et tendineuses lors des arthroscopies de chevilles et il permet de s’éloigner de ces éléments. Notre hypothèse a été confirmée.

Mots clés : arthroscopie de cheville/échographie/nerf fibulaire superficiel/complications

 

Conflit d’intérêt : Philippe Clavert est consultant Tornier et Mitek.

 

Niveau de preuve : 4.

Benjamin SCHEIBLING (ILLKIRCH GRAFFENSTADEN), Guillaume KOCH, Philippe CLAVERT
11:45 - 12:30 #8643 - 06 6. Ténoscopies autour de la cheville : résultats à moyen et long terme.
6. Ténoscopies autour de la cheville : résultats à moyen et long terme.

INTRODUCTION : Les ténoscopies autour de la cheville ont été développées dans les  années 2000.  Les travaux publiés font état de bons résultats, mais les reculs n’excèdent guère 4 ans.

MATERIEL et METHODES : Ce travail rétrospectif incluait les patients ayant bénéficié entre janvier 2001 et janvier 2014 d’une ténoscopie fibulaire ou du tibial postérieur après échec du traitement médical. Nous avons identifié deux groupes de patients.  Le groupe 1 incluait   61 tendinoscopies chez 59 patients revus une seule fois en 2008 (47 chevilles - 46 patients) ou en 2015 (14 chevilles - 13 patients) au recul moyen de 4,6 ans. Le groupe 2 incluait 22 tendinoscopies chez  21 patients revus deux fois dont la deuxième au recul moyen de 12 ans.  Ce groupe a été soumis à une analyse descriptive.  Le score de Kitaoka et la satisfaction ont été mesurés à chaque fois, ainsi qu’un score SF12 au dernier recul pour les deux groupes.  L’intervention était considérée comme un succès pour les score de Kitaoka > 75 au moment de la revue, et/ou si le patient était satisfait de la chirurgie. 

RESULTATS : Concernant le groupe 1, on notait une amélioration du score de Kitaoka de 26,2/100 en moyenne (p<0,0001), la satisfaction était de 67%, le taux de succès de 72,1%.  Il était significativement diminué en cas de score de Kitaoka préopératoire inférieur à 60/100, et en cas de reprise chirurgicale après la tendinoscopie.  Le sexe, l’âge, la gaine opérée, la cause de la tendinopathie, les lésions retrouvées en peropératoire, et la survenue de complications post-opératoires n’influaient pas significativement le résultat.  Dans le groupe 2, nous avons observé une diminution du score de Kitaoka de 7,9/100 entre le premier et le deuxième recul, la satisfaction était de 86,4%.

DISCUSSION : Dans le groupe 1 correspondant aux premières années de pratique, il n’était pas forcément associé de geste complémentaire traitant la cause de la pathologie tendineuse, ce qui explique partiellement à 4 ans l’efficacité partielle. On observe un léger tassement du score de Kitaoka dans le groupe 2, plus visible sur les fibulaires, mais avec une satisfaction quasi équivalente. Une fois le résultat acquis, il perdure.

CONCLUSION : Cette procédure simple permet de soulager durablement des patients souffrant de tendinopathie, particulièrement après entorse ou fracture.  Dans des cas plus compliqués, elle sera un traitement adjuvant permettant de retarder, voire de sursoir à une intervention plus radicale sans jamais la compromettre.

 

 

Olivier LAFFENETRE, Paul CREMER (Bordeaux), Julien LUCAS, Dominique CHAUVEAUX
SALLE 3
12:00

Jeudi 01 décembre

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C7
12:00 - 12:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Romain SEIL (PAST Président ESSKA) (Luxembourg, Luxembourg)
12:00 - 12:30 Le KJ. The BTB graft. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Versailles)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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SM4
12:00 - 12:30

SESSION MISE AU POINT
/ CURRENT CONCEPT SESSION

Modérateur : Camille THEVENIN-LEMOINE (chirurgien orthopédiste pédiatrique) (Toulouse)
12:00 - 12:30 Indications de l'arthroscopie de hanche chez l'enfant. Philippe GICQUEL (PUPH) (STRASBOURG), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
SALLE 4
12:30

Jeudi 01 décembre

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WIFH
12:30 - 13:15

WORKSHOP DE L'INDUSTRIE GROUPE FH ORTHO

12:30 - 13:15 DT4 TLS & plastie latérale. Short graft TLS with Lateral tenodesis. Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier), Jp. VINCENT (Vannes)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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SISN
12:30 - 13:15

SESSION DE L'INDUSTRIE SMITH & NEPHEW

12:30 - 13:15 Retour d’expérience sur la butée sous arthroscopie guidée et fixée par Endobouton. Feedback on Arthroscopic guided Latarjet using Endobutton fixation. Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Charles-Edouard THÉLU (Marcq-en-Baroeul), Jerome VOGELS (Chirurgien Membre Supérieur et de la main) (Lyon)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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WIA
12:30 - 13:15

WORKSHOP DE L'INDUSTRIE ARTHEX

12:30 - 13:15 Live Démo : instabilité antérieure de la cheville. Anterior ankle instability. Ronny LOPES (Docteur) (Nantes), Guillaume CORDIER (chirurgien) (Bordeaux)
SALLE 3

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WISBM
12:30 - 13:15

WORKSHOP DE L'INDUSTRIE SBM

12:30 - 13:15 Tendances en chirurgie combinée du LCA : DT4 et plasties latérales, LCA + OTV. Update on combined ACL surgery: 4ST with Lateral Tenodesis, ACL and HTO. Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac), David DEJOUR (chirurgien) (Lyon), Jean-Claude PANISSET (chirurgien) (Echirolles), Julien CHAPPUIS (Annemasse)
SALLE 4

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SIDS
12:30 - 13:15

SESSION DE L'INDUSTRIE DEPUY SYNTHES

12:30 - 13:15 Butée de Latarjet Sous Arthroscopie. Arthroscopic Latarjet Procedure. Laurent LAFOSSE (ANNECY)
SALLE 5

Jeudi 01 décembre

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WIG
12:30 - 13:15

WORKSHOP DE L'INDUSTRIE GEISTLICH

12:30 - 13:15 Lésions cartilagineuses – Comment la technique AMIC® peut-elle aider vos patients ? Cartilage lesions – how can the AMIC® technique help your patients? M. STEINWACHS (ZURICH, Suisse), M. BERTRAND (Montpellier), Pierre BERTHO (Rennes)
SALLE ASIE 1
13:15

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RW
13:15 - 14:00

REWIEVING D'ARTICLES -COMMENT FAIRE ?
HOW TO REVIEW AND ARTICLE?

13:15 - 14:00 Comment devenir un « reviewer » d’article plus pertinent ? How to become more pertinent when reviewing articles? Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Bruce REIDER (Editor in Chief) (CHICAGO, Etats-Unis), Alexandre HARDY (CCA) (Lille), Cécile TOANEN (Praticien Hospitalier) (La Roche-Sur-Yon), Thibaut NOAILLES (Chirurgien libéral) (Bordeaux)
SALLE ASIE 1
14:00

Jeudi 01 décembre

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CP2
14:00 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
GENOU / KNEE

Modérateurs : Nicolas LEFEVRE (Orateur) (Paris), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
14:00 - 15:30 #8750 - 07 ❤ 7. Ligament antero-latéral : étude histologique.
❤ 7. Ligament antero-latéral : étude histologique.

Introduction

Le ligament antero-latéral (LAL) a été décrit comme une structure anatomique distincte. Simple épaississent capsulaire, ou ligament à part entière, il n’existe pas de consensus sur sa structure histologique. L’objectif de cette étude était donc de réaliser une description histologique du LAL.

 

Méthodes

L’étude histologique a porté sur 20 prélèvements fibro-ligamentaires sélectionnés de LAL, d’origine cadavérique. Le LAL était prélevé dans son intégralité en conservant les insertions osseuses tibiale et fémorale. Après avoir fait l’objet d’une fixation en Alcool-Formol-Acide acétique (AFA), une inclusion en paraffine a été réalisée. Des coupes histologiques de 4 micromètres ont été réalisées puis colorées en Hématoxyline-Eosine-Safran (HES). L’orientation des différentes surfaces et la réalisation de coupes dans un sens transversal et longitudinal, ont permis d’identifier les différentes structures présentes au sein des prélèvements.

 

Résultats

L’analyse histologique a permis de rapporter la présence d’un tissu conjonctif fibreux dense, constitué de trousseaux de fibres collagènes, correspondant à un tissu ligamentaire. Ce dernier était souvent grêle et entouré de tissu adipeux. L’insertion osseuse du tissu ligamentaire a pu être mise en évidence et correspondait à une interface os-ligament classique.

 

Discussion

Cette étude confirme la présence d’une structure collagénique orientée, témoin d’un tissu ligamentaire grêle au sein des prélèvements cadavériques de LAL, ainsi que d’une interface os-ligament caractéristique.

 

Conclusion

Le LAL possède une structure histologique ligamentaire propre, distincte de la face latérale de la capsule.

Thomas NERI (Saint Etienne), Pierre DALCOL, Fabien PALPACUER, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT, Michel PÉOC'H
14:00 - 15:30 #7152 - 08 8. Influence de la section du ligament antérolatéral du genou sur la laxité antérieure. Etude expérimentale.
8. Influence de la section du ligament antérolatéral du genou sur la laxité antérieure. Etude expérimentale.

Introduction La laxité antérieure du genou pourrait être modifiée par la section du ligament antérolatéral (LAL). L’hypothèse de cette étude était que cette section augmente la translation antérieure du tibia à 20° de flexion lorsqu‘elle est isolée ou après section préalable du ligament croisé antérieur (LCA).

 

Matériel 5 paires de genoux de cadavre frais congelés ont été analysés après décongélation pendant 24 heures à température ambiante.

 

Méthodes Des broches filetées ont été insérées au tiers distal du fémur et au tiers proximal du tibia, fixant les traceurs d’un système de navigation validé pour la chirurgie du LCA. Le genou était positionné à 20° de flexion dans une attelle calibrée. Une force postéro-antérieure calibrée d’intensité croissante était appliquée (134, 150, 200 and 250 N) ; la translation antérieure du tibia était mesurée par le système de navigation pour chaque force appliquée. Trois situations ont été analysées pour chaque genou : LCA et LAL intacts, section du LCA ou du LAL (choisie de façon aléatoire pour chaque paire de genoux), section du LCA et du LAL. Le critère principal était la translation antérieure du tibia à 250 N. Le critère secondaire était la raideur du genou dans chaque situation (pente de la courbe force / translation antérieure du tibia). Les mesures ont été comparées par un test de Wilcoxon au seuil de 5%.

 

Résultats La translation antérieure moyenne du tibia à 250 N des genoux intacts était de 5,9 ± 2,3 mm. L’augmentation moyenne était de 1,2 mm après section isolée du LAL (ns), 7,8 mm après section isolée du LCA (p < 0,05), 0,8 mm après section additionnelle du LAL après section préalable du LCA (ns), et 4,4 mm après section additionnelle du LCA après section préalable du LAL (p < 0,05).

La raideur moyenne des genoux intacts en translation antérieure était de 0,015 ± 0,02 N/mm. L’augmentation moyenne était de 0,010 N/mm après section isolée du LAL (ns), 0,038 N/mm après section isolée du LCA (p < 0,05), 0,014 N/mm après section additionnelle du LAL après section préalable du LCA (ns), et 0,021 N/mm après section additionnelle du LCA après section préalable du LAL (ns). 

 

Discussion La section isolée du LAL n’a pas modifié significativement la translation antérieure du tibia et la raideur du genou en translation antérieure. La section additionnelle du LAL après section préalable du LCA n’a pas modifié significativement la translation antérieure du tibia et la raideur du genou en translation antérieure.

Jean-Yves JENNY (Strasbourg), Benjamin PULIERO
14:00 - 15:30 #8280 - 09 9. Corrélation entre lésion du Ligament AntéroLatéral du genou et instabilité rotatoire: étude échographique in vivo.
9. Corrélation entre lésion du Ligament AntéroLatéral du genou et instabilité rotatoire: étude échographique in vivo.

Introduction: Tout ce qui est connu de la fonction du Ligament Antéro Latérale du genou (LAL) provient d’étude cadavérique. Ex vivo, il a été montré qu’il jouait un rôle dans le contrôle de la stabilité rotatoire du genou. Il se pose tout de meme la question de la réalité in vivo. Nous avons montré que le LAL pouvait être identifié par échographie. L'objectif de cette étude est évaluer la corrélation entre le statut lésionnel du LAL, déterminée par échographie; et la stabilité rotatoire, évaluée par le pivot shift Test.

 Méthodes: nous avons mené une étude prospective monocentrique (etude pilote), incluant 30 patients (22 hommes et 8 femmes), d'âge moyen 29.5+/-11.25 ans, présentant une lésion isolée unilatérale du LCA. Une échographie pré opératoire, réalisée par un radiologue expérimenté, permettait de déterminer le statut lésionnel du LAL sur le genou traumatisé, ainsi que sur le genou sain controlatéral, selon un protocole déjà validé. La stabilité rotatoire était évaluée par le pivot shift, réalisé par trois chirurgiens, sous anesthésie générale. L'ensemble des évaluations était réalisé en double aveugle (le radiologue ne connaisait pas le statut rotationelle et les chirurgiens ne connaissaient pas le statut échographique). Nous avons mesuré la corrélation entre le statut lésionnel échographique du LAL et le grade du pivot shift, via le Pearson Chi 2 Test. Puis nous avons établi les capacités diagnostiques de l'échographie pour l'évaluation objective de la stabilité rotatoire, en considérant le pivot shift comme le gold standard pour cette évaluation. Nous avons obtenu l’accord du comité d’éthique pour cette étude

Résultats: le LAL a pu être identifié et visualisé sur toute sa longueur dans 100% des cas. Il était lésé sur les genoux traumatisés dans 40% des cas. La valeur du Pearson Chi 2 Test mesurant la corrélation entre lésion échographique du LAL et grade du pivot shift était de 3.77 (p=0,05). La sensibilité de l'échographie pour l'évaluation objective de la stabilité rotatoire est de 56% (IC 95%: 39-74), sa spécificité est de 79% (IC 95%: 64-93).

Conclusion: Une lésion du ligament antréolatrérale du genou est plus souvent associé à un pivot shift de grade élevé in vivo. Cette structure de “re-description” récente doit être prise en compte pour un meilleure control de la stabilité rotatoire. L’échographie est un outil adapté pour la prise en charge “à la carte “ d’un genou traumatisé.

Etienne CAVAIGNAC, Karine WYTRYKOWSKI, Reina NICOLAS (Toulouse), Marie FARUCH, Jérôme MURGIER, Philippe CHIRON
14:00 - 15:30 #8576 - 10. Contrôle quantitatif du ressaut rotatoire par ligamentoplastie combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral.
10. Contrôle quantitatif du ressaut rotatoire par ligamentoplastie combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral.

L’examen clinique est fondamental dans l’évaluation d’un patient présentant une suspicion de rupture du Ligament Croisé Antérieur (LCA). Le pivot shift est rapide et facile à réaliser, mais est quantifié de façon subjective et a montré une faible reproductibilité inter observateur. Le Kinematic Rapid Assessment (KiRA) est un accéléromètre tri-axial qui permet de quantifier l’accélération du tibia au court du ressaut de façon non invasive. La suppression du ressaut est considérée comme un élément clé de la reconstruction du LCA. Néanmoins, il persiste chez 25-38% des patients après ligamentoplastie. L’hypothèse était : la ligamentoplastie intra articulaire associée à une reconstruction du ligament antérolatéral (LAL) permettrait de diminuer significativement les valeurs du ressaut rotatoire et de rendre les valeurs comparables à celle du genou controlatéral.

Les patients ont été inclus de façon prospective, l’étude était mono centrique et mono-opérateur (AM). Les critères d’inclusion étaient, des patients nécessitants une ligamentoplastie du LCA associée à au moins un des facteurs suivant : sportif pivot-contact en compétition, reprise itérative de LCA (autre que DIDT), ressaut rotatoire subjectif explosif, fracture de Segond, TELOS avec un différentiel supérieur à 10mm. Un pivot shift standardisé a été réalisé sous anesthésie en pré et post opératoire immédiat sur les deux genoux.

40 patients on pu être inclus. Ces patients étaient composés de 26 hommes et 14 femmes. La moyenne d’âge était de 21,7. Lors de l’évaluation per opératoire on retrouvait 21 lésions méniscales. La moyenne des variations d’accélération sur les genoux sains en pré opératoire était de 1,3 ± 0,1 m/s2 contre 3,1 ± 0,5 m/s2 pour les genoux pathologiques p= 6,3x10-7. La moyenne des variations d’accélération des genoux pathologiques en post opératoire immédiat était de 1,3 ± 0,3 m/s2. On retrouvait une différence statistique entre les variations d’accélération du genou pathologique en pré et postopératoire immédiat p= 7,1x10-7. On ne retrouvait plus de différence statistique entre les variations d’accélération du genou pathologique en post opératoire comparé aux genoux sains controlatéraux p=0,83 (n.s). Les facteurs suivants : lésion méniscale p=0,31 (n.s.) sexe p=0,52 (n.s.) n’influaient pas significativement sur les valeurs d’accélération. On ne retrouvait pas de relation entre l’importance de la laxité antérieure sur le TELOS et les valeurs du Kira en préopératoire.

La ligamentoplastie combinée à une reconstruction du LAL a permit de contrôler de façon efficace le ressaut rotatoire quantitatif. Des études à long terme sur l’intérêt clinique d’un tel contrôle sont nécessaires à l’avenir.

Alexandre HARDY, Laurent CASABIANCA, Olivier GRIMAUD, Alain MEYER (Paris)
14:00 - 15:30 #8669 - 11. Greffe courte quatre brins dans la reconstruction du ligament croisé antérieur. Le gracilis 4 brins est il une solution fiable ? Etude biomécanique.
11. Greffe courte quatre brins dans la reconstruction du ligament croisé antérieur. Le gracilis 4 brins est il une solution fiable ? Etude biomécanique.

Introduction : Dans le cadre de la reconstruction du ligament croisé antérieur, la greffe au demi-tendineux quatre brins (DT4) est devenue une solution fréquente et reproductible. L’utilisation d’un seul ischio-jambier ouvre la possibilité d’utiliser l’ischio-jambier restant – le droit-interne (DI) – lors d’un éventuelle reprise chirurgicale.

Matériel et méthodes : Les tendons DI et DT sont prélevés sur six sujets cadavériques embaumés. Des greffes à quatre brins sont réalisées : 12 DI et 12 DT. Chaque greffe est testée selon le même protocole expérimental. La greffe est placée sur une machine de traction. Une pré-charge de 1N lui est appliquée puis l’effort est amené à 50N et maintenu pendant 30s. Mille cycles de chargement-déchargement d’amplitude 200N sont ensuite appliqués à la fréquence de 1Hz. Enfin, la greffe est allongée jusqu’à rupture à la vitesse de 20mm/min. L’évolution de l’allongement de la greffe et de la raideur au cours des cycles, la raideur avant rupture et la charge à rupture sont étudiées et comparées avec une étude statistique.

Résultats : Au 1000ème cycle, l’allongement des greffes DI (4.3mm) est supérieur à celui des greffes DT (3.3mm), mais cette différence n’est pas statistiquement significative. La raideur augmente au cours des cycles. Il existe une différence significative entre la raideur des greffes DI (230N/mm) et DT (266N/mm) au 1000ème cycle (p-value < 0.02). La différence est significative entre la raideur avant rupture des greffes DI (290N/mm) et des greffes DT (340N/mm) (p-value < 0.02). La charge à rupture n’est pas statistiquement différente entre les greffes DI (882N) et DT (1094N).

Discussion : L’allongement de la greffe DI est augmenté par rapport au DT. La différence n’est pas significative, peut-être secondaire au faible nombre de sujets. L’allongement des deux types de greffes est conséquent mais comparable aux données de la littérature. Cet allongement est probablement plus faible in vivo puisque la tension de serrage des systèmes de fixation des greffes courtes (bouton ou le couple bandelette-vis) est proche de 150N et donc bien supérieur aux 50N utilisés dans cette étude.

Conclusion : La greffe avec le droit interne semble présenter des qualités biomécaniques proches de celles avec le demi-tendineux. Le droit interne pourrait donc être utilisé lors de reprise de ligamentoplastie.

Antoine COMBES (Chaponost), Laure-Lise GRAS
14:00 - 15:30 #8637 - 12. Comparaison biomécanique du comportement en fatigue de greffes quatre brins faufilées et non faufilées pour la reconstruction du ligament croisé antérieur.
12. Comparaison biomécanique du comportement en fatigue de greffes quatre brins faufilées et non faufilées pour la reconstruction du ligament croisé antérieur.

Introduction : Dans le cadre de la reconstruction du ligament croisé antérieur au demi-tendineux quatre brins (DT4) se pose la question de la technique utilisée pour le créer. Nous proposons de comparer mécaniquement des greffes quatre brins obtenues avec les tendons des muscles ischio-jambiers – droit interne (DI) et demi-tendineux (DT) – faufilées (F) et non faufilées (NF).

Matériel et méthodes : Les tendons DI et DT sont prélevés sur six sujets cadavériques embaumés. Des greffes à quatre brins sont réalisées : 12 DI et 12 DT. Les greffes du côté droit sont NF, celles du côté gauche sont F. Chaque greffe est testée selon le même protocole expérimental. La greffe est placée sur une machine de traction. Une pré-charge de 1N lui est appliquée puis l’effort est amené à 50N et maintenu pendant 30s. Mille cycles de chargement-déchargement d’amplitude 200N sont ensuite appliqués à la fréquence de 1Hz. Enfin, la greffe est allongée jusqu’à rupture à la vitesse de 20mm/min. L’évolution de l’allongement de la greffe au cours des cycles, la raideur avant rupture et la charge à rupture sont étudiées et comparées avec une étude statistique.

Résultats : Au 1000ème cycle, l’allongement des greffes NF (moyenne : 4.20mm ; DTNF : 3.51mm) est supérieur aux greffes F (moyenne : 3.44mm ; DTF : 3.17mm), mais ces différences ne sont pas statistiquement significatives. La raideur avant rupture pour les greffes NF (moyenne : 307N/mm ; DTNF : 336N/mm) est inférieure à celle des greffes F (moyenne : 322N/mm ; DTF : 343N/mm), mais cette différence n’est pas significative. La charge à rupture est statistiquement différente entre les greffes NF (moyenne : 843N ; DTNF : 924N) et F (moyenne : 1133N ; DTF : 1263N) (p-value < 0.01).

Discussion : Les tendons étant prélevés sur sujets embaumés, leurs propriétés mécaniques sont altérées, néanmoins, cette limitation n’empêche pas la comparaison NF/F. L’absence de différence significative peut-être expliquée par le nombre limité de sujets malgré l’utilisation des deux ischio-jambiers.

Conclusion : Au regard des résultats, la greffe faufilée semble préférable.

Laure-Lise GRAS (villeurbanne cedex), Antoine COMBES
14:00 - 15:30 #7181 - 13. Evaluation IRM comparative des greffes de DT4 fixées par vis résorbable vs fixation de suspension ajustable.
13. Evaluation IRM comparative des greffes de DT4 fixées par vis résorbable vs fixation de suspension ajustable.

Background: Success of ACL reconstruction requires solid graft incorporation within the tunnels to enable graft remodeling. Resorbable interference screws (RIS) provide limited tendon-bone contact because much of the tunnel circumference is occupied by the screw itself, while adjustable suspensory fixation (ASF) systems provide larger contact zones which favor ligamentization.

Purpose: To evaluate ligamentization of four-strand semintendinosus (4ST) within the tibial bone tunnel using MRI at 6 postoperative months, fixed with ASF compared to RIS.

Study Design: Prospective comparative study; Level II.

Methods: The authors prospectively enrolled 121 consecutive patients undergoing primary ACL reconstruction using single bundle 4ST. The femoral graft was fixed using suspensory fixation in all knees. The tibial graft was fixed using ASF in 67 knees and using RIS in 44 knees. Six months postoperatively, knee laxity measurements were taken and MRI scans were performed to assess graft incorportation within the tibial tunnel.

Results: At 6 months followup, MRI scans of 109 knees were available for analysis. Tunnel enlargement in the ASF group was 2.3±1.1 mm (range, 0.5 – 6.0), while in the RIS group it was 4.7±2.8 mm (range, 0.5 – 19.0) (p < 0.001). Howell graft signal assessment was excellent in 97% of cases in the ASF Group and in 25% of cases in the RIS group (p < 0.001). The SNQ was 0.078 ± 0.62 in the ASF group and 0.671 ± 0.83 in the RIS group (p < 0.001).

Conclusion: ASF provides more favorable conditions than RIS for incorporation and ligamentization of 4ST grafts within the tibial tunnel. The ASF system used showed very little tunnel widening which suggests that it grants stabilization. The SNQ was also considerably better in the ASF group, mainly due to tight graft folding that prevented synovial fluid penetration in the graft-bone interface.

Clinical Relevance: The findings are relevant for choice of tibial fixation device for ACL reconstruction particularly in patients that need to resume athletic activities.

Philippe COLOMBET (Mérignac), Nicolas GRAVELEAU, Stéphane JAMBOU
14:00 - 15:30 #8671 - 14. Reconstruction du ligament croisé antérieur du genou par tendon semi tendineux quadruple brins (ST4): Evaluation par imagerie IRM des longueurs de la greffe corrélée aux résultats cliniques à un recul minimum de 2 ans.
14. Reconstruction du ligament croisé antérieur du genou par tendon semi tendineux quadruple brins (ST4): Evaluation par imagerie IRM des longueurs de la greffe corrélée aux résultats cliniques à un recul minimum de 2 ans.

Introduction

La fixation primaire mécanique et secondaire biologique de la greffe dans les tunnels osseux représente un maillon essentiel du succès d’une reconstruction ligamentaire du ligament croisé antérieur (LCA). Aucune étude chez l’homme n’a déterminé la longueur nécessaire et suffisante dans les tunnels osseux.

Hypothèse

La consolidation des tendons dans les tunnels osseux se situe au niveau de l’interface des structures collagéniques tendineuses avec la surface articulaire.

Objectif

Le but de cette étude a été d’évaluer par une imagerie par IRM les longueurs intra osseuses de la greffe ainsi que les résultats cliniques à un recul minimum de 2 ans (IKDC 2000)

Méthode

Il s’agit d’une étude prospective continue incluant 35 patients qui ont bénéficié d’une reconstruction du LCA par une technique utilisant le semi tendineux 4 brins (ST4) (critères d’exclusion: lésions ligamentaires périphériques, antécédents chirurgicaux sur le même genou, âge inférieur à 18 ans).La fixation de la greffe était confiée au niveau du fémur à un endobouton et au niveau du tibia à un système de bandelette fixé par une vis d’interférence (TLS®). L’âge moyen de la série était de 24 ans (18-42)(18 hommes et 12 femmes).La laxité différentielle préopératoire au Télos était de 10,5 mm (9-12).Une imagerie IRM avec reconstruction 3D réalisée en moyenne à 30 jours postopératoire (21- 40) a permis d’évaluer la longueur des tunnels osseux (TT et TF),celle de la greffe dans les tunnels tibiaux (TTG) et fémoraux (TFG) ainsi que la longueur située dans la portion intra articulaire (IAG).Sur le plan clinique et laximétrique les patients ont été revus à un recul minimum de 2 ans (IKDC 2000 et télos).

Résultats

Les longueurs ont été: TT: 34 +/-2.9 (28-42); TF: 31 +/-3.7 (30-39); TTG: 12 +/-2.2 (7-15); TFG: 11 +/-1.9 (9-16).Les résultats cliniques étaient bons et très bons dans tous les cas: 30 patients en classe A et 5 en classe B. La laxité différentielle au télos était en moyenne de 1,2 mm +/-0,7 (0-4).La longueur de la greffe dans les tunnels osseux était inférieure à 16 mm dans tous les cas avec des valeurs minimales de 7 mm.

Conclusion

Ces résultats corrélés à l’absence de laxité résiduelle significative à un recul clinique d’au moins 2 ans confortent l’hypothèse de ce travail et permettent de penser que la fixation secondaire biologique se situe essentiellement dans les premiers millimètres de la structure osseuse des tunnels à l’interface entre les structures tendineuses et la surface articulaire.

Stéphane PLAWESKI (Grenoble), Régis PAILLÉ
14:00 - 15:30 #8578 - 15. Valeur mécanique d’une fixation fémorale suspendue en os spongieux de tendons ischio-jambiers : Etude des propriétés mécaniques de la fixation AClip® 12 modèles porcins et 12 mousses rigides de polyuréthane.
15. Valeur mécanique d’une fixation fémorale suspendue en os spongieux de tendons ischio-jambiers : Etude des propriétés mécaniques de la fixation AClip® 12 modèles porcins et 12 mousses rigides de polyuréthane.

Contexte : La fixation de la greffe des ischio-jambiers dans le tunnel osseux fémoral pour reconstruction du ligament croisé antérieur doit répondre à des critères mécaniques précis pour permettre la cicatrisation correcte de la greffe dans le tunnel dont dépend la qualité de la stabilisation clinique.

Hypothèse : La fixation fémorale suspendue en os spongieux AClip® du laboratoire Amplitude présente une résistance à l’arrachement supérieure à 500 N, contrainte maximale subie par le LCA lors d’un programme de rééducation post-opératoire intensive, ainsi qu’une raideur et un allongement cyclique compatibles avec un résultat stable à long terme.

Type d’étude : étude expérimentale

Matériel et méthode : La fixation AClip® se compose de 2 pièces : une cage en peek de diamètre 7,8 mm vissée dans une logette spongieuse compactée à l’extrémité borgne du tunnel et un plot en alliage de titane, serti sur une tresse de polyéthylène téréphtalate, venant se clipper dans la cage. Le protocole expérimental comporte 2 parties : la session 1 a testé 12 fixations AClip® implantées sur fémurs porcins frais décongelés, la session 2 12 fixations dans des blocs de mousse rigide de polyuréthane de densité 20pcf, valeur la plus proche de celle de l’os spongieux fémoral humain. Les conditions de test pour les deux sessions ont été identiques : 6 fixations testées par traction contrôlée progressive (vitesse 20 mm/mn) jusqu’à arrachement, 6 fixations avec test cyclique (1000 cycles de 50 à 250 N, fréquence de 1 htz) suivi d’un test à l’arrachement par traction contrôlée, en utilisant un banc numérique de traction. Les courbes d’allongement du montage en fonction du temps ont été établies et les valeurs moyennes de résistance, de raideur et d’allongement cycliques calculées.

Résultats : Les résistances à l’arrachement de la fixation AClip® sont successivement pour les sessions 1 (modèle porcin) et 2 (mousse polyuréthane) de 726 ± 133 N et 680 ± 53 N, les raideurs de 207 ± 21 N/m et 198 ± 11 N/m. Les modes de ruptures correspondent à un glissement de la cage dans le tunnel ou à une rupture de la tresse. Les allongements résiduels après 1000 cycles sont respectivement de 0.37 ± 0.09 mm et 0.21 ± 0.03 mm.

Conclusion : Les résultats homogènes sur les deux supports de cette étude expérimentale démontrent l’efficacité mécanique de la fixation fémorale spongieuse suspendue AClip® pour résister à la phase de rééducation intensive après ligamentoplastie du LCA aux ischio-jambiers

Jean Francois POTEL (TOULOUSE), Jean-Pierre FRANCESCHI, Christophe JAVOIS, David JONES, Caroline MOUTON, Jaffar SBIHI, Romain SEIL
14:00 - 15:30 #8673 - ❤ 16. Etude comparative prospective randomisée des résultats cliniques de reconstruction du ligament croisé antérieur utilisant soit les tendons de la patte d’oie (gracilis et semitendinosus (STG) soit le tendon semitendinosus quadruple brins (ST4).
❤ 16. Etude comparative prospective randomisée des résultats cliniques de reconstruction du ligament croisé antérieur utilisant soit les tendons de la patte d’oie (gracilis et semitendinosus (STG) soit le tendon semitendinosus quadruple brins (ST4).

Introduction

Les techniques de reconstruction du lca utilisant les tendons de la patte d’oie (gracilis et semitendinosus) sont devenues un gold standard au même titre que les techniques utilisant le tendon rotulien. Nonobstant se pose la question de l’intérêt de prélever le gracilis (G) au profit des greffes dites courtes n’utilisant que le tendon semitendinosus (ST) quadruple brins.

Hypothèse

Les résultats cliniques des reconstructions du lca utilisant le semitendinosus quadruple brin (ST4) ne sont pas inférieurs à ceux utilisant les tendons semitendinosus et gracilis (STG).

But

Comparer les résultats cliniques à court terme des ST4 avec ceux des STG au recul minimum de 2 ans.

Méthodes

65 patients (âge moyen 24,5 (18-45), 39 hommes et 26 femmes) ont été inclus dans cette étude et ont été randomisés entre le groupe ST4 (35 cas) et le groupe STG (30 cas).

Les systèmes de fixation étaient confiés au niveau fémoral pour les 2 groupes à un endobouton et au niveau tibial à une vis d’interférence (BiosureHA®) pour le groupe STG et à un système de bandelette fixé par une vis d’interférence pour le groupe ST4 (TLS®). Les résultats cliniques ont été comparés entre les 2 groupes :IKDC score, laximétrie différentielle (telos), ainsi que le score de Tegner et le score KOOS.

Résultats

1 patient a présenté une rerupture survenue dans les 2 ans (STG). L’analyse des résultats cliniques objectifs et subjectifs n’a montré aucune différence statistiquement significative entre les 2 groupes au recul minimum de 2 ans. La laximétrie était de 1,2 mm +/-0,7 (0-3) pour le groupe ST4 et 1,6 +/- 1 (0-3,8) pour le groupe STG. L’âge, le sexe, et la présence de lesions méniscales étaient les facteurs influencant le score KOOS.

Conclusion

Cette étude comparant les résultats cliniques et laximétriques au recul minimum de 2 ans de 2 techniques de reconstruction du LCA (ST4 v STG) n’a montré aucune différence statistiquement significative confirmant l’hypothèse de travail. 

Stéphane PLAWESKI, Régis PAILLÉ (GRENOBLE)
14:00 - 15:30 #7867 - 17. La localisation géographique sur Terre influence-t-elle la position du tunnel fémoral lors d’une reconstruction du LCA ?
17. La localisation géographique sur Terre influence-t-elle la position du tunnel fémoral lors d’une reconstruction du LCA ?

INTRODUCTION

            Un mauvais positionnement du tunnel fémoral est la première cause d’échec identifiée lors d’une reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA). La position « idéale » ne fait pas consensus avec des variations d’interprétation des paramètres anatomiques et biomécaniques. Nous avons comparé le positionnement et les repères lors de la réalisation du tunnel fémoral dans 6 centres de référence en chirurgie ligamentaire situés dans 6 pays différents avec l’hypothèse que des différences seraient retrouvées pour tous les critères analysés.

