Jeudi 12 décembre
07:45

Jeudi 12 décembre

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CE02
07:45 - 08:45

CE02 - Conférence d'enseignement
Ruptures de coiffe : qu’est-ce que j’ai fait et que j’ai arrêté.

Conférenciers : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon), Jean KANY (Orthopédiste) (TOULOUSE), Lionel NEYTON (Orateur) (Lyon)
Halle 1
09:45

Jeudi 12 décembre

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CM3
09:45 - 10:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le Cutibacterium acnes dans l’arthroscopie d’épaule.

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
Conférencier : George ATHWAL (London, CANADA)
Grand Auditorium
11:05

Jeudi 12 décembre

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VS3
11:05 - 11:15

VIDEOSPOT
Comment j’identifie et je prépare une coracoïde.

Modérateur : Florent LESPAGNOL (chirurgien orthopédiste) (NANTES)
Conférencier : Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
Halle 1
11:15

Jeudi 12 décembre

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CM7
11:15 - 11:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Perte de substance osseuse dans l’instabilité.

Modérateur : Laurent LAFOSSE (ANNECY)
Conférencier : Eiji ITOI (JAPON)
Halle 1
11:30

Jeudi 12 décembre

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CM8
11:30 - 11:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’acromion : de l’Australopithèque Sediba à Roger Federer.

Modérateur : Philippe CLAVERT (Strasbourg)
Conférencier : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE)
Halle 1
11:45

Jeudi 12 décembre

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BO2
11:45 - 12:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Existe-t-il encore une place pour les lambeaux ?

Conférenciers : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE), Thierry JOUDET (Orateur) (LIBOURNE), Jean-David WERTHEL (Chirurgien) (Boulogne-Billancourt)
Halle 1
14:05

Jeudi 12 décembre

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VS4
14:05 - 14:15

VIDEOSPOT
Comment je répare le sillon inter-tuberculaire et le ligament transverse pour ténodéser le biceps.

Modérateur : Laurent BAVEREL (MD) (SAINT GREGOIRE)
Conférencier : Christel CONSO (chirurgien) (PARIS)
Halle 1
14:15

Jeudi 12 décembre

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CP2
14:15 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES épaule

Modérateurs : Julien BERHOUET (MCU-PH) (St Cyr sur Loire), Mathieu FERRAND (Saint-Grégoire)
14:15 - 15:30 #19519 - 12. Traitement chirurgical des conflits postéro-supérieurs d’épaule : expérience monocentrique de 24 patients à 8 ans de recul moyen.
12. Traitement chirurgical des conflits postéro-supérieurs d’épaule : expérience monocentrique de 24 patients à 8 ans de recul moyen.

Introduction. Le conflit glénoïdien postéro-supérieur (CPS) touche des jeunes patients sportifs de lancer. Son diagnostic est difficile et les solutions thérapeutiques ne font pas consensus dans la littérature.

L’objectif de cette étude est d’analyser les différents types de chirurgie réalisés pour les conflits glénoïdiens postéro-supérieur et leurs résultats en termes de reprise du sport et de satisfaction des patients.

 

Méthodes. Étude rétrospective mono-centrique. Tous les patients opérés d’un CPS dans le service ont été revus. Le diagnostic de CPS vrai était retenu pour les patients pratiquant un sport à risque et présentant au moins 2/4 critères parmi : augmentation de la RE2, diminution de la RI2, lésion labrale postéro-supérieure, lésion de la face profonde de la coiffe postéro-supérieure. Étaient analysés la reprise du sport au même niveau, le délai à la reprise du sport, la satisfaction des patients, la présence d’arthrose au dernier recul, l’amélioration du score KJOC et les complications ou reprises éventuelles. Le recul moyen était de 7,8 ans (1 – 13).

 

Résultats. Vingt-sept patients ont été opérés entre novembre 2006 et mars 2018. Notre population était composée à 67% d’hommes, 100% des patients pratiquaient un sport à risque et 75% en compétition. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 30 ans (15 – 49). 63% présentaient une lésion labrale postérieure, 89% une lésion de la face profonde de la coiffe. Une SLAP lésion était retrouvée chez 10 patients. La chirurgie incluait un débridement de coiffe (n=20), une glénoïdoplastie (n=16), une ténodèse du long biceps (n=16), une réinsertion du labrum postérieur (n=12), une acromioplastie (n=9) et une réparation du sus-épineux par ancre (n=2). 96% des patients étaient satisfaits par la chirurgie. La reprise du sport au même niveau a été possible dans 75% des cas, à un délai moyen de 10,5 mois. La durée de reprise au même niveau était de 3 ans. L’amélioration du score KJOC était supérieure en cas de glénoïdoplastie et de ténodèse du long biceps.

 

Conclusion : Les patients opérés d’un CPS étaient dans l’immense majorité satisfaits par la chirurgie. La glénoïdoplastie apparaît comme le traitement de choix, de même que la ténodèse du biceps en cas d’extension supérieure des lésions labrales. 

Caroline COINTAT (Nice), Mikaël CHELLI, Hugo BARRET, Pascal BOILEAU
14:15 - 15:30 #19565 - 13. Réinsertion arthroscopique des lésions capsulo-labrales versus immobilisation après primo-luxation gléno-humérale antérieure chez les patients de moins de 25 ans. Etude prospective et randomisée.
13. Réinsertion arthroscopique des lésions capsulo-labrales versus immobilisation après primo-luxation gléno-humérale antérieure chez les patients de moins de 25 ans. Etude prospective et randomisée.

Contexte :Le traitement orthopédique après une première luxation gléno-humérale antérieure (LGHA) est associé à un taux de récidive élevé chez les patients jeunes. L’objectif principal était de comparer la réinsertion capsulo-labrale arthroscopique d’emblée et le traitement orthopédique sur l’instabilité à 2 ans d’une première LGHA chez des patients de moins de 25 ans. 

Méthode : Une étude prospective randomisée a été menée sur des patients âgés de 18 à 25 ans ayant une première LGHA. Le premier groupe bénéficiait d’une réinsertion capsulo-labrale arthroscopique réalisée dans les 15 jours post-traumatiques, le deuxième groupe était traité orthopédiquement. Les patients des deux groupes étaient immobilisés en rotation interne pendant 3 semaines et suivaient le même protocole de rééducation. Une radiographie et un scanner étaient réalisés à l’inclusion après réduction. Les patients étaient suivis cliniquement à 3, 6, 12 et 24 mois. Le critère de jugement principal était la survenue d’une instabilité récurrente définie comme une récidive avec réduction par une tierce personne, une subluxation ou une appréhension à la manœuvre de l’armer. Les critères de jugement secondaires étaient les scores fonctionnels (Quick-DASH, Walch-Duplay, WOSI), les mobilités articulaires et la reprise du sport. 

Résultats: 40 patients étaient inclus (20 dans le groupe chirurgical et 20 dans le groupe immobilisation). L’âge moyen était de 21 +/- 1,8 ans avec 33 hommes (82,5%) et 7 femmes (17,5%). Les patients du groupe chirurgical étaient opérés à un délai moyen de 4,3 +/- 2,4 jours. Dans le groupe chirurgical, l’instabilité́ à 2 ans était significativement moins importante que dans le groupe immobilisation (2 (10%) contre 14 (70%) ; p=0.0001). Moins de patients avaient présenté de récidive (0 contre 6 (30%)), de subluxation (2 (10%) contre 13 (65%) ; p=0.003), et d’appréhension à l’armer (1 (5%) contre 11 (58%) ; p=0.0005). Les scores fonctionnels Quick-DASH (6,5 contre 11,2 points), Walch-Duplay (88,4 contre 70,3 points ;p=0.007) et WOSI (11,5 contre 17,7 points ; p=0.035) étaient meilleurs dans le groupe chirurgical à 2 ans. 95% avaient repris le sport à 2 ans dans le groupe chirurgical contre 68% dans le groupe immobilisation. Aucune complication per ou post-opératoire n’était relevée. Il n’existait pas de différence significative sur les mobilités articulaires. 

Conclusion : Après une première LGHA chez le patient jeune, la réinsertion capsulo-labrale arthroscopique diminuait l’instabilité récurrente à 2 ans et offrait une meilleure récupération fonctionnelle que le traitement orthopédique.

Alexandre HARDY (Lille), Cécile POUGÈS, Pauline DURIEZ, Thomas VERVOORT, Clément LALANNE, Caroline BOURGAULT, Xavier DEMONDION, Christophe SZYMANSKI, Christophe CHANTELOT , Carlos MAYNOU
14:15 - 15:30 #19475 - 14. Dynamic anterior stabilisation ( DAS) , description technique et résultats préliminaires.
14. Dynamic anterior stabilisation ( DAS) , description technique et résultats préliminaires.

Introduction :

L’instabilité antérieure chronique d’épaule est une pathologie fréquente. Le traitement chirurgical est dominé par la réalisation d’un Bankart ou d’un Latarjet. Ces deux techniques ont largement fait preuve de leur efficacité mais aussi de leurs limites dans certains domaines.

Le but de l’étude était de rappeler la description technique du DAS et d’analyser les premiers résultats cliniques.

 

Matériels et méthodes :

Le DAS a déjà fait l’objet d’une description technique dans le journal Arthroscopy et d’une analyse bio mécanique dans l’ American Journal of Sport Medecine. L’intervention consiste à prélever le biceps et le ré-insérer dans un tunnel borgne créé au bord antérieur et inférieur de la glène, puis de réaliser une réinsertion labrale. L’objectif est d’associer au « Bankart » l’effet hamac du Latarjet. Douze patients ont été opérés avec cette technique, 9 hommes ( 75%) , coté dominant 8( 66%) , 10 sportifs dont 6 lanceurs. Nous avons analysé, le score de Constant, le score de Walch Duplay ainsi que les mobilités homo et contro latérale et la satisfaction. Le recul minimum était de 12 mois (12/24 mois). Les critères d’inclusion étaient une instabilité antérieure chronique ( 3 épisodes) sans hyperlaxité et sans perte de substance osseuse.

 

Résultats :

Aucun patient n’a récidivé, le score de ROWE est passé de 47 à 92 , le score de Walch de 54 à 94. l’élévation antérieure moyenne était de 172° ( 160/180), la Re1 de 50° ( 30/75) par rapport à un coté opposé à 55.Tous les patients étaient satisfaits. 

 

Conclusion :

Les résultats préliminaires montrent qu’il n’y a pas eu récidive de l’instabilité ni de perte de la rotation externe avec cette technique innovante. Une plus long recul sera nécessaire bon valider ces résultats préliminaires.

 

Philippe COLLIN (Rennes), Alex LAEDERMANN
14:15 - 15:30 #19583 - 15. Bankart arthroscopique sans remplissage. Le type de fil influence-t-il le résultat ? Bilan au recul minimal de 5 ans et maximum de 12 ans.
15. Bankart arthroscopique sans remplissage. Le type de fil influence-t-il le résultat ? Bilan au recul minimal de 5 ans et maximum de 12 ans.

Introduction :

Le Bankart arthroscopique sans remplissage demeure grevé d’un taux élevé de récidive.

Plusieurs études ont démontré que seul l’âge était déterminant chez les patients sans lésions osseuses engageantes uni ou bipolaires.

Cette étude au long recul tentera de le confirmer tout en évaluant l’influence du type de fil utilisé sur le résultat.

Matériel et méthode :

De janvier 2005 à décembre 2017, nous avons opéré 100 patients d’une instabilité antérieure récidivante de l’épaule sans lésion osseuse engageante, 46% de femmes et 54% d’hommes d’âge moyen de 26 ans (15-55).

Tous recontactés téléphoniquement ou physiquement, sauf 4 perdus de vues, soit 96 patients dont le recul minimum est de 5 ans et maximum de 12 ans.

