Samedi 15 décembre
Heure Auditorium Cassin Auditorium Schweitzer Salle Londres 1+2
07:45
07:45-08:45
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CE08

CE08 - Conférence d'enseignement
Allogreffes tissulaires en chirurgie du genou en France en 2018 : est-ce possible ? quelles règles ? quelles greffes ? quelles indications ?

07:45 - 08:45 Allogreffes tissulaires en chirurgie du genou en France en 2018 : est-ce possible ? quelles règles ? quelles greffes ? quelles indications ? Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (BORDEAUX-MERIGNAC), Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand), Jean-Marie FAYARD (Lyon), Alain MEYER (chirurgien) (Paris)
07:45-08:45
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CE09

CE09 - Conférence d'enseignement
Arthrolyse arthroscopique des articulations du membre inférieur

07:45 - 08:45 Arthrolyse arthroscopique des articulations du membre inférieur. François KELBÉRINE (Aix-en-Provence), Patrick DJIAN (Paris), Jean Philippe VIVONA (chirurgien orthopédiste) (aix en provence), Michael WETTSTEIN (Genolier, SUISSE)
07:45-08:45
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CE10

CE10 - Conférence d'enseignement
Préparation de la greffe dans les reconstructions du LCA

07:45 - 08:45 Préparation de la greffe dans les reconstructions du LCA. Philippe COLOMBET (Mérignac), Alexandre HARDY (CCA) (PARIS), Thibaut NOAILLES (CCA) (BORDEAUX), Jean-Claude PANISSET (chirurgien) (Echirolles)
09:00
09:00-10:00
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CPE3

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES
EPAULE - DIVERS

Modérateurs : Yves Pierre LE MOULEC (chirurgien) (STRASBOURG), Yves LEFEBVRE (Strasbourg)
09:00 - 10:00 #16514 - ❤ 84. Stabilisation antérieure dynamique versus Bankart. Une étude biomécanique.
❤ 84. Stabilisation antérieure dynamique versus Bankart. Une étude biomécanique.

Abstract

Background:

Isolated Bankart repair for shoulder instability has been associated with recurrences. A concept of dynamic anterior stabilization (DAS) by transferring the long head of the biceps (LHB) within a subscapularis split to the anterior glenoid margin, thereby creating a “sling effect” has recently been proposed. Therefore, our purpose was to compare the biomechanical effects of these two procedures.

 

Materials and methods:

24 cadaveric specimens were tested at 90° of abduction and external rotation on a custom shoulder simulator. Anterior translation was monitored following an axial force (20, 30 and 40 N) withrotator cuff muscle loading (5 N each line) and long head of biceps loading (10 N). The specimens were tested in the intact state, following Bankart lesion, Bankart repair and DAS, and following each procedure after creation of 10% and 20% glenoid bone defects. The reconstruction order was randomized.

 

Results

The starting position of the humeral head was more posterior after DAS. Significantly less relative anterior translations after DAS in comparison to Bankart repair were found. However, with large bone defect (20%) and low axial load (20, 30 N) after DAS procedure, the anterior translation did not reach native starting position (the humeral head remained posteriorly subluxated).

 

Conclusion

DAS procedure restores shoulder stiffness and decreases significantly anterior translation compare to Bankart stabilization. DAS might be efficient to decrease postoperative persistent glenohumeral micromotion that has been observed in previous studies. However, DAS can not be recommended for important bone loss.

Alexandre LÄDERMANN (Meyrin, Suisse), Julian MEHL, Alexander OTTO, Elifho OBOPILWE, Florian IMHOFF, Knut BEITZEL, Augustus MAZZOCCA, Philippe COLLIN
09:00 - 10:00 #16482 - ❤ 85. Méthode de mesure biométrique de glènes : Etude scannographique de 200 glènes.
❤ 85. Méthode de mesure biométrique de glènes : Etude scannographique de 200 glènes.

Introduction: L’évaluation des dimensions et de la morphologie de la glène peuvent permettre de personnaliser le traitement prothétique. Mais Il existe peu d’études à grand effectif s’intéressant aux mesures scannographiques de la glène. Nous rapportons une analyse des  dimensions de la glène.

Matériel et méthodes: 100 TDM thoraciques réalisés sur 15 mois incluant les deux glènes non pathologiques ont été analysées par trois opérateurs. Il existait  54 femmes et  46 hommes avec un âge moyen de 64.8ans. Chaque glène était évaluée en reconstruction 2D, sur le logiciel CARESTREAM. Le plus grand axe vertical, le plus grand axe horizontal,  la surface de la glène et le cercle tangent au pôle inférieur de la glène étaient analysés. La profondeur et le stock osseux de la glène étaient mesurés en 9 points de ce cercle, divisé en quatre cadrans, correspondant aux positions de vissage d’une métaglène.

Résultats: Pour chaque patient, les deux glènes étaient comparativement symétriques pour les critères mesurés. Les mesures sur les 200 glènes retrouvaient : le plus grand axe vertical atteignait 38.5mm, le plus grand axe horizontal : 27.9mm et La surface cercle tangent au pôle inférieur de la glène diamètre 624.5mm². L’étude analytique a permis de classer les glènes par taille en 3 familles : petite, moyenne et grande. La taille moyenne des patients était de166.9 (147-192).  Les dimensions de la glène étaient corrélées avec la taille des patients pour les 3 familles. La mesure la plus représentative de la taille de la glène était le plus grand axe horizontal, correspondant également au diamètre du cercle inscrit dans la glène.

Nous avons mesuré la profondeur de la glène au niveau du passage fréquent  de vis lors de la pose d’implants glénoïdiens. Au-delà de 10.7mm, il y a un risque accru de lésion du nerf suprascapulaire dans le cadran postéro-supérieur du cercle inscrit dans la glène.

Nous avons comparés les mesures intra et inter individuelles entre les 3 opérateurs. La méthode de mesure est fiable et reproductible avec une différence moyenne de 2.7mm sur l’ensemble des mesures comparées.

