Vendredi 06 octobre
08:45

Vendredi 06 octobre

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OC
08:45 - 09:00

OUVERTURE DU CONGRÈS

Conférencier : Dominique SARAGAGLIA (Grenoble)
Auditorium
09:00

Vendredi 06 octobre

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CI
09:00 - 09:45

CONFÉRENCE INAUGURALE

Modérateurs : Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble), Philippe MENTHONNEX (Grenoble)
09:00 - 09:45 Evolution humaine : approches actuelles. Eric CRUBÉZY (Toulouse)
Auditorium
09:45

Vendredi 06 octobre

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C1
09:45 - 10:30

CONFÉRENCES

Modérateurs : Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Angers), Brice RUBENS DUVAL (Praticien hospitalier) (Grenoble)
09:45 - 10:30 Conduite à tenir devant un traumatisme de l'épaule à radiographies normales. Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
09:45 - 10:30 Conduite à tenir devant un premier épisode de luxation antérieure de l'épaule. Frédéric KHIAMI (Paris)
Auditorium
11:00

Vendredi 06 octobre

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CP1
11:00 - 11:45

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES

Modérateurs : Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Michel MILAIRE (Grenoble)
11:00 - 11:45 1. Protocole de coopération pour le réadressage des patients entre Maisons Médicales de Garde et Services d’urgences. Olivier HALBEHER (Grenoble)
11:00 - 11:45 4. La Thrombopénie à l’Héparine : y penser pour agir vite- Intérêt du Danaparoide. Asri BENKRITLY (Paris)
11:00 - 11:45 #12481 - 2. Attention aux yeux, les drones sont de sortie !
2. Attention aux yeux, les drones sont de sortie !

Introduction :

 

Nous présentons ici le premier cas décrit de traumatisme oculaire infligé par un drone.

 

Cas clinique :

 

Nous présentons le cas d’un patient ayant été victime d’un traumatisme oculaire gauche accidentellement infligé par le drone qu’il télécommandait.

Les hélices du drone sont brutalement entrées en contact avec la région de son œil gauche, leur mouvement rotatoire entraînant d’importantes lésions locales.

 

L’examen clinique met en évidence un déficit majeur d’acuité visuel au niveau de l’œil gauche, une plaie de conjonctive avec une entaille sclérale superficielle, une contusion oculaire avec luxation de l'implant dont il était porteur.

 

La prise en charge est chirurgicale afin de suturer la paupière, la conjonctive et la sclère.

 

L’évolution sera rapidement favorable, permettant un retour au domicile avec antibiothérapie, traitement local par maxitrol onguent et programmation d’une vitrectomie avec remplacement de l’implant.

 

 

Discussion :

 

C’est en 1917 que le premier drone est créé par l’armée de France et piloté par Max Boucher.

La technologie s’est ensuite étendue au milieu civil avec une utilisation de plus en plus fréquente des drones dans des contextes de loisirs et au niveau professionnel.

 

A ce jour un seul cas de traumatisme infligé par un drone est décrit dans la littérature avec fracture du crâne chez une jeune enfant (Chung et al ; Childs Nerv Syst ; June 2017).

 

La croissance exponentielle du nombre de drones pose cependant la question de leur potentielle dangerosité et de l’intérêt d’instaurer des mesures préventives d’une part et de préparer le corps médical à faire face à ce type d’accidents d’autre part.

 

En tant qu’engins aériens, on peut imaginer que la plupart des traumatismes seront au niveau du segment céphalique et des membres supérieurs.

 

Au Royaume-Uni et aux USA, un permis pour le pilotage des drones a été évoqué et en cours de traitement. 

Concernant la sécurité du pilote du drone, Le port de lunettes de protection est fortement conseillé.

 

Conclusion :

Ce premier cas clinique de traumatisme chez un adulte par un drone met en lumière la dangerosité que représentent ces engins aériens.

Vu leurs expansions majeures, les services d’urgences doivent sans doute s’attendre à un nombre d’admission de plus en plus grand de patients traumatisés par des drones dans les années à venir.

La plupart des lésions seront situées au niveau du segment céphalique et des membres supérieurs.

Enfin, ce cas clinique repose la question de la législation au sujet des drones.

 

 


Sophie DELREZ (Liège, Belgique), Martin TONGLET, François Xavier CRAHAY, Jean Luc LEJEUNE, Jean Marie RAKIC, Vincenzo D'ORIO, Alexandre GHUYSEN
11:00 - 11:45 #10963 - 3. Sécurité et droit des patients à l'information : Le point de vue de l'association tunisienne d'aides aux victimes d'erreurs médicales.
3. Sécurité et droit des patients à l'information : Le point de vue de l'association tunisienne d'aides aux victimes d'erreurs médicales.

La sécurité des patients est devenue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique à l’échelle internationale pour l’OMS et l’Alliance mondiale pour la sécurité des patients, conscientes du fait que des erreurs commises au niveau des soins de santé affectent un patient sur 10 dans le monde.