           

MATERIELS ET METHODE

            Les techniques de 6 chirurgiens appartenant au ACL Study Group sont rapportées. Les paramètres de réalisation du tunnel fémoral ont été recueillis en préopératoire (planification du positionnement) et peropératoire (repères arthroscopiques, position du point d’entrée, type de visée fémorale et voies d’abord),

            Les chirurgiens ont également placé sur iconographie (scanner, radiographie, vue arthroscopique) le point d’entrée et le trajet du tunnel recherchés.

 

RESULTATS

            Tous les chirurgiens avaient une activité exclusive de chirurgie du genou. Une variabilité a été retrouvée pour tous les critères analysés excepté le type de visée (visée dedans-en-dehors pour tous les opérateurs). Un seul centre faisait une technique double-faisceau en pratique courante (50% des ligamentoplasties).

            En préopératoire, aucune planification n’était faite sauf pour un chirurgien qui utilise l’IRM pour planifier la position du point d’entrée. Le positionnement peropératoire du centre du tunnel variait mais était toujours situé entre 1h et 3h (genou gauche) et en arrière de la resident ridge. Les repères arthroscopiques étaient différents suivant les opérateurs: arrière du condyle, échancrure ou fibres résiduelles du LCA

            Les différences de positionnement « idéal » sur l’iconographie, particulièrement sur la vue arthroscopique, confirmaient la variabilité des résultats. Un chirurgien a refusé de remplir le questionnaire en raison d’un positionnement du tunnel basé sur les caractéristiques individuelles. Un chirurgien utilisait l’analyse radiographique post-opératoire selon Bernard et Hertel. Deux centres utilisaient quotidiennement le scanner post-opératoire pour vérifier la position du point d’entrée fémoral.

 

DISCUSSION/CONCLUSION

Malgré une aire de positionnement et un type de visée communs, tous les opérateurs avaient une technique de réalisation du tunnel fémoral et des repères différents. Aucune technique n’ayant fait la preuve de sa supériorité et malgré un nombre croissant de publications, le choix de la technique repose actuellement sur l’expérience et les habitudes chirurgicales. Les innovations techniques et leur évaluation à long terme ont ainsi toute leur place afin d’améliorer les résultats cliniques et fonctionnels lors d’une reconstruction du LCA.

Nicolas BOUGUENNEC (Mérignac), Nicolas GRAVELEAU, Philippe COLOMBET
14:00 - 15:30 #8066 - 18. Les reprises de plastie du LCA par allogreffe, sont elles possibles en France ? Bilan de 19 cas à 12 mois minimum de recul.
18. Les reprises de plastie du LCA par allogreffe, sont elles possibles en France ? Bilan de 19 cas à 12 mois minimum de recul.

Introduction.

Les ruptures de plasties du LCA conduisent le plus souvent à une reprise par une autogreffe car les allogreffes semblent pour beaucoup de chirurgiens impossibles ou inaccessibles. Hypothèse : les allogreffes tendineuses sont possibles en France.

Matériel et méthodes

Il s ‘agissait  d’une étude prospective, monocentrique, mono opérateur de 23 patients opérés entre 2004 et 2015,  dont 17 ont un recul minimum de 12 mois. Ont été inclus des patients ayant rompu leur plastie primaire et gênés par leur instabilité. Ont été exclus les sportifs de haut niveau ou professionnels et les lésions primaires multiligamentaires. L’âge moyen était de 34 ans (22-54). Les allogreffes se décomposaient en : greffe du tendon tibialis antérieur ou postérieur (10 cas), greffe de tendon patellaire (7 cas) (Figure 1). Les greffes ont été conservées à -80° et sont délivrés, sans stérilisation secondaire par les Banques de tissus de Tours ou de Bruxelles. Tous les patients ont eu une plastie extra articulaire en association à la plastie intra articulaire. Tous ont été évalués par un examinateur indépendant avec les scores IKDC, KOOS  et une laximétrie pré et post opératoire (KT-1000 puis GNRB après 2008).

Résultats

Tous les patients ont été interrogés ou revus au recul moyen de 36 mois (12-120). Il n’y a eu aucune infection profonde ou rerupture précoce. Les scores IKDC et KOOS moyens sont passés respectivement de 62 ± 12 à 85 ± 8 points et de 59 ± 11,2  à 86 ± 9,2 points. La laximétrie différentielle au KT-1000 s’est réduite  de 5,7 ± 1,8 mm en pré-op  à 0,9 ± 0,9 mm en post-op. Avec le GNRB,  la laximétrie différentielle s’est réduite  de 4,6 ± 2,9 mm en pré-op à 1,1 ± 0,6 mm en post-op.

Discussion.

Les résultats subjectifs et objectifs des allogreffes sont comparables à ceux des reprises par autogreffe (K-J ou DI-DT) présentés lors du symposium SFA de 2006. Les avantages de l’utilisation d’une allogreffe sont nombreux : absence de morbidité du prélèvement, gain de temps opératoire, réduction des douleurs et récupération plus rapide. Les inconvénients sont : les risques théoriques de contamination bactérienne, virale ou fungique et une ligamentisation plus longue.

Conclusion

Les allogreffes sont légales et possibles en France et les résultats dans une population de sportifs de loisir ayant rompu leur plastie primaire sont encourageants. Les seuls facteurs limitant sont la faible disponibilité en France et le coût d’approvisionnement.

German FILIPPI (intervenant), Xavier BUISSON, Henri ROBERT
14:00 - 15:30 #8910 - 19. Intégration dans le tunnel fémoral du greffon dans les reconstructions du LCA: voie trans-portale versus technique OUT-IN.
19. Intégration dans le tunnel fémoral du greffon dans les reconstructions du LCA: voie trans-portale versus technique OUT-IN.

PURPOSE: Although the independent drilling techniques using trans-portal portal or outside-in approaches in ACL reconstruction have some advantages over the trans-tibial technique in placing the anatomical femoral tunnel, these techniques may make an acute graft-bending angle at the femoral tunnel entry or result in a short femoral tunnel length. However, there have been no reports on whether an acute graft-bending angle of an independent drilling technique might result in poor graft healing or negatively affecting clinical outcomes. The purpose of this study was to compare femoral tunnel geometry including tunnel position, length, and graft bending angle between the trans-portal and the outside-in techniques in ACL reconstruction and discover whether such differences in tunnel geometry could influence graft healing or clinical outcomes.

METHODS: Sixty patients with anatomical single-bundle ACL reconstruction performed with use of either the trans-portal technique (32 patients) or the outside-in technique (28 patients) were included for this study. The femoral tunnel location, length, and graft-bending angle at the femoral tunnel were analyzed on the 3D CT knee model, and we compared the location and length of the femoral tunnel, and graft-bending angle between the two techniques. Each group underwent MRI scans at least 1 year (range of 1-2 years) following the ACL reconstruction. We confirmed that all patients showed an intact ACL graft on the MRI images. On the oblique axial image taken after the ACL reconstruction, to determine graft healing at the femoral and tibial tunnels, and the intraarticular portion, the graft signal intensity ratio was calculated by dividing signal intensity (SI) of the reconstructed ACL by that of the posterior cruciate ligament (PCL) in the region-of-interest (ROI).We also compared the clinical outcomes in terms of Tegner activity scores, the International Knee Documentation Committee (IKDC) scores, and Lachman and pivot-shift test results.

RESULTS: While the location of femoral tunnel was similar in both groups, the femoral tunnel length was a little bit longer in the outside-in technique (37 vs. 32 mm, p=0.07). Meanwhile, the outside-in technique showed a more significant acute graft tunnel angle than the trans-portal technique (100 vs. 113o, p=0.04). However, the signal intensity ratios of the grafts (compared with SI of PCL) were similar in femoral tunnel, tibial tunnel or intrarticular portions. Moreover, there were no significant statistical differences between the two groups in terms of IKDC scores (86.1 vs. 91.0, p=0.32) and Tegner activity scores (6.5 vs. 6.8, p=0.79). We also could not find any significant differences in the results of Lachman and Pivot shift tests.

CONCLUSIONS: Even though the outside-in technique in ACL reconstruction created a more acute femoral graft bending angle and a longer femoral tunnel length than the trans-portal technique, these had no negative effects in graft healing. In addition, the trans-portal and outside-in techniques in ACL reconstruction showed similar femoral tunnel positions, and no significant differences in clinical outcome. Therefore, the outside-in ACL reconstruction can be considered as the more effective method for surgeons to overcome the weakness of the traditional trans-portal technique.

Jong-Keun SEON (Huasun-Gun, Corée du Sud), Eun-Kyoo SONG, Jae-Ang SIM, Beom-Goo LEE
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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CP3
14:00 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
ÉPAULE / SHOULDER

Modérateurs : Christel CONSO (chirurgien) (Paris), Jean GRIMBERG (Chirurgien orthopédiste) (PARIS)
14:00 - 15:30 #8333 - 20. Analyse biomécanique d'une plaque de fixation des butées de type Latarjet.
20. Analyse biomécanique d'une plaque de fixation des butées de type Latarjet.

Introduction:

The use of a mini-plate for coracoid fixation during the Latarjet procedure has recently been described, with encouraging radiographic outcomes. The purpose of this study was to determine the biomechanical properties of mini-plate fixation for the Latarjet procedure, and to compare these findings to various screw fixation configurations. 

Materials and Methods:   

Eight fixation groups (n=5 specimens per group) were tested at a screw insertion angle of 0° including I) 3.75mm single-screw, II) 3.75mm double-screw, III) 3.75mm double-screw with washers, IV) 3.75mm double-screw with mini-plate, V) 4.00mm single-screw, VI) 4.00mm double-screw, VII) 4.00mm double-screw with washers, and VIII) 4.00mm double-screw with mini-plate. In addition, for groups I-III and V-VII, 30 additional specimens (n=5 per group) were tested at a screw insertion angle of 15° (groups IX-XIV). To maintain specimen uniformity, rigid polyurethane foam blocks were used. For all specimens, testing parameters included a preload of 214N for 10 seconds, cyclical loading from 184-736N at 1Hz for 100 cycles, and failure loading at a rate of 15mm/min until 10mm of displacement or specimen failure occurred (ElectroPuls E10000, Instron, UK). In addition, a full-field stereo-optical measurement system (ARAMIS, GOM mbH, Germany) was utilized to evaluate graft strain, graft displacement, and screw displacement and rotation.  

Results:  

All specimens in Groups I and V (single screw constructs) and 77% of specimens within groups IX-XIV (screw insertion angle of 15°) failed prior to the completion of cyclical loading; all but 1 of the other specimens survived and underwent maximum load to failure testing (1 specimen in group VII failed). Across all groups, Group VIII (4.00mm; plate) demonstrated the highest maximum failure load (P<0.001, Figure 1), averaging loads 770N higher than the next highest group (P<0.001).  There was no significant difference in displacement during cycling between specimens with plate fixation (groups V and VIII, P>0.05). All specimens in groups IX-XIV (insertion angle of 15°) had significant lower maximum loads to failure compared to their specimens in Groups II, II, IV, VI, VII, and VIII, respectively (P<0.001 for all).

Conclusions: 

This is the first study to report on the biomechanical properties of the mini-plate for coracoid fixation in the Latarjet procedure. The results indicate significantly superior failure loads with the mini-plate compared to other constructs, which may have clinical implications, particularly in the high-demand contact athlete. Clinical studies with analysing patient outcomes and failure rates are necessary to determine the clinical implications of these biomechanical findings. 

Rachel FRANK, Nicole FISCHER, Franziska REIFENSCHNEIDER, Stefanie FICHT, Tim HUBNER, Coen WIJDICKS, Alberto COSTANTINI, Giovanni DI GIACOMO, Anthony ROMEO (Chicago, Etats-Unis)
14:00 - 15:30 #8443 - 21. Caractéristiques tissulaires et cellulaires de la butée après Latarjet.
21. Caractéristiques tissulaires et cellulaires de la butée après Latarjet.

L’instabilité antérieure d’épaule est une pathologie fréquente et les luxations d’épaule récidivantes sont responsables de lesions cartilagineuses qui peuvent évoluer vers l'arthrose à long terme. L’objectif de cette etude était d’analyser la composition histologique et les propriétés cellulaires de la surface articulaire de la butée coracoidienne par rapport à la glène native, après Latarjet arthroscopique. 

Des échantillons tissulaires de la glène native et de la surface articulaire de la butée ont été prélevés chez neuf patients consécutifs opérés pour ablation de vis après Latarjet arthroscopique. Les prélèvements étaient tous analysés histologiquement. Une analyse des propiétés cellulaires du tissu glènoidien et de la greffe a été realisée chez deux patients. Le positionnement de la butée était précisé en per opératoire et par scanner pour chaque patient.

Le tissu glénoïdien contenait une quantité variable de glycosaminoglycan (GAG) et des chondrocytes ronds principalement organisés en grappe. Le tissu recouvrant la greffe contenait moins de GAG et était plus riche en cellules. Les cellules de ce tissu n’étaient par organisées en grappe et présentaient des morphologies variables.  Les cellules glénoidiennes et celles de la greffe présentaient une capacité de proliferation similaire.Il éxistait une corrélation entre la qualité du cartilage glénoidien et celle du tissu “cartilage like” recouvrant la butée. La qualité cartilagineuse n’était pas dépendante du recul par rapport à la chirurgie initiale ni de l’âge du patient. 

Cette étude est la première à fournir une analyse histologique du tissu recouvrant la greffe coracoidienne par rapport au cartilage glénoïdien après intervention de Latarjet. Nous avons démontré que le tissu recouvrant la greffe possède une structure fibro cartilagineuse même si la qualité de ce néo cartilage était variable chez les différents patients. Nous n’avons pas été capables de definir s’il éxiste une correlation entre le positionnement de la greffe et la capacité “chondrogénique” de la butée ou la qualité du tissu cartilagineux. Certains tissus recouvrant la greffe possèdent les capacities cellulaires recquises mais n’arrivent pas à amorcer une production de cartilage. D’autres etudes semblent nécessaires pour confirmer ces observations.

La surface articulaire de la butée est réhabitée par un tissu aux caractériques histolgiques proches  de celles du cartilage glénoïdien. Les cellules localisées sur la surface articulaire de la butée ont les capacités susceptibles de créer proliferation chondrale. 

Laurent LAFOSSE, David HEANI (Annecy), Thibault LAFOSSE, Matthieu SANCHEZ
14:00 - 15:30 #8388 - ❤ 22. Comparaison des allogreffes distales du tibia et des butées de type de Latarjet dans l'instabilité antérieure: étude prospective.
❤ 22. Comparaison des allogreffes distales du tibia et des butées de type de Latarjet dans l'instabilité antérieure: étude prospective.

Introduction:

Recently, the use of fresh distal tibia allograft (DTA) for glenoid reconstruction in anterior shoulder instability has been described, with encouraging short-term outcomes. However, the outcomes of patients undergoing DTA have not been compared to patients undergoing the Latarjet procedure, which has been considered the standard for shoulder stabilization for clinically significant anterior glenoid bone loss. The purpose of this study was to determine clinical outcomes for patients undergoing DTA compared to a matched cohort of patients undergoing Latarjet. 

Methods:  

A review of prospectively collected data of patients with minimum 15% anterior glenoid bone loss, minimum follow-up of 2 years, and who underwent shoulder stabilization with either DTA or Latarjet was conducted. Consecutive patients undergoing DTA were matched by age, BMI, and number of previous ipsilateral shoulder surgeries to patients undergoing Latarjet. Patients were evaluated preoperatively and at minimum 2 years post-operatively with American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES), Single Assessment Numeric Evaluation (SANE), and Western Ontario Shoulder Instability Index (WOSI) outcomes assessments. Complications, reoperations, and episodes of recurrent instability were also analyzed. Statistical analysis was performed with student T-tests, with P<0.05 considered significant. 

Results: 

A total of 60 patients (30 Latarjet, 30 DTA) with an average age of 24.3±6.9 years were analyzed at an average 46±17 months (range, 24-87) following surgery. Twenty-two patients (73%) in each group underwent prior ipsilateral shoulder surgery (range, 1- 3 surgeries). There were no statistical differences in age, BMI, or number of prior surgeries between the groups, signifying adequate matching (P>0.05 for all). Both groups had significant improvements in all pre-operative to post-operative outcome scores (P<0.05). When comparing final outcomes of Latarjet versus DTA, Latarjet patients had significantly higher ASES scores (93±8 vs 87±13, P=0.03); no significant differences were found in postoperative WOSI or SANE scores. In the Latarjet group, 2 patients underwent reoperation (6.7%), including 1 patient who redislocated after a traumatic motocross accident and 1 patient who underwent arthroscopic debridement for anterolateral shoulder pain. In the DTA group, 1 patient (3.3%) underwent reoperation including DTA revision for asymptomatic hardware failure. There were no cases of neurovascular injuries or other complications in either cohort. 

Discussion and Conclusion

At an average follow-up of nearly 4 years, fresh DTA reconstruction for recurrent anterior shoulder instability results in a clinically stable joint with equivalent clinical outcomes and recurrence ratescompared to Latarjet. Longer-term studies are needed to determine if these results are maintained over time.

Rachel FRANK, Jae KIM, Patrick O'DONNELL, Petar GOLIJANIN, Nikhil VERMA, Brian COLE, Gregory NICHOLSON, Anthony ROMEO (Chicago, Etats-Unis), Matthew PROVENCHER
14:00 - 15:30 #8635 - 23. Le syndrome du processus coracoïde "e;court"e;.
23. Le syndrome du processus coracoïde "e;court"e;.

Objectif : préciser le pourcentage de processus coracoÏdes "courts" congénitaux découverts lors d'une intervention de Latarjet et en définir le concept.

Matériel : l'analyse a été faite sur les dossiers de 150 patients opérés consécutivement de 2004 à 2016 selon la technique de Latarjet modifié pour traiter une instabilité antérieure chronique de l'épaule. il s'agissait de 24 femmes et 126 hommes dont l'âge moyen était de 28 ans lors de l'intervention.

Méthode : la mesure de la butée, réalisée en peropératoire, ainsi que le nombre de vis utilisées pour fixer la butée ont été répertoriées. La longueur de la butée a été comparée aux données morphologiques générales du patient (poids, taille) et aux mesures radiologiques du processus coracoïde.

Résultats : la technique habituelle de fixation de la butée par 2 vis a été retrouvée 144 fois. Pour 6 cas, la butée n'a été fixée que par une seule vis en raison de sa longueur trop faible. La longueur moyenne peropératoire de la butée coracoïdienne, après ostéotomie à la jonction portion verticale - portion horizontale, était de 22,8 mm (de 15 à 30 mm). La butée était inférieure ou égale à 16 mm dans 5 cas sur 150. les processus coracoïdes courts n'étaient pas corrélés aux données morphologiques générales des patients. Les mesures du processus coracoïde sur les clichés radiologiques préopératoires ont confirmé qu'il ne s'agissait pas d'une erreur de prélèvement de la butée mais bien d'une conformation anatomique particulière.

Conclusion : une longueur supérieure à 16 mm étant nécessaire à la fixation de la butée par 2 vis de 3,5 mm de diamètre, le pourcentage de processus coracoïdes courts, soit inférieurs ou égaux à 16 mm, était de 3,3. cette particularité anatomique doit être connue des chirurgiens de l'épaule et est diagnostiquée sur les clichés radiographiques préopératoires standards. Un scanner avec mesure de la longueur du processus coracoïde de la pointe au genou peut être réalisé en cas de doute afin de planifier au mieux l'intervention.

Sebastien ZILBER (PARIS), Guillaume MIROUSE, Damien POTAGE, Phillipe HERNIGOU
14:00 - 15:30 #8275 - 24. La butée Latarjet sous arthroscopie fixée à l’endobouton : première expérience.
24. La butée Latarjet sous arthroscopie fixée à l’endobouton : première expérience.

Introduction

Le Latarjet arthroscopique avec fixation par endobouton pour instabilité antérieure a été récemment proposée afin d’éviter les complications liées aux vis d’ostéosynthèse et d’améliorer le positionnement de la butée. L’objectif de cette étude était d’analyser la courbe d’apprentissage de cette nouvelle technique opératoire, sa reproductibilité et ses complications précoces.

 

Matériel et Méthode

Il s’agit d’une étude prospective multicentrique continue incluant des patients traités butée arthroscopique pour instabilité antérieure d’avril 2015 à février 2016. La technique opératoire a été rigoureusement identique pour tous les patients : utilisation d’un guide de visée coracoïdien et glénoïdien ; mise en compression de la greffe au dynamomètre lors de la fixation par l’endobouton ; Bankart avec retension de la capsule. La durée opératoire a été notée et tous les événements peropératoires indésirables ont été recensés. L’analyse de la greffe a été réalisée sur imagerie postopératoire précoce puis à 3 mois, 6 mois et 12 mois grâce au logiciel Osirixã. Les paramètres cliniques et les scores de Walch-Duplay et Rowe ont été établi au dernier recul .

  

Résultats

53 patients ont été inclus (âge moyen: 26 ans ±10). Le taux de conversion en chirurgie conventionnelle était de 2% (n=1). Le temps opératoire moyen était de 124 min (75-171 ; ±24), avec une diminution significative du temps opératoire avec l’expérience (P = 0.03, ρ = - 0.6). 1 butée s’est fracturée en peropératoire, et 1 hématome non compressif a nécessité une surveillance et 1 migration précoce de la butée à été constatée à 3 mois. Aucune complication neurologique post-opératoire n’a été constatée.

La greffe était en moyenne sous équatoriale pour plus de 70% de sa longueur et parfaitement affleurante à la glène dans plus de 85% des cas. Le débord latéral constaté était au maximum de 3 mm dans 10% des cas.  La consolidation était de 85% à 6 mois post-opératoire. Les scores de Walch-Duplay et Rowe score était respectivement de 82 et 88 points au recul de moyen de 6 mois.

Au recul moyen de 6 mois (3-12), 50 (98%) patients avaient une épaule stable sans récidive.

 

 

Conclusions

La b@ fixée par endobouton a permis un positionnement reproductible, précis et stable de la greffe osseuse. Aucune complication majeure postopératoire n’a été rapportée. Cette première expérience est encourageante et justifie de poursuivre cette technique afin d’en évaluer les résultats cliniques et radiologique à plus long terme. 

Nicolas BONNEVIALLE, Charles-Edouard THÉLU (Marcq-en-Baroeul), Jerome VOGEL, Yves BOUJU
14:00 - 15:30 #8717 - 25. L'évaluation économique en chirurgie orthopédique est elle un frein à l'innovation? L'exemple de la butée coracoidienne.
25. L'évaluation économique en chirurgie orthopédique est elle un frein à l'innovation? L'exemple de la butée coracoidienne.

Les progrès technologiques en chirurgie orthopédique entrainent une reflexion concernant les coûts supplémentaires liés à ces avancés. L'arthroscopie a dans ce domaine permis de nombreuses transformations des indications chirurgicales. Nous avons choisi de comparer de manière prospective les coût de consommables non remboursables pour 5 intervention de tatarjet classiques en hospitalisation ambulatoire avec 5 intervention de Latarjet arthroscopique dans les mêmes conditions d'hospitalisationréalisées par le même opérateur. Les couts de structure et de personnel médical ou non n'ont pas été pris en compte. la structure de soin concernée était un établissement ESPIC.

Le ligiciel de gestion des stock de la pharmacie a été utilisé pour comptabiliser les consommations moyennes . Il est implémenté par le tracage de la consommation en direct durant l'intervention par les IBODE.

Le coût moyen d'une intervention de Lartarjet classique a été évalué à 111 euros. Le poste le plus important étant la trousse de champs opératoires puis la lame de scie angulée.

Le coût moyen d'une intervention de Latarjet arthroscopique représentait 1351 euros . Les postes de dépense les plus importants étaient: l'ancillaire à usage unique de positionnement de la butée, les deux vis cannulées, l'electrode de coagulation, la fraise et le shaver.

La valorisation de cet acte qu'il soit arthroscopique ou non entrait dans le même GHM elle est de 2581,55 euros avec un code CCam identique pour les deux procédures.

La simple vision économique d'une innovation peut entrainer des limitation de sa diffusion. Les bénéfices apportés aux patients doivent être précisément étudiés et mis en avant pour la rendre incontournable. une reflexion reste indispensable sur la conception d'ancillaires , de pièces à main de shaver, de sonde d'electrocoagulation réutilisables car le reflexion économique doit aussi être une source d'innovation. La "rentabilité " évidente de l'intervention de Latarjet à ciel ouvert en ambulatoire doit pouvoir servir sa version arthroscopique.

La chirurgie de la coiffe des rotateurs est devenue une intervention très voir exclusivement arthroscopique malgré des couts majorés par rapport au ciel ouvert, pourquoi pas la chirurgie de l'instabilité?

Christel CONSO (Paris), Emmanuel DE THOMASSON, Olivier GUINGAND, Richard TERRACHER, Frederic ZADEGAN, Christian MAZEL
14:00 - 15:30 #8664 - 26. Latarjet Bankart par arthroscopie :guides spécifiques et double systeme de fixation compressif autobloquant. Résultats des 46 premiers cas .
26. Latarjet Bankart par arthroscopie :guides spécifiques et double systeme de fixation compressif autobloquant. Résultats des 46 premiers cas .

Introduction :

L’intervention de Latarjet sous arthroscopie est difficile à la fois pour le positionnement de la butée et lors de l’utilisation des vis de fixation nécessitant une voie d’abord médiale par rapport au tendon conjoint pour être parallèle à l’interligne articulaire.

Notre hypothèse était que l’utilisation de guides spécifiques glénoïdien et coracoïdien ainsi qu’un double système de fixation compressif autobloquant de la butée permettraient de la tracter d’avant en arriere à travers le split du sousscapulaire et ainsi  optimiser et faciliter cette opération.

Matériel et Méthodes :

Entre janvier 2014 et juin 2015, 46 butées selon Latarjet associées à une réparation capsulo labrale selon Bankart ont été réalisées pour une instabilité antérieure récidivante avec des lésions osseuses glénoïdienne et humérale. Il s’agissait d’une première intervention dans 35 cas et après un échec de Bankart dans 7 cas et de verrouillage bipolaire dans 4 cas. Aucune voie d’abord médiale par rapport au tendon conjoint n’a été réalisée. Un guide spécifique glénoïdien permet de réaliser 2 tunnels parallèles,  à 7 mm de l’interligne articulaire d’arrière en avant. Un guide spécifique coracoïdien permet de réaliser aussi 2 tunnels reproduisant le même écartement et à 7 mm du bord latéral de la coracoïde. Un double système compressif autobloquant avec rivet cortical antérieur et bouton postérieur fixe la butée de façon dirigée.

Résultats :

Avec un recul moyen de 12 mois (8-16), 45 patients sont stables. Un patient s’est luxé à 2 mois lors d’une chute et a été repris par une greffe iliaque et est stable.  4 patients gardent une appréhension (7.6%). Le score de Walch Duplay moyen est de 93,91(75-100), de Rowe 94,02(75-100)   et un SSV à 95,43(80-100).  L’analyse radiographique (Face et profil de Bernageau) et scannographique avec reconstruction 3D  a révélé un positionnement de la butée dans 100% des cas affleurante à l’interligne articulaire et en position sous équatoriale. La consolidation osseuse a été obtenue dans 35 cas (76%). Une lyse partielle dans 8 cas (17,4%), 2 lyses complètes et une migration de la butée. Aucune complication neurologique et aucun patient n’a nécessité une ablation du matériel.

Conclusion et discussion :

L’utilisation de guides spécifiques optimisent le positionnement de la butée. Le système de fixation compressif double autobloquant, évite la voie médiale inesthétique et représente une alternative à la technique de vissage. Une meilleure préparation des surfaces osseuses glénoidienne et coracoidienne  devrait améliorer le taux de consolidation osseuse. 

Philippe VALENTI (PARIS), Marco CARTAYA
14:00 - 15:30 #7868 - 27. Butée osseuse d’épaule sous arthroscopie par la technique « Arc Congruent » dans les pertes de substance osseuses majeures de la glène: rapport préliminaire.
27. Butée osseuse d’épaule sous arthroscopie par la technique « Arc Congruent » dans les pertes de substance osseuses majeures de la glène: rapport préliminaire.

Introduction

La perte majeure de substance osseuse reste encore à ce jour un challenge chirurgical pour traiter l’instabilité antérieure d’épaule. La technique décrite par Latarjet est devenue la référence dans ce contexte. Pourtant cette greffe osseuse peut être trop petite pour recréer l’anatomie normale de la glène notamment en cas de glène inversée en forme de poire. De même la forme naturellement bananée de l’apophyse coracoïde ne s’applique pas correctement sur ces glènes plates. La technique « Arc Congruent » modifiée de Latarjet, consistant à pivoter l’apophyse coracoïde de 90°, permet d’optimiser la surface de contact et de s’adapter au rayon de courbure de la glène. L'objectif principal de cette étude était de montrer que cette « Arc Congruent » procédure était réalisable entièrement sous arthroscopie. L'objectif secondaire était d'évaluer l’augmentation de la surface de la glène postopératoire et de montrer que cette technique avait permis une reconstruction glénoïdienne anatomique.

 

Matériels et méthodes

5 patients avec glène en forme de poire inversée ont été recrutés dans cette étude préliminaire prospective. La longueur, la largeur et l'épaisseur de l’apophyse coracoïde ont été mesurées sur un scanner bidimensionnel immédiatement après l’opération ainsi que la position affleurante de la butée en utilisant une ligne droite et un cercle. La superficie glénoïdienne et la surface de la zone de greffe coracoïdienne ont également été mesurées.

 

Résultats

La longueur moyenne de l’apophyse coracoïde était de 2,62cm (2,17 à 3,05), la largeur était de 1,52cm (1,28 à 1,75), et l'épaisseur était de 1,16cm (0,9 à 1,3). La surface glénoïde moyenne (avant intervention chirurgicale) est 5,62cm2 (4,76 à 6,31) et la surface «articulaire » de l’apophyse coracoïde moyenne était 2,78cm2 (2,43 à 3,27). Ainsi la surface de la glène a été augmentée par le greffon coracoïde d’une moyenne de 49,2% (41 à 53). Les coupes scanner axiales ont montré un positionnement correct de la butée dans 100% des cas.

 

 

Discussion et conclusion

L’« Arc Congruent » procédure est réalisable entièrement sous arthroscopie et permet une reconstruction anatomique de la glène. Cette technique pourrait être une option en cas de perte de substance osseuse majeure que sont les glènes en forme de poire inversée.

Jean KANY (Toulouse), Pierre CROUTZET, Régis GUINAND
14:00 - 15:30 #8335 - 28. Complications après le traitement de l'instabilité de l'épaule antérieure: Bankart versus Latarjet.
28. Complications après le traitement de l'instabilité de l'épaule antérieure: Bankart versus Latarjet.

Introduction: 

The purpose of this study was to utilize a large population cohort to compare complication and reoperation rates following the Latarjet procedure to those following the current gold standard, arthroscopic Bankart repair.  

Materials and Methods:

Using CPT codes, a population database was used to generate a cohort of patients who underwent the Latarjet procedure and Bankart repair between 2007 and 2014 in the United States (US). Complications following either procedure were identified using International Classification of Diseases (ICD)-9 codes, including deep vein thrombosis/pulmonary embolus (DVT/PE), nerve injury, surgical site infection (SSI), hematoma, capsulitis, and dislocation, while CPT codes were used to determine overall and procedure specific reoperations, including irrigation and debridement (I&D), open reduction, and lysis of adhesions/manipulation under anesthesia (LOA/MUA).  A multivariate logistic regression that accounted for differences in patient demographics and comorbidities was used to compare complication and reoperation rates. 

Results

A total of 5331 consecutive patients who underwent shoulder stabilization procedures between 2007 and 2014 were identified and included. A total of 4764 patients underwent arthroscopic Bankart repair (71.6% male), 428 patients underwent open Bankart repair (68.7% male), and 139 patients underwent Latarjet (75.5% male). Over the 7-year time period, there were significant increases in the annual rates of both arthroscopic Bankart repair (P<0.001) and Latarjet (P=0.016) procedures performed. In contrast, the number of open Bankart repairs decreased (P=0.002). The odds of reoperation at 90-days, 6-months, and 1-year following the Latarjet procedure was 350% (p<0.001), 210% (p<0.001), and 250% (p<0.001) greater than arthroscopic Bankart repair.  Similarly, the odds of a DVT/PE diagnosis (OR 8.2, p=0.02) was significantly greater following Latarjet as compared to arthroscopic Bankart repair.   The odds of a postoperative SSI, nerve injury, adhesive capsulitis, or I&D were not significantly different between patients undergoing the Latarjet procedure and arthroscopic Bankart repair.  

Conclusions: 

The rate of utilization of Latarjet and arthroscopic Bankart repair has increased in the US in the past seven years in conjunction with increased treatment of anterior shoulder instability, while the rate of open stabilization has decreased. The odds of requiring a reoperation or developing any post-operative complication were greater following Latarjet as compared to arthroscopic Bankart repair.  In contrast to historical data, the odds of post-operative SSI, nerve injury, and/or postoperative I&D in patients undergoing Latarjet were no different than that of patients undergoing arthroscopic Bankart repair.  

Rachel FRANK, Bryce BASQUES, Timothy LEROUX, Justin GRIFFIN, Rob THORSNESS, Nikhil VERMA, Matthew PROVENCHER, Anthony ROMEO (Chicago, Etats-Unis)
14:00 - 15:30 #8688 - 29. Les précoces résultats cliniques et radiologiques de stabilisation Latarjet a ciel ouvert et sous arthroscopie.
29. Les précoces résultats cliniques et radiologiques de stabilisation Latarjet a ciel ouvert et sous arthroscopie.

Purpose. The goal of the study was to compare early clinical and radiological results after open and arthroscopic Latarjet stabilisation in anterior shoulder instability. 

Methods. 48 out of 55 shoulders (87%) operated on between 2006 and 2011 using an open technique composed the OPEN group and 62 out of 64 shoulders (97%) operated on arthroscopically between 2011 and 2013 composed the ARTHRO group. The mean follow-up was 54.2 months in OPEN and 23.4 months in ARTHRO. Intraoperative data, clinical and radiological (X-ray and CT) results were assessed.