Discussion : Ces résultats sont proches de ceux déjà présents dans la littérature. Le nombre important de patient inclus dans cette cohorte associée à la fiabilité et la reproductibilité des mesures nous permettent d’adapter cette méthode à  la planification préopératoire de la pose d’implants glénoïdiens  dans les prothèses. La principale limite demeure  le caractère bidimensionnel de notre étude.

Gauthier MENU (Besançon), Etienne BOYER, François LOISEL, Sami EL RAMADAN, Sébastien AUBRY, Laurent OBERT
09:00 - 10:00 #16502 - 86. Conflit glénoïdien postéro-supérieur de l’épaule : quelle rééducation ?
86. Conflit glénoïdien postéro-supérieur de l’épaule : quelle rééducation ?

Introduction 

La kinésithérapie fait partie du traitement médical du conflit glénoïdien postéro-supérieur. Le décentrage antérieur de la tête humérale favorise le conflit entre la face profonde du supra-épineux et le bord postérieur de la glène, lors de l’armer du bras. Il est évalué cliniquement en mesurant la mobilité gléno-humérale passive en adduction horizontale. Son amplitude est diminuée par la tension précoce de la capsule postérieure, puisque le contact tête-glène antériorisé la tend précocement lors de l’adduction horizontale.

Objectifs:

- Mesurer la mobilité de l’épaule avant et après un exercice de recentrage actif de la tête humérale en chaine cinétique fermée. L’hypothèse est que l’amplitude d’adduction horizontale augmentera, cette augmentation étant associée au recul de la tête humérale. Ce recentrage diminuera logiquement le conflit  postéro-supérieur chez des sujets pathologiques.

- Proposer un protocole de rééducation du conflit postéro-supérieur illustré par 3 cas cliniques.

 

     Matériel

Les participants asymptomatiques ont donné leur consentement éclairé. Les épaules ont été divisées en un groupe « recentrage » et un groupe « contrôle » par randomisation, 12 épaules par groupe.

Méthode

L’exercice exécuté du côté de l’épaule « recentrage » appliquait le concept 3C à l’aide d’un appareil, le Scapuleo™ selon les modalités habituelles. Les sujets travaillaient durant 10 minutes. L’épaule témoin ne bénéficiait d’aucun exercice. Les mesures étaient réalisées avant et après l’exercice.

La mobilité passive était mesurée en adduction horizontale à l’aide d’un goniomètre par deux opérateurs en stabilisant la scapula pour localiser les mouvements à l’articulation gléno-humérale. Une fois la mobilisation maximale obtenue, l’angle thoraco-huméral était mesuré par le second opérateur.

La mobilité active a été mesurée lors du C-test.

Résultats

Amplitude d’adduction horizontale : groupe Scapuleo passe de 111.1° à 132.2° (témoins 112.2° à 115°) p < 0.001

Amplitude du C-test : groupe Scapuleo passe de 112.9° à 123.3° (témoins de 116.2° à 117.9°) p < 0.001

 

Discussion

Les gains de mobilité montrent que le recentrage gléno-huméral est effectif.

3 sportifs atteints d’un conflit postéro-supérieur ont bénéficié de cet exercice. L’amélioration avec diminution de douleur et amélioration de l’amplitude lors de l’armer, est perçue dès la première séance. Nous y avons associé un travail excentrique du supra-épineux et un étirement du plan gléno-huméral postérieur.

Les résultats obtenus après 15 séances en moyenne ont permis une reprise du sport d’armer sans douleur.

Conclusion

Un essai contrôlé randomisé validerait totalement cette rééducation dans le cadre du traitement médical ou post-chirurgical du conflit postéro-supérieur.

Thierry STÉVENOT (Charleville-Mézières), Grégoire MITONNEAU, Frédéric DEGEZ, Vanina QUILICI, Laura EMMERICH-LE DREN, Anthony GILLET
09:00 - 10:00 #16423 - 87. Apport de l’arthro-IRM dans les lésions du tendon du long biceps.
87. Apport de l’arthro-IRM dans les lésions du tendon du long biceps.

Introduction : la pathologie du tendon du long biceps (TLB) comprend les lésions d’instabilité et de tendinopathie. Le diagnostic de ces lésions reste encore peu fiable, avec des tests cliniques sensibles et peu spécifiques et des examens d’imagerie (échographie, IRM) manquant également de fiabilité diagnostique. Afin d’anticiper le geste opératoire et de permettre l’information du patient, nous avons évalué la validité de l’arthro-IRM pour le diagnostic de la pathologie bicipitale.

Matériel et Méthodes : de manière prospective, nous avons inclus 66 patients atteints d’une rupture de la coiffe des rotateurs et ayant bénéficié d’une arthro-IRM. L’évaluation arthroscopique était réalisée par le même chirurgien sénior. L’analyse des critères de stabilité et de tendinopathie en arthro-IRM a été réalisée par trois observateurs (deux chirurgiens et un radiologue), à deux reprises. Des scores arthroscopiques et d’arthro-IRM, portant sur la tendinopathie et l’instabilité ont été établis grâce au cumul des critères observés.

Résultats : les validités intra-observateurs de notre étude n’ont montré que des accords très faibles à faibles pour le chirurgien sénior (ĸ de Cohen entre 0,002 et 0,215) et des accords faibles à modérés pour le chirurgien junior et le radiologue (ĸ entre 0,304 et 0,697). Les validités inter-observateurs n’ont pas non plus montré de bons accords (ĸ entre 0,095 et 0,0334).

Les corrélations radio-cliniques (entre arthroscopie et arthro-IRM), établies à partir des scores de tendinopathie et d’instabilité, trouvent également des accords faibles à modérés (coefficient de corrélation de Spearman entre 0,198 et 0,519).

Discussion : le manque de validité intra- et inter-observateurs de l’arthro-IRM ne permet pas de valider cet examen pour l’évaluation de la pathologie bicipitale. Cela peut être expliqué par le manque de spécificité de nos critères de lectures, mais également par le manque d’habitude des chirurgiens à l’analyse de ce type d’imagerie. Les faibles corrélations entre arthroscopie et arthro-IRM confirment le manque de fiabilité de cet examen d’imagerie mais remet également en question le gold standard qu’est l’arthroscopie. De plus, l’arthroscopie ne permet pas l’exploration de la coulisse bicipitale et sous-estime les lésions tendineuses.

