Jeudi 12 décembre
07:45

Jeudi 12 décembre

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CE01
07:45 - 08:45

CE01 - Conférence d'enseignement
Scores fonctionnels en chirurgie du genou. Lesquels utiliser ? Que mesure-t-on ? Perspectives

Conférenciers : Franck ACCADBLED (PU PH) (Toulouse), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Vincent MAROT (Interne) (Toulouse), Jérôme MURGIER (chirurgien) (Auckland, NOUVELLE-ZÉLANDE)
Grand Auditorium
09:15

Jeudi 12 décembre

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CM1
09:15 - 09:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le compagnonnage en chirurgie est-il mort ?
Fil rouge

Modérateur : Hervé THOMAZEAU (Rennes)
Conférencier : Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Grand Auditorium
09:30

Jeudi 12 décembre

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CM2
09:30 - 09:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Sutures méniscales arthroscopiques.
Fil rouge

Modérateur : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
Conférencier : Jin Hwan AHN (Séoul, CORÉE DU SUD)
Grand Auditorium
10:00

Jeudi 12 décembre

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CM4
10:00 - 10:15

CONFÉFENCE MAGISTRALE
Anatomie et vascularisation des ménisques.

Modérateur : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Conférencier : Robert SMIGIELSKI (Warsaw, POLOGNE)
Grand Auditorium
10:15

Jeudi 12 décembre

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CM5
10:15 - 10:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le grand séisme de l’Est du Japon et le Tsunami.

Modérateur : Yacine CARLIER (Chirurgien épaule coude) (MERIGNAC)
Conférencier : Eiji ITOI (JAPON)
Grand Auditorium
11:05

Jeudi 12 décembre

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VS1
11:05 - 11:15

VIDEOSPOT
Comment je réduis un flessum du genou.

Modérateur : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES)
Conférencier : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Grand Auditorium
11:15

Jeudi 12 décembre

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SOF
11:15 - 11:30

SESSION SOFCOT
L’épisode de soins

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
Conférencier : Didier MAINARD (Chef de Service) (Nancy)
Grand Auditorium
11:30

Jeudi 12 décembre

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CM6
11:30 - 11:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’expérience coréenne des plasties antéro-latérales.

Modérateur : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Conférencier : Jin Goo KIM (Séoul, CORÉE DU SUD)
Grand Auditorium
11:45

Jeudi 12 décembre

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BO1
11:45 - 12:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Doit-on rechercher et réparer les RAMP lésions du ménisque interne lors d’une reconstruction du LCA ?

Conférenciers : Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
Grand Auditorium
14:05

Jeudi 12 décembre

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VS2
14:05 - 14:15

VIDEOSPOT
Greffes courtes de reconstruction du LCA avec le semi-tendineux ST4 : techniques et résultats.

Modérateur : Olivier CANTIN (chirurgien) (LORIENT)
Conférencier : Stéphane PLAWESKI (Grenoble)
Grand Auditorium
14:15

Jeudi 12 décembre

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CP1
14:15 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES. genou

Modérateurs : Pierre LAUDRIN (Rennes), Henri ROBERT (Chirurgien) (MAYENNE)
14:15 - 15:30 #19473 - 1. Il n'y a pas de lien entre la présence d'oedeme osseux et l'instabilité rotatoire dans le cadre de lésion du LCA.
1. Il n'y a pas de lien entre la présence d'oedeme osseux et l'instabilité rotatoire dans le cadre de lésion du LCA.

Objectifs :Les indications des renforts latéraux lors des reconstructions du ligament croisé antérieur (LCA) sont encore très discutées. Certains auteurs suggèrent que les oedèmes osseux fémoral et tibial latéraux et le « latéral fémoral notch sign » sont des critères d’instabilité rotatoire devant inciter à effectuer un renfort latéral. Notre hypothèse était l’existence d’une corrélation entre le volume des œdèmes osseux latéraux et la présence d’une lésion du ligament antérolatéral (LAL). L’objectif principal de notre étude étaient de démontrer une corrélation entre les lésions du LAL repérées par échographie dynamique et le volume des œdèmes osseux latéraux fémoraux et tibiaux à l’IRM.

Méthode :Nous avons effectué une étude observationnelle prospective. Tous les patients ayant présenté une lésion aigue du LCA et opérés à moins de 8 semaines du traumatisme, ont été inclus entre avril 2018 et avril 2019. Une éventuelle rupture du ligament antéro-latéral (LAL) a été évaluée par échographie dynamique en pré-opératoire, sous anesthésie générale. Le grade du pivot shift test (Sous AG) a également était rapporté. Le volume des œdèmes osseux latéraux fémoraux et tibiaux selon la classification ICRS a été mesuré sur les IRM pré-opératoires par deux lectures en aveugle espacée d’un mois, et par deux lecteurs différents. La corrélation entre une lésion du LAL et l’importance des œdèmes osseux a été calculée. La corrélation entre une lésion du LAL et un pivot shift test de haut grade a également été déterminée.

Résultats :61 patients ont été inclus. 52.5% présentaient une lésion du LAL à l’échographie dynamique préopératoire. L’importance des œdèmes osseux latéraux n’était pas significativement corrélée à la présence d’une lésion du LAL (fémur : p=0.6113, tibia : p=0.7068), ni à la présence d’un pivot shift test (fémur : p=0.9522, tibia : p=0.1387). Un pivot shift test de grade >1 était significativement corrélé à une lésion du LAL (p<0.0001). Les reproductibilités inter et intra-observateurs étaient excellentes. 

Conclusion :Le volume des œdèmes osseux latéraux n’est pas corrélé à l’instabilité rotatoire du genou. La présence d’oedème n’est associée ni à la présence d’une lésion du LAL, ni au pivot shift test. Nous n’avons pas trouvé de lien entre les signes d’instabilité rotatoire et la présence d’oedeme osseux. L’excellente qualité diagnostique du pivot shift test dans le dépistage d’une lésion du plan antérolatéral est réaffirmée. La classification ICR est d’utilisation simple et reproductible.

Vincent MAROT (Toulouse), Boris CORIN, Reina NICOLAS, Jérôme MURGIER, Etienne CAVAIGNAC
14:15 - 15:30 #19558 - 2. La lésion des structures antérolatérales du genou est le facteur de risque le plus important du Pivot Shift de haut Grade dans les ruptures récentes du LCA.
2. La lésion des structures antérolatérales du genou est le facteur de risque le plus important du Pivot Shift de haut Grade dans les ruptures récentes du LCA.

Background:Pre-operative high-grade pivot shift is associated with higher rates of ACL graft failure, persistent instability and inferior patient reported outcomes. The pathophysiology of high-grade pivot shift is multifactorial and numerous factors have been implicated. 

Purpose :The aim of this study was to determine risk factors for high-grade pivot shift, with a particular emphasis on addressing the limitations of previous studies, by including a comprehensive evaluation of both soft-tissue and osseous parameters. 

Study design: Case series 

Methods :A prospective evaluation of 200 consecutive patients undergoing acute ACL reconstruction (within 10 days of injury) was undertaken. An open lateral exploration was undertaken at the time of the index procedure. Details regarding patient and injury characteristics were recorded. Osseous parameters (tibial slope and condylar ratios) were determined using established MRI protocols. A multivariate logistic regression with Penalized Maximum Likelihood was used to identified risk factors associated with grade 3 pivot shift. A stepwise descending strategy was applied from the initial full model to determine the most parsimonious one, removing step-by-step all the non-statistically significant parameters and keeping only the clinically relevant parameters and confounding factors (if any). 

Results :The mean age of the population was 28.3 +/- 9.8 years. 67.5% of patients were male. 35 (17.5%) of patients had a high grade (grade 3) pivot shift and 165 (82.5%) had a low-grade pivot shift (grades 1 and 2). Both uni- and multivariate analyses demonstrated that injury to the Anterolateral structures of the knee was the only significant risk factor for high grade pivot shift. When this was subcategorized further, it was identified that both complete and incomplete tears of the ALL, and Segond fractures were all significant risk factors for high grade pivot shift. 

Conclusions :A comprehensive evaluation of soft-tissue and osseous factors has identified that injury to the Anterolateral Structures of the knee is the most important risk factor for explosive pivot shift in acute ACL-injured knees.

Andrea FERRETTI (ROME, Italie), Edoardo MONACO, Thais Dutra VIEIRA, Edoardo GAJ, Alessandro CARROZZO, Alessandro ANNIBALDI, Valerio ANDREOZZI, Adnan SAITHNA, Bertrand SONNERY-COTTET
14:15 - 15:30 #19472 - 3. Peut-on palper l’insertion distale tibiale du ligament antérolatéral pour identifier sa lésion dans les ruptures du ligament croisé antérieur ?
3. Peut-on palper l’insertion distale tibiale du ligament antérolatéral pour identifier sa lésion dans les ruptures du ligament croisé antérieur ?

Introduction

Il a été démontré que le ligament antérolatéral (LAL) jouait un rôle dans le contrôle de la stabilité rotatoire du genou.

Nous avons montré qu’une lésion LAL pouvait être identifié par échographie. La lésion est le plus souvent tibial.

L’objectif de cette étude est d’évaluer la corrélation entre la palpation douloureuse en aigue de l’insertion distale du LAL et l’aspect lésionnel échographique.

 

Matériel et méthode

Nous avons mené une étude prospective monocentrique incluant 130 patients (89 hommes et 41 femmes), d’âge moyen 27,2 ± 8,3 ans, présentant une lésion unilatérale du LCA datant de moins d’un mois. 

Une palpation de l’insertion distale était réalisée en moyenne à 8,8 ± 3,2 jours du traumatisme permettant de déterminer le statut douloureux ou non du LAL.  

Le statut échographique était réalisé en préopératoire par un chirurgien formé au diagnostic échographique. L’ensemble des évaluations était réalisé en double aveugle (le chirurgien ne connaissait pas le statut clinique du LAL).

Nous avons mesuré la corrélation entre le statut lésionnel échographique du LAL et la douleur à la palpation de l’insertion distale, via le coefficient de corrélation intra classe avec un intervalle de confiance à 95%. 

La corrélation entre le pivot shift pré opératoire au bloc opératoire et  l’aspect lésionnel échographique a elle aussi été recherchée.

Nous avons obtenu l’accord du comité d’éthique pour cette étude. En l’absence d’objectif quantifiable , le nombre de sujet nécessaire a été déterminé par le recrutement durant 1 an. 

 

Résultats

La concordance entre la palpation douloureuse de l’insertion distale du LAL et l’aspect lésionnel échographique est bonne avec un intervalle de confiance à 95% de l’ICC à 0,801(IC 95% : 0,730, 0,855).

La sensibilité de ce test clinique est à 92%(IC 95% : 88-97), la spécificité à 88(IC 95% :  82- 93), la valeur prédictive positive à 88%(IC 95% :82-94) et la valeur prédictive négative à 92%(IC 95% : 87-97).  

La concordance entre le Pivot shift au bloc opératoire et l’aspect lésionnel échographique

est bonne, ICC = 0,850(IC 95% : 0,794, 0,891).

Conclusion

Les qualités diagnostiques de la palpation douloureuse de l’insertion distale du LAL dans l’identification d’une lésion du LAL sont excellentes.

Cette structure étant impliquée dans la stabilité rotatoire du genou, l’évaluation de son statut par la palpation est adaptée pour la prise en charge « à la carte » d’un genou traumatisé.

 

 

 

 

Jérôme MURGIER, Pierre THOMAS, Louis COURTOT, Vincent MAROT, Etienne CAVAIGNAC (toulouse)
14:15 - 15:30 #19495 - 4. La reconstruction combinée du LCA et du ligament antérolatéral est-elle associée à un risque plus important de complications? Résultats préliminaires d'une étude prospective randomisée.
4. La reconstruction combinée du LCA et du ligament antérolatéral est-elle associée à un risque plus important de complications? Résultats préliminaires d'une étude prospective randomisée.

Background: The widespread historical abandonment of lateral extra-articular procedures in ACL-injured knees occurred due to concerns about high rates of adverse events. Recently there has been a resurgence in popularity of lateral extra-articular procedures and this warrants an urgent evaluation of their safety profile.

Hypothesis/Purpose: The aim of this study was to perform an interim analysis of the ongoing (blinded for journal review) randomized controlled trial in order to determine whether combined ACL and anterolateral ligament reconstruction (ACL+ALLR) is associated with an increased rate of adverse outcomes when compared to isolated ACL reconstruction (ACLR). The hypothesis was that there would be no significant difference between groups at a minimum follow-up of one year.

Study Design: Randomized Controlled Trial

Methods: Recruitment was commenced in November 2016. Patients scheduled for ACL reconstruction were randomized to either isolated ACL reconstruction (bone-patella tendon-bone autograft) or combined ACL+ALLR (hamstring tendon autograft). All patients with a minimum follow-up of one year, in March 2019 were included. Complications and re-operations, knee laxity parameters, range of motion, Tegner, Lysholm, IKDC and KOOS scores were evaluated.

