Mercredi 11 décembre
14:00

Mercredi 11 décembre

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JR1
14:00 - 14:30

JOURNÉE RECHERCHE
L’IMAGERIE NUMÉRIQUE

Modérateurs : Eric BELLISSANT (Rennes), Pierre JANNIN (Chercheur) (Rennes)
14:00 - 14:30 Qu’est-ce que la réalité mixte : perspectives en soins et en éducation. George ATHWAL (London, CANADA)
14:00 - 14:30 Qu’est-ce que la réalité virtuelle ? Danny GOEL (Vancouver, CANADA)
La Nef
14:30

Mercredi 11 décembre

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JR2
14:30 - 15:15

JOURNÉE RECHERCHE
BRITANNY SESSION

Modérateurs : Frédéric DUBRANA (PUPH) (Brest), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
14:30 - 15:15 Optimiser l’imagerie numérique. Emmanuel CORDONNIER (Rennes)
14:30 - 15:15 Améliorer ses compétences pratiques en arthroplasties d'épaule grâce aux logiciels de planification utilisés comme simulateurs de pose. Marc-Olivier GAUCI (Nice), Anthony HERVE (CCA) (Rennes)
14:30 - 15:15 Le futur des implantations prothétiques. Julien BERHOUET (MCU-PH) (St Cyr sur Loire), Jean CHAOUI (Brest)
La Nef
15:15

Mercredi 11 décembre

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JR3
15:15 - 16:00

JOURNÉE RECHERCHE
VR INDUSTRIAL SESSIONS

Modérateurs : Nicla SETTEMBRE (NANCY), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
15:15 - 16:00 Notre expérience de la VR en simulation arthroscopique. Martina VITZ (ZURICH, SUISSE)
15:15 - 16:00 Notre expérience de la réalité virtuelle en arthroscopie. Gilat NOIMAN (ISRAËL)
15:15 - 16:00 Démarrer tôt la formation de l'interne par simulation VR. David BADRI (Zuchwill, SUISSE)
15:15 - 16:00 La VR dans la formation pratique en orthopédie-traumatogie. Elena ANDREEVA (MONTRÉAL, CANADA)
La Nef
16:30

Mercredi 11 décembre

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JR4
16:30 - 18:00

JOURNÉE RECHERCHE
LA SIMULATION EN RÉALITÉ VIRTUELLE : SA PERTINENCE DANS L’ÉDUCATION PRÉSENTE ET FUTURE
Fil rouge

Modérateurs : Julien BERHOUET (MCU-PH) (St Cyr sur Loire), David DEJOUR (chirurgien) (Lyon), Romain SEIL (Président ESSKA) (Luxembourg, LUXEMBOURG)
16:30 - 18:00 La réalité virtuelle en arthroscopie, rien de possible sans programme éducatif. Arnaud CLAVÉ (Brest)
16:30 - 18:00 Simulation en réalité virtuelle en arthroscopie : la première « cohorte NOVICE » française. Paul WALBRON (Chef de Clinique Assistant) (NANCY), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
16:30 - 18:00 La performance cinématique en simulation arthroscopique VR est corrélée au niveau d'expérience. Alexandre TRONCHOT (Interne) (Rennes), Julien BERTHELEMY (Rennes), Marie LE DUFF (Rennes), Arnaud HUAULME (Rennes), Harold COMMON (Interne) (Rennes), Paul WALBRON (Chef de Clinique Assistant) (NANCY), Hervé THOMAZEAU (Rennes), Pierre JANNIN (Chercheur) (Rennes)
16:30 - 18:00 Réalité virtuelle : intérêt dans l’enseignement. Danny GOEL (Vancouver, CANADA)
16:30 - 18:00 Réalité virtuelle dans l’enseignement au bloc opératoire, expérience LTSI. Pierre JANNIN (Chercheur) (Rennes)
16:30 - 18:00 Programme d’accréditation NASCE pour centres d’enseignement des compétences : pièges et avantages. Nicla SETTEMBRE (NANCY)
La Nef
Jeudi 12 décembre
07:45

Jeudi 12 décembre

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CE01
07:45 - 08:45

CE01 - Conférence d'enseignement
Scores fonctionnels en chirurgie du genou. Lesquels utiliser ? Que mesure-t-on ? Perspectives
SFA>Direct

Conférenciers : Franck ACCADBLED (PU PH) (Toulouse), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Vincent MAROT (Interne) (Toulouse), Jérôme MURGIER (chirurgien) (Biarritz - Aguiléra)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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CE02
07:45 - 08:45

CE02 - Conférence d'enseignement
Ruptures de coiffe : qu’est-ce que j’ai fait et que j’ai arrêté.

Conférenciers : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon), Jean KANY (Orthopédiste) (TOULOUSE), Lionel NEYTON (Orateur) (Lyon)
Halle 1

Jeudi 12 décembre

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CE03
07:45 - 08:45

CE03 - Conférence d'enseignement
Prise en charge des lésions ostéochondrales du dôme talien (LODT).

Conférenciers : Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Saint Mandé), Jean-Christophe MINIOT (Paris), Jonathan SILVERA (Paris), Gilbert VERSIER (chirurgien) (PARIS)
La Nef

Jeudi 12 décembre

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CE04
07:45 - 08:45

CE04 - Conférence d'enseignement
Place des plasties antéro-latérales dans la reconstruction du LCA chez l’enfant et l’adolescent.

Conférenciers : Loic GEFFROY (Nantes), Philippe GICQUEL (PUPH) (STRASBOURG), Grégory LUCAS (PH) (RENNES)
Le Réfectoire

Jeudi 12 décembre

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CE05
07:45 - 08:45

CE05 - Conférence d'enseignement
Comment bien débuter en arthroscopie du coude.

Conférenciers : Kevin BARGOIN (Chirurgien libéral) (NANTES), Pierre CROUTZET (chirurgien du membre supérieur) (TOULOUSE), Mathieu FERRAND (CHIRURGIEN MEMBRE SFA) (RENNES)
Le Belvédère
09:00

Jeudi 12 décembre

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OC
09:00 - 09:15

OUVERTURE DU CONGRÈS
SFA>Direct

Conférenciers : Jin Hwan AHN (Séoul, CORÉE DU SUD), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
Grand Auditorium
09:15

Jeudi 12 décembre

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CM1
09:15 - 09:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le compagnonnage en chirurgie est-il mort ?
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : Hervé THOMAZEAU (Rennes)
Conférencier : Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Grand Auditorium
09:30

Jeudi 12 décembre

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CM2
09:30 - 09:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Sutures méniscales arthroscopiques.
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
Conférencier : Jin Hwan AHN (Séoul, CORÉE DU SUD)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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VS5
09:30 - 09:40

VIDEOSPOT
Comment je fais un examen clinique de la cheville : de l’entorse à l’instabilité chronique.
Fil rouge

Modérateur : Thomas BAUER (Boulogne-Billancourt)
Conférencier : Giovany PADIOLLEAU (Chirurgien) (Nantes)
La Nef

Jeudi 12 décembre

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BO4
09:30 - 10:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Reprises et complications en pédiatrie.

Conférenciers : Bernard FRAISSE (PH) (Rennes), Grégory LUCAS (PH) (RENNES), Camille THEVENIN-LEMOINE (PH) (Toulouse)
Le Réfectoire
09:45

Jeudi 12 décembre

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CM3
09:45 - 10:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le Cutibacterium acnes dans l’arthroscopie d’épaule.
SFA>Direct

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
Conférencier : George ATHWAL (London, CANADA)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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SMP3
09:45 - 10:00

SESSION MISE AU POINT
Revue de la littérature sur la cheville en 2019.
Fil rouge

Modérateur : Stéphane GUILLO (MD) (Bordeaux)
Conférencier : Romain CHEVALLIER (Interne) (Paris)
La Nef
10:00

Jeudi 12 décembre

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CM4
10:00 - 10:15

CONFÉFENCE MAGISTRALE
Anatomie et vascularisation des ménisques.
SFA>Direct

Modérateur : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Conférencier : Robert SMIGIELSKI (Warsaw, POLOGNE)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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BO3
10:00 - 10:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Tendinopathies achilléennes.

Conférenciers : Michael ANDRIEU (chirurgien orthopédiste) (MONTAUBAN), Jonathan BENOIST (Chirurgien du pied et de la cheville) (RENNES), Olivier BONIFACE (Chirurgien) (Annecy)
La Nef
10:15

Jeudi 12 décembre

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CM5
10:15 - 10:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Le grand séisme de l’Est du Japon et le Tsunami.
SFA>Direct

Modérateur : Yacine CARLIER (Chirurgien épaule coude) (MERIGNAC)
Conférencier : Eiji ITOI (Professor and Chair) (Sendai, JAPON)
Grand Auditorium
11:05

Jeudi 12 décembre

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VS1
11:05 - 11:15

VIDEOSPOT
Comment je réduis un flessum du genou.
SFA>Direct

Modérateur : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES)
Conférencier : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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VS3
11:05 - 11:15

VIDEOSPOT
Comment j’identifie et je prépare une coracoïde.

Modérateur : Florent LESPAGNOL (chirurgien orthopédiste) (NANTES)
Conférencier : Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
Halle 1

Jeudi 12 décembre

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TR1
11:05 - 11:50

TABLE RONDE
Instabilité médiale de la cheville.

Conférenciers : Olivier BARBIER (chirurgien orthopédiste) (Saint Mandé), Fabrice COLIN (chirurgien orthopediste) (PERPIGNAN), Guillaume CORDIER (chirurgien) (Mérignac)
La Nef

Jeudi 12 décembre

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CM10
11:05 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’arthroscopie ambulatoire en pédiatrie.

Modérateur : Loic GEFFROY (Nantes)
Conférenciers : Walid LAKHAL (Chef de clinique) (TOURS), Marie Christine MAXIMIN (libéral) (MARSEILLE)
Le Réfectoire
11:15

Jeudi 12 décembre

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SOF
11:15 - 11:30

SESSION SOFCOT
L’épisode de soins
SFA>Direct

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
Conférencier : Didier MAINARD (Chef de Service) (Nancy)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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CM7
11:15 - 11:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Perte de substance osseuse dans l’instabilité.

Modérateur : Laurent LAFOSSE (ANNECY)
Conférencier : Eiji ITOI (Professor and Chair) (Sendai, JAPON)
Halle 1
11:30

Jeudi 12 décembre

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CM6
11:30 - 11:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’expérience coréenne des plasties antéro-latérales.
SFA>Direct

Modérateur : Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Conférencier : Jin Goo KIM (Séoul, CORÉE DU SUD)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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CM8
11:30 - 11:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’acromion : de l’Australopithèque Sediba à Roger Federer.

Modérateur : Philippe CLAVERT (Strasbourg)
Conférencier : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE)
Halle 1
11:35

Jeudi 12 décembre

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SMP4
11:35 - 12:00

SESSION MISE AU POINT
RAMP méniscales de l’enfant.

Modérateur : Bernard FRAISSE (PH) (Rennes)
Conférenciers : Franck ACCADBLED (PU PH) (Toulouse), Franck CHOTEL (Chef de service) (Lyon)
Le Réfectoire
11:45

Jeudi 12 décembre

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BO1
11:45 - 12:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Doit-on rechercher et réparer les RAMP lésions du ménisque interne lors d’une reconstruction du LCA ?
SFA>Direct

Conférenciers : Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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BO2
11:45 - 12:30

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES
Existe-t-il encore une place pour les lambeaux ?

Conférenciers : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE), Thierry JOUDET (Orateur) (LIBOURNE), Jean-David WERTHEL (Chirurgien) (Boulogne-Billancourt)
Halle 1
11:50

Jeudi 12 décembre

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CP3
11:50 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES

Modérateurs : Frédéric BASSELOT (Chirurgien) (Rennes), François-Xavier SEVESTRE (Chirurgien Orthopédiste) (Rennes)
11:50 - 12:30 #19462 - ❤ 22. Traitement endoscopique des enthésopathies achilléennes. Etude anatomique et clinique de faisabilité.
❤ 22. Traitement endoscopique des enthésopathies achilléennes. Etude anatomique et clinique de faisabilité.

Introduction: - Un des  traitements possible de l’enthésopathie achilléenne est la reconstruction à ciel ouvert de l’insertion achilléenne  par exérèse de l’enthèse calcifiée et de la grosse tubérosité puis réinsertion sur ancres du tendon d’Achille.  Cette intervention est faite classiquement à ciel ouvert.  Le décollement sous cutané et la dissection tendineuse nécessaire peuvent être la source de problèmes de cicatrisation chez les patients à risque.

Hypothèse : - Il serait possible de réaliser cette intervention sous endoscopie afin de diminuer les risques de troubles de la cicatrisation cutanée chez les patients à risque.

Matériel  et méthodes: - Une technique opératoire a été mise au point. Elle consistait à réaliser sous endoscopie à l’aide de cinq portes d’entrée une désinsertion réinsertion du tendon d’Achille avec résection de la grosse tubérosité et de l’enthèse calcifiée.  Une étude de faisabilité au laboratoire d’anatomie était  d’abord réalisée sur cinq pieds cadavériques puis une étude in vivo sur cinq patients  était réalisée au bloc opératoire.

Résultats : - Il n’y a eu aucun échec  sur les dix procédures chirurgicales. Dans tous  les cas la résection des calcifications et de la grosse tubérosité  a pu être réalisée correctement.  Cette résection était contrôlée sous endoscopie et sous amplificateur de brillance pour les dix cas et après dissection pour les cinq cas cadavériques. Dans tous les cas, le tendon d’Achille a pu être réinséré dans de bonnes conditions selon la même technique qu’à ciel ouvert. La bonne réinsertion était contrôlée sous endoscopie, par la remise en équin physiologique de la cheville et par dissection pour les cas cadavériques. Il n’y a pas eu de complications dans la série clinique à 3 mois de recul.

Conclusion :- Il est possible de réaliser sous endoscopie  le traitement des enthésopathies d’Achille par désinsertion réinsertion du tendon d’Achille avec résection de l’enthèse calcifiée et de la grosse tubérosité. Il est maintenant nécessaire de valider cette technique endoscopique en analysant les résultats cliniques et anatomiques à plus long terme et en la comparant avec les résultats à ciel ouvert.

Niveau de preuve. IV.

Olivier BONIFACE (Annecy), Thomas VERVVORT
11:50 - 12:30 #19489 - 23. Reconstruction arthroscopique du ligament talo-fibulaire antérieur et calcanéo-fibulaire : Revue de 50 patients à plus de deux ans de recul.
23. Reconstruction arthroscopique du ligament talo-fibulaire antérieur et calcanéo-fibulaire : Revue de 50 patients à plus de deux ans de recul.

Introduction : Entre 10 à 30% des entorses latérales de cheville évolue vers l'instabilité chronique. En cas de contre-indication à une réparation ligamentaire, la reconstruction est une option thérapeutique. Les techniques à ciel ouvert ont évolué vers des procédures entièrement arthroscopiques. Le but de cette étude est d'évaluer les résultats clinique de la reconstruction arthroscopique des faisceaux antérieurs et moyens du plan ligamentaire latérale de la cheville à plus de 2 ans.

Méthodes : Une série rétrospective, réalisée entre décembre 2013 et avril 2016 de patients ayant bénéficié d'une reconstruction arthroscopique du ligament latérale à l'aide d'une autogreffe,a été menée sur 50 chevilles chez 50 patients pour une instabilité latérale chronique de la cheville. Les critères d'inclusions étaient un échec de traitement conservateur pendant une durée minimum de 6 mois, la reconstruction anatomique des ligaments talo-fibulaire antérieur et calcanéo-fibulaire avec autogreffe  au tendon droit interne et une durée de suivi minimum de 2 ans. Les résultats cliniques ont été évalués avec une échelle visuelle analogique (EVA) pour la douleur, le score de Karlsson-Peterson, un score AOFAS ainsi que les mobilités de la cheville. Les complications ont été rapportées. La satisfaction des patients et le retour au sport ont été renseignées.

Résultats : la durée moyenne de suivi est de 33,1 mois. L'EVA est passée de 3,5 à 0,8 entre les pré opératoire et le dernier suivi (p < 0,001). Le score de Karlsonn-Peterson est passé de 69 à 93,7 (p=0,0001). Le score moyen AOFAS est passé d'une moyenne de 76,4 à 94,7 au suivi final (p=0,0001). Les flexions plantaires et dorsales sont passées respectivement de 46,5° à 46,1° et de 22,8° à 20,1° entre le pré opératoire et le dernier suivi (p < 0,05). Dans l'ensemble, des complications post opératoires sont survenus chez 3 patients (6,1%).

Conclusion : La reconstruction arthroscopique des faisceaux antérieur et moyen du ligament latéral avec autogreffe est une méthode fiable et reproductible en cas d'instabilités chronique de cheville résistante au traitement médical et ne pouvant pas bénéficier d'une technique de réparation.

Jordan OVIGUE (bordeaux), Guillaume CORDIER
11:50 - 12:30 #19507 - ❤ 24. Résultats d’une enquête de pratique dans l’instabilité chronique de cheville en France.
❤ 24. Résultats d’une enquête de pratique dans l’instabilité chronique de cheville en France.

Résultats d’une enquête de pratique dans l’instabilité chronique de cheville en France

 

Introduction

 

En cas de résistance au traitement médical optimal bien conduit, les techniques chirurgicales utilisées pour traiter une instabilité chronique de cheville sont de mieux en mieux étudiées et maîtrisées.

Deux grands types de procédures sont possibles :

-       Les réparations ligamentaires plus ou moins associées à des renforts tissulaires

-       Les reconstructions ligamentaires plus ou moins anatomiques

Les techniques anatomiques ont prouvé leur supériorité par rapport aux techniques non anatomiques.

L’arthroscopie permet de réaliser ces différentes techniques chirurgicales et a pour principal avantage la prise en charge simultanée des lésions associées très fréquentes dans l’instabilité chronique de cheville. Elle est, pour certains, le dernier et le meilleur examen diagnostic pour décider d’une réparation ou d’une reconstruction.

Malgré toutes ces connaissances, les indications restent très hétérogènes et dépendent essentiellement des habitudes de chacun.

 

Matériel et méthodes

 

Nous rapportons les résultats d’une enquête de pratique réalisée auprès des chirurgiens du pied et de la cheville en France.

L’enquête était constituée de 2 parties, une première portait sur les caractéristiques du chirurgien et une seconde présentait 3 cas cliniques. Un choix thérapeutique était validé pour chacune des situations.

L’objectif premier était de faire une évaluation précise des pratiques en France

Les objectifs secondaires étaient d’identifier les situations qui semblent faire consensus et les situations controversées et d’essayer de trouver les paramètres influençant les choix thérapeutiques chirurgicaux.

Cette enquête a été réalisée en ligne auprès des membres de 3 sociétés savantes (SFA, AFCP, GRECMIP)

 

Résultats

 

Deux cent vingt-huit réponses ont été recueillies.

L’âge moyen des chirurgiens est de 46 ans et traitent l’instabilité de cheville depuis 14 ans en moyenne.

67% pratiquent cette intervention moins de 20 fois par an et seulement 7% plus de 50 fois.

Plus de la moitié s’adapte à chacune des situations (56%) tandis que 44% font toujours la même technique. Dans ¼ des cas car ils n’en maîtrisent qu’une dans les autres cas car ils estiment qu’elle donne toujours de bons résultats.

63% pratiquent cette chirurgie à ciel ouvert, 21% sous arthroscopie, 13% en mini-invasif et dans 7% des cas une arthroscopie 1ère est réalisée avant le geste de stabilisation à ciel ouvert. 

 

Conclusion

Cette enquête reflète l’hétérogénéité des pratiques chirurgicales dans l’instabilité de cheville et fournit les axes de recherche dans les situations cliniques les moins consensuelles. 

Ronny LOPES (Nantes), Ali GHORBANI, Frederic LEIBER WACKENHEIM, Guillaume CORDIER
11:50 - 12:30 #19571 - 25. Réinsertion arthroscopique du ligament talofibulaire antérieur : série prospective de 23 cas.
25. Réinsertion arthroscopique du ligament talofibulaire antérieur : série prospective de 23 cas.

Introduction : L’entorse de cheville est un traumatisme fréquent, pourvoyeur de complications dans un cas sur cinq. L’instabilité latérale chronique, la cheville douloureuse instable résultent la plupart du temps d’une lésions du ligament talofibulaire antérieur (LTFA). Différentes méthodes de réparation chirurgicale ont été décrites à ciel ouvert. Nous procédons pour notre part à une réinsertion sous arthroscopie du LTFA selon la technique décrite par J.Vega.

Matériel Méthodes : Série monocentrique mono opérateur. Tous les patients opérés d’une réinsertion arthroscopique du LTFA ont été successivement inclus de manière prospective sur une durée de 6 mois, d’avril à novembre 2018. Le traitement concomitant de lésions associées ou de facteurs prédisposants constituaient des critères d’exclusion. L’ensemble des patients avait bénéficié initialement d’une prise en charge conservatrice avec immobilisation et physiothérapie. Les critères d’évaluations primaires étaient l’évolution du score de l’European Foot And Ankle Society (EFAS) et de l’EVA de la douleurs (EVAd) à 6 mois post opératoire. Les complications et le délai de reprise de la marche sans cannes et le retour au sport constituaient les critères d’évaluations secondaires.

Résultats : Il existait une différence significative entre EFAS pré et post op a 6 mois avec une augmentation moyenne de 14,913 points sur 40, avec une moyenne de 8 en pré opératoire et un score moyen de 23 en post opératoire soit une amélioration moyenne de 37% du score EFAS IC95% = [10.730 ; 19.096] p < 10-4.7. L’EVAd pré opératoire est significativement plus élevée que l’EVAd à 6 mois post opératoire avec une décroissance de -4,74 points IC95% = [-5.681 ; -3.797] ; p=0.0001. Les complications recensaient trois cas d’algoneurodystrophie, une dysesthésie transitoire du nerf fibulaire superficiel et une tendinite fibulaire secondaire au protocole de rééducation, aucune complications septique, cutanée ou neurologique fixée.

Conclusion : Cette technique chirurgicale est une alternative qui semble sûre dans le traitement des instabilités perçues ou non, plus ou moins associées aux douleurs du carrefour antéro latéral de cheville d’origine post traumatique par lésions du LTFA après échec d’un traitement conservateur.

Simon LUKAS (Lille), Alexis THIOUNN
11:50 - 12:30 #19435 - 26. Etude comparative sur l’intérêt de l’arthroscopie dans le traitement conservateur de l’hallux rigidus: à propos de 39 cas.
26. Etude comparative sur l’intérêt de l’arthroscopie dans le traitement conservateur de l’hallux rigidus: à propos de 39 cas.

Introduction : L’hallux rigidus (HR) est un motif de consultation fréquent en chirurgie du pied. Plusieurs techniques chirurgicales ont été décrites dans la littérature. L’arthroscopie de la première métatarso-phalangienne (MTP1), utilisée seule ou en association avec des ostéotomies, a fait l'objet de nombreuses descriptions techniques mais peu d'études comparatives. Le but de ce travail était  de démontrer que la chirurgie par arthroscopie donne de meilleurs résultats postopératoires.

Matériels et Méthodes:   Dans une étude rétrospective de 35 patients (39 HR) traités entre 2014 et 2018, nous avons comparé les résultats du traitement par arthroscopie versus technique percutanée en analysant les résultats sur la fonction du pied. La classification de Coughlin et Shurnas a été utilisée pour déterminer la sévérité de l’HR. Les résultats fonctionnels ont été évalués par le score de l’AOFAS.

Résultats:  Notre population a été répartie sur deux groupes : 21 hallux traités par arthroscopie (G1) et 18 HR opérés par chirurgie percutanée (G2).Les deux groupes étaient homogènes avec absence de différences significatives pour Le sexe et l’âge. En préopératoire, la mobilité moyenne de la MTP1 dans G1 était de 38.9° pour la flexion dorsale (FD) et 12.7° pour la flexion plantaire (FP).La mobilité moyenne préopératoire de la MTP1 dans G2 était de 34° pour la FD et 10.5° pour la FP. Au dernier recul (17.7 mois pour G1 et 37.5 mois pour G2), les mobilités moyennes passives étaient de 87° FD et 73° FD respectivement pour G1 et G2. La FP était plus importante dans le G1 avec 17° contre seulement 11° pour le G2. Le score AOFAS moyen, calculé en préopératoire, était de 42 et 45 respectivement pour le G 1 et G2. Au dernier recul le score était de 88 pour G1 contre 75 pour le G2.Une infection du site opératoire et deux cas d’algodystrophie ont été notés dans notre série

Discussion et Conclusion : Nos résultats confirment la supériorité du traitement par arthroscopie. Les suites post opératoires, le taux de récupération et les scores fonctionnels sont meilleurs à court et à moyen terme. Il s’agit d’une pathologie évolutive et les données de la littérature, comme notre série, ne disposent pas suffisamment de recul pour évaluer et comparer ces résultats par rapport aux autres techniques.

Hassene AFFES (Tunisie, Tunisie), Walter MAC DOUGALL , Ovidio CRISAN , Younes OUCHRIF
11:50 - 12:30 27. Valeur ajoutée du scanner préopératoire pour la dégénérescence cartilagineuse chez les patients présentant des lésions ostéochondrales du dôme du talus. Tomoyuki NAKASA (Hiroshima, JAPON)
La Nef
12:00

Jeudi 12 décembre

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CM11
12:00 - 12:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Retour au sport après reconstruction du LCA chez l’enfant.

Modérateur : Grégory LUCAS (PH) (RENNES)
Conférenciers : Barbara KWIATKOWSKI (Cheffe de clinique) (Lausanne, SUISSE), Liviu MICLE (Limoges)
Le Réfectoire
14:05

Jeudi 12 décembre

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VS2
14:05 - 14:15

VIDEOSPOT
Greffes courtes de reconstruction du LCA avec le semi-tendineux ST4 : techniques et résultats.
SFA>Direct

Modérateur : Olivier CANTIN (chirurgien) (LORIENT)
Conférencier : Stéphane PLAWESKI (Grenoble)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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VS4
14:05 - 14:15

VIDEOSPOT
Comment je répare le sillon inter-tuberculaire et le ligament transverse pour ténodéser le biceps.

Modérateur : Laurent BAVEREL (MD) (SAINT GREGOIRE)
Conférencier : Christel CONSO (chirurgien) (PARIS)
Halle 1

Jeudi 12 décembre

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SN
14:05 - 15:00

SESSION NERFS - RETOUR EN ANATOMIE
Fil rouge

Modérateur : Mickaël ROPARS (Rennes)
14:05 - 15:00 Mais où sont passés les nerfs du coude ? Philippe CLAVERT (Strasbourg)
14:05 - 15:00 Comment repérer les nerfs du coude sous échographie ? Guillaume KOCH (Strasbourg)
14:05 - 15:00 Nerf ulnaire au coude et canal carpien : comment bien interpréter l'EMG, les pièges à éviter. Christel CONSO (chirurgien) (PARIS)
La Nef

Jeudi 12 décembre

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SJ
14:05 - 17:30

SESSION JEUNES
Fil rouge

14:05 - 17:30 Comment je choisis mon ancre. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
14:05 - 17:30 Meilleur mémoire du DIU en 180 secondes : Augmentation du transplant par Fibertape dans les reconstructions primaires du ligament croisé antérieur par autogreffe d'ischio-jambiers. Résultats cliniques à 2 ans de recul minimum contre groupe contrôle. Sylvain GUY (Interne) (MARSEILLE)
14:05 - 17:30 Examen clinique de l'épaule instable : "les jeunes ne savent plus examiner leurs patients". Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
14:05 - 17:30 Meilleur mémoire du DIU en 180 secondes : L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Étude biomécanique in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants. Christophe JACQUET (interne) (Marseille)
14:05 - 17:30 Session controverse francophone : fixation primaire du transplant de LCA. Benoit COULIN (Médecin) (Genève, SUISSE)
14:05 - 17:30 Meilleur mémoire du DIU en 180 secondes : Facteurs associés aux lésions méniscales et cartilagineuses concomitantes aux lésions du ligament croisé antérieur dans une population pédiatrique. Cristian NINULESCU (chirurgien orthopédique) (Bruxelles, BELGIQUE)
14:05 - 17:30 Arthroscopie de cheville : arthrodèses. Marc ELKAIM (Chirurgien) (Paris), Nicolas FRAQUET (PH) (La Roche-sur-Yon)
14:05 - 17:30 Comment organiser et planifier son installation professionnelle en orthopédie ? Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), E. CRUZ (Grenoble), Antoine MORVAN (CCA) (Boulogne), B. VORMS (Paris)
Le Réfectoire
14:15

Jeudi 12 décembre

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CP1
14:15 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES. genou
SFA>Direct

Modérateurs : Pierre LAUDRIN (Rennes), Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier)
14:15 - 15:30 #19473 - 1. Il n'y a pas de lien entre la présence d'oedeme osseux et l'instabilité rotatoire dans le cadre de lésion du LCA.
1. Il n'y a pas de lien entre la présence d'oedeme osseux et l'instabilité rotatoire dans le cadre de lésion du LCA.

Objectifs :Les indications des renforts latéraux lors des reconstructions du ligament croisé antérieur (LCA) sont encore très discutées. Certains auteurs suggèrent que les oedèmes osseux fémoral et tibial latéraux et le « latéral fémoral notch sign » sont des critères d’instabilité rotatoire devant inciter à effectuer un renfort latéral. Notre hypothèse était l’existence d’une corrélation entre le volume des œdèmes osseux latéraux et la présence d’une lésion du ligament antérolatéral (LAL). L’objectif principal de notre étude étaient de démontrer une corrélation entre les lésions du LAL repérées par échographie dynamique et le volume des œdèmes osseux latéraux fémoraux et tibiaux à l’IRM.

Méthode :Nous avons effectué une étude observationnelle prospective. Tous les patients ayant présenté une lésion aigue du LCA et opérés à moins de 8 semaines du traumatisme, ont été inclus entre avril 2018 et avril 2019. Une éventuelle rupture du ligament antéro-latéral (LAL) a été évaluée par échographie dynamique en pré-opératoire, sous anesthésie générale. Le grade du pivot shift test (Sous AG) a également était rapporté. Le volume des œdèmes osseux latéraux fémoraux et tibiaux selon la classification ICRS a été mesuré sur les IRM pré-opératoires par deux lectures en aveugle espacée d’un mois, et par deux lecteurs différents. La corrélation entre une lésion du LAL et l’importance des œdèmes osseux a été calculée. La corrélation entre une lésion du LAL et un pivot shift test de haut grade a également été déterminée.

Résultats :61 patients ont été inclus. 52.5% présentaient une lésion du LAL à l’échographie dynamique préopératoire. L’importance des œdèmes osseux latéraux n’était pas significativement corrélée à la présence d’une lésion du LAL (fémur : p=0.6113, tibia : p=0.7068), ni à la présence d’un pivot shift test (fémur : p=0.9522, tibia : p=0.1387). Un pivot shift test de grade >1 était significativement corrélé à une lésion du LAL (p<0.0001). Les reproductibilités inter et intra-observateurs étaient excellentes. 

Conclusion :Le volume des œdèmes osseux latéraux n’est pas corrélé à l’instabilité rotatoire du genou. La présence d’oedème n’est associée ni à la présence d’une lésion du LAL, ni au pivot shift test. Nous n’avons pas trouvé de lien entre les signes d’instabilité rotatoire et la présence d’oedeme osseux. L’excellente qualité diagnostique du pivot shift test dans le dépistage d’une lésion du plan antérolatéral est réaffirmée. La classification ICR est d’utilisation simple et reproductible.

Vincent MAROT (Toulouse), Boris CORIN, Reina NICOLAS, Jérôme MURGIER, Etienne CAVAIGNAC
14:15 - 15:30 #19558 - 2. La lésion des structures antérolatérales du genou est le facteur de risque le plus important du Pivot Shift de haut Grade dans les ruptures récentes du LCA.
2. La lésion des structures antérolatérales du genou est le facteur de risque le plus important du Pivot Shift de haut Grade dans les ruptures récentes du LCA.

Background:Pre-operative high-grade pivot shift is associated with higher rates of ACL graft failure, persistent instability and inferior patient reported outcomes. The pathophysiology of high-grade pivot shift is multifactorial and numerous factors have been implicated. 

Purpose :The aim of this study was to determine risk factors for high-grade pivot shift, with a particular emphasis on addressing the limitations of previous studies, by including a comprehensive evaluation of both soft-tissue and osseous parameters. 

Study design: Case series 

Methods :A prospective evaluation of 200 consecutive patients undergoing acute ACL reconstruction (within 10 days of injury) was undertaken. An open lateral exploration was undertaken at the time of the index procedure. Details regarding patient and injury characteristics were recorded. Osseous parameters (tibial slope and condylar ratios) were determined using established MRI protocols. A multivariate logistic regression with Penalized Maximum Likelihood was used to identified risk factors associated with grade 3 pivot shift. A stepwise descending strategy was applied from the initial full model to determine the most parsimonious one, removing step-by-step all the non-statistically significant parameters and keeping only the clinically relevant parameters and confounding factors (if any). 