Conclusion : notre étude n’a pas permis de valider l’arthro-IRM comme examen fiable pour l’évaluation de la pathologie bicipitale. Pour notre équipe, l’indication d’un geste de ténodèse ou de ténotomie sur le biceps doit rester clinique.

Elise LOOCK, Elise LOOCK (Lille), Olivier COURAGE, Simon BERTIAUX, Pierre MOLINAZZI, Mo SAFFARINI, Amaury D'UTRUY
09:00 - 10:00 #16447 - 88. La maladie gastro-œsophagienne comme facteur de risque de raideur postopératoire après arthroscopie d’épaule.
88. La maladie gastro-œsophagienne comme facteur de risque de raideur postopératoire après arthroscopie d’épaule.

Aim: The aim of this study was to document the incidence of post-arthroscopic shoulder stiffness (SS) and evaluate the role of certain or supposed risk factors in the development of this pathology.

Background: Post-operative SS is a complication of arthroscopic rotator cuff repair, which incidence has been reported variably in literature. Numerous risk factors have been described but gastroesophageal diseases have not yet been mentioned among them.

Methods: 214 consecutive patients aged between 18 and 75 years with symptomatic degenerative posterosuperior rotator cuff tears that had failed conservative therapy and underwent arthroscopic rotator cuff repair were included. The incidence of post-operative SS and the presence of potential risk factors were documented prospectively. The presence of gastroesophageal reflux disease was specifically investigated with the GERDq questionnaire.

Results: The incidence of post-arthroscopic SS in the included patients was 7.9%. All but two patients were women, and sex was significantly associated to the development of the pathology (p=0.0007). Both the presence of a subjective digestive discomfort (p=0.0042) and the diagnosis gastroesophageal reflux disease (p=0.0004) were found to be significantly associated with the development of post-arthroscopic SS. A present or past smoking habit were significantly associated with the absence of post-arthroscopic SS (p= 0.0443).

Conclusions: A significant association between the occurrence of post-arthroscopic SS and the presence of gastroesophageal diseases was identified. This finding deserves investigations with further studies. The incidence of post-arthroscopic SS encountered in this study falls among previously reported ranges, with females being significantly more affected than men.

Davide CUCCHI (Bonn, Allemagne), Alessandra MENON, Francesca Maria FEROLDI, Linda BOERCI, Adam Lukas KWAPISZ, Max FRIEDRICH, Sebastian WALTER, Dieter WIRTZ, Pietro RANDELLI
09:00 - 10:00 #16132 - 89. La lésion cartilagineuse est le seul facteur prédictif d’échec dans la stabilisation postérieure de l’épaule.
89. La lésion cartilagineuse est le seul facteur prédictif d’échec dans la stabilisation postérieure de l’épaule.

Introduction:

Le but de cette étude est d’identifier les éléments cliniques, lésionnels et chirurgicaux qui peuvent influencer les résultats d’une prise en charge chirurgicale de l’instabilité postérieure de l’épaule.

Matériel et méthode

Les auteurs ont analysé les données cliniques et radiologiques de 144 patients opérés d’une instabilité postérieure de l’épaule dans 10 centres, entre 2000 et 2015. La cohorte de patients contenait 114 hommes et 30 femmes (79% vs 21%), d’âge moyen 28,7 (+ /- 9,6). Le temps écoulé entre les symptômes et la chirurgie était 66 +/- 75 mois. Les lésions d’instabilités postérieures de l’épaule étaient présentes chez 115 patients (80%) avec des érosions de la glène chez 63 (44%), 14 (10%) avaient une fracture de la glène et 37 (26%) avaient une lésion d’impaction humérale antérieure. 111 (77%) patients avaient une lésion labrale et 10(7%) présentaient une lésion cartilagineuse de la glène. Une stabilisation par butée a été réalisée chez 65 patients (45%), une réparation de bankart a été réalisée chez 98 patients (68 %) et 31 patients ont eu les deux chirurgies (21,5%). Les résultats ont été analysés en utilisant le score de Constant, de Walch et Duplay et Rowe  avec un recul minimum de 2ans, et moyen de 51 +/- 32 mois (de 1 à 159). Une analyse unie et multi variée a été réalisée pour savoir s’il existait des relations entre les données cliniques, radiologiques ou chirurgicales,  les scores fonctionnels, et les résultats de la chirurgie.

Résultat:

Au plus grand recul, le score total de constant était de 86,2 +/- 14,5 avec un score douleur moyen de 12,6 (+/- 3,5). Le score de Walch et Duplay était de 79,8 (+/- 24,2) et le score de Rowe  était de 84,1 +/- 21,5.

Les subluxations ou des luxations ont récidivé chez 24 patients (17%). L’analyse multi varié a révélé que seul les lésions cartilagineuses au niveau de la glène était un facteur associé avec un plus mauvais score de fonctionnel de Constant (β = -10, P = 0,013) de  Walch et Duplay β = -1,167  avec P=0,024)  et de Rowe β = -21,1 avec P=0,0002).

 

Conclusion :

 

Cette étude révèle que les patients qui présentent une lésion du cartilage au niveau de la glène ont des moins bons résultats sur la fonction globale et aussi sur les récidives de l’instabilité. Ainsi les auteurs recommandent de bien analyser les lésions cartilagineuses avant de prendre en charge ces patients. 

Geoffroy NOURISSAT (Paris), Marie Béatrice HARDY, Jérome GARRET, Pierre MANSAT, Arnaud GODENECHE
09:00 - 10:00 #16531 - 90. Une information préopératoire spécifique en arthroscopie de l'épaule pourrait elle diminuer les recours en réparation juridique lors des complications? Etude de 115 cas de plaintes sur 10 ans.
90. Une information préopératoire spécifique en arthroscopie de l'épaule pourrait elle diminuer les recours en réparation juridique lors des complications? Etude de 115 cas de plaintes sur 10 ans.

