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00:00 - 00:00 #45289 - P01 Instabilité non traumatique du long extenseur du pouce.
P01 Instabilité non traumatique du long extenseur du pouce.

L'instabilité du long extenseur du pouce (LEP) est une affection rare, avec des protocoles diagnostiques et thérapeutiques encore mal définis. Bien que les cas traumatiques soient les plus fréquents, l'instabilité non traumatique du LEP peut être rencontrée en pratique courante. Ce rapport présente deux cas d'instabilité (avec ressaut) non traumatique du LEP, en mettant l'accent sur les approches diagnostiques, étiologiques et la prise en charge chirurgicale spécifique afin d'améliorer la compréhension clinique de cette pathologie.

Le premier cas concerne un homme de 44 ans, qui se présente à la consultation avec une instabilité chronique douloureuse du LEP, aggravée par une chute récente. Une instabilité avec ressaut du LEP en direction radiale, au-dessus du tubercule de Lister est objectivé à l’échographie dynamique. L’angio TDM met en évidence la présence d’une thrombose chronique de 2 cm de la branche dorsale de l’artère radiale, confirmée lors de l’exploration per opératoire. Le LEP présente des anomalies structurelles fibreuses secondaires à cette instabilité chronique. Le patient a bénéficié d’un traitement chirurgical incluant une tenoarthrolyse proximale ainsi qu’une reconstruction du ligament collatéral médial par autogreffe de palmaris longus. Notre second cas concerne une femme de 26 ans présentant des douleurs progressives avec instabilité et ressaut du LEP au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne (MCP) sans notion de traumatisme. A l’examen clinique et à l’échographie, nous mettons en évidence une laxité de la dossière des extenseurs. Chirurgicalement, la prise en charge a consisté à une excision de l’ensemble des tissus cicatriciels avec stabilisation et retente de la dossière. Le LEP est stable en fin d’intervention.

A un an post opératoire, les deux patients présentent un LEP stable sur tout son trajet avec une amélioration significative des symptômes initialement décrits, sans aucun signe de récidive clinique.

L'instabilité non traumatique du LEP peut être d’origines diverses. L'échographie dynamique est un outil de diagnostic fiable pour identifier les causes sous-jacentes et guider la prise en charge chirurgicale. L'intervention chirurgicale, comprenant une ténoarthrolyse et/ou ligamentoplastie, associé à la prise en charge de la cause sous jacente, permet une amelioration significative de la symptomatologie et l'amelioration fonctionnelle de ces patients souvent jeunes et actifs.

Ce rapport élargit les connaissances sur l'instabilité avec ressaut non traumatique de l'EPL et souligne l'importance d'approches chirurgicales adaptées en fonction de la pathologie sous-jacente à l'origine de cette instabilité.
Margaux FELTRIN (Paris), Antonio DINH
00:00 - 00:00 #45408 - P02 Fibula libre non vascularisée dans la reconstruction de l'ulna sur maladie exostosante.
P02 Fibula libre non vascularisée dans la reconstruction de l'ulna sur maladie exostosante.

Nous rapportons un cas de fracture de l’ulna chez une patiente de 14 ans porteuse d’une maladie exostosante. Une reconstruction par hémi-fibula a été préconisée aboutissant à la consolidation au 4e mois post-opératoire et à une récupération fonctionnelle satisfaisante.

Patiente de 14 ans, atteinte de maladie exostosante, a consulté pour un ancien traumatisme de l’avant-bras gauche. A 12 ans, elle a bénéficié d’une intervention pour allongement progressif de l’ulna à l'aide d’un fixateur externe. Suite à une chute il y’a une année, elle fait un traumatisme ayant engendré une fracture isolée de l’ulna peu déplacée sur un os grêle et incurvé. Elle fut traitée initialement par une simple attelle, 6 mois après, la fracture n’a toujours pas consolidé. Puis un fixateur externe a été mis pour 6 mois sans résultats. La radiographie a montré un avant-bras déformé avec une ulna raccourcie, incurvée et grêle à sa partie centrale et en son sein il existe une fracture non consolidée. Devant cet aspect de la diaphyse ulnaire, nous avons réalisé une reconstruction par hémi-fibula, le prélèvement a été réalisé en intrapériosté et la synthèse a fait appel à une fixation du greffon par deux vis de part et d’autre.

La consolidation des deux foyers a été obtenue au 4e mois post-opératoire avec une bonne incorporation du greffon avec une récupération d’une bonne fonction avec une nette amélioration de la pro-supination 70-0-90. La patiente utilise aisément sa main dans ses activités scolaires et dans les différentes taches quotidiennes.

Cette affection héréditaire est rare, secondaire à trois mutations chromosomiques dont la transmission est autosomique dominante. Le risque de dégénérescence maligne chez l'adulte, est exceptionnelle.Chez notre patiente, une intervention chirurgicale a été réalisée à l’âge de 12 ans pour allonger l’ulna. En effet, un cal a été formé, mais hélas très fin ce qui a été à l’origine de la fracture. Les méthodes conventionnelles de greffes osseuses (crête iliaque) n’ont aucune place dans la restitution de la longueur et la forme diaphysaire de l’os et peuvent même compromettre d’avantage sa solidité. La diaphyse fibulaire trouve une place justifiée dans la reconstruction des pertes de substance osseuses des deux os de l’avant-bras notamment de l’ulna.

La maladie exostosante est à l’origine des déformations osseuses qui peuvent être sujettes au traumatisme. La survenue d’une fracture sur un os déformé et fragile complique le traitement. La reconstruction par hémi-fibula trouve sa place dans l’arsenal thérapeutique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #45475 - P03 Avocado Hand : Résultats d’une enquête internationale sur un nouveau type de blessure domestique en cuisine.
P03 Avocado Hand : Résultats d’une enquête internationale sur un nouveau type de blessure domestique en cuisine.

Le terme « Avocado Hand » désigne les lésions de la main survenant lors de la préparation d’avocats. Bien que ce type de blessure suscite une attention croissante en raison de sa fréquence et de sa gravité potentielle, les données dans la littérature restent limitées. Cette étude présente les résultats d’une enquête internationale menée auprès de chirurgiens de la main afin de mieux comprendre la fréquence, les mécanismes et la nature de ces lésions.

Un questionnaire en ligne a été diffusé à des chirurgiens de la main à l’échelle internationale. Il recueillait des informations sur le profil des participants, leur expérience clinique, et leurs observations concernant les blessures liées à la découpe d’avocats. L’enquête portait sur la fréquence, la nature des lésions observées, les mécanismes les plus fréquents et la perception clinique de ce type de traumatisme.

190 chirurgiens de 28 pays ont répondu à l’enquête, plus de 85 % prennent régulièrement en charge des urgences de la main. Plus de 70 % d’entre eux ont déjà été confrontés à des lésions liées à la découpe d’avocats, environ 25 % ont traité plus de 10 cas au cours de leur carrière. Le mécanisme le plus fréquemment rapporté était le retrait du noyau. Les lésions allaient de plaies superficielles à des blessures complexes touchant les structures tendineuses et neurovasculaires, les atteintes tendineuses étant les plus fréquente. Bien que le terme soit encore informel, la majorité des répondants considèrent ces lésions comme faisant partie des plaies par instrument tranchant.

Ces résultats confirment que les blessures par préparation d’avocats, bien qu’anodines en apparence, peuvent être sérieuses. La complexité des atteintes, notamment tendineuses ou nerveuses, souligne la nécessité d’un diagnostic rapide et d’une prise en charge spécialisée. L’absence de standardisation dans la nomenclature et la classification de ces lésions reflète leur sous-représentation dans les publications scientifiques. Par ailleurs, la méconnaissance du public quant aux risques liés à la découpe de ce fruit renforce l'intérêt d’actions de prévention, notamment par le biais de campagnes d'information ou de modifications de design des ustensiles de cuisine.

Les lésions liées à la découpe d’avocats représentent un motif de consultation spécifique souvent sous-estimé. Elles peuvent pourtant impliquer des structures vitales et nécessiter un traitement chirurgical. Une meilleure sensibilisation, tant auprès du grand public que dans le milieu médical, semble nécessaire. Des études prospectives complémentaires pourraient permettre de mieux classer et standardiser la prise en charge de ces blessures.
Mahdi SIALA (Toulouse)
00:00 - 00:00 #45524 - P04 Carpectomie proximale dans les pseudarthroses du scaphoïde carpien évoluée.
P04 Carpectomie proximale dans les pseudarthroses du scaphoïde carpien évoluée.

La carpectomie proximale consiste en une simplification de l’articulation radio-carpienne. Cette chirurgie permet, d’obtenir un résultat qui semble être stable à long terme, tant sur la mobilité que sur la douleur et la force. L’évolution de la pseudarthrose du scaphoïde carpien peut conduire à la dégénérescence arthrosique ne permettant plus une chirurgie conservatrice. La carpectomie proximale peut être alors une bonne alternative thérapeutique.

Nous avons revu une série de 37 cas de pseudarthroses du scaphoïde au stade d’arthrose traitées par carpectomie proximale de première intention à 4,5 ans de recul. Il s’agissait de patients jeunes (36 H - 1 F) de 36,2 ans d’âge moyen. L’indication opératoire se résume aux poignets atteints d’arthrose suite à une pseudarthrose du scaphoïde avec conservation des surfaces articulaires de la tête du capitatum et de la cavité lunarienne du radius. La symptomatologie douloureuse était présente dans tous les cas. Les mobilités en flexion étaient de 22,3° et de 26,1° en extension, correspondant à un arc moyen de 48,4°. La force atteignait 40 % en moyenne par rapport au côté controlatéral. Tous les patients ont été opérés selon la même technique.

Les suites opératoires ont été simples. La douleur s’est nettement améliorée voire disparue chez la quasi-totalité des patients. L’arc de mobilité moyen était de 120°. La force moyenne atteignait 79 %. L’espace articulaire radio-capital était stable ou parfois diminué de moins de 50 %.

La carpectomie proximale est une intervention ancienne (Moreau). L’utilisation en tant qu’arthroplastie revient à Stamm en 1944 qui considère qu’une néoarticulation simple et fonctionnelle vaut mieux qu’une articulation complexe en mauvais état. Notre série constituée de jeunes patients actifs confirme qu’il s’agit d’une intervention qui diminue la douleur des patients, préserve la mobilité et donne une fonction utile avec une force raisonnable. La néoarticulation met en contact la tête du capitatum et la surface lunarienne du radius. En effet, elle peut être préconisée dans les destructions cartilagineuses modérées du carrefour radio-scapho-lunaire, trop avancées pour bénéficier d’une chirurgie conservatrice.

La carpectomie proximale est un traitement aboutissant à de bons résultats cliniques à la condition "sine qua non" d’être pratiquée lorsque l’arthrose radio-carpienne est cantonnée à l’interligne radio-scaphoïdien. Elle donne des résultats stables dans le temps tant sur les douleurs que sur la mobilité et la force. Cependant, il faut savoir que le résultat est long à obtenir et il faut souvent entre 6 mois et 1 an avant de l’obtenir définitivement.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #45550 - P05 Compression du nerf médian au ligament de Struthers.
P05 Compression du nerf médian au ligament de Struthers.

Median nerve entrapment at the Struther’s ligament (MNESL) is an extremely rare condition, with only a few clinical cases reported in the literature. Its diagnosis remains challenging due to the lack of specific clinical signs and imaging findings.

We present three cases (two males and one female, aged 38, 48, and 36 years, respectively) diagnosed with MNESL using Hagert’s triad and tapping: 1. Weakness of the Flexor Pollicis Longus, Flexor Digitorum Profundus of the index finger, and Flexor Carpi Radialis muscles. 2. Positive sensory collapse sign at the Struther’s ligament. 3. Pain on palpation at the medial side of the distal arm. 4. Orthogonal Kinesio Tapping In all cases, electromyography (EMG) and imaging (MRI and ultrasonography) were normal. Surgical decompression was performed under general anesthesia with local anesthetic (lidocaine and epinephrine) without tourniquet. Postoperative follow-up was conducted at one week, one month, and six months.

During surgery, a compressive fascia was identified at the presumed location of the Struther’s ligament, but no definitive ligamentous structure was observed. Notably, the epineural tissue’s vascularization appeared compromised. All patients reported immediate symptomatic relief postoperatively, with no complications. At both one-month and six-month follow-ups, pain and muscle fatigue were resolved.

Sir John Struthers, a Scottish anatomist, is credited with identifying two connective tissue structures in the arm—an arcade and a ligament—capable of entrapping the ulnar and median nerves, respectively. Despite numerous cadaveric studies, recent clinical investigations into MNESL are lacking. EMG plays a crucial role in ruling out neuropathy, myasthenia, myopathy, and cervical pathologies, while imaging is essential to exclude tumors or hourglass constriction syndromes.

This case series is the first to systematically evaluate the use of Hagert’s triad with tapping as a diagnostic tool for MNESL, demonstrating its clinical relevance in detecting this rare condition.
Thomas APARD (Versailles)
00:00 - 00:00 #45733 - P06 Arthrodèse 4 os dans deux cas de luxations péri-lunaires aigues.
P06 Arthrodèse 4 os dans deux cas de luxations péri-lunaires aigues.

An osteochondral lesion at the level of the capitate head in perilunate dislocation (PLD) may worsen the patient’s overall prognosis. This case report presents two cases of scaphoid excision and four-corner fusion (4CF) for acute PLD injury with severe osteochondral lesion at the level of the head of the capitate.

In this report, the authors present two cases of acute PLD with associated osteochondral lesions, both of which underwent scaphoid excision and four-corner fusion (4CF).

The first case involved a 41-year-old male with a dorsal PLD, an associated ulnar styloid fracture and a highly comminuted radial styloid fracture involving the scaphoid facet of the radius. The second case involved a 35-year-old-male with a dorsal PLD on a previously unknown scaphoid non-union (SNAC stage 1). Both patients underwent scaphoid excision and 4CF with K-wire fixation. At last follow-up (6 and 31 months, respectively), both patients had slight pain, had a functional range of motion, and achieved satisfactory functional outcomes. Radiographs confirmed 4CF union. No complications were reported.

Only two other cases of scaphoid excision and 4CF for acute PLD with osteochondral lesion at the capitate head have been reported, with minimal information on clinical outcomes. Classical approach with open reduction and internal fixation despite osteochondral lesion of the head of the capitate and bad local conditions may be attempted, with technical intraoperative challenges and risk of unpredictable evolution. Other options that could be theoretically discussed are proximal row carpectomy associated with capitate resurfacing (Resurfacing Capitate Prosthesis Implant or capitate osteochondral autograft transplantation), total wrist fusion, or arthroplasty.

This case report study reports two cases of acute PLD with severe osteochondral lesions at the level of the head of the capitate, accompanied by poor local conditions (SNAC stage 1 or a comminuted scaphoid facet of the radius). It highlights the interest of scaphoid excision and 4CF in the acute setting, where traditional open reduction and internal fixation or carpal row carpectomy would have been unreliable.
Thibault DRUEL (Lyon), Christophe GAILLARD, Michael BENASSAYAG, Aram GAZARIAN, Arnaud WALCH
00:00 - 00:00 #47556 - P07 Arthroplastie trapézo-métacarpienne à double mobilité en traumatologie.
P07 Arthroplastie trapézo-métacarpienne à double mobilité en traumatologie.

Les lésions de l'articulation trapézo-métacarpienne sont rares en traumatologie, mais peuvent être très invalidantes. Nous rapportons le cas d'une lésion radiale complexe de la main traitée par prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité.

Un enseignant de 52 ans, droitier, a présenté une importante plaie du versant radial de la main par une scie circulaire. L'exploration chirurgicale a révélé une subamputation dorsale associée à une désarticulation trapézo-métacarpienne. Le reste du bilan lésionnel comprenaient une section complète des tendons long et court extenseurs du pouce, du long abducteur du pouce et du long extenseur radial du carpe, ainsi qu'une section de la branche dorsale du nerf radial et de l'artère radiale, et une atteinte partielle des muscles thénariens.

Compte tenu de l'étendue de la destruction articulaire et des lésions des tissus mous, une reconstruction primaire a été réalisée à l'aide d'une prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité. Les tendons ont été suturés et les reconstructions microchirurgicales des vaisseaux et des nerfs ont été effectuées. Six mois après l'intervention, le patient présente un résultat satisfaisant, avec une mobilité subnormale de la colonne du pouce, une absence d'instabilité et une récupération fonctionnelle lui permettant de reprendre ses activités quotidiennes. La douleur était minime et la force de préhension était satisfaisante par rapport au côté controlatéral.

Ce cas souligne l'intérêt de l'implantation d'une prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité dans les lésions traumatiques complexes de la base du pouce. Elle offre une stabilité immédiate, restaure la longueur et l'opposition du pouce et facilite une rééducation fonctionnelle précoce. Les implants à double mobilité peut être une option intéressante dans certains cas traumatiques.
Nicolas BIGORRE (Angers), Alexandre PETIT
00:00 - 00:00 #48079 - P08 Le syndrome de Lewis-Sumner : une cause d'échec de chirurgie du canal carpien.
P08 Le syndrome de Lewis-Sumner : une cause d'échec de chirurgie du canal carpien.

L'absence d'amélioration clinique après une chirurgie de décompression du nerf médian au canal carpien peut faire évoquer une insuffisance de décompression ou une pathologie nerveuse.

Nous rapportons le cas d'un échec de décompression du nerf médian au canal carpien, initialement par voie endoscopique, puis à ciel ouvert et enfin au lacertus fibrosus chez un patient de 59 ans. Ce patient présente comme seul antécédent notable une maladie de Crohn.

L'échec successif des 3 interventions sur l'amélioration des symptômes a entrainé la réalisation d'un examen neurologique plus poussé, avec nouvel EMG et imagerie, qui ont permis de confirmer le diagnostique de syndrome de Lewis-Sumner.

Le syndrome de Lewis-Sumner est une polyneuropathie démyélinisante acquise rare, caractérisée par une faiblesse distale asymétrique des membres supérieurs ou inférieures et une dysfonction motrice, apparaissant à l'âge adulte. Elle est considérée comme une variante de la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique. Au moment de son apparition, les symptômes peuvent être limités et sa présentation peut évoquer une compression du nerf médian au canal carpien.

