Vendredi 13 décembre
07:45

Vendredi 13 décembre

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CE06
07:45 - 08:45

CE06 - Conférence d'enseignement
Os acromial ou acromion bipartita : physiopathologie et traitement.
SFA>Direct

Conférenciers : Rémy BLETON (chirurgien) (RUEIL MALMAISON), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Pierre DESMOINEAUX (praticien hospitalier) (Le Chesnay), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CE07
07:45 - 08:45

CE07 - Conférence d'enseignement
Les lésions multiligamentaires du genou : cas cliniques interactifs.

Conférenciers : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Vincent PINEAU (Chirurgien) (TOULOUSE), Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CE08
07:45 - 08:45

CE08 - Conférence d'enseignement
Place de l’arthroscopie dans une hanche prothésée en difficulté.

Conférenciers : Cécile BATAILLER (CCA) (LYON), Alexis NOGIER (Paris), Erwan PANSARD (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
La Nef
08:55

Vendredi 13 décembre

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JI
08:55 - 16:45

JOURNÉE INFIRMIERE

Comité Scientifiques : Thomas CUCURULO (MARSEILLE), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
08:55 - 09:00 Introduction. Johannes BARTH (GRENOBLE), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Thomas CUCURULO (MARSEILLE)
09:00 - 09:25 Mise en œuvre du décret du 27 Janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des IBODE : actualité et conséquences. Magali DELHOSTE
09:30 - 09:50 Allogreffes dans la chirurgie du genou : indications, techniques et approche réglementaire. Roger ERIVAN (Clermont-Ferrand), Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT)
10:00 - 10:15 Que peut-on faire avec un arthroscope au niveau de l’arrière pied ? Indications, installation et techniques. François-Xavier SEVESTRE (Chirurgien Orthopédiste) (Rennes), Frédéric BASSELOT (Chirurgien) (Rennes)
10:20 - 10:35 Je prends soin de ma Colonne d’Arthroscopie : comment bien utiliser et protéger la colonne, analyse des pannes et comment y faire face en cours d’intervention. Jacques BARBOUX (Lorient), Olivier CANTIN (chirurgien) (LORIENT)
11:20 - 11:35 Anatomie et pathologies de l’articulation acromio claviculaire : de l’exploration arthroscopique au traitement. Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
11:40 - 11:55 Hanche douloureuse de la Bretonne : indications et contre-indications de l’arthroscopie de hanche. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:55 - 12:10 Indications de l’arthroscopie dans les fractures de l’extrémité inférieure du radius. Jérémie BOUILLIS (Orthopédiste) (Vannes), Marie GENESTET (Chirurgien de la main) (VANNES)
12:15 - 12:30 Gestion du risque infectieux au bloc opératoire : règles générales et cas particulier de l’arthroscopie. Harold COMMON (Interne) (Rennes)
14:30 - 14:55 Gestion des conflits au bloc opératoire : les points clés. Olivier COURAGE (Le Havre), Jean-Louis ROUVILLAIN (Chef de Service) (FORT DE FRANCE)
15:00 - 15:15 Arthroscopie de hanche sur table orthopédique : installation, utilisation et complication. Aurélie LAROCHE-DEPECKER (Boulogne Billancourt)
15:15 - 15:30 Stérilisation et gestion des implants : expérience dans un CHU. Julie ROLLAND (Boulogne Billancourt)
15:30 - 15:45 Techniques de préparation du greffon dans les ligamentoplasties utilisant les tendons ischio-jambiers. Nicolas BELOT (chirurgien) (CESSON SEVIGNE)
15:45 - 16:15 Quand l’Art raconte la Médecine. Pierre-Olivier PINELLI (Marseille)
Le Réfectoire
09:00

Vendredi 13 décembre

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CM21
09:00 - 09:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Rupture massive de l’appareil fessier : y a-t-il une place pour l’endoscopie ?

Modérateur : Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
Conférencier : Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
La Nef
09:05

Vendredi 13 décembre

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V6
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Stabilisation antérieure dynamique : comment je fais.
SFA>Direct

Modérateur : Tewfik BENKALFATE (Chirurgien) (Rennes)
Conférencier : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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V7
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Ligamentoplastie du LCA au tendon quadricipital.

Modérateur : Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
Conférencier : Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon)
Halle 1
09:15

Vendredi 13 décembre

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CP6
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Laurent HUBERT (praticien hospitalier) (Angers), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
09:15 - 10:15 #19508 - ❤ 33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.
❤ 33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.

Introduction : La rupture de la coiffe des rotateurs est la pathologie de l’épaule la plus fréquente chez l’adulte de plus de 45 ans. Elles sont le plus souvent chroniques et dégénératives. Le taux important de ruptures itératives après réparation de première intention a conduit à l’utilisation de systèmes de renforts comme les patchs. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’un patch synthétique de renfort en poly-4-hydroxybutyrate (P4HB) dans la réparation arthroscopique des ruptures de la coiffe des rotateurs dégénératives.

Matériel et méthodes : soixante patients présentant une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supra-spinatus ont bénéficié d’une réparation arthroscopique en simple rang associée ou non à une interposition par le système de renfort BioFiber® (Whright medical). Une évaluation clinique avec mesure des amplitudes articulaires actives, calcul des scores de Constant et du Subjective Shoulder Value (SSV) ainsi qu’une évaluation échographique de la cicatrisation ont été réalisés à un an post-opératoire.

Résultats : trente patients ont été traité avec patch (GP) et trente autres ont constitué le groupe contrôle sans patch (GC). Le score de Constant pondéré post-opératoire était de 102 points dans le GP et de 101 points dans le GC (P = 0,6670). Le score SSV post-opératoire était de 81% dans le GP et de 88% dans le GC (P = 0,029). Le taux de cicatrisation échographique était meilleur dans le GP et il n’existait aucune re-rupture dans ce même groupe (P = 0,049).

Discussion : Les patchs en chirurgie de la coiffe des rotateurs ont été développés pour répondre au problème des ruptures irréparables en échec du traitement conservateur et également devant des taux parfois importants de rupture itérative après une première réparation. Utilisés en augmentation ou en interposition il existe 2 catégories de renforts : biologiques (xénogreffes ou allogreffes) et synthétiques. Contrairement à l’ensemble des études de la littérature qui traitent de l’évaluation de renforts lors d’une réparation de rupture massive irréparable de la coiffe, nous avons la particularité d’étudier ici l’efficacité d’un patch en situation de traitement curatif de la coiffe des rotateurs.

Conclusion : L’utilisation en interposition du patch BioFiber® en P4HB ne semble pas apporter de plus-value fonctionnelle malgré son efficacité sur la cicatrisation dans la réparation d’une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supraspinatus.

Etienne BOYER (Saint Vit), Jérome MATAILLET, Nicolas GASSE, Laurent OBERT, David GALLINET
09:15 - 10:15 #19504 - 34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.
34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

         La cryothérapie est un procédé connu depuis longtemps dans le traitement de la douleur. De nouvelles technologies ont récemment vu le jour : Cryothérapie par compression active : Gameready ainsi que les attelles de froid amovibles Freezsnow. La cryothérapie est communément utilisée en chirurgie du genou mais beaucoup moins pour la chirurgie de l'épaule. L’objectif de notre étude est de mettre en évidence les bénéfices de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie en termes de douleur, qualité du sommeil et scores fonctionnels.

 

Matériel et Méthode :

         Nous avons inclus 58 patients opérés sous arthroscopie pour une pathologie de la coiffe des rotateurs entre janvier 2019 et mai 2019. Les critères d’exclusion étaient : exérèse de calcification. L’âge moyen de la population était 57 ans (30-83). Il y avait 39 épaules droites et 19 épaules gauches. 3 La population était divisée en deux groupes : le groupe cryothérapie (29 patients) était traité par Gamereadyâ2h en postopératoire puis attelle de froid pendant 3 semaines. Le groupe contrôle (29 patients) ne recevait pas de cryothérapie. La chirurgie était réalisée par un seul opérateur entrainé. Les patients ont ensuite été recontactés à J1, J7, J14 et J21 pour évaluer la douleur et la qualité du sommeil par une échelle numérique. Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score QuickDash.

 

Résultats :

         Le score douleur retrouvait des résultats significativement plus faibles dans le groupe cryothérapie à J1 et J14 comparé au groupe contrôle. J1 : 4,66 vs 6,03 p=0.019, J14 : 2,66 vs 3,69 p=0.027. Le score sommeil retrouvait des résultats significativement meilleurs dans le groupe cryothérapie à J7 : 5,82 vs 4,69 p=0.035. Le score fonctionnel Quickdash retrouvait des résultats significativement meilleurs à J1, J14, J21. J1 : 69,41 vs 62,93 p=0.014, J14 : 78,92 vs 73,59 p=0.0499, J21 : 83,54 vs 78,57 p=0.0073

 

Conclusion :

       Notre série démontre les bénéfices de la cryothérapie dans la prise en charge post-opératoire de la chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie. Nos résultats retrouvent un bénéfice concernant la douleur, la qualité du sommeil et le score fonctionnel Quickdash dans le groupe cryothérapie par rapport au groupe contrôle.

 

Corentin PANGAUD (Marseille), Renaud GRAVIER, Galland ALEXANDRE, Charles PIOGER, Stephane AIRAUDI
09:15 - 10:15 #19557 - 35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.
35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.

Introduction :

Les fractures déplacées du tubercule majeur et /ou compliquées de rupture de la coiffe des rotateurs doivent être opérées. Différentes techniques sont possibles dont l’arthroscopie dont les avantages sont largement connus.

L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats radiologiques et cliniques des synthèses arthroscopiques par double ponts croisés des fractures du tubercule majeur.

 

Matériels et méthodes :

Les critères d’inclusion principaux étaient toutes fractures du tubercule majeur, déplacées de plus de 5 millimètres, synthèsées par technique de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique.

Dans tous les cas la réparation faisait appel à des bandelettes de 2 millimètres d’épaisseur, à l’absence de nœuds médiaux et latéraux et l’utilisation d’ancres de 4,75 millimètres de diamètres. L’immobilisation était toujours de 4 semaines avec une rééducation passive immédiate.                                                                                                                                                                      

Au dernier recul l’évaluation faisait appel aux scores moyen de Constant, ASES et les mobilités actives.

L’évaluation radiographique post-opératoire était effectuée par des radiographies simples de l’épaule et IRM.

 

Résultats :

Dans cette série 15 hommes et 9 femmes ont été inclus avec un âge moyen de 53 ans (26-72). Le recul moyen était de 42 mois (12-28).

Les lésions associées regroupaient 2 SLAP lésions, 3 bankarts lésions, 2 ruptures partielles profondes du supra-épineux et une rupture transfixiante du sous–scapulaire. Le score moyen de Constant était 89,8 (+/-14,4) au dernier recul. L’EVA moyenne était passée de 6 ,5 (+/-1,6) à 2,1(+/-2,1) (p<0,001). L’antéflexion moyenne post-op était de 136,6° (+/- 15,9) au terme du suivi L’ASES était également significativement améliorée (50,2 (+/- 16,1) vs 89,4 (+/- 15,8), p<0,001). L’analyse radiographique montrait à 3 mois en moyenne une consolidation osseuse, plus tardive avec les fractures les plus grandes.  Les complications incluaient essentiellement 3 algodystrophies d’évolution favorable. L’IRM confirmait la consolidation des fractures et des tendons continus au dernier recul.