Introduction : Le consentement préopératoire impose d’avoir informé le patient des risques de l’intervention qu’il va subir. Nous nous sommes interrogés sur les circonstances provoquant un recours en justice après une arthroscopie de l’épaule.

Materiel et Methode : la base de données assurantielle (de 2006 à 2015) de la Medical Insurance Company (MIC) représentée par le Cabinet Branchet a été analysée. Les critères étudiés comprenaient le type de complication ayant entrainé une procédure juridique, les éléments du dossier médical sur lesquels était basée l’expertise et la condamnation retenue.

Resultats : 115 dossiers ont été analysés, avec une répartition homogène pour le genre et un âge moyen de 47 ans. 38% étaient opérés dans le cadre d’un AT/MP. Les complications identifiées comprenaient celles liées à l’anesthésie (accidents vasculaires, accidents d’intubation, complication du BIS), les complications neurologiques périphériques 11%, les complications infectieuses 11%, les complications vasculaires 3%, les raideurs douloureuses 23%, et les phénomènes douloureux inexpliqués 17%. La juridiction auprès de laquelle a été formulé le recours était la Cour de Conciliation et d’Indemnisation pour 54%, les juridictions civiles telles que le TGI pour 42%, et un recours aux assureurs à l’amiable pour 4% des cas.

Seulement 10% des dossiers comprenaient une information spécifique à l’arthroscopie de l’épaule.

Conclusion : La fréquence des plaintes pour évolution longue et résultats jugés insatisfaisants révèle qu’une information pré opératoire trop optimiste peut être inadaptée.

Julia BOUCHAÏB (Manosque), Jean-Hervé SIMONNET, Thierry FAVIER, Christophe LEBRUN , Jean-Marie SERWIER
09:00 - 10:00 #16593 - 91. Syndrome douloureux régional complexe de type 1 : incidence et analyse des facteurs de risque en chirurgie de l’épaule.
91. Syndrome douloureux régional complexe de type 1 : incidence et analyse des facteurs de risque en chirurgie de l’épaule.

Introduction : Le syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC1) est une complication postopératoire potentielle, grevant le pronostic de récupération fonctionnelle articulaire à court terme. Son incidence varie de 2% à 40% en fonction des séries et des articulations concernées. Peu d’études se sont intéressées à son incidence après chirurgie de l’épaule. L’objectif de notre étude était de déterminer l’incidence du SDRC1 et les facteurs de risque préopératoires de sa survenue après chirurgie extra-articulaire de l’espace sous acromial.

 

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés de Janvier 2016 à décembre 2016, d’une pathologie de l’épaule extra-articulaire sous acromiale, quelle que soit la technique opératoire, et revus avec un recul minimum de 6 mois. Les critères de non inclusion étaient l’arthroplastie prothétique et l’instabilité gléno-humérale. Le critère de jugement principal était l’apparition d’un SDRC1 selon Veldman. L’évaluation clinique a été réalisée en pré et post-opératoire selon le score de Constant (Cst). Une analyse de corrélation de Pearson a été réalisée afin de déterminer les facteurs de risque de survenue d’un SDRC1.

 

Résultats : Parmi les 287 patients inclus avec un recul moyen de 6,5 mois, 38 (13,2%) ont présenté un SDRC1 post-opératoire. Le sexe féminin (r=0,12 ; p=0,04), la dysthyroïdie (r=0,19 ; p=0,001), la chirurgie à ciel ouvert (r=0,14 ; p=0,02) et niveau d’activités et de force préopératoire (r=-0,12 ; p=0,04 / r=-0,17 ; p=0,04) ont été identifiés comme significativement associés à la survenue d’un SDRC1.

Enfin, une SDRC1 post opératoire influençait négativement le résultat clinique à 6 mois (Cst : r=-0,123 ; p=0,04)

 

Discussion : Dans la littérature le sexe féminin, le de syndrome dépressif et l’anxiété avaient été identifiés comme facteur de risque d’un SDRC1 postopératoire. D’autres facteurs comme le diabète et hypercholestérolémie ont été suggérés comme facteurs prédictifs de capsulite rétractile de l’épaule.

 

Conclusion :   

Cette étude a confirmé que le sexe féminin, la dysthyroïdie, la technique opératoire et l’état clinique préopératoire était des facteurs de risques de survenue d’un SDRC1 de l’épaule après chirurgie de l’espace sous-acromial.

Marie MARTEL (toulouse), Vadim AZOULAY, David ANCELIN, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
10:00-10:30
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TR4

TABLE RONDE
Utilisation de l’échographie pour la pathologie de l’épaule.

10:00 - 10:30 Utilisation de l’échographie pour la pathologie de l’épaule. Guillaume BIERRY (STRASBOURG), Thierry JOUDET (Orateur) (LIBOURNE), Florent LESPAGNOL (chirurgien orthopédiste) (NANTES)
09:00-10:00
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CPG3

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES
GENOU - DIVERS

Modérateurs : Philippe BOISRENOULT (VERSAILLES), Didier MAINARD (Chef de Service) (Nancy)
09:00 - 10:00 #16491 - ❤ 75. Ostéotomie tibiale de valgisation et greffe de chondrocytes autologues : étude prospective comparative.
❤ 75. Ostéotomie tibiale de valgisation et greffe de chondrocytes autologues : étude prospective comparative.

Introduction : La greffe de chondrocytes autologues sur matrice (MACI) a démontré son efficacité dans le traitement des lésions cartilagineuses. Notre hypothèse était que l’association de cette procédure à une ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) dans le traitement chirurgical des lésions cartilagineuses du compartiment fémoro-tibiale interne sur genu varum entrainait une amélioration clinique et IRM supérieure à celle d’une OTV isolée.

 Méthodes : 29 patients (n=31 genoux), candidats à une OTV, ont été inclus prospectivement et répartis en 2 groupes : MACI+OTV (n=14 genoux); OTV-isolée (n=17 genoux). Les patients ont été suivis pendant 12 mois et ont bénéficié d’une évaluation clinique (scores KOOS et WOMAC) et IRM. L’analyse était qualitative (dGEMRIC : Delayed Gadolinium Enhanced MRI of cartilage) et quantitative (score MOCART : Magnetic resonance Observation of Cartilage Repair Tissue).