Results: 224 patients (112 in each group) with a mean follow-up 12.3 +/- 1.9 (range 12 to 19) months formed the study population. There was a significantly higher rate of re-operation for cyclops syndrome in the isolated ACL group (B-PT-B 8.9%, ACL+ALLR 0%, p=0.0012). There was no significant difference in the frequency of graft rupture (B-PT-B 5.4%, ACL+ALLR 0.9%, p=0.1191), range of motion deficits, pain, or re-operation for meniscectomy between groups. There were no cases of post-operative infection, venous thromboembolism, or arthrofibrosis. Subjective IKDC (81.2 vs 86.8, p=0.0048), Lysholm (88 vs 92, p=0.0131) and some components of KOOS were significantly better in the ACL+ALL group.

Conclusion: This study demonstrates no evidence of an increased risk of adverse events after combined ACL+ALL reconstruction when compared to isolated ACL reconstruction with a B-PT-B graft. The trend towards a reduced graft rupture rate and significantly better subjective IKDC, Lysholm and KOOS scores with the combined procedure is consistent with the previous literature and expected to be more pronounced at the end of the overall study period.

Charles PIOGER (PARIS), Bertrand SONNERY-COTTET, Thais DUTRA VIEIRA, Florent FRANCK, Charles KAJETANEK, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Adnan SAITHNA
14:15 - 15:30 #19561 - 5. Plastie antérolatérale associée à la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA) chez l’enfant. A propos de 40 cas au recul minimum de 2 ans.
5. Plastie antérolatérale associée à la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA) chez l’enfant. A propos de 40 cas au recul minimum de 2 ans.

Introduction

On constate une augmentation du nombre de ruptures du ligament croisé antérieur (LCA) chez les enfants gardant un potentiel de croissance. Cependant, la chirurgie du LCA chez l’enfant reste marquée par un taux élevé de rupture itérative. L’adjonction d’une plastie antérolatérale à la plastie du LCA chez l’adulte a démontré son intérêt dans le contrôle rotatoire du genou et la diminution du taux ruptures itératives. Peu d’études ont analysé les résultats de ces plasties combinées chez l’enfant. 

Les buts de l’étude étaient d’étudier le taux de rupture itérative et le taux de complications chez les enfants en croissance opérés d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale.

L’hypothèse était que la réalisation d’une plastie du LCA associée une plastie antérolatérale chez les patients à physe ouverte expose à un taux de rupture itérative faible et un taux de complications similaires à ceux publiés dans la littérature pour les plasties intraarticulaires isolées.

Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique portant sur 39 patients opérés d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale revus au recul minimum de 2 ans. La mesure de la laxité différentielle ainsi que l’évaluation de l’importance du ressaut rotatoire ont été réalisés en préopératoire et au dernier recul. Le niveau sportif préopératoire et au dernier recul a été évalué à l’aide du score de Tegner. Le taux de complications et en particulier de troubles de croissance secondaires a été évalué.

Résultats         

38 patients (39 LCA) ont été revus au recul moyen de 42 mois (26-52 mois). L’âge moyen lors de la chirurgie était de 13,8 ans (9,8 – 16,5 ans). Il existait une amélioration significative de la laxité antérieure au dernier recul (7 mm +/- 1,3 vs 1,8 mm +/- 1,4 (p < 0,001)). 69,2% des patients présentaient un ressaut franc ou explosif en préopératoire contre aucun au dernier recul (p=0,0423). Il existait une baisse significative du score de Tegner au dernier recul (7,2 ± 1,3 vs 6,6 ± 1,9 (p=0.0256)). Aucune rupture itérative n’a été rapportée. Deux patients (5,1%) ont présenté une inégalité de longueur.  

 

Conclusion

La réalisation d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale chez les patients à physe ouverte permet de restaurer un genou stable avec un taux rupture itérative inférieur à ceux publiés pour les plasties intraarticulaires isolées. Le taux de complications secondaires et en particulier de troubles de croissance est  similaire à ceux de la littérature. 

Etienne CARON (LILLE), Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET, Thais Dutra VIEIRA, Jean-Marie FAYARD
14:15 - 15:30 #19538 - 6. Anatomie des fibres de Kaplan: compréhension de leur participation au controle de l'instabilité antérolatérale rotatoire.
6. Anatomie des fibres de Kaplan: compréhension de leur participation au controle de l'instabilité antérolatérale rotatoire.

Introduction : Les fibres de Kaplan ont été décrites comme des connexions entre la bandelette ilio-tibiale (BIT) et le fémur distal. Elles sont divisées en deux structures fibreuses distinctes, les fibres proximales (FKP) et distales (FKD), pouvant participer au contrôle de l’instabilité rotatoire antéro latérale du genou (ALRI). Leurs caractéristiques anatomiques restent peu étudiées. L’objectif était de déterminer les caractéristiques anatomiques des fibres de Kaplan et d’étudier la variation de ces paramètres lors de la RI du genou.

Matériel & Méthodes : Les FKP et FKD ont été recherchées et caractérisées sur 21 genoux cadavériques frais congelés. Après un abord antéro-latéral, la BIT a été réclinée en postérieur et le vaste latéral en antérieur afin d’accéder à la face latérale du fémur distal. Les caractéristiques anatomiques des FKP et FKD (épaisseur, largeur et longueur) ont été mesurées sur un genou à 50° de flexion dans différentes conditions de rotation (neutre : RN ; interne à 20° : RI). Les rapports anatomiques des FK par rapport aux structures adjacentes antéro-latérales ont également été consignés.

Résultats : Les FKP et FKD ont été individualisées dans tous les genoux étudiés (n=21). Les FKD étaient plus épaisses (p < 0.001), plus larges (p < 0.001) et plus longues (p < 0.001) que les FKP, quelles que soit les conditions de rotation tibiale appliquées. Par rapport à la RN, les FKP et les FKD se tendaient en RI (diminution de l’épaisseur et de la largeur, augmentation de la longueur) (p < 0.001). L’espace inter FKP-FKD était de 12.17 ± 3.95mm. Les FKP et FKD étaient proximales à l’épicondyle fémoral latéral, respectivement de 49.20 ± 7.38 mm et de 27.54 ± 7.69mm.

Conclusion : Les FKP et FKD sont des structures anatomiques distinctes et constantes du compartiment latéral du genou, dont les caractéristiques anatomiques et leur mise en tension en RI présument une fonction de contrôle de la stabilité rotatoire antéro-latérale du genou.

Thomas NERI (SAINT ETIENNE), Gary SAYAC, Alexandre GOIMARD, Rodolphe TESTA, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT
14:15 - 15:30 #19535 - 7. Comparaison biomécanique des principales procédures antérolatérales utilisées en combinaison avec une reconstruction du ligament croisé antérieur.
7. Comparaison biomécanique des principales procédures antérolatérales utilisées en combinaison avec une reconstruction du ligament croisé antérieur.

Introduction: Parmi les différentes procédures antérolatérales utilisées en association avec une reconstruction du LCA (LCAR) et visant à contrôler la laxité rotatoire, aucune n’a fait preuve de sa supériorité. L'objectif était de comparer la capacité des principales procédures antérolatérales, combinée à une LCAR, à restaurer une cinématique de genou natif sur des genoux avec une lésion combinée du LCA et des structures antérolatérales.

Méthodes: Les cinématiques complètes de 10 genoux cadavériques, au préalablement modélisés par TDM, ont été enregistrées à l'aide d'un système 3D de Motion Analysis®. Les cinématiques de genou intact, incluant la rotation tibiale interne (RI) et la laxité antéro-postérieure (AP) à 30 et 90° de flexion ont été initialement évaluées, suivie d'une section séquentielle du LCA et du complexe antérolatéral (CAL) (ligament antérolatéral (LAL), capsule AL et fibres de Kaplan). Après la LCAR, 5 interventions antérolatérales ont été effectuées consécutivement sur le même genou: LALR; Ellison; Lemaire-profond; Lemaire-superficiel; et MacIntosh. Les trois dernières procédures ont été randomisées. Pour chaque procédure, le greffe a été fixée en rotation neutre à 30° de flexion avec une tension 20 N.

Résultats: La LCAR isolée ne permettait pas de rétablir la cinématique globale du genou lorsqu’il existait une  lésion combinée du LCA+CAL, laissant une laxité rotatoire tibiale résiduelle (p < 0,001). Seules les procédures LALR (p=0,262) et Ellison modifiée (p=0,081) ont permis de rétablir des cinématiques de RI globale normales. Les interventions de Lemaire superficiel/profond et de MacIntosh, induisaient des profils cinématiques hypercontraints (respectivement: p=0,013, p=0,018 et p=0,030). Par rapport à l'état LCAR, l'ajout d'une procédure antérolatérale n'induisait pas de contrôle supplémentaire sur la translation AP à 30 et 90° (p > 0,05), à l'exception de la procédure de Lemaire-superficiel à 90° (p = 0,032).

Discussion : La LCAR isolée n’était pas suffisante pour restaurer une cinématique normale dans un genou LCA et du CAL déficient. Les procédures de LALR ou d’Ellison permettaient une restauration des cinématiques physiologique, à l’inverse des procédures et de MacIntosh, qui en entrainant un contrôle supplémentaire de la RI, induisaient une hyper-contrainte.

Conclusion: L'ajout de la procédure LALR ou de l’Ellison modifiée, en rétablissant des cinématiques natives, peuvent être utile lors de la reconstruction primaire du LCA afin d'éviter une lésion itérative sans risquer une hypercontrainte. Les procédures de Lemaire superficiel/profond et de MacIntosh conduisent à des cinematiques hypercontraintes mais permettent un contrôle de rotation supplémentaire pouvant être utile en chirurgie de révision.

Thomas NERI (SAINT ETIENNE), Dane DABIRRAHMANI, Aaron BEACH, Sven PUTNIS, Joseph CADMAN, Myles COOLICAN, Brett FRITSCH, Brian DEVITT, Richard APPLEYARD, David PARKER
14:15 - 15:30 #19469 - 8. Etude biomécanique après reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral: Comparaison entre reconstruction anatomique du ligament antérolatéral et ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.
8. Etude biomécanique après reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral: Comparaison entre reconstruction anatomique du ligament antérolatéral et ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.

Introduction La reconstruction isolée du ligament croisé antérieur (LCA) lors d’une lésion combinée du LCA et du ligament antérolatéral (LAL) ne permet pas de restaurer la cinématique du genou intact contrairement à une reconstruction combinée des deux ligaments. Le choix de la technique chirurgicale pour la reconstruction du LAL reste débattu dans la littérature. Actuellement deux techniques sont couramment utilisées : La reconstruction anatomique du LAL et la ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée. 

Objectif  Evaluer la cinématique du genou après reconstruction isolée ou combinée du LCA et du LAL et comparer la reconstruction anatomique du LAL à la ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.

Méthodologie 6 genoux cadavériques non appariés ont été testés sur un robot à 6 degrés de liberté (KUKA Robotics). La rotation interne ainsi que la translation antérieure du tibia ont été mesurées entre 0 et 90° de flexion du genou lors de l’application respective d’un moment de force de 5 N·m ou d’une force antérieure de 134-N. Une évaluation complète de la cinématique du genou a été réalisée dans ces différentes conditions : genou intact, après section du LCA, après section du LCA et du LAL, après reconstruction du LCA et après reconstruction combinée du LCA et du LAL (reconstruction anatomique ou ténodèse latérale). Une analyse statistique comparative a été réalisée en utilisant un test de Tukey.

 Résultats Lors de la reconstruction isolée du LCA, la translation antérieure et la rotation interne du genou restaient significativement augmentées par rapport au genou intact (+2.33 ± 1.44 mmet +1.98 ± 1.06°; p < 0.01). L’addition d’une ténodèse latérale ou d’une reconstruction anatomique du LAL lors de la reconstruction du LCA permettait de restaurer une cinématique du genou semblable à celle du genou intact. Pour finir, aucune différence significative de translation antérieure et de rotation interne du genou n’a été observée suivant le type de reconstruction extra-articulaire réalisé (0.67 ± 1.46 mm, p=0.79;0.11 ± 1.11°, p=0.99).

ConclusionLa reconstruction isolée du LCA ne permettait pas de restaurer une cinématique du genou semblable à celle du genou intact contrairement à une reconstruction combinée des deux ligaments. Aucune différence de cinématique n’a été observée entre la reconstruction anatomique du LAL et la ténodèse latérale.