 

Conclusion :

 

Dans cette série la technique de réparation par double rangs croisées s’est avérée comme une méthode de synthèse efficace, avec un résultat fonctionnel très satisfaisant et peu de complications. Dans tous les cas les fractures ont consolidé et la rééducation a débutée précocement après une fixation solide.

Mohamed BAMANE (Paris), Ruben DUKAN, Marc-Antoine ROUSSEAU, Patrick BOYER
09:15 - 10:15 #19441 - 36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?
36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?

Introduction : La vitamine C (Vc) semble diminuer le taux de Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1 (SDRC1) après traumatisme du poignet, de la cheville et du pied. L’objectif primaire de cette étude était d’évaluer l’effet de la Vc dans la prévention du SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs influençant la survenue d’un SDRC1 postopératoire.

 

Matériel et méthode : Il s’agit d’une cohorte rétrospective monocentrique incluant 533 patients opérés d’une pathologie de l’espace sous acromiale de l’épaule de janvier 2015 à décembre 2016, revus avec un recul minimum de 6 mois. 266 patients n’ont reçu aucun traitement (Groupe I) et 267 patients ont reçu une dose de 500 mg de Vc par voie orale pendant 50 jours post-opératoires (Groupe II). Le critère de jugement principal était l’apparition d’un SDRC1 selon Veldman. Les paramètres démographiques, préopératoires et intra-opératoires ont été étudiés pour déterminer leur influence sur la survenue d’un SDRC1.

 

Résultats : L’âge moyen était de 60 ans (24-87). L’’incidence du SDRC1 global était de 10% (n=54) : Groupe I 13 % (n=36) vs Groupe II 7% (n=18) p=0.009. Après analyse multivariée, la prise de Vc postopératoire diminuait le risque de survenue d’un SDRC1(OR=0,49 ; IC95% : 0,27-0,91 ; p=0,02).  De même, un score de Constant élevé préopératoire apparaissait comme un facteur protecteur (OR=0,94 ; IC95% : 0,91-0,98 ; p < 0,005). En revanche, la chirurgie à ciel ouvert était un facteur de risque de développer un SDRC1 (OR= 2,19 ; IC95% : 1,2-4 ; p=0,01).

Conclusion : La prise orale de Vc post-opératoire réduit de plus de 50% la survenue d’un SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. Une chirurgie réalisée sous arthroscopie chez des patients peu altérés cliniquement diminuerait également ce risque.

Marie MARTEL (toulouse), Pierre LAUMONERIE, Fanny ELIA, Marine ARBOUCALOT, Vadim AZOULAY, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
09:15 - 10:15 #19591 - 37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.
37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.

Introduction

Superior capsular reconstruction (SCR) by using either the fascia lata autograft or a dermal allograft patch are newly described solutions that could prevent superior humeral head migration and restore the anteroposterior shoulder muscle force couple. However, despite initially promising clinical and radiographic outcomes, the more recent literature shows disparity in the results. Possible predisposing factors for SCR structural failure is poor bone quality in the humeral and glenoid fixation points. The purpose of this study was to assess bone density at these points using computed tomography. 

 

Materials and Methods

We retrospectively assessed the CT-scans of 26 patients with chronic massive rotator cuff tears (MRCTs). We used the CT-scans of 10 patients without rotator cuff pathology, arthritis or fractures as a control group. Using Horos software, we performed 3D-multiplanar reconstruction of the images and we established the possible anchor placements on the glenoid and humerus. Therefore, we recognized two fixation points on the glenoid (anterior and posterior), approximately 5mm medial to the articular surface. Respectively we established four fixation points on the humerus, two medially at the limit of the articular surface (anteriorly in the bicipital groove and posteriorly at the level of the infraspinatus) and two laterally (at the same level with medial points in the coronal plane and 1cm lateraly in the axial plane). The Hounsfield units (HU) were measured at these points. 

 

Results

Healthy control patients at the selected glenoid fixation points one density in HU of 235±53 anteriorly and 287±98 posteriorly. The respective values in patients with MRCTs were 125±36 and142±42, and the differences were statistically significant (p<0.001 and p=0.001). Medial humeral fixation points in HU were 115±33 anteriorly and 178±58 posteriorly in healthy patients. The respective values in MRCTs were 78±40 and 77±38 (p=0.034 and p<0.001). Finally, for the lateral humeral fixation points in the control group, the HU were 111±22 anteriorly and 130±45 posteriorly. In patients with MRCTs the respective values were 68±40 and 69±41(p=0.006 and p=0.002).

 

Conclusions. 

Assessment with computer tomography shows that bone density is severely affected in patients with MRCTs, compared to healthy controls. Additionally, the glenoid and the posterior humerus seem to be the weakest fixation points for SCR with 50% less bone density.   

Achilleas BOUTSIADIS, John BAMPIS (Athens, Grèce), John SWAN, Johannes BARTH
09:15 - 10:15 #19464 - 38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?
38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?

Introduction

La réparation des ruptures massives de la coiffe des rotateurs (plus de 2 tendons rompus) a un taux de re-rupture variant de 20 à 60% en fonction des études. De nombreuses études décrivent l’association qualitative entre la rétraction tendineuse, l’atrophie musculaire et la faillite de la réparation mais peu d’études décrivent une méthode de mesure quantitative préopératoire objective de la longueur du tendon supraépineux. Cette mesure des dimensions tendineuses permettrait d’aider le chirurgien dans son choix de technique de réparation. L’objectif principal était de décrire et de valider une méthode de mesure de la longueur du tendon supraépineux sur l’IRM. L’objectif secondaire était de comparer les résultats en fonction de la taille de la rupture. L’hypothèse était que les dimensions du tendon supraépineux étaient diminuées dans les ruptures massives par rapport aux autres pathologies.

Matériel et Méthodes 

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée de janvier 2015 à décembre 2017 et comportait 2 groupes : un avec des tendinopathies de l’épaule ou une rupture distale du supraépineux et un avec des ruptures massives de la coiffe. Le protocole d’IRM a été identique pour tous les patients. Les mesures tendineuses étaient faites sur des coupes coronales obliques T2, parallèles au tendon supraépineux et passant par la rupture tendineuse ainsi que par la glène puis sur des coupes sagittales obliques T2. Une analyse inter et intra-observateur a été réalisée pour valider la méthode.

Résultats 

Les données de 89 patients ont été collectées : 42 patients pour le groupe 1 (28 femmes, âge moyen : 58.5ans) et 47 dans le groupe 2 (30 femmes, âge moyen : 61.3ans). La longueur du tendon supraépineux était mesurée à 19.2 mm (15-22) dans le groupe 1, 13.5 mm (9-16) dans le groupe 2. Aucune différence significative n’a été constatée entre la mesure sur les coupes coronales et sur les coupes sagittales (p < 0.5). Il existait une corrélation entre la dégénérescence graisseuse et la diminution de la longueur tendineuse (r=0.82) et entre l’atrophie musculaire et la longueur tendineuse (r=0.68). Il n’a pas été montré de différence intra et inter-observateur sur les dimensions du tendon supraépineux (k=0.91).

Discussion - Conclusion 

Cette méthode de mesure est reproductible et montre une perte de substance tendineuse du supraépineux dans les ruptures massives de coiffe.

Christine TEMPELAERE (PARIS), Mohamed AYARI, Pierre DESMOINEAUX, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:15 #19579 - 39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.
39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.

Introduction :

La ténotomie en « T » de type autobloquante ou la ténodèse ne prévient pas systématiquement l’apparition du signe de Popeye ni les douleurs dà type de crampes du biceps ou encore la perte de force. Aucun travail anatomique n’étudie les variations anatomiques du biceps brachial (BB) et leur éventuelle incidence sur l’apparition du signe de Popeye.

Le but de notre étude était d’analyser la jonction musculaire entre les deux chefs du BB, la longueur de la portion strictement tendineuse (LPBt) ou musculaire (LPBm) du chef long du BB et de rechercher une variabilité (ou correlation) pouvant expliquer l’apparition du signe de Popeye.

Méthodes :

Une étude anatomique descriptive et morphométrique a été réalisée sur 28 épaules de 15 corps donnés à la science. La longueur du chef long et du chef court du biceps ainsi que la hauteur de la jonction des 2 chefs ont été mesuré par rapport à la tubérosité bicipitale, repère anatomique de référence. La longueur de la portion intra-articulaire (LPBi), la longueur tendineuse (LPBt) et la longueur musculaire (LPBm) du chef long du biceps ont également été mesuré. Les mesures ont été faites sur pièce anatomique après dissection complète in situ et ex situ par 2 opérateurs différents.

Résultats :

La position de la jonction est stable en intra et en extracorporel avec respectivement pour le chef court une jonction située à 65,38 +/- 4,47% et 65,22 +/- 4% et pour le chef long à 68,37 +/- 5,95 % et 67,12 +/- 4,35 % de leur longueur. La portion strictement tendineuse de la LPB mesurait quant à elle respectivement 115,9 +/- 29,6 mm (rangs : 78,25 – 220) et 115,25 +/- 26,3 mm.(78,75 – 206) pour une proportion de la part tendineuse de la LPB de 28,1 +/- 5,9 % (intracorporelle) et de 28,8 +/- 5,9 % (extracorporelle).  Il n’y avait pas de différence statistiquement significative en fonction du type de mesure.

Discussion :

Seule la LPBt semble être soumis à une variabilité interindividuelle importante et pourrait être un des éléments étiologiques de la survenue des complications des traitements non conservateur de la LPB (notamment signe de Popeye).

Conclusion :

En cas de confirmation de ces résultats une analyse rétrospective de l’imagerie des sujets ayant présenté un signe de Popeye et de sujets sains permettrait de voir si une telle variation est dépistable par imagerie préopératoire afin de prévenir ou anticiper ces complications. 

Victor HOUSSET (Paris), Jacques PARIAT, Sebastien ZILBER, Arnaud DUBORY, Charles-Henri FLOUZAT-LACHANIETTE, Damien POTAGE
09:15 - 10:15 40. Réparation des ruptures larges de la coiffe des rotateurs avec renfort au fascia lata. Yukata MIFUNE (Kobe, JAPON)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CP8
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Alexandre ZADEM (Chirurgien Orthopédiste) (RENNES)
09:15 - 10:15 #19594 - 41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.
41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.

Introduction : l’apprentissage profond fondé sur l’interprétation de  bases de données pertinentes est une voie de recherche dans le développement d’outils d’aide au diagnostic.

La prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou en est l’illustration.

Notre objectif dans le cadre de ce projet est de produire un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour la détection et la caractérisation automatisée des lésions du genou en IRM, et cela au moyen d’examens de routine clinique, respectant la règlementation RGPD actuelle.

Matériel et Méthode : L’algorithme d’IA devra, à partir des images d’entrée, produire un compte rendu listant les différentes lésions détectées, à des fins de deuxième lecture et d’aide à la décision. 

Ce projet nécessite la mise en œuvre des technologies de deep learning, en l’occurrence les réseaux neuronaux convolutifs, dont la mise au point nécessite des milliers d’images annotées.