Nous avons comparé deux groupes ayants des ancres identiques mais des fils différents : groupe A : 70 patients Panalok PDS (Mitek) et un groupe B : 26 patients Panalok Orthocord (Mitek) 

Résultats : 

Dans la série globale des 96 patients la récidive est survenue chez 17 patients soit 18% dont 15 ont moins de 26 ans soit 88% (âge moyen 21,5 ans). Elles

Les 2 groupes sont identiques pour le facteur âge, différent pour le sexe mais non significatif.

Dans le groupe A une récidive est survenue dans 15 cas soit 21,5%, dont 13 soit 87% ont moins de 26 ans.

Dans le groupe B une récidive est survenue dans 2 cas soit 7,65% (22 ans & 28 ans).

La différence est significative entre les 2 groupes.

Discussion :

Nos résultats confirment que l’âge est un facteur déterminant et significatif dans la survenue de la récidive et que le type de fil Orthocord non résorbable réduit le taux de récidive de façon significative.

Conclusion :

Notre étude confirme l’influence de l’âge dans la survenue de la récidive et étonnement il en est de même pour le type de fil utilisé.

Le taux acceptable de récidive avec l'utilisation d'un un fil non résorbable, fait que le Bankart arthroscopique sans remplissage, garde toute sa place dans notre arsenal thérapeutique de l’instabilité antérieure, sans lésion osseuse engageante uni ou bipolaire.

Tewfik BENKALFATE (Rennes), Jacqueline JAN
14:15 - 15:30 #19552 - 16. Instabilité antérieure chronique avec hyperlaxité traitée par arthroscopie selon la technique de Trillat avec fixation par un endo bouton : résultats à propos 14 cas.
16. Instabilité antérieure chronique avec hyperlaxité traitée par arthroscopie selon la technique de Trillat avec fixation par un endo bouton : résultats à propos 14 cas.

ntroduction 

L'instabilité antérieure récurrente associée à l'hyperlaxité reste un défi difficile à relever. En 1954, Trillat a proposé l’ostéoclasie de la coracoïde dont le but était dedistaliser et médialiser la coracoïde afin de placer le tendon conjoint devant la tête humérale. Le tendon conjoint abaisse et renforce l’action stabilisatrice  du sous-scapulaire en abduction. Cette technique à ciel ouvert a donné des résultats satisfaisants chez les patients présentant une instabilité antérieure chronique de l’épaule associée à une déchirure massive et irréparable de la coiffe des rotateurs.

 

Objectif

Nous avons émis l’hypothèse que cette procédure pourrait être réalisée sous arthroscopie et avec l’utilisation d’un endo bouton pour traiter l’instabilité antérieure de l’épaule avec hyperlaxité sans lésion osseuse engageante .

Matériel

Nous rapportons 14 patients(9 femmes, 5 hommes ; âge moyen 25 ans) opérés de façon prospective entre  05/2014 et  12/2016. Il s’agissait de patient présentant une instabilité antérieure avec hyperlaxité (rotation externe > 85 ° / signe de sulcus et aucune lésion osseuse associée). L’intervention réalisée sous arthroscopie a consisté en une capsuloplastie antero inferieure selon bankart associée à une ostéoclasie de la coracoïde fixée à l’aide d’un endo bouton avec système d’auto blocage. Les résultats ont été évalués à l’aides scores SSV, Walch-Duplay, Rowe et Constant. Des radiographies standards et un scanner avec reconstructions 3D ont également été réalisés pour le suivi des patients. 

 

Résultats

Au recul moyen de 26 mois (24 à 32 mois), aucune instabilité récurrente n’a été constatée, mais une persistance de l’appréhension a été retrouvée dans 2 cas. Le score moyen de Walch-Duplay était de 85, de Rowe de 89,2, le SSV de 91% et le score moyen pondéré de Constant de 95,8%.  La valeur moyenne de l'EVA était de 0,8. L'élévation antérieure active moyenne pré op de 178° était à 165 ° en post op dememe qu’une diminution de la rotation externe coude au corps de 90 ° à 57 °. Au dernier recul, toutes les ostéotomies étaient consolidées. Aucune complications n’a été notée. 

 

Discussion Conclusion 

La technique de Trillat arthroscopique avec l’utilisation d’un endo bouton semble être une technique fiable pour le traitement de l'hyperlaxité associée à une instabilité antérieure chronique de l'épaule sans lésion osseuse. L’endo bouton permet la stabilisation et le réglage de l’ostéoclasie de la coracoide ; l’abaissement et la medialisation de la coracoide entraine un effet abaisseur du sous scapulaire par le tendon conjoint en abduction et renforce ainsi la capsuloplastie antérieure. Un suivi à plus long terme  est nécessaire pour confirmer  la fiabilité de cette technique.  

Philippe VALENTI (PARIS), Marco CARTAYA, Jean David WERTHEL
14:15 - 15:30 #19424 - 17. Résultats à deux ans de recul minimum du Trillat assisté par arthroscopie dans le traitement de première intention des instabilités gléno-humérales antérieures chroniques.
17. Résultats à deux ans de recul minimum du Trillat assisté par arthroscopie dans le traitement de première intention des instabilités gléno-humérales antérieures chroniques.

Introduction : Le Trillat arthroscopique est une technique aux résultats préliminaires intéressants. Notre objectif était d’évaluer son efficacité en traitement de première intention dans l’instabilité chronique antérieure d’épaule.

Matériels et méthode : Nous avons inclus dans cette étude monocentrique rétrospective continue les patients opérés en première intention pour instabilité gléno-humérale antérieure chronique d’avril 2012 à août 2016, avec deux ans de recul minimum. Le critère principal de jugement était la survenue d’un nouvel accident d’instabilité. Les critères secondaires étaient la récupération fonctionnelle (scores cliniques, reprise sportive, amplitudes articulaires), la satisfaction du patient, l’évolution de la trophicité du muscle sub-scapularis, la position de la vis et de la coracoïde.

Résultats : 49 patients pour 52 épaules ont été inclus. L’âge moyen était de 25.4 ans (16-63). Le recul moyen était de 40 mois (24-83). Le taux de récidive était de 3,8% (2/52). Le score global moyen selon Walch-Duplay était de 82.9 (40-100) et le score SSV était de 86,17 (50-100). Le délai moyen de reprise sportive était de 4,3 mois (2-12) chez les patients exerçant une activité de catégorie 2 ou plus dans la classification de Duplay. 79% des patients ont repris à un niveau identique. Aucune dégénérescence significative n’a été trouvée pour le sub-scapularis. 77% des patients étaient très satisfaits et 19% satisfaits. La position de la vis et de la coracoïde à l’aide du viseur était satisfaisante. La durée opératoire moyenne était de 51 minutes.

Discussion : Les résultats obtenus sont comparables à ceux trouvés dans la littérature avec d’autres techniques, notamment la butée de Lartajet, arthroscopique ou à ciel ouvert, qui demeure la technique de référence. La technique de Trillat arthroscopique présente des avantages objectifs en termes de durée opératoire, de courbe d’apprentissage, et de complications septiques et neurologiques. Le passage d’une vis transfixiante au travers du muscle sub-scapularis et du défilé omo-coracoïdien n’a pas de conséquence fonctionnelle ou trophique sur les fibres musculaires.

Conclusion : Le Trillat arthroscopique se montre une technique fiable, reproductible, transmissible et efficace dans le traitement de première intention de l’instabilité antérieure chronique d’épaule. Nos résultats sur l‘instabilité sont comparable aux techniques de références, avec un taux plus faible de complications, une courbe d’apprentissage et une durée opératoire plus courtes. Des améliorations sur la vis d’ostéosynthèse et l’ancillaire sont en cours d’élaboration.

Thomas CHAUVET (Dijon), Ludovic LABATTUT, Romain COLOMBI, Jérémy PLASSARD, Emmanuel BAULOT, Pierre MARTZ
14:15 - 15:30 #19439 - 18. Consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopiques fixées par endobouton.
18. Consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopiques fixées par endobouton.

Introduction

La butée sous arthroscopie fixée par endobouton est basée sur une stabilisation adaptative et contrôlée du greffon osseux. Cette technique n’offrant pas la même rigidité de fixation que les vis d’ostéosynthèse, elle est exposée aux critiques concernant la qualité de la consolidation. Le but de cette étude était d’évaluer le taux de consolidation et les facteurs de risque de retard de consolidation à 3 mois postopératoire d’une butée arthroscopique fixée à l’endobouton.

 

Matériel et Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective de données collectées prospectivement. Ont été inclus les patients traités pour une instabilité antérieur d’épaule par butée arthroscopique avec fixation à l’endobouton, avec évaluation par TDM à J15 et J90. Un examinateur indépendant a analysé à 2 reprises les images afin de déterminer, la position de la butée (plans sagittal et coronal), la surface de contact avec la scapula et la consolidation osseuse. En cas de non consolidation à 3 mois, un nouveau TDM a été examiné à 1 an post-opératoire. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs de risque de retard de consolidation.

 

Résultats

98 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 25.1 ans (14-57), le sex-ratio de 4H/1F et score ISIS moyen 4.6 points (3-8). Le taux de consolidation à 3 mois était de 64% (63/98), s’élevant à 93% à 1 an. Le greffon était parfaitement tangentiel dans 67% des cas et sub-équatorial dans 96%. La surface moyenne de contact était de 135 mm2 (4-420; SD 63). Le ratio moyen de surface de contact greffon/scapula était de 0.63 (0.20-0.97). En analyse multivariée, 3 facteurs étaient significativement associés à un retard de consolidation : le tabagisme (p=0.001, OR=12,17 CI [2.62 – 56,49]), l’absence de défect osseux glénoïdien antérieur préopératoire (p= 0.003, OR=8,06 CI 95% [2,06 – 31,56]) et une surface de butée en contact avec la scapula < 120mm2 ( p=0,01, OR=5,25 CI 95% [1.50 – 18,4]).

 

Conclusion

Le taux de consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopique fixées par endobouton était de 64%, atteignant 93% à 1 an. Une optimisation de la surface de contact doit rester un objectif technique per-opératoire afin d’améliorer la vitesse de consolidation. Par ailleurs, cette procédure devrait être proposée avec réserve chez les patients tabagiques.

Dalmas YOANN (Toulouse), Mathieu GIRARD, Pierre LAUMONERIE, Vadim AZOULAY, Charles-Edouard THÉLU, Nicolas BONNEVIALLE
14:15 - 15:30 #19425 - 19. L’ablation des vis après butée coracoïdienne selon Latarjet soulage des douleurs antérieures inexpliquées, sans engendrer d’instabilité.
19. L’ablation des vis après butée coracoïdienne selon Latarjet soulage des douleurs antérieures inexpliquées, sans engendrer d’instabilité.

Introduction : La butée coracoïdienne selon Latarjet (BCL) permet de traiter avec succès l’instabilité antérieure de l’épaule, mais un faible nombre de patients rapporte une douleur inexpliquée à la face antérieure de l’épaule. L'objectif de cette étude est de rapporter la prévalence et les caractéristiques des patients souffrant de douleur inexpliquée, sans récidive d’instabilité, à la suite d'une BCL réalisée à ciel ouvert ; et de déterminer si l’ablation des vis soulage de la douleur.

Matériel et Méthodes : Les auteurs ont examiné rétrospectivement les données cliniques et radiographiques de 461 épaules opérées consécutivement entre 2002 à 2014 par BCL pour une instabilité antérieure. Une douleur antérieure inexpliquée était présente pour 21 épaules (5%) chez 20 patients. Vingt-et-une interventions pour ablation des vis ont été réalisées à 28 ± 37 mois post-BCL. Il s’agissait d’une chirurgie à ciel ouvert après un premier temps d’arthroscopie intra-articulaire gléno-humérale à la recherche de potentielles causes de douleur. L'évaluation postopératoire réalisée au moins 12 mois après le retrait des vis comprenait : (i) le SSV (Subjective Shoulder Value), (ii) le score de Rowe, (iii) le score de Walch-Duplay et (iv) les amplitudes articulaires.