Les plaintes des malades constituent une opportunité d’étude pour déterminer les imperfections du système de soins et les facteurs qui permettent, à partir de quelques dysfonctionnements, d’aboutir à des accidents préjudiciables à la santé des malades.Les patients et les usagers perçoivent un manque d’information à ce sujet, en particulier lorsqu’ils sont victimes d’erreurs, d’une faute médicale ou d’un événement indésirable associé aux soins. 

L’analyse de ces accidents est l’un des outils de la science de la gestion du risque et s’inscrit dans une véritable culture d’amélioration continue de la sécurité des patients parmi le reste des procédures préventives.

Les associations doivent donc intervenir pour donner une information claire, simple et aidante pour amener les malades à mieux comprendre leur situation, leurs besoins, leurs limites et leur apport dans la prise en charge de leur propre état de santé. 

 

 

 


Issam DR EL AMRI (KALAA SGHIRA, Tunisie), Slaheddine PR GANNOUCHI
Auditorium
11:45

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C2
11:45 - 12:30

CONFÉRENCES

Modérateurs : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille), Sébastien RUATTI (chirurgien orthopédiste) (Grenoble)
11:45 - 12:30 Techniques d'analgésie pour la réduction aux urgences des fractures du poignet : revue de la littérature. Pierre BOUZAT (PU-PH) (Grenoble)
11:45 - 12:30 Conduite à tenir devant un traumatisme du poignet : les pièges à éviter. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Auditorium
14:00

Vendredi 06 octobre

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C3
14:00 - 14:45

CONFÉRENCES

Modérateurs : Jean-Pierre DUPRÉ (Antony), Luc-Marie JOLY (PUPH) (Rouen)
14:00 - 14:45 Conduite à tenir devant un traumatisme du coude de l'enfant. Ahmad EID (chirurgien orthopédiste pédiatre) (Grenoble)
14:00 - 14:45 Conduite à tenir devant une boiterie de l'enfant. Eric NECTOUX (Chirurgien) (Lille)
Auditorium
14:45

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CP2
14:45 - 15:45

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES

Modérateurs : Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Grenoble), Patrick LESAGE (Medecin) (Chambéry)
14:45 - 15:45 #12310 - 5. Étude prospective sur l’interprétation des radiographies en traumatologie par les urgentistes, les orthopédistes et les radiologues.
5. Étude prospective sur l’interprétation des radiographies en traumatologie par les urgentistes, les orthopédistes et les radiologues.

Introduction : Le circuit de la prise en charge d’un patient aux urgences traumatologiques de notre centre hospitalier pour une pathologie ostéo-articulaire impose l’avis systématique de l’orthopédiste ce qui induit un allongement du temps de passage.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique, observationnelle effectuée à partir des données cliniques de 309 patients s’étant présentés au service des urgences pour un motif traumatologique et ayant bénéficié d’une radiographie sur 3 mois. L’objectif principal était de connaitre la concordance d’interprétation des radiographies en traumatologie entre l’urgentiste et l’orthopédiste. Les objectifs secondaires étaient de connaitre cette concordance entre l’orthopédiste et le radiologue, l’urgentiste et le radiologue, puis la concordance de traitement.

Résultats : Le délai moyen de passage aux urgences est de 197 [125-230] minutes, la part de l’orthopédiste représente 55 [10-77] minutes. La concordance d’interprétation urgentiste vs orthopédiste est de 0.84, le poignet (0.90) et la cheville (0.88) ont le plus haut kappa, les plus faibles concernent le pied (0.65) et le rachis (0.50). La concordance d’interprétation orthopédiste vs radiologue est de 0.80, le point faible se situe au niveau du poignet (0.49) en particuliers sur le scaphoïde. Le kappa est de 0.72 entre l’urgentiste et le radiologue, le plus faible concernant à nouveau le rachis (0.43). L’ancienneté de l’urgentiste n’influe pas sur la concordance d’interprétation (0.84 que l’ancienneté soit supérieure ou inférieure à trois ans). Concernant le traitement la concordance est de 0.68, avec un léger avantage pour les jeunes urgentistes (0.71 vs 0.66). Sans l’avis des orthopédistes 9.3% (n=29) des patients seraient ressortis sans traitement alors qu’il en aurait fallu un.

Discussion : Le kappa entre les urgentistes et les autres spécialistes est très faible sur le rachis, une formation par apprentissage des erreurs serait nécessaire. La concordance d’interprétation quasi identique entre les jeunes et les anciens urgentistes traduit une certaine stagnation des compétences sur les interprétations des clichés et les traitements dans notre établissement.

Conclusion : La concordance urgentistes vs orthopédistes est plutôt bonne dans l’ensemble mais, en dehors des chevilles, l’interprétation des urgentistes est encore trop insuffisante pour s’affranchir de l’orthopédiste dans notre établissement.


Thibaud MASIA, Romain GENRE GRANDPIERRE (Nîmes), Alexandre MOREAU, Stéphane POMMET, Jonathan TREILLE, Xavier BOBBIA, Pierre-Geraud CLARET, Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE
14:45 - 15:45 #12398 - 6. Le jugement clinique n'est pas suffisant pour réduire les indication de tomodensitométrie corps entier chez les patients traumatisés graves stables.
6. Le jugement clinique n'est pas suffisant pour réduire les indication de tomodensitométrie corps entier chez les patients traumatisés graves stables.