Pour cela 5 experts en imagerie ostéoarticulaires ont constitué un corpus pour l’IRM du genou, contenant 365 examens d’IRM et près de 6000 annotations, au moyen d’un serveur web dédié à ce type de tâches (ePAD, Stanford), qui est déployé dans notre centre. Ce système permet de tracer des régions d’intérêt et de les caractériser sur un plan anatomique et pathologique via des formulaires dédiés à chaque type de lésion. Les formulaires ont été définis par les experts radiologues, en utilisant la nomenclature RadLex.

Parmi les 5 tissus considérés, les régions d’intérêts les plus nombreuses concernent os, ménisques et cartilages et chaque type de lésion est ensuite réparti selon le type de pathologie.

Résultats : Les travaux en cours utilisant des réseaux convolutifs de type VGG16 atteignent une précision de l’ordre de 87% sur les patches contenant une lésion et 94% pour les patches de tissus sains. Un premier exemple d’application va être la détection de lésions du ménisque sur des coupes IRM, à partir d’un ensemble d’annotations tracées sur les scans coronaux en densité de protons des examens présentant des lésions du ménisque visualisés 187  IRM. Les 178 examens restants fournissent le groupe contrôle. Nous extrayons autour de chaque région d’intérêt un ensemble de 10 petites régions de 128 par 128 pixels, de façon à faire varier la position de la lésion au sein du patch pour obtenir un score prédictif sur un nouvel examen entré dans la base de données.

Conclusion: l'apprentissage automatisé dans la lecture IRM de genou et la prédiction de lésions méniscales est possible.

Pierre Yves HERVE (MERIGNAC), Benjamin DALLAUDIERE, Philippe MEYER, Lionel PESQUER, Nicolas POUSSANGE, Alain SILVESTRE
09:15 - 10:15 #19532 - 42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.
42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.

Introduction

                  Lors d’une reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA), l’autogreffe aux ischio-jambiers (IJ) va passer par une phase de transformation et de maturation pour acquérir sa résistance définitive. Des études entre la maturation, le signal IRM et les résultats fonctionnels ont été rapportées mais aucune étude n’a analysé l’effet de l’âge sur la maturation. Nous avons donc analysé le signal de la greffe de LCA à 2 ans en fonction de l’âge avec l’hypothèse que l’âge influençait l’évolution du signal IRM.

Matériel et Méthode

                  Il s’agissait d’une étude prospective comparative de 2 groupes : 1 groupe de 76 patients de moins de 35 ans ( < 35) et 1 groupe de 73 patients plus de 35 ans ( > 35). Les critères d’inclusion comprenaient une reconstruction primaire du LCA avec utilisation d’une autogreffe aux ischio-jambiers fixée par deux endoboutons, 2 ans de recul minimum et une absence de rerupture ou de réopération de la plastie de LCA. L’analyse IRM de la greffe utilisait le Signal/Noise Quotient (SNQ) et le score de Howell.

Résultats

La moyenne d’âge était de 24,8 ± 5,5 ans dans le groupe < 35 et de 46,2 ± 7,4 ans dans le groupe > 35, Le SNQ moyen était de 1,2 ± 1,6 dans le groupe < 35 et de 2,8 ± 4,2 dans le groupe > 35 avec une différence significative entre les 2 groupes (p < 0,05). On retrouvait respectivement 64%, 23%, 12% et 1% de grade de Howell 1, 2, 3 et 4 dans le groupe < 35 et 60%, 26%, 14% et 0 dans le groupe > 35 sans différence significative.

Discussion

                  La maturation de la greffe de LCA aux IJ se fait principalement lors des 6 premiers mois mais dure 2 ans. Nous avons retrouvé que les patients de moins de 35 ans ont statistiquement une meilleure maturation de l’autogreffe à 2 ans de recul avec un SNQ plus bas, sans confirmation par le score de Howell qui est plus subjectif. La corrélation entre le signal et le résultat fonctionnel est débattue mais un SNQ bas pourrait favoriser la reprise des activités.

Conclusion

                  Il s’agit d’une étude originale retrouvant un effet de l’âge sur la transformation de l’autogreffe de LCA aux IJ. Nous poursuivons le suivi prospectif des patients pour déterminer l’évolution du signal IRM de la greffe à plus long recul afin de rechercher le maintien d’une différence mais aussi un impact sur les taux de rerupture.

Nicolas BOUGUENNEC (MERIGNAC), Nicolas GRAVELEAU, Philippe COLOMBET
09:15 - 10:15 #19434 - 43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.
43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.

Success of ACL reconstruction requires Graft healing in the joint and a solid graft incorporation within the tunnels. Resorbable interference screws (RIS) provide limited tendon-bone contact because much of the tunnel circumference is occupied by the screw itself, while adjustable suspensory fixation (ASF) systems provide larger contact zones and stiffer fixation which favor graft healing.

Purpose: To evaluate ligamentization of four-strand semitendinosus (4ST) using MRI, fixed with ASF compared to RIS.

Study Design: Prospective comparative study; Level II.

Methods: The authors prospectively enrolled 57 patients undergoing primary ACL reconstruction using single bundle 4ST. The femoral graft was fixed using suspensory fixation in all knees. The tibial graft was fixed using ASF in 28 knees and using RIS in 29 knees. The groups were similar in term of age and gender. Minimum 4 years postoperatively, GNRB® knee laxity measurements were taken and MRI scans were performed to assess graft incorporation within the tibial tunnel and in the notch.

Results: There was not significant difference on the Functional results IKDC and Lysholm. The IKDC Global score A+B 96.4% was better in the ASF group than in RIS 82.1% (p=0.04). Mean side to side Laximetry test was none significant p=0.18 (-0.13 vs 0.35). Tunnel enlargement was no significant between the two groups 10.7mm in ASF group and 11.5 mm in RSI group. Howell graft signal assessment in the notch was excellent (Grade I+II) in 91% of cases in the ASF Group and in 73% of cases in the RIS group (p= 0.04). In the tibia the SNQ was 2.25 ± 4.05 in the ASF group and 10.28 ± 18.98 in the RIS group (p=0.02). In the notch the SNQ was 2.57 ± 2.80 in the ASF group and 6.62 ± 10.99 in the RIS group (ns). There were 6 consistent tibial cysts related to the screw (20%) in the RSI group and no cyst in the ASF group

Conclusion: ASF provides more favorable conditions than RIS for incorporation and ligamentization of 4ST grafts within the tibial tunnel with more residual cysts in the RSI group. In the notch, the Howell grade was better in the ASF group, although the SNQ were not significatively better. the objective IKDC Score was significatively better in ASF group, however functionals results are similar.

Philippe COLOMBET (Mérignac), Nicolas BOUGUENNEC
09:15 - 10:15 #19547 - 44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.
44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.

Objectifs

(1) étudier la reproductibilité intra et inter observateur des classifications proposées pour déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du ligament croisé antérieur (LCA) ; (2) proposer et étudier la reproductibilité de classifications simplifiées pour la localisation et la qualité des tissus ; (3) corréler les facteurs d’imagerie permettant aux patient de bénéficier d’une réparation primaire du LCA et les constatations arthroscopiques.

Matériel et méthode

Les IRM de 70 patients consécutifs porteurs d’une rupture complète du LCA ont été rétrospectivement relues par 2 radiologues séniors et un junior dans le but d’étudier la concordance de grading des lésions. La localisation lésionnelle était typée selon 3 classifications et la qualité du moignon selon deux échelles différentes. Secondairement, les IRM de 100 patients traités par arthroscopie étaient analysées en consensus et confrontées aux constatations opératoires afin d’évaluer la la capacité de l’IRM à prédire la réparabilité du ligament.

Résultats

Les résultats préliminaires retrouvaient une reproductibilité (kappa) inter-opérateur, de 0,774 et 0,821 pour la localisation lésionnelle et 0,243 et 0,214 pour la qualité du moignon.

Conclusion

L’IRM semble être un outil performant pour aider à déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du LCA.

Clément MEHIER (RENNES), Isabelle RACT, Marie-Astrid METTEN, Nabil NAJIHI, Raphaël GUILLIN
09:15 - 10:15 #19516 - 45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.
45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.

Introduction :

La dégénérescence mucoïde du ligament croisé antérieur (DMLCA) se manifeste par des douleurs postérieures du genou et une limitation de la flexion. Si plusieurs auteurs favorisent les gestes conservateurs (résection partielle du LCA, plastie de l’échancrure), il n’existe pas de consensus concernant le traitement de cette pathologie. L’hypothèse de cette étude était que la résection complète du LCA sans reconstruction permet un traitement efficace de la douleur postérieure et une récupération de la flexion.

 Matériel et Méthodes :

Vingt-trois patients (24 genoux) âgés de 51 ans en moyenne (28 à 74 ; sex ratio 0,4) ont été opérés consécutivement d’une résection complète du LCA pour DMLCA entre 2011 et 2017 ; puis évalués rétrospectivement cliniquement, radiologiquement et sur le plan fonctionnel par les scores IKDC subjectif et KOOS, avec un suivi minimum de 12 mois. Les critères de jugement (CDJ) principaux étaient la diminution de la douleur postérieure à l’échelle numérique simple et le gain de flexion. Les CDJ secondaires étaient la laxité, l’instabilité et l’évolution arthrosique.

Résultats :

La douleur postérieure préopératoire moyenne était de 6,5/10 et la flexion pré-opératoire moyenne de 107°. Au recul moyen de 3 ans, la douleur postérieure était de 1/10 (p = 0,0001) et le gain de flexion de 28 degrés (p = 0,0001). L’IKDC subjectif avait progressé de 38,8 à 71,9/100 (p < 0,001). Les items du KOOS Symptômes, Douleur et Vie quotidienne étaient supérieurs à 80/100. La laxité différentielle au TELOS™ (n = 18) était de 4 mm (de 0 à 13mm). Six patients (25%) ont développé une instabilité clinique, dont un seul a nécessité une reconstruction secondaire du LCA. Aucun paramètre préopératoire n’était corrélé à l’apparition d’instabilité post-opératoire. Pour 7 patients (29%), l’arthrose radiologique avait progressé d’un grade IKDC.

Discussion :

L’hypothèse de cette étude est vérifiée : la résection complète du LCA pour DMLCA est efficace sur les douleurs postérieures et sur la flexion du genou. Cependant, elle engendre une laxité antérieure, une instabilité et une évolution arthrosique dont les patients doivent être prévenus si cette stratégie leur est proposée.

Conclusion :

La résection complète du LCA pour Dégénérescence Mucoïde, si elle engendre des bénéfices significatifs sur la douleur postérieure et la flexion du genou, expose à des risques de laxité, d’instabilité et d’évolution arthrosique. Elle ne peut être proposée que dans un cadre précis d’information des bénéfices et des risques.

Marie CASTOLDI (Nice), Michel AZAR, Jean-François GONZALEZ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:15 #19423 - 46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.
46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.

Introduction : Les études s'intéressent souvent à la récupération de la force musculaire après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA), mais très peu à la récupération neuromusculaire, qui est pourtant capitale pour la reprise du sport. L’objectif de ce travail a été d’évaluer le déficit proprioceptif kinesthésique chez des patients en post opératoire (PO) et en phase de réathlétisation (RA), comparés à une population saine.