Results :The mean age of the population was 28.3 +/- 9.8 years. 67.5% of patients were male. 35 (17.5%) of patients had a high grade (grade 3) pivot shift and 165 (82.5%) had a low-grade pivot shift (grades 1 and 2). Both uni- and multivariate analyses demonstrated that injury to the Anterolateral structures of the knee was the only significant risk factor for high grade pivot shift. When this was subcategorized further, it was identified that both complete and incomplete tears of the ALL, and Segond fractures were all significant risk factors for high grade pivot shift. 

Conclusions :A comprehensive evaluation of soft-tissue and osseous factors has identified that injury to the Anterolateral Structures of the knee is the most important risk factor for explosive pivot shift in acute ACL-injured knees.

Andrea FERRETTI (ROME, Italie), Edoardo MONACO, Thais Dutra VIEIRA, Edoardo GAJ, Alessandro CARROZZO, Alessandro ANNIBALDI, Valerio ANDREOZZI, Adnan SAITHNA, Bertrand SONNERY-COTTET
14:15 - 15:30 #19472 - ❤ 3. Peut-on palper l’insertion distale tibiale du ligament antérolatéral pour identifier sa lésion dans les ruptures du ligament croisé antérieur ?
❤ 3. Peut-on palper l’insertion distale tibiale du ligament antérolatéral pour identifier sa lésion dans les ruptures du ligament croisé antérieur ?

Introduction

Il a été démontré que le ligament antérolatéral (LAL) jouait un rôle dans le contrôle de la stabilité rotatoire du genou.

Nous avons montré qu’une lésion LAL pouvait être identifié par échographie. La lésion est le plus souvent tibial.

L’objectif de cette étude est d’évaluer la corrélation entre la palpation douloureuse en aigue de l’insertion distale du LAL et l’aspect lésionnel échographique.

 

Matériel et méthode

Nous avons mené une étude prospective monocentrique incluant 130 patients (89 hommes et 41 femmes), d’âge moyen 27,2 ± 8,3 ans, présentant une lésion unilatérale du LCA datant de moins d’un mois. 

Une palpation de l’insertion distale était réalisée en moyenne à 8,8 ± 3,2 jours du traumatisme permettant de déterminer le statut douloureux ou non du LAL.  

Le statut échographique était réalisé en préopératoire par un chirurgien formé au diagnostic échographique. L’ensemble des évaluations était réalisé en double aveugle (le chirurgien ne connaissait pas le statut clinique du LAL).

Nous avons mesuré la corrélation entre le statut lésionnel échographique du LAL et la douleur à la palpation de l’insertion distale, via le coefficient de corrélation intra classe avec un intervalle de confiance à 95%. 

La corrélation entre le pivot shift pré opératoire au bloc opératoire et  l’aspect lésionnel échographique a elle aussi été recherchée.

Nous avons obtenu l’accord du comité d’éthique pour cette étude. En l’absence d’objectif quantifiable , le nombre de sujet nécessaire a été déterminé par le recrutement durant 1 an. 

 

Résultats

La concordance entre la palpation douloureuse de l’insertion distale du LAL et l’aspect lésionnel échographique est bonne avec un intervalle de confiance à 95% de l’ICC à 0,801(IC 95% : 0,730, 0,855).

La sensibilité de ce test clinique est à 92%(IC 95% : 88-97), la spécificité à 88(IC 95% :  82- 93), la valeur prédictive positive à 88%(IC 95% :82-94) et la valeur prédictive négative à 92%(IC 95% : 87-97).  

La concordance entre le Pivot shift au bloc opératoire et l’aspect lésionnel échographique

est bonne, ICC = 0,850(IC 95% : 0,794, 0,891).

Conclusion

Les qualités diagnostiques de la palpation douloureuse de l’insertion distale du LAL dans l’identification d’une lésion du LAL sont excellentes.

Cette structure étant impliquée dans la stabilité rotatoire du genou, l’évaluation de son statut par la palpation est adaptée pour la prise en charge « à la carte » d’un genou traumatisé.

 

 

 

 

Jérôme MURGIER, Pierre THOMAS, Louis COURTOT, Vincent MAROT, Etienne CAVAIGNAC (toulouse)
14:15 - 15:30 #19495 - 4. La reconstruction combinée du LCA et du ligament antérolatéral est-elle associée à un risque plus important de complications? Résultats préliminaires d'une étude prospective randomisée.
4. La reconstruction combinée du LCA et du ligament antérolatéral est-elle associée à un risque plus important de complications? Résultats préliminaires d'une étude prospective randomisée.

Background: The widespread historical abandonment of lateral extra-articular procedures in ACL-injured knees occurred due to concerns about high rates of adverse events. Recently there has been a resurgence in popularity of lateral extra-articular procedures and this warrants an urgent evaluation of their safety profile.

Hypothesis/Purpose: The aim of this study was to perform an interim analysis of the ongoing (blinded for journal review) randomized controlled trial in order to determine whether combined ACL and anterolateral ligament reconstruction (ACL+ALLR) is associated with an increased rate of adverse outcomes when compared to isolated ACL reconstruction (ACLR). The hypothesis was that there would be no significant difference between groups at a minimum follow-up of one year.

Study Design: Randomized Controlled Trial

Methods: Recruitment was commenced in November 2016. Patients scheduled for ACL reconstruction were randomized to either isolated ACL reconstruction (bone-patella tendon-bone autograft) or combined ACL+ALLR (hamstring tendon autograft). All patients with a minimum follow-up of one year, in March 2019 were included. Complications and re-operations, knee laxity parameters, range of motion, Tegner, Lysholm, IKDC and KOOS scores were evaluated.

Results: 224 patients (112 in each group) with a mean follow-up 12.3 +/- 1.9 (range 12 to 19) months formed the study population. There was a significantly higher rate of re-operation for cyclops syndrome in the isolated ACL group (B-PT-B 8.9%, ACL+ALLR 0%, p=0.0012). There was no significant difference in the frequency of graft rupture (B-PT-B 5.4%, ACL+ALLR 0.9%, p=0.1191), range of motion deficits, pain, or re-operation for meniscectomy between groups. There were no cases of post-operative infection, venous thromboembolism, or arthrofibrosis. Subjective IKDC (81.2 vs 86.8, p=0.0048), Lysholm (88 vs 92, p=0.0131) and some components of KOOS were significantly better in the ACL+ALL group.

Conclusion: This study demonstrates no evidence of an increased risk of adverse events after combined ACL+ALL reconstruction when compared to isolated ACL reconstruction with a B-PT-B graft. The trend towards a reduced graft rupture rate and significantly better subjective IKDC, Lysholm and KOOS scores with the combined procedure is consistent with the previous literature and expected to be more pronounced at the end of the overall study period.

Charles PIOGER (PARIS), Bertrand SONNERY-COTTET, Thais DUTRA VIEIRA, Florent FRANCK, Charles KAJETANEK, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Adnan SAITHNA
14:15 - 15:30 #19561 - 5. Plastie antérolatérale associée à la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA) chez l’enfant. A propos de 40 cas au recul minimum de 2 ans.
5. Plastie antérolatérale associée à la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA) chez l’enfant. A propos de 40 cas au recul minimum de 2 ans.

Introduction

On constate une augmentation du nombre de ruptures du ligament croisé antérieur (LCA) chez les enfants gardant un potentiel de croissance. Cependant, la chirurgie du LCA chez l’enfant reste marquée par un taux élevé de rupture itérative. L’adjonction d’une plastie antérolatérale à la plastie du LCA chez l’adulte a démontré son intérêt dans le contrôle rotatoire du genou et la diminution du taux ruptures itératives. Peu d’études ont analysé les résultats de ces plasties combinées chez l’enfant. 

Les buts de l’étude étaient d’étudier le taux de rupture itérative et le taux de complications chez les enfants en croissance opérés d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale.

L’hypothèse était que la réalisation d’une plastie du LCA associée une plastie antérolatérale chez les patients à physe ouverte expose à un taux de rupture itérative faible et un taux de complications similaires à ceux publiés dans la littérature pour les plasties intraarticulaires isolées.

Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique portant sur 39 patients opérés d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale revus au recul minimum de 2 ans. La mesure de la laxité différentielle ainsi que l’évaluation de l’importance du ressaut rotatoire ont été réalisés en préopératoire et au dernier recul. Le niveau sportif préopératoire et au dernier recul a été évalué à l’aide du score de Tegner. Le taux de complications et en particulier de troubles de croissance secondaires a été évalué.

Résultats         

38 patients (39 LCA) ont été revus au recul moyen de 42 mois (26-52 mois). L’âge moyen lors de la chirurgie était de 13,8 ans (9,8 – 16,5 ans). Il existait une amélioration significative de la laxité antérieure au dernier recul (7 mm +/- 1,3 vs 1,8 mm +/- 1,4 (p < 0,001)). 69,2% des patients présentaient un ressaut franc ou explosif en préopératoire contre aucun au dernier recul (p=0,0423). Il existait une baisse significative du score de Tegner au dernier recul (7,2 ± 1,3 vs 6,6 ± 1,9 (p=0.0256)). Aucune rupture itérative n’a été rapportée. Deux patients (5,1%) ont présenté une inégalité de longueur.  

 

Conclusion

La réalisation d’une plastie du LCA associée à une plastie antérolatérale chez les patients à physe ouverte permet de restaurer un genou stable avec un taux rupture itérative inférieur à ceux publiés pour les plasties intraarticulaires isolées. Le taux de complications secondaires et en particulier de troubles de croissance est  similaire à ceux de la littérature. 

Etienne CARON (LILLE), Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET, Thais Dutra VIEIRA, Jean-Marie FAYARD
14:15 - 15:30 #19538 - 6. Anatomie des fibres de Kaplan: compréhension de leur participation au controle de l'instabilité antérolatérale rotatoire.
6. Anatomie des fibres de Kaplan: compréhension de leur participation au controle de l'instabilité antérolatérale rotatoire.

Introduction : Les fibres de Kaplan ont été décrites comme des connexions entre la bandelette ilio-tibiale (BIT) et le fémur distal. Elles sont divisées en deux structures fibreuses distinctes, les fibres proximales (FKP) et distales (FKD), pouvant participer au contrôle de l’instabilité rotatoire antéro latérale du genou (ALRI). Leurs caractéristiques anatomiques restent peu étudiées. L’objectif était de déterminer les caractéristiques anatomiques des fibres de Kaplan et d’étudier la variation de ces paramètres lors de la RI du genou.

Matériel & Méthodes : Les FKP et FKD ont été recherchées et caractérisées sur 21 genoux cadavériques frais congelés. Après un abord antéro-latéral, la BIT a été réclinée en postérieur et le vaste latéral en antérieur afin d’accéder à la face latérale du fémur distal. Les caractéristiques anatomiques des FKP et FKD (épaisseur, largeur et longueur) ont été mesurées sur un genou à 50° de flexion dans différentes conditions de rotation (neutre : RN ; interne à 20° : RI). Les rapports anatomiques des FK par rapport aux structures adjacentes antéro-latérales ont également été consignés.

Résultats : Les FKP et FKD ont été individualisées dans tous les genoux étudiés (n=21). Les FKD étaient plus épaisses (p < 0.001), plus larges (p < 0.001) et plus longues (p < 0.001) que les FKP, quelles que soit les conditions de rotation tibiale appliquées. Par rapport à la RN, les FKP et les FKD se tendaient en RI (diminution de l’épaisseur et de la largeur, augmentation de la longueur) (p < 0.001). L’espace inter FKP-FKD était de 12.17 ± 3.95mm. Les FKP et FKD étaient proximales à l’épicondyle fémoral latéral, respectivement de 49.20 ± 7.38 mm et de 27.54 ± 7.69mm.

Conclusion : Les FKP et FKD sont des structures anatomiques distinctes et constantes du compartiment latéral du genou, dont les caractéristiques anatomiques et leur mise en tension en RI présument une fonction de contrôle de la stabilité rotatoire antéro-latérale du genou.

Thomas NERI (SAINT ETIENNE), Gary SAYAC, Alexandre GOIMARD, Rodolphe TESTA, Frederic FARIZON, Remi PHILIPPOT
14:15 - 15:30 #19535 - ❤ 7. Comparaison biomécanique des principales procédures antérolatérales utilisées en combinaison avec une reconstruction du ligament croisé antérieur.
❤ 7. Comparaison biomécanique des principales procédures antérolatérales utilisées en combinaison avec une reconstruction du ligament croisé antérieur.

Introduction: Parmi les différentes procédures antérolatérales utilisées en association avec une reconstruction du LCA (LCAR) et visant à contrôler la laxité rotatoire, aucune n’a fait preuve de sa supériorité. L'objectif était de comparer la capacité des principales procédures antérolatérales, combinée à une LCAR, à restaurer une cinématique de genou natif sur des genoux avec une lésion combinée du LCA et des structures antérolatérales.

Méthodes: Les cinématiques complètes de 10 genoux cadavériques, au préalablement modélisés par TDM, ont été enregistrées à l'aide d'un système 3D de Motion Analysis®. Les cinématiques de genou intact, incluant la rotation tibiale interne (RI) et la laxité antéro-postérieure (AP) à 30 et 90° de flexion ont été initialement évaluées, suivie d'une section séquentielle du LCA et du complexe antérolatéral (CAL) (ligament antérolatéral (LAL), capsule AL et fibres de Kaplan). Après la LCAR, 5 interventions antérolatérales ont été effectuées consécutivement sur le même genou: LALR; Ellison; Lemaire-profond; Lemaire-superficiel; et MacIntosh. Les trois dernières procédures ont été randomisées. Pour chaque procédure, le greffe a été fixée en rotation neutre à 30° de flexion avec une tension 20 N.

Résultats: La LCAR isolée ne permettait pas de rétablir la cinématique globale du genou lorsqu’il existait une  lésion combinée du LCA+CAL, laissant une laxité rotatoire tibiale résiduelle (p < 0,001). Seules les procédures LALR (p=0,262) et Ellison modifiée (p=0,081) ont permis de rétablir des cinématiques de RI globale normales. Les interventions de Lemaire superficiel/profond et de MacIntosh, induisaient des profils cinématiques hypercontraints (respectivement: p=0,013, p=0,018 et p=0,030). Par rapport à l'état LCAR, l'ajout d'une procédure antérolatérale n'induisait pas de contrôle supplémentaire sur la translation AP à 30 et 90° (p > 0,05), à l'exception de la procédure de Lemaire-superficiel à 90° (p = 0,032).

Discussion : La LCAR isolée n’était pas suffisante pour restaurer une cinématique normale dans un genou LCA et du CAL déficient. Les procédures de LALR ou d’Ellison permettaient une restauration des cinématiques physiologique, à l’inverse des procédures et de MacIntosh, qui en entrainant un contrôle supplémentaire de la RI, induisaient une hyper-contrainte.

Conclusion: L'ajout de la procédure LALR ou de l’Ellison modifiée, en rétablissant des cinématiques natives, peuvent être utile lors de la reconstruction primaire du LCA afin d'éviter une lésion itérative sans risquer une hypercontrainte. Les procédures de Lemaire superficiel/profond et de MacIntosh conduisent à des cinematiques hypercontraintes mais permettent un contrôle de rotation supplémentaire pouvant être utile en chirurgie de révision.

Thomas NERI (SAINT ETIENNE), Dane DABIRRAHMANI, Aaron BEACH, Sven PUTNIS, Joseph CADMAN, Myles COOLICAN, Brett FRITSCH, Brian DEVITT, Richard APPLEYARD, David PARKER
14:15 - 15:30 #19469 - ❤ 8. Etude biomécanique après reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral: Comparaison entre reconstruction anatomique du ligament antérolatéral et ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.
❤ 8. Etude biomécanique après reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antérolatéral: Comparaison entre reconstruction anatomique du ligament antérolatéral et ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.

Introduction La reconstruction isolée du ligament croisé antérieur (LCA) lors d’une lésion combinée du LCA et du ligament antérolatéral (LAL) ne permet pas de restaurer la cinématique du genou intact contrairement à une reconstruction combinée des deux ligaments. Le choix de la technique chirurgicale pour la reconstruction du LAL reste débattu dans la littérature. Actuellement deux techniques sont couramment utilisées : La reconstruction anatomique du LAL et la ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée. 

Objectif  Evaluer la cinématique du genou après reconstruction isolée ou combinée du LCA et du LAL et comparer la reconstruction anatomique du LAL à la ténodèse latérale selon la technique de Lemaire modifiée.

Méthodologie 6 genoux cadavériques non appariés ont été testés sur un robot à 6 degrés de liberté (KUKA Robotics). La rotation interne ainsi que la translation antérieure du tibia ont été mesurées entre 0 et 90° de flexion du genou lors de l’application respective d’un moment de force de 5 N·m ou d’une force antérieure de 134-N. Une évaluation complète de la cinématique du genou a été réalisée dans ces différentes conditions : genou intact, après section du LCA, après section du LCA et du LAL, après reconstruction du LCA et après reconstruction combinée du LCA et du LAL (reconstruction anatomique ou ténodèse latérale). Une analyse statistique comparative a été réalisée en utilisant un test de Tukey.

 Résultats Lors de la reconstruction isolée du LCA, la translation antérieure et la rotation interne du genou restaient significativement augmentées par rapport au genou intact (+2.33 ± 1.44 mmet +1.98 ± 1.06°; p < 0.01). L’addition d’une ténodèse latérale ou d’une reconstruction anatomique du LAL lors de la reconstruction du LCA permettait de restaurer une cinématique du genou semblable à celle du genou intact. Pour finir, aucune différence significative de translation antérieure et de rotation interne du genou n’a été observée suivant le type de reconstruction extra-articulaire réalisé (0.67 ± 1.46 mm, p=0.79;0.11 ± 1.11°, p=0.99).

ConclusionLa reconstruction isolée du LCA ne permettait pas de restaurer une cinématique du genou semblable à celle du genou intact contrairement à une reconstruction combinée des deux ligaments. Aucune différence de cinématique n’a été observée entre la reconstruction anatomique du LAL et la ténodèse latérale.

Jean-Romain DELALOYE (Winterthur, Suisse), Christoph HARTOG, Blatter SAMUEL , Dominik MÜLLER, Michel SCHLÄPPI, Dario DENZLER, Jozef MURAR, Peter KOCH
14:15 - 15:30 #19483 - 9. Reconstruction du LCA et ténodèse latérale avec greffes indépendantes, comment se croisent les tunnels ? Etude anatomique.
9. Reconstruction du LCA et ténodèse latérale avec greffes indépendantes, comment se croisent les tunnels ? Etude anatomique.

Introduction:

La redécouverte récente du ligament antéro-latéral du genou a provoqué un regain d'intérêt pour les plasties extra-articulaires associées à la ligamentoplastie du LCA. Les deux greffes peuvent être en continuité ou indépendantes. Pour ces dernières il faut réaliser deux tunnels dans le condyle fémoral externe, il existe alors un risque de conflit entre ces deux tunnels. Le but de cette étude est d'évaluer ce risque et de décrire une technique permettant de le diminuer.

Matériel et méthodes:

Nous avons réalisé une étude anatomique sur 12 genoux frais. Le tunnel fémoral du LCA était réalisé, 6 en technique inside-out (I-O) et 6 en technique outside-in (O-I). Puis nous avons réalisé le tunnel de la plastie extra-articulaire au point isométrique E4 de Kittl. Six directions différentes étaient prises pour réaliser le tunnel de ténodèse. Visée 1= entre l'épicondyle médial et la berge médiale de la trochlée; 2= vers la berge médiale de la trochlée; 3= au-dessus de la trochlée; 4= base de la trochlée; 5= dans un plan frontal et 45° en dedans; 6= 45° en arrière, en distal et en dedans. Pour chaque genou, un scanner était réalisé afin d’évaluer la manière dont se croisent les tunnels et de mesurer la distance entre ceux-ci. Nous avons également évalué la reproductibilité de notre technique pour trouver le point isométrique de Kittl.

Résultats:

Pour les genoux I-O, nous avons retrouvé les distances suivantes: 1=1,6mm; 2=4.1mm; 3=3,9mm; 4=5,6mm; 5=7,3mm; 6=9,1mm. Pour les genoux O-I: 1=2,5mm; 2=4.8mm; 3=4,9mm; 4=5,7mm; 5=7,6mm; 6=8,2mm. La distance moyenne entre l'épicondyle latéral et le point d'entrée externe était de 7,2mm (+/-1,2) en proximal et 4,0mm (+/-0,9) en arrière.

 

Discussion:

La distance entre les tunnels n'est pas différente selon la technique I-O ou O-I.

La position du point d'entrée de la plastie latérale n'était pas parfaitement sur le point isométrique de kittl, nous avions toujours tendance à le réaliser trop proche de l'épicondyle latéral. Néanmoins, il n'existait pas d'erreur majeure de positionnement.

Les visées en dedans et en proximal présentent le plus de risque de conflit. Celles qui allaient en distal et en arrière présentaient une distance entre les tunnels plus élevée.

Conclusion:

Notre étude montre que le risque de conflit entre les tunnels existe, en particulier si la visée se fait trop interne ou proximale. Nous avons établi une zone de sécurité, pour la visée fémorale de la plastie extra-articulaire, afin de diminuer ce risque.

Antoine-Guy HUE (Rouen), Emeric LEFEVRE, Quentin BAUMANN, Antoine SENIORIS, Franck DUJARDIN, Fabrice DUPARC, Olivier COURAGE
14:15 - 15:30 #19449 - ❤ 10. Etude scannographique du positionnement du tunnel fémoral lors de la reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antéro latéral par une visée fémorale unique out-in.
❤ 10. Etude scannographique du positionnement du tunnel fémoral lors de la reconstruction combinée du ligament croisé antérieur et du ligament antéro latéral par une visée fémorale unique out-in.

Introduction  : La reconstruction combinée du ligament antéro-latéral (LAL) associée à une plastie intra articulaire du ligament croisé antérieur (LCA) est de plus en plus réalisée actuellement. La principale difficulté de cette reconstruction du LAL est le positionnement du tunnel fémoral afin d’être le plus isometrique possible. Classiquement, l’insertion femorale du LAL est situee un centimètre en arrière et en proximal de l'épicondyle latéral, au niveau des vaisseaux de Lemaire. Le but de notre étude était d'évaluer le positionnement du tunnel fémoral réalisé lors d'une reconstruction ligamentaire associant une plastie continue du LCA et du LAL avec une visée fémorale unique outin. Notre hypothèse était que la réalisation d’un tunnel fémoral unique par visée out in permettait un positionnement satisfaisant de l’insertion fémorale du LAL.

Matériels et méthode: Nous avons réalisé une étude bi centrique rétrospective de tous les patients opères d’une reconstruction combinée du LCA et du LAL selon une visée fémorale commune out-in. Un scanner post opératoire du genou à basse dose avec reconstructions multi planaires a été réalisé après consentement du patient. Après repérage du sommet de l'épicondyle sur les reconstructions scannographiques tridimensionnelles, les distances entre le sommet de l'epicondyle lateral et le centre du tunnel femoral dans les plans frontal et sagittal etaient mesurees. Ces mesures etaient réalisées par un chirurgien et un radiologue.

Résultats : 45 patients ont été inclus, d’un âge moyen de 29 ans (min-max = 17-39). 30 patients ont bénéficié d’un scanner. L’analyse du positionnement du tunnel femoral a montre que 10 tunnels etaient positionnes en arrière et proximal par rapport au sommet de l'epicondyle lateral.

Conclusion : Cette etude n’ a pas confirme notre hypothèse. La reconstruction combinee du LCA et LAL par une visée unique ne permettait pas d'atteindre le point isométrique de l'insertion fémorale du LAL de manière reproductible, et ce malgre le reperage peroperatoire à ciel ouvert de ce point. Cette etude montre la difficulte du positionnement du point d’isometrie femorale avec l’aide d’un viseur fémoral classique out in. Le développement d'un viseur fémoral spécifique serait peut être utile. 

Anne Pauline RUSSO (PARIS), Benjamin JOLY, Alban GERVAISE, Camille CHOUFANI, Alexandre CAUBERE, Gilbert VERSIER, Olivier BARBIER
14:15 - 15:30 #19470 - 11. Le déficit d’extension après reconstruction du ligament croisé antérieur est un facteur de risque pour le développement d’un syndrome du cyclope: analyse épidémiologique de 3633 patients.
11. Le déficit d’extension après reconstruction du ligament croisé antérieur est un facteur de risque pour le développement d’un syndrome du cyclope: analyse épidémiologique de 3633 patients.

Contexte Le syndrome du cyclope est une complication handicapante décrite après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) du genou. Bien que cette pathologie soit connue de longue date des chirurgiens orthopédistes, son étiologie et les facteurs de risques liés à son développement restent encore débattus dans la littérature. 

Objectif  Evaluer l’incidence du Syndrome du Cyclope chez les patients ayant bénéficié d’une reconstruction du LCA et d’en identifier les facteurs de risque.  

Design de l’étude: Série de cas

Methode Une analyse rétrospective de données récoltées prospectivement a été réalisée en incluant tous les patients ayant bénéficié d’une reconstruction primaire du LCA entre janvier 2011 et décembre 2017. Parmi ces patients, tous ceux ayant nécessité un débridement arthroscopique d’une lésion cyclope ont été identifiés. Les potentiels facteurs de risqué liés au développement de ce syndrome ont par la suite été analysés en réalisant une régression logistique multivariée. 

Resultats  3633 patients ayant bénéficié d’une reconstruction primaire du LCA ont été inclus dans l’étude. Parmi eux, 65 ont développé un syndrome du cyclope (1.8%). Après analyse multivariée des différents facteurs de risque, il a été démontré qu’il existe une association significative entre le syndrome du cyclope et le déficit d’extension présent à 3 et 6 semaines après la reconstruction du LCA. Les patients présentant un déficit d’extension à 3 semaines après l’opération avaient un risqué >2 fois plus élevé de développer un syndrome du cyclop que les patients ayant une extension complète (OR = 2.302, IC 95% 1.268 – 4.239; p < .01).  Lorsque ce déficit d’extension était présent à 6 semaines, le risque était 8 fois supérieur (OR = 7.959, IC 95% 4.442 – 14.405; p<.001). La préservation des fibres restantes au pied du LCA ainsi que tous les autres paramètres analysés ne sont quant à eux pas un facteur de risque.

 Conclusion L’incidence du Syndrome du cyclope après reconstruction du ligament croisé antérieur est de 1.8%. Parmi tous les paramètres analysés, seul le déficit d’extension à 3 et 6 semaines postopératoires est significativement associé à cette pathologie. 

Jean-Romain DELALOYE (Winterthur, Suisse), Jozef MURAR, Thais DUTRA VIEIRA, Franck FLORENT, Pioger CHARLES , Lionel HELFER, Adnan SAITHNA, Bertrand SONNERY-COTTET
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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CP2
14:15 - 15:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES épaule

Modérateurs : Julien BERHOUET (MCU-PH) (St Cyr sur Loire), Mathieu FERRAND (CHIRURGIEN MEMBRE SFA) (RENNES)
14:15 - 15:30 #19519 - 12. Traitement chirurgical des conflits postéro-supérieurs d’épaule : expérience monocentrique de 24 patients à 8 ans de recul moyen.
12. Traitement chirurgical des conflits postéro-supérieurs d’épaule : expérience monocentrique de 24 patients à 8 ans de recul moyen.

Introduction. Le conflit glénoïdien postéro-supérieur (CPS) touche des jeunes patients sportifs de lancer. Son diagnostic est difficile et les solutions thérapeutiques ne font pas consensus dans la littérature.

L’objectif de cette étude est d’analyser les différents types de chirurgie réalisés pour les conflits glénoïdiens postéro-supérieur et leurs résultats en termes de reprise du sport et de satisfaction des patients.

 

Méthodes. Étude rétrospective mono-centrique. Tous les patients opérés d’un CPS dans le service ont été revus. Le diagnostic de CPS vrai était retenu pour les patients pratiquant un sport à risque et présentant au moins 2/4 critères parmi : augmentation de la RE2, diminution de la RI2, lésion labrale postéro-supérieure, lésion de la face profonde de la coiffe postéro-supérieure. Étaient analysés la reprise du sport au même niveau, le délai à la reprise du sport, la satisfaction des patients, la présence d’arthrose au dernier recul, l’amélioration du score KJOC et les complications ou reprises éventuelles. Le recul moyen était de 7,8 ans (1 – 13).

 

Résultats. Vingt-sept patients ont été opérés entre novembre 2006 et mars 2018. Notre population était composée à 67% d’hommes, 100% des patients pratiquaient un sport à risque et 75% en compétition. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 30 ans (15 – 49). 63% présentaient une lésion labrale postérieure, 89% une lésion de la face profonde de la coiffe. Une SLAP lésion était retrouvée chez 10 patients. La chirurgie incluait un débridement de coiffe (n=20), une glénoïdoplastie (n=16), une ténodèse du long biceps (n=16), une réinsertion du labrum postérieur (n=12), une acromioplastie (n=9) et une réparation du sus-épineux par ancre (n=2). 96% des patients étaient satisfaits par la chirurgie. La reprise du sport au même niveau a été possible dans 75% des cas, à un délai moyen de 10,5 mois. La durée de reprise au même niveau était de 3 ans. L’amélioration du score KJOC était supérieure en cas de glénoïdoplastie et de ténodèse du long biceps.

 

Conclusion : Les patients opérés d’un CPS étaient dans l’immense majorité satisfaits par la chirurgie. La glénoïdoplastie apparaît comme le traitement de choix, de même que la ténodèse du biceps en cas d’extension supérieure des lésions labrales. 

Caroline COINTAT (Nice), Mikaël CHELLI, Hugo BARRET, Pascal BOILEAU
14:15 - 15:30 #19565 - ❤ 13. Réinsertion arthroscopique des lésions capsulo-labrales versus immobilisation après primo-luxation gléno-humérale antérieure chez les patients de moins de 25 ans. Etude prospective et randomisée.
❤ 13. Réinsertion arthroscopique des lésions capsulo-labrales versus immobilisation après primo-luxation gléno-humérale antérieure chez les patients de moins de 25 ans. Etude prospective et randomisée.

Contexte :Le traitement orthopédique après une première luxation gléno-humérale antérieure (LGHA) est associé à un taux de récidive élevé chez les patients jeunes. L’objectif principal était de comparer la réinsertion capsulo-labrale arthroscopique d’emblée et le traitement orthopédique sur l’instabilité à 2 ans d’une première LGHA chez des patients de moins de 25 ans. 

Méthode : Une étude prospective randomisée a été menée sur des patients âgés de 18 à 25 ans ayant une première LGHA. Le premier groupe bénéficiait d’une réinsertion capsulo-labrale arthroscopique réalisée dans les 15 jours post-traumatiques, le deuxième groupe était traité orthopédiquement. Les patients des deux groupes étaient immobilisés en rotation interne pendant 3 semaines et suivaient le même protocole de rééducation. Une radiographie et un scanner étaient réalisés à l’inclusion après réduction. Les patients étaient suivis cliniquement à 3, 6, 12 et 24 mois. Le critère de jugement principal était la survenue d’une instabilité récurrente définie comme une récidive avec réduction par une tierce personne, une subluxation ou une appréhension à la manœuvre de l’armer. Les critères de jugement secondaires étaient les scores fonctionnels (Quick-DASH, Walch-Duplay, WOSI), les mobilités articulaires et la reprise du sport. 

Résultats: 40 patients étaient inclus (20 dans le groupe chirurgical et 20 dans le groupe immobilisation). L’âge moyen était de 21 +/- 1,8 ans avec 33 hommes (82,5%) et 7 femmes (17,5%). Les patients du groupe chirurgical étaient opérés à un délai moyen de 4,3 +/- 2,4 jours. Dans le groupe chirurgical, l’instabilité́ à 2 ans était significativement moins importante que dans le groupe immobilisation (2 (10%) contre 14 (70%) ; p=0.0001). Moins de patients avaient présenté de récidive (0 contre 6 (30%)), de subluxation (2 (10%) contre 13 (65%) ; p=0.003), et d’appréhension à l’armer (1 (5%) contre 11 (58%) ; p=0.0005). Les scores fonctionnels Quick-DASH (6,5 contre 11,2 points), Walch-Duplay (88,4 contre 70,3 points ;p=0.007) et WOSI (11,5 contre 17,7 points ; p=0.035) étaient meilleurs dans le groupe chirurgical à 2 ans. 95% avaient repris le sport à 2 ans dans le groupe chirurgical contre 68% dans le groupe immobilisation. Aucune complication per ou post-opératoire n’était relevée. Il n’existait pas de différence significative sur les mobilités articulaires. 

Conclusion : Après une première LGHA chez le patient jeune, la réinsertion capsulo-labrale arthroscopique diminuait l’instabilité récurrente à 2 ans et offrait une meilleure récupération fonctionnelle que le traitement orthopédique.

Alexandre HARDY (Lille), Cécile POUGÈS, Pauline DURIEZ, Thomas VERVOORT, Clément LALANNE, Caroline BOURGAULT, Xavier DEMONDION, Christophe SZYMANSKI, Christophe CHANTELOT , Carlos MAYNOU
14:15 - 15:30 #19475 - 14. Dynamic anterior stabilisation ( DAS) , description technique et résultats préliminaires.
14. Dynamic anterior stabilisation ( DAS) , description technique et résultats préliminaires.