Résultats : Les 2 groupes présentaient une amélioration significative des scores KOOS et WOMAC à 12 mois (p < 0.05). Par rapport au groupe controle, le groupe MACI+OTV avait une amélioration supérieure (p < 0.05) pour certaines sous-catégories du score KOOS (douleur, activités courantes, sport, symptômes, Qualité de vie). L’analyse des images dGEMRIC ne montrait aucune différence en termes de % de surface entre les 2 groupes à 12 mois. Malgré une absence de significativité, les indices dGEMRIC avaient tendance à être améliorés dans une plus grande proportion pour le groupe MACI+OTV. L’analyse du score MOCART pour le groupe MACI+OTV retrouvait un comblement complet du defect dans 15.4%, une intégration complète au cartilage adjacent dans 23.1%, une surface du MACI intacte dans 15.4% et une lame sous-chondrale intacte dans 84%. Les patients ayant des résultats MOCART bons / excellents ne présentaient pas nécessairement d’amélioration des indices dGEMRIC.

 Discussion : Tous les patients, quel que soit le traitement, présentaient une amélioration clinique significative à 12 mois. Malgré une réparation du tissu cartilagineux majoritairement de mauvaise qualité, la procédure de MACI peut avoir un bénéfice clinique supplémentaire pour certains symptômes à court terme. Cette discordance anatomo-clinique suggère que d'autres facteurs participent à l’amélioration clinique.

Conclusion : L’association de greffe de chondrocytes à une OTV améliore les résultats cliniques chez les patients présentant des lésions du cartilage du compartiment médial sur un genu varum. Cependant, ces améliorations cliniques constatées ne sont pas expliquées par les résultats de l'IRM à 12 mois. L'addition de la greffe de cartilage type MACI à une OTV n’apporte donc qu’un bénéfice supplémentaire incertain par rapport à l’OTV isolée.

 

Thomas NERI (SAINT ETIENNE), Aaron BEACH, David PARKER
09:00 - 10:00 #16534 - ❤ 76. Précision de la correction dans les ostéotomies tibiales proximales de valgisation par ouverture médiale : comparaison entre table de Hernigou et méthode classique.
❤ 76. Précision de la correction dans les ostéotomies tibiales proximales de valgisation par ouverture médiale : comparaison entre table de Hernigou et méthode classique.

Introduction

Le résultat à long terme des ostéotomies tibiales de valgisation (OTV) chez des patients atteints d'une arthrose isolée fémorotibiale médiale est corrélé à l'angle fémorotibial (aFTM) obtenu après l'intervention. Un objectif postopératoire de 2 à 4° de valgus est classiquement admis. L'objectif de cette étude était de comparer la précision de 2 méthodes permettant d'atteindre la cible de correction visée pour ces OTV : " table de Hernigou (TDH)" versus " méthode classique (MC) ".

Matériels et Méthodes

38 patient opéré du 01/01/2009 au 27/01/2014 par OTV pour arthrose fémorotibiale médiale isolée ont été inclus : 21 dans le groupe " TDH " et 17 dans le groupe " MC ". Il y avait 24 homme pour 14 femme, d'un âge médian de 48 [31 ; 61] ans et d'indice de masse corporel médian de 30 [25 ; 40] kg/m2. L'opérateur était unique pour chaque groupe et expert dans la technique choisie. L'objectif de correction était individuellement défini pour chaque patient.

La précision de la correction obtenue était définie comme la valeur absolue de la différence entre l'objectif de correction et la correction obtenu, mesuré sur les moyennes des aFTM postopératoire sur cliché télémétrique en appui bipodal. La précision médiane a été comparée entre les deux groupes par un test de Mann-Whitney au seuil de 5%. Le nombre de patients dans un intervalle cible de 2 à 4 degré de valgus a été analysé par un test exact de Fisher au seuil de 5%.

Résultats

L'objectif de correction médian était de 13° [10 ; 18] et de 10° [5 ; 17] dans les groupes " MC " et " TDH " respectivement.
La précision chirurgicale médiande était de 2,6° [0,2 ; 6,4] pour la " MC " contre 0.9° [0,1 ;3,7]pour la " TDH " avec une différence significative (p=0,02). 35% (6/17) des patients du groupe " radiologique par cale " étaient dans l'intervalle contre 62% (13/21) pour le groupe " table de Hernigou " (p=0,6). 1 patient du groupe " TDH " a nécessité une reprise chirurgicale pour pseudarthrose avec une consolidation secondaire.

La " TDH " est un moyen plus précis que les méthodes classique. L'analyse radiologique unidimensionnelle devient pourtant décrié face à l'avènement de technique de planification tridimensionnelle ou de système de navigation. C'est une technique de planification radiologique qui présente l'avantage d'être de réalisation simple et accessible.

Xavier NICOLAU (Illkirch Graffenstaden), Francois BONNOMET, Henri FAVREAU , Philippe ADAM, Matthieu EHLINGER
09:00 - 10:00 #16428 - 77. PTG douloureuse sans étiologie retrouvée. Que faire? À quel délai? Bénéfice de l'arthroscopie dans le diagnostic et le traitement.
77. PTG douloureuse sans étiologie retrouvée. Que faire? À quel délai? Bénéfice de l'arthroscopie dans le diagnostic et le traitement.

PTG douloureuse sans étiologie retrouvée. Que faire ? À quel délai ? Bénéfice de l’arthroscopie dans le diagnostic et le traitement.

Michaël Butnaru, Antoine Senioris, Olivier Courage, Frank Dujardin

 

 

Introduction:

Les douleurs chez les patients porteurs d’une prothèse totale de genou (PTG) sont fréquentes (30%) et sans étiologie spécifique retrouvée. Il s'agit d'un échec de traitement, cause de conflits avec le chirurgien et de déception pour le malade. La reprise chirurgicale de l'implant n'est pas recommandée en l'absence de diagnostic. L’arthroscopie reste un moyen de diagnostiquer et de traiter ces patients. Il n’existe à ce jour aucun consensus pour estimer le délai afin de réaliser cette procédure et d'en évaluer la pertinence clinique sur les douleurs. 