Introduction :Chez les patients suspects d’un traumatisme grave sur des arguments de haute cinétique, le bilan initial est capital pour la suite de la prise en charge.

L’objectif de l’étude était de tester la performance diagnostique du jugement clinique pour la prédiction d'une lésion significative à la tomodensitométrie après un traumatisme à haute énergie sans signe de défaillance à l’examen clinique.

Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective observationnelle réalisée dans un centre de traumatologie de niveau 1. Les patients adultes ont été inclus si ils avaient été victime d’un accident avec des éléments anamnestiques de haute cinétique et qu’ils ne présentaient pas de défaillance sur les plans hémodynamique, respiratoire et neurologique. Il était demandé aux « trauma-leaders » de faire un jugement clinique concernant la probabilité d'une blessure grave avant la réalisation d'une tomodensitométrie corps entier.

Le critère d'évaluation principal était le diagnostic d'une lésion grave sur la tomodensitométrie du corps entier selon la classification « Abreviatied Injury Scale » (AIS). La performance diagnostique a été évaluée à l'aide de l'analyse de courbe ROC (Receiver Operating Characteristic).

Résultats : Sur les 354 patients inclus, 127 patients (36%) avaient au moins une blessure classée AIS ≥ 3. La zone sous la courbe ROC du jugement clinique pour prédire une lésion grave était de 0,65 [95% CI 0,61 - 0,70]. La sensibilité du jugement clinique était de 82% [IC 95% 74-88] et la spécificité était de 49% [IC 95% 42-55]. Aucun patient ayant un examen clinique strictement négatif n'avait de lésion grave (n = 19 patients). La sensibilité de l'examen clinique était de 100% [95% IC 97 - 100] et sa spécificité était de 8% [IC 95% 5-13].

Conclusions : Le jugement clinique seul n'est pas suffisant pour réduire l'utilisation de l'imagerie par tomodensitométrie. Chez les patients ayant un examen physique strictement normal, une tomodensitométrie pourrait être évitée, mais ces résultats nécessitent d’être confirmés dans des populations plus nombreuses et plus diverse de patients traumatisés.


Vivien BRENCKMANN (Grenoble), Thomas MISTRAL, Laurence SANDERS, Frederic THONY, Gilbert FERRETTI, Pierre BOUZAT, Samuel GALVAGNO, Jean-François PAYEN
14:45 - 15:45 #12281 - 7. Evaluation de la prescription de radiographies aux urgences selon les recommandations : le juste prescrire aux urgences.
7. Evaluation de la prescription de radiographies aux urgences selon les recommandations : le juste prescrire aux urgences.

La radioprotection du patient est une obligation légale en France depuis 2001. En s’appuyant sur les recommandations du guide de bon usage des examens d’imagerie médical de la Société Française de Radiologie de 2013, nous avons étudié la prescription de certaines radiographies dans les services d’urgences. Cette étude rétrospective s’est déroulée dans les services d’urgences des hopitaux de : Annecy, Saint-Julien en Genevois et Rumilly. Les données ont été recueillies avec le logiciel Dossier Patient Urgence, d’avril 2016 à mars 2017. Les radiographies de traumatologie uniquement, ont été analysées en fonction des recommandations de la SFR : les os propres du nez si médico-légal, le rachis cervical selon les règles de NEXUS / C-CSR, le gril costal abandonné au profit de l’échographie, le genou et la cheville selon les critères d’Ottawa. Compte tenu des volumes de données, les radiographies du rachis cervical ont été analysées sur 3 mois, celles du genou et de la cheville sur 1 mois et les autres prescriptions sur 1 an.  L’objectif principal est l’évaluation des pratiques professionnelles, permettant de déterminer le potentiel d’économie de santé et de radioprotection. 833 dossiers de traumatologie ont été analysés comprenant : 126 radiographies d’os propres du nez, 89 de rachis cervical, 235 de gril costal, 115 de genou et 268 de cheville. 52,1% des patients étaient des hommes et 69,9% des radiographies ont été prescrites par un médecin sénior. 49,8% du total des radiographies étaient non justifiés (49% pour les os propres du nez, 28,1% pour le rachis cervical, 100% pour le gril costal, 30,4% pour le genou, 21,6% pour la cheville), soit une estimation de 1513 radiographies par an, ce qui représente un coût de 38808 euros et une irradiation de 150 mSv (en moyennant à 0,1 mSv par patient). L’ensemble des radiographies non justifiées est prescrit à 76,6% par des médecins séniors et 19,1% par des internes. Les infirmiers d’accueil qui sont habilités à faire des prescriptions anticipées sous protocole représentent 7,8% et 25,4% respectivement pour les radiographies de genou et de cheville. Nous constatons qu’il existe une marge de progression pour suivre les recommandations de prescriptions de radiologie en traumatologie aux urgences. Cette optimisation des pratiques réduirait les coûts, augmenterait la radioprotection des patients et permettrait aussi une réduction du temps de passage. Une deuxième partie de l’étude , toujours en cours, est réalisée après information du personnel et modification du logiciel de prescription.