L'absence d'amélioration des symptômes en post opératoire d'une décompression nerveuse doit faire évoquer ce type de pathologie.
Nicolas ROBERT (Paris), Corinne POTTIER
00:00 - 00:00 #48152 - P09 Arthroscopic foveal repair of TFCC injury : a simple technique using non-absorbable suture and a single tunnel.
P09 Arthroscopic foveal repair of TFCC injury : a simple technique using non-absorbable suture and a single tunnel.

The triangular fibrocartilage complex (TFCC) is a key stabilizer of the distal radioulnar joint (DRUJ). Type R1 TFCC tears, according to Herzberg's classification, frequently result in ulnar-sided wrist pain and DRUJ instability. Surgical reattachment of the TFCC to its foveal insertion can be surgically challenging and may require material such as anchors. We describe a simple, cost-effective arthroscopic technique for foveal TFCC repair using a single transosseous tunnel and FiberWire, with no additionnal material.

The technique involves creating a single transosseous tunnel from the ulnar shaft to the fovea with a 1.2 mm K-wire. A suture wire (FiberWire, Arthrex) is passed throught the TFCC leaving a loop outside of the tunnel. The two ends of the suture are retrieved throught 6R portal. A 6U portal is made to insert a No. 2 polydioxanone suture (PDS, Ethicon) through a needle to penetrate the TFCC twice. Each time a PDS loop is left inside the radiocarpal compartment. This serves as a relay to exit both ends of the Fiberwire throught the 6U portal, perforating the TFCC posteriorly and anteriorly to the ulnar styloid process. Both ends of the suture wire are then passed subcuteanously and tied with the loop exited from the bone tunnel against the ulnar shaft. Postoperative care includes 6 weeks immobilization followed by progressive rehabilitation.

This method ensures an evenly distributed contact between the TFCC and its foveal footprint, maximizing conditions for biological healing while minimizing the cost and complications associated with suture anchors.

Compared to previous techniques, it provides adequate compression with minimal incision. Our technique offers a simple and reproducible method for foveal TFCC repair.

By combining mechanical stability with bone stimulation, it optimizes healing conditions and simplifies the surgery, making it a valuable alternative to existing arthroscopic repair techniques.
Alice ABS (Marseille), Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Marie WITTERS, Alice MAYOLY, Najib KACHOUH, Alexandre CERLIER
00:00 - 00:00 #48257 - P10 Pourquoi La voie d’abord latéro-palmaire est la solution de premier choix pour l’implantation d’une prothèse trapézo métacarpienne ?
P10 Pourquoi La voie d’abord latéro-palmaire est la solution de premier choix pour l’implantation d’une prothèse trapézo métacarpienne ?

L’arthroplastie prothétique trapézo-métacarpienne devient progressivement le gold standard de la prise en charge des rhizarthroses d’indication chirurgicale. La voie d’abord classique est la voie latéro dorsale entre les tendons du LAP et du CEP. Elle présente cependant certains inconvénients notamment pour l’exposition du trapèze lors de l’implantation de la cupule. Nous exposons ici les avantages de la voie trapézo-métacarpienne apprise auprès du Docteur Tchurukdichian.

La voie d’abord cutanée est latéro palmaire centrée sur l’articulation trapézo métacarpienne. Les branches sensitives du nerf radial sont reperées et protégées en conservant leur atmosphère cellulo-graisseuse. L’articulation est abordée longitudinalement sur le bord supérodorsal du tendon du LAP qui est ensuite désinséré du premier métacarpien afin de mobiliser le métacarpien durant les différentes étapes. Un lambeau capsulopériosté dorsal en pont, de la base du métacarpien au trapèze, est levé, il permettra une réparation étanche de l’articulation prothétique. On prépare l’articulation à la pose des implants comme dans les autres techniques. Le métacarpien est également traité classiquement, seule différence : 2 perforations trans-osseuses sur son bord latéral sont prévus afin de réinsérer le LAP. Le métacarpien, à l’aide d’un écarteur dédié, sera ensuite récliné en palmaire et en ulnaire afin d’exposer l’ensemble du trapèze. La préparation du trapèze, l’implantation de la cupule et le choix du col poursuivent la technique usuelle. Le LAP est réinséré, en légère dorsalisation à l’aide des points trans-osseux. Le lambeau en pont est ensuite suturée au LAP et aux thénariens : rendant l’espace étanche. Un pansement souple en ouverture de première commissure est préconisé durant 15 jours puis l’automobilisation active est débutée.

L’avantage de cette technique réside dans l’exposition du trapèze. En effet, la désinsertion du long abducteur couplée à l’abord latéral permet d’effacer totalement le métacarpien et d’exposer l’ensemble du trapèze. Toutes les étapes difficiles de préparation et d’implantation de la cupule sont grandement facilitées. L’ajustement de la tension du LAP lors de sa réinsertion permet de moduler l’effet piston.

Cette technique permet une meilleure exposition du trapèze et facilite toutes les étapes nécessaires à l’implantation de la cupule. Elle est d’autant plus adaptée que l’opérateur est peu expérimenté.
David MONTOYA-FAIVRE (STRASBOURG), Alain TCHURUKDICHIAN
00:00 - 00:00 #48388 - P11 La libération chirurgicale bilatérale simultanée pour le syndrome du canal carpien : est-ce approprié ?
P11 La libération chirurgicale bilatérale simultanée pour le syndrome du canal carpien : est-ce approprié ?

Il est généralement considéré qu'il n'est « pas pratique » d'opérer les deux mains en même temps, à tel point que les chirurgiens ne proposent presque jamais cette option. Toutefois, certains patients - également pour des « raisons pratiques » - demandent si leurs deux tunnels carpiens pourraient être opérés en même temps plutôt que d'attendre des semaines ou mois entre deux. La littérature est mince à ce sujet mais ne s’y oppose pas. Devrions-nous proposer une libération bilatérale simultanée pour certains patients ?

Étude monocentrique prospective de 21 patients avec un syndrome du tunnel carpien (STC) bilatéral confirmé par ENMG (plus seront ajoutés d’ici au congrès) opérés de 2024 à 2025, 12 hommes, 9 femmes, âge médian 52 ans, 9 travailleurs manuels, 6 travailleurs administratifs. Chirurgie bilatérale simultanée à ciel ouvert pour cure de STC. Nous avons utilisé le Boston Carpal Tunnel Questionnaire (BCTQ) qui comporte 2 parties : « symptômes » et « fonctionnalité », rempli par les patients en pré-opératoire comme valeur de référence puis à 2 semaines, 6 semaines et 3 mois post-opératoires. Satisfaction de 1 à 5 selon l’échelle de Likert à 6 semaines et 3 mois. Suivi clinique de 3 mois.

Aucune complication. Médiane de 30 jours pour le retour aux loisirs et de 39.5 jours pour les activités professionnelles. Les valeurs du BCTQ « symptômes » diminuent rapidement (amélioration) déjà à 2 semaines, davantage à 6 semaines et 3 mois. Concernant la partie “fonctionnalité” du BCTQ, augmentation transitoire à 2 semaines qui s’améliore à 6 semaines et se résout à 3 mois. Tous les patients sont très satisfaits (5/5).

Le STC est bilatéral dans 60-70% des cas. Les études comparant la chirurgie simultanée à la chirurgie par étapes montrent un rétablissement rapide, inférieur à 5 jours pour une autonomie dans la vie quotidienne. Le taux de complications n'est pas augmenté. Bien tolérée, avec une satisfaction élevée, la chirurgie bilatérale simultanée pour cure de STC est associée à une diminution des coûts directs et indirects (arrêt de travail plus court). Notre expérience est conforme à la littérature.

La cure chirurgicale bilatérale simultanée est possible pour les patients qui le souhaitent avec une satisfaction au moins égale, des suites post-opératoires rapides sans augmentation du taux de complication et des coûts inférieurs à ceux de la libération par étapes.
Jessica BILLY (Genève, Suisse), Flavien MAULER, Michaël PAPALOÏZOS, Stéphane KAMPFEN, Konstantinos VAKALOPOULOS
00:00 - 00:00 #48389 - P12 Intérêt de l’imagerie préopératoire dans la réparation des ruptures du long fléchisseur du pouce sur plaque de poignet.
P12 Intérêt de l’imagerie préopératoire dans la réparation des ruptures du long fléchisseur du pouce sur plaque de poignet.

La rupture de tendon et notamment du long fléchisseur du pouce est une complication connue des fractures de poignet opérées avec mise en place d’une plaque antérieure. Plusieurs techniques existent comme le transfert du fléchisseur superficiel du 4ème rayon, une greffe tendineuse ou une arthrodèse. Cependant, il n’existe pas de consensus sur le mode de prise en charge, souvent laissé à l’appréciation des équipes. L’objectif de cette étude est de déterminer si la réalisation d’une imagerie préopératoire, et notamment d’une IRM, permettrait de choisir la technique la plus adaptée.

Nous avons inclus 11 patients qui ont présenté entre 2016 et 2025 une rupture de long fléchisseur sur plaque de poignet. 8 d’entre eux ont par la suite été pris en charge par une greffe tendineuse. Tous ont eu une échographie et cinq d’entre eux ont eu une IRM avant leur prise en charge. Nous avons comparé les données des différentes imageries ainsi que les résultats post opératoires en fonction des résultats retrouvés.

Parmi les 8 patients pris en charge par greffe tendineuse, les résultats sont très variables allant d’une absence de mouvement, à une flexion complète sans flessum résiduel et avec un score de Kapandji à 10. Les patients ayant une filtration musculaire débutante ou une hypotrophicité ont de moins bons résultats fonctionnels. Le seul patient opéré par transfert tendineux, avec une IRM montrant une très forte inflammation locale et un début d’amyotrophie, a présenté une re-rupture.

La qualité musculaire, notamment l’amyotrophie et l’infiltration graisseuse, semble avoir une influence significative sur les résultats post opératoires. La greffe intercalaire reste la technique la plus utilisée mais il n’existe actuellement pas de recommandation claire et son utilisation pourrait être remise en cause dans certains cas, en fonction des constatations à l’IRM. Les patients opérés d’une arthrodèse étant très satisfaits, celle-ci pourrait être réalisée en cas de facteurs défavorables à l’IRM.

Cette étude préliminaire laisse suggérer que la réalisation systématique d’une IRM per-opératoire dans les ruptures de long fléchisseur du pouce sur plaque de poignet pourrait guider le choix de la technique opératoire.
Emma ABECIDAN (Paris), Zakaria GUETARNI, Sharon ABIHSSIRA, Pascal JEHANNO
00:00 - 00:00 #48393 - P13 Évaluation à long terme de la résection de la première rangée des os du carpe chez des patients exerçant un métier manuel.
P13 Évaluation à long terme de la résection de la première rangée des os du carpe chez des patients exerçant un métier manuel.

La résection de la première rangée des os du carpe (PRC) est une option chirurgicale couramment proposée dans l’arthrose radio-carpienne post-traumatique, notamment dans les SLAC (Scapho-Lunate Advanced Collapse) et SNAC (Scaphoid Non-union Advanced Collapse). Si elle permet un soulagement des douleurs, plusieurs études (Jebson et al., Richou et al.) ont souligné une diminution de la force de préhension. Ce travail vise à évaluer les résultats fonctionnels et radiologiques de la PRC chez des patientes jeunes exerçant une activité professionnelle manuelle, afin d’en préciser les indications.

Entre 2017 et 2022, 8 résections de la première rangée ont été réalisées chez 8 patientes jeunes, toutes travailleuses manuelles. Le côté dominant était atteint dans 5 cas. Étiologies : 5 SLAC (3 stade II, 2 stade I), 3 SNAC (2 stade IIIB, 1 stade 2B). Approche : voie dorsale sous anesthésie locorégionale, hospitalisation moyenne de 3,5 jours, immobilisation post-opératoire de 1 mois.

Le suivi moyen était de 42 mois (minimum 18, maximum 72 mois). Aucune patiente n’a été perdue de vue. Deux cas d’algodystrophie ont été rapportés, tous résolutifs. Une patiente (SNAC 3B, activité de force) a présenté une arthrose évolutive nécessitant une arthrodèse à 4 ans. Douleur (EVA) : moyenne à 2,1 ; 2 patientes avec douleurs résiduelles modérées. Mobilité (flexion-extension) : 70 % du côté controlatéral. Force de poigne : -30 % par rapport au côté opposé. Satisfaction : 7 patientes satisfaites (dont 5 très satisfaites). Conséquences professionnelles : 1 reconversion, 1 reclassement (toutes deux chez des travailleuses manuelles lourdes). Scores : QuickDASH moyen : 24/100 ; PWRE : EVA douleur 2,6/10 ; EVA fonction 1,4/10. Radiologie : diminution moyenne de 0,3 mm de l’espace radio-capitatum ; hauteur du carpe réduite de 0,8 mm sans translation significative.

Chez les patientes jeunes actives, la PRC permet de conserver une bonne mobilité articulaire avec un soulagement notable des douleurs. Cependant, la perte de force reste significative, ce qui peut limiter le maintien en poste pour les professions manuelles lourdes. Dans ces cas, l’arthrodèse médio-carpienne peut représenter une alternative à envisager, notamment en cas de forte sollicitation mécanique professionnelle.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Soleh ABDEWAHED, Yassine FATH EL KHIR, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
00:00 - 00:00 #48442 - P14 Evaluation echographique statique de l'index de vascularisation du nerf median dans le syndrome du lacertus.
P14 Evaluation echographique statique de l'index de vascularisation du nerf median dans le syndrome du lacertus.

Le syndrome du lacertus fibrosus est une cause fréquente mais peu diagnostiquée de neuropathie compressive du nerf médian proximal au coude. Malgré une symptomatologie clinique marquée, les examens complémentaires classiques tels que l'EMG et l'IRM restent fréquemment négatifs. Inspiré par les récents travaux d'Al-Hashimi et al. (2024), nous avons voulu explorer l'hypothèse d'une hypovascularisation du nerf médian, observable par échographie statique au repos.

Nous avons inclus des patients adultes présentant des symptômes caractéristiques d'une compression dynamique du nerf médian au coude (douleurs, faiblesse musculaire, paresthésies), sans anomalies détectées à l'EMG ou à l'IRM. L'échographie statique Doppler couleur du nerf médian a été réalisée au repos, utilisant un échographe haute resolution le Samsung V7 et le logiciel vasculaire MVflow. Les mesures de vascularisation ont été comparées entre le côté symptomatique et le côté asymptomatique (contrôle interne).

Les données échographiques montrent une diminution significative de l'index de vascularisation du nerf médian chez les patients symptomatiques en comparaison avec leur côté asymptomatique. Cette différence a été statistiquement validée, soulignant clairement une hypovascularisation pouvant être induite par la compression du lacertus fibrosus.

Cette étude confirme l'intérêt majeur de l'échographie statique dans le diagnostic précis du syndrome du lacertus fibrosus. La mise en évidence d'une hypovascularisation chez les patients symptomatiques, non détectée par d'autres techniques d'imagerie ou d'électrophysiologie classiques, renforce le rôle essentiel de l'échographie comme outil diagnostique et pré-thérapeutique dans cette pathologie.

Ces résultats confortent l'hypothèse selon laquelle le syndrome du lacertus fibrosus est associé à une hypovascularisation, justifiant ainsi l'intérêt de l'échographie comme outil diagnostique essentiel et ouvrent la voie à une étude complémentaire en échographie dynamique pour évaluer la vascularisation sous contrainte musculaire.
Julien ANDRIN (SETE)
00:00 - 00:00 #48468 - P15 Lipomas of the hand: a retrospective study of 16 Cases.
P15 Lipomas of the hand: a retrospective study of 16 Cases.

: Lipomas are common benign adipose tumors, but their occurrence in the hand is rare. Surgical management can be challenging due to the proximity of critical neurovascular structures. This study reports 16 cases of hand lipomas.

A retrospective review was conducted on 16 patients with hand lipomas treated surgically. The cohort included 10 men and 6 women, with a mean age of 41 years (range: 25–68). The dominant hand was more frequently affected. Lipomas were mainly located in the palmar (6), dorsal (5), anatomical snuffbox (2), lateral digital (1), and commissural (1) regions. All patients underwent complete surgical excision with histological confirmation.

The average symptom duration was 3 years. Aesthetic discomfort was the primary complaint. One patient experienced sensory disturbances due to nerve compression. The “ cold stimulation test” was positive in all cases and contributed to clinical diagnosis. The 16th case involved a 61-year-old woman with a giant lipoma of the first web space, causing thumb opposition limitation. Across all patients, postoperative recovery was uneventful, and no recurrences were noted over an average follow-up of 21 months.

Though rare, hand lipomas can involve deep structures and cause neurovascular compression, particularly when large (≥ 5 cm) or commissural. MRI is essential for preoperative planning in such cases, helping distinguish benign from atypical lesions and guiding safe excision. Literature confirms that en-bloc excision with capsule preservation ensures excellent outcomes and minimal recurrence. Our results align with these findings, highlighting the importance of early diagnosis, imaging, and meticulous surgical technique.

Hand lipomas, though rare, should be considered in the differential diagnosis of soft tissue masses. Clinical evaluation, based on physical examination and symptomatology, remains the cornerstone for diagnosis in most cases Surgical excision yields excellent outcomes, even in complex cases involving large or commissural tumors. Histopathological analysis is essential to confirm diagnosis and exclude malignancy.
Ayoub IDRISSI (Tunis, Tunisie), Yassine TRABELSI, Hazem AMARA, Mohamed Ali SBAI, Riadh MAALA
00:00 - 00:00 #48469 - P16 Utilisation de l’impression 3D en cabinet libéral de chirurgie de la main : retour d’expérience et perspectives d’amélioration.
P16 Utilisation de l’impression 3D en cabinet libéral de chirurgie de la main : retour d’expérience et perspectives d’amélioration.

L’impression 3D est utilisée en routine dans plusieurs spécialités médicales, notamment par les chirurgiens-dentistes pour la fabrication de guides et de dispositifs personnalisés. En chirurgie de la main, elle reste surtout décrite en contexte hospitalo-universitaire avec peu de retours sur son intégration en cabinet libéral. L’objectif de ce travail est de présenter l’expérience d’un centre libéral équipé d’une imprimante 3D médicale, en analysant les indications rencontrées, la faisabilité technique, les freins identifiés et les perspectives d’amélioration.