Results. Average time of surgery was significantly shorter in ARTHRO than OPEN: respectively 110 and 120 minutes. 6 intraoperative complications (12.5%) in OPEN and 5 (8.1%) in ARTHRO were reported. Clinical results in OPEN and ARTHRO were respectively: satisfaction rate - 96.8% and 91.9%, Walch-Duplay score - 83.9 and 76.7 and Rowe score - 87.8 and 78.9 (p < 0,05). Loss of external rotation was significantly higher in ARTHRO than in OPEN: 14° versus 7° (p < 0,05). Recurrence was reported in 3 cases in both groups: 6.2% in OPEN and 4.8% in ARTHRO. The rate of pseudoarthrosis was insignificantly higher in OPEN: 3 (7,14%) versus 1 in ARTHRO (1,67%). Total graft osteolysis was significantly higher in OPEN – 0 in ARTHRO and 5 in OPEN (11,63%). The partial graft osteolysis around the superior screw was reported in 32 patients (53,3%) in ARTHRO versus 10 patients (23,81%) in OPEN. The bone block was placed flush with the glenoid rim in 27 shoulders (65,85%) in OPEN and in 25 (41,67%) in ARTHRO (p < 0,05). Overhanging graft position was insignificantly more frequent in OPEN – 8 shoulders (19,51%) comparing to 10 (16,67%) in ARTHRO. The screws were placed more parallel to the glenoid surface in ARTHRO – the angles were 12,3° for the inferior screw and 12,6° for the superior one. In OPEN they were respectively 15° and 17° and the difference was significant for the superior ones. The superior screw in ARTHRO were significantly more often loosened – in 8 cases (13,33%) comparing to 0 cases in OPEN.

Conclusions Both techniques showed satisfactory and comparable results. The clinical results were slightly better for open procedure with significant difference in Rowe score and loss of external rotation. Radiologically better positionning of the screws and graft healing were reported in arthroscopic technique, however osteolysis around the superior screw was significantly more often than in open procedure.

Bartlomiej KORDASIEWICZ (Varsovie, Pologne), Maciej KICINSKI, Konrad MALACHOWSKI
14:00 - 15:30 #8379 - 30. Bankart arthroscopique avec remplissage versus Latarjet en présence de l'encoche humérale: étude comparative.
30. Bankart arthroscopique avec remplissage versus Latarjet en présence de l'encoche humérale: étude comparative.

Bankart arthroscopique avec remplissage versus Latarjet : étude comparative

Introduction:
Les techniques de stabilisation d’une instabilité gléno humérale antérieur traumatique sont nombreuses. l’objectif de notre de travail était de comparer la stabilité d’un Bankart arthroscopique avec remplissage (BRR) à celle du gold standard la butée coracoïdienne (Latarjet). Notre hypothèse était que le taux de récidive d’instabilité après Bankart avec remplissage était inférieur à celui du Latarjet.

Matériel et Méthode :
Etude rétrospective comparative, monocentrique, continuant concernant une cohorte de patients tous opérés pour instabilité antéro-inférieure post-traumatique récidivante sur la même période (2011-2014) : 26 Bankart arthroscopiques avec remplissage ont été appariés par l’âge au moment de la chirurgie à 26 butées de Latarjet à ciel ouvert. Tous les patients ont été évalués par un questionnaire et ont  tous été revus en consultation.
l’analyse statistique a été réalisé par le logiciel IBM SPSS 22.0 statistics.
Résultats:
Les deux groupes étaient statistiquement comparables pour les données démographiques et les lésions capsulo-ligamentaires. Le taux de récidive de l’instabilité, au recul minimum de 24 mois, dans le groupe BRR était inférieur au groupe Latarjet (7,7% versus 11,5%) et cette différence n’était pas statistiquement significative. Nous avons plus de 90% étaient satisfaits de l’opération avec un score Walch Duplay moyen et le score de Rowe moyen supérieurs à 80 dans les deux groupes.
Dans le groupe Bankart avec remplissage nous avons trouvé une différence statistiquement de deficit fonctionnel en rotation externe coude corps et de douleurs résiduelles.
 Discussion/ conclusion:
Nous avons comparé et discuter nos résultats avec les données de la littérature. Notre travail trouve une stabilité du Bankart avec remplissage supérieure au Latarjet sans que cela soit statiquement significative. Mais notre effectif limité nous permet pas de conclure à une égalité ou à une supériorité certaine entre ces 2 techniques.
Niveau de preuve: IV étude retrospective

Aliou BAH (Mali, Mali), Gabriel LATEUR, Ibo MAMAN NASSER, Emmanuel BEAUDOUIN, Eric MONTBARBON
14:00 - 15:30 #7853 - 31. Faut-il stabiliser chirurgicalement l'épaule du sportif dès le premier épisode d'instabilité? Etude comparée versus traitement conservateur chez 138 joueurs de rugby.
31. Faut-il stabiliser chirurgicalement l'épaule du sportif dès le premier épisode d'instabilité? Etude comparée versus traitement conservateur chez 138 joueurs de rugby.

Introduction

Devant le risque important de récidive après un traitement conservateur, la tendance actuelle est de proposer un traitement chirurgical précoce aux patients présentant un premier épisode de luxation glénohumérale, en particulier chez les sujets jeunes et sportifs. Cependant les études sur le sujet sont peu nombreuses et les séries publiées incluent peu de patients. L'objectif principal était d'évaluer l'intérêt de la stabilisation chirurgicale de l'épaule chez les joueurs de rugby après un premier épisode d'instabilité dans une large cohorte.

Matériel et méthodes

Dans cette étude rétrospective, tous les joueurs de rugby ayant déclaré un épisode d’instabilité d’épaule auprès de la compagnie d’assurance de la Fédération Française de Rugby durant la saison sportive 2012-2013 ont été recontactés. Les patients ont rempli un questionnaire en ligne à au moins 2 ans de recul. Les questions se reportaient au premier épisode d'instabilité (luxation ou subluxation) survenu sur un terrain de rugby en match ou lors d'un entrainement en opposition. Le critère principal de jugement était la reprise du rugby en match.

Résultats

138 patients ont renseigné l'ensemble des données au recul moyen de 3,9±2,6 (2-21,3 ans) du premier épisode d'instabilité à type de luxation (78,3%) ou de subluxation (21,7%). Cette série comprenait 132 hommes/6 femmes, âge moyen lors du premier épisode 22±5,9 ans, 66% de joueurs professionnels ou compétiteurs. Après ce premier épisode, 68,8% ont récidivé. 70 (50,7%) ont été opérés dont 72,8% par une butée osseuse dans un délai allant de moins d'1 mois à 5,4ans. Les patients opérés étaient significativement plus jeunes (p=0,01) et avaient présenté significativement plus de récidive de luxation (p < 10-4). Le taux de reprise du rugby en match était comparable entre les opérés et les non opérés (70,6% vs 73,5%, p=1) dans un délai significativement plus long pour les opérés (p=0,0002). Au dernier recul, le niveau de pratique sportive et les scores fonctionnels étaient comparables. Le groupe "butée" a repris le rugby en match significativement plus souvent que les patients "chirurgie parties molles" (76,5% vs 42,1%, p=0,01) et à un niveau supérieure ou identique (53% vs 26,3%, p=0,01). Les facteurs favorisant la reprise du rugby en match par analyse multivariée étaient le niveau professionnel ou compétiteurs (OR=4.5, IC95%[1.9-10.4], p < 10-3) et un score psychologique de reprise du sport (SIRSI) > 65%, (OR=3.9, IC95% [1.5-10], p=0.005).

Conclusion

Cette étude suggère que la stabilisation chirurgicale de l'épaule chez un sportif après un premier épisode d'instabilité, y compris de luxation, n'est pas indiquée chez tous les patients. Cette décision doit être adaptée au profil du patient tel que l'âge et la récidive malgré un traitement conservateur bien mené. Chez les joueurs de rugby, la butée osseuse permet d'obtenir de meilleurs résultats postopératoires que la chirurgie sur les parties molles.

 

Antoine GEROMETTA (PARIS), Shahnaz KLOUCHE, Serge HERMAN, Nicolas LEFEVRE, Yoann BOHU
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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SJ
14:00 - 15:30

SESSION SFA JUNIOR

Modérateurs : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Versailles)
14:00 - 15:30 Bilan 2015-2016 SFA Junior. Kevin ANDRIEU (Praticien contractuel) (Denzlingen, Allemagne), Quentin BAUMANN (Interne) (Paris)
14:00 - 15:30 Présentation par l'AGA. Andreas VOSS (resident) (Regensburg, Allemagne), Leo PAUZENBERGER (VIENNE, Autriche)
14:00 - 15:30 Trucs & astuces : points essentiels de la ligamentoplastie du croisé antérieur "mon 1er LCA". Matthieu SANCHEZ (Versailles)
14:00 - 15:30 Base de l'arthroscopie : premiers pas en arthroscopie de hanche. Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon)
14:00 - 15:30 Revue de la littérature : points méthodologiques importants. Alexandre HARDY (CCA) (Lille)
14:00 - 15:30 Revue de la littérature : complications des prélèvements pour ligamentoplastie. Laurent CASABIANCA (Chirurgien libéral) (Versailles)
14:00 - 15:30 Rapports de voyages : Bourse européenne. Hubert LENOIR (Orthopédiste) (Grenoble)
14:00 - 15:30 Rapports de voyages : Bourse française. Amaury D'UTRUY (Paris), Alexandre HARDY (CCA) (Lille), Antoine PEYRONNET (CCA 1ère année) (Angers)
14:00 - 15:30 Présentation des 3 meilleurs mémoires du DIU 2015-2016. Kevin ANDRIEU (Praticien contractuel) (Denzlingen, Allemagne), Benjamin FREYCHET (chirurgien) (Lyon)
14:00 - 15:30 KJT et KJL2 : évolution d’une technique d’augmentation extra-articulaire associée à la reconstruction du LCA ? Cécile BATAILLER (CCA) (Lyon)
14:00 - 15:30 Evaluation des dimensions méniscales pour planification avant allogreffe méniscale : étude comparative des 3 modalités d’imagerie. Thomas-Xavier HAEN (CCA) (BOULOGNE BILLANCOURT)
14:00 - 15:30 Résultats à 1 an de la reconstruction du ligament croisé antérieur sous arthroscopie par greffe courte au demi-tendineux DT4TM avec fixation fémorale et tibiale ZipLoop TM versus DIDT. Une étude prospective clinique, isocinétique, stabilométrique et laximétrique. Julien ROGER (Lyon)
SALLE 3

Jeudi 01 décembre

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CP4
14:00 - 15:30

DISCUSSION CAS CLINIQUES PÉDIATRIE
/ CLINICAL PANEL CASE DISCUSSION PEDIATRY

Modérateurs : Franck ACCADBLED (PU PH) (Toulouse), Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt)
Conférenciers : Jean-Charles AUREGAN, Elie CHOUFANI (praticien hospitalier) (MARSEILLE), Walid LAKHAL (Chef de clinique) (TOURS), Camille THEVENIN-LEMOINE (chirurgien orthopédiste pédiatrique) (Toulouse)
SALLE 4
15:30

Jeudi 01 décembre

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SV
15:30 - 16:15

SESSION VIDEOFLASH
/ VIDEOFLASH SESSION

Modérateurs : Laurent CASABIANCA (Chirurgien libéral) (Versailles), Alexandre HARDY (CCA) (Lille)
15:30 - 16:15 #8321 - Traitement endoscopique de la tendinopathie corporéale calcanéenne chronique.
Traitement endoscopique de la tendinopathie corporéale calcanéenne chronique.

La tendinopathie corporéale chronique calcanéenne est une pathologie fréquente, qui en cas de résistance au traitement médical optimal justifie une prise en charge chirurgicale.

Des données physiopathologiques récentes ont été apportées sur l’origine de la douleur dans ce type de lésion.

La néovascularisation ventrale et la relation étroite avec le tendon du plantaris longus sont largement incriminées tandis que les lésions intratendineuses seraient très peu corrélées à la symptomatologie douloureuse.

Aujourd’hui la technique chirurgicale de référence est « le peignage à ciel ouvert », qui consiste a excisé les zones nodulaires intratendineuses en réalisant des incisions longitudinales régulières.

Cette solution technique n’est pas dénuée de complications, notamment sur le plan cutané et sur le plan nerveux au dépend du nerf sural. Surtout elle est en contradiction avec ces nouvelles données physiopathologiques expliquant vraisemblablement un taux d’échec non négligeable.

 Nous présentons ici une technique endoscopique simple et reproductible du tendon calcanéen permettant l’excision partielle des adhérences du tendon plantaris longus associée au débridement de la région ventrale du tendon calcanéen. Une injection de plasma riche en plaquettes est possiblement surajoutée.

 

 

Giovany PADIOLLEAU, Ronny LOPES (Nantes), Loic GEFFROY, Julien ISNARD, Jérémy SIMON
15:30 - 16:15 #8733 - Butée postérieure arthroscopique avec fixation par deux endobouttons et reparation capsule labiale pour luxation chronique postérieure d'épaule : Technique chirurgicale.
Butée postérieure arthroscopique avec fixation par deux endobouttons et reparation capsule labiale pour luxation chronique postérieure d'épaule : Technique chirurgicale.

Le traitement des instabilités postérieures d'épaule avec lésion glénoidienne nécessite dans certains cas la réalisation d'une butée postérieur en complément de la capsuloplastie arthroscopique. Nous présentons notre technique arthroscopique de butée postérieure avec greffon iliaque et fixation par deux endoboutons. 

Philippe VALENTI, Gwénolé KERMARREC (Vannes), Pablo CANALES
15:30 - 16:15 #8734 - Trillat arthroscopique dans l'instabilité antérieure d’épaule. Technique chirurgicale.
Trillat arthroscopique dans l'instabilité antérieure d’épaule. Technique chirurgicale.

L'instabilité antérieure d'épaule chez les patients présentant une rupture de coiffe ou chez les patients hyperlaxe est une situation difficile sur le plan thérapeutique. Dans ces cas, l'intervention de Trillat, qui consiste en une ostéoclasie du processus coracoïde fixé au col de la glène  permettant l'abaissement et la médialisation du tendon conjoint ainsi que l’abaissement du sous-scapulaire,   constitue une solution intéressante. Nous présentons dans cette vidéo notre technique arthroscopique pour réaliser l'intervention de Trillat et la fixation de la coracoide par 2 endobouttons.

Philippe VALENTI, Pablo CANALES, Gwénolé KERMARREC (Vannes)
15:30 - 16:15 #8904 - Technique de libération arthroscopie antéro-supérieure dans les ruptures massives de la coiffe des rotateurs : Trucs et astuces.
Technique de libération arthroscopie antéro-supérieure dans les ruptures massives de la coiffe des rotateurs : Trucs et astuces.

Les examens clinique et radiologique sont en faveur d’une rupture massive de la coiffe des rotateurs de l’épaule droite à 3 semaines d’un traumatisme chez un homme de 53 ans.

L’exploration initiale, intra-articulaire se fait par une voie optique postérieure. Elle retrouve une désinsertion de la moitié proximale tendineuse du sous-scapulaire, une rupture stade 3 des tendons supra et infra-épineux et une rupture spontanée du tendon du long biceps

La voie instrumentale est tout d’abord antéro-latérale. On ouvre l’intervalle des rotateurs au bord supérieur du tendon sous scapulaire puis on effectue une exérèse de la bourse sous coracoidienne et des tissus en avant du sous-scapulaire jusqu’’à la mise en évidence médialement du tendon conjoint et de la coracoïde.

On effectue ensuite une capsulotomie juxta-glénoïdienne d’avant en arrière. Dans certains cas, il est nécessaire d ‘introduire un instrument par une deuxième voie instrumentale, généralement antérieure, afin de réaliser un levier entre la glène et le tendon du supra-épineux rétracté, ce qui permet de mieux visualiser et de tendre la capsule articulaire. En avant, il faut sectionner la capsule jusqu’au pied de la coracoïde.

On change alors la voie optique qui devient latérale puis antérolatérale. On retrouve en avant le tendon conjoint bien individualisé, la coracoïde sur laquelle il s’insère, la face antérieure du sous-scapulaire, son bord supérieur et l’insertion du feuillet profond qui est respectée. On ouvre la gouttière du biceps (qui est vide chez ce patient) à son bord latéral et on nettoie le trochin pour préparer la mise en place des ancres pour la réparation.

A l’aide d’une pince à prendre, on tracte par la voie latérale le tendon du supra-épineux ce qui permet d’individualiser son bord antérieur des différentes structures de l’intervalle des rotateurs et notamment du ligament coracohuméral qui est résequé en totatlité jusqu’à son insertion coracoidienne

Après avivement du trochin et du trochiter, la réparation débute par le sous-scapulaire avec réinsertion de sa partie proximale sur le trochin (simple rang sur une ancre). Cette réparation permet de rapprocher les tendons supra-épineux grâce aux structures du comma-sign qui ont été respectées.

La réparation des tendons supra et infra-épineux se fait d’arrière en avant par une réparation en simple rang sur deux ancres postérieure et antérieure, et par un point simple postérieur à la jonction des tendons de l’infra-épineux et du teres minor.

 

Lucie LOUBOUTIN (Lyon)
15:30 - 16:15 #8908 - Reconstruction arthroscopique simple faisceau du LCP aux ischio-jambiers avec abord trans-septal et fixation par boutons réglables.
Reconstruction arthroscopique simple faisceau du LCP aux ischio-jambiers avec abord trans-septal et fixation par boutons réglables.

Cette vidéo-flash a pour objet de présenter une technique arthroscopique fiable et reproductible de reconstruction simple faisceau du LCP utilisant une autogreffe aux tendons ischio-jambiers. Cette chirurgie peu fréquente représente un challenge avec comme difficulté la mauvaise visualisation du compartiment postérieur et le placement du tunnel tibial, le passage de la greffe et le virage «killer turn» ainsi que la proximité des structures neurovasculaires. Les deux tendons ischio-jambiers sont prélevés afin d’avoir le maximum de longueur. La greffe est triplée ou quadruplée afin d’avoir une longueur en moyenne de 8 cm (2 cm tunnel tibial, 4 cm intra-articulaire et 2 cm tunnel fémoral). La greffe est préparée avec un bouton et sa boucle réglable taille XL (tibia) et de taille normale (fémur). En plus des voies habituelles, une voie postéro-médiale puis postéro-latérale sont réalisées sous contrôle arthroscopique. Puis à l’aide du switching stick, la voie trans-septale est délicatement réalisée. La visualisation du compartiment postérieur est complète et la préparation du tunnel tibial en conservant les fibres résiduelles du LCP est facilitée. Ces voies permettent un excellent positionnement du tunnel tibial à la fois dans le plan sagittal et axial. Le switching stick est introduit de la voie postéro-latérale à postéro-médiale (via la voie trans-septale). Le fil tracteur du tunnel tibial est passé d’arrière en avant et au dessus du switching stick qui réalise ainsi une poulie de réflexion pour le trajet de la greffe facilitant son passage et permet d’éviter l’angle « killer turn ». Le tunnel fémoral est réalisé avec l’ancillaire. La greffe est passée du tunnel tibial au tunnel fémoral sans difficulté. La greffe est fixée au fémur via le bouton réglable, puis après cyclage la greffe est fixée au tibia par le bouton réglable en mettant le genou à 70° et en réduisant le tiroir postérieur. Cette technique sûre permet une bonne visualisation du compartiment postérieur avec conservation des fibres résiduelles du ligament réalisant un bord mousse réduisant le conflit du LCP avec la surface rétro-spinale, un bon positionnement du tunnel tibial et l’éviction du « killer turn » avec la poulie de réflexion.

Paul BROSSARD (GRENOBLE), Achilleas BOUTSIADIS, Johannes BARTH
15:30 - 16:15 #8909 - Ostéosuture exclusivement arthroscopique dans l’ostéochondrite disséquante de la patella.
Ostéosuture exclusivement arthroscopique dans l’ostéochondrite disséquante de la patella.

Cette vidéo-flash a pour objet de présenter une technique d’ostéosuture intégralement réalisée sous arthroscopie pour fixer le fragment dans les lésions d’ostéochondrite disséquante de la patella. Cette technique permet de fixer les lésions de la patella dont l’abord est complexe et permet d’épargner le genou d’une arthrotomie. L’exploration de l’articulation se fait par des voies d’abord standards, puis réalisation sous contrôle arthroscopique d’une voie supéro-médiale et supéro-latérale. Si la lésion est mobile, celle-ci est débridée ainsi que le fond de la niche afin d’ôter le tissu fibreux pour permettre une bonne réduction et cicatrisation. Dans le cadre d’une lésion stable mais réfractaire au traitement médical, aucun débridement n’est fait. Un viseur LCP est positionné au centre de la lésion préalablement réduite. Une courte incision antérieure est nécessaire au niveau de la patella. Un tunnel central rétrograde est réalisé et 3 à 6 fils de PDS™ No 1 bleus sont passés selon la taille de la lésion au travers de ce tunnel en intra-articulaire. Les fils sont récupérés aux niveaux des voies supérieures tout en conservant une extrémité dans le tunnel central. Des tunnels périphériques (au même nombre que de fils PDS™) sont réalisés avec le viseur LCP à la périphérie de la lésion et à la jonction avec cartilage sain. Un fil Ethilon™ 2/0 noir en boucle relais est passé au travers d’un tunnel périphérique permettant de récupérer en intra-articulaire un fil PDS™. La procédure est répétée pour chaque fil PDS™. Ainsi les sutures PDS™ réalisent un hamac entre le tunnel central et les tunnels périphériques telles les pattes d’une araignée. Les fils sont noués au niveau de l’incision antérieure. Les tunnels (central et périphériques) permettent de revitaliser la zone. L’ostéosuture permet une bonne fixation permettant une cicatrisation du fragment, utilisable aussi dans le cadre des fractures ostéochondrales lors d’un épisode d’instabilité.

Paul BROSSARD (GRENOBLE), Achilleas BOUTSIADIS, Johannes BARTH
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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SO
15:30 - 16:15

SESSION OUPS
/ OUPS SESSION

15:30 - 16:15 Comment récupérer sa maladresse au bloc ? How to deal when you screw up in OR? Olivier COURAGE (Chirurgien orthopédiste) (Le Havre), Stéphane AUDEBERT (liberal) (Cambrai), Florent BUSCAYRET (MONTPELLIER), Thomas ROUSSEAU (MEDECIN) (ROUEN)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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CCH
15:30 - 16:00

COMITÉ CHEVILLE

SALLE 3
16:45

Jeudi 01 décembre

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S1
16:45 - 18:15

SYMPOSIUM
Les plasties antéro-latérales du genou / Anterolateral reconstruction in the knee.

Conférenciers : Pierre IMBERT (Chirurgien) (St Raphaël), Dominique SARAGAGLIA (Grenoble)
16:45 - 18:15 Introduction. Pierre IMBERT (Chirurgien) (St Raphaël)
16:45 - 18:15 Exploration des lésions antérolatérales en pratique clinique (échographie, IRM ?). Imaging of Anterolateral lesions in acute ACL injures. Clinical practice (ultrasound, MRI?). Simon BERTIAUX (Chirurgien) (LE HAVRE)
16:45 - 18:15 Historique et évolution des plasties intra et extra-articulaires. Technical evolution of combined intra and extra-articular stabilization of the knee for ACL tear. Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
16:45 - 18:15 Résultats de l’enquête de pratique de la SFA. Surgical practice for extra articular reconstruction: Results of a SFA survey. Francois Paul EHKIRCH (Chirurgien) (Paris)
16:45 - 18:15 Que dit la littérature sur les plasties antéro-latérales associées aux plasties intra-articulaires ? Literature review on combined intra and extra-articular reconstruction of the knee. Bertrand SONNERY-COTTET (MD) (Lyon)
16:45 - 18:15 Résultats de l’étude prospective : Présentation de la série et résultats. Results of the prospective study: The series and the results. Bernard SCHLATTERER (MONACO)
16:45 - 18:15 Résultats de l’étude prospective : Comparaison des complications de la série avec celles des plasties intra-articulaires de la littérature. Early complications analysis in the series: Comparison with complications after isolated ACL reconstructions in the literature. Jean-Claude PANISSET (chirurgien) (Echirolles)
16:45 - 18:15 Résultats de l’étude rétrospective : Présentation de la série et résultats. Results of the retrospective study: The series and the results. Sébastien LUSTIG (Lyon)
16:45 - 18:15 Résultats de l’étude rétrospective : Comparaison des complications de la série avec celles des plasties intra-articulaires de la littérature. Late complications analysis in the series: Comparison with intra-articular ACL reconstructions in the literature. Christian LUTZ (Auditeur) (Strasbourg)
16:45 - 18:15 Résultats des plasties antéro-latérales dans les reprises de ligamentoplastie du LCA. Results of combined intra and extra-articular reconstruction in ACL graft revisions. Marie-Laure LOUIS (chirurgien orthopédique) (marseille), Philippe D'INGRADO (LYON)
16:45 - 18:15 Conclusion. Dominique SARAGAGLIA (Grenoble)
SALLE 1

Jeudi 01 décembre

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C8
16:45 - 17:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Bertrand COULET (Montpellier)
16:45 - 17:15 Lésions massives de la coiffe des rotateurs : de la définition au traitement. Massive rotator cuff: from definition to treatment. Alexandre LAEDERMANN (Médecin Chef) (Genève, Suisse)
SALLE 2

Jeudi 01 décembre

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TR1
16:45 - 17:30

TABLE RONDE / ROUND TABLE
Le confit antérolatéral de cheville existe-t-il ? Does the anterolateral ankle impingement really exist?

Conférenciers : Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt), James STONE (FRANKLIN, Etats-Unis)
16:45 - 17:30 Définitions et physiopathologie du conflit antérolatéral. Definitions and pathophysiology. François MOLINIER (Chirurgien) (Toulouse)
16:45 - 17:30 Démarche diagnostique. Diagnosis. Jonathan BENOIST (Chirurgien du pied et de la cheville) (Rennes)
16:45 - 17:30 Traitement arthroscopique. Arthroscopic treatment. Fabrice COLIN (Chirugien Orthopédiste) (PERPIGNAN)
16:45 - 17:30 Résultats du traitement chirurgical : revue de la littérature. Results of the surgical treatment : Literature review. Giovany PADIOLLEAU (Chirurgien) (Nantes)
16:45 - 17:30 Concept de micro-instabilité rotatoire de la cheville. Rotational ankle micro-instability concept. Stéphane GUILLO (MD) (Bordeaux Mérignac)
16:45 - 17:30 Discussion.
SALLE 3
17:15

Jeudi 01 décembre

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TR2
17:15 - 18:00

TABLE RONDE
/ ROUND TABLE

17:15 - 18:00 Faut-il opérer un supra-épineux distal ? Do we have to operate on a small distal supraspinatus tear? Hervé THOMAZEAU (Rennes), Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC), Hubert LENOIR (Orthopédiste) (Grenoble), Patrick BOYER (PU-PH) (Paris)
SALLE 2
17:30

Jeudi 01 décembre

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BO2
17:30 - 18:15

BATAILLE D'OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
/ CLINICAL PANEL CASE DISCUSSION

17:30 - 18:15 Cheville. Ankle. Phinit PHISITKUL (IOWA CITY, Etats-Unis), James STONE (FRANKLIN, Etats-Unis), Stéphane GUILLO (MD) (Bordeaux Mérignac), Thomas BAUER (Professeur) (Boulogne Billancourt)
SALLE 3
18:00

Jeudi 01 décembre

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SS
18:00 - 18:20

SESSION SOFEC
/ SOFEC SESSION

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
18:00 - 18:20 Traitement conservateur de l’arthrose du coude. Joint preserving surgery of the elbow osteoarthritis. Bertrand COULET (Montpellier)
SALLE 2
Vendredi 02 décembre
07:45

Vendredi 02 décembre

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CE05
07:45 - 08:45

CE05 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Ruptures irréparables de coiffe : que choisir entre, lambeau, réparation partielle et reconstruction capsulaire supérieure ? Irreparable cuff tears: how to choose between LTD, partial repair, SCR?

Conférenciers : Jean KANY (Orthopédiste) (Toulouse), Peter MILLETT (VAIL, Etats-Unis), Laurent NOVÉ JOSSERAND (chirurgien) (LYON), Philippe VALENTI (Président AOT) (PARIS)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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CE06
07:45 - 08:45

CE06 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Pathologie arthroscopique postérieure du genou (suture méniscale, SVN, arthrolyse postérieure, corps étrangers, kystes mucoïdes…). Arthroscopic approach for posterior disorders of the knee

Conférenciers : Jean-Charles AUREGAN, Jean-Marie FAYARD (Chirurgien) (Lyon), Franck JOUVE (Chirurgien) (NICE)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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CE07
07:45 - 08:45

CE07 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Débuts en arthroscopie de hanche. Beginning in hip arthroscopy

Conférenciers : Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC), Nicolas KRANTZ (Chirurgien) (Toulouse), Sébastien RUATTI (chirurgien orthopédiste) (Grenoble)
SALLE 3
09:00

Vendredi 02 décembre

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C9
09:00 - 09:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Henry COUDANE (PU PH) (NANCY)
09:00 - 09:30 Epaule hyperlaxe : faut-il opérer ou pas ? Hyperlaxity of the shoulder: conservative or operative treatment? F.h. SAVOIE (NEW ORLEANS, Etats-Unis)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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C10
09:00 - 09:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Pierre CHAMBAT (LYON)
09:00 - 09:30 Nouvelles approches de l’anatomie et des méthodes de reconstruction de la partie médiane du genou. New approaches to anatomy and methods for reconstruction of the medial aspect of the knee. Lars ENGEBRETSEN (OSLO, Norvège)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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C11
09:00 - 09:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateurs : Frédéric LAUDE (Paris), Nicolas TARDY (chirurgien) (Grenoble)
09:00 - 09:30 Innovation dans l'arthroscopie de hanche en 2016. State of the art and innovation in hip arthroscopy. Marc PHILIPPON (VAIL, Etats-Unis)
SALLE 3

Vendredi 02 décembre

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IB
09:00 - 12:30

SESSION IBODES
O.R. NURSES SESSION

Modérateurs : Patricia ARENE (Vice présidente unaibode) (Paris), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy), Bertrand SONNERY-COTTET (MD) (Lyon)
09:00 - 10:45 Introduction. Introduction. François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
09:00 - 10:45 Actualités professionnelles et mise en place des actes exclusifs IBODES. Professional news and implementation of exclusive procedures for operating theatre nurses. Patricia ARENE (Vice présidente unaibode) (Paris)
09:00 - 10:45 Eléments de communication thérapeutique – langage et comportement au bloc opératoire. Therapeutic communication – language and behaviour. Florence PLANTET
09:00 - 10:45 Actualités sur les sutures méniscales. Meniscal sutures: news trends. Olivier CARNESECCHI (Chirurgien) (St Etienne)
11:15 - 12:30 Matériel et installation en arthroscopie de hanche. Hip arthroscopy: material and setting. Nicolas TARDY (chirurgien) (Grenoble)
11:15 - 12:30 Chirurgie du LCA à la carte. ACL surgery « à la carte ». Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE)
11:15 - 12:30 Suture de coiffe sous arthroscopie, de l’anatomie à la réparation. Arthroscopic cuff repair: from anatomy to repair. Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC), Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
11:15 - 12:30 Conclusions. Bertrand SONNERY-COTTET (MD) (Lyon)
SALLE 4
09:30

Vendredi 02 décembre

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SP
09:30 - 10:45

SESSION SFA ET PRATIQUES (DPC n°22141600011)
/ SFA AND PRACTICES

Modérateur : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
09:30 - 10:45 Indications et limites du codage en arthroscopie. Indications and limitations of the codification in arthroscopy surgery. Bernard LLAGONNE (CHIRURGIEN) (Ay), Anne-Sophie LOT (Boulogne-Billancourt), Hubert LANTERNIER (Chirurgien) (La Baule-Escoublac)
09:30 - 10:45 Réhospitalisation et complications liées à l’ambulatoire. Serious adverse events in outpatient surgery. Edouard LEFEVRE (Interne) (Paris), Florent LESPAGNOL (chirurgien orthopédiste) (NANTES)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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C12
09:30 - 10:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

09:30 - 10:00 Lésions multiligamentaires postéromédiales. Posteromedial injuries of the knee. Philippe BOISRENOULT (Praticien hospitalier) (VERSAILLES)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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SM5
09:30 - 10:00

SESSION MISE AU POINT
/ CURRENT CONCEPT SESSION

Modérateurs : Cécile BATAILLER (CCA) (Lyon), Yannick PINOIT (Marcq-en-Baroeul)
09:30 - 10:00 Gestion de la capsule de hanche : de l’ouverture à la fermeture. How to deal with the capsule of the hip? Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
09:30 - 10:00 Aspect économique de l’arthroscopie de hanche en activité libérale. Economic aspects of hip arthroscopy in private practice. Alexis NOGIER (Montreuil)
SALLE 3
10:00

Vendredi 02 décembre

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RS1
10:00 - 10:15

RELIVE SURGERY

Modérateur : Abdou SBIHI (Chirurgien) (Marseille)
10:00 - 10:15 Arthrolyse du genou et libération du quadriceps sous contrôle endoscopique. Arthroscopic release of the knee joint and of the quadriceps. Sami BELHARETH (Past Président TSASS) (TUNIS, Tunisie)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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DD
10:00 - 10:45

BATAILLE D'OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
/ CLINICAL PANEL CASES DISCUSSION

10:00 - 10:45 Hanche. Hip. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon), Thomas GICQUEL (Chirurgien salarié du secteur privé) (Rennes), Allston STUBBS (Physician) (Winston-Salem, North Carolina, Etats-Unis), Marc PHILIPPON (VAIL, Etats-Unis), Nicolas TARDY (chirurgien) (Grenoble), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
SALLE 3
10:15

Vendredi 02 décembre

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SSO
10:15 - 10:45

SESSION SOFCOT
/ SOFCOT SESSION

10:15 - 10:45 Que reste-t-il des indications de méniscectomies associées à un croisé ? Any remaining indications for a meniscetomy associated during an ACL reconstruction? Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (CAEN), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Matthieu OLLIVIER (Professor) (Marseille)
SALLE 2
11:15

Vendredi 02 décembre

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SQ1
11:15 - 11:30

SESSION QUOI DE NEUF ?
/ WHAT'S UP?

Modérateurs : Rémy BLETON (chirurgien) (RUEIL MALMAISON), Laurent LAFOSSE (ANNECY)
11:15 - 11:30 S.L.A.P. lesions : mythe ou réalité ? S.L.A.P. lesions: fact or fiction? Pietro TONINO (CHICAGO, Etats-Unis)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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SQ2
11:15 - 11:30

SESSION QUOI DE NEUF ?
/ WHAT'S UP?