Jean-Baptiste PEREZ, Arnaud MICHALON, Adrien DROUET, Vincent GAUTIER, Dominique SAVARY (Angers)
14:45 - 15:45 #12268 - 8. 1,2,3… Les bases en échographie ostéo - articulaire pour l’urgentiste. Quelles coupes ? Pour quoi faire ? Comment ?
8. 1,2,3… Les bases en échographie ostéo - articulaire pour l’urgentiste. Quelles coupes ? Pour quoi faire ? Comment ?

Le but de cette présentation est d'exposer les principales utilités de l'échographie aux urgences ainsiq que les bases de réalisation des principales coupes à connaitre par l'urgentiste.

1. Le dépistage échographie d’une fracture occulte.

La corticale osseuse normale est hyper-échogène et régulière et interrompt le faisceau ultrasonore. Ainsi, une fracture peut se traduire en échographie par une irrégularité de la corticale avec une cheminée acoustique associées à un hématome sous périosté. L'échographie peut également faciliter la détection de fractures métaphyso- épiphysaires chez l'enfant (notamment pour les fractures de type Salter I de la malléole latérale de cheville) en montrant l'hématome sous-périosté, l'élargissement de la physe comparativement au côté controlatéral, et en reproduisant la douleur par la "palpation échoscopique". De même la fracture en motte de beurre peut - être facilement individualisée. Il s'agit le plus souvent de réaliser une coupe longitudinale le long de la diaphyse en regard de la douleur du patient.

2. Les deux coupes échographiques à connaitre afin de diagnostiquer la principale lésion ligamentaire grave et fréquente de la cheville et la principale lésion tendineuse grave de l’épaule sont :

- une coupe axiale oblique sur le ligament tibio-fibulaire antéro inférieur à la recherche d'une entorse grave de la syndesmose de la cheville (signe direct) qui nécessite une fois diagnostiquée un traitement orthopédique contrairement à l’entorse latérale de cheville qui se traite fonctionnellement;
- une coupe axiale antérieure d’épaule en regard de la goutière du long biceps à la recherche d’un signe indirect (signe du "double épanchement") en faveur d’une d’une rupture transfixiante du supra - épineux dont la prise en charge peut - être chirurgicale.

3. Les trois coupes échographiques de base à la recherche d’un épanchement intra - articulaire qui doit faire suspecter une lésion grave sous jacente (fracture, entorse grave) :

- au genou : coupe suprapatellaire longitudinale (et axiale lors d'une ponction articulaire échoguidée);

- à la cheville : coupe longitudinale sur la face antérieure de l’articulation talo-crurale;

- au coude : coupe axiale sur la fosse olécranienne postérieure.


Damien TOURDIAS (Langon)
14:45 - 15:45 #11377 - 9. Démembrement des traumatismes aigus de l'épaule à radiographies initiales normales grâce à l'IRM.
9. Démembrement des traumatismes aigus de l'épaule à radiographies initiales normales grâce à l'IRM.

Introduction : les traumatismes aigus de l’épaule sont un motif de consultation fréquent. Lorsque les radiographies réalisées initialement sont normales, il est difficile d’établir un diagnostic précis. Nous supposons qu’un certain nombre de lésions occultes passent inaperçues, conduisant à des diagnostics erronés. Le but de notre étude était d’établir l’épidémiologie des lésions rencontrées, grâce à l’IRM que nous avons considérée comme gold standard. L’intérêt de l’examen clinique et de l’échographie était également évalué.

 Matériel et Méthodes : entre janvier et septembre 2016, 50 patients ont été prospectivement inclus aux urgences traumatologiques de l’Hôpital Sud du CHU de Grenoble : 34 hommes et 16 femmes, dont l’âge médian était de 34 ans, avec un traumatisme direct de l’épaule pour 70% d’entre eux. Il y avait 92% de droitier, et l’épaule dominante était atteinte dans 42% des cas. Tous les patients présentaient un traumatisme aigu de l’épaule inférieur à 14 jours avec des radiographies (une incidence de face et un profil de Lamy) normales. Une évaluation initiale était réalisée aux urgences le jour de la consultation (J0), suivie d’une consultation de réévaluation et synthèse entre 7 et 14 jours (J7–J14) après l’évaluation initiale. Une échographie et une IRM étaient réalisées dans le même temps, en aveugle l’une de l’autre. Toutes les informations étaient recueillies au sein d’un questionnaire standardisé, notamment les diagnostics évoqués / retenus après les différents examens cliniques et d’imageries.

 Résultats : sur les 48 patients étudiés (2 furent exclus après l’évaluation initiale), l’IRM a retrouvé 17 lésions osseuses (dont 8 au niveau du trochiter), 12 lésions de la coiffe des rotateurs, 9 lésions acromio-claviculaires, 8 contusions simples, 4 accidents d’instabilité, 1 entorse bénigne, et 3 autres lésions. Le diagnostic évoqué après l’examen initial était erroné ou incomplet dans 86% des cas, suspectant notamment 21 contusions simples, 18 lésions de la coiffe des rotateurs, 3 lésions osseuses. La réévaluation faisait régresser ce chiffre à 54%. L’échographie était totalement concordante avec l’IRM dans 36% des cas, plus particulièrement dans les lésions de la coiffe des rotateurs (67%). 