Étude descriptive monocentrique réalisée dans un cabinet de chirurgie de la main équipé depuis janvier 2024 d’une imprimante Formlabs Form 4B+ utilisant des résines biocompatibles stérilisables (Surgical Guide Resin, BioMed Clear Resin). Tous les cas d’impression réalisés entre janvier 2024 et mai 2025 ont été inclus. Les indications ont été classées en trois catégories : modélisation anatomique, fabrication de guides opératoires, réalisation de dispositifs médicaux personnalisés. Ont été recueillis : type d’indication, temps de conception, durée d’impression, compatibilité avec la stérilisation, retour du chirurgien et/ou du patient.

Au total, 12 patients ont bénéficié de 12 impressions. Les indications étaient : modélisation de lésions complexes (n=4), guides de positionnement osseux ou ligamentaire (n=4), dispositifs post-opératoires personnalisés (n=4). Le temps moyen de conception était de 2 heures, celui d’impression de 2h30. Seuls les guides de positionnement (n=4) ont été stérilisés par autoclave basse température, sans déformation constatée. Aucun incident technique ou infectieux n’a été rapporté. L’utilisation des modèles anatomiques a amélioré la compréhension du geste chirurgical par les patients en consultation préopératoire. La traçabilité a été assurée par registre numérique et étiquetage des lots.

L’impression 3D en cabinet libéral est réalisable et utile dans différentes situations cliniques. Elle permet de personnaliser les soins, de faciliter l’explication aux patients et d’adapter certains dispositifs à la morphologie individuelle. Les principaux freins sont d’ordre organisationnel (temps de modélisation) et humain (formation au design 3D).

L’intégration de l’impression 3D en cabinet libéral est faisable, sûre et prometteuse. Elle ouvre des perspectives concrètes d’application en chirurgie de la main comme en chirurgie orthopédique en général.
Thomas JALAGUIER (Lyon), Justin RUYER, Maximillien ARNAL, Florent WEPPE
00:00 - 00:00 #48470 - P17 Reprise de la conduite automobile après ostéosynthèse d'une fracture de l'extrémité distale du radius.
P17 Reprise de la conduite automobile après ostéosynthèse d'une fracture de l'extrémité distale du radius.

Les fractures de l’extrémité inférieure du radius (EIR) font partie des fractures les plus fréquentes en orthopédie et leur nombre ne cesse d’augmenter. Leur survenue a un impact sur la vie quotidienne, sociale et professionnelle des patients, dont la conduite automobile y joue un rôle prépondérant. Il n’existe à ce jour aucunes recommandations concernant la reprise de la conduite automobile dans les suites d’une chirurgie d’une fracture de l’EIR. L’objectif de cette étude est d’évaluer le délai moyen de reprise de la conduite automobile après une chirurgie de fracture de l’EIR et d’identifier les facteurs influençant cette reprise.

Les patients ayant été opérés dans les suites d’une fracture de l’EIR entre juin 2024 et mars 2025 par brochage selon Kapandji (KPJ) ou plaque antérieure, et conducteurs avant le traumatisme étaient inclus. Les caractéristiques démographiques, les paramètres pré et post-opératoires ont été analysés.

42 patients ont été inclus dans cette étude, 20 patients dans le groupe plaque et 22 dans le groupe KPJ. Le délai moyen de reprise de la conduite automobile était de 62 jours. Ce délai variait significativement (p=0,001) selon le traitement chirurgical, avec un délai moyen de 71 jours pour le groupe KPJ et 52 jours pour le groupe plaque. Dans chacun des groupes, le délai était significativement raccourci chez les patients en activité professionnelle. Une corrélation positive était également retrouvée selon l’âge avec une reprise plus tardive chez les patients plus âgés. Le côté dominant ainsi que le type de boite de vitesse n'influençaient pas la reprise.

Le délai moyen de reprise de la conduite de cette série est allongé comparativement aux autres études et varie selon le traitement chirurgical. L’immobilisation diffère entre ces deux traitements et la possibilité de conduite avec celle-ci est différente d’un pays à l’autre. D'autres facteurs non étudiés dans cette série sont à prendre en compte comme la consommation d'antalgiques, l'appréhension.

Le délai moyen de reprise de la conduite de cette série était de 62 jours et différait selon le traitement chirurgical. Les patients plus jeunes et professionnellement actifs reprenaient plus rapidement la conduite.
Clémence PEUFLY (CAEN)
00:00 - 00:00 #48476 - P18 Algorithme de reconstruction dans les traumatismes complexes de la main.
P18 Algorithme de reconstruction dans les traumatismes complexes de la main.

“Catastrophic hand” represents a complex and technically demanding pathology. Its treatment can be divided into several stages addressing distinct needs: emergent, acute, subacute, and chronic. In the first hours, emergent surgery is performed—revascularization, osteosynthesis, tenorrhaphy, and initial soft tissue repair—aimed at restoring blood flow and achieving structural stability. After hand stabilization and infection control, new debridement and acute soft tissue coverage are pursued. Subsequently, following months of rehabilitation, residual sequelae are assessed, and the most appropriate therapeutic alternatives for these deficits are planned. This is followed by a new postoperative and rehabilitation period, during which the patient is expected to achieve maximal functionality. Finally, a fifth stage may be considered for aesthetic-functional refinements.

We present the case of a 15-year-old male as an example of the reconstruction sequence for a complex catastrophic hand injury. The patient suffered devascularization of the 2nd, 3rd, 4th, and 5th digits of the right hand and the 1st, 2nd, 3rd, and 4th digits of the left hand following an explosion. Right hand: • Thenar muscle avulsion • Interosseous muscle destruction • Multiple fractures • Significant tissue loss in the 3rd and 4th digits (non-reconstructible) Left hand: • Tissue loss in the thenar eminence with extensive muscle damage • Multiple osteotendinous injuries

• Emergent surgery (first hours): revascularization, osteosynthesis, tenorrhaphy, and initial soft tissue repair. to Acute phase (~1-2w): Soft tissue coverage (left palm with SCIP flap, right thumb pulp with hemipulp toe flap). • Subacute phase (~6months): Residual sequelae were assessed, and further surgical interventions were planned. • Rehabilitation: The patient achieved significant functional improvement.

The presented case highlights the multistage approach required in managing a "catastrophic hand" injury, emphasizing the need to prioritize interventions according to clinical phase (emergent, acute, subacute, and chronic). The initial surgical sequence was critical for preserving hand viability, aligning with established protocols for severe trauma. Reconstruction using flaps proved effective in covering critical defects, though irreversible digit loss limited full functional recovery. This underscores the challenge of balancing emergent stabilization with long-term reconstructive planning. Prolonged rehabilitation was essential for optimizing outcomes, though residual deficits persisted, as is common in injuries of this severity.

The management of catastrophic hand injuries does not involve a single surgical intervention. It demands a structured, phased protocol. Key takeaways include: 1. Immediate revascularization as the top priority. 2. Staged reconstruction tailored to each phase improves outcomes. 3. Extended rehabilitation is crucial for maximizing function
Susana HERRERO ALONSO (Burgos, Espagne), Aritz MURUETA RAMOS, Nicole MERCIER RODRÍGUEZ, Miguel Eugenio ESTEFANÍA DÍEZ, Beatriz PALMERO SÁNCHEZ, Carmen GONZALO GUTIERREZ
00:00 - 00:00 #48480 - P19 Intramedullary cannulated screws in metacarpal and phalangeal fractures and finger amputations: technical pitfalls and lessons learned from our institutional experience.
P19 Intramedullary cannulated screws in metacarpal and phalangeal fractures and finger amputations: technical pitfalls and lessons learned from our institutional experience.

Intramedullary fixation with headless cannulated screws has become a popular alternative for metacarpal and phalangeal fractures due to its minimally invasive technique and the possibility of early mobilization. This work reviews our experience during the past 10 years, focusing on functional and satisfaction outcomes, technical challenges and common pitfalls encountered during the learning curve.

We performed a retrospective analysis of patients who underwent surgery in the period between 2014 and 2024 with retrograde intramedullary cannulated screws for fractures of the metacarpals, proximal and middle phalanges and those associated to finger amputation. Functional outcomes were assessed via range of motion and QuickDASH scores. Imaging was used to evaluate consolidation and hardware positioning. Complications, need for reoperation and technical errors were recorded.

Bone healing was achieved in all cases. Around 85% of the patients recovered full function within three months. Extension lag <10° occurred in ~7% of cases, mainly in proximal phalanx fractures. Two replant cases required secondary procedures due to stiffness or screw-related symptoms Functional results were generally better in metacarpal and middle phalanx fractures. Proximal phalanx fractures were more prone to stiffness and required more frequent rehabilitation or secondary procedures.

While intramedullary screw fixation is technically straightforward, it requires strict adherence to key principles. Errors in bone reduction, entry point selection, trajectory control and screw sizing can lead to complications that may compromise outcomes or require reintervention. Clear preoperative planning and intraoperative fluoroscopic control are essential.

Retrograde intramedullary osteosynthesis with cannulated compression screws in metacarpal, proximal and middle phalanx fractures—and in digit replantation—is a minimally invasive, reproducible technique that allows early return to function with good outcomes. Proper indication, technical precision, and awareness of potential errors are key to success.
Palmero Sánchez BEATRIZ (Burgos, Espagne), Ana ALONSO MARTINEZ, Nicole MERCIER RODRIGUEZ, Eduardo VALLEJO APARICIO, Susana HERRERO ALONSO
00:00 - 00:00 #48483 - P20 Concentrated autologous bone marrow injection in the surgical treatment of scaphoid non-union.
P20 Concentrated autologous bone marrow injection in the surgical treatment of scaphoid non-union.

Mesenchymal stromal cells (MSCs), first identified in the 1970s, support bone healing through multipotency and microenvironment modulation. Concentrated autologous bone marrow (ICABM), obtained via iliac crest puncture and centrifugation, has shown 79–95% success in treating long-bone non-unions. Its simplicity and low cost make it promising for scaphoid non-unions. This article describes the first case of stage IIa scaphoid non-union treated 9 months post-injury with compression screw fixation and ICABM to enhance consolidation.

Forty milliliters of autologous bone marrow were aspirated from the iliac crest and processed using the RegenKit Extracell BMC system. Two 5 mL syringes of concentrated bone marrow were obtained. After arthroscopic debridement of the non-union site, the first syringe was injected locally. The second was delivered through the screw canal before final compression. Internal fixation was performed using an SBI Autofix screw under arthroscopy. Postoperative care included 6 weeks of immobilization followed by rehabilitation.

At 6-month follow-up, radiographs confirmed complete bone union without residual pain. The patient had regained full wrist range of motion and returned to work without restrictions. No intra- or postoperative complications were noted. These promising results support the use of concentrated bone marrow injection as a biological adjunct to scaphoid non-union surgery.

ICABM offers a minimally invasive, cost-effective option to enhance scaphoid non-union healing, particularly in early stages without major bone loss. In this case, its combination with arthroscopic screw fixation allowed targeted cell delivery while preserving vascularization. The technique appears promising, but further studies are needed to evaluate its efficacy and determine its precise role alongside existing treatments, especially given the potential confounding effect of arthroscopy on consolidation outcomes.

Injection of concentrated autologous bone marrow in scaphoid non-union can be contributive, improving both time to and rate of bone healing.
Pierre MAINCOURT (Brest), Christophe ANDRO, Thomas DAOULAS, Weiguo HU, Anne PERRUISSEAU CARRIER, Arnaud PERCHOC
00:00 - 00:00 #48484 - P21 One stage custom made 3D vascularized bone reconstruction by free fibula transfert for large radiocarpal defect after wide gigantic cell tumor resection.
P21 One stage custom made 3D vascularized bone reconstruction by free fibula transfert for large radiocarpal defect after wide gigantic cell tumor resection.

Bone gigantic cell tumours (BGCTs) are locally aggressive benign tumours which can lead to significant functional impairment due to expensive bone destruction and soft tissue invasion and typically occur in the meta-epiphyseal region of long bones with the distal radius being the third most common site. Advanced BGCTs of the wrist present a significant challenge for the medical staff due to their occurrence in subarticular bone. Bone reconstruction of the hand with 3D assisted engineering has been described with promising results. In this article, we present a novel approach for bone reconstruction of a large radiocarpal defect following wide giant cell tumour resection, utilising a free transfer of a two-strut fibula with the aid of a 3D surgical planning.

Patient reports no chronic pain with a DASH score of 20/100. The patient is stable with a grip strength of 26 kg in the left hand and 40 kg in the right hand. At 3 months, range of motion was 60° extension and 0° flexion, 80° pronation and 60° supination. Consolidation was successfully achieved with no bone resorption.

Distal radius BGCTs present a complex therapeutic dilemma, necessitating strategies that balance oncologic control with functional preservation. Tumour removal is mainly achieved by curettage or wide en bloc resection. Bone reconstruction can be achieved through autologous bone grafting, autologous bone transfer, or arthroplasty. Numerous studies have reported good to excellent outcomes for wrist arthroplasty; however, this reconstruction technique carries risks. Wrist arthrodesis tends to achieve better results as it can restore better grip strength. Excellent functional and radiological outcomes were observed for malignant tumours of the distal radius treated with fibulo–scapho–lunate arthrodesis. Custom surgery assisted by 3D surgical planning improves postoperative outcomes and reduces complication rates especially for bone reconstruction. A detailed custom 3D surgical plan was developed prior to surgery using a two-strut free fibula transfer. Stable fixation was achieved with a custom-made titanium plate anchored on the radius and first carpal row, perfectly matching the bone transfer and recipient site. This technic achieved full bone consolidation at 3 months with margin free tumour resection and acceptable wrist range of motion. The patient is pain free and has return to his daily activity in 6 weeks after surgery.

This article showcases the successful use of a two strutted fibular free transfer for bone reconstruction to reconstruct a large distal radius defect following BGCT excision with the support of 3D surgical planning.
Catherine HEMON (VANNES), Wyçal SARAOUI, Solenn IVIN, Hoël LETISSIER, Christian DUMONTIER, Weigo HU
00:00 - 00:00 #48494 - P22 Le traitement des tumeurs à cellules géantes du radius distal donne un meilleur résultat fonctionnel que la résection arthrodèse et l'arthroplastie.
P22 Le traitement des tumeurs à cellules géantes du radius distal donne un meilleur résultat fonctionnel que la résection arthrodèse et l'arthroplastie.

les tumeurs à cellules géantes (TCG) sont exceptionnelles au niveau du poignet. la fonction du poignet risque d’être perturbée par l"importance de la destruction osseuse qui rend difficile la reconstruction conservatrice

5 cas de TCG radius distal Curetage complet de la cavité , suivi d’un comblement par du ciment chirurgical pour 2 cas et greffe corticale et spongieuses pour 3 cas. Aucune synthèse Contention plâtrée suivi pendant une année

Aucune complication inhérente à la chirurgie immobilisation prolongée de plus de 3 mois poignet raide pour les cinq cas force diminuée manque de confiance à la préhension les deux de ciment sont aléatoires mais pas de signe de récidive deux cas de greffes osseuses ont bien évolué sans signe de récidive un cas greffé a récidivé

La cimentoplastie peut être utilisée seule dans les pertes de substance osseuse , mélangée aux antibiotique(gentamycine) dans les TCG . Elle aurait un double effet toxique sur les cellules géantes par la chaleur capable de les brûler mais faut après procéder au comblement cortico-spongieux La greffe osseuse après curetage se heurte toujours à la récidiveLa difficulté de mettre une synthèse empêche la rééducation et la raideur séquellaire gâche le résultat sur le processus tumoral

Quelque soit le site touché les TCG posent le problème de la récidive
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #48496 - P23 Métastase ulnaire d’un cancer pulmonaire traitée par résection et greffe fibulaire.
P23 Métastase ulnaire d’un cancer pulmonaire traitée par résection et greffe fibulaire.

Les métastases osseuses sont les tumeurs secondaires les plus fréquentes mais les métastases au niveau de l’avant bras sont plus rares. Le traitement n’est que palliatif et consiste à améliorer la qualité de vie et prolonger la survie des malades.

Patient âgé de 40 ans tabagique depuis 20ans sans antécédents présentant une masse douloureuse de son avant bras droit évoluant depuis 03mois, sans signe inflammatoire, avec limitation de la prono-supination, sans complications vasculo nerveuses. L’examen radiologique et tomodensitométrique montre une image ostéolytique médio diaphysaire ulnaire rompant la corticale Une biopsie objective une métastase osseuse d’un cancer gastrique ou pulmonaire. Le bilan d’extension revient en faveur d’un cancer pulmonaire. L’exérèse de la tumeur a été réalisée en bloc emportant l’ulna qui a été reconstruit à partir de la fibula et fixée par une broche.

A deux mois la douleur a disparue, le coude et le poignet sont libres et le membre supérieur normalement fonctionnel. L’histologie confirme l’origine secondaire d’un cancer Pulmonaire

les métastases des différents tumeurs malignes peuvent toucher tous les os de l appareils locomoteur

Les métastases osseuses constituent un événement majeur dans l'évolution de beaucoup de tumeurs. Révélatrices assez souvent de la dimension métastatique de la maladie la douleur est la plainte majeure des patients, elle est rebelle au traitement médical. Le traitement chirurgicale n’est que palliatif visant à supprimer la douleur et améliorer la qualité de vie.
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #48503 - P24 Le score de décision chirurgicale (SDMS) : un nouvel outil d'évaluation préopératoire en chirurgie de la main.
P24 Le score de décision chirurgicale (SDMS) : un nouvel outil d'évaluation préopératoire en chirurgie de la main.

Effective surgical decision-making in hand surgery requires balancing patient symptoms, expectations, known outcomes, and surgical risks. The SDMS was developed to quantify these factors and assist in evaluating surgical pertinence.

In a prospective study, 50 patients with hand pathologies completed the SDMS during preoperative consultations. The SDMS includes four domains, each scored from 1 to 3, with total scores ranging from 4 to 12. Postoperative outcomes were assessed through clinical evaluations and functional scores.

Higher SDMS scores correlated with better postoperative outcomes and patient satisfaction. The score demonstrated potential in predicting surgical success and guiding treatment decisions.

The SDMS offers a structured approach to preoperative assessment, integrating patient perspectives and evidence-based data. Its application may enhance shared decision-making and optimize surgical outcomes.

The SDMS is a valuable tool in preoperative evaluation for hand surgery, with preliminary data supporting its predictive utility. Further research is warranted to validate and refine the score.
Florent WEPPE (Lyon), Thomas JALAGUIER, Maximilien ARNAL, Justin RUYER
00:00 - 00:00 #48505 - P25 Ostéotomie métaphysaire distale de raccourcissement de l’ulna pour le syndrome d’impaction ulnaire : technique modifiée.
P25 Ostéotomie métaphysaire distale de raccourcissement de l’ulna pour le syndrome d’impaction ulnaire : technique modifiée.