 

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective expérimentale, où ont été inclus des patients opérés du LCA sans antécédent orthopédique des genoux. Chaque groupe de patients comprenait 32 sujets, à un délai opératoire entre 21 et 35 jours pour les PO et entre 3 et 9 mois pour les RA. Nous avons également analysé un groupe contrôle de 32 sujets sains de niveau sportif comparable. La proprioception a été évaluée par un test de détection du mouvement passif (TDPM) réalisé sur un appareil d’isocinétisme de type Biodex®, ce qui a permis de comparer les résultats des genoux opérés, des genoux sains et du groupe contrôle. Le groupe contrôle a été testé à deux reprises, à un jour d’intervalle pour vérifier la reproductibilité de notre test.

Résultats : La reproductibilité du test TDPM sur Biodex est excellente (genou droit : CCI=0,80 et genou gauche : CCI=0,72). Nous avons mis en évidence un déficit kinesthésique bilatéral chez les patients en PO par rapport à la population contrôle (p=0,000 et p=0,011), et ce déficit est significativement plus important du côté lésé (p=0,001). Chez les patients RA, seul un déficit kinesthésique du genou opéré (p=0,036) est encore présent par rapport aux sujets contrôles.

Discussion : les représentations corticales cérébrales des déficits kinethésiques du côté lésé induisent également des perturbations du côté sain entraînant une bilatéralisation des troubles kinesthésiques, mais la récupération est plus rapide du côté sain que du côté lésé. 

 

Conclusion : Il existe un déficit bilatéral en PO, avec une différence significative entre le genou lésé et le genou sain. On retrouve un déficit du côté lésé en RA par rapport à la population témoin. Nos résultats montrent l'intérêt de réaliser un travail rééducatif proprioceptif et neuromoteur bilatéral : sur le membre lésé, mais également sur le membre sain, ce qui implique une vision nouvelle plus fonctionnelle de la rééducation post-opératoire que celle réalisée jusqu'à présent.

 

Eric LABOUTE (Capbreton)
09:15 - 10:15 #19560 - 47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.
47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Introduction :Le test K-STARTS est un test composite psychologique (ACL-RSI) et fonctionnel qui a été validé pour déterminer la récupération fonctionnelle du genou six mois après une reconstruction du LCA. 

 

Hypothèse :Le but de l’étude était de déterminer une association entre la valeur du test K-STARTS à 6 mois post-opératoire et la reprise du sport à 2 and postopératoire d’une reconstruction du LCA. L’hypothèse était que les scores K-STARTS et ACL-RSI, chez les patients ayant repris le sport au même niveau, était plus élevé que les patients n’ayant pas repris le sport ou à un niveau inférieur. 

Méthode :Les patients inclus devaient avoir une reconstruction du LCA entre mai 2016 et février 2017 avec un test K-STARTS complété à 6 mois post-opératoire évaluant leur récupération fonctionnelle et psychologique. Les patients ont été recontactés 2 ans après leur reconstruction du LCA pour évaluer le retour au sport. Les patients ont été classés en deux groupes : retour au même sport et même niveau (Groupe A) versus les autres (Groupe B) (reprise même sport et niveau inférieur, reprise autre sport, pas de reprise du sport). L’estimation de la taille nécessaire de l’échantillon était de 148 patients.

Résultats : Parmi les 187 patients ayant été recontactés, 13 ont été exclus suite à une rupture du LCA dont 5 itératives et 8 controlatérales. 174 patients ont été inclus, 86 patients dans le groupe A et 88 patients dans le groupe B. Les patients du groupe A ont un score K-STARTS significativement plus élevé que le groupe B (69.5 vs 63.8 points/100 ; P=0.02). Parmi les items du K-STARTS, le test psychologique (ACL-RSI) est significativement plus élevé dans le groupe A que dans le groupe B (71.6 vs 64,7 ; P=0.005). L’analyse des courbes ROC révèlent des valeurs seuil du K-STARTS à 54.8 points et du ACL-RSI à 63.5 points avec respectivement 84% et 71% de sensibilité pour identifier les patients pouvant reprendre le même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Conclusion :Notre étude a permis de démontrer que les scores K-STARTS et ACL-RSI à 6 mois post-opératoire sont prédictifs d’une reprise du même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA. 

Benjamin FREYCHET (Lyon), Florent FRANCK, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Thais Dutra VIEIRA, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
09:15 - 10:15 #19543 - 48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.
48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.

Objective: To determine the key factors that influence return to sports (RTS) test scores (when using K-STARTS) in a large cohort of patients following ACL reconstruction.

Design: A retrospective analysis of prospectively collected data was undertaken. All patients who underwent ACL reconstruction surgery during the study period, and also had a K-STARTS assessment at 6 months post-operatively were included. In order to identify factors influencing the K-STARTS score, an analysis of variances was performed.

Results: 676 patients were included in the study. The K-STARTS score was significantly higher in males than females (13.9 vs 12.4, p<0.001), in younger patients (those aged less than 30 vs older patients, 14.2 vs 12, p<0.001), ACL reconstructions performed with hamstring tendon autografts compared to bone-patellar tendon-bone (13.5 vs 13.1, p=0.03) and in those who completed a specific RTS program in addition to standard rehabilitation, compared to those who did not participate (17.1 vs 13.1, p<0.001). However, the only factor that significantly influenced the K-STARTS score beyond the minimal detectable change threshold was the completion of the additional RTS program. The pre-injury frequency of sports participation, whether the dominant limb was injured, time from injury to surgery, the presence of associated meniscal injuries and whether a lateral tenodesis was performed, did not significantly influence the K-STARTS score.

Conclusion: Completion of a specific return to sports program, in addition to standard rehabilitation, was the most important factor influencing the K-STARTS composite functional and psychological return to sports test score at 6 months after ACL reconstruction.

Florent FRANCK (LYON), Adnan SAITHNA, Thais DUTRA VIEIRA, Charles PIOGER, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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TR2
09:15 - 09:45

TABLE RONDE
Dysplasie de hanche.

09:15 - 09:45 Butée endoscopique : retour d’expérience. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
09:15 - 09:45 Butée arthroscopique : faisabilité. Rémy COULOMB (NIMES)
09:15 - 09:45 Fermeture et plicature capsulaire. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon)
La Nef
09:45

Vendredi 13 décembre

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CM22
09:45 - 10:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Technique et résultats de mosaic plastie de tête fémorale, y a-t-il une place pour l’arthroscopie ?

Modérateur : Adrien JACQUOT (CHIRURGIEN LIBERAL) (NANCY)
Conférencier : Olivier MAY (Toulouse)
La Nef
10:00

Vendredi 13 décembre

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BO5
10:00 - 10:40

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES

Conférenciers : Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON), Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
La Nef
10:15

Vendredi 13 décembre

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SC1
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Tendon sous-scapulaire supérieur et biceps.
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Conférenciers : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice), Laurent LAFOSSE (ANNECY), Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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SC2
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Le type de greffes pour nos ligamentoplasties du LCA est-il un sujet important ?

Modérateur : Yvan ACQUITTER (Saint-Grégoire)
Conférenciers : Philippe LANDREAU (DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNIS), Romain LETARTRE (LILLE), Jean-François POTEL (Orateur) (Toulouse), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Halle 1
11:20

Vendredi 13 décembre

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CM12
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Intelligence artificielle.
SFA>Direct

Modérateur : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CM15
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’expérience coréenne de la reconstruction du LCA.

Modérateur : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Conférencier : Joon Ho WANG (SÉOUL, CORÉE DU SUD)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CM23
11:20 - 12:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Chirurgie arthroscopique de hanche comparée à la rééducation et à l’adaptation des activités pour le traitement des CFA symptomatiques : étude multicentrique contrôlée randomisée.
Fil rouge

Modérateur : Idriss TOURABALY (Chirurgien Orthopédiste) (Paris)
Conférencier : Tony ANDRADE (Reading, ROYAUME UNI)
La Nef
11:35

Vendredi 13 décembre

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SP
11:35 - 12:30

SFA ET PRATIQUES
SFA>Direct

Modérateurs : Christel CONSO (chirurgien) (PARIS), Henry COUDANE (PU PH) (NANCY)
11:35 - 12:30 Élaboration d’un code CCAM et des évolutions futures. Catherine HEMON (Vannes)
11:35 - 12:30 Gestion des déchets dans un établissement de santé et en particulier de l’eau. Jacques-Yves NIZOU (Paris)
11:35 - 12:30 Comment parler à son directeur d’établissement. Myriam COMBES (Paris)
Grand Auditorium
12:00

Vendredi 13 décembre

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CP10
12:00 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES

Modérateurs : Harold COMMON (Interne) (Rennes), Yannick PINOIT (Marcq-en-Baroeul)
12:00 - 12:30 #19468 - 49. Ténotomie du psoas par endoscopie après arthroplastie totale de hanche : discussion à propos de 19cas.
49. Ténotomie du psoas par endoscopie après arthroplastie totale de hanche : discussion à propos de 19cas.

Introduction :

La tendinopathie du psoas est une complication rare qui peut survenir après la mise en place d’une prothèse totale de hanche. Elle est provoquée par un conflit entre la cupule et le muscle ilio-psoas. Le traitement de référence a été pendant plusieurs années la révision acétabulaire ou la ténotomie à ciel ouvert. La ténotomie par arthroscopie est une technique récente avec une littérature encore pauvre. L’objectif de cette étude est de démontrer l’efficacité de cette technique et son faible taux de complication par rapport aux autres techniques.

Patients et méthodes :

Entre 2012 et 2018, 19 patients atteints d’une tendinopathie du psoas après prothèse totale de hanche (16) ou prothèse de resurfaçage (3) ont bénéficié d’une ténotomie par voie endoscopique par 3 chirurgiens. L’intervention se déroulait sur table de traction, sous anesthésie générale, deux voies d’abord antéro-externes étaient réalisées et la ténotomie se faisait en extra-articulaire au niveau du petit trochanter à l’aide d’un VPR. La durée d’hospitalisation était de 24 heures et l’appui complet était immédiat. L’âge moyen était de 66 ans et le recul moyen de 46 mois. L’étude était rétrospective et les patients ont été contactés par téléphone. L’évaluation postopératoire comprenait : un index de satisfaction, la disparition des symptômes (complète, partielle ou insignifiante), et les complications éventuelles.

Sur les 19 patients opérés, 15 patients soulagés par la ténotomie, 12 totalement soulagés, et 3 partiellement. En revanche, 4 n’ont pas été soulagés. Aucune complication majeure n’a été rapportée, seuls 3 hématomes postopératoires ont été observés dont aucun n’a du être réopéré. Nous n’avons pas pu démontrer de corrélation entre la réponse au test infiltratif et la réponse à la ténotomie.

Discussion :

La littérature est encore pauvre concernant la prise en charge arthroscopique des tendinopathies du psoas après arthroplastie de hanche. Les premiers résultats publiés démontrent l’efficacité de la technique et le faible taux de complications associées par rapport aux autres techniques.

Conclusion :

La ténotomie par endoscopie est une technique mini-invasive, simple et rapide permettant une résolution rapide des symptômes et une récupération fonctionnelle durable. Elle est efficace quelque soit l’étiologie du conflit. Il s’agit de la technique à réaliser en première intention en cas de tendinopathie postopératoire, la révision acétabulaire ne doit être envisagé qu’en cas d’échec.