Jean-Romain DELALOYE (Winterthur, Suisse), Christoph HARTOG, Blatter SAMUEL , Dominik MÜLLER, Michel SCHLÄPPI, Dario DENZLER, Jozef MURAR, Peter KOCH
14:15 - 15:30 #19483 - 9. Reconstruction du LCA et ténodèse latérale avec greffes indépendantes, comment se croisent les tunnels ? Etude anatomique.
9. Reconstruction du LCA et ténodèse latérale avec greffes indépendantes, comment se croisent les tunnels ? Etude anatomique.

Introduction:

La redécouverte récente du ligament antéro-latéral du genou a provoqué un regain d'intérêt pour les plasties extra-articulaires associées à la ligamentoplastie du LCA. Les deux greffes peuvent être en continuité ou indépendantes. Pour ces dernières il faut réaliser deux tunnels dans le condyle fémoral externe, il existe alors un risque de conflit entre ces deux tunnels. Le but de cette étude est d'évaluer ce risque et de décrire une technique permettant de le diminuer.

Matériel et méthodes:

Nous avons réalisé une étude anatomique sur 12 genoux frais. Le tunnel fémoral du LCA était réalisé, 6 en technique inside-out (I-O) et 6 en technique outside-in (O-I). Puis nous avons réalisé le tunnel de la plastie extra-articulaire au point isométrique E4 de Kittl. Six directions différentes étaient prises pour réaliser le tunnel de ténodèse. Visée 1= entre l'épicondyle médial et la berge médiale de la trochlée; 2= vers la berge médiale de la trochlée; 3= au-dessus de la trochlée; 4= base de la trochlée; 5= dans un plan frontal et 45° en dedans; 6= 45° en arrière, en distal et en dedans. Pour chaque genou, un scanner était réalisé afin d’évaluer la manière dont se croisent les tunnels et de mesurer la distance entre ceux-ci. Nous avons également évalué la reproductibilité de notre technique pour trouver le point isométrique de Kittl.

Résultats:

Pour les genoux I-O, nous avons retrouvé les distances suivantes: 1=1,6mm; 2=4.1mm; 3=3,9mm; 4=5,6mm; 5=7,3mm; 6=9,1mm. Pour les genoux O-I: 1=2,5mm; 2=4.8mm; 3=4,9mm; 4=5,7mm; 5=7,6mm; 6=8,2mm. La distance moyenne entre l'épicondyle latéral et le point d'entrée externe était de 7,2mm (+/-1,2) en proximal et 4,0mm (+/-0,9) en arrière.

 

Discussion:

La distance entre les tunnels n'est pas différente selon la technique I-O ou O-I.

La position du point d'entrée de la plastie latérale n'était pas parfaitement sur le point isométrique de kittl, nous avions toujours tendance à le réaliser trop proche de l'épicondyle latéral. Néanmoins, il n'existait pas d'erreur majeure de positionnement.

Les visées en dedans et en proximal présentent le plus de risque de conflit. Celles qui allaient en distal et en arrière présentaient une distance entre les tunnels plus élevée.

Conclusion:

Notre étude montre que le risque de conflit entre les tunnels existe, en particulier si la visée se fait trop interne ou proximale. Nous avons établi une zone de sécurité, pour la visée fémorale de la plastie extra-articulaire, afin de diminuer ce risque.

Antoine-Guy HUE (Rouen), Emeric LEFEVRE, Quentin BAUMANN, Antoine SENIORIS, Franck DUJARDIN, Fabrice DUPARC, Olivier COURAGE
14:15 - 15:30 #19449 - 10. Etude scannographique du positionnement du tunnel fémoral lors de la reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antéro latéral par une visée fémorale unique out-in.
10. Etude scannographique du positionnement du tunnel fémoral lors de la reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antéro latéral par une visée fémorale unique out-in.

Introduction  : La reconstruction combinée du ligament antéro-latéral (LAL) associée à une plastie intra articulaire du ligament croisé antérieur (LCA) est de plus en plus réalisée actuellement. La principale difficulté de cette reconstruction du LAL est le positionnement du tunnel fémoral afin d’être le plus isometrique possible. Classiquement, l’insertion femorale du LAL est situee un centimètre en arrière et en proximal de l'épicondyle latéral, au niveau des vaisseaux de Lemaire. Le but de notre étude était d'évaluer le positionnement du tunnel fémoral réalisé lors d'une reconstruction ligamentaire associant une plastie continue du LCA et du LAL avec une visée fémorale unique outin. Notre hypothèse était que la réalisation d’un tunnel fémoral unique par visée out in permettait un positionnement satisfaisant de l’insertion fémorale du LAL.

Matériels et méthode: Nous avons réalisé une étude bi centrique rétrospective de tous les patients opères d’une reconstruction combinée du LCA et du LAL selon une visée fémorale commune out-in. Un scanner post opératoire du genou à basse dose avec reconstructions multi planaires a été réalisé après consentement du patient. Après repérage du sommet de l'épicondyle sur les reconstructions scannographiques tridimensionnelles, les distances entre le sommet de l'epicondyle lateral et le centre du tunnel femoral dans les plans frontal et sagittal etaient mesurees. Ces mesures etaient réalisées par un chirurgien et un radiologue.

Résultats : 45 patients ont été inclus, d’un âge moyen de 29 ans (min-max = 17-39). 30 patients ont bénéficié d’un scanner. L’analyse du positionnement du tunnel femoral a montre que 10 tunnels etaient positionnes en arrière et proximal par rapport au sommet de l'epicondyle lateral.

Conclusion : Cette etude n’ a pas confirme notre hypothèse. La reconstruction combinee du LCA et LAL par une visée unique ne permettait pas d'atteindre le point isométrique de l'insertion fémorale du LAL de manière reproductible, et ce malgre le reperage peroperatoire à ciel ouvert de ce point. Cette etude montre la difficulte du positionnement du point d’isometrie femorale avec l’aide d’un viseur fémoral classique out in. Le développement d'un viseur fémoral spécifique serait peut être utile. 

Anne Pauline RUSSO (PARIS), Benjamin JOLY, Alban GERVAISE, Camille CHOUFANI, Alexandre CAUBERE, Gilbert VERSIER, Olivier BARBIER
14:15 - 15:30 #19470 - 11. Le déficit d’extension après reconstruction du ligament croisé antérieur est un facteur de risque pour le développement d’un syndrome du cyclope: analyse épidémiologique de 3633 patients.
11. Le déficit d’extension après reconstruction du ligament croisé antérieur est un facteur de risque pour le développement d’un syndrome du cyclope: analyse épidémiologique de 3633 patients.

Contexte Le syndrome du cyclope est une complication handicapante décrite après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) du genou. Bien que cette pathologie soit connue de longue date des chirurgiens orthopédistes, son étiologie et les facteurs de risques liés à son développement restent encore débattus dans la littérature. 

Objectif  Evaluer l’incidence du Syndrome du Cyclope chez les patients ayant bénéficié d’une reconstruction du LCA et d’en identifier les facteurs de risque.  

Design de l’étude: Série de cas

Methode Une analyse rétrospective de données récoltées prospectivement a été réalisée en incluant tous les patients ayant bénéficié d’une reconstruction primaire du LCA entre janvier 2011 et décembre 2017. Parmi ces patients, tous ceux ayant nécessité un débridement arthroscopique d’une lésion cyclope ont été identifiés. Les potentiels facteurs de risqué liés au développement de ce syndrome ont par la suite été analysés en réalisant une régression logistique multivariée. 

Resultats  3633 patients ayant bénéficié d’une reconstruction primaire du LCA ont été inclus dans l’étude. Parmi eux, 65 ont développé un syndrome du cyclope (1.8%). Après analyse multivariée des différents facteurs de risque, il a été démontré qu’il existe une association significative entre le syndrome du cyclope et le déficit d’extension présent à 3 et 6 semaines après la reconstruction du LCA. Les patients présentant un déficit d’extension à 3 semaines après l’opération avaient un risqué >2 fois plus élevé de développer un syndrome du cyclop que les patients ayant une extension complète (OR = 2.302, IC 95% 1.268 – 4.239; p < .01).  Lorsque ce déficit d’extension était présent à 6 semaines, le risque était 8 fois supérieur (OR = 7.959, IC 95% 4.442 – 14.405; p<.001). La préservation des fibres restantes au pied du LCA ainsi que tous les autres paramètres analysés ne sont quant à eux pas un facteur de risque.

 Conclusion L’incidence du Syndrome du cyclope après reconstruction du ligament croisé antérieur est de 1.8%. Parmi tous les paramètres analysés, seul le déficit d’extension à 3 et 6 semaines postopératoires est significativement associé à cette pathologie. 

Jean-Romain DELALOYE (Winterthur, Suisse), Jozef MURAR, Thais DUTRA VIEIRA, Franck FLORENT, Pioger CHARLES , Lionel HELFER, Adnan SAITHNA, Bertrand SONNERY-COTTET
Grand Auditorium
15:30

Jeudi 12 décembre

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SO1
15:30 - 16:00

SESSION OUPS !
Risque de lésions des structures anatomiques saines lors des chirurgies arthroscopiques du genou.

Conférenciers : Julien CHAPPUIS (chirurgien orthopédiste) (Annemasse), Bertrand GALAUD (Chirurgien) (Caen), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Jaafar SBIHI (CCA) (Marseille)
Grand Auditorium
16:40

Jeudi 12 décembre

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S1
16:40 - 17:40

SYMPOSIUM
Résultats des ostéotomies tibiales de valgisation.

Directeur de symposiums : Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Résultats des ostéotomies tibiales de valgisation. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Introduction : présentation des 2 séries. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Historique des OTV. Patrice MERTL (Amiens)
16:40 - 17:40 Critères démographiques pour proposer une OTV. Jean Loup CARTIER (Gap)
16:40 - 17:40 Critères radiographiques pour proposer une OTV. Camille STELTZLEN (Praticien hospitalier) (VERSAILLES)
16:40 - 17:40 Moyens de planification et moyens techniques. Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (MERIGNAC)
16:40 - 17:40 Faut-il réellement mettre le patient en valgus ? Cécile BATAILLER (Lyon)
16:40 - 17:40 Comment je gère mes suites post-opératoires ? Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
16:40 - 17:40 L’OTV peut-elle se compliquer ? Guillaume MERGENTHALER (Caen)
16:40 - 17:40 Quelle reprise d’activités sportives et professionnelles annoncer à son patient ? Régis PAILHÉ (PU-PH) (Echirolles)
16:40 - 17:40 Quelle survie attendre d’une OTV ? Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT)
16:40 - 17:40 Conclusion. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
Grand Auditorium
17:40

Jeudi 12 décembre

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DS1
17:40 - 18:10

DISCUSSION

Grand Auditorium
Vendredi 13 décembre
07:45

Vendredi 13 décembre

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CE07
07:45 - 08:45

CE07 - Conférence d'enseignement
Les lésions multiligamentaires du genou : cas cliniques interactifs.

Conférenciers : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Vincent PINEAU (Chirurgien) (TOULOUSE), Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Halle 1
09:05

Vendredi 13 décembre

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V7
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Ligamentoplastie du LCA au tendon quadricipital.

Modérateur : Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
Conférencier : Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon)
Halle 1
09:15

Vendredi 13 décembre

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CP8
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Alexandre ZADEM (Chirurgien Orthopédiste) (RENNES)
09:15 - 10:15 #19594 - 41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.
41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.

Introduction : l’apprentissage profond fondé sur l’interprétation de  bases de données pertinentes est une voie de recherche dans le développement d’outils d’aide au diagnostic.

La prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou en est l’illustration.

Notre objectif dans le cadre de ce projet est de produire un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour la détection et la caractérisation automatisée des lésions du genou en IRM, et cela au moyen d’examens de routine clinique, respectant la règlementation RGPD actuelle.

Matériel et Méthode : L’algorithme d’IA devra, à partir des images d’entrée, produire un compte rendu listant les différentes lésions détectées, à des fins de deuxième lecture et d’aide à la décision. 

Ce projet nécessite la mise en œuvre des technologies de deep learning, en l’occurrence les réseaux neuronaux convolutifs, dont la mise au point nécessite des milliers d’images annotées.

Pour cela 5 experts en imagerie ostéoarticulaires ont constitué un corpus pour l’IRM du genou, contenant 365 examens d’IRM et près de 6000 annotations, au moyen d’un serveur web dédié à ce type de tâches (ePAD, Stanford), qui est déployé dans notre centre. Ce système permet de tracer des régions d’intérêt et de les caractériser sur un plan anatomique et pathologique via des formulaires dédiés à chaque type de lésion. Les formulaires ont été définis par les experts radiologues, en utilisant la nomenclature RadLex.

Parmi les 5 tissus considérés, les régions d’intérêts les plus nombreuses concernent os, ménisques et cartilages et chaque type de lésion est ensuite réparti selon le type de pathologie.

