Samedi 14 décembre
07:45

Samedi 14 décembre

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CE09
07:45 - 08:45

CE09 - Conférence d'enseignement
Et le ligament acromio-coracoidien dans tout cela ?
SFA>Direct

Conférenciers : Redouane BOUHALILA (PAA) (Soissons), Achour DEGHRAR (SOISSONS), Etienne PLUOT (Soissons)
Grand Auditorium

Samedi 14 décembre

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CE10
07:45 - 08:45

CE10 - Conférence d'enseignement
Le premier mois post-ligamentoplastie LCA : vers une prise en charge systématisée.

Conférenciers : Jean-Marie FAYARD (Lyon), Alexandre HARDY (PARIS), Thibaut NOAILLES (CCA) (BORDEAUX), Cécile TOANEN (Assistante) (Nantes)
Halle 1
08:45

Samedi 14 décembre

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SM1
08:45 - 10:15

SFA MOUVEMENT
SPORT ET FEMMES 

Modérateurs : Romain ROUSSEAU (Président SFTS) (Paris), Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
08:45 - 10:15 Introduction. Romain ROUSSEAU (Président SFTS) (Paris), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
08:45 - 10:15 Approche historique. Christel CONSO (chirurgien) (PARIS)
08:45 - 10:15 Rugby. Patrice NGASSA (Medecin) (Rennes)
08:45 - 10:15 Football. Vincent DETAILLE (Lorient)
08:45 - 10:15 Ski. Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
08:45 - 10:15 Voile. Laure JACOLOT (QUIMPER)
08:45 - 10:15 Équitation. Marie Caroline MERLET (Interne) (Rouen)
08:45 - 10:15 Préparation physique – différence homme femme. Arnaud BRUCHARD (Plailly), G. SANIEL (Plailly)
08:45 - 10:15 Débat avec les sportifs et les intervenants. Olivier COURAGE (Le Havre), Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
La Nef
09:00

Samedi 14 décembre

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CM25
09:00 - 09:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Anatomie du semi-membraneux et RAMP lésions.

Modérateur : Thomas CUCURULO (MARSEILLE)
Conférencier : Robert SMIGIELSKI (Warsaw, POLOGNE)
Halle 1
09:05

Samedi 14 décembre

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V9
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Comment je repère le coma sign et je libère le sub-scapulaire.
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
Conférencier : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Grand Auditorium
09:15

Samedi 14 décembre

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CP11
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Jean-François KEMPF (PUPH) (Strasbourg), Bruno METRAL (Chirurgien) (Ploemeur)
09:15 - 10:30 #19431 - 67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.
67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.

Background : Avec l’arthroscopie, les lésions du sous scapulaire bénéficient d’un meilleur diagnostic mais elles restent difficiles à dépister. Le Ligament Gléno-Huméral Moyen (LGHM), dont le rôle est imprécis, développe des rapports anatomiques étroits avec le tendon sous-scapulaire. Son insertion distale a la particularité de s’insérer sur la face articulaire du tendon sous-scapulaire. Notre hypothèse était que la visibilité du LGHM variait avec la rétraction du tendon sous-scapulaire en cas de lésion, et représentait une aide au diagnostic de ces lésions tendineuses. Elle permettrait également l’évaluation de la réparation tendineuse en bonne position.

Méthodes : Nous avons évalué de façon prospective 100 vidéos opératoires de patients présentant une lésion du sous-scapulaire. L’analyse vidéo standardisée permettait d’évaluer les lésions du sous-scapulaire, la rétraction tendineuse en particulier du feuillet articulaire et la position du LGHM avant et après réparation tendineuse.

Résultats : Avant réparation, le LGHM était visible dans 55% des cas. En l’absence de rétraction du tendon, il était visible dans 94% des cas alors qu’en présence d’une rétraction partielle ou totale, il était visible dans 38% des cas (p<0.0001). Après réparation, il était visible en bonne position dans 96% des cas. Dans les lésions du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA), le LGHM était visible dans 44% des cas (10% quand la rétraction était à la glène et 79% quand la rétraction était intermédiaire) versus 91% des cas où le feuillet articulaire était intact, comme les lésions fissuraires non rétractées (p<0.0001).

Discussion : Visible dans 98% des cas d’épaule normale, la position du LGHM varie avec les lésions du sous-scapulaire. Le signe du LGHM, défini par sa non visibilité, caractérise la rétraction du tendon sous-scapulaire dans les ruptures complètes (stades IV Lafosse et SFA) ou partielles avec lésion du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA). Ce signe présente un intérêt certain dans ces lésions partielles profondes avec rétraction significative où la présence du bord supérieur horizontal en place peut faire penser à tort à l’intégrité du tendon sous-scapulaire.

Conclusion : Le signe du LGHM permet le diagnostic des lésions avec rétraction du tendon sous-scapulaire, en particulier dans les cas trompeurs ou le tendon supérieur horizontal reste en place. La visibilité du LGHM en bonne position après réparation du sous-scapulaire permet le contrôle d’une réparation en position anatomiqu

Thomas CHAUVET (Dijon), Philippe COLLOTTE, Florian BAUDIN, Eloise TEBAA, Emil HARITINIAN, Lorenzo MERLINI, Laurent NOVE-JOSSERAND
09:15 - 10:30 #18293 - 68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.
68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.

Introduction : L’objectif est d'analyser dans une étude d'équivalence les complications et les résultats cliniques entre les patients opérés par réparation associée à une capsulo-tenodèse
supérieure (CTS) au biceps pour une rupture irréparable du tendon du supra-épineux (tendons de l'infra-épineux et du sous-scapulaire réparables) et ceux opérés par réparation isolée en cas de rupture réparable de la coiffe des rotateurs. Notre hypothèse est que la technique par CTS est équivalente, en termes de complications et de résultats cliniques à six mois, à une réparation isolée.

Matériel et Méthodes : Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. 26 patients (27 épaules) étaient inclus dans le groupe “CTS”. Dans leur cas, le tendon du supra-épineux était
rétracté et/ou dégénéré. Le tendon de la longue portion biceps (TLPB) était alors utilisé pour réaliser la CTS. 27 patients (27 épaules) étaient inclus dans le
groupe “ Réparation Isolée”. Lors du suivi à 1,5 mois, 3 mois, 4,5 mois et 6 mois les paramètres évalués étaient : les complications, la douleur (EVA), le SSV, la réalisation d’infiltrations et les
amplitudes articulaires : élévation antérieure active (EAA), passive (EAP), la rotation externe (RE1) et interne (RI1). Les 2 techniques étaient considérées comme équivalentes pour une différence
d’amplitudes de +/- 11° pour EAA, EAP et RE1 ; et pour +/- 2 niveaux vertébraux pour RI1. Une échographie à 6 mois était réalisée pour évaluer la cicatrisation tendineuse.

Résultats : Les deux populations étaient comparables (âge, sexe, côté dominant opéré, amplitudes, douleur et SSV pré-opératoires) sauf pour les lésions du supra et infra-épineux qui étaient plus sévères dans le groupe CTS. Les 2 techniques étaient équivalentes pour toutes les amplitudes à 6 mois. Les 2 techniques étaient équivalentes pour la douleur moyenne, pour l'amélioration de la douleur et pour l’amélioration du SSV à 6 mois. Le SSV moyen était significativement supérieur pour la CTS. Il n’y avait pas de différence sur la cicatrisation tendineuse ni sur la fréquence de réalisation d’infiltrations.