Modérateur : Olivier CHARROIS (Paris)
11:15 - 11:30 La patella douloureuse. Patellofemoral pain. Louis MC INTYRE (WHITE PLAIN, Etats-Unis)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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C13
11:15 - 11:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateurs : Thierry BOYER (PARIS), Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON)
11:15 - 11:45 Réparation du labrum acétabulaire : stratégie chirurgicale. Strategies in acetabular labral repair. Thomas BYRD (President) (NASHVILLE, Etats-Unis)
SALLE 3
11:30

Vendredi 02 décembre

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CP5
11:30 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
ÉPAULE / SHOULDER

Modérateurs : David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Besançon), Anne VIDIL (Chirurgien orthopédiste) (PARIS)
11:30 - 12:30 #7854 - 32. Facteurs psychologiques influant sur le retour au sport après un épisode d'instabilité d'épaule: étude de validation de l'échelle SIRSI.
32. Facteurs psychologiques influant sur le retour au sport après un épisode d'instabilité d'épaule: étude de validation de l'échelle SIRSI.

Introduction

L’échelle ACL-RSI a été développée et validée, notamment en français, pour évaluer l’impact de facteurs psychologiques sur le retour au sport après reconstruction du ligament croisé antérieur. L’objectif principal de l’étude était de proposer et de valider cet outil dans l’instabilité d’épaule quelque soit le type de prise en charge médico-chirurgicale.

Matériel et méthodes

A partir de la version française de l’échelle ACL-RSI, le terme «genou» a été remplacé par le terme «épaule». Cette version bêta du Shoulder Instability Return-to-Sport after Injury (SIRSI) a été testée par un groupe de 10 patients sportifs opérés pour une instabilité chronique antérieure post-traumatique d’épaule, puis adaptée aux remarques de la population test. La version finale a ensuite été validée selon la méthodologie internationale COSMIN (COnsensus based Standards for the selection of health status Measurement Instruments). Une étude rétrospective a concerné l’ensemble des rugbymans ayant déclaré un épisode d’instabilité d’épaule survenue sur un terrain de rugby, en match ou en entrainement, auprès de la compagnie d’assurance de la Fédération Française de Rugby durant la saison sportive 2012-2013. Les échelles utilisées comme questionnaires de référence étaient le WOSI et le Walch-Duplay. Au dernier recul, les patients ont rempli les 3 questionnaires en ligne. L’échelle SIRSI a été renseignée deux fois à 15jours d’intervalle. Des tests statistiques ont évalué : la validité de construit par un test de corrélation r de Pearson, la validité discriminante par un test de Mann-Whitney, la cohérence interne par le coefficient alpha de Cronbach, la fiabilité par le coefficient de corrélation intra-classe ρ et la faisabilité par le pourcentage de réponses manquantes et les effets plancher et plafond.

Résultats

62 patients ont été tirés au sort, âge moyen 26±5,2ans, 5 femmes/57 hommes, 70,9% joueurs professionnels ou compétiteurs, ayant un recul de 4,6±1,6ans du premier épisode d’instabilité d’épaule. 30/62 (48,4%) ont été opérés de leur épaule en moyenne 1,6±1,2ans après cet épisode. Le SIRSI était fortement corrélé aux questionnaires de référence (r=0,80, p<10-5). Le score SIRSI moyen était significativement supérieur en cas de retour au rugby (60,9±26,6% vs 38,1±25,6%, p=0.001). La cohérence interne de l’échelle était élevée (alpha=0,96). La reproductibilité du test-retest était excellente (ρ=0.93, IC95% [0.89–0.96], p<10-5). Tous les items étaient renseignés et les effets plancher et plafond étaient faibles (3,2%).

Conclusion

L’échelle SIRSI est une échelle valide, reproductible et permet d’identifier les patients prêts à reprendre leur sport habituel après un épisode d’instabilité d’épaule, opéré ou non opéré.

Antoine GEROMETTA (PARIS), Shahnaz KLOUCHE, Serge HERMAN, Nicolas LEFEVRE, Yoann BOHU
11:30 - 12:30 #8464 - 33. Est-ce que les stabilisations d'épaule stabilisent réellement les épaules ?
33. Est-ce que les stabilisations d'épaule stabilisent réellement les épaules ?

Background

Despite the fact that surgery is commonly used to treat glenohumeral instability, there is no evidence that such treatment effectively corrects glenohumeral translation. The purpose of this prospective clinical study was to analyze the effect of surgical stabilization on glenohumeral translation.

Methods

Glenohumeral translation was assessed in 11 patients preoperatively and one year postoperatively following surgical stabilization for anterior shoulder instability. Translation was measured using optical motion capture and computed tomography.

Results

Preoperatively, anterior translation of the affected shoulder was bigger in comparison to the normal contralateral side. Differences were significant for flexion and abduction movements (p < .001). Postoperatively, no patients demonstrated apprehension and all functional scores were improved. Despite absence of apprehension, postoperative anterior translation for the surgically stabilized shoulders was not significantly different from the preoperative values.

Conclusions

While surgical treatment for anterior instability limits the chance of dislocation, it does not seem to restore glenohumeral translation during functional range of motion. Such persistent microinstability may explain residual pain, apprehension, inability to return to activity and even emergence of dislocation arthropathy that is seen in some patients. Further research is necessary to better understand the causes, effects, and treatment of residual microinstability following surgical stabilization of the shoulder.

Alexandre LÄDERMANN (Genève, Suisse), Patrick DENARD, Jérome TIREFORT, Sylvain CHAGUÉ, Grégory CUNNINGHAM, Caecilia CHARBONNIER
11:30 - 12:30 #8273 - ❤ 34. Résultats à moyen terme du Bankart Hill-Sachs Remplissage sous arthroscopie. Facteurs prédictifs de récidive.
❤ 34. Résultats à moyen terme du Bankart Hill-Sachs Remplissage sous arthroscopie. Facteurs prédictifs de récidive.

Introduction

Le traitement chirurgical de l’instabilité antérieure de l’épaule par Bankart arthroscopique + remplissage de l’encoche de Hill-Sachs (BHSR) semble donner des résultats satisfaisants à court terme, avec un taux de récidive de 5 à 10%. Néanmoins, peu d’études se sont intéressées aux résultats à moyen et long terme ainsi qu’aux facteurs prédictifs de récidive de l’instabilité.

 

Matériel et Méthode

Dans cette étude prospective continue, ont été inclus les patients traités par BHSR dont l’ISIS préopératoire était > 3 points, avec une perte osseuse glénoïdienne < 25% et un recul minimum de 24 mois. Les patients ont été suivis cliniquement et radiographiquement à 1.5 mois, 3 mois, 6 mois, 12 mois puis annuellement. Les scores de Rowe et Walch-Duplay ont été établis au dernier recul.

 

Résultats

34 patients (30 hommes et 4 femmes) d’âge moyen 26 ans (15-49) ont été inclus ; seul 11 (32%) patients présentaient des lésions osseuses glénoïdiennes et la profondeur moyenne de l’encoche était de 20% (7-40).

Au recul moyen de 35 mois (24-63), les scores moyens de Rowe et Duplay-Walch atteignaient respectivement 92.7 points (58-100) and 88.2 points (35-100). Le déficit en rotation externe coude au corps et à 90° d’abduction étaient respectivement de 6° et 1° (p < 0.05). 75% des patients avaient repris leur activité sportive et 83% ont atteint le même niveau.

5 (14.7%) patients ont présenté un nouvel épisode de luxation ou subluxation dans le délai moyen de 10 mois (6-12) postopératoire et 3 autres avaient une appréhension en abduction/rotation externe. Il existait une encoche significativement plus profonde (26% vs 19% ; p=0.04) et des amplitudes post-opératoires à 1.5 mois significativement supérieures chez les patients en échec de stabilisation au recul (p < 0.05). L’âge, le sexe, l’hyperlaxité, l’ISIS, le sport pratiqué, les lésions osseuses glénoïdiennes et la position de l’encoche n’étaient pas corrélées au risque de récidive.  

 

Conclusion

Le BHSR est une solution fiable pour traiter l’instabilité antérieure de l’épaule dans une population sélectionnée. Cependant, l’importance de la profondeur de l’encoche justifie de considérer une alternative chirurgicale. 

Nicolas BONNEVIALLE, Vadim AZOULAY (Toulouse), Amélie FARAUD, Fanny ELIA, Pierre MANSAT
11:30 - 12:30 #8727 - 35. Stabilisation arthroscopique selon Bankart avec « remplissage » modifié pour instabilité antéro-interne de l’épaule sans défaut osseux glénoidien.
35. Stabilisation arthroscopique selon Bankart avec « remplissage » modifié pour instabilité antéro-interne de l’épaule sans défaut osseux glénoidien.

Introduction:

La stabilisation arthroscopique antérieure selon Bankart peut être associée au remplissage de l’encoche de « Hill-Sachs » par une capsuloténodèse afin de réduire le risque de récidive de luxation. La technique de « Hill-Sachs-Remplissage » peut être modifiée en capsulodèse sans compromettre le tendon du sous-épineux.

L’objectif est d’investiguer les résultats à moyen terme des épaules traitées par stabilisation antérieure selon Bankart avec « remplissage » chez des patients avec une encoche de « Hill-Sachs » et sans défaut osseux glénoidien significatif.

 

Méthode :

De janvier 2011 à décembre 2013 , 68 patients ont été opérés  pour instabilité antéro-interne posttraumatique. Chez 28  d’entre eux, une stabilisation arthroscopique selon Bankart avec capsulodèse postérieure pour remplir l’encoche de Hill-Sachs a été effectuée. Ces patients présentaient un Score ISI (Instability Severity Index Score) égal ou inférieur à 6  sans défaut osseux glénoidien en tomodensitométrie. L’âge moyen au moment de l’opération était de 29 ans (Range : 17 – 45).

Il s’agit d’une étude de cas-contrôle prospective avec un recul moyen de 3 ans (minimum : 2 ans). Les paramètres de contrôle ont été saisis à 6 mois, à 1,2,3 et 5 ans postopératoires. Les paramètres sont : le rayon de mobilité active des deux épaules et les Scores : Constant, Rowe, WOSI. Au total 26 des 28 patients (92%) ont pu être inclus dans l’étude. Le groupe contrôle consiste en 32 patients traités par la technique de Latarjet à ciel ouvert.

 

Résultats :

Le temps de suivi moyen est de 33,3 mois (Range : 24 – 60). Un patient (3,8%) a subi une récidive de luxation traumatique sans nécessité de stabilisation ultérieure. Les paramètres saisis au dernier contrôle sont: Score de Constant moyen: 96 points (Median : 94, SD ± 10),Index – WOSI : 110 ( Median : 221, SD ± 261) Score Rowe moyen 97 (Median : 93, SD ± 14). Les rayons de mobilité active en rotation externe (ER 1, ER 2 ) et interne ne diffèrent pas de manière significative du coté opposé (p>0,05). Tous les patients ont atteints le même niveau d’activité que préopératoire.

 

Conclusions :

La technique de remplissage par capsulodèse postérieure est simple et reproductible. La stabilisation arthroscopique de Bankart associée au « remplissage » modifié donne de bons résultats chez les patients présentants un Score ISI égal ou inférieur à 6 sans défaut osseux glénoidien. Les résultats sont comparables aux patients opérés par Latarjet.

 

Christophe SPORMANN (Zürich, Suisse), Beat SIMMEN, Marc SIEVERDING, Christoph KOLLING
11:30 - 12:30 #8719 - 36. Retension capsulaire arthroscopique avec ou sans Hill Sachs remplissage après échec de butée coracoïdienne.
36. Retension capsulaire arthroscopique avec ou sans Hill Sachs remplissage après échec de butée coracoïdienne.

Retension capsulaire arthroscopique avec ou sans « Hill Sachs remplissage » après échec de butée coracoïdienne

Lavoue V, Brassac A, Gendre P, Boileau P

 

Objectif : Analyser les résultats de la retension capsulaire arthroscopique +/- « Hill Sachs remplissage » après échec de butée coracoïdienne dans le traitement de l’instabilité glénohumérale antérieure récidivante.

Matériels et méthodes : série rétrospective de 40 patients (33H / 7F) présentant une récidive d’instabilité antérieure après butée coracoïdienne (Bristow ou Latarjet). Une retension capsulaire arthroscopique isolée a été effectuée pour 21 patients et pour 19, un « Hill Sachs remplissage » a été associé. Ce geste était réalisé en fonction de la taille de la lésion de Hill Sachs et de son caractère engageant. L’âge moyen au moment de la butée était de 23 ans (11-44) et de 29 ans (16-46) au moment de la révision. Le suivi a été réalisé à l’aide d’un questionnaire spécifique pour 12 patients, d’un questionnaire et d’une radiographie pour 8 et d’un examen clinique et radiographique pour 20 patients. Le recul moyen était de 6 ans (2-17).

Résultats : Six patients (15%) ont présenté au moins un épisode de récidive d’instabilité antérieure après la révision (5 subluxations et 1 luxation), 4 dans le groupe retension capsulaire isolée et 2 dans le groupe « Hill sachs remplissage » associé (p≥0.05). Pour 4 patients la récidive est survenue dans les 6 premiers mois post opératoires. Le taux de réintervention était de 5% : 2 patients ont été réopérés, un dans chaque groupe. Aucune complication septique ou neurologique n’a été retrouvée. Les scores EVA et SSV sont passés respectivement de 5.5 à 1.3 et de 50 à 83% et étaient significativement améliorés. Au dernier suivi, le SSV sport était 69%, le score de Rowe 79 et le Walch-Duplay 73. Les résultats fonctionnels n’étaient pas statistiquement différents entre les 2 groupes. Trente trois patients (82.5%) étaient satisfaits ou très satisfaits. Le retour au sport été possible pour 28 patients. Au contrôle radiographique, 60% des patients présentaient de l’arthrose (Samilson≥1) au dernier suivi contre 26% avant la reprise (p < 0.05).

Conclusion : la révision arthroscopique après échec de butée coracoïdienne par retension capsulaire +/- « Hill Sachs remplissage » donne des résultats satisfaisants avec une faible morbidité. Le taux de récidive est de 15% et semble plus important en cas de retension capsulaire isolée (p≥0.05).

 

 

 

Vincent LAVOUÉ (Nice), Alexandra BRASSAC, Patrick GENDRE, Pascal BOILEAU
11:30 - 12:30 #7937 - 37. Diagnostic précoce de syndrome d’Ehlers Danlos (SED) lors d’une primo-luxation d’épaule : étude comparative de 2 populations.
37. Diagnostic précoce de syndrome d’Ehlers Danlos (SED) lors d’une primo-luxation d’épaule : étude comparative de 2 populations.

Introduction :

La chirurgie de l’instabilité de l’épaule chez le patient Ehlers Danlos (SED) aboutit souvent à un échec.  Il n’est pas facile lors d’un premier épisode de luxation de savoir si celui-ci se fait sur un terrain à risque lorsque le diagnostic initial se SED  n’est pas encore fait. Pouvoir identifier les éléments très évocateurs de SED permettrait d’orienter les patients vers une prise en charge multidisciplinaire et sursoir à la chirurgie. 

 

Matériel et méthode.

Nous avons analysé dans une étude rétrospective les caractéristiques de 27 patients porteurs d’un SED et se plaignant d’épaule instable. L’âge de la première luxation, le genre, l’atteinte bilatérale, l’hyperlaxité générale selon Brighton, l’hyperotation externe (RE1>85°), le nombre de luxations, le nombre de subluxations, l’origine traumatique ou atraumatique, la douleur pendant ou après la luxation, la présence de troubles neurologiques ou vasculaires généraux ou associés, le terrain familiale, l’atteinte d’autres articulations,  la présence de lésions osseuses, ou le fait d’avoir déjà été opéré ont été collectés.

Ces mêmes données ont été analysées chez 40 patients opérés pour épaule instable mais non diagnostiqués SED

 

Résultats.

L’âge inférieur à 14 ans, la prédominance féminine, l’atteinte bilatérale,  la présence d’une hyperlaxité généralisée, la présence d’une luxation indolore et d’une douleur après la luxation, de trouble neurologiques associés, d’un terrain familiale, de troubles hématologiques et l’absence de lésions osseuses étaient statistiquement plus fréquent dans le groupe SED (p<0,005)

L’origine traumatique ou la présence d’une hyperlaxité d’épaule ( RE1>85°) n’était pas retrouvé de manière statistiquement plus fréquente dans un groupe.

 

Conclusion.

Lors le la première consultation après une luxation d’épaule, l’âge très jeune (<14 ans), l’association de signes d’hyperlaxité généralisée mais sans hyperlaxité de l’épaule, avec une luxation peu douloureuse mais une douleur majoritairement après la luxation, associé à des facteur évoquant un SED (caractère familiale de l’hyperlaxité, troubles neurologiques ou hématomes) doivent faire évoquer le diagnostic de SED.

Geoffroy NOURISSAT, Vigan MARIE, Levon DOURSOUNIAN, Claude HAMONET (Paris)
11:30 - 12:30 #8344 - 38. Etude des résultats du traitement des tendinopathies non rompues de la coiffe des rotateurs par injection intramusculaire de toxine botulinique.
38. Etude des résultats du traitement des tendinopathies non rompues de la coiffe des rotateurs par injection intramusculaire de toxine botulinique.

Introduction : la tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs par conflit sous acromial est une des principales causes des douleurs d’épaule. L’efficacité des différents traitements médicaux est controversée et les résultats du traitement chirurgical par décompression sous acromial et bursectomie sont aléatoires surtout si les douleurs sont prolongées. La toxine botulinique de type A, par le blocage neuromusculaire temporaire, a montré son intérêt dans le traitement des douleurs chroniques ostéoarticulaires. L’hypothèse de cette étude est que l’injection intramusculaire de toxine botulinique est efficace dans les tendinopathies de la coiffe des rotateurs. L’objectif principal est l’amélioration significative de la douleur et l’objectif secondaire, de la qualité de vie.

Matériel et Méthodes : 19 patients âgés 57 ans ± 12 ont été inclus dans cette étude préliminaire prospective monocentrique pendant un an. Ils présentaient une tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs par conflit sous acromial en échec de traitement médical depuis plus de 6 mois. L’évaluation clinique pré et post injection (3 - 12 - 24 mois) était réalisée par l’échelle visuelle analogique (EVA), les scores de Constant, d’Oxford et le Simple Shoulder Test (SST).

Résultats : Les symptômes évoluaient depuis 12 mois (6-48) avec une EVA initiale à 6,6 ±1,9 qui diminuait à 5,3±1,6 (p=0.06) à 3 mois. La douleur était respectivement évaluée à un et deux ans à 5,8±1,8 (p=0.18) et 4,3±0,6 (p=0,37). Le score de Constant pondéré passait de 67,7±17.3 à 72,5±17,6 (p=0,36) à 3 mois puis il augmentait à 81,3±20,4 (p=0,13) à un an et 87,6±10,8 (p=0,98) à deux ans. La qualité de vie semblait améliorée surtout après un an.  Les scores d’Oxford et STT initiaux étaient respectivement de 33,3±8,1 et 4,5±2,8. A 3 mois ils étaient à 33,1±10,1 (p=0,18) et 4±4,1 (p=0,4)  puis à 27,9±7,3 (p=0,17) et 6,6±2,9 (p=0,1) à un an et à 25,3±9,9 (p=0,6) et 7,3± 2,5 (p=0,6) à deux ans. 8 patients étaient en accident du travail ou maladie professionnelle. Nous n’avons eu aucune complication mais 4 échecs : une infiltration de corticoïdes a été nécessaire chez 2 patients au 3ème et 6ème mois.  Un patient a été opéré d’une décompression sous acromiale avec bursectomie et un d’une rupture de la coiffe des rotateurs diagnostiquée devant la persistance des douleurs.

Discussion et conclusion : Cette étude préliminaire confirme la bonne tolérance et l’inocuité de la toxine botulinique. Son efficacité sur la tendinopathie de la coiffe des rotateurs est modérée.

Lydie SOEUR (Rambouillet), Pierre DESMOINEAUX, Nicolas PUJOL
11:30 - 12:30 #8653 - 39. Méthode de mesure de l’épaisseur du ligament acromio-coracoïdien dans les tendinopathies non rompues à acromion plat ou courbe : étude IRM et burso-IRM.
39. Méthode de mesure de l’épaisseur du ligament acromio-coracoïdien dans les tendinopathies non rompues à acromion plat ou courbe : étude IRM et burso-IRM.

Introduction

L’étiopathogénie des tendinopathies non rompues , non calcifiante reste discutée.

La forme de l’acromion a été étudiée dans le conflit sous acromial mais aucune étude ne s’est intéressée à l’épaisseur du ligament acromio-coracoïdien (LAC) .

L’objectif principal de l’étude est de proposer  une méthode de mesure IRM  fiable et reproductible de l’épaisseur du LAC.

L’objectif secondaire est de montrer que le LAC est épaissi dans les TNR à acromion plat ou courbe.

Matériel et Méthode

Trente patients ont été inclus de façon prospective entre décembre 2015 et avril 2016 répartis en 3 groupes: Groupe 1 patients souffrant d’une tendinopathie non rompu explorés par IRM, groupe 2 patients explorés par burso-IRM et groupe témoin exploré par IRM.  Deux évaluateurs indépendants ont effectués les mesures du LAC sur IRM et burso-IRM. Une distance en mm de l’épaisseur du LAC (face superficielle-face profonde) et un rapport de mesure indirecte du LAC (AH/LH rapport de distance corticale inférieure de l’acromion-corticale supérieure de la tête humérale sur face inférieure du LAC-corticale supérieure de la tête humérale) était effectué sur une même coupe coronale définie.

Des comparaisons  intra et inter-observateurs ont été réalisées.

Résultats 

 Il n’existe pas de différence significative des mesures inter-observateur IRM et burso-IRM (p=0,204), ni de l’épaisseur du LAC (p=0,46), ni du rapport (p=0,422). Il existe une concordance des mesures de l’épaisseur du LAC inter-observateur (coefficient de corrélation r de Pearson=0,84) et intra-observateur pour l’évaluateur 1(r=0,96) et pour l’évaluateur 2 (r=1). Les mesures du rapport AH/LH sont reproductibles inter-observateur (r=0,64), et intra-observateur (respectivement r=0,80 et r=0,86). Les mesures de l’épaisseur du LAC et du rapport sont significativement plus élevées dans les groupes pathologiques en comparaison au groupe témoin (p=0,028). Les mesures de l’épaisseur du LAC en burso-IRM dans le groupe pathologique sont significativement plus élevées (p=0,001) que le témoin .

 

 

Discussion 

 Les mesures de l’épaisseur du LAC directe et indirecte sont reproductibles sur burso-IRM et IRM. Le LAC est épaissi dans les tendinopathies non rompues , non calcifiante à acromion plat ou courbe. Pour la burso-IRM, il existe un intérêt indicatif sur la morphologie du LAC et un intérêt thérapeutique.

 

Pierre DESMOINEAUX, Laure PAGES (PARIS), Philippe BOISRENOULT, Philippe BEAUFILS, Laure FALLET, Nicolas PUJOL
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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CP6
11:30 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
GENOU / KNEE

Modérateurs : Julien AMZALLAG (PARIS), Hubert LANTERNIER (Chirurgien) (La Baule-Escoublac)
11:30 - 12:30 #8721 - ❤ 40. Comparaison biomécanique de deux techniques de reconstruction du point d'angle postéro-latéral.
❤ 40. Comparaison biomécanique de deux techniques de reconstruction du point d'angle postéro-latéral.

Introduction:

Les lésions du point d'angle postéro-latéral (PAPL) du genou, souvent associées à des lésions du pivot central, sont de mieux en mieux diagnostiquées à l'aide de l'examen clinique et de l'imagerie. Il est important de traiter les lésions de grade III de Hugston pour éviter les complications à type d'instabilité postéro-latérale et de compromettre une éventuelle chirurgie de reconstruction du pivot central associée.

Plusieurs techniques anatomiques sont proposées pour reconstruire le PAPL. Celle décrite par Laprade est une référence (A). La reconstruction du ligament collatéral latéral (LCL) et du tendon poplité (TP) respecte des trajets anatomiques, celle du ligament poplitéo-fibulaire (LPF) émerge du tibia vers la tête de la fibula.

Nous proposons une technique (B) utilisant une greffe de tendons ischio-jambiers pour reconstruire ces mêmes structures de manière anatomique, un des greffons cravatant celui visant à reconstruire le TP pour reconstruire le LPF puis passant dans la fibula pour reconstruire le LCL.

 

Objectif:

L'objectif était de comparer ces deux techniques sur le contrôle du varus à 0 et 30° et de la rotation latérale à 30 et 90° de flexion du genou avec une autogreffe aux ischio-jambiers.  Notre hypothèse est que la greffe que nous proposons a un meilleur contrôle rotatoire que celle de Laprade, grâce à son trajet plus anatomique. Le critère de jugement principal était la correction de la rotation latérale du genou à 30° après reconstruction.

 

Matériel et méthodes:

24 genoux cadavériques appariés 2 à 2 ont été disséqués puis testés avec une contrainte de 5 N.m en varus à 0 et 30° puis en rotation latérale à 30° et à 90°. Les mesures ont été effectuées avec un appareil de navigation (Amplivision, Amplitude) sur genou sain, après section du PAPL et après reconstruction avec les 2 plasties A et B étudiées (1 par genou).

 

Résultats:

La correction de la rotation latérale à 30° après reconstruction comparé à sa valeur après section du PAPL est de 11.9° vs 9° pour la plastie B vs la plastie A (p < 0.05)

Aucune différence significative n'existait entre les 2 techniques pour la correction de la rotation latérale à 90°, et du varus à 0° et 30°.

 

Conclusion:

La technique de reconstruction anatomique proposée améliore significativement le contrôle de la rotation latérale à 30° par rapport à la technique de référence.

Marine ANKRI (PARIS), Henrique GONCALVES, Anthony WAJSFISZ
11:30 - 12:30 #8722 - 41. Étude du rôle des différentes structures du point d'angle postéro-latéral dans la stabilité rotatoire du genou.
41. Étude du rôle des différentes structures du point d'angle postéro-latéral dans la stabilité rotatoire du genou.

Introduction:

Les structures postéro-latérales du genou sont reconnues pour contribuer à la stabilité en varus et en rotation latérale du genou. Elles incluent des structures statiques et dynamiques dont les plus importantes sont le ligament poplitéo-fibulaire (LPF), le ligament collatéral latéral (LCL) et le tendon poplité (TP).

Plusieurs études anatomiques ont étudié le rôle de différentes structures composant le point d'angle postéro-latéral (PAPL) et le pivot central après leur section séquentielle sur le contrôle de la rotation latérale (RL), le recurvatum et le tiroir postérieur.

 

Objectif:

L'objectif de cette étude est d'étudier les conséquences de la section sequentielle du LPF, du LCL et du TP dans le contrôle de la RL du genou et du varus dans un ordre différent des autres études.

 

Matériel et méthodes:

24 genoux cadavériques issus de 12 sujets anatomiques d’âge moyen 76 ans ont été disséqué de manière à exposer le LPF, le LCL et le TP. La RL du genou à 30° et à 90° de flexion et le varus à 0 et 30° sous une contrainte de 5N.m ont ensuite été évalués à l'aide d'un appareil de navigation (Amplivision, Amplitude) sur genou sain, puis après section sequentielle du LPF au niveau de son insertion sur la tête fibulaire, du LCL à son insertion fémorale et enfin du TP à son insertion fémorale également.

 

Résultats:

Pour les 4 contraintes testées, la différence entre 2 étapes consécutives est significative.

L'effet de la section du LPF sur la RL à 90° est plus important qu'à 30°, inversement pour le LCL. L'effet de la section complète du PAPL est plus important sur la RL à 30° qu'à 90° et sur le varus à 30° qu'en extension.

Sur la RL à 30°, l'effet de la section du LCL est plus important que celui du LPF.

Sur la RL à 30 et 90°, l'effet de la section du TP est plus important que celui du LCL.

 

Conclusion:

Le LPF a un rôle plus important sur le contrôle de la rotation à 90° qu'à 30°. Le PAPL joue bien un rôle dans la stabilité en varus et en rotation latérale.

Marine ANKRI, Henrique GONCALVES (VERSAILLES), Anthony WAJSFISZ
11:30 - 12:30 #8689 - 42. Traitement chirurgical des lésions subtiles et isolées du point d’angle postéro-externe et du hiatus poplité du genou. Revue de 32 cas à 3.5 ans de recul.
42. Traitement chirurgical des lésions subtiles et isolées du point d’angle postéro-externe et du hiatus poplité du genou. Revue de 32 cas à 3.5 ans de recul.

Introduction: Les lésions subtiles du point d’angle postéro-externe (PAPE), de grade II ou Fanelli A, sont rares. Dans notre expérience, ces lésions sont systématiquement associées à une hypermobilité méniscale externe au dépends du hiatus poplité. Les patients présentent une laxité postéro-latérale isolée et subtile, et une hyper mobilité du ménisque externe. Nous les avons traités chirurgicalement : arthroscopie diagnostique pour confirmer l’hypermobilité méniscale externe, puis arthrotomie latérale pour réinsérer le ménisque externe et effectuer une retension du PAPE selon W.Müller. Le but de cette étude est de décrire les résultats cliniques, objectifs et subjectifs, de cette intervention.

Méthodologie: Les patients à plus de 2 ans de l’intervention ont été reconvoqués pour remplir des questionnaires d'évaluation de leur fonction et satisfaction (Lysholm, IKDC subjectif, Tegner, ACL-RSI), et pour un examen clinique de leurs genoux: mesure des mobilités articulaires, recherche de laxité antérieure manuellement (Lachmann et tiroir antérieur) et au KT-1000. La stabilité postéro-latérale a été évaluée manuellement et mesurée avec un goniomètre lors du Dial test à 30° et 90° de flexion. Une mesure plus précise a été effectuée avec un rotamètre.

Résultats: 32 patients d’un âge moyen de 34 ans (14-64) ont été évalués: 17 hommes et 15 femmes, 26 genoux gauches et 6 genoux droits, avec un IMC moyen de 22.6. 65% des patients ont un genu recurvatum constitutionnel. Le délai moyen traumatisme-chirurgie était de 21 mois. A 3.5 ans de recul en moyenne, les patients ont récupéré une stabilité rotatoire identique à celle du côté sain (0.2° de différence au Dial test à 30° et 0.7° au Dial test à 90°), confirmé par les mesures au rotamètre. 25% sont hyperlaxes. Les patients opérés ont retrouvé une fonction satisfaisante: Lysholm 81 (±16), IKDC subjectif 81 (±15), Tegner pré-opératoire 6 (±3), Tegner post-opératoire (5±2), ACL-RSI 62 (±28). 96% des patients sont satisfaits ou très satisfaits de l’intervention. Un patient a dû être réopéré après 2 ans pour neurolyse du nerf péronier commun en raison de troubles sensitifs et une patiente présente une dysesthésie importante de la cicatrice.

Conclusions: Les lésions subtiles isolées du PAPE du genou sont rares mais existent: le diagnostic est subtile et donc souvent raté, expliquant le délai important entre le traumatisme et le traitement chirurgical de nos patients. La retension chirurgicale du PAPE donne des résultats bons à très bons, tant pour la fonction du genou que pour la satisfaction des patients. 

Victoria DUTHON (Geneve, Suisse), Caroline MOUTON, Philippe TSCHOLL, Romain SEIL, Jacques MENETREY
11:30 - 12:30 #8428 - 43. Validation du score fémoro-patellaire Lillois sur une population de 136 instabilités fémoro-patellaires et de 30 témoins.
43. Validation du score fémoro-patellaire Lillois sur une population de 136 instabilités fémoro-patellaires et de 30 témoins.

Le diagnostic d’instabilité fémoro-patellaire (IFP) repose essentiellement sur l’histoire clinique des patients. Pour autant peu de scores cliniques évaluent de façon spécifique l’articulation fémoro-patellaire. Un score Lillois, auto-questionnaire sur 100 points (0 à 100), composé de 12 items a été proposé, score utilisé en pratique clinique mais non validé. Nous avons donc mené sur une population de sujets jeunes souffrant d’IFP une étude destinée à valider ce score (validité de contenu, validité du construit, sensibilité au changement)nous avons recruter 136 patients présentant une luxation patellaire objective LPO objective (n = 109) ou potentielle(n = 27) IRP. Ces patients avaient bénéficié d’un score Lillois avant et après chirurgie avec pour 61 d’entre eux la réalisation d’un score Kujala avant et après traitement. Trente témoins indemnes de pathologie fémoro-patellaire (rupture du ligament croisé antérieur ou lésion méniscale) .Le taux de réponse était de 100% confirmant sa facilité d’utilisation. L’analyse statistique a montré que le score Lillois était cohérent : a) Il n’existait pas d’effet plancher ou plafond sur le score global (aucune réponse commune à plus de 85% des items minimaux ou maximaux) ni de saturation sur le score global ou les items puisque moins de 85% des patients atteignent le score minimal ou maximal. b) Un seul item était redondant «douleur» avec «blocage» avec un coefficient de corrélation de ≥ 0,7 (p<0,0001). Pour la mesure du caractère discriminant du score, la moyenne du groupe témoin était de 67,8 ± 9,2 contre 38,09 ± 10,4 dans le groupe cas (différence des moyennes 29,7 ±10,2) (p<0,05) et par ailleurs la taille de l’effet estimé était > 0,8 considérée comme forte confirmant le caractère discriminant du score Lillois. L’homogénéité des items, suggérant que tous les items mesurent le même phénomène, a été confirmée par un coefficient alpha de Cronbach >0,7. La consistance externe entre score Lillois et Kujala a été confirmée   avec un coefficient de corrélation de Pearson de 0,5. Sa sensibilité au changement avant et après traitement a été confirmée par une taille de l’effet > 0,8. Deux dimensions ont été mises en évidence, suggérant que ce score étudie à la fois un versant instabilité et un versant conséquences cliniques .Le score Lillois peut être utilisé en routine clinique en auto-évaluation.  Cette étude, utilisant les méthodes de validation d’échelle subjective bien que limitée sur des données rétrospectives a permis de montrer la validité du score Lillois et son utilisation possible dans l’IFP. 

Sophie PUTMAN (LILLE), Franck REMY, Gilles PASQUIER, Henri MIGAUD
11:30 - 12:30 #8345 - ❤ 44. Cartographie du tendon quadricipital : étude anatomique et morphométrique pour le prélèvement tendineux.
❤ 44. Cartographie du tendon quadricipital : étude anatomique et morphométrique pour le prélèvement tendineux.

Introduction :

Le tendon quadricipital (TQ) peut être utilisé lors de la chirurgie ligamentaire du genou de première intention (Ligament Croisé Antérieur (LCA), Ligament Croisé Postérieur (LCP)), de reprise ou lors de chirurgies multiligamentaires sous arthroscopie comme à ciel ouvert. Il existe peu de descriptions anatomiques pour optimiser le prélèvement du TQ. Le but de notre étude anatomique était de préciser le site idéal de prélèvement qui peut être réalisé soit par technique standard soit par voie mini-invasive et de rechercher une corrélation entre la taille de la patella et du transplant.