Le syndrome d’impaction ulnaire est une cause fréquente de douleur du poignet du côté ulnaire, généralement associé à une variance ulnaire positive. L’ostéotomie diaphysaire de raccourcissement de l’ulna est le traitement chirurgical de référence, mais elle présente des complications, telles qu’un retard de consolidation et une gêne du matériel. L’ostéotomie métaphysaire distale constitue une alternative moins invasive, bien que sa réalisation reste limitée en raison de sa complexité technique perçue et de l’absence de données à long terme. Nous présentons ici une technique modifiée d’ostéotomie métaphysaire visant à simplifier la procédure.

Sous anesthésie locorégionale, l’intervention débute par une évaluation arthroscopique du poignet permettant l’évaluation du complexe triangulaire fibro-cartilagineux (TFCC) et le traitement des lésions associées. Une incision dorsale de 3 cm est effectuée sur l’ulna distal. Une capsulotomie en L inversée expose la tête ulnaire. Une première coupe verticale sert de repère, suivie de deux coupes obliques parallèles (~40°) juste en amont de l’articulation avec l’incisure sigmoïde. Après ostéotomie, la réduction est obtenue à l’aide d’un crochet. La fixation temporaire est obtenue avec deux broches mises de manière rétrograde. La fluoroscopie peropératoire confirme la bonne réduction, notamment sur le cliché de profil. L’ostéotomie finale est maintenue avec une vis canulée sur une des deux broches mises précédemment. La variance ulnaire finale visée est de –1 mm, sans raccourcissement supérieur à 5 mm. Une immobilisation en position neutre est maintenue pendant 6 semaines.

Cette technique permet une bonne exposition et est moins invasive. Une conversion secondaire en procédure de Darrach est possible.

L'ostéotomie métaphysaire est moins invasive que la diaphysaire. Elle permet théoriquement une meilleure consolidation car plus proche de l'épiphyse et permet de nous affranchir des complications sur le matériel, notamment la gêne sur la plaque. Le principal désavantage de l'ostéotomie métaphysaire est l'immobilisation post-opératoire Cette technique modifiée nous affranchit d'une broche placée dans la radio-ulnaire distale par rapport à d'autres ostéotomies diaphysaires proposées. La conception d'un guide de coupe pourrait augmenter la reproductibilité de la technique.

L'ostéotomie métaphysaire représente une alternative pertinente à l'ostéotomie diaphysaire.
Lyliane LY (Lyon), Justin RUYER, Thomas JALAGUIER, Florent WEPPE, Maximilien ARNAL
00:00 - 00:00 #48510 - P26 Métaplasie osseuse dans la Maladie de Dupuytren : caractérisation sur une série de cas.
P26 Métaplasie osseuse dans la Maladie de Dupuytren : caractérisation sur une série de cas.

Le flessum après chirurgie de Maladie de Dupuytren est une séquelle fonctionnelle fréquente, en particulier au niveau de l’interphalangienne proximale du cinquième rayon. La présence d’une métaplasie osseuse distale lors de la fasciectomie est parfois retrouvée. Ces métaplasies sont connues mais peu décrites, semblant liées à un flessum séquellaire. L’objectif principal de cet étude était de mieux caractériser cette entité anatomo-pathologique et d’évaluer le flessum séquellaire IPP d’une série de patients ayant présenté une métaplasie osseuse.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée entre 2010 et 2024, incluant les patients chez lesquels une métaplasie osseuse a été découverte en per-opératoire lors d’une fasciectomie, avec un suivi post-opératoire supérieur à 6 mois.

18 patients (20 métaplasies osseuses) ont été inclus. La métaplasie osseuse était découverte dans 95% des cas sur le cinquième rayon. Elle était découverte dans la majorité des cas sur la base de P2, à l’insertion distale d’une bride ulnaire. Les patients présentaient un flessum IPP séquellaire sur le rayon digital atteint de 47° en moyenne avec un suivi moyen de 2 ans. Le taux de récidive sur le rayon digital était de 30%. Mais aucun n’a nécessité de reprise chirurgicale.

Il s’agit à notre connaissance de la plus grande série de patients dans la littérature présentant une métaplasie osseuse liée à une Maladie de Dupuytren. La présence d’une métaplasie osseuse pourrait être associée à un moins bon résultat fonctionnel et à un surrisque de récidive du flessum. Elle ne semble pas lier à un surrisque de reprise chirurgicale. La physiopathologie pourrait impliquer une réponse mécanique chronique à la traction des brides sur le périoste.

Les résultats de cette étude apportent des informations nouvelles sur la cartographie et les implications cliniques des métaplasies osseuses dans la Maladie de Dupuytren.
Alexandre BAZELI (ROUEN), Marc-Enzo LELOUP, Jaïro GARCIA-RODRIGUEZ, Anne-Isabelle CHABRIDON, Nathan GUEZ, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
00:00 - 00:00 #48514 - P27 Mon erreur d’avoir réalisé un lambeau inguinal pédiculé pour couvrir une large perte de substance cutanée du dos de la main chez une patiente obese et sous chimiothérapie ?
P27 Mon erreur d’avoir réalisé un lambeau inguinal pédiculé pour couvrir une large perte de substance cutanée du dos de la main chez une patiente obese et sous chimiothérapie ?

Le lambeau inguinal reste utile pour couvrir les larges pertes de substances cutanées de la main. Il permet de reconstruire des pertes de substance importantes avec une vascularisation fiable et une cicatrisation relativement discrète. C’est un lambeau axial qui utilise le réseau vasculaire de l'artère iliaque circonflexe superficielle. Nous illustrons les différentes complications observées d’un lambeau inguinal pédiculé choisi pour couvrir une large perte de substance cutanée du dos de la main chez une patiente obese et sous chimiothérapie.

Il s’agit d’une patiente obese (poids 79 kg, taille 156 cm, IMC 32), âgée de 71 ans, avec panicule adipeux et ptose abdominale importants, en post mastectomie d’un cancer du sein gauche, ayant présenté une extravasion au dos de la main droite d’une perfusion des produits de chimiothérapie (Trastuzumab). Une nécrose cutanée étendue du dos de la main avec extériorisation des tendons extenseurs ont été observées. Nous avons indiqué et réalisé une couverture par un lambeau inguinal pédiculé avec une échographie préopératoire de l’artère iliaque circonflexe superficielle. Les suites opératoires ont été marquées par une nécrose progressive du lambeau ayant motivé le sevrage précoce du lambeau à la fin de la 2eme semaine. Après un débridement chirurgical et obtention du tissu de granulation, une greffe à peau semi-épaisse a été réalisée avec succès. La rééducation a encadré les actes chirurgicaux

Les difficultés observées ont été : l’épaisseur graisseuse plus importante au niveau de l’aine avec difficulté de lever et de façonner le lambeau ; le pédicule du lambeau inguinal court et de petit calibre compliquant la vascularisation du lambeau et augmentant le risque de complications ; la position déclive du membre supérieur pendant un certain temps induisant des œdèmes. Quant aux conséquences de la chimiothérapie sur ce lambeau inguinal pédiculé chez notre patiente, elles auraient été sur la vascularisation et l'intégrité tissulaire, et elles pourraient avoir compromis la survie du lambeau inguinal.

Nous avons commis, probablement, une erreur d’avoir réalisé un lambeau inguinal pédiculé pour couvrir une large perte de substance de la face dorsale de la main chez cette patiente obese et sous chimiothérapie. Nous aurions, peut-être, opté pour un lambeau libre inguinal présentant plusieurs avantages pour notre patiente obèse et sous chimiothérapie, notamment sa fiabilité et sa capacité à couvrir de larges surfaces avec un tissu souple. Cependant, l’épaisseur du lambeau libre inguinal pourrait, lui aussi, poser un problème chez notre patiente obese, celui de nécessiter une dégraisse subséquente.
Anatole KIBADI KAPAY (Kinshasa, RD du Congo)
00:00 - 00:00 #48515 - P28 Nos complications d’ablation de bague d'un doigt (ring finger) par fil : une erreur ou une technique obsolète ?
P28 Nos complications d’ablation de bague d'un doigt (ring finger) par fil : une erreur ou une technique obsolète ?

Plusieurs méthodes existent pour l’ablation d’une bague d’alliance, allant des techniques simples comme l'utilisation de lubrifiant et de fil, aux méthodes plus avancées comme l'utilisation d'un coupe-bague. Nous présentons avec des illustrations des complications liées à notre méthode usuelle, celle d’ablation de bague d'un doigt (ring finger) par fil.

Nous avons répertorié nos patients dont l’ablation de bague d'un doigt (ring finger) s’est faite à l’aide d’un fil, pour la période allant de janvier 2011 à juin 2025. Nous avons recherché les données épidémiologiques et cliniques des patients inclus dans l'étude ainsi que les complications observées après l’ablation de bague d'alliance (ring finger) par fil. La technique utilisée consistait à l’application d’un lubrifiant tel que de la vaseline ou de l'huile sur le doigt et autour de la bague pour faciliter le glissement. Ensuite, nous enroulions un fil solide autour du doigt, en commençant sous la bague et en remontant, puis nous faisions glisser la bague pour la sortir en tirant sur le fil.

Nous avons répertorié 32 cas d’ablation de bague par fil. Le sexe féminin était majoritaire, 20 femmes (62,5 %) sur 12 hommes (37,5 %). Toutes les bagues étaient d’alliance et se portaient sur l’annulaire gauche. Les antécédents de prise de poids chez les patients ont été observés. Après l’ablation de bagues, les complications suivantes ont été observées : douleur chez les 32 patients ou 32 doigts (100 %), tuméfaction et enflure chez les 32 doigts (100 %), irritations et éraflure chez 26 doigts (81,2 %). Ces lésions ont été guéries sous cicatrisation dirigée.

Dans notre série, l’incidence est plus élevée chez les femmes. Le port de bague d’alliance est fait, dans nos milieux à majorité chrétienne, à l’annulaire gauche, expliquant l’incidence exclusive de ce doigt. Nos méthodes courantes d’ablation de doigts d’alliance (ring finger) sont : la lubrification, la technique du fil (la plus utilisée), la compression et élévation, la coupe de la bague. La méthode de pince coupe-bague reste très efficace, même pour les bagues en métal dur.

L'ablation d'une bague de doigt (ring finger) par fil peut entraîner diverses complications, allant de légères tuméfactions ou éraflures à des complications plus graves nécessitant une intervention médicale. Les complications observées, dans notre utilisation de fil pour l'ablation d'une bague de doigt (ring finger), ne sont pas des erreurs techniques, mais peut-être, les conséquences d’une technique obsolète ; eu regards des méthodes actuelles comme l'utilisation d'un coupe-bague.
Anatole KIBADI KAPAY (Kinshasa, RD du Congo)
00:00 - 00:00 #48518 - P29 Luxation dorsale complète et irréductible de la 5ème métacarpo-phalangienne avec incarcération des tendons fléchisseurs.
P29 Luxation dorsale complète et irréductible de la 5ème métacarpo-phalangienne avec incarcération des tendons fléchisseurs.

La luxation de l’articulation métacarpo-phalangienne des doigts longs est une lésion rare et mérite d'être connue afin d'éviter toute manœuvre intempestive. Le caractère complexe irréductible impose une prise en charge chirurgicale pour un bilan lésionnel minutieux et une réparation des éléments de stabilité endommagés.

Un homme de 60 ans, droitier, a consulté pour un traumatisme fermé du cinquième doigt une agression. Le mécanisme était une hyperextension forcée du cinquième doigt. L’examen clinique: raccourcissement avec hyperextension du cinquième doigt et douleur à la palpation de la métacarpo-phalangienne avec saillie palmaire de la tête du 5ème métacarpien. Au bilan radiologique: luxation dorsale isolée de la 5ème MCP visible seulement sur l’incidence oblique.

Une voie d’abord palmaire oblique distale au pli distal a permis de faire le bilan lésionnel: incarcération des fléchisseurs sur le bord ulnaire du col du 5ème métacarpien, avec lésion de la plaque palmaire. La désincarcération des tendons fléchisseurs a été faite après ouverture de la poulie A1. La réduction de la MCP était facile et stable. Après réparation de la plaque palmaire et fermeture, une immobilisation en position de fonction a été entreprise pendant 3 semaines. Le patient a eu une récupération complète après un protocole de rééducation, sans complication.

La luxation de l’articulation métacarpo-phalangienne des doigts longs est une lésion rare. Elle est pratiquement toujours dorsale. Le premier cas a été publié en 1957 par Kaplan. La variété palmaire reste très exceptionnelle. Dans certains cas, la particularité réside essentiellement dans le diagnostic, malgré la déformation clinique et l’impotence fonctionnelle, la luxation n’est pratiquement évidente que sur une seule incidence oblique ¾ de la main. Les facteurs d’irréductibilité sont en rapport avec l’incarcération de: -La capsule dorsale. -La plaque palmaire. +/- ligament latéral ulnaire. -L’appareil fléchisseur, qui est un mécanisme rare, décrit également dans notre cas. Le traitement chirurgical est de principe. La voie d’abord doit être modulée selon le mécanisme lésionnel, dorsale en cas d’hyper flexion, palmaire en cas d’hyperextension. Lorsque le mécanisme ne peut être précisé, la voie d’abord palmaire est préférable car elle permet l’exploration et éventuellement la réparation de la plaque palmaire. Cette réparation permet de rétablir une stabilité articulaire suffisante autorisant une rééducation précoce, seule garante d’une récupération fonctionnelle complète

La luxation de l’articulation métacarpophalangienne des doigts longs est une lésion exceptionnelle. La réduction est toujours chirurgicale par voie palmaire ou dorsale permettant la libération des structures interposées, capsule articulaire dorsale ou plaque palmaire.
Marouane AIT-RAHOU (clermont ferrand, Maroc), Redouan MOUFLIH, Mohamed NASSIRI, Abdessalam ACHKOUN, Hanane ELHAOURY, Mohamed MADHAR, Rachid CHAFIK
00:00 - 00:00 #48519 - P30 Incidences et résultats thérapeutiques des fractures de la base du premier métacarpien.
P30 Incidences et résultats thérapeutiques des fractures de la base du premier métacarpien.

Les fractures de la base du premier métacarpien sont fréquentes en traumatologie et représentent un défi thérapeutique en raison des séquelles fonctionnelles potentielles. L’objectif de notre travail est d’analyser les aspects thérapeutiques et évolutifs (résultats fonctionnels et radiologiques) de ces fractures, colligés au service de Traumatologie- orthopédie , et de comparer nos résultats à ceux de la littérature.

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et analytique, menée sur une période de 10 ans (2014-2024) au service de traumatologie-orthopédie B. Nous avons inclus 100 patients, présentant des fractures de la base du premier métacarpien, classées en fractures articulaires (Bennett, Rolando) et extra-articulaires. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et des contrôles cliniques et radiologiques.

• Nombre total de patients : 100 cas. • Âge moyen : 30 ans, avec une prédominance masculine (67 %). • Étiologies : les accidents de la voie publique représentaient 48 % des cas. • Traitement : o Embrochage d’Iselin : utilisée dans 96 % des cas. o Embrochage de Tubiana : dans 2% des cas. o Embrochage de Wiggins : dans 1% des cas. o Fixation par plaque vissée : appliquée dans 1 % des cas. • Résultats fonctionnels : o Très bons résultats : 65 %. o Bons résultats : 19 %. o Résultats moyens : 10 %. o Mauvais résultats : 6 %. 99 Incidences et résultats thérapeutiques des fractures de la base du premier métacarpien • Complications : 9% d’algodystrophie, 5% de sepsis aux points d’introduction des broches, 3% de migration de broches, 2% de rétraction de la première commissure

A la lumière de cette étude, les fractures de la base du premier métacarpien peuvent être efficacement prises en charge par des techniques adaptées, notamment l’embrochage percutané, qui offre de bons résultats fonctionnels et radiologiques dans la majorité des cas. Ces données soulignent l’importance d’un diagnostic précoce, d’une réduction anatomique rigoureuse et d’un suivi postopératoire strict pour optimiser les résultats et réduire les complications.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Hassan RAIS, Soleh ABDEWAHED, Yassine FATH EL KHIR, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
00:00 - 00:00 #48528 - P31 Synchronous low-grade chondrosarcomatous transformation of multiple chondromas in a patient with Ollier disease: A Case Report.
P31 Synchronous low-grade chondrosarcomatous transformation of multiple chondromas in a patient with Ollier disease: A Case Report.

Ollier disease is a rare sporadic non-hereditary skeletal disorder characterized by multiple enchondromas causing limb deformities and a known risk of malignant transformation into chondrosarcoma. While transformation typically occurs around 40 years of age and interests a single lesion, simultaneous transformation of multiple chondromas into chondrosarcomas is extremely rare.

We report the case of a 17-year-old male patient with a known history of Ollier disease treated multiple times by curettage of enchondromas involving the phalanges as well as the metacarpals of third and fourth ray of the left hand. During the last routine follow-up, X-Ray revealed poorly defined lesions with articular involvement. MRI showed highly suggestive features of multifocal sarcomatous degeneration within the existing cartilaginous tumors.

Surgical findings were suspicious for malignancy and revealed an aggressive lesion with circumferential cortical bone destruction. Histopathological examination confirmed the diagnosis of low-grade chondrosarcoma involving multiple phalanges in the 3rd and 4th digits. The conservative approach consisting of excision and reconstruction was not indicated. A trans-metacarpal amputation of the third and fourth rays was performed with histologically clear margins.

This case illustrates a rare occurrence of synchronous low-grade chondrosarcomatous transformation in a young patient with Ollier disease. It highlights the importance of long-term clinical and radiological surveillance even in young patients. Early identification of malignant transformation is critical to optimize surgical planning and prognosis. Multiple lesions in the digits decrease the feasibility of conservative treatment.
Achraf SAOUDI (Sousse, Tunisie), Meriem BEN KHEDHER, Aws HAWAWRETH, Nada BEN NACER, Meriem CHAIEB, Nidhal MAHDHI
00:00 - 00:00 #48533 - P32 Reconstruction du rétinaculum des extenseurs du poignet à l’aide d’un greffon de rétinaculum des extenseurs de la cheville.
P32 Reconstruction du rétinaculum des extenseurs du poignet à l’aide d’un greffon de rétinaculum des extenseurs de la cheville.