Introduction :

L’instabilité antérieure chronique d’épaule est une pathologie fréquente. Le traitement chirurgical est dominé par la réalisation d’un Bankart ou d’un Latarjet. Ces deux techniques ont largement fait preuve de leur efficacité mais aussi de leurs limites dans certains domaines.

Le but de l’étude était de rappeler la description technique du DAS et d’analyser les premiers résultats cliniques.

 

Matériels et méthodes :

Le DAS a déjà fait l’objet d’une description technique dans le journal Arthroscopy et d’une analyse bio mécanique dans l’ American Journal of Sport Medecine. L’intervention consiste à prélever le biceps et le ré-insérer dans un tunnel borgne créé au bord antérieur et inférieur de la glène, puis de réaliser une réinsertion labrale. L’objectif est d’associer au « Bankart » l’effet hamac du Latarjet. Douze patients ont été opérés avec cette technique, 9 hommes ( 75%) , coté dominant 8( 66%) , 10 sportifs dont 6 lanceurs. Nous avons analysé, le score de Constant, le score de Walch Duplay ainsi que les mobilités homo et contro latérale et la satisfaction. Le recul minimum était de 12 mois (12/24 mois). Les critères d’inclusion étaient une instabilité antérieure chronique ( 3 épisodes) sans hyperlaxité et sans perte de substance osseuse.

 

Résultats :

Aucun patient n’a récidivé, le score de ROWE est passé de 47 à 92 , le score de Walch de 54 à 94. l’élévation antérieure moyenne était de 172° ( 160/180), la Re1 de 50° ( 30/75) par rapport à un coté opposé à 55.Tous les patients étaient satisfaits. 

 

Conclusion :

Les résultats préliminaires montrent qu’il n’y a pas eu récidive de l’instabilité ni de perte de la rotation externe avec cette technique innovante. Une plus long recul sera nécessaire bon valider ces résultats préliminaires.

 

Philippe COLLIN (Rennes), Alex LAEDERMANN
14:15 - 15:30 #19583 - 15. Bankart arthroscopique sans remplissage. Le type de fil influence-t-il le résultat ? Bilan au recul minimal de 5 ans et maximum de 12 ans.
15. Bankart arthroscopique sans remplissage. Le type de fil influence-t-il le résultat ? Bilan au recul minimal de 5 ans et maximum de 12 ans.

Introduction :

Le Bankart arthroscopique sans remplissage demeure grevé d’un taux élevé de récidive.

Plusieurs études ont démontré que seul l’âge était déterminant chez les patients sans lésions osseuses engageantes uni ou bipolaires.

Cette étude au long recul tentera de le confirmer tout en évaluant l’influence du type de fil utilisé sur le résultat.

Matériel et méthode :

De janvier 2005 à décembre 2017, nous avons opéré 100 patients d’une instabilité antérieure récidivante de l’épaule sans lésion osseuse engageante, 46% de femmes et 54% d’hommes d’âge moyen de 26 ans (15-55).

Tous recontactés téléphoniquement ou physiquement, sauf 4 perdus de vues, soit 96 patients dont le recul minimum est de 5 ans et maximum de 12 ans.

Nous avons comparé deux groupes ayants des ancres identiques mais des fils différents : groupe A : 70 patients Panalok PDS (Mitek) et un groupe B : 26 patients Panalok Orthocord (Mitek) 

Résultats : 

Dans la série globale des 96 patients la récidive est survenue chez 17 patients soit 18% dont 15 ont moins de 26 ans soit 88% (âge moyen 21,5 ans). Elles

Les 2 groupes sont identiques pour le facteur âge, différent pour le sexe mais non significatif.

Dans le groupe A une récidive est survenue dans 15 cas soit 21,5%, dont 13 soit 87% ont moins de 26 ans.

Dans le groupe B une récidive est survenue dans 2 cas soit 7,65% (22 ans & 28 ans).

La différence est significative entre les 2 groupes.

Discussion :

Nos résultats confirment que l’âge est un facteur déterminant et significatif dans la survenue de la récidive et que le type de fil Orthocord non résorbable réduit le taux de récidive de façon significative.

Conclusion :

Notre étude confirme l’influence de l’âge dans la survenue de la récidive et étonnement il en est de même pour le type de fil utilisé.

Le taux acceptable de récidive avec l'utilisation d'un un fil non résorbable, fait que le Bankart arthroscopique sans remplissage, garde toute sa place dans notre arsenal thérapeutique de l’instabilité antérieure, sans lésion osseuse engageante uni ou bipolaire.

Tewfik BENKALFATE (Rennes), Jacqueline JAN
14:15 - 15:30 #19552 - ❤ 16. Instabilité antérieure chronique avec hyperlaxité traitée par arthroscopie selon la technique de Trillat avec fixation par un endo bouton : résultats à propos 14 cas.
❤ 16. Instabilité antérieure chronique avec hyperlaxité traitée par arthroscopie selon la technique de Trillat avec fixation par un endo bouton : résultats à propos 14 cas.

ntroduction 

L'instabilité antérieure récurrente associée à l'hyperlaxité reste un défi difficile à relever. En 1954, Trillat a proposé l’ostéoclasie de la coracoïde dont le but était dedistaliser et médialiser la coracoïde afin de placer le tendon conjoint devant la tête humérale. Le tendon conjoint abaisse et renforce l’action stabilisatrice  du sous-scapulaire en abduction. Cette technique à ciel ouvert a donné des résultats satisfaisants chez les patients présentant une instabilité antérieure chronique de l’épaule associée à une déchirure massive et irréparable de la coiffe des rotateurs.

 

Objectif

Nous avons émis l’hypothèse que cette procédure pourrait être réalisée sous arthroscopie et avec l’utilisation d’un endo bouton pour traiter l’instabilité antérieure de l’épaule avec hyperlaxité sans lésion osseuse engageante .

Matériel

Nous rapportons 14 patients(9 femmes, 5 hommes ; âge moyen 25 ans) opérés de façon prospective entre  05/2014 et  12/2016. Il s’agissait de patient présentant une instabilité antérieure avec hyperlaxité (rotation externe > 85 ° / signe de sulcus et aucune lésion osseuse associée). L’intervention réalisée sous arthroscopie a consisté en une capsuloplastie antero inferieure selon bankart associée à une ostéoclasie de la coracoïde fixée à l’aide d’un endo bouton avec système d’auto blocage. Les résultats ont été évalués à l’aides scores SSV, Walch-Duplay, Rowe et Constant. Des radiographies standards et un scanner avec reconstructions 3D ont également été réalisés pour le suivi des patients. 

 

Résultats

Au recul moyen de 26 mois (24 à 32 mois), aucune instabilité récurrente n’a été constatée, mais une persistance de l’appréhension a été retrouvée dans 2 cas. Le score moyen de Walch-Duplay était de 85, de Rowe de 89,2, le SSV de 91% et le score moyen pondéré de Constant de 95,8%.  La valeur moyenne de l'EVA était de 0,8. L'élévation antérieure active moyenne pré op de 178° était à 165 ° en post op dememe qu’une diminution de la rotation externe coude au corps de 90 ° à 57 °. Au dernier recul, toutes les ostéotomies étaient consolidées. Aucune complications n’a été notée. 

 

Discussion Conclusion 

La technique de Trillat arthroscopique avec l’utilisation d’un endo bouton semble être une technique fiable pour le traitement de l'hyperlaxité associée à une instabilité antérieure chronique de l'épaule sans lésion osseuse. L’endo bouton permet la stabilisation et le réglage de l’ostéoclasie de la coracoide ; l’abaissement et la medialisation de la coracoide entraine un effet abaisseur du sous scapulaire par le tendon conjoint en abduction et renforce ainsi la capsuloplastie antérieure. Un suivi à plus long terme  est nécessaire pour confirmer  la fiabilité de cette technique.  

Philippe VALENTI (PARIS), Marco CARTAYA, Jean David WERTHEL
14:15 - 15:30 #19424 - 17. Résultats à deux ans de recul minimum du Trillat assisté par arthroscopie dans le traitement de première intention des instabilités gléno-humérales antérieures chroniques.
17. Résultats à deux ans de recul minimum du Trillat assisté par arthroscopie dans le traitement de première intention des instabilités gléno-humérales antérieures chroniques.

Introduction : Le Trillat arthroscopique est une technique aux résultats préliminaires intéressants. Notre objectif était d’évaluer son efficacité en traitement de première intention dans l’instabilité chronique antérieure d’épaule.

Matériels et méthode : Nous avons inclus dans cette étude monocentrique rétrospective continue les patients opérés en première intention pour instabilité gléno-humérale antérieure chronique d’avril 2012 à août 2016, avec deux ans de recul minimum. Le critère principal de jugement était la survenue d’un nouvel accident d’instabilité. Les critères secondaires étaient la récupération fonctionnelle (scores cliniques, reprise sportive, amplitudes articulaires), la satisfaction du patient, l’évolution de la trophicité du muscle sub-scapularis, la position de la vis et de la coracoïde.

Résultats : 49 patients pour 52 épaules ont été inclus. L’âge moyen était de 25.4 ans (16-63). Le recul moyen était de 40 mois (24-83). Le taux de récidive était de 3,8% (2/52). Le score global moyen selon Walch-Duplay était de 82.9 (40-100) et le score SSV était de 86,17 (50-100). Le délai moyen de reprise sportive était de 4,3 mois (2-12) chez les patients exerçant une activité de catégorie 2 ou plus dans la classification de Duplay. 79% des patients ont repris à un niveau identique. Aucune dégénérescence significative n’a été trouvée pour le sub-scapularis. 77% des patients étaient très satisfaits et 19% satisfaits. La position de la vis et de la coracoïde à l’aide du viseur était satisfaisante. La durée opératoire moyenne était de 51 minutes.

Discussion : Les résultats obtenus sont comparables à ceux trouvés dans la littérature avec d’autres techniques, notamment la butée de Lartajet, arthroscopique ou à ciel ouvert, qui demeure la technique de référence. La technique de Trillat arthroscopique présente des avantages objectifs en termes de durée opératoire, de courbe d’apprentissage, et de complications septiques et neurologiques. Le passage d’une vis transfixiante au travers du muscle sub-scapularis et du défilé omo-coracoïdien n’a pas de conséquence fonctionnelle ou trophique sur les fibres musculaires.

Conclusion : Le Trillat arthroscopique se montre une technique fiable, reproductible, transmissible et efficace dans le traitement de première intention de l’instabilité antérieure chronique d’épaule. Nos résultats sur l‘instabilité sont comparable aux techniques de références, avec un taux plus faible de complications, une courbe d’apprentissage et une durée opératoire plus courtes. Des améliorations sur la vis d’ostéosynthèse et l’ancillaire sont en cours d’élaboration.

Thomas CHAUVET (Dijon), Ludovic LABATTUT, Romain COLOMBI, Jérémy PLASSARD, Emmanuel BAULOT, Pierre MARTZ
14:15 - 15:30 #19439 - 18. Consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopiques fixées par endobouton.
18. Consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopiques fixées par endobouton.

Introduction

La butée sous arthroscopie fixée par endobouton est basée sur une stabilisation adaptative et contrôlée du greffon osseux. Cette technique n’offrant pas la même rigidité de fixation que les vis d’ostéosynthèse, elle est exposée aux critiques concernant la qualité de la consolidation. Le but de cette étude était d’évaluer le taux de consolidation et les facteurs de risque de retard de consolidation à 3 mois postopératoire d’une butée arthroscopique fixée à l’endobouton.

 

Matériel et Méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective de données collectées prospectivement. Ont été inclus les patients traités pour une instabilité antérieur d’épaule par butée arthroscopique avec fixation à l’endobouton, avec évaluation par TDM à J15 et J90. Un examinateur indépendant a analysé à 2 reprises les images afin de déterminer, la position de la butée (plans sagittal et coronal), la surface de contact avec la scapula et la consolidation osseuse. En cas de non consolidation à 3 mois, un nouveau TDM a été examiné à 1 an post-opératoire. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs de risque de retard de consolidation.

 

Résultats

98 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 25.1 ans (14-57), le sex-ratio de 4H/1F et score ISIS moyen 4.6 points (3-8). Le taux de consolidation à 3 mois était de 64% (63/98), s’élevant à 93% à 1 an. Le greffon était parfaitement tangentiel dans 67% des cas et sub-équatorial dans 96%. La surface moyenne de contact était de 135 mm2 (4-420; SD 63). Le ratio moyen de surface de contact greffon/scapula était de 0.63 (0.20-0.97). En analyse multivariée, 3 facteurs étaient significativement associés à un retard de consolidation : le tabagisme (p=0.001, OR=12,17 CI [2.62 – 56,49]), l’absence de défect osseux glénoïdien antérieur préopératoire (p= 0.003, OR=8,06 CI 95% [2,06 – 31,56]) et une surface de butée en contact avec la scapula < 120mm2 ( p=0,01, OR=5,25 CI 95% [1.50 – 18,4]).

 

Conclusion

Le taux de consolidation à 3 mois des butées de Latarjet arthroscopique fixées par endobouton était de 64%, atteignant 93% à 1 an. Une optimisation de la surface de contact doit rester un objectif technique per-opératoire afin d’améliorer la vitesse de consolidation. Par ailleurs, cette procédure devrait être proposée avec réserve chez les patients tabagiques.

Dalmas YOANN (Toulouse), Mathieu GIRARD, Pierre LAUMONERIE, Vadim AZOULAY, Charles-Edouard THÉLU, Nicolas BONNEVIALLE
14:15 - 15:30 #19425 - 19. L’ablation des vis après butée coracoïdienne selon Latarjet soulage des douleurs antérieures inexpliquées, sans engendrer d’instabilité.
19. L’ablation des vis après butée coracoïdienne selon Latarjet soulage des douleurs antérieures inexpliquées, sans engendrer d’instabilité.

Introduction : La butée coracoïdienne selon Latarjet (BCL) permet de traiter avec succès l’instabilité antérieure de l’épaule, mais un faible nombre de patients rapporte une douleur inexpliquée à la face antérieure de l’épaule. L'objectif de cette étude est de rapporter la prévalence et les caractéristiques des patients souffrant de douleur inexpliquée, sans récidive d’instabilité, à la suite d'une BCL réalisée à ciel ouvert ; et de déterminer si l’ablation des vis soulage de la douleur.

Matériel et Méthodes : Les auteurs ont examiné rétrospectivement les données cliniques et radiographiques de 461 épaules opérées consécutivement entre 2002 à 2014 par BCL pour une instabilité antérieure. Une douleur antérieure inexpliquée était présente pour 21 épaules (5%) chez 20 patients. Vingt-et-une interventions pour ablation des vis ont été réalisées à 28 ± 37 mois post-BCL. Il s’agissait d’une chirurgie à ciel ouvert après un premier temps d’arthroscopie intra-articulaire gléno-humérale à la recherche de potentielles causes de douleur. L'évaluation postopératoire réalisée au moins 12 mois après le retrait des vis comprenait : (i) le SSV (Subjective Shoulder Value), (ii) le score de Rowe, (iii) le score de Walch-Duplay et (iv) les amplitudes articulaires.

Résultats : L’âge moyen lors de l’ablation des vis était de 29 ans (médiane: 28 ans), il y avait 9 femmes et 11 hommes, dans 13 cas (62%) il s’agissait du membre dominant. L’ablation des vis a permis d'éliminer la douleur pour 14 épaules (67%). Parmi les 7 cas (33%) en échec, 1 (5%) présentait une lésion nerveuse datant de la BCL, 1 (5%) avait présenté un traumatisme modéré après la butée, 1 (5%) présentait une lésion isolée partielle du tendon supra-épineux, 1 (5%) avait présenté une luxation traumatique après le retrait des vis et les 3 autres (14%) ne présentaient qu'une légère douleur persistante et leur fonction s'était améliorée. Tous les patients qui présentaient des douleurs résiduelles ont été améliorés par la procédure. Aucune complication post-opératoire n’a été rapporté.

Discussion : La douleur inexpliquée peut être due à un conflit entre les têtes de vis et le sous-scapulaire.

Conclusion : La prévalence de douleur antérieure inexpliquée après butée coracoïdienne selon Latarjet, sans récidive d'instabilité, est de 5%. L’ablation des vis peut être proposée en toute sécurité pour traiter les patients ayant des épaules stables mais douloureuses après BCL et permet dans 67% des cas d’éliminer complétement cette douleur antérieure. Dans tous les cas les patients sont améliorés par la procédure.

Arnaud GODENECHE, Steven ROULET (TOURS), Lorenzo MERLINI, Morgane LE CHATELIER, Damien DELGRANDE, Aude MICHELET, Pierre METAIS
14:15 - 15:30 #19554 - 20. Butée coracoïdienne debout sous arthroscopie, avec endobouton : avantages techniques et résultats.
20. Butée coracoïdienne debout sous arthroscopie, avec endobouton : avantages techniques et résultats.

Introduction : La butée sous arthroscopie permet d’obtenir un positionnement fiable et reproductible de la greffe, avec un taux de consolidation équivalent au ciel ouvert. La technique chirurgicale reste exigeante. La préparation de la coracoïde pour un positionnement couchée, et son transfert au sein de la division du sous-scapulaire sont rapportés comme des étapes difficiles. Les résultats des butées debout, à ciel ouvert,  sont connus et satisfaisants.  L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des butées « debout » sous arthroscopie, ainsi que leurs éventuelles simplifications techniques.

 

Matériel : Nous avons inclus dans une étude prospective 22 cas d’instabilité antérieure, entre janvier et juin 2018, traités par butée coracoïdienne sous arthroscopie, fixée en position debout, par un endobouton (Smith & Nephew), associée à une fermeture capsulo-labrale. L’évaluation clinique comportait la mesure des amplitudes cliniques, les scores de Constant et Walch Duplay, et le taux de récidive de luxation. Un scanner était effectué à 3, 12 et 24 semaines post-opératoires, pour évaluer le positionnement et la consolidation de la butée. Le recul minimal était de 1 an.

 

Résultats : Le score de Walch Duplay était à 88,6 points. Nous ne rapportons pas de récidive de luxation. Le taux de consolidation était de 95%, une butée n’ayant pas consolidé. Le positionnement était considéré flush dans 90% des cas, et sous équatorial dans 100% des cas. Les étapes de préparation de la coracoïde et le transfert de la butée étaient subjectivement considérés comme plus faciles par l’opérateur. Le méchage de la coracoïde était considéré plus difficile. 

 

Discussion : Le symposium de la SFA a validé la butée sous arthroscopie. La fixation par endobouton apporte des taux de consolidation comparables aux vis. Les résultats des butées debout  à ciel ouvert avec vis sont équivalents sur la consolidation et le taux de récidive. Les avantages de la butée debout sous arthroscopie sont la facilité de préparation de la coracoïde, puisqu’elle se résume à son ostéotomie. L’endobouton et la position debout facilitent son transfert, par traction simple des fils par l’arrière, sans rotation secondaire, avec des taux de consolidation excellent. 

 

Conclusion : En l’absence de perte de substance glénoïdienne importante, la butée sous arthroscopie en position debout apporte des résultats satisfaisants en facilitant la technique opératoire.

Philippe TEISSIER (MONTPELLIER), Jacques TEISSIER, Haroun BOUHALI, Adriano TOFFOLI
14:15 - 15:30 #19523 - ❤ 21. Révision des échecs de butée Latarjet par Eden-Hybbinette arthroscopique avec fixation par endobouton.
❤ 21. Révision des échecs de butée Latarjet par Eden-Hybbinette arthroscopique avec fixation par endobouton.

Introduction : Le taux de récidive après butée est rapporté dans 1 à 5% des cas dans la littérature. La technique d’Eden-Hybbinette consistant à réaliser un apport osseux issue de la crête iliaque, a ainsi été proposée en cas de reprise chirurgicale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiographiques d’une série de patients, traités par technique d’Eden-Hybbinette entièrement arthroscopique avec fixation de la greffe par endobouton.

Méthodes : Sept patients (5 hommes, 2 femmes, âge moyen 30.7 ans (17-47)), présentant une récidive d’instabilité antérieure après butée Latarjet, associé à un défect osseux glénoïdien supérieur à 15%, ont été traités par Eden-Hybbinette arthroscopique. La greffe osseuse fixée à un endobouton (Bone-LinkTM) a été introduite par l’intervalle de la coiffe des rotateurs. L’utilisation de guides spécifiques et d’un dynamomètre ont permis sa fixation en compression sur le rebord antérieur de la glène. Les bris de vis ont été laissés en place dans 3 cas. Les patients ont été suivis cliniquement et la position de la greffe ainsi que sa consolidation ont été évaluées par TDM.


Résultats : Au recul moyen de 21 mois (12-39), 7/6 patients présentaient une épaule stable et était satisfait du résultat. 5/7 ont repris leur activité sportive. Le score de Constant moyen progressait de 32 à 81 points, le Subjective Shoulder Value de 31 à 87% (p < 0.001). Le score moyen de Walch-Duplay et Rowe était respectivement de 85.7 points (65-100) et 86.4 points (70-100). Aucune complication neurologique n’a été rapportée, et aucun patient n’a justifié d’une nouvelle intervention. A l’analyse TDM, la greffe était non débordante, sous-équatoriale et consolidée dans tous les cas.

Conclusion : Une récidive d’instabilité après butée Latarjet peut être traitée avec succès par la technique d’Eden-Hybbinette sous arthroscopie. La fixation par endobouton est fiable et permet d’optimiser la position ainsi que la consolidation de greffe osseuse ; de plus, ce mode de fixation offre une option adaptée en cas de bris de matériel laissés en place.

Pascal BOILEAU (Nice), Christophe DUYSENS, David SALIKEN, Devin B. LEMMEX, Nicolas BONNEVIALLE
Halle 1
15:00

Jeudi 12 décembre

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STS
15:00 - 15:20

SESSION TRANSMISSION DU SAVOIR
Fil rouge

Modérateur : Jean-François KEMPF (PUPH) (Strasbourg)
15:00 - 15:20 Comment examiner une instabilité du coude : Instabilité médiale. Yacine CARLIER (Chirurgien épaule coude) (MERIGNAC)
15:00 - 15:20 Comment examiner une instabilité du coude : Instabilité latérale. Dominique ROULEAU (MONTREAL, CANADA)
La Nef
15:20

Jeudi 12 décembre

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SSP
15:20 - 16:00

SESSION SPORTS MEDECINE

Modérateur : François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
15:20 - 16:00 L'overuse postérieure du coude chez les joueurs de raquette. Dominique ROULEAU (MONTREAL, CANADA)
15:20 - 16:00 Traitement arthroscopique du coude arthrosique et traumatique. George ATHWAL (London, CANADA)
La Nef
15:30

Jeudi 12 décembre

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SO1
15:30 - 16:00

SESSION OUPS !
Risque de lésions des structures anatomiques saines lors des chirurgies arthroscopiques du genou.
SFA>Direct

Conférenciers : Julien CHAPPUIS (chirurgien orthopédiste) (Annemasse), Bertrand GALAUD (Chirurgien) (Caen), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Jaafar SBIHI (CCA) (Marseille)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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SO2
15:30 - 16:00

SESSION OUPS !
La rupture de matériel en intra-articulaire.

Conférenciers : Olivier COURAGE (Le Havre), François KELBÉRINE (chirurgien) (aix en provence), Christophe LE DU (St Cyr sur Loire)
Halle 1
16:40

Jeudi 12 décembre

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S1
16:40 - 17:40

SYMPOSIUM
Résultats des ostéotomies tibiales de valgisation.
SFA>Direct

Directeur de symposiums : Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Résultats des ostéotomies tibiales de valgisation. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Introduction : présentation des 2 séries. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
16:40 - 17:40 Historique des OTV. Patrice MERTL (Amiens)
16:40 - 17:40 Critères démographiques pour proposer une OTV. Jean Loup CARTIER (Gap)
16:40 - 17:40 Critères radiographiques pour proposer une OTV. Camille STELTZLEN (Praticien hospitalier) (VERSAILLES)
16:40 - 17:40 Moyens de planification et moyens techniques. Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (MERIGNAC)
16:40 - 17:40 Faut-il réellement mettre le patient en valgus ? Cécile BATAILLER (CCA) (LYON)
16:40 - 17:40 Comment je gère mes suites post-opératoires ? Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
16:40 - 17:40 L’OTV peut-elle se compliquer ? Guillaume MERGENTHALER (Caen)
16:40 - 17:40 Quelle reprise d’activités sportives et professionnelles annoncer à son patient ? Régis PAILHÉ (PU-PH) (Echirolles)
16:40 - 17:40 Quelle survie attendre d’une OTV ? Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT)
16:40 - 17:40 Conclusion. Jean-Marie FAYARD (Lyon), Goulven ROCHCONGAR (praticien hospitalier) (caen)
Grand Auditorium

Jeudi 12 décembre

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SMP1
16:40 - 16:55

SESSION MISE AU POINT
Rupture de coiffe après 70 ans.

Modérateur : Olivier COURAGE (Le Havre)
Conférencier : Pierre Henry FLURIN (Orateur) (MERIGNAC)
Halle 1

Jeudi 12 décembre

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SPV1
16:40 - 16:50

SESSION PRATIQUE VIDEO : COMMENT JE FAIS
La cure d’une pseudarthrose de scaphoïde précédemment opérée.

Modérateur : Christophe ANDRO (chirurgien) (brest)
Conférencier : Jean Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (REIMS)
La Nef
16:50

Jeudi 12 décembre

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CP4
16:50 - 17:30

COMMUNICATIONS PARTICULIERES

Modérateurs : Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
16:50 - 17:30 #19457 - 28. Résection endoscopique de bruite olécranienne.
28. Résection endoscopique de bruite olécranienne.

Introduction:

Le traitement conversateur de la bursite rétro-olécranienne reste à ce jour sa résection à ciel ouvert. Les complications post-opératoires sont marquées principalement par les récidives locales et les problèmes cicatriciels. Dans ce contexte, l'endoscopie constituerait une alternative technique intéressante. L'hypothèse de ce travail est que la résection endoscopique d'hygroma au coude limiterait les complications cicatricielles et infectieuses post-opératoires tout en garatissant des résultats fon,ctionnels et des taux de récidive équivalents aux techniques conventionnelles. Une présentation de la technique chirurgicale de ces résections endoscopiques nous a paru indispensable afin de rendre ce geste fiable et reproductible.

Méthode:

Il s'agit d'une étude prospective conduite au CHU de Martinique entre 2016 et 2019. Indépendamment de l'étiologie, tous les patients présentant une bursite olécranienne chronique ont été inclus et opérés selon les mêmes modalités endoscopiques. On été exclus les patients présentant un hygroma aigüe surinfecté, ou ayant un antécédent chirurgical au coude. Tous les patients ont été revus à 3,6 et 12 mois puis au dernier recul, permettant de vérifier l'absence de récidive, de complications cicatricielles et infectieuses, d'évaluer les mobilités articulaires ainsi que d'établir un score de Quick DASH et de satisfaction.

Résultats:

Un total de 10 patients ont été inclus. Dans cette série, au recul moyen de 18 mois, aucune récidive ni complication nerveuse ou cicatricielle ont été observéées. Les mobilités articulaires étaient en moyenne de 1,5° (Min 0°, Max 10°) en extension et 125° (Min 100°, MAx 140°) en flexion, le Quick DASH moyen était de 2,1/100 (Min 0; MAx 11,36). La satisfaction rapportée était très bonne à excellente dans 100% des cas.

Discussion:

Le résection endoscopique de bursite olécranienne est une technique facile et reproductible. Les résultats de cette série préliminaire sont encourageant, rapportant un taux nul de récidive et de complications ccicatricielles ou infectieuses. Un travail multicentrique prospectif randomisé comparant la résection endoscopique à la chirurgie à ciel ouvert permettrait à terme d' appuyer les excellents résultats de cette série.

Leîla EL AMIRI (Fort-de-France), Jacques DONATIEN, Olivier DELATTRE, Lucian STRATAN, Guillaume RENARD, Jean-Louis ROUVILLAIN, Mathieu SEVERYNS
16:50 - 17:30 #19515 - 29. Trapézectomie partielle arthroscopique et stabilisation par ligamentoplastie : résultats chez les patients de moins de 60 ans.
29. Trapézectomie partielle arthroscopique et stabilisation par ligamentoplastie : résultats chez les patients de moins de 60 ans.

Introduction     Chez le sujet jeune en particulier, les risques de collapsus du carpe et de diminution de force après trapézectomie totale ou d’usure et de descellement après prothèse totale sont importants. Notre objectif était d’évaluer les résultats de la trapézectomie partielle arthroscopique (TPA) avec ligamentoplastie au long abducteur du pouce chez les sujets de moins de 60 ans.

Matériel et méthodes        Tous les patients opérés entre 2007 et 2017 et âgés de moins de 60 ans ont été inclus.  ils présentaient une rhizarthrose isolée, Eaton & Glickel stade I à III, résistante au traitement médical.Douleur, mobilités, force, hyper-extension métacarpo-phalangienne (MCP), Scores de Nelson et PRWE ont été collecté rétrospectivement.

Résultats     Un total de 33 pouces chez 27 patients a été inclus dont 6 présentant une intervention bilatérale. Le recul moyen était de 5.4 ans (0.9 – 11.4). L’âge moyen à la chirurgie était de 55ans (41 – 59) et 89% étaient des femmes. Douleur et force en prise globale et  pince étaient significativement améliorées (p < 0.001) sans différence en fonction du sexe (p=0.54). Il n’y avait pas de différence pour l’indice de Kapandji (p=0.2) ou l’hyperextension MCP (p=0.06).  Au dernier recul, les scores de Nelson et PRWE moyens étaient respectivement 83.2 ±19.4 et 15.4 ±17.9 . L’arrêt de travail moyen était de 5.4 semaines (1 – 24). Seuls deux patients, travailleurs manuels, n’ont pas pu reprendre leur métier. Radiologiquement, 14 patients avaient un pincement modéré de l’interligne et 10 présentaient des signes radiologiques d’arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne.Aucun patient ne présentait de syndrome douloureux régional complexe ou de lésion de la branche sensitive du nerf radial. Un patient a été repris pour douleur persistante sans perte de force

 Discussion       Les patients de moins de 60 ans traités par TPA sont susceptibles de maintenir une amélioration durable de la force et de la douleur, sans aggravation de l’hyperextension MCP.

Trapézectomie totale et implant en pyrocarbone ont aussi été évalués chez le sujet jeune avec une amélioration de la douleur mais récupération incomplète de la force

Durée d’arrêt de travail courte et faible morbidité de cette technique mini-invasive en font une procédure de choix dans cette population.

 

 

Sharon ABIHSSIRA (paris), Pierre DESMOINEAUX, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
16:50 - 17:30 #19524 - 30. Etudes anatomiques et échographiques des rapports de l’arcade palmaire superficielle de la main avec le bord distal du ligament annulaire antérieur du carpien. Intérêt dans la chirurgie échographique ou endoscopique du syndrome du canal carpien.
30. Etudes anatomiques et échographiques des rapports de l’arcade palmaire superficielle de la main avec le bord distal du ligament annulaire antérieur du carpien. Intérêt dans la chirurgie échographique ou endoscopique du syndrome du canal carpien.

Introduction : Le danger principal de la chirurgie du syndrome du canal carpien est la lésion des structures immédiatement distales au ligament rétinaculaire antérieur du carpe (LRAC), c'est à dire l’arcade distale palmaire superficielle (APDS) et l'anastomose médio-ulnaire de Berrettini (AMUB), immédiatement adjacente. Le but de cette étude prospective avec analyse inter observateur,  est l'analyse des rapports entre  l'arcade palmaire et  le bord distal du LRAC.

Matériel et Méthode :

38  interventions,  réalisées par le même opérateur (O2), d'un syndrome du canal carpien par technique endoscopique à double voie ont été incluses dans l'étude:  13 gauches, 25 droites, moyenne d'âge  64 ans. Le protocole: un anesthésiste sénior habitué et référent en anesthésie loco-régionale (O1), fait le repérage  échographique de l'APDS après réalisation de l'ALR. Lors  de la réalisation de l'endoscopie, à double voie d’abord, le bord distal du LRAC  est repéré palpatoirement par un crochet. L'incision distale se fait sur ce repère. Dans un troisième temps, les patients ont eu une échographie de contrôle (O2) vérifiant la perméabilité de l'arcade et son rapport échographique par rapport à l'incision distal. A chaque étape, une photo a été réalisée pour mesurer la distance entre l'incision distale et l'arcade, et les mesures ont été standardisées  pour une taille de paume unique.

Résultats

Aucune lésion clinique ou échographique  de section de l'arcade palmaire.  La distance APDS repérée échographiquement- milieu de l'incision distale était similaire en moyenne entre les deux observateurs : 3.5mm pour O1, contre 5.3 pour O2.   L'écart type était de 0.042 contre 0.042. Par contre sur l'ensemble des mesures, 3 étaient négatives (2 pour O1, 1 pour O2) signifiant une mesure trompeuse, puisque l'échographie suggérait une APDS faussement proximale au bord distal du LAAC, potentiellement source de plaie vasculaire;  Ces erreurs ne sont plus survenues à partir de la 19ème intervention pour les deux opérateurs. La courbe de régression passe de 2mm à 5 pour O1 et de 3mm à 8 mm pour O2, du premier cas au dernier. Il existe donc indéniablement une courbe d'apprentissage pour l'échographie du canal carpien.