Résultats : L’âge moyen lors de l’ablation des vis était de 29 ans (médiane: 28 ans), il y avait 9 femmes et 11 hommes, dans 13 cas (62%) il s’agissait du membre dominant. L’ablation des vis a permis d'éliminer la douleur pour 14 épaules (67%). Parmi les 7 cas (33%) en échec, 1 (5%) présentait une lésion nerveuse datant de la BCL, 1 (5%) avait présenté un traumatisme modéré après la butée, 1 (5%) présentait une lésion isolée partielle du tendon supra-épineux, 1 (5%) avait présenté une luxation traumatique après le retrait des vis et les 3 autres (14%) ne présentaient qu'une légère douleur persistante et leur fonction s'était améliorée. Tous les patients qui présentaient des douleurs résiduelles ont été améliorés par la procédure. Aucune complication post-opératoire n’a été rapporté.

Discussion : La douleur inexpliquée peut être due à un conflit entre les têtes de vis et le sous-scapulaire.

Conclusion : La prévalence de douleur antérieure inexpliquée après butée coracoïdienne selon Latarjet, sans récidive d'instabilité, est de 5%. L’ablation des vis peut être proposée en toute sécurité pour traiter les patients ayant des épaules stables mais douloureuses après BCL et permet dans 67% des cas d’éliminer complétement cette douleur antérieure. Dans tous les cas les patients sont améliorés par la procédure.

Arnaud GODENECHE, Steven ROULET (TOURS), Lorenzo MERLINI, Morgane LE CHATELIER, Damien DELGRANDE, Aude MICHELET, Pierre METAIS
14:15 - 15:30 #19554 - 20. Butée coracoïdienne debout sous arthroscopie, avec endobouton : avantages techniques et résultats.
20. Butée coracoïdienne debout sous arthroscopie, avec endobouton : avantages techniques et résultats.

Introduction : La butée sous arthroscopie permet d’obtenir un positionnement fiable et reproductible de la greffe, avec un taux de consolidation équivalent au ciel ouvert. La technique chirurgicale reste exigeante. La préparation de la coracoïde pour un positionnement couchée, et son transfert au sein de la division du sous-scapulaire sont rapportés comme des étapes difficiles. Les résultats des butées debout, à ciel ouvert,  sont connus et satisfaisants.  L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des butées « debout » sous arthroscopie, ainsi que leurs éventuelles simplifications techniques.

 

Matériel : Nous avons inclus dans une étude prospective 22 cas d’instabilité antérieure, entre janvier et juin 2018, traités par butée coracoïdienne sous arthroscopie, fixée en position debout, par un endobouton (Smith & Nephew), associée à une fermeture capsulo-labrale. L’évaluation clinique comportait la mesure des amplitudes cliniques, les scores de Constant et Walch Duplay, et le taux de récidive de luxation. Un scanner était effectué à 3, 12 et 24 semaines post-opératoires, pour évaluer le positionnement et la consolidation de la butée. Le recul minimal était de 1 an.

 

Résultats : Le score de Walch Duplay était à 88,6 points. Nous ne rapportons pas de récidive de luxation. Le taux de consolidation était de 95%, une butée n’ayant pas consolidé. Le positionnement était considéré flush dans 90% des cas, et sous équatorial dans 100% des cas. Les étapes de préparation de la coracoïde et le transfert de la butée étaient subjectivement considérés comme plus faciles par l’opérateur. Le méchage de la coracoïde était considéré plus difficile. 

 

Discussion : Le symposium de la SFA a validé la butée sous arthroscopie. La fixation par endobouton apporte des taux de consolidation comparables aux vis. Les résultats des butées debout  à ciel ouvert avec vis sont équivalents sur la consolidation et le taux de récidive. Les avantages de la butée debout sous arthroscopie sont la facilité de préparation de la coracoïde, puisqu’elle se résume à son ostéotomie. L’endobouton et la position debout facilitent son transfert, par traction simple des fils par l’arrière, sans rotation secondaire, avec des taux de consolidation excellent. 

 

Conclusion : En l’absence de perte de substance glénoïdienne importante, la butée sous arthroscopie en position debout apporte des résultats satisfaisants en facilitant la technique opératoire.

Philippe TEISSIER (MONTPELLIER), Jacques TEISSIER, Haroun BOUHALI, Adriano TOFFOLI
14:15 - 15:30 #19523 - 21. Révision des échecs de butée Latarjet par Eden-Hybbinette arthroscopique avec fixation par endobouton.
21. Révision des échecs de butée Latarjet par Eden-Hybbinette arthroscopique avec fixation par endobouton.

Introduction : Le taux de récidive après butée est rapporté dans 1 à 5% des cas dans la littérature. La technique d’Eden-Hybbinette consistant à réaliser un apport osseux issue de la crête iliaque, a ainsi été proposée en cas de reprise chirurgicale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiographiques d’une série de patients, traités par technique d’Eden-Hybbinette entièrement arthroscopique avec fixation de la greffe par endobouton.

Méthodes : Sept patients (5 hommes, 2 femmes, âge moyen 30.7 ans (17-47)), présentant une récidive d’instabilité antérieure après butée Latarjet, associé à un défect osseux glénoïdien supérieur à 15%, ont été traités par Eden-Hybbinette arthroscopique. La greffe osseuse fixée à un endobouton (Bone-LinkTM) a été introduite par l’intervalle de la coiffe des rotateurs. L’utilisation de guides spécifiques et d’un dynamomètre ont permis sa fixation en compression sur le rebord antérieur de la glène. Les bris de vis ont été laissés en place dans 3 cas. Les patients ont été suivis cliniquement et la position de la greffe ainsi que sa consolidation ont été évaluées par TDM.


Résultats : Au recul moyen de 21 mois (12-39), 7/6 patients présentaient une épaule stable et était satisfait du résultat. 5/7 ont repris leur activité sportive. Le score de Constant moyen progressait de 32 à 81 points, le Subjective Shoulder Value de 31 à 87% (p < 0.001). Le score moyen de Walch-Duplay et Rowe était respectivement de 85.7 points (65-100) et 86.4 points (70-100). Aucune complication neurologique n’a été rapportée, et aucun patient n’a justifié d’une nouvelle intervention. A l’analyse TDM, la greffe était non débordante, sous-équatoriale et consolidée dans tous les cas.

Conclusion : Une récidive d’instabilité après butée Latarjet peut être traitée avec succès par la technique d’Eden-Hybbinette sous arthroscopie. La fixation par endobouton est fiable et permet d’optimiser la position ainsi que la consolidation de greffe osseuse ; de plus, ce mode de fixation offre une option adaptée en cas de bris de matériel laissés en place.

Pascal BOILEAU (Nice), Christophe DUYSENS, David SALIKEN, Devin B. LEMMEX, Nicolas BONNEVIALLE
Halle 1
15:30

Jeudi 12 décembre

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SO2
15:30 - 16:00

SESSION OUPS !
La rupture de matériel en intra-articulaire.

Conférenciers : Olivier COURAGE (Le Havre), François KELBÉRINE (chirurgien) (aix en provence), Christophe LE DU (St Cyr sur Loire)
Halle 1
16:40

Jeudi 12 décembre

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SMP1
16:40 - 16:55

SESSION MISE AU POINT
Rupture de coiffe après 70 ans.

Modérateur : Olivier COURAGE (Le Havre)
Conférencier : Pierre Henry FLURIN (Orateur) (MERIGNAC)
Halle 1
16:55

Jeudi 12 décembre

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ESK
16:55 - 17:55

SESSION ESSKA
Innovations en chirurgie de l’épaule en Europe.

Modérateurs : David DEJOUR (chirurgien) (Lyon), Guiseppe MILANO (Brescia, ITALIE)
16:55 - 17:55 Le Bankart augmenté : technique chirurgicale et résultats préliminaires d’allogreffes de glène sous arthroscopie. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
16:55 - 17:55 Traitements actuels des ruptures du subscapulaire - que penser du traitement à la carte ? K. BEITZEL (ALLEMAGNE)
16:55 - 17:55 Traitement de l’arthrose des jeunes - " CAM procedure ". F. MARTETSCHLAEGER (ALLEMAGNE)
16:55 - 17:55 Les techniques de renfort tissulaire antérieur dans l’instabilité de l'épaule. Roman BRZOSKA (POLOGNE)
16:55 - 17:55 Reconstruction de la capsule supérieure - technique alternative. Guiseppe MILANO (Brescia, ITALIE)
16:55 - 17:55 Discussion.
Halle 1
17:55

Jeudi 12 décembre

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SC
17:55 - 18:05

SESSION SOFEC
Épaule locomotrice.

Modérateur : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Conférenciers : Bertrand COULET (Montpellier), Jacques TEISSIER (Montpellier)
Halle 1
Vendredi 13 décembre
07:45

Vendredi 13 décembre

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CE06
07:45 - 08:45

CE06 - Conférence d'enseignement
Os acromial ou acromion bipartita : physiopathologie et traitement.

Conférenciers : Rémy BLETON (chirurgien) (RUEIL MALMAISON), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Pierre DESMOINEAUX (praticien hospitalier) (Le Chesnay), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium
09:05

Vendredi 13 décembre

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V6
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Stabilisation antérieure dynamique : comment je fais.

Modérateur : Tewfik BENKALFATE (Chirurgien) (Rennes)
Conférencier : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE)
Grand Auditorium
09:15

Vendredi 13 décembre

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CP6
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule

Modérateurs : Laurent HUBERT (praticien hospitalier) (Angers), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
09:15 - 10:15 #19508 - 33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.
33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.

Introduction : La rupture de la coiffe des rotateurs est la pathologie de l’épaule la plus fréquente chez l’adulte de plus de 45 ans. Elles sont le plus souvent chroniques et dégénératives. Le taux important de ruptures itératives après réparation de première intention a conduit à l’utilisation de systèmes de renforts comme les patchs. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’un patch synthétique de renfort en poly-4-hydroxybutyrate (P4HB) dans la réparation arthroscopique des ruptures de la coiffe des rotateurs dégénératives.

Matériel et méthodes : soixante patients présentant une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supra-spinatus ont bénéficié d’une réparation arthroscopique en simple rang associée ou non à une interposition par le système de renfort BioFiber® (Whright medical). Une évaluation clinique avec mesure des amplitudes articulaires actives, calcul des scores de Constant et du Subjective Shoulder Value (SSV) ainsi qu’une évaluation échographique de la cicatrisation ont été réalisés à un an post-opératoire.

Résultats : trente patients ont été traité avec patch (GP) et trente autres ont constitué le groupe contrôle sans patch (GC). Le score de Constant pondéré post-opératoire était de 102 points dans le GP et de 101 points dans le GC (P = 0,6670). Le score SSV post-opératoire était de 81% dans le GP et de 88% dans le GC (P = 0,029). Le taux de cicatrisation échographique était meilleur dans le GP et il n’existait aucune re-rupture dans ce même groupe (P = 0,049).

Discussion : Les patchs en chirurgie de la coiffe des rotateurs ont été développés pour répondre au problème des ruptures irréparables en échec du traitement conservateur et également devant des taux parfois importants de rupture itérative après une première réparation. Utilisés en augmentation ou en interposition il existe 2 catégories de renforts : biologiques (xénogreffes ou allogreffes) et synthétiques. Contrairement à l’ensemble des études de la littérature qui traitent de l’évaluation de renforts lors d’une réparation de rupture massive irréparable de la coiffe, nous avons la particularité d’étudier ici l’efficacité d’un patch en situation de traitement curatif de la coiffe des rotateurs.

Conclusion : L’utilisation en interposition du patch BioFiber® en P4HB ne semble pas apporter de plus-value fonctionnelle malgré son efficacité sur la cicatrisation dans la réparation d’une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supraspinatus.