Matériel et Méthodes

Entre Janvier 2012 et Décembre 2017, nous avons réalisé une étude prospective bi centrique évaluant l’effet de l’arthroscopie sur des patients douloureux porteurs d’une PTG.  Le critère de jugement principal était la diminution de douleur post-opératoire à 6 mois. 

Résultats:

22 arthroscopies sur PTG ont été réalisées à un délai de 23 mois (4-108).Les douleurs ont diminué chez 16 patients à un suivi moyen de 28 mois (5-67). Les mobilités étaient inchangées, l’IKS augmentait de 50 (+/-10) à 73 (+/-11). Il s’agissait de fibrose péri-rotulienne ou clunck syndrome dans 16 cas. Les deux autres cas était un descellement du plateau tibial et un pincement fémoropatellaire externe. Des reprises chirurgicales conventionnelles ont permis de traiter ces malades.  Nous n'avons pas eu de complication septique.

Conclusion:

L’arthroscopie a une valeur diagnostique et thérapeutique chez des patients porteurs d’une PTG douloureuse sans étiologie retrouvée. Un délai de 6 mois après pose de l'implant nous apparait être nécessaire avant de réaliser l'arthroscopie.   

Michael BUTNARU (Rouen), Antoine SENIORIS, Olivier COURAGE, Franck DUJARDIN
09:00 - 10:00 #16556 - 78. Résultats fonctionnels des ostéochondrites disséquantes fémoropatellaires traitées par autogreffes ostéochondrales (mosaïcplasties).
78. Résultats fonctionnels des ostéochondrites disséquantes fémoropatellaires traitées par autogreffes ostéochondrales (mosaïcplasties).

INTRODUCTION

Les ostéochondrites disséquantes de l’articulation fémoropatellaire représentent moins de 4% des ostéochondrites disséquantes du genou. Les pertes de substances ostéochondrales et les lésions instables à fragments nécrosés (ICRS (International Cartilage Repair Society) III et IV), de surface comprise entre 1 et 3 cm2, sont habituellement traitées par autogreffes ostéochondrales (mosaïcplasties). Le but de cette intervention est de soulager les douleurs et limiter la survenue d’arthrose. Peu d’études s’intéressent spécifiquement aux résultats des mosaïcplasties dans le traitement des ostéochondrites disséquantes de l’articulation fémoropatellaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels des mosaïcplasties de la patella et de la trochlée.

MATERIEL ET METHODE

Une étude rétrospective consécutive monocentrique de 16 patients opérés entre 2009 et 2016 d’une ostéochondrite de la patella ou de la trochlée par mosaïcplastie a été réalisée. Les critères d’inclusion étaient les lésions d’ostéochondrites disséquantes symptomatiques de l’articulation fémoropatellaire, ICRS III et IV, de surface comprise entre 1 et 3 cm2. Le recul minimum nécessaire était de 2 ans. Les patients ont été revus cliniquement au dernier recul. Le score fonctionnel post-opératoire de Kujala a été analysé et l’évolution arthrosique a été évaluée sur le défilé fémoropatelaire à 30° selon la classification d’Iwano.

RESULTATS

Douze patients (12 ostéochondrites) ont été revus, 7 ayant eu une mosaïcplastie de la trochlée et 5 de la patella. L’âge moyen à la chirurgie était de 24,6 ans +8,0. Le recul moyen était de 4,1 ans +2,1. Six lésions étaient de stade III et 6 de stade IV de l’ICRS. Le défect moyen était de 1,3 cm2 +0,7. Au dernier recul, 3 patients avaient un signe du rabot positif, aucun n’était douloureux. Le score moyen postopératoire de Kujala était de 83/100 +26. Deux patients avaient une arthrose fémoropatellaire stade 1 d’Iwano. Aucune complication et aucune ré-intervention chirurgicale n’a été rapportée.

DISCUSSION-CONCLUSION

Les mosaïcplasties de l’articulation fémoropatellaire permettent une diminution significative des douleurs. De façon équivalente aux ostéochondrites fémorales, cette technique apporte de bons résultats fonctionnels, sans risque accru de complication et d’évolution arthrosique à moyen terme.

Thomas STEVIGNON (Boulogne-Billancourt), Cécile TOANEN, Philippe BOISRENOULT, Camille STELTZLEN, Nicolas PUJOL
09:00 - 10:00 #16427 - 79. Reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral, par autogreffe de tendon du quadriceps et allogreffe de gracilis, avec un seul tunnel fémoral: technique.
79. Reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral, par autogreffe de tendon du quadriceps et allogreffe de gracilis, avec un seul tunnel fémoral: technique.

La reconstruction anatomique du ligament croisé antérieur (LCA) et du ligament antérolatéral (LAL) aux tendons du droit interne et du demi-tendineux (DIDT), est associée à une réduction significative du taux de rupture de greffe du LCA et du taux d’échec des sutures méniscales, comparée à une greffe « isolée » du LCA.

Les DIDT ne sont pas toujours disponibles (en cas de révision par exemple) ou pas les greffons de premier choix du chirurgien.

Une autogreffe de tendon du quadriceps (TQ) pour reconstruire le LCA, a notamment, montré des résultats cliniques similaires à une reconstruction aux DIDT.

L'utilisation d'allogreffes permet de pallier à un manque de greffons ou de diminuer la morbidité en cas de greffes multiples.

On peut réaliser la reconstruction du LAL "combinée" à la greffe du LCA, dans un seul tunnel fémoral commun aux deux greffes, ou "libre", dans deux tunnels fémoraux indépendants, avec un risque de collusion entre ces deux tunnels.

Nous proposons donc une technique de reconstruction anatomique combinée du LCA et du LAL, par autogreffe de tendon du quadriceps (LCA) et allogreffe de tendon du gracilis (LAL), avec un seul tunnel fémoral.