DISCUSSION

L'échographie donne les mêmes distances que les études anatomiques, c'est à dire 4 mm, ce qui  permet de confirmer le danger au bord distal du LRAC. L'échographie ne permet pas d'éliminer le risque vasculo-nerveux surtout en début de courbe d'apprentissage.  

 

Rémy BLETON, Remy BLETON (RUEIL MALMAISON), Aymen ZAIER, Sabia Benachi BENACHI
16:50 - 17:30 #19433 - 31. Lésions des tissus mous dans les fractures articulaires du radius distal. Evaluation par arthroscopie et corrélation avec les différents types de fractures du radius.
31. Lésions des tissus mous dans les fractures articulaires du radius distal. Evaluation par arthroscopie et corrélation avec les différents types de fractures du radius.

Introduction : Le but de cette étude est d’évaluer par arthroscopie la prévalence des lésions ligamentaires dans les fractures articulaires du radius et de corréler ces lésions aux différents types de fractures.

Matériel et méthodes : 57 fractures articulaire du radius associées ou non à une fracture de la styloïde ulnaire, ont été opérées sous arthroscopie. Chaque lésion était documentée par un bilan radiographique et TDM. Il était réalisé un bilan ligamentaire sous arthroscopie : radio-carpien et médio-carpien. En cas de lésions, celle-ci étaient réparées. Il y avait 23 femmes et 34 hommes. L’âge moyen au moment de l’opération était de 43 ans (de 18 à 64 ans). La classification des fractures a été basée sur l’analyse TDM selon la classification de Doi.

Résultats : Il n’existait pas de relation statistiquement significative entre les différentes fractures du radius et les lésions ligamentaires. Dans 39 cas (68,4%), il existait au moins une lésion ligamentaire. 25% des lésions scapho-lunaires (SL) avérées par testing arthroscopique étaient passées inaperçues lors du bilan standard radiographiques préopératoire y compris pour les lésions sévères EWAS 3. Dans 72,7% des cas de fracture cunéenne pure il existait une lésion scapho-lunaire associée. Et dans 60% des cas (15 cas sur 25) de fractures ayant au moins une composante cunéenne il existait une lésion SL associée. Les lésions du TFCC étaient associées dans 28% des cas (16 cas sur 57) à une fracture articulaire du radius et dans 52% des cas (14 cas sur 27) à une fracture de la styloïde ulnaire. Les fractures de la styloïde ulnaire (base ou pointe) et les lésions du TFCC étaient associées de manière statistiquement significative (p < 0,0001).  Les lésions 1d du TFCC étaient associées dans 100% des cas (6 cas) à la fois à une fracture de la styloïde et à un fragment de la fossette lunarienne.

Discussion : Devons-nous traiter toutes les lésions ligamentaires objectivées sous arthroscopie lors d’une fracture articulaire du radius ? Lesquelles deviendront symptomatiques ? Actuellement l’arthroscopie nous semble fondamental dans la compréhension de ces lésions.

Conclusion : La prévalence des lésions des tissus mous associées à une fracture articulaire du radius est de 68,4%. Cependant, il n’existe pas de relation statistiquement significative entre les différentes fractures du radius et les lésions ligamentaires. A l’inverse la fracture de la styloïde ulnaire est prédictive d’une lésion du TFCC.

Steven ROULET (TOURS), Marc LEROY, Ludovic ARDOUIN, Philippe BELLEMERE
16:50 - 17:30 #19450 - 32. Réinsertionfovéale du complexe triangulaire fibrocartilagineux purement arthroscopique. Desciption technique et résultats préliminaires.
32. Réinsertionfovéale du complexe triangulaire fibrocartilagineux purement arthroscopique. Desciption technique et résultats préliminaires.

Introduction

Foveal attachment of the triangular fibrocartilaginous complex (TFCC) is essential for distal radioulnar joint stability. Controversy still exists as to which is the best treatment in case of foveal lesions. Actual arthroscopic techniques either require mini open steps or are complex and expensive. We present a simple all inside knotless repair providing a strong bony fixation in the fovea.  

 

Material and method 

Operative Technique : 

Through 3-4 and 6R portals, the ulnar fovea is debrided and a wire is passed percutaneously through the TFCC to place a mattress suture on its free end. It is then reattached to the fovea with an impacted anchor. 

 

Retrospective study : 

Between 2013 and 2016, a cohort of 5 patients presenting with isolated Palmer 1B, EWAS 2 lesions of the TFCC were operated on with this technique. Clinical evaluations were based on a compared measurement of the grip strength, pain on a visual analogic scale, of the different ranges of motion and distal radioulnar joint (DRUJ) stability. We also used functional scores : Mayo Modified Wrist Score (MMWS), Quick DASH (Disability Arm, shoulder and Hand) and PRWE. The average follow up was 29,4 months (range 9 to 42 months).  

Results 

On postoperative evaluation, pain was reduced of 5 points (range 1 to 9), grip strength averaged 94% of the unaffected side. Range of motion averaged 92% of the unaffected side. DRUJ instability was slight in 4 patients and mild in 1 patient. MMWS was excellent for 1, good for 1 and satisfactory for 3 patients. Quick Dash averaged 17,68 (range 0 to 38,6) compared to preoperative average of 59,48 (range 45 to 77) with an amelioration of 43 (range 34 to 57).  

PRWE averaged 20 (range 1 to 41,5) compared to preoperative average of 60,3 (range 33,5 to 76,5) with an amelioration of 41 (range 32 to 58). We reported no complications and particularly no lesions of the dorsal sensory branch of the ulnar nerve. 

 

Conclusions  

We present a simple arthroscopic technique using a single suture anchor placed in the ulnar fovea. Repairs performed in this fashion are simple and results achieved seems to be similar to those obtained with conventional open or arthroscopic techniques, although further investigation with an increased number of patients and follow up are required. It however became our first choice of treatment in EWAS 2 lesions of the TFCC. 

Gwénolé KERMARREC (Vannes), Didier FONTÈS, Gilles COHEN
La Nef
16:55

Jeudi 12 décembre

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ESK
16:55 - 17:55

SESSION ESSKA
Innovations en chirurgie de l’épaule en Europe.

Modérateurs : David DEJOUR (chirurgien) (Lyon), Guiseppe MILANO (Brescia, ITALIE), Romain SEIL (Président ESSKA) (Luxembourg, LUXEMBOURG)
16:55 - 17:55 Le Bankart augmenté : technique chirurgicale et résultats préliminaires d’allogreffes de glène sous arthroscopie. Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
16:55 - 17:55 Traitements actuels des ruptures du subscapulaire - que penser du traitement à la carte ? K. BEITZEL (ALLEMAGNE)
16:55 - 17:55 Traitement de l’arthrose des jeunes - " CAM procedure ". F. MARTETSCHLAEGER (ALLEMAGNE)
16:55 - 17:55 Les techniques de renfort tissulaire antérieur dans l’instabilité de l'épaule. Roman BRZOSKA (POLOGNE)
16:55 - 17:55 Reconstruction de la capsule supérieure - technique alternative. Guiseppe MILANO (Brescia, ITALIE)
16:55 - 17:55 Discussion.
Halle 1
17:30

Jeudi 12 décembre

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CT
17:30 - 18:00

LE CHOC DES TITANS
Comment traiter une rhizarthrose en 2019 ? Prothèse vs resurfaçage arthroscopique vs trapézectomie.

Modérateur : Jean Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (REIMS)
Conférenciers : Pierre DESMOINEAUX (praticien hospitalier) (Le Chesnay), Pierre MANSAT (TOULOUSE), Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (BESANCON)
La Nef

Jeudi 12 décembre

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JAGA
17:30 - 17:45

SESSION AGA

17:30 - 17:45 Conflit d’épaule : pourquoi les singes ne jouent-ils pas au baseball ? Andreas VOSS (resident) (Regensburg, ALLEMAGNE)
17:30 - 17:45 Instabilité rotatoire : ce qu’on doit prendre en compte en périphérie. L. WILLINGER (Munich, ALLEMAGNE)
Le Réfectoire
17:40

Jeudi 12 décembre

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DS1
17:40 - 18:10

DISCUSSION
SFA>Direct

Grand Auditorium
17:45

Jeudi 12 décembre

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SDE
17:45 - 18:45

SESSION DOSSIERS ÉPAULE
Et si on révisait le DESC d’arthroscopie ? Cas cliniques pour internes

Expert juniors : Kevin ANDRIEU (Praticien contractuel) (Mulhouse, ALLEMAGNE), Marc-Olivier GAUCI (Nice), Alexandre HARDY (PARIS), Jean-David WERTHEL (Chirurgien) (Boulogne-Billancourt)
Expert séniors : Kevin BARGOIN (Chirurgien libéral) (NANTES), Laurent BAVEREL (MD) (SAINT GREGOIRE), Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE), Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Christel CONSO (chirurgien) (PARIS), Luc FAVARD (PU PH) (Tours), Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon), Jean-François GONZALEZ (Chirurgien) (NICE), Sophie GROSCLAUDE (chirurgien) (Lyon), Christophe LE DU (St Cyr sur Loire), Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Le Belvédère

Jeudi 12 décembre

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SDG
17:45 - 18:45

SESSION DOSSIERS GENOU
Et si on révisait le DESC d’arthroscopie ? Cas cliniques pour internes

Expert juniors : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES), A. LEROY (PARIS), Thibaut NOAILLES (CCA) (BORDEAUX)
Expert séniors : Philippe BEAUFILS (VERSAILLES), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse), Olivier COURAGE (Le Havre), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Alain MEYER (chirurgien) (Paris), Mathieu THAUNAT (MD) (LYON), Christophe TROJANI (Nice), Gilbert VERSIER (chirurgien) (PARIS)
Le Réfectoire
17:55

Jeudi 12 décembre

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SC
17:55 - 18:05

SESSION SOFEC
Épaule locomotrice.

Modérateur : Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Conférenciers : Bertrand COULET (Montpellier), Jacques TEISSIER (Montpellier)
Halle 1
18:00

Jeudi 12 décembre

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CCP
18:00 - 18:30

COMITÉ COUDE POIGNET 

La Nef
Vendredi 13 décembre
07:45

Vendredi 13 décembre

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CE06
07:45 - 08:45

CE06 - Conférence d'enseignement
Os acromial ou acromion bipartita : physiopathologie et traitement.
SFA>Direct

Conférenciers : Rémy BLETON (chirurgien) (RUEIL MALMAISON), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Pierre DESMOINEAUX (praticien hospitalier) (Le Chesnay), Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CE07
07:45 - 08:45

CE07 - Conférence d'enseignement
Les lésions multiligamentaires du genou : cas cliniques interactifs.

Conférenciers : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac), Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Vincent PINEAU (Chirurgien) (TOULOUSE), Bertrand SONNERY-COTTET (Lyon)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CE08
07:45 - 08:45

CE08 - Conférence d'enseignement
Place de l’arthroscopie dans une hanche prothésée en difficulté.

Conférenciers : Cécile BATAILLER (CCA) (LYON), Alexis NOGIER (Paris), Erwan PANSARD (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
La Nef
08:55

Vendredi 13 décembre

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JI
08:55 - 16:45

JOURNÉE INFIRMIERE

Comité Scientifiques : Thomas CUCURULO (MARSEILLE), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
08:55 - 09:00 Introduction. Johannes BARTH (GRENOBLE), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Thomas CUCURULO (MARSEILLE)
09:00 - 09:25 Mise en œuvre du décret du 27 Janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des IBODE : actualité et conséquences. Magali DELHOSTE
09:30 - 09:50 Allogreffes dans la chirurgie du genou : indications, techniques et approche réglementaire. Roger ERIVAN (Clermont-Ferrand), Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT)
10:00 - 10:15 Que peut-on faire avec un arthroscope au niveau de l’arrière pied ? Indications, installation et techniques. François-Xavier SEVESTRE (Chirurgien Orthopédiste) (Rennes), Frédéric BASSELOT (Chirurgien) (Rennes)
10:20 - 10:35 Je prends soin de ma Colonne d’Arthroscopie : comment bien utiliser et protéger la colonne, analyse des pannes et comment y faire face en cours d’intervention. Jacques BARBOUX (Lorient), Olivier CANTIN (chirurgien) (LORIENT)
11:20 - 11:35 Anatomie et pathologies de l’articulation acromio claviculaire : de l’exploration arthroscopique au traitement. Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
11:40 - 11:55 Hanche douloureuse de la Bretonne : indications et contre-indications de l’arthroscopie de hanche. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:55 - 12:10 Indications de l’arthroscopie dans les fractures de l’extrémité inférieure du radius. Jérémie BOUILLIS (Orthopédiste) (Vannes), Marie GENESTET (Chirurgien de la main) (VANNES)
12:15 - 12:30 Gestion du risque infectieux au bloc opératoire : règles générales et cas particulier de l’arthroscopie. Harold COMMON (Interne) (Rennes)
14:30 - 14:55 Gestion des conflits au bloc opératoire : les points clés. Olivier COURAGE (Le Havre), Jean-Louis ROUVILLAIN (Chef de Service) (FORT DE FRANCE)
15:00 - 15:15 Arthroscopie de hanche sur table orthopédique : installation, utilisation et complication. Aurélie LAROCHE-DEPECKER (Boulogne Billancourt)
15:15 - 15:30 Stérilisation et gestion des implants : expérience dans un CHU. Julie ROLLAND (Boulogne Billancourt)
15:30 - 15:45 Techniques de préparation du greffon dans les ligamentoplasties utilisant les tendons ischio-jambiers. Nicolas BELOT (chirurgien) (CESSON SEVIGNE)
15:45 - 16:15 Quand l’Art raconte la Médecine. Pierre-Olivier PINELLI (Marseille)
Le Réfectoire
09:00

Vendredi 13 décembre

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CM21
09:00 - 09:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Rupture massive de l’appareil fessier : y a-t-il une place pour l’endoscopie ?

Modérateur : Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
Conférencier : Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
La Nef
09:05

Vendredi 13 décembre

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V6
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Stabilisation antérieure dynamique : comment je fais.
SFA>Direct

Modérateur : Tewfik BENKALFATE (Chirurgien) (Rennes)
Conférencier : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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V7
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Ligamentoplastie du LCA au tendon quadricipital.

Modérateur : Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
Conférencier : Jérémy COGNAULT (Chirurgien) (Lyon)
Halle 1
09:15

Vendredi 13 décembre

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CP6
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Laurent HUBERT (praticien hospitalier) (Angers), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
09:15 - 10:15 #19508 - ❤ 33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.
❤ 33. Évaluation radio-clinique d’un système de renfort synthétique dans la réparation arthroscopique des ruptures transfixiantes dégénératives de la coiffe des rotateurs.

Introduction : La rupture de la coiffe des rotateurs est la pathologie de l’épaule la plus fréquente chez l’adulte de plus de 45 ans. Elles sont le plus souvent chroniques et dégénératives. Le taux important de ruptures itératives après réparation de première intention a conduit à l’utilisation de systèmes de renforts comme les patchs. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’un patch synthétique de renfort en poly-4-hydroxybutyrate (P4HB) dans la réparation arthroscopique des ruptures de la coiffe des rotateurs dégénératives.

Matériel et méthodes : soixante patients présentant une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supra-spinatus ont bénéficié d’une réparation arthroscopique en simple rang associée ou non à une interposition par le système de renfort BioFiber® (Whright medical). Une évaluation clinique avec mesure des amplitudes articulaires actives, calcul des scores de Constant et du Subjective Shoulder Value (SSV) ainsi qu’une évaluation échographique de la cicatrisation ont été réalisés à un an post-opératoire.

Résultats : trente patients ont été traité avec patch (GP) et trente autres ont constitué le groupe contrôle sans patch (GC). Le score de Constant pondéré post-opératoire était de 102 points dans le GP et de 101 points dans le GC (P = 0,6670). Le score SSV post-opératoire était de 81% dans le GP et de 88% dans le GC (P = 0,029). Le taux de cicatrisation échographique était meilleur dans le GP et il n’existait aucune re-rupture dans ce même groupe (P = 0,049).

Discussion : Les patchs en chirurgie de la coiffe des rotateurs ont été développés pour répondre au problème des ruptures irréparables en échec du traitement conservateur et également devant des taux parfois importants de rupture itérative après une première réparation. Utilisés en augmentation ou en interposition il existe 2 catégories de renforts : biologiques (xénogreffes ou allogreffes) et synthétiques. Contrairement à l’ensemble des études de la littérature qui traitent de l’évaluation de renforts lors d’une réparation de rupture massive irréparable de la coiffe, nous avons la particularité d’étudier ici l’efficacité d’un patch en situation de traitement curatif de la coiffe des rotateurs.

Conclusion : L’utilisation en interposition du patch BioFiber® en P4HB ne semble pas apporter de plus-value fonctionnelle malgré son efficacité sur la cicatrisation dans la réparation d’une rupture dégénérative, transfixiante et réductible du supraspinatus.

Etienne BOYER (Saint Vit), Jérome MATAILLET, Nicolas GASSE, Laurent OBERT, David GALLINET
09:15 - 10:15 #19504 - 34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.
34. Effet de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

         La cryothérapie est un procédé connu depuis longtemps dans le traitement de la douleur. De nouvelles technologies ont récemment vu le jour : Cryothérapie par compression active : Gameready ainsi que les attelles de froid amovibles Freezsnow. La cryothérapie est communément utilisée en chirurgie du genou mais beaucoup moins pour la chirurgie de l'épaule. L’objectif de notre étude est de mettre en évidence les bénéfices de la cryothérapie après chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie en termes de douleur, qualité du sommeil et scores fonctionnels.

 

Matériel et Méthode :

         Nous avons inclus 58 patients opérés sous arthroscopie pour une pathologie de la coiffe des rotateurs entre janvier 2019 et mai 2019. Les critères d’exclusion étaient : exérèse de calcification. L’âge moyen de la population était 57 ans (30-83). Il y avait 39 épaules droites et 19 épaules gauches. 3 La population était divisée en deux groupes : le groupe cryothérapie (29 patients) était traité par Gamereadyâ2h en postopératoire puis attelle de froid pendant 3 semaines. Le groupe contrôle (29 patients) ne recevait pas de cryothérapie. La chirurgie était réalisée par un seul opérateur entrainé. Les patients ont ensuite été recontactés à J1, J7, J14 et J21 pour évaluer la douleur et la qualité du sommeil par une échelle numérique. Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score QuickDash.

 

Résultats :

         Le score douleur retrouvait des résultats significativement plus faibles dans le groupe cryothérapie à J1 et J14 comparé au groupe contrôle. J1 : 4,66 vs 6,03 p=0.019, J14 : 2,66 vs 3,69 p=0.027. Le score sommeil retrouvait des résultats significativement meilleurs dans le groupe cryothérapie à J7 : 5,82 vs 4,69 p=0.035. Le score fonctionnel Quickdash retrouvait des résultats significativement meilleurs à J1, J14, J21. J1 : 69,41 vs 62,93 p=0.014, J14 : 78,92 vs 73,59 p=0.0499, J21 : 83,54 vs 78,57 p=0.0073

 

Conclusion :

       Notre série démontre les bénéfices de la cryothérapie dans la prise en charge post-opératoire de la chirurgie de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie. Nos résultats retrouvent un bénéfice concernant la douleur, la qualité du sommeil et le score fonctionnel Quickdash dans le groupe cryothérapie par rapport au groupe contrôle.

 

Corentin PANGAUD (Marseille), Renaud GRAVIER, Galland ALEXANDRE, Charles PIOGER, Stephane AIRAUDI
09:15 - 10:15 #19557 - 35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.
35. Synthèse des fractures du tubercule majeur par techniques de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique : Résultats cliniques et radiologiques.

Introduction :

Les fractures déplacées du tubercule majeur et /ou compliquées de rupture de la coiffe des rotateurs doivent être opérées. Différentes techniques sont possibles dont l’arthroscopie dont les avantages sont largement connus.

L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats radiologiques et cliniques des synthèses arthroscopiques par double ponts croisés des fractures du tubercule majeur.

 

Matériels et méthodes :

Les critères d’inclusion principaux étaient toutes fractures du tubercule majeur, déplacées de plus de 5 millimètres, synthèsées par technique de double rangs croisés sous contrôle arthroscopique.

Dans tous les cas la réparation faisait appel à des bandelettes de 2 millimètres d’épaisseur, à l’absence de nœuds médiaux et latéraux et l’utilisation d’ancres de 4,75 millimètres de diamètres. L’immobilisation était toujours de 4 semaines avec une rééducation passive immédiate.                                                                                                                                                                      

Au dernier recul l’évaluation faisait appel aux scores moyen de Constant, ASES et les mobilités actives.

L’évaluation radiographique post-opératoire était effectuée par des radiographies simples de l’épaule et IRM.

 

Résultats :

Dans cette série 15 hommes et 9 femmes ont été inclus avec un âge moyen de 53 ans (26-72). Le recul moyen était de 42 mois (12-28).

Les lésions associées regroupaient 2 SLAP lésions, 3 bankarts lésions, 2 ruptures partielles profondes du supra-épineux et une rupture transfixiante du sous–scapulaire. Le score moyen de Constant était 89,8 (+/-14,4) au dernier recul. L’EVA moyenne était passée de 6 ,5 (+/-1,6) à 2,1(+/-2,1) (p<0,001). L’antéflexion moyenne post-op était de 136,6° (+/- 15,9) au terme du suivi L’ASES était également significativement améliorée (50,2 (+/- 16,1) vs 89,4 (+/- 15,8), p<0,001). L’analyse radiographique montrait à 3 mois en moyenne une consolidation osseuse, plus tardive avec les fractures les plus grandes.  Les complications incluaient essentiellement 3 algodystrophies d’évolution favorable. L’IRM confirmait la consolidation des fractures et des tendons continus au dernier recul.

 

Conclusion :

 

Dans cette série la technique de réparation par double rangs croisées s’est avérée comme une méthode de synthèse efficace, avec un résultat fonctionnel très satisfaisant et peu de complications. Dans tous les cas les fractures ont consolidé et la rééducation a débutée précocement après une fixation solide.

Mohamed BAMANE (Paris), Ruben DUKAN, Marc-Antoine ROUSSEAU, Patrick BOYER
09:15 - 10:15 #19441 - 36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?
36. La vitamine C permet-elle de prévenir du syndrome douloureux régional complexe de type 1 après la chirurgie de l’épaule ?

Introduction : La vitamine C (Vc) semble diminuer le taux de Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1 (SDRC1) après traumatisme du poignet, de la cheville et du pied. L’objectif primaire de cette étude était d’évaluer l’effet de la Vc dans la prévention du SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs influençant la survenue d’un SDRC1 postopératoire.

 

Matériel et méthode : Il s’agit d’une cohorte rétrospective monocentrique incluant 533 patients opérés d’une pathologie de l’espace sous acromiale de l’épaule de janvier 2015 à décembre 2016, revus avec un recul minimum de 6 mois. 266 patients n’ont reçu aucun traitement (Groupe I) et 267 patients ont reçu une dose de 500 mg de Vc par voie orale pendant 50 jours post-opératoires (Groupe II). Le critère de jugement principal était l’apparition d’un SDRC1 selon Veldman. Les paramètres démographiques, préopératoires et intra-opératoires ont été étudiés pour déterminer leur influence sur la survenue d’un SDRC1.

 

Résultats : L’âge moyen était de 60 ans (24-87). L’’incidence du SDRC1 global était de 10% (n=54) : Groupe I 13 % (n=36) vs Groupe II 7% (n=18) p=0.009. Après analyse multivariée, la prise de Vc postopératoire diminuait le risque de survenue d’un SDRC1(OR=0,49 ; IC95% : 0,27-0,91 ; p=0,02).  De même, un score de Constant élevé préopératoire apparaissait comme un facteur protecteur (OR=0,94 ; IC95% : 0,91-0,98 ; p < 0,005). En revanche, la chirurgie à ciel ouvert était un facteur de risque de développer un SDRC1 (OR= 2,19 ; IC95% : 1,2-4 ; p=0,01).

Conclusion : La prise orale de Vc post-opératoire réduit de plus de 50% la survenue d’un SDRC1 après chirurgie de l’espace sous acromial. Une chirurgie réalisée sous arthroscopie chez des patients peu altérés cliniquement diminuerait également ce risque.

Marie MARTEL (toulouse), Pierre LAUMONERIE, Fanny ELIA, Marine ARBOUCALOT, Vadim AZOULAY, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
09:15 - 10:15 #19591 - 37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.
37. Densité osseuse et rupture massive de la coiffe des rotateurs : implications dans la reconstruction de la capsule supérieure.

Introduction

Superior capsular reconstruction (SCR) by using either the fascia lata autograft or a dermal allograft patch are newly described solutions that could prevent superior humeral head migration and restore the anteroposterior shoulder muscle force couple. However, despite initially promising clinical and radiographic outcomes, the more recent literature shows disparity in the results. Possible predisposing factors for SCR structural failure is poor bone quality in the humeral and glenoid fixation points. The purpose of this study was to assess bone density at these points using computed tomography. 

 

Materials and Methods

We retrospectively assessed the CT-scans of 26 patients with chronic massive rotator cuff tears (MRCTs). We used the CT-scans of 10 patients without rotator cuff pathology, arthritis or fractures as a control group. Using Horos software, we performed 3D-multiplanar reconstruction of the images and we established the possible anchor placements on the glenoid and humerus. Therefore, we recognized two fixation points on the glenoid (anterior and posterior), approximately 5mm medial to the articular surface. Respectively we established four fixation points on the humerus, two medially at the limit of the articular surface (anteriorly in the bicipital groove and posteriorly at the level of the infraspinatus) and two laterally (at the same level with medial points in the coronal plane and 1cm lateraly in the axial plane). The Hounsfield units (HU) were measured at these points. 

 

Results

Healthy control patients at the selected glenoid fixation points one density in HU of 235±53 anteriorly and 287±98 posteriorly. The respective values in patients with MRCTs were 125±36 and142±42, and the differences were statistically significant (p<0.001 and p=0.001). Medial humeral fixation points in HU were 115±33 anteriorly and 178±58 posteriorly in healthy patients. The respective values in MRCTs were 78±40 and 77±38 (p=0.034 and p<0.001). Finally, for the lateral humeral fixation points in the control group, the HU were 111±22 anteriorly and 130±45 posteriorly. In patients with MRCTs the respective values were 68±40 and 69±41(p=0.006 and p=0.002).

 

Conclusions. 

Assessment with computer tomography shows that bone density is severely affected in patients with MRCTs, compared to healthy controls. Additionally, the glenoid and the posterior humerus seem to be the weakest fixation points for SCR with 50% less bone density.   

Achilleas BOUTSIADIS, John BAMPIS (Athens, Grèce), John SWAN, Johannes BARTH
09:15 - 10:15 #19464 - 38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?
38. La longueur du tendon supraépineux est-elle diminuée dans les ruptures massives de la coiffe?

Introduction

La réparation des ruptures massives de la coiffe des rotateurs (plus de 2 tendons rompus) a un taux de re-rupture variant de 20 à 60% en fonction des études. De nombreuses études décrivent l’association qualitative entre la rétraction tendineuse, l’atrophie musculaire et la faillite de la réparation mais peu d’études décrivent une méthode de mesure quantitative préopératoire objective de la longueur du tendon supraépineux. Cette mesure des dimensions tendineuses permettrait d’aider le chirurgien dans son choix de technique de réparation. L’objectif principal était de décrire et de valider une méthode de mesure de la longueur du tendon supraépineux sur l’IRM. L’objectif secondaire était de comparer les résultats en fonction de la taille de la rupture. L’hypothèse était que les dimensions du tendon supraépineux étaient diminuées dans les ruptures massives par rapport aux autres pathologies.

Matériel et Méthodes 

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée de janvier 2015 à décembre 2017 et comportait 2 groupes : un avec des tendinopathies de l’épaule ou une rupture distale du supraépineux et un avec des ruptures massives de la coiffe. Le protocole d’IRM a été identique pour tous les patients. Les mesures tendineuses étaient faites sur des coupes coronales obliques T2, parallèles au tendon supraépineux et passant par la rupture tendineuse ainsi que par la glène puis sur des coupes sagittales obliques T2. Une analyse inter et intra-observateur a été réalisée pour valider la méthode.

Résultats 

Les données de 89 patients ont été collectées : 42 patients pour le groupe 1 (28 femmes, âge moyen : 58.5ans) et 47 dans le groupe 2 (30 femmes, âge moyen : 61.3ans). La longueur du tendon supraépineux était mesurée à 19.2 mm (15-22) dans le groupe 1, 13.5 mm (9-16) dans le groupe 2. Aucune différence significative n’a été constatée entre la mesure sur les coupes coronales et sur les coupes sagittales (p < 0.5). Il existait une corrélation entre la dégénérescence graisseuse et la diminution de la longueur tendineuse (r=0.82) et entre l’atrophie musculaire et la longueur tendineuse (r=0.68). Il n’a pas été montré de différence intra et inter-observateur sur les dimensions du tendon supraépineux (k=0.91).

Discussion - Conclusion 

Cette méthode de mesure est reproductible et montre une perte de substance tendineuse du supraépineux dans les ruptures massives de coiffe.

Christine TEMPELAERE (PARIS), Mohamed AYARI, Pierre DESMOINEAUX, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:15 #19579 - 39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.
39. Signe de Popeye : étude anatomique sur 28 biceps brachiaux en intra et extracorporelle portant sur la variabilité de la portion tendineuse du chef long du biceps et de la jonction entre chef long et court. Étude inter et intra- observateur.

Introduction :

La ténotomie en « T » de type autobloquante ou la ténodèse ne prévient pas systématiquement l’apparition du signe de Popeye ni les douleurs dà type de crampes du biceps ou encore la perte de force. Aucun travail anatomique n’étudie les variations anatomiques du biceps brachial (BB) et leur éventuelle incidence sur l’apparition du signe de Popeye.

Le but de notre étude était d’analyser la jonction musculaire entre les deux chefs du BB, la longueur de la portion strictement tendineuse (LPBt) ou musculaire (LPBm) du chef long du BB et de rechercher une variabilité (ou correlation) pouvant expliquer l’apparition du signe de Popeye.

Méthodes :

Une étude anatomique descriptive et morphométrique a été réalisée sur 28 épaules de 15 corps donnés à la science. La longueur du chef long et du chef court du biceps ainsi que la hauteur de la jonction des 2 chefs ont été mesuré par rapport à la tubérosité bicipitale, repère anatomique de référence. La longueur de la portion intra-articulaire (LPBi), la longueur tendineuse (LPBt) et la longueur musculaire (LPBm) du chef long du biceps ont également été mesuré. Les mesures ont été faites sur pièce anatomique après dissection complète in situ et ex situ par 2 opérateurs différents.

Résultats :

La position de la jonction est stable en intra et en extracorporel avec respectivement pour le chef court une jonction située à 65,38 +/- 4,47% et 65,22 +/- 4% et pour le chef long à 68,37 +/- 5,95 % et 67,12 +/- 4,35 % de leur longueur. La portion strictement tendineuse de la LPB mesurait quant à elle respectivement 115,9 +/- 29,6 mm (rangs : 78,25 – 220) et 115,25 +/- 26,3 mm.(78,75 – 206) pour une proportion de la part tendineuse de la LPB de 28,1 +/- 5,9 % (intracorporelle) et de 28,8 +/- 5,9 % (extracorporelle).  Il n’y avait pas de différence statistiquement significative en fonction du type de mesure.

Discussion :

Seule la LPBt semble être soumis à une variabilité interindividuelle importante et pourrait être un des éléments étiologiques de la survenue des complications des traitements non conservateur de la LPB (notamment signe de Popeye).

Conclusion :

En cas de confirmation de ces résultats une analyse rétrospective de l’imagerie des sujets ayant présenté un signe de Popeye et de sujets sains permettrait de voir si une telle variation est dépistable par imagerie préopératoire afin de prévenir ou anticiper ces complications. 

Victor HOUSSET (Paris), Jacques PARIAT, Sebastien ZILBER, Arnaud DUBORY, Charles-Henri FLOUZAT-LACHANIETTE, Damien POTAGE
09:15 - 10:15 40. Réparation des ruptures larges de la coiffe des rotateurs avec renfort au fascia lata. Yukata MIFUNE (Kobe, JAPON)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CP8
09:15 - 10:15

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen), Alexandre ZADEM (Chirurgien Orthopédiste) (RENNES)
09:15 - 10:15 #19594 - 41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.
41. Apprentissage profond pour la prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou.

Introduction : l’apprentissage profond fondé sur l’interprétation de  bases de données pertinentes est une voie de recherche dans le développement d’outils d’aide au diagnostic.

La prise en charge décisionnelle des lésions IRM du genou en est l’illustration.

Notre objectif dans le cadre de ce projet est de produire un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour la détection et la caractérisation automatisée des lésions du genou en IRM, et cela au moyen d’examens de routine clinique, respectant la règlementation RGPD actuelle.

Matériel et Méthode : L’algorithme d’IA devra, à partir des images d’entrée, produire un compte rendu listant les différentes lésions détectées, à des fins de deuxième lecture et d’aide à la décision. 

Ce projet nécessite la mise en œuvre des technologies de deep learning, en l’occurrence les réseaux neuronaux convolutifs, dont la mise au point nécessite des milliers d’images annotées.