Discussion : L’utilisation du TLPB n’ajoute pas de morbidité (douleur ou raideur), bien que la partie proximale soit considérée comme un générateur de douleur.

Conclusion : La CTS qui utilise le TLPB est une technique simple et fiable. Elle n’entraine pas de complications particulières et les résultats cliniques sur les amplitudes, la fonction et la douleur
sont équivalents à 6 mois à ceux d’une réparation isolée de rupture la coiffe des rotateurs.

Steven ROULET (TOURS), Philippe DELSOL, Pascal GARAUD, Johannes BARTH
09:15 - 10:30 #19518 - 69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.
69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.

INTRODUCTION : L’arthroscopie d’épaule en beach chair position (BCP) est la technique chirurgicale de référence pour la prise en charge des lésions tendineuses de la coiffe des rotateurs. Le contrôle de la pression artérielle moyenne (PAM) au cours de cette intervention constitue un débat non résolu.  L’objectif principal de cette étude est de déterminer s’il existe un lien entre un temps opératoire prolongé dû à la prise en charge de saignements peropératoires et une PAM élevée. MATERIEL ET METHODE : Notre étude est analytique, rétrospective, monocentrique. Nous avons inclus les patients présentant une lésion transfixiante du tendon supra-épineux de type 1A, opérés par un chirurgien expérimenté entre  novembre 2013 et février 2018. L’utilisation de l’arthropompe avec association de sérum salé et épinéphrine était systématique. Nous avons recueillis les données cliniques, anesthésiques et chirurgicales susceptibles d’impacter la durée opératoire. RESULTATS : Nous avons inclus 44 cas. Dix patients ont été exclus. Trente-quatre cas ont été analysés. L’âge moyen était de 58 ans [41 – 74]. Le temps opératoire moyen était de 66,7 minutes [33 – 108]. La PAM moyenne durant la chirurgie  était de 73,7 mmHg [57,2 – 96,2]. Il existait une corrélation significative entre la PAM et la durée d’intervention : une élévation de 1 mmHg de PAM était associée à une augmentation de 0,87 min soit 52,2 secondes sur la durée totale de l’intervention  (p=0,00275) [IC 0.27 – 3.28]. On retrouvait 3 autres variables indépendantes corrélées à temps chirurgical prolongé (p<0,05) : ALR préopératoire, raideur d’épaule préopératoire, et le côté opéré. DISCUSSION : Une hypotension contrôlée peropératoire constitue  un objectif primordial pour une prise en charge optimale et sécurisée du patient.  Nous suggérons qu’une PAM basse permettrait d’obtenir des temps opératoires plus courts lors des chirurgies arthroscopiques d’épaule, avec tous les avantages qui en résultent pour le patient. Il a été démontré qu’une PAM normale peropératoire n’excluait pas l’existence d’hypodébits cérébraux intermittents. En ce sens, il semblerait pertinent de monitorer l’oxygénation tissulaire cérébrale peropératoire par le système NIRS (Near-Infrared Spectroscopy). En fonction de la tolérance cérébrale évaluée par ce système, la PAM pourrait ainsi  être diminuée selon la demande du chirurgien, tout en limitant les risques de complication cérébrale

Charlotte GERMON (lille), Carlos MAYNOU, Christophe SZYMANSKI, Thomas AMOUYEL
09:15 - 10:30 #19564 - 71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.
71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

L’enclouage antérograde des fractures diaphysaires de l’humérus est une technique validée aux résultats documentés dans la littérature. La voie d’abord habituelle nécessite l’incision du tendon supraspinatus pour y introduire le clou, avec le risque de lésion iatrogène de la coiffe des rotateurs. Les objectifs de ce travail étaient de décrire une nouvelle technique d’enclouage de l’humérus, par l’intervalle des rotateurs sous arthroscopie, sans ouverture de la coiffe des rotateurs et d’en rapporter les résultats cliniques et radiologiques

 

Matériels et méthode :

Etude rétrospective monocentrique. Les patients présentant une fracture diaphysaire de l’humérus se présentant à notre institution en 2017 ont été opérés par enclouage centromédullaire antérograde, sous contrôle arthroscopique, en introduisant le clou par l’intervalle des rotateurs sans ouverture de la coiffe. Tous ont été revus à 1 an postopératoire avec un examen clinique (amplitudes articulaires et score de Constant) et radiologique (radiographie de l’épaule de face de profil).

 

Résultats 

Dix-huit patients (12 femmes et 6 hommes), d’âge moyen 65,4 (37-84) ans ont été inclus rétrospectivement. Deux sont décédés au cours du suivi (sans rapport avec l’intervention) et 1 était perdu de vue au dernier recul. Au final, 15 étaient disponibles pour l’analyse statistique. Au recul d’un an, l’élévation antérieure moyenne était de 150,0° (90-180), la rotation externe moyenne de 55,4° (30-80), le score de Constant absolu moyen de 72,4 (54-87) points et le score de Constant pondéré moyen de 97 (73-100) points. La consolidation était obtenue chez 14/15 patients et 1/15 patient était en pseudarthrose. Aucune complication n’a été relevée au cours du suivi.

Conclusion :

L’enclouage antérograde des fractures de l’humérus sous arthroscopie par l’intervalle des rotateurs a permis dans notre expérience d’obtenir de bons résultats cliniques et radiographiques. Cette nouvelle technique peu invasive pourrait être une alternative pour traiter les fractures humérales.

Maxime ANTONI (STRASBOURG), Priscille LAZARUS, Philippe CLAVERT
09:15 - 10:30 #19553 - 72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.
72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.

Introduction

Le but principal de cette étude monocentrique rétrospective est d'analyser les résultats cliniques des ruptures itératives de la coiffe des rotateurs traitées chirurgicalement par arthroscopie par une nouvelle réparation versus un transfert tendineux. L’objectif secondaire était d’évaluer si une réparation partielle associée à un lambeau pouvaient améliorer le résultat clinique du lambeau isolé.

 

Matériel et méthodes

37 patients ont été inclus dans cette étude rétrospective mono centrique, d’age moyen 55 ans (25-77) avec un recul minimal de 12 mois. 15 patients ont bénéficié d’une nouvelle réparation arthroscopique avec double rang.(Groupe D) quand les conditions locales permettaient une réparation sans tension de façon anatomique ou en médialisant la réinsertion.  22 ont bénéficié d’un lambeau (Grand dorsal ou trapèze inferieur assistée par arthroscopie) dont 13 de façon isolés(Groupe C) et 9 associés à une réparation partielle de la coiffe des rotateurs(Avancement ou convergence) (Groupe B) quand la rupture ne paraissait pas réparable en per opératoire. Les résultats ont été évalués pour la série globale ainsi que chacun des groupes selon le score de Constant, le VAS, Le SSV. 

 

Résultats

Pour la série globale de 37 patients, tous les scores pré opératoires étaient améliorés significativement selon le test de student : le score de Constant progressait de 34.8 à 59.6 (ST: 0.07), le VAS de  4.7 à 2 (ST: 0.8) et le SSV: 45.6 à 67%( ST: 0.04).