Etienne BOYER (Saint Vit), Jérome MATAILLET, Nicolas GASSE, Laurent OBERT, David GALLINET
09:15 - 10:15 #19504 - 34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.
34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

         La cryothérapie est un procédé connu depuis longtemps dans le traitement de la douleur. De nouvelles technologies ont récemment vu le jour : Cryothérapie par compression active : Gameready ainsi que les attelles de froid amovibles Freezsnow. La cryothérapie est communément utilisée en chirurgie du genou mais beaucoup moins pour la chirurgie de l'épaule. L’objectif de notre étude est de mettre en évidence les bénéfices de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie en termes de douleur, qualité du sommeil et scores fonctionnels.

 

Matériel et Méthode :

         Nous avons inclus 58 patients opérés sous arthroscopie pour une pathologie de la coiffe des rotateurs entre janvier 2019 et mai 2019. Les critères d’exclusion étaient : exérèse de calcification. L’âge moyen de la population était 57 ans (30-83). Il y avait 39 épaules droites et 19 épaules gauches. 3 La population était divisée en deux groupes : le groupe cryothérapie (29 patients) était traité par Gamereadyâ2h en postopératoire puis attelle de froid pendant 3 semaines. Le groupe contrôle (29 patients) ne recevait pas de cryothérapie. La chirurgie était réalisée par un seul opérateur entrainé. Les patients ont ensuite été recontactés à J1, J7, J14 et J21 pour évaluer la douleur et la qualité du sommeil par une échelle numérique. Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score QuickDash.

 

Résultats :

         Le score douleur retrouvait des résultats significativement plus faibles dans le groupe cryothérapie à J1 et J14 comparé au groupe contrôle. J1 : 4,66 vs 6,03 p=0.019, J14 : 2,66 vs 3,69 p=0.027. Le score sommeil retrouvait des résultats significativement meilleurs dans le groupe cryothérapie à J7 : 5,82 vs 4,69 p=0.035. Le score fonctionnel Quickdash retrouvait des résultats significativement meilleurs à J1, J14, J21. J1 : 69,41 vs 62,93 p=0.014, J14 : 78,92 vs 73,59 p=0.0499, J21 : 83,54 vs 78,57 p=0.0073

 

Conclusion :

       Notre série démontre les bénéfices de la cryothérapie dans la prise en charge post-opératoire de la chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie. Nos résultats retrouvent un bénéfice concernant la douleur, la qualité du sommeil et le score fonctionnel Quickdash dans le groupe cryothérapie par rapport au groupe contrôle.

 

Corentin PANGAUD (Marseille), Renaud GRAVIER, Galland ALEXANDRE, Charles PIOGER, Stephane AIRAUDI
09:15 - 10:15 #19557 - 35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.
35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.

Introduction :

Les fractures déplacées du tubercule majeur et /ou compliquées de rupture de la coiffe des rotateurs doivent être opérées. Différentes techniques sont possibles dont l’arthroscopie dont les avantages sont largement connus.

L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats radiologiques et cliniques des synthèses arthroscopiques par double ponts croisés des fractures du tubercule majeur.

 

Matériels et méthodes :

Les critères d’inclusion principaux étaient toutes fractures du tubercule majeur, déplacées de plus de 5 millimètres, synthèsées par technique de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique.

Dans tous les cas la réparation faisait appel à des bandelettes de 2 millimètres d’épaisseur, à l’absence de nœuds médiaux et latéraux et l’utilisation d’ancres de 4,75 millimètres de diamètres. L’immobilisation était toujours de 4 semaines avec une rééducation passive immédiate.                                                                                                                                                                      

Au dernier recul l’évaluation faisait appel aux scores moyen de Constant, ASES et les mobilités actives.

L’évaluation radiographique post-opératoire était effectuée par des radiographies simples de l’épaule et IRM.

 

Résultats :

Dans cette série 15 hommes et 9 femmes ont été inclus avec un âge moyen de 53 ans (26-72). Le recul moyen était de 42 mois (12-28).

Les lésions associées regroupaient 2 SLAP lésions, 3 bankarts lésions, 2 ruptures partielles profondes du supra-épineux et une rupture transfixiante du sous–scapulaire. Le score moyen de Constant était 89,8 (+/-14,4) au dernier recul. L’EVA moyenne était passée de 6 ,5 (+/-1,6) à 2,1(+/-2,1) (p<0,001). L’antéflexion moyenne post-op était de 136,6° (+/- 15,9) au terme du suivi L’ASES était également significativement améliorée (50,2 (+/- 16,1) vs 89,4 (+/- 15,8), p<0,001). L’analyse radiographique montrait à 3 mois en moyenne une consolidation osseuse, plus tardive avec les fractures les plus grandes.  Les complications incluaient essentiellement 3 algodystrophies d’évolution favorable. L’IRM confirmait la consolidation des fractures et des tendons continus au dernier recul.

 

Conclusion :

 

Dans cette série la technique de réparation par double rangs croisées s’est avérée comme une méthode de synthèse efficace, avec un résultat fonctionnel très satisfaisant et peu de complications. Dans tous les cas les fractures ont consolidé et la rééducation a débutée précocement après une fixation solide.

Mohamed BAMANE (Paris), Ruben DUKAN, Marc-Antoine ROUSSEAU, Patrick BOYER
09:15 - 10:15 #19441 - 36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?
36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?

Introduction : La vitamine C (Vc) semble diminuer le taux de Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1 (SDRC1) après traumatisme du poignet, de la cheville et du pied. L’objectif primaire de cette étude était d’évaluer l’effet de la Vc dans la prévention du SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs influençant la survenue d’un SDRC1 postopératoire.

 

Matériel et méthode : Il s’agit d’une cohorte rétrospective monocentrique incluant 533 patients opérés d’une pathologie de l’espace sous acromiale de l’épaule de janvier 2015 à décembre 2016, revus avec un recul minimum de 6 mois. 266 patients n’ont reçu aucun traitement (Groupe I) et 267 patients ont reçu une dose de 500 mg de Vc par voie orale pendant 50 jours post-opératoires (Groupe II). Le critère de jugement principal était l’apparition d’un SDRC1 selon Veldman. Les paramètres démographiques, préopératoires et intra-opératoires ont été étudiés pour déterminer leur influence sur la survenue d’un SDRC1.

 

Résultats : L’âge moyen était de 60 ans (24-87). L’’incidence du SDRC1 global était de 10% (n=54) : Groupe I 13 % (n=36) vs Groupe II 7% (n=18) p=0.009. Après analyse multivariée, la prise de Vc postopératoire diminuait le risque de survenue d’un SDRC1(OR=0,49 ; IC95% : 0,27-0,91 ; p=0,02).  De même, un score de Constant élevé préopératoire apparaissait comme un facteur protecteur (OR=0,94 ; IC95% : 0,91-0,98 ; p < 0,005). En revanche, la chirurgie à ciel ouvert était un facteur de risque de développer un SDRC1 (OR= 2,19 ; IC95% : 1,2-4 ; p=0,01).

Conclusion : La prise orale de Vc post-opératoire réduit de plus de 50% la survenue d’un SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. Une chirurgie réalisée sous arthroscopie chez des patients peu altérés cliniquement diminuerait également ce risque.

Marie MARTEL (toulouse), Pierre LAUMONERIE, Fanny ELIA, Marine ARBOUCALOT, Vadim AZOULAY, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
09:15 - 10:15 #19591 - 37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.
37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.

Introduction

Superior capsular reconstruction (SCR) by using either the fascia lata autograft or a dermal allograft patch are newly described solutions that could prevent superior humeral head migration and restore the anteroposterior shoulder muscle force couple. However, despite initially promising clinical and radiographic outcomes, the more recent literature shows disparity in the results. Possible predisposing factors for SCR structural failure is poor bone quality in the humeral and glenoid fixation points. The purpose of this study was to assess bone density at these points using computed tomography. 

 

Materials and Methods

We retrospectively assessed the CT-scans of 26 patients with chronic massive rotator cuff tears (MRCTs). We used the CT-scans of 10 patients without rotator cuff pathology, arthritis or fractures as a control group. Using Horos software, we performed 3D-multiplanar reconstruction of the images and we established the possible anchor placements on the glenoid and humerus. Therefore, we recognized two fixation points on the glenoid (anterior and posterior), approximately 5mm medial to the articular surface. Respectively we established four fixation points on the humerus, two medially at the limit of the articular surface (anteriorly in the bicipital groove and posteriorly at the level of the infraspinatus) and two laterally (at the same level with medial points in the coronal plane and 1cm lateraly in the axial plane). The Hounsfield units (HU) were measured at these points. 

 

Results

Healthy control patients at the selected glenoid fixation points one density in HU of 235±53 anteriorly and 287±98 posteriorly. The respective values in patients with MRCTs were 125±36 and142±42, and the differences were statistically significant (p<0.001 and p=0.001). Medial humeral fixation points in HU were 115±33 anteriorly and 178±58 posteriorly in healthy patients. The respective values in MRCTs were 78±40 and 77±38 (p=0.034 and p<0.001). Finally, for the lateral humeral fixation points in the control group, the HU were 111±22 anteriorly and 130±45 posteriorly. In patients with MRCTs the respective values were 68±40 and 69±41(p=0.006 and p=0.002).

 

Conclusions. 

Assessment with computer tomography shows that bone density is severely affected in patients with MRCTs, compared to healthy controls. Additionally, the glenoid and the posterior humerus seem to be the weakest fixation points for SCR with 50% less bone density.   

Achilleas BOUTSIADIS, John BAMPIS (Athens, Grèce), John SWAN, Johannes BARTH
09:15 - 10:15 #19464 - 38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?
38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?

Introduction

La réparation des ruptures massives de la coiffe des rotateurs (plus de 2 tendons rompus) a un taux de re-rupture variant de 20 à 60% en fonction des études. De nombreuses études décrivent l’association qualitative entre la rétraction tendineuse, l’atrophie musculaire et la faillite de la réparation mais peu d’études décrivent une méthode de mesure quantitative préopératoire objective de la longueur du tendon supraépineux. Cette mesure des dimensions tendineuses permettrait d’aider le chirurgien dans son choix de technique de réparation. L’objectif principal était de décrire et de valider une méthode de mesure de la longueur du tendon supraépineux sur l’IRM. L’objectif secondaire était de comparer les résultats en fonction de la taille de la rupture. L’hypothèse était que les dimensions du tendon supraépineux étaient diminuées dans les ruptures massives par rapport aux autres pathologies.

Matériel et Méthodes 

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée de janvier 2015 à décembre 2017 et comportait 2 groupes : un avec des tendinopathies de l’épaule ou une rupture distale du supraépineux et un avec des ruptures massives de la coiffe. Le protocole d’IRM a été identique pour tous les patients. Les mesures tendineuses étaient faites sur des coupes coronales obliques T2, parallèles au tendon supraépineux et passant par la rupture tendineuse ainsi que par la glène puis sur des coupes sagittales obliques T2. Une analyse inter et intra-observateur a été réalisée pour valider la méthode.

Résultats 

Les données de 89 patients ont été collectées : 42 patients pour le groupe 1 (28 femmes, âge moyen : 58.5ans) et 47 dans le groupe 2 (30 femmes, âge moyen : 61.3ans). La longueur du tendon supraépineux était mesurée à 19.2 mm (15-22) dans le groupe 1, 13.5 mm (9-16) dans le groupe 2. Aucune différence significative n’a été constatée entre la mesure sur les coupes coronales et sur les coupes sagittales (p < 0.5). Il existait une corrélation entre la dégénérescence graisseuse et la diminution de la longueur tendineuse (r=0.82) et entre l’atrophie musculaire et la longueur tendineuse (r=0.68). Il n’a pas été montré de différence intra et inter-observateur sur les dimensions du tendon supraépineux (k=0.91).

Discussion - Conclusion 

Cette méthode de mesure est reproductible et montre une perte de substance tendineuse du supraépineux dans les ruptures massives de coiffe.