Pour cela 5 experts en imagerie ostéoarticulaires ont constitué un corpus pour l’IRM du genou, contenant 365 examens d’IRM et près de 6000 annotations, au moyen d’un serveur web dédié à ce type de tâches (ePAD, Stanford), qui est déployé dans notre centre. Ce système permet de tracer des régions d’intérêt et de les caractériser sur un plan anatomique et pathologique via des formulaires dédiés à chaque type de lésion. Les formulaires ont été définis par les experts radiologues, en utilisant la nomenclature RadLex.

Parmi les 5 tissus considérés, les régions d’intérêts les plus nombreuses concernent os, ménisques et cartilages et chaque type de lésion est ensuite réparti selon le type de pathologie.

Résultats : Les travaux en cours utilisant des réseaux convolutifs de type VGG16 atteignent une précision de l’ordre de 87% sur les patches contenant une lésion et 94% pour les patches de tissus sains. Un premier exemple d’application va être la détection de lésions du ménisque sur des coupes IRM, à partir d’un ensemble d’annotations tracées sur les scans coronaux en densité de protons des examens présentant des lésions du ménisque visualisés 187  IRM. Les 178 examens restants fournissent le groupe contrôle. Nous extrayons autour de chaque région d’intérêt un ensemble de 10 petites régions de 128 par 128 pixels, de façon à faire varier la position de la lésion au sein du patch pour obtenir un score prédictif sur un nouvel examen entré dans la base de données.

Conclusion: l'apprentissage automatisé dans la lecture IRM de genou et la prédiction de lésions méniscales est possible.

Pierre Yves HERVE (MERIGNAC), Benjamin DALLAUDIERE, Philippe MEYER, Lionel PESQUER, Nicolas POUSSANGE, Alain SILVESTRE
09:15 - 10:15 #19532 - 42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.
42. Analyse IRM de la greffe de LCA aux ischio-jambiers à 2 ans de recul : la maturation de la greffe dépend de l’âge mais n’est corrélée ni à la laximétrie ni aux résultats fonctionnels.

Introduction

                  Lors d’une reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA), l’autogreffe aux ischio-jambiers (IJ) va passer par une phase de transformation et de maturation pour acquérir sa résistance définitive. Des études entre la maturation, le signal IRM et les résultats fonctionnels ont été rapportées mais aucune étude n’a analysé l’effet de l’âge sur la maturation. Nous avons donc analysé le signal de la greffe de LCA à 2 ans en fonction de l’âge avec l’hypothèse que l’âge influençait l’évolution du signal IRM.

Matériel et Méthode

                  Il s’agissait d’une étude prospective comparative de 2 groupes : 1 groupe de 76 patients de moins de 35 ans ( < 35) et 1 groupe de 73 patients plus de 35 ans ( > 35). Les critères d’inclusion comprenaient une reconstruction primaire du LCA avec utilisation d’une autogreffe aux ischio-jambiers fixée par deux endoboutons, 2 ans de recul minimum et une absence de rerupture ou de réopération de la plastie de LCA. L’analyse IRM de la greffe utilisait le Signal/Noise Quotient (SNQ) et le score de Howell.

Résultats

La moyenne d’âge était de 24,8 ± 5,5 ans dans le groupe < 35 et de 46,2 ± 7,4 ans dans le groupe > 35, Le SNQ moyen était de 1,2 ± 1,6 dans le groupe < 35 et de 2,8 ± 4,2 dans le groupe > 35 avec une différence significative entre les 2 groupes (p < 0,05). On retrouvait respectivement 64%, 23%, 12% et 1% de grade de Howell 1, 2, 3 et 4 dans le groupe < 35 et 60%, 26%, 14% et 0 dans le groupe > 35 sans différence significative.

Discussion

                  La maturation de la greffe de LCA aux IJ se fait principalement lors des 6 premiers mois mais dure 2 ans. Nous avons retrouvé que les patients de moins de 35 ans ont statistiquement une meilleure maturation de l’autogreffe à 2 ans de recul avec un SNQ plus bas, sans confirmation par le score de Howell qui est plus subjectif. La corrélation entre le signal et le résultat fonctionnel est débattue mais un SNQ bas pourrait favoriser la reprise des activités.

Conclusion

                  Il s’agit d’une étude originale retrouvant un effet de l’âge sur la transformation de l’autogreffe de LCA aux IJ. Nous poursuivons le suivi prospectif des patients pour déterminer l’évolution du signal IRM de la greffe à plus long recul afin de rechercher le maintien d’une différence mais aussi un impact sur les taux de rerupture.

Nicolas BOUGUENNEC (MERIGNAC), Nicolas GRAVELEAU, Philippe COLOMBET
09:15 - 10:15 #19434 - 43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.
43. Cicatrisation des greffes de DT4 dans le tunnel tibial et dans l'échancrure: évaluation clinique et IRM a 4 ans minimum des DT4 fixés par fixation de suspension versus vis d'interférence.

Success of ACL reconstruction requires Graft healing in the joint and a solid graft incorporation within the tunnels. Resorbable interference screws (RIS) provide limited tendon-bone contact because much of the tunnel circumference is occupied by the screw itself, while adjustable suspensory fixation (ASF) systems provide larger contact zones and stiffer fixation which favor graft healing.

Purpose: To evaluate ligamentization of four-strand semitendinosus (4ST) using MRI, fixed with ASF compared to RIS.

Study Design: Prospective comparative study; Level II.

Methods: The authors prospectively enrolled 57 patients undergoing primary ACL reconstruction using single bundle 4ST. The femoral graft was fixed using suspensory fixation in all knees. The tibial graft was fixed using ASF in 28 knees and using RIS in 29 knees. The groups were similar in term of age and gender. Minimum 4 years postoperatively, GNRB® knee laxity measurements were taken and MRI scans were performed to assess graft incorporation within the tibial tunnel and in the notch.

Results: There was not significant difference on the Functional results IKDC and Lysholm. The IKDC Global score A+B 96.4% was better in the ASF group than in RIS 82.1% (p=0.04). Mean side to side Laximetry test was none significant p=0.18 (-0.13 vs 0.35). Tunnel enlargement was no significant between the two groups 10.7mm in ASF group and 11.5 mm in RSI group. Howell graft signal assessment in the notch was excellent (Grade I+II) in 91% of cases in the ASF Group and in 73% of cases in the RIS group (p= 0.04). In the tibia the SNQ was 2.25 ± 4.05 in the ASF group and 10.28 ± 18.98 in the RIS group (p=0.02). In the notch the SNQ was 2.57 ± 2.80 in the ASF group and 6.62 ± 10.99 in the RIS group (ns). There were 6 consistent tibial cysts related to the screw (20%) in the RSI group and no cyst in the ASF group

Conclusion: ASF provides more favorable conditions than RIS for incorporation and ligamentization of 4ST grafts within the tibial tunnel with more residual cysts in the RSI group. In the notch, the Howell grade was better in the ASF group, although the SNQ were not significatively better. the objective IKDC Score was significatively better in ASF group, however functionals results are similar.

Philippe COLOMBET (Mérignac), Nicolas BOUGUENNEC
09:15 - 10:15 #19547 - 44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.
44. Réparation du LCA : caractérisation en IRM des lésions réparables et corrélation à l’arthroscopie.

Objectifs

(1) étudier la reproductibilité intra et inter observateur des classifications proposées pour déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du ligament croisé antérieur (LCA) ; (2) proposer et étudier la reproductibilité de classifications simplifiées pour la localisation et la qualité des tissus ; (3) corréler les facteurs d’imagerie permettant aux patient de bénéficier d’une réparation primaire du LCA et les constatations arthroscopiques.

Matériel et méthode

Les IRM de 70 patients consécutifs porteurs d’une rupture complète du LCA ont été rétrospectivement relues par 2 radiologues séniors et un junior dans le but d’étudier la concordance de grading des lésions. La localisation lésionnelle était typée selon 3 classifications et la qualité du moignon selon deux échelles différentes. Secondairement, les IRM de 100 patients traités par arthroscopie étaient analysées en consensus et confrontées aux constatations opératoires afin d’évaluer la la capacité de l’IRM à prédire la réparabilité du ligament.

Résultats

Les résultats préliminaires retrouvaient une reproductibilité (kappa) inter-opérateur, de 0,774 et 0,821 pour la localisation lésionnelle et 0,243 et 0,214 pour la qualité du moignon.

Conclusion

L’IRM semble être un outil performant pour aider à déterminer les patients éligibles à une réparation primaire du LCA.

Clément MEHIER (RENNES), Isabelle RACT, Marie-Astrid METTEN, Nabil NAJIHI, Raphaël GUILLIN
09:15 - 10:15 #19516 - 45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.
45. Résection complète du LCA pour dégénérescence mucoïde : bénéfices et risques.

Introduction :

La dégénérescence mucoïde du ligament croisé antérieur (DMLCA) se manifeste par des douleurs postérieures du genou et une limitation de la flexion. Si plusieurs auteurs favorisent les gestes conservateurs (résection partielle du LCA, plastie de l’échancrure), il n’existe pas de consensus concernant le traitement de cette pathologie. L’hypothèse de cette étude était que la résection complète du LCA sans reconstruction permet un traitement efficace de la douleur postérieure et une récupération de la flexion.

 Matériel et Méthodes :

Vingt-trois patients (24 genoux) âgés de 51 ans en moyenne (28 à 74 ; sex ratio 0,4) ont été opérés consécutivement d’une résection complète du LCA pour DMLCA entre 2011 et 2017 ; puis évalués rétrospectivement cliniquement, radiologiquement et sur le plan fonctionnel par les scores IKDC subjectif et KOOS, avec un suivi minimum de 12 mois. Les critères de jugement (CDJ) principaux étaient la diminution de la douleur postérieure à l’échelle numérique simple et le gain de flexion. Les CDJ secondaires étaient la laxité, l’instabilité et l’évolution arthrosique.

Résultats :

La douleur postérieure préopératoire moyenne était de 6,5/10 et la flexion pré-opératoire moyenne de 107°. Au recul moyen de 3 ans, la douleur postérieure était de 1/10 (p = 0,0001) et le gain de flexion de 28 degrés (p = 0,0001). L’IKDC subjectif avait progressé de 38,8 à 71,9/100 (p < 0,001). Les items du KOOS Symptômes, Douleur et Vie quotidienne étaient supérieurs à 80/100. La laxité différentielle au TELOS™ (n = 18) était de 4 mm (de 0 à 13mm). Six patients (25%) ont développé une instabilité clinique, dont un seul a nécessité une reconstruction secondaire du LCA. Aucun paramètre préopératoire n’était corrélé à l’apparition d’instabilité post-opératoire. Pour 7 patients (29%), l’arthrose radiologique avait progressé d’un grade IKDC.

Discussion :

L’hypothèse de cette étude est vérifiée : la résection complète du LCA pour DMLCA est efficace sur les douleurs postérieures et sur la flexion du genou. Cependant, elle engendre une laxité antérieure, une instabilité et une évolution arthrosique dont les patients doivent être prévenus si cette stratégie leur est proposée.

Conclusion :

La résection complète du LCA pour Dégénérescence Mucoïde, si elle engendre des bénéfices significatifs sur la douleur postérieure et la flexion du genou, expose à des risques de laxité, d’instabilité et d’évolution arthrosique. Elle ne peut être proposée que dans un cadre précis d’information des bénéfices et des risques.

Marie CASTOLDI (Nice), Michel AZAR, Jean-François GONZALEZ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:15 #19423 - 46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.
46. Evaluation proprioceptive kinesthésique après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou chez le sportif.

Introduction : Les études s'intéressent souvent à la récupération de la force musculaire après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA), mais très peu à la récupération neuromusculaire, qui est pourtant capitale pour la reprise du sport. L’objectif de ce travail a été d’évaluer le déficit proprioceptif kinesthésique chez des patients en post opératoire (PO) et en phase de réathlétisation (RA), comparés à une population saine.

 

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective expérimentale, où ont été inclus des patients opérés du LCA sans antécédent orthopédique des genoux. Chaque groupe de patients comprenait 32 sujets, à un délai opératoire entre 21 et 35 jours pour les PO et entre 3 et 9 mois pour les RA. Nous avons également analysé un groupe contrôle de 32 sujets sains de niveau sportif comparable. La proprioception a été évaluée par un test de détection du mouvement passif (TDPM) réalisé sur un appareil d’isocinétisme de type Biodex®, ce qui a permis de comparer les résultats des genoux opérés, des genoux sains et du groupe contrôle. Le groupe contrôle a été testé à deux reprises, à un jour d’intervalle pour vérifier la reproductibilité de notre test.

Résultats : La reproductibilité du test TDPM sur Biodex est excellente (genou droit : CCI=0,80 et genou gauche : CCI=0,72). Nous avons mis en évidence un déficit kinesthésique bilatéral chez les patients en PO par rapport à la population contrôle (p=0,000 et p=0,011), et ce déficit est significativement plus important du côté lésé (p=0,001). Chez les patients RA, seul un déficit kinesthésique du genou opéré (p=0,036) est encore présent par rapport aux sujets contrôles.

Discussion : les représentations corticales cérébrales des déficits kinethésiques du côté lésé induisent également des perturbations du côté sain entraînant une bilatéralisation des troubles kinesthésiques, mais la récupération est plus rapide du côté sain que du côté lésé. 

 

Conclusion : Il existe un déficit bilatéral en PO, avec une différence significative entre le genou lésé et le genou sain. On retrouve un déficit du côté lésé en RA par rapport à la population témoin. Nos résultats montrent l'intérêt de réaliser un travail rééducatif proprioceptif et neuromoteur bilatéral : sur le membre lésé, mais également sur le membre sain, ce qui implique une vision nouvelle plus fonctionnelle de la rééducation post-opératoire que celle réalisée jusqu'à présent.

 

Eric LABOUTE (Capbreton)
09:15 - 10:15 #19560 - 47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.
47. Valeur prédictive du K-STARTS sur le retour au sport à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Introduction :Le test K-STARTS est un test composite psychologique (ACL-RSI) et fonctionnel qui a été validé pour déterminer la récupération fonctionnelle du genou six mois après une reconstruction du LCA. 

 

Hypothèse :Le but de l’étude était de déterminer une association entre la valeur du test K-STARTS à 6 mois post-opératoire et la reprise du sport à 2 and postopératoire d’une reconstruction du LCA. L’hypothèse était que les scores K-STARTS et ACL-RSI, chez les patients ayant repris le sport au même niveau, était plus élevé que les patients n’ayant pas repris le sport ou à un niveau inférieur. 

Méthode :Les patients inclus devaient avoir une reconstruction du LCA entre mai 2016 et février 2017 avec un test K-STARTS complété à 6 mois post-opératoire évaluant leur récupération fonctionnelle et psychologique. Les patients ont été recontactés 2 ans après leur reconstruction du LCA pour évaluer le retour au sport. Les patients ont été classés en deux groupes : retour au même sport et même niveau (Groupe A) versus les autres (Groupe B) (reprise même sport et niveau inférieur, reprise autre sport, pas de reprise du sport). L’estimation de la taille nécessaire de l’échantillon était de 148 patients.

Résultats : Parmi les 187 patients ayant été recontactés, 13 ont été exclus suite à une rupture du LCA dont 5 itératives et 8 controlatérales. 174 patients ont été inclus, 86 patients dans le groupe A et 88 patients dans le groupe B. Les patients du groupe A ont un score K-STARTS significativement plus élevé que le groupe B (69.5 vs 63.8 points/100 ; P=0.02). Parmi les items du K-STARTS, le test psychologique (ACL-RSI) est significativement plus élevé dans le groupe A que dans le groupe B (71.6 vs 64,7 ; P=0.005). L’analyse des courbes ROC révèlent des valeurs seuil du K-STARTS à 54.8 points et du ACL-RSI à 63.5 points avec respectivement 84% et 71% de sensibilité pour identifier les patients pouvant reprendre le même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA.

Conclusion :Notre étude a permis de démontrer que les scores K-STARTS et ACL-RSI à 6 mois post-opératoire sont prédictifs d’une reprise du même sport au même niveau à 2 ans post-opératoire d’une reconstruction du LCA. 

Benjamin FREYCHET (Lyon), Florent FRANCK, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Thais Dutra VIEIRA, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
09:15 - 10:15 #19543 - 48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.
48. Facteurs influençant le score du test de retour au sport KSTARTS après reconstruction du ligament croisé anterieur. Une analyse retrospective de 676 patient.

Objective: To determine the key factors that influence return to sports (RTS) test scores (when using K-STARTS) in a large cohort of patients following ACL reconstruction.

Design: A retrospective analysis of prospectively collected data was undertaken. All patients who underwent ACL reconstruction surgery during the study period, and also had a K-STARTS assessment at 6 months post-operatively were included. In order to identify factors influencing the K-STARTS score, an analysis of variances was performed.

Results: 676 patients were included in the study. The K-STARTS score was significantly higher in males than females (13.9 vs 12.4, p<0.001), in younger patients (those aged less than 30 vs older patients, 14.2 vs 12, p<0.001), ACL reconstructions performed with hamstring tendon autografts compared to bone-patellar tendon-bone (13.5 vs 13.1, p=0.03) and in those who completed a specific RTS program in addition to standard rehabilitation, compared to those who did not participate (17.1 vs 13.1, p<0.001). However, the only factor that significantly influenced the K-STARTS score beyond the minimal detectable change threshold was the completion of the additional RTS program. The pre-injury frequency of sports participation, whether the dominant limb was injured, time from injury to surgery, the presence of associated meniscal injuries and whether a lateral tenodesis was performed, did not significantly influence the K-STARTS score.

Conclusion: Completion of a specific return to sports program, in addition to standard rehabilitation, was the most important factor influencing the K-STARTS composite functional and psychological return to sports test score at 6 months after ACL reconstruction.

Florent FRANCK (LYON), Adnan SAITHNA, Thais DUTRA VIEIRA, Charles PIOGER, Gregory VIGNE, Isabelle ROGOWSKI, Jean-Marie FAYARD, Mathieu THAUNAT, Bertrand SONNERY-COTTET
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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TR2
09:15 - 09:45

TABLE RONDE
Dysplasie de hanche.

09:15 - 09:45 Butée endoscopique : retour d’expérience. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
09:15 - 09:45 Butée arthroscopique : faisabilité. Rémy COULOMB (NIMES)
09:15 - 09:45 Fermeture et plicature capsulaire. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon)
La Nef
09:45

Vendredi 13 décembre

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CM22
09:45 - 10:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Technique et résultats de mosaic plastie de tête fémorale, y a-t-il une place pour l’arthroscopie ?

Modérateur : Adrien JACQUOT (CHIRURGIEN LIBERAL) (NANCY)
Conférencier : Olivier MAY (Toulouse)
La Nef
10:00

Vendredi 13 décembre

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BO5
10:00 - 10:40

BATAILLE D’OPINIONS SUR DOSSIERS CLINIQUES

Conférenciers : Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON), Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
La Nef
10:15

Vendredi 13 décembre

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SC1
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Tendon sous-scapulaire supérieur et biceps.
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Conférenciers : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice), Laurent LAFOSSE (ANNECY), Gilles WALCH (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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SC2
10:15 - 10:45

SESSION CONTROVERSE
Le type de greffes pour nos ligamentoplasties du LCA est-il un sujet important ?

Modérateur : Yvan ACQUITTER (Saint-Grégoire)
Conférenciers : Philippe LANDREAU (DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNIS), Romain LETARTRE (LILLE), Jean-François POTEL (Orateur) (Toulouse), Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Halle 1
11:20

Vendredi 13 décembre

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CM12
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Intelligence artificielle.
SFA>Direct

Modérateur : Pascal BOILEAU (Chef de Pôle, Chef de Service) (Nice)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CM15
11:20 - 11:35

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’expérience coréenne de la reconstruction du LCA.

Modérateur : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Conférencier : Joon Ho WANG (SÉOUL, CORÉE DU SUD)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CM23
11:20 - 12:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Chirurgie arthroscopique de hanche comparée à la rééducation et à l’adaptation des activités pour le traitement des CFA symptomatiques : étude multicentrique contrôlée randomisée.
Fil rouge

Modérateur : Idriss TOURABALY (Chirurgien Orthopédiste) (Paris)
Conférencier : Tony ANDRADE (Reading, ROYAUME UNI)
La Nef
11:35

Vendredi 13 décembre

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SP
11:35 - 12:30

SFA ET PRATIQUES
SFA>Direct

Modérateurs : Christel CONSO (chirurgien) (PARIS), Henry COUDANE (PU PH) (NANCY)
11:35 - 12:30 Élaboration d’un code CCAM et des évolutions futures. Catherine HEMON (Vannes)
11:35 - 12:30 Gestion des déchets dans un établissement de santé et en particulier de l’eau. Jacques-Yves NIZOU (Paris)
11:35 - 12:30 Comment parler à son directeur d’établissement. Myriam COMBES (Paris)
Grand Auditorium
12:00

Vendredi 13 décembre

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CP10
12:00 - 12:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES

Modérateurs : Harold COMMON (Interne) (Rennes), Yannick PINOIT (Marcq-en-Baroeul)
12:00 - 12:30 #19468 - 49. Ténotomie du psoas par endoscopie après arthroplastie totale de hanche : discussion à propos de 19cas.
49. Ténotomie du psoas par endoscopie après arthroplastie totale de hanche : discussion à propos de 19cas.

Introduction :

La tendinopathie du psoas est une complication rare qui peut survenir après la mise en place d’une prothèse totale de hanche. Elle est provoquée par un conflit entre la cupule et le muscle ilio-psoas. Le traitement de référence a été pendant plusieurs années la révision acétabulaire ou la ténotomie à ciel ouvert. La ténotomie par arthroscopie est une technique récente avec une littérature encore pauvre. L’objectif de cette étude est de démontrer l’efficacité de cette technique et son faible taux de complication par rapport aux autres techniques.

Patients et méthodes :

Entre 2012 et 2018, 19 patients atteints d’une tendinopathie du psoas après prothèse totale de hanche (16) ou prothèse de resurfaçage (3) ont bénéficié d’une ténotomie par voie endoscopique par 3 chirurgiens. L’intervention se déroulait sur table de traction, sous anesthésie générale, deux voies d’abord antéro-externes étaient réalisées et la ténotomie se faisait en extra-articulaire au niveau du petit trochanter à l’aide d’un VPR. La durée d’hospitalisation était de 24 heures et l’appui complet était immédiat. L’âge moyen était de 66 ans et le recul moyen de 46 mois. L’étude était rétrospective et les patients ont été contactés par téléphone. L’évaluation postopératoire comprenait : un index de satisfaction, la disparition des symptômes (complète, partielle ou insignifiante), et les complications éventuelles.

Sur les 19 patients opérés, 15 patients soulagés par la ténotomie, 12 totalement soulagés, et 3 partiellement. En revanche, 4 n’ont pas été soulagés. Aucune complication majeure n’a été rapportée, seuls 3 hématomes postopératoires ont été observés dont aucun n’a du être réopéré. Nous n’avons pas pu démontrer de corrélation entre la réponse au test infiltratif et la réponse à la ténotomie.

Discussion :

La littérature est encore pauvre concernant la prise en charge arthroscopique des tendinopathies du psoas après arthroplastie de hanche. Les premiers résultats publiés démontrent l’efficacité de la technique et le faible taux de complications associées par rapport aux autres techniques.

Conclusion :

La ténotomie par endoscopie est une technique mini-invasive, simple et rapide permettant une résolution rapide des symptômes et une récupération fonctionnelle durable. Elle est efficace quelque soit l’étiologie du conflit. Il s’agit de la technique à réaliser en première intention en cas de tendinopathie postopératoire, la révision acétabulaire ne doit être envisagé qu’en cas d’échec.

Omar AMELLAL (Court-Saint-Etienne, Belgique), Michel PENASSE, Kian LAMRASKI
12:00 - 12:30 #19474 - 50. Diagnostic arthroscopique d’instabilité antérieure de hanche : une autre cause de douleur antérieure après prothèse totale. A propos d’un cas et revue de la littérature.
50. Diagnostic arthroscopique d’instabilité antérieure de hanche : une autre cause de douleur antérieure après prothèse totale. A propos d’un cas et revue de la littérature.

La prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention courante dont la douleur persistante est un échec mal vécu par le patient et le chirurgien. L’arthroscopie de hanche permet faire le bilan des prothèses restant douloureuses et d’établir des diagnostics ainsi que de prendre en charge de manière moins invasive certaines pathologie que ce que nous pourrions faire à ciel ouvert. 

Ce cas clinique rapporte à notre sens le premier cas décrit d’instabilité antérieure de hanche diagnostiquée sous arthroscopie et imitant une tendinopathie du psoas. Il s’agissait d’une patiente opérée en 2002 d’une PTH avec un bon résultat initial qui présentait des douleurs antérieures de hanche depuis un an. L’examen clinique était en faveur d’une tendinopathie du psoas et le bilan montrait un conflit avec la cupule acétabulaire. Le traitement médical ne permettant pas de soulager suffisamment la patiente et l’indication d’une ténotomie arthroscopique a été posée. C’est lors du bilan arthroscopique qu’a été découvert une instabilité antérieure de la prothèse secondaire à une usure antérieure du polyéthylène non visible sur les examens préopératoires.

Nous profitons de ce cas clinique pour faire une revue de la littérature à propos de l’intérêt de l’arthroscopie dans le bilan et la prise en charge des prothèses de hanche douloureuses (tendinopathie du psoas, anomalie prothétique, bilan articulaire, diagnostic des infections chroniques etc…)

Maxime-Louis MENCIÈRE (Amiens)
12:00 - 12:30 #19525 - ❤ 51. Arthrite septique de hanche de l’enfant : intérêt de l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans.
❤ 51. Arthrite septique de hanche de l’enfant : intérêt de l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans.

Introduction :

La prise en charge d’une arthrite septique de hanche chez l’enfant est une urgence chirurgicale. Devant un tableau clinique associant flexum de hanche et fièvre, l’échographie comparative qui peut être réalisée par le chirurgien permet de confirmer le diagnostic et de poser l’indication chirurgicale. Si la ponction-lavage à l’aiguille est un moyen simple et rapide, ce geste expose néanmoins à un taux de récidive élevé. Le but de notre étude est de montrer que l’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans est une alternative efficace et accessible en urgence.

Matériel et méthodes

Nous rapportons 2 cas (7 ans-135 cm;13 ans-143 cm) d’échec de ponction-lavage à l’aiguille traité dans un deuxième temps par arthroscopie de hanche. La technique extracapsulaire de dehors en dedans a été réalisé sous contrôle radioscopique et arthroscopique sur table orthopédique classique, à l’aide d’un arthroscope à 30 degrés et d’un couteau motorisé de diamètre 3,5mm. Par 2 abords antérolatéraux proximal et distal par rapport au muscle tenseur du fascia lata, il a été successivement réalisé sans ancillaire dédié, une capsulotomie antérieure longitudinale minimale, des prélèvements, un lavage par 3 poches de 3 litres, l’ablation des fausses membranes, des biopsies synoviales, une synovectomie partielle, un bilan cartilagineux du compartiment central puis périphérique et la mise en place d’un drainage du compartiment périphérique.

Résultats

Cette prise en charge a permis dans les deux cas, la disparition complète de l’épanchement et la normalisation progressive du bilan inflammatoire sous antibiothérapie sans ré intervention et sans complication lié à l’abord. L’appui était repris à 3 semaines. Le suivi, respectivement à 6 mois et 15 mois de recul retrouve dans les deux cas, après la reprise des activités sportives, un examen indolore de la hanche et l’absence d’atteinte radiologique.

Discussion

Cette technique d arthroscopie de hanche est la seule accessible dans le cadre de l’urgence car indépendante d’un ancillaire. Elle parait ainsi sans risque pour le cartilage ou le labrum. L’utilisation d’un arthroscope de 4.5mm de diamètre est possible à partir de 7ans-130cm. La disponibilité et l’utilisation d’un arthroscope de 2.9mm est à anticiper en dessous de cette taille.

Conclusion

L’arthroscopie de hanche par abord extracapsulaire de dehors en dedans nous semble pouvoir répondre efficacement aux cas d’échec de ponction-lavage à l’aiguille de l’arthrite septique de hanche de l’enfant. Elle pourrait être proposé en première intention en urgence en cas d’arthrite septique purulente ou de prise en charge tardive, en remplacement de l'arthrotomie.

Nicolas JAN (Dunkerque), Julien PIETRZAK, Matthieu BAUDOUX, Arnaud KABA
12:00 - 12:30 #19582 - ❤ 52. Ressaut externe de hanche : une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie.
❤ 52. Ressaut externe de hanche : une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie.

Introduction : Le ressaut externe de hanche (REH) est la forme la plus typique de coxa saltans, due au ressaut de la bandelette ilio-tibiale (BIT) sur le grand trochanter (GT) au cours d’un mouvement de hanche. nAssocié à un interrogatoire typique et des tests cliniques spécifiques, l’échographie dynamique apparaît comme un outil intéressant pour confirmer le diagnostic et identifier précisément l’origine du ressautr x. Un traitement chirurgical est indiqué dans certains cas de REH symptomatiques,  réfractaires à un traitement médical bien conduit, chez des patients sélectionnés. De nombreuses procédures ont été décrites, du ciel ouvert jusqu’à l’endoscopie. Le but de cette étude était de (1) décrire et de (2) comparer une nouvelle technique de section de la bandelette ilio-tibiale sous échographie à une technique endoscopique similaire, en terme de taux de section, lésions iatrogènes, courbe d’apprentissage et coût matériel.

Matériel et méthode : Une étude anatomique était menée au laboratoire d’anatomie de la faculté  de Nîmes. Après une étude de faisabilité permettant de décrire la technique, 6 spécimens était à disposition soit 12 hanches. Chaque spécimen recevait les deux interventions, puis un contrôle à ciel ouvert permettant d’effectuer les mesures. Un chirurgien junior réalisait l’ensemble des procédures.

Résultat : Le taux de section moyen de la BIT était de 92% dans le groupe échographie, contre 90% dans le groupe endoscopie. Aucune lésion iatrogène n’était retrouvée, notamment nerveuse. La durée moyenne de la procédure échographique était de 15 minutes contre 24,7 minutes pour l’endoscopie, avec une diminution d’un facteur 2 à 3 entre la première et la dernière procédure, quelle que soit la technique. Les taux de section incomplète étaient retrouvés en début d’expérience et atteignaient tous 100% dès la 4ème procédure, quelle que soit la technique. La procédure échographique s’avère être 1,8 fois moins coûteuse en terme de matériel que la procédure endoscopique, et jusqu’à 3 fois moins coûteuse si l’on s’intéresse aux consommables uniquement (119,56€ vs 353,48€).

Conclusion : Cette technique de section de la BIT sous échographie semble être aussi efficace et sûre qu’une technique endoscopique similaire, avec une courbe d’apprentissage accessible à un chirurgien en formation, pour une durée moyenne et des coûts matériels inférieurs.

Valentin CASCALES, Olivier MARES, Martin BERTRAND, Philippe MARCHAND, Pascal KOUYOUMDJIAN, Rémy COULOMB (NIMES)
12:00 - 12:30 53. Raideur de hanche chez le lanceur de baseball professionnel. Yukata MIFUNE (Kobe, JAPON)
La Nef
13:45

Vendredi 13 décembre

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AG
13:45 - 14:30

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Grand Auditorium
14:30

Vendredi 13 décembre

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CM13
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La coiffe des rotateurs : ce que les muscles nous apprennent.
Fil rouge, SFA>Direct

Conférenciers : Alexandre LÄDERMANN (Médecin Chef) (Meyrin, SUISSE), Philippe VALENTI (Président AOT) (PARIS)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CM16
14:30 - 14:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Les lésions méniscales postérieures RAMP et racines.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Sang Hak LEE (Seoul, CORÉE DU SUD)
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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S3
14:30 - 15:30

SYMPOSIUM
Traitement des lésions du labrum dans le conflit de hanche.