Conclusion : le diagnostic clinique initial est souvent erroné, avec de nombreuses lésions osseuses passant inaperçues, au contraire des lésions de la coiffe des rotateurs qui sont surestimées. La prescription d’échographie doit être pertinente car elle a montré des limites notamment sur les lésions osseuses. L’optimisation des incidences radiologiques initiales (clichés de face en rotations interne, neutre et externe) pourrait sensibiliser le diagnostic.


Cyril BARTHOMEUF (Grenoble)
14:45 - 15:45 #12287 - 10. Diagnostic des fractures subtiles du talus.
10. Diagnostic des fractures subtiles du talus.

Quelques subtiles fractures du talus doivent faire partie de tout diagnostic différentiel des « entorses de cheville » dont elles épousent la présentation clinique. La plupart des blessés porteurs de ces fractures peuvent prendre appui et ne présentent aucune douleur sur le bord postérieur des malléoles : la radiographie peut ne pas être indiquée.

Ces fractures  sont alors fréquemment oubliées lors de l’examen initial, avec leurs risque d’arthrose sous ou tibio-talienne, voire de nécrose du talus.

Nous envisagerons une courte présentation clinique et radiologique de sept lésions fracturaires diagnostiquées dans un cabinet primaire de soins traumatologiques, touchant les trois parties anatomiques du talus, la tête, le col et enfin le corps avec son dôme cartilagineux, son processus latéral et ses tubercules postérieurs.


Gilles MUGNIER (LES GETS)
Auditorium
16:30

Vendredi 06 octobre

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A1
16:30 - 18:00

ATELIER Initiation à l'hypnose en traumatologie des membres

Conférenciers : Jean-Pierre ALIBEU (GRENOBLE), Franck VERSCHUREN (MD, PhD) (Brussels, Belgique)

Vendredi 06 octobre

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A2
16:30 - 18:00

ATELIER Plâtres et orthèses thermoformées du membre supérieu

Conférenciers : Amar NASRI (Grenoble), Olivier SEURAT (Praticien hospitalier contractuel) (Grenoble)

Vendredi 06 octobre

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A3
16:30 - 18:00

ATELIER Examen clinique de la cheville

Conférenciers : Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon), Guillaume FAVAREL (Grenoble)

Vendredi 06 octobre

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A4
16:30 - 18:00

ATELIER Techniques de réduction des luxations de l'épaule

Conférenciers : Régis PAILHÉ (PU-PH) (Echirolles), Yann PELTIER (Grenoble)

Vendredi 06 octobre

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A5
16:30 - 18:00

ATELIER Exploration des plaies de la main

Conférenciers : Sebastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt), Ghalem MERHOUM (Voiron), François MOUTET (Grenoble)
Samedi 07 octobre
08:30

Samedi 07 octobre

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C4
08:30 - 09:15

CONFÉRENCES

Modérateurs : Benoît COUDERT (MEULAN), Stéphane PLAWESKI (Grenoble)
08:30 - 09:15 Pathologie aigue des rétinaculums. Jacques RODINEAU (Paris)
08:30 - 09:15 Ces fractures de "cheville" qui passent inaperçues ! Christophe CHANTELOT (Lille)
Auditorium
09:15

Samedi 07 octobre

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CP3
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES

Modérateurs : Omar BELKHODJA (Chef de service) (Jossigny), Gaël KERSCHBAUMER (Grenoble)
09:15 - 10:15 #11972 - 11. Traumatologie du VTT de descente. Étude épidémiologique prospective à propos de 138 cas totalisant 178 lésions.
11. Traumatologie du VTT de descente. Étude épidémiologique prospective à propos de 138 cas totalisant 178 lésions.

INTRODUCTION: L’essor du VTT de descente dans la région grenobloise est important depuis 1990. Sa pratique en montagne et les vitesses élevées sont à l’origine de nombreux accidents. Or il n’existe pas à ce jour d’étude française répertoriant ses traumatismes. Le but de cette étude était de décrire la traumatologie du VTT de descente, le profil des accidentés, les causes et mécanismes.MATERIEL ET METHODE : Nous avons inclus 129 patients via leurs passages aux urgences de l’hôpital SUD du CHU de Grenoble sur la période de juillet 2014 à Novembre 2016. Cela représentait 138 venues pour 178 traumatismes. Il y avait 92 % d’hommes, d’âge moyen 27,9 ans (11-69 ans).RESULTATS : En ce qui concerne le bilan lésionnel, le membre supérieur prédominait avec 118 lésions (66 %), suivi du membre inférieur avec 37 lésions (21 %). Enfin 23 lésions (13 %) intervenaient sur l’axe du corps. Au membre supérieur, 48 lésions (41 %) se situaient à la ceinture scapulaire soit 27 % du total dont 21 disjonctions acromio-claviculaire (12 % du total) et 25 fractures de clavicule (14 % du total). Au membre inférieur, il y avait notamment 16 % d’entorses du genou. Enfin les traumatismes crâniens (aucun grave) représentaient 43 % des lésions de l’axe du corps.Concernant les données propres à l’accidentologie, 69 patients ont répondu au questionnaire. Le profil de l’accidenté type en VTT de descente est un homme de 27 ans, salarié, qui fait entre 3 et 10 heures de sport par semaine. Le mécanisme causal est un choc direct dans 83 % des cas et il s’agissait d’une collision contre le sol dans 86 %.CONCLUSIONS : Le VTT de descente est un sport à risque. La prise en charge pré hospitalière reste un élément important dans l’orientation des patients vers des centres adaptés. La dépense de santé publique élevée, du fait de la médicalisation pré hospitalière, du grand nombre d’hospitalisations et d’interventions chirurgicales, nous invite à réfléchir à des moyens de prévention et de protection des vététistes plus efficaces.