La rupture du rétinaculum des extenseurs du poignet est une affection rare pouvant entraîner une instabilité tendineuse, un effet de corde d’arc et une altération importante de la fonction du poignet. Sa reconstruction est peu documentée dans la littérature. Nous présentons deux cas traités par une technique inédite utilisant un greffon de rétinaculum des extenseurs de la cheville.

Deux patientes ont bénéficié d’une reconstruction du rétinaculum des extenseurs du poignet à l’aide du rétinaculum supérieur des extenseurs de la cheville. La première, âgée de 46 ans, présentait une rupture complète secondaire à des injections de corticostéroïdes répétées et à l’exérèse d’un kyste dorsal. La seconde, âgée de 80 ans, avait subi une exérèse du rétinaculum envahi par une tumeur cutanée. L’évaluation postopératoire comprenait la force de préhension, l’amplitude du poignet et une échographie avec élastographie.

À un an de suivi, les deux patientes étaient asymptomatiques, sans effet de corde d’arc, avec une stabilité tendineuse restaurée. Une amélioration de la force et de la mobilité du poignet a été observée. L’élastographie a montré une tension comparable à celle du côté sain. Aucun effet indésirable ni complication au site donneur n’a été rapporté.

Le recours à un greffon de rétinaculum de cheville permet de reproduire efficacement les propriétés anatomiques et biomécaniques du rétinaculum des extenseurs du poignet. L’intégration du greffon, confirmée par l’élastographie, s’est accompagnée d’une récupération fonctionnelle satisfaisante, sans complications notables.

Cette technique constitue une alternative prometteuse dans les cas rares de défaillance du rétinaculum des extenseurs du poignet, offrant de bons résultats fonctionnels sans morbidité significative au site donneur.
Marwa SHAMS (Lausanne, Suisse), Julie MERCIER, Yves HARDER, Sébastien DURAND
00:00 - 00:00 #48571 - P33 Trigger finger treatment by ulnar superficialis slip resection : Technic under WALANT.
P33 Trigger finger treatment by ulnar superficialis slip resection : Technic under WALANT.

This study aimed to show surgical technic of ulnar superficial slip resection by mini-invasive approach under WALANT. We used this procedure to treat trigger finger with pip contracture. The restitution of active extension and flexion could be controled under WALANT and shown to the patient during the procedure.

28 patients have been operated with this procedure. The surgeon did the WALANT himself 10 min before. 2 incisions was used : One transversal on distal palmar crease. The A1 pulley was release. The superficial tendon was divided to isolated the ulnar slip. It was cut with the finger in extension. A second approach by a transversal incision was used on P1 before the pip joint. The A2 pulley was respected. The A3 pulley was incised and the ulnar superfical slip was resected. Post-op Dynamic plastic cast was used in 5 cases. A video of the procedure is presented.

We didn't have any problem during the surgery. No bleeding and no ischemia. The medium time of surgery was 14 min. At 1 month post-op, the medium PAin-VAS was 1/10 at rest and 3/10 during movement. The flexion was good and improved without any trigger recurence. The extension was restitued in 20/28. 3 patients ( the most severe) still have -20° at the last follow-up.

WALANT is an effective and safe method of anesthesia in hand surgery. It's less invasive than axillar block and the controle of active motion during surgery is very usefull. It didn't impact the time of the procedure. Showing the immediat result to the patient of the active motion could help to a better result. Resection of a ulnar slip is well known but we think that mini approach is as effective as extensive incision but post-op rehabilitation seems to be simpler and faster.

Ulnar superficial Slip Resection under WALANT is an effective and satisfactory procedure for unfavourable conditions of trigger finger including PIP joint pain, joint contracture.
Stephane BARBARY (Nancy), Romain DETAMMAECKER
00:00 - 00:00 #48633 - P34 Greffe de l'artère thoracodorsale pour la reconstruction des artères radiale et cubitale : une série de cas.
P34 Greffe de l'artère thoracodorsale pour la reconstruction des artères radiale et cubitale : une série de cas.

Arterial pathology of the upper limb encompasses several diagnoses including post traumatic vascular radial or ulnar artery thrombosis, which can compromise the functional prognosis of the hand. Historically, surgical management involved vascular reconstruction with venous grafts. However, evidence from coronary bypass surgery shows superior long-term patency of arterial grafts, due to their physiological compatibility with high-pressure arterial systems and resistance to intimal hyperplasia. Despite their advantages, arterial grafts remain underutilized in upper extremity revascularization, and data on thoracodorsal artery (TDA) grafts are limited. This study evaluates the efficacy of TDA grafts in reconstructing thrombosed radial and ulnar arteries, focusing on surgical procedure, graft patency, and clinical outcomes. We present three cases of upper limb revascularization using TDA grafts, promoting the use of arterial grafts as a durable alternative for vascular reconstruction in the hand and forearm.

Three male patients (ages 43–57 years) with post-traumatic radial or ulnar artery thrombosis and digital ischemia were included in the study. Diagnosis was confirmed by clinical examination, Doppler ultrasound, and CT angiography. All patients had risk factors, including tobacco use, manual labour occupations, and Raynaud’s phenomenon. The TDA was harvested via a lateral thoracic approach. The Y-shaped graft was dissected and anastomosed to the recipient arteries after resection of the pathologic segment. Proximally, the graft was connected to the radial or ulnar artery, while distally, the branches were connected to the superficial palmar arch and digital arteries. Postoperative care included immobilization, aspirin, and smoking cessation. Follow-up assessments with Doppler ultrasound and Allen’s test were conducted at 1, 4, and 18 months.

All three cases revealed successful graft patency during follow-up (4–18 months). No donor-site morbidity was observed.

Our findings join the cardiac surgery literature, highlighting the advantages of arterial grafts over venous conduits. The TDA’s Y-configuration allowed precise anastomosis to small distal arteries, in contrast to reversed vein grafts which often cause size mismatch at the distal anastomosis. Moreover, arterial grafts’ resistance to intimal hyperplasia and hemodynamic adaptability contributed to their excellent patency rates. Limitations of the study include the small sample size and intermediate-term follow-up.

TDA grafts provide reliable radial and/or ulnar artery reconstruction, combining superior patency with functional benefits. Their anatomical advantages justify wider adoption. More research should focus on comparative studies and long-term patency outcomes.
Haythem JRIBI (Bourgoin Jallieu), Alexandra FORLI, Romain MARI, Jean-Philippe GIOT
00:00 - 00:00 #48650 - P35 Vascularized Composite Hand Allograft Procurement and Preparation for Distal and Proximal Forearm Allotransplantation: A Stepwise Approach.
P35 Vascularized Composite Hand Allograft Procurement and Preparation for Distal and Proximal Forearm Allotransplantation: A Stepwise Approach.

Upper limb amputations are a real medical and surgical challenge. The ideal treatment should restore function, sensation, and body image. At present, neither traditional reconstructions nor prostheses meet all these criteria. However, Vascularized Composite Allografts (VCA) offers a unique option for restoring form and function satisfactorily despite harmful immunosuppression.

This protocol presents a systematized procedure for harvesting a vascularized forearm composite allograft to ensure optimal results and minimize tissue damage during harvesting.

A circumferential incision is made halfway up the shark's mouth arm, and then the brachial artery and vein, median, ulnar, and radial nerve are located and dissected. The biceps, brachioradialis, and triceps muscles are isolated and sectioned, and then an osteotomy of the humerus is performed a few centimeters above the elbow. The brachial artery is cannulated, and the graft is irrigated with a preservative solution until a clear venous return is obtained. Preparation of the graft then begins with two incisions, anterior and posterior, to raise two lateral skin flaps. A medial skin flap exposes the basilic vein, medial ante-brachial cutaneous nerve, medial epicondylar muscles, ulnar nerve, median nerve, brachial artery, and vein. A lateral skin flap, including the cephalic vein, the lateral ante-brachial cutaneous nerve, the radial nerve up to its division, the brachioradialis muscle, and the lateral epicondylar, completes graft preparation.

This article outlines a surgical protocol for forearm transplantation, emphasizing key steps such as precise skin flap planning to avoid excess tissue and ensure distal perfusion. Targeted nerve anastomosis is recommended to minimize axonal loss and reduce reinnervation distance. Two procurement methods are compared: the MGH method, which reduces ischemia time but is logistically complex, and the faster Penn “cut and run” method, which starts ischemia earlier. The level of amputation influences nerve and muscle dissection strategies. Graft preparation differs by level, affecting function and reinnervation time. The protocol is based on cadaveric studies and requires adaptation for clinical use.

Intra operative optimizations for nerves, vessels, and lymphatics repair will be discussed to enhance the functional result. This protocol provides a forearm graft ready to be transplanted.
Tanguy PERRAUDIN (Nice), Yanis BERKANE, Antoine SICARD, Nicolas BRONSARD, Olivier CAMUZARD, Elise LUPON
00:00 - 00:00 #48664 - P36 Reconstruction d’un condyle de P1 d’un doigt par greffon sur mesure non vascularisé d’orteil.
P36 Reconstruction d’un condyle de P1 d’un doigt par greffon sur mesure non vascularisé d’orteil.

Les traumatismes articulaires inter phalangiens proximaux sont fréquents. Dans l’hypothèse rare d’une lésion emportant la totalité d’un condyle chez un sujet jeune, l'option chirurgicale peut être difficile alors que trois quarts du stock ostéo-articulaire sont strictement préservés. L’utilisation d’un greffon non vascularisé est alors une option intéressante que nous discutons après la prise en charge d’un jeune homme de 19 ans.

Nous rapportons une lésion par scie circulaire du majeur emportant la totalité du condyle latéral de P1 avec lésions de l’appareil extenseur en zone 3 et atteinte sévère du ligament latéral externe chez un jeune menuisier de 19 ans. Après une prise en charge en urgence d'un traumatisme sévère de l'index, une reconstruction du condyle par greffon composite sur mesure non vascularisé aux dépens du 2ème orteil a été réalisé en différé à 3 mois.

Les suites ont été simples et le patient a repris son activité professionnelle au même poste à 6 mois. Au dernier recul à 15 mois : EVA à 0, TAM >80% (-30 d’extension mais flexion complète), PRWE à 15 et un Quick Dash à 18,18 (18,75 pour le module pro) mais intégrant aussi une arthrodèse IPP et IPD de l’index adjacent. Les différents clichés radiologiques n’ont pas retrouvé de lyse du greffon ni de modification de l’interligne IPP. Enfin la séquelle sur le site donneur est quasi nulle.

Les alternatives chirurgicales ont été discutées et s'adressent à des destructions massives: l’arthrodèse IPP, l'arthroplastie, un transfert articulaire vascularisé. Nous avons retenu une greffe non vascularisée devant une lésion beaucoup plus rare avec la perte isolée d’un condyle de P1. La tête du 2ème métacarpien ou la base du 5ème métacarpien auraient également pu être des sites donneurs acceptables mais susceptibles d’ajouter une séquelle supplémentaire à une main déjà lésée et moins adaptés dans le cadre d’un greffon sur mesure et composite.

Le greffon ostéochondral libre non vascularisé d’un condyle de P1 d’un orteil s’est avéré adapté à la reconstruction d’un condyle de P1 d’un doigt long : il peut être composite en cas de lésions ligamentaire ou tendineuse et sur mesure au point même d’envisager compenser un défect bicondylien. Cette solution ne coupe pas les ponts aux autres options.
Laure PRASIL (Poitiers), Maxence LIOT
00:00 - 00:00 #48696 - P37 Approche progressive de la suture des tendons fléchisseurs : proposition pédagogique pour jeunes chirurgiens.
P37 Approche progressive de la suture des tendons fléchisseurs : proposition pédagogique pour jeunes chirurgiens.

La suture des tendons fléchisseurs en zone 2 reste un défi majeur en chirurgie de la main, notamment en raison de la complexité technique des techniques à 4 ou 6 brins. Le contexte de réduction du temps opératoire et de l’accès au bloc opératoire complique l’apprentissage pour les jeunes chirurgiens. Cette vidéo propose une approche pédagogique progressive pour faciliter l’acquisition de cette compétence.

Technique proposée La stratégie repose sur trois étapes : 1. Entraînement sur simulateurs (modèles synthétiques, animaux ou cadavériques), permettant l’acquisition des bases gestuelles. 2. Étape intermédiaire : suture des tendons extenseurs en zones 5 et 6, morphologiquement proches des tendons fléchisseurs mais sans les contraintes microchirurgicales (nerfs, artères, poulies). Cette étape permet l’apprentissage du passage des fils, de la gestion des tensions, des nœuds, et des blocages, dans un environnement plus permissif. 3. Transition vers les fléchisseurs de zone 2, en conditions opératoires réelles.

Voir vidéo

Cette approche progressive s’appuie sur des données publiées sur les courbes d’apprentissage, notamment celles comparant les techniques de Lim-Tsai et Adelaide. En introduisant une étape intermédiaire avant la zone 2, elle facilite la montée en compétence, sécurise la pratique en bloc opératoire, et renforce la confiance de l’opérateur.

La suture des extenseurs en zones 5–6 constitue une étape pédagogique intermédiaire pertinente. Cette méthode pourrait être intégrée dans les programmes de formation des internes en chirurgie de la main afin de renforcer la maîtrise des gestes techniques avant d’aborder les zones anatomiquement complexes.
Pierre MAINCOURT (Brest), Thomas DAOULAS, Nicolas BIGORRE
00:00 - 00:00 #48701 - P38 Lésion distale de la branche profonde du nerf ulnaire après ostéosynthèse itérative d’une fracture diaphysaire du 3ème métacarpien : À propos d’un cas.
P38 Lésion distale de la branche profonde du nerf ulnaire après ostéosynthèse itérative d’une fracture diaphysaire du 3ème métacarpien : À propos d’un cas.

La branche profonde du nerf ulnaire (BPNU) chemine radialement en avant de l’arche métacarpienne et des muscles interosseux après la loge de Guyon et est à risque de lésion lors de fractures ou luxations carpo-métacarpiennes. Son atteinte a été rapportée secondairement à des fractures du pisiforme ou à l’ostéosynthèse des 4e et 5e métacarpiens. Nous présentons le premier cas de lésion distale de la BPNU après ostéosynthèse itérative d’une fracture diaphysaire du 3e métacarpien.

Une patiente droitière de 71 ans, a bénéficié de deux ostéosynthèses itératives pour fracture spiroïde de la diaphyse du 3e métacarpien gauche. La première ostéosynthèse a été réalisée par deux vis, reprise à 15 jours pour déplacement secondaire avec réduction par plaque vissée par voie dorsale. Après immobilisation, la patiente rapportait un déficit fonctionnel du pouce et de l’index. Elle nous est adressée à 2 ans et demi post-opératoire avec une fracture consolidée, sans protrusion de vis, ni raideur articulaire et une paralysie dans le territoire distal de la BPNU, confirmé par échographie, IRM et électroneuromyogramme. Elle présentait cliniquement une amyotrophie des 1er et 2e espaces interosseux, une paralysie complète du 1er interosseux dorsal (M0) avec impossibilité d’abduction de l’index, une paralysie de l’adducteur (M0) et du court fléchisseur du pouce (M3), un signe de Froment, sans aucun déficit sensitif. Compte tenu de l’ancienneté de la paralysie, de l’âge et de l’importance du handicap fonctionnel, un traitement chirurgical palliatif a été réalisé. Il a consisté en un transfert tendineux de l’extenseur court du pouce vers le 1er interosseux dorsal, associé à une arthrodèse métacarpo-phalangienne du pouce.

À un an post-opératoire, la patiente était indolore, très satisfaite, avec une bonne récupération fonctionnelle : amélioration de l'abduction active de l’index (M4/M5), négativation du signe de Froment, restauration des pinces fines et fortes pouce-index, score de Kapandji à 9 et QuickDash à 13,6/100.

La BPNU a un trajet oblique ulno-radial et proximo-distal à partir de la 5ème articulation carpo-métacarpienne vers la diaphyse du 1er métacarpien. Sa distance de croisement avec chaque métacarpien varie de 2,6 cm au 5e métacarpien à 4 cm au 1er metacarpien, par rapport à la ligne piso-scaphoïdienne . La BNPU est vulnérable lors de l'ostéosynthèse métacarpienne par trajet trop profond du méchage ou du brochage, ou protrusion du matériel. Ces lésions sont fréquemment méconnues ou diagnostiquées tardivement.

Une bonne connaissance anatomique est essentielle pour prévenir ces lésions lors des ostéosynthèses des fractures métacarpiennes.
Michel CHAMMAS, Bertrand COULET, Cyril LAZERGES, Pierre-Emmanuel CHAMMAS, Mikaïl TUTIN (Nancy), Tamia RIDET
00:00 - 00:00 #48704 - P39 Ostéolyse post-traumatique du radius simulant une lésion maligne, à propos d’un cas et revue de la littérature.
P39 Ostéolyse post-traumatique du radius simulant une lésion maligne, à propos d’un cas et revue de la littérature.

L'ostéolyse post-fracturaire est une entité radiologique rare pouvant mimer une pathologie grave (sarcomes, kystes anévrysmaux ou tumeurs à cellules géantes, …). De très rares cas d’hématomes ostéolytiques ont été décrits, notamment au niveau de l’os iliaque et du pubis. Il n’en existe à notre connaissance aucun décrit au membre supérieur. Nous en rapportons une observation.

Une femme de 53 ans traitée par Coumadine au long cours pour troubles du rythme, et sans autre antécédent a été prise en charge pour fracture banale du radius distal non déplacée et traitée orthopédiquement par simple immobilisation plâtrée pour une durée de 6 semaines. Le suivi radiologique initial a permis de s’assurer de la bonne évolution et en particulier de l’absence de déplacement secondaire. La patiente est revue à 3 mois devant l’apparition d’une collection fluctuante augmentant progressivement de volume et devenant douloureuse à la face dorsale du poignet.

Les radiographies mettent en évidence une ostéolyse de l’épiphyse du radius distal avec conservation d’un fin liseré au niveau de l’articulation. Le scanner confirme cet aspect et l’angioscanner ne retrouve pas de flux artériel actif dans la lésion. L’IRM évoque la présence d’un hématome. La biologie est normale (NFS, Calcémie, phosphorémie, PTH). Devant le tableau atypique et inquiétant, une biopsie percutanée à l’aiguille est réalisée et ne retrouve pas d’élément suspect en dehors d’un simple hématome. Une surveillance simple avec immobilisation antalgique est préconisée. L’évolution est spontanément favorable avec une reminéralisation progressive sur plusieurs mois du radius distal.