Matériels et Méthodes :

Une étude anatomique descriptive et morphométrique a été réalisée sur 12 genoux de corps donnés à la Science. Le repère anatomique de référence était le milieu du bord supérieur de la patella. Le tendon du quadriceps était disséqué et découpé dans le sens longitudinal en 5 bandes de 5mm de largeur. La bande centrale correspondait au milieu anatomique de la patella. Des mesures de l’épaisseur du TQ étaient faites tous les 10mm sur une longueur de 100mm. Les données ont été analysées à l’aide de tests de corrélation de Pearson, des tests de Student, Bartlett et Fisher (risque α = 0,05).

Résultats :

Le tendon avait une épaisseur moyenne de 4,94mm, comprise entre 0,7mm et 9,78mm. L’épaisseur moyenne des bandes latérales, centrales et médiales étaient respectivement de 3,46mm, 6,04mm et 3,90mm. Les bandes centrales et centro-médiales étaient plus épaisses que les bandes médiales, centro-latérales et latérales. Les bandes centrales et centro-médiales étaient similaires, 6,04mm et 6,04mm (différence d’épaisseur non significative (p=0,95)) et significativement plus épaisses que la bande latérale. L’épaisseur du TQ était significativement corrélée à la longueur de la patella (r=0,75, p=0,0048, IC95% [+0,31 ;+0,93]).

Conclusion :

Cette étude anatomique valide que le prélèvement de tendon quadricipital doit se faire dans la zone centrale et centro-médiale pour obtenir un greffon complatible avec la reconstruction ligamentaire sous arthroscopie ou à ciel ouvert. Le prélèvement aura une épaisseur moyenne au niveau de l’insertion patellaire de 7,84mm, de 7,37mm à 20mm de 6,41mm à 40mm, 5,61mm à 60mm et 4,33mm à 100mm du bord supérieur de la patella. Cette autogreffe est à faible risque de complications et de séquelles. L'utilisation d'ancillaires spécifiques spécifiques permettent maintenant de le prélever de manière quasiment percutanée.

Damien POTAGE (LORIENT), Fabrice DUPARC, Amaury D'UTRUY, Olivier COURAGE, Xavier ROUSSIGNOL
11:30 - 12:30 #8292 - ❤ 45. Evaluation des complications et évènements indésirables après reconstruction du ligament croisé antérieur comparant 2 types de greffe.
❤ 45. Evaluation des complications et évènements indésirables après reconstruction du ligament croisé antérieur comparant 2 types de greffe.

Introduction : Les complications et évènements indésirables après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) sont souvent sous-estimées et sous-évaluées. L’objectif de cette étude était d’identifier et de décrire l’ensemble de ces évènements survenus dans les 2 ans suivant une ligamentoplastie du LCA et de les comparer en fonction du type de greffon utilisé : autogreffe aux tendons ischio-jambiers (DIDT) ou autogreffe au tendon patellaire (TP).

 

 

Matériel et Methode : Neuf cent cinquante-huit patients ont été inclus prospectivement et opérés par le même opérateur utilisant les deux types de greffes (DIDT ou TP). Les patients étaient revus à 6 semaines, 3, 6 et 24 mois post ligamentoplastie. Les données démographiques, les complications et les évènements indésirables étaient recueillis. La laximétrie au recul était mesurée au KT1000.

            Les variables quantitatives étaient analysées par un test t de Student et les variables qualitatives par un test de Chi² avec un seuil de significativité de 0,05.  

 

Résultats : Cent quarante-sept patients (15%) étaient perdus de vue au dernier recul. Les 2 groupes étaient comparables concernant l’âge moyen au moment de la chirurgie, le type de sport et les laxités différentielles pré-opératoire  et au recul mesurées au KT 1000. Les principales complications ont été : les douleurs antérieures (16%), les raideurs en extension (9%), les lésions méniscales secondaires (7,2%), les douleurs sur matériel (9%), les ruptures  de plastie (5,3%), les ruptures du ligament croisé antérieur controlatéral à la ligamentoplastie (3%), les fractures de patella (0,4%), les infections et les complications thrombo emboliques (1%). Aucune différence significative n’était retrouvée entre les 2 groupes concernant la fréquence des raideurs articulaires, des lésions méniscales secondaires et des douleurs antérieures au terme des 2 ans post opératoire. Les ruptures de ligamentoplastie et les douleurs sur matériel sont plus fréquentes dans le groupe DIDT (respectivement, p=0,023 et p=0,001). Les ruptures du LCA controlatéral dans les 2 ans ainsi que les douleurs antérieures initiales surviennent davantage dans le groupe tendon patellaire (p = 0,016).

 

Conclusion : La reconstruction du LCA utilisant une autogreffe aux tendons ischio-jambiers ou au tendon patellaire donne des résultats fonctionnels satisfaisant sans complications majeures. Toutefois, le taux global d’évènements indésirables et de complications au cours des 2 ans suivant la ligamentoplastie est relativement élevé (39%) et le patient devrait systématiquement en être informé.

Romain ROUSSEAU (Paris), Charlotte LABRUYÈRE, Charles KAJETANEK, Olivia DESCHAMPS, Kostas MAKRIDIS, Patrick DJIAN
11:30 - 12:30 #8713 - 46. Les lésions partiellement cicatrisées ou partielles du LCA.
46. Les lésions partiellement cicatrisées ou partielles du LCA.

La lésion complète du LCA est la plus fréquente, mais dans de nombreux cas on retrouve des lésions partiellement cicatrisées ou partielles (pour certains auteurs) évoquant la présence d'un faiscaeau postéro-latéral.

L'IRM n'est pas d'un grand secour pour le diagnostic de ces lésions. L'examen clinique et la laximétrie différentielle permettent de l'évoquer. C'est l'arthroscopie, par un examen dynamique qui le confirmera.

L'auteur a réalisé 2 études rétrospectives de DIDT afin de montrer la fréquence de ces lésions parielles ou partiellement cicatrisées et l'intérêt de conserver ces fibres cicatricielles lors du geste chirurgical dans la prévention des récidives. Depuis 2009, l'auteur préserve systématiquement ces fibres cicatricielles lors de ses ligamentoplasties (réparation anatomique).

La 1ère étude, porte sur une série de DIDT réalisées en 2014. 202 dossiers sont retenus. Tous les patients sont revus et une laximétrie de type Télos (réalisés dans le même centre) en pré-opératoire. Dans 29 cas (16,9%), on retrouve une lésion cicatricielle évoquant la présence d'un faisceau postéro-latéral avec une laximétrie différentielle de 5,8 mm en moyenne (2 lésions méniscales internes). Dans les lésions complètes (173 cas), la laximétrie moyenne est 7,8 mm (25% de lésions méniscales internes). Dans les lésions partielles le délai accident-interventionest de 3 mois en moyenne et toujours inférieur à 6 mois. Dans la série lésion complète, on retrouve 28 cas de laxité chronique avec un délai supérieur à 1 an (lésion méniscale systématique), pour les autres cas le délai est 3,5 mois en moyenne.

La 2ème étude porte sur l'analyse des lésions itératives. Sur l'activité de 2013 à 2015 regroupant 764 cas de ligamentoplasties, on retrouve 12 cas (1,5%) personnels de chirurgie de reprise. La première intervention a toujours eu lieu après 2011 et rentre dans le cadre des réparations anatomiques. Dans ces 12 cas de reprise on ne retrouve jamais la présence d'un faisceau postéro-latéral cicatriciel lors de la 1ère intervention.

En conclusion, Les lésions avec faisceau postéro-latéral présent ou cicatriciel sont fréquentes (environ 17%) et peuvent être évoquées par la laximétrie pré-opératoire. Conserver ces fibres cicatricielles permet de prévenir les récidives. L'étude confirme également, que plus le délai de l'intervention est long et moins on retrouve de lésions partielles ou partiellement cicatrisées et malheurusement plus de lésions méniscales. D'ou l'intérêt d'une réparation précoce et anatomique lorsqu'il existe une indication chirurgicale.

Bruno VINCIGUERRA (biarritz)
11:30 - 12:30 #8272 - 47. Reconstruction du ligament croisé antérieur avec le tiers central du tendon quadricipital versus technique aux ischiojambiers :.
47. Reconstruction du ligament croisé antérieur avec le tiers central du tendon quadricipital versus technique aux ischiojambiers :.

Introduction : Notre hypothèse est que l’utilisation d’un transplant de tendon quadricipital avec pastille osseuse (BQT) est une alternative fiable aux techniques dites classiques de ligamentoplastie du Ligament Croisé Antérieur (LCA). Notre objectif est de comparer l’efficacité et la morbidité d’un transplant BQT avec une technique aux IschiJambiers (DIDT).

Matériel et Méthode : Entre le 01/01/2012 et le 31/12/2012, 95 patients ont bénéficié du ligamentoplastie isolé du LCA soit avec BQT soit avec DIDT dans notre centre. La technique chirurgicale ainsi que le matériel de fixation utilisé étaient les mêmes dans les deux groupes. Ont été évalués: le nombre de reprises chirurgicales, le résultat fonctionnel (Lysholm, KOOS, Tegner, IKDC Subjectif), la stabilité (KT 1000, Lachmann , Pivot Shift) , la douleur antérieur (score de Shelbourne et Trumper) et les résultats isocinétiques. L’analyse statistique a été descriptive puis comparative pour l’ensemble des critères de jugement entre les deux groupes à l’aide de test t-student. Nous avons obtenu un avis favorable du comité d’éthique de notre institution.

Résultats : 86 patients (45 BTQ/41 DIDT)  ont été inclus avec un recul moyen de 3.5 ans. Les caractéristiques démographiques (incluant le niveau et type de sport) des deux groupes étaient comparables. Il y eu 4 réopérations dans le groupe BQT dont une reprise de LCA et 3 dans le groupe DIDT dont 2 reprises de LCA (p > 0.005). Les scores de Lysholm (89+/-6.9 VS 81+/-5.3) ainsi que KOOS symptômes (90+/-11.2 VS 81+/-10.3)  et KOOS sport (82+/-11.3 VS 67+/-12.4) sont retrouvés significativement plus important dans le groupe BQT. La différence moyenne de stabilité par rapport au côté opposé était de 1.1+/-0.9 mm dans le groupes BQT et de 3.1+/-1.3 mm dans le groupe DIDT (p < 0.005). La proportion lachmann négatif était plus faible dans le groupe BQT (90% VS 46 %, p < 0.005).Le score de Shelbourne était équivalent dans les deux groupes. En ce qui concerne l’analyse isocinétique, aucune différence n’était statistiquement significative.

Discussion : Les résultats de BQT à un recul de 3.5 ans sont au moins équivalent aux IJ avec une morbidité qui n’est pas augmenté. Les Scores fonctionnelles sont retrouvés plus important dans le groupe BQT. De même la différence de laxité avec le côté controlatérale est en faveur du BQT. Le score de douleur antérieur est équivalent dans les deux groupes.

Conclusion : BQT représente une alternative fiable avec des résultats très satisfaisant pour la reconstruction du LCA

Etienne CAVAIGNAC, Benoit COULIN (Genève, Suisse), Victoria DUTHON, Jacques MENETREY
SALLE 2
11:45

Vendredi 02 décembre

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CP7
11:45 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
HANCHE / HIP

Modérateurs : Rémy COULOMB (NIMES), Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:45 - 12:30 #8276 - 48. Conflit ischio-trochantérien: traitement endoscopique, à propos de 2 cas.
48. Conflit ischio-trochantérien: traitement endoscopique, à propos de 2 cas.

Le conflit ischio-trochanterien est une pathologie rare mettant en conflit la zone du petit trochanter et l'ischion, entrainant une atteinte par cisaillement des muscles pelvi trochanteriens.

L'origine de se conflit est essentiellement dû à la presence d'exostoses ou de cals osseux hypertrophiques au nvieau du petit trochanter.

La symptomatologie progressivement croissante limite d'abord le patient dans les mouvements rotatoires puis les mouvements de flexion extension de hanche dont la marche deviennent genants voire handicapants.

Nous rapportons une technique originale d'exososectomie endoscopique, simple à réaliser et permettant une recuperation rapide de l'activité physique.

A propos de 2 cas opérés.

Mathieu GRIMALDI (grenoble), Michael KIRCHMEIER
11:45 - 12:30 #8621 - ❤ 49. Traitement arthroscopique des conflits antérieurs de hanche par technique sans traction première. Résultats cliniques à 2 ans minimum de recul.
❤ 49. Traitement arthroscopique des conflits antérieurs de hanche par technique sans traction première. Résultats cliniques à 2 ans minimum de recul.

Introduction :  L'arthroscopie de hanche est une intervention dont la pratique augmente. Cependant des complications dues à la traction per-opératoire ont été rapportées avec parfois des conséquences graves en particulier l'atteinte du nerf pudendhal. Une technique arthroscopique sans traction première permettant l'abord du compartiment périphérique a été développée. Notre hypothèse était que cette technique sans-traction permettrait de traiter le conflit de hanche en évitant les complications sus-citées. L'objectif était d'analyser les résultats cliniques avec un recul minimum de 2 ans.

Matériels et méthodes : 47 patients consécutifs, âgés 36±12 ans,  ont été opéré pour un conflit antérieur de hanche. Le mécanisme était un effet bosse 20 fois, un effet pince 9 fois et conflit mixte 18 fois. On utilisait une voie d'abord optique antéro-externe proximale à hauteur du sommet du grand trochanter et une voie antérieure distale instrumentale. La capsule antérieure était incisée en T puis excisée partiellement facilitant la distraction articulaire. Une courte traction permettait l'abord du compartiment centrale et le traitement d'une lésion labrale. En cas d'effet pince, une acétabuloplastie  était réalisée. La traction était ensuite relâchée. On réalisait une ostéochondroplastie de la tête fémorale en cas d'effet bosse. Tous les patients ont été évalués sans aucun perdu de vue à un recul moyen de 3.3 ±1 an avec  2 auto-questionnaires : le score de Harris et le score de qualité de vie d'Oxford.         

Résultats.  La durée moyenne d'intervention était de 79 mn±15 (92 mn±18 pour les 10 premiers patients, versus 76±16 mn pour les 30 derniers). 3 complications ont notées: 2 ossifications sévères et une atteinte du nerf fémoro-cutanée d'évolution favorable. 5 patients (10%) ont été réopérés à un recul médian de 1.4 an: 3 pour PTH, 1 pour ostéotomie périacétabulaire et 1 pour arthrolyse itérative. Le score de Harris a significativement augmenté de 60±10 à 86±15  et le score d'Oxford de 34±15 à 50±11. Seuls 25% des patients avaient une hanche oubliée au dernier recul.

Discussion : La faisabilité et l'efficacité de la technique sans traction première décrite ont été montrées. Les résultats cliniques sont comparables aux données de la littérature. Nous utilisons actuellement en post-opératoire un traitement anti-inflammatoire systématique  de prévention des ossifications. Nous conseillons de prévenir le patient que  le taux de hanche oubliée est faible.

Conclusion :   L'arthroscopie de hanche sans  traction première permet de traiter efficacement les conflits de hanche tout en évitant les complications potentielles dues à la traction.

Elhadi SARIALI (Paris), Filippo VANDENBULCKE, Hugues PASCAL MOUSSELLARD
11:45 - 12:30 #8660 - 50. Résultats après arthroscopie de la hanche pour conflit fémoroacétabulaire chez les patients plus de 50 ans d' âge.
50. Résultats après arthroscopie de la hanche pour conflit fémoroacétabulaire chez les patients plus de 50 ans d' âge.

Outcomes following Hip Arthroscopy for Femoroacetabural Impingement (FAI) in Patients Over 50 Years of Age

 

 

Introduction

Life expectancy has increased and elderly people have the desire to live an active lifestyle with participation in sports. Hip arthroscopy has not yet been established as standard treatment in this group of patients. The purpose of this study is to assess the outcomes after hip arthroscopy for FAI in patients aged over 50, as well as to report the factors that can lead to conversion to a hip replacement.

Methods

Prospectively collected data were retrieved from our database in patients aged 50 years or older undergoing hip arthroscopic surgery for FAI and disabling pain. Demographics, clinical examination, imaging signs of impingement and operative findings were recorded. Patients completed MHHS pre and postoperatively and patients’ satisfaction. Factors that may indicate a conversion to a hip replacement were statistically analysed.

Results

We included 149 patients (163 hips) with a mean age 56.7 years (50 -80). There were 75 males and 74 females.  Median follow-up was 19 months. All patients had signs of FAI on radiographs and osteoarthritic changes 0-3 according to Tonnis classification.  

Hip replacement was required in 12 patients (8.05%). The MHHS improved from mean 57.14 (26-96)preoperatively to 79.24 (28-100) postoperatively. The mean patients’ satisfaction was 85 (0-100).

Statistically hip arthroscopy was significantly more likely to fail in patients who were older at the time of surgery (OR=1.09, p=0.05). Patients were also significantly more likely to progress to a hip replacement with poor acetabular articular cartilage (OR=2.59, p=0.05) and with severe cartilage changes on the femoral head (OR=6.63, p=0.008).

It was significantly more likely for patients with a higher age at the time of surgery to undergo a labral resection (OR=1.09, p=0.007). The group of patients who underwent a labral resection was significantly more likely to need a hip replacement when compared with the group of patients who had a labral repair (OR=10.67, p=0.028). Patients with lateral sourcil height less than <2mm were significantly more likely to undergo a total hip replacement ((OR=9.11, p=0.05).

Conclusion

In patients with FAI aged 50 years or older good results can be achieved with therapeutic hip arthroscopy and with low conversion to a hip replacement. Factors that can lead to a failure of hip arthroscopy are >2mm joint space, labral resection, higher age and severe osteoarthritic changes, especially on the femoral head.

 

Dimitrakopoulou ALEXANDRA (London, Royaume-Uni), Schilders ERNEST, Kartsonaki CHRISTIANA, Cooke CARLTON
11:45 - 12:30 #8739 - 51. Le conflit de hanche traité par la technique « peripheral first » sans fluoroscopie : notre expérience.
51. Le conflit de hanche traité par la technique « peripheral first » sans fluoroscopie : notre expérience.

Introduction

Le nombre d’arthroscopie de hanche a fortement augmenté ces dernières années. La technique anglo-saxonne « central first » est la plus pratiquée mais requière l’utilisation de la fluoroscopie avec l’exposition aux rayons X per-opératoire. Nous rapportons nos résultats dans le traitement du conflit fémoro-acétabulaire (CFA) avec la technique « peripheral first » réalisée sans fluoroscopie.

Matériels et Méthodes

Il s’agit d’une analyse rétrospective de toutes les arthroscopies de hanche pratiquées  entre Janvier 2008 et Juin 2014. L’étude est monocentrique et toutes les arthroscopies étaient réalisées par 2 opérateurs séniors en arthroscopie de hanche (AN et TB). Le suivi post-opératoire minimum était de 5 mois. La technique « peripheral first » sans fluoroscopie est décrite. L’optique était introduite dans le compartiment périphérique, la correction de la came fémorale était vérifiée et adaptée en fonction des test dynamiques en flexion. La pénétration dans la hanche centrale était réalisée sous total contrôle visuel et permettait le traitement des lésions labrale ou cartilagineuse, et une acétabuloplastie si nécessaire. Nous rapportons le taux de satisfaction global, la capacité du patient à retrouver son niveau sportif, et le taux de révision et de complications.

Résultats

653 patients étaient inclus pour 710 arthroscopies de hanche réalisées. 112 patients étaient perdus de vus. Le suivi moyen était de 42 mois (+- 21 mois). L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 42 ans (+- 14 ans). 556 patients (78%) pratiquaient un sport régulier. 61 patients (8.6%) était des athlètes de niveau national ou international. Le traitement le plus fréquent était une fémoroplastie et une résection labrale (53.5%). Le taux de complication était de 1.5%. Le taux de satisfaction global était de 90% au dernier recul. Le taux de révision était de 4% (29 cas). Le taux de conversion en arthroplastie totale de hanche était de 11.4%.

Conclusion

La technique « peripheral first » sans fluoroscope est une technique sûre dans notre expérience. Le principal intérêt est le total contrôle visuel à chaque étape de la procédure chirurgicale. La qualité de la fémoroplastie est déterminée par les tests dynamiques per-opératoires. Le taux de satisfaction élevé s’explique par le faible taux de complication, une diminution des lésions iatrogènes et un bon contrôle visuel de l’articulation sans traction excessive.

Alexis NOGIER, Idriss TOURABALY, Thierry BOYER (PARIS)
11:45 - 12:30 #8659 - 52. Influence de la classification de Tönnis sur les résultats du traitement arthroscopique du conflit fémoro-acétabulaire chez l'athlète.
52. Influence de la classification de Tönnis sur les résultats du traitement arthroscopique du conflit fémoro-acétabulaire chez l'athlète.

Summary Sentence: Arthroscopic correction of FAI among thoughtfully selected athletes results in favorable outcomes, even in the presence of Tonnis 2 changes; with results comparable to those with Tonnis 0 and 1.

J.w. Thomas BYRD (NASHVILLE, Etats-Unis), Elizabeth POTTS, Kay JONES
11:45 - 12:30 #8718 - 53. Lésions chondrales en arthroscopie de hanche: comparaison sujet diabétique versus groupe contrôle. .
53. Lésions chondrales en arthroscopie de hanche: comparaison sujet diabétique versus groupe contrôle. .

Purpose: To review the role of hip arthroscopy to diagnose and assess intraoperative hip pathology in diabetic patients compared to matched non-diabetic patients.

Methods: In our institutional review board-approved study, we retrospectively reviewed 791 consecutive hip arthroscopies performed by a single surgeon between 2010 and 2015. Patients under 18 years of age or who had previous ipsilateral hip surgery were excluded, leaving 321 patients who met inclusion criteria. Eleven diabetic patients were matched by age, sex, and body mass index to a control, non-diabetic group (n=310). Clinical symptoms, preoperative evaluations, radiographic and intraoperative findings were compared. Primary outcomes included the acetabular and femoral head chondromalacia index (CMI), calculated as a product of the Outerbridge chondromalacia grade and surface area (mm2*severity).

Results: On physical exam, diabetics had significantly less terminal hip flexion (83° vs. 92°, p=0.011) and internal rotation (0.5° vs. 6.4°, p<0.001) on the operative side compared to controls. More diabetics demonstrated evidence of femoral head chondromalacia compared to controls (57% vs. 8%, p=0.05; 100% vs. 71%, p<0.001, respectively) on MRI and intraoperative findings. Acetabular chondromalacia prevalence and grade were similar between the groups on operative findings. Acetabular (369 vs. 389, p=0.842) and femoral head CMI (510 vs. 354, p=0.081) did not vary significantly between diabetics and controls. Femoral head CMI positively correlated with acetabular CMI (r=0.398, p<0.001).

Conclusions: Hip chondral pathology is more prevalent in diabetics compared to a similar group of non-diabetic patients. However, this difference did not translate to severity of the defect between the groups. The deficits in range of motion exhibited by diabetic patients may be due to pincer-type impingement but also suggest soft tissue involvement about the hip joint. Further histological and molecular studies may better delineate the pathologic process that leads to hip pain in diabetic patients.

David LUO (Winston-Salem, NC, Etats-Unis), Alejandro MARQUEZ-LARA, Austin STONE, Sandeep MANNAVA, Elizabeth HOWSE, Allston STUBBS
SALLE 3
12:30

Vendredi 02 décembre

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SIA
12:30 - 13:15

SESSION DE L'INDUSTRIE ARTHREX

12:30 - 13:15 Réparation de la coiffe sans noeud / SpeedBridgeTM : Technique, résultats & évolutions. Reconstruction de la capsule supérieure (SCR) : Un nouveau traitement à considérer. Peter MILLETT (VAIL, Etats-Unis)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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WISN
12:30 - 13:15

WORKSHOP DE L'INDUSTRIE SMITH & NEPHEW

12:30 - 13:15 Save the Meniscus. Philippe BOISRENOULT (Praticien hospitalier) (VERSAILLES), Matthieu SANCHEZ (Versailles), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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SIW
12:30 - 13:15

SESSION DE L'INDUSTRIE WRIGHT

12:30 - 13:15 Planification préopératoire en 3 dimensions : évolutions, résultats et démonstrations autour de cas cliniques. 3 dimensions pre-operative planning : developments, results et demonstration around clinical cases. Pascal BOILEAU (Chef de Service) (Nice)
SALLE 3

Vendredi 02 décembre

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SIKS
12:30 - 13:15

SESSION DE L'INDUSTRIE KARL STORZ

12:30 - 13:15 Apport de l’arthroscopie dans l’arthrose post-traumatique du poignet : Arthrose SNAC 1-2 : Intérêt de l’arthroscopie. Les changements apportés par l’arthroscopie dans le traitement de l’arthrose post-traumatique. The input of the arthroscopy in the treatment of the post traumatic wrist arthrosis. Christophe MATHOULIN (chirurgien) (PARIS), Laure-Lise GRAS (villeurbanne cedex)
SALLE 4
14:00

Vendredi 02 décembre

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AG
14:00 - 14:30

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SFA
/ SFA GENERAL ASSEMBLY

SALLE 1
14:30

Vendredi 02 décembre

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CP8
14:30 - 15:45

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
ÉPAULE / SHOULDER

Modérateurs : Francois BRUCHOU (Chirurgien) (Dubai), Philippe VALENTI (Président AOT) (PARIS)
14:30 - 15:45 #7869 - 54. Transfert assisté par arthroscopie du Latissimus Dorsi pour les ruptures irréparables du Subscapularis : principes et résultats préliminaires.
54. Transfert assisté par arthroscopie du Latissimus Dorsi pour les ruptures irréparables du Subscapularis : principes et résultats préliminaires.

Introduction: Peu de techniques existe pour traiter les ruptures irréparables ou itératives du Subscapularis avec infiltration graisseuse supérieure à 3. Le transfert du Pectoralis Major (PM) est la technique classique recommandée, mais de nombreuses modifications techniques ont été apportées : passage en avant ou en arrière du tendon conjoint, prélèvement de tout ou partie du PM (faisceau claviculaire ou sterno-costal). Les résultats sont inconstants, ce peut être expliqué par le fait que le PM s’insère sur la face antérieure de la cage thoracique, alors que le Subscapularis s’insère sur l’omoplate en arrière de la cage thoracique. Le Latissimus Dorsi (LD), largement utilisé pour la réparation de la coiffe postéro-supérieure, pourrait être une alternative car il respecte, à l’inverse du PM, toutes les règles des transferts tendineux pour le Subscapularis. La faisabilité technique du transfert du LD sur la coiffe antéro-supérieure a déjà été démontrée, mais aucune expérience clinique n’a été rapportée. Nous avons fait l’hypothèse que cette technique était possible avec une assistance endoscopique, et que ce LD, respectant les règles du transfert tendineux, pouvait être une alternative au PM.

Matériels et méthodes: 5 patients consécutifs présentant une rupture non réparable du Subscapularis (+/_ Supra épineux) et avec un  « belly-press test » (BPT) positif ont été inclus. Une incision axillaire de 7 cm a été réalisée pour libérer le LD de l’humérus, du Teres Major et de l’apex de la scapula. Puis sous contrôle endoscopique un tunnel de 7 mm a été réalisé à la partie antéro-supérieure de la tête humérale en dedans de la gouttière du biceps. Le tendon du LD, tubulisé et avec marqueurs radio-opaque, a été introduit puis fixé par un endobouton. Les patients ont été évalué en pré- et post-opératoire par le score de Constant, le SSV, le BPT et une radio (analyse des marqueurs tendineux).

Résultats : Aucune complication neuro-vasculaire n’a été notée. Il y a eu un hématome et une infection profonde. A 12 mois minimum de l’opération, nous déplorons un échec correspondant au patient infecté lié à la rupture du transfert (objectivée par la migration des marqueurs à la radio). Les 4 autres patients présentaient un Constant pré-opératoire à 32,5 et post-opératoire à 68 ; un SSV pré-opératoire à 18,75 et post-opératoire à 63,75 et une négativation progressive du BPT; aucune migration des marqueurs n’a été objectivée témoin de l’intégrité du transfert.

Discussion et conclusion : Le transfert assisté par arthroscopie du LD pour les ruptures irréparables du Subscapularis est techniquement possible et pourrait être une alternative au transfert de PM.

Jean David WERTHEL, Jean KANY (Toulouse), Régis GUINAND, Pierre CROUTZET, Jean GRIMBERG, Philippe VALENTI
14:30 - 15:45 #8317 - 55. Comparaison des résultats fonctionnels après réparation arthroscopique itérative de rupture massive de la coiffe avec et sans libération du nerf suprascapulaire.
55. Comparaison des résultats fonctionnels après réparation arthroscopique itérative de rupture massive de la coiffe avec et sans libération du nerf suprascapulaire.

In the current study, patients Undergoing release of the suprascapular nerve at the suprascapular notch at the time of revision repair of a massive rotator cuff tear retracted medially to the glenoid with Goutallier Grade 4 atrophy HAD Significantly better improvement in active forward flexion, strength, and VAS pain scores as Compared to a similar non-release group Undergoing la même procedure. Release of the nerve Did not Improve tendon healing. Further study is needed, Perhaps in the setting of a randomized controlled trial, to validate and expand the Meaningful use of the results presented here. Such studies will help to determine aussi concrete indications for suprascapular nerve release at the suprascapular notch in the setting of primary and revision arthroscopic rotator cuff repair.

Felix H. SAVOIE III (NEW ORLEANS, Etats-Unis), Mark ZUNKIEWICZ, Larry FIELD, William REPLOGLE, Michael O'BRIEN
14:30 - 15:45 #8277 - 56. Le ballonnet sous acromial : option thérapeutique dans les ruptures massives de coiffe des rotateurs irréparables?
56. Le ballonnet sous acromial : option thérapeutique dans les ruptures massives de coiffe des rotateurs irréparables?

Introduction :

Les ruptures massives et irréparables de la coiffe des rotateurs sont source de douleur et gêne fonctionnelle. Actuellement Il existe de nombreuses alternatives chirurgicales allant de la simple ténotomie de la longue portion du biceps, de la réparation partielle prônée par Burkhart jusqu' à la chirurgie de transfert tendineux. Leur prise en charge reste un challenge chirurgical. Récemment la mise en place de ballonnets comme espaceur sous acromial a été proposée comme une nouvelle alternative à la prise en charge de ces ruptures irréparables.

Matériels et méthodes :

Nous avons réalisé une  étude rétrospective sur 39 patients d’âge moyen 70 ans  et qui présentaient une rupture irréparable de la coiffe des rotateurs sans lésion du subscapulaire ni omarthrose évoluée. L’intervention a été réalisée par un seul chirurgien. Un ballonnet a été mis en sous arthroscopie.  Une ténotomie de la longue portion du biceps a été réalisée de façon systématique sauf pour 11 patients qui présentaient un biceps rompu en pré-opératoire. L’évaluation clinique et radiologique a été réalisée par  un observateur indépendant avec un recul moyen de 33 mois (extrêmes, 12 – 51 mois).

Résultats

Le Score de Constant était  amélioré de manière significative passant de 39,4 en préopératoire à 64,2 en post opératoire (p<0,0001) et ce de manière durable dans le temps sans dégradation de celui ci quelque soit le recul.  Les mobilités étaient significativement améliorées avec pour l’antéflexion un passage de 125° à 147° (p = 0,02), l’abduction de 114° à 136° (p=0,01), la rotation externe (RE1) de 33 à 52° (p=0,0001). Le score Quick Dash était bon à 34 (0 – 124) au dernier recul. La hauteur sous acromiale moyenne était de 7 mm en pré-opératoire et de 8 mm au dernier recul . 81,48% des patients ne présentaient pas de dégradation arthrosique selon la classification de Hamada au dernier recul.

Conclusion :

La mise en place de Ballonnet sous acromiale par arthroscopie semble être une technique simple et reproductible avec de bons résultats cliniques et fonctionnels qui durent dans le temps.

 

Olivier HERISSON (Paris), Julien DERANLOT, David ZBILI, Geoffroy NOURISSAT, Marie VIGAN, Francois BRUCHOU
14:30 - 15:45 #8377 - 57. Réparation arthroscopique des ruptures postéro-supérieures délaminées de la coiffe des rotateurs : intérêt des réinsertions électives des deux feuillets. Revue de 32 patients.
57. Réparation arthroscopique des ruptures postéro-supérieures délaminées de la coiffe des rotateurs : intérêt des réinsertions électives des deux feuillets. Revue de 32 patients.

Réparation arthroscopique des ruptures postéro-supérieures délaminées de la coiffe des rotateurs :

 intérêt des réinsertions électives des deux feuillets

Revue de 32 patients

 

Introduction

La réparation arthroscopique des lésions de la coiffe des rotateurs est une technique reproductible. La délamination des feuillets superficiel et profond de la coiffe postéro-supérieure correspond à une lésion horizontale entre les deux feuillets. La délamination est un facteur de mauvais pronostic dans l’évolution des réparations de la coiffe. Différentes techniques de réinsertion élective des deux feuillets par double rangée ont été décrites.

Le but de ce travail est d’évaluer l’efficacité à moyen terme d’une nouvelle technique de réparation des coiffes délaminées.

 

Matériel d’étude clinique

Sur 54 patients opérés entre janvier 2010 et novembre 2013, nous avons revu personnellement 32 patients. L’âge moyen était de 64 ans lors de la chirurgie avec un suivis moyen de 39 mois.

 

Matériel et méthode

Les patients ont bénéficié du bilan suivant : évaluation de l’étanchéité de la réparation par échographie, radiographie, scores fonctionnels pré- et post-opératoires (score de Constant, UCLA Function Score, SST, SSV), examen clinique pré- et post-opératoire avec testing de la coiffe et mesure de la force en abduction, élévation et rotation externe.

 

Pour cette technique, appelée « Double Layer Lasso Loop », 2 ou 3 ancres médiales sont placées quelques millimètres latéralement par rapport à la jonction os-cartilage. Avec le premier brin, on réalise un lasso loop sur le feuillet profond, ce même brin est ensuite passé à travers le feuillet superficiel. Le second brin est passé un peu plus médialement à travers les deux feuillets. Les fils sont ensuite noués. On place ensuite une ancre « Knotless » environ 1,5 cm latéralement par rapport à la grosse tubérosité et on réalise une suture-bridge avec les fils des ancres médiales.

 

 

Résultats

Sur les 32 patients opérés, 1 seul a présenté une rupture complète itérative (3,1%). 5 patients ont présenté une rupture partielle (15,6%). Le score de constant est passé de 55 en préopératoire à 82 en postopératoire (p<0,001). Le score UCLA est passé de 6,4 à 9,3 (p<0,001). Nous avons constater une amélioration de la force et de la douleur pour les tests suivants : Jobe, Bear Hug Test, Belly Press Test, Lift Off, Test rotation externe (p<0,001). Nous n’avons pas retrouvé de différence significative en comparant la force en abduction côté opéré versus côté sain.