Omar AMELLAL (Court-Saint-Etienne, Belgique), Michel PENASSE, Kian LAMRASKI
12:00 - 12:30 #19474 - 50. Diagnostic arthroscopique d’instabilité antérieure de hanche : une autre cause de douleur antérieure après prothèse totale. A propos d’un cas et revue de la littérature.
50. Diagnostic arthroscopique d’instabilité antérieure de hanche : une autre cause de douleur antérieure après prothèse totale. A propos d’un cas et revue de la littérature.

La prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention courante dont la douleur persistante est un échec mal vécu par le patient et le chirurgien. L’arthroscopie de hanche permet faire le bilan des prothèses restant douloureuses et d’établir des diagnostics ainsi que de prendre en charge de manière moins invasive certaines pathologie que ce que nous pourrions faire à ciel ouvert. 

Ce cas clinique rapporte à notre sens le premier cas décrit d’instabilité antérieure de hanche diagnostiquée sous arthroscopie et imitant une tendinopathie du psoas. Il s’agissait d’une patiente opérée en 2002 d’une PTH avec un bon résultat initial qui présentait des douleurs antérieures de hanche depuis un an. L’examen clinique était en faveur d’une tendinopathie du psoas et le bilan montrait un conflit avec la cupule acétabulaire. Le traitement médical ne permettant pas de soulager suffisamment la patiente et l’indication d’une ténotomie arthroscopique a été posée. C’est lors du bilan arthroscopique qu’a été découvert une instabilité antérieure de la prothèse secondaire à une usure antérieure du polyéthylène non visible sur les examens préopératoires.

Nous profitons de ce cas clinique pour faire une revue de la littérature à propos de l’intérêt de l’arthroscopie dans le bilan et la prise en charge des prothèses de hanche douloureuses (tendinopathie du psoas, anomalie prothétique, bilan articulaire, diagnostic des infections chroniques etc…)

Maxime-Louis MENCIÈRE (Amiens)
12:00 - 12:30 #19525 - ❤ 51. Arthrite septique de hanche de l’enfant : intérêt de l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans.
❤ 51. Arthrite septique de hanche de l’enfant : intérêt de l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans.

Introduction :

La prise en charge d’une arthrite septique de hanche chez l’enfant est une urgence chirurgicale. Devant un tableau clinique associant flexum de hanche et fièvre, l’échographie comparative qui peut être réalisée par le chirurgien permet de confirmer le diagnostic et de poser l’indication chirurgicale. Si la ponction-lavage à l’aiguille est un moyen simple et rapide, ce geste expose néanmoins à un taux de récidive élevé. Le but de notre étude est de montrer que l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans est une alternative efficace et accessible en urgence.

Matériel et méthodes

Nous rapportons 2 cas (7 ans-135 cm;13 ans-143 cm) d’échec de ponction-lavage à l’aiguille traité dans un deuxième temps par arthroscopie de hanche. La technique extracapsulaire de dehors en dedans a été réalisé sous contrôle radioscopique et arthroscopique sur table orthopédique classique, à l’aide d’un arthroscope à 30 degrés et d’un couteau motorisé de diamètre 3,5mm. Par 2 abords antérolatéraux proximal et distal par rapport au muscle tenseur du fascia lata, il a été successivement réalisé sans ancillaire dédié, une capsulotomie antérieure longitudinale minimale, des prélèvements, un lavage par 3 poches de 3 litres, l’ablation des fausses membranes, des biopsies synoviales, une synovectomie partielle, un bilan cartilagineux du compartiment central puis périphérique et la mise en place d’un drainage du compartiment périphérique.

Résultats

Cette prise en charge a permis dans les deux cas, la disparition complète de l’épanchement et la normalisation progressive du bilan inflammatoire sous antibiothérapie sans ré intervention et sans complication lié à l’abord. L’appui était repris à 3 semaines. Le suivi, respectivement à 6 mois et 15 mois de recul retrouve dans les deux cas, après la reprise des activités sportives, un examen indolore de la hanche et l’absence d’atteinte radiologique.

Discussion

Cette technique d arthroscopie de hanche est la seule accessible dans le cadre de l’urgence car indépendante d’un ancillaire. Elle parait ainsi sans risque pour le cartilage ou le labrum. L’utilisation d’un arthroscope de 4.5mm de diamètre est possible à partir de 7ans-130cm. La disponibilité et l’utilisation d’un arthroscope de 2.9mm est à anticiper en dessous de cette taille.

Conclusion

L’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans nous semble pouvoir répondre efficacement aux cas d’échec de ponction-lavage à l’aiguille de l’arthrite septique de hanche de l’enfant. Elle pourrait être proposé en première intention en urgence en cas d’arthrite septique purulente ou de prise en charge tardive, en remplacement de l'arthrotomie.

Nicolas JAN (Dunkerque), Julien PIETRZAK, Matthieu BAUDOUX, Arnaud KABA
12:00 - 12:30 #19582 - ❤ 52. Ressaut externe de hanche : une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie.
❤ 52. Ressaut externe de hanche : une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie.

Introduction : Le ressaut externe de hanche (REH) est la forme la plus typique de coxa saltans, due au ressaut de la bandelette ilio-tibiale (BIT) sur le grand trochanter (GT) au cours d’un mouvement de hanche. nAssocié à un interrogatoire typique et des tests cliniques spécifiques, l’échographie dynamique apparaît comme un outil intéressant pour confirmer le diagnostic et identifier précisément l’origine du ressautr x. Un traitement chirurgical est indiqué dans certains cas de REH symptomatiques,  réfractaires à un traitement médical bien conduit, chez des patients sélectionnés. De nombreuses procédures ont été décrites, du ciel ouvert jusqu’à l’endoscopie. Le but de cette étude était de (1) décrire et de (2) comparer une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie à une technique endoscopique similaire, en terme de taux de section, lésions iatrogènes, courbe d’apprentissage et coût matériel.

Matériel et méthode : Une étude anatomique était menée au laboratoire d’anatomie de la faculté  de Nîmes. Après une étude de faisabilité permettant de décrire la technique, 6 spécimens était à disposition soit 12 hanches. Chaque spécimen recevait les deux interventions, puis un contrôle à ciel ouvert permettant d’effectuer les mesures. Un chirurgien junior réalisait l’ensemble des procédures.

Résultat : Le taux de section moyen de la BIT était de 92% dans le groupe échographie, contre 90% dans le groupe endoscopie. Aucune lésion iatrogène n’était retrouvée, notamment nerveuse. La durée moyenne de la procédure échographique était de 15 minutes contre 24,7 minutes pour l’endoscopie, avec une diminution d’un facteur 2 à 3 entre la première et la dernière procédure, quelle que soit la technique. Les taux de section incomplète étaient retrouvés en début d’expérience et atteignaient tous 100% dès la 4ème procédure, quelle que soit la technique. La procédure échographique s’avère être 1,8 fois moins coûteuse en terme de matériel que la procédure endoscopique, et jusqu’à 3 fois moins coûteuse si l’on s’intéresse aux consommables uniquement (119,56€ vs 353,48€).

Conclusion : Cette technique de section de la BIT sous échographie semble être aussi efficace et sûre qu’une technique endoscopique similaire, avec une courbe d’apprentissage accessible à un chirurgien en formation, pour une durée moyenne et des coûts matériels inférieurs.

Valentin CASCALES, Olivier MARES, Martin BERTRAND, Philippe MARCHAND, Pascal KOUYOUMDJIAN, Rémy COULOMB (NIMES)
12:00 - 12:30 53. Raideur de hanche chez le lanceur de baseball professionnel. Yukata MIFUNE (Kobe, JAPON)
La Nef
13:45

Vendredi 13 décembre

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AG
13:45 - 14:30

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Grand Auditorium
14:30

Vendredi 13 décembre

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CM13
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La coiffe des rotateurs : ce que les muscles nous apprennent.
Fil rouge, SFA>Direct

Conférenciers : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE), Philippe VALENTI (Président AOT) (PARIS)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CM16
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Les lésions méniscales postérieures RAMP et racines.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Sang Hak LEE (Seoul, CORÉE DU SUD)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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S3
14:30 - 15:30

SYMPOSIUM
Traitement des lésions du labrum dans le conflit de hanche.

Directeur de symposiums : Xavier FLECHER (Marseille), Michael WETTSTEIN (Lausanne, SUISSE)
14:30 - 15:30 Introduction. Michael WETTSTEIN (Lausanne, SUISSE)
14:30 - 15:30 Rôle du Labrum. Olivier BRINGER (Chirurgie orthopédique) (BOUJAN SUR LIBRON)
14:30 - 15:30 La série: méthodologie. Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON)
14:30 - 15:30 La série: influence du patient. Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
14:30 - 15:30 La série: influence de la déformation osseuse. Erwan PANSARD (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
14:30 - 15:30 La série: influence de la lésion labrale. Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
14:30 - 15:30 La série: influence de la technique chirurgicale. Olivier MAY (Toulouse)
14:30 - 15:30 Conclusion. Xavier FLECHER (Marseille)
La Nef
14:45

Vendredi 13 décembre

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S2
14:45 - 15:45

SYMPOSIUM
Intérêt de la résection de l’extrémité distale de la clavicule dans la réparation de la coiffe des rotateurs
SFA>Direct

Directeur de symposiums : Philippe CLAVERT (Strasbourg), Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
14:45 - 15:45 Introduction. Philippe CLAVERT (Strasbourg)
14:45 - 15:45 Que sait-on de l’arthropathie acromio-claviculaire ? Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
14:45 - 15:45 Présentation d’une méta-analyse à propos de la résection AC. Thomas BAUER (Boulogne-Billancourt)
14:45 - 15:45 Présentation de notre étude et état des lieux concernant le statut pré opératoire de l’articulation AC dans le cadre d’une rupture réparable de la coiffe supérieure. Ludovic LABATTUT (Praticien Hospitalier) (Dijon)
14:45 - 15:45 Que nous apporte le bilan d’imagerie pré-op dans notre étude ? Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
14:45 - 15:45 Quels sont les résultats post-opératoires en fonction du statut de l’articulation AC ? David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:45 - 15:45 Quels sont les facteurs d’échec de la cicatrisation tendineuse de la coiffe des rotateurs ? L’articulation AC a-t-elle une influence sur cette cicatrisation ? Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
14:45 - 15:45 Quelles sont les causes d’échecs cliniques malgré une coiffe cicatrisée ? L’articulation AC influence-t-elle ces échecs ? Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
14:45 - 15:45 Conclusion. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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SQ1
14:45 - 15:00

SESSION QUOI DE NEUF
Quoi de neuf dans la suture méniscale en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BEAUFILS (VERSAILLES)
Halle 1
15:00

Vendredi 13 décembre

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CM17
15:00 - 15:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’accès aux allogreffes est-il plus facile en France en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand)
Halle 1
15:15

Vendredi 13 décembre

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CM18
15:15 - 15:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’allogreffe est-elle obligatoire dans la prise en charge des lésions multiligamentaires du genou.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BOISRENOULT (VERSAILLES)
Halle 1
15:30

Vendredi 13 décembre

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CM19
15:30 - 15:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La suture du LCA, une vraie bonne ou mauvaise idée en 2019 ?