Le groupe des lambeaux isolés(Gr C) avait un score final moyen de Constant (44) et un SSV(58%)  inférieure aux groupes des réparations nouvelles (Constant 66 : SSV 74%) ou réparation partielle associée à un transfert(Constant 66 . SSV 75%). Le gain étaient significativement moins important pour le lambeau isolé en regard du Constant et du SSV mais le gain sur la douleur était significativement identique quelque soit le groupe. 

 Conclusion

Les résultats cliniques des différents groupes de ruptures itératives ont montré des améliorations des différents scores et une diminution de la douleur spécialement chez les patients traités par une nouvelle réparation. Quand il était effectué un lambeau, de grand dorsal ou de trapèze inférieur la réparation partielle permettait d’obtenir de meilleurs résultats que le transfert isolé. Le transfert isolé permettait de soulager les patients mais en leur donnant un gain fonctionnel limité.  

Philippe VALENTI (PARIS), Jean David WERTHEL, Charbel BOUKHALIL
09:15 - 10:30 #19448 - 73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?
73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?

Introduction :

La diminution chirurgicale du Critical Shoulder Angle (CSA) sous le seuil de 33° semble corrélée aux résultats cliniques et à une meilleure cicatrisation de la coiffe des rotateurs après réparation. Une acromioplastie antérieure ou latérale permet de réduire le CSA de 3 à 4 degrés en moyenne mais cela ne suffit pas toujours à le réduire sous 33° lorsqu’il est élevé. L’objectif de notre étude était d’évaluer par planification le geste d’acromioplastie à réaliser afin d’obtenir un CSA ≤ 33°.

Méthodes

Quatorze patients opérés de la coiffe des rotateurs avec un CSA³38° et disposant d’un scanner d’épaule ont été inclus. Les images au format DICOM étaient exploitées avec le logiciel Horos (v3.3.5). Un reformatage orthogonal multi planaire des images était réalisé afin de reproduire les conditions d’une radiographie de face de l’épaule selon les critères de Suter. L’angle CSA était mesuré scanographiquement sur coupe épaisse puis un plan de coupe avec CSA à 33° était positionné. L’acromion était ensuite divisé en tranches de 5mm d’avant en arrière et la quantité de résection osseuse à réaliser était mesurée par tranche.

Résultats

L’angle CSA pré-opératoire était de 39,4° (38;42;+/-1,2). Dans tous les cas, une acromioplastie latérale d’au moins 2 cm de longueur était nécessaire afin d’obtenir un CSA ≤ 33°. La longueur de l’acromioplastie planifiée était de 2,95 cm (2;4;+/-1,2) et la largeur de 5 mm (1;9,3;2,2). D’avant en arrière, à 5 ;10 ;15 ;20 ;25 mm du bord antérieur, la largeur de l’acromioplastie latérale nécessaire était de 5,4 ;6,4 ;5,5 ;3,8 ;2,5 mm. La hauteur de la résection osseuse était de 5,7 mm (2;9,3 ;+/-1,6) et l’angle de résection au bord inférieur de l’acromion de 69° (58;87;6,6). L’insertion supérieure du deltoïde devait être réséquée en moyenne sur 2,3 mm (0;7;+/-2,2). L’angle CSA pré-opératoire était corrélé à la longueur (p=0,02) et à la largeur (p=0,0004) d’acromion à réséquer.

Conclusion 

Une acromioplastie visant une réduction du CSA ≤ 33° est variable en termes de localisation et de quantité d'os à réséquer. Pour un CSA³38°, elle doit être réalisée en antéro-latéral sur un minimum de 2cm de longueur. Pour les CSA les plus élevés, elle peut nécessiter une résection latérale de près d'1cm de largeur dans la région antérieure et sur plus de 4cm de longueur. Pour réduire le CSA efficacement, le geste d’acromioplastie est à adapter à chaque patient. Une planification pré-opératoire pourrait être utile afin d’atteindre plus systématiquement cet objectif.

Anselme BILLAUD (Mérignac), Yacine CARLIER, Lionel PESQUER
09:15 - 10:30 #19555 - 74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.
74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.

Introduction :

Un Critical Shoulder Angle (CSA) anormal a été identifié comme un élément participant à la survenue de pathologies comme les lésions de la coiffe des rotateurs (CSA important) ou l’omarthrose (CSA faible) dans de multiples études cliniques. Les hypothèses biomécaniques pour expliquer ces phénomènes sont qu’une modification du CSA entraîne un changement des forces en cisaillement et en compression au niveau gléno-huméral. L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences biomécaniques d’une modification du CSA en utilisant un simulateur informatique de l’articulation de l’épaule validé.

Matériels et méthodes :

Le modèle musculo-squelettique tridimensionnel à dynamique inversée du membre supérieur UKNSM (United Kingdom National Shoulder Model) a été utilisé. Trois conditions de CSA ont été testées (CSA normal à 33°, CSA important à 38° et CSA diminué à 28°) lors de 2 types de mouvements (abduction et flexion de 30° à 120° d’amplitude) et à 2 vitesses différentes (lente ou rapide). Les paramètres suivants ont été analysé : - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de cisaillement gléno-humérales (SF) correspondant aux forces infero-supérieur (IS) et antéro-postérieur (AP) exercées dans le plan sagittal lors des mouvements ; - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de compression gléno-humérales (CF) correspondant aux forces latéro-médiales (LM) exercées dans le plan frontal lors des mouvements.

Résultats :

Une augmentation du CSA entraine une augmentation des forces de cisaillement notamment de la composante inféro-supérieure (p<0,05). Une réduction du CSA a pour conséquence une augmentation des forces de compression (latéro-médiales) gléno-humérale (p<0,01). Le type de mouvement ou la vitesse n’avait pas d’influence significative sur ces résultats.

Discussion :

La simulation informatique est la technique la plus aboutie et validée pour reproduire et analyser la biomécanique d’une articulation.

Avec un CSA augmenté, le vecteur des forces du deltoïde est plus vertical, entrainant plus de forces en cisaillement, nécessitant donc une augmentation des forces de la coiffe postéro-supérieure (pour contrebalancer) conduisant à une surutilisation et à therme à une rupture.

Avec un CSA diminué, le vecteur des forces du deltoïde est plus oblique (en interne), et donc en addition des forces de la coiffe des rotateurs, il y a une augmentation des forces en compression sur le cartilage générant une arthrose.

Conclusion :

Cette étude avec un simulateur informatique de l’épaule confirme, d’un point de vue biomécanique, les données cliniques à propos des théories sur le CSA.

 

Guillaume VILLATTE (CLERMONT FERRAND), Eline VAN DER KRUK, Asim BHUTA, Mathias ZUMSTEIN, Beat MOOR, Roger EMERY, Peter REILLY, Anthony BULL
09:15 - 10:30 #19509 - 75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.
75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.

Introduction :

La pathologie du nerf axillaire est rare mais invalidante. Les deux principales causes de compressions sont le syndrome de l'espace quadrilatère chez les jeune sportif et la compression par un ostéophyte inférieur dans l’arthrose débutante. Le diagnostic est surtout clinique et pourra être aidé d’un électromyogramme et d’une infiltration test. L’infiltration graisseuse du teres minor  peut en être une manifestation. Le traitement historique repose sur une neurolyse à ciel ouvert par voie postérieure, mais celui-ci est invasif et pas toujours efficace car il existe une zone aveugle.