Décrit au niveau du bassin (environ 50 cas décrits), l’hématome post-fracturaire compliqué d’une ostéolyse, doit être évoqué et représente un diagnostic différentiel d’élimination d’une lésion tumorale maligne ou bénigne. Son étiologie est inconnue. Il semble le plus souvent atteindre la femme âgée. Le traitement est uniquement conservateur et repose sur la simple surveillance.

L'hématome post-fracturaire est une complication rare en traumatologie qui peut mimer une lésion tumorale bénigne et doit être évoqué en cas d'ostéolyse apparaissant dans les suites d'une fracture, en particulier chez des sujets anticoagulés.
Maxime TYCZYNSKI (Paris), Teodor GRAND, Jean-Charles SERERO, Pascal JEHANNO
00:00 - 00:00 #48715 - P40 L’erreur dans le diagnostic de la dystonie de fonction chez les musiciens : pièges et orientations cliniques.
P40 L’erreur dans le diagnostic de la dystonie de fonction chez les musiciens : pièges et orientations cliniques.

La dystonie de fonction, ou dystonie focale du musicien, est une pathologie rare mais particulièrement invalidante, spécifique aux instrumentistes de haut niveau. Elle se manifeste typiquement par une perte de contrôle moteur involontaire, souvent associée à des tremblements fins, touchant un ou plusieurs doigts lors de l'exécution instrumentale. Malgré son retentissement fonctionnel majeur, elle demeure méconnue, conduisant à des retards diagnostiques importants. Son diagnostic repose exclusivement sur l’examen clinique, et nécessite une connaissance spécifique de cette pathologie. L’objectif de cette communication est de rappeler les signes cliniques évocateurs de dystonie de fonction, tout en exposant les diagnostics différentiels fréquents, afin de mieux orienter les chirurgiens confrontés à ce trouble.

À partir d’une revue de la littérature et de cas cliniques rencontrés en consultation spécialisée, nous proposons une classification des signes d’appel et une analyse comparée des principales pathologies pouvant mimer une dystonie focale du musicien. Les critères cliniques discriminants sont détaillés, ainsi que les erreurs fréquentes de prise en charge initiale.

Les premiers signes rapportés par les musiciens sont souvent des tremblements discrets, une maladresse inhabituelle, ou une crispation involontaire d’un doigt, parfois isolée à un passage musical spécifique. En l’absence de douleur ou d’atteinte électromyographique, la dystonie est souvent confondue avec d'autres affections comme les syndromes canalaires, le tremblement essentiel, certaines neuropathies focales ou des troubles musculo-tendineux. Des diagnostics erronés mènent souvent à des traitements inadaptés qui peuvent aggraver le pronostic.

Une reconnaissance précoce et spécifique de la dystonie de fonction permet une orientation rapide vers des soins adaptés, incluant rééducation spécialisée, approche multidisciplinaire et parfois toxine botulique.

Il est essentiel de sensibiliser les professionnels de santé à cette entité rare, dont le diagnostic repose avant tout sur l’observation fine et l’écoute attentive du patient musicien.
Céline BOUISSOU (Paris), Thierry GOUGAM
00:00 - 00:00 #48716 - P41 Transposition du nerf ulnaire par fermeture de la gouttière épicondylienne médiale: étude rétrospective.
P41 Transposition du nerf ulnaire par fermeture de la gouttière épicondylienne médiale: étude rétrospective.

La transposition antérieure du nerf ulnaire a de nombreuse variante dans les modalités de stabilisation antérieure. La principale complication est la recompression du nerf par la modalité de stabilisation. Nous proposons dans cette étude clinique une modalité de transposition antérieure du nerf ulnaire sans fixation antérieure.

Nous avons inclus 7 patients. Cette étude est bicentrique, rétrospective. Les transpositions ont été effectuées par 2 operateurs. Les indications de transpositions sont posés sur les instabilités du nerf ulnaires. La technique opératoire se fait par incision médial en regard de la gouttière du nerf ulnaire prolongée par une incision de part et d'autre de 3 cm. Après repérage du nerf ulnaire, il est libéré au niveau proximal , de la gouttière et distale, puis transposé sans fixation. La gouttière est soigneusement refermée en utilisant le retinaculum du tunnel pour faire disparaitre la gouttière épicondylienne médiale. La sous peau est soigneusement refixée sur l'épicondyle sans points transosseux.

7 patients ont été revus avec un recul de 1 an. La régression des symptômes est complète pour 7 patients avec une récupération sensitive et motrice.

Nous avons étudié sur 2 sujets anatomiques la transposition sans fixation avec suture de la sous peau sur l'épicondyle médial et avec suture. Dans les 2 cas le nerf ne " tombe" plus dans la gouttière, car cette dernière est fermée. Par contre il persiste un ressaut sur l'épicondyle sur le sujet n'ayant pas eu la fixation de la sous peau sur l'épicondyle médial. La gestion des parties molles peut être adaptée au degré d'irritation du nerf par l'épicondyle. Le sujet même de la transposition peut être discuter de par le fait de la dévascularisation qu'elle engendre.

Notre technique permet une transposition antérieure simple et efficace nécessitant une bonne suture des parties molles. Il serait intéressant de contrôler par une étude prospective en comparant notre technique à la neurolyse simple avec épicondylectomie. Le fait d'enlever l'épicondyle, fait disparaitre la gouttière aussi. Cependant la littérature montre des douleurs post opératoires plus importantes pour cette dernière option.
Takaakira KISHI (PARIS), Alain Charles MASQUELET
00:00 - 00:00 #48717 - P42 Phalangectomie pour sequelles en crochet de brulure palmaire 3e degré des doigts : cas pluridigital.
P42 Phalangectomie pour sequelles en crochet de brulure palmaire 3e degré des doigts : cas pluridigital.

Les brides rétractiles sur séquelle de brûlure profonde sont complexes à traiter et la récupération fonctionnelle est souvent difficile à atteindre. Le traitement habituel repose sur des greffes de peau totales, des lambeaux pediculés ou à distance dans les cas pluridigitaux. Nous présentons ici un cas de traitement de brides retractiles majeures pluridigitales avec crochet digital complet atteignant les 2 mains par phalangectomie multidigitale.

Il s’agit d’un patient de 38 ans, ayant pour antécédent une psychose sous tutelle, victime d’une brûlure du 3e degrés dorsale et palmaire des 2 mains. Il presentait une rétraction palmaire totale des 3e, 4e, et 5e doigts droits en crochet et des 4e et 5e doigts gauches. Nous avons opté pour un traitement par phalangectomies de P2 sur ces 5 rayons des deux mains de manière sequentielle. Ces arthrodèses raccourcissantes P1-P3 ont été pratiquées par abord dorsal associées à des lambeaux latéraux de rotation pour couvrir la face palmaire du doigt dans le même temps.

Toutes les arthrodeses ont fusionné sans complication. A 5 ans , le patient a récupéré une capacité de préhension des 2 mains avec une opposition possible pouce auriculaire. La flexion des doigts opérés est totalement assurée par l’articulation métacarpo-phalangienne. Les cicatrices sont acceptables.

La phalangectomie est une technique connue des chirurgiens de la main pour traiter les sequelles importantes de recidive de maladie de Dupuytren. Cette technique, associée à des plasties locales de rotation permettant d’associer l’arthrodese interphalangienne P1-P3 à une couverture de la peau palmaire.

La phalangectomie de P2 associée à des plasties locales est une technique fiable pour restaurer une fonction satisfaisante des doigts dans le cadre de rétraction palmaire majeure post-brulure.
Sami CHERFAN (Rouen), Marine AUBEY, Marie LEGER, Marcelo GARCIA DOLDAN, Mathias EL AYOUBI, Dorothée COQUEREL-BEGHIN, Isabelle AUQUIT AUCKBUR
00:00 - 00:00 #48722 - P43 Le trouble de conversion est-il une complication chirurgicale ? à propos d’un cas et analyse médico-légale.
P43 Le trouble de conversion est-il une complication chirurgicale ? à propos d’un cas et analyse médico-légale.

Le trouble de conversion anciennement appelé main hystérique est une pathologie rare qui entre dans le cadre des troubles psychiatriques à symptomatologie somatique. Fréquemment rencontré lors des expertises médico-légales il n’existe pas d’analyse dans la littérature du lien de causalité.

Une patiente opérée d’un kyste synovial du poignet présente après l’intervention un spasme neuro-psychogène du pouce en flexion qui est diagnostiqué comme trouble de conversion après élimination d’une origine organique. Après deux ans de soins et devant l’absence d’amélioration du flessum du pouce la patiente a été déclarée inapte à son poste de travail. La patiente présente une demande d’indemnisation auprès de la CCI deux ans après la chirurgie. L’expertise est réalisée par un chirurgien orthopédiste.

L’expert précise le dommage, consistant à un défaut d’extension du pouce, accompagné d’une contracture du long fléchisseur. L’expert confirme le diagnostic d’élimination de trouble de conversion. Il ne retient pas de faute imputable aux praticiens ni de perte de chance. L’expert estime que le dommage est secondaire à un acte de soins puisqu’apparu après l’intervention. Il estime que le dommage n’est pas directement en rapport avec le geste chirurgical puisque la cause n’en est pas organique. La commission de conciliation et d’indemnisation retient que la cause du dommage est incertaine et qu’il n’est pas établi qu’il ait été provoqué par un accident médical. La demande d’indemnisation de la patiente est par conséquent rejetée.

La sémantique a progressivement évolué depuis un siècle depuis la pathologie hystérique jusqu’au trouble de conversion. Le diagnostic de trouble de conversion est difficile et doit rester un diagnostic d’élimination. Il est essentiel d’avoir recours à des avis spécialisés, neurologue et psychiatre. Sur le plan médico-légal les critères d’imputabilité de Muller et Cordonnier permettent d’analyser le lien de causalité. La vraisemblance scientifique est l’élément clé. L’acte chirurgical déclenche le trouble somatoforme car il réveille dans l’inconscient du patient un traumatisme psychologique ancien et enfoui. C’est ce premier traumatisme qui est l’élément causal du conflit psychologique.

Les troubles à symptomatologie somatique sont fréquents en expertise pour faute médicale. Le recours à un sapiteur psychiatre est fondamental. L’analyse des critères d’imputabilité démontre qu’il n’y a pas d’organicité dans les troubles somatoformes. Le trouble de conversion n’est pas une complication chirurgicale.
Benjamin LE JACQUES (NANTES), Alexandre CORNU, Matthieu HANNEBICQUE, Phanarom THONG
00:00 - 00:00 #48728 - P44 Une technique de Mathoulin modifiée pour le traitement des pseudarthroses du scaphoïde.
P44 Une technique de Mathoulin modifiée pour le traitement des pseudarthroses du scaphoïde.

L'objectif principal du traitement de la pseudarthrose du scaphoïde est de restaurer l'intégrité osseuse tout en récupérant la fonctionnalité du poignet. Le traitement habituel consiste en une greffe osseuse conventionnelle, avec ou sans fixation. La greffe osseuse vascularisée basée sur l'apport sanguin de la portion distale du radius palmaire, associée à une fixation par vis comme décrit par Mathoulin, est une technique fiable et éprouvée. Nous présentons notre expérience dans le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde avec la technique de Mathoulin en utilisant une agrafe comme méthode de fixation. L'objectif de cette étude est de présenter une modification à la technique standard de Mathoulin ainsi que nos résultats fonctionnels et radiologiques.

De novembre 2023 à novembre 2024, nous avons recueilli rétrospectivement les cas de patients atteints de pseudarthrose du scaphoïde traités par greffe osseuse vascularisée issue de la portion distale du radius et fixation par agrafe. Les critères d'inclusion étaient : (1) pseudarthrose du scaphoïde diagnostiquée au moins 6 mois après le traumatisme initial ; (2) patients traités par greffe vascularisée du radius distal et fixation par agrafe, y compris les reprises chirurgicales. Tous les patients ont été immobilisés avec un plâtre court pendant 30 jours, suivi d'une attelle nocturne pendant 3 mois. Les résultats radiologiques (radiographies et scanner) et fonctionnels (Michigan, Quick DASH) ont été évalués à 1, 6 et 12 mois. Cette section comprend une description détaillée de la technique modifiée et des bases biomécaniques.

Nous avons traité 8 patients avec la technique modifiée de Mathoulin, tous de sexe masculin avec une moyenne d’âge de 22 ans. Nous avons observé une consolidation de la fracture à 6 mois dans tous les cas sauf un, qui a toutefois montré une consolidation à 12 mois.

L’agrafe fournit une bonne stabilité à la greffe osseuse sans causer de dommages directs. Nous supposons que les forces continues exercées par l’agrafe contribuent à l’ostéointégration sans compromettre la greffe, comme cela peut se produire avec l’utilisation d’une vis. Une étude sur une cohorte plus large de patients, associée à des analyses biomécaniques approfondies, est nécessaire pour confirmer cette hypothèse. Néanmoins, la fixation par agrafe représente une option fiable et simple pour le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde.
Silvia PIETRAMALA (Rome, Italie), Camillo FULCHIGNONI, Gianfranco MERENDI, Lorenzo ROCCHI
00:00 - 00:00 #48734 - P45 Complications de l'arthroplastie totale trapézo- métacarpienne avec mobilisation précoce.
P45 Complications de l'arthroplastie totale trapézo- métacarpienne avec mobilisation précoce.

L'arthroplastie trapézo-métacarpienne est une technique en croissance pour le traitement de la rhizarthrose. Les avantages de la technique sont multiples, notamment la récupération de mobilité et force et l'amélioration de la douleur. La technique chirurgicale a été décrite avec une immobilisation postopératoire d'entre 2 et 3 semaines par une attelle commissurale. Nous présentons notre expérience sur un protocole de mobilisation précoce postopératoire, notamment en termes de complications.

Une étude rétrospective observationnelle a été réalisé pour évaluer la prévalence de complications postopératoires des arthroplasties trapézo-métacarpiennes. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien, avec une voie d'abord dorso-radiale. Les patients ont eu un pansement postopératoire sans attelle. Tous les patients avaient le droit de mobiliser la main opéré depuis J0, et débutaient la kinésithérapie à J15.

96 cas ont été révisés avec un suivi moyen de 11,7 mois. 70,83 % des patients étaient des femmes. Des complications ont été diagnostiqués dans un 15% des cas. La complication plus fréquente a été la douleur persistante, présente dans un 9,38 des patients. Un des cas a été traité par changement du col par une taille plus petite de façon efficace, mais dans des autre 4 cas a été inefficace. Un cas montre bien une inflammation STT et dans un autre cas une allergie au nickel a été diagnostiquée. 3 cas (4,17% des patients) de fracture péri-implante au trapèze ont été diagnostiqués. Deux des cas ont montré des erreurs techniques, notamment des implantations trop radiales de la cupule. 3 cas d'algoneurodystrophie ont été diagnostiqués et traités par kinésithérapie et traitement médical. Finalement un seul cas de luxation a été trouvé, traité par changement prothétique avec bonne évolution.

La chirurgie d'arthroplastie trapézo-métacarpienne est aujourd'hui centrale dans l'arsenal du chirurgien de la main. Néanmoins il y a des complications liées à cette technique, avec un impact de l'expérience du chirurgien. En effet les deux cas de fracture par erreur technique ont apparu dans le début de la courbe d'apprentissage du chirurgien et ne se sont plus reproduits. Les taux de complications se rapprochent à ces de la littérature.

La mobilisation précoce ne semble pas un risque augmenté de complications lors la mise en place d'une prothèse trapézo-métacarpienne. Des études comparatifs sont nécessaires pour établir les bénéfices et risques de ce protocole.
Jj HILDAGO DIAZ (Reims), Anaïs DE BIE, Morgane DELBARRE
00:00 - 00:00 #48739 - P46 TUMEURS MALIGNES IN SITU DE L’APPAREIL UNGUÉAL : RÉSULTATS CLINIQUES, FONCTIONNELS ET SATISFACTION GLOBALE DES PATIENTS APRÈS EXÉRÈSE ET RECONSTRUCTION PAR GREFFE DE PEAU TOTALE.
P46 TUMEURS MALIGNES IN SITU DE L’APPAREIL UNGUÉAL : RÉSULTATS CLINIQUES, FONCTIONNELS ET SATISFACTION GLOBALE DES PATIENTS APRÈS EXÉRÈSE ET RECONSTRUCTION PAR GREFFE DE PEAU TOTALE.

Les tumeurs malignes de l’appareil unguéal, sont des pathologies rares mais aux enjeux fonctionnels réels. Un retard diagnostique et une progression de ces lésions peuvent entraîner des conséquences fonctionnelles significatives, pouvant aller jusqu’à l’amputation d’une ou de plusieurs phalanges. En fonction de l’agressivité et de l’envahissement tissulaire, plusieurs prises en charge thérapeutiques existent. En présence d’une tumeur maligne non infiltrante (in situ), un traitement conservateur est préconisé. Parmi les options thérapeutiques disponibles figure l’exérèse totale de l’appareil unguéal (ETAU) suivie d’une cicatrisation dirigée ou d’une greffe de peau totale (GPT). Bien que l’ETAU soit la stratégie thérapeutique recommandée par les Centres de référence pour les lésions malignes non infiltrantes, ses résultats fonctionnels, subjectifs et esthétiques sont peu documentés.

Une étude rétrospective monocentrique a été menée auprès des patients du CHU de Tours. Les patients majeurs, opérés entre 2015 et 2024 d’une ETAU suivie d’une GPT pour néoplasie de l’appareil unguéal de type carcinome épidermoïde de l’appareil unguéal (CEAU), mélanome in situ ou nævus atypique ont été inclus. Le recul clinique minimal était de 12 mois. Les informations recueillies incluaient les données issues de l’examen clinique, des questionnaires de satisfaction (EVA), d’évaluation de la douleur (EVA, DN4), de la fonction (QuickDASH) et de la qualité de vie (MHQ).

Dix patients ont été inclus. L’âge moyen était de 53 ans, avec un recul moyen de 50 mois. Le score moyen de satisfaction globale et le score moyen d’évaluation esthétique était respectivement de 9/10 et de 8/10. Le score Quick DASH moyen était de 14/100, et le score de qualité de vie MHQ moyen de 84/100. Huit patients ont présenté au moins une complication sur la zone d’exérèse et de greffe (deux kystes, une repousse unguéale, deux récidives), avec un taux de reprise chirurgicale de 40 %. Une douleur neuropathique était retrouvée chez 6 patients. Enfin, la moitié des patients avaient des complications cicatricielles sur la zone donneuse.