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Patrick DJIAN (Paris)
Halle 1

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DS3
15:30 - 15:45

DISCUSSION

La Nef
15:45

Vendredi 13 décembre

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DS2
15:45 - 16:15

DISCUSSION
SFA>Direct

Grand Auditorium

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CM20
15:45 - 16:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
30 ans de chirurgie du LCA.
Fil rouge

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Halle 1

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CM24
15:45 - 16:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Greffe du labrum : pourquoi je la pratique, mes indications, ma technique.

Modérateur : Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC)
Conférencier : Tony ANDRADE (Reading, ROYAUME UNI)
La Nef
16:00

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V8
16:00 - 16:10

VIDEOSPOT
Pourquoi et comment j’utilise l’échographie au bloc opératoire pour mes reconstructions du LCA.

Conférenciers : Marie CASTOLDI (Interne) (Nice), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse)
Halle 1
16:50

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CM14
16:50 - 17:05

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Chirurgie de l’épaule et maladie d’Ehlers-Danlos.
SFA>Direct

Modérateur : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

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SMP5
16:50 - 17:10

SESSION MISE AU POINT
Quelle plastie antérolatérale réaliser lors d’une ligamentoplastie du LCA ?

Modérateur : Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier)
Conférenciers : Pierre IMBERT (Chirurgien) (St Raphaël), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG), Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
Halle 1

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SMP6
16:50 - 17:10

SESSION MISE AU POINT
Conflit de hanche et complexe lombo-pelvi-fémoral

Modérateur : Nicolas VERDIER (chirurgien) (Bordeaux)
16:50 - 17:10 Comment prendre en compte les troubles de torsion fémorale. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon)
16:50 - 17:10 Comment prendre en compte les troubles de la bascule pelvienne. Olivier MAY (Toulouse)
La Nef
17:10

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CP7
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT), Xavier OHL (MCU-PH) (Reims)
17:10 - 18:10 #19422 - ❤ 54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.
❤ 54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.

Background: The primary objective of this study was to evaluate improvements in external rotation after isolated arthroscopic capsular release in children with shoulder contracture due to brachial plexus birth palsy.

Materials and methods: This study included all children older than 2 years with a range of active ex- ternal rotation limited to 30° or less and/or active anterior elevation (AE) limited to 90° or less secondary to brachial plexus palsy treated between 2011 and 2015. Passive glenohumeral motion, passive global (gle- nohumeral plus scapulothoracic) motion, active global motion for external rotation with the elbow at the side (ER1), AE, and internal rotation with the elbow at the side were recorded before and 2 years after surgery. Improvement was evaluated by comparing the preoperative and follow-up values. The operation performed was subscapularis-sparing arthroscopic capsular release.

Results: Thirty-five patients were included, and 28 completed 2 years of follow-up. The average changes in active global ER1, passive glenohumeral ER1, and passive global ER1 were +35° (range, −20° to +100°;P  <  .0001), +35° (range, +0° to +75°; P  <  .0001), and +26° (range, −15° to +60°; P  <  .0001), respective- ly. There were no significant changes in internal rotation with the elbow at the side or AE. The mean improvement in the aggregate Mallet score was 3.9 points (range, −3 to +9 points; P  <  .0001).

Conclusions: For children with shoulder contracture secondary to brachial plexus palsy, subscapularis- sparing isolated capsular release improves external rotation and functional scores and avoids any loss of active internal rotation but does not improve AE.

Justin RUYER (Lyon), Sophie GROSCLAUDE, Philippe LACROIX, Aram GAZARIAN
17:10 - 18:10 #19442 - ❤ 55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.
❤ 55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.

BACKGROUND

The development of an ultrasound probe that can be used through an arthroscopic portal allows direct access to the deep tissues of the shoulder. These structures are sometimes hardly seen with external ultrasound system and also difficult to analyze under arthroscopy. This intraoperative imaging technique can thus make possible the refine of the diagnosis, the surgical procedure and thus to propose a more adequate therapy. The main objective of the study is to evaluate the feasibility to use an endo-ultrasound probe, to realize images during shoulder arthroscopy on anatomical subjects without causing secondary lesions. The secondary objectives are the detection of rotator cuff tears, tendinous calcification, chondropathies, acromioclavicular arthropathy and labrum lesions.

RESULTS

We were able to realize ultrasound images of 68% of all the structures of interest. 

A part of the missing acquisitions are due to the old age of the anatomical subjects (average age 90 years) where structures of interest were no longer present.

The secondary objective was partially fulfilled with the detection of total tears of the supraspinatus tendon in 3 shoulders. We have also been able to produce partial rupture images of intra-tendon cleavage. Intra-tendinous calcifications were explored in 1 shoulder. Humeral or glenoid chondropathy were present on all the shoulders under study. 

Finally, we did not notice lesions induced by the ultrasound probe during our handling on all 6 shoulders. The acquisition time of the images with the endo-ultrasound probe was no more than 20 minutes for each of the shoulders, with an average time of 10min 15s for shoulders with complete tissue state.

 CONCLUSION

 It was easy and safe to manipulate an endo-ultrasound probe and to acquire ultrasound images of the different glenohumeral or subacromial structures during shoulder arthroscopy. This results opens the way for further explorations using endo-ultrasound devices.

Gabriel LATEUR (Grenoble), Antonin BENTEJAC, Regis PAILHÉ, Maureen COHEN BACRY, Marie Anne CHANRION, Guillaume CUSTILLON, Benoit VETTIER, Sandrine VOROS, Alexandre MOREAU-GAUDRY
17:10 - 18:10 #19546 - ❤ 56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.
❤ 56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.

INTRODUCTION : Depuis peu, l’enseignement de l’arthroscopie a bénéficié de l’intégration de simulateurs de réalité virtuelle (VR), qui permettent un apprentissage semi-autonome pour les novices. La cohorte NOVICE a permis de confirmer que les internes possédaient de meilleures compétences de base en triangulation, quand ils suivaient un programme régulier sur simulateur VR pendant 6 mois, plutôt qu’avec des formations ponctuelles type ateliers. Nous avons cherché à savoir si les compétences des novices recueillies pour la cohorte NOVICE étaient différentes de celles d’internes en fin de cursus (CONFIRMED) ou de praticiens experts (EXPERTS), selon leur type d’entraînement.

 

MATERIELS & METHODES : 2 nouvelles cohortes ont été constituées : des internes français en fin de formation (CONFIRMED), et des experts internationaux de l’épaule (EXPERTS). Tous ont réalisé les exercices « Periscoping » et « Catch the stars Glenohumeral », lors d’une session unique avec 3 essais, et ont rempli le même questionnaire. Leurs résultats ont été comparés à ceux de la cohorte NOVICE avec 6 essais, après 6 mois sans entraînement spécifique (NOVICE A), avec entraînement ponctuel (NOVICE B) ou avec entraînement régulier sur simulateur VR pendant 6 mois (NOVICE C). Les variables Temps, Alignement de caméra, Mouvement de caméra et Mouvement de Pince étaient analysées.

 

RESULTATS : Concernant l’exercice Periscoping, il existe une différence significative pour le Temps (EXPERTS :138s, CONFIRMED : 110s, NOVICE A : 149s (p < 0,0001) et NOVICE C :129s (p=0,00976)), Alignement de Caméra (EXPERTS : 81%, CONFIRMED : 87%, NOVICE A : 92% (p < 0,00141), et Mouvement de Caméra (EXPERTS : 123cm, CONFIRMED : 101cm, NOVICE A : 126cm, NOVICE B : 114cm, NOVICE C : 115cm (p < 0,0001)). 

Concernant l’exercice Catch the stars, il existe une différence significative pour le Temps, (EXPERTS : 81s, CONFIRMED : 143s, NOVICE A : 121s, NOVICE B : 105s, NOVICE C : 112s (p < 0 ,0001)), Mouvement de Caméra (EXPERTS 41cm, CONFIRMED 63cm, NOVICE A 52cm, NOVICE B 45cm, NOVICE C 51cm (p < 0 ,0001)) et Mouvement de Pince (EXPERTS 116cm, CONFIRMED 204cm, NOVICE A 155cm, NOVICE B 146cm, NOVICE C 157cm (p < 0 ,0001)).

 

DISCUSSION : L’exercice Catch the stars semble un exercice discriminant entre les différents niveaux d’expertise, et plus proche de la pratique quotidienne arthroscopique. L’exercice Periscoping a été conçu pour enseigner les bases de la triangulation et les novices ayant eu de nombreux essais sont sans doute plus performants que des experts après trois essais.

Elise BERNARD (Nancy), Paul WALBRON, François SIRVEAUX, Harold COMMON, Hervé THOMAZEAU, Tran N GUYEN
17:10 - 18:10 #19443 - ❤ 57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.
❤ 57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.

INTRODUCTION. Le bloc anesthésique du nerf suprascapulaire (NSS) basé sur des repères osseux (BARO) est une technique a priori accessible aux praticiens sans expérience en anesthésie locorégionale ou guidage échographique. L’objectif primaire était de valider la faisabilité du BARO du NSS par un chirurgien orthopédiste. L’objectif secondaire était de proposer une description de la course des branches sensitive du NSS à l’épaule.

 MATERIELS & METHODES. Un BARO était réalisé sur 15 épaules cadavériques par un interne en chirurgie orthopédique. Dix ml de bleu de méthylène - et 0.75% de ropivocaine - étaient injectés autour du NSS. 2.5mL d’une solution de latex rouge étaient également injectés pour identifier le site d’injection. La distribution des branches sensitives du NSS était également décrite.

RESULTATS. La distance moyenne entre le NSS et le site d’injection était de 1.5cm (0-4.5cm). Le site d’injection le plus frequent était le tiers proximal du col de la scapula. Quinze NSS ont été marqués en amont de l’origine des branches sensitives. Les 15 NSS donnaient 3 branches sensitives innervant la capsule gleno-humérale postérieure, la bourse sous acromiale, et les ligaments coraco- et acromio-claviculaire.

CONCLUSIONS. Le BARO  du NSS par un chirurgien orthopédiste est une technique simple, fiable,  et précise. Une injection à proximité de l’échancrure suprascapulaire est recommandée pour marquer le NSS en amont de ses trois branches sensitives.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Panagiotis KEREZOUDIS, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
17:10 - 18:10 #19589 - 58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.
58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.

Introduction : L’essor des techniques arthroscopiques diffusent son utilisation et multiplie les indications. Des prélèvements bactériologiques sont fréquemment réalisés, dans le cadre de recherche systématique lors de reprises chirurgicales, ou dans le cadre d’infection avérée. Leur réalisation doit obéir à des règles précises pour permettre l’identification du ou des germes en cause d’une part, en évitant les contaminations d’autre part. Sous arthroscopie, ces derniers sont classiquement réalisés au moyen d’une pince, ce qui multiplie les manipulations et limite la taille de l’échantillon.  L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats d’une technique simple, reproductible et rapide de prélèvements bactériologiques au moyen du shaver.

 

Matériel et méthodes : La technique consistait dans le fait d’enrouler une compresse propre non souillée, à la sortie du shaver, à la place de son tuyau d’évacuation. Toutes nos procédures de reprises chirurgicales en 2018 sur l’épaule ont été effectuées avec prélèvements bactériologiques, réalisés à titre systématique dans 57 cas, et dans 2 lavages chirurgicaux. Il s’agissait de chirurgies de l’épaule exclusivement. Trois prélèvements étaient effectués à partir des débris recueillis dans la compresse du shaver, et trois étaient effectués classiquement à la pince. Le conditionnement était ensuite identique, avec utilisation de pots de Shaedler, et analyse rapide par l’équipe de bactériologie.