Aucune étude anatomique de la neurolyse arthroscopique  n’a été réalisée sur le sujet.

 

Matériel et méthode :

Nous avons réalisé une  neurolyse arthroscopique sur 10 épaules chez 6 sujets anatomiques congelés selon la technique de Millet et al qui consiste à sectionner la capsule avec une sonde de radiofréquence entre les deux bandes du ligament glènohuméral inférieur par  deux voies postérieures.  Un contrôle à ciel ouvert par voie postérieure a ensuite été effectué.

 

Résultats :

Sur les 10 neurolyses effectuées, le nerf et ses branches, l’artère circonflexe et le triceps étaient bien visualisées dans l’espace sous capsulaire. La neurolyse  est apparu efficace   dans 100% des cas lors du contrôle à ciel ouvert, sans lésion nerveuse iatrogène.

 

Conclusion :

Cette technique de neurolyse arthroscopique nous apparait être une bonne méthode dans le traitement des syndromes compressifs du nerf axillaire, avec un risque de complication minime.

François BORREL (Paris), Pierre DESMOINEAUX, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19587 - 76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.
76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.

Introduction : La chirurgie de l'épaule en ambulatoire fait le plus souvent appel à l'anesthésie générale (AG) associée ) l'anesthésie locorégionale (ALR).

Le bloc interscalénique (BIS) est la technique de référence pour l'ALR en raison de son efficacité sur l'analgésie postopératoire. Afin de simplifier un peu plus

la prise en charge en ambulatoire , l 'objectif de ce traitement était d'évaluer l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique en ambulatoire.

Matériel et méthode : Une étude moncentrique a été réalisée avec pour principaux critères une réparation arthroscopique associée à un BIS isolé (groupe 1),

ou associée à une anesthésie générale (groupe 2). Les groupes étaient identiques en ce qui concerne les critères démographiques, la taile de la rupture (taille intermédiaire du supra - spinatus)

et la technique de réparation (double rang croisé). Un questionnaire papier etait remis au patient lors de la sortie. Le critère principal de jugement

était la douleur moyenne d'épaule sur 48 heures évaluée par le patient sur une échelle visuelle analogique (EVA). Les critères secondaires étaient les complications de l'ALR,

, la consommation d'antalgique lors de l'intervention, et la douleur (EVA) durant la première semaine. Toutes les complications chirurgicales

per et post-opératoires étaient notées et la satisfaction du patient au retour à domicile évaluée.

Résultats:  Soixante sept patients ont été inclus, 32 dans le groupe 1 et 35 dans le groupe 2. L'âge moyen était de 57 ans +/_ 4. Trois patients

ont été perdus de vue. La douleur moyenne des 48 premières heures était légèrement inférieure dans le groupe 1 mais non significative. La consommation

d'antalgiques, l'EVA durant la première semaine ou les complications chirurgicales étaient comprables entre les 2 groupes. Tous groupes confondus, il y avait

après ALR, 1 pneumothorax et 2 paresthésies du membre supérieurs d'évolution très favorable.

La satisfaction du patient au retour à domicile était significativement (p < 0,05) supérieure dans le groupe 1 en comparaison au groupe 2.

Aucune différence  n'était mise en évidence en ce qui concerne les 2 groupes pour les complications per et post-opératoires.

Discussion: Ce travail a montré l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique de coiffe pour favoriser le domicile et améliorer la

satisfaction du patient. Cependant cette technqiue est possible après une bonne sélection des patients et un contrôle effice de la tension et du

saignement en raison de l'absence d'AG.

Patrick BOYER (Paris), Julia DONADIO, Ruben DUKAN, Laure PAGÈS, Mohamed BAMANE, Marc-Antoine ROUSSEAU
09:15 - 10:30 #19440 - 77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?
77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?

Introduction

La compression du nerf supra-scapulaire (NSS) peut être responsable d’un syndrome douloureux et d’une perte de force en rotation externe, justifiant une neurolyse chirurgicale. L’élément compressif est généralement un kyste arthro-synovial, en rapport avec une atteinte dégénérative gléno-humérale, en particulier labrale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la neurolyse arthroscopique du NSS.

 

Matériel & Méthode

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients opérés sous arthroscopie d’une neurolyse du NSS, avec exérèse du kyste. Les critères d’évaluation primaires étaient le score de Constant et le Subjective Shoulder Value (SSV). Les critères secondaires étaient le score douleur (/10 points), le délai et le niveau de reprise sportive/professionnelle, et le score de satisfaction.

 

Résultats

Neuf hommes (âge moyen 34 ans) ont été revus au recul moyen de 27 mois. La compression du SSN était localisée à l’échancrure coracoïdienne (n=4), ou spino-glénoïdienne (n=5). Le score de Constant était amélioré de manière non significative : pré-opératoire 81 points (67 - 95 ; SD 19.8), post-opératoire 89.2 (78 – 100 ; SD 9.1). Le SSV progressait en moyenne de 44% et la douleur moyenne de 3.7 points à 1.4 points (p > 0.05). Le test de Jobe restait déficitaire chez 22% des patients, la force en rotation externe coude au corps (RE1) chez 33% et en abduction (RE2) chez 22%. Huit patients ont repris leur activité professionnelle antérieure après un arrêt de travail moyen de 9 semaines. La reprise d’activité sportive était possible après un délai moyen de 14,5 semaines. Tous les patients jugeaient le résultat de l’intervention comme bon ou excellent.

 

Conclusion

La neurolyse du NSS sous arthroscopie avec résection du kyste arthro-synovial est efficace avec une amélioration clinique objective et subjective. En revanche, la récupération de la force en rotation externe et en abduction reste incomplète.

Marine ARBOUCALOT (Toulouse), Vadim AZOULAY, Pierre LAUMONERIE, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
Grand Auditorium

Samedi 14 décembre

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CP12
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES), Daniel RENOUARD (Chirurgien) (RENNES)
09:15 - 10:30 #19487 - 78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.
78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.

Background: Professional athletes are reported to be at greater risk of septic arthritis (SA) after ACL reconstruction (ACLR) than the non-professional population. However, this finding has been controversial and confusion has arisen in the literature due to underpowering of previous studies.

Purpose: To report the differences in the rate of septic arthritis after ACLR in a large series of patients, and also to perform pooled data analysis including previously published studies. The hypothesis of the current study was that professional athletes would be demonstrated to be at significantly higher risk of SA than non-professional athletes. 

Study Design: Case control study, level of evidence III

Methods: A retrospective analysis of prospectively collected data was performed.  Patients who underwent ACLR between January 2009 and July 2017 (with minimum follow up of 12 months) were considered for study eligibility. The rate of septic arthritis was determined and multivariate analysis was used to evaluate potentially important risk factors including participation in professional sport. Furthermore, a literature search was performed and data was extracted from all identified relevant studies. A pooled data analysis was performed in order to determine differences in the risk of septic arthritis between professional and non-professional populations

Results: The current series comprised 4421 ACL surgeries with 265 professional athletes. There were 15 cases of septic arthritis diagnosed over the period study (0.34%, [95% confidence interval (CI), 0.19; 0.56]). Ten cases occurred in professional athletes (3.8%, [95% CI, 1.82; 6.83]). The percentage of Septic Arthritis was 0.12% [0.04; 0.28] in the non-professional population. Being a professional athlete was significantly associated with a risk of Septic Arthritis after ACL reconstruction (odds ratio [OR], 21.038; 95% CI, 6.585-75.789; P < .0001). This finding was confirmed in the pooled data analysis comprising 11,416 patients including 1,118 professional athletes (OR 5.03; 95% CI, 1.17 to 21.61) 

Conclusion: Professional athletes are at greater risk of septic arthritis after ACL reconstruction than non-professional athletes. The previous literature has been conflicting due to underpowered studies. The current study confirms the elevated risk by using a large clinical series and pooled data analysis to avoid the limitations of previous studies.