Christine TEMPELAERE (PARIS), Mohamed AYARI, Pierre DESMOINEAUX, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:15 #19579 - 39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.
39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.

Introduction :

La ténotomie en « T » de type autobloquante ou la ténodèse ne prévient pas systématiquement l’apparition du signe de Popeye ni les douleurs dà type de crampes du biceps ou encore la perte de force. Aucun travail anatomique n’étudie les variations anatomiques du biceps brachial (BB) et leur éventuelle incidence sur l’apparition du signe de Popeye.

Le but de notre étude était d’analyser la jonction musculaire entre les deux chefs du BB, la longueur de la portion strictement tendineuse (LPBt) ou musculaire (LPBm) du chef long du BB et de rechercher une variabilité (ou correlation) pouvant expliquer l’apparition du signe de Popeye.

Méthodes :

Une étude anatomique descriptive et morphométrique a été réalisée sur 28 épaules de 15 corps donnés à la science. La longueur du chef long et du chef court du biceps ainsi que la hauteur de la jonction des 2 chefs ont été mesuré par rapport à la tubérosité bicipitale, repère anatomique de référence. La longueur de la portion intra-articulaire (LPBi), la longueur tendineuse (LPBt) et la longueur musculaire (LPBm) du chef long du biceps ont également été mesuré. Les mesures ont été faites sur pièce anatomique après dissection complète in situ et ex situ par 2 opérateurs différents.

Résultats :

La position de la jonction est stable en intra et en extracorporel avec respectivement pour le chef court une jonction située à 65,38 +/- 4,47% et 65,22 +/- 4% et pour le chef long à 68,37 +/- 5,95 % et 67,12 +/- 4,35 % de leur longueur. La portion strictement tendineuse de la LPB mesurait quant à elle respectivement 115,9 +/- 29,6 mm (rangs : 78,25 – 220) et 115,25 +/- 26,3 mm.(78,75 – 206) pour une proportion de la part tendineuse de la LPB de 28,1 +/- 5,9 % (intracorporelle) et de 28,8 +/- 5,9 % (extracorporelle).  Il n’y avait pas de différence statistiquement significative en fonction du type de mesure.

Discussion :

Seule la LPBt semble être soumis à une variabilité interindividuelle importante et pourrait être un des éléments étiologiques de la survenue des complications des traitements non conservateur de la LPB (notamment signe de Popeye).

Conclusion :

En cas de confirmation de ces résultats une analyse rétrospective de l’imagerie des sujets ayant présenté un signe de Popeye et de sujets sains permettrait de voir si une telle variation est dépistable par imagerie préopératoire afin de prévenir ou anticiper ces complications. 

Victor HOUSSET (Paris), Jacques PARIAT, Sebastien ZILBER, Arnaud DUBORY, Charles-Henri FLOUZAT-LACHANIETTE, Damien POTAGE
09:15 - 10:15 40. Réparation des ruptures larges de la coiffe des rotateurs avec renfort au fascia lata. Yukata MIFUNE (Kobe, JAPON)
Grand Auditorium
10:15

Vendredi 13 décembre

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SC1
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Tendon sous-scapulaire supérieur et biceps.
Fil rouge

Modérateur : Luc FAVARD (PU PH) (Tours)
Conférenciers : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice), Laurent LAFOSSE (ANNECY), Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Grand Auditorium
11:20

Vendredi 13 décembre

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CM12
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Intelligence artificielle.

Modérateur : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium
14:30

Vendredi 13 décembre

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CM13
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La coiffe des rotateurs : ce que les muscles nous apprennent.
Fil rouge

Conférenciers : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE), Philippe VALENTI (Président AOT) (PARIS)
Grand Auditorium
14:45

Vendredi 13 décembre

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S2
14:45 - 15:45

SYMPOSIUM
Intérêt de la résection de l’extrémité distale de la clavicule dans la réparation de la coiffe des rotateurs

Directeur de symposiums : Philippe CLAVERT (Strasbourg), Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
14:45 - 15:45 Introduction. Philippe CLAVERT (Strasbourg)
14:45 - 15:45 Que sait-on de l’arthropathie acromio-claviculaire ? Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
14:45 - 15:45 Présentation d’une méta-analyse à propos de la résection AC. Thomas BAUER (Boulogne-Billancourt)
14:45 - 15:45 Présentation de notre étude et état des lieux concernant le statut pré opératoire de l’articulation AC dans le cadre d’une rupture réparable de la coiffe supérieure. Ludovic LABATTUT (Praticien Hospitalier) (Dijon)
14:45 - 15:45 Que nous apporte le bilan d’imagerie pré-op dans notre étude ? Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
14:45 - 15:45 Quels sont les résultats post-opératoires en fonction du statut de l’articulation AC ? David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:45 - 15:45 Quels sont les facteurs d’échec de la cicatrisation tendineuse de la coiffe des rotateurs ? L’articulation AC a-t-elle une influence sur cette cicatrisation ? Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
14:45 - 15:45 Quelles sont les causes d’échecs cliniques malgré une coiffe cicatrisée ? L’articulation AC influence-t-elle ces échecs ? Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
14:45 - 15:45 Conclusion. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
Grand Auditorium
15:45

Vendredi 13 décembre

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DS2
15:45 - 16:15

DISCUSSION

Grand Auditorium
16:50

Vendredi 13 décembre

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CM14
16:50 - 17:05

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Chirurgie de l’épaule et maladie d’Ehlers-Danlos.

Modérateur : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium
17:10

Vendredi 13 décembre

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CP7
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule

Modérateurs : Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT), Xavier OHL (MCU-PH) (Reims)
17:10 - 18:10 #19422 - 54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.
54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.

Background: The primary objective of this study was to evaluate improvements in external rotation after isolated arthroscopic capsular release in children with shoulder contracture due to brachial plexus birth palsy.

Materials and methods: This study included all children older than 2 years with a range of active ex- ternal rotation limited to 30° or less and/or active anterior elevation (AE) limited to 90° or less secondary to brachial plexus palsy treated between 2011 and 2015. Passive glenohumeral motion, passive global (gle- nohumeral plus scapulothoracic) motion, active global motion for external rotation with the elbow at the side (ER1), AE, and internal rotation with the elbow at the side were recorded before and 2 years after surgery. Improvement was evaluated by comparing the preoperative and follow-up values. The operation performed was subscapularis-sparing arthroscopic capsular release.

Results: Thirty-five patients were included, and 28 completed 2 years of follow-up. The average changes in active global ER1, passive glenohumeral ER1, and passive global ER1 were +35° (range, −20° to +100°;P  <  .0001), +35° (range, +0° to +75°; P  <  .0001), and +26° (range, −15° to +60°; P  <  .0001), respective- ly. There were no significant changes in internal rotation with the elbow at the side or AE. The mean improvement in the aggregate Mallet score was 3.9 points (range, −3 to +9 points; P  <  .0001).

Conclusions: For children with shoulder contracture secondary to brachial plexus palsy, subscapularis- sparing isolated capsular release improves external rotation and functional scores and avoids any loss of active internal rotation but does not improve AE.

Justin RUYER (Lyon), Sophie GROSCLAUDE, Philippe LACROIX, Aram GAZARIAN
17:10 - 18:10 #19442 - 55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.
55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.

BACKGROUND

The development of an ultrasound probe that can be used through an arthroscopic portal allows direct access to the deep tissues of the shoulder. These structures are sometimes hardly seen with external ultrasound system and also difficult to analyze under arthroscopy. This intraoperative imaging technique can thus make possible the refine of the diagnosis, the surgical procedure and thus to propose a more adequate therapy. The main objective of the study is to evaluate the feasibility to use an endo-ultrasound probe, to realize images during shoulder arthroscopy on anatomical subjects without causing secondary lesions. The secondary objectives are the detection of rotator cuff tears, tendinous calcification, chondropathies, acromioclavicular arthropathy and labrum lesions.

RESULTS

We were able to realize ultrasound images of 68% of all the structures of interest. 

A part of the missing acquisitions are due to the old age of the anatomical subjects (average age 90 years) where structures of interest were no longer present.

The secondary objective was partially fulfilled with the detection of total tears of the supraspinatus tendon in 3 shoulders. We have also been able to produce partial rupture images of intra-tendon cleavage. Intra-tendinous calcifications were explored in 1 shoulder. Humeral or glenoid chondropathy were present on all the shoulders under study. 

Finally, we did not notice lesions induced by the ultrasound probe during our handling on all 6 shoulders. The acquisition time of the images with the endo-ultrasound probe was no more than 20 minutes for each of the shoulders, with an average time of 10min 15s for shoulders with complete tissue state.

 CONCLUSION

 It was easy and safe to manipulate an endo-ultrasound probe and to acquire ultrasound images of the different glenohumeral or subacromial structures during shoulder arthroscopy. This results opens the way for further explorations using endo-ultrasound devices.

Gabriel LATEUR (Grenoble), Antonin BENTEJAC, Regis PAILHÉ, Maureen COHEN BACRY, Marie Anne CHANRION, Guillaume CUSTILLON, Benoit VETTIER, Sandrine VOROS, Alexandre MOREAU-GAUDRY
17:10 - 18:10 #19546 - 56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.
56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.

INTRODUCTION : Depuis peu, l’enseignement de l’arthroscopie a bénéficié de l’intégration de simulateurs de réalité virtuelle (VR), qui permettent un apprentissage semi-autonome pour les novices. La cohorte NOVICE a permis de confirmer que les internes possédaient de meilleures compétences de base en triangulation, quand ils suivaient un programme régulier sur simulateur VR pendant 6 mois, plutôt qu’avec des formations ponctuelles type ateliers. Nous avons cherché à savoir si les compétences des novices recueillies pour la cohorte NOVICE étaient différentes de celles d’internes en fin de cursus (CONFIRMED) ou de praticiens experts (EXPERTS), selon leur type d’entraînement.

 

MATERIELS & METHODES : 2 nouvelles cohortes ont été constituées : des internes français en fin de formation (CONFIRMED), et des experts internationaux de l’épaule (EXPERTS). Tous ont réalisé les exercices « Periscoping » et « Catch the stars Glenohumeral », lors d’une session unique avec 3 essais, et ont rempli le même questionnaire. Leurs résultats ont été comparés à ceux de la cohorte NOVICE avec 6 essais, après 6 mois sans entraînement spécifique (NOVICE A), avec entraînement ponctuel (NOVICE B) ou avec entraînement régulier sur simulateur VR pendant 6 mois (NOVICE C). Les variables Temps, Alignement de caméra, Mouvement de caméra et Mouvement de Pince étaient analysées.

 

RESULTATS : Concernant l’exercice Periscoping, il existe une différence significative pour le Temps (EXPERTS :138s, CONFIRMED : 110s, NOVICE A : 149s (p < 0,0001) et NOVICE C :129s (p=0,00976)), Alignement de Caméra (EXPERTS : 81%, CONFIRMED : 87%, NOVICE A : 92% (p < 0,00141), et Mouvement de Caméra (EXPERTS : 123cm, CONFIRMED : 101cm, NOVICE A : 126cm, NOVICE B : 114cm, NOVICE C : 115cm (p < 0,0001)). 

Concernant l’exercice Catch the stars, il existe une différence significative pour le Temps, (EXPERTS : 81s, CONFIRMED : 143s, NOVICE A : 121s, NOVICE B : 105s, NOVICE C : 112s (p < 0 ,0001)), Mouvement de Caméra (EXPERTS 41cm, CONFIRMED 63cm, NOVICE A 52cm, NOVICE B 45cm, NOVICE C 51cm (p < 0 ,0001)) et Mouvement de Pince (EXPERTS 116cm, CONFIRMED 204cm, NOVICE A 155cm, NOVICE B 146cm, NOVICE C 157cm (p < 0 ,0001)).