Malgré un résultat fonctionnel et une satisfaction élevée, la fréquence des complications et des douleurs neuropathiques souligne la nécessité d’un suivi et d’une prise en charge post-opératoire spécifiques ainsi que d’une information adaptée au patient. Le respect des marges d’exérèse, une technique de suture rigoureuse et une rééducation sensitive précoce apparaissent essentiels pour limiter les séquelles.

Ces pathologies, peu communes, et le nombre très limité d’études relatives à ce type de chirurgie justifient l’intérêt de travaux multicentriques pour confirmer ces résultats.
Paul MARTRENCHAR (Tours)
00:00 - 00:00 #48740 - P47 Neck over-sizing in Touch trapeziometacarpal (carpo-metacarpal) arthroplasty: a cause of unresolved postoperative pain?
P47 Neck over-sizing in Touch trapeziometacarpal (carpo-metacarpal) arthroplasty: a cause of unresolved postoperative pain?

Rhizarthrosis is a common pathology affecting up to 10% of middle-aged women. This condition is a major cause of loss of function and pain in older populations. When conservative treatment fails, carpo-metacarpal arthroplasty is a validated treatment. In this paper, we present two cases of persistent pain after arthroplasty with a Touch Kerri Medical prosthesis, completely relieved by replacing a 15° angled neck size M with a straight neck size S, combined with an opening of the first extensor compartment. Our hypothesis is that inserting a neck that is too long may be a cause of dissatisfaction and pain.

We present the cases of two patients, aged 54 and 58, who had both benefited from Touch prosthesis arthroplasty with a 15° angled neck, complicated by postoperative pain which limited their return to work and severely disabled them in their activities of daily living. The first case benefited from a revision 5 months later, under WALANT, during which the neck was changed and the first extensor compartment was sectioned longitudinally. The second case benefited from a revision at 16 months post operatively, after multidisciplinary treatment had considerably reduced the pain associated with a complex regional pain syndrome, without however enabling a full return to work. The neck was also changed and the first extensor compartment opened.

In both cases, patients were able to resume their full activity at 6 weeks postoperatively, after being immobilized for two weeks in an antebrachial splint extended to the metacarpophalangeal joint, followed by occupational therapy.

Persistent pain following CMC-1 arthroplasty may stem from multiple causes, including implant loosening, impingement, complex regional pain syndrome, or tendon-related issues such as first dorsal compartment irritation. Neck oversizing is an often-overlooked factor that can disrupt soft tissue tension and joint mechanics, leading to discomfort and dysfunction. Intraoperative assessment of implant alignment and length is critical. When standard investigations are inconclusive, revision surgery addressing neck length and tendon decompression may offer significant symptomatic relief and functional restoration.

Although latest-generation prostheses such as the Touch offer excellent functional results, these cases illustrate the need for critical intraoperative assessment of length/tension ratios to avoid early failure. Down-sizing the neck (from M to S) restores optimal tension balance, while preserving the intrinsic stability of the dual-mobility prosthesis. Systematic opening of the first extensor compartment may also play a role in improving results.
Damien COPPEY (Sion, Suisse)
00:00 - 00:00 #48741 - P48 Hourglass like constriction of the PIN: about a case.
P48 Hourglass like constriction of the PIN: about a case.

Hourglass like constriction (HLC) is an uncommon spontaneous mononeuropathy that is typically characterised by a sudden onset of pain followed by palsy. The origin of this disorder remains unclear, and the rarity of the condition makes its diagnosis difficult and its management uncertain. It can affect any nerve of the superior limb. Here, we report the case of a man who presented with acute left fingers drop due to HLC of the posterior interosseous nerve (PIN). Microneurolysis was performed after 4.5 months of conservative management without clinical evidence of recovery. Our hypothesis is that microneurolysis is an effective procedure for treating patients with muscle weakness showing no signs of spontaneous recovery, in the context of radiologically confirmed hourglass constriction.

We report the story of a 34 years old left handed patient, who presented acute non-traumatic pain centered on the left forearm , non responsive to oral medication (NSAID, Paracetamol) which lasted 48h and ended with a complete loss of fingers extension. The pain was radiating in the arm and shoulder and associated with burning sensation or electric shock without allodynia. The patient was quickly addressed to a neurologist who conduct an ENMG exam which describes a focal motor neuropathy of the PIN. An echographic exam done in the same time found and hourglass like constriction of the PIN 3cm distal to the elbow. After 4 months of physiotherapy, ergotherapy and electrical muscle stimulation, the clinical evaluation and the successive EMG exam were showing no evidence of recuperation. In this setting microsurgical epi/perineurolysis was performed while taking care of preserving the axonal continuity.

2 months post operatively the patients was showing clinical evidence of recovery with EDC M2, at 4 months M4.

In Parsonage-Turner Syndrome with hourglass constriction, conservative treatment including physiotherapy and neuromodulation may be initiated. If no functional recovery is observed within 3–6 months, surgical intervention becomes appropriate. High-resolution imaging confirming hourglass constriction should prompt microsurgical epineurolysis, preserving axonal continuity. This can relieve focal constriction and improve prognosis. Early surgical decompression is especially vital in persistent motor deficits. Future studies should better define timing and indications to optimize outcomes.

Our conclusion is that microsurgical epi/perineurolysis is an effective procedure in the setting of HCL, further follow up is needed to confirm that hypothesis.
Damien COPPEY (Sion, Suisse)
00:00 - 00:00 #48754 - P49 Comment l’arrivée de la double mobilité dans la prothèse trapézo-métacarpienne a modifié notre pratique. Indications, sélection des patients, technique chirurgicale.
P49 Comment l’arrivée de la double mobilité dans la prothèse trapézo-métacarpienne a modifié notre pratique. Indications, sélection des patients, technique chirurgicale.

L’arthroplastie trapézo-métacarpienne a connu de nombreuses évolutions. Les implants cimentés de première génération ont laissé la place aux implants modulaires non cimentés de 2nd génération, progressivement remplacés depuis le début de la décennie 2010 par les implants double mobilité. Cette 3ème génération présente l’avantage théorique d’une meilleure mobilité, stabilité et d’une moindre usure du polyéthylène. Si les implants évoluent, les chirurgiens ont-ils dans le même temps modifié leur pratique en terme d’indication opératoire, de sélection des patients ou de technique chirurgicale ?

Les premières prothèses MAIA simple mobilité ont été posées à partir de 2005. La double mobilité a été progressivement introduite à partir de 2015. Nous avons conduit une étude observationnelle sur 100 patients opérés entre 2023 et 2024 d’une PTM Maia double mobilité dont nous avons recensé les caractéristiques démographiques. Nous avons recherché la présence d’une arthrose péri-trapézienne radiographique préopératoire. Concernant la chirurgie, nous avons analysés les tailles de cupule et tailles de col et dépistés les complications précoces. Ces données ont été analysées en comparaison de celles rapportées dans la série publiée sur la prothèse MAIA simple mobilité à plus de 10 ans de recul (patients opérés entre 2005 et 2009).

L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 67 ans en 2005 contre 62 ans actuellement. La première cohorte était composée de 87% de femmes contre 83% à présent. Il y avait 15 % de travailleurs manuels contre 22% actuellement. 27% avaient bénéficié auparavant d’au moins une infiltration de corticoïdes contre 12%. La durée moyenne d’évolution des symptômes avant chirurgie était de 1,7 ans contre 1,2 ans désormais. Le taux d’arthrose péri-trapézienne radiographique (STT Crossby 1 ou +) était de 22% en 2005 contre 34% à présent. Les cupules simple mobilité étaient exclusivement de diamètre 9 mm. Les cupules double mobilité de diamètre 8 mm représentent actuellement 46% des cupules implantées. Les cols étaient majoritairement de taille L (63%) contre une majorité de cols taille M (67%) désormais. Nous avons réduit la durée d’immobilisation de 21 à 15 jours. Les taux de retour à la profession antérieure étaient comparables.

Ces résultats définissent un nouveau patient type candidat à la PTM.

Il s’agit toujours majoritairement d’une femme, plus jeune, plus fréquemment en activité, opérée plus précocement. Si le recours aux cols les plus courts semblent diminuer le nombre d’algodystrophies, le recours croissant aux cupules taille 8 mm ne semble pas exposer à plus d’échecs d’ostéo-intégration.
Adriano TOFFOLI (Montpellier), Benjamin DEGEORGE, Jacques TEISSIER
00:00 - 00:00 #48758 - P50 Temps de garrot et efficience au bloc opératoire : pistes pour les jeunes chirurgiens.
P50 Temps de garrot et efficience au bloc opératoire : pistes pour les jeunes chirurgiens.

Les six premiers mois de l’installation libérale présentent plusieurs défis dont une difficulté dans l’estimation des durées opératoires. Les temps de garrot peuvent être un bon indicateur pour les jeunes chirurgiens. Dans notre établissement, la charte de bloc établit une heure « tardive » d’incision si celle-ci a lieu après 16 heures. Notre hypothèse du travail était que le temps de garrot per opératoire serait différent selon l’heure d’incision tardive ou non.

Il s’agit d’une analyse rétrospective monocentrique d’une série continue de 130 patients opérés entre novembre 2023 et juin 2024. Les critères d’inclusion étaient toute chirurgie du membre supérieur hors épaule, âge > 18 ans. Le critère de jugement principal était le temps de garrot en fonction de l’heure d’incision tardive ou non. Les critères de jugement secondaires étaient le temps effectif en salle, l’indication chirurgicale et sa fréquence (fréquente si > 2 itérations), l’expérience chirurgicale de l’opérateur, le caractère urgent ou programmé de la chirurgie.

Nous avons inclus 110 chirurgies chez 105 patients. L’analyse univariée ne retrouvait pas de corrélation entre le temps de garrot et une heure d’incision tardive (p = 0,913). Le temps de garrot était statistiquement corrélé au temps effectif en salle, plus une chirurgie était longue, plus le temps de garrot était important. Les chirurgies fréquentes étaient plus rapides, les chirurgies urgentes étaient plus longues.

: Dans notre travail, le temps de garrot n’était pas différent en fonction de l’heure d’incision tardive ou non. Cette donnée rapporte la reproductibilité des temps opératoires en journée classique. La corrélation statistique entre le temps de garrot et le temps effectifs en salle atteste d’une efficience dans la gestion du programme opératoire. Ceci peut être lié au fait qu’une majorité des procédures étaient pratiquées par un chirurgien senior (68%) et étaient des chirurgies programmées (84%), très éloigné d’un fonctionnement de SOS main. Nos résultats sont concordants avec la littérature avec des chirurgies urgentes plus longues et des chirurgies « fréquentes » plus rapides car standardisées.

Nous n’avons pas mis en évidence de lien entre le temps de garrot et une incision tardive. Les temps de garrot sont plus longs dans le cadre de la chirurgie d’urgence et des chirurgies plus rares.
Grégory GRIFFET (CLERMONT FERRAND), Arnaud WALCH, Selma LAHLALI, Marjolaine WALLE, Ana NIGUES
00:00 - 00:00 #48770 - P51 Incarcération iatrogène du flexor pollicis longus suite à un traumatisme de l’avant-bras. À propos d’un cas.
P51 Incarcération iatrogène du flexor pollicis longus suite à un traumatisme de l’avant-bras. À propos d’un cas.

Parmi les complications rares des ostéosynthèses internes des fractures diaphysaires des os de l’avant-bras, l’incarcération tendineuse est rarement décrite. Nous rapportant le cas exceptionnel d’une incarcération iatrogène du flexor pollicis longus (FPL) survenue lors de l’ostéosynthèse interne par plaque vissée d’une fracture du radius. L’objectif est d’attirer l’attention sur cette complication iatrogène exceptionnelle, souvent diagnostiquée tardivement et sur les modalités de sa prévention.

Un bijoutier de 30 ans, droitier, consulte pour une déformation du pouce gauche installée 10 ans auparavant, immédiatement constatée dans les suites opératoires d’un traumatisme de l’avant-bras. Prise pour un syndrome neuro-algo-dystrophique (SNAD), longtemps rééduqué en vain. Le pouce est logé dans la paume de la main, déformé en flessum, adductum et opposition, irréductibles avec une tension douloureuse en corde d’arc du long fléchisseur. Une cicatrice disgracieuse d’un abord antérieur de l'avant-bras type Henry attire notre attention, la flexion passive ou active du poignet permet la déflexion des articulations interphalangienne et métacarpo-phalangienne du pouce rappelant l’effet ténodèse en flexion des extenseurs. L’imagerie standard et l’échographie confirment la présence d’une plaque d’ostéosynthèse antérieure du radius diaphysaire consolidé, sous laquelle le FPL est pris. Par abord antérieur itératif nous procédons à l’ablation laborieuse de la plaque, avec libération du corps charnu du FPL atrophié et de son tendon. On obtient une déflexion immédiate du pouce.

Les suites opératoires étaient simples, avec récupération de la pince pollicidigitale et reprise progressive de l’activité artisanale. Patient satisfait au dernier recul de cinq ans.

Complication iatrogène exceptionnelle non décrite, la revue de littérature retrouve essentiellement des ruptures de l'extensor pollicis longus, rarement du flexor pollicis longus après synthèse par broches ou plaque palmaire des fractures du radius distal, elle réalise faussement un tableau de pseudo-Volkmann ou de raideur interphalangienne ne répondant pas aux mesures fonctionnelles et symptomatiques du SNAD. Facilement évitable par la réalisation de voies d’abord soigneuses et minutieuses, l’utilisation d’écarteurs adaptés et la vérification tout au long de l'intervention du respect des masses musculaires, des tendons et des structures vasculonerveuses. L’invalidité qui en résulte est d’autant plus grave qu’elle survient chez un travailleur manuel par perte de la pince fine pollicidigitale et de la préhension forte.

L’incarcération du FPL sous le matériel d’ostéosynthèse est une complication iatrogène grave, exceptionnelle, non décrite, invalidante car elle exclue le pouce et handicape la main. Sa prévention passe par une bonne connaissance des voies d’abord, le respect des temps opératoires et une technique d’ostéosynthèse rigoureuse.
Mounia IDER (Alger, Algérie), Siham MAHCHOUCHE, Kamel ACHOUR, Hayat CHERIFI, Reda HARRAR
00:00 - 00:00 #48772 - P52 Reconstruction massive du radius et du poignet chez l’enfant par fibula vascularisée : évolution à 9 ans.
P52 Reconstruction massive du radius et du poignet chez l’enfant par fibula vascularisée : évolution à 9 ans.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse primitive maligne la plus fréquente chez l’enfant et l’adulte jeune, siégeant principalement au niveau de la métaphyse des os longs. Le traitement chirurgical, consiste en une résection large, avec un objectif de conservation de la fonction. Le lambeau de fibula vascularisée constitue une option de choix dans la reconstruction des os longs. Nous rapportons ici le cas d’un ostéosarcome du radius chez une jeune fille de 15 ans, avec exérèse subtotale du radius comprenant l’épiphyse distale et reconstruction par lambeau libre de fibula vascularisée, avec un recul de 9 ans.

Une patiente de 15 ans, présentant un ostéosarcome du radius distal droit avec skip métastase radiale proximale a eu une chimiothérapie première. Après discussion portant sur une amputation transhumérale, l’option conservatrice a été retenue. Une résection subtotale du radius comprenant la skip métastase a été effectuée avec reconstruction en un temps par lambeau de fibula vascularisée comprenant l’épiphyse proximale de la fibula pour reconstruire l’extrémité distale du radius. Nous rapportons ici l’évolution de l’avant-bras et du poignet reconstruit.

A 9 ans il y a une rémission complète de l’ostéosarcome. Une intervention de Sauvé-Kapandji et neurolyse du nerf médian sur canal carpien ont été nécessaires à 4 ans de l’intervention du fait d’une protrusion de la tête de l’ulna dans le carpe, ainsi que l’ablation d’un névrome à 7 ans. A 9 ans du suivi, la patiente présente au niveau du poignet droit une extension à 50°, une flexion à 40°, une pronation à 0° et une supination de 90° sans douleur et sans conséquence fonctionnelle majeure dans sa profession. Le test de Jamar est à 6 à droite contre 16 à gauche.

Cf Conclusion

La reconstruction massive du radius et du poignet chez un enfant représente un défi. La particularité de ce cas réside dans la reconstruction de l’épiphyse distale du radius par l’épiphyse proximale de la fibula, sans résorption. Des mobilités ont pu être conservées, de même que l’aspect cosmétique.
Olivia MARCHIS (Rouen), Isabelle AUQUIT, Elodie PAYET
00:00 - 00:00 #48773 - P53 Fasciite nécrosante du doigt : un diagnostic précoce peut sauver le patient et la fonction.
P53 Fasciite nécrosante du doigt : un diagnostic précoce peut sauver le patient et la fonction.

La fasciite nécrosante est une infection grave et rare de la peau et des tissus sous-cutanés profonds engageant le pronostic vital et fonctionnel en l’absence de traitement médico-chirurgical précoce. Sa présentation clinique initiale est polymorphe pouvant entraîner un retard de prise en charge. Nous rapportons ici le cas d’une patiente ayant présenté une fasciite nécrosante isolée du quatrième doigt de la main droite.

Une patiente de 61 ans consulte aux urgences devant l’apparition d’une douleur insomniante accompagnant une phyctène séro-hémorragique et un œdème de son 4ème doigt droit survenu dans un contexte de syndrome viral traité par AINS. Après excision des tissus atteints tout en conservant le 4ème doigt, un transfert en réanimation pour choc septique et une antibiothérapie adaptée secondairement, le second look effectué à 24h n’a pas montré d’évolution de la pathologie. Le diagnostic de fasciite nécrosante a été confirmé bactériologiquement et anatomopathologiquement. Une reconstruction secondaire par greffe de peau mince a été réalisée secondairement avec usage d’une matrice dermique, complétée par une rééducation et un appareillage.

A 13 ans de la prise en charge initiale, la patiente présente une distance pulpe-paume de 2cm et un flessum IPP à 60° avec enroulement digital satisfaisant. La discrimination sensitive est à 15mm sur l’hémi-pulpe radiale et 5mm sur l’hémi-pulpe ulnaire. L’utilisation du doigt est sans douleur ou gêne fonctionnelle.