 

Discussion

Dans les ruptures délaminées, le feuillet profond est souvent plus rétracté que le superficiel. L’utilisation du lasso loop sur le feuillet profond permet un meilleur « grip » du tendon. Le feuillet profond tire sur le feuillet superficiel facilitant la réduction, le feuillet superficiel est soumis à une tension moindre. Les feuillets profond et superficiel sont réinsérés de manière anatomique sur le footprint, cela permet une meilleure guérison de la coiffe.

Cette technique améliore significativement la douleur et la fonction de l’épaule du patient. Sur les 32 patients, 1 seul avait une rupture complète (3,1%) et 5 ont présenté une rupture partielle (15,6%). 8 études sur les réparations arthroscopiques de la coiffe ont montré un taux de re-rupture allant  de 11,4 à 94%. Cependant ces études diffèrent par leur population et le contrôle de l’étanchéité (IRM, arthroscanner ou échographie).

En abduction, nous n’avons pas observé de différence significative entre la force développée par l’épaule opérée et l’épaule controlatérale. On peut considérer que nos patients récupèrent une abduction normale.

Notre étude est limitée par le faible nombre de patients. Il serait intéressant de réaliser une étude biomécanique en laboratoire pour évaluer la résistance de ce type de réparation.

 

Conclusions

Cette technique permet une réinsertion anatomique des deux feuillets, le lasso loop sur feuillet profond tire sur le feuillet superficiel facilitant ainsi sa réduction. L’absence de nœud entre les deux feuillets optimise le contact entre ceux-ci.

 

La technique « Double Layer Lasso Loop » est efficace pour la réparation des ruptures délaminées de la coiffe postéro-supérieure. A 3 ans de recul, le taux de re-rupture est faible. En postopératoire, les patients récupèrent une force en abduction normale et une élévation très proche de celle du côté controlatéral non-opéré. Les résultats en termes de fonction, de douleurs et de satisfaction des patients sont excellents et superposables à ceux retrouvés dans la littérature.

Gaëtan OPSOMER (Namur, Belgique), David HAENI, Ashish GUPTA, Etienne LEJEUNE, Thomas SCHUBERT, Kalojan PETKIN, Laurent LAFOSSE
14:30 - 15:45 #8716 - 58. Peut-on augmenter les chances de cicatrisation des réparations de coiffe massive en utilisant des montages bio-mécaniquement plus compétents ?
58. Peut-on augmenter les chances de cicatrisation des réparations de coiffe massive en utilisant des montages bio-mécaniquement plus compétents ?

Introduction

L’incidence des échecs de cicatrisation après réparation de ruptures étendues de coiffe reste un écueil.

Notre hypothèse est qu’un montage biomécaniquement plus compétent peut conduire à un meilleur taux de cicatrisation tendineuse.  

 

Matériel et Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective cas-témoin portant sur des patients présentant une rupture postero-supérieure étendue de coiffe (Cofield IV) et rétractée (Patte II-III), réparée sous contrôle arthroscopique. Les critères d’exclusion étaient un stade Hamada > 2 et une infiltration graisseuse du muscle Goutallier > 3.

Groupe I (cas): Patients opérés entre 2014 à 2015 par la technique de type Speed Bridge (Arthrex) + renfort  de coiffe (Biofiber, Tornier).

Groupe II (témoins) : Patients opérés entre 2007 et 2011 par une technique double rang indépendant sans renfort de coiffe.

19 patients étaient inclus dans le Groupe I avec un âge moyen de 57±7 ans et score ASES moyen de 48 ; SSV 43% ; SST 4. 28 patients étaient inclus dans le Groupe II avec un âge moyen de 62±8 ans et score ASES moyen de 47 ; SSV 40% ; SST 4.

La cicatrisation tendineuse était contrôlée sous échographie. Les stade IV et V de Sugaya étaient considérés comme des échecs anatomiques.

 

Résultats

La comparaison des groupes n’a pas mis en évidence de différence significative entre le type de lésion, l’infiltration graisseuse, l’ancienneté des ruptures, l’âge et les résultats cliniques (p>0,05).

Dans le Groupe I, au recul minimum de 6 mois, on observait en post-opératoire une amélioration significative de l’ensemble des scores avec : ASES 83 ; SSV 87% et SST 9 (p<0,001). Le suivi échographique montrait 5 échecs de cicatrisation (26%).

Dans le Groupe II, au recul minimum de 2 ans, on observait en post-opératoire une amélioration significative de l’ensemble des scores avec : ASES 84 ; SSV 82% ; SST 9  (p<0,001). Sur le plan échographique, le taux d’échec de cicatrisation était de 40% et était significativement supérieur au Groupe I (p=0,047).

Malgré un meilleur taux de cicatrisation aucune différence n'a été constatée en ce qui concerne les résultats cliniques entre les deux populations étudiées (p=0,25).

 

Discussion-Conclusion :

Nos résultats préliminaires montrent qu’un montage Speed Bridge en association à un renfort de coiffe semble être une solution chirurgicale prometteuse pour réduire le taux d’échec dans les réparations de lésions étendues et rétractées de la coiffe postéro-supérieure. Il faudra néanmoins confirmer cela au plus long recul

Achilleas BOUTSIADIS, Paul BROSSARD (GRENOBLE), Hubert LENOIR, Elias FOTIADIS, Philippe DELSOL, Johannes BARTH
14:30 - 15:45 #8699 - 59. Le signe de Popeye: fréquence et retentissement clinique.
59. Le signe de Popeye: fréquence et retentissement clinique.

INTRODUCTION: Actuellement, il n’existe pas de consensus pour le choix du geste à réaliser sur le tendon du chef long du biceps brachial, entre ténotomie et ténodèse, lors des réparations de la coiffe des rotateurs (CDR). Le signe de Popeye (SP) est souvent cité en défaveur de la ténotomie. L'objectif principal de cette étude était de déterminer la fréquence et le retentissement clinique du SP. Notre hypothèse de départ était que le SP est une manifestation rare, et sans retentissement clinique.

MATERIEL ET METHODES: Une étude prospective, non randomisée, unicentrique a été réalisée entre février et octobre 2015 chez tous les patients ayant bénéficié d'une chirurgie de la CDR, à l’exclusion des patients n’ayant pas eu de geste sur le biceps. Deux consultations ont été réalisés: en pré opératoire et à six mois post opératoires. La fréquence du SP a été évaluée chez tous les patients. Les patients avec ou sans SP ont été comparés. Les critères de jugement étaient la présence d'une EVA inférieure ou égale à 3, le gain de mobilité articulaire, l’amélioration du SSV, la présence d'une gêne ou de crampes et le gain de points du score de Constant en post opératoire.

RESULTATS: 55 patients ont été inclus. 7 patients (15,2%) présentaient un SP en post opératoire. Les tests ne retrouvent pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes (avec et sans SP) sur les paramètres cliniques étudiés sauf pour la partie mobilité du score de constant (gain de 3.8 points en moyenne entre pré et post opératoire dans le groupe sans SP contre 13.8 points dans le groupe avec SP, p=0.01).

CONCLUSION: La fréquence du SP est rare avec un faible retentissement clinique, dans les limites de l'étude. Ces premiers résultats ont permis d'avancer dans la réflexion du choix du geste à réaliser sur le long biceps et mériteraient d'être confirmés par une étude de plus grande envergure.

Laure POULIQUEN (ROUBAIX), Herve THOMAZEAU, Mickael ROPARS, Philippe COLLINS
14:30 - 15:45 #8542 - 60. Revue systématique du traitement arthroscopique des ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs.
60. Revue systématique du traitement arthroscopique des ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs.

Introduction: De nombreuses techniques arthroscopiques sont rapportées dans la littérature pour la gestion des ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs, allant de la simple libération sous acromiale avec geste sur le biceps, jusqu’aux techniques les plus compliquées et plus agressives des lambeaux. Le but de cette revue systématique était d’identifier quelles étaient les indications pour chaque technique rapportée, ainsi que leur efficacité, comparé au geste de référence: le sacrifice du biceps. 

Méthode: Une revue systématique a été réalisée dans PubMed et Cochrane pour les études publiées jusqu’à avril 2016. Les critères de sélections étaient les études évaluant les résultats de la chirurgie avec arthroscopie, avec au minimum un score de Constant, à 2 ans de recul, dans le cadre des ruptures irréparables de coiffe.

Les études ont été classées en fonction du type de chirurgie proposée : SAD (décompression sous acromiale et geste du biceps), greffe, transfert de grand dorsal, réparation partielle, patch, trochitéroplastie, et spacer sous acromial.

Le type de population initiale, les bénéfices et valeurs moyennes des Constants de chaque groupe, le bénéfice sur l’élévation antérieure, la douleur et la rotation ont été compares pour chaque technique chirurgicale en utilisant des tests Kruskal-Wallis.

Résultats: Sur 33 abstracts sélectionnés, 24 articles avaient nos critères d’inclusion et 19 permettaient d’analyser les données recherchées. En préopératoire, seul l’âge des patients inclus dans le groupe grand dorsal était différent du groupe SAD avec une population plus jeune (59,7 ans contre 66,3 ;  p=0,02)

Aucune différence dans les scores pré et post opératoires de Constant n’a été retrouvée, et le bénéfice moyen était de 32 points dans chaque groupe (p=0,2). L’élévation antérieure, l’abduction ou la rotation externe n’était pas plus améliorée de manière significative avec l’une des techniques étudiées (p=0,2). 

Conclusion: Cette revue de la littérature confirme le bénéfice apporté par l’arthroscopie dans le traitement des ruptures irréparables de coiffe. Aucune différence n’est retrouvée concernant les scores de fonction à 2 ans. Ce travail va à l’encontre de l’augmentation actuelle de la complexité et de la dangerosité des techniques récentes, comparé à la simple décompression couplée à un geste sur le biceps.  

Jean David WERTHEL (Boulogne-Billancourt), Julien GAILLARD, Vigan MARIE, Julien DERANLOT, Geoffroy NOURISSAT
14:30 - 15:45 #8701 - 61. Traitement arthroscopique des ruptures distales du supra-épineux par double rang, ponts simples et bandelette.
61. Traitement arthroscopique des ruptures distales du supra-épineux par double rang, ponts simples et bandelette.

Introduction

Les ruptures distales du supra-épineux sont fréquentes et leur réparation oblige à une immobilisation et à une réeducation plus ou moins longue.

A partir des techniques de réparations par ponts croisés, nous avons développé une technique adaptée aux ruptures distales du supra-épineux, par ponts simples et bandelettes.

L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats de ce technique de réparation en double rang par pont simple. (DRPS).

L’hypothèse est que les caractéristiques biomécaniques permettent une bonne cicatrisation tendineuse et une mobilisation précoce.

Matériel et méthodes

Dans cette série consécutive, 45 patients ont  été opérés pour une rupture symptomatique de la coiffe.

Les critères d’inclusion étaient une rupture transfixiante du supra-épineux, isolée, distale, avec une dégénérescence graisseuse <2. Toujours réparée sous arthroscopie, une réparation en double rang, par ponts simples et bandelette était effectuée complètée d’un nœud central de placage. L’acromioplastie était systématique.

L’âge moyen était de 57 ans (+/-6).

La cicatrisation tendineuse était évaluée par IRM selon la classification de Sugaya au recul minimum de 8 mois. Le score moyen de Constant était déterminée et toutes les complications recherchées.

L’immobilisation coude au corps n’était conservée que 3 semaines et la réeducation passive immédiate suivi de l’actif.

 

Résultats

Au recul moyen de 40 mois (+/-4), 38 patients ont été revus.

Le score moyen de Constant était significativement amélioré de 53 points (-/+ 7) en pré-opératoire à 75,8 points au dernier recul 75,8 (-/+3) (P<0,05).

Concernant la cicatrisation tendineuse, 4 patients classées Sugaya 4 ou 5 étaient considérés non cicatrisés (10%).

Seules 2 algodystrophies ont été rapportées.

 

Conclusion

 

Cette technique de réparation des ruptures distales a montré des résultats très satisfaisants. Les hypothèses ont été démontrées à savoir que les caractéristiques biomécaniques du montage permettent une bonne cicatrisation tendineuse tout en autorisant une mobilisation précoce et donc moins d’algodystrophie.

 

Maxime BELLAS, Aude BOMMIER, Moahammed BAMANE (Paris), Patrick BOYER
14:30 - 15:45 #8715 - ❤ 62. Evaluation de la dextérité de la main non dominante du chirurgien arthroscopiste - Analyse de 154 sutures de lésion distale et isolée du tendon supra spinatus.
❤ 62. Evaluation de la dextérité de la main non dominante du chirurgien arthroscopiste - Analyse de 154 sutures de lésion distale et isolée du tendon supra spinatus.

L'avènement de l'arthroscopie a révolutionné la prise en charge des ruptures de coiffe mais reste néanmoins difficile à réaliser lorsque l’on est peu expérimenté. Le but de notre étude était d’évaluer la maitrise de cette technique par un jeune arthroscopiste en comparant la durée opératoire selon la latéralité de l’épaule opérée. Matériel et méthode. - Il s’agit d’une étude originale, rétrospective, mono-centrique, mono-opérateur droitier, de 449 arthroscopies consécutives entre novembre 2013 et juin 2016 au centre orthopédique de Dracy-Le-Fort : 379 concernaient une réparation de ruptures de coiffe des rotateurs. Une seule intervention permettait de comparer la latéralité de l’épaule opérée : la réparation de rupture isolée, transfixiante et distale du supra spinatus. La première année, 41 sutures simple rang associées à une ténotomie du long biceps et à une acromioplastie ont été inclues (30 épaules droites, 11 gauches). Ensuite, l’opérateur a modifié sa technique en effectuant une réparation soit simple rang (6 droites, 9 gauches), soit double rang avec deux ancres (45 droites, 35 gauches) ou trois ancres (12 droites, 6 gauches) associée à une ténodèse du long biceps et à une acromioplastie. Résultats. - Les différents groupes « épaules droites » et « épaules gauches » étaient respectivement comparables sur le genre, l’âge moyen, l’IMC moyen, le score ASA et le mode d’anesthésie (p>0.05). Ces critères n’influençaient donc pas la durée opératoire. La première année, la durée opératoire moyenne était statistiquement plus longue de 7,3 minutes lorsque le chirurgien opérait une épaule gauche (p=0.03). Ensuite, les durées opératoires moyennes n’étaient pas statistiquement différentes (p>0.05) et ce quelques soit la technique de suture utilisée. Il existait une réduction statistiquement significative des durées opératoires à partir de la 58ème suture d’épaule gauche (144ème suture de coiffe, 196ème arthroscopie). Conclusion. - La chirurgie arthroscopique de une technique requérant un apprentissage pouvant paraitre long et fastidieux notamment pour les gestes effectués avec la main non dominante. La persévérance et l’expérience permettent d’acquérir une certaine aisance chirurgicale permettant de gommer une éventuelle différence de latéralité. Niveau de preuve. - 4 étude rétrospective.

Alexandre DEVILLIER (LYON), Lydie SOEUR, Romain COLOMBI, Pierre Yves REBEYT DEGAT
14:30 - 15:45 #8465 - 63. Les exercices pendulaires selon Codman sont-ils utiles?
63. Les exercices pendulaires selon Codman sont-ils utiles?

Introduction: Codman’s pendular shoulder exercises have been widely used for decades as means of passively mobilizing the glenohumeral (GH) joint while not compromising recently injured or repaired tissues. Neurophysiological studies have confirmed the largely passive nature of the exercises, but no studies have actually shown that the exercises result in true GH movement. The aim of this study was thus to quantify GH motion during pendular exercises using a patient-specific measurement technique combining medical imaging and motion capture. The hypothesis was that these exercises involved little if any GH motion at all.

Methods: 10 healthy volunteers without hyperlaxity were recruited for this study. Shoulder kinematics were analyzed based on a previously validated biomechanical model. During motion capture, participants were instructed to perform latero-medial, antero-posterior, and circular Codman pendular exercises. GH range of motion (ROM), scapulothoracic (ST) ROM, thoracohumeral (TH) ROM, and overall amplitude of the performed exercises were calculated for each sequence. Linear regression analyses were carried out to establish an association between different components of shoulder motion.

Results: Mean overall exercise amplitude was 33.95°±10.16° (range, 21.1° to 56.39°) for latero-medial exercises, 32.47°±14.78° (range, 6.67° to 54.05°) for antero-posterior exercises, and 21.56°±7.63° (range, 14.01° to 35.49°) for circular exercises. GH and ST involvement were minimal in all exercise types. Mean GH amplitudes ranged from 4.88° to 11.47°, mean ST amplitudes from 0.82° to 3.54°, and mean TH amplitudes ranged from 8.62° to 25.93°. Linear regression analyses only showed moderate association of overall exercise amplitudes with TH amplitudes (R = 0.68, p = 1.26E-6), while no association was observed with GH (R = 0.33, p = 0.03) or ST amplitudes (adjusted R2 = 0.34, p = 0.003).

Conclusion: This study demonstrates that Codman pendular exercises are mainly the result of truncal movement with only little involvement of the GH and ST joints. These exercises can therefore not be supported as an effective contribution to passive shoulder rehabilitation.

Grégory CUNNINGHAM (Genève, Suisse), Caecilia CHARBONNIER, Sylvain CHAGUÉ, Alexandre LÄDERMANN, David SONNABEND
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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CP9
14:30 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
GENOU / KNEE

Modérateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Peter VERDONK (Orthopaedic Surgeon) (ANTWERP, Belgique)
14:30 - 15:30 #8064 - ❤ 64. Suture des lésions capsulo-méniscales par double voie arthroscopique postéro-médiale : étude anatomique.
❤ 64. Suture des lésions capsulo-méniscales par double voie arthroscopique postéro-médiale : étude anatomique.

Introduction

Les lésions capsulo-méniscales du segment postérieur du ménisque interne sont retrouvées dans 9,3 à 50% des cas lors de la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). La technique classique de réparation est la suture au crochet par voie postéro-médiale, l’arthroscope étant positionné par voie antéro-latérale. La visualisation de ces lésions et leur réparation est parfois compliquée, même avec un arthroscope de 70°. L’objectif de cette étude était d’établir la faisabilité des sutures des lésions capsulo-méniscales par une nouvelle approche arthroscopique, utilisant une double voie postéro-médiale. Les hypothèses étaient que cette double voie d’abord permettait une meilleure visualisation de la lésion, la réalisation d’une suture méniscale de bonne qualité, sans augmenter la iatrogénicité. 

Matériel et Méthodes

Onze genoux de sujets cadavériques frais ont été utilisés. Les critères d’inclusion étaient des genoux cadavériques sans antécédents chirurgicaux et traumatiques avec des mobilités articulaires conservées. Deux voies d’abord postéro-médiales étaient créées sous contrôle scopique antéro latéral : la voie classique instrumentale, et la voie accessoire optique (plus proximale). Une lésion capsulo-méniscale verticale du segment postérieur du ménisque interne était créée sur environ 2 cm. Une suture au crochet était réalisée par un ou deux points de fil PDS n°0. La qualité et la stabilité de la suture étaient testées au crochet palpeur. Une dissection du plan postéro-médial était ensuite réalisée pour évaluer les rapports anatomiques de ces voies d’abord : vaisseaux saphènes,  nerf saphène médial, tendons ischio-jambiers ou adducteurs étaient ainsi disséqués. 

Résultats

La réalisation de la suture au crochet par double voie postéro-médiale a toujours été possible. La suture était toujours de bonne qualité et stable au crochet. Dans 4 cas un unique point a été réalisé alors que deux points ont été nécessaires dans les 7 autres cas. La distance cutanée moyenne entre les 2 voies postéro-médiales était de 3,8 cm +/- 0,2. Les dissections secondaires n’ont retrouvé aucune lésion nerveuse, vasculaire, ou myo-tendineuse.

Discussion – Conclusion

La réparation des lésions capsulo-méniscales du segment postérieur du ménisque interne est réalisable par double voie arthroscopique postéro-médiale. Cette technique nouvelle, qui offre une vision améliorée de ce type de lésion, permet de réaliser une suture de qualité sans iatrogénicité spécifique.

Cecile TOANEN (La Roche-Sur-Yon), Matthieu SANCHEZ, Philippe BOISRENOULT, Philippe BEAUFILS, Nicolas PUJOL
14:30 - 15:30 #8714 - ❤ 65. Les lésions méniscosynoviales associées à la rupture du LCA sont causées par un traumatisme à haute vélocité.
❤ 65. Les lésions méniscosynoviales associées à la rupture du LCA sont causées par un traumatisme à haute vélocité.

Introduction:

Les lésions méniscosynoviales du ménisque interne survenant dans le cadre des lésions du ligament croisé antérieur (LCA) ne sont pas rares. Même si elles ont récemment bénéficié d’une attention accrue, leurs circonstances de survenue sont encore insuffisamment connues. Le but de cette étude était de mettre en évidence les facteurs épidémiologiques et lésionnels associés à ce type de lésion pour déterminer chez quels patients l’exploration arthroscopique du compartiment postéromédial serait bénéfique.

 

Matériel:

Entre mars 2011 et octobre 2015, 224 patients opérés d’une reconstruction du LCA ont donné leur consentement pour participer à l’étude.

 

Méthodes:

L’inspection systématique du compartiment postéromédial par arthroscopie a permis de détecter l’éventuelle présence d’une lésion méniscosynoviale. Des tests de Chi carré et de Mann-Whitney ont permis d’évaluer si le sexe, l’âge, le délai traumatisme-chirurgie, le mécanisme lésionnel ainsi que les lésions associées différaient entre les patients avec ou sans lésion méniscosynoviale. Le seuil de signification était placé à p < 0,05.

 

Résultats:

Cinquante-trois patients (24%) sur 224 présentaient une lésion méniscosynoviale en association avec la lésion du LCA. Le délai traumatisme-chirurgie, le sexe et l’âge ne différaient pas entre les patients avec ou sans lésion méniscosynoviale. Les blessures de contact étaient plus fréquentes chez les patients avec une lésion méniscosynoviale (36%) que chez les patients sans (16% ; p < 0,01). Quarante et un pourcent des patients se blessant par contact présentaient cette lésion contre seulement 19% par blessure sans contact. La lésion méniscosynoviale était associée à une rupture complète du LCA dans 98% des cas (contre 85% chez les patients sans lésion méniscosynoviale; p=0.01). De plus, la présence d’une lésion chondrale avec un score ICRS ³ 2 était plus fréquente chez les patients avec lésion méniscosynoviale (39%) que sans (25% ; p < 0.05).

 

Discussion :

La lésion méniscosynoviale est associée de manière significative à un traumatisme à haute vélocité (contact) ayant pour conséquence une lésion complète du LCA ainsi que des lésions cartilagineuses associées.

 

Conclusion:

Les lésions méniscosynoviales doivent être systématiquement investiguées par une vue du compartiment postérieur via une vue intercondylienne arthroscopique ou un abord complémentaire postéromédial lors de lésions du LCA à haute énergie.

Julien COQUAY, Caroline MOUTON, Christian NÜHRENBÖRGER, Daniel THEISEN, Romain SEIL (Luxembourg, Luxembourg)
14:30 - 15:30 #8681 - 66. Lésions ménisco-synoviales du ménisque médial. Bases anatomiques.
66. Lésions ménisco-synoviales du ménisque médial. Bases anatomiques.

Introduction :

Lors du symposium sur la réparation méniscale de la SFA 2014, les auteurs avaient montré qu'à distance d'une plastie du ligament croisé antérieur, un ménisque jugé sain initialement pouvait développer une lésion (taux de survie à 10 ans de 0,88 versus 0,77 pour les ménisques suturés).

Une des hypothèses est la sous évaluation des lésions surtout pour le segment postérieur du ménisque médial notamment lors d'une palpation par voie arthroscopique antéro-médiale. Les auteurs ont réalisé une étude anatomique de la jonction ménisco-synoviale du segment postérieur du ménisque médial.

 

Matériel et méthode :

10 pièces anatomiques ont été utilisées au laboratoire d’anatomie. Le premier temps consistait en une exploration arthroscopique du genou par les voies d’abord antérieures classiques. Le genou était considéré exploitable lorsque la racine postérieure du ménisque médiale était intacte et que le ménisque ne présentait tout au plus que des lésions dégénératives sans fissure associée. l'optique était alors poussé dans l'échancrure pour permettre la réalisation d'une  voie postéro-médiale. Dans un second temps, une lésion était réalisée par section de la jonction ménisco-synoviale sous contrôle de la vue.  Cette lésion était agrandie progressivement avec à chaque phase une évaluation de la mobilité du segment postérieur  au palpeur introduit par voie antéro-médiale.

 

Résultats :

La mobilisation du segment postérieur du ménisque médial a nécessité une désinsertion ménisco-synoviale de 2 à 3 cm, en fonction de la taille du genou, pour  qu’une mobilisation significative puisse être visualisée par voie antérieure.

 

Discussion :

Même sur un ménisque de sujet anatomique, le ménisque peut être stable lors d’un examen réalisé avec un palpeur introduit par voie antéro-médiale. Nos ménisques étaient tous  dégénératifs mais les fibres circulaires étaient intactes et s’opposaient probablement à la subluxation antérieure du segment postérieur du ménisque habituellement retrouvée dans les lésions chroniques in vivo. Ce travail confirme la nécessité d’une exploration postéro-médiale du ménisque au moins avec un optique glissé dans l’échancrure et au moindre doute par la réalisation d’une voie postéro-médiale.

Conclusion

Une partie des ménisques jugés sains lors de la réalisation des plasties du Ligament Croisé Antérieur présentent probablement des lésions méniscales sous diagnostiquées. L’exploration du segment postérieur du ménisque médial doit être systématique.

Bibliographie

B Sonnery-Cottet & all . Hidden Lesions of the Posterior Horn of the Medial Meniscus. A Systematic Arthroscopic Exploration of the Concealed Portion of the Knee. Am J Sports Med. 2014 Apr;42(4):921-6. doi: 10.1177/0363546514522394. Epub 2014 Feb 24.

Goulven LE HENAFF (Lorient), Fraçois-Xavier GUNEPIN, Bertrand SONNERY COTTET, Romain SEIL, Olivier CANTIN, Laurence BARNOUIN, Camille LAPORTE
14:30 - 15:30 #8724 - 67. Etude des facteurs pronostiques des sutures méniscales all-inside sur 87 cas.
67. Etude des facteurs pronostiques des sutures méniscales all-inside sur 87 cas.

Introduction

Les résultats des méniscectomies montrent un taux d’arthrose de 24% à 40% à 10 ans. La réparation méniscale est dorénavant largement recommandée. Cependant, la littérature montre un taux d’échec moyen des sutures all-inside de 20%. Le but de l’étude est d’étudier les facteurs pronostiques des sutures méniscales all-inside sur 87 cas.

 

Matériel et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective sur 87 patients se présentant pour lésion méniscale associée ou non à une lésion du ligament croisé antérieur (LCA). Chaque patient a été traité par arthroscopie avec suture méniscale par technique all-inside Fast-Fix (Smith&Nephew) associée ou non à une plastie du LCA (DIDT ou Kenneth Jones). Toutes les sutures ont été réalisées en zone rouge-rouge ou rouge-blanc et après avivement des berges. En préopératoire, ont été recueillis : l’âge, le sexe, le tabagisme, le sport, le délai accident-chirurgie, l’Indice de Masse Corporel, l’existence d’un varus ou valgus et le score IKDC. Tous les patients ont été revus régulièrement pour un contrôle radioclinique. En post-opératoire, ont été recueillis : les caractéristiques des lésions méniscales peropératoire, leurs localisations, le nombre de suture réalisées, le type de ligamentoplastie, l’existence de lésion chondrale ou arthrosique, l’appui autorisé ou non, les mobilités autorisées ainsi que leur durée, le protocole de rééducation et le score IKDC à 12 mois.

 

Résultats

Sur 87 cas, avec un recul moyen de 24 mois, nous déplorons 13 échecs (15%) avec reprise chirurgicale pour méniscectomie. Le type de sport (p=0,01), plus particulièrement, les sports de combats (p=0,002) ainsi que l’Indice de Masse Corporel (p=0,042) sont statistiquement des facteurs de mauvais pronostic.

 

Discussion

Notre taux d’échec correspond aux données de la littérature. L’IMC élevé et les sports de combat imposent aux sutures des contraintes biomécaniques importantes responsables de l’augmentation du taux d’échec. Il est nécessaire de réaliser un avivement soigneux des berges pour améliorer les chances de cicatrisation et multiplier les sutures pour une meilleure résistance primaire. Le délai accident-chirurgie reste un facteur majeur dans la réussite de ces sutures.

 

Conclusion

Les sports de combats et l’IMC élevé sont des facteurs de mauvais pronostic de réparation all-inside. Il est, malgré tout, nécessaire de tenter une suture sur ces lésions, et d’effectuer une ménisectomie secondaire qu’en cas d’échec. 

Loic LAURENDON (Lyon), Thomas NERI, Frédéric FARIZON, Rémi PHILIPPOT
14:30 - 15:30 #8341 - 68. Substitut méniscal en polyuréthane (Actifit ®): résultats fonctionnels et IRM à 5 ans de recul minimum.
68. Substitut méniscal en polyuréthane (Actifit ®): résultats fonctionnels et IRM à 5 ans de recul minimum.

Contexte: L’implantation d’un substitut méniscal en polyuréthane (Actifit®) dans le cadre d’un syndrome douloureux post méniscectomie partielle a donné des résultats cliniques et IRM satisfaisants à court terme. Les résultats fonctionnels, l’intégration méniscale et la dégénérescence cartilagineuse n’ont pas encore été évalués à moyen terme.

L’objectif de cette étude était l’évaluation longitudinale fonctionnelle et IRM des patients à 5 ans de recul minimum. 

L’hypothèse était le maintient des résultats fonctionnels satisfaisants.

Matériel et méthode: 15 patients consécutifs ont été inclus entre le 28/02/2008 et le 31/01/2011: 8 hommes et 7 femmes, âge moyen 30 ans (19-47ans), IMC moyen 25, 9 implants latéraux et 6 médiaux, ont été évalués prospectivement en pré opératoire et à 12, 24 et 60 mois minimum de recul : Echelle de douleur visuelle analogique EVA, score IKDC objectif et subjectif, score KOOS, analyse radiologique et IRM. 5 patients avaient reçu une ligamentoplastie et 1 patiente une mosaïcoplastie simultanées. 

Résultats: Le recul moyen était de 6 ans (5-8,1). 2 patients ont été perdus de vue. Sur les 13 analysés, 3 patients ont été réopérés à 7,19 et 30 mois pour résection partielle de l’implant, sans amélioration par ce geste (IKDC moyen subjectif pré et post reprise : 37,0 vs 34,9). 

En intention de traiter (13 cas), la douleur (EVA) et le score IKDC subjectif étaient améliorés du préopératoire jusqu’au au dernier recul (5,46 vs 2,92 p= 0 ,007 et 51,2 vs 66,1 p= 0,05).

En per protocole (10 cas), la douleur (EVA), le score IKDC subjectif étaient améliorés (5,3 vs 1,9 p=0 ,0009 ; 49,6 vs 75,4 p=0,002) ainsi que le score KOOS dans les catégories douleurs, activités quotidiennes et qualité de vie (60,6 vs 86 p=0,0008 ; 70,3 vs 90,2 p=0,001’ ; 42,7 vs 71 p=0,0058). Les scores fonctionnels étaient stables entre 12, 24 et 60 mois.

Le score cartilagineux ICRS et l’extrusion méniscale moyenne n’étaient pas modifiés au dernier recul (1,6 vs 1,6 et 2,41 vs 2,79). L’implant méniscal avait dans tous les cas un signal intermédiaire et une taille diminuée en IRM.

Discussion : Les scores obtenus et le statut cartilagineux restent satisfaisants et stables après 5 ans. Les ablations d’implants en cas de mauvais résultats n’améliorent pas les scores. Les anomalies de signal IRM suggèrent une maturation incomplète du tissu méniscal à ce délai.

Antonin LEROY (PARIS), Philippe BEAUFILS, Bruno FAIVRE, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
14:30 - 15:30 #8732 - ❤ 69. Etude anatomique cadavérique du nerf saphène et intérêt dans l'analgésie de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur aux tendons ischiojambiers.
❤ 69. Etude anatomique cadavérique du nerf saphène et intérêt dans l'analgésie de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur aux tendons ischiojambiers.

L’utilisation d’un bloc nerveux (fémoral ou saphène) ainsi qu’une infiltration d’anesthésique local du site de prélèvement sont de plus en plus utilisées lors d’une chirurgie de reconstruction du ligament croisé antérieur utilisant les tendons Ischiojambiers.Les études anatomiques du nerf saphène rapportent des résultats variables quant à la localisation de la branche infra patellaire au niveau du canal des adducteurs.Le but de cette étude était, d’une part de préciser la division anatomique du nerf saphène au niveau du canal des adducteurs et, d’autre part, d’évaluer le niveau de diffusion d’une infiltration du site de prélèvement des ischiojambiers.

Matériel et méthode :

Nous avons réalisé une étude anatomique cadavérique du nerf saphène et de ses deux principales branches, le rameau infrapatellaire et le rameau sartorial. Le nerf saphène a été disséqué sur 18 membres inférieurs de cadavres humains, de son origine au niveau du nerf fémoral jusqu’à ses 2 branches de division principales au niveau du canal des adducteurs et de la face médiale du condyle tibial médial.

Secondairement, sur le membre controlatéral non disséqué, une infiltration du site de prélèvement du transplant a été effectuée au bleu de méthylène (20 ml) afin d’évaluer le niveau de diffusion d’une infiltration au niveau du canal des adducteurs et de supposer de son efficacité antalgique. L’infiltration a été réalisée à l’aide d’une canule semi rigide de 15cm de long. La canule suivait le tendon du demi tendineux, le genou étant fléchi à 90° degrés. La dissection du nerf saphène était réalisée dans un second temps afin de ne pas modifier la diffusion naturelle du produit.

Résultats :Dans 12 dissections, le rameau infra patellaire prenait son origine au niveau du canal des adducteurs. Dans6 dissections le rameau infra patellaire naissait en aval du canal des adducteurs (3 cm en moyenne). Dans tous les cas le nerf saphène accessoire a pu être disséqué dans le plan sus aponévrotique et donnait des branches à la face antérieure et inférieure du genou.En ce qui concerne la diffusion de l’infiltration du site de prélèvement au bleu de méthylène, une diffusion jusqu’au canal des adducteurs et englobant le nerf saphène et ses branches infra patellaire et sartoriale a été retrouvée dans tous les cas.

Conclusion :Il existe une grande variabilité interindividuelle des branches de division du nerf saphène.Néanmoins une infiltration au niveau de la zone de prélèvement des ischiojambiers semble permettre une diffusion jusqu’au contact des 2 rameaux principaux.