Charles PIOGER (PARIS), Bertrand SONNERY-COTTET, Florent FRANCK, Thais DUTRA VIEIRA, Felipe GALVÃO ABREU, Guilherme DE ABREU, Matthew DAGGETT, Adnan SAITHNA
09:15 - 10:30 #18197 - 79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.
79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.

Introduction

Le taux d'arthrite septique du genou après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) varie de 0,14 à 2,2% dans la littérature. Des publications récentes ont retrouvé un taux nul après imprégnation préopératoire de la greffe par de la vancomycine. Aucun événement indésirable imputable à la vancomycine n'a été noté. Cependant ces séries n'ont pas évalué l'impact éventuel de cette imprégnation sur la fonction du genou. L'objectif principal de l'étude était d'évaluer le retour au sport à 1 an de recul selon que la greffe ait été imprégnée de vancomycine ou non. 

Matériel et méthodes

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Une étude cas-témoins basée sur une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a inclus une série de patients sportifs âgés de plus de 16 ans opérés de 2012 à 2018 pour une reconstruction du LCA. Suite à une évolution des pratiques, 2 groupes de patients ont été constitués: "sans vanco" avant novembre 2016 puis "avec vanco" après cette date. Dans le groupe "avec vanco", le transplant était totalement immergé dans une solution de vancomycine pendant 10 minutes puis fixé dans les tunnels osseux. Le critère principal d'évaluation était le retour au sport (la course) à 1 an de recul. Les critères secondaires étaient les scores du genou (IKDC subjectif, KOOS, Lyshom et ACL-RSI). Un calcul du nombre de patients a été réalisé pour une étude de non infériorité.

Résultats

1674 patients correspondaient aux critères de sélection, 1189 dans le groupe "sans vanco" et 485 dans le groupe "avec vanco". La série comprenait 1111 hommes et 563 femmes âgés en moyenne de 30+/-9,7 ans, 68 sportifs professionnels, 673 compétiteurs et 933 sportifs de loisir. Alors que dans le groupe "sans vanco" 7 patients ont présenté une arthrite septique du genou dans les 3 mois postopératoires, aucune infection n'est survenue dans le groupe "vanco". Aucune différence statistiquement significative n'a été retrouvée ni sur le retour à la course (75,9% vs 76,2%, p=0,88) ni sur aucun score fonctionnel du genou entre les 2 groupes.

Conclusion

Cette étude confirme l'intérêt de l'imprégnation de la greffe autologue avec la vancomycine pour prévenir la survenue d'une arthrite septique après une ligamentoplastie. Aucun impact négatif n'a été retrouvé sur la fonction du genou à 1 an de recul.

Yoann BOHU (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19447 - 80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.
80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.

Introduction:

L’arthrite septique survenant au décours d’une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur est une complication rare mais grave dont l’incidence varie de 0.14% à 1.8%. Récemment, certaines études cliniques ont mis en avant l’intérêt d’une imprégnation par la vancomycine des autogreffes ligamentaires avec une suppression de ce risque infectieux dans les groupes ayant recours à cette technique. Cependant l’impact d’une telle imprégnation sur les propriétés mécaniques des greffes  n’a jamais été étudié dans la littérature.

L’objectif de cette étude est de comparer les propriétés mécaniques définies par le module d’élasticité (module de young), la contrainte et la déformation à la rupture de demi-tendineux humains avec ou sans imprégnation par de la vancomycine lors d’essais de traction

 

 

Méthode:

30 segments de longueur >6cm de demi-tendineux en surplus lors d’une ligamentoplastie de type DIDT ont été inclus. Les segments étaient séparés en 2 echantilons de taille identique et aléatoirement attribués au groupe contrôle ou au groupe vancomycine. Les dimensions de chaque échantillon étaient systématiquement mesurées afin de calculer leurs sections. Pour le groupe vancomycine, les échantillons étaient plongés pendant 10 min dans une solution contenant de 5mg/mL de vancomycine. Les essais ont été réalisés à l’aide d’une machine  de type Instron 5566-A après un pré-conditionnement de 10 cycles d’étirement de 1 mm.Une charge croissante de de 10mm/min était ensuite appliquée jusqu'à rupture de l’échantillon suivant un protocole précédemment validé. La courbe contrainte-déformation a ainsi été calculée en utilisant les dimensions de chaque échantillon. Les paramètres suivants ont été analysés afin de comparer les groupes entre eux : 1) le module de young exprimé en MPa, 2) la contrainte à la rupture exprimée en MPa, 3) la déformation maximale avant rupture exprimé en pourcentage.

 

Resultats:

La valeur moyenne du module de young pour le groupe contrôle était de 4.84 ± 0.76 MPa et de 4.71 ± 0.89 pour le groupe vancomycine . La valeur moyenne de la contrainte maximale à la rupture pour le groupe controle était de 25.23 ± 7.19 MPa et de 24.16± 6.45MPa pour le groupe vancomycine. Le pourcentage moyen de déformation maximale avant rupture pour le groupe contrôle était de 78 ± 21% et pour le groupe vancomycine de 82 ± 19%e. Aucune difference significative a été observée entre les deux groupe pour ces trois paramètres.

 

Conclusion :

L’imprégnation par de la vancomycine de demi-tendineux humains aux doses utilisées en pratique clinique n’altère pas leurs propriétés mécaniques en traction.

Christophe JACQUET (Marseille), Abdou SBIHI, Jean-Noel ARGENSON, Mathhieu OLLIVIER, Maxime FABRE-AUBRESPY
09:15 - 10:30 #19521 - 81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.
81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.

INTRODUCTION

L’implantation d’un substitut méniscal en polyuréthane (Actifit®) dans le cadre des syndromes douloureux post-méniscectomie partielle a montré des résultats cliniques et IRM satisfaisants à court terme. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de ces substituts méniscaux sur une large série de patients à 5 ans de recul minimum.

 

MATERIEL ET METHODE

Une étude prospective multicentrique européenne a été menée sur 155 patients ayant eu un substitut méniscal en polyuréthane (101 médiaux et 54 latéraux) dans 6 centres. Les critères d’inclusion étaient les lésions méniscales symptomatiques, partielles et irréparables secondaires à une meniscectomie. Le recul minimum était de 5 ans.

L’âge moyen opératoire était de 33,7 ans +/-10. Une ostéotomie tibiale était associée dans 28% des cas (n=43) et une reconstruction du LCA dans 19% des cas (n=29).

La douleur et les scores IKDC, Lysholm et KOOS ont été analysés en pré-opératoire et à 2 et 5 ans de recul. L’aspect méniscal a été évalué par le score IRM de Genovese. Une analyse de survie a été réalisée en considérant comme échec la reprise chirurgicale, quelle qu’elle soit, pour faillite de l’implant.