Directeur de symposiums : Xavier FLECHER (Marseille), Michael WETTSTEIN (Lausanne, SUISSE)
14:30 - 15:30 Introduction. Michael WETTSTEIN (Lausanne, SUISSE)
14:30 - 15:30 Rôle du Labrum. Olivier BRINGER (Chirurgie orthopédique) (BOUJAN SUR LIBRON)
14:30 - 15:30 La série: méthodologie. Willaume GUICHERD (Chirurgien Hanche) (LYON)
14:30 - 15:30 La série: influence du patient. Nicolas TARDY (chirurgien) (GRENOBLE)
14:30 - 15:30 La série: influence de la déformation osseuse. Erwan PANSARD (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
14:30 - 15:30 La série: influence de la lésion labrale. Mathieu THAUNAT (MD) (LYON)
14:30 - 15:30 La série: influence de la technique chirurgicale. Olivier MAY (Toulouse)
14:30 - 15:30 Conclusion. Xavier FLECHER (Marseille)
La Nef
14:45

Vendredi 13 décembre

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S2
14:45 - 15:45

SYMPOSIUM
Intérêt de la résection de l’extrémité distale de la clavicule dans la réparation de la coiffe des rotateurs
SFA>Direct

Directeur de symposiums : Philippe CLAVERT (Strasbourg), Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
14:45 - 15:45 Introduction. Philippe CLAVERT (Strasbourg)
14:45 - 15:45 Que sait-on de l’arthropathie acromio-claviculaire ? Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
14:45 - 15:45 Présentation d’une méta-analyse à propos de la résection AC. Thomas BAUER (Boulogne-Billancourt)
14:45 - 15:45 Présentation de notre étude et état des lieux concernant le statut pré opératoire de l’articulation AC dans le cadre d’une rupture réparable de la coiffe supérieure. Ludovic LABATTUT (Praticien Hospitalier) (Dijon)
14:45 - 15:45 Que nous apporte le bilan d’imagerie pré-op dans notre étude ? Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT)
14:45 - 15:45 Quels sont les résultats post-opératoires en fonction du statut de l’articulation AC ? David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:45 - 15:45 Quels sont les facteurs d’échec de la cicatrisation tendineuse de la coiffe des rotateurs ? L’articulation AC a-t-elle une influence sur cette cicatrisation ? Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
14:45 - 15:45 Quelles sont les causes d’échecs cliniques malgré une coiffe cicatrisée ? L’articulation AC influence-t-elle ces échecs ? Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
14:45 - 15:45 Conclusion. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (LYON)
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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SQ1
14:45 - 15:00

SESSION QUOI DE NEUF
Quoi de neuf dans la suture méniscale en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BEAUFILS (VERSAILLES)
Halle 1
15:00

Vendredi 13 décembre

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CM17
15:00 - 15:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’accès aux allogreffes est-il plus facile en France en 2019.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand)
Halle 1
15:15

Vendredi 13 décembre

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CM18
15:15 - 15:30

CONFÉRENCE MAGISTRALE
L’allogreffe est-elle obligatoire dans la prise en charge des lésions multiligamentaires du genou.

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe BOISRENOULT (VERSAILLES)
Halle 1
15:30

Vendredi 13 décembre

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CM19
15:30 - 15:45

CONFÉRENCE MAGISTRALE
La suture du LCA, une vraie bonne ou mauvaise idée en 2019 ?

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Patrick DJIAN (Paris)
Halle 1

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DS3
15:30 - 15:45

DISCUSSION

La Nef
15:45

Vendredi 13 décembre

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DS2
15:45 - 16:15

DISCUSSION
SFA>Direct

Grand Auditorium

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CM20
15:45 - 16:00

CONFÉRENCE MAGISTRALE
30 ans de chirurgie du LCA.
Fil rouge

Modérateur : Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
Conférencier : Philippe COLOMBET (Chirurgien) (Mérignac)
Halle 1

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CM24
15:45 - 16:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Greffe du labrum : pourquoi je la pratique, mes indications, ma technique.

Modérateur : Pierre ABADIE (Chirurgien) (MERIGNAC)
Conférencier : Tony ANDRADE (Reading, ROYAUME UNI)
La Nef
16:00

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V8
16:00 - 16:10

VIDEOSPOT
Pourquoi et comment j’utilise l’échographie au bloc opératoire pour mes reconstructions du LCA.

Conférenciers : Marie CASTOLDI (Interne) (Nice), Etienne CAVAIGNAC (MCU PH) (toulouse)
Halle 1
16:50

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CM14
16:50 - 17:05

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Chirurgie de l’épaule et maladie d’Ehlers-Danlos.
SFA>Direct

Modérateur : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Conférencier : Geoffroy NOURISSAT (dr) (Paris)
Grand Auditorium

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SMP5
16:50 - 17:10

SESSION MISE AU POINT
Quelle plastie antérolatérale réaliser lors d’une ligamentoplastie du LCA ?

Modérateur : Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier)
Conférenciers : Pierre IMBERT (Chirurgien) (St Raphaël), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG), Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
Halle 1

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SMP6
16:50 - 17:10

SESSION MISE AU POINT
Conflit de hanche et complexe lombo-pelvi-fémoral

Modérateur : Nicolas VERDIER (chirurgien) (Bordeaux)
16:50 - 17:10 Comment prendre en compte les troubles de torsion fémorale. Nicolas BONIN (chirurgien orthopédique) (Lyon)
16:50 - 17:10 Comment prendre en compte les troubles de la bascule pelvienne. Olivier MAY (Toulouse)
La Nef
17:10

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CP7
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Pierre METAIS (médecin) (BEAUMONT), Xavier OHL (MCU-PH) (Reims)
17:10 - 18:10 #19422 - ❤ 54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.
❤ 54. Arthrolyse arthroscopique dans les raideurs de l'épaule séquellaires de paralysie néonatale du plexus brachial: Résultats cliniques d'une série prospective de 28 enfants sur 2 ans de suivi.

Background: The primary objective of this study was to evaluate improvements in external rotation after isolated arthroscopic capsular release in children with shoulder contracture due to brachial plexus birth palsy.

Materials and methods: This study included all children older than 2 years with a range of active ex- ternal rotation limited to 30° or less and/or active anterior elevation (AE) limited to 90° or less secondary to brachial plexus palsy treated between 2011 and 2015. Passive glenohumeral motion, passive global (gle- nohumeral plus scapulothoracic) motion, active global motion for external rotation with the elbow at the side (ER1), AE, and internal rotation with the elbow at the side were recorded before and 2 years after surgery. Improvement was evaluated by comparing the preoperative and follow-up values. The operation performed was subscapularis-sparing arthroscopic capsular release.

Results: Thirty-five patients were included, and 28 completed 2 years of follow-up. The average changes in active global ER1, passive glenohumeral ER1, and passive global ER1 were +35° (range, −20° to +100°;P  <  .0001), +35° (range, +0° to +75°; P  <  .0001), and +26° (range, −15° to +60°; P  <  .0001), respective- ly. There were no significant changes in internal rotation with the elbow at the side or AE. The mean improvement in the aggregate Mallet score was 3.9 points (range, −3 to +9 points; P  <  .0001).

Conclusions: For children with shoulder contracture secondary to brachial plexus palsy, subscapularis- sparing isolated capsular release improves external rotation and functional scores and avoids any loss of active internal rotation but does not improve AE.

Justin RUYER (Lyon), Sophie GROSCLAUDE, Philippe LACROIX, Aram GAZARIAN
17:10 - 18:10 #19442 - ❤ 55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.
❤ 55. Endo-échographie intra articulaire au cours d'arthroscopie d'épaule: étude anatomique de faisabilité.

BACKGROUND

The development of an ultrasound probe that can be used through an arthroscopic portal allows direct access to the deep tissues of the shoulder. These structures are sometimes hardly seen with external ultrasound system and also difficult to analyze under arthroscopy. This intraoperative imaging technique can thus make possible the refine of the diagnosis, the surgical procedure and thus to propose a more adequate therapy. The main objective of the study is to evaluate the feasibility to use an endo-ultrasound probe, to realize images during shoulder arthroscopy on anatomical subjects without causing secondary lesions. The secondary objectives are the detection of rotator cuff tears, tendinous calcification, chondropathies, acromioclavicular arthropathy and labrum lesions.

RESULTS

We were able to realize ultrasound images of 68% of all the structures of interest. 

A part of the missing acquisitions are due to the old age of the anatomical subjects (average age 90 years) where structures of interest were no longer present.

The secondary objective was partially fulfilled with the detection of total tears of the supraspinatus tendon in 3 shoulders. We have also been able to produce partial rupture images of intra-tendon cleavage. Intra-tendinous calcifications were explored in 1 shoulder. Humeral or glenoid chondropathy were present on all the shoulders under study. 

Finally, we did not notice lesions induced by the ultrasound probe during our handling on all 6 shoulders. The acquisition time of the images with the endo-ultrasound probe was no more than 20 minutes for each of the shoulders, with an average time of 10min 15s for shoulders with complete tissue state.

 CONCLUSION

 It was easy and safe to manipulate an endo-ultrasound probe and to acquire ultrasound images of the different glenohumeral or subacromial structures during shoulder arthroscopy. This results opens the way for further explorations using endo-ultrasound devices.

Gabriel LATEUR (Grenoble), Antonin BENTEJAC, Regis PAILHÉ, Maureen COHEN BACRY, Marie Anne CHANRION, Guillaume CUSTILLON, Benoit VETTIER, Sandrine VOROS, Alexandre MOREAU-GAUDRY
17:10 - 18:10 #19546 - ❤ 56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.
❤ 56. Validité de construction du simulateur de réalité virtuelle ArthroS™ FAST et SHOULDER : validation chez les cohortes NOVICE, CONFIRMED et EXPERTS.

INTRODUCTION : Depuis peu, l’enseignement de l’arthroscopie a bénéficié de l’intégration de simulateurs de réalité virtuelle (VR), qui permettent un apprentissage semi-autonome pour les novices. La cohorte NOVICE a permis de confirmer que les internes possédaient de meilleures compétences de base en triangulation, quand ils suivaient un programme régulier sur simulateur VR pendant 6 mois, plutôt qu’avec des formations ponctuelles type ateliers. Nous avons cherché à savoir si les compétences des novices recueillies pour la cohorte NOVICE étaient différentes de celles d’internes en fin de cursus (CONFIRMED) ou de praticiens experts (EXPERTS), selon leur type d’entraînement.

 

MATERIELS & METHODES : 2 nouvelles cohortes ont été constituées : des internes français en fin de formation (CONFIRMED), et des experts internationaux de l’épaule (EXPERTS). Tous ont réalisé les exercices « Periscoping » et « Catch the stars Glenohumeral », lors d’une session unique avec 3 essais, et ont rempli le même questionnaire. Leurs résultats ont été comparés à ceux de la cohorte NOVICE avec 6 essais, après 6 mois sans entraînement spécifique (NOVICE A), avec entraînement ponctuel (NOVICE B) ou avec entraînement régulier sur simulateur VR pendant 6 mois (NOVICE C). Les variables Temps, Alignement de caméra, Mouvement de caméra et Mouvement de Pince étaient analysées.

 

RESULTATS : Concernant l’exercice Periscoping, il existe une différence significative pour le Temps (EXPERTS :138s, CONFIRMED : 110s, NOVICE A : 149s (p < 0,0001) et NOVICE C :129s (p=0,00976)), Alignement de Caméra (EXPERTS : 81%, CONFIRMED : 87%, NOVICE A : 92% (p < 0,00141), et Mouvement de Caméra (EXPERTS : 123cm, CONFIRMED : 101cm, NOVICE A : 126cm, NOVICE B : 114cm, NOVICE C : 115cm (p < 0,0001)). 

Concernant l’exercice Catch the stars, il existe une différence significative pour le Temps, (EXPERTS : 81s, CONFIRMED : 143s, NOVICE A : 121s, NOVICE B : 105s, NOVICE C : 112s (p < 0 ,0001)), Mouvement de Caméra (EXPERTS 41cm, CONFIRMED 63cm, NOVICE A 52cm, NOVICE B 45cm, NOVICE C 51cm (p < 0 ,0001)) et Mouvement de Pince (EXPERTS 116cm, CONFIRMED 204cm, NOVICE A 155cm, NOVICE B 146cm, NOVICE C 157cm (p < 0 ,0001)).

 

DISCUSSION : L’exercice Catch the stars semble un exercice discriminant entre les différents niveaux d’expertise, et plus proche de la pratique quotidienne arthroscopique. L’exercice Periscoping a été conçu pour enseigner les bases de la triangulation et les novices ayant eu de nombreux essais sont sans doute plus performants que des experts après trois essais.

Elise BERNARD (Nancy), Paul WALBRON, François SIRVEAUX, Harold COMMON, Hervé THOMAZEAU, Tran N GUYEN
17:10 - 18:10 #19443 - ❤ 57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.
❤ 57. Bloc anesthesique du nerf suprascapulaire - Fais le toi-même.

INTRODUCTION. Le bloc anesthésique du nerf suprascapulaire (NSS) basé sur des repères osseux (BARO) est une technique a priori accessible aux praticiens sans expérience en anesthésie locorégionale ou guidage échographique. L’objectif primaire était de valider la faisabilité du BARO du NSS par un chirurgien orthopédiste. L’objectif secondaire était de proposer une description de la course des branches sensitive du NSS à l’épaule.

 MATERIELS & METHODES. Un BARO était réalisé sur 15 épaules cadavériques par un interne en chirurgie orthopédique. Dix ml de bleu de méthylène - et 0.75% de ropivocaine - étaient injectés autour du NSS. 2.5mL d’une solution de latex rouge étaient également injectés pour identifier le site d’injection. La distribution des branches sensitives du NSS était également décrite.

RESULTATS. La distance moyenne entre le NSS et le site d’injection était de 1.5cm (0-4.5cm). Le site d’injection le plus frequent était le tiers proximal du col de la scapula. Quinze NSS ont été marqués en amont de l’origine des branches sensitives. Les 15 NSS donnaient 3 branches sensitives innervant la capsule gleno-humérale postérieure, la bourse sous acromiale, et les ligaments coraco- et acromio-claviculaire.

CONCLUSIONS. Le BARO  du NSS par un chirurgien orthopédiste est une technique simple, fiable,  et précise. Une injection à proximité de l’échancrure suprascapulaire est recommandée pour marquer le NSS en amont de ses trois branches sensitives.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Panagiotis KEREZOUDIS, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
17:10 - 18:10 #19589 - 58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.
58. Prélèvements bactériologiques sous arthroscopie : avantages et résultats d’une technique originale.

Introduction : L’essor des techniques arthroscopiques diffusent son utilisation et multiplie les indications. Des prélèvements bactériologiques sont fréquemment réalisés, dans le cadre de recherche systématique lors de reprises chirurgicales, ou dans le cadre d’infection avérée. Leur réalisation doit obéir à des règles précises pour permettre l’identification du ou des germes en cause d’une part, en évitant les contaminations d’autre part. Sous arthroscopie, ces derniers sont classiquement réalisés au moyen d’une pince, ce qui multiplie les manipulations et limite la taille de l’échantillon.  L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats d’une technique simple, reproductible et rapide de prélèvements bactériologiques au moyen du shaver.

 

Matériel et méthodes : La technique consistait dans le fait d’enrouler une compresse propre non souillée, à la sortie du shaver, à la place de son tuyau d’évacuation. Toutes nos procédures de reprises chirurgicales en 2018 sur l’épaule ont été effectuées avec prélèvements bactériologiques, réalisés à titre systématique dans 57 cas, et dans 2 lavages chirurgicaux. Il s’agissait de chirurgies de l’épaule exclusivement. Trois prélèvements étaient effectués à partir des débris recueillis dans la compresse du shaver, et trois étaient effectués classiquement à la pince. Le conditionnement était ensuite identique, avec utilisation de pots de Shaedler, et analyse rapide par l’équipe de bactériologie.

 

Résultats : Vingt huit cas de reprises chirurgicales avec prélèvements à titre systématique, et les 2 cas de sepsis, ont présenté des prélèvements positifs et ont été retenus pour l’analyse. Les germes en cause étaient le Cutibacterium Acnes dans 100% des cas, avec Staphylococcus aureus dans 1 cas surajouté. La sensibilité de la technique Shaver était supérieure à la technique classique : 90% versus 80%. La spécificité était identique.

 

Discussion : L’arthroscopie est une excellente technique pour diminuer les risques infectieux du site opératoire, et pour traiter des infections, par l’irrigation qui permet un lavage chirurgical sans égal. Cette technique au shaver permet de recueillir facilement, sans surcoût, des prélèvements bactériologiques de taille supérieure, et de toutes localisations, tissulaires ou osseuses. Un autre avantage est le gain de temps, puisque les prélèvements sont réalisés en même temps que le geste de débridement.   

 

Conclusion : La technique des prélèvements bactériologiques à la compresse sur la sortie du shaver est simple, fiable et reproductible.

Philippe TEISSIER (MONTPELLIER), Jacques TEISSIER, Haroun BOUHALI
17:10 - 18:10 #19573 - 59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?
59. Saignement sous arthroscopie d'épaule : chirurgien ou anesthésiste : qui est coupable ?

L’arthroscopie est une voie d’abord qui s’est progressivement imposée en orthopédie. Les avantages de cette technique sont une récupération fonctionnelle accélérée, moins d’infection et une rançon cicatricielle faible. L’un des principaux inconvénients reste le saignement qui vient troubler le champ visuel. L’objectif de cette étude était d’analyser les paramètres attenants à la procédure chirurgicale et anesthésique afin de comprendre les causes possibles du saignement sous arthroscopie d’épaule.

Il s’agit d’une étude monocentrique observationnelle analytique prospective multi-opérateur. L’objectif était d’inclure cinquante patients consécutifs bénéficiant d’une arthroscopie d’épaule. Les patients sont opérés en latéral, sous anesthésie générale avec traction et arthropompe (50mmHg). L’électrocoagulation n’est pas utilisée de première intention. Les données étaient recueillies en peropératoire par un interne.

Cinquante patients ont été inclus du 23/01/18 au 15/04/18 (Homme=62%, Age=55.87 ans, Poids=81.2 kg, IMC=28.09kg/m²). Un patient présentait une thrombopénie (80 000 G/L;TP=0.75;TCA=1.2). Sept patients prenaient des antiagrégants plaquettaires.

L’intervention intéressait majoritairement l’épaule droite (60%) sans relation entre le côté opéré et l’existence d’un saignement peropératoire (OR=4.5;IC95%[0.87-23.35],p=0.09149).

L’analyse des procédures anesthésique s’est révélée inexploitable en l’absence de standardisation des pratiques.

En comparant le sous-groupe saignement (38 patients) à celui sans saignement, on retrouvait une répartition homogène des gestes, la durée opératoire était supérieure (+2.15min,p > 0.05) et la pression de l’arthropompe augmentait de façon plus importante (µ=+27.24mmHg contre µ=+9.17mmHg,p < 0.01). La tension artérielle systolique à l’induction (Δ=19mmHg,p=0.238) et la pression artérielle moyenne (Δ=4.67mmHg,p=0.447) étaient plus élevées. La fréquence cardiaque était semblable (70bpm).

Dans le sous-groupe saignement il existait entre l’induction et l’évènement saignement une augmentation moyenne de 23mmHg de la TAS (p < 10-4), retrouvée pour la PAM (Δ=13.648, p=0.0016) mais pas pour la fréquence cardiaque (Δ=1.079, p=0.719)

Les caractéristiques patient n’ont pas permis de décrire un patient type sujet au saignement. La répartition des gestes entre les groupes est homogène et les durées opératoires similaires.

Il existe cependant une forte corrélation statistique entre la variation de tension artérielle systolique et l’évènement saignement (p < 10-4).

Le chirurgien ne semble pas être le principal responsable du saignement.

L’atout principal de cette étude est son originalité. Elle est à notre connaissance la seule ayant étudié les facteurs chirurgicaux et anesthésiques responsable du saignement. Sa principale faiblesse est son manque de puissance lié à un faible effectif. Cette étude devra être complétée à plus grande échelle afin d’accroître sa puissance statistique. Cela permettrait de définir des protocoles types afin d’améliorer la prise en charge et le confort du patient et de son chirurgien.

Maxime LEFEVRE (Nancy), François SIRVEAUX
17:10 - 18:10 #19444 - 60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.
60. Innervation sensitive de l’épaule par le nerf suprascapulaire.

INTRODUCTION. Le nerf suprascapulaire (NSS) assure la majorité de l’innervation sensitive de l’épaule. Cependant, la distribution des branches sensitives du NSS reste encore débattue. L’objectif était de proposer une description consensuelle des branches sensitives du NSS.

METHODES. Les divisions, les courses, et la distribution des branches sensitives du NSS innervant les structures de l’épaule ont été examinées macroscopiquement par la dissection de 37 épaules de 19 cadavres frais âgés en moyenne de 83 ans (74-89).

RESULTATS. Les 37 NSS donnaient 1 branche sous acromiale médiale (bSAM) et 1 branche sous acromiale latérale (bSAL), et une branche gléno-humérale postérieure (bGHP) à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale (bSAM) et latérale (bSAL) – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires (bSAM), et de la capsule gléno-humérale postérieure (bGHP).

CONCLUSION. Le NSS donnait deux branches sous acromiales et une branche gléno-humérale postérieure à l’épaule. Cette distribution permettait une innervation bipolaire – médiale et latérale – de la bourse sous acromiale, des ligaments acromio- et coraco-claviculaires, et de la capsule gléno-humérale postérieure.

Pierre LAUMONERIE (Toulouse), Laurent BLASCO, Meagan E TIBBO, Patrick CHAYNES, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT
Grand Auditorium

Vendredi 13 décembre

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CP9
17:10 - 18:10

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles CATIER (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (CESSON SEVIGNE), Christian LUTZ (Orateur) (STRASBOURG)
17:10 - 18:10 #19528 - 61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.
61. Est-ce que augmenter la taille de la greffe aux IJ ou l’utilisation d’une technique au tendon patellaire réduit le taux de re-rupture chez les patients jeunes? À propos de 991 patients.

Introduction

Les récentes études ont montré des taux importants de rupture de transplant avec l’utilisation des greffes aux ischio-jambiers lors de reconstruction du LCA (LCAR) chez les patients jeunes < 20 ans. Toutefois ce taux semble diminuer avec l’augmentation du diamètre de la greffe. En réponse à ces données, en Nouvelle Zélande, les chirurgiens ont augmenté leur utilisation de greffes courtes à brins multiples (DT4, DIDT6..) pour majorer le diamètre final du greffon ou ont utilisé plus fréquemment le tendon rotulien. L’objectif de cette étude était d’évaluer si ces modifications ont permis de diminuer le taux de re-rupture chez le sujet de moins de 20 ans à partir des données du registre néo-zélandais.

Mat et méthode

Toutes les LCAR des patients de moins de 20 ans lors de la chirurgie, réalisées en NZ et avec un recul de 2 ans minimum ont été inclues dans cette étude. Les patients ont été classés en fonction de la greffe utilisée : DIDT, DT4, DIDT 5/6, DIDT 7/8. Pour chaque groupe, le diamètre moyen de la greffe et le taux de re-rupture étaient évalués.

Résultat

991 patients ont été inclus dont 512 hommes (operation entre Avril 2014 et Mai 2017). À 2 ans de recul minimum, 51 re-rutpures ont été enregistrées (soit un taux global de 5.1%). Il n’y avait pas de différences statistiquement significatives entre les cohortes. Les greffes courtes multi brins avaient des taux de re-rupture comparables aux greffes classique (DIDT) (5.7% vs 6% ; p = 0.92) il y avait une tendance vers moins de re rupture avec l’utilisation du ligament patellaire (3.1% re rupture) vs IJ (5.9%) p = 0.087. Le taux de re rupture était 1.8 fois inférieur quand cette greffe était utilisée en comparaison à un DIDT classique et 1.9 fois inférieur aux IJ multiple brins.Par ailleurs il n’y avait aucun cas de rupture dans le groupe de sexe féminin (104 patientes) avec une greffe au LP en comparaison au taux de re rupture de 5.1% chez les femmes ayant reçu une greffe aux IJ (p = 0.023).

Conclusion

Les greffes courtes à brins multiples permettent d’avoir des greffes de plus gros diamètre mais dans ce travail n’ont pas permis de réduire significativement le taux de re-rupture du LCA chez les sujets jeunes. Les greffes au ligament patellaire semblent avoir un taux de re-rupture inférieur en particulier chez les patients jeunes de sexe féminin.

Jerome MURGIER (Biarritz - Aguiléra), Andrew POWELL, Mark CLATWORTHY
17:10 - 18:10 #19471 - 62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.
62. Faut il avoir peur des allogreffes  dans les reprises d’échec de plastie du LCA ? Bilan de 37 greffes à 1 an minimum de recul.

Introduction

Les ruptures de plasties du LCA conduisent le plus souvent à une reprise par une autogreffe car les allogreffes semblent impossibles, inaccessibles voir risquées, pour beaucoup de chirurgiens.

Matériel et méthodes

Il s ‘agissait d’une étude prospective de 37 patients opérés entre 2004 et 2017 et ayant un suivi supérieur à 12 mois. Ont été inclus des sportifs de loisir, gênés par leur instabilité. Ont été exclus, les sportifs de haut niveau ou professionnels. L’âge moyen était de 38 ans (21-68). Les allogreffes se décomposaient en greffe du tendon tibialis antérieur ou postérieur (16 cas), greffe de tendon patellaire (14 cas), greffe de semi tendineux (2 cas), greffe de facia lata (4 cas) et greffe de court péronier latéral (1 cas). 35 patients ont eu une ténodèse extra articulaire en association à la plastie intra articulaire, 13 une plastie postéro-latérale ou médiale et pour 2  une ostéotomie tibiale de valgisation. Tous ont été évalués par un examinateur indépendant. Les tests de Student ont été pratiqués. 

Résultats

Tous les patients ont été interrogés ou revus au recul moyen de 49 mois (12-140).  Il n’y a eu aucune infection profonde. Un patient a été repris par PTG, 2 patients ont eu une rerupture (2 et 4 ans post greffe). Les scores IKDC et KOOS moyens sont passés respectivement de 55 ± 13 à 80 ± 16 points (p < 0,05) et de 58 ± 11 à 85 ± 17 points (p < 0,05). La laximétrie différentielle au KT-1000 s’est réduite de 4,7 ± 2,3 mm en pré-opératoire à 1,4 ± 1,7 mm en post-op. Avec le GNRB®, la laximétrie différentielle s’est réduite de 4,8 ± 2,4 mm en pré-op à 1,5 ± 1,7 mm en post-op. (p < 0,05).  

Discussion

Les résultats subjectifs et objectifs des allogreffes sont comparables à ceux des reprises par autogreffe (K-J ou DI-DT) dans la littérature (Trojani C, 2012, Shelbourne D, 2014, Grassi A, 2017). Les avantages de l’utilisation d’une allogreffe sont nombreux : absence de morbidité du prélèvement, gain de temps opératoire, possibilité d’adapter la greffe aux pertes de substances osseuses et récupération  plus rapide. Les inconvénients sont : risques théoriques de contamination bactérienne, virale ou fungique et ligamentisation plus longue. 

Conclusion

Les allogreffes sont légales et possibles en France et leurs résultats dans une population de sportifs de loisir sont encourageants. Les facteurs limitants en France sont la faible disponibilité et le coût des allogreffes.

Jean François TABURET (Paris), Simon PELLETIER, Caroline VINCELOT-CHAINARD, Patrick DJIAN, Henri ROBERT
17:10 - 18:10 #19534 - ❤ 63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.
❤ 63. Les « ramp lesions » du segment postérieur du ménisque médial : que répare t-on ? Étude anatomique et histologique.

Introduction : Les lésions du segment postérieur du ménisque médial sont les lésions intra-articulaires les plus fréquemment associées aux ruptures du ligament croisé antérieur. Les « ramp lesions » ont été définies comme une déchirure de l'attache périphérique de la corne postérieure du ménisque interne. Ces lésions sont difficilement mises en évidence à l’IRM préopératoire, alors que leur prévalence arthroscopique peut atteindre 24%. L’anatomie et le rôle biomécanique de la racine postérieure du ménisque médial ont déjà été étudiés, et plusieurs publications parlent du rôle et des réparations d’un ligament ménisco-tibial postérieur (LMTP). Nous n’avons pas trouvé dans la littérature de description anatomique du reste du segment postérieur, notamment de sa jonction ménisco-synoviale et du LMTP.

L’objectif de cette étude anatomique et histologique était d’analyser le segment postérieur du ménisque médial, sa jonction ménisco-synoviale, afin d'identifier le LMTP.

Méthodes : Nous avons effectués une dissection cadavérique de dix genoux . La capsule postéromédiale a été abordée par voie une postérieure. Ainsi, nous avons pu accéder au segment postérieur du ménisque médial et à sa jonction ménisco-synoviale. Nous avons prélevé en un bloc la capsule proximale, le segment postérieur du ménisque médial, toute la jonction ménisco-capsulo-tibiale, et un fragment de tibia. Trois tranches de section par pièce ont été réalisées pour l’étude histologique.

Résultats : Macroscopiquement, la jonction ménisco-synoviale paraissait pellucide, mais renforcée à sa partie antérieure et postérieure. Il n’y avait pas de structureligamentaire macroscopique au niveau de la jonction ménisco-synoviale. L’étude microscopique a révélé un revêtement de surface endothéliforme de cellules régulières. Le tissu sous-jacent correspondait à un réseau collagénique de densité modérée comportant de rares fibroblastes et adipocytes. Il n’a pas été visualisé pour autant de structure histologique individualisable pouvant répondre aux caractéristiques d'une structure ligamentaire au sein de la jonction ménisco-synoviale.

Discussion :Dans son étude, Peltier compare la translation antérieure et la rotation interne du tibia entre trois groupes de lésion associées: 1) lésion du LCA isolée; 2) lésion du LCA associée à une section de la jonction ménisco-synoviale postérieure; 3) lésion du LCA, lésion ménisco- synoviale postérieure et section du LMTP. Il n’est pas mis en évidence de différence significative entre les groupes 2 et 3 ce qui semble cohérent avec notre étude confirmant l’absence de LMTP.

Conclusion: Bien que cité dans plusieurs articles de la littérature, nous n’avons pas retrouvé dans notre étude de ligament ménisco-tibial postérieur, tant sur le plan macroscopique que microscopique.

Rémi DI FRANCIA, Quentin NICOLAS (Brest), Goulven LE HENAFF, Isabelle QUINTIN-ROUE, François-Xavier GUNEPIN, Frédéric DUBRANA
17:10 - 18:10 #19480 - 64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.
64. Les lésions de la rampe méniscale interne: étude rétrospective de 50 cas.

Introduction: La lésion de la jonction ménisco-capsulaire postéro interne  est fréquemment associée à la rupture du ligament croisé antérieur(LCA). C’est une lésion qui reste sous diagnostiquée par les explorations pré opératoires et après une exploration arthroscopique standard. Le but de notre étude est d’estimer la fréquence de cette lésion et d’en évaluer les facteurs de risque.

Méthodes:Nous avons réalisé une étude rétrospective avec recueil prospectif des données. Qui a intéressé une série continue des 50 dernières ligamentoplasties du LCA  réalisées dans notre service. Un recueil des données épidémiologiques a été réalisé. Une comparaison entre les données de L’IRM et l’exploration arthroscopique par re-visionnage des vidéos per-opératoire a été faite.

Résultats:  La prédominance masculine était nette, 92% des hommes. L’Age moyen de nos patients était de 28 ans.  Et l’accident de sport était le mécanisme le plus fréquent. Une  Ramp Lesion  du ménisque interne a été associé à la rupture du LCA dans 28% des cas. Les types les fréquents étaient le type 4 dans 42% des cas, et le type 5 dans 35% des cas. L’analyse statistique des données de l’IRM a montré une faible sensibilité de 70% avec un taux important de faux négatif de 28%. L’analyse des données épidémiologiques de notre étude a constaté 2 facteurs prédictifs de la lésion de la rampe; l’âge jeune et le délai important entre le traumatisme et la chirurgie.

Discussion :

La lésion ramp est fréquemment associée à la rupture du LCA, cette fréquence varie dans la littérature entre 64% dans la série de Sonnery-cottet et 9% dans la série de Bollen. Jorge Chahla a étudié les facteurs de risque qui sont : le sexe masculin, l’âge jeune, la poursuite d’une activité sportive pré opératoire ou la survenu d’un nouveau traumatisme, et le plus important c’est le délai entre le traumatisme et la chirurgie. L’IRM était toujours le gold standard pour explorer les traumatismes du genou. Mais dans la lésion ramp cet examen n’a pas montré une grande fiabilité avec une sensibilité qui varie dans la littérature entre 82% et 48%. 

Conclusion : 

Les données de L’IRM et les voies arthroscopiques conventionnelles sont insuffisant pour faire le diagnostic des « ramp » lésions. Etant donné la fréquence de ses lésions dans les laxités antérieures chroniques, des voies arthroscopiques complémentaires, inter condylienne et postéro-interne, sont nécessaire pour les explorer.

Sakr AYARI (Tunis, Tunisie), Anis TBORBI, Hichem ABID, Med Amine GHARBI , Aymen BEN MAATOUG, Mouadh NEFISS, Khelil EZZAOUIA, Ramzi BOUZIDI
17:10 - 18:10 #18198 - 65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.
65. Quelle est la différence minimale cliniquement pertinente des principaux scores de genou utilisés pour l'évaluation du genou 1 an après une reconstruction du LCA? Etude prospective selon la méthode Anchor.

Introduction

Une différence minimale cliniquement pertinente (MCID) est la plus petite différence que les patients considèrent comme importante. Elle permet de faire une distinction, essentielle pour un clinicien, entre un résultat statistiquement significatif et un résultat cliniquement pertinent. Cet outil est particulièrement utile pour les concepts non mesurables instrumentalement.  L'objectif principal de l'étude était d'identifier la MCID des principaux scores du genou utilisés pour suivre l'évolution des patients opérés pour une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA): l'IKDC subjectif, le KOOS, le Lyshom et l'ACL-RSI.

Matériel et méthodes  

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Les patients inclus étaient tous sportifs et devaient avoir complété l'ensemble des questionnaires en préopératoire et à 1 an de recul. De plus, à 1 an de recul les patients ont répondu à 2 questions anchor: "êtes-vous satisfaits des résultats de la chirurgie: très satisfait/satisfait/moyennement satisfait/pas satisfait?" et "vous sentez vous apte à reprendre votre sport habituel, oui/non?". Une différence absolue a été calculée entre les scores préopératoire et à 1 an de recul pour déterminer la MCID.