Guillaume FAVAREL, Dominique SARAGAGLIA, Jean Jacques BANIHACHEMI, Guillaume FAVAREL (Grenoble)
09:15 - 10:15 #12466 - 12. La traumatologie aigue du badminton.
12. La traumatologie aigue du badminton.

Le badminton est l’un des sports les plus pratiqués au monde et se démocratise en
France depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’un sport extrêmement physique et
technique puisqu’il requiert des sauts, des fentes, des changements brutaux de direction
et des mouvements rapides des bras.
L’objectif principal de cette étude était d’établir une vue d’ensemble de la
traumatologie aigue des joueurs de badminton. Les objectifs secondaires étaient de
préciser les conditions de survenue de ces blessures, le profil des blessés, le type de
prise en charge reçu et l’évolution des lésions, afin de dresser un profil type du blessé
en badminton.
Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective. Nous avons sélectionné tous les
dossiers des patients ayant consulté aux urgences traumatologiques de l’Hôpital Sud de
Grenoble entre le 1 er janvier 2010 et le 1 er janvier 2015 pour un traumatisme aigu en
badminton.
Ainsi, 140 accidents correspondants à 138 patients ont été inclus. Les patients ont été
contactés par téléphone pour remplir un questionnaire visant à compléter les
informations des dossiers médicaux. 65% des patients ont répondu à ce questionnaire.
La majorité des lésions (90%) se situaient au membre inférieur et le type lésionnel le
plus fréquent était l’entorse.
Les lésions principales étaient l’entorse externe de la cheville puis la rupture du tendon
d’Achille et les tennis leg.

Dans notre étude, il y avait presque autant de femmes que d’hommes et la moyenne
d’âge était de 27,9 ans.
Les élèves qui jouaient dans le cadre scolaire étaient les plus nombreux, suivi des
joueurs confirmés et des compétiteurs.
La majorité des patients jouaient pour le loisir au moment de l’accident.
Les blessures ont eu lieu pour la plupart au milieu du match, sur un terrain classique de
badminton en gymnase, avec des chaussures de sport non adaptées à la pratique du
badminton. En effet, les chaussures spécialement conçues pour le sport en salle étaient
portées par les compétiteurs.

81% des patients ont été traités aux urgences, la moitié ont reçu un traitement
fonctionnel.
Seulement 19% des lésions ont nécessité une hospitalisation et concernaient très
majoritairement les ruptures du tendon d’Achille.
40% des patients ont refait du badminton après leur accident.
Ainsi, les traumatismes aigus en badminton sont très majoritairement représentés par
les entorses externes de la cheville, suivies par les ruptures du tendon d’Achille et les
tennis leg.


Pascale SALIBA-RANSON, Yann PELTIER (Grenoble)
09:15 - 10:15 #12470 - 13. Etude épidémiologique et influence du chaussage dans les traumatismes de cheville, en randonnée pédestre, 2013-2014.
13. Etude épidémiologique et influence du chaussage dans les traumatismes de cheville, en randonnée pédestre, 2013-2014.

Contexte : La randonnée pédestre est l’une des activités sportives la plus pratiquée en France. S’adressant à un large publique, elle est aussi la plus pourvoyeuse d’accidents en montagne l’été. La cheville est la partie du corps la plus touchée malgré la technicité des chaussures actuelles.

 

Objectif : L’objectif de l’étude était de décrire et comparer les lésions de la cheville, de la jambe et du pied en fonction de la hauteur de la tige de chaussure en randonnée pédestre.

 

Méthode : Etude épidémiologique rétrospective, mono-centrique, réalisée dans le service des urgences de l’hôpital sud de Grenoble, entre janvier 2013 et décembre 2014.

 

Résultats : Cent vingt six patients ont été inclus. Le port de chaussures à tige haute n’engendrait pas plus de fractures ni d’entorses, comparé aux tiges basses (p = 0.876). Les lésions les plus représentées siégeaient à la cheville (80.1%) avec 32.3% d’entorses bénignes, 25.6% de fractures de la malléole externe, 12% d’entorses graves, 11.3% de fractures bi malléolaires. Les femmes avaient plus de fractures (58%) et les hommes plus d’entorses (68%) à hauteur de tige, et à type de chaussure égale (p = 0.029).