Cf Conclusion

La fasciite nécrosante est une urgence médico-chirurgicale, dont le diagnostic est souvent retardé en particulier dans le cas d’atteinte isolée d’un doigt, exceptionnelle. L’amputation n’est pas la seule option. Les séquelles minimes au regard de la gravité de la pathologie reposent ici sur l’identification précoce de cette pathologie et le traitement médico-chirurgical mis en place sans délai. Reconstruction cutanée et rééducation sont ensuite essentielles pour restaurer une fonction optimale.
Olivia MARCHIS (Rouen), Roberto BECCARI, Isabelle AUQUIT
00:00 - 00:00 #48796 - P54 Évaluation clinique et radiologique de la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose : à propos d’une série de 35 prothèses.
P54 Évaluation clinique et radiologique de la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose : à propos d’une série de 35 prothèses.

La rhizarthrose du pouce est une pathologie dégénérative mettant en jeu une articulation importante de la colonne du pouce. La prothèse trapézo-métacarpienne représente une des solutions thérapeutiques modernes. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques de la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose et la survenue d’éventuelles complications.

Trente-cinq prothèses ont été posées chez 30 patients, entre janvier 2019 et octobre 2024 dont 5 cas bilatéraux, avec 27 femmes et 03 hommes, avec un âge moyen de 61 ans et un recul moyen de 46 mois. Sur les trente-cinq prothèses, une est sortie de l’étude pour cause de décès.

34 prothèses ont pu être revues. La douleur a été améliorée avec un score d’Alnot à 0,3/4 et l’EVA qui était à 0,2/10 au dernier recul. Nous avons obtenu un gain dans tous les secteurs de mobilité avec notamment un score d’opposition de Kapandji à 9,5 /10. Pour la force, le Grasp était de 19,4 Kg et le Key pinch de 4,9 Kg avec un gain moyen respectivement de 4,4 Kg et de 1,3 Kg. Sur le plan fonctionnel, au dernier recul le score de préhension de Moineau postopératoire était de 18/20 avec un gain de 6 points, de même que le score Quick DASH qui était à 12,4/100 avec un gain de 46,85 points. Le bilan radiologique, a mis en évidence un centrage de la cupule sur le face et le profil dans 86 % des cas, et un allongement de la colonne du pouce en moyenne de 5,4 mm avec diminution de l’index de subluxation de la base du premier métacarpien moyen de 4,86 mm. Au dernier recul, aucune complication n’était à déplorer à type de luxation, de descellement prothétique ou de fracture du trapèze. Tous nos patients étaient satisfaits ou très satisfaits.

La prothèse trapézo-métacarpienne permet d’obtenir d’excellents résultats fonctionnels avec une rapidité de récupération sur les mobilités, la force et l’indolence dans un délai moyen de 3,5 mois, ce qui a permis de conclure à la supériorité des prothèses trapézo-métacarpiennes sur les autres techniques chirurgicales.

Les améliorations apportées aux dernières séries de prothèses trapézo-métacarpiennes ont permis d’obtenir d’excellents résultats cliniques. Leur design anatomique et leur modularité avec des cols décalés permet une bonne adaptation et une bonne stabilité. Leur revêtement recouvert d’hydroxyapatite facilite une ostéo-intégration rapide, permettant de régler le problème de l’enfoncement des tiges, de diminuer les complications trapéziennes.
Rachid AZOUG (Alger, Algérie), Leila NEBCHI, Kamel ACHOUR, Nacereddine ROUAG, Abdelmoutaleb BOUGHERARA, Réda HARRAR
00:00 - 00:00 #48798 - P55 Les lipomes de la main: tumeurs bénignes de l extrémité supérieure.
P55 Les lipomes de la main: tumeurs bénignes de l extrémité supérieure.

Les lipomes sont des tumeurs bénignes du tissu adipeux qui affectent relativement souvent la main. Ils se présentent comme des masses molles, mobiles et indolores. Ils concernent plus fréquemment les personnes âgées de 50 à 60 ans. Lorsqu’un lipome dépasse 5 centimètres de diamètre maximal,il est qualifié de «lipome géant».Le but de cette étude est de présenter l’algorithme de diagnostic différentiel et la prise en charge chirurgicale d’une série de cas de lipomes géants de la main.

Entre décembre 2020 et février 2025, 37 patients (15 hommes et 22 femmes), âgés en moyenne de 45 ans (43 à 67 ans), ont été pris en charge dans notre service pour un lipome géant de la main.Parmi eux, 5 patients présentaient une neuropathie du nerf médian, tandis que 13 présentaient une dysfonction de la paume avec diminution de la force de préhension due au volume de la masse. Le bilan préopératoire comprenait une radiographie simple et une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour évaluer la taille de la masse et ses rapports avec les structures voisines. En outre, tous les patients ont subi un électromyogramme (EMG) pour évaluer la compression du nerf médian.Dans tous les cas, l’exérèse chirurgicale a été réalisée sous anesthésie locorégionale avec garrot ischémique. Les lipomes géants ont été retirés en bloc, avec ouverture simultanée du canal carpien, décompression et neurolyse du nerf médian.

Tous les lipomes ont été réséqués avec des marges saines.L’examen anatomopathologique n’a révélé aucun cas de malignité.Les symptômes se sont améliorés immédiatement après l’intervention, et 28 patients ont présenté une récupération complète des paresthésies dans le territoire du nerf médian.Tous les patients ont quitté l’hôpital dans les 12 heures suivant la chirurgie, sans complications.Les consignes postopératoires comprenaient une mobilisation immédiate sans restriction, à l’exception de l’interdiction de port de charges.

Les lipomes géants peuvent provoquer une neuropathie du nerf médian,entraînant un syndrome du canal carpien chronique, avec dysfonction de la main et paresthésies digitales. Le diagnostic différentiel avec les tumeurs malignes du tissu adipeux,telles que les liposarcomes, est essentiel pour la planification thérapeutique. Les liposarcomes présentent une croissance plus rapide,sont douloureux et dépassent généralement les 5 centimètres.L’évaluation radiologique contribue au diagnostic différentiel et à la planification préopératoire. L’électromyogramme (EMG) est utile pour évaluer l’évolution de la décompression nerveuse.

Le traitement de choix reste l’exérèse chirurgicale avec biopsie d’exérèse. L’analyse histologique et les études cytogénétiques sont nécessaires pour distinguer les lipomes bénins des liposarcomes bien différenciés.
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Petros NIKOLAKAKOS, Lamprini AGAPITOU, Panagiotis KANELLOS, Georgios TETSIOS, Emmanouil FANDRIDIS
00:00 - 00:00 #48802 - P56 Compression isolée de la branche motrice du nerf ulnaire par la branche palmaire profonde de l’artère ulnaire : à propos d’un cas.
P56 Compression isolée de la branche motrice du nerf ulnaire par la branche palmaire profonde de l’artère ulnaire : à propos d’un cas.

La compression du nerf ulnaire au canal de Guyon est une pathologie fréquente, mais les compressions isolées de sa branche motrice profonde restent rares. Les étiologies sont variées, dominées par les causes tumorales (kystes synoviaux) et traumatiques. Les causes vasculaires, bien que décrites, sont exceptionnelles. Nous rapportons un cas original de compression de la branche motrice du nerf ulnaire par la branche palmaire profonde de l’artère ulnaire, révélée de manière atypique suite à un traumatisme mineur.

Une patiente de 17 ans, droitière, a consulté pour une perte de force de la main gauche apparue trois semaines après un traumatisme par une lame de ciseaux au niveau de la loge hypothénar. L’examen clinique a mis en évidence une amyotrophie de la première commissure et des muscles interosseux, avec un signe de Froment positif, sans aucun trouble sensitif associé dans le territoire ulnaire. La radiographie standard était sans particularité. Devant ce tableau clinique de paralysie motrice isolée pure correspondant à une atteinte de type 2 de la classification de Gross et Gelberman, une exploration chirurgicale a été décidée.

L’exploration chirurgicale a révélé l'intégrité de la branche motrice du nerf ulnaire, sans signe de section. Cependant, celle-ci était significativement comprimée à son passage sous l'arcade piso-unciformienne par la branche palmaire profonde de l’artère ulnaire. Il n’y avait pas de lésion tumorale, d’anévrisme ou de thrombose. Le traitement a consisté en une ligature-section de la branche artérielle compressive, suivie d'une exo- et intraneurolyse minutieuse du nerf pour assurer sa libération complète.

La paralysie motrice isolée du nerf ulnaire est une présentation clinique spécifique qui doit faire rechercher une cause compressive distale à la bifurcation du nerf. Si les étiologies les plus fréquentes sont bien connues, le caractère exceptionnel de notre cas réside dans la compression par une branche artérielle anatomiquement normale, sans pathologie vasculaire intrinsèque. Le traumatisme initial, bien que mineur, a probablement joué un rôle de révélateur en provoquant un hématome ou un œdème localisé, décompensant un conflit vasculo-nerveux préexistant et latent. Ce cas souligne l'importance de considérer une cause vasculaire dans le diagnostic différentiel.

La compression de la branche motrice du nerf ulnaire par une structure vasculaire non pathologique est une cause rare de syndrome du canal de Guyon. Elle doit être évoquée face à une paralysie motrice pure, particulièrement dans un contexte post-traumatique. L'exploration chirurgicale précoce permet de confirmer le diagnostic et de réaliser un traitement de décompression efficace.
Yassine TRABELSI (Manar, Tunisie), Ayoub IDRISSI, Hazem AMARA, Riadh MAALA
00:00 - 00:00 #48804 - P57 Digit complete or partial amputation after injury with electrical shear. A case series.
P57 Digit complete or partial amputation after injury with electrical shear. A case series.

Hand and finger injuries are the most frequently reported workplace injuries requiring emergency medical treatment. The rate of disabling occupational injuries has risen, leading to an increase in lost workdays. Although injury surveillance systems are essential for developing and accessing prevention programs,a standardized method for reporting workplace injuries is still lacking. Several factors contribute to work-related hand injuries, including poorly designed tools that lack shock absorption, have inadequate grip, or are too heavy. The aim of this study is to present the the number of patients treated in our department with partial or complete amputation of hand digits and especially the thumb and pinpoint the implication caused by using the electric shear without proper training or improvement of protection which is considered inefficient

From December 2022 to March 2025,7 patients,5 men,2 women with a mean age of 56 years (range:47-68 years), were admitted to the emergency section dew to complete or partial amputation of the hand digits after accident with the electrical sear. 5 patients presented with partial amputation of the thumb 4 at the level of the proximal phalanx and 1 at the distal one where microsurgical replantation was performed. One patient presented with complete amputation of the thumb and the residual phalanx was covered with flap at the operating room.

Amputations of the fingers can lead to notable reductions in hand function,with precision grips like tripod and tip pinch being especially affected.Grip strength also tends to decrease.The severity of functional loss varies by which fingers are involved; for example, losing part of the thumb causes relatively minor impairment,whereas the combined loss of the index finger and additional digits such as the middle,ring,or small finger results in much greater challenges.Many patients are able to return to their original jobs within about four months following surgical reattachment.

Choosing immediate reconstruction and early rehabilitation not only lowers overall treatment costs but also improves recovery by reducing delays and avoiding complications that can occur when treatment is postponed. Early intervention helps patients resume work and daily life with fewer setbacks.

In our experience the use of electrical scissors from individuals without the proper expertise should be admonished and we further recommend for improvement of the safety features and engineering control from each manufacturer
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Petros NIKOLAKAKOS, Dimitris LEIVADITIS, Aikaterini KONTOGIORGI, Ioannis AIFANTIS, Emmanouil FANDRIDIS
00:00 - 00:00 #48813 - P58 Prise en charge tardive d’un synovialosarcome de la main : Quand l’amputation devient salvatrice.
P58 Prise en charge tardive d’un synovialosarcome de la main : Quand l’amputation devient salvatrice.

Les tumeurs des parties molles du membre supérieur notamment, bien que rares, posent un véritable défi diagnostique et thérapeutique. Une masse initialement bénigne peut masquer une pathologie maligne évolutive, d’autant plus complexe lorsqu’elle concerne une région fonctionnellement essentielle comme la main. Les conséquences d’un retard diagnostique et d’une prise en charge non spécialisée dans le cas d’un synovialosarcome de la main qui est une tumeur agressive avec un potentiel élevé de récidive et de métastases fait discuter des options thérapeutiques radicales.

Il s’agit d’un cas clinique d’une patiente jeune de 27 ans, sans antécédents, ayant présenté une tuméfaction indolore de la main évoluant depuis 2 ans . Après plusieurs consultations et interventions dans différents centres qui l'ont pris a tort pour une pathologie bénigne , une progression clinique et radiologique a motivé une biopsie, confirmant la nature maligne de la tumeur mais la patiente a été adressée a un stade avancé de la maladie avec une atteinte locale incompatible a un geste conservateur: une amputation au niveau de l'avant bras a ete realise

L’analyse anatomo-pathologique et immunohistochimique a conclu à un synovialosarcome de haut grade avec des marges de résection tumorale saines (R0). Le bilan d’extension. La patiente est mise par la suite sous chimiothérapie adjuvante. le recul a 6 mois ne montre aucun signe de récidive ou métastase tumorales.

Ce cas met en évidence l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge multidisciplinaire spécialisée dès la première consultation. L’erreur de sous-estimation initiale a retardé la stratégie thérapeutique optimale. Dans les formes localisées, la chirurgie reste le traitement de référence, parfois au prix d’un sacrifice fonctionnel majeur.

Face à toute masse récidivante ou atypique du membre supérieur en particulier la main, une vigilance s’impose. L’orientation rapide vers un centre spécialisé peut éviter des gestes mutilants. Le synovialosarcome reste une tumeur rare mais agressive, où chaque délai compte.
Abdelmoutaleb BOUGHERARA (alger, Algérie), Lakhdar Anis HASSAM, Nasreddine ROUAG, Rachid AZOUG, Yousria AKLOUL, Harrar REDA
00:00 - 00:00 #48814 - P59 Avant-bras flottant : fracture luxation transcapho retrolunaire du carpe et luxation du coude , à propos d'un cas.
P59 Avant-bras flottant : fracture luxation transcapho retrolunaire du carpe et luxation du coude , à propos d'un cas.

Le terme « avant-bras flottant » décrit une lésion rare mais grave, entraînant une instabilité importante. Parmi ces lésions, la fracture luxation perilunaire représente un traumatisme complexe du poignet rarement associée à une luxation du coude. Nous présentons un cas d’avant-bras flottant caractérisé par une fracture-luxation trans-scapho retro lunaire du carpe associée à une luxation du coude, et nous discutons des caractéristiques cliniques, de l’approche thérapeutique et des résultats en nous appuyant sur la littérature actuelle.

Un patient âgé de 25 ans, sans antécédent pathologique, droitier, est admis aux urgences à la suite d’une chute de quatre mètres sur le membre supérieur droit , réception sur la paume de la main avec coude en extension, la luxation du coude était réduite spontanément au lieu du traumatisme La prise en charge chirurgicale a consisté en un vissage du scaphoïde par voie postérieur du poignet, brochage triquetro lunaire avec réinsertion de ligament latéral externe du coude par des encres et immobilisation plâtrée brachioantébrachiopalmaire pendant 6 semaines avec libération du coude à la troisième semaine

Les suites opératoires à un 6 mois de recul ont été marquées par une bonne évolution radio clinique : la flexion du poignet était de 60° et l’extension de 30°, la pronosupination à 65°, la mobilité du coude était normale. La radiographie du poignet droit montrait une consolidation du scaphoïde sans signe d’instabilité secondaire

L'entité de l’avant-bras flottant, bien que rares, nécessite une reconnaissance rapide et un traitement coordonné pour restaurer la congruence articulaire et la fonction. La fracture-luxation trans-scapho retrolunaire implique à la fois des lésions osseuses et ligamentaires, entraînant fréquemment une instabilité carpienne et des complications à long terme en cas de prise en charge inadéquate. Lorsqu’elle est associée à une luxation du coude, la complexité s’accentue en raison de l’atteinte de deux articulations majeures, nécessitant une planification chirurgicale rigoureuse. Le mécanisme impliqué dans la survenue de ces lésions est une chute sur la main en extension, coude en extension, ce qui concorde avec le mécanisme de la luxation du coude et celui de la luxation rétrolunaire du carpe.

Le pronostic fonctionnel de cette association lésionnelle dépend essentiellement de celui du poignet
Mohammed SALAMAT (Bagnols-Sur-Cèze), Hamza BOUSFIHA, Ahmed JABEUR, Abdelwahed SOLEH, Yassine FATH EL KHIR, Mehdi BOUMEDIANE, Eric DEMORTIERE
00:00 - 00:00 #48820 - P60 kyste interosseux du capitatum: une cause rare et méconnue de douleur du poignet chez l'enfant. A propos d'un cas et revue de la littérature.
P60 kyste interosseux du capitatum: une cause rare et méconnue de douleur du poignet chez l'enfant. A propos d'un cas et revue de la littérature.

Les kystes intraosseux des os du carpe sont une cause rare de douleur du poignet chez l'enfant. Peu de cas ont été rapportés et le sont le plus souvent au niveau du scaphoïde.

Nous rapportons un cas rare de kyste intraosseux du capitatum chez une jeune fille de 12 ans se plaignant de douleurs chroniques du poignet droit d'horaire mixte avec limitation de la mobilité non soulagée par orthèse et antalgiques de palier 2 et AINS. l'imagerie a révélé une lésion ostéologique avec sclérose marginale, hyperfixiante à la scintigraphie, et un hypersignal à l'IRM sans synovite. Après plusieurs mois d'errance diagnostique et concertation pluridisciplinaire, l'enfant est opérée avec biopsie et curetage comblement.

le diagnostic de kyste est confirmé à l'examen histologique. on note une disparition complète des douleurs et une récupération des mobilités dès le premier mois

une revue systématique sur Pub med, Ovid, et Embase datables a permis de retrouver sur une période de 25 ans, 34 articles sous forme de case report le plus souvent et concernant essentiellement des adultes. les modalités de découverte, le retentissement (douleur, raideur), l'imagerie et le mode de prise en charge ont été étudiés

même rare , la lésion lésion kystique intracarpienne l'enfant doit être évoquée comme diagnostic différentiel devant une douleur du poignet. Elle est habituellement accessible à un traitement chirurgical par curetage-comblement.
Florence GENESTIER (paris), Virginie MAS, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO
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