Résultats

Cinq-cent-six patients ont été inclus, 339 hommes et 167 femmes âgés en moyenne de 29,4+/-9,7 ans. La série comprenait 27 joueurs professionnels, 200 compétiteurs, 279 sportifs de loisir. 298 (58,9%) patients se sont dits très satisfaits, 181 (35,8%) satisfaits, 24 (4,7%) moyennement satisfaits et 3 (0,6%) pas satisfaits. Tous les patients (100%) se sont dits aptes à reprendre la course et 393 (77,7%) à reprendre leur sport habituel. L'amélioration était significativement plus élevée chez les patients les plus satisfaits (non significative pour le KOOS vie quotidienne), et ceux qui se disaient aptes à reprendre leur sport habituel (non significative pour le KOOS douleur et vie quotidienne). Selon la question posée, les améliorations les plus fortes concernaient le KOOS qualité de vie (+47,4 et +44,3), KOOS sport (+39 et +37,9), l'ACL-RSI (+31,3 et +28,7) et l'IKDC subjectif (+27,2 et +26,3).

Discussion

La satisfaction des patients et leur sentiment d'aptitude à reprendre leur sport habituel à 1 an ne sont pas liés aux scores KOOS vie quotidienne et douleur.

Conclusion

Cette étude a permis d'identifier la MCID à 1 an de recul des principaux scores du genou utilisés après une reconstruction du LCA. Elles pourront servir pour de futures études afin qu'une éventuelle différence statistiquement significative soit également pertinente pour un patient.    

Shahnaz KLOUCHE (Paris), Yoann BOHU, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
17:10 - 18:10 #19577 - 66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.
66. Self Knee Value, un score simple pour l’évaluation fonctionnelle du genou.

Objectif : Les spécialistes de l’épaule utilisent le SSV (Simple Shoulder Value), score gtrès simple d’utilisation qui donne des résultats proches des scores fonctionnels classiques de cette articulation. Aucune évaluation de ce type n’existe à notre connaissance pour le genou. Notre hypothèse est que le « simple knee value » (SKV) est un score valide donnant des résultats équivalents aux différents scores déjà utilisés dans l’évaluation fonctionnelle du genou. Notre objectif principal est de valider le SKV via la mesure de la corrélation de celui-ci avec les scores fonctionnels validés du genou de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC, dans le cadre de différentes situations pathologiques du genou.

Méthodes :Nous avons mené une étude pilote, descriptive, prospective. Un questionnaire comprenant les scores de Lysholm-Tegner (groupe adultes « jeunes » et pédiatrique), IKDC et KOOS (groupes adultes « jeunes » et « séniors »), et WOMAC (groupe « séniors ») était remis à tous les patients se présentant en consultation pour une pathologie du genou. La question suivante (score SKV) était ajoutée : « à combien évaluez-vous votre genou le jour de l’examen, par rapport à un genou normal en pourcentage ? ». Cent vingt six patients ont été inclus : 47 adultes jeunes, 49 adultes séniors ont été inclus et ont répondu au questionnaire lors de leur première consultation, la veille de l’opération et à 6 mois post-opératoires ; 30 témoins ont aussi été inclus. L’analyse des corrélations entre le SKV et les Scores fonctionnels validés a reposé sur le calcul de coefficients de corrélation de Spearman (S).  Le nombre de sujet nécessaire a été déterminé par la statisticienne de notre centre.

Résultats :. Nous avons retrouvé une corrélation forte à très forte statistiquement significative dans les 2 groupes entre le SKV et les scores de Lysholm-Tegner (S jeunes= 0.6427), IKDC (S jeunes= 0.7896, S séniors= 0.7483), KOOS symptômes (S jeunes= 0.6369, S séniors= 0.7279), KOOS douleurs (S jeunes= 0.6330, S séniors= 0.7261), KOOS fonctions (S jeunes= 0.7107, S séniors= 0.7354), KOOS activités (S jeunes= 0.7066, S séniors= 0.5841), KOOS qualité de vie (S jeunes= 0.7259, S séniors= 0.6324)et WOMAC (S séniors= -0.6067). 

Conclusion : Le SKV est un score valide, fortement corrélé aux scores de Lysholm-Tegner, IKDC, KOOS et WOMAC. Il s’agit d’un score simple et peu chronophage qui peut être facilement utilisé dans la pratique quotidienne.

 

Vincent MAROT (Toulouse), Franck ACCADBLED, Jérôme MURGIER, Reina NICOLAS, Emilie BERARD, Etienne CAVAIGNAC
Halle 1

Vendredi 13 décembre

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CH
17:10 - 18:00

COMITÉ HANCHE

La Nef
Samedi 14 décembre
07:45

Samedi 14 décembre

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CE09
07:45 - 08:45

CE09 - Conférence d'enseignement
Et le ligament acromio-coracoidien dans tout cela ?
SFA>Direct

Conférenciers : Redouane BOUHALILA (PAA) (Soissons), Achour DEGHRAR (SOISSONS), Etienne PLUOT (Soissons)
Grand Auditorium

Samedi 14 décembre

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CE10
07:45 - 08:45

CE10 - Conférence d'enseignement
Le premier mois post-ligamentoplastie LCA : vers une prise en charge systématisée.

Conférenciers : Jean-Marie FAYARD (Lyon), Alexandre HARDY (PARIS), Thibaut NOAILLES (CCA) (BORDEAUX), Cécile TOANEN (Assistante) (Nantes)
Halle 1
08:45

Samedi 14 décembre

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SM1
08:45 - 10:15

SFA MOUVEMENT
SPORT ET FEMMES 

Modérateurs : Romain ROUSSEAU (Président SFTS) (Paris), Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
08:45 - 10:15 Introduction. Romain ROUSSEAU (Président SFTS) (Paris), François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
08:45 - 10:15 Approche historique. Christel CONSO (chirurgien) (PARIS)
08:45 - 10:15 Rugby. Patrice NGASSA (Medecin) (Rennes)
08:45 - 10:15 Football. Vincent DETAILLE (Lorient)
08:45 - 10:15 Ski. Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
08:45 - 10:15 Voile. Laure JACOLOT (QUIMPER)
08:45 - 10:15 Équitation. Marie Caroline MERLET (Interne) (Rouen)
08:45 - 10:15 Préparation physique – différence homme femme. Arnaud BRUCHARD (Plailly), G. SANIEL (Plailly)
08:45 - 10:15 Débat avec les sportifs et les intervenants. Olivier COURAGE (Le Havre), Patricia THOREUX (PUPH) (Paris)
La Nef
09:00

Samedi 14 décembre

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CM25
09:00 - 09:15

CONFÉRENCE MAGISTRALE
Anatomie du semi-membraneux et RAMP lésions.

Modérateur : Thomas CUCURULO (MARSEILLE)
Conférencier : Robert SMIGIELSKI (Warsaw, POLOGNE)
Halle 1
09:05

Samedi 14 décembre

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V9
09:05 - 09:15

VIDEOSPOT
Comment je repère le coma sign et je libère le sub-scapulaire.
Fil rouge, SFA>Direct

Modérateur : Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (TOULOUSE)
Conférencier : Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
Grand Auditorium
09:15

Samedi 14 décembre

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CP11
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES épaule
SFA>Direct

Modérateurs : Yves BOUJU (chirurgien) (NANTES), Jean-François KEMPF (PUPH) (Strasbourg), Bruno METRAL (Chirurgien) (Ploemeur)
09:15 - 10:30 #19431 - 67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.
67. Intérêt du ligament gléno-huméral moyen dans le diagnostic et la réparation des lésions du subscapularis.

Background : Avec l’arthroscopie, les lésions du sous scapulaire bénéficient d’un meilleur diagnostic mais elles restent difficiles à dépister. Le Ligament Gléno-Huméral Moyen (LGHM), dont le rôle est imprécis, développe des rapports anatomiques étroits avec le tendon sous-scapulaire. Son insertion distale a la particularité de s’insérer sur la face articulaire du tendon sous-scapulaire. Notre hypothèse était que la visibilité du LGHM variait avec la rétraction du tendon sous-scapulaire en cas de lésion, et représentait une aide au diagnostic de ces lésions tendineuses. Elle permettrait également l’évaluation de la réparation tendineuse en bonne position.

Méthodes : Nous avons évalué de façon prospective 100 vidéos opératoires de patients présentant une lésion du sous-scapulaire. L’analyse vidéo standardisée permettait d’évaluer les lésions du sous-scapulaire, la rétraction tendineuse en particulier du feuillet articulaire et la position du LGHM avant et après réparation tendineuse.

Résultats : Avant réparation, le LGHM était visible dans 55% des cas. En l’absence de rétraction du tendon, il était visible dans 94% des cas alors qu’en présence d’une rétraction partielle ou totale, il était visible dans 38% des cas (p<0.0001). Après réparation, il était visible en bonne position dans 96% des cas. Dans les lésions du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA), le LGHM était visible dans 44% des cas (10% quand la rétraction était à la glène et 79% quand la rétraction était intermédiaire) versus 91% des cas où le feuillet articulaire était intact, comme les lésions fissuraires non rétractées (p<0.0001).

Discussion : Visible dans 98% des cas d’épaule normale, la position du LGHM varie avec les lésions du sous-scapulaire. Le signe du LGHM, défini par sa non visibilité, caractérise la rétraction du tendon sous-scapulaire dans les ruptures complètes (stades IV Lafosse et SFA) ou partielles avec lésion du feuillet articulaire (SFA III, Lafosse IIA, IIIA). Ce signe présente un intérêt certain dans ces lésions partielles profondes avec rétraction significative où la présence du bord supérieur horizontal en place peut faire penser à tort à l’intégrité du tendon sous-scapulaire.

Conclusion : Le signe du LGHM permet le diagnostic des lésions avec rétraction du tendon sous-scapulaire, en particulier dans les cas trompeurs ou le tendon supérieur horizontal reste en place. La visibilité du LGHM en bonne position après réparation du sous-scapulaire permet le contrôle d’une réparation en position anatomiqu

Thomas CHAUVET (Dijon), Philippe COLLOTTE, Florian BAUDIN, Eloise TEBAA, Emil HARITINIAN, Lorenzo MERLINI, Laurent NOVE-JOSSERAND
09:15 - 10:30 #18293 - 68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.
68. La capsulo-ténodèse supérieure au biceps ne péjore pas les résultats en termes de douleur ou de raideur dans les réparations de ruptures de la coiffe des rotateurs à 6 mois post-opératoire : étude d’équivalence.

Introduction : L’objectif est d'analyser dans une étude d'équivalence les complications et les résultats cliniques entre les patients opérés par réparation associée à une capsulo-tenodèse
supérieure (CTS) au biceps pour une rupture irréparable du tendon du supra-épineux (tendons de l'infra-épineux et du sous-scapulaire réparables) et ceux opérés par réparation isolée en cas de rupture réparable de la coiffe des rotateurs. Notre hypothèse est que la technique par CTS est équivalente, en termes de complications et de résultats cliniques à six mois, à une réparation isolée.

Matériel et Méthodes : Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. 26 patients (27 épaules) étaient inclus dans le groupe “CTS”. Dans leur cas, le tendon du supra-épineux était
rétracté et/ou dégénéré. Le tendon de la longue portion biceps (TLPB) était alors utilisé pour réaliser la CTS. 27 patients (27 épaules) étaient inclus dans le
groupe “ Réparation Isolée”. Lors du suivi à 1,5 mois, 3 mois, 4,5 mois et 6 mois les paramètres évalués étaient : les complications, la douleur (EVA), le SSV, la réalisation d’infiltrations et les
amplitudes articulaires : élévation antérieure active (EAA), passive (EAP), la rotation externe (RE1) et interne (RI1). Les 2 techniques étaient considérées comme équivalentes pour une différence
d’amplitudes de +/- 11° pour EAA, EAP et RE1 ; et pour +/- 2 niveaux vertébraux pour RI1. Une échographie à 6 mois était réalisée pour évaluer la cicatrisation tendineuse.

Résultats : Les deux populations étaient comparables (âge, sexe, côté dominant opéré, amplitudes, douleur et SSV pré-opératoires) sauf pour les lésions du supra et infra-épineux qui étaient plus sévères dans le groupe CTS. Les 2 techniques étaient équivalentes pour toutes les amplitudes à 6 mois. Les 2 techniques étaient équivalentes pour la douleur moyenne, pour l'amélioration de la douleur et pour l’amélioration du SSV à 6 mois. Le SSV moyen était significativement supérieur pour la CTS. Il n’y avait pas de différence sur la cicatrisation tendineuse ni sur la fréquence de réalisation d’infiltrations.

Discussion : L’utilisation du TLPB n’ajoute pas de morbidité (douleur ou raideur), bien que la partie proximale soit considérée comme un générateur de douleur.

Conclusion : La CTS qui utilise le TLPB est une technique simple et fiable. Elle n’entraine pas de complications particulières et les résultats cliniques sur les amplitudes, la fonction et la douleur
sont équivalents à 6 mois à ceux d’une réparation isolée de rupture la coiffe des rotateurs.

Steven ROULET (TOURS), Philippe DELSOL, Pascal GARAUD, Johannes BARTH
09:15 - 10:30 #19518 - 69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.
69. Etude de l’impact de la pression artérielle moyenne peropératoire sur la durée d’intervention d’une réparation de lésion du tendon supra-épineux type 1A par voie arthroscopique.

INTRODUCTION : L’arthroscopie d’épaule en beach chair position (BCP) est la technique chirurgicale de référence pour la prise en charge des lésions tendineuses de la coiffe des rotateurs. Le contrôle de la pression artérielle moyenne (PAM) au cours de cette intervention constitue un débat non résolu.  L’objectif principal de cette étude est de déterminer s’il existe un lien entre un temps opératoire prolongé dû à la prise en charge de saignements peropératoires et une PAM élevée. MATERIEL ET METHODE : Notre étude est analytique, rétrospective, monocentrique. Nous avons inclus les patients présentant une lésion transfixiante du tendon supra-épineux de type 1A, opérés par un chirurgien expérimenté entre  novembre 2013 et février 2018. L’utilisation de l’arthropompe avec association de sérum salé et épinéphrine était systématique. Nous avons recueillis les données cliniques, anesthésiques et chirurgicales susceptibles d’impacter la durée opératoire. RESULTATS : Nous avons inclus 44 cas. Dix patients ont été exclus. Trente-quatre cas ont été analysés. L’âge moyen était de 58 ans [41 – 74]. Le temps opératoire moyen était de 66,7 minutes [33 – 108]. La PAM moyenne durant la chirurgie  était de 73,7 mmHg [57,2 – 96,2]. Il existait une corrélation significative entre la PAM et la durée d’intervention : une élévation de 1 mmHg de PAM était associée à une augmentation de 0,87 min soit 52,2 secondes sur la durée totale de l’intervention  (p=0,00275) [IC 0.27 – 3.28]. On retrouvait 3 autres variables indépendantes corrélées à temps chirurgical prolongé (p<0,05) : ALR préopératoire, raideur d’épaule préopératoire, et le côté opéré. DISCUSSION : Une hypotension contrôlée peropératoire constitue  un objectif primordial pour une prise en charge optimale et sécurisée du patient.  Nous suggérons qu’une PAM basse permettrait d’obtenir des temps opératoires plus courts lors des chirurgies arthroscopiques d’épaule, avec tous les avantages qui en résultent pour le patient. Il a été démontré qu’une PAM normale peropératoire n’excluait pas l’existence d’hypodébits cérébraux intermittents. En ce sens, il semblerait pertinent de monitorer l’oxygénation tissulaire cérébrale peropératoire par le système NIRS (Near-Infrared Spectroscopy). En fonction de la tolérance cérébrale évaluée par ce système, la PAM pourrait ainsi  être diminuée selon la demande du chirurgien, tout en limitant les risques de complication cérébrale

Charlotte GERMON (lille), Carlos MAYNOU, Christophe SZYMANSKI, Thomas AMOUYEL
09:15 - 10:30 #19564 - 71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.
71. Enclouage centromédullaire des fractures diaphysaires de l'humérus par l'intervalle des rotateurs sous arthroscopie.

Introduction :

L’enclouage antérograde des fractures diaphysaires de l’humérus est une technique validée aux résultats documentés dans la littérature. La voie d’abord habituelle nécessite l’incision du tendon supraspinatus pour y introduire le clou, avec le risque de lésion iatrogène de la coiffe des rotateurs. Les objectifs de ce travail étaient de décrire une nouvelle technique d’enclouage de l’humérus, par l’intervalle des rotateurs sous arthroscopie, sans ouverture de la coiffe des rotateurs et d’en rapporter les résultats cliniques et radiologiques

 

Matériels et méthode :

Etude rétrospective monocentrique. Les patients présentant une fracture diaphysaire de l’humérus se présentant à notre institution en 2017 ont été opérés par enclouage centromédullaire antérograde, sous contrôle arthroscopique, en introduisant le clou par l’intervalle des rotateurs sans ouverture de la coiffe. Tous ont été revus à 1 an postopératoire avec un examen clinique (amplitudes articulaires et score de Constant) et radiologique (radiographie de l’épaule de face de profil).

 

Résultats 

Dix-huit patients (12 femmes et 6 hommes), d’âge moyen 65,4 (37-84) ans ont été inclus rétrospectivement. Deux sont décédés au cours du suivi (sans rapport avec l’intervention) et 1 était perdu de vue au dernier recul. Au final, 15 étaient disponibles pour l’analyse statistique. Au recul d’un an, l’élévation antérieure moyenne était de 150,0° (90-180), la rotation externe moyenne de 55,4° (30-80), le score de Constant absolu moyen de 72,4 (54-87) points et le score de Constant pondéré moyen de 97 (73-100) points. La consolidation était obtenue chez 14/15 patients et 1/15 patient était en pseudarthrose. Aucune complication n’a été relevée au cours du suivi.

Conclusion :

L’enclouage antérograde des fractures de l’humérus sous arthroscopie par l’intervalle des rotateurs a permis dans notre expérience d’obtenir de bons résultats cliniques et radiographiques. Cette nouvelle technique peu invasive pourrait être une alternative pour traiter les fractures humérales.

Maxime ANTONI (STRASBOURG), Priscille LAZARUS, Philippe CLAVERT
09:15 - 10:30 #19553 - 72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.
72. Resultats des techniques arthroscopiques de nouvelle réparation versus lambeaux versus reparation partielle associé à un lambeau dans les ruptures iteratives douloureuses de la coiffe des rotateurs.

Introduction

Le but principal de cette étude monocentrique rétrospective est d'analyser les résultats cliniques des ruptures itératives de la coiffe des rotateurs traitées chirurgicalement par arthroscopie par une nouvelle réparation versus un transfert tendineux. L’objectif secondaire était d’évaluer si une réparation partielle associée à un lambeau pouvaient améliorer le résultat clinique du lambeau isolé.

 

Matériel et méthodes

37 patients ont été inclus dans cette étude rétrospective mono centrique, d’age moyen 55 ans (25-77) avec un recul minimal de 12 mois. 15 patients ont bénéficié d’une nouvelle réparation arthroscopique avec double rang.(Groupe D) quand les conditions locales permettaient une réparation sans tension de façon anatomique ou en médialisant la réinsertion.  22 ont bénéficié d’un lambeau (Grand dorsal ou trapèze inferieur assistée par arthroscopie) dont 13 de façon isolés(Groupe C) et 9 associés à une réparation partielle de la coiffe des rotateurs(Avancement ou convergence) (Groupe B) quand la rupture ne paraissait pas réparable en per opératoire. Les résultats ont été évalués pour la série globale ainsi que chacun des groupes selon le score de Constant, le VAS, Le SSV. 

 

Résultats

Pour la série globale de 37 patients, tous les scores pré opératoires étaient améliorés significativement selon le test de student : le score de Constant progressait de 34.8 à 59.6 (ST: 0.07), le VAS de  4.7 à 2 (ST: 0.8) et le SSV: 45.6 à 67%( ST: 0.04).

Le groupe des lambeaux isolés(Gr C) avait un score final moyen de Constant (44) et un SSV(58%)  inférieure aux groupes des réparations nouvelles (Constant 66 : SSV 74%) ou réparation partielle associée à un transfert(Constant 66 . SSV 75%). Le gain étaient significativement moins important pour le lambeau isolé en regard du Constant et du SSV mais le gain sur la douleur était significativement identique quelque soit le groupe. 

 Conclusion

Les résultats cliniques des différents groupes de ruptures itératives ont montré des améliorations des différents scores et une diminution de la douleur spécialement chez les patients traités par une nouvelle réparation. Quand il était effectué un lambeau, de grand dorsal ou de trapèze inférieur la réparation partielle permettait d’obtenir de meilleurs résultats que le transfert isolé. Le transfert isolé permettait de soulager les patients mais en leur donnant un gain fonctionnel limité.  

Philippe VALENTI (PARIS), Jean David WERTHEL, Charbel BOUKHALIL
09:15 - 10:30 #19448 - 73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?
73. Planification de l'acromioplastie : Comment réduire le critical shoulder angle ?

Introduction :

La diminution chirurgicale du Critical Shoulder Angle (CSA) sous le seuil de 33° semble corrélée aux résultats cliniques et à une meilleure cicatrisation de la coiffe des rotateurs après réparation. Une acromioplastie antérieure ou latérale permet de réduire le CSA de 3 à 4 degrés en moyenne mais cela ne suffit pas toujours à le réduire sous 33° lorsqu’il est élevé. L’objectif de notre étude était d’évaluer par planification le geste d’acromioplastie à réaliser afin d’obtenir un CSA ≤ 33°.

Méthodes

Quatorze patients opérés de la coiffe des rotateurs avec un CSA³38° et disposant d’un scanner d’épaule ont été inclus. Les images au format DICOM étaient exploitées avec le logiciel Horos (v3.3.5). Un reformatage orthogonal multi planaire des images était réalisé afin de reproduire les conditions d’une radiographie de face de l’épaule selon les critères de Suter. L’angle CSA était mesuré scanographiquement sur coupe épaisse puis un plan de coupe avec CSA à 33° était positionné. L’acromion était ensuite divisé en tranches de 5mm d’avant en arrière et la quantité de résection osseuse à réaliser était mesurée par tranche.

Résultats

L’angle CSA pré-opératoire était de 39,4° (38;42;+/-1,2). Dans tous les cas, une acromioplastie latérale d’au moins 2 cm de longueur était nécessaire afin d’obtenir un CSA ≤ 33°. La longueur de l’acromioplastie planifiée était de 2,95 cm (2;4;+/-1,2) et la largeur de 5 mm (1;9,3;2,2). D’avant en arrière, à 5 ;10 ;15 ;20 ;25 mm du bord antérieur, la largeur de l’acromioplastie latérale nécessaire était de 5,4 ;6,4 ;5,5 ;3,8 ;2,5 mm. La hauteur de la résection osseuse était de 5,7 mm (2;9,3 ;+/-1,6) et l’angle de résection au bord inférieur de l’acromion de 69° (58;87;6,6). L’insertion supérieure du deltoïde devait être réséquée en moyenne sur 2,3 mm (0;7;+/-2,2). L’angle CSA pré-opératoire était corrélé à la longueur (p=0,02) et à la largeur (p=0,0004) d’acromion à réséquer.

Conclusion 

Une acromioplastie visant une réduction du CSA ≤ 33° est variable en termes de localisation et de quantité d'os à réséquer. Pour un CSA³38°, elle doit être réalisée en antéro-latéral sur un minimum de 2cm de longueur. Pour les CSA les plus élevés, elle peut nécessiter une résection latérale de près d'1cm de largeur dans la région antérieure et sur plus de 4cm de longueur. Pour réduire le CSA efficacement, le geste d’acromioplastie est à adapter à chaque patient. Une planification pré-opératoire pourrait être utile afin d’atteindre plus systématiquement cet objectif.

Anselme BILLAUD (Mérignac), Yacine CARLIER, Lionel PESQUER
09:15 - 10:30 #19555 - 74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.
74. Confirmation des changements biomécaniques au niveau de l'épaule lors de la modifications du Critical Shoulder Angle (CSA) par un simulateur informatique.

Introduction :

Un Critical Shoulder Angle (CSA) anormal a été identifié comme un élément participant à la survenue de pathologies comme les lésions de la coiffe des rotateurs (CSA important) ou l’omarthrose (CSA faible) dans de multiples études cliniques. Les hypothèses biomécaniques pour expliquer ces phénomènes sont qu’une modification du CSA entraîne un changement des forces en cisaillement et en compression au niveau gléno-huméral. L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences biomécaniques d’une modification du CSA en utilisant un simulateur informatique de l’articulation de l’épaule validé.

Matériels et méthodes :

Le modèle musculo-squelettique tridimensionnel à dynamique inversée du membre supérieur UKNSM (United Kingdom National Shoulder Model) a été utilisé. Trois conditions de CSA ont été testées (CSA normal à 33°, CSA important à 38° et CSA diminué à 28°) lors de 2 types de mouvements (abduction et flexion de 30° à 120° d’amplitude) et à 2 vitesses différentes (lente ou rapide). Les paramètres suivants ont été analysé : - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de cisaillement gléno-humérales (SF) correspondant aux forces infero-supérieur (IS) et antéro-postérieur (AP) exercées dans le plan sagittal lors des mouvements ; - la magnitude (maximum et somme sur l’ensemble de l’amplitude) des forces de compression gléno-humérales (CF) correspondant aux forces latéro-médiales (LM) exercées dans le plan frontal lors des mouvements.

Résultats :

Une augmentation du CSA entraine une augmentation des forces de cisaillement notamment de la composante inféro-supérieure (p<0,05). Une réduction du CSA a pour conséquence une augmentation des forces de compression (latéro-médiales) gléno-humérale (p<0,01). Le type de mouvement ou la vitesse n’avait pas d’influence significative sur ces résultats.

Discussion :

La simulation informatique est la technique la plus aboutie et validée pour reproduire et analyser la biomécanique d’une articulation.

Avec un CSA augmenté, le vecteur des forces du deltoïde est plus vertical, entrainant plus de forces en cisaillement, nécessitant donc une augmentation des forces de la coiffe postéro-supérieure (pour contrebalancer) conduisant à une surutilisation et à therme à une rupture.

Avec un CSA diminué, le vecteur des forces du deltoïde est plus oblique (en interne), et donc en addition des forces de la coiffe des rotateurs, il y a une augmentation des forces en compression sur le cartilage générant une arthrose.

Conclusion :

Cette étude avec un simulateur informatique de l’épaule confirme, d’un point de vue biomécanique, les données cliniques à propos des théories sur le CSA.

 

Guillaume VILLATTE (CLERMONT FERRAND), Eline VAN DER KRUK, Asim BHUTA, Mathias ZUMSTEIN, Beat MOOR, Roger EMERY, Peter REILLY, Anthony BULL
09:15 - 10:30 #19509 - 75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.
75. Neurolyse arthroscopique du nerf axillaire : étude anatomique.

Introduction :

La pathologie du nerf axillaire est rare mais invalidante. Les deux principales causes de compressions sont le syndrome de l'espace quadrilatère chez les jeune sportif et la compression par un ostéophyte inférieur dans l’arthrose débutante. Le diagnostic est surtout clinique et pourra être aidé d’un électromyogramme et d’une infiltration test. L’infiltration graisseuse du teres minor  peut en être une manifestation. Le traitement historique repose sur une neurolyse à ciel ouvert par voie postérieure, mais celui-ci est invasif et pas toujours efficace car il existe une zone aveugle.

Aucune étude anatomique de la neurolyse arthroscopique  n’a été réalisée sur le sujet.

 

Matériel et méthode :

Nous avons réalisé une  neurolyse arthroscopique sur 10 épaules chez 6 sujets anatomiques congelés selon la technique de Millet et al qui consiste à sectionner la capsule avec une sonde de radiofréquence entre les deux bandes du ligament glènohuméral inférieur par  deux voies postérieures.  Un contrôle à ciel ouvert par voie postérieure a ensuite été effectué.

 

Résultats :

Sur les 10 neurolyses effectuées, le nerf et ses branches, l’artère circonflexe et le triceps étaient bien visualisées dans l’espace sous capsulaire. La neurolyse  est apparu efficace   dans 100% des cas lors du contrôle à ciel ouvert, sans lésion nerveuse iatrogène.

 

Conclusion :

Cette technique de neurolyse arthroscopique nous apparait être une bonne méthode dans le traitement des syndromes compressifs du nerf axillaire, avec un risque de complication minime.

François BORREL (Paris), Pierre DESMOINEAUX, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19587 - 76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.
76. Evaluation de la réparation de coiffe arthroscopique sous bloc interscalénique isolé en chirurgie ambulatoire.

Introduction : La chirurgie de l'épaule en ambulatoire fait le plus souvent appel à l'anesthésie générale (AG) associée ) l'anesthésie locorégionale (ALR).

Le bloc interscalénique (BIS) est la technique de référence pour l'ALR en raison de son efficacité sur l'analgésie postopératoire. Afin de simplifier un peu plus

la prise en charge en ambulatoire , l 'objectif de ce traitement était d'évaluer l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique en ambulatoire.

Matériel et méthode : Une étude moncentrique a été réalisée avec pour principaux critères une réparation arthroscopique associée à un BIS isolé (groupe 1),

ou associée à une anesthésie générale (groupe 2). Les groupes étaient identiques en ce qui concerne les critères démographiques, la taile de la rupture (taille intermédiaire du supra - spinatus)

et la technique de réparation (double rang croisé). Un questionnaire papier etait remis au patient lors de la sortie. Le critère principal de jugement

était la douleur moyenne d'épaule sur 48 heures évaluée par le patient sur une échelle visuelle analogique (EVA). Les critères secondaires étaient les complications de l'ALR,

, la consommation d'antalgique lors de l'intervention, et la douleur (EVA) durant la première semaine. Toutes les complications chirurgicales

per et post-opératoires étaient notées et la satisfaction du patient au retour à domicile évaluée.

Résultats:  Soixante sept patients ont été inclus, 32 dans le groupe 1 et 35 dans le groupe 2. L'âge moyen était de 57 ans +/_ 4. Trois patients

ont été perdus de vue. La douleur moyenne des 48 premières heures était légèrement inférieure dans le groupe 1 mais non significative. La consommation

d'antalgiques, l'EVA durant la première semaine ou les complications chirurgicales étaient comprables entre les 2 groupes. Tous groupes confondus, il y avait

après ALR, 1 pneumothorax et 2 paresthésies du membre supérieurs d'évolution très favorable.

La satisfaction du patient au retour à domicile était significativement (p < 0,05) supérieure dans le groupe 1 en comparaison au groupe 2.

Aucune différence  n'était mise en évidence en ce qui concerne les 2 groupes pour les complications per et post-opératoires.

Discussion: Ce travail a montré l'efficacité du BIS isolé pour la réparation arthroscopique de coiffe pour favoriser le domicile et améliorer la

satisfaction du patient. Cependant cette technqiue est possible après une bonne sélection des patients et un contrôle effice de la tension et du

saignement en raison de l'absence d'AG.

Patrick BOYER (Paris), Julia DONADIO, Ruben DUKAN, Laure PAGÈS, Mohamed BAMANE, Marc-Antoine ROUSSEAU
09:15 - 10:30 #19440 - 77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?
77. La neurolyse arthroscopique du nerf supra-scapulaire est-elle efficace ?

Introduction

La compression du nerf supra-scapulaire (NSS) peut être responsable d’un syndrome douloureux et d’une perte de force en rotation externe, justifiant une neurolyse chirurgicale. L’élément compressif est généralement un kyste arthro-synovial, en rapport avec une atteinte dégénérative gléno-humérale, en particulier labrale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la neurolyse arthroscopique du NSS.

 

Matériel & Méthode

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients opérés sous arthroscopie d’une neurolyse du NSS, avec exérèse du kyste. Les critères d’évaluation primaires étaient le score de Constant et le Subjective Shoulder Value (SSV). Les critères secondaires étaient le score douleur (/10 points), le délai et le niveau de reprise sportive/professionnelle, et le score de satisfaction.

 

Résultats

Neuf hommes (âge moyen 34 ans) ont été revus au recul moyen de 27 mois. La compression du SSN était localisée à l’échancrure coracoïdienne (n=4), ou spino-glénoïdienne (n=5). Le score de Constant était amélioré de manière non significative : pré-opératoire 81 points (67 - 95 ; SD 19.8), post-opératoire 89.2 (78 – 100 ; SD 9.1). Le SSV progressait en moyenne de 44% et la douleur moyenne de 3.7 points à 1.4 points (p > 0.05). Le test de Jobe restait déficitaire chez 22% des patients, la force en rotation externe coude au corps (RE1) chez 33% et en abduction (RE2) chez 22%. Huit patients ont repris leur activité professionnelle antérieure après un arrêt de travail moyen de 9 semaines. La reprise d’activité sportive était possible après un délai moyen de 14,5 semaines. Tous les patients jugeaient le résultat de l’intervention comme bon ou excellent.

 

Conclusion

La neurolyse du NSS sous arthroscopie avec résection du kyste arthro-synovial est efficace avec une amélioration clinique objective et subjective. En revanche, la récupération de la force en rotation externe et en abduction reste incomplète.