 

Résultats : Vingt huit cas de reprises chirurgicales avec prélèvements à titre systématique, et les 2 cas de sepsis, ont présenté des prélèvements positifs et ont été retenus pour l’analyse. Les germes en cause étaient le Cutibacterium Acnes dans 100% des cas, avec Staphylococcus aureus dans 1 cas surajouté. La sensibilité de la technique Shaver était supérieure à la technique classique : 90% versus 80%. La spécificité était identique.

 

Discussion : L’arthroscopie est une excellente technique pour diminuer les risques infectieux du site opératoire, et pour traiter des infections, par l’irrigation qui permet un lavage chirurgical sans égal. Cette technique au shaver permet de recueillir facilement, sans surcoût, des prélèvements bactériologiques de taille supérieure, et de toutes localisations, tissulaires ou osseuses. Un autre avantage est le gain de temps, puisque les prélèvements sont réalisés en même temps que le geste de débridement.   

 

Conclusion : La technique des prélèvements bactériologiques à la compresse sur la sortie du shaver est simple, fiable et reproductible.

Philippe TEISSIER (MONTPELLIER), Jacques TEISSIER, Haroun BOUHALI
17:10 - 18:10 #19573 - 59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?
59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?

L’arthroscopie est une voie d’abord qui s’est progressivement imposée en orthopédie. Les avantages de cette technique sont une récupération fonctionnelle accélérée, moins d’infection et une rançon cicatricielle faible. L’un des principaux inconvénients reste le saignement qui vient troubler le champ visuel. L’objectif de cette étude était d’analyser les paramètres attenants à la procédure chirurgicale et anesthésique afin de comprendre les causes possibles du saignement sous arthroscopie d’épaule.

Il s’agit d’une étude monocentrique observationnelle analytique prospective multi-opérateur. L’objectif était d’inclure cinquante patients consécutifs bénéficiant d’une arthroscopie d’épaule. Les patients sont opérés en latéral, sous anesthésie générale avec traction et arthropompe (50mmHg). L’électrocoagulation n’est pas utilisée de première intention. Les données étaient recueillies en peropératoire par un interne.

Cinquante patients ont été inclus du 23/01/18 au 15/04/18 (Homme=62%, Age=55.87 ans, Poids=81.2 kg, IMC=28.09kg/m²). Un patient présentait une thrombopénie (80 000 G/L;TP=0.75;TCA=1.2). Sept patients prenaient des antiagrégants plaquettaires.

L’intervention intéressait majoritairement l’épaule droite (60%) sans relation entre le côté opéré et l’existence d’un saignement peropératoire (OR=4.5;IC95%[0.87-23.35],p=0.09149).

L’analyse des procédures anesthésique s’est révélée inexploitable en l’absence de standardisation des pratiques.

En comparant le sous-groupe saignement (38 patients) à celui sans saignement, on retrouvait une répartition homogène des gestes, la durée opératoire était supérieure (+2.15min,p > 0.05) et la pression de l’arthropompe augmentait de façon plus importante (µ=+27.24mmHg contre µ=+9.17mmHg,p < 0.01). La tension artérielle systolique à l’induction (Δ=19mmHg,p=0.238) et la pression artérielle moyenne (Δ=4.67mmHg,p=0.447) étaient plus élevées. La fréquence cardiaque était semblable (70bpm).

Dans le sous-groupe saignement il existait entre l’induction et l’évènement saignement une augmentation moyenne de 23mmHg de la TAS (p < 10-4), retrouvée pour la PAM (Δ=13.648, p=0.0016) mais pas pour la fréquence cardiaque (Δ=1.079, p=0.719)

Les caractéristiques patient n’ont pas permis de décrire un patient type sujet au saignement. La répartition des gestes entre les groupes est homogène et les durées opératoires similaires.

Il existe cependant une forte corrélation statistique entre la variation de tension artérielle systolique et l’évènement saignement (p < 10-4).

Le chirurgien ne semble pas être le principal responsable du saignement.

L’atout principal de cette étude est son originalité. Elle est à notre connaissance la seule ayant étudié les facteurs chirurgicaux et anesthésiques responsable du saignement. Sa principale faiblesse est son manque de puissance lié à un faible effectif. Cette étude devra être complétée à plus grande échelle afin d’accroître sa puissance statistique. Cela permettrait de définir des protocoles types afin d’améliorer la prise en charge et le confort du patient et de son chirurgien.

Maxime LEFEVRE (Nancy), François SIRVEAUX
17:10 - 18:10 #19444 - 60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.
60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.

INTRODUCTION. Le nerf suprascapulaire (NSS) assure la majorité de l’innervation sensitive de l’épaule. Cependant, la distribution des branches sensitives du NSS reste encore débattue. L’objectif était de proposer une description consensuelle des branches sensitives du NSS.

METHODES. Les divisions, les courses, et la distribution des branches sensitives du NSS innervant les structures de l’épaule ont été examinées macroscopiquement par la dissection de 37 épaules de 19 cadavres frais âgés en moyenne de 83 ans (74-89).

RESULTATS. Les 37 NSS donnaient 1 branche sous acromiale médiale (bSAM) et 1 branche sous acromiale latérale (bSAL), et une branche gléno-humérale postérieure (bGHP) à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale (bSAM) et latérale (bSAL) – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires (bSAM), et de la capsule gléno-humérale postérieure (bGHP).

CONCLUSION. Le NSS donnait deux branches sous acromiales et une branche gléno-humérale postérieure à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale et latérale – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires, et de la capsule gléno-humérale postérieure.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Patrick CHAYNES, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CP9
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles CATIER (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (CESSON SEVIGNE), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG)
17:10 - 18:10 #19528 - 61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.
61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.

Introduction

Les récentes études ont montré des taux importants de rupture de transplant avec l’utilisation des greffes aux ischio-jambiers lors de reconstruction du LCA (LCAR) chez les patients jeunes < 20 ans. Toutefois ce taux semble diminuer avec l’augmentation du diamètre de la greffe. En réponse à ces données, en Nouvelle Zélande, les chirurgiens ont augmenté leur utilisation de greffes courtes à brins multiples (DT4, DIDT6..) pour majorer le diamètre final du greffon ou ont utilisé plus fréquemment le tendon rotulien. L’objectif de cette étude était d’évaluer si ces modifications ont permis de diminuer le taux de re-rupture chez le sujet de moins de 20 ans à partir des données du registre néo-zélandais.

Mat et méthode

Toutes les LCAR des patients de moins de 20 ans lors de la chirurgie, réalisées en NZ et avec un recul de 2 ans minimum ont été inclues dans cette étude. Les patients ont été classés en fonction de la greffe utilisée : DIDT, DT4, DIDT 5/6, DIDT 7/8. Pour chaque groupe, le diamètre moyen de la greffe et le taux de re-rupture étaient évalués.

Résultat

991 patients ont été inclus dont 512 hommes (operation entre Avril 2014 et Mai 2017). À 2 ans de recul minimum, 51 re-rutpures ont été enregistrées (soit un taux global de 5.1%). Il n’y avait pas de différences statistiquement significatives entre les cohortes. Les greffes courtes multi brins avaient des taux de re-rupture comparables aux greffes classique (DIDT) (5.7% vs 6% ; p = 0.92) il y avait une tendance vers moins de re rupture avec l’utilisation du ligament patellaire (3.1% re rupture) vs IJ (5.9%) p = 0.087. Le taux de re rupture était 1.8 fois inférieur quand cette greffe était utilisée en comparaison à un DIDT classique et 1.9 fois inférieur aux IJ multiple brins.Par ailleurs il n’y avait aucun cas de rupture dans le groupe de sexe féminin (104 patientes) avec une greffe au LP en comparaison au taux de re rupture de 5.1% chez les femmes ayant reçu une greffe aux IJ (p = 0.023).

Conclusion

Les greffes courtes à brins multiples permettent d’avoir des greffes de plus gros diamètre mais dans ce travail n’ont pas permis de réduire significativement le taux de re-rupture du LCA chez les sujets jeunes. Les greffes au ligament patellaire semblent avoir un taux de re-rupture inférieur en particulier chez les patients jeunes de sexe féminin.

Jerome MURGIER (Biarritz - Aguiléra), Andrew POWELL, Mark CLATWORTHY
17:10 - 18:10 #19471 - 62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.
62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.

Introduction

Les ruptures de plasties du LCA conduisent le plus souvent à une reprise par une autogreffe car les allogreffes semblent impossibles, inaccessibles voir risquées, pour beaucoup de chirurgiens.

Matériel et méthodes

Il s ‘agissait d’une étude prospective de 37 patients opérés entre 2004 et 2017 et ayant un suivi supérieur à 12 mois. Ont été inclus des sportifs de loisir, gênés par leur instabilité. Ont été exclus, les sportifs de haut niveau ou professionnels. L’âge moyen était de 38 ans (21-68). Les allogreffes se décomposaient en greffe du tendon tibialis antérieur ou postérieur (16 cas), greffe de tendon patellaire (14 cas), greffe de semi tendineux (2 cas), greffe de facia lata (4 cas) et greffe de court péronier latéral (1 cas). 35 patients ont eu une ténodèse extra articulaire en association à la plastie intra articulaire, 13 une plastie postéro-latérale ou médiale et pour 2  une ostéotomie tibiale de valgisation. Tous ont été évalués par un examinateur indépendant. Les tests de Student ont été pratiqués. 

Résultats

Tous les patients ont été interrogés ou revus au recul moyen de 49 mois (12-140).  Il n’y a eu aucune infection profonde. Un patient a été repris par PTG, 2 patients ont eu une rerupture (2 et 4 ans post greffe). Les scores IKDC et KOOS moyens sont passés respectivement de 55 ± 13 à 80 ± 16 points (p < 0,05) et de 58 ± 11 à 85 ± 17 points (p < 0,05). La laximétrie différentielle au KT-1000 s’est réduite de 4,7 ± 2,3 mm en pré-opératoire à 1,4 ± 1,7 mm en post-op. Avec le GNRB®, la laximétrie différentielle s’est réduite de 4,8 ± 2,4 mm en pré-op à 1,5 ± 1,7 mm en post-op. (p < 0,05).  

Discussion

Les résultats subjectifs et objectifs des allogreffes sont comparables à ceux des reprises par autogreffe (K-J ou DI-DT) dans la littérature (Trojani C, 2012, Shelbourne D, 2014, Grassi A, 2017). Les avantages de l’utilisation d’une allogreffe sont nombreux : absence de morbidité du prélèvement, gain de temps opératoire, possibilité d’adapter la greffe aux pertes de substances osseuses et récupération  plus rapide. Les inconvénients sont : risques théoriques de contamination bactérienne, virale ou fungique et ligamentisation plus longue. 

Conclusion

Les allogreffes sont légales et possibles en France et leurs résultats dans une population de sportifs de loisir sont encourageants. Les facteurs limitants en France sont la faible disponibilité et le coût des allogreffes.