 

RESULTATS

Dix-huit patients (11%) ont été perdus de vue. Le recul moyen était de 5,5 ans +/-2

La douleur moyenne était de 54 sur 100 +/-21 en pré-opératoire, 23,7 +/-17 à 2 ans et 15,2 +/-19 à 5 ans. Les différences entre chaque groupe étaient significatives (p < 0,05). Tous les scores fonctionels moyens ont été significativement améliorés entre le pré et le post-opératoire (p < 0,05). Leurs valeurs étaient stables entre 2 et 5 ans. Il n’y avait aucune différence significative entre les implants médiaux et latéraux, et les groupes avec ou sans ostéotomie tibiale.

L'aspect IRM de l’implant à 5 ans était différent de celui du tissu méniscal d'origine dans la majorité des cas en terme de signal (73% de type 2) et de morphologie (80% de type 2).

Le taux de survie des implants à 5 ans étaient de 90,9% en médial et de 85,8% en latéral.

 

DISCUSSION

Le substitut méniscal en polyuréthane permet une diminution significative des douleurs et une amélioration de la fonction articulaire chez les patients présentant un syndrome douloureux post-méniscectomie partielle jusqu’à 5 ans après son implantation. L’aspect IRM suggère une maturation incomplète de l’implant à ce délai. Des études contrôlées randomisées à long terme sont nécessaires pour confirmer les résultats initiaux et la fiabilité à long terme.

Cécile TOANEN (Nantes), Aad DHOLLANDER, Erica BULGHERONI, Paolo BULGHERONI, Giuseppe FILARDO, Stefano ZAFFAGNINI, Laura ASPLIN, Tim SPALDING, Juan Carlos MONLLAU, Pablo GELBER, René VERDONK, Philippe BEAUFILS, Peter VERDONK, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19517 - 82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.
82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.

INTRODUCTION

Les lésions du condyle fémoral médial reconstruites par autogreffes ostéochondrales sont les plus fréquentes au genou. Les résultats des reconstructions du condyle latéral sont plus rares et mal différenciés. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats spécifiques des reconstructions du condyle fémoral latéral. Les résultats des ostéochondrites disséquantes (OCD) et des fractures ostéochondrales (FOC) ont été comparés.

MATERIEL ET METHODE

Une étude rétrospective consécutive monocentrique a été menée sur 24 patients opérés entre 2004 et 2017 d’une lésion ostéochondrale du condyle fémoral latéral par autogreffes ostéochondrales. Les critères d’inclusion étaient les lésions ostéochondrales focales symptomatiques du condyle latéral, secondaires à une ostéochondrite disséquante ou une fracture ostéochondrale. La surface déterminait le type de reconstruction réalisée : mosaicplastie si inférieure à 250 mm2, fixation plus si supérieure à 250 mm2 et fragment viable. Le recul minimum était de 2 ans.

Les patients ont été revus cliniquement au dernier recul. La douleur a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA) et la fonction articulaire a été analysée par les scores IKDC, Lysholm et KOOS. L’évolution arthrosique était ojectivée sur les radiographies comparatives de face, profil et schuss.

 

RESULTATS

Dix-sept patients on été revus : 9 ostéochondrites disséquantes et 8 fractures ostéochondrales opérés par 11 mosaïcplasties et 6 fixations plus. L’âge moyen à la chirurgie était de 23,6 ans +/-7. Le recul moyen était de 64,5 mois +/-47.

Au dernier recul, l’EVA moyenne était de 1,8 sur 10 +/-2. Les scores moyens IKDC subjectif et Lysholm étaient bons, respectivement de 70,8 +/-28 et 78,2 +/-23. Les items du score KOOS étaient : douleur 83,5 +/-18, symptômes 76,3 +/-20, fonction 91,5 +/-12, sport 66,2 +/-32, qualité de vie 59,9 +/-31. Les radiographies retrouvaient une arthrose fémoro-tibiale latérale stade 2 d’Ahlbäch pour 2 patients (11,7%) à 114 et 53 mois de recul.

Les OCD et les FOC donnaient les mêmes résultats fonctionels (p > 0,05). Aucune différence entre les résultats des mosaïcplasties et des fixations plus n’a par ailleurs été constatée (p > 0,05).

 

DISCUSSION - CONCLUSION

Les reconstructions autologues des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral apportent de bons résultats fonctionnels à moyen terme quelle que soit l’étiologie, en utilisant une technique appropriée aux lésions. Des études à plus long terme sont nécessaires pour évaluer l’évolution arthrosique.

Léonard DUPORTE (Montpellier), Cécile TOANEN, Philippe BOISRENOULT, Camille STELTZLEN, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19426 - 83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.
83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.

Introduction :Les membranes collagéniques sont utilisées pour la réparation de pertes de substance ostéochondrales larges. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats des patients traités par cette méthode et de déterminer s’il existe une corrélation entre les images IRM et les scores d’évaluation clinique à moyen terme.

Matériel et Méthodes :Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Tous les patients opérés entre Juillet 2012 et Juillet 2017 d’une réparation de perte de substance ostéochondrale du genou par implantation d’une membrane MaioRegen® ont été inclus. Il y avait dix-sept patients d’un âge moyen de 28+/-9 ans. La perte de substance ostéochondrale concernait le plateau tibial externe (1 patient), le condyle fémoral latéral (4 patients) et le condyle fémoral médial (12 patients) La taille médiane de la perte de substance cartilagineuse reconstruite était de 420mm2(225-640). Tous les patients étaient évalués cliniquement, et au moyen des scores IKDC (objectif et subjectif), KOOS. Une IRM était réalisée au dernier recul.

Résultats :Au recul moyen de 47+/-19 mois, Le score IKDC subjectif moyen était de 67.8+/-23 ; le score KOOS Symptôme moyen était de 78+/-22, le score KOOS Douleur moyen était de 78+/-23 ; le score KOOS Fonction moyen était de 85+/-20 ; le score KOOS Sport moyen était de 66+/-27, le score KOOS Qualité de vie moyenne était de 59+/-25. Le score IRM MOCART montrait une intégration incomplète dans 21,4% des cas, avec une intensité variable du tissu de réparation. Les scores fonctionnels n’étaient significativement pas corrélés à l’aspect de la reconstruction cartilagineuse en IRM.

Discussion :Les résultats fonctionnels après utilisation d’une membrane collagénique tridimensionnelle utilisée pour le traitement des larges pertes de substance ostéochondrales du genousont bons à moyen terme. Il existe une discordance entre les résultats cliniques et l’IRM.L’IRM ne semble pas être un examen satisfaisant pour évaluer la réparation cartilagineuse après implantation de ce type de membrane.

Gilles GUÉRIN (Créteil), Cecile TOANEN, Camille STELTZLEN, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19556 - 84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).
84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).

Purpose: The authors reported a 10-year follow-up, retrospective review of patients treated with autologous matrix induced chondrogenesis (AMIC) for full-thickness chondral and osteochondral defects of the femoral condyle or patella combined with lower limb alignment or patellar tracking correction if indicated.