Marine ARBOUCALOT (Toulouse), Vadim AZOULAY, Pierre LAUMONERIE, Pierre MANSAT, Nicolas BONNEVIALLE
Grand Auditorium

Samedi 14 décembre

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CP12
09:15 - 10:30

COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES genou

Modérateurs : Charles KAJETANEK (Chirurgien) (RENNES), Daniel RENOUARD (Chirurgien) (RENNES)
09:15 - 10:30 #19487 - 78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.
78. Évaluation du risque d’arthrite septique chez le sportif professionnel après reconstruction du LCA. Analyse d’une série continue de 4421 patients incluant 265 sportifs professionnels avec revue de la littérature.

Background: Professional athletes are reported to be at greater risk of septic arthritis (SA) after ACL reconstruction (ACLR) than the non-professional population. However, this finding has been controversial and confusion has arisen in the literature due to underpowering of previous studies.

Purpose: To report the differences in the rate of septic arthritis after ACLR in a large series of patients, and also to perform pooled data analysis including previously published studies. The hypothesis of the current study was that professional athletes would be demonstrated to be at significantly higher risk of SA than non-professional athletes. 

Study Design: Case control study, level of evidence III

Methods: A retrospective analysis of prospectively collected data was performed.  Patients who underwent ACLR between January 2009 and July 2017 (with minimum follow up of 12 months) were considered for study eligibility. The rate of septic arthritis was determined and multivariate analysis was used to evaluate potentially important risk factors including participation in professional sport. Furthermore, a literature search was performed and data was extracted from all identified relevant studies. A pooled data analysis was performed in order to determine differences in the risk of septic arthritis between professional and non-professional populations

Results: The current series comprised 4421 ACL surgeries with 265 professional athletes. There were 15 cases of septic arthritis diagnosed over the period study (0.34%, [95% confidence interval (CI), 0.19; 0.56]). Ten cases occurred in professional athletes (3.8%, [95% CI, 1.82; 6.83]). The percentage of Septic Arthritis was 0.12% [0.04; 0.28] in the non-professional population. Being a professional athlete was significantly associated with a risk of Septic Arthritis after ACL reconstruction (odds ratio [OR], 21.038; 95% CI, 6.585-75.789; P < .0001). This finding was confirmed in the pooled data analysis comprising 11,416 patients including 1,118 professional athletes (OR 5.03; 95% CI, 1.17 to 21.61) 

Conclusion: Professional athletes are at greater risk of septic arthritis after ACL reconstruction than non-professional athletes. The previous literature has been conflicting due to underpowered studies. The current study confirms the elevated risk by using a large clinical series and pooled data analysis to avoid the limitations of previous studies.

Charles PIOGER (PARIS), Bertrand SONNERY-COTTET, Florent FRANCK, Thais DUTRA VIEIRA, Felipe GALVÃO ABREU, Guilherme DE ABREU, Matthew DAGGETT, Adnan SAITHNA
09:15 - 10:30 #18197 - 79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.
79. Impact sur la fonction du genou de l'imprégnation à la vancomycine des greffes autologues lors de la reconstruction du LCA. Etude cas-témoins chez 1674 sportifs.

Introduction

Le taux d'arthrite septique du genou après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) varie de 0,14 à 2,2% dans la littérature. Des publications récentes ont retrouvé un taux nul après imprégnation préopératoire de la greffe par de la vancomycine. Aucun événement indésirable imputable à la vancomycine n'a été noté. Cependant ces séries n'ont pas évalué l'impact éventuel de cette imprégnation sur la fonction du genou. L'objectif principal de l'étude était d'évaluer le retour au sport à 1 an de recul selon que la greffe ait été imprégnée de vancomycine ou non. 

Matériel et méthodes

Une étude de cohorte prospective mono-centrique a débuté en 2012 incluant l’ensemble des patients opérés pour une rupture des ligaments croisés du genou. Une étude cas-témoins basée sur une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a inclus une série de patients sportifs âgés de plus de 16 ans opérés de 2012 à 2018 pour une reconstruction du LCA. Suite à une évolution des pratiques, 2 groupes de patients ont été constitués: "sans vanco" avant novembre 2016 puis "avec vanco" après cette date. Dans le groupe "avec vanco", le transplant était totalement immergé dans une solution de vancomycine pendant 10 minutes puis fixé dans les tunnels osseux. Le critère principal d'évaluation était le retour au sport (la course) à 1 an de recul. Les critères secondaires étaient les scores du genou (IKDC subjectif, KOOS, Lyshom et ACL-RSI). Un calcul du nombre de patients a été réalisé pour une étude de non infériorité.

Résultats

1674 patients correspondaient aux critères de sélection, 1189 dans le groupe "sans vanco" et 485 dans le groupe "avec vanco". La série comprenait 1111 hommes et 563 femmes âgés en moyenne de 30+/-9,7 ans, 68 sportifs professionnels, 673 compétiteurs et 933 sportifs de loisir. Alors que dans le groupe "sans vanco" 7 patients ont présenté une arthrite septique du genou dans les 3 mois postopératoires, aucune infection n'est survenue dans le groupe "vanco". Aucune différence statistiquement significative n'a été retrouvée ni sur le retour à la course (75,9% vs 76,2%, p=0,88) ni sur aucun score fonctionnel du genou entre les 2 groupes.

Conclusion

Cette étude confirme l'intérêt de l'imprégnation de la greffe autologue avec la vancomycine pour prévenir la survenue d'une arthrite septique après une ligamentoplastie. Aucun impact négatif n'a été retrouvé sur la fonction du genou à 1 an de recul.

Yoann BOHU (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Serge HERMAN, Alain MEYER, Olivier GRIMAUD, Antoine GEROMETTA, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19447 - 80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.
80. L’imprégnation par de la Vancomycine de greffons d’ischio-jambier ne modifie pas leurs propriétés biomécaniques. Résultats d’une étude in-vitro contrôlée avec des tendons provenant de donneurs vivants.

Introduction:

L’arthrite septique survenant au décours d’une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur est une complication rare mais grave dont l’incidence varie de 0.14% à 1.8%. Récemment, certaines études cliniques ont mis en avant l’intérêt d’une imprégnation par la vancomycine des autogreffes ligamentaires avec une suppression de ce risque infectieux dans les groupes ayant recours à cette technique. Cependant l’impact d’une telle imprégnation sur les propriétés mécaniques des greffes  n’a jamais été étudié dans la littérature.

L’objectif de cette étude est de comparer les propriétés mécaniques définies par le module d’élasticité (module de young), la contrainte et la déformation à la rupture de demi-tendineux humains avec ou sans imprégnation par de la vancomycine lors d’essais de traction

 

 

Méthode:

30 segments de longueur >6cm de demi-tendineux en surplus lors d’une ligamentoplastie de type DIDT ont été inclus. Les segments étaient séparés en 2 echantilons de taille identique et aléatoirement attribués au groupe contrôle ou au groupe vancomycine. Les dimensions de chaque échantillon étaient systématiquement mesurées afin de calculer leurs sections. Pour le groupe vancomycine, les échantillons étaient plongés pendant 10 min dans une solution contenant de 5mg/mL de vancomycine. Les essais ont été réalisés à l’aide d’une machine  de type Instron 5566-A après un pré-conditionnement de 10 cycles d’étirement de 1 mm.Une charge croissante de de 10mm/min était ensuite appliquée jusqu'à rupture de l’échantillon suivant un protocole précédemment validé. La courbe contrainte-déformation a ainsi été calculée en utilisant les dimensions de chaque échantillon. Les paramètres suivants ont été analysés afin de comparer les groupes entre eux : 1) le module de young exprimé en MPa, 2) la contrainte à la rupture exprimée en MPa, 3) la déformation maximale avant rupture exprimé en pourcentage.

 

Resultats:

La valeur moyenne du module de young pour le groupe contrôle était de 4.84 ± 0.76 MPa et de 4.71 ± 0.89 pour le groupe vancomycine . La valeur moyenne de la contrainte maximale à la rupture pour le groupe controle était de 25.23 ± 7.19 MPa et de 24.16± 6.45MPa pour le groupe vancomycine. Le pourcentage moyen de déformation maximale avant rupture pour le groupe contrôle était de 78 ± 21% et pour le groupe vancomycine de 82 ± 19%e. Aucune difference significative a été observée entre les deux groupe pour ces trois paramètres.

 

Conclusion :

L’imprégnation par de la vancomycine de demi-tendineux humains aux doses utilisées en pratique clinique n’altère pas leurs propriétés mécaniques en traction.

Christophe JACQUET (Marseille), Abdou SBIHI, Jean-Noel ARGENSON, Mathhieu OLLIVIER, Maxime FABRE-AUBRESPY
09:15 - 10:30 #19521 - 81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.
81. Substituts méniscaux en polyuréthane Actifit® : résultats à 5 ans minimum d’une étude multicentrique européenne.

INTRODUCTION

L’implantation d’un substitut méniscal en polyuréthane (Actifit®) dans le cadre des syndromes douloureux post-méniscectomie partielle a montré des résultats cliniques et IRM satisfaisants à court terme. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de ces substituts méniscaux sur une large série de patients à 5 ans de recul minimum.

 

MATERIEL ET METHODE

Une étude prospective multicentrique européenne a été menée sur 155 patients ayant eu un substitut méniscal en polyuréthane (101 médiaux et 54 latéraux) dans 6 centres. Les critères d’inclusion étaient les lésions méniscales symptomatiques, partielles et irréparables secondaires à une meniscectomie. Le recul minimum était de 5 ans.

L’âge moyen opératoire était de 33,7 ans +/-10. Une ostéotomie tibiale était associée dans 28% des cas (n=43) et une reconstruction du LCA dans 19% des cas (n=29).

La douleur et les scores IKDC, Lysholm et KOOS ont été analysés en pré-opératoire et à 2 et 5 ans de recul. L’aspect méniscal a été évalué par le score IRM de Genovese. Une analyse de survie a été réalisée en considérant comme échec la reprise chirurgicale, quelle qu’elle soit, pour faillite de l’implant.

 

RESULTATS

Dix-huit patients (11%) ont été perdus de vue. Le recul moyen était de 5,5 ans +/-2

La douleur moyenne était de 54 sur 100 +/-21 en pré-opératoire, 23,7 +/-17 à 2 ans et 15,2 +/-19 à 5 ans. Les différences entre chaque groupe étaient significatives (p < 0,05). Tous les scores fonctionels moyens ont été significativement améliorés entre le pré et le post-opératoire (p < 0,05). Leurs valeurs étaient stables entre 2 et 5 ans. Il n’y avait aucune différence significative entre les implants médiaux et latéraux, et les groupes avec ou sans ostéotomie tibiale.

L'aspect IRM de l’implant à 5 ans était différent de celui du tissu méniscal d'origine dans la majorité des cas en terme de signal (73% de type 2) et de morphologie (80% de type 2).

Le taux de survie des implants à 5 ans étaient de 90,9% en médial et de 85,8% en latéral.

 

DISCUSSION

Le substitut méniscal en polyuréthane permet une diminution significative des douleurs et une amélioration de la fonction articulaire chez les patients présentant un syndrome douloureux post-méniscectomie partielle jusqu’à 5 ans après son implantation. L’aspect IRM suggère une maturation incomplète de l’implant à ce délai. Des études contrôlées randomisées à long terme sont nécessaires pour confirmer les résultats initiaux et la fiabilité à long terme.

Cécile TOANEN (Nantes), Aad DHOLLANDER, Erica BULGHERONI, Paolo BULGHERONI, Giuseppe FILARDO, Stefano ZAFFAGNINI, Laura ASPLIN, Tim SPALDING, Juan Carlos MONLLAU, Pablo GELBER, René VERDONK, Philippe BEAUFILS, Peter VERDONK, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19517 - 82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.
82. Reconstructions des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral : résultats à moyen terme.

INTRODUCTION

Les lésions du condyle fémoral médial reconstruites par autogreffes ostéochondrales sont les plus fréquentes au genou. Les résultats des reconstructions du condyle latéral sont plus rares et mal différenciés. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats spécifiques des reconstructions du condyle fémoral latéral. Les résultats des ostéochondrites disséquantes (OCD) et des fractures ostéochondrales (FOC) ont été comparés.

MATERIEL ET METHODE

Une étude rétrospective consécutive monocentrique a été menée sur 24 patients opérés entre 2004 et 2017 d’une lésion ostéochondrale du condyle fémoral latéral par autogreffes ostéochondrales. Les critères d’inclusion étaient les lésions ostéochondrales focales symptomatiques du condyle latéral, secondaires à une ostéochondrite disséquante ou une fracture ostéochondrale. La surface déterminait le type de reconstruction réalisée : mosaicplastie si inférieure à 250 mm2, fixation plus si supérieure à 250 mm2 et fragment viable. Le recul minimum était de 2 ans.

Les patients ont été revus cliniquement au dernier recul. La douleur a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA) et la fonction articulaire a été analysée par les scores IKDC, Lysholm et KOOS. L’évolution arthrosique était ojectivée sur les radiographies comparatives de face, profil et schuss.

 

RESULTATS

Dix-sept patients on été revus : 9 ostéochondrites disséquantes et 8 fractures ostéochondrales opérés par 11 mosaïcplasties et 6 fixations plus. L’âge moyen à la chirurgie était de 23,6 ans +/-7. Le recul moyen était de 64,5 mois +/-47.

Au dernier recul, l’EVA moyenne était de 1,8 sur 10 +/-2. Les scores moyens IKDC subjectif et Lysholm étaient bons, respectivement de 70,8 +/-28 et 78,2 +/-23. Les items du score KOOS étaient : douleur 83,5 +/-18, symptômes 76,3 +/-20, fonction 91,5 +/-12, sport 66,2 +/-32, qualité de vie 59,9 +/-31. Les radiographies retrouvaient une arthrose fémoro-tibiale latérale stade 2 d’Ahlbäch pour 2 patients (11,7%) à 114 et 53 mois de recul.

Les OCD et les FOC donnaient les mêmes résultats fonctionels (p > 0,05). Aucune différence entre les résultats des mosaïcplasties et des fixations plus n’a par ailleurs été constatée (p > 0,05).

 

DISCUSSION - CONCLUSION

Les reconstructions autologues des lésions ostéochondrales du condyle fémoral latéral apportent de bons résultats fonctionnels à moyen terme quelle que soit l’étiologie, en utilisant une technique appropriée aux lésions. Des études à plus long terme sont nécessaires pour évaluer l’évolution arthrosique.

Léonard DUPORTE (Montpellier), Cécile TOANEN, Philippe BOISRENOULT, Camille STELTZLEN, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19426 - 83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.
83. Réparation cartilagineuse après implantation d’une membrane collagénique pour large perte de substance ostéochondrale condylienne au genou. Résultats à plus de deux ans.

Introduction :Les membranes collagéniques sont utilisées pour la réparation de pertes de substance ostéochondrales larges. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats des patients traités par cette méthode et de déterminer s’il existe une corrélation entre les images IRM et les scores d’évaluation clinique à moyen terme.

Matériel et Méthodes :Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Tous les patients opérés entre Juillet 2012 et Juillet 2017 d’une réparation de perte de substance ostéochondrale du genou par implantation d’une membrane MaioRegen® ont été inclus. Il y avait dix-sept patients d’un âge moyen de 28+/-9 ans. La perte de substance ostéochondrale concernait le plateau tibial externe (1 patient), le condyle fémoral latéral (4 patients) et le condyle fémoral médial (12 patients) La taille médiane de la perte de substance cartilagineuse reconstruite était de 420mm2(225-640). Tous les patients étaient évalués cliniquement, et au moyen des scores IKDC (objectif et subjectif), KOOS. Une IRM était réalisée au dernier recul.

Résultats :Au recul moyen de 47+/-19 mois, Le score IKDC subjectif moyen était de 67.8+/-23 ; le score KOOS Symptôme moyen était de 78+/-22, le score KOOS Douleur moyen était de 78+/-23 ; le score KOOS Fonction moyen était de 85+/-20 ; le score KOOS Sport moyen était de 66+/-27, le score KOOS Qualité de vie moyenne était de 59+/-25. Le score IRM MOCART montrait une intégration incomplète dans 21,4% des cas, avec une intensité variable du tissu de réparation. Les scores fonctionnels n’étaient significativement pas corrélés à l’aspect de la reconstruction cartilagineuse en IRM.

Discussion :Les résultats fonctionnels après utilisation d’une membrane collagénique tridimensionnelle utilisée pour le traitement des larges pertes de substance ostéochondrales du genousont bons à moyen terme. Il existe une discordance entre les résultats cliniques et l’IRM.L’IRM ne semble pas être un examen satisfaisant pour évaluer la réparation cartilagineuse après implantation de ce type de membrane.

Gilles GUÉRIN (Créteil), Cecile TOANEN, Camille STELTZLEN, Philippe BOISRENOULT, Nicolas PUJOL
09:15 - 10:30 #19556 - 84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).
84. Suivi à 10 ans des lésions cartilagineuses du genou traitées par induction autologue de chondrogénèse par matrice (AMIC).

Purpose: The authors reported a 10-year follow-up, retrospective review of patients treated with autologous matrix induced chondrogenesis (AMIC) for full-thickness chondral and osteochondral defects of the femoral condyle or patella combined with lower limb alignment or patellar tracking correction if indicated.

Methods: 33 consecutive patients were treated surgically for chondral and osteochondral cartilage defects of the knee joint between 2003 and 2006. Patellar chondral lesions have been observed in 15 patients, whereas 8 patients presented a condylar location. 11 patients presented osteochondral lesions located in the condyles due to osteochondritis dissecans. Associated procedures, involving realignment of the patella, osteotomies around the knee, or cancellous bone grafting were performed when necessary. The mean size of the lesions was 2.80 cm2 and the mean patient age was 37 years. To evaluate the clinical outcomes, the Lysholm score and the VAS pain score have been measured, as well as the reoperation rate after the AMIC procedures with a mean follow-up of 9.3 years.

Results: An average ten-year follow-up was achieved in 24 patients who did not necessitate a reintervention procedure. Two patients underwent a total knee arthroplasty 9 and 10 years following the AMIC procedures. The follow-up rate of the cohort was 79%, over the 10-year follow-up period. The 24 patients who did not require additional surgery showed significant improvement in both clinical functional and pain scores at 2 years of follow-up. This improvement remained stable at the 10-year follow-up with no significant change between the 2- and 10-year assessment outcomes.

Conclusions: AMIC is a safe procedure for the treatment of cartilage lesions in the knee joint that maintained a favorable outcome after an average of 10-years follow-up provided alignment of the lower limb or patellar tracking is correct. Such data is particularly encouraging for young adult patients who may benefit from a procedure that circumvents early arthroplasty.

Daniel PETEK (Fribourg, Suisse), Nadine KAISER, Roland JAKOB
09:15 - 10:30 #19514 - 85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.
85. Patellectomie verticale externe sous arthroscopie pour arthrose fémoro-patellaire.

Introduction :  Le traitement de l’arthrose fémoro-patellaire est controversé. Le traitement non conservateur repose sur la prothèse fémoro-patellaire ou la prothèse totale du genou. Le traitement conservateur par Patellectomie Verticale Externe (PVE) à ciel ouvert a déjà été publié. Aucune étude ne rapporte les résultats à moyen terme de la PVE sous arthroscopie.   

L’hypothèse de cette étude est que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou cas d’arthrose fémoropatellaire isolée.

Matériels et méthodes :  Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, sur une série continue de 64 genoux chez 59 patients opérés entre Janvier 2008 et Janvier 2018 d’une arthrose fémoro-patellaire isolée par PVE sous arthroscopie. La cohorte comportait 48 femmes (75%) et 16 hommes. La moyenne d’âge au moment de l’intervention était de 59 ans (36 à 88) et de 66 ans (43 à 94) au dernier recul. Le suivi moyen était de 7 ans (minimum 1 an ; maximum 10 ans). Une évaluation fonctionnelle était réalisée à l’aide des scores IKDC subjectif et KOOS en préopératoire et au dernier recul ; ainsi qu’un bilan radiographique (radio de face et de profil en appui monopodal et en Schuss, défilé fémoropatellaire à 30° et 60° de flexion et Télémétrie des membres inférieurs) 

Résultats :  Six patients étaient perdus de vue  dont 2 décédés. Au total, 58 genoux (52 patients) étaient analysés à plus d’un an de recul : 39 patients (45 genoux) ont été revus cliniquement et 13 patients (13 genoux) ont répondu à un questionnaire téléphonique. 

Parmi les 58 genoux, 9 (16%) ont été réopérés : 6 Prothèses Totales du Genou (PTG) (10%), 2 ostéotomies tibiales de valgisation, 1 PVE sous arthroscopie itérative. Le délai moyen de révision était de 48 mois (5 à 114).

Pour les 49 genoux restant chez 43 patients, le score moyen IKDC Subjectif préopératoire était de 34,1 (19-55) contre 63,8 (33-98) (p < 0,0001) au dernier recul. Le score moyen KOOS Global était de 35,9 (4-80,8) en préopératoire et 69 (16-99) au dernier suivi (p < 0,0001).

 

Discussion : Cette étude montre que la PVE sous arthroscopie permet d’améliorer significativement la fonction du genou selon les scores IKDC Subjectif et KOOS. A moyen terme, un patient sur 10 a eu recours à une PTG.

Conclusion :  La PVE sous arthroscopie est une stratégie recevable en cas d’arthrose fémoro-patellaire isolée.

Adil DOUIRI (NICE), Vincent LAVOUÉ, Pascal BOILEAU, Christophe TROJANI
09:15 - 10:30 #18199 - 86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.
86. Le "signe du dormeur" est évocateur de la présence d'une languette sous-méniscale interne. Validité et performance diagnostique versus l'arthroscopie et concordance avec l'IRM.

Introduction

La lésion méniscale est l’indication la plus fréquente d’arthroscopie du genou. Les lésions peuvent être simples répondant à un traitement conservateur bien mené, soit complexes et instables, telles que les languettes méniscales, nécessitant un geste de suture ou de résection sous arthroscopie. Leur méconnaissance entraine un retard de leur prise en charge thérapeutique, source de douleur et d'impotence fonctionnelle. Aucun test clinique spécifique n’existe aujourd’hui pour identifier une languette sous-méniscale interne (LSMI). L’objectif principal de cette étude était de décrire, d’évaluer et de valider la performance diagnostique d'un nouveau signe clinique, le "signe du dormeur" dans le diagnostic des LSMI.

Matériel et méthode

Une étude rétrospective mono-centrique a inclus une série continue de patients âgés de 18 à 55 ans opérés sous arthroscopie entre 2013 et 2015 pour une lésion méniscale médiale associée ou non à une lésion méniscale latérale. Etaient exclus les lésions méniscales latérales isolées et les lésions ligamentaires. L'étude a été menée selon les recommandations STARD, le test de référence étant la constatation per-opératoire d'une LSMI. Les comptes rendus de consultation préopératoire ont tous été analysés à la recherche du "signe du dormeur". C'est une douleur nocturne, fémoro-tibiale interne survenant dans la position latérale en "chien de fusil" les 2 genoux en contact, d'intensité variable. La validité du signe a été évaluée par le coefficient kappa (k) et sa performance par la Sensibilité (Se), Spécificité (Sp), exactitude, Valeur Prédictive Positive (VPP) et Valeur Prédictive Négative (VPN).

Résultats

Parmi 667 dossiers d’arthroscopies initialement identifiés, 310 patients répondaient aux critères de sélection de l'étude, âge moyen 41,7±9,7 ans. Le "signe du dormeur" a été retrouvé chez 39 (12,6%) patients et une  LSMI a été constatée sous arthroscopie dans 47 (15,2%) cas, avec une concordance substantielle entre ce signe et l'arthroscopie (k=0,78, p<10-4) ainsi qu'avec l'IRM (k=0,72, p<10-4). Les paramètres de performance du signe du dormeur étaient: Se=74,5±12,5%, Sp=98,5±1,6%, exactitude=96,9%, VPP=89,7%, VPN=95,6%. L'IRM présentait une meilleure sensibilité (91,5±8%). L'analyse multivariée a identifié comme facteurs de risque du signe du dormeur une LMSI à l'arthroscopie: OR=131,9 IC95% [26,9-646,2], p<10-4 et un œdème osseux à l'IRM: OR=13, IC95% [1,9-7,1], p=0,008. 

Conclusion

Le "signe du dormeur" est un nouveau signe clinique, simple, valide et performant dans le diagnostic d'une languette sous-méniscale interne. Il est utile dans la prise en charge du genou douloureux, aussi bien diagnostique (indication d'une IRM) que thérapeutique (indication chirurgicale).    

Edouard LEFEVRE (Paris), Shahnaz KLOUCHE, Hasan Basri SEZER, Antoine GEROMETTA, Olivier GRIMAUD, Alain MEYER, Serge HERMAN, Yoann BOHU, Nicolas LEFEVRE
09:15 - 10:30 #19566 - 87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.
87. Évaluation des facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires à 5 ans de recul au décours d’une ligamentoplastie isolée du ligament croisé antérieur. Étude rétrospective, mono opérateur sur 234 patients au recul moyen de 9,5 ans.

Introduction :

La reconstruction du LCA est fréquente et son résultat fonctionnel est lié au statut méniscal, garant de la préservation du capital cartilagineux. La plupart

des études se focalisent sur les facteurs prédictifs d’échec des différents traitements méniscaux lors de cette chirurgie et sont multicentriques et à court
terme. Notre objectif est de décrire les facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires au décours de ces reconstructions, associée
ou non initialement à une lésion méniscale à moyen terme.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective, mono-opérateur, sur tous les patients consécutifs ayant bénéficié d’une chirurgie de reconstruction isolée du LCA entre
2000 et 2012 en fonction de leur statut préopératoire clinique et sportif , des données peropératoires et du suivis à 24 mois. Trois plasties différentes ont été effectuées (tendon patellaire = 67, DIDT mono-faisceau = 115 et DIDT double-faisceau =52).
Résultats :
Sur 811 patients inclus ayant pu être suivis jusqu’à 24 mois, 234 ont remplis un suivis complet à au moins 5 ans de recul. Les trois groupes étaient
comparables. À la chirurgie, on a retrouvé 51% de lésions méniscales (35% méniscales médiales, 9% méniscales latérales et 7% bi
méniscales). La prise en charge a abouti à 66% de suture, 21% d’abstention et 13% de ménisectomies partielles. Au recul moyen de 9,5 ans, 25% ne
présentaient pas de lésion secondaire pour 20% de lésions du ménisque médial, 4% du ménisque latéral et 1% de lésion bi méniscale. Le délai moyen de
survenue était de 40 +/- 27 mois. Pour 6,8% des patients, la reprise du même sport pré opératoire a été impossible au recul de deux ans. La survenue de
lésions méniscales secondaires était corrélé au type de lésion méniscale à la chirurgie du LCA (p= 0,0002) et son traitement (p=0,0003) avec un taux
plus important dans les sutures méniscales. Un diminution des activités sportives à 24 mois était également corrélé à leur survenue (p= 0,0002). Ces
lésions étaient plus tardives après ligamentoplastie au tendon patellaire (p=0 ,01).
Discussion :
La présence de lésions méniscales lors de la prise en charge initiale des ruptures isolées du LCA est le principal facteur de survenue des lésions
méniscales secondaires et doit impliquer un suivi prolongé au delà de 24 mois.
Conclusion :
Une diminution des activités sportives lors du suivi doit inciter à rechercher des lésions méniscales secondaires et au suivi prolongé, notamment après

ligamentoplastie au tendon patellaire.

Victor HOUSSET (Paris), Lucas CHANTEUX, Samir-Pierre ISSA, Charlotte LABRUYÈRE, Patrick DJIAN
09:15 - 10:30 #19588 - 88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.
88. Diagnostic de l’entorse grave du genou, basé sur l'interrogatoire, a propos de 228 cas.

Introduction : Une entorse du genou est dite grave lorsqu’il y a une atteinte du pivot central. Le diagnostic d’entorse grave du genou est souvent difficile en post traumatique immédiat devant une clinique souvent bruyante et un examen physique mal supporté par les patients. L’objectif de cet étude préliminaire était d’évaluer des questions simples basées sur l’interrogatoire du traumatisé du genou afin d’établir une corrélation entre les réponses et l’atteinte du pivot central.

Matériel Méthodes : Nous avons donc rédigé 6 questions simples ; type d’activité pivot ou en ligne, perception d’un craquement, perception d’un déboitement, apparition sous 24h d’un épanchement volumineux, reprise de l’appui marqué par une sensation d’instabilité immédiate, et enfin incapacité de reprise de l’activité en cours. Une cohorte de 228 patients victimes d’entorses de genou a été constitué dans trois centres différents de septembre 2017 à avril 2018. Les patients victimes d’instabilité de genou opérée, de fractures associées ou de luxation de rotule étaient exclus. Notre population était constituée de 184 lésions du LCA et 44 genoux avec un LCA indemne. L’ensemble des questions ont été posées aux 228 patients avant de prendre connaissance du bilan lésionnel clinique et IRM.

Résultats : L’analyse univariée descriptive retrouvait une corrélation significative entre l’atteinte du LCA et l’ensemble de nos items. L’analyse multivariée retrouvait les OR suivant tous avec un intervalle de confiance excluant 1, perception d’un craquement OR=3,4; l’activité pivot contact OR=6,2; l’épanchement articulaire OR=6,7; la sensation de déboitement OR=8,437, l’incapacité de reprendre l’activité en cours OR=17,759 et l’instabilité post traumatique immédiate OR=26,167.

. Conclusion : L’ensemble des questions sont liées à une augmentation du risque d’atteinte du pivot central lors d’une entorse de genou. Néanmoins certain OR sont bien supérieurs à d’autres, une étude de validation externe de plus grande envergure doit être mise en place pour permettre d’attribuer une pondération à chaque item et de définir un seuil prédictif de rupture du pivot central.

Discussion : L’utilisation futur de ce score par les services d’urgences permettrait d’orienter au mieux le parcours patient et d’optimiser les coûts des examens complémentaires en limitant à terme la prescription d’IRM aux genoux à risque d’entorse grave.

Romain LETARTRE, Simon LUKAS (Lille)
Halle 1
10:30

Samedi 14 décembre

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SM2
10:30 - 11:45

SFA MOUVEMENT - SESSION GRAND PUBLIC
Mon ménisque, le sport et moi.
Fil rouge

Modérateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Mickaël ROPARS (Rennes)
Animateur : Samuel NOHRA
10:30 - 11:45 Introduction. François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient)
10:30 - 11:45 Anatomie du ménisque. Christophe HULET (PUPH chirurgie orthopédique) (Caen)
10:30 - 11:45 Rôle des ménisques. Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
10:30 - 11:45 Le ménisque traumatique. Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux Mérignac)
10:30 - 11:45 Le ménisque dégénératif. Philippe BEAUFILS (VERSAILLES)
10:30 - 11:45 Les principes du traitement. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (VERSAILLES)
10:30 - 11:45 Place des greffes. Stéphane BOISGARD (Clermont-Ferrand)
10:30 - 11:45 Utilité des compléments alimentaires. Gérard DINE (PLOEMER)
10:30 - 11:45 Préparation physique. Rufin BOUMPOUTOU (Stade rennais)
La Nef
11:00

Samedi 14 décembre

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SR
11:00 - 12:00

SESSION REGIONALE
SFA’R WEST
Fil rouge, SFA>Direct

Organisateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
11:00 - 12:00 Publier ensemble en arthroscopie d’épaule. Philippe COLLIN (médecin) (Rennes), Anthony HERVE (CCA) (Rennes)
11:00 - 12:00 Cohorte Renno-Lorientaise de Ligamentoplastie du LCA (CR3L). Groupe d’investigateurs rennais et lorientais. Thomas GICQUEL (Praticien Hospitalier) (RENNES / LORIENT), Nabil NAJIHI (Dr) (Rennes)
11:00 - 12:00 Possibilités actuelles de chirurgie cartilagineuse des pertes de substance focales en France. Henri ROBERT (Chirurgien) (Château Gontier)
11:00 - 12:00 Hanche arthroscopique à Nantes depuis 15 ans. Jean-Emmanuel GEDOUIN (Dr) (Nantes)
11:00 - 12:00 Vidéos.
11:00 - 12:00 Ressaut échographique du récessus antérieur de la bourse sous-acromiale. Raphaël GUILLIN (Rennes), Philippe COLLIN (médecin) (Rennes)
11:00 - 12:00 Prélèvement du plantaire grêle : note technique. Ronny LOPES (Docteur) (Nantes)
Grand Auditorium
12:00

Samedi 14 décembre

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RP
12:00 - 12:15

Remise des prix
SFA>Direct

Grand Auditorium
12:15

Samedi 14 décembre

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PG
12:15 - 12:30

Présentation du congrès de Genève
SFA>Direct

Conférencier : Jacques MENETREY (Genève, SUISSE)
Grand Auditorium
12:30

Samedi 14 décembre

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CC
12:30 - 12:45

Mots de clôture des présidents
SFA>Direct

Conférenciers : François-Xavier GUNEPIN (Chirurgien) (Lorient), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy), Hervé THOMAZEAU (Rennes)
Grand Auditorium