 

DISCUSSION : L’exercice Catch the stars semble un exercice discriminant entre les différents niveaux d’expertise, et plus proche de la pratique quotidienne arthroscopique. L’exercice Periscoping a été conçu pour enseigner les bases de la triangulation et les novices ayant eu de nombreux essais sont sans doute plus performants que des experts après trois essais.

Elise BERNARD (Nancy), Paul WALBRON, François SIRVEAUX, Harold COMMON, Hervé THOMAZEAU, Tran N GUYEN
17:10 - 18:10 #19443 - 57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.
57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.

INTRODUCTION. Le bloc anesthésique du nerf suprascapulaire (NSS) basé sur des repères osseux (BARO) est une technique a priori accessible aux praticiens sans expérience en anesthésie locorégionale ou guidage échographique. L’objectif primaire était de valider la faisabilité du BARO du NSS par un chirurgien orthopédiste. L’objectif secondaire était de proposer une description de la course des branches sensitive du NSS à l’épaule.

 MATERIELS & METHODES. Un BARO était réalisé sur 15 épaules cadavériques par un interne en chirurgie orthopédique. Dix ml de bleu de méthylène - et 0.75% de ropivocaine - étaient injectés autour du NSS. 2.5mL d’une solution de latex rouge étaient également injectés pour identifier le site d’injection. La distribution des branches sensitives du NSS était également décrite.

RESULTATS. La distance moyenne entre le NSS et le site d’injection était de 1.5cm (0-4.5cm). Le site d’injection le plus frequent était le tiers proximal du col de la scapula. Quinze NSS ont été marqués en amont de l’origine des branches sensitives. Les 15 NSS donnaient 3 branches sensitives innervant la capsule gleno-humérale postérieure, la bourse sous acromiale, et les ligaments coraco- et acromio-claviculaire.

CONCLUSIONS. Le BARO  du NSS par un chirurgien orthopédiste est une technique simple, fiable,  et précise. Une injection à proximité de l’échancrure suprascapulaire est recommandée pour marquer le NSS en amont de ses trois branches sensitives.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Panagiotis KEREZOUDIS, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
17:10 - 18:10 #19589 - 58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.
58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.

Introduction : L’essor des techniques arthroscopiques diffusent son utilisation et multiplie les indications. Des prélèvements bactériologiques sont fréquemment réalisés, dans le cadre de recherche systématique lors de reprises chirurgicales, ou dans le cadre d’infection avérée. Leur réalisation doit obéir à des règles précises pour permettre l’identification du ou des germes en cause d’une part, en évitant les contaminations d’autre part. Sous arthroscopie, ces derniers sont classiquement réalisés au moyen d’une pince, ce qui multiplie les manipulations et limite la taille de l’échantillon.  L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats d’une technique simple, reproductible et rapide de prélèvements bactériologiques au moyen du shaver.

 

Matériel et méthodes : La technique consistait dans le fait d’enrouler une compresse propre non souillée, à la sortie du shaver, à la place de son tuyau d’évacuation. Toutes nos procédures de reprises chirurgicales en 2018 sur l’épaule ont été effectuées avec prélèvements bactériologiques, réalisés à titre systématique dans 57 cas, et dans 2 lavages chirurgicaux. Il s’agissait de chirurgies de l’épaule exclusivement. Trois prélèvements étaient effectués à partir des débris recueillis dans la compresse du shaver, et trois étaient effectués classiquement à la pince. Le conditionnement était ensuite identique, avec utilisation de pots de Shaedler, et analyse rapide par l’équipe de bactériologie.

 

Résultats : Vingt huit cas de reprises chirurgicales avec prélèvements à titre systématique, et les 2 cas de sepsis, ont présenté des prélèvements positifs et ont été retenus pour l’analyse. Les germes en cause étaient le Cutibacterium Acnes dans 100% des cas, avec Staphylococcus aureus dans 1 cas surajouté. La sensibilité de la technique Shaver était supérieure à la technique classique : 90% versus 80%. La spécificité était identique.

 

Discussion : L’arthroscopie est une excellente technique pour diminuer les risques infectieux du site opératoire, et pour traiter des infections, par l’irrigation qui permet un lavage chirurgical sans égal. Cette technique au shaver permet de recueillir facilement, sans surcoût, des prélèvements bactériologiques de taille supérieure, et de toutes localisations, tissulaires ou osseuses. Un autre avantage est le gain de temps, puisque les prélèvements sont réalisés en même temps que le geste de débridement.   

 

Conclusion : La technique des prélèvements bactériologiques à la compresse sur la sortie du shaver est simple, fiable et reproductible.

Philippe TEISSIER (MONTPELLIER), Jacques TEISSIER, Haroun BOUHALI
17:10 - 18:10 #19573 - 59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?
59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?

L’arthroscopie est une voie d’abord qui s’est progressivement imposée en orthopédie. Les avantages de cette technique sont une récupération fonctionnelle accélérée, moins d’infection et une rançon cicatricielle faible. L’un des principaux inconvénients reste le saignement qui vient troubler le champ visuel. L’objectif de cette étude était d’analyser les paramètres attenants à la procédure chirurgicale et anesthésique afin de comprendre les causes possibles du saignement sous arthroscopie d’épaule.

Il s’agit d’une étude monocentrique observationnelle analytique prospective multi-opérateur. L’objectif était d’inclure cinquante patients consécutifs bénéficiant d’une arthroscopie d’épaule. Les patients sont opérés en latéral, sous anesthésie générale avec traction et arthropompe (50mmHg). L’électrocoagulation n’est pas utilisée de première intention. Les données étaient recueillies en peropératoire par un interne.

Cinquante patients ont été inclus du 23/01/18 au 15/04/18 (Homme=62%, Age=55.87 ans, Poids=81.2 kg, IMC=28.09kg/m²). Un patient présentait une thrombopénie (80 000 G/L;TP=0.75;TCA=1.2). Sept patients prenaient des antiagrégants plaquettaires.

L’intervention intéressait majoritairement l’épaule droite (60%) sans relation entre le côté opéré et l’existence d’un saignement peropératoire (OR=4.5;IC95%[0.87-23.35],p=0.09149).

L’analyse des procédures anesthésique s’est révélée inexploitable en l’absence de standardisation des pratiques.

En comparant le sous-groupe saignement (38 patients) à celui sans saignement, on retrouvait une répartition homogène des gestes, la durée opératoire était supérieure (+2.15min,p > 0.05) et la pression de l’arthropompe augmentait de façon plus importante (µ=+27.24mmHg contre µ=+9.17mmHg,p < 0.01). La tension artérielle systolique à l’induction (Δ=19mmHg,p=0.238) et la pression artérielle moyenne (Δ=4.67mmHg,p=0.447) étaient plus élevées. La fréquence cardiaque était semblable (70bpm).

Dans le sous-groupe saignement il existait entre l’induction et l’évènement saignement une augmentation moyenne de 23mmHg de la TAS (p < 10-4), retrouvée pour la PAM (Δ=13.648, p=0.0016) mais pas pour la fréquence cardiaque (Δ=1.079, p=0.719)

Les caractéristiques patient n’ont pas permis de décrire un patient type sujet au saignement. La répartition des gestes entre les groupes est homogène et les durées opératoires similaires.

Il existe cependant une forte corrélation statistique entre la variation de tension artérielle systolique et l’évènement saignement (p < 10-4).

Le chirurgien ne semble pas être le principal responsable du saignement.

L’atout principal de cette étude est son originalité. Elle est à notre connaissance la seule ayant étudié les facteurs chirurgicaux et anesthésiques responsable du saignement. Sa principale faiblesse est son manque de puissance lié à un faible effectif. Cette étude devra être complétée à plus grande échelle afin d’accroître sa puissance statistique. Cela permettrait de définir des protocoles types afin d’améliorer la prise en charge et le confort du patient et de son chirurgien.

Maxime LEFEVRE (Nancy), François SIRVEAUX
17:10 - 18:10 #19444 - 60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.
60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.

INTRODUCTION. Le nerf suprascapulaire (NSS) assure la majorité de l’innervation sensitive de l’épaule. Cependant, la distribution des branches sensitives du NSS reste encore débattue. L’objectif était de proposer une description consensuelle des branches sensitives du NSS.

METHODES. Les divisions, les courses, et la distribution des branches sensitives du NSS innervant les structures de l’épaule ont été examinées macroscopiquement par la dissection de 37 épaules de 19 cadavres frais âgés en moyenne de 83 ans (74-89).

RESULTATS. Les 37 NSS donnaient 1 branche sous acromiale médiale (bSAM) et 1 branche sous acromiale latérale (bSAL), et une branche gléno-humérale postérieure (bGHP) à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale (bSAM) et latérale (bSAL) – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires (bSAM), et de la capsule gléno-humérale postérieure (bGHP).

CONCLUSION. Le NSS donnait deux branches sous acromiales et une branche gléno-humérale postérieure à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale et latérale – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires, et de la capsule gléno-humérale postérieure.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Patrick CHAYNES, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
Grand Auditorium
Samedi 14 décembre
07:45

Samedi 14 décembre

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CE09
07:45 - 08:45

CE09 - Conférence d'enseignement
Et le ligament acromio-coracoidien dans tout cela ?

Conférenciers : Redouane BOUHALILA (PAA) (Soissons), Achour DEGHRAR (SOISSONS), Etienne PLUOT (Soissons)
Grand Auditorium
09:05

Samedi 14 décembre

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V9
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Comment je repère le coma sign et je libère le sub-scapulaire.
Fil rouge

Modérateur : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
Conférencier : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Grand Auditorium
09:15

Samedi 14 décembre

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CP11
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule

Modérateurs : Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Jean-François KEMPF (PUPH) (Strasbourg), Bruno METRAL (Chirurgien) (Ploemeur)
09:15 - 10:30 #19431 - 67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.
67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.

Background : Avec l’arthroscopie, les lésions du sous scapulaire bénéficient d’un meilleur diagnostic mais elles restent difficiles à dépister. Le Ligament Gléno-Huméral Moyen (LGHM), dont le rôle est imprécis, développe des rapports anatomiques étroits avec le tendon sous-scapulaire. Son insertion distale a la particularité de s’insérer sur la face articulaire du tendon sous-scapulaire. Notre hypothèse était que la visibilité du LGHM variait avec la rétraction du tendon sous-scapulaire en cas de lésion, et représentait une aide au diagnostic de ces lésions tendineuses. Elle permettrait également l’évaluation de la réparation tendineuse en bonne position.

Méthodes : Nous avons évalué de façon prospective 100 vidéos opératoires de patients présentant une lésion du sous-scapulaire. L’analyse vidéo standardisée permettait d’évaluer les lésions du sous-scapulaire, la rétraction tendineuse en particulier du feuillet articulaire et la position du LGHM avant et après réparation tendineuse.

Résultats : Avant réparation, le LGHM était visible dans 55% des cas. En l’absence de rétraction du tendon, il était visible dans 94% des cas alors qu’en présence d’une rétraction partielle ou totale, il était visible dans 38% des cas (p<0.0001). Après réparation, il était visible en bonne position dans 96% des cas. Dans les lésions du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA), le LGHM était visible dans 44% des cas (10% quand la rétraction était à la glène et 79% quand la rétraction était intermédiaire) versus 91% des cas où le feuillet articulaire était intact, comme les lésions fissuraires non rétractées (p<0.0001).

Discussion : Visible dans 98% des cas d’épaule normale, la position du LGHM varie avec les lésions du sous-scapulaire. Le signe du LGHM, défini par sa non visibilité, caractérise la rétraction du tendon sous-scapulaire dans les ruptures complètes (stades IV Lafosse et SFA) ou partielles avec lésion du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA). Ce signe présente un intérêt certain dans ces lésions partielles profondes avec rétraction significative où la présence du bord supérieur horizontal en place peut faire penser à tort à l’intégrité du tendon sous-scapulaire.