Methods: 33 consecutive patients were treated surgically for chondral and osteochondral cartilage defects of the knee joint between 2003 and 2006. Patellar chondral lesions have been observed in 15 patients, whereas 8 patients presented a condylar location. 11 patients presented osteochondral lesions located in the condyles due to osteochondritis dissecans. Associated procedures, involving realignment of the patella, osteotomies around the knee, or cancellous bone grafting were performed when necessary. The mean size of the lesions was 2.80 cm2 and the mean patient age was 37 years. To evaluate the clinical outcomes, the Lysholm score and the VAS pain score have been measured, as well as the reoperation rate after the AMIC procedures with a mean follow-up of 9.3 years.

Results: An average ten-year follow-up was achieved in 24 patients who did not necessitate a reintervention procedure. Two patients underwent a total knee arthroplasty 9 and 10 years following the AMIC procedures. The follow-up rate of the cohort was 79%, over the 10-year follow-up period. The 24 patients who did not require additional surgery showed significant improvement in both clinical functional and pain scores at 2 years of follow-up. This improvement remained stable at the 10-year follow-up with no significant change between the 2- and 10-year assessment outcomes.

Conclusions: AMIC is a safe procedure for the treatment of cartilage lesions in the knee joint that maintained a favorable outcome after an average of 10-years follow-up provided alignment of the lower limb or patellar tracking is correct. Such data is particularly encouraging for young adult patients who may benefit from a procedure that circumvents early arthroplasty.

Daniel PETEK (Fribourg, Suisse), Nadine KAISER, Roland JAKOB
09:15 - 10:30 #19514 - 85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.
85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.

Introduction :  Le traitement de l’arthrose fémoro-patellaire est controversé. Le traitement non conservateur repose sur la prothèse fémoro-patellaire ou la prothèse totale du genou. Le traitement conservateur par Patellectomie Verticale Externe (PVE) à ciel ouvert a déjà été publié. Aucune étude ne rapporte les résultats à moyen terme de la PVE sous arthroscopie.   

L’hypothèse de cette étude est que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou cas d’arthrose fémoropatellaire isolée.

Matériels et méthodes :  Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, sur une série continue de 64 genoux chez 59 patients opérés entre Janvier 2008 et Janvier 2018 d’une arthrose fémoro-patellaire isolée par PVE sous arthroscopie. La cohorte comportait 48 femmes (75%) et 16 hommes. La moyenne d’âge au moment de l’intervention était de 59 ans (36 à 88) et de 66 ans (43 à 94) au dernier recul. Le suivi moyen était de 7 ans (minimum 1 an ; maximum 10 ans). Une évaluation fonctionnelle était réalisée à l’aide des scores IKDC subjectif et KOOS en préopératoire et au dernier recul ; ainsi qu’un bilan radiographique (radio de face et de profil en appui monopodal et en Schuss, défilé fémoropatellaire à 30° et 60° de flexion et Télémétrie des membres inférieurs) 

Résultats :  Six patients étaient perdus de vue  dont 2 décédés. Au total, 58 genoux (52 patients) étaient analysés à plus d’un an de recul : 39 patients (45 genoux) ont été revus cliniquement et 13 patients (13 genoux) ont répondu à un questionnaire téléphonique. 

Parmi les 58 genoux, 9 (16%) ont été réopérés : 6 Prothèses Totales du Genou (PTG) (10%), 2 ostéotomies tibiales de valgisation, 1 PVE sous arthroscopie itérative. Le délai moyen de révision était de 48 mois (5 à 114).

Pour les 49 genoux restant chez 43 patients, le score moyen IKDC Subjectif préopératoire était de 34,1 (19-55) contre 63,8 (33-98) (p < 0,0001) au dernier recul. Le score moyen KOOS Global était de 35,9 (4-80,8) en préopératoire et 69 (16-99) au dernier suivi (p < 0,0001).

 

Discussion : Cette étude montre que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou selon les scores IKDC Subjectif et KOOS. A moyen terme, un patient sur 10 a eu recours à une PTG.

Conclusion :  La PVE sous arthroscopie est une stratégie recevable en cas d’arthrose fémoro-patellaire isolée.

Adil DOUIRI (NICE), Vincent LAVOUÉ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:30 #18199 - 86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.
86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.

Introduction

La lésion méniscale est l’indication la plus fréquente d’arthroscopie du genou. Les lésions peuvent être simples répondant à un traitement conservateur bien mené, soit complexes et instables, telles que les languettes méniscales, nécessitant un geste de suture ou de résection sous arthroscopie. Leur méconnaissance entraine un retard de leur prise en charge thérapeutique, source de douleur et d'impotence fonctionnelle. Aucun test clinique spécifique n’existe aujourd’hui pour identifier une languette sous-méniscale interne (LSMI). L’objectif principal de cette étude était de décrire, d’évaluer et de valider la performance diagnostique d'un nouveau signe clinique, le "signe du dormeur" dans le diagnostic des LSMI.

Matériel et méthode

Une étude rétrospective mono-centrique a inclus une série continue de patients âgés de 18 à 55 ans opérés sous arthroscopie entre 2013 et 2015 pour une lésion méniscale médiale associée ou non à une lésion méniscale latérale. Etaient exclus les lésions méniscales latérales isolées et les lésions ligamentaires. L'étude a été menée selon les recommandations STARD, le test de référence étant la constatation per-opératoire d'une LSMI. Les comptes rendus de consultation préopératoire ont tous été analysés à la recherche du "signe du dormeur". C'est une douleur nocturne, fémoro-tibiale interne survenant dans la position latérale en "chien de fusil" les 2 genoux en contact, d'intensité variable. La validité du signe a été évaluée par le coefficient kappa (k) et sa performance par la Sensibilité (Se), Spécificité (Sp), exactitude, Valeur Prédictive Positive (VPP) et Valeur Prédictive Négative (VPN).

Résultats

Parmi 667 dossiers d’arthroscopies initialement identifiés, 310 patients répondaient aux critères de sélection de l'étude, âge moyen 41,7±9,7 ans. Le "signe du dormeur" a été retrouvé chez 39 (12,6%) patients et une  LSMI a été constatée sous arthroscopie dans 47 (15,2%) cas, avec une concordance substantielle entre ce signe et l'arthroscopie (k=0,78, p<10-4) ainsi qu'avec l'IRM (k=0,72, p<10-4). Les paramètres de performance du signe du dormeur étaient: Se=74,5±12,5%, Sp=98,5±1,6%, exactitude=96,9%, VPP=89,7%, VPN=95,6%. L'IRM présentait une meilleure sensibilité (91,5±8%). L'analyse multivariée a identifié comme facteurs de risque du signe du dormeur une LMSI à l'arthroscopie: OR=131,9 IC95% [26,9-646,2], p<10-4 et un œdème osseux à l'IRM: OR=13, IC95% [1,9-7,1], p=0,008. 

Conclusion

Le "signe du dormeur" est un nouveau signe clinique, simple, valide et performant dans le diagnostic d'une languette sous-méniscale interne. Il est utile dans la prise en charge du genou douloureux, aussi bien diagnostique (indication d'une IRM) que thérapeutique (indication chirurgicale).    

Edouard LEFEVRE (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Antoine GEROMETTA, Olivier GRIMAUD, Alain MEYER, Serge HERMAN, Yoann BOHU, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19566 - 87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.
87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.