Jean François TABURET (Paris), Simon PELLETIER, Caroline VINCELOT-CHAINARD, Patrick DJIAN, Henri ROBERT
17:10 - 18:10 #19534 - ❤ 63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.
❤ 63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.

Introduction : Les lésions du segment postérieur du ménisque médial sont les lésions intra-articulaires les plus fréquemment associées aux ruptures du ligament croisé antérieur. Les « ramp lesions » ont été définies comme une déchirure de l'attache périphérique de la corne postérieure du ménisque interne. Ces lésions sont difficilement mises en évidence à l’IRM préopératoire, alors que leur prévalence arthroscopique peut atteindre 24%. L’anatomie et le rôle biomécanique de la racine postérieure du ménisque médial ont déjà été étudiés, et plusieurs publications parlent du rôle et des réparations d’un ligament ménisco-tibial postérieur (LMTP). Nous n’avons pas trouvé dans la littérature de description anatomique du reste du segment postérieur, notamment de sa jonction ménisco-synoviale et du LMTP.

L’objectif de cette étude anatomique et histologique était d’analyser le segment postérieur du ménisque médial, sa jonction ménisco-synoviale, afin d'identifier le LMTP.

Méthodes : Nous avons effectués une dissection cadavérique de dix genoux . La capsule postéromédiale a été abordée par voie une postérieure. Ainsi, nous avons pu accéder au segment postérieur du ménisque médial et à sa jonction ménisco-synoviale. Nous avons prélevé en un bloc la capsule proximale, le segment postérieur du ménisque médial, toute la jonction ménisco-capsulo-tibiale, et un fragment de tibia. Trois tranches de section par pièce ont été réalisées pour l’étude histologique.

Résultats : Macroscopiquement, la jonction ménisco-synoviale paraissait pellucide, mais renforcée à sa partie antérieure et postérieure. Il n’y avait pas de structureligamentaire macroscopique au niveau de la jonction ménisco-synoviale. L’étude microscopique a révélé un revêtement de surface endothéliforme de cellules régulières. Le tissu sous-jacent correspondait à un réseau collagénique de densité modérée comportant de rares fibroblastes et adipocytes. Il n’a pas été visualisé pour autant de structure histologique individualisable pouvant répondre aux caractéristiques d'une structure ligamentaire au sein de la jonction ménisco-synoviale.

Discussion :Dans son étude, Peltier compare la translation antérieure et la rotation interne du tibia entre trois groupes de lésion associées: 1) lésion du LCA isolée; 2) lésion du LCA associée à une section de la jonction ménisco-synoviale postérieure; 3) lésion du LCA, lésion ménisco- synoviale postérieure et section du LMTP. Il n’est pas mis en évidence de différence significative entre les groupes 2 et 3 ce qui semble cohérent avec notre étude confirmant l’absence de LMTP.

Conclusion: Bien que cité dans plusieurs articles de la littérature, nous n’avons pas retrouvé dans notre étude de ligament ménisco-tibial postérieur, tant sur le plan macroscopique que microscopique.

Rémi DI FRANCIA, Quentin NICOLAS (Brest), Goulven LE HENAFF, Isabelle QUINTIN-ROUE, François-Xavier GUNEPIN, Frédéric DUBRANA
17:10 - 18:10 #19480 - 64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.
64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.

Introduction: La lésion de la jonction ménisco-capsulaire postéro interne  est fréquemment associée à la rupture du ligament croisé antérieur(LCA). C’est une lésion qui reste sous diagnostiquée par les explorations pré opératoires et après une exploration arthroscopique standard. Le but de notre étude est d’estimer la fréquence de cette lésion et d’en évaluer les facteurs de risque.

Méthodes:Nous avons réalisé une étude rétrospective avec recueil prospectif des données. Qui a intéressé une série continue des 50 dernières ligamentoplasties du LCA  réalisées dans notre service. Un recueil des données épidémiologiques a été réalisé. Une comparaison entre les données de L’IRM et l’exploration arthroscopique par re-visionnage des vidéos per-opératoire a été faite.

Résultats:  La prédominance masculine était nette, 92% des hommes. L’Age moyen de nos patients était de 28 ans.  Et l’accident de sport était le mécanisme le plus fréquent. Une  Ramp Lesion  du ménisque interne a été associé à la rupture du LCA dans 28% des cas. Les types les fréquents étaient le type 4 dans 42% des cas, et le type 5 dans 35% des cas. L’analyse statistique des données de l’IRM a montré une faible sensibilité de 70% avec un taux important de faux négatif de 28%. L’analyse des données épidémiologiques de notre étude a constaté 2 facteurs prédictifs de la lésion de la rampe; l’âge jeune et le délai important entre le traumatisme et la chirurgie.

Discussion :

La lésion ramp est fréquemment associée à la rupture du LCA, cette fréquence varie dans la littérature entre 64% dans la série de Sonnery-cottet et 9% dans la série de Bollen. Jorge Chahla a étudié les facteurs de risque qui sont : le sexe masculin, l’âge jeune, la poursuite d’une activité sportive pré opératoire ou la survenu d’un nouveau traumatisme, et le plus important c’est le délai entre le traumatisme et la chirurgie. L’IRM était toujours le gold standard pour explorer les traumatismes du genou. Mais dans la lésion ramp cet examen n’a pas montré une grande fiabilité avec une sensibilité qui varie dans la littérature entre 82% et 48%. 

Conclusion : 

Les données de L’IRM et les voies arthroscopiques conventionnelles sont insuffisant pour faire le diagnostic des « ramp » lésions. Etant donné la fréquence de ses lésions dans les laxités antérieures chroniques, des voies arthroscopiques complémentaires, inter condylienne et postéro-interne, sont nécessaire pour les explorer.

Sakr AYARI (Tunis, Tunisie), Anis TBORBI, Hichem ABID, Med Amine GHARBI , Aymen BEN MAATOUG, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI
17:10 - 18:10 #18198 - 65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.
65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.

Introduction

Une différence minimale cliniquement pertinente (MCID) est la plus petite différence que les patients considèrent comme importante. Elle permet de faire une distinction, essentielle pour un clinicien, entre un résultat statistiquement significatif et un résultat cliniquement pertinent. Cet outil est particulièrement utile pour les concepts non mesurables instrumentalement.  L'objectif principal de l'étude était d'identifier la MCID des principaux scores du genou utilisés pour suivre l'évolution des patients opérés pour une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA): l'IKDC subjectif, le KOOS, le Lyshom et l'ACL-RSI.

Matériel et méthodes  

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Les patients inclus étaient tous sportifs et devaient avoir complété l'ensemble des questionnaires en préopératoire et à 1 an de recul. De plus, à 1 an de recul les patients ont répondu à 2 questions anchor: "êtes-vous satisfaits des résultats de la chirurgie: très satisfait/satisfait/moyennement satisfait/pas satisfait?" et "vous sentez vous apte à reprendre votre sport habituel, oui/non?". Une différence absolue a été calculée entre les scores préopératoire et à 1 an de recul pour déterminer la MCID.

Résultats

Cinq-cent-six patients ont été inclus, 339 hommes et 167 femmes âgés en moyenne de 29,4+/-9,7 ans. La série comprenait 27 joueurs professionnels, 200 compétiteurs, 279 sportifs de loisir. 298 (58,9%) patients se sont dits très satisfaits, 181 (35,8%) satisfaits, 24 (4,7%) moyennement satisfaits et 3 (0,6%) pas satisfaits. Tous les patients (100%) se sont dits aptes à reprendre la course et 393 (77,7%) à reprendre leur sport habituel. L'amélioration était significativement plus élevée chez les patients les plus satisfaits (non significative pour le KOOS vie quotidienne), et ceux qui se disaient aptes à reprendre leur sport habituel (non significative pour le KOOS douleur et vie quotidienne). Selon la question posée, les améliorations les plus fortes concernaient le KOOS qualité de vie (+47,4 et +44,3), KOOS sport (+39 et +37,9), l'ACL-RSI (+31,3 et +28,7) et l'IKDC subjectif (+27,2 et +26,3).

Discussion

La satisfaction des patients et leur sentiment d'aptitude à reprendre leur sport habituel à 1 an ne sont pas liés aux scores KOOS vie quotidienne et douleur.

Conclusion

Cette étude a permis d'identifier la MCID à 1 an de recul des principaux scores du genou utilisés après une reconstruction du LCA. Elles pourront servir pour de futures études afin qu'une éventuelle différence statistiquement significative soit également pertinente pour un patient.    

Shahnaz KLOUCHE (Paris), Yoann BOHU, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
17:10 - 18:10 #19577 - 66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.
66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.

Objectif : Les spécialistes de l’épaule utilisent le SSV (Simple Shoulder Value), score gtrès simple d’utilisation qui donne des résultats proches des scores fonctionnels classiques de cette articulation. Aucune évaluation de ce type n’existe à notre connaissance pour le genou. Notre hypothèse est que le « simple knee value » (SKV) est un score valide donnant des résultats équivalents aux différents scores déjà utilisés dans l’évaluation fonctionnelle du genou. Notre objectif principal est de valider le SKV via la mesure de la corrélation de celui-ci avec les scores fonctionnels validés du genou de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC, dans le cadre de différentes situations pathologiques du genou.

Méthodes :Nous avons mené une étude pilote, descriptive, prospective. Un questionnaire comprenant les scores de Lysholm-Tegner (groupe adultes « jeunes » et pédiatrique), IKDC et KOOS (groupes adultes « jeunes » et « séniors »), et WOMAC (groupe « séniors ») était remis à tous les patients se présentant en consultation pour une pathologie du genou. La question suivante (score SKV) était ajoutée : « à combien évaluez-vous votre genou le jour de l’examen, par rapport à un genou normal en pourcentage ? ». Cent vingt six patients ont été inclus : 47 adultes jeunes, 49 adultes séniors ont été inclus et ont répondu au questionnaire lors de leur première consultation, la veille de l’opération et à 6 mois post-opératoires ; 30 témoins ont aussi été inclus. L’analyse des corrélations entre le SKV et les Scores fonctionnels validés a reposé sur le calcul de coefficients de corrélation de Spearman (S).  Le nombre de sujet nécessaire a été déterminé par la statisticienne de notre centre.

Résultats :. Nous avons retrouvé une corrélation forte à très forte statistiquement significative dans les 2 groupes entre le SKV et les scores de Lysholm-Tegner (S jeunes= 0.6427), IKDC (S jeunes= 0.7896, S séniors= 0.7483), KOOS symptômes (S jeunes= 0.6369, S séniors= 0.7279), KOOS douleurs (S jeunes= 0.6330, S séniors= 0.7261), KOOS fonctions (S jeunes= 0.7107, S séniors= 0.7354), KOOS activités (S jeunes= 0.7066, S séniors= 0.5841), KOOS qualité de vie (S jeunes= 0.7259, S séniors= 0.6324)et WOMAC (S séniors= -0.6067). 

Conclusion : Le SKV est un score valide, fortement corrélé aux scores de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC. Il s’agit d’un score simple et peu chronophage qui peut être facilement utilisé dans la pratique quotidienne.

 

Vincent MAROT (Toulouse), Franck ACCADBLED, Jérôme MURGIER, Reina NICOLAS, Emilie BERARD, Etienne CAVAIGNAC
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CH
17:10 - 18:00

COMITÉ HANCHE

La Nef