Concernant la typologie, 71.4% des patients étaient des femmes et, 55.6% avaient plus de 50 ans. Quatre vingt pourcents des accidents avaient lieu après midi, en glissant (53%) dans une descente (69%).

 

Conclusion : On ne retrouve pas d’influence de la hauteur de la tige de chaussure sur les lésions ostéo articulaires de la cheville en randonnée pédestre.


Mickael PECOLLET (saint symphorien sur coise), Jean-Jacques BANIHACHEMI, Dominique SARAGAGLIA
09:15 - 10:15 #12278 - 14. Les fractures des os du carpe en dehors du scaphoïde.
14. Les fractures des os du carpe en dehors du scaphoïde.

Les fractures du scaphoïde continuent de poser des difficultés aux urgentistes puisque l’examen clinique a une valeur prédictive positive de seulement 20% et qu’il y a entre 5 et 20% de faux-négatifs sur les clichés radiographiques. Que dire alors des autres fractures des os du carpe, moins fréquentes (30% de l’ensemble des fractures du carpe), mal connues, et souvent très difficiles à voir. Dans une étude scannographique de 2008 chez 60 patients, 100% des fractures du lunatum, du trapézoïde et du capitatum n’avaient pas été vues sur les radiographies standards, 80% des fractures du triquetrum et 60% des fractures de l’hamatum. Une étude IRM de 2010 sur 125 poignets à radiographies « normales » retrouvait 78 lésions méconnues dont 40% de fractures. Par ailleurs, ces lésions peuvent exister en association avec une lésion plus évidente. Sur 170 fractures de l’extrémité distale du radius, une étude de 2010 retrouvait 11 patients avec une fracture associée (et méconnue) d’un autre os du carpe. 

L’urgentiste devant ces lésions est confronté à deux difficultés:

  • ne pas les méconnaître. L’examen-clé est ici le scanner qu’il faut demander au moindre doute car aucune incidence radiographique n’est assez sensible pour dépister ces fractures. En cas de méconnaissance vont survenir les complications et il sera reproché à l’urgentiste de ne pas s’être donné les moyens du diagnostic
  • Ne pas sous-estimer la possibilité d’autres lésions. Les fractures du corps du triquetrum ou de la tête du capitatum se voient surtout dans les luxations intra-carpiennes qui peuvent s’être spontanément réduites. 
  • La fracture de la base de l’hamulus de l’hamatum est un classique sémiologique radiologique, mais toujours méconnu en pratique.

Devant des douleurs post-traumatiques du poignet dont on ne comprend pas l’origine, alors que les radiographies paraissent normales, il faut demander un scanner en urgence. Chaque fracture est spécifique et à partir d’exemples nous souhaitons montrer les pièges diagnostiques de ces lésions.


Sylvie CARMÈS (Guadeloupe, Guadeloupe), Christian DUMONTIER
09:15 - 10:15 #12274 - 15. Jersey ou rugby finger: un diagnostic souvent méconnu.
15. Jersey ou rugby finger: un diagnostic souvent méconnu.

Le jersey finger (ou rugby finger) correspond à l’arrachement du tendon fléchisseur profond (FCP) d’un doigt à son insertion distale sur la base de P3. Deux mécanismes sont le plus souvent rencontrés. Celui, classique, de l’arrachement du FCP de l’annulaire, lors de l’agrippage du maillot d’un joueur au rugby (ou au football américain où le maillot est appelé jersey). Plus rarement, lors d’un mécanisme brutal d’ouverture des doigts alors qu’ils sont en flexion (explosion d’un pétard dans la main par exemple). 

Bien que le diagnostic soit théoriquement facile, car basé sur le mécanisme et l’examen clinique, cette lésion reste régulièrement méconnue et constitue un piège diagnostic et médico-légal pour l’urgentiste:

  • Parce que le patient consulte tardivement, 
  • Parce que l’examen un peu succinct méconnait la perte de la flexion active de P3 faisant porter le diagnostic d’entorse de l’interphalangienne distale (qui, elle, est une lésion très rare)
  • Parce qu’en l’absence de vrai radiographie de profil du doigt, on méconnaît l’arrachement osseux associé qui permet la classification de la lésion ce qui conditionne le traitement et le pronostic.
  • Parce que c’est une lésion rare souvent méconnue.

Or il s’agit d’une urgence chirurgicale car la rétraction du tendon dans ce mécanisme brutal s’accompagne d’un arrachement de sa vascularisation qui ne permet plus, passé 10-12 jours, une réinsertion anatomique. En l’absence de fragment osseux associé qui se bloque dans la gaine digitale, le moignon tendineux est retrouvé dans la paume !. 

Il est donc important -1- de connaitre cette lésion, -2-  de savoir examiner un traumatisme de l’IPD, -3- de savoir lire les radiographies de profil pour rechercher un arrachement osseux associé à ne pas confondre avec une entorse de l’interphalangienne proximale ou une fracture de P3, -4- de savoir demander, en urgence, une échographie qui montrera la rupture tendineuse, -5- d’adresser rapidement ce patient à un chirurgien de la main.

Nous montrerons dans cette présentation les aspects cliniques et les pièges diagnostiques ainsi que la classification des différentes formes anatomiques.