Eric CHOUDJA OUABO, Laurent GILLAIN (Lausanne, Suisse), Adnan SAITHNA, Jacques BLANCHARD, Olivier SIEGRIST, Bertrand SONNERY-COTTET
09:00 - 10:00 #16446 - 80. Répartition des lésions du LCA au cours de la saison dans les sports de pivot chez l’athlète non-professionnel.
80. Répartition des lésions du LCA au cours de la saison dans les sports de pivot chez l’athlète non-professionnel.

Introduction: Le manque de préparation physique, la charge d’entraînement ou la fatigue pourraient avoir un impact sur le nombre de blessures sportives observées au cours de la saison sportive. Le but de cette étude était d’analyser la répartition des lésions du ligament croisé antérieur (LCA) au cours de la saison dans les sports à pivot chez des non-professionnels. L’hypothèse était que la répartition n’était pas uniforme au cours de la saison.

Matériel et méthodes: 1001 lésions du LCA extraites d’un registre intrahospitalier et survenues entre 2011 et 2017, ont été analysées. 756 représentaient des blessures sportives dont 386 survenues dans un sport à pivot (football: 275, basketball: 56, handball: 55). La distribution des lésions au cours de l’année a été divisée en 6 segments de 2 mois. Le segment 1 (S1) représentait les deux premiers mois de reprise sportive. Pour le football, S1 correspondait aux mois de septembre/octobre (lésions analysées de septembre 2011 à aout 2017) et pour le basketball/handball aux mois d’octobre/novembre (lésions analysées d’octobre 2011 à septembre 2017). Des tests de chi carré ont permis de déterminer si la répartition des lésions différait entre hommes et femmes, catégories d’âge (<21, 21-35, >35), sports (football, basketball, handball) et mécanismes de lésion (contact, non-contact). Le seuil de signification était placé à p<0,05.

Résultats: La distribution des lésions était : S1:28%-106, S2:13%-52, S3:12%-48, S4:17%-66; S5:15%-57; S6:15%-57. Aucune différence n’a pu être identifiée entre catégories d’âge (<21: 111, 21-35: 231, >35: 44) ou mécanismes de lésion (contact: 123, non-contact: 263). La répartition des lésions variait toutefois entre hommes et femmes (p<0,05) et selon le sport (p<0,01). L’observation a été confirmée pour le football (S1:27%-73, S2:10%-28, S3:10%-27, S4:18%-49, S5:20%-56, S6:15%-42, p<0,01) et le basketball (S1:32%-18, S2:21%-12, S3:20%-11, S4:11%-6, S5:2%-1, S6:14%-8, p<0,01).

Discussion: La prévalence des lésions du LCA varie au cours d’une saison sportive confirmant ainsi notre hypothèse. Elle était plus élevée en S1 dans le football et le basketball. Ceci pourrait être expliqué par un manque de préparation physique et une augmentation de la charge physique après la pause estivale.

Conclusion: Les résultats basés sur notre registre intra-hospitalier suggèrent que les lésions du LCA survenues dans la pratique d’un sport à pivot sont particulièrement élevées en début de saison chez des sportifs non-professionnels. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer si une meilleure préparation physique et une augmentation progressive de la charge d’entraînement pourrait bénéficier aux athlètes.

Mouton CAROLINE (Luxembourg, Luxembourg), Gokeler ALLI, Urhausen ANOUK, Nührenbörger CHRISTIAN, Theisen DANIEL, Seil ROMAIN
09:00 - 10:00 #14659 - 81. Reconstruction du LCA selon la technique du DT4-TLS: quel est l'impact du type de vis d'interférence sur les résultats cliniques? Etude prospective comparative chez 521 patients.
81. Reconstruction du LCA selon la technique du DT4-TLS: quel est l'impact du type de vis d'interférence sur les résultats cliniques? Etude prospective comparative chez 521 patients.

Introduction: La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) selon la technique du DT4-TLS utilise un seul tendon ischio-jambier: le demi-tendineux en greffe courte (4 faisceaux).  La greffe est fixée dans les tunnels osseux via des bandelettes TLS (Tape Locking Screw) par des vis d’interférence. Celles-ci peuvent être résorbables (en polymère seul ou composite), non résorbables (en titane) ou plus récemment en PEEK (PolyEtherEtherKetone). L'objectif principal de l'étude était d'évaluer l'impact des 3 types de vis sur les résultats cliniques.

Matériel et méthodes: Une étude comparative basée sur une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a inclus une série continue de patients, âgés de plus de 15,5 ans, opérés en 2012-2015 pour une reconstruction primaire du LCA, selon la technique du DT4-TLS. Les critères d’exclusion étaient les ruptures associées du ligament croisé postérieur et le refus du patient. Trois groupes ont été constitués selon le type de vis. Le critère principal de jugement était la survenue d'un événement indésirable pendant les 2 premières années (hématomes, hémarthrose, arthrite septique, phlébite, syndrome du cyclope, algodystrophie et re-rupture) . Un calcul du nombre de sujets nécessaire pour une étude de non-infériorité a montré qu’il fallait inclure 36 patients par groupe. Les critères secondaires étaient le retour au sport et les scores fonctionnels (IKDC, KOOS, ACL-RSI) à 2 ans de recul.

Résultats: 521 ligamentoplasties primaires ont été inclus, 344 hommes et 177 femmes, âge moyen 30,1+/-9,3 ans, 507 (97,3%) sportifs dont 205 (39,4%) professionnels/compétiteurs. La répartition selon le type de vis était 229 (44%) "non résorbables", 222 (42,6%) "résorbables", et 70 (13,4%) "PEEK". Une plastie extra-articulaire a été associée chez 66 (12,7%) patients. Aucune différence significative n'a été retrouvée sur la survenue d'événements indésirables  (p=0,85) y compris les re-ruptures (p=0,96), le retour à la course (p=0,54), le retour au sport habituel (p=0,16) et les scores fonctionnels à 2 ans (p>0,05). 1 patient a présenté un kyste de résorption avec une vis résorbable.