Emilie PELTIER (), Laurent BERDUGO, Marie-Laure LOUIS, Jean-Pierre FRANCESCHI, Abdou SBIHI, Sébastien PESENTI, Jean-Gabriel CASTAGNEDOLI, Jerome BILLOT, Serge NAZARIAN, Thomas CUCURULO
14:30 - 15:30 #8726 - ❤ 70. Analgésie de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou sous arthroscopie : étude comparative du bloc saphène échoguidé, de l’infiltration locale et de l’association des deux techniques sous ropivacaïne à 0,5%.
❤ 70. Analgésie de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou sous arthroscopie : étude comparative du bloc saphène échoguidé, de l’infiltration locale et de l’association des deux techniques sous ropivacaïne à 0,5%.

INTRODUCTION

L’analgésie de la ligamentoplastie  du ligament croisé antérieur (LCA) du genou ne relève pas d’un réel consensus.

L’analgésie par infiltration d’anesthésique local potentialisé par les corticoïdes montre une prise en charge comparable à l’analgésie intra veineuse.Le recours au bloc fémoral  ou saphène, peut  apporter un bénéfice supérieur, mais discuté, en terme de qualité analgésique et de satisfaction par rapport à l’infiltration locale réalisée en per-opératoire.

OBJECTIF

L’objectif principal de cette étude est de comparer, le gain analgésique de l’association du bloc saphène à l’infiltration d’anesthésiques locaux, versus le bloc ou l’infiltration seuls dans les reconstructions du LCA utilisant les tendons ischio-jambiers.

Le deuxième but est d’apprécier la morbidité de cette association, le ressenti et la  satisfaction des patients en fonction du  mode analgésique proposé.

METHODE

90 patients opérés d’une ligamentoplastie du LCA aux ischiojambiers sous arthroscopie ont été randomisés lors de la consultation d’anesthésie, en 3 groupes. Le groupe 1 (n=30), bénéficiait d’une analgésie par infiltration locale per opératoire (30ml de ropivacaïne à 0,5% sur le site de prélèvement du greffon et 10ml sur les deux voies d’abord arthroscopiques); le groupe 2(n=30) bénéficiait de la même analgésie  associée à un bloc du nerf saphène écho-guidé réalisé en pré opératoire (ropivacaïne à 0,5%,12ml); le troisième groupe (n=30) bénéficiait d’une analgésie par bloc saphène seul dans les mêmes conditions que le groupe 2. Tous les patients ont bénéficié d’une anesthésie générale avec prise en charge analgésique intraveineuse multimodale.

Ont été recueilli, les niveaux douloureux à J0,J1,J2,J3,J7 et J15 (EVA), la consommation d’antalgiques, les effets secondaires(ES), la satisfaction des patients quant à l’analgésie et leur mode d’hospitalisation.

RESULTATS

Pour la période post-opératoire immédiate, on retrouve une différence significative en terme d’efficacité analgésique concernant les groupes 2 et 3 Vs groupe 1 (EVA 1,88+/-1,45  et 2,16+/-1,9 Vs 3,16+/-2,0 ; p<0,05). Il n’est pas retrouvé de différence significative entre les groupes 2 et 3. Cette différence n’est pas retrouvée à J7 et J15, pour les trois groupes.

La consommation d’antalgiques supplémentaires et les effets secondaires sont comparables dans les 3 groupes.

La satisfaction cotée de 1 à 6 est comparable dans les 3 groupes. 

CONCLUSION:L'association de l’infiltration de naropéïne au bloc saphène n’apporte pas de gain analgésique par rapport au bloc seul dans la ligamentoplastie du LCA. Le bloc saphène associé ou non à l’infiltration garde un avantage analgésique sur l’infiltration seule. Le niveau de satisfaction n’est pas impacté par le choix analgésique.

Jean-Gabriel CASTAGNEDOLI (Marseille), Laurent BERDUGO, Jerome BILLOT, Marie-Laure LOUIS, Jean-Pierre FRANCESCHI, Pascal SABY, Emilie PELTIER, François ANTONINI, Thomas CUCURULO
14:30 - 15:30 #8025 - 71. Traitement des pertes de substance ostéochondrales dans les ostéochondrites condyliennes selon la technique AMIC (Autologous Matrix-Induced Chondrogenesis).
71. Traitement des pertes de substance ostéochondrales dans les ostéochondrites condyliennes selon la technique AMIC (Autologous Matrix-Induced Chondrogenesis).

Introduction: Les ostéochondrites disséquantes (OCD) du genou sont à l’origine de pertes de substance ostéo-chondrales profondes (stades III et IV) et en zone portante, toujours de traitement difficile. La technique AMIC représente une alternative thérapeutique en 1 temps, fiable et économique. Hypothèse : la technique AMIC est fiable pour des OCD condyliennes.

Méthode. Il s’agit d’une étude prospective, mono centrique, mono-opérateur des 12 patients traités par la technique AMIC depuis octobre 2011. L'âge moyen était de 28 ans (15-39). Il y avait 11 OCD stade IV et une OCD de stade III, 8 OCD médiales et 4 OCD latérales. La surface moyenne était de 3,3 cm2 (2,2-6) et la profondeur moyenne était de 6,3mm (5-9). La perte de substance a été débridée, micro-perforée et comblée de spongieux autologue sous arthroscopie. Une mini-arthrotomie permet le recouvrement par une membrane de collagène porcin de type I/III (Chondrogide®, Geistlich). Pour 2 patients une ostéotomie fémorale de varisation a été réalisée dans un même temps opératoire pour un valgus de plus de 5°. Les patients n’ont pas d’appui avant 1 mois mais la mobilité du genou est libre. L'évaluation a été faite au moyen de scores fonctionnels (KOOS, IKDC subjectif et Lysholm), seuls les résultats au recul minimum de 18 mois sont rapportés.

Résultats : 8 patients ont été revus au recul moyen de 33 mois (18-55mois). Aucune complication post opératoire n’est à déplorer. On notait une amélioration significative de tous les scores fonctionnels à 5 mois, 12 mois et au dernier recul moyen. Les scores IKDC, Lysholm sont passés en pré-op de 52,6 à 84,9 points et de 58 à 91,7 points, respectivement. Le KOOS est rapporté dans le tableau 1. 

Discussion. L’AMIC doit être comparée aux greffes chondrocytaires de 3ème génération (matrice cellularisée) dans le traitement des pertes de substance étendues et profondes. Les résultats cliniques dans les OCD sont voisins (Petersen L, AJSM, 2010). L’AMIC ne nécessite qu’un temps opératoire et pas de recours à un laboratoire de thérapie cellulaire. Les greffes en mosaïque ne sont pas recommandées dans des pertes de substance étendue. L’axe en charge du membre inférieur doit être évalué pour associer éventuellement une ostéotomie de normo correction. Une évaluation à long terme est nécessaire pour confirmer les résultats fonctionnels acquis et évaluer la prévention éventuelle de l’arthrose.

Conclusion.  L'AMIC est une technique d’auto greffe ostéo-chondrale en 1 temps, économique et fiable. 

Série de cas, niveau 4 

 
Pierre BERTHO (Rennes), Xavier BUISSON, Henri ROBERT
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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C14
14:30 - 15:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Frédéric MOUILHADE (ROUEN)
14:30 - 15:00 Echec du traitement arthroscopique du conflit fémoro-acétabulaire. Failure of the arthroscopic treatment of a femoro acetabular impingement. Xavier FLECHER (Marseille), Idriss TOURABALY (Chirurgien Orthopédiste) (Paris)
SALLE 3

Vendredi 02 décembre

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SF1
14:30 - 18:15

SFA FOOT
Généralités / General aspects - Quand la blessure survient / When the injury arises

14:30 - 16:00 L’Evolution Médicale autour du Football. The medical evolution around football. Michel D'HOOGE (Belgique)
14:30 - 16:00 Football féminin - Spécificités. Women’s football - specificities. Fabrice BRYAND (Nantes)
14:30 - 16:00 Organisation médicale et préparation d’une grande compétition internationale. Medical organisation and preparation of an international competition. Franck LEGALL (Lille)
16:30 - 18:15 Place et importance de l’isocinétisme dans un club professionnel de football en 2016. Role and importance of the isokinetic testing in a professional football club. Emmanuel ORHANT (Lyon)
16:30 - 18:15 TABLE RONDE / Le joueur, l'entraîneur, la blessure. ROUND TABLE / The player, the coach and the injury. Michel D'HOOGE (Belgique), G. STEPHAN (Paris), Maialen CONTIS (Toulouse), Eric NOËL (rhumato) (Lyon), Sidney GOVOU (LYON), Franck LEGALL (Lille), Pierre ROCHCONGAR, Emmanuel ORHANT (Lyon)
16:30 - 18:15 LES PELOUSES : Spécificités d’une pelouse hybride. THE LAWNS: Specificities of an hybrid lawn. Jennyfer LECOMPTE (Paris)
16:30 - 18:15 LES PELOUSES : Biomécanique et surface. THE LAWNS: Biomechanics and lawn. Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
SALLE 4

Vendredi 02 décembre

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AA
14:30 - 15:45

SESSION SPÉCIALE AANA
AANA SPECIAL SESSION

14:30 - 15:45 Réparation méniscale des lésions horizontales. Repair of horizontal meniscal tears. Louis MC INTYRE (WHITE PLAIN, Etats-Unis)
14:30 - 15:45 Utilisation du biceps comme greffon dans les ruptures massives. Using the biceps as augmentation tendon graft for massive rotator cuff tear. Jeff ABRAMS (PRINCETON, Etats-Unis)
14:30 - 15:45 Réparations méniscales de dedans en dehors. Inside – out meniscal repair. Kevin BONNER (VIRGINIA BEACH, Etats-Unis)
SALLE 5
15:00

Vendredi 02 décembre

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C15
15:00 - 15:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateurs : Cécile BATAILLER (CCA) (Lyon), Michael WETTSTEIN (Directeur médical) (Lausanne, Suisse)
15:00 - 15:30 Arthroscopie de hanche dans la dysplasie acétabulaire : Trucs et astuces. Arthroscopic management of hip dysplasia: Pearls and pitfalls. Allston STUBBS (Physician) (Winston-Salem, North Carolina, Etats-Unis)
SALLE 3
15:30

Vendredi 02 décembre

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BO3
15:30 - 16:15

BATAILLE D'OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
/ CLINICAL PANEL CASE DISCUSSION

15:30 - 16:15 Genou. Knee. Laurent BAVEREL (MD) (SAINT GREGOIRE), Patrick DJIAN (Orthopedic Surgeon) (PARIS), Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac), Mark GETELMAN (VAN NUYS, Etats-Unis), Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon), Louis MC INTYRE (WHITE PLAIN, Etats-Unis)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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SPV3
15:30 - 15:45

SESSION PRATIQUE VIDEO : COMMENT JE FAIS ?
/ PRACTICAL VIDEO-SESSION: HOW I DO?

Modérateur : Johann ROSSI (CHIRURGIEN ORTHOPEDIQUE) (GRENOBLE)
15:30 - 15:45 Reconstruction cartilagineuse de la hanche par matrice AMIC. AMIC matrix in the hip. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon)
15:30 - 15:45 Réparation endoscopique du moyen fessier. Endoscopic repair of gluteus medius. Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
15:30 - 15:45 Ténotomie endoscopique du pyramidal. Endoscopic tenotomy of piriformis tendon. Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
SALLE 3
15:45

Vendredi 02 décembre

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C16
15:45 - 16:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
/ LECTURE

Modérateur : Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble)
15:45 - 16:15 Echecs des réparations massives de coiffe : réparation itérative ou PTEI ? Failed massive cuff tears: revision arthroscopic repair or reverse? Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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CH
15:45 - 16:15

COMITÉ HANCHE

SALLE 3
16:45

Vendredi 02 décembre

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S2
16:45 - 18:15

SYMPOSIUM
Instabilité postérieure de l’épaule / Posterior instability of the shoulder.

Participants : Charles AGOUT (TOURS), Johannes BARTH (orthopédiste) (Grenoble), Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Toulouse), Olivier GASTAUD (praticien hospitalier) (Cannes), Philippe HARDY (PARIS), J. TOULEMONDE
16:45 - 18:15 Introduction. Pierre MANSAT (Chef du Département d'Orthopédie-Traumatologie) (Toulouse)
16:45 - 18:15 Les présentations cliniques et les lésions anatomiques. Clinical presentations and anatomical lesions. Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES)
16:45 - 18:15 Les techniques : Butées, arthroscopiques et conventionnelles. Surgical techniques: Bone block procedures: open and arthroscopic. Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
16:45 - 18:15 Les techniques capsulaires et Bankart, arthroscopiques et ciel ouvert. Surgical techniques: capsular and Bankart repairs: open and arthroscopic. Blandine MARION (praticien) (PARIS)
16:45 - 18:15 Méthodologie et présentation des séries prospectives et rétrospectives. Methodology and presentaion of the prospective and retrospective series. Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC)
16:45 - 18:15 Résultats du traitement non chirurgical. Results of conservative treatment. Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC)
16:45 - 18:15 Résultats en fonction des tableaux cliniques : luxations et subluxations récidivantes involontaires. Results according to clinical presentations: volontary instability. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
16:45 - 18:15 Résultats en fonction des tableaux cliniques : instabilités volontaires, instabilités volontaires devenues involontaires. Results according to clinical presentations: volontary instability and volontaire instability becoming unvolontary. Marie-Béatrice HARDY (Chirurgien) (Saint Etienne)
16:45 - 18:15 Résultats en fonction des tableaux cliniques : les épaules douloureuses. Results according to clinical presentations: Painfull shoulders. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (Lyon)
16:45 - 18:15 Résultats des butées. Results of bone block procedures. Philippe CLAVERT (PU-PH) (Strasbourg)
16:45 - 18:15 Résultats des gestes capsulaires. Results of capsular procedures. Kevin ANDRIEU (Praticien contractuel) (Denzlingen, Allemagne)
16:45 - 18:15 Les échecs. Failures. François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
16:45 - 18:15 Synthèse. Summary. Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
SALLE 1

Vendredi 02 décembre

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SE
16:45 - 17:15

SESSION ESSKA
ESSKA SESSION

Modérateur : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac)
16:45 - 17:15 Les lésions méniscales : consensus européen. Meniscal injuries: european consensus. Philippe BEAUFILS (Retraité) (Versailles), Roland BECKER (Head of the Department) (Brandenburg, Allemagne), Sebastian KOPF (Attending) (Brandenburg, Allemagne)
SALLE 2

Vendredi 02 décembre

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S3
16:45 - 18:15

SYMPOSIUM
Tendinopathie de l’ilio-psoas sur prothèse totale de hanche / Tendinopathy of the iliopsoas and total hip arthroplasty.

Conférenciers : Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
16:45 - 18:15 Introduction. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
16:45 - 18:15 Conflit cupule psoas : définition, clinique et imagerie. Ilio Psoas impingement/cup: definition, symptoms, imaging. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
16:45 - 18:15 Conflit cupule psoas : facteurs de risque, épidémiologie. Ilio Psoas impingement/cup: risk factors, epidemiology. Xavier FLECHER (Marseille)
16:45 - 18:15 Ténotomie : Technique arthroscopique. Arthroscopic tenotomy technique. Michael WETTSTEIN (Directeur médical) (Lausanne, Suisse)
16:45 - 18:15 Ténotomie : Technique endoscopique. Endoscopic tenotomy technique. Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
16:45 - 18:15 Etude prospective Ténotomie Endo/Arthroscopique. Prospective study: arthrosopic/endoscopic tenotomy. Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON), Thomas GICQUEL (Chirurgien salarié du secteur privé) (Rennes)
16:45 - 18:15 Etude rétrospective : changement de cupule pour conflit psoas. Retrospective study: cup revision. Cécile BATAILLER (CCA) (Lyon), Alexis NOGIER (Montreuil)
16:45 - 18:15 Discussion, comparatif des techniques. Discussion, comparaison of the techniques. Cécile BATAILLER (CCA) (Lyon)
16:45 - 18:15 Conclusion. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon), Olivier MAY (Chirurgien) (Toulouse)
SALLE 3
17:15

Vendredi 02 décembre

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RS2
17:15 - 17:30

RELIVE SURGERY

Modérateur : Jacques MENETREY (Médecin chef) (Genève, Suisse)
17:15 - 17:30 Reprise de LCA. ACL revision. David DEJOUR (chirurgien) (Lyon)
SALLE 2
17:30

Vendredi 02 décembre

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TR3
17:30 - 18:15

TABLE RONDE
/ ROUND TABLE

17:30 - 18:15 Remplacement méniscal (allogreffe et substitut) : l’indication pertinente. Meniscal replacement (allograft and substitute): the best indication. François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), René VERDONK (prof em) (GENT, Belgique), Peter VERDONK (Orthopaedic Surgeon) (ANTWERP, Belgique), John RICHMOND (DEDHAM, Etats-Unis)
SALLE 2
Samedi 03 décembre
07:45

Samedi 03 décembre

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CE08
07:45 - 08:45

CE08 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Placement moderne des tunnels pour un LCA. Tunnels positioning for ACL reconstuction: Up to date

Conférenciers : Thomas CUCURULO (orthopediste) (Marseille), Romain LETARTRE (chirurgien) (LILLE), Jean Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Nantes)
SALLE 1

Samedi 03 décembre

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CE09
07:45 - 08:45

CE09 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Epaule douloureuse de l'adolescent et de l'adulte jeune (<25ans). Painful shoulder in teenager and young adult

Conférenciers : Julien BERHOUET (PU-PH) (St Cyr sur Loire), Philippe COLLOTTE (chirurgien) (Lyon), Philippe HARDY (PARIS), Pietro TONINO (CHICAGO, Etats-Unis)
SALLE 2

Samedi 03 décembre

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CE10
07:45 - 08:45

CE10 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Place de l'arthroscopie dans la traumatologie du coude. What is the benefit of the scope in elbow traumatology

Conférenciers : Philippe CLAVERT (PU-PH) (Strasbourg), Pierre CROUTZET (chirurgien du membre supérieur) (Toulouse), F.h. SAVOIE (NEW ORLEANS, Etats-Unis)
SALLE 3

Samedi 03 décembre

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CE11
07:45 - 08:45

CE11 - Conférence d'enseignement / Instructional Course
Arthroscopie dans les lésions ligamentaires du carpe. Arthroscopy in the carpal ligaments lesions

Conférenciers : Gilles COHEN (PARIS), Guillaume HERZBERG (Professeur) (Lyon), Nicolas PAUCHARD (Dijon)
SALLE 4
09:00

Samedi 03 décembre

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CP10
09:00 - 10:00

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
GENOU / KNEE

Modérateurs : Stéphane BOISGARD (stephane.boisgard@wanadoo;fr) (Clermont-Ferrand), Stéphane PLAWESKI (Grenoble)
09:00 - 10:00 #8412 - ❤ 72. Tiroir antérieur spontané du genou à l'IRM après rupture complète du LCA: quantification et reproductibilité des mesures.
❤ 72. Tiroir antérieur spontané du genou à l'IRM après rupture complète du LCA: quantification et reproductibilité des mesures.

Introduction

La rupture du ligament croisé antérieur du genou (LCA) entraine une augmentation de la translation tibiale antérieure lors de la mise en tension ligamentaire. Un tiroir antérieur spontané (TAS) est parfois noté chez un patient placé dans la position habituelle, standardisée dans l'antenne de l'IRM. L'objectif principal de l'étude était d'explorer la réalité de ce TAS à l'IRM après rupture du LCA puis de le quantifier.

Matériel et méthodes

Une étude rétrospective cas-témoins a été réalisée. Les patients opérés pour une rupture complète isolée du LCA en 2009-2015 ont été appariés avec des témoins ayant eu une IRM de genou sain pendant la même période. Le patient était installé en décubitus dorsal, genou fléchi à 30°, positionné à l'aide de cales permettant d'obtenir un relâchement musculaire suffisant. Les mesures ont été réalisées sur les séries sagittales, en évaluant le déplacement relatif des pièces osseuses sur chacun des compartiments médial et latéral. Les points de repères fémoraux et tibiaux étaient déterminés à la partie la plus postérieure du condyle fémoral, d'une part, et du plateau tibial, d'autre part, en utilisant à la fois les coupes sagittales et axiales. Une mesure était réalisée pour chaque compartiment entre la verticale tangente au point de repère condylien et la partie la plus postérieure du plateau tibial. Le critère principal de jugement était la mesure du tiroir global (moyenne du tiroir médial et latéral). Les mesures ont été réalisées 2 fois par 2 radiologues. La reproductibilité inter et intra-observateur a été évaluée par le coefficient de Pearson puis le coefficient de corrélation intra-classe. La valeur se­­­­uil­­­ optimale du TAS a été déterminée avec une courbe ROC et son intérêt diagnostic par l'aire sous la courbe (AUC).

Résultats

60 (30/30) sujets ont été inclus, âge moyen 27,1±1,7 ans, 20 femmes/40 hommes. Comparés aux témoins, les patients avaient un TAS global significativement plus élevé (3,3±0,6 mm vs 0,6±0,2 mm, p<0,00001). La reproductibilité était excellente. La mesure du TAS global était informative pour le diagnostic d’une rupture du LCA (AUC=0,80 IC95%[0,69-0,91], p<0,05). Au seuil de 2 mm, le TAS avait une sensibilité de 62,1%,  une spécificité de 82,8% et 72,4% de sujets bien classés.

Conclusion

Cette étude a montré que les patients présentant une rupture complète du LCA avait un tiroir antérieur spontané à l'IRM significativement plus important que celui des témoins. Une étude prospective devra évaluer sa valeur pronostique après reconstruction ligamentaire.

Olivia JUDET (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Pierre SZARZYNSKI, Etienne CHARPENTIER, Thomas BAUER, Benoit ROUSSELIN, Philippe HARDY
09:00 - 10:00 #8730 - 73. Résultats du traitement fonctionnel des ruptures partielles du ligament croisé antérieur chez les patients jeunes et sportifs.
73. Résultats du traitement fonctionnel des ruptures partielles du ligament croisé antérieur chez les patients jeunes et sportifs.

Introduction: Les lésions partielles représentent entre 10 et 28% des lésions du ligament croisé antérieur (LCA). Les répercussions fonctionnelles sont généralement modérées et la présentation clinique frustre. Le traitement fonctionnel est habituellement proposé en l’absence de lésion méniscale ou cartilagineuse associée. Les buts de cette étude était d’analyser la qualité de retour au sport après traitement fonctionnel chez les patients jeunes et actifs ayant présenté une rupture partielle du LCA, le taux de rupture complètes secondaires ainsi que la progression des lésions associées.

Matériel et méthodes: Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 46 patients de moins de 30 ans présentant une rupture partielle du LCA avec une laxité différentielle inférieure à 5mm. Les patients ont été réévalués avec un recul minimum de 2 ans. L’évaluation fonctionnelle était réalisée à l’aide du score IKDC subjectif, l’analyse du ressenti du genou analysée par le score ACL-RSI et le niveau sportif par le score de Tegner. La survenue d’une rupture totale était notée ainsi que la progression des lésions méniscales et cartilagineuses.

Résultats: Quarante-six patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen à la rupture était de 21 ans. La laxité différentielle moyenne était de 2,6mm (0 à 5), 83% des patients ne présentaient pas de ressaut rotatoire. Le score moyen de Tegner avant la lésion était de 7 (5 à 10).

Les patients ont été réévalués avec un recul moyen de 3,4 ans.

Dix-sept patients (37%) ont évolué vers une rupture complète.Dix patients (59%) ont développé des lésions méniscales secondaires à la rupture complète.

Les 29 patients n’ayant pas complété leur rupture avaient une laxité différentielle initiale de 2,5mm (0 à 4). La laxité différentielle au recul était de 1,5mm (0 à 4). Au dernier recul, le score de Tegner était de 5,8 (3 à 8), le score IKDC de 85 (68 à 100) et le score ACL RSI  de 68,8 (43-98).  Seuls six patients ont repris le sport au niveau initial.

Conclusion: Le traitement fonctionnel des ruptures partielles du LCA est à proposer avec prudence chez les sujets jeunes et sportifs. Il est important d’évaluer la motivation de retour au sport et d’informer les patients du risque élevé de progression vers une rupture complète et de lésions méniscales secondaires.

Geoffroy DUBOIS DE MONT-MARIN (Lyon), Bertrand SONNERY-COTTET, Mathieu THAUNAT, Antoine DESSEAUX, Jean-Marie FAYARD
09:00 - 10:00 #7125 - 74. Un endo bouton réglable permet-il de fixer aussi bien une greffe du LCA que deux vis résorbables ? A propos de 200 cas.
74. Un endo bouton réglable permet-il de fixer aussi bien une greffe du LCA que deux vis résorbables ? A propos de 200 cas.

Il s ‘agit d’une étude prospective. Le but de cet étude est de comparer deux systèmes de fixation au niveau fémoral. D'une part une fixation par vis résorbable et d'autre part une fixation par endo bouton réglable. La fixation par endo bouton simple a été validée par plusieurs études, la fixation par endo bouton réglable est source de controverse avec un risque de perte de correction.

200 patients porteurs d’une rupture du LCA. L’intervention a été réalisée par le même opérateur. La technique est une greffe de type DIDT et dans tous les cas l’insertion sur la patte d’oie est conservée et la greffe est donc pédiculée. Dans tous les cas une vis résorbable chargée de TCP est rajoutée dans le tunnel tibial. Pour 100 cas la fixation fémorale était une vis résorbable  chargée de TCP de la société SBM fixée de dehors en dedans et pour 100 cas un endo bouton réglable de la société SBM (Pullup XL).  La greffe est préparée classiquement en repliant en deux l'ensemble des deux tendons semi-tendinosus et gracilis, pour obtenir une greffe faite de 4 brins dont le diamètre est variable en fonction du gabarit du patient entre 8 et 10 mm. Les tendons sont solidarisés entre eux avec des fils non résorbables proches de chaque extrémité. La vis utilisée est une vis composite faite de 60 % de phosphate tri-calcique. L'endo bouton réglable (Pullup XL) est formé d'une plaquette métallique de 20 mm de long sur 2 mm d'épaisseur avec un fil au tressage spécifique permettant la mise en tension de la greffe sans retour possible. Cet endo bouton a été au préalable testé en laboratoire et a montré sa résistance importante à la rupture. L'endo bouton peut être utilisé avec un diamètre maximal de tunnel de 10 mm. La réalisation des tunnels se fait de dehors en dedans avec des viseurs spécifiques en position anatomique. La greffe est passée depuis le tunnel tibial jusque vers le tunnel fémoral.  Pour le groupe endo bouton, La plaquette est extériorisée en fémoral. Une traction sur l'extrémité tibiale nous permet le positionnement de la plaquette en fémoral, après vérification de sa bonne position nous mettons en tension la greffe avec le fil de traction spécifique jusqu'à obtenir une tension idéale de la greffe après cyclage de celle-ci. Pour le groupe avec vissage fémoral, nous pratiquons de la même manière, nous cyclons la greffe et nous la fixons avec la vis de dehors en dedans. Pour les deux groupes le même protocole de rééducation a été réalisé. Une étude statistique a été réalisée sur le logiciel Statel de la société Adscience.fr. Une analyse comparative des variables qualitatives et quantitatives a été réalisée, faisant appel aux tests de Chi2, Kruskall et Wallis.

En tout point les deux séries sont comparables : âge des patients 32 ans, taille de la greffe 8,7 mm, laxité pré-opératoire 6,4 mm versus 6,1 mm, délai accident chirurgie 9 mois versus 10 mois, lésions méniscales 37% versus 26%. 55% de femmes et 45% d'hommes. Aucune différence statistiquement significative  n'a eté mise en évidence en pré-opératoire entre les deux groupes.

Tous les patients ont été revus à un an post-opératoire avec un bilan de laximétrie au Telos à 15 kg ainsi qu’un bilan fonctionnel comprenant un test Koos et ACL RSI.

Le résultat sur la laximétrie n’a montré aucune différence statistique entre les deux groupes : 2,85 mm pour le groupe vis-vis versus 2,69 mm pour le groupe endo bouton réglable. Aucune différence n’a été mise en évidence sur les tests fonctionnels. L'analyse radiologique des tunnels fémoraux n'a pas pas révélé de ballonnement des tunnels, ni de faillite de la fixation. La position de la plaquette a toujours été au contact de la corticale externe fémorale sans interposition tissulaire. Le taux de complications à court terme était identique sans complication du au matériel, pas d'infection, et 1% de cyclope syndrome dans les deux groupes.

Cette étude prouve la fiabilité de l’endo bouton réglable (PullupXL). Il n’y a donc pas de perte de correction de laxité avec ce type de fixation qui reste une alternative intéressante pour la fixation fémorale lorsque nous utilisons des greffes pédiculés avec des tendons un peu courts. 

Jean-Claude PANISSET (Echirolles), Achilleas BOUTSIADIS, Johannes BARTH
09:00 - 10:00 #7154 - 75. Validation expérimentale de l’appareil GNRB pour la mesure de la translation antérieure du tibia.
75. Validation expérimentale de l’appareil GNRB pour la mesure de la translation antérieure du tibia.

Introduction La mesure de la laxité antérieure est un élément essentiel dans la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA). L’appareil GNRB a été développé pour supprimer les insuffisances de reproductibilité et de fiabilité des mesures cliniques ou instrumentales conventionnelles. Mais sa validation expérimentale n’avait jamais été réalisée. L’hypothèse de cette étude était que la mesure de la translation tibiale antérieure par l’appareil GNRB serait différente de celle par un système de navigation pris pour référence.

 

Matériel 5 paires de genoux de cadavre frais congelés ont été analysés après décongélation pendant 24 heures à température ambiante.

 

Méthodes Des broches filetées ont été insérées au tiers distal du fémur et au tiers proximal du tibia, permettant de fixer les traceurs d’un système de navigation couramment utilisé et validé pour la chirurgie du LCA. Le genou était positionné à 20° de flexion dans une attelle calibrée. Une force postéro-antérieure calibrée d’intensité croissante était appliquée (134, 150, 200 and 250 N) ; la translation antérieure du tibia était mesurée simultanément par le système GNRB et par le système de navigation pour chaque force appliquée. Trois situations ont été analysées pour chaque genou : LCA et LAL intacts, section du LCA ou du LAL (choisie de façon aléatoire pour chaque paire de genou), section du LCA et du LAL. Le critère principal était la translation antérieure du tibia à 250 N. Les mesures ont été comparées par un test de Wilcoxon au seuil de 5%.

 

Résultats La différence moyenne de translation antérieure du tibia à 250 N entre la mesure par le système GNRB et par le système de navigation indépendamment de l’état ligamentaire et de la force appliquée était de 0,12 ± 1,8 mm (ns). Seules 28 différences (23%) étaient supérieures à 2 mm. Il y avait une forte corrélation (R²=0,81) et une bonne cohérence (R²=0,029) entre les deux mesures. Les différences n’étaient pas influencées par l’état ligamentaire.

 

Discussion Les mesures de translation antérieure et de raideur par le  système GRNB et le système de navigation n’étaient pas significativement différentes dans toutes les situations testées. Les différences observées étaient numériquement faibles et probablement sans influence clinique réelle. Le système GNRB peut donc être considéré comme un instrument fiable pour la mesure de la laxité antérieure du genou. 

Jean-Yves JENNY (Strasbourg), Benjamin PULIERO, Gilles SCHOCKMEL, Sébastien HARNOIST, Philippe CLAVERT
09:00 - 10:00 #8501 - 76. La contracture post-opératoire des ischios-jambiers est associée à un haut risque de Cyclope, après reconstruction du LCA.
76. La contracture post-opératoire des ischios-jambiers est associée à un haut risque de Cyclope, après reconstruction du LCA.

Introduction : Le syndrome du cyclope est caractérisé par un défaut d'extension du genou, dû à la formation d'un nodule fibreux dans l'échancrure intercondylienne. Cette complication apparaît généralement dans la phase précoce post-opératoire, après reconstruction du LCA. Toutefois, la pathogénie de son appartion reste floue.

Hypothèse : La persistance d'une contracture réflexe des ischio-jambiers (IJ), après chirurgie du LCA, est associée à un risque élevé d'apparition d’un cyclope.

Matériels et méthodes :  Entre 2000 et 2014, 45 cas de débridement arthroscopique pour lésion de cyclope, après chirurgie du LCA, ont été identifiés au sein d’une cohorte de 2089 patients suivis sur une période minimale de 2 ans. Un groupe contrôle de 45 patients a été réalisé, par table randomisé, tiré au sort au sein de cette cohorte sur la même période. Ont été intégrés les caractéristiques démographiques des patients et les détails chirurgicaux liés à leurs opérations. Les IRM pré-opératoires de chaque patient ont également pu être récupérés, et les patients avec contusion fémorale ont été identifiés.

Les mobilités actives et passives du genou en pré-opératoire, à 3 semaines et à 6 semaines post-opératoire ont été étudiés dans les 2 groupes. Le déficit d’extension a été évalué en comparaison avec le côté sain. Le flessum était considéré comme secondaire à une contracture des IJ, quand celui-ci était objectivé en position de décubitus ventral, et réversible après exercices de fatigabilité des IJ.

Résultats : Les deux groupes étaient comparables en terme d’âge, de sexe, de délai accident-chirurgie et de niveau sportif. Un déficit d’extension était retrouvé de manière significativement plus importante dans le groupe cyclope à 3 semaines (Cyclope : 71%; Contrôle : 22%, P < 0.001) et 6 semaines (Cyclope : 60%;
Contrôle : 7%, P < 0 .001). Le taux de déficit d’extension lié à une contracture des IJ était significativement supérieure dans le groupe cyclope à 3 semaines (Cyclope : 58%; Contrôle : 22%, P < 0.001) et 6 semaines (Cyclope : 29%; Contrôle : 2%, P < 0.001).

Conclusion : La contracture persistante des IJ, à 3 semaines et 6 semaines d’une reconstruction du LCA, était associée statistiquement au risque d’apparition d’un cyclope.

Charles KAJETANEK (Paris), Francisco PINTO, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
09:00 - 10:00 #8619 - 77. Variablité de la laxité antérieure des genoux non-opérés sains au cours du suivi longitudinal des patients opérés d’une reconstruction du LCA.
77. Variablité de la laxité antérieure des genoux non-opérés sains au cours du suivi longitudinal des patients opérés d’une reconstruction du LCA.

Introduction : Au cours du suivi d’un patient opéré d’une plastie du LCA, le genou controlatéral sain sert de référence pour déterminer la laxité différentielle. Sa variabilité lors d’un suivi longitudinal n’a pas encore été déterminée. Le but de cette étude est de déterminer la différence minimale cliniquement pertinente du GNRB® par l’analyse du genou sain dans un suivi longitudinal postopératoire du genou opposé.