Introduction :

La reconstruction du LCA est fréquente et son résultat fonctionnel est lié au statut méniscal, garant de la préservation du capital cartilagineux. La plupart

des études se focalisent sur les facteurs prédictifs d’échec des différents traitements méniscaux lors de cette chirurgie et sont multicentriques et à court
terme. Notre objectif est de décrire les facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires au décours de ces reconstructions, associée
ou non initialement à une lésion méniscale à moyen terme.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective, mono-opérateur, sur tous les patients consécutifs ayant bénéficié d’une chirurgie de reconstruction isolée du LCA entre
2000 et 2012 en fonction de leur statut préopératoire clinique et sportif , des données peropératoires et du suivis à 24 mois. Trois plasties différentes ont été effectuées (tendon patellaire = 67, DIDT mono-faisceau = 115 et DIDT double-faisceau =52).
Résultats :
Sur 811 patients inclus ayant pu être suivis jusqu’à 24 mois, 234 ont remplis un suivis complet à au moins 5 ans de recul. Les trois groupes étaient
comparables. À la chirurgie, on a retrouvé 51% de lésions méniscales (35% méniscales médiales, 9% méniscales latérales et 7% bi
méniscales). La prise en charge a abouti à 66% de suture, 21% d’abstention et 13% de ménisectomies partielles. Au recul moyen de 9,5 ans, 25% ne
présentaient pas de lésion secondaire pour 20% de lésions du ménisque médial, 4% du ménisque latéral et 1% de lésion bi méniscale. Le délai moyen de
survenue était de 40 +/- 27 mois. Pour 6,8% des patients, la reprise du même sport pré opératoire a été impossible au recul de deux ans. La survenue de
lésions méniscales secondaires était corrélé au type de lésion méniscale à la chirurgie du LCA (p= 0,0002) et son traitement (p=0,0003) avec un taux
plus important dans les sutures méniscales. Un diminution des activités sportives à 24 mois était également corrélé à leur survenue (p= 0,0002). Ces
lésions étaient plus tardives après ligamentoplastie au tendon patellaire (p=0 ,01).
Discussion :
La présence de lésions méniscales lors de la prise en charge initiale des ruptures isolées du LCA est le principal facteur de survenue des lésions
méniscales secondaires et doit impliquer un suivi prolongé au delà de 24 mois.
Conclusion :
Une diminution des activités sportives lors du suivi doit inciter à rechercher des lésions méniscales secondaires et au suivi prolongé, notamment après

ligamentoplastie au tendon patellaire.

Victor HOUSSET (Paris), Lucas CHANTEUX, Samir-Pierre ISSA, Charlotte LABRUYÈRE, Patrick DJIAN
09:15 - 10:30 #19588 - 88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.
88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.

Introduction : Une entorse du genou est dite grave lorsqu’il y a une atteinte du pivot central. Le diagnostic d’entorse grave du genou est souvent difficile en post traumatique immédiat devant une clinique souvent bruyante et un examen physique mal supporté par les patients. L’objectif de cet étude préliminaire était d’évaluer des questions simples basées sur l’interrogatoire du traumatisé du genou afin d’établir une corrélation entre les réponses et l’atteinte du pivot central.

Matériel Méthodes : Nous avons donc rédigé 6 questions simples ; type d’activité pivot ou en ligne, perception d’un craquement, perception d’un déboitement, apparition sous 24h d’un épanchement volumineux, reprise de l’appui marqué par une sensation d’instabilité immédiate, et enfin incapacité de reprise de l’activité en cours. Une cohorte de 228 patients victimes d’entorses de genou a été constitué dans trois centres différents de septembre 2017 à avril 2018. Les patients victimes d’instabilité de genou opérée, de fractures associées ou de luxation de rotule étaient exclus. Notre population était constituée de 184 lésions du LCA et 44 genoux avec un LCA indemne. L’ensemble des questions ont été posées aux 228 patients avant de prendre connaissance du bilan lésionnel clinique et IRM.

Résultats : L’analyse univariée descriptive retrouvait une corrélation significative entre l’atteinte du LCA et l’ensemble de nos items. L’analyse multivariée retrouvait les OR suivant tous avec un intervalle de confiance excluant 1, perception d’un craquement OR=3,4; l’activité pivot contact OR=6,2; l’épanchement articulaire OR=6,7; la sensation de déboitement OR=8,437, l’incapacité de reprendre l’activité en cours OR=17,759 et l’instabilité post traumatique immédiate OR=26,167.

. Conclusion : L’ensemble des questions sont liées à une augmentation du risque d’atteinte du pivot central lors d’une entorse de genou. Néanmoins certain OR sont bien supérieurs à d’autres, une étude de validation externe de plus grande envergure doit être mise en place pour permettre d’attribuer une pondération à chaque item et de définir un seuil prédictif de rupture du pivot central.

Discussion : L’utilisation futur de ce score par les services d’urgences permettrait d’orienter au mieux le parcours patient et d’optimiser les coûts des examens complémentaires en limitant à terme la prescription d’IRM aux genoux à risque d’entorse grave.

Romain LETARTRE, Simon LUKAS (Lille)
Halle 1
10:30

Samedi 14 décembre

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SM2
10:30 - 11:45

SFA MOUVEMENT - SESSION GRAND PUBLIC
Mon ménisque, le sport et moi.
Fil rouge

Modérateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Mickaël ROPARS (Rennes)
Animateur : Samuel NOHRA
10:30 - 11:45 Introduction. François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
10:30 - 11:45 Anatomie du ménisque. Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen)
10:30 - 11:45 Rôle des ménisques. Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
10:30 - 11:45 Le ménisque traumatique. Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac)
10:30 - 11:45 Le ménisque dégénératif. Philippe BEAUFILS (VERSAILLES)
10:30 - 11:45 Les principes du traitement. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
10:30 - 11:45 Place des greffes. Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand)
10:30 - 11:45 Utilité des compléments alimentaires. Gérard DINE (PLOEMER)
10:30 - 11:45 Préparation physique. Rufin BOUMPOUTOU (Stade rennais)
La Nef
11:00

Samedi 14 décembre

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SR
11:00 - 12:00

SESSION REGIONALE
SFA’R WEST
Fil rouge, SFA>Direct

Organisateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
11:00 - 12:00 Publier ensemble en arthroscopie d’épaule. Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Anthony HERVE (CCA) (Rennes)
11:00 - 12:00 Cohorte Renno-Lorientaise de Ligamentoplastie du LCA (CR3L). Groupe d’investigateurs rennais et lorientais. Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
11:00 - 12:00 Possibilités actuelles de chirurgie cartilagineuse des pertes de substance focales en France. Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier)
11:00 - 12:00 Hanche arthroscopique à Nantes depuis 15 ans. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:00 - 12:00 Vidéos.
11:00 - 12:00 Ressaut échographique du récessus antérieur de la bourse sous-acromiale. Raphaël GUILLIN (Rennes), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
11:00 - 12:00 Prélèvement du plantaire grêle : note technique. Ronny LOPES (Docteur) (Nantes)
Grand Auditorium
12:00

Samedi 14 décembre

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RP
12:00 - 12:15

Remise des prix
SFA>Direct

Grand Auditorium
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PG
12:15 - 12:30

Présentation du congrès de Genève
SFA>Direct

Conférencier : Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
Grand Auditorium
12:30

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CC
12:30 - 12:45

Mots de clôture des présidents
SFA>Direct

Conférenciers : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
Grand Auditorium