Sylvie CARMÈS, Sylvie CARMÈS (Guadeloupe, Guadeloupe)
09:15 - 10:15 #12463 - 16. Présentation clinique trompeuse d’une fracture de fatigue du col fémoral chez un marathonien : une cruralgie qui n’en était pas une.
16. Présentation clinique trompeuse d’une fracture de fatigue du col fémoral chez un marathonien : une cruralgie qui n’en était pas une.

Les fractures de fatigues sont des étiologies connues de douleurs inexpliquées chez les sportifs et autres militaires. Elles sont préférentiellement localisées sur des os porteurs distaux.

Un homme de 49 ans qui présente comme seul antécédent une scoliose dorso-lombaire provoquant des lomboradiculalgies itératives, rapporte une douleur crurale gauche apparue lors d’un marathon. Les diagnostics évoqués lors de consultation dans 2 services d’urgences étaient une lombocruralgie puis une tendinopathie du psoas.

Deux semaines après le début des douleurs le patient est admis dans notre service. L’examen clinique retrouve des amplitudes articulaires de hanche gauche limitées et un clinostatisme. Un bilan radiographique centré sur la hanche est réalisé mettant en évidence une fracture basi-cervicale fémorale gauche stade 1 d’Evans. Le patient est opéré pour mise en place d’un matériel d’ostéosynthèse par vis plaque de type Dynamic Hip Screw devant le risque de déplacement secondaire et d’ostéonécrose de la tête fémorale.

Un bilan complet d’ostéopathie fragilisante s’est révélé sans particularités et il a été conclu à une fracture de fatigue par surentrainement. 

La région anatomique de la hanche peut être le siège de lésions musculaires, tendineuses, articulaires et osseuses voire de douleurs viscérales ou vasculaires projetées. Ce cas rapporte une présentation clinique ayant conduit au retard diagnostique d’une pathologie qui reste méconnue de par sa fréquence sur cette localisation estimée de 0.3 à 4.7% de l’ensemble des fractures de fatigues.

L’augmentation de la pratique des sports d’endurance extrêmes (marathons, ultra trails, crossfits…) sans encadrement spécifique engendre une survenue potentiellement de plus en plus fréquente de ce type de pathologies qu’il faut savoir évoquer. 

Différents facteurs favorisant doivent être recherchés comme les ostéoporoses secondaires mais également le surentrainement qui est souvent en cause dans la majorité des cas décrits.

Sur le plan thérapeutique, en cas d’absence complète de déplacement une décharge complète durant 45 jours avec prise en charge antalgique et reprise progressive des activités physiques peut être proposée après 10 à 14 jours d’indolence. Malgré tout chez notre patient devant le risque d’aggravation du déplacement et de complications la solution chirurgicale a été retenue et a permis une remise en charge précoce.


Romain GASTALDI (Grenoble), Régis PAILHÉ, Athan BAILLET, Jean Jacques BANIHACHEMI
Auditorium
10:45

Samedi 07 octobre

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TR
10:45 - 11:40

TABLE RONDE
D.E.S. en 2017 ! Un Urgentiste peut-il être "bon" partout ? Quelle place pour l'urgentiste traumatologue ?

Modérateurs : Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Grenoble), Eric REVUE (Chef de Service) (Paris)
10:45 - 11:40 Témoignage d’un médecin urgentiste. Sylvie CARMÈS (Médecin urgentiste) (Guadeloupe, Guadeloupe)
10:45 - 11:40 Avis des experts. Didier HONNART (MEDECIN) (DIJON), Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon), Patrick PLAISANCE (Head of Department) (Paris), Dominique SARAGAGLIA (Grenoble), Christophe CHANTELOT (Lille), Maxime MAIGNAN (Chef de service) (Grenoble)
Auditorium
11:40

Samedi 07 octobre

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C5
11:40 - 12:00

CONFÉRENCES

Modérateurs : Khaled SAIDI (PRATICIEN HOSPITALIER) (Paris), Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Angers)
11:40 - 12:00 Conduite à tenir devant un traumatisme du genou à radiographies normales. Dominique SARAGAGLIA (Grenoble)
Auditorium
12:00

Samedi 07 octobre

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A6
12:00 - 13:30

ATELIER Plâtres et orthèses thermoformées du membre inférieu

Conférenciers : Laurence SANDERS (Grenoble), Loic SIGWALT (Grenoble)

Samedi 07 octobre

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A7
12:00 - 13:30

ATELIER Examen clinique du poignet

Conférenciers : Billy CHEDAL-BORNU (Grenoble), Olivier MATARÉSE (Médecin du Sport) (St Martin d'Heres)

Samedi 07 octobre

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A8
12:00 - 13:30

ATELIER L'art de confectionner des pansements aux urgences

Conférenciers : Roch MADER (chirurgien) (GRENOBLE), Almuth SCHLEIERMACHER (Grenoble)

Samedi 07 octobre

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A9
12:00 - 13:30

ATELIER Les lésions musculo-tendineuses

Conférenciers : Mehdi BOUDISSA (Grenoble), Brice RUBENS DUVAL (Praticien hospitalier) (Grenoble)