Discussion: Hormis les kystes de résorption, l'imputabilité des événements indésirables aux vis d'interférence, y compris les re-ruptures, est difficile.

Conclusion: Après une reconstruction d’une rupture isolée du LCA selon la technique DT4-TLS, le type de vis d'interférence n'a aucun impact sur la survenue d'événements indésirables et les résultats cliniques à 2 ans de recul.

Romain CHEVALLIER (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Serge HERMAN, Yoann BOHU, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
09:00 - 10:00 #16533 - 82. Reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral chez L'athlète professionnel : résultats cliniques d'une série de 70 patients avec un recul minimum de 2 ans.
82. Reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral chez L'athlète professionnel : résultats cliniques d'une série de 70 patients avec un recul minimum de 2 ans.

Introduction: La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) a des conséquences importante sur la carrière d’un athlète professionnel. Après reconstruction du LCA, l’objectif est un retour rapide à leur niveau de compétition. Il existe un risque de rupture itérative du LCA important dans cette population à risque. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques chez les athlètes professionnels d’une reconstruction combinée du ligament croisé antérieur (LCA) et du ligament antérolatérale (LAL), avec un recul minimum de deux ans.

           
Méthodes: Tous les athlètes professionnels qui ont subi une reconstruction combinée du LCA et du LAL entre janvier 2011 et mars 2016 ont été inclus. Une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a été effectuée. L'évaluation du patient comprenait un examen physique, une évaluation subjective et objective pré et postopératoire IKDC, le score d’activité Tegner  et le score de Lysholm. Ont aussi été évalué, le taux de rerupture, de réopérations et le pourcentage de reprise au même niveau.

Résultats: Sur 72 athlètes professionnels remplissant les critères , 70 (97%) ont été revu avec un recul moyen de 3,9 ans (2-7). La laxité différentielle moyenne pré-opératoire était de 7.1mm ±1.4 mm et 0.4±0.9 mm en post opératoire (p < 0.0001). Le ressaut rotatoire est passé de 22,8% de grade I et 77,2% de grade II ou III en préopératoire à 94,3% sans ressaut (grade 0) et 5,7% de grade I. Au recul final, le score subjectif IKDC moyen était de 90.5±7.6, Le score de Lysholm moyen était de 94.4±7.5, le score de Tegner était de 8.8±1.5. 11 patients (15,7%) ont subi une ré-opération homolatérale dont 4 (5,7%) rupture de greffe du LCA ayant nécessité une reprise. Le taux de rupture de la greffe était significativement plus important chez les athlètes de sexe féminin (p=0.048). 22.7 % des athlètes féminines contre 10.4% des hommes ont présenté une rupture du LCA controlatéral (non significatif). Un an après l'intervention, 60 athlètes (85,7%) sont retournés au sport professionnel avec un intervalle de temps moyen de 7,9 mois (5-12).


Conclusions: Une reconstruction combinée du LCA et du LAL chez les athlètes professionnels est associée à de bons résultats en ce qui concerne le taux de rupture de la greffe, le retour au sport, la stabilité du genou et le taux de ré intervention après la chirurgie. Les athlètes féminines sont plus exposées au risque d’une nouvelle lésion du LCA, homo ou controlatéral.

Nikolaus ROSENSTIEL, Cesar PRAZ (Caen), Herve OUANEZAR , Adanan SAITHNA, Yann FOURNIER, Jean-Philippe HAGER, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
09:00 - 10:00 83. Modification de longueur du membre après ostéotomie tibiale haute par chirurgie assistée par ordinateur : étude comparative d’ostéotomies. Sang Jun SONG (Professor) (Seoul, CORÉE DU SUD)
10:00-10:30
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SM5

SESSION MISE AU POINT
Utilisation de l’échographie en chirurgie ligamentaire du genou.

10:00 - 10:30 Utilisation de l’échographie en chirurgie ligamentaire du genou. Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Olivier CARNESECCHI (Chirurgien) (ST ETIENNE), Marie FARUCH (Radiologue) (Toulouse)
11:00-11:30
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LD

RELIVE DISSECTION 3D
Voyage autour de la coracoïde et autour d'un ligament du genou.

Modérateurs : Johannes BARTH (GRENOBLE), Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
11:00 - 11:30 Voyage autour de la coracoïde et autour d’un ligament du genou. Philippe CLAVERT (Strasbourg), Christian LUTZ (Orateur) (Strasbourg)
11:30-11:45
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RM

Remise des prix

11:45-12:00
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PR

Présentation du congrès de Rennes

11:45 - 12:00 Présentation du congrès de Rennes. Hervé THOMAZEAU (Rennes), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
09:00-12:00
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SFAC

SFA CYCLE

Modérateur : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
09:00 - 12:00 Préparation physique : Point de vue de l’athlète. Arnaud GÉRARD (Rennes)
09:00 - 12:00 Préparation physique : Médecin du Tour de France. Gilbert VERSIER (chirurgien) (PARIS)
09:00 - 12:00 Préparation physique : Positionnement du cycliste. Nicolas PUECHMAILLE (Altkirch)
09:00 - 12:00 Préparation physique : Approche physiologique de l'entraînement.
09:00 - 12:00 Traumatologie du cycliste : Muscles et tendons. Thomas GREINER (Strasbourg)
09:00 - 12:00 Traumatologie du cycliste : Syndrome du piriforme. Fabrice MICHEL (Besançon)
09:00 - 12:00 Traumatologie du cycliste : Nerfs du périnée. Fabrice MICHEL (Besançon)
09:00 - 12:00 Traumatologie du cycliste : Endofibrose iliaque externe. Ivan ALEKSIC (LYON)
09:00 - 12:00 Traumatologie du cycliste : Biomécanique du trauma crânien et évaluation du casque…ou Optimisation des casques sur critères biomécaniques. Rémy WILLINGER (Strasbourg)
12:00
12:00-12:15
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MP

Clôture du congrès et Mots des présidents

12:00 - 12:15 Clôture du congrès et Mots des présidents. Philippe CLAVERT (Strasbourg), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)