Conclusion : Le signe du LGHM permet le diagnostic des lésions avec rétraction du tendon sous-scapulaire, en particulier dans les cas trompeurs ou le tendon supérieur horizontal reste en place. La visibilité du LGHM en bonne position après réparation du sous-scapulaire permet le contrôle d’une réparation en position anatomiqu

Thomas CHAUVET (Dijon), Philippe COLLOTTE, Florian BAUDIN, Eloise TEBAA, Emil HARITINIAN, Lorenzo MERLINI, Laurent NOVE-JOSSERAND
09:15 - 10:30 #18293 - 68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.
68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.

Introduction : L’objectif est d'analyser dans une étude d'équivalence les complications et les résultats cliniques entre les patients opérés par réparation associée à une capsulo-tenodèse
supérieure (CTS) au biceps pour une rupture irréparable du tendon du supra-épineux (tendons de l'infra-épineux et du sous-scapulaire réparables) et ceux opérés par réparation isolée en cas de rupture réparable de la coiffe des rotateurs. Notre hypothèse est que la technique par CTS est équivalente, en termes de complications et de résultats cliniques à six mois, à une réparation isolée.

Matériel et Méthodes : Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. 26 patients (27 épaules) étaient inclus dans le groupe “CTS”. Dans leur cas, le tendon du supra-épineux était
rétracté et/ou dégénéré. Le tendon de la longue portion biceps (TLPB) était alors utilisé pour réaliser la CTS. 27 patients (27 épaules) étaient inclus dans le
groupe “ Réparation Isolée”. Lors du suivi à 1,5 mois, 3 mois, 4,5 mois et 6 mois les paramètres évalués étaient : les complications, la douleur (EVA), le SSV, la réalisation d’infiltrations et les
amplitudes articulaires : élévation antérieure active (EAA), passive (EAP), la rotation externe (RE1) et interne (RI1). Les 2 techniques étaient considérées comme équivalentes pour une différence
d’amplitudes de +/- 11° pour EAA, EAP et RE1 ; et pour +/- 2 niveaux vertébraux pour RI1. Une échographie à 6 mois était réalisée pour évaluer la cicatrisation tendineuse.

Résultats : Les deux populations étaient comparables (âge, sexe, côté dominant opéré, amplitudes, douleur et SSV pré-opératoires) sauf pour les lésions du supra et infra-épineux qui étaient plus sévères dans le groupe CTS. Les 2 techniques étaient équivalentes pour toutes les amplitudes à 6 mois. Les 2 techniques étaient équivalentes pour la douleur moyenne, pour l'amélioration de la douleur et pour l’amélioration du SSV à 6 mois. Le SSV moyen était significativement supérieur pour la CTS. Il n’y avait pas de différence sur la cicatrisation tendineuse ni sur la fréquence de réalisation d’infiltrations.

Discussion : L’utilisation du TLPB n’ajoute pas de morbidité (douleur ou raideur), bien que la partie proximale soit considérée comme un générateur de douleur.

Conclusion : La CTS qui utilise le TLPB est une technique simple et fiable. Elle n’entraine pas de complications particulières et les résultats cliniques sur les amplitudes, la fonction et la douleur
sont équivalents à 6 mois à ceux d’une réparation isolée de rupture la coiffe des rotateurs.

Steven ROULET (TOURS), Philippe DELSOL, Pascal GARAUD, Johannes BARTH
09:15 - 10:30 #19518 - 69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.
69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.

INTRODUCTION : L’arthroscopie d’épaule en beach chair position (BCP) est la technique chirurgicale de référence pour la prise en charge des lésions tendineuses de la coiffe des rotateurs. Le contrôle de la pression artérielle moyenne (PAM) au cours de cette intervention constitue un débat non résolu.  L’objectif principal de cette étude est de déterminer s’il existe un lien entre un temps opératoire prolongé dû à la prise en charge de saignements peropératoires et une PAM élevée. MATERIEL ET METHODE : Notre étude est analytique, rétrospective, monocentrique. Nous avons inclus les patients présentant une lésion transfixiante du tendon supra-épineux de type 1A, opérés par un chirurgien expérimenté entre  novembre 2013 et février 2018. L’utilisation de l’arthropompe avec association de sérum salé et épinéphrine était systématique. Nous avons recueillis les données cliniques, anesthésiques et chirurgicales susceptibles d’impacter la durée opératoire. RESULTATS : Nous avons inclus 44 cas. Dix patients ont été exclus. Trente-quatre cas ont été analysés. L’âge moyen était de 58 ans [41 – 74]. Le temps opératoire moyen était de 66,7 minutes [33 – 108]. La PAM moyenne durant la chirurgie  était de 73,7 mmHg [57,2 – 96,2]. Il existait une corrélation significative entre la PAM et la durée d’intervention : une élévation de 1 mmHg de PAM était associée à une augmentation de 0,87 min soit 52,2 secondes sur la durée totale de l’intervention  (p=0,00275) [IC 0.27 – 3.28]. On retrouvait 3 autres variables indépendantes corrélées à temps chirurgical prolongé (p<0,05) : ALR préopératoire, raideur d’épaule préopératoire, et le côté opéré. DISCUSSION : Une hypotension contrôlée peropératoire constitue  un objectif primordial pour une prise en charge optimale et sécurisée du patient.  Nous suggérons qu’une PAM basse permettrait d’obtenir des temps opératoires plus courts lors des chirurgies arthroscopiques d’épaule, avec tous les avantages qui en résultent pour le patient. Il a été démontré qu’une PAM normale peropératoire n’excluait pas l’existence d’hypodébits cérébraux intermittents. En ce sens, il semblerait pertinent de monitorer l’oxygénation tissulaire cérébrale peropératoire par le système NIRS (Near-Infrared Spectroscopy). En fonction de la tolérance cérébrale évaluée par ce système, la PAM pourrait ainsi  être diminuée selon la demande du chirurgien, tout en limitant les risques de complication cérébrale

Charlotte GERMON (lille), Carlos MAYNOU, Christophe SZYMANSKI, Thomas AMOUYEL
09:15 - 10:30 #19564 - 71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.
71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

L’enclouage antérograde des fractures diaphysaires de l’humérus est une technique validée aux résultats documentés dans la littérature. La voie d’abord habituelle nécessite l’incision du tendon supraspinatus pour y introduire le clou, avec le risque de lésion iatrogène de la coiffe des rotateurs. Les objectifs de ce travail étaient de décrire une nouvelle technique d’enclouage de l’humérus, par l’intervalle des rotateurs sous arthroscopie, sans ouverture de la coiffe des rotateurs et d’en rapporter les résultats cliniques et radiologiques

 

Matériels et méthode :

Etude rétrospective monocentrique. Les patients présentant une fracture diaphysaire de l’humérus se présentant à notre institution en 2017 ont été opérés par enclouage centromédullaire antérograde, sous contrôle arthroscopique, en introduisant le clou par l’intervalle des rotateurs sans ouverture de la coiffe. Tous ont été revus à 1 an postopératoire avec un examen clinique (amplitudes articulaires et score de Constant) et radiologique (radiographie de l’épaule de face de profil).

 

Résultats 

Dix-huit patients (12 femmes et 6 hommes), d’âge moyen 65,4 (37-84) ans ont été inclus rétrospectivement. Deux sont décédés au cours du suivi (sans rapport avec l’intervention) et 1 était perdu de vue au dernier recul. Au final, 15 étaient disponibles pour l’analyse statistique. Au recul d’un an, l’élévation antérieure moyenne était de 150,0° (90-180), la rotation externe moyenne de 55,4° (30-80), le score de Constant absolu moyen de 72,4 (54-87) points et le score de Constant pondéré moyen de 97 (73-100) points. La consolidation était obtenue chez 14/15 patients et 1/15 patient était en pseudarthrose. Aucune complication n’a été relevée au cours du suivi.

Conclusion :

L’enclouage antérograde des fractures de l’humérus sous arthroscopie par l’intervalle des rotateurs a permis dans notre expérience d’obtenir de bons résultats cliniques et radiographiques. Cette nouvelle technique peu invasive pourrait être une alternative pour traiter les fractures humérales.

Maxime ANTONI (STRASBOURG), Priscille LAZARUS, Philippe CLAVERT
09:15 - 10:30 #19553 - 72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.
72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.

Introduction

Le but principal de cette étude monocentrique rétrospective est d'analyser les résultats cliniques des ruptures itératives de la coiffe des rotateurs traitées chirurgicalement par arthroscopie par une nouvelle réparation versus un transfert tendineux. L’objectif secondaire était d’évaluer si une réparation partielle associée à un lambeau pouvaient améliorer le résultat clinique du lambeau isolé.

 

Matériel et méthodes

37 patients ont été inclus dans cette étude rétrospective mono centrique, d’age moyen 55 ans (25-77) avec un recul minimal de 12 mois. 15 patients ont bénéficié d’une nouvelle réparation arthroscopique avec double rang.(Groupe D) quand les conditions locales permettaient une réparation sans tension de façon anatomique ou en médialisant la réinsertion.  22 ont bénéficié d’un lambeau (Grand dorsal ou trapèze inferieur assistée par arthroscopie) dont 13 de façon isolés(Groupe C) et 9 associés à une réparation partielle de la coiffe des rotateurs(Avancement ou convergence) (Groupe B) quand la rupture ne paraissait pas réparable en per opératoire. Les résultats ont été évalués pour la série globale ainsi que chacun des groupes selon le score de Constant, le VAS, Le SSV. 

 

Résultats

Pour la série globale de 37 patients, tous les scores pré opératoires étaient améliorés significativement selon le test de student : le score de Constant progressait de 34.8 à 59.6 (ST: 0.07), le VAS de  4.7 à 2 (ST: 0.8) et le SSV: 45.6 à 67%( ST: 0.04).

Le groupe des lambeaux isolés(Gr C) avait un score final moyen de Constant (44) et un SSV(58%)  inférieure aux groupes des réparations nouvelles (Constant 66 : SSV 74%) ou réparation partielle associée à un transfert(Constant 66 . SSV 75%). Le gain étaient significativement moins important pour le lambeau isolé en regard du Constant et du SSV mais le gain sur la douleur était significativement identique quelque soit le groupe. 

 Conclusion

Les résultats cliniques des différents groupes de ruptures itératives ont montré des améliorations des différents scores et une diminution de la douleur spécialement chez les patients traités par une nouvelle réparation. Quand il était effectué un lambeau, de grand dorsal ou de trapèze inférieur la réparation partielle permettait d’obtenir de meilleurs résultats que le transfert isolé. Le transfert isolé permettait de soulager les patients mais en leur donnant un gain fonctionnel limité.  

Philippe VALENTI (PARIS), Jean David WERTHEL, Charbel BOUKHALIL
09:15 - 10:30 #19448 - 73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?
73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?

Introduction :

La diminution chirurgicale du Critical Shoulder Angle (CSA) sous le seuil de 33° semble corrélée aux résultats cliniques et à une meilleure cicatrisation de la coiffe des rotateurs après réparation. Une acromioplastie antérieure ou latérale permet de réduire le CSA de 3 à 4 degrés en moyenne mais cela ne suffit pas toujours à le réduire sous 33° lorsqu’il est élevé. L’objectif de notre étude était d’évaluer par planification le geste d’acromioplastie à réaliser afin d’obtenir un CSA ≤ 33°.

Méthodes

Quatorze patients opérés de la coiffe des rotateurs avec un CSA³38° et disposant d’un scanner d’épaule ont été inclus. Les images au format DICOM étaient exploitées avec le logiciel Horos (v3.3.5). Un reformatage orthogonal multi planaire des images était réalisé afin de reproduire les conditions d’une radiographie de face de l’épaule selon les critères de Suter. L’angle CSA était mesuré scanographiquement sur coupe épaisse puis un plan de coupe avec CSA à 33° était positionné. L’acromion était ensuite divisé en tranches de 5mm d’avant en arrière et la quantité de résection osseuse à réaliser était mesurée par tranche.