Résultats : Les travaux en cours utilisant des réseaux convolutifs de type VGG16 atteignent une précision de l’ordre de 87% sur les patches contenant une lésion et 94% pour les patches de tissus sains. Un premier exemple d’application va être la détection de lésions du ménisque sur des coupes IRM, à partir d’un ensemble d’annotations tracées sur les scans coronaux en densité de protons des examens présentant des lésions du ménisque visualisés 187  IRM. Les 178 examens restants fournissent le groupe contrôle. Nous extrayons autour de chaque région d’intérêt un ensemble de 10 petites régions de 128 par 128 pixels, de façon à faire varier la position de la lésion au sein du patch pour obtenir un score prédictif sur un nouvel examen entré dans la base de données.

Conclusion: l'apprentissage automatisé dans la lecture IRM de genou et la prédiction de lésions méniscales est possible.

Pierre Yves HERVE (MERIGNAC), Benjamin DALLAUDIERE, Philippe MEYER, Lionel PESQUER, Nicolas POUSSANGE, Alain SILVESTRE
09:15 - 10:15 #19532 - 42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.
42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.

Introduction

                  Lors d’une reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA), l’autogreffe aux ischio-jambiers (IJ) va passer par une phase de transformation et de maturation pour acquérir sa résistance définitive. Des études entre la maturation, le signal IRM et les résultats fonctionnels ont été rapportées mais aucune étude n’a analysé l’effet de l’âge sur la maturation. Nous avons donc analysé le signal de la greffe de LCA à 2 ans en fonction de l’âge avec l’hypothèse que l’âge influençait l’évolution du signal IRM.

Matériel et Méthode

                  Il s’agissait d’une étude prospective comparative de 2 groupes : 1 groupe de 76 patients de moins de 35 ans ( < 35) et 1 groupe de 73 patients plus de 35 ans ( > 35). Les critères d’inclusion comprenaient une reconstruction primaire du LCA avec utilisation d’une autogreffe aux ischio-jambiers fixée par deux endoboutons, 2 ans de recul minimum et une absence de rerupture ou de réopération de la plastie de LCA. L’analyse IRM de la greffe utilisait le Signal/Noise Quotient (SNQ) et le score de Howell.

Résultats

La moyenne d’âge était de 24,8 ± 5,5 ans dans le groupe < 35 et de 46,2 ± 7,4 ans dans le groupe > 35, Le SNQ moyen était de 1,2 ± 1,6 dans le groupe < 35 et de 2,8 ± 4,2 dans le groupe > 35 avec une différence significative entre les 2 groupes (p < 0,05). On retrouvait respectivement 64%, 23%, 12% et 1% de grade de Howell 1, 2, 3 et 4 dans le groupe < 35 et 60%, 26%, 14% et 0 dans le groupe > 35 sans différence significative.

Discussion

                  La maturation de la greffe de LCA aux IJ se fait principalement lors des 6 premiers mois mais dure 2 ans. Nous avons retrouvé que les patients de moins de 35 ans ont statistiquement une meilleure maturation de l’autogreffe à 2 ans de recul avec un SNQ plus bas, sans confirmation par le score de Howell qui est plus subjectif. La corrélation entre le signal et le résultat fonctionnel est débattue mais un SNQ bas pourrait favoriser la reprise des activités.

Conclusion

                  Il s’agit d’une étude originale retrouvant un effet de l’âge sur la transformation de l’autogreffe de LCA aux IJ. Nous poursuivons le suivi prospectif des patients pour déterminer l’évolution du signal IRM de la greffe à plus long recul afin de rechercher le maintien d’une différence mais aussi un impact sur les taux de rerupture.

Nicolas BOUGUENNEC (MERIGNAC), Nicolas GRAVELEAU, Philippe COLOMBET
09:15 - 10:15 #19434 - 43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.
43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.

Success of ACL reconstruction requires Graft healing in the joint and a solid graft incorporation within the tunnels. Resorbable interference screws (RIS) provide limited tendon-bone contact because much of the tunnel circumference is occupied by the screw itself, while adjustable suspensory fixation (ASF) systems provide larger contact zones and stiffer fixation which favor graft healing.

Purpose: To evaluate ligamentization of four-strand semitendinosus (4ST) using MRI, fixed with ASF compared to RIS.

Study Design: Prospective comparative study; Level II.

Methods: The authors prospectively enrolled 57 patients undergoing primary ACL reconstruction using single bundle 4ST. The femoral graft was fixed using suspensory fixation in all knees. The tibial graft was fixed using ASF in 28 knees and using RIS in 29 knees. The groups were similar in term of age and gender. Minimum 4 years postoperatively, GNRB® knee laxity measurements were taken and MRI scans were performed to assess graft incorporation within the tibial tunnel and in the notch.

Results: There was not significant difference on the Functional results IKDC and Lysholm. The IKDC Global score A+B 96.4% was better in the ASF group than in RIS 82.1% (p=0.04). Mean side to side Laximetry test was none significant p=0.18 (-0.13 vs 0.35). Tunnel enlargement was no significant between the two groups 10.7mm in ASF group and 11.5 mm in RSI group. Howell graft signal assessment in the notch was excellent (Grade I+II) in 91% of cases in the ASF Group and in 73% of cases in the RIS group (p= 0.04). In the tibia the SNQ was 2.25 ± 4.05 in the ASF group and 10.28 ± 18.98 in the RIS group (p=0.02). In the notch the SNQ was 2.57 ± 2.80 in the ASF group and 6.62 ± 10.99 in the RIS group (ns). There were 6 consistent tibial cysts related to the screw (20%) in the RSI group and no cyst in the ASF group

Conclusion: ASF provides more favorable conditions than RIS for incorporation and ligamentization of 4ST grafts within the tibial tunnel with more residual cysts in the RSI group. In the notch, the Howell grade was better in the ASF group, although the SNQ were not significatively better. the objective IKDC Score was significatively better in ASF group, however functionals results are similar.

Philippe COLOMBET (Mérignac), Nicolas BOUGUENNEC
09:15 - 10:15 #19547 - 44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.
44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.

Objectifs

(1) étudier la reproductibilité intra et inter observateur des classifications proposées pour déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du ligament croisé antérieur (LCA) ; (2) proposer et étudier la reproductibilité de classifications simplifiées pour la localisation et la qualité des tissus ; (3) corréler les facteurs d’imagerie permettant aux patient de bénéficier d’une réparation primaire du LCA et les constatations arthroscopiques.

Matériel et méthode

Les IRM de 70 patients consécutifs porteurs d’une rupture complète du LCA ont été rétrospectivement relues par 2 radiologues séniors et un junior dans le but d’étudier la concordance de grading des lésions. La localisation lésionnelle était typée selon 3 classifications et la qualité du moignon selon deux échelles différentes. Secondairement, les IRM de 100 patients traités par arthroscopie étaient analysées en consensus et confrontées aux constatations opératoires afin d’évaluer la la capacité de l’IRM à prédire la réparabilité du ligament.

Résultats

Les résultats préliminaires retrouvaient une reproductibilité (kappa) inter-opérateur, de 0,774 et 0,821 pour la localisation lésionnelle et 0,243 et 0,214 pour la qualité du moignon.

Conclusion

L’IRM semble être un outil performant pour aider à déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du LCA.

Clément MEHIER (RENNES), Isabelle RACT, Marie-Astrid METTEN, Nabil NAJIHI, Raphaël GUILLIN
09:15 - 10:15 #19516 - 45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.
45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.

Introduction :

La dégénérescence mucoïde du ligament croisé antérieur (DMLCA) se manifeste par des douleurs postérieures du genou et une limitation de la flexion. Si plusieurs auteurs favorisent les gestes conservateurs (résection partielle du LCA, plastie de l’échancrure), il n’existe pas de consensus concernant le traitement de cette pathologie. L’hypothèse de cette étude était que la résection complète du LCA sans reconstruction permet un traitement efficace de la douleur postérieure et une récupération de la flexion.

 Matériel et Méthodes :

Vingt-trois patients (24 genoux) âgés de 51 ans en moyenne (28 à 74 ; sex ratio 0,4) ont été opérés consécutivement d’une résection complète du LCA pour DMLCA entre 2011 et 2017 ; puis évalués rétrospectivement cliniquement, radiologiquement et sur le plan fonctionnel par les scores IKDC subjectif et KOOS, avec un suivi minimum de 12 mois. Les critères de jugement (CDJ) principaux étaient la diminution de la douleur postérieure à l’échelle numérique simple et le gain de flexion. Les CDJ secondaires étaient la laxité, l’instabilité et l’évolution arthrosique.

Résultats :

La douleur postérieure préopératoire moyenne était de 6,5/10 et la flexion pré-opératoire moyenne de 107°. Au recul moyen de 3 ans, la douleur postérieure était de 1/10 (p = 0,0001) et le gain de flexion de 28 degrés (p = 0,0001). L’IKDC subjectif avait progressé de 38,8 à 71,9/100 (p < 0,001). Les items du KOOS Symptômes, Douleur et Vie quotidienne étaient supérieurs à 80/100. La laxité différentielle au TELOS™ (n = 18) était de 4 mm (de 0 à 13mm). Six patients (25%) ont développé une instabilité clinique, dont un seul a nécessité une reconstruction secondaire du LCA. Aucun paramètre préopératoire n’était corrélé à l’apparition d’instabilité post-opératoire. Pour 7 patients (29%), l’arthrose radiologique avait progressé d’un grade IKDC.

Discussion :

L’hypothèse de cette étude est vérifiée : la résection complète du LCA pour DMLCA est efficace sur les douleurs postérieures et sur la flexion du genou. Cependant, elle engendre une laxité antérieure, une instabilité et une évolution arthrosique dont les patients doivent être prévenus si cette stratégie leur est proposée.

Conclusion :

La résection complète du LCA pour Dégénérescence Mucoïde, si elle engendre des bénéfices significatifs sur la douleur postérieure et la flexion du genou, expose à des risques de laxité, d’instabilité et d’évolution arthrosique. Elle ne peut être proposée que dans un cadre précis d’information des bénéfices et des risques.

Marie CASTOLDI (Nice), Michel AZAR, Jean-François GONZALEZ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:15 #19423 - 46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.
46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.

Introduction : Les études s'intéressent souvent à la récupération de la force musculaire après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA), mais très peu à la récupération neuromusculaire, qui est pourtant capitale pour la reprise du sport. L’objectif de ce travail a été d’évaluer le déficit proprioceptif kinesthésique chez des patients en post opératoire (PO) et en phase de réathlétisation (RA), comparés à une population saine.

 

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective expérimentale, où ont été inclus des patients opérés du LCA sans antécédent orthopédique des genoux. Chaque groupe de patients comprenait 32 sujets, à un délai opératoire entre 21 et 35 jours pour les PO et entre 3 et 9 mois pour les RA. Nous avons également analysé un groupe contrôle de 32 sujets sains de niveau sportif comparable. La proprioception a été évaluée par un test de détection du mouvement passif (TDPM) réalisé sur un appareil d’isocinétisme de type Biodex®, ce qui a permis de comparer les résultats des genoux opérés, des genoux sains et du groupe contrôle. Le groupe contrôle a été testé à deux reprises, à un jour d’intervalle pour vérifier la reproductibilité de notre test.

Résultats : La reproductibilité du test TDPM sur Biodex est excellente (genou droit : CCI=0,80 et genou gauche : CCI=0,72). Nous avons mis en évidence un déficit kinesthésique bilatéral chez les patients en PO par rapport à la population contrôle (p=0,000 et p=0,011), et ce déficit est significativement plus important du côté lésé (p=0,001). Chez les patients RA, seul un déficit kinesthésique du genou opéré (p=0,036) est encore présent par rapport aux sujets contrôles.

Discussion : les représentations corticales cérébrales des déficits kinethésiques du côté lésé induisent également des perturbations du côté sain entraînant une bilatéralisation des troubles kinesthésiques, mais la récupération est plus rapide du côté sain que du côté lésé. 

 

Conclusion : Il existe un déficit bilatéral en PO, avec une différence significative entre le genou lésé et le genou sain. On retrouve un déficit du côté lésé en RA par rapport à la population témoin. Nos résultats montrent l'intérêt de réaliser un travail rééducatif proprioceptif et neuromoteur bilatéral : sur le membre lésé, mais également sur le membre sain, ce qui implique une vision nouvelle plus fonctionnelle de la rééducation post-opératoire que celle réalisée jusqu'à présent.

 

Eric LABOUTE (Capbreton)
09:15 - 10:15 #19560 - 47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.
47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Introduction :Le test K-STARTS est un test composite psychologique (ACL-RSI) et fonctionnel qui a été validé pour déterminer la récupération fonctionnelle du genou six mois après une reconstruction du LCA. 

 

Hypothèse :Le but de l’étude était de déterminer une association entre la valeur du test K-STARTS à 6 mois post-opératoire et la reprise du sport à 2 and postopératoire d’une reconstruction du LCA. L’hypothèse était que les scores K-STARTS et ACL-RSI, chez les patients ayant repris le sport au même niveau, était plus élevé que les patients n’ayant pas repris le sport ou à un niveau inférieur. 

Méthode :Les patients inclus devaient avoir une reconstruction du LCA entre mai 2016 et février 2017 avec un test K-STARTS complété à 6 mois post-opératoire évaluant leur récupération fonctionnelle et psychologique. Les patients ont été recontactés 2 ans après leur reconstruction du LCA pour évaluer le retour au sport. Les patients ont été classés en deux groupes : retour au même sport et même niveau (Groupe A) versus les autres (Groupe B) (reprise même sport et niveau inférieur, reprise autre sport, pas de reprise du sport). L’estimation de la taille nécessaire de l’échantillon était de 148 patients.

Résultats : Parmi les 187 patients ayant été recontactés, 13 ont été exclus suite à une rupture du LCA dont 5 itératives et 8 controlatérales. 174 patients ont été inclus, 86 patients dans le groupe A et 88 patients dans le groupe B. Les patients du groupe A ont un score K-STARTS significativement plus élevé que le groupe B (69.5 vs 63.8 points/100 ; P=0.02). Parmi les items du K-STARTS, le test psychologique (ACL-RSI) est significativement plus élevé dans le groupe A que dans le groupe B (71.6 vs 64,7 ; P=0.005). L’analyse des courbes ROC révèlent des valeurs seuil du K-STARTS à 54.8 points et du ACL-RSI à 63.5 points avec respectivement 84% et 71% de sensibilité pour identifier les patients pouvant reprendre le même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Conclusion :Notre étude a permis de démontrer que les scores K-STARTS et ACL-RSI à 6 mois post-opératoire sont prédictifs d’une reprise du même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA. 

Benjamin FREYCHET (Lyon), Florent FRANCK, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Thais Dutra VIEIRA, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
09:15 - 10:15 #19543 - 48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.
48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.

Objective: To determine the key factors that influence return to sports (RTS) test scores (when using K-STARTS) in a large cohort of patients following ACL reconstruction.

Design: A retrospective analysis of prospectively collected data was undertaken. All patients who underwent ACL reconstruction surgery during the study period, and also had a K-STARTS assessment at 6 months post-operatively were included. In order to identify factors influencing the K-STARTS score, an analysis of variances was performed.

Results: 676 patients were included in the study. The K-STARTS score was significantly higher in males than females (13.9 vs 12.4, p<0.001), in younger patients (those aged less than 30 vs older patients, 14.2 vs 12, p<0.001), ACL reconstructions performed with hamstring tendon autografts compared to bone-patellar tendon-bone (13.5 vs 13.1, p=0.03) and in those who completed a specific RTS program in addition to standard rehabilitation, compared to those who did not participate (17.1 vs 13.1, p<0.001). However, the only factor that significantly influenced the K-STARTS score beyond the minimal detectable change threshold was the completion of the additional RTS program. The pre-injury frequency of sports participation, whether the dominant limb was injured, time from injury to surgery, the presence of associated meniscal injuries and whether a lateral tenodesis was performed, did not significantly influence the K-STARTS score.

Conclusion: Completion of a specific return to sports program, in addition to standard rehabilitation, was the most important factor influencing the K-STARTS composite functional and psychological return to sports test score at 6 months after ACL reconstruction.

Florent FRANCK (LYON), Adnan SAITHNA, Thais DUTRA VIEIRA, Charles PIOGER, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
Halle 1
10:15

Vendredi 13 décembre

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SC2
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Le type de greffes pour nos ligamentoplasties du LCA est-il un sujet important ?

Modérateur : Yvan ACQUITTER (Saint-Grégoire)
Conférenciers : Philippe LANDREAU (DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNIS), Romain LETARTRE (LILLE), Jean-François POTEL (Orateur) (Toulouse), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Halle 1
11:20

Vendredi 13 décembre

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CM15
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’expérience coréenne de la reconstruction du LCA.

Modérateur : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Conférencier : Joon Ho WANG (SÉOUL, CORÉE DU SUD)
Halle 1
14:30

Vendredi 13 décembre

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CM16
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Les lésions méniscales postérieures RAMP et racines.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Sang Hak LEE (Seoul, CORÉE DU SUD)
Halle 1
14:45

Vendredi 13 décembre

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SQ1
14:45 - 15:00

SESSION QUOI DE NEUF
Quoi de neuf dans la suture méniscale en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BEAUFILS (VERSAILLES)
Halle 1
15:00

Vendredi 13 décembre

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CM17
15:00 - 15:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’accès aux allogreffes est-il plus facile en France en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand)
Halle 1
15:15

Vendredi 13 décembre

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CM18
15:15 - 15:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’allogreffe est-elle obligatoire dans la prise en charge des lésions multiligamentaires du genou.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BOISRENOULT (VERSAILLES)
Halle 1
15:30

Vendredi 13 décembre

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CM19
15:30 - 15:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La suture du LCA, une vraie bonne ou mauvaise idée en 2019 ?

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Patrick DJIAN (Paris)
Halle 1
15:45

Vendredi 13 décembre

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CM20
15:45 - 16:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
30 ans de chirurgie du LCA.
Fil rouge

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Halle 1
16:00

Vendredi 13 décembre

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V8
16:00 - 16:10

VIDEOSPOT
Pourquoi et comment j’utilise l’échographie au bloc opératoire pour mes reconstructions du LCA.

Conférenciers : Marie CASTOLDI (Interne) (Nice), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse)
Halle 1
16:50

Vendredi 13 décembre

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SMP5
16:50 - 17:10

SESSION MISE AU POINT
Quelle plastie antérolatérale réaliser lors d’une ligamentoplastie du LCA ?

Modérateur : Henri ROBERT (Chirurgien) (MAYENNE)
Conférenciers : Pierre IMBERT (Chirurgien) (St Raphaël), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG), Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
Halle 1
17:10

Vendredi 13 décembre

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CP9
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles CATIER (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (CESSON SEVIGNE), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG)
17:10 - 18:10 #19528 - 61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.
61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.

Introduction

Les récentes études ont montré des taux importants de rupture de transplant avec l’utilisation des greffes aux ischio-jambiers lors de reconstruction du LCA (LCAR) chez les patients jeunes < 20 ans. Toutefois ce taux semble diminuer avec l’augmentation du diamètre de la greffe. En réponse à ces données, en Nouvelle Zélande, les chirurgiens ont augmenté leur utilisation de greffes courtes à brins multiples (DT4, DIDT6..) pour majorer le diamètre final du greffon ou ont utilisé plus fréquemment le tendon rotulien. L’objectif de cette étude était d’évaluer si ces modifications ont permis de diminuer le taux de re-rupture chez le sujet de moins de 20 ans à partir des données du registre néo-zélandais.

Mat et méthode

Toutes les LCAR des patients de moins de 20 ans lors de la chirurgie, réalisées en NZ et avec un recul de 2 ans minimum ont été inclues dans cette étude. Les patients ont été classés en fonction de la greffe utilisée : DIDT, DT4, DIDT 5/6, DIDT 7/8. Pour chaque groupe, le diamètre moyen de la greffe et le taux de re-rupture étaient évalués.

Résultat

991 patients ont été inclus dont 512 hommes (operation entre Avril 2014 et Mai 2017). À 2 ans de recul minimum, 51 re-rutpures ont été enregistrées (soit un taux global de 5.1%). Il n’y avait pas de différences statistiquement significatives entre les cohortes. Les greffes courtes multi brins avaient des taux de re-rupture comparables aux greffes classique (DIDT) (5.7% vs 6% ; p = 0.92) il y avait une tendance vers moins de re rupture avec l’utilisation du ligament patellaire (3.1% re rupture) vs IJ (5.9%) p = 0.087. Le taux de re rupture était 1.8 fois inférieur quand cette greffe était utilisée en comparaison à un DIDT classique et 1.9 fois inférieur aux IJ multiple brins.Par ailleurs il n’y avait aucun cas de rupture dans le groupe de sexe féminin (104 patientes) avec une greffe au LP en comparaison au taux de re rupture de 5.1% chez les femmes ayant reçu une greffe aux IJ (p = 0.023).

Conclusion

Les greffes courtes à brins multiples permettent d’avoir des greffes de plus gros diamètre mais dans ce travail n’ont pas permis de réduire significativement le taux de re-rupture du LCA chez les sujets jeunes. Les greffes au ligament patellaire semblent avoir un taux de re-rupture inférieur en particulier chez les patients jeunes de sexe féminin.

Jerome MURGIER (Auckland, Nouvelle-Zélande), Andrew POWELL, Mark CLATWORTHY
17:10 - 18:10 #19471 - 62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.
62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.

Introduction

Les ruptures de plasties du LCA conduisent le plus souvent à une reprise par une autogreffe car les allogreffes semblent impossibles, inaccessibles voir risquées, pour beaucoup de chirurgiens.

Matériel et méthodes

Il s ‘agissait d’une étude prospective de 37 patients opérés entre 2004 et 2017 et ayant un suivi supérieur à 12 mois. Ont été inclus des sportifs de loisir, gênés par leur instabilité. Ont été exclus, les sportifs de haut niveau ou professionnels. L’âge moyen était de 38 ans (21-68). Les allogreffes se décomposaient en greffe du tendon tibialis antérieur ou postérieur (16 cas), greffe de tendon patellaire (14 cas), greffe de semi tendineux (2 cas), greffe de facia lata (4 cas) et greffe de court péronier latéral (1 cas). 35 patients ont eu une ténodèse extra articulaire en association à la plastie intra articulaire, 13 une plastie postéro-latérale ou médiale et pour 2  une ostéotomie tibiale de valgisation. Tous ont été évalués par un examinateur indépendant. Les tests de Student ont été pratiqués. 

Résultats

Tous les patients ont été interrogés ou revus au recul moyen de 49 mois (12-140).  Il n’y a eu aucune infection profonde. Un patient a été repris par PTG, 2 patients ont eu une rerupture (2 et 4 ans post greffe). Les scores IKDC et KOOS moyens sont passés respectivement de 55 ± 13 à 80 ± 16 points (p < 0,05) et de 58 ± 11 à 85 ± 17 points (p < 0,05). La laximétrie différentielle au KT-1000 s’est réduite de 4,7 ± 2,3 mm en pré-opératoire à 1,4 ± 1,7 mm en post-op. Avec le GNRB®, la laximétrie différentielle s’est réduite de 4,8 ± 2,4 mm en pré-op à 1,5 ± 1,7 mm en post-op. (p < 0,05).  

Discussion

Les résultats subjectifs et objectifs des allogreffes sont comparables à ceux des reprises par autogreffe (K-J ou DI-DT) dans la littérature (Trojani C, 2012, Shelbourne D, 2014, Grassi A, 2017). Les avantages de l’utilisation d’une allogreffe sont nombreux : absence de morbidité du prélèvement, gain de temps opératoire, possibilité d’adapter la greffe aux pertes de substances osseuses et récupération  plus rapide. Les inconvénients sont : risques théoriques de contamination bactérienne, virale ou fungique et ligamentisation plus longue. 

Conclusion

Les allogreffes sont légales et possibles en France et leurs résultats dans une population de sportifs de loisir sont encourageants. Les facteurs limitants en France sont la faible disponibilité et le coût des allogreffes.

Jean François TABURET (Paris), Simon PELLETIER, Caroline VINCELOT-CHAINARD, Patrick DJIAN, Henri ROBERT
17:10 - 18:10 #19534 - 63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.
63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.

Introduction : Les lésions du segment postérieur du ménisque médial sont les lésions intra-articulaires les plus fréquemment associées aux ruptures du ligament croisé antérieur. Les « ramp lesions » ont été définies comme une déchirure de l'attache périphérique de la corne postérieure du ménisque interne. Ces lésions sont difficilement mises en évidence à l’IRM préopératoire, alors que leur prévalence arthroscopique peut atteindre 24%. L’anatomie et le rôle biomécanique de la racine postérieure du ménisque médial ont déjà été étudiés, et plusieurs publications parlent du rôle et des réparations d’un ligament ménisco-tibial postérieur (LMTP). Nous n’avons pas trouvé dans la littérature de description anatomique du reste du segment postérieur, notamment de sa jonction ménisco-synoviale et du LMTP.

L’objectif de cette étude anatomique et histologique était d’analyser le segment postérieur du ménisque médial, sa jonction ménisco-synoviale, afin d'identifier le LMTP.

Méthodes : Nous avons effectués une dissection cadavérique de dix genoux . La capsule postéromédiale a été abordée par voie une postérieure. Ainsi, nous avons pu accéder au segment postérieur du ménisque médial et à sa jonction ménisco-synoviale. Nous avons prélevé en un bloc la capsule proximale, le segment postérieur du ménisque médial, toute la jonction ménisco-capsulo-tibiale, et un fragment de tibia. Trois tranches de section par pièce ont été réalisées pour l’étude histologique.

Résultats : Macroscopiquement, la jonction ménisco-synoviale paraissait pellucide, mais renforcée à sa partie antérieure et postérieure. Il n’y avait pas de structureligamentaire macroscopique au niveau de la jonction ménisco-synoviale. L’étude microscopique a révélé un revêtement de surface endothéliforme de cellules régulières. Le tissu sous-jacent correspondait à un réseau collagénique de densité modérée comportant de rares fibroblastes et adipocytes. Il n’a pas été visualisé pour autant de structure histologique individualisable pouvant répondre aux caractéristiques d'une structure ligamentaire au sein de la jonction ménisco-synoviale.

Discussion :Dans son étude, Peltier compare la translation antérieure et la rotation interne du tibia entre trois groupes de lésion associées: 1) lésion du LCA isolée; 2) lésion du LCA associée à une section de la jonction ménisco-synoviale postérieure; 3) lésion du LCA, lésion ménisco- synoviale postérieure et section du LMTP. Il n’est pas mis en évidence de différence significative entre les groupes 2 et 3 ce qui semble cohérent avec notre étude confirmant l’absence de LMTP.

Conclusion: Bien que cité dans plusieurs articles de la littérature, nous n’avons pas retrouvé dans notre étude de ligament ménisco-tibial postérieur, tant sur le plan macroscopique que microscopique.

Rémi DI FRANCIA, Quentin NICOLAS (Brest), Goulven LE HENAFF, Isabelle QUINTIN-ROUE, François-Xavier GUNEPIN, Frédéric DUBRANA
17:10 - 18:10 #19480 - 64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.
64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.

Introduction: La lésion de la jonction ménisco-capsulaire postéro interne  est fréquemment associée à la rupture du ligament croisé antérieur(LCA). C’est une lésion qui reste sous diagnostiquée par les explorations pré opératoires et après une exploration arthroscopique standard. Le but de notre étude est d’estimer la fréquence de cette lésion et d’en évaluer les facteurs de risque.

Méthodes:Nous avons réalisé une étude rétrospective avec recueil prospectif des données. Qui a intéressé une série continue des 50 dernières ligamentoplasties du LCA  réalisées dans notre service. Un recueil des données épidémiologiques a été réalisé. Une comparaison entre les données de L’IRM et l’exploration arthroscopique par re-visionnage des vidéos per-opératoire a été faite.

Résultats:  La prédominance masculine était nette, 92% des hommes. L’Age moyen de nos patients était de 28 ans.  Et l’accident de sport était le mécanisme le plus fréquent. Une  Ramp Lesion  du ménisque interne a été associé à la rupture du LCA dans 28% des cas. Les types les fréquents étaient le type 4 dans 42% des cas, et le type 5 dans 35% des cas. L’analyse statistique des données de l’IRM a montré une faible sensibilité de 70% avec un taux important de faux négatif de 28%. L’analyse des données épidémiologiques de notre étude a constaté 2 facteurs prédictifs de la lésion de la rampe; l’âge jeune et le délai important entre le traumatisme et la chirurgie.

Discussion :

La lésion ramp est fréquemment associée à la rupture du LCA, cette fréquence varie dans la littérature entre 64% dans la série de Sonnery-cottet et 9% dans la série de Bollen. Jorge Chahla a étudié les facteurs de risque qui sont : le sexe masculin, l’âge jeune, la poursuite d’une activité sportive pré opératoire ou la survenu d’un nouveau traumatisme, et le plus important c’est le délai entre le traumatisme et la chirurgie. L’IRM était toujours le gold standard pour explorer les traumatismes du genou. Mais dans la lésion ramp cet examen n’a pas montré une grande fiabilité avec une sensibilité qui varie dans la littérature entre 82% et 48%. 

Conclusion : 

Les données de L’IRM et les voies arthroscopiques conventionnelles sont insuffisant pour faire le diagnostic des « ramp » lésions. Etant donné la fréquence de ses lésions dans les laxités antérieures chroniques, des voies arthroscopiques complémentaires, inter condylienne et postéro-interne, sont nécessaire pour les explorer.

Sakr AYARI (Tunis, Tunisie), Anis TBORBI, Hichem ABID, Med Amine GHARBI , Aymen BEN MAATOUG, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI
17:10 - 18:10 #18198 - 65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.
65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.

Introduction

Une différence minimale cliniquement pertinente (MCID) est la plus petite différence que les patients considèrent comme importante. Elle permet de faire une distinction, essentielle pour un clinicien, entre un résultat statistiquement significatif et un résultat cliniquement pertinent. Cet outil est particulièrement utile pour les concepts non mesurables instrumentalement.  L'objectif principal de l'étude était d'identifier la MCID des principaux scores du genou utilisés pour suivre l'évolution des patients opérés pour une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA): l'IKDC subjectif, le KOOS, le Lyshom et l'ACL-RSI.

Matériel et méthodes  

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Les patients inclus étaient tous sportifs et devaient avoir complété l'ensemble des questionnaires en préopératoire et à 1 an de recul. De plus, à 1 an de recul les patients ont répondu à 2 questions anchor: "êtes-vous satisfaits des résultats de la chirurgie: très satisfait/satisfait/moyennement satisfait/pas satisfait?" et "vous sentez vous apte à reprendre votre sport habituel, oui/non?". Une différence absolue a été calculée entre les scores préopératoire et à 1 an de recul pour déterminer la MCID.

Résultats

Cinq-cent-six patients ont été inclus, 339 hommes et 167 femmes âgés en moyenne de 29,4+/-9,7 ans. La série comprenait 27 joueurs professionnels, 200 compétiteurs, 279 sportifs de loisir. 298 (58,9%) patients se sont dits très satisfaits, 181 (35,8%) satisfaits, 24 (4,7%) moyennement satisfaits et 3 (0,6%) pas satisfaits. Tous les patients (100%) se sont dits aptes à reprendre la course et 393 (77,7%) à reprendre leur sport habituel. L'amélioration était significativement plus élevée chez les patients les plus satisfaits (non significative pour le KOOS vie quotidienne), et ceux qui se disaient aptes à reprendre leur sport habituel (non significative pour le KOOS douleur et vie quotidienne). Selon la question posée, les améliorations les plus fortes concernaient le KOOS qualité de vie (+47,4 et +44,3), KOOS sport (+39 et +37,9), l'ACL-RSI (+31,3 et +28,7) et l'IKDC subjectif (+27,2 et +26,3).

Discussion

La satisfaction des patients et leur sentiment d'aptitude à reprendre leur sport habituel à 1 an ne sont pas liés aux scores KOOS vie quotidienne et douleur.

Conclusion

Cette étude a permis d'identifier la MCID à 1 an de recul des principaux scores du genou utilisés après une reconstruction du LCA. Elles pourront servir pour de futures études afin qu'une éventuelle différence statistiquement significative soit également pertinente pour un patient.    

Shahnaz KLOUCHE (Paris), Yoann BOHU, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
17:10 - 18:10 #19577 - 66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.
66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.

Objectif : Les spécialistes de l’épaule utilisent le SSV (Simple Shoulder Value), score gtrès simple d’utilisation qui donne des résultats proches des scores fonctionnels classiques de cette articulation. Aucune évaluation de ce type n’existe à notre connaissance pour le genou. Notre hypothèse est que le « simple knee value » (SKV) est un score valide donnant des résultats équivalents aux différents scores déjà utilisés dans l’évaluation fonctionnelle du genou. Notre objectif principal est de valider le SKV via la mesure de la corrélation de celui-ci avec les scores fonctionnels validés du genou de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC, dans le cadre de différentes situations pathologiques du genou.

Méthodes :Nous avons mené une étude pilote, descriptive, prospective. Un questionnaire comprenant les scores de Lysholm-Tegner (groupe adultes « jeunes » et pédiatrique), IKDC et KOOS (groupes adultes « jeunes » et « séniors »), et WOMAC (groupe « séniors ») était remis à tous les patients se présentant en consultation pour une pathologie du genou. La question suivante (score SKV) était ajoutée : « à combien évaluez-vous votre genou le jour de l’examen, par rapport à un genou normal en pourcentage ? ». Cent vingt six patients ont été inclus : 47 adultes jeunes, 49 adultes séniors ont été inclus et ont répondu au questionnaire lors de leur première consultation, la veille de l’opération et à 6 mois post-opératoires ; 30 témoins ont aussi été inclus. L’analyse des corrélations entre le SKV et les Scores fonctionnels validés a reposé sur le calcul de coefficients de corrélation de Spearman (S).  Le nombre de sujet nécessaire a été déterminé par la statisticienne de notre centre.

Résultats :. Nous avons retrouvé une corrélation forte à très forte statistiquement significative dans les 2 groupes entre le SKV et les scores de Lysholm-Tegner (S jeunes= 0.6427), IKDC (S jeunes= 0.7896, S séniors= 0.7483), KOOS symptômes (S jeunes= 0.6369, S séniors= 0.7279), KOOS douleurs (S jeunes= 0.6330, S séniors= 0.7261), KOOS fonctions (S jeunes= 0.7107, S séniors= 0.7354), KOOS activités (S jeunes= 0.7066, S séniors= 0.5841), KOOS qualité de vie (S jeunes= 0.7259, S séniors= 0.6324)et WOMAC (S séniors= -0.6067). 

Conclusion : Le SKV est un score valide, fortement corrélé aux scores de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC. Il s’agit d’un score simple et peu chronophage qui peut être facilement utilisé dans la pratique quotidienne.

 

Vincent MAROT (Toulouse), Franck ACCADBLED, Jérôme MURGIER, Reina NICOLAS, Emilie BERARD, Etienne CAVAIGNAC
Halle 1
Samedi 14 décembre
07:45

Samedi 14 décembre

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CE10
07:45 - 08:45

CE10 - Conférence d'enseignement
Le premier mois post-ligamentoplastie LCA : vers une prise en charge systématisée.

Conférenciers : Jean-Marie FAYARD (Lyon), Alexandre HARDY (Interne) (Lille), Thibaut NOAILLES (CCA) (BORDEAUX), Cécile TOANEN (Assistante) (Nantes)
Halle 1
09:00

Samedi 14 décembre

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CM25
09:00 - 09:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Anatomie du semi-membraneux et RAMP lésions.

Modérateur : Thomas CUCURULO (MARSEILLE)
Conférencier : Robert SMIGIELSKI (Warsaw, POLOGNE)
Halle 1
09:15

Samedi 14 décembre

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CP12
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES), Daniel RENOUARD (Chirurgien) (RENNES)
09:15 - 10:30 #19487 - 78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.
78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.

Background: Professional athletes are reported to be at greater risk of septic arthritis (SA) after ACL reconstruction (ACLR) than the non-professional population. However, this finding has been controversial and confusion has arisen in the literature due to underpowering of previous studies.

Purpose: To report the differences in the rate of septic arthritis after ACLR in a large series of patients, and also to perform pooled data analysis including previously published studies. The hypothesis of the current study was that professional athletes would be demonstrated to be at significantly higher risk of SA than non-professional athletes. 

Study Design: Case control study, level of evidence III

Methods: A retrospective analysis of prospectively collected data was performed.  Patients who underwent ACLR between January 2009 and July 2017 (with minimum follow up of 12 months) were considered for study eligibility. The rate of septic arthritis was determined and multivariate analysis was used to evaluate potentially important risk factors including participation in professional sport. Furthermore, a literature search was performed and data was extracted from all identified relevant studies. A pooled data analysis was performed in order to determine differences in the risk of septic arthritis between professional and non-professional populations

Results: The current series comprised 4421 ACL surgeries with 265 professional athletes. There were 15 cases of septic arthritis diagnosed over the period study (0.34%, [95% confidence interval (CI), 0.19; 0.56]). Ten cases occurred in professional athletes (3.8%, [95% CI, 1.82; 6.83]). The percentage of Septic Arthritis was 0.12% [0.04; 0.28] in the non-professional population. Being a professional athlete was significantly associated with a risk of Septic Arthritis after ACL reconstruction (odds ratio [OR], 21.038; 95% CI, 6.585-75.789; P < .0001). This finding was confirmed in the pooled data analysis comprising 11,416 patients including 1,118 professional athletes (OR 5.03; 95% CI, 1.17 to 21.61) 

Conclusion: Professional athletes are at greater risk of septic arthritis after ACL reconstruction than non-professional athletes. The previous literature has been conflicting due to underpowered studies. The current study confirms the elevated risk by using a large clinical series and pooled data analysis to avoid the limitations of previous studies.

Charles PIOGER (PARIS), Bertrand SONNERY-COTTET, Florent FRANCK, Thais DUTRA VIEIRA, Felipe GALVÃO ABREU, Guilherme DE ABREU, Matthew DAGGETT, Adnan SAITHNA
09:15 - 10:30 #18197 - 79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.
79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.

Introduction

Le taux d'arthrite septique du genou après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) varie de 0,14 à 2,2% dans la littérature. Des publications récentes ont retrouvé un taux nul après imprégnation préopératoire de la greffe par de la vancomycine. Aucun événement indésirable imputable à la vancomycine n'a été noté. Cependant ces séries n'ont pas évalué l'impact éventuel de cette imprégnation sur la fonction du genou. L'objectif principal de l'étude était d'évaluer le retour au sport à 1 an de recul selon que la greffe ait été imprégnée de vancomycine ou non. 

Matériel et méthodes

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Une étude cas-témoins basée sur une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a inclus une série de patients sportifs âgés de plus de 16 ans opérés de 2012 à 2018 pour une reconstruction du LCA. Suite à une évolution des pratiques, 2 groupes de patients ont été constitués: "sans vanco" avant novembre 2016 puis "avec vanco" après cette date. Dans le groupe "avec vanco", le transplant était totalement immergé dans une solution de vancomycine pendant 10 minutes puis fixé dans les tunnels osseux. Le critère principal d'évaluation était le retour au sport (la course) à 1 an de recul. Les critères secondaires étaient les scores du genou (IKDC subjectif, KOOS, Lyshom et ACL-RSI). Un calcul du nombre de patients a été réalisé pour une étude de non infériorité.

Résultats

1674 patients correspondaient aux critères de sélection, 1189 dans le groupe "sans vanco" et 485 dans le groupe "avec vanco". La série comprenait 1111 hommes et 563 femmes âgés en moyenne de 30+/-9,7 ans, 68 sportifs professionnels, 673 compétiteurs et 933 sportifs de loisir. Alors que dans le groupe "sans vanco" 7 patients ont présenté une arthrite septique du genou dans les 3 mois postopératoires, aucune infection n'est survenue dans le groupe "vanco". Aucune différence statistiquement significative n'a été retrouvée ni sur le retour à la course (75,9% vs 76,2%, p=0,88) ni sur aucun score fonctionnel du genou entre les 2 groupes.

Conclusion

Cette étude confirme l'intérêt de l'imprégnation de la greffe autologue avec la vancomycine pour prévenir la survenue d'une arthrite septique après une ligamentoplastie. Aucun impact négatif n'a été retrouvé sur la fonction du genou à 1 an de recul.

Yoann BOHU (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19447 - 80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.
80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.

Introduction:

L’arthrite septique survenant au décours d’une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur est une complication rare mais grave dont l’incidence varie de 0.14% à 1.8%. Récemment, certaines études cliniques ont mis en avant l’intérêt d’une imprégnation par la vancomycine des autogreffes ligamentaires avec une suppression de ce risque infectieux dans les groupes ayant recours à cette technique. Cependant l’impact d’une telle imprégnation sur les propriétés mécaniques des greffes  n’a jamais été étudié dans la littérature.

L’objectif de cette étude est de comparer les propriétés mécaniques définies par le module d’élasticité (module de young), la contrainte et la déformation à la rupture de demi-tendineux humains avec ou sans imprégnation par de la vancomycine lors d’essais de traction

 

 

Méthode:

30 segments de longueur >6cm de demi-tendineux en surplus lors d’une ligamentoplastie de type DIDT ont été inclus. Les segments étaient séparés en 2 echantilons de taille identique et aléatoirement attribués au groupe contrôle ou au groupe vancomycine. Les dimensions de chaque échantillon étaient systématiquement mesurées afin de calculer leurs sections. Pour le groupe vancomycine, les échantillons étaient plongés pendant 10 min dans une solution contenant de 5mg/mL de vancomycine. Les essais ont été réalisés à l’aide d’une machine  de type Instron 5566-A après un pré-conditionnement de 10 cycles d’étirement de 1 mm.Une charge croissante de de 10mm/min était ensuite appliquée jusqu'à rupture de l’échantillon suivant un protocole précédemment validé. La courbe contrainte-déformation a ainsi été calculée en utilisant les dimensions de chaque échantillon. Les paramètres suivants ont été analysés afin de comparer les groupes entre eux : 1) le module de young exprimé en MPa, 2) la contrainte à la rupture exprimée en MPa, 3) la déformation maximale avant rupture exprimé en pourcentage.

 

Resultats:

La valeur moyenne du module de young pour le groupe contrôle était de 4.84 ± 0.76 MPa et de 4.71 ± 0.89 pour le groupe vancomycine . La valeur moyenne de la contrainte maximale à la rupture pour le groupe controle était de 25.23 ± 7.19 MPa et de 24.16± 6.45MPa pour le groupe vancomycine. Le pourcentage moyen de déformation maximale avant rupture pour le groupe contrôle était de 78 ± 21% et pour le groupe vancomycine de 82 ± 19%e. Aucune difference significative a été observée entre les deux groupe pour ces trois paramètres.

 

Conclusion :

L’imprégnation par de la vancomycine de demi-tendineux humains aux doses utilisées en pratique clinique n’altère pas leurs propriétés mécaniques en traction.

Christophe JACQUET (Marseille), Abdou SBIHI, Jean-Noel ARGENSON, Mathhieu OLLIVIER, Maxime FABRE-AUBRESPY
09:15 - 10:30 #19521 - 81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.
81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.

INTRODUCTION

L’implantation d’un substitut méniscal en polyuréthane (Actifit®) dans le cadre des syndromes douloureux post-méniscectomie partielle a montré des résultats cliniques et IRM satisfaisants à court terme. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de ces substituts méniscaux sur une large série de patients à 5 ans de recul minimum.

 

MATERIEL ET METHODE

Une étude prospective multicentrique européenne a été menée sur 155 patients ayant eu un substitut méniscal en polyuréthane (101 médiaux et 54 latéraux) dans 6 centres. Les critères d’inclusion étaient les lésions méniscales symptomatiques, partielles et irréparables secondaires à une meniscectomie. Le recul minimum était de 5 ans.

L’âge moyen opératoire était de 33,7 ans +/-10. Une ostéotomie tibiale était associée dans 28% des cas (n=43) et une reconstruction du LCA dans 19% des cas (n=29).

La douleur et les scores IKDC, Lysholm et KOOS ont été analysés en pré-opératoire et à 2 et 5 ans de recul. L’aspect méniscal a été évalué par le score IRM de Genovese. Une analyse de survie a été réalisée en considérant comme échec la reprise chirurgicale, quelle qu’elle soit, pour faillite de l’implant.

 

RESULTATS

Dix-huit patients (11%) ont été perdus de vue. Le recul moyen était de 5,5 ans +/-2

La douleur moyenne était de 54 sur 100 +/-21 en pré-opératoire, 23,7 +/-17 à 2 ans et 15,2 +/-19 à 5 ans. Les différences entre chaque groupe étaient significatives (p < 0,05). Tous les scores fonctionels moyens ont été significativement améliorés entre le pré et le post-opératoire (p < 0,05). Leurs valeurs étaient stables entre 2 et 5 ans. Il n’y avait aucune différence significative entre les implants médiaux et latéraux, et les groupes avec ou sans ostéotomie tibiale.

L'aspect IRM de l’implant à 5 ans était différent de celui du tissu méniscal d'origine dans la majorité des cas en terme de signal (73% de type 2) et de morphologie (80% de type 2).

Le taux de survie des implants à 5 ans étaient de 90,9% en médial et de 85,8% en latéral.

 

DISCUSSION

Le substitut méniscal en polyuréthane permet une diminution significative des douleurs et une amélioration de la fonction articulaire chez les patients présentant un syndrome douloureux post-méniscectomie partielle jusqu’à 5 ans après son implantation. L’aspect IRM suggère une maturation incomplète de l’implant à ce délai. Des études contrôlées randomisées à long terme sont nécessaires pour confirmer les résultats initiaux et la fiabilité à long terme.

Cécile TOANEN (Nantes), Aad DHOLLANDER, Erica BULGHERONI, Paolo BULGHERONI, Giuseppe FILARDO, Stefano ZAFFAGNINI, Laura ASPLIN, Tim SPALDING, Juan Carlos MONLLAU, Pablo GELBER, René VERDONK, Philippe BEAUFILS, Peter VERDONK, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19517 - 82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.
82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.

INTRODUCTION

Les lésions du condyle fémoral médial reconstruites par autogreffes ostéochondrales sont les plus fréquentes au genou. Les résultats des reconstructions du condyle latéral sont plus rares et mal différenciés. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats spécifiques des reconstructions du condyle fémoral latéral. Les résultats des ostéochondrites disséquantes (OCD) et des fractures ostéochondrales (FOC) ont été comparés.

MATERIEL ET METHODE

Une étude rétrospective consécutive monocentrique a été menée sur 24 patients opérés entre 2004 et 2017 d’une lésion ostéochondrale du condyle fémoral latéral par autogreffes ostéochondrales. Les critères d’inclusion étaient les lésions ostéochondrales focales symptomatiques du condyle latéral, secondaires à une ostéochondrite disséquante ou une fracture ostéochondrale. La surface déterminait le type de reconstruction réalisée : mosaicplastie si inférieure à 250 mm2, fixation plus si supérieure à 250 mm2 et fragment viable. Le recul minimum était de 2 ans.

Les patients ont été revus cliniquement au dernier recul. La douleur a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA) et la fonction articulaire a été analysée par les scores IKDC, Lysholm et KOOS. L’évolution arthrosique était ojectivée sur les radiographies comparatives de face, profil et schuss.

 

RESULTATS

Dix-sept patients on été revus : 9 ostéochondrites disséquantes et 8 fractures ostéochondrales opérés par 11 mosaïcplasties et 6 fixations plus. L’âge moyen à la chirurgie était de 23,6 ans +/-7. Le recul moyen était de 64,5 mois +/-47.

Au dernier recul, l’EVA moyenne était de 1,8 sur 10 +/-2. Les scores moyens IKDC subjectif et Lysholm étaient bons, respectivement de 70,8 +/-28 et 78,2 +/-23. Les items du score KOOS étaient : douleur 83,5 +/-18, symptômes 76,3 +/-20, fonction 91,5 +/-12, sport 66,2 +/-32, qualité de vie 59,9 +/-31. Les radiographies retrouvaient une arthrose fémoro-tibiale latérale stade 2 d’Ahlbäch pour 2 patients (11,7%) à 114 et 53 mois de recul.

Les OCD et les FOC donnaient les mêmes résultats fonctionels (p > 0,05). Aucune différence entre les résultats des mosaïcplasties et des fixations plus n’a par ailleurs été constatée (p > 0,05).

 

DISCUSSION - CONCLUSION

Les reconstructions autologues des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral apportent de bons résultats fonctionnels à moyen terme quelle que soit l’étiologie, en utilisant une technique appropriée aux lésions. Des études à plus long terme sont nécessaires pour évaluer l’évolution arthrosique.

Léonard DUPORTE (Montpellier), Cécile TOANEN, Philippe BOISRENOULT, Camille STELTZLEN, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19426 - 83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.
83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.

Introduction :Les membranes collagéniques sont utilisées pour la réparation de pertes de substance ostéochondrales larges. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats des patients traités par cette méthode et de déterminer s’il existe une corrélation entre les images IRM et les scores d’évaluation clinique à moyen terme.

Matériel et Méthodes :Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Tous les patients opérés entre Juillet 2012 et Juillet 2017 d’une réparation de perte de substance ostéochondrale du genou par implantation d’une membrane MaioRegen® ont été inclus. Il y avait dix-sept patients d’un âge moyen de 28+/-9 ans. La perte de substance ostéochondrale concernait le plateau tibial externe (1 patient), le condyle fémoral latéral (4 patients) et le condyle fémoral médial (12 patients) La taille médiane de la perte de substance cartilagineuse reconstruite était de 420mm2(225-640). Tous les patients étaient évalués cliniquement, et au moyen des scores IKDC (objectif et subjectif), KOOS. Une IRM était réalisée au dernier recul.

Résultats :Au recul moyen de 47+/-19 mois, Le score IKDC subjectif moyen était de 67.8+/-23 ; le score KOOS Symptôme moyen était de 78+/-22, le score KOOS Douleur moyen était de 78+/-23 ; le score KOOS Fonction moyen était de 85+/-20 ; le score KOOS Sport moyen était de 66+/-27, le score KOOS Qualité de vie moyenne était de 59+/-25. Le score IRM MOCART montrait une intégration incomplète dans 21,4% des cas, avec une intensité variable du tissu de réparation. Les scores fonctionnels n’étaient significativement pas corrélés à l’aspect de la reconstruction cartilagineuse en IRM.

Discussion :Les résultats fonctionnels après utilisation d’une membrane collagénique tridimensionnelle utilisée pour le traitement des larges pertes de substance ostéochondrales du genousont bons à moyen terme. Il existe une discordance entre les résultats cliniques et l’IRM.L’IRM ne semble pas être un examen satisfaisant pour évaluer la réparation cartilagineuse après implantation de ce type de membrane.

Gilles GUÉRIN (Créteil), Cecile TOANEN, Camille STELTZLEN, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19556 - 84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).
84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).

Purpose: The authors reported a 10-year follow-up, retrospective review of patients treated with autologous matrix induced chondrogenesis (AMIC) for full-thickness chondral and osteochondral defects of the femoral condyle or patella combined with lower limb alignment or patellar tracking correction if indicated.

Methods: 33 consecutive patients were treated surgically for chondral and osteochondral cartilage defects of the knee joint between 2003 and 2006. Patellar chondral lesions have been observed in 15 patients, whereas 8 patients presented a condylar location. 11 patients presented osteochondral lesions located in the condyles due to osteochondritis dissecans. Associated procedures, involving realignment of the patella, osteotomies around the knee, or cancellous bone grafting were performed when necessary. The mean size of the lesions was 2.80 cm2 and the mean patient age was 37 years. To evaluate the clinical outcomes, the Lysholm score and the VAS pain score have been measured, as well as the reoperation rate after the AMIC procedures with a mean follow-up of 9.3 years.

Results: An average ten-year follow-up was achieved in 24 patients who did not necessitate a reintervention procedure. Two patients underwent a total knee arthroplasty 9 and 10 years following the AMIC procedures. The follow-up rate of the cohort was 79%, over the 10-year follow-up period. The 24 patients who did not require additional surgery showed significant improvement in both clinical functional and pain scores at 2 years of follow-up. This improvement remained stable at the 10-year follow-up with no significant change between the 2- and 10-year assessment outcomes.

Conclusions: AMIC is a safe procedure for the treatment of cartilage lesions in the knee joint that maintained a favorable outcome after an average of 10-years follow-up provided alignment of the lower limb or patellar tracking is correct. Such data is particularly encouraging for young adult patients who may benefit from a procedure that circumvents early arthroplasty.

Daniel PETEK (Fribourg, Suisse), Nadine KAISER, Roland JAKOB
09:15 - 10:30 #19514 - 85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.
85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.

Introduction :  Le traitement de l’arthrose fémoro-patellaire est controversé. Le traitement non conservateur repose sur la prothèse fémoro-patellaire ou la prothèse totale du genou. Le traitement conservateur par Patellectomie Verticale Externe (PVE) à ciel ouvert a déjà été publié. Aucune étude ne rapporte les résultats à moyen terme de la PVE sous arthroscopie.   

L’hypothèse de cette étude est que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou cas d’arthrose fémoropatellaire isolée.

Matériels et méthodes :  Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, sur une série continue de 64 genoux chez 59 patients opérés entre Janvier 2008 et Janvier 2018 d’une arthrose fémoro-patellaire isolée par PVE sous arthroscopie. La cohorte comportait 48 femmes (75%) et 16 hommes. La moyenne d’âge au moment de l’intervention était de 59 ans (36 à 88) et de 66 ans (43 à 94) au dernier recul. Le suivi moyen était de 7 ans (minimum 1 an ; maximum 10 ans). Une évaluation fonctionnelle était réalisée à l’aide des scores IKDC subjectif et KOOS en préopératoire et au dernier recul ; ainsi qu’un bilan radiographique (radio de face et de profil en appui monopodal et en Schuss, défilé fémoropatellaire à 30° et 60° de flexion et Télémétrie des membres inférieurs) 

Résultats :  Six patients étaient perdus de vue  dont 2 décédés. Au total, 58 genoux (52 patients) étaient analysés à plus d’un an de recul : 39 patients (45 genoux) ont été revus cliniquement et 13 patients (13 genoux) ont répondu à un questionnaire téléphonique. 

Parmi les 58 genoux, 9 (16%) ont été réopérés : 6 Prothèses Totales du Genou (PTG) (10%), 2 ostéotomies tibiales de valgisation, 1 PVE sous arthroscopie itérative. Le délai moyen de révision était de 48 mois (5 à 114).

Pour les 49 genoux restant chez 43 patients, le score moyen IKDC Subjectif préopératoire était de 34,1 (19-55) contre 63,8 (33-98) (p < 0,0001) au dernier recul. Le score moyen KOOS Global était de 35,9 (4-80,8) en préopératoire et 69 (16-99) au dernier suivi (p < 0,0001).

 

Discussion : Cette étude montre que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou selon les scores IKDC Subjectif et KOOS. A moyen terme, un patient sur 10 a eu recours à une PTG.

Conclusion :  La PVE sous arthroscopie est une stratégie recevable en cas d’arthrose fémoro-patellaire isolée.

Adil DOUIRI (NICE), Vincent LAVOUÉ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:30 #18199 - 86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.
86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.

Introduction

La lésion méniscale est l’indication la plus fréquente d’arthroscopie du genou. Les lésions peuvent être simples répondant à un traitement conservateur bien mené, soit complexes et instables, telles que les languettes méniscales, nécessitant un geste de suture ou de résection sous arthroscopie. Leur méconnaissance entraine un retard de leur prise en charge thérapeutique, source de douleur et d'impotence fonctionnelle. Aucun test clinique spécifique n’existe aujourd’hui pour identifier une languette sous-méniscale interne (LSMI). L’objectif principal de cette étude était de décrire, d’évaluer et de valider la performance diagnostique d'un nouveau signe clinique, le "signe du dormeur" dans le diagnostic des LSMI.

Matériel et méthode

Une étude rétrospective mono-centrique a inclus une série continue de patients âgés de 18 à 55 ans opérés sous arthroscopie entre 2013 et 2015 pour une lésion méniscale médiale associée ou non à une lésion méniscale latérale. Etaient exclus les lésions méniscales latérales isolées et les lésions ligamentaires. L'étude a été menée selon les recommandations STARD, le test de référence étant la constatation per-opératoire d'une LSMI. Les comptes rendus de consultation préopératoire ont tous été analysés à la recherche du "signe du dormeur". C'est une douleur nocturne, fémoro-tibiale interne survenant dans la position latérale en "chien de fusil" les 2 genoux en contact, d'intensité variable. La validité du signe a été évaluée par le coefficient kappa (k) et sa performance par la Sensibilité (Se), Spécificité (Sp), exactitude, Valeur Prédictive Positive (VPP) et Valeur Prédictive Négative (VPN).

Résultats

Parmi 667 dossiers d’arthroscopies initialement identifiés, 310 patients répondaient aux critères de sélection de l'étude, âge moyen 41,7±9,7 ans. Le "signe du dormeur" a été retrouvé chez 39 (12,6%) patients et une  LSMI a été constatée sous arthroscopie dans 47 (15,2%) cas, avec une concordance substantielle entre ce signe et l'arthroscopie (k=0,78, p<10-4) ainsi qu'avec l'IRM (k=0,72, p<10-4). Les paramètres de performance du signe du dormeur étaient: Se=74,5±12,5%, Sp=98,5±1,6%, exactitude=96,9%, VPP=89,7%, VPN=95,6%. L'IRM présentait une meilleure sensibilité (91,5±8%). L'analyse multivariée a identifié comme facteurs de risque du signe du dormeur une LMSI à l'arthroscopie: OR=131,9 IC95% [26,9-646,2], p<10-4 et un œdème osseux à l'IRM: OR=13, IC95% [1,9-7,1], p=0,008. 

Conclusion

Le "signe du dormeur" est un nouveau signe clinique, simple, valide et performant dans le diagnostic d'une languette sous-méniscale interne. Il est utile dans la prise en charge du genou douloureux, aussi bien diagnostique (indication d'une IRM) que thérapeutique (indication chirurgicale).    

Edouard LEFEVRE (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Antoine GEROMETTA, Olivier GRIMAUD, Alain MEYER, Serge HERMAN, Yoann BOHU, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19566 - 87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.
87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.

Introduction :

La reconstruction du LCA est fréquente et son résultat fonctionnel est lié au statut méniscal, garant de la préservation du capital cartilagineux. La plupart

des études se focalisent sur les facteurs prédictifs d’échec des différents traitements méniscaux lors de cette chirurgie et sont multicentriques et à court
terme. Notre objectif est de décrire les facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires au décours de ces reconstructions, associée
ou non initialement à une lésion méniscale à moyen terme.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective, mono-opérateur, sur tous les patients consécutifs ayant bénéficié d’une chirurgie de reconstruction isolée du LCA entre
2000 et 2012 en fonction de leur statut préopératoire clinique et sportif , des données peropératoires et du suivis à 24 mois. Trois plasties différentes ont été effectuées (tendon patellaire = 67, DIDT mono-faisceau = 115 et DIDT double-faisceau =52).
Résultats :
Sur 811 patients inclus ayant pu être suivis jusqu’à 24 mois, 234 ont remplis un suivis complet à au moins 5 ans de recul. Les trois groupes étaient
comparables. À la chirurgie, on a retrouvé 51% de lésions méniscales (35% méniscales médiales, 9% méniscales latérales et 7% bi
méniscales). La prise en charge a abouti à 66% de suture, 21% d’abstention et 13% de ménisectomies partielles. Au recul moyen de 9,5 ans, 25% ne
présentaient pas de lésion secondaire pour 20% de lésions du ménisque médial, 4% du ménisque latéral et 1% de lésion bi méniscale. Le délai moyen de
survenue était de 40 +/- 27 mois. Pour 6,8% des patients, la reprise du même sport pré opératoire a été impossible au recul de deux ans. La survenue de
lésions méniscales secondaires était corrélé au type de lésion méniscale à la chirurgie du LCA (p= 0,0002) et son traitement (p=0,0003) avec un taux
plus important dans les sutures méniscales. Un diminution des activités sportives à 24 mois était également corrélé à leur survenue (p= 0,0002). Ces
lésions étaient plus tardives après ligamentoplastie au tendon patellaire (p=0 ,01).
Discussion :
La présence de lésions méniscales lors de la prise en charge initiale des ruptures isolées du LCA est le principal facteur de survenue des lésions
méniscales secondaires et doit impliquer un suivi prolongé au delà de 24 mois.
Conclusion :
Une diminution des activités sportives lors du suivi doit inciter à rechercher des lésions méniscales secondaires et au suivi prolongé, notamment après

ligamentoplastie au tendon patellaire.

Victor HOUSSET (Paris), Lucas CHANTEUX, Samir-Pierre ISSA, Charlotte LABRUYÈRE, Patrick DJIAN
09:15 - 10:30 #19588 - 88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.
88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.

Introduction : Une entorse du genou est dite grave lorsqu’il y a une atteinte du pivot central. Le diagnostic d’entorse grave du genou est souvent difficile en post traumatique immédiat devant une clinique souvent bruyante et un examen physique mal supporté par les patients. L’objectif de cet étude préliminaire était d’évaluer des questions simples basées sur l’interrogatoire du traumatisé du genou afin d’établir une corrélation entre les réponses et l’atteinte du pivot central.

Matériel Méthodes : Nous avons donc rédigé 6 questions simples ; type d’activité pivot ou en ligne, perception d’un craquement, perception d’un déboitement, apparition sous 24h d’un épanchement volumineux, reprise de l’appui marqué par une sensation d’instabilité immédiate, et enfin incapacité de reprise de l’activité en cours. Une cohorte de 228 patients victimes d’entorses de genou a été constitué dans trois centres différents de septembre 2017 à avril 2018. Les patients victimes d’instabilité de genou opérée, de fractures associées ou de luxation de rotule étaient exclus. Notre population était constituée de 184 lésions du LCA et 44 genoux avec un LCA indemne. L’ensemble des questions ont été posées aux 228 patients avant de prendre connaissance du bilan lésionnel clinique et IRM.

Résultats : L’analyse univariée descriptive retrouvait une corrélation significative entre l’atteinte du LCA et l’ensemble de nos items. L’analyse multivariée retrouvait les OR suivant tous avec un intervalle de confiance excluant 1, perception d’un craquement OR=3,4; l’activité pivot contact OR=6,2; l’épanchement articulaire OR=6,7; la sensation de déboitement OR=8,437, l’incapacité de reprendre l’activité en cours OR=17,759 et l’instabilité post traumatique immédiate OR=26,167.

. Conclusion : L’ensemble des questions sont liées à une augmentation du risque d’atteinte du pivot central lors d’une entorse de genou. Néanmoins certain OR sont bien supérieurs à d’autres, une étude de validation externe de plus grande envergure doit être mise en place pour permettre d’attribuer une pondération à chaque item et de définir un seuil prédictif de rupture du pivot central.

Discussion : L’utilisation futur de ce score par les services d’urgences permettrait d’orienter au mieux le parcours patient et d’optimiser les coûts des examens complémentaires en limitant à terme la prescription d’IRM aux genoux à risque d’entorse grave.

Romain LETARTRE, Simon LUKAS (Lille)
Halle 1