Matériel et méthodes : Les genoux sains, non-opérés, de 44 patients, avec plastie du LCA au genou opposé, ont été testés en laxité antérieure (GNRB®) à 200N avant l’opération ainsi que 3, 6 et 12 mois après l’opération selon un protocole standardisé. Le différentiel a été considéré pour 3 variables : le déplacement final à 200N (ATD200), la pente de la courbe entre 30-50N (PCA) et entre 100-200N (SCA). Une ANOVA à mesures répétées a permis d’extraire l’erreur type de mesure (SEM) obtenue entre 2 occasions de tests. La différence minimale cliniquement pertinente (MCID) a alors été calculée selon la formule : MCID = SEM * 1.96 * √2.

Résultats : L’ATD200 du genou sain atteignait en moyenne 5,3±1,3mm avant l’opération du genou controlatéral, 5,3±1,3mm 3 mois après l’opération, 5,0±1,2mm 6 mois après l’opération et 4.7±1.2mm 12 mois après l’opération. La MCID variait de 1,6 à 2,1 mm selon les périodes de test comparées. La PCAdu genou sain atteignait en moyenne 36±15μm/N avant l’opération, 36±15μm/N 3 mois après l’opération, 34±14μm/N 6 mois après l’opération et 30±15μm/N 12 mois après l’opération. La MCID variait de 23 à 32μm/N selon les périodes de test comparées. La SCA du genou sain atteignait en moyenne 24±5μm/N avant l’opération, 24±6μm/N 3 mois après l’opération, 24±5μm/N 6 mois après l’opération et 22±5μm/N 12 mois après l’opération. La MCID variait de 7 à 9μm/N.

Discussion : Les variations des mesures des laxités des genoux sains doivent être prises en compte lors du suivi longitudinal des laxités différentielles. On observe une grande variabilité dans les mesures de l’analyse du genou sain dans un suivi longitudinal postopératoire du genou opposé. Cette dernière est supérieure à la reproductibilité observée chez des sujets sains (1,2mm). Cette variabilité peut relever d’un changement physiologique ou de la méthode de mesure (changement d’examinateur, période entre les tests, etc…).

Conclusion : Le GNRB®, utilisé avec un protocole standardisé, permet de détecter des changements supérieurs à 1,6-2.1 mm au cours du suivi du patient avec lésion et reconstruction du LCA.

Mouton CAROLINE (Luxembourg, Luxembourg), Theisen DANIEL, Nührenbörger CHRISTIAN, Pape DIETRICH, Seil ROMAIN
09:00 - 10:00 #8647 - 78. Lésions du pivot central chez l’enfant et l’adolescent : quels sont les déterminants de la survenue d’une rupture intraligamentaire du LCA ou d’une fracture de l’éminence intercondylienne antérieure du tibia ?
78. Lésions du pivot central chez l’enfant et l’adolescent : quels sont les déterminants de la survenue d’une rupture intraligamentaire du LCA ou d’une fracture de l’éminence intercondylienne antérieure du tibia ?

Introduction : Chez l’enfant et l’adolescent, les lésions du pivot central du genou peuvent être soit des ruptures intraligamentaires du ligament croisé antérieur (LCA), soit des fractures de l’éminence intercondylienne antérieure du tibia (FEICA). Les déterminants de la survenue de l’une ou l’autre de ces lésions ne sont pas connus.

Matériel et méthodes : Dans une étude rétrospective, nous avons comparé un groupe de 27 patients atteints d’une FEICA à un groupe de 30 autres avec une rupture du LCA. Des données démographiques et diagnostiques ont été collectées, les circonstances traumatiques ont été analysées et des mesures radiographiques ont été réalisées sur les radiographies du genou de face et de profil.

Résultats : Nous confirmons que la FEICA survient chez des patients plus jeunes que ceux atteints de rupture du LCA (11,1 ans versus 13,4 ans, p < 0,0001). Les circonstances traumatiques étaient différentes dans les deux groupes (p = 0,0017). Le mécanisme des traumatismes occasionnant des FEICA était plus souvent direct (p = 0,0005) et à haute énergie (p = 0,0159). Les patients avec une rupture du LCA avaient une échancrure intercondylienne plus étroite (p < 0,0001).

Conclusion : L’immaturité de l’épiphyse tibiale des jeunes patients la rend plus vulnérable aux FEICA qu’aux ruptures du LCA. Il pourrait exister des patterns biomécaniques différents expliquant la survenue d’une FEICA ou d’une rupture du LCA. La sténose de l’échancrure intercondylienne pourrait être un facteur morphologique favorisant la rupture du LCA.

Romain LAURENT (Luxembourg, Luxembourg), Laurent BUND, Ludovic SCHNEIDER, Philippe GICQUEL
09:00 - 10:00 #8645 - 79. Evaluation du lien entre le tiroir antérieur spontané du genou à l'IRM et les lésions des structures anatomiques dans les ruptures complètes du ligament croisé antérieur.
79. Evaluation du lien entre le tiroir antérieur spontané du genou à l'IRM et les lésions des structures anatomiques dans les ruptures complètes du ligament croisé antérieur.

Introduction

Une étude cas-témoins a montré que les patients présentant une rupture complète du ligament croisé antérieur du genou (LCA) avaient un tiroir antérieur spontané (TAS) global à l'IRM significativement plus important que celui des témoins. Au seuil de 2 mm, le TAS avait une sensibilité de 62,1%,  une spécificité de 82,8% et 72,4% de sujets bien classés. L’objectif principal de l’étude était de rechercher un lien entre le TAS à l’IRM et les lésions anatomiques associées en cas de rupture du LCA.

Matériel et Méthodes

Cette étude rétrospective a inclus les patients opérés pour une rupture complète du LCA en 2010-2015. Les critères d’exclusions étaient la présence d’une rupture associée du ligament croisé postérieur, de luxation fémoro-tibiale associée, de rupture partielle du LCA et/ou d’antécédent chirurgical du genou opéré. Les IRM préopératoires étaient réalisées en décubitus dorsal, genou fléchi à 30°. Le TAS était mesuré par superposition en axial de la coupe bi-condylienne et de la coupe passant par les plateaux tibiaux (moyenne du tiroir médian et du tiroir latéral). La présence de lésions associées (oui/non) était recherchée (ménisque médial et latéral, cartilage médial et latéral, ligament latéral interne et externe, coque et œdème osseux). Les mesures étaient réalisées deux fois par deux radiologues expérimentés à deux semaines d’intervalle. La reproductibilité inter et intra-observateur a été évaluée par le coefficient de Pearson (r) puis le coefficient de corrélation intra-classe (ρ). Les facteurs associés à un TAS>2mm ont été recherchés par une régression logistique multivariée.

Résultats

91 patients ont été inclus, âge moyen 31,1±10,1 ans, 34 femmes/57 hommes. La moyenne du TAS global était 4,7±2,3mm et la médiane 4mm. A l'IRM préopératoire, 60,4% des patients présentaient un œdème osseux, 48,4% une lésion méniscale médiale et 36,4% une lésion méniscale latérale. La reproductibilité inter et intra-observateurs des mesures du TAS était excellente. Ce TAS était significativement plus important si les patients présentaient une lésion méniscale médiale (5,4±2,3mm vs 4±2,1mm, p=0,003). Aucune différence significative n'a été retrouvée sur les autres lésions. 80 (87,9%) patients présentaient un TAS>2mm et le seul facteur de risque identifié était la présence de lésions méniscales médiales (OR=9,4, IC95% [1,2-77,8], p=0,03).

Conclusion

Le tiroir antérieur spontané du genou à l'IRM est significativement associé à la présence d’une lésion méniscale médiale chez les patients atteints de rupture de LCA. Une étude prospective devra évaluer sa valeur pronostique sur la stabilité et les résultats fonctionnels du genou après reconstruction ligamentaire.

Guillaume SIGONNEY (LE HAVRE), Shahnaz KLOUCHE, Virgile CHEVANCE, Thomas BAUER, Benoit ROUSSELIN, Olivia JUDET, Philippe HARDY
09:00 - 10:00 #7844 - 80. Voie antéro-médiale versus dehors en dedans pour le positionnement du tunnel fémoral dans les reconstructions du LCA : étude anatomique.
80. Voie antéro-médiale versus dehors en dedans pour le positionnement du tunnel fémoral dans les reconstructions du LCA : étude anatomique.

Intoduction : 

Trois techniques arthroscopiques ont été développées pour la réalisation du tunnel fémoral dans la chirrugie du ligament croisé antérieur(LCA) :la viséee transtibiale, la technique de dehors en dedans et la visée antéro-médiale; ces deux dernières étant les plus recommandées dans la littérature. L'objectif de cette étude était de mesurer la distance entre ces deux tunnels réalisés selon ces deux techniques avec une analyse de reproductibilité inter-et intra-observateur.

Matériels et Methodes : 

Huit genoux frais de sujets anatomiques (4 droits et 4 gauches) ont été utilisés. Une résection arthroscopique du LCA par les deux voies d'abord antérieures standarts a été effectuée à l'aide de couteau motorisé. La broche-guide pour le tunnel fémoral de dehors en dedans a été positionné à l'aide d'un viseur spécifique, genou fléchi à 90° sans dépasser la corticale dans l'échancrure. Une deuxième broche guide pour le tunnel fémoral a été positionnée par la voie antéro-médiale à l'aide d'un viseur décalé de 5 mm, genou fléchi à 120°. Nous avons ensuite fait franchir la corticale à la première broche. Puis nous avons mesuré , à l'aide d'une règle arthroscopique intrduite par la voie antéro-latérale et genou fléchi à 90°, la distance entre les deux broches au niveau de l'échancrure. Cette mesure a été effectué par deux observateurs indépendants, à 2 reprises afin d'évaluer la reproductibilité inter- et intra-observateur.

Résultats :

L'âge moyen des sujets était de 77,8 +/- 4,9 ans. L'observateur 1 retrouvé une distance entre les deux broches de 5,7 +/- 1,2 mm et l'observateur 2  de 5,8 +/0,6mm en première lecture. En deuxième lecture, les distances mesurées étaient de 5,5+/- 0,5 mm et de 5,7+/- 0,7 respectivement.

Discussion :

Cette étude anatomique montre une différence non significative entre le placement des 2 broches lors de la réalisation des tunnels fémoraux. Un des avantages de la voie antéro-médiale est la réalisation du tunnel fémoral en hyperflexion permettant de diminuer le risque d'effraction de la corticale postérieure fémorale. Une des contraintes de cette voie  est la difficulté de visualisation du positionnement de la broche en hyperflexion, responsable d'un mauvais positionnement du tunnel fémoral.

Conclusion : 

Il n'y a pas de "gold standart" pour la réalisation des tunnels fémoraux pour la reconstruction du LCA. Chacune des deux techniques analysées présentent des avantages et inconvénients.

Victor HOUSSET (Paris), Guillaume MIROUSE, Herve SILBERT, Damien POTAGE, Philippe HERNIGOU
SALLE 1

Samedi 03 décembre

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CP11
09:00 - 10:00

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES / FREE PAPERS
ÉPAULE / SHOULDER

Modérateur : Bruno LEVY (MEUDON LA FORET)
Participant : Franck JOUVE (Chirurgien) (NICE)
09:00 - 10:00 #8329 - ❤ 81. La formation sur simulateur permet-elle d'améliorer la triangulation et la précision en arthroscopie d'épaule? Essai contrôlé randomisé.
❤ 81. La formation sur simulateur permet-elle d'améliorer la triangulation et la précision en arthroscopie d'épaule? Essai contrôlé randomisé.

Introduction:

The dexterity skills required to perform safe, effective, and efficient arthroscopic operations are demanding. A variety of arthroscopic surgical simulation models are available, however, the cost of nearly all available models makes them prohibitive for incorporation into the vast majority of orthopaedic training programs. The purpose of this study was to determine the effectiveness of simulator training on basic triangulation and probing skills utilizing a novel, low-cost arthroscopic triangulation training system (ArthroBox, Arthrex Inc., Naples FL).

Methods:

A randomized controlled trial of subjects without prior arthroscopic skills training was conducted. All participants received a demonstration of how to use the arthroscopic triangulation training system, and then were randomized to receive either no training or a fixed protocol of simulation training on the simulation model, including 30 minutes of training for 4 consecutive days. On Day 1 and Day 5, all participants were evaluated on 3 simulated arthroscopic tasks, and were assessed by an independent observer. Variables analyzed included which hand the camera was held, which portals the participant initially used, how many times portals were changed, the time it took to complete the tasks, and the task completion rate.  Statistical analysis was conducted utilizing Student’s t-tests, with p<0.05 denoting statistical significance (OriginPro 9 software, Northampton MA, USA).

Results:

Thirty-six participants (92% male, average age 28±5 years) were randomized into two groups with 17 in the training group (T) and 19 in the no-training group (NT).  On Day 1, 7/17 participants (41%) in the T group completed all tasks, while 10/19 participants (53%) in the NT group completed all tasks (P=0.52). On Day 5, significantly more participants in the T group completed all tasks on Day 5 compared to the NT group (17/17 (100%) versus 12/19 (63%), P=0.008). Participants in the T group had significantly improved task completion times for all 3 tasks on Day 5 versus Day 1. Participants in the NT group had a significantly improved task completion time for Task 1 on Day 5 versus Day 1; no differences were found for Tasks 2 and 3. On Day 5, participants in the T group required significantly fewer portal changes compared to the NT group (2.35±2.29 versus 6.95±8.55, P=0.039). 

Conclusions: 

Simulation training on a simple, low-cost arthroscopic triangulation training system resulted in an overall improvement in arthroscopic probing and triangulation skills within 1 week of training, with significantly decreased task completion times and significantly increased efficiency of movement. 

Rachel FRANK, George REGO, Angelica DEMARTINO, Chelsea DAY, Frank GRIMALDI JR., Brian COLE, Anthony ROMEO (Chicago, Etats-Unis), Christopher ADAMS
09:00 - 10:00 #8700 - ❤ 82. L’apprentissage de l’arthroscopie d’épaule est-il plus difficile en décubitus latéral qu’en position demi-assise ? Etude expérimentale sur simulateur virtuel chez des internes de chirurgie en début de formation.
❤ 82. L’apprentissage de l’arthroscopie d’épaule est-il plus difficile en décubitus latéral qu’en position demi-assise ? Etude expérimentale sur simulateur virtuel chez des internes de chirurgie en début de formation.

L’arthroscopie d’épaule peut être réalisée en décubitus latéral (DL) ou en position demi assise (DA). Chaque chirurgien se doit d’apprendre cette technique. Nous avons eu pour objectif de rechercher quelle position est la plus facile et efficiente pour débuter l’apprentissage de l’arthroscopie d’épaule et notamment la triangulation sur simulateur virtuel au sein d’une population de jeunes internes de chirurgie.

L’étude a été réalisée sur le simulateur virtuel d’arthroscopie d’épaule Virtamed ArthroS®, sur lequel chaque position est réalisable. Entre mars et mai 2016, 20 internes en chirurgie ayant une faible expérience en arthroscopie d’épaule ont été randomisés en deux groupes. Chaque interne a réalisé  une répétition de 2 exercices de triangulation : palpation au crochet d’élément anatomique et « catch the star » (ablation corps étrangers intra articulaires), en changeant de position de travail à chaque répétition afin que chacun soit son propre témoin. Les deux groupes ont réalisé le même nombre d’exercices (16) mais en débutant soit en DL soit en DA. Un système d’analyse informatique mesurait les performances chirurgicales objectives en enregistrant la durée pour effectuer chaque tâche, la distance parcourue par la caméra et l’instrument (crochet ou pince basket) et la iatrogénie cartilagineuse. Un questionnaire subjectif (NASA TASK LOAD) a été rempli afin de comparer les performances et de rechercher quelle position été ressentie comme plus adéquate pour débuter l’arthroscopie.

Les deux groupes montraient une amélioration objective des résultats au fur et à mesure des répétitions quelque soit la position (p < 0,05). La durée de réalisation des tâches et la distance parcourue par la caméra et instruments étaient supérieures en DL quelle que soit la position débutée (p < 0,05). La différence entre les deux positions après les 8 répétitions sur chaque exercice diminuait (p=0,11). Subjectivement, 80% des internes ressentaient un engagement mental et physique plus important en DL. Du fait de la position anatomique de l’épaule et de la position de travail, la position demi assise était la position privilégiée pour débuter la triangulation en arthroscopie d’épaule pour la majorité des participants (75%).

La triangulation en arthroscopie d’épaule est difficile pour les jeunes internes et notamment en décubitus latéral. Le simulateur leur permet d’apprendre et d’accélérer leur apprentissage. Inciter les internes à travailler en décubitus latéral sur le simulateur peut améliorer leurs performances initiales et leur permettre d’appréhender plus facilement cette position. 

Romain DETAMMAECKER (Nancy), Cyril PERRENOT, Nguyen TRAN, Francois SIRVEAUX
09:00 - 10:00 #8731 - ❤ 83. Existe-t-il des rapports anatomiques fiables pour quantifier le déplacement horizontal dans les disjonctions acromio-claviculaires ? Etude anatomique sur 30 pièces.
❤ 83. Existe-t-il des rapports anatomiques fiables pour quantifier le déplacement horizontal dans les disjonctions acromio-claviculaires ? Etude anatomique sur 30 pièces.

Introduction :

La classification de Rockwood est communément admise pour apprécier la gravité  des disjonctions acromio-claviculaire (AC), prenant en compte les déplacements verticaux (types III et V) et horizontaux (Type IV : luxation postérieure de la clavicule). Le déplacement vertical, par la mesure de l’index coraco-claviculaire sur le cintre acromio-claviculaire de face, est validé et  reproductible. La mesure du déplacement horizontal est classiquement recherchée en mesurant un défaut d’alignement entre les Bords Antérieur de l’acromion et de la clavicule (BAAC).
Notre hypothèse est que les BAAC présentent un alignement parfait en absence de Disjonction..

 

Matériel :

30 pièces anatomiques cadavériques congelées avec une articulation AC intact ont été disséquées.

 

Méthode :

Une fois les facettes articulaires identifiées, une ligne passant par l’articulation AC était définie puis 2 perpendiculaires, l’une pour identifier le débord antérieur de l’acromion (ACA) et l’autre le débord antérieur de la clavicule (CLA). L’alignement était mesuré en calculant la différence entre ces mesures d(AAC,ACL). Les repères postérieurs étaient définis de même : ACP, CLP et d(ACP,CLP).

La dispersion des valeurs était illustrée par des graphes de type « boites à moustache » et les statistiques étaient effectuées sur le logiciel SPSS.

 

Résultats :

En avant, 60% des articulations AC présentaient un alignement parfait des BAAC  (0+/- 1 mm). Le débord ACA était mineur dans 3% et majeur ( > 2mm) dans  24% des cas. Le débord CLA était mineur dans 3% et majeur ( > 2mm) dans 10% des cas.

En arrière, 60% des articulations AC présentaient un alignement parfait des bords postérieurs de ACP et CLP (0+/- 1 mm). Le débord ACP était mineur dans 3% et majeur ( > 2mm) dans  13% des cas. Le débord CLP était mineur dans 3% et majeur dans  20% des cas.

En cas d’alignement antérieur parfait, 78% des cas présentaient aussi un alignement postérieur parfait (p < 0.001). Une tendance à l’alignement postérieur parfait a également été retrouvé en cas d’articulations larges (p=0.05).

 

Discussion-Conclusion:

Sur des articulations AC saines, l’alignement n’est retrouvé entre les BAAC que dans 60%  des cas et 1/4 des clavicules présentaient un aspect de « subluxation postérieure». Gastaud et Rahm avaient déjà montré l’absence de fiabilité des mesures radiologiques du déplacement AC sur le profil axillaire.

Sur le plan pratique, pour réduire correctement une disjonction AC dans le plan horizontal, la seule manière fiable reste d’ouvrir l’articulation pour contrôler la bonne réduction entre les facettes articulaires.

Achilleas BOUTSIADIS, Paul BROSSARD (GRENOBLE), Pablo NARBONA, Paolo ARRIGONI, Alexandre LAEDERMANN, Patrick DENARD, Stephen BURKHART, Johannes BARTH
09:00 - 10:00 #8704 - 84. Etude comparative du résultat radiologique de 2 techniques de plasties dans les disjonctions acromio-claviculaire aiguës déplacées : ligament synthétique à ciel ouvert versus double boutons sous arthroscopie.
84. Etude comparative du résultat radiologique de 2 techniques de plasties dans les disjonctions acromio-claviculaire aiguës déplacées : ligament synthétique à ciel ouvert versus double boutons sous arthroscopie.

 Introduction :

Les disjonctions acromio-claviculaires (DAC) déplacées (Rockwood ≥3) sont un motif fréquent de consultation, sources de douleurs et gênes à moyen et long terme. L’objectif de la chirurgie est donc d’obtenir une réduction la plus anatomique possible et stable au cours du temps. Le but de cette étude était de comparer les résultats radiologiques de 2 techniques de ligamentoplastie utilisées dans les DAC «aigues» : le ligament synthétique Acrolig® FX Solution à ciel ouvert versus le double endo-boutons ZipTight™ Biomet sous arthroscopie.

Matériel et Méthodes :

Cette étude monocentrique rétrospective portait sur 28 patients opérés dans 45 jours suivants le traumatisme. Les critères d’inclusion étaient : toutes les DAC de stade 4 et plus, et les DAC de stade 3 chez les patients jeunes (<45ans) sportifs et/ou travailleurs manuels. Les suites opératoires étaient les mêmes pour les 2 groupes avec une immobilisation pendant 45 jours et un début de la rééducation (passive) à J21 post-opératoire. L’analyse radiologique était réalisée par 2 examinateurs indépendants et comprenait : le stade de Rockwood (pré-opératoire) et l’évaluation du déplacement frontal (DF) de la DAC par la distance entre l’acromion et la clavicule sur le cliché radiographique de face (pré-opératoire, post-opératoire immédiat, J45 et J90 post-opératoire).  

Résultats :

Quinze patients ont bénéficié d’un Acrolig® à ciel ouvert et 13 d’un ZipTight™ sous arthroscopie dans un délai moyen de 14.3 jours [EC=7.3]. Les 2 groupes étaient comparables avec un DF moyen pré-opératoire de 11.83mm [EC=3.19] (Acrolig®) et 12.23mm [EC=3.30] (ZipTight™). La concordance inter-examinateurs sur la mesure du DF est évalué à 0.89 (1=100% de concordance) avec une différence moyenne de mesure entre examinateurs de 0.88mm. En post-opératoire immédiat la technique arthroscopique permettait une meilleure réduction (DF : 3,57mm [EC=3.10] pour le ZipTight™ vs 4,74mm [EC=2.80]  pour l’Acrolig®) sans différence significative. A J45 post-opératoire, on notait une majoration significative (p<0.005) du déplacement dans le groupe Acrolig® (DF : 8,83mm [EC=4.30]) par rapport au groupe ZipTight™ (DF : 3,96mm [EC=2.54]). A J90, il n’y avait pas de nouvelle évolution du déplacement frontal. Aucun élément (stade de Rockwood, délai de pris en charge…) n’était significativement corrélé avec la qualité de la réduction et son maintien au cours du temps.

Conclusion :

Le traitement par double boutons sous arthroscopie permet une réduction initiale de la DAC plus anatomique, et plus stable (perte de réduction moindre) durant la période de cicatrisation ligamentaire des 3 premiers mois.  

Guillaume VILLATTE (Clermont-Ferrand), Stéphane MILLERIOUX, Roger ERIVAN, Stéphane DESCAMPS, Stéphane BOISGARD
09:00 - 10:00 #8690 - 85. Analgésie post-opératoire dans la chirurgie arthroscopique de l'épaule ambulatoire: Etude prospective comparative entre Bloc inter-scalénique isolé et la mise en place d'un Catheter inter-scalénique en diffusion continue.
85. Analgésie post-opératoire dans la chirurgie arthroscopique de l'épaule ambulatoire: Etude prospective comparative entre Bloc inter-scalénique isolé et la mise en place d'un Catheter inter-scalénique en diffusion continue.

La  prise en charge ambulatoire en chirurgie arthroscopique de l’épaule a connu un essor important notamment grâce à l’amélioration de l’anesthésie loco-régionale et plus récemment avec les techniques dîtes multimodales associant produits anesthésiques classiques et produits adjuvants.  Notre étude est de comparer l’efficacité sur la douleur post-opératoire d’un bloc inter-scalénique  par Naropeïne continue sur 3 jours versus un bloc inter-scalénique en association avec de la dexamethasone (DXM).

Matériel et Methode.

Nous avons réalisé une étude prospective comparative  entre novembre 2014 et décembre 2015 monocentrique incluant  39 patients pris en charge pour une chirurgie arthroscopique de l'épaule.  Deux groupes étaient constitués. Le groupe 1 était composé de 19 patients qui bénéficiaient d’une prise en charge ambulatoire par l’intermédiaire d’une hospitalisation à domicile (HAD) avec la réalisation d'un bloc interscalénique par de la Naropeïne 7,5%  et la mise en place d’un cathéter inter-scalénique avec diffuseur de Naropeïne  (2mg/ml 5ml/h) sur 3 jours en association d’une antalgie per os incluant Paracetamol + codeïne et anti-inflammatoires non stéroïdien. Les soins étaient réalisés 2 fois par jour par une équipe spécialisée et joignable par téléphone 24h/24. Le groupe 2 était composé de 20 patients pris en charge en ambulatoire avec la réalisation d'un bloc inter-scalénique associant Naropeïne 7,5% et DXM et des antalgiques per os incluant Paracetamol + codeïne et anti-inflammatoires non stéroïdien.

L’intensité de la douleur était mesurée pluri-quotidiennement  à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA)  pendant la première semaine post opératoire. La consommation d’antalgique et les effets secondaires ou complications étaient  également recueillis. Les données étaient récupérées lors de la première consultation post-opératoire à J15.

Résultats.

Aucun patient n’a été perdu de vue. Concernant l’EVA, nous n’avons pas retrouvé de différence significative entre les deux groupes pendant la première semaine post-opératoire (p=0,09). Il n’y avait pas de différence concernant la consommation d’antalgiques entre les 2 groupes.  Une seule complication a été relevée dans le groupe HAD nécessitant la repose du cathéter à J1.  Aucun effet secondaire majeur des médicaments per os n’a été relevé dans les 2 groupes.

Conclusion.

Nous n’avons pas trouvé de différence significative entre les deux groupes concernant l’évaluation de la douleur post-opératoire ni sur la consommation d’antalgique per-os. La prise en charge ambulatoire avec la mise en place d’un cathéter à diffusion continue ne semble donc pas améliorer l’analgésie post opératoire par rapport à la réalisation d'un bloc interscalénique seul. 

Julien DERANLOT (PARIS), Marie VIGAN, Xavier DELPIT, Francois BRUCHOU
09:00 - 10:00 #8376 - 86. Récupération après arthroscopie d’épaule : étude prospective comparant l’hospitalisation ambulatoire et conventionnelle.
86. Récupération après arthroscopie d’épaule : étude prospective comparant l’hospitalisation ambulatoire et conventionnelle.

Introduction :

 L’arthroscopie d’épaule est particulièrement adaptée à la prise en charge en ambulatoire grâce aux progrès des techniques anesthésiques et antalgiques.

L’objectif principal de cette étude était de comparer la récupération postopératoire entre les patients pris en charge en ambulatoire et ceux en hospitalisation conventionnelle après une arthroscopie d’épaule.  Notre hypothèse était qu’il n’y avait pas de différence.

Matériel et méthode :

 Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique, mono-opérateur.

Dans les 2 groupes nous avons utilisé une analgésie contrôlée par le patient à l’aide d’un cathéter interscalénique.

Les critères d’inclusion étaient la réalisation d’une arthroscopie d’épaule pour tendinopathies de la coiffe des rotateurs.

Le choix de la prise en charge en ambulatoire revenait au patient.

Nos critères de jugement étaient l’évaluation de la récupération post opératoire par le QoR15 à J1, J2, J3, J4, J7 et par le quickDASH à 6 semaines.

Résultats : 

49 patients ont été inclus, répartis en 2 groupes. Le groupe ambulatoire (A) et le groupe hospitalisation conventionnelle (H) étaient comparables. La chirurgie réparatrice représentait 54% des gestes dans le groupe A contre 62% dans le groupe H.

Il n’y avait pas de différence significative dans la récupération rapide en post opératoire précoce (QoR15), ni à 6 semaines (quickDASH) (p>0,05).

L’évaluation de la douleur par l’EVA retrouvait de manière significative des chiffres plus élevé dans le groupe A dès le retour à domicile.

Il y a eu une réhospitalisation pour cause de douleur suite à un dysfonctionnement du cathéter interscalénique.

Conclusion : 

Aucune différence significative de récupération post-opératoire n’a été mise en évidence entre les 2 groupes. 

L’amélioration de la prise en charge de la douleur et de l’information du patient sont nécessaires.

Mathieu BOISSARD (Nantes), Florent LESPAGNOL
09:00 - 10:00 #8468 - 87. Evaluation des effets potentiellement délétères d'exercices de l'épaule en fonction des pathologies rencontrées.
87. Evaluation des effets potentiellement délétères d'exercices de l'épaule en fonction des pathologies rencontrées.

Background: Shoulder strength training exercises represent a major component of rehabilitation protocols designed for conservative or post-surgical management of shoulder pathologies. Numerous methods are described for exercising each shoulder muscle or muscle group. Limited information is available to assess potential deleterious effects of individual methods in respect to specific shoulder pathologies.

Objectives: To use a patient specific 3D motion capture system for evaluation of a set of shoulder strength training exercises regarding glenohumeral, labral and subacromial compression as well as elongation of individual rotator cuff muscles.

Methods:

 One healthy right-handed male volunteer (28 years old, 180 cm, 80 kg) participated to the study. The outcome of interest was the impact of a set of common shoulder rehabilitation exercises on articular cartilages and labrum compression, subacromial space height, and rotator cuff elongation. After 3D reconstruction, a kinematic evaluation according to a previously validated protocol was used

Results: According to the type of strengthening exercise, important variations in glenoid cartilage and labrum compression, subacromial space height, and tendons elongation were observed, as indicated by the calculated p-values below the significance level at p < 0.05.

Glenoid cartilage compression varied up to 1.98 mm and labral compression up to 1.80 mm, with maximal average penetration depths obtained during the strengthening of middle/inferior trapezius, deltoid, supraspinatus, infraspinatus and teres minor. Exercises performed with TheraBandTM had the lowest impact on cartilages compression, whereas exercises executed with the body weight induced the greatest penetration depths. Contacts were all located between the antero- and postero-superior sectors of the glenoid.

Minimal subacromial height ranged between 0.15 mm to 3.60 mm in average for targeted muscles exercises according to the training technique used. Least favorable target muscles training with respect to subacromial space height were serratus, biceps brachii, pectoralis major and supraspinatus. Overhead strength training resulted in significant decrease (p = 0.001) of subacromial space height. 

Conclusion: To our knowledge, this study represents the first screening of shoulder strengthening exercises to identify potential deleterious effects on the shoulder joint Motion capture allows for reliable assessment of glenohumeral, labral and subacromial compression as well as tendon muscle elongation during shoulder strength training exercises. Data may be used to design rehabilitation protocols specific to shoulder pathological states.

Caecilia CHARBONNIER, Alexandre LÄDERMANN, Sylvain CHAGUÉ, Nicolas HOLZER (Geneva, Suisse)
09:00 - 10:00 #7864 - 88. Arthrolyse sous arthroscopie combinée à l’ablation de matériel d’ostéosynthèse dans les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus : résultats cliniques d’une série de 58 patients.
88. Arthrolyse sous arthroscopie combinée à l’ablation de matériel d’ostéosynthèse dans les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus : résultats cliniques d’une série de 58 patients.

Introduction

Les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus peuvent évoluer vers  une raideur articulaire, parfois associée à un conflit avec le matériel d’ostéosynthèse. Le but de cette étude est de rapporter les résultats cliniques après arthrolyse sous arthroscopie combinée à l’ablation de ce matériel.

Matériel et méthode

Cinquante-huit patients (33 femmes et 25 hommes, d’âge moyen de 58 ans (extrêmes : 20 à 79)) ont été opérés entre mars 2011 et octobre 2015 à un recul moyen de 15,6 mois (extrêmes : 6 à 108)  d’une fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus. L’indication opératoire était posée en cas de saillie intra-articulaire de vis, de conflit sous acromial et de raideur articulaire après plus de 6 mois de rééducation.  Les gestes réalisés comprenaient une arthrolyse sous acromiale, une capsulotomie avec résection de l’intervalle des rotateurs et une ténotomie du biceps. Les lésions tendineuses de la coiffe, observées dans certaines fractures traitées par enclouage, ont été également réparées.

L’évaluation clinique s’est faite par le score de Constant et SSV, avec un recul minimum de 6 mois.

Résultats   

Au recul moyen de 23 mois (extrêmes : 6 à 60), un patient a été perdu de vue. Tous les patients ont observé une diminution significative de la symptomatologie douloureuse (p<0.05), avec une valeur moyenne au score de Constant de 7,3±3,8 points en pré-opératoire et de 13±2,76 points à la révision.  Cette amélioration était corrélée à la réalisation d’une ténotomie du biceps.

Les gestes combinés d’arthrolyse ont permis une amélioration significative de la mobilité active (p<0.05), avec un gain moyen de 37,6° en élévation antérieure (139,6±26,4° versus 102±26,9°), de 39,5° en abduction (129,1±25,1° versus 89,6±23,2°), de 24,3° en rotation externe coude au corps (43,8±13,2° versus 19,5±12,5°) et une rotation interne à L1 (charnière lombo-sacrée avant l’arthrolyse).  L’indication d’une arthrolyse circonférentielle a été posée chez les patients présentant une raideur sévère en abduction, avec un gain de mobilité identique mais des amplitudes articulaires post-opératoires inférieures à celles des patients, ayant eu une libération capsulaire limitée à la partie antérieure de l’articulation.

Le score de Constant était de 36,8±12,25 points en pré-opératoire et de 68,45±15,24 points au recul, correspondant à une amélioration du score SSV de 45,8±16,6 à 78,23±14,74. Cette procédure n’a entrainé aucune complication, en particulier infectieuse ou neurologique.

Conclusion

L’arthrolyse sous arthroscopie combinée à l’ablation du matériel d’ostéosynthèse est une technique efficace dans le traitement des raideurs post-traumatiques de l’épaule. Le traitement associé des lésions tendineuses de la coiffe peut faire espérer un résultat stable à long terme, avec une faible morbidité.

Anne VIDIL (PARIS), Jéröme GARRET, Jean KANY, Emmanuel BEAUDOIN, Jean David WERTHEL, Philippe VALENTI
SALLE 2

Samedi 03 décembre

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