Résultats

L’angle CSA pré-opératoire était de 39,4° (38;42;+/-1,2). Dans tous les cas, une acromioplastie latérale d’au moins 2 cm de longueur était nécessaire afin d’obtenir un CSA ≤ 33°. La longueur de l’acromioplastie planifiée était de 2,95 cm (2;4;+/-1,2) et la largeur de 5 mm (1;9,3;2,2). D’avant en arrière, à 5 ;10 ;15 ;20 ;25 mm du bord antérieur, la largeur de l’acromioplastie latérale nécessaire était de 5,4 ;6,4 ;5,5 ;3,8 ;2,5 mm. La hauteur de la résection osseuse était de 5,7 mm (2;9,3 ;+/-1,6) et l’angle de résection au bord inférieur de l’acromion de 69° (58;87;6,6). L’insertion supérieure du deltoïde devait être réséquée en moyenne sur 2,3 mm (0;7;+/-2,2). L’angle CSA pré-opératoire était corrélé à la longueur (p=0,02) et à la largeur (p=0,0004) d’acromion à réséquer.

Conclusion 

Une acromioplastie visant une réduction du CSA ≤ 33° est variable en termes de localisation et de quantité d'os à réséquer. Pour un CSA³38°, elle doit être réalisée en antéro-latéral sur un minimum de 2cm de longueur. Pour les CSA les plus élevés, elle peut nécessiter une résection latérale de près d'1cm de largeur dans la région antérieure et sur plus de 4cm de longueur. Pour réduire le CSA efficacement, le geste d’acromioplastie est à adapter à chaque patient. Une planification pré-opératoire pourrait être utile afin d’atteindre plus systématiquement cet objectif.

Anselme BILLAUD (Mérignac), Yacine CARLIER, Lionel PESQUER
09:15 - 10:30 #19555 - 74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.
74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.

Introduction :

Un Critical Shoulder Angle (CSA) anormal a été identifié comme un élément participant à la survenue de pathologies comme les lésions de la coiffe des rotateurs (CSA important) ou l’omarthrose (CSA faible) dans de multiples études cliniques. Les hypothèses biomécaniques pour expliquer ces phénomènes sont qu’une modification du CSA entraîne un changement des forces en cisaillement et en compression au niveau gléno-huméral. L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences biomécaniques d’une modification du CSA en utilisant un simulateur informatique de l’articulation de l’épaule validé.

Matériels et méthodes :

Le modèle musculo-squelettique tridimensionnel à dynamique inversée du membre supérieur UKNSM (United Kingdom National Shoulder Model) a été utilisé. Trois conditions de CSA ont été testées (CSA normal à 33°, CSA important à 38° et CSA diminué à 28°) lors de 2 types de mouvements (abduction et flexion de 30° à 120° d’amplitude) et à 2 vitesses différentes (lente ou rapide). Les paramètres suivants ont été analysé : - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de cisaillement gléno-humérales (SF) correspondant aux forces infero-supérieur (IS) et antéro-postérieur (AP) exercées dans le plan sagittal lors des mouvements ; - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de compression gléno-humérales (CF) correspondant aux forces latéro-médiales (LM) exercées dans le plan frontal lors des mouvements.

Résultats :

Une augmentation du CSA entraine une augmentation des forces de cisaillement notamment de la composante inféro-supérieure (p<0,05). Une réduction du CSA a pour conséquence une augmentation des forces de compression (latéro-médiales) gléno-humérale (p<0,01). Le type de mouvement ou la vitesse n’avait pas d’influence significative sur ces résultats.

Discussion :

La simulation informatique est la technique la plus aboutie et validée pour reproduire et analyser la biomécanique d’une articulation.

Avec un CSA augmenté, le vecteur des forces du deltoïde est plus vertical, entrainant plus de forces en cisaillement, nécessitant donc une augmentation des forces de la coiffe postéro-supérieure (pour contrebalancer) conduisant à une surutilisation et à therme à une rupture.

Avec un CSA diminué, le vecteur des forces du deltoïde est plus oblique (en interne), et donc en addition des forces de la coiffe des rotateurs, il y a une augmentation des forces en compression sur le cartilage générant une arthrose.

Conclusion :

Cette étude avec un simulateur informatique de l’épaule confirme, d’un point de vue biomécanique, les données cliniques à propos des théories sur le CSA.

 

Guillaume VILLATTE (CLERMONT FERRAND), Eline VAN DER KRUK, Asim BHUTA, Mathias ZUMSTEIN, Beat MOOR, Roger EMERY, Peter REILLY, Anthony BULL
09:15 - 10:30 #19509 - 75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.
75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.

Introduction :

La pathologie du nerf axillaire est rare mais invalidante. Les deux principales causes de compressions sont le syndrome de l'espace quadrilatère chez les jeune sportif et la compression par un ostéophyte inférieur dans l’arthrose débutante. Le diagnostic est surtout clinique et pourra être aidé d’un électromyogramme et d’une infiltration test. L’infiltration graisseuse du teres minor  peut en être une manifestation. Le traitement historique repose sur une neurolyse à ciel ouvert par voie postérieure, mais celui-ci est invasif et pas toujours efficace car il existe une zone aveugle.

Aucune étude anatomique de la neurolyse arthroscopique  n’a été réalisée sur le sujet.

 

Matériel et méthode :

Nous avons réalisé une  neurolyse arthroscopique sur 10 épaules chez 6 sujets anatomiques congelés selon la technique de Millet et al qui consiste à sectionner la capsule avec une sonde de radiofréquence entre les deux bandes du ligament glènohuméral inférieur par  deux voies postérieures.  Un contrôle à ciel ouvert par voie postérieure a ensuite été effectué.

 

Résultats :

Sur les 10 neurolyses effectuées, le nerf et ses branches, l’artère circonflexe et le triceps étaient bien visualisées dans l’espace sous capsulaire. La neurolyse  est apparu efficace   dans 100% des cas lors du contrôle à ciel ouvert, sans lésion nerveuse iatrogène.

 

Conclusion :

Cette technique de neurolyse arthroscopique nous apparait être une bonne méthode dans le traitement des syndromes compressifs du nerf axillaire, avec un risque de complication minime.

François BORREL (Paris), Pierre DESMOINEAUX, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19587 - 76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.
76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.

Introduction : La chirurgie de l'épaule en ambulatoire fait le plus souvent appel à l'anesthésie générale (AG) associée ) l'anesthésie locorégionale (ALR).

Le bloc interscalénique (BIS) est la technique de référence pour l'ALR en raison de son efficacité sur l'analgésie postopératoire. Afin de simplifier un peu plus

la prise en charge en ambulatoire , l 'objectif de ce traitement était d'évaluer l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique en ambulatoire.

Matériel et méthode : Une étude moncentrique a été réalisée avec pour principaux critères une réparation arthroscopique associée à un BIS isolé (groupe 1),

ou associée à une anesthésie générale (groupe 2). Les groupes étaient identiques en ce qui concerne les critères démographiques, la taile de la rupture (taille intermédiaire du supra - spinatus)

et la technique de réparation (double rang croisé). Un questionnaire papier etait remis au patient lors de la sortie. Le critère principal de jugement

était la douleur moyenne d'épaule sur 48 heures évaluée par le patient sur une échelle visuelle analogique (EVA). Les critères secondaires étaient les complications de l'ALR,

, la consommation d'antalgique lors de l'intervention, et la douleur (EVA) durant la première semaine. Toutes les complications chirurgicales

per et post-opératoires étaient notées et la satisfaction du patient au retour à domicile évaluée.

Résultats:  Soixante sept patients ont été inclus, 32 dans le groupe 1 et 35 dans le groupe 2. L'âge moyen était de 57 ans +/_ 4. Trois patients

ont été perdus de vue. La douleur moyenne des 48 premières heures était légèrement inférieure dans le groupe 1 mais non significative. La consommation

d'antalgiques, l'EVA durant la première semaine ou les complications chirurgicales étaient comprables entre les 2 groupes. Tous groupes confondus, il y avait

après ALR, 1 pneumothorax et 2 paresthésies du membre supérieurs d'évolution très favorable.

La satisfaction du patient au retour à domicile était significativement (p < 0,05) supérieure dans le groupe 1 en comparaison au groupe 2.

Aucune différence  n'était mise en évidence en ce qui concerne les 2 groupes pour les complications per et post-opératoires.

Discussion: Ce travail a montré l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique de coiffe pour favoriser le domicile et améliorer la

satisfaction du patient. Cependant cette technqiue est possible après une bonne sélection des patients et un contrôle effice de la tension et du

saignement en raison de l'absence d'AG.

Patrick BOYER (Paris), Julia DONADIO, Ruben DUKAN, Laure PAGÈS, Mohamed BAMANE, Marc-Antoine ROUSSEAU
09:15 - 10:30 #19440 - 77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?
77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?

Introduction

La compression du nerf supra-scapulaire (NSS) peut être responsable d’un syndrome douloureux et d’une perte de force en rotation externe, justifiant une neurolyse chirurgicale. L’élément compressif est généralement un kyste arthro-synovial, en rapport avec une atteinte dégénérative gléno-humérale, en particulier labrale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la neurolyse arthroscopique du NSS.

 

Matériel & Méthode

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients opérés sous arthroscopie d’une neurolyse du NSS, avec exérèse du kyste. Les critères d’évaluation primaires étaient le score de Constant et le Subjective Shoulder Value (SSV). Les critères secondaires étaient le score douleur (/10 points), le délai et le niveau de reprise sportive/professionnelle, et le score de satisfaction.

 

Résultats

Neuf hommes (âge moyen 34 ans) ont été revus au recul moyen de 27 mois. La compression du SSN était localisée à l’échancrure coracoïdienne (n=4), ou spino-glénoïdienne (n=5). Le score de Constant était amélioré de manière non significative : pré-opératoire 81 points (67 - 95 ; SD 19.8), post-opératoire 89.2 (78 – 100 ; SD 9.1). Le SSV progressait en moyenne de 44% et la douleur moyenne de 3.7 points à 1.4 points (p > 0.05). Le test de Jobe restait déficitaire chez 22% des patients, la force en rotation externe coude au corps (RE1) chez 33% et en abduction (RE2) chez 22%. Huit patients ont repris leur activité professionnelle antérieure après un arrêt de travail moyen de 9 semaines. La reprise d’activité sportive était possible après un délai moyen de 14,5 semaines. Tous les patients jugeaient le résultat de l’intervention comme bon ou excellent.

 

Conclusion

La neurolyse du NSS sous arthroscopie avec résection du kyste arthro-synovial est efficace avec une amélioration clinique objective et subjective. En revanche, la récupération de la force en rotation externe et en abduction reste incomplète.

Marine ARBOUCALOT (Toulouse), Vadim AZOULAY, Pierre LAUMONERIE, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
Grand Auditorium
11:00

Samedi 14 décembre

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SR
11:00 - 12:00

SESSION REGIONALE
SFA’R WEST
Fil rouge

Organisateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
11:00 - 12:00 Publier ensemble en arthroscopie d’épaule. Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Anthony HERVE (CCA) (Rennes)
11:00 - 12:00 Cohorte Renno-Lorientaise de Ligamentoplastie du LCA (CR3L). Groupe d’investigateurs rennais et lorientais. Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
11:00 - 12:00 Possibilités actuelles de chirurgie cartilagineuse des pertes de substance focales en France. Henri ROBERT (Chirurgien) (MAYENNE)
11:00 - 12:00 Hanche arthroscopique à Nantes depuis 15 ans. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:00 - 12:00 Vidéos.
11:00 - 12:00 Ressaut échographique du récessus antérieur de la bourse sous-acromiale. Raphaël GUILLIN (Rennes), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
11:00 - 12:00 Prélèvement du plantaire grêle : note technique. Ronny LOPES (Docteur) (Nantes)
